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 Le peureux qui était craint [PV Caitlyn]

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MessageSujet: Le peureux qui était craint [PV Caitlyn]   Jeu 2 Avr 2015 - 18:01

~Vendredi 9 janvier - Pause déjeuner ~

Ce mois de Janvier semblait être placé sous le signe du renouveau. Comme quoi, la légende du passage à la nouvelle année, des bonnes résolutions avait une part de vrai. Sauf que cette fois, Ethan avait un peu l’impression que le destin et certaines personnes avaient décidé de prendre des bonnes résolutions pour lui et qu’il ne pouvait rien faire d’autre que de s’y tenir et essayer de ne pas perdre la boule. Oui, car c’était comme si cette nouvelle année devait être pour lui celle de la sociabilisation et des rencontres. Sauf que le jeune homme n’était pas réellement sûr d’être prêt pour ça. Au début, il y avait eu Charleen. Ça pour le coup, il ne regrettait pas. Il appréciait beaucoup cette jeune fille et les moments qu’il avait passés avec elle étaient plutôt sympas. Sauf qu’après ça, ses camarades avaient cru qu’il était devenu un garçon sociable et charmeur et ils cherchaient tous à le charrier sur la jolie blonde ou à lui parler pendant des heures. Apparemment ils avaient du mal à saisir que ce n’était pas parce qu’une personne méritait qu’il ouvre un peu sa carapace qu’il allait se mettre à bavasser avec tous ceux qui se pointaient la bouche en cœur… La semaine était donc un peu difficile pour lui. Il avait un peu l’impression d’être coincé, qu’on l’attendait sans cesse au tournant et cela lui déplaisait fort. Bon heureusement, au fil du temps, certains avaient compris et commençaient à abandonner leur idée de sympathiser avec Ethan. Mais ce n’était pas encore parfait. Mais bon, si ça n’avait été que ça, il aurait sans doute survécu sans encombre. Non, le coup de massue remontait au mardi en fin de matinée…

Ethan était avec ses camarades en cours d’étude sur les moldus. Ce cours ne l’intéressait que partiellement. A vrai dire, il avait toujours vécu dans le monde moldu alors il connaissait plutôt bien… Mais il faisait un effort pour écouter parce que c’était M. Gabrieli le professeur et que ce dernier était quand même bien plus sympa que la moyenne. Du moins jusque là. A la fin du cours, alors que le Serdaigle s’apprêtait à aller déjeuner comme les autres, son professeur demanda à lui parler. Au début, Ethan pensait qu’il allait lui proposer une session de jeux vidéo ou quelque chose comme ça, auquel cas il aurait été plutôt content. Mais non, son professeur venait de lui demander d’apporter des devoirs à une élève de sa maison, plus vieille qui était à l’infirmerie. Le jeune homme avait essayé de protester mais il n’y avait rien à faire. Cela devait être un complot, il n’y voyait pas d’autre explication. En tout cas, il se retrouvait à devoir aller amener des devoirs à la capitaine de l’équipe de Quidditch, à qui il n’avait jamais parlé. En soit ce n’était pas si terrible, il n’était pas obligé non plus de faire la discussion mais sur le principe, ça l’agaçait. Pourquoi est-ce que ces derniers temps on cherchait tant à la sortir de sa coquille? Il la trouvait pourtant bien confortable…

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Ethan avait mis un peu de temps à réaliser sa mission. Il avait donc fallu attendre le vendredi à la pause déjeuner, après son cours de Potions, pour qu’il se décide à aller à l’infirmerie. Le mercredi il ne se sentait pas encore prêt et le Jeudi était une journée trop chargée. En réalité, le jeune homme s’était surtout trouvé des excuses. Il n‘avait rien contre Caitlyn, il l’avait observé plusieurs fois et c’était plutôt une fille bien mais il n’avait pas envie de parler. En plus elle l’impressionnait un peu avec son caractère rebelle, sa forte personnalité etc. Au moins, cela ne le gênait pas de sacrifier sa pause déjeuner puisque cet épisode pourtant si banal lui prenait tellement la tête qu’il n’avait pas vraiment faim… La tête enfouie dans sa capuche comme à son habitude, le jeune homme se trouvait donc devant la porte de l’infirmerie, les devoirs de sa camarade sous le bras. Il n’arrivait pas à franchir la porte. Il aurait aimé glisser tout ça sous la porte et partir en courant. Lui-même ne pouvait pas expliquer pourquoi cela le mettait dans un tel état. Il avait déjà parlé à des gens pleins de fois et il n’avait rien de particulier à faire… Peut être qu’il avait éclaté son quota de sociabilisation du mois et que du coup, parler à n’importe qui devenait une épreuve. En tout cas, il avait perdu pas mal de temps à fixer la porte avant de se décider à entrer…

