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 Have a break. Have a Kit Kat ▬ Dimitri

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MessageSujet: Have a break. Have a Kit Kat ▬ Dimitri   Ven 3 Avr 2015 - 22:23

Samedi 17 Janvier 2015 – Dans la soirée
Have a break. Have a Kit Kat



Dimitri & Ismaelle

Spoiler:
 

Stop. J'en ai marre. Pause. A quel moment c'est devenu aussi compliqué tout en étant étrangement totalement clair, comme si j'étais finalement à la place où je dois être ? Si je presse pause et que je me retourne sur tout ce qui s'est passé depuis que j'ai vu le jour je me rends compte qu'il y a un paquet de choses à déclarer. En 28 ans je suis née, j'aurai du mourir mais par je ne sais quel miracle j'ai survécu. J'ai été greffé du cœur une première fois mais mon organisme a rejeté l'organe, j'ai été greffé une deuxième fois et c'était la bonne. J'ai donc passé les premières années de ma vie entre la maison et l'hôpital sans rien voir du monde et puis enfin la délivrance : L'école, la vraie vie, les amis et même un chat ! Rien de notoire à déclarer pendant onze ans et de nouveau c'est l'explosion. J'assiste à quelque chose qui me fait perdre la foi en l'être humain, je m'engage dans l'armée et cette dernière revient petit à petit mais je me rends compte que ça n'est pas ma place alors j'en ressors quatre ans plus tard avec … un chien, et une certaine expérience de la vie. Retour à Poudlard, finalement je crois que c'est l'endroit – paradoxalement peut être – où je me sens le mieux, le plus à ma place. En deux ans j'ai vu beaucoup d'horreurs, j'en ai vécu aussi, je me suis attaché à certaines personnes et j'en ai détesté d'autres, je suis tombé enceinte, j'ai donné naissance à un merveilleux petit garçon qui m'a été repris par la vie aussi vite qu'elle lui a été donnée, entre autres choses.

Alors oui, ce soir je dis stop, pause, on arrête les frais et on se détend. Je travaille comme une folle tous les jours de la semaine, je suis présente sur de nombreux terrain et ça me plait, jamais je ne me plains de tout ça parce que ce sont des choix mais je ne suis pas Wonder Woman pour autant et quand on me dit « Repose toi Ismaelle » j'ai tendance à ne pas écouter c'est vrai mais ce soir je m'écoute moi même. Ça ne vient de personne en particulier, bien de moi, et je crois que l'idée me plait assez. J'ai quand même pris le temps de finir mon travail sur le terrain de SACM mais le reste attendra lundi, je m'offre un week end et je ne dis pas que je ne pousserai pas le vice jusqu'à aller prendre un bon bain chaud dans la Salle de Bain des Préfets un peu plus tard dans la soirée, avant de dormir.
Pour l'instant c'est dans l'Antichambre de la Grande Salle que je suis, assise dans un fauteuil prêt du feu comme j'ai souvent l'habitude de faire pour corriger mes copies et étant seule au monde je m'accorde un petit moment pendant lequel mes pensées s'égarent tranquillement. Je pense bien sur aux disparus, comme tous les jours, mais aussi au reste, aux autres, à ceux qui sont bien présent et je revois Leiv planté devant ma porte quelques jours après notre échange aux enclos en début de mois. A vrai dire je ne sais pas vraiment lequel de nous deux a été le plus gêné mais j'ai été incapable d'avoir la moindre réaction quand j'ai ouvert la porte au petit matin, à moitié réveillée, pas encore habillée, les cheveux dans tous les sens, et que je suis tombée nez à nez avec lui. Non seulement je ne m'attendais pas spécialement à le voir là mais c'est surtout ce qu'il avait dans les mains qui m'a prise au dépourvu : Un plateau avec le petit déjeuner. J'ai du rester bouche bée, comme une idiote, et je pense avoir murmurer un merci quand même mais avant que je ne réalise vraiment ce qu'il se passait il repartait déjà. Quand j'ai demandé pourquoi il m'a simplement répondu que c'était pour s'excuser, encore, et j'ai beau essayer de lui faire comprendre que c'est oublié je crois qu'il reste un peu bloqué là dessus. C'est vrai qu'il a failli finir dans l'enclos des Scroutts ce jour là mais la pression est retombée aussi vite qu'elle n'est montée et ça s'est même terminée d'une façon amusante et agréable. Ça n'est pas les termes que j'emploierai pour la punition de Maxime et Mateo pour avoir commis l'affront – oui, rien que ça – d'avoir versé une potion dans le café de Rina mais passons. Sales gosses. C'est affectif. Je n'ai pas vraiment l'habitude qu'on s'occupe de moi et à part Maxence je n'aurai jamais imaginé que quelqu'un puisse avoir ce genre d'attention à mon égard alors je l'admets, ça m'a surprise et je n'ai pas vraiment su comment réagir mais j'ai beaucoup apprécié le geste. Je m'en rends compte avec le recul.

Enfin voilà, je l'admets rester immobile et inoccupée ça n'est pas quelque chose que je sais faire alors rapidement mon pied commence à taper par terre, mes ongles claquent contre les accoudoirs et le feu ne me semble plus aussi attrayant et distrayant au bout de quelques minutes à le fixer comme s'il était la chose la plus intéressante du monde. Et puis il y a cette petite chose qui attire mon attention dans ma poche, alors j'y plonge ma main droite pour me rendre compte de quoi il s'agit parce que même si c'est bien moi qui l'y ai mis j'ai simplement oublié ce que c'était. Un MP3. Celui que m'a offert Dimitri quand je suis rentrée à Poudlard il y a quelques semaines, deux mois très exactement. Je l'ai gardé précieusement et m'en sers régulièrement quand je vais courir ou que je m'entraine sans Owen et je dois l'admettre, parfois certains sons contenus là dedans me surprennent mais bon public je ne suis pas du tout sectaire. Je n'ai jamais vraiment été une grande adepte de musique, je crois que j'ai simplement toujours préféré le silence ou les bruits de la nature mais je ne suis pas réfractaire pour autant et je dois avouer que parfois ça boost réellement d'avoir un rythme « imposé » quand on fait du sport. Sans trop y faire attention je commence à faire défiler les morceaux sans les entendre parce que je n'ai pas les oreillettes qui vont avec sur moi – l'objet est ensorcelé évidemment sinon il ne fonctionnerait pas dans l'école – et puis je jette un regard autour de moi, un sourire étirant mes lèvres alors qu'une idée germe dans ma tête. Deux secondes plus tard, après m'être assurée que la pièce est bien vide, je sors ma baguette et lance un sort sur le lecteur pour que le son s'échappe sans les oreillettes. La musique s'empare de la pièce, pas trop fort au début, mais je l'augmente … encore un peu …
C'est la tête qui bouge en premier, accompagnée d'une main et d'un pied et puis au fur et à mesure que les morceaux défilent je me surprends à me mettre debout. Cette fois c'est mon corps tout entier qui se met à gigoter et je me dis que si quelqu'un me voit comme ça c'est foutu, ma réputation vole en éclat. Est ce que j'en ai quelque chose à faire ? Je dirais bien que non mais la vérité c'est que je n'assume pas du tout ce que je suis entrain de faire. Ne réfléchit pas Ismaelle, laisse toi aller, et je m'écoute alors les mouvements se font plus franc, et le son toujours un peu plus fort. Ce sont les morceaux les pires qui passent, ceux qui ont le plus de basses, qu'on écoute en général quand on boxe, et que jamais O grand jamais je n'aurai songé écouter un jour. Je ne dis pas que j'apprécie mais ça me fait rire. Oui, clairement, ça m'amuse, et je me dandine. Je me perds, mes yeux se ferment, et j'ai bien conscience d'être probablement complètement rigide – Logan, Maxence, petite pensée pour vous les gars, ça me rappelle des souvenirs – mais peu importe. Le truc c'est que totalement partie dans mon délire j'ai perdu mon attention et dans un mouvement de cheveux détachés en tournant sur moi même … Je suis tombé nez à nez avec un autre être humain. Bug. Je me fige, mon sang se glace et mes yeux s'écarquillent. Je crois que le rouge me monte aux joues instantanément mais après quelques secondes d'immobilité totale mon bras se lève et mon index se pointe vers l'arrivant.

« Ne pose pas questions. Et si tu parles je serais dans l'obligation de t'éliminer très cher collègue. »

Un sourire en coin se pointe sur mon visage, à fond dans le personnage je n'hésite pas à proférer des menaces même si tout le monde ici à conscience qu'elles sont bien évidemment fausses.

« C'est ton MP3, c'est ta musique donc c'est TOI le responsable de cette déchéance ! »

Parce que oui, c'est Dimitri qui se tient là devant moi, prêt à exploser de rire.
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MessageSujet: Re: Have a break. Have a Kit Kat ▬ Dimitri   Ven 10 Avr 2015 - 21:40

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Isma’ & Dim’


Samedi 17 Janvier – Début d’après-midi

- Rina ? Tu es là ?

Je donne encore quelques petits coups à sa porte de chambre, une pointe d’inquiétude au creux du ventre. Je ne l’ai pas vu ce matin au petit déjeuner et lorsque je me suis présenté à l’infirmerie il y a 20 minutes, Leiv m’annonce qu’elle ne s’est pas présentée non plus ce matin. Et ça ne lui absolument pas. Katherine est peut-être quelqu’un de très impulsive et ressemble à un Ouragan lorsqu’elle est sur votre passage mais elle est consciencieuse et ses enfants sont ses enfants, jamais elle ne louperait une journée de travail à moins d’être clouée au lit avec 45° de fièvre ou d’être morte… Et je l’avoue, cette dernière option m’a mis un coup de pression. Je ravale la panique, pourtant le cerveau humain se charge de vous rappeler tous les scénarios possibles. Chute dans la baignoire, contre une table de chevet. AVC. Crise cardiaque malgré son jeune âge. Bref, toute une panoplie de petites angoisses que j’aimerais faire taire là, maintenant.

Je frappe encore, toujours pas de réponse. Je porte la main à la poignée, la tourne… moment de suspend. C’est ouvert. J’hésite une fraction de seconde pour l’ouvrir, une appréhension au creux du ventre. Je me laisse un passage et me glisse à l’intérieur de la pièce qui est plongé dans la peine ombre. Je me permet d’entrer sans invitation parce qu’entre elle et moi, il en a toujours été ainsi. C’est une habitude, sans que je ne sache trop d’où elle vient.
L’oiseau se met doucement à chanter alors qu’il me voit.

- Shhht piou… moins fort.

Un murmure rauque s’extirpe de sous la grosse couette qui forme un corps sur ce lit défait. Un soulagement intense se diffuse au creux de moi, comme si on m’enlevait ce poids qui m’écrasait la poitrine. Une sensation de chaleur parcoure mes veines alors que mon cerveau intègre l’idée que la deuxième option, c’est-à-dire la mort, est à jeter par la fenêtre.

La pièce est rangée, seule une robe jonche le sol. Je m’approche d’un pas rapide vers le lit, gardant tout de même une inquiétude au fond de moi. Elle n’est pas morte certes, mais qu’est-ce qu’elle fait au creux de son lit à presque 15 heures?

- Rina, qu’est-ce que tu fais encore couchée à cette heure-là ?
- Je suis fatiguée, Dim’.
- Tu as de la fièvre ?
- Je crois. No lo sé.

Je m’assoie délicatement sur le bord du lit et trouve un visage blafard malgré les pommettes rouges de fièvre. Ses yeux brillent dans la pénombre et son sourire se crispe. Je n’ai jamais vu Rina malade et je dois avouer que de la voir dans cet état me choc presque. C’est étrange d’assister à un changement radicale de comportement lorsque nous avons l’habitude d’assister à sa joie de vivre sincère et à cet éclat qu’elle donnait partout où elle claquait ses talons.
Je pose doucement ma main sur son front et hausse les sourcils.

- Un peu que tu as de la fièvre ! Tu es brûlante. Pourquoi tu ne m’as pas envoyé un patronus pour me le dire ?
- Je pensais que ça passerait après avoir dormir.
- Hum… Je vais aller chercher Leiv.
- Non Dim’. Pas besoin, je vais aller mieux et…
- Chut. Tu ne discutes pas. Dors, je vais m’occuper de toi et prévenir Leiv.

Elle n’a pas la force de débattre plus et ça m’inquiète un peu plus. Elle a sûrement dû attraper la crève avec ce temps humide et pourrie Ecossais. Mais une brume se disperse en moi et me laisse entrevoir le fait qu’elle toussait de plus en plus, présentait des signes de fatigue et de troubles de la mémoire. Enfin Katherine n’est pas une passoire, elle note toujours les petits détails qu’il ne faut pas et sait parfaitement où elle range ses produits, ses affaires. Je sais pas, est-ce qu’il est utile de s’inquiéter pour rien ? Avec Rina, c’est toujours utile.

Je lève ma baguette et envoie mon Patronus, un aigle lancéolé, vers Leiv avec la demande de se présenter dans la chambre de Rina, dès maintenant. Tout en politesse si je n’ai pas envie de me prendre un Iceberg dans la gueule…
En attendant, j’entre dans sa salle de bain et entreprend de mouiller un linge avec de l’eau froide pour aller ensuite le poser sur son front bouillant de fièvre. Rina passe son temps à s’occuper des autres et le fait qu’elle ne m’ait pas prévenu ne m’étonne qu’à moitié. Voilà ! A vouloir jouer les grandes filles ! Avec son mauvais caractère aussi… Ouais bon, ta gueule, t’as du boulot. Pour la première fois depuis… longtemps, j’ai l’impression d’être un peu utile envers elle, elle qui s’occupe toujours des maux des autres.

A peine 5 minutes que mon Patronus ait laissé des traces argentées en allant chercher Leiv, que j’entends déjà trois coups à la porte. Une flèche ce mec, j’vous jure que je me demande s’il n’est pas possédé. Est-ce qu’il dort déjà ? Qui m’dit que c’est pas un mec avec l’esprit d’un Extraterrestre. Eh, on est dans le monde de la magie, tout est possible.
Je le fais entrer, il me salut d’un signe de tête à laquelle je réponds brièvement avant de montrer le lit de Rina d’un geste de la main. Il s’y dirige et fait ce qu’il faut après que je sois sortie pour leur laisser un minimum d’intimité. Je reste là, à longer le couloir, rongeant mon frein. Je n’ai pas de quoi m’inquiéter mais disons que je n’suis pas la patience incarnée en fait. Dix minutes après, le voilà, un visage… inexpressif. Bordel c’est chiant un mec comme lui. Tu peux pas montrer un peu d’émotion ? Ca se trouve, il n’en ressent peut-être même pas vu que c’est pas un humain.

Focus, Dim. Oui pardon.

Regard interrogateur de ma part.