La pièce était assez calme. Avec les récents événements on aurait pu s’attendre à ce que ce soit bondé mais au final le remplissage restait respectable. C’était peut être aussi parce qu’il était mal habitué à cause de la période des Supérieurs. Enfin bref, en tout cas il n’eut pas de mal à repérer Caitlyn. Tête baissée, le visage à moitié caché par sa capuche il s’avança alors lentement vers le lit. Il traînait un peu la patte et surtout, il n’osait pas la regarder. A croire qu’il prenait la jeune femme pour méduse et qu’il croyait qu’un simple regard allait le transformer en statue… Quand il fut enfin arrivé à son niveau, il s’arrêta net mais garda la tête baissée. Il était vraiment dans une forme particulière ce jour-là, il se comportait encore plus comme un sale gosse asociale, il atteignait indéniablement des sommets…

“Je viens t’apporter tes devoirs d’étude des moldus.”

Bonjour, je suis Ethan, je suis dans ta maison? Non, tout ça cela semblait apparemment trop difficile à dire pour lui. Il avait fallu qu’il parle d’une voix morne, légèrement froide, à voix basse et rapidement. Comme si chaque mot était pour lui une épreuve. En tout cas cet épisode le perturbait vraiment car au lieu de tendre ses devoirs à Caitlyn sur ses mots, il les garda bien serré dans sa main droite, comme s’il avait du mal à connecter et à faire le lien entre les devoirs et ce qu’il venait de dire… Peut être que si Charleen avait été là elle aurait pu elle au moins le secouer, lui dire de faire des efforts, d’appliquer un peu ce qu’il avait pu voir avec elle. Mais non là il n’y arrivait pas, il était en pause syndicale, en arrêt total d’efforts. Un sale gosse…
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MessageSujet: Re: Le peureux qui était craint [PV Caitlyn]   Lun 20 Avr 2015 - 15:29

Vendredi 09.01.2015
Vers midi

Et voilà, ça faisait deux semaines qu'elle était à l'infirmerie. Deux semaines et un jour, plus précisément. Parfois, elle avait l'impression que ça faisait des mois qu'elle était coincée là, tellement elle s'ennuyait, surtout ces derniers jours. Mais d'autres fois, elle se disait qu'elle n'avait pas vu le temps passer et qu'ils avaient raison de la garder là pour le moment car elle n'était pas encore en état de sortir. Elle guérissait, il n'y avait pas de doutes là dessus, mais elle n'avait de loin pas retrouvé ses forces. Une simple douche suffisait pour la mettre hors service pendant une bonne heure. Elle n'osait même pas imaginer à quel point l'exercice de la magie pourrait la vider de son énergie. Encore faudrait-il qu'elle trouve une baguette… Délicatement, elle prit entre ses doigts les deux bouts de bois posés sur sa table de chevet. Pas de réponse. Pas de fourmillement, pas de chaleur, pas de frisson. Rien. Elle déglutit avec difficulté. Sa baguette ne réagissait pas, et ne réagirait plus jamais. Sa compagne de toujours, sa complice, son alliée, l'avait abandonnée, elle aussi. Des fois, elle se sentait juste tellement seule ! Petite, faible, vide, vulnérable. Ses attaches les plus profondes étaient coupées une par une. Devait-elle avoir peur pour ses amis, maintenant ? Rafael, Marlone, Jeroen, Casey, le groupe, l'équipe, Aelie, Elias. C'était à eux qu'elle s'accrochait, désormais. À eux et à Poudlard. Avec d'autant plus de force qu'ils étaient sa seule famille et Poudlard sa seule maison. Avec la force du désespoir, presque. Doucement, amoureusement, elle caressa le bois de sa baguette défunte, puis ferma les yeux, inspira profondément, et la reposa sur la table de chevet.

Il fallait qu'elle arrête de penser à ça ; ou plutôt il fallait qu'elle arrête de penser comme ça, mais son esprit dérivait inéluctablement vers ce genre de raisonnement. Ou alors, il se perdait dans des tentatives aussi vaines que désespérantes de se souvenir d'un épisode soigneusement effacé de sa mémoire. La seule solution était de l'occuper autrement. Raison pour laquelle elle avait commencé à rattraper ses cours. Ce n'était pas aussi efficace qu'un entraînement de Quidditch, de DCFM ou de self-défense, mais elle n'en pouvait plus de ne rien faire, et c'était une des seules choses qu'elle était capable de soutenir plus longtemps que pendant quelques minutes. Ce matin, elle avait ouvert le livre d'HDM. Ce n'était pas franchement sa matière préférée, mais elle avait l'avantage d'avoir un programme précis et d'être purement théorique. Elle avait quatre cours de deux heures à rattraper. Ça lui prendrait probablement la journée, voire même une partie de celle du lendemain, pour lire les chapitres correspondants dans le bouquin. Elle devait souvent faire des pauses car elle avait rapidement mal à la tête et aux yeux. En fin de matinée, elle ne servait plus à rien et elle referma le livre. Elle prit un verre d'eau et se força à le finir, puis se perdit dans la contemplation de l'extérieur. La nature et son manteau de neige lui faisaient envie. Elle voulait faire des bonhommes de neige, des igloos, des batailles de boules de neige, elle voulait faire de la luge et skier.

Submergée par ses souvenirs, elle n'entendit que très tard les bruits de pas étouffés qui s'approchaient de son lit. Elle se retourna et sursauta presque en constatant qu'il s'agissait d'Ethan, et que celui-ci se dirigeait vers elle en avançant à pas de loup. Tête baissée, capuche, regard fuyant… attitude à première vue timide et hésitante, innocente, inoffensive, mais d'autant plus inquiétante pour la jeune femme qui ne pouvait s'empêcher de faire le parallèle avec un personnage menaçant du même nom. Elle se crispa, et ce fut comme si un million de petites aiguilles transperçaient la peau fragile de son dos. "Fuis, vite !" lui hurlaient ses réflexes, ses instincts. Mais elle était bloquée au lit, et elle savait qu'elle n'irait pas très loin dans l'état dans lequel elle était. Tout comme Claire, enceinte, perdant les eaux, au beau milieu de la forêt. Caitlyn avait tellement redouté l'instant où elle se retrouverait seule avec lui. Elle l'avait remarqué dès ses premiers mois à Poudlard, en 2011. Toujours en retrait, muet, passif, mais sans doute pas à Ravenclaw pour rien. Il était intelligent, ça se sentait, et il analysait consciencieusement son entourage, peut-être même prenait-il des notes, attendant patiemment une occasion de mettre à profit ses observations. Oui, elle avait tout une théorie par rapport à ce pauvre Ethan associable mais qui ne ferait pas de mal à une mouche. C'était presque de la paranoïa, et ça contrastait vivement avec le reste de son caractère ouvert et tolérant, mais c'était comme ça. Tous les sens aux aguets, elle ne pouvait qu'essayer de garder le contrôle sur son esprit paniqué à la vue du jeune homme si près d'elle.

« Je viens t'apporter tes devoirs d'étude des moldus. »

Sa voix était froide, monotone, tendue. Menaçante. Elle avait peur de ce mec. Elle n'aimait pas le formuler comme ça, ne se l'avouait qu'à moitié, savait pertinemment que cette peur n'avait absolument rien de rationnel, mais n'arrivait pas à faire autrement. Elle ne comprenait pas ce qu'il lui voulait, elle ne savait pas sur quel pied danser avec lui. Oui elle était complètement paranoïaque et sous l'influence de la crainte qu'elle se souvenait encore d'avoir ressenti lorsqu'elle avait commencé à regarder cette série à la fois géniale et complètement tarée qu'était Lost. Elle avait à peine 8 ans lorsqu'elle avait vu quelques premiers épisodes à la télé, et en avait fait des cauchemars pendant plusieurs semaines. Rencontrer un Ethan à Poudlard ravivait son angoisse de petite fille et elle n'était même pas sûre d'avoir envie de se raisonner. La seule chose qu'elle faisait, c'était d'essayer de rester calme, de garder son sang froid, car s'il y avait une chose qu'elle avait apprise en regardant Lost, c'était que les actions irréfléchies, sur des coups de tête ou sous l'influence des sentiments, menaient la plupart du temps à un échec. Il avait certainement remarqué son malaise, mais elle s'interdisait de s'agiter et d'appeler à l'aide pour rien. Il fallait qu'elle soit forte, il ne pouvait rien lui faire ici de toute manière. Peut-être venait-il pour contrôler son état ? Il ne bougeait plus, gardait la tête baissée et elle l'imaginait en train de l'observer attentivement comme si de rien n'était. Il fallait qu'elle dise quelque chose pour le sortir de cette position, pour le déconcentrer.

« Ok, merci. Tu peux les poser sur la table. »

Elle regretta immédiatement d'avoir dit ça, car il y avait sur la table de chevet sa baguette cassée, et il saurait donc que la magie lui était hors de portée. Et plus il en savait sur elle, sur ses faiblesses, sur ses défauts, plus elle était vulnérable. Elle fut tentée d'esquisser un mouvement afin de s'emparer de ladite baguette et de la cacher sous sa couverture avant qu'il ne la remarque, mais finalement elle n'en fit rien. Après tout, The Others avaient toujours une longueur d'avance sur tout le monde, et il avait très probablement déjà remarqué depuis longtemps que sa baguette était hors service. Ne pas faire de commentaire, ne pas montrer de failles, d'incertitudes, d'incohérences, c'était la meilleure stratégie qu'elle pouvait avoir.