- Elle a attrapé une bonne angine avec une grippe. Je vais lui apporter une potion ce soir, elle devrait être remise d’ici deux ou trois jours. Tout au plus.
- Super, merci docteur…

…. Tu t’es cru dans un film, Dimitri. Comme si c’était ta femme qui était super malade ou je n’sais quoi d’autre.

- Euh ouais, merci Leiv. Enfin, bref, t’as compris.

Il acquiesce commence à partir et à la seconde où je pose la main sur la poignée…

- Monsieur Gabrieli. Je souhaiterais que vous lui parliez un peu.
- C’est-à-dire ?
- Elle présente quelques signes qui m’inquiètent légèrement depuis quelques temps. J’aimerai qu’elle demande à Monsieur Rivers d’aller passer quelques examens à Saint Mangouste.

Un bloc de glace me tombe dans l’estomac.

- Quoi, vous pensez à un truc grave ?
- Non, non. Ce n’est pas ce que j’ai dit. Simplement, j’aimerai qu’elle passe de plus amples examens. Je ne voudrais pas passer à côté de quelque chose. Je lui en ai parlé mais elle est très têtue.

J’écrase un sourire.

- Ah ça… tu devrais avoir l’habitude.
- Effectivement. Je retourne à l’infirmerie afin de préparer son breuvage. N’oubliez pas de lui parler, s’il vous plait. C’est important.
- Compte sur moi Doc’.

Cette familiarité n’a qu’un sens mais il ne me la jamais reproché alors je ne m’arrête pas pour autant. Je lui adresse un autre sourire avant de le regarder partir et s’éloigner vers l’infirmerie alors que je pénètre dans la chambre aux lueurs tamisés, ayant pour objectif de m’occuper de Katherine pour l’après-midi.

¥

Samedi 17 Janvier – Dans la soirée

Je m’étire de tout mon long dans la chambre de Rina alors que je me suis assoupi durant… euh… longtemps ? Une heure ? Peut-être deux, je n’en sais rien. Je me souviens simplement de Leiv qui est venu lui faire boire cette potion qu’elle devra ingurgiter deux fois par jours pendant trois jours. Et je veillerais à ce qu’elle s’y tienne, quoi qu’elle en dise et qu’elle en pense. Il était temps à ce que nous nous occupions un peu de toi, Rina.
Je pose ma main sur son front et la fièvre semble avoir baissée un peu. Mes lèvres viennent effleurer sa joue après lui avoir murmuré un bonne nuit, sachant pertinemment que dès demain matin je serais devant sa porte pour voir si tout allait bien… Je me demande même si je ne vais pas m’aménager un matelas dans sa chambre pour veiller avec elle. Oui ça va je sais que ça n’est qu’une fièvre.

Maintenant j’ai faim. Il ne doit pas être très tard mais suffisamment pour que le repas soit terminé. Je passe rapidement aux cuisines pour me chopper une cuisse de poulet dans laquelle je mords avidement, puis un muffin au chocolat et une pomme. Je termine mon morceau de viande sur le chemin de la grande salle, espérant y trouver peut-être Phaedre entrain d’y terminer son repas ou Riley entrain de faire un devoir mais lorsque je pousse les portes ce n’est que du vide que je rencontre. Hum… J’hausse les épaules et m’apprête à faire demi-tour jusqu’à ce qu’un son attire mon attention… Je me stoppe et écoute attentivement. De la musique ? Qui bouge, beaucoup même. J’avance au centre de la salle et plus c’est le cas, plus le son se rapproche. Un œil vers l’anti-chambre… Bordel, je sais pas ce qu’il se passe là-dedans mais ça à l’air d’être la teuf de la mort. Je me demande même si ça n’est pas des petits malins qui profitent de la situation pour se taper une pure éclate dans la salle réservée à nous, les profs.

Muffin et pomme dans une main, j’ouvre la porte de la pièce et …

Bug. Complet. Total. Irréaliste.

Est-ce que c’est bien le fessier d’Ismaelle que je vois se remuer dans tous les sens au rythme de cette folle musique ? Est-ce que c’est… bien LA Mlle Stoneheaven qui se déhanche comme une diablesse, comme si elle était sur une piste de danse enflammée ? Ma bouche s’ouvre, béat. La pomme m’en tombe et roule sur le sol à quelques centimètres de moi.

Non, attendez. Je suis entrain d’halluciner. Je me frotte les yeux. Bordel non. La vache, c’est du délire. Et je souris, presque inconsciemment avant de me retrouver complètement amusé. Cinq mois que je suis cloitré dans ce château et pas UNE SEULE FOIS je n’ai vu Ismaelle se déchainer à ce point-là. Sur une des chansons du MP3 que je lui ai offert d’ailleurs. Le fait de voir qu’elle l’utilise me touche, content qu’elle y trouve visiblement son bonheur. Je croque dans mon muffin et le pose sur la petite table juste à côté de moi, avant de croiser les bras et d’observer. Et hop, on tourne sur soit, en détachant ses cheveux comme dans une pub et …

- Saluuuuuut !

Je lève la main en agitant mes petits doigts, un grand… trèèèèès grand sourire sur les lèvres avec clairement écrit sur la face : J’ai touuuuuut vu. Elle écarquille les yeux, rougit aussitôt et je retiens un éclat de rire alors qu’elle braque directement son index sur moi, presque menaçante.

« Ne pose pas questions. Et si tu parles je serais dans l'obligation de t'éliminer très cher collègue. »

Je lève les mains en signe de défense, un grand sourire aux lèvres que je ne veux en aucun cas réprimer tant la situation est complètement inédit. Voir Ismaelle danser de la sorte, c’est comme… Si Phaedre venait me faire un câlin, je sais pas si vous vous rendez compte du truc.

« C'est ton MP3, c'est ta musique donc c'est TOI le responsable de cette déchéance ! »

J’éclate de rire en abaissant mes mains alors qu’elle-même se trouve avoir un sourire en coin. C’était magique, sensationnelle, j’aurai dû filmer. Ouais, une trop belle séquence à diffuser à son anniversaire ou un truc dans ce genre-là. Il suffit que je la revois s’agiter dans ma tête pour repartir dans un rire profond et véritable alors qu’elle est là, devant moi, encore un peu essoufflé, les cheveux légèrement fou.

- Si c’est être responsable de t’avoir faite… danser comme ça, alors je prends !

Nouveau grand sourire.

- Et puis, ce n'est plus MON MP3, mais le tien. Assuuuuume le fait que tu adores bouger ton corps sur la piste !

Combien de temps s’est écoulé depuis sa confidence concernant son fils ? Un mois ? Plus ? J’ai l’impression que ça n’est pourtant pas si loin ce jour où je l’ai vu les yeux ternes, le visage fermé et crispé. Même durant les vacances elle semblait hors du temps, un peu déconnecté mais cette fois c’était juste… une femme, pleine de vie et de joie qui se laissait aller plus que jamais. Croyez-moi, la scène en valait le détour !

Je pose une main sur mon ventre, lèvre l’autre et lâche sur un ton amusé :

- Par contre, tu as un sacré déhanché. Et j’effectue un mouvement de rein, d’un air taquin avant d’éclater de rire. Qui l’aurait cru ! Ismaelle Stoneheaven est en réalité une Diablesse du Dancefloor !

Je me suis légèrement rapprocher d’Ismaelle depuis que je suis venu l’aider lors de son malaise mais surtout depuis qu’elle s’était un peu confié, auprès de moi. Depuis, la relation était plus… chaleureuse ? On peut dire ça comme ça je crois. Mais je me rends compte à cet instant que je ne la connais pas réellement et honnêtement, à aucun moment je n’aurai pensé la voir aussi lâché que ça. Je côtoie peu de monde au niveau des Enseignants et voir cette facette d’Ismaelle me donne du baume au cœur.. .peut-être parce que pour moi, cela veut dire qu’elle réussit à se remettre doucement mais sûrement des épreuves traversées.

Un son s’élève du MP3, que je reconnais tout de suite. Je sors tout de suite ma baguette et amplifie encore un peu plus le son.

Let’s Dance de David Bowie, qu’est-ce qui pourrait mieux coller à la situation que ce morceau ?

- Eeeeh ! Ne t’arrête sur le si bon chemin de la déchéance ! Bowie n’attends plus que nous !

Je range ma baguette et prend la main d’Ismaelle pour l’entraîner avec moi au centre de l’antichambre, avant de la faire tourner sur elle-même une première fois, puis une deuxième fois. Toujours un grand sourire sur les lèvres, je relâche moi-même la pression sur le morceau de Bowie, tout en mimant la danse de la vague, du plongeon, faisant ensuite passer mes doigts devant mes yeux en remuant des épaules. J’ai l’air complètement ridicule mais je m’en branle comme de l’an 40. Ma crédibilité a déjà foutu le camp depuis bien longtemps, alors je n’suis plus à ça prêt. Et puis Bowie mettait la bonne humeur ici alors autant en profiter non ? Je n’ai aucune honte à me présenter sous ce jour face à Ismaelle, pas après ce à quoi je venais d’assister.

Il m’arrivait souvent avec Katherine de danser dans sa chambre, sur des sons plus latins, hispaniques, lui rappelant la douceur et la chaleur de son pays. Ici, tout était différent mais c’était plaisant. Plus que je ne l’aurai cru et je fais le con, sans forcément me rendre compte derrière moi qu’une petite table basse risquait de me tuer. Non, danser, c’est cool. Et avec Ismaelle, c’est encore mieux !
C'est un moment léger, sans pression, sans prise de tête. Comme si nous étions loin de tout, loin de cette guerre qui plane au dessus de nos têtes, au dessus du château. Loin de la mort de son enfant, loin de la folie de ma mère Oui, tout était ... simple. Les corps se font moins lourds, les sourires moins crispés et le naturel est, pour moi, déjà bien présent.

Je la reprends par la main et continue de la faire danser, la faisant bouger en douceur (Lili, tu sais comme Harry il fait avec Hermione dans la teeeente *out*), un grand sourire aux lèvres.
Si elle veut, elle peut me dire d'aller me faire foutre et de pas la toucher, mais je me laisse porter par la légèreté de la voix de Bowie sans la lâcher du regard et me permet ainsi, de la pousser dans la continuité de cet instant où elle lâchait prise.
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MessageSujet: Re: Have a break. Have a Kit Kat ▬ Dimitri   Mer 15 Avr 2015 - 14:03

C’est dangereux la musique, et ça sera le constat du jour. C’est dangereux puisque ça entraine, c’est comme une puissante magie à laquelle on ne peut pas résister, et voilà le résultat : On se retrouve à se dandiner comme une adolescente de 18 ans sur la piste de danse ! Chose que je n’ai jamais faite soit dit en passant. J’avais une dizaine d’années quand j’ai enfin réussi à vaincre mon propre corps et j’embarquais pour Poudlard peu de temps après. J’aurai pu réagir tout autrement, j’aurai pu totalement me lâcher mais ça n’est pas ce que j’ai fait pourtant. Je suis restée plutôt sage, et d’ailleurs on pourrait se demander comment ça se fait que le Choixpeaux ait décidé de m’envoyer chez les Jaunes en y réfléchissant bien. Est-ce que je regrette de ne pas m’être un peu plus lâchée quand j’étais élève ici ? A vrai dire, pas vraiment. Je me suis un peu rattrapée avec l’armée mais je crois que ça n’est simplement pas dans ma nature. Je suis une bosseuse, c’est un peu le centre névralgique de mon existence, mais je ne pense pas que ça fasse de moi une personne coincée et psychorigide … Disons qu’il y a eu pas mal de progrès de ce point de vue là ces deux dernières années, un peu par la force des choses.

Enfin bref, on ne va pas rester là-dessus pendant toute la nuit, ni même la soirée, parce que ça n’est pas parce que je me lâche un peu ce soir que ça va durer longtemps. Je ne sais pas bien ce qui me prend mais … je trouve ça plutôt amusant, et plus la musique s’enflamme, plus je bouge, ce qui en soit ne doit pas ressembler à grand-chose. Je suis efficace dans mon travail, mais ça … Non, de même que la féminité n’est pas franchement quelque chose qui me caractérise. Je suis une femme, j’en ai conscience, la nature me le rappelle régulièrement et d’autant plus depuis qu’elle a fait de moi une mère même si Jakob a apporté sa contribution – et non je ne vais pas me laisser embarquer par un flot de pensées négatives – mais ça ne veut pas dire pour autant que je suis … une femme, selon certains critères en tout cas. Je n’ai pas l’impression d’être un garçon manqué pour autant, je suis moi et c’est déjà pas mal, non ? Si.

Moi. Et lui. Qui lui ? Dimitri qui se tient juste devant moi alors que je viens de tourner sur moi-même totalement happée par le rythme … Ok, ça, c’est fait … Il éclate de rire, je ne peux pas lui en vouloir vu le ridicule de la situation et malgré mes menaces de mort je ne peux moi-même pas m’empêcher de sourire.

« Si c’est être responsable de t’avoir faite… danser comme ça, alors je prends ! »

Il sourit, d’un de ces sourires rieurs, et je lui offre une belle grimace pour la forme. Mon cœur bat vite mais ça ne m’angoisse pas.

« Et puis, ce n'est plus MON MP3, mais le tien. Assuuuuume le fait que tu adores bouger ton corps sur la piste ! »
« J’vois pas du tout de quoi tu parles … »

Est-ce que j’ai aimé ça ? Prétendre le contraire serait mentir. Oui, ça m’a fait du bien, j’ai débranché, oublié, etc … Je me sens très détendue et c’est agréable. Je ne dis pas que ça n’arrive jamais mais ces derniers temps c’est un peu difficile parfois.

« Par contre, tu as un sacré déhanché. »
« Rah, ferme la Dimitri. J’ai un balais dans le … dos. »
« Qui l’aurait cru ! Ismaelle Stoneheaven est en réalité une Diablesse du Dancefloor ! »
« Non mais tu vas te taire oui ! »

On rigole tous les deux, on plaisante, et une seconde je me demande ce qu’il est vraiment entrain de penser ou plutôt si la confidence que je lui ai faite il y a quelques semaines/mois et ce qu’il sait de moi lui traverse l’esprit. Je suis une mère endeuillée, mais je ne suis pas seulement une mère endeuillée. La vie continue, et ce soir il découvre une image de moi qu’il n’a jamais vu jusqu’ici. Je n’ai pas envie que tout s’assombrisse, pas ce soir. Restons légers, s’il te plait.
Et la musique continue, un nouveau morceau démarre et je vois son visage qui s’illumine à mesure que les premières notes défilent dans nos oreilles. Une de ses chansons favorites ? C’est possible. Une chose est sure, il a l’air très content de l’entendre et la seconde suivante il amplifie le son d’un coup de baguette. Je connais ce morceau, dans mon absence de culture musicale je l’ai déjà entendu mais de là à dire de qui il s’agit … Je devrais avoir honte ?