« Comment ça se fait que ce soit toi qui me les apportes, alors que t'es pas de mon année ? »

Elle ne pouvait pas s'empêcher d'être curieuse et de vouloir comprendre. S'était-il proposé de son plein gré, avec l'intention de la surveiller ? Elle savait qu'il ne le lui avouerait très probablement jamais – même si… il y avait des fois où The Others jouaient sur la sincérité et l'innocence, laissant les Disparus faire les crimes – mais ça aurait été bizarre, aussi, qu'elle ne pose pas la question. Ça aurait été suspect, ça montrerait qu'elle avait tiré des conclusions et qu'elle était en mode proactif. Demander, dans son cas, c'était à la fois rester fidèle à soi-même et paraître inoffensive, ce qui pourrait s'avérer être un avantage pour elle. Elle devait penser comme avec McEwen : se créer une continuité, une norme et s'y tenir, afin de donner à l'adversaire, à l'ennemi, un champ d'action le plus étroit possible, un mur d'escalade le plus lisse possible. Il ne devait pas trouver de prise à laquelle s'accrocher pour gravir les murs protégeant son esprit.

« J'ai commencé à rattraper l'HDM ce matin, et un peu les potions hier. Il paraît que Hammerschmitt est parti et qu'on a une nouvelle prof, elle est bien ? »

Elle avait un petit pressentiment qu'il s'agissait de la petite blonde, Gwen Quelque Chose, qu'elle avait croisée dans un couloir lors de l'arrivée des rescapés de Salem et qui s'était arrangée pour lui refiler ses gosses histoire de s'assurer qu'elle ne s'épuiserait pas encore plus qu'elle ne l'était déjà, et histoire de s'en débarrasser par la même occasion. Elle avait dit qu'elle était Maître de Potions à Salem, et si Hammerschmitt était parti, ils lui avaient peut-être proposé de reprendre le poste. Elle avait l'air sympa, bien qu'un peu particulière, avec des manières et des tournures de mots presque un peu… arriérées. À confirmer.
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MessageSujet: Re: Le peureux qui était craint [PV Caitlyn]   Dim 26 Avr 2015 - 14:21

Au début, Ethan n’y avait pas vraiment fait attention mais il avait comme l’impression que l’atmosphère était tendue. Certes, lui n’était pas particulièrement heureux d’être là et ne faisait aucun effort pour faire semblant. Mais ça ne tenait pas que de lui pour une fois. Ce n’était pas comme s’il montrait une quelconque agressivité envers Caitlyn, ce n’était comme s’il avait envie de la réduire en bouillie. A vrai dire, il se contentait juste d’avoir l’air aussi associable et insupportable que d’habitude. Et pourtant, c’était comme si au moment où il était entrée dans l’infirmerie, quelque chose s’était glacé dans la pièce. Il y avait quelque chose d’étrange dans le regard de la jeune femme mais le Serdaigle n’arrivait pas à saisir quoi. Il était bon pour étudier les comportements de loin mais quand il se retrouvait impliqué dans la situation, cela devenait très différent. Il n’était plus alors possible de prendre le temps de réfléchir, de fixer la personne sans qu’elle ne le voit et de réunir toutes les informations nécessaires à éclaircir la chose. Le jeune homme n’avait donc le choix. Il ne pouvait faire qu’une chose, constater que quelque chose d’étrange était en train de s’installer dans cette pièce et faire avec. Ethan se contenta donc d’agir simplement. Alors qu’elle lui demanda de poser ses affaires de cours sur la table de chevet, il obéit docilement sans dire un mot. Sans montrer la moindre expression sur son visage. Il se contenta juste de poser les livres et autres. Il constata alors la baguette cassée et ne pu s’empêcher de buguer dessus, de la fixer pendant quelques instants. Cela lui procurait une sensation étrange de voir ainsi la baguette de quelqu’un être brisée en plusieurs morceaux, définitivement inutilisable. Il se demandait quelle sensation cela pouvait procurer à son propriétaire. Après tout, cet objet est censé nous suivre toute notre vie, entretenir avec nous une relation unique. Alors comment fait-on quand cette relation est brisée ? Comment remplacer une baguette ? La nouvelle peut-elle vraiment remplacer l’ancienne ? Toutes ces questions étaient en train de s’immiscer dans son esprit et, du coup, Ethan avait bien du mal à décoller son regard des morceaux de bois. Cela créait en lui une zone de mystère et il n’avait pas souvenir d’avoir lu un bouquin traitant de ce sujet, du vide que pouvait ressentir un sorcier en perdant sa baguette. Donc oui, ça l’intriguait vraiment. Aussi, il ne prit conscience du temps qui venait de s’écouler que lorsque Caitlyn lui demanda pourquoi il était le messager. Bonne question tiens. Le Serdaigle poussa alors un long soupir et se décida finalement à répondre sans réellement lever la tête vers la jeune femme.

« J’ai pas choisi. Monsieur Gabrieli m’a demandé de le faire. »

Il aurait pu lui dire qu’il s’entendait bien avec leur professeur et qu’il le soupçonnait de vouloir l’aider à sociabiliser. Mais pourquoi faire cela ? Après tout cela ne concernait en aucun cas Caitlyn. Il ne la connaissait pas, pas plus que ça et n’avait jamais entretenu une longue discussion avec elle. Lui parler de sa vie aurait donc été vain. Point, à la ligne, logique implacable. Charleen lui aurait sans doute reproché de penser comme ça, elle lui aurait sans doute faire comprendre qu’en se comportant comme ça il ne s’en sortirait jamais. Mais encore une fois, il avait déjà fourni assez d’efforts ces derniers temps et là il ne voyait pas trop l’intérêt de le faire. Et puis, pourquoi voulait-elle savoir ? Il lui avait donné suffisamment d’informations en soit. Oui voilà, c’était parfait.

Ethan s’était donc replongé dans ses contemplations. Il aurait pu s’en aller sur ses mots à vrai dire mais non. Il y avait pas mal d’objets et de détails qui pouvaient retenir son attention dans cette pièce. Il ne pouvait nier que cela l’inspirait un peu. Beaucoup d’histoires auraient pu se dérouler dans un endroit comme celui-ci. Et puis es gens ici devaient tous avoir aussi une histoire particulière. Comme Caitlyn. Car après tout il ne savait pas vraiment pourquoi elle était là, du moins pas dans les détails. Le Serdaigle eut donc envie de l’observer pour trouver des indices mais là, ce n’était pas évident. Ils étaient plus ou moins en tête à tête. Cela se verrait donc immédiatement s’il se mettait à la détailler. Le jeune homme cherchait donc à un moyen de comprendre mais avant même qu’il n’ait pu mettre au point une stratégie il fut encore tiré de ses pensées par la voix de la jeune femme. C’était étrange, il sentait bien qu’elle montrait une certaine hostilité, une certaine froideur envers lui et pourtant elle lui parlait. Haussement d’épaules. Il avait encore bien du mal à comprendre le mode de fonctionnement de certaines personnes.

« Oui on a une nouvelle prof, Melle Roberts-Moore, elle vient de Salem. Elle a l’air bien. C’est pas vraiment le même genre de personnalité on va dire. »

Ah ça c’était indéniable. Cette nouvelle professeure était assez étrange en un sens. Elle avait cet air distingué, fière et en même temps elle restait pour autant plutôt gentille et douce. Elle ressemblait à tous ces nobles qui se croyaient plus importants que les autres et pourtant elle demeurait tolérante. Cela lui convenait. Après, il fallait bien avouer qu’il n’en savait pas beaucoup plus sur elle. C’était une professeure et Ethan gardait donc ses distances. Quand il se rapprochait trop, voilà ce qu’il se passait : il se retrouvait à devoir apporter des devoirs à une camarade. Il se retrouvait pousser dans ses retranchements car son manque de sociabilité semblait inquiéter tout le monde. Il faudrait qu’il parle de tout ça à M. Gabrieli tout de même un de ces quatre. Il faudrait qu’il comprenne quel était le véritable but de sa démarche. Nouveau soupir. Décidément, sa vie était pleine de rebondissements ces derniers temps ! A son échelle bien évidemment. Ethan, toujours la tête baissée, cachée sous sa capuche, fit le tour du lit de Caitlyn, jeta un rapide coup d’œil vers elle puis reporta son attention sur le reste de la pièce. Puis, d’une voix distante qu’il ne maitrisait qu’en partie, il reprit la parole.