« Eeeeh ! Ne t’arrête sur le si bon chemin de la déchéance ! Bowie n’attends plus que nous ! »

Bowie ! David Bowie ! Je me souviens qu’un des gars en était fan à la caserne et ses morceaux résonnaient souvent dans les dortoirs.

Quand il m’attrape la main je me crispe, c’est instantané, et je déteste ça. Je ne déteste pas le fait qu’il me prenne la main, je déteste le fait d’avoir cette foutue réaction encore et encore malgré les mois qui passent. Ça prendra du temps, je le sais, mais là ça commence à faire trop longtemps et je suis fatiguée d’avoir ce sentiment de peur au creux du ventre chaque fois qu’un homme s’approche trop près de moi ou établie un contact physique, d’autant plus quand il s’agit d’une personne que j’apprécie énormément et c’est le cas de Dimitri. Au début j’ai eu un peu de mal et puis au fil du temps je me suis habituée à lui, j’ai découvert un garçon adorable, charmant, gentil, drôle, etc … Je l’aime beaucoup, et je n’ai pas peur de lui, c’est juste un fichu réflexe que je tempère immédiatement. Je le laisse faire, je me laisse faire, il m’entraine au centre de la pièce et me fait tourner sur moi-même. Je ne peux pas m’empêcher de rire, c’est encore pire quand il commence à faire n’importe quoi : La vague, le plongeon, les doigts en V devant les yeux. Il se dandine et c’est à mourir de rire.

« T’es pas possible, tu l’sais ça ? »

Et sans trop y faire attention je me rends compte que je bouge à nouveau moi aussi. Qu’est ce qui m’en empêche après tout, si ce n’est cette retenue que j’ai en quasi-permanence … Rien ne m’en empêche alors je me laisse un peu aller, encore un peu plus, et surtout je le laisse m’entrainer dans son délire. Le mot délire ici n’a absolument rien de péjoratif, bien au contraire. Quand il reprend ma main cette fois aucun sursaut, aucun réflexe, juste un sourire en écho au sien et son regard qui ne me lâche pas. Il me fait tourner en douceur sur moi-même et je me prends au jeu, libérant un peu plus mon corps au fil des secondes qui passent, un peu plus à l’aise à chaque changement de rythme et enchainements.

« Aller, avoue le, t’as été gogo dancer dans une autre vie. »

C’est pas possible de bouger aussi bien quand on est un homme sinon. Non mais c’est quoi ce cliché au juste ? T’as pas vu assez d’homme dans ta vie Ismaelle. Anh ! Bon bien sur c’est pour le taquiner, je ne suis absolument pas sérieuse et mon sourire le confirme.

« Ou alors tu l’es encore ! Et tout ça, ton post de Prof, c’est une couverture ! »

Ah ah !

« J’ai percé ton secret Monsieur Gabrieli, je vois clair dans ton jeu ! »

Dit elle en pointant son index de manière accusatrice vers le jeune homme.

« T’organise des soirées dans les catacombes ? Je veux venir. Je veux te voir en short moulant et fluo entrain de danser dans une cage suspendue au plafond pendant que ton public de groopies hystériques hurle ton nom. »

Ismaelle Luna Stoneheaven, as-tu vraiment dit ça ou bien est ce qu’un esprit frappeur a pris possession de toi l’espace d’un instant ?
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MessageSujet: Re: Have a break. Have a Kit Kat ▬ Dimitri   Mar 21 Avr 2015 - 22:12

Je me laisse totalement aller, un grand sourire aux lèvres. C'est pas comme si j'étais habitué à être sérieux et quant bien même, la voir danser me pousse à faire le con au creux de cette atmosphère détendu et bonne enfant. Je me dandine comme un … euh... un endimaché, je sais pas trop en réalité. Tout ce que je sais c'est que j'ai l'air absolument ridicule et que ça l'a fait rire. Mais un rire qui vient du cœur, pas une de ces exclamations forcées. Et je crois que, quelque part, ça me gonfle le cœur. Nous sommes loin de ce jour où elle m'annonçait que son fils était décédé, nous sommes loin de ce jour où elle faisait son malaise. Nous sommes juste là, au milieu de cette pièce à danser comme des imbéciles – ouais bon, surtout moi.. .mais en même temps BOWIE quoi merde ! - et je découvre une autre facette d'Ismaelle. Et je l'apprécie sur le champ. Je suis du genre à fonctionner au feeling et là, il est bon. Très bon même. Ca me change de mes journées passées à tourner en rond, je crois que Rina apprécierait de la voir ainsi, à se trémousser de manière aussi joviale.

« T’es pas possible, tu l’sais ça ? »

Je lui fais un clin d'oeil, mes deux index vers elle : Ouais, j'le sais. Et à mon plus grand plaisir, elle recommence à bouger un peu sur ce dancefloor improvisé. Alors je l’entraîne encore en lui prenant la main, alors que nos regards pas ne se lâchent pas et que nos sourires semblent se répondre. On est bien ici, coupé du monde, coupé de tout, juste à danser comme ça. Ca change de tout ce que j'ai pu vivre ces derniers jours et ça me fait un bien fou. Tout en la faisant tourner sur elle même, je prends conscience que les choses semblent s'arranger en douceur. Du moins, avec Phaedre qui me prête un peu plus chaque jour une attention envers mon existence, celle de son frère. Ca aussi, ça me fait un bien fou. J'ai une petite pensée pour Rina qui, j'espère, est entrain de dormir profondément, soulagée par la mixture de Helland.

Je continue de bouger au rythme de la musique, grand sourire aux lèvres, l'esprit allégé. Je crois que jamais je n'aurai pu envisagé faire ça avec Ismaelle. Elle a toujours représentée pour moi une douceur calme, introvertie. Je trouve qu'elle impose un certain respect, tout comme Phaedre, même si les manières ne sont pas semblables. Et puis bon... c'était quand même la Co-Directrice. Mais ce titre ne veut pas dire : Interdiction de s'amuser. Avec tout ce qu'il nous est tombé sur le coin de la tronche ces derniers temps, une pause comme celle là est largement méritée. La musique poursuit son chemin et nos corps avec.

« Aller, avoue le, t’as été gogo dancer dans une autre vie. Ou alors tu l’es encore ! Et tout ça, ton post de Prof, c’est une couverture ! »

J'éclate de rire. Sérieusement... gogo danseur ? J'aurai fais un sacré numéro, moi j'vous le dis. Je m'imagine un instant... Et, tu sais que c'est pas une mauvaise idée ? Attendez, quel peut être le meilleure métier du monde si ce n'est celui-ci ? A vous trémousser à moitié à poil face à des jeunes femmes prêtent à vous dévorer sur la scène ? C'est pas moi qui vait dire non... Dis donc Dimitri, cela voudrait dire que tu as reprit du poil de la bête ? On dirait bien que oui.

Je lève les mains en l'air, en signe d'aveu et combat perdu, dans un sourire presque intimidé.

« J’ai percé ton secret Monsieur Gabrieli, je vois clair dans ton jeu !
- Ah Ismaelle... Si tu savais tous les secrets de ma vie, tu n'en reviendrais pas !»

Cherchez pas, j'ai rien d'extraordinaire, c'est juste pour rentrer dans le jeu. Même si je pourrais facilement m'inventer une vie bien rempli comme Profiler, tueur des céréales Killer (oui je viens bien de dire céréales. Genre chokella ou smacks. J'parle de ça parce que la joueuse crève la dalle à l'hopital, faut pas faire attention ) ou alors dompteur de dragons ! Voir même, chercheur pour les objets légendaires. Oui bon, calme toi jeune homme.

« T’organise des soirées dans les catacombes ? Je veux venir. Je veux te voir en short moulant et fluo entrain de danser dans une cage suspendue au plafond pendant que ton public de groopies hystériques hurle ton nom. »

Je m'arrête un instant de danser, les yeux ronds comme des soucoupes avant d'arborer un air charmeur. Je tiens mon menton entre les doigts et adopte la posture du mec qui se la raconte :

- Mlle Stoneheaven voudrait un pass VIP pour voir mes tablettes de chocolats ?

Et j'éclate de rire avant de reprendre mon air plus ou moins sérieux.

- Tu veux savoir la vérité ? J'organise des soirées ouais et j'suis même hyper sollicité pour les soirées privées.

Et je dis tout ça en continuant de la faire tourner sur elle même alors qu'un autre morceau s’enchaîne dont j'ai oublié le titre (en vrai la joueuse n'a aucun morceau sous la main si ce n'est que des chansons dépréssives... Lili à vous les studios). J'ai la sensation que nous ne sommes plus à Poudlard, qu'il n'y a jamais eu de guerre et que les problèmes ne sont que du vent.

- Tu sais, celles organiser en général pour les enterrements de vie de jeune fille. Alors elles m'appellent et j'arrive en flic, pompier, médecin et même avocat. Les costards, ça les fait presque toutes craquer !

Et je dis ça avec un air presque sérieux. En réalité je l'avoue, il m'est déjà arrivé de servir de playboy pour quelques copines mais rien de méchant (ne rigolez pas, c'est la joueuse qui vient d'inventer ça). Pourquoi ne pas profiter des atouts que la nature m'a si bien gentiment donnée ? Elle a été généreuse avec moi alors en bon gentleman que je suis, je partage !

- Si un jour tu fais une soirée entre filles, hésite pas à m'appeler, j'te ferais un prix d'amis !

Bien évidemment ! Autant à ce que mes talents servent hein ? Bien évidemment, je blague. Ou presque. Enfin si je devais dépanner pour jouer les flics en tenu sexy, j'dirais pas non mais j'irais pas jusqu'en faire un métier. Et faisons en sorte que Phaedre ne soit jamais au courant de cette information s'il vous plait. Elle commence tout juste à bien m'aimer alors n'allons pas mettre tout à l'eau avec ce simple micro détail.

La chanson est terminée et je ne fais plus trop attention aux airs qui se suivent, mon attention est complètement concentrée sur ma collègue avec qui je passe un bon moment. Ouais un super bon moment même. Je finis par claquer des doigts, comme si la lumière venait de se faire à tous mes étages.

- T'as pas faim ? Moi j'crève la dalle. J'ai loupé le repas et j'ai besoin d'un pique-nique... Je jette un regard circulaire à la pièce, mains sur les hanches. Je sais pas toi, mais j'trouve que c'est un super endroit pour s'installer. Comment on fait pour appeler les Elfes de maisons ?

Je me tiens le menton entre les doigts avant de prononcer d'une voix claire et chaleureuse.

- Elfes de maison ? Deux secondes, petit claquement sec dans l'air et en voilà deux, déjà prêt à nous rendre service. Je m'accroupie face à eux, toujours tout sourire. Est-ce que c'est possible de nous ramener quelques trucs à manger ? Ah et à boire aussi.. Enfin quand je dis à boire, je parle de vin principalement. Ou quelque chose de plus fort si vous avez en stock...

Sourire quelque peu malicieux sur les lèvres, je me redresse alors que je les vois disparaître dans leur petits vêtements qui me donne l'impression d'être des poupées. Et il se passe à peine dix secondes pour que nous voyons apparaître une assiette de cuisse de poulet fumante et des muffin, sans oublier les pommes. Histoire d'avoir quand même des fruits, tout de même. Et juste à côté, deux bouteilles de vins et … deux bouteilles de liqueur, je crois. Je ne sais pas trop et j'ai pas envie de savoir tant que ça se boit.

- PIQUE-NIQUE !

Et je me laisse tomber sur le sol, assit en indien en invitant à Ismaelle de faire de même. Je saisis les deux verres devant moi et avec un grand sourire sur les lèvres, j'ouvre une bouteille de liqueur et en verse dans les deux récipients. Je repose la bouteille, attrape un morceau de poulet et croque dedans, enjoué comme jamais. Comme si j'étais en colo en fait, sauf que j'vais avoir 25 ans... Mais ça n'est qu'un détail.
N'empêche que là, nous sommes bien. Vraiment bien. Enfin moi en tout cas, c'est le cas et le visage d'Ismaelle n'a pas l'air contrarié bien loin de là. Je suis entrain de me dire qu'elle doit me prendre pour un débile ou je ne sais pas quoi d'autre dans ce genre là, mais même chose, je ne prête pas attention à ce genre de détail. Je regarde mon verre alors que j'avale ma bouchée et une illumination se fait de nouveau chez moi... Grand sourire amusé.

- Et si on on faisait un jeu ? Tu connais celui du Je n'ai jamais ? J'pose une question et si t'as déjà fait le truc, tu bois au moins trois gorgées. Ok ?

Ouais ok ! Non c'est pas à toi qu'on pose la question Dim... Je lui jette un regard taquin et malicieux, sourire aux lèvres, encore et toujours. Quitte à passer une soirée ensemble -même si je me suis plus invité qu'autre chose -, autant à ce que nous le fassions bien !

- J'commence ! Alors Je n'ai jamais... embrassé mon miroir ou une photo d'un acteur/actrice, comme si c'était mon mec ou ma nana.

Je la regarde amusé, impatient de voir si elle boira ou non. Et encore, je commence en douceur malgré le million de « Je n'ai jamais » qui me traversent l'esprit...
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MessageSujet: Re: Have a break. Have a Kit Kat ▬ Dimitri   Ven 24 Avr 2015 - 13:07

Il est … choqué ! J’ai réussi à choquer Dimitri Gabrieli, moi, Ismaelle Stoneheaven ! Et je me suis choquée moi-même au passage mais ça n’est qu’un détail puisque le voir bloquer comme ça c’est une véritable récompense. Il ne se laisse pas aller, loin de là même, et très vite son air charmeur est remis sur le tapis. Est-ce que j’y suis sensible ? Il est beau garçon, là-dessus je ne dirais jamais le contraire, mais trop jeune pour que je me pose réellement la question. Ce que je veux dire c’est que ça ne me perturbe pas, c’est tout, et de toute façon ça n’est pas du tout le but. On ne peut pas dire qu’on soit très proches mais une chose est sure : Il n’y a aucune ambigüité entre nous deux. Je ne serais pas aussi détendue si c’était le cas, mais passons.

« Mlle Stoneheaven voudrait un pass VIP pour voir mes tablettes de chocolats ? »
« Faut bien que ça m’apporte quelques avantages d’être dans les p’tits parchemins du Directeur quand même. »

Bras droit, Directrice adjointe ou Co-Directrice … A vrai dire je ne sais même pas comment on peut me qualifier officiellement. J’ai en charge la Direction de maison des Jaunes, je suis Professeur de SACM et Garde de Chasse et je file un coup de main à Logan pour que tout se passe pour le mieux donc autant dire que non je ne m’ennuie pas mais c’est très bien comme ça. je ne suis pas du genre à me lancer des fleurs, ni même à faire de l’abus de pouvoir ou ce genre de choses, mais je pense qu’il est nécessaire d’avoir une personne sinon comme moi au moins légèrement différente de Logan pour régler certaines choses. Notamment la paperasse et les relations humaines. Ahum. Enfin bref, les choses se sont faites comme ça et c’est tout. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, comme on dit. Tout ça pour dire que je ne réclamerai pas de Pass VIP simplement parce que j’ai une position « importante » dans le château … Il me le donnera juste parce qu’il m’aime bien !