« Pourquoi tu es-là ? »

Il n’avait pas pu s’en empêcher. Était-ce l’influence de Charleen qui semblait avoir réussi à lui délier un peu la langue ? Était-ce juste sa curiosité naturelle qu’il assumait un peu plus ? En tout cas, une chose était sûre, sur le coup, Ethan regrettait. Comme toujours il s’en voulait d’avoir ouvert la bouche sans réfléchir. Mais encore une fois, c’était trop tard, et il ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre la réaction de Caitlyn.
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MessageSujet: Re: Le peureux qui était craint [PV Caitlyn]   Sam 9 Mai 2015 - 9:17

C'était ridicule, pathétique, mais Caitlyn était complètement parano. À cause de la peur de voir les supérieurs revenir ? À cause de la menace à Pré-Au-Lard, de la chute de Salem, de la bataille du jour de Noël ? Non, à cause d'une foutue série dont l'action se passait sur une île complètement tarée avec des indigènes carrément flippants. Le premier de ces indigènes à être présenté au public étant un certain Ethan. Individu intimidant, effrayant, redoutable aux apparences innocentes et secourables, mais aux intentions sombres, terrifiantes. Et Caitlyn ne pouvait s'empêcher de faire un parallèle avec son homonyme qui se tenait face à elle en cet instant. Depuis le début, depuis qu'elle l'avait vu pour la première fois, le jeune Llewellyn la mettait mal à l'aise avec ses manières d’asocial. Toujours en retrait, elle se l'imaginait en train d'observer méticuleusement son entourage et d'attendre avec une patience effrayante l'instant propice pour mettre ses observations à profit d'un plan maléfique qui les mènerait à leur perte. Méfiez vous de l'eau qui dort. Son calme taciturne était profondément angoissant. Elle ne connaissait pas le motif qu'il pourrait bien avoir à leur vouloir du mal, mais elle savait qu'il préparait quelque chose. Rien à voir avec les Supérieurs, sinon il l'aurait manifesté pendant qu'ils étaient là, mais il avait quelque chose qui la mettait mal à l'aise. Elle ne lui faisait pas confiance, il lui faisait peur. Se savoir complètement impuissante face à lui en cet instant lui donnait la chair de poule. Heureusement que l'infirmerie n'était pas vide. Des patients alités étaient témoins de ce qui se passait autour d'eux, et Wargrave ou Calderón ou Helland étaient dans les parages pour la protéger au cas où. Car elle ne pouvait pas fuir, elle ne pouvait pas se défendre, elle ne pouvait pas attaquer. S'il décidait de s'en prendre à elle, elle ne pourrait que subir, crier peut-être, essayer de se débattre avec le peu de forces qu'il lui restait, et finir par s'abandonner à son destin.

Il fixait sa baguette qui gisait sur la table de chevet où elle lui avait demandé de poser les devoirs d'EDM qu'il lui apportait. Brisée en deux morceaux, plus terne et plus fragile que jamais. Comme un bout de tissu en décomposition. Comme un corps sans âme, sans vie. Et qui ne revivrait plus jamais. Plus jamais elle ne la sentirait frémir dans la paume de sa main, plus jamais elle ne sentirait ses doigts fourmiller et la chaleur envahir son corps entier, plus jamais elle ne sentirait de sort en jaillir dans la direction qu'elle pointerait. Était-il en train de réfléchir à l'opportunité qu'il avait là ? Était-il en train d'hésiter, de se demander s'il devait saisir l'occasion, s'il regretterait de ne pas avoir profité de l'impuissance de la jeune femme ? Oui, elle serait complètement impuissante s'il décidait de la prendre pour cible. Un simple mouvement du poignet suffirait à l'empêcher de parler, un autre à l'immobiliser. Silencio, Petrificus Totalus, et le tour était joué. Murmurer et effectuer ces sortilèges était à la portée d'un gosse de treize ans, voire moins. Personne ne se douterait de riren, personne ne ferait rien pour l'aider. Elle sentit son cœur tambouriner contre sa poitrine et retint son souffle, comme si elle attendait une sentence. Pourquoi ne bougeait-elle pas, bon sang ? Pourquoi ne parlait-elle pas ? Pourquoi ne prenait ses devants ? Mieux valait prévenir que guérir, non ? Il fallait qu'elle dise quelque chose, qu'elle le tire de l'espèce de transe dans laquelle il semblait être plongé avant qu'il n'en sorte de par soi-même et avec une intention en tête une fois sa décision prise. Elle ne devait pas lui laisser l'occasion de décider quoi que ce soit, et risquer ainsi qu'il fasse un choix qui puisse lui être fatal. Elle prit donc la parole, d'une voix faussement assurée, pour lui demander pourquoi c'était lui qui lui apportait ses devoirs alors qu'il n'était pas de son année. Elle faisait d'une pierre deux coups : elle interrompait sa réflexion et elle satisfaisait sa curiosité.