« Tu veux savoir la vérité ? J'organise des soirées ouais et j'suis même hyper sollicité pour les soirées privées. »

Dit il en me faisant tourner sur moi encore une fois sans que ça ne semble déranger aucun d’entre nous … Et ça fait du bien, sincèrement. Ce genre de trucs aurait pu arriver avec peu de personnes me concernant et je suis contente qu’il ait débarqué comme une fleur ce soir. Je pense qu’il n’y pas une seule personne aussi neutre que lui pour moi dans ce château, en terme d’hommes j’entends, et même si ça aurait pu mal tourner entre nous il s’avère qu’on s’entend aujourd’hui très bien. N’allez pas le répéter mais je pense ressentir une certaine affection pour lui seulement, oui, chut, sinon ses chevilles vont enfler ! Une nouvelle chanson démarre, toujours aussi vive, mais je n’ai pas la moindre idée de ce que c’est. Un truc de d’jeuns, probablement … Ismaelle, t’as 28 ans bordel ! Pas 70.

« Tu sais, celles organiser en général pour les enterrements de vie de jeune fille. Alors elles m'appellent et j'arrive en flic, pompier, médecin et même avocat. Les costards, ça les fait presque toutes craquer ! »
« Tant qu’elles sont majeures … Partout dans le monde. »

21 ans minimum !
Attaque personnelle !
Mais avec le sourire bien sur.

« Tu devrais rajouter la panoplie de Militaire à ton attirail, parait que les femmes adorent ça. »

Pas moi, et la raison est simple : J’ai vécu quatre ans avec des Militaires alors croyez moi je peux vous dire qu’ils n’ont absolument rien de sexy quand on les côtoie au quotidien ! Quant à savoir si j’étais moi-même sexy en uniforme … J’avoue ne m’être jamais posé la question … Ismaelle, tu es une femme en carton pâte.

« Si un jour tu fais une soirée entre filles, hésite pas à m'appeler, j'te ferais un prix d'amis ! »
« Même pas gratuit ? Radin va ! »

Fut un temps j’aurai probablement été un peu mal à l’aise de parler de ça aussi ouvertement – oui, je sais, je suis coincée et alors ? – mais aujourd’hui ça n’est plus le cas, et surtout je me sens suffisamment à l’aise avec lui pour ça. Sans parler du fait que ne pas être sérieux cinq minutes ça fait du bien … Quoi qu’il en soit je prends note ! Et je me dis qu’on aurait du faire appel à ses services pour la fête de départ de Victoria … Il faut que je me renseigne sur les dates d’anniversaire de mes collègues féminines tiens …

« T'as pas faim ? Moi j'crève la dalle. J'ai loupé le repas et j'ai besoin d'un pique-nique... Je sais pas toi, mais j'trouve que c'est un super endroit pour s'installer. Comment on fait pour appeler les Elfes de maisons ? »

Tu peux …

« Elfes de maison ? »

Ok.

Je n’ai pas le temps d’en placer une qu’il est déjà totalement concentré sur sa tache, Bonnie et Eman devant lui, totalement dévoués eux aussi à leur tache. Ça me fait toujours un peu tiquer de voir la dévotion de ces petits êtres mais on fini par s’habituer au fait qu’ils aiment vivre comme ils le font, en rendant service. S’ils sont restés au château c’est par choix, jamais je n’aurai toléré que ça ne soit pas le cas c’est une certitude.

« Est-ce que c'est possible de nous ramener quelques trucs à manger ? Ah et à boire aussi.. Enfin quand je dis à boire, je parle de vin principalement. Ou quelque chose de plus fort si vous avez en stock... »

Il est sérieux ? Il est sérieux. J’observe cette scène partagée entre hallucination et tendresse, ne me demandez pas pourquoi, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire une assiette avec des cuisses de poulet fumantes, des muffins, des pommes et … quatre bouteilles … Normal. Quatre bouteilles pour deux personnes … Ok.

« PIQUE-NIQUE ! »

Je sursaute, comme toute personne normalement constituée devant tant d’enthousiasme, mais sans jamais lâcher mon sourire tandis que Dimitri se laisse tomber par terre et s’assoie aux côtés du fameux pique-nique en question. J’hésite une seconde, puis finalement m’assoie à mon tour sur le sol, face à lui, en espérant que les responsabilités vont me foutre la paix ce soir. Ça, et tout le reste.
J’ai l’impression d’avoir un enfant face à moi, un grand enfant de 25 ans, et pendant quelques secondes je l’envie. Est-ce que je pourrais moi aussi avoir autant d’insouciance ? Je crois que ça ne tient qu’à moi, tout comme je ne perds pas de vue qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Ça n’est pas parce qu’il garde le sourire qu’il n’a pas lui-même ses propres inquiétudes et ses propres blessures, mais ce soir elles n’ont pas le droit de venir tout gâcher. Ni les siennes, ni les miennes. Et c’est avec un regard circonspect que je scrute les deux verres qu’il vient de remplir. PS : Vous mangez comme un sagouin Monsieur Gabrieli !

« Et si on on faisait un jeu ? Tu connais celui du Je n'ai jamais ? J'pose une question et si t'as déjà fait le truc, tu bois au moins trois gorgées. Ok ? »
« Euh … »
« J'commence ! Alors Je n'ai jamais... embrassé mon miroir ou une photo d'un acteur/actrice, comme si c'était mon mec ou ma nana. »

Au risque de me répéter … Il est sérieux ? Il est sérieux, et moi je reste un peu bouche bée je dois bien l’admettre. Un jeu à boire, c’est bien de ça dont on est entrain de parler ? Visiblement oui, et il est déjà à fond dedans. Je suis un peu réticente c’est vrai mais une petite voix dans ma tête me fait comprendre que je devrais lâcher prise et me laisser aller, que j’en ai besoin, alors je me laisse prendre au jeu, lui offre un sourire en coin tout en soupirant et attrape un Muffin dans lequel je croque une bouchée avant de le reposer dans l’assiette dans l’optique de le reprendre plus tard.

« Juste pour ton information : Je ne bois jamais ou presque et par conséquent je tiens très mal l’alcool … »



« Par Merlin, je suis la femme la plus ennuyeuse de la terre. »

Mains sur le visage, yeux fermés et rire nerveux, avant de plonger mes doigts dans mes cheveux et de regarder le plafond une seconde.

« Bon. Bref. »

Concentration sur sa question, c’est factuel, mais vais-je être honnête ? Déjà il faut se replonger dans des souvenirs qui commencent à remonter et merci pour le coup de vieux mais … Aller, ose ma fille ! Et assume. Donc oui, j’attrape le verre qu’il m’a servi et en boit trois gorgée avant de faire une belle grimace quand le liquide coule dans ma gorge.

« Aoutch. »

Et ouais, t’as plus 20 ans, même si à 20 ans tu aurais eu exactement la même réaction. Depuis combien de temps je n’ai pas vu une seule goute d’alcool ? Il m’arrive de boire du vin à table pour les grandes occasions tel Noël ou le 1er de l’an, et il y a eu la fête de départ de Victoria aussi, mais ça n’était clairement pas dans ce cadre ci. Enfin revenons en au fait, parce que je ressens ce besoin pressant de me justifier quand le rouge me monte aux joues et que Dimitri se marre comme une dinde.

« Oui ! Je sais. Sache que je n’assume pas du tout et que ça m’étais totalement sorti de la tête mais ça m’est arrivé, une fois, et je me suis sentie tellement ridicule si tu savais … »

C’est ça de rester la tête un peu trop dans les bouquins et de n’avoir aucune expérience avec les garçons … Je n’étais pas du genre Queen B, loin de là même, alors … Bon.

« C’était un acteur du monde Moldu mais j’en tairais le nom si tu n’y vois pas d’inconvénient. »

Et c’est surtout que la joueuse n’a pas la moindre idée de qui ça pourrait être mais chut, on s’en fiche !

« J’avais 13 ou 14 ans si mes souvenirs sont bons, pour ma défense. On n’arrête pas de faire des choses ridicules à cet âge là, le cerveau n’est pas encore totalement fini. Bon ça se ressent plus chez les garçons mais quand même. »

Et bim ! Un peu de sexisme pour la route, tout en reprenant une bouchée de Muffin d’un air détaché. Maintenant réflexion : Trouver un truc pour le faire boire … C’est moi où on est en pleine crise d’adolescence tous les deux ? Débranche je te dis ! Oui, pardon.

« Je n’ai jamais … fricoté avec un/une élève. »

C’est le retour de l’attaque personnelle !!! Mais toujours avec le sourire, un grand sourire narquois même.

« T’inquiète pas pour ton contrat, de toute façon le château est bouclé et tu ne pourras pas sortir donc on ne peut pas te mettre dehors. »

Et de toute façon étant donné les relations du Directeur lui-même, ça serait prodigieusement hypocrite de notre part ! Ça ne veut pas dire que je tolère, mais bon, je ne mettrais pas mon nez dans la vie des autres tant que les personnes concernées sont adultes et consentantes. On est bien d'accord que tout ce qui se passe dans cette pièce reste dans cette pièce, n'est ce pas ?
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MessageSujet: Re: Have a break. Have a Kit Kat ▬ Dimitri   Jeu 30 Avr 2015 - 10:53

Que sont-elles devenues
les mobylettes flinguées,
les premières boîtes de nuit
de quand on a quinze ans,
quand on vivait le temps
où rien n'était docile.
©️Saez – Que sont-elles devenues.



Nous retournons à nos 15 ans, le temps où tout semblait possible et où tout semblait facile. Il n’y a pas de question d’avenir, pas de problème en vue, juste la vie, les sourires et un bon moment entre deux collègues. Un peu d’alcool, un jeu stupide qui ne demande aucun taux de QI particulier, un peu de nourriture et nos esprits d’adolescents, et c’était partie pour une soirée où nous décrochions totalement avec cette dure réalité qui semblait nous coller comme une ombre. Ou plutôt, comme un vieux pansement collé à une plaie. Il ne se décroche pas et en plus de ça, c’est douloureux. J’aimerais que Katherine soit avec nous, elle et son accent reflétant le Soleil d’Espagne. Elle et son cœur aussi large q’un pays entier. Elle et sa joie, sa vie, son souffle qui aujourd’hui encore, m’apporte guérison et bien être. Lorsque je me sens hors du temps, incapable et impuissant, c’est elle qui me fait me sentir à ma place. A coup de regard de braise et d’insulte hispanique. Elle est devenue une sœur et si je donnerais un rein pour elle. J’ai une pensée pour elle qui, du fond de son lit, tremble de fièvre, espérant que la lotion d’Helland soit efficace. Je me promets que cette nuit, je la passerais avec elle, quitte à dormir à même le sol. Ce genre de détail dont je me fou un peu.

Je me demande comment Phaedre se comporterait à ce genre de soirée, si elle accepterait d’y participer, de se laisser aller. Je me demande même comment est ma sœur … heureuse. Est-ce qu’il lui arrive de l’être ? La seule fois où j’ai cru déceler en elle une étincelle de joie profonde, ce fut lorsque je lui ai offert Céos. Le choix du prénom ne me surprend pas, mieux, il me fait sourire. Peut-être qu’un jour je réussirais à lui arracher un rire, un vrai. Quelque chose de profond et de clair, qui exprimerait enfin une liberté d’être, d’exister. Peut-être qu’un jour je réussirais ce qu’un frère est censé réussir avec sa sœur.

Puis Ismaelle, en face de moi. Avec ce vide au creux d’elle, un trou béant qui ne sera probablement pas comblé avant de nombreuses années. Que connais-je d’elle ? Pratiquement rien, si ce n’est que cet accident et ce malheur qui s’est abattu sur elle. Non, tout bien réfléchis, je ne connais presque rien de qui elle est, pourtant je me retrouve ici, en face d’elle à jouer à un jeu stupide d’ados, riant comme un grand con que je suis, faisant le guignol. Comme d’habitude. Nous nous sentons le cœur léger, la tête et les esprits clairs. Ça fait du bien. Un putain de bien. Trois mois plutôt je n’aurai jamais imaginé qu’elle et moi puissions être assit ici, autour d’alcool et de nourriture, oubliant nos âges respectifs.

Nous en sommes là, à attendre de voir qui va boire ou non à la question : Je n’ai jamais embrassé un miroir ou une photo d’un acteur/une actrice, comme si c’était mon mec ou ma nana.
D’ailleurs, Ismaelle a l’air surpris de mon initiative mais je n’en tiens pas compte, attendant qu’elle réfléchisse. Je la regarde prendre son muffin tandis que de mon côté, je croque dans une cuisse de poulet. Maaaah ché bon.

« Juste pour ton information : Je ne bois jamais ou presque et par conséquent je tiens très mal l’alcool … »

Moment de silence alors qu’un doux sourire s’esquisse sur mes lèvres, amusé. Ah ouais…

« Par Merlin, je suis la femme la plus ennuyeuse de la terre.
- Tu sais que c’est exactement le genre d’information qu’il faut éviter de me dire ? Et t'inquiète Ismaelle, on va te débrider tout ça !»

:ga: Elle va être bourrée la n’Ismama !

Je lui lance un regard plein de malice et mon sourire est grand ! Ca va, je ne vais pas non plus la pousser au coma éthylique mais je me dis que de la voir un peu plus détendue serait sacrément marrant. Tout dépendra de ce qu’elle voudra elle ! Mais la soirée promet…

« Bon. Bref. »

Je ne m’attendais clairement pas à voir Ismaelle faire la même chose. Elle grimace sous l’effet de l’alcool et j’éclate de rire. Je me marre comme un gosse parce que … Ismaelle c’est pour moi l’incarnation de la pureté, genre la sainte vierge marie du bon dieu – on exagère je saiiiiis -, la femme qui est la plus sobre et je sais pas en fait. J’en ai oublié que nous avons tous eu une jeunesse. Et lorsque je la vois rougir un peu…

- C’est pas vraiiiiiii !

J’ai un grand sourire taquin que je lui accorde sans retenue. J’imagine Ismaelle avec 15 ans de moins, embrassant un vieux poster que nous pouvions trouver dans nos magazines d’ados et j’éclate un peu plus de rire.

« Oui ! Je sais. Sache que je n’assume pas du tout et que ça m’étais totalement sorti de la tête mais ça m’est arrivé, une fois, et je me suis sentie tellement ridicule si tu savais …
- Faut pas ! On est tous passé par là, ça arrive même aux meilleurs ! Qui était l’heureux élu ?
- C’était un acteur du monde Moldu mais j’en tairais le nom si tu n’y vois pas d’inconvénient. »

Cela me ramène à ma propre expérience où j’embrassais ces magazines peuplés d’actrices dont j’étais persuadé qu’elle deviendrait les femmes de ma vie… Ah, ça remonte à « si loin ». J’en serais presque nostalgique.

« J’avais 13 ou 14 ans si mes souvenirs sont bons, pour ma défense. On n’arrête pas de faire des choses ridicules à cet âge là, le cerveau n’est pas encore totalement fini. Bon ça se ressent plus chez les garçons mais quand même. »

Je grimace en un sourire. Elle me touche en plein cœur là, c’est mal de faire des clichés et des généralités comme ça ! En même temps… Nous avons montré un tas de fois qu’on n’était pas tellement finit à 18 ans alors que les nanas sont déjà là, à se poser sur un avenir ou je ne sais quoi d’autre. Je sais bien que c’est lancé sur un ton taquin et c’est bien pour ça que je souris, que je ris, avec légèreté, tout en croquant un nouveau morceau de poulet. On est bien là, quand même.

« Je n’ai jamais … fricoté avec un/une élève. »

....

« T’inquiète pas pour ton contrat, de toute façon le château est bouclé et tu ne pourras pas sortir donc on ne peut pas te mettre dehors. »

Je me suis suspendu dans mon geste et pince les lèvres. Ouais, c’est délicat… Bon, j’ai toujours fait en sorte de ne pas trop m’exposer à la vue des Enseignants et des autres élèves lorsque je menais ma petite parade de l’amour, afin de charmer quelques jeunes étudiantes. Eh, je fais toujours en sorte à ce qu’elles soient majeur, j’ai pas tellement envie de me retrouver avec une accusation de détournement de mineur sur le dos… Et vu qu’on ne sait jamais de quoi est capale une personne, j’essaie de ne pas prendre de risques. Par contre, il est clair que j’en ai profité durant de nombreux mois à charmer et coucher avec des élèves, je l’avoue. Je pense bien évidemment à Riley mais pour elle, tout est différent. En plus, c’était pendant les vacances donc ça ne compte pas !

- Arf…

Assume, c’est toi qui as choisi jeu…
Je bois trois gorgées d’alcool et grimace en secouant la tête. Ah, ça fait du bien par là où ça passe, j’vous le dis. Heureusement que je ne dois pas boire une gorgée pour chaque fille avec qui j’ai couché et/ou charmé, sinon je me trouverais rapidement bourré.. mais ça je ne vais pas lui dire, elle commence à bien m’aimer, j’vais pas tout gâcher :gla:

- Ne me regarde pas comme ça ! Je ne ferais aucun commentaire sur les noms.

« Les »… Oops.

- Ouais bon d’accord, c’est arrivé plusieurs fois mais… je lève ma main droite, plein d’honneur. J’ai toujours fais en sorte qu’elles soient majeurs, promis !

Elle s’en fou peut-être un peu et j’ai pas à me justifier mais quand même, j’ai pas envie qu’elle me voit comme un gros pervers qui adorent se taper des petites étudiantes. Je suis plein de défaut, je suis le premier à le dire mais j’ai toujours fais tout ça avec leur consentement, manquerait plus que ça que j’sois… ouais bref. Dégueu. Je veillais toujours à arrêter les fréquentations lorsque je sentais qu’il y avait un réel attachement et je suis conscient d’avoir laissé quelques dégâts derrière moi mais c’était pas dans un but … enfin, c’était pas pour être méchant. Je suis juste un charmeur, voilà.
Je continue de la regarder en croquant dans mon morceau de poulet, un air mignon sur le visage. Je déglutis avant de lui dire, tout en sortant mon sourire colgate.

- Il ne faut pas m’en vouloir tu sais ! Ce n’est pas de ma faute si Dame Nature nous a offert sur cette planète de jolies femmes comme vous !

Charmeur ? Absolument pas. Ou juste un peu mais cette fois, ça n’est sans aucuns arrières pensées, loin de là. C’est simplement pour blaguer, parce que c’est la meilleure chose que je sais faire sur cette planète, c’est de raconter des conneries aussi grosses que moi et je sais à quel point Phaedre en est désespérer, mais que voulez-vous… On ne se refait pas !
Je claque des mains en les frottant l’une contre l’autre, amusé.

- Alors, alors, qu’est-ce que je vais bien pouvoir te poser comme question…. Hum

Je me prends le menton entre mes doigts avant de me gratter la joue dont ma barbe commence à repousser. Ca fait même pas deux jours que j’me suis pas rasé que c’est déjà là. Là aussi, ça déplait à Phaedre, elle préfère quand je suis rasé de près. Foutu bonnes manières et éducation de mormons. Pardon frangine, c’est pas contre toi.

Je réfléchis intensément quelques secondes puis je relève la tête vers Ismaelle, a qui j’offre mon plus beau sourire :

- Je n’ai jamais… surprit un ou une élève entrain de faire ses petites affaires dans un endroit du château ?

Non Enzo, ça n’est pas une attaque personnelle de la part de ta tante, mais c’était soit ça, soit la question « Je n’ai jamais couché avec un collègue dans ce château » et je suis pas sûre que n’Ismama soit prête à raconter une histoire triste alors qu’elle s’amuse pour une fois ! Mais promis, j’la lui pose plus tard histoire de bien casser l’ambiance *out*

Ceci était un message de la Fédération des Doubles Personnalités.

Il faut être réaliste : Les gamins sont en pleines pubertés, leurs hormones sont en constantes ébullitions et ils restent enfermés durant 10 mois avec des personnes qui, potentiellement, éveillent leurs sens… Et je parles même pas de nous adultes où, ici aussi il faut être honnête, les choses deviennent compliqué lorsque vous avez des personnes aussi charmantes autour de vous…

- Et je veux les noms ! Fais pas la pudique, on le sait tous que les profs aiment bien parler des élèves et les charrier !
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MessageSujet: Re: Have a break. Have a Kit Kat ▬ Dimitri   Sam 2 Mai 2015 - 22:04

J'en plaisante, je tourne ça à la dérision mais je pense qu'on a tous les deux conscience de ne pas avoir le même point de vue sur la question. Je suis peut être un peu trop vieux jeu, trop rigide, mais ça n'est simplement pas dans mes mœurs et j'ai un peu de mal à comprendre que ça puisse être dans celui des autres je l'admets. Cela étant je ne vois pas Dimitri comme un immonde pervers qui détourne des enfants, loin de là ! On ne se connait pas depuis très longtemps mais je sais qu'il n'est pas comme ça et puis au risque de me répéter – même si je ne le vois pas comme un gamin pour autant – il est jeune. Certains des élèves sont sinon plus vieux au moins à peine moins âgés que lui alors pour mon esprit puritain on va dire qu'il va pêcher dans ses eaux là …

« Arf… »

Et oui, arf. Je ne peux pas m'empêcher de rire en voyant son expression mais il ne se défile pas et s'enquille les trois gorgées réglementaires sans broncher malgré une belle grimace.

« Ne me regarde pas comme ça ! Je ne ferais aucun commentaire sur les noms. »
« Très sincèrement ça m'arrange ... »

Les noms ? J'aurai du m'en douter mais je vais faire comme si je n'avais rien entendu, comme si mon esprit ne se disait pas immédiatement que la liste est sans doute impressionnante. Pourquoi j'ai lancé ce sujet moi au juste ? C'était totalement stupide.

« Ouais bon d’accord, c’est arrivé plusieurs fois mais… J’ai toujours fais en sorte qu’elles soient majeurs, promis ! »
« Pas de détails par pitié. »
« Il ne faut pas m’en vouloir tu sais ! Ce n’est pas de ma faute si Dame Nature nous a offert sur cette planète de jolies femmes comme vous ! »
« Arrête ton char, Ben Hur. Ça ne fonctionne pas avec moi ça ! »

Et j'éclate de rire devant son magnifique sourire Colgate qui a effectivement du en charmer plus d'une. Il a l'attitude, j'imagine qu'il sait parfaitement s'y prendre et qu'il était du genre petit branleur-charmeur à l'époque où il était élève. Un peu comme un certain Mateo Vargas, au hasard … Il claque des mains, je sursaute dans un réflexe stupide mais attrape à nouveau le muffin et croque une nouvelle bouchée alors qu'il semble réfléchir.

« Alors, alors, qu’est-ce que je vais bien pouvoir te poser comme question…. Hum… »

Je n'aime pas cette moue concentrée … J'aime encore moins ce grand sourire satisfait … Rappelez moi pourquoi j'ai accepté de jouer à ce jeu déjà ?

« Je n’ai jamais… surprit un ou une élève entrain de faire ses petites affaires dans un endroit du château ? »
« Oh ... »
« Et je veux les noms ! Fais pas la pudique, on le sait tous que les profs aiment bien parler des élèves et les charrier ! »
« Ça c'est pas faux. »

Je me souviens encore de la petite discussion que j'avais eu avec Jeremiah, dans ma Cabane, à ce sujet. C'était très … comique, je dois bien l'admettre. Les élèves ne se gênent pas pour parler des élèves, pourquoi est ce qu'on s'en priverait ? Parce qu'on est adultes et responsables ? C'est ça oui …

Toujours est il que je lâche un soupir tout en secouant la tête, mi-amusée mi soulagée, et regarde le sol un instant avant de me mettre à rire. Il a tapé en plein dans le mille et je ne sais pas si c'est étonnant ou non. Est ce que ce genre de choses arrivent régulièrement ? Je n'ai eu aucun mal à me rendre compte au fil du temps passé ici à enseigner à quel point ces jeunes sont … Comment dire ça … concernée par la chose. Combien de fois est ce que j'ai appris des choses que j'aurai préféré ne jamais savoir ? Un nombre incalculable. C'est vrai que je me targue d'être disponible pour les élèves, que ce soit pour les cours ou d'un point de vue personnel, mais quand l'un d'entre eux débarque pour me parler de ses histoires de cœur c'est … Voilà. D'un autre côté je les comprends, ici ils n'ont pas leurs parents et c'est parfois des sujets qu'on évoque avec eux pour y voir plus clair. Ici les figures parentales c'est nous, les adultes, que l'on soit Prof ou autre.

Parler est donc une chose, mais surprendre la jeunesse en plein émoi – oui je sais, c'est beau ce que je dis – en est une autre et petite veinarde que je suis ...

« Quand faut y aller ... »

J'attrape donc le verre et boit trois gorgée supplémentaire en me maudissant intérieurement d'être rentré dans ce jeu. D'un autre côté je suis bien contente d'être là, je m'amuse, c'est un fait. Ça brule, je grimace, et j'ai honte de l'admettre mais j'ai l'impression que ça me monte déjà à la tête … Ismaelle, tu crains ! Bref, concentration.

« C'est arrivé à plusieurs reprise en réalité … Dont une fois en ouvrant malencontreusement la porte d'un placard occupé … Par un ou une Prof et un ou une élève … Là je suis désolée tu n'auras pas de noms mais je n'ai pas spécialement apprécié l'expérience pour être tout à fait honnête. »

Avec le recul je le prends avec plus de légèreté bien sur mais ... Aileen et Logan. Voilà, vous savez tout, et vous comprenez surement pourquoi je ne peux rien dire. Ce jour là j'ai bien cru que j'allais péter un plomb, littéralement. Simple besoin de fournitures, on ouvre une porte tout à fait innocente et BOOM ! A l'époque j'étais bien plus à cheval sur mes principes que maintenant et j'ai sincèrement été choquée : Par le fait en lui même mais surtout par ce mélange Prof/Élève.

« Non mais franchement, un placard ? »

En réalité ça ne me choque pas plus que ça, disons que je suis passé au dessus depuis un moment et j'ai bien compris que ce genre de petits endroits exigus étaient propices à ce genre de petites affaires. Je ne me sens pas concernée, ça triste ?

« Enfin j'imagine qu'il y avait urgence ... »

Haussements d'épaules, je ne fais même plus vraiment attention à ce que je dis. Blasée ? Oui, sans doute un peu. Disons que ça n'est pas le sujet de conversation le plus passionnant du monde que de parler de la vie privée voir intime des autres.

« Sinon j'ai surpris Kyle et Enzo en flagrant délit de fin de nuit, sur le canapé, dans ma Cabane. »

Pourtant cette fois j'éclate de rire en visualisant la tête du jeune Gryffondor sorti en catastrophe juste après pour me rattraper, un peu trop à l'étroit dans le T-shirt de sa moitié, premier morceau de tissus à portée de mains j'imagine … Non, je ne préfère pas imaginer.

« J'ai rien vu que je ne voulais pas voir, évidemment, mais à mon avis ça s'est joué de peu … Ahum. Ils étaient bien confort là dessus, comme deux bienheureux entrain de dormir. »

A l'abri sous un plaid, plaid que je n'ai plus jamais vu de la même manière depuis ce jour là soit dit en passant.

« T'aurais vu l'état de la Cabane … un bordel sans nom et je ne veux même pas savoir ce qu'ils ont fait ni où. Attention l'excuse du siècle : Il s'est mis à pleuvoir, on avait peur d'attraper la grippe. »

Kyle. Rouge comme une pivoine.

« Pour rappel, il y a un Loup-Garou dans le lot et ça ne tombe jamais malade ces bêtes là. En tout cas pas d'une grippe. J'te jure … t'aurais vu leur tête ... Et la mienne ! »

C'est ce jour là que je leur ai annoncé que j'attendais un enfant, complètement submergée par une vague d'émotions incontrôlables probablement due aux hormones. Ma gorge se serre un peu, mon estomac se noue et mes yeux fixent le vide pendant un instant très bref et je relève la tête vers mon collègue, un sourire discret sur les lèvres.

« C'est son anniversaire demain. »

Je ne sais pas pourquoi je lâche ça, comme ça de but en blanc, mais je me ressaisie rapidement et claque mes paumes sur mes cuisses pour nous sortir tous les deux de ce malaise que je viens de créer. On n'est pas là pour penser aux choses qui font mal, au contraire, on est là pour les laisser de côté l'espace d'un instant. On en a tous besoin.

« Je n'ai jamais … Je n'ai jamais été arrêtée par la police. »

Allez vas-y, livre moi ton passé de délinquant juvénile !
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MessageSujet: Re: Have a break. Have a Kit Kat ▬ Dimitri   Jeu 7 Mai 2015 - 23:20

« Ça c'est pas faux. »
 
Bien évidemment que ça ne l’est pas. Quel prof n’a jamais parlé sur un élève, une moquerie ou autre chose ? Aucun. J’suis le premier à le faire et je l’avoue, même si c’est pas très pédagogue, il m’arrive de rapporter quelques petites perles à Katherine lorsque je corrige des copies et que j’y trouve de véritables trésors. Bien évidemment, je me fais engueuler parce qu’on touche pas à ses enfants mais ça ne m’empêche pas de continuer dès que l’occasion se présente. J’suis moqueur ? Un peu. Mais c’est pas comme si je laissais les gamins dans leur merde non plus.  
 