« J’ai pas choisi. Monsieur Gabrieli m’a demandé de le faire. »

Il avait soupiré longuement avant de lui répondre, sans lui accorder ne serait-ce qu'un rapide regard, sans effectuer ne serait-ce qu'un petit mouvement. Il continuait à fixer les deux morceaux de bois de longueur sensiblement égale posés sur la table de chevet de la belle brune qui s'inquiétait de plus en plus. Pourquoi ne disait-il rien ? Pourquoi ne bougeait-il pas ? Que se passait-il dans sa tête, à quoi pensait-il, que planifiait-il ? Elle s'employait de toutes ses forces à garder le contrôle sur la panique naissante. Ne pas y succomber, ne pas y succomber. Elle était à deux doigts de se mettre à hurler, de lui ordonner qu'il dégage, qu'il ne l'approche plus jamais. Ce serait une grosse erreur que de lui montrer ainsi à quel point elle avait peur de lui, à quel point elle le craignait. Mais elle ne comprenait pas pourquoi il restait là. Ou plutôt, elle n'avait pas envie de le comprendre. Car en soi, il pouvait y avoir une multitude de raisons. Et même s'il n'entreprenait rien de concret, chaque seconde de plus qu'il passait près d'elle lui permettait de la connaître un peu mieux, de se rapprocher d'elle. De cerner sa proie avant de la coincer. Il fallait qu'elle fasse quelque chose. Qu'elle mette en place une stratégie, qu'elle feinte. Comme elle feintait avec McEwen. Lui montrer une Caitlyn curieuse, sociable, bavarde, et – surtout – inoffensive, pour cacher la Caitlyn méfiante, intelligente, déterminée. Elle jouait surtout sur la défensive, et c'était déjà un signe de faiblesse, mais il n'était pas tout à fait apparent, et c'était la meilleure option qui s'offrait à elle. Elle entama un sujet de conversation. Les rattrapages, les cours, les profs, la nouvelle maître de potions. Tout s'emboîtait à merveille, ce n'était pas un sujet sorti de nulle part, et il ne pouvait pas ne pas répondre. Il haussa les épaules et prit la parole.

« Oui on a une nouvelle prof, Melle Roberts-Moore, elle vient de Salem. Elle a l’air bien. C’est pas vraiment le même genre de personnalité on va dire. »

Par contre, maintenant, il s'agissait de trouver sur quoi enchaîner. Quelque chose qui l'oblige de nouveau à répondre, si possible, sinon la conversation tomberait à l'eau et elle en serait rendue au point de départ. Elle n'en était pas encore au stade où elle pouvait lancer une quelconque offensive, apparente ou non. Dans ses conversations avec le Bibliothécaire, elle attaquait un peu, cherchait des failles. Des emmerdes, par la même occasion, certes, car elle savait bien qu'elle risquait beaucoup si elle réussissait à le faire sortir de ses gonds, mais c'était pour mieux le connaître. Elle le provoquait, elle jouait avec lui comme il jouait avec elle. Elle jouait avec le feu et y prenait un certain plaisir. Avec Ethan, elle ne pouvait pas encore trop se le permettre. Ce serait trop suspect, ce serait trop évident. Il fallait qu'elle reste dans le domaine de la pure conversation cordiale. Sauf s'il voulait bien partir, mais il n'y semblait pas disposé dans l'immédiat et il était encore trop tôt pour qu'elle puisse prétendre être fatiguée et avoir besoin de repos au calme. Elle hocha la tête, puis répondit.

« Oui, elle est petite et blonde, c'est ça ? J'ai fait sa connaissance, je sais plus trop quand. C'est vrai que comparée à Hammerschmitt, c'est pas tout à fait la même chose. Et le programme, il est toujours plus ou moins le même ? »

Non, franchement, elle n'avait pas d'autres idées de choses à dire et de questions à poser. C'était bateau, et il ne pouvait décemment pas savoir si la nouvelle prof avait décidé de changer le programme des huitièmes années alors qu'il n'était qu'en sixième, mais elle n'avait pas d'inspiration pour quelque chose de plus pertinent. Quant aux circonstances de leur rencontre, elle n'allait tout de même pas dévoiler à Ethan qu'elle l'avait connue dès son arrivée à Poudlard, la nuit de la chute de Salem. Il n'était pas censé savoir que Caitlyn avait été debout cette nuit là et avait donc aidé à soigner les blessés fourmillant par centaines dans la Grande Salle. De même qu'elle n'allait pas lui raconter qu'elle était venue quelques fois lui rendre visite à l'infirmerie (à confirmer avec Laura) et qu'elle connaissait donc ses manières et son vocabulaire de princesse. Finalement, parler de la nouvelle prof de Potions n'avait pas été une si bonne idée que ça. Mais il restait là, la tête baissée, muet. Pourquoi ne partait-il pas, bon sang ? Le voilà qui se mettait à contourner son lit. Elle sentit ses yeux se poser sur elle l'espace d'une fraction de seconde. Que préparait-il ? Que lui voulait-il ?