Ismaelle regarde le sol quelques instants, me laissant en plein suspens, pour finalement éclater de rire. Je pense que c’est ce qu’on appelle un souvenir fulgurant ? Mon sourire s’élargit. Alors, va-t-on avoir le droit à des petits détails croustillants sur la vie des élèves dans ce château ? Ça va, ce soir on a 15 ans, on a le droit de se lâcher et de s’la jouer bonne copine. Ouais, j’suis la bonne copine d’Ismaelle. La pauvre, c’est pas avec ma sœur qu’elle fera des soirées pyjama… Quoi que. Et si j’utilisais un sort ou une potion pour l’y aider ? Non, elle me tuerait. C’est pas comme si je n’avais pas déjà risqué ma vie une fois hein.
 
« Quand faut y aller ... 
- Aaaaaaah ! T'as assisté à un cours de Bio en liiiive ! »
 
Bingo ! Je claque dans mes mains en geste de victoire, murmurant un « Yes ! » bien assumé alors qu’elle boit ses trois gorgées respectives. J’adore ce jeu et elle va être pompette d’ici peu, alors ça sera encore plus marrant. Elle grimace encore mais c’est normal, d’ici deux ou trois nouvelles gorgées, elle ne sentira plus rien. Bon, il va de soi que je veillerais à ce qu’elle n’abuse pas. Je n’ai pas envie qu’elle nous fasse un coma éthylique, surtout pour la première soirée passée ensemble.
Elle se concentre et pendant qu’elle parle, j’entreprends de remplir de nouveau son verre et un peu le mien, sourire aux lèvres.
 
« C'est arrivé à plusieurs reprise en réalité … Dont une fois en ouvrant malencontreusement la porte d'un placard occupé … Par un ou une Prof et un ou une élève … Là je suis désolée tu n'auras pas de noms mais je n'ai pas spécialement apprécié l'expérience pour être tout à fait honnête. »
 
Arf. Je claque la langue contre mon palais en secouant la tête, presque déçu. Dommage, j’aurai bien aimé aller me foutre de la gueule du prof qui a osé faire ça. Tant que c’était pas moi, c’est pas trop grave. Bon, ça aurait pu être le cas même si j’prends mes précautions généralement et je crois que si elle m’avait découvert moi, on en serait peut-être pas entrain de jouer les adolescents à cette heure-là. Ahem. Ca n’empêche pas que j’éclate de rire alors qu’elle semble se remémorer ce souvenir.
 
« Non mais franchement, un placard ? 
- Eh on dirait pas hein mais c’est vachement intime. Et puis tu es à l’étroit, ça émoustille plus vite. »
 
Je ricane, amusé, même si je suppose qu'elle n'a pas du rire sur le coup. Personnellement, je crois que j'y aurai mis la gomme si c'était moi qui les avait trouvé. Et bordel, c'est frustrant de pas avoir les noms. Peut-être que lorsqu'elle sera un peu plus pompette, j'pourrais retenter ma chance !

« Enfin j'imagine qu'il y avait urgence ... »

J'acquiesce avec un sourire vague en repensant à mon étreinte avec Victoria, spontanée et surtout absolument pas imaginée. Ce que je veux dire c'est que pas un seul instant je ne me serais vu entre ses bras ou ailleurs. Bref. Ce n'est plus qu'un souvenir désormais. Que je ne regrette pas certes, mais.. bref.

« Sinon j'ai surpris Kyle et Enzo en flagrant délit de fin de nuit, sur le canapé, dans ma Cabane.
- … Non de dieu ! Tu déconnes ?! »

Non, elle ne plaisante pas puisqu'elle éclate de rire alors que moi j'ai les yeux ronds comme des soucoupes. Bordel. Ryans et son p'tit ami, dans son canapé à elle ? Les gars vous avez un sacré culot. J'suis admiratif à tel point que l'éclat de rire d'Ismaelle est communicatif. J'imagine leur tête à tous les deux après avoir été surprit... Même si en écoutant Ismaelle, c'était la fin d'une nuit agitée. Seulement ce genre de situation laisse entrevoir ce qu'il s'est passé avant et.. OUAIS NON STOP. IMAGE. STOP.

« J'ai rien vu que je ne voulais pas voir, évidemment, mais à mon avis ça s'est joué de peu … Ahum. Ils étaient bien confort là dessus, comme deux bienheureux entrain de dormir. 
- Sans blague ! Après l'effort, le réconfort. »

Dixit celui qui croque comme un bien heureux dans son morceau poulet ! Même si en soit j'ai pas fais tellement d'effort à part celui de lever le coude.

« T'aurais vu l'état de la Cabane … un bordel sans nom et je ne veux même pas savoir ce qu'ils ont fait ni où. Attention l'excuse du siècle : Il s'est mis à pleuvoir, on avait peur d'attraper la grippe. »

Et j'éclate de rire, c'est plus fort que moi. C'est quoi cette excuse bidon ? C'est juste magique. Remarque dans la précipitation et la honte du moment, j'suis pas sûr qu'on soit tous muni d'un cerveau hyper réfléchi. Moi même j'me suis retrouvé dans des situations à bredouiller des excuses sans queue ni tête. J'aurai donné n'importe quoi pour voir leur tête à tous les deux... mais aussi la sienne à elle, qui je suis sûr, promettait d'être un pur moment de bonheur.

« Pour rappel, il y a un Loup-Garou dans le lot et ça ne tombe jamais malade ces bêtes là. En tout cas pas d'une grippe. J'te jure … t'aurais vu leur tête ... Et la mienne ! »

Eh bah tiens, qu'est-ce que je disais !

- J'aurais donné n'importe quoi pour te voir !

Grand sourire aux lèvres et je ne tique pas sur le Loup-Garou puisque nous sommes tous au courant, en tant qu'Enseignant. Et j'ai déjà eu … vent de quelques informations à ce sujet par rapport à Phaedre est c'est un souvenir que je préfère ne pas ressasser. C'est loin derrière, du passé et c'est terminé alors passons à autre chose.
Nos rires s'atténuent au fur et à mesure, alors que je m'installe plus confortablement. Je ramène mon genoux vers moi, y pose mon bras tenant le verre entre ma main, alors qu'Ismaelle ne lâche pas son sourire qui se fait plus discret malgré tout. Son regard reste fixé dans le vide et durant un instant, je la contemple. Je me rends compte que je n'ai jamais eu l'envie de la séduire ou de l'avoir dans mon lit, comme si c'était un peu inconcevable d'imaginer ça avec elle. Peut-être parce qu'elle a toujours dégagé un truc particulier, à mes yeux. C'est une très jolie femme, il faut dire ce qui est. Typée, quelque chose d'exotique sur son visage qui la rend plus séduisante qu'une autre. Mais je sais pas, j'suis incapable d'avoir envie de l'approcher de cette manière.

« C'est son anniversaire demain. »

Moment de silence, moment de gêne, je l'avoue. Parce qu'il ne faut pas oublier que ce gosse n'est pas encore revenu au château. Enzo, je parle. Pas de nouvelles, ni de signe de vie. Rien. Mon sourire s'efface un peu alors que mon esprit gamberge vers lui. Où est-ce que tu es, désormais ? J'espère que tu es en vie, que vous êtes tous les deux en vie. Qu'est-ce qu'on est censé foutre en tant qu'enseignants ? Attendre. Patiemment... Connerie.

Le claquement de ses paumes sur ses cuisses me fait revenir brusquement à la réalité, me forçant à relever le regard sur elle. Je lui souris alors qu'elle tente de reprendre contenance. La soirée était bien partie pour être seulement un instant de détente mais ça n'exclue le fait que je la laisserais se confier si elle en ressent l'envie. Je sais que j'suis un gros comique qui raconte que des âneries, mais je sais être l'oreille à l'écoute, quoi qu'il arrive et quelque soit le sujet. Pourtant, elle ne semble pas vouloir s’épancher sur le sujet, chose que je respecte complètement.

« Je n'ai jamais … Je n'ai jamais été arrêtée par la police. 
- Aoutch ! Décidément tu frappe là où ça fait le plus mal ! »

Parce que là ouais... y a clairement de la matière. Mais avant tout, je lève mon index pour lui faire signe d'attendre quelques instants. Je prends un muffin, saisit ma baguette entre mes doigts et y fait apparaître une petite bougie allumée, dont la flamme vascille légèrement lorsque je dépose le gâteau entre nous deux, un léger sourire aux lèvres.

- Pour son anniversaire. Le temps qu'il puisse le fêter dignement ici.

Je me montre rassurant, ne la lâchant pas du regard, mes lèvres toujours tirées dans un sourire léger et peut-être un peu timide. Peu importe, ce geste est important car c'est une manière de montrer que nous pensons à lui, quoi qu'il arrive. Je ne m'attarde pas plus sur le sujet, ne voulant pas briser l'ambiance qui a si bien commencé. Je sens Ismaelle détendue, souriante et … plus vivante que jamais. Plus qu'elle ne l'a été depuis que je l'ai vu, du moins. Je ne veux pas gâcher ça.

Alors je bois trois gorgées, un sourire malin sur les lèvres. Je grimace légèrement, l'effet commence à s'estomper. C'est bon signe. OU PAS !

- Heureusement que je ne bois pas une gorgée à chaque fois que c'est arrivé sinon je serais fin saoul ! Même si ça risque d'arriver malgré tout.

Ouais mais là... Arf. Je me souviens parfaitement de ma première galère de gosse un peu trop dur, marqué par l'absence d'un père qui s'amuse à se tirer puis revenir. Je dépose mon verre sur le sol avant de m'étirer, grand sourire aux lèvres.

- Bon j'suppose que j'peux pas m'en tirer sans explication ? J'avais … 10 ans.

Première chose. Quand j'y repense... Ma mère m'en a décollée une grosse. Puis s'est mise à pleurer. Elle commençait déjà à très mal vivre l'absence de mon père, c'était d'ailleurs un an avant qu'elle ne prenne la décision de tout arrêter et de déménager en France avec moi. Il ne l'a pas suivit, son cœur non plus. Le sien a été détruit.

- On revenait d'un anniversaire de gosse, avec un copain à moi. Il était assez influençable et quand j'y repense, j'ai honte de l'avoir entraîné là dedans. Ahem. Bref. Donc, j'ai volé des ballons à cet anniversaire et des tubes de peintures. Puis, on a vu deux bagnoles de flics garés devant un supermarché.

Grand sourire de ma part alors que je me replonge dans ce souvenir qui malgré tout, reste agréable.

- Du coup j'me suis dis : Qu'est-ce que ça ferait si on jetait des ballons pleins de peinture sur les voitures des forces de l'ordre ? Et c'est ce qu'on a fait. Comme de joyeux lurons. Comme deux gamins inconscient... Qui se sont fait la malle en courant comme si on avait la mort aux trousses.

Je crois que j'ai jamais couru aussi vite de toute ma vie ! Je me revois encore, en short, sur les pavés anglais, entrain de courir comme un dératé, un sourire aux lèvres. Jusqu'à ce que je me fasse choper et que je me prenne un savon bien mérité. Même si à l'époque, je m'en foutais.

- Le pire c'est que ça m'faisait rire. Bon, ma mère beaucoup moins. Mais promis, j'ai pas fais que des conneries... Ou presque ?

Ouais, presque. Parce que des conneries, j'en ai fais un tas. Je pourrais faire un bouquin rien que sur ça et si Rina n'était pas partie si vite, je crois qu'elle aurait pu en faire avec moi. Parce que ouais, on l'sait pas, mais avant c'était une délinquante. D'ailleurs, notre premier contacte a été une magnifique droite dans ma si belle gueule.

- Allez à moi ! … Puisque tu as l'air quand même plus vicieuse qu'on ne le croit … grand sourire de ma part avec un regard taquin. Je n'ai jamais couché avec un collègue ?

Sauf que tu ne sais pas qu'encore une fois, tu fous les pieds dans le plat, comme un demeuré.
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MessageSujet: Re: Have a break. Have a Kit Kat ▬ Dimitri   Dim 10 Mai 2015 - 12:10

« Aoutch ! Décidément tu frappe là où ça fait le plus mal ! »
« Toujours. On appelle ça l'instinct féminin. »

Est ce que j'en suis réellement doté ? Très franchement … Je n'en suis pas sur. Je crois qu'en fait je ne me suis jamais réellement sentie, ressentie, comme une femme. Je ne me considère pas comme un homme non plus et je n'ai – à ma connaissance – pas de soucis d'identité mais je crois qu'à mes yeux je suis simplement … un être humain. C'est grave Docteur ? Parfois je me pose sincèrement la question, je me demande si je suis normale et puis je finis par me dire que oui, je suis tout ce qu'il y a de plus normale. Je ne me suis jamais déguisée en Princesse, je n'ai jamais rêvé du Prince Charmant et j'ai pris l'habitude de m'occuper de moi même sans attendre que quelqu'un d'autre le fasse, c'est tout, mais ça n'est pas vraiment le sujet de cette discussion. Le sujet c'est Dimitri et sa jeunesse pleine de conneries visiblement. C'est marrant, j'ai l'impression qu'il s'est « calmé » ces derniers temps ou alors peut être que ma vision de lui s'est simplement un peu plus centré sur qui il est réellement ce qui serait totalement possible puisque je ne peux pas prétendre le connaître. Un peu, certes, mais pas au point de pouvoir affirmer ou infirmer quoi que ce soit le concernant. Une chose est sure j'apprécie sa présence, réellement, et à mesure du temps qu'on peut passer ensemble, même s'il ne s'agit que d'une minute, un simple salut au détour d'un couloir, ce sentiment se renforce. Il est une bonne personne, c'est l'impression qu'il me donne en tout cas et le fait d'être aussi à l'aise avec lui me fait beaucoup de bien. Pendant longtemps j'ai eu peur de ne plus être capable de nouer de réels liens avec la gent masculine, en dehors des hommes qui me sont le plus proches et que je connaissais avant de … avant ce jour là. Aujourd'hui j'ai au moins un exemple me prouvant que ça n'est pas le cas et quelque part ça me rassure.

Un peu perdue dans mes pensées je n'ai pas vraiment réagit à ce qu'il faisait mais en baissant les yeux je tombe sur un Muffin posé entre nous deux, en son centre une bougie allumée, alors je relève la tête et le regarde intriguée, sourcils un peu froncés.

« Pour son anniversaire. Le temps qu'il puisse le fêter dignement ici. »

Ses yeux ne me lâchent pas, son sourire et surtout son geste me touchent en plein cœur alors après avoir inspiré longuement et relâché l'air tout aussi lentement je lui offre à mon tour un nouveau sourire.

« Merci. »

On ne t'oublie pas Petit Loup, accroche toi, et accroche ton frère avec toi.
Ne me fais pas ça, j'ai déjà trop perdu.
Retour sur terre, Dimitri boit ses trois gorgées et je croque un nouveau morceau dans mon Muffin, attentive.

« Heureusement que je ne bois pas une gorgée à chaque fois que c'est arrivé sinon je serais fin saoul ! Même si ça risque d'arriver malgré tout. »

Bravo.
Bel exemple pour la jeunesse Monsieur Gabrieli.

« Bon j'suppose que j'peux pas m'en tirer sans explication ? J'avais … 10 ans. »
« 10 ans ?! »
« On revenait d'un anniversaire de gosse, avec un copain à moi. Il était assez influençable et quand j'y repense, j'ai honte de l'avoir entraîné là dedans. Ahem. Bref. Donc, j'ai volé des ballons à cet anniversaire et des tubes de peintures. Puis, on a vu deux bagnoles de flics garés devant un supermarché. »
« Oh non ... »

Main sur la bouche, choquée mais pas dans le sens négatif du terme, j'imagine la scène et mon sourire s'élargit. Je n'ai jamais été du genre à faire des bêtises, tout simplement parce que j'ai passé la majorité de mon enfance coincée à l'hôpital mais aussi et surtout parce que ça n'était pas dans ma nature. Je n'ai jamais non plus fréquenté des gens comme Dimitri durant mon enfance et mon adolescence. Je ne portais pas spécialement de jugement sur ces personnes là mais j'aimais quand chaque chose était à sa place. Oui, j'étais coincée, psychorigide même par certains côté, mais il y a du mieux et puis de toute façon ça n'est pas un concours. Chacun est comme il est.

« Du coup j'me suis dis : Qu'est-ce que ça ferait si on jetait des ballons pleins de peinture sur les voitures des forces de l'ordre ? Et c'est ce qu'on a fait. Comme de joyeux lurons. Comme deux gamins inconscient... Qui se sont fait la malle en courant comme si on avait la mort aux trousses. »
« Les p'tits branleurs ! »
« Le pire c'est que ça m'faisait rire. Bon, ma mère beaucoup moins. Mais promis, j'ai pas fais que des conneries... Ou presque ? »
« N'espère même pas une seule seconde que je te crois, Gabrieli. »

Ça me fait sourire, ça me fait rire même et je n'ai pas de mal à l'imaginer courant comme un fou dans la rue du haut de ses 10 ans. Je n'ai pas connu tout ça c'est vrai mais j'ai appris à m'y faire, j'ai déjà la chance d'être en vie et ça n'est pas rien. Je n'étais pas sensé vivre alors ne pas avoir pu courir dans les rues comme si ma vie en dépendait n'est vraiment pas un gros sacrifice.

Maintenant ça suffit d'être aussi égocentrique Mlle Stoneheaven ...

« Allez à moi ! … Puisque tu as l'air quand même plus vicieuse qu'on ne le croit … »

Pardon ?

« Je n'ai jamais couché avec un collègue ? »

Trou noir. J'ai l'impression qu'on vient de m'assener un coup violent en pleine poitrine et si je n'étais pas aussi tétanisée j'aurai porté mes doigts à mon cou pour m'assurer que mon cœur, ce cœur, bat toujours. C'est un réflexe, un tic, un toc j'en sais trop rien mais c'est comme ça depuis toujours, depuis que je suis en âge de comprendre que pour vivre le myocarde doit fonctionner correctement. C'est le cas, je le sais, depuis ma deuxième greffe je n'ai plus jamais eu le moindre problème mais c'est surtout la violence des battements là dans ma cage thoracique qui me font comprendre à quel point il bat vite, trop vite … Et s'il lâchait ?

Dans ma tête circulent des flash rapides en continue, des images, des souvenirs, des choses auxquelles je m'efforce de penser le moins possible et ne plus croiser sa silhouette tous les jours aide dans le processus c'est sur mais … Mais toutes ces sensations confuses sont traitres et j'aurai aimé qu'il ne pose pas cette question. Il l'a fait, il ne pouvait pas savoir ce qu'il allait faire remonter et à aucun moment je ne ressens aucune trace de colère envers lui. Ma vision commence à se troubler, un sifflement insupportable prend forme dans mes oreilles et c'est comme si je m'enfermais petit à petit à l'intérieur de mon corps. Nausée, sueur froide, tremblements … ça suffit. Je secoue la tête et tend le bras pour attraper le verre rempli devant moi alors que sur le muffin la cire de la bougie toujours allumée commence à couler. Mes doigts se saisissent vivement et nerveusement du verre que je porte à ma bouge pour le vider cul sec avant de le reposer tout aussi vivement pour me prendre l'arrête du nez entre les doigts. Je pourrais sourire, feindre une chose urgente et m'enfuir, m'échapper de ce traquenard mais ça n'est pas ce que je fais, sans trop savoir pourquoi. Je reste quelques secondes comme ça, immobile, les yeux fermés, le temps que l'alcool se fraie son chemin dans mon œsophage et tout mon organisme. Ça me brule, j'ai la tête qui tourne, mais mes paupières s'ouvrent et mon regard se plante dans celui de Dimitri.

« Jakob était le père d'Alexander. »

Confidence pour confidence. C'est la première fois que je le formule à voix haute, je m'en rends compte, et à part Maxence personne n'est au courant de toute cette histoire. Beaucoup pensaient que c'était lui le père d'ailleurs et c'est une information que ni l'un ni l'autre n'avons démentis. Le fait est que Alexander était à moi, la chair de ma chair et qu'à mes yeux il n'avait pas vraiment de père. Un géniteur, une présence masculine de substitution, mais pas de père. Je l'aurai élevé seule, il aurait grandi avec moi entouré de pleins d'amour inconditionnel mais les choses ne se sont de toute façon pas passées comme ça et la douleur de l'avoir perdu remonte à la surface bien trop brutalement. A l'intérieur j'ai le sentiment de hurler, de bruler, asphyxiée par quelque chose de paradoxalement glacial et pourtant une nouvelle fois les mots m'échappent ...

« On n'était pas ensemble, c'est juste arrivé une fois … C'était … un accident. »

Non, ça n'était pas un accident. Il aurait pu avoir toutes les excuses du monde ça n'était pas un accident. Il aurait du pouvoir se contrôler, Lycan ou pas, et je lui en voudrais éternellement malgré l'ambiguïté de mes sentiments. Pas à son égard, j'ai rapidement occulté ce que j'ai pu ressentir pour lui à une époque suite à ça, mais à l'égard de la situation dans son intégralité. Il n'est pas un homme mauvais, je le pense sincèrement, mais ce qu'il a fait ce jour là n'aurait jamais du arriver.

Inspiration.
Expiration.

« J'suis pas du genre à … Tous ces trucs de s'envoyer en l'air avec le ou la première qui passe c'est pas mon truc, en fait j'crois que les relations peu importe leur forme c'est pas mon truc. J'en sais trop rien. J'crois que je ne suis pas faite pour ça c'est tout. J'ai pas le temps. »

C'est presque un besoin désormais, celui d'évacuer toute cette merde qui m'obstrue les voies respiratoires et m'empêchent de respirer correctement alors qu'une boule s'est formé dans ma gorge. Oppressante. Un sourire amer se dessine sur mes lèvres, un rire nerveux m'échappe alors que je regarde le sol sans vraiment le voir, puis la bougie qui se consume. N'y voyez aucun parallèle, je ne me consume pas, j'essaie juste de nager vers la surface alors que l'humidité commence à se former sous mes paupières.

« Il me faisait craquer au début. Cet espèce d'ours sorti tout droit de sa caverne … Un jour il m'a « sauvé » près du lac parce qu'une des créatures qui vivent là dedans m'avait attrapé d'un coup de tentacule et … je me suis évanouie. »

Nouveau rire nerveux, j'ai l'impression qu'il ressemble plus à celui d'une folle qu'autre chose et je ne sais pas pourquoi je laisse échapper tout ça mais il faut croire que … que c'est resté là, en moi, trop longtemps. Pourquoi Dimitri ? Je ne sais pas. Peut être parce que je me sens en confiance avec lui depuis le jour où il s'est occupé de moi quand j'ai fait ce malaise il y a quelques mois. C'est comme ça, c'est tout, et je m'en veux de me décharger une nouvelle fois de cette façon sur lui mais je n'arrive visiblement pas à faire autrement. Pourtant un semblant de calme semble revenir, je ferme les yeux à nouveau, prends un peu le temps de souffler, de faire le point, de me recentrer malgré le mélange d'émotions qui me ronge de l'intérieur, malgré tout ce que tout ça fait remonter à la surface.

Je ne me noierai pas.

« J'ai pas besoin de ça, j'ai … les enfants, les créatures, une tonne de boulot, c'est … ça me suffit. »

Nouveau soupir, les yeux ouverts, un faible sourire sur le visage et un semblant de maitrise des tremblements de mon corps alors que je tente d'occuper mes mains pour que ça ne se voit pas trop. Ça n'est pas une question de fierté, c'est simplement dans ma nature.

« Je n'ai jamais été amoureuse. »

Peut être qu'on aurait du s'arrêter là, encore une fois c'est sorti tout seul ...
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MessageSujet: Re: Have a break. Have a Kit Kat ▬ Dimitri   Jeu 21 Mai 2015 - 15:54

J’ai de nouveau réussi à la faire rire et je prends ça comme une belle victoire avec tout ce qu’il s’est passé. J’ai toujours été le p’tit rigolo de la bande et/ou de la classe et je remarque en cet instant que les bonnes vieilles habitudes  ne se perdent pas. Loin de là. Il est bon de se trouver hors du temps, hors des problèmes et surtout avec quelqu’un comme Ismaëlle. Il était difficilement imaginable qu’elle et moi puissions nous entendre comme en cet instant et j’dois dire que c’est une sacrée bonne surprise. La seule chose qui me manque ici sont des fréquentations masculines. Bon… ça n’est pas une nouveauté, j’adore être entouré de jeune femme du type Katherine, Riley voir même Ismaelle, me bichonnant comme si j’étais leur frère et ou leur meilleur pote a qui elles aiment faire des papouilles. Moi j’suis pas contre, loin de là, mais de temps en temps j’aimerai être en compagnie d’un pote, pour une bonne soirée de détente comme nous l’avons fait avec Ben’. Ca me manque ce type de moment.

Bref, concentrons-nous sur l’instant présent avec une Ismaelle qui enquille les trois gorgées en grimaçant mais avec volonté, elle joue le jeu jusqu’au bout et jusqu’ici, on s’éclate comme des gosses. Ça fait un bien fou après tous ces évènements qui nous ont un peu démontés le cerveau en pièces détachées.
Je pose ma question, un sourire amusé et taquin sur les lèvres… qui disparait peu à peu lorsque je vois le visage d’Ismaelle se figer et son regard plongé dans un brouillard qu’elle seule peut apercevoir. J’étais prêt à croquer de nouveau dans mon morceau de poulet mais je me ravise aussitôt, le déposant dans le plat avant de m’essuyer les mains dans une serviette, mon regard ne lâchant pas le sien. C’était quoi ma question déjà ? Je n’ai jamais couché avec un collègue ? Peut-être que finalement, c’était pas la bonne question à poser…

J’attends quelques secondes, pas de réaction si ce n’est que le sang quitte son visage et que je fronce les sourcils, inquiet.

- Ismaelle ? Tout va bien ?

Elle secoue la tête, mais ce que je croyais être un « non » est tout simplement un geste pour revenir à moi, à nous. Elle tend son bras, se saisit de son verre et le boit cul sec. J’ouvre grand les yeux face au récipient vide qu’elle repose à sa place en vitesse, se pinçant l’arête du nez entre les doigts. Ouais, j’crois que j’ai fait une boulette là… Et je n’ose pas l’ouvrir. Au contraire. J’me tais, continue de la regarder malgré ces quelques secondes de silence qui commencent à devenir gênante pour moi, seulement je ne veux pas la brusquer alors je patiente en silence.
Elle finit par ouvrir les yeux, je me sens un peu nerveux je dois l’avouer. Son regard se plante dans le mien, déterminé :

« Jakob était le père d'Alexander. »

Que… Quoi ? Je me redresse, lentement, sans me défaire de son regard. J’ai pas bien compris là. Si, t’as parfaitement entendu. Bordel de merde.

« On n'était pas ensemble, c'est juste arrivé une fois … C'était … un accident. »

Je reste scotché, sans ouvrir la bouche pour autant. Jakob ? Hammerschmitt ? L’Ours brun de l’école ? Merde alors. Je réfléchis à toute vitesse, du moins aussi vite que me le permet l’alcool qui commence très doucement à échauffer les neurones et je n’arrive pas à voir un quelconque rapprochement entre lui et elle, et…
T’es trop con. Vraiment trop con. Un souvenir s’impose, ce jour où je suis venu lui demander des nouvelles d’Ismaelle. Sa mine défaite, son regard sombre et son impatience bien plus accrue que de coutume. Il venait lui aussi de perdre un fils. Son fils. J’ai un mal fou à imaginer Ismaelle être « victime » de ce genre d’accident. Elle m’a l’air si prévoyante et prudente que c’est presque inconcevable pour moi qu’ils aient omît une protection quelconque…

« J'suis pas du genre à … Tous ces trucs de s'envoyer en l'air avec le ou la première qui passe c'est pas mon truc, en fait j'crois que les relations peu importe leur forme c'est pas mon truc. J'en sais trop rien. J'crois que je ne suis pas faite pour ça c'est tout. J'ai pas le temps. »

Justement. Parce que tu n’es pas de ce genre là que j’en suis encore plus surpris en cette seconde. Je ne comprends pas trop comment tout cela a pu être un accident mais à aucun moment je ne la juge ou ne cherche à réfléchir plus loin. C’est son histoire et il y a de multiples scénarios possibles, alors …
Je la laisse raconter cette histoire, à demi-mots alors que je garde le silence, me refusant d’intervenir ni de lui poser des questions indiscrètes. J’ai quand même du mal à assimiler l’information, à la comprendre. Ismaëlle et Jakob. Jakob et Ismaëlle. Woaw.

Elle sourit amèrement avant de lâcher un léger rire, un peu sec, un peu crispé. Elle ne me regarde plus depuis tout à l’heure, gardant ses yeux résolument braqués vers le bas.

« Il me faisait craquer au début. Cet espèce d'ours sorti tout droit de sa caverne … Un jour il m'a « sauvé » près du lac parce qu'une des créatures qui vivent là-dedans m'avait attrapé d'un coup de tentacule et … je me suis évanouie. »

Et ? Elle s’est évanouie, puis réveiller et boum, ça fait des chocapics ? Si Jakob lui plaisait à la base, je n’ai aucune peine à me mettre à sa place. Je trouve toute cette histoire triste en réalité. Il lui plaisait, puis il a y eu cette accident, la grosse et le décès du petit. Et maintenant le départ de Jakob… Comment le vit-elle ? Je ne sais pas si elle était secrètement avec mais en tout cas, ils n’ont jamais rien laissé paraître à ce niveau-là ou alors j’suis vraiment trop aveugle pour m’en rendre compte.
Je reste assis dans la même position et attends toujours sans dire un mot, comprenant qu’elle avait besoin d’expulser tout ça.

« J'ai pas besoin de ça, j'ai … les enfants, les créatures, une tonne de boulot, c'est … ça me suffit. »

Je ne sais pas si je peux me permettre de lui dire que je la comprends. Parce que je n’ai jamais eu d’enfants, que je n’en ai pas, par conséquent, perdu un fils ou une fille et que le fait de devenir n’est absolument pas dans mes projets. Seulement… J’ai peine à imaginer Ismaëlle sans son propre enfant. Qu’elle aille adoptée ou pas, je ne sais pas mais … Non, je n’arrive pas à l’imaginer sans un enfant, à elle. Pour elle. A qui elle donnerait tout cet amour inconditionnel et maternel. Elle aura besoin de voir son propre enfant grandir et… Ouais. Je pourrais lui dire tout ça, mais la vérité est que je n’ose pas. C’est un sujet délicat, à aucun moment je ne la prends en pitié. Certes, ça m’arrache le cœur de la savoir endeuillée par la mort de la chair de sa chair mais je sais aussi que c’est une femme de caractère qui ne supporterait probablement pas que je vienne chialer sur son sort. Elle n’a pas besoin de ça, elle me la fait comprendre cette journée où elle m’a révélée la vérité concernant son fils.

Elle sourit faiblement, je le lui rends avec plus de franchise. Lui montrant que je suis là. Je ne le dis pas, mais je me sens touché par sa confession, qu’elle me la fasse à moi. Je ne sais pas qui d’autre est au courant dans ce château mais l’histoire qu’elle vient de me raconter est une preuve de confiance éloquente, plus qu’évidente.

- Peut-être qu’un jour, tu changeras d’avis. En attendant, tu as le temps. Tu dois aussi penser à toi, de ce que me dit ce jeu c’est que tu as tout un tas d’année de jeunesse à rattraper !

Petit clin d’œil taquin et gentillet, essayant de détendre un peu l’ambiance.

« Je n'ai jamais été amoureuse. »

Cette fois, c’est moi qui me raidis sans m’en rendre compte. J’hésite quelques secondes, sentant mon sang se glacer mais je garde un sourire un peu… jaune et triste à la fois.

- C’est une affirmation ou une question dans la continuité du jeu ?

Ou peut-être les deux ? Bien évidemment… Je pourrais la prendre comme une affirmation et de refuser de jouer, de répondre. Parce que je n’en ai jamais parlé à personne et que, même si la situation est bien moins grave que la sienne, j’ai toujours du mal à digérer la chose, surtout lorsque j’y repense. Seulement, elle a fait preuve d’une grande franchise mais aussi de confiance envers moi, mais surtout elle ne s’est pas défilée. Pas à un seul moment elle ne l’a fait.

Je tends mon bras et finit mon verre à mon tour, d’un cul sec avant de le reposer sur le sol en le claquant, réprimant une grimace et en prenant une inspiration. Je ferme les yeux le temps que l’alcool passe et finisse sont trajet. La vache. Je l’ai senti passé.

- Victoria.

Je lâche ça, sans hésitation et surtout, comme une bombe. Si je réfléchis trop, j’vais rien cracher je me connais. Et je me refuse d’être lâche. J’ouvre les yeux et regarde Ismaëlle en face, droit et avec un léger sourire de mélancolie perché sur mes lèvres. Je me sens un peu con de lui raconter ça après ce qu’elle vient de me dire. Bon, elle m’a juste annoncée le prénom du père de son fils, mais quand même. Ça n’est pas rien.

- Ca n’était pas le grand amour digne d’un roman, mais il y avait … quelque chose qui me poussait à me dire que peut-être, j’devrais arrêter mes conneries de batifolages. En réalité, j’étais incapable de penser à une autre qu’à elle. J’ai mis du temps à m’en rendre compte.

Je ne lui donne pas les détails de ce jour où nous avons complètement craqué, pété une durite en face à face pour terminer dans une salle vide afin de nous unir passionnément et sauvagement. Un truc qui vous fou une claque mémorable pour les prochains mois à venir, qui vous renverse et qui vous rends dingue. Un truc que vous voudriez vivre à chaque fois, avec cette même personne.

C’est à mon tour de lâcher un rire un peu sec.

- D’après toi, c’est quoi le pire : Le fait qu’elle soit mariée… Ou qu’elle aussi ressentait ce même truc mais qu’elle n’a pas préférée aller plus loin ?

Je me passe une main dans les cheveux, puis la fait glisser sur ma nuque. Et ce n’est qu’en cet instant que je prends conscience que finalement, je n’ai pas peut-être pas tout à fait … digérer le truc. Parce qu’il y a toujours cette possibilité qui plane quelque part au-dessus de moi, celle où je me dis que peut-être, ça aurait pu marcher. Seulement, les conséquences n’auraient pas été les mêmes pour moi que pour elle, si ça n’avait pas été le cas. Elle aurait dû abandonner un mariage, demander un divorce, quitter un mari et une maison, bref. Toute une vie à refaire. Moi j’ai seulement ma liberté, rien d’autre.

Je saisis la bouteille et l’ouvre d’un geste lent alors que mes yeux se reposent sur Isma.

- Tu vois, même un coureur de jupon est capable de se faire avoir à son propre jeu. C’est ce qu’on appelle à un retour de Karma. Je l’ai cherché, maintenant j’en assume les conséquences.

J’ai tant de fois joué avec le cœur des femmes, souvent sans m’en rendre réellement compte, qu’il fallait bien que ça me rattrape un jour. J’ai un goût amer qui me tapisse la gorge et je sens cette frustration grimper en moi. Celle de ne pas l’avoir retenue, de ne pas avoir tenté une dernière chose. De l’approcher, de briser cette barrière que Victoria à installer le jour où elle m’a annoncée qu’elle était mariée.

Je verse de l’alcool dans mon verre avec le furieux besoin de reprendre un cul sec mais m’abstiens, puis j’arrive au-dessus du récipient de ma collègue, laissant mon jeu en suspens, l’interrogeant du regard.

- Tu préfères t’arrêter là ? Ou tu te sens l'âme d'une guerrière ce soir?
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MessageSujet: Re: Have a break. Have a Kit Kat ▬ Dimitri   Jeu 4 Juin 2015 - 22:38

BREAKING NEWS ! Je viens de vider une partie de mon sac et … Je ne sais pas trop comment je dois me sentir en cet instant. Bien ? Mal ? Ni l’un, ni l’autre ? Aucune idée. En vérité je me sens un peu vide même si ça n’est pas le terme exact je pense. Vide, ou plutôt … soulagée ? Difficile à dire mais j'ai comme l'impression qu'il y a néanmoins une part de ça, de soulagement.
C'était parti pour être une soirée en solo, juste un moment pour débrancher un peu et ne pas avoir la tête dans le travail pour une fois. Ça ne me dérange pas de travailler comme une acharnée, j'aime ça, mais couper une fois de temps ne fait pas de mal à priori. Il paraît même que c'est nécessaire. Bref, c'était donc l'idée et puis j'ai commencé à me lâcher un peu – d'ailleurs la musique tourne toujours mais je n'y fais plus vraiment attention – Dimitri est arrivé et voilà où on en est : C'est l'heure des confidences. Je n'aurai pas pensé me livrer comme ça à cet homme, pas quand il a débarqué ici avec sa petite gueule de playboy qui fait fondre toutes les minettes de cette école en tout cas, mais au fil du temps j'ai validé le concept suivant : Il ne faut pas se fier aux apparences car l'habit ne fait pas toujours le moine. Ça n'a jamais vraiment été dans mes habitudes d'avoir des idées arrêtées sur les gens mais il faut croire que j'ai fait une exception le concernant et je n'en suis pas très fière mais c'est comme ça. Avec le temps j'ai découvert que derrière ce sourire enjôleur se cache une personne sur qui on peut compter, une personne adorable et à l'écoute. Je ne connais pas grand chose de lui, c'est vrai – un peu plus maintenant – et pourtant il sait plus de choses sur moi que les trois quart des habitants de ce château … Même des autres en réalité, mes parents par exemple.

Enfin peu importe, ça coince un peu, ça fait toujours aussi mal d'évoquer ces souvenirs et tout ce qui va avec mais personne ne m'a forcé à en parler après tout. Ceci dit rester là dessus pendant des heures ne me branche pas pour autant alors voilà pourquoi j'enchaine, tout en restant un peu dans le thème et surtout dans la confidence. Non, je n'ai jamais été amoureuse, pas même de Jakob même s'il me tapait clairement dans l'œil. Avant un certain lendemain de Pleine Lune en tout cas. Quant à ma jeunesse à rattraper … Je ne crois pas que ça soit dans mes projets d'avenir, en tout cas de la manière dont il semble l'entendre même si sa réflexion me fait sourire.

« C’est une affirmation ou une question dans la continuité du jeu ? »
« Les deux. C’est le but non ? »

J'affirme quelque chose me concernant, si tu l'as fait ou que ça te concerne alors tu bois ! C'est le deal. Ce que je ne vois pas tout de suite c'est qu'il semble contrarié … mal à l'aise peut être ? En tout cas ma question le touche je crois. Cette supposition se transforme en confirmation quand je le vois attraper son verre et le finir cul sec, à mon tour je me sens mal d'avoir mis le doigt sur quelque chose de potentiellement délicat pour lui – parce que j'imagine que c'est ce qu'il a du ressentir plusieurs fois avec moi. Alexander, Jakob, autant de secrets douloureux que je lui ai confié sans détour ou presque. Est ce qu'à mon tour je vais obtenir une confidence ? Ça n'est pas ce que je cherche évidemment mais si lui aussi a besoin de vider son sac alors je serais là, j'écouterai, je le soutiendrai si je le peux. Ça commence par lui laisser le temps de … digérer ? Faire le tri ? J'en sais trop rien. Peut être qu'il va simplement se lever et partir sans demander son reste, je ne le connais pas assez pour prédire ses réactions.

« Victoria. »
« Oh. »

Ceci est un « oh » de surprise, accompagné d'un mouvement de recul tant je ne m'y attendais pas. Est ce que j'aurai du voir quelque chose ? Il faut croire que je n'ai pas de radar à ce genre de choses puisque j'ai côtoyé les deux fréquemment avant que Vicky s'en aille. Nous étions assez proches toutes les deux sans pour autant être les meilleures amies du monde mais avoir une présence féminine près de moi a été vraiment … bien. Heureusement Rina est là pour apporter sa touche de féminité dans mon entourage mais la majeure partie des personnes dont je me sens proche ici sont des hommes. Paradoxalement. Ou pas.
Je me sens tellement stupide quand ses yeux se plantent dans les miens, je ne sais pas du tout comment réagir et l'impression d'être une sacré courge me colle à la peau mais je tente de me reprendre et affiche un air sobre après m'être raclé la gorge pour la forme et regagner un peu de consistance. Il a l'air … triste ? Chose qui me semblerait assez logique puisque la demoiselle en question est partie ...

« Ca n’était pas le grand amour digne d’un roman, mais il y avait … quelque chose qui me poussait à me dire que peut-être, j’devrais arrêter mes conneries de batifolages. En réalité, j’étais incapable de penser à une autre qu’à elle. J’ai mis du temps à m’en rendre compte. »
« Je suis désolée pour toi Dimitri. »

C'est … tout ce que j'arrive à dire et en réalité je le regrette à la seconde même où les mots m'échappent parce que j'aurai simplement du ne rien dire du tout. Je le suis, désolée pour lui, je le suis réellement même si je ne peux pas comprendre réellement ce qu'il ressent. Tout ce que je sais c'est que malgré ce rire qui lui échappe c'est un homme blessé qui se tient devant moi et … voir Dimitri comme ça, ça fait quelque chose. Il est toujours souriant, toujours taquin, toujours prêt à rendre service et à remonter le moral alors on pourrait presque avoir tendance à se dire qu'il va toujours bien – ce qui est totalement stupide j'en conviens – alors que comme tout le monde il a ses hauts et ses bas. Un instant je me demande quand même ce que ça fait de ressentir une telle chose pour quelqu'un mais cette pensée disparaît aussi rapidement qu'elle ne m'est venu en tête. C'est quoi ce besoin de toujours tout ramener à soit au juste ? L'être humain est vraiment une espèce d'un égocentrisme assez flagrant.

« D’après toi, c’est quoi le pire : Le fait qu’elle soit mariée… Ou qu’elle aussi ressentait ce même truc mais qu’elle n’a pas préférée aller plus loin ? »

J'ouvre la bouche mais rien ne sort. De toute façon sa question est rhétorique, enfin je crois, mais quoi qu'il en soit je ne trouverai rien à lui répondre donc je préfère me taire et rester plantée là devant lui. Qu'est ce que je pourrais faire d'autre ? Question remontage de moral t'as des progrès à faire Ismaelle ...

« Tu vois, même un coureur de jupon est capable de se faire avoir à son propre jeu. C’est ce qu’on appelle à un retour de Karma. Je l’ai cherché, maintenant j’en assume les conséquences. »
« Sois pas si dur avec toi même. »

Oui, bon, je l'admets je n'apprécie pas toujours ce genre de comportements mais en l'état je ne suis pas là pour l'enfoncer plus bas. Tu l'as bien cherché ! Non, je ne le pense même pas. Il a mal et ça ne me réjouit pas du tout de le savoir comme ça.

« Tu préfères t’arrêter là ? Ou tu te sens l'âme d'une guerrière ce soir? »

Hein ? Ah. Petit regard vers la bouteille qu'il maintient au dessus de mon verre ...

« Hum … »

… J'hésite, parce que boire quand on a ce genre de choses sur le cœur – que ce soit lui ou moi – ça n'est peut être pas une bonne idée mais d'un autre côté … Et puis merde. Un sourire plus tard j'attrape le restant du muffin que j'ai déjà entamé et croque dedans.

« On ne va pas gâcher de si bonnes choses quand même ? Par contre je te propose qu'on arrête le jeu. »

Je crois qu'on a déterré assez de squelettes comme ça pour ce soir, tu en penses quoi ? Mais l'idée de rester encore un peu là avec toi me branche bien. Discuter, parler de tout et de rien, danser encore même si tu veux. Je pense qu'on a bien mérité une soirée en dehors du temps, en dehors de tout.

Ce qui se passe dans cette pièce reste dans cette pièce.

▬ Fin ▬
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