« Pourquoi tu es-là ? »

Son cœur loupa un battement, tandis qu'elle tentait de toutes ses forces de cacher la stupéfaction que provoquait chez elle la question d'Ethan. Pas de froncement de sourcils, pas d'entrouverture des lèvres. Il avait finalement pris la parole, et elle aurait pu se douter qu'il lui poserait cette question. Sauf s'il avait trouvé la réponse autre part, mais ce n'était manifestement pas le cas. Il aurait pu demander à l'infirmière ou à des amis à elle, ou juste attendre que ses amis en parlent dans la Salle Co en restant à l'écoute, s'il s'agissait une enquête qu'il menait. Connaissant son sens de l'observation et sa patience presque intimidante, il aurait pu y arriver. Mais voilà, c'était à elle qu'il demandait, et quelque part, c'était presque un exploit que d'avoir laissé sa curiosité s'exprimer alors qu'il se contentait d'habitude de chercher réponse à ses questions par la lecture ou l'observation silencieuse de son entourage. Caitlyn était donc d'autant plus méfiante, persuadée qu'il voulait récolter sur elle des informations qui pourraient servir à ses plans maléfiques. Elle pourrait mentir, dire qu'elle avait une grosse pneumonie ou autre chose, mais il saurait facilement que ce n'était pas la vérité, et ce serait encore pire. Non, elle devait dire la vérité, ou du moins une partie de la vérité.

« J'ai été blessée, pendant la bataille de Noël. »

Elle ne lui disait là que des choses dont il aurait pu se douter et facilement vérifier. Peut-être qu'il le savait déjà, après tout ? Peut-être qu'il lui demandait pourquoi elle s'était fait blesser ? Peut-être voulait-il savoir si elle l'avait cherché, si elle était descendue se battre exprès et était inéluctablement tombée sur plus fort que soi ? Peut-être voulait-il savoir si ça avait à voir avec le groupe de musique, avec sa fichue dissertation d'EDM pour laquelle elle avait déjà été enfermée aux cachots avec Elias avant de leur échapper ? Peut-être voulait-il aussi savoir comment elle avait été blessée, car une bonne partie des autres blessés avaient déjà depuis longtemps pu rejoindre leurs dortoirs et leurs salles de classe, alors qu'elle était encore là, fatiguée, faible, amaigrie et pâle. C'était des informations qu'elle ne pouvait pas lui donner car elle les ignorait. Elle ne se souvenait plus de rien, elle ne connaissait pas son agresseur ni le déroulement de l'agression. Où ? Quand ? Qui ? Quoi ? C'était des questions qui demeuraient sans réponses. Mais avouer à Ethan qu'on lui avait effacé la mémoire ? Sans doute trouverait-il un moyen de le mettre à profit pour mettre à exécution ses sombres intentions. Mieux valait changer de sujet.

« Toi t'es rentré pour les vacances, non ? Il me semble ne pas t'avoir vu au château… »

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MessageSujet: Re: Le peureux qui était craint [PV Caitlyn]   Dim 17 Mai 2015 - 12:11

Ethan avait l’impression que depuis qu’il avait franchi la porte de l’infirmerie, il se retrouvait dans une sorte d’univers parallèle. Dans cette pièce, le temps semblait prendre une tournure complètement différente et surtout, l’atmosphère semblait bien plus pesante. Comme si les gens qui étaient ici amenaient une certaine méfiance, un certain poids au temps qui s’écoulait. Le jeune homme avait bien du mal à comprendre pourquoi et comment ce phénomène s’opérait mais il le sentait indéniablement. Là, au creux de son ventre, il avait l’impression que quelqu’un appuyait de toutes ses forces ou faisait des nœuds pour qu’il ne se sente pas à l’aise. Et en un sens ça fonctionnait. Déjà que le jeune homme avait plutôt tendance à ne pas trop savoir où se mettre, là c’était encore pire. Il y avait d’autant plus, dans le regard de Caitlyn, quelque chose d’étrange, qu’il n’arrivait pas à décoder. C’était comme si elle le surveillait et en même temps, cela paraissait tellement absurde que le jeune homme ne voulait pas croire en cette hypothèse. Décidément, Ethan trouvait que plus il se confrontait au monde, plus celui-ci semblait être étrange… D’ailleurs, lorsque sa camarade lui demanda plus d’informations sur la nouvelle professeure et ses cours, il ne pu s’empêcher d’arquer un sourcil. Ils n’étaient pas dans la même année alors pourquoi est-ce qu’elle lui posait une telle question ? C’était comme si la jeune femme cherchait à tout prix à dire quelque chose et qu’elle avait prononcé les premiers mots qui étaient passés par son esprit. Mais encore une fois, cela semblait totalement incroyable qu’elle agisse ainsi. Ce n’était pas comme si elle était face à un Supérieur et qu’elle devait tout faire pour gagner du temps. Le bleu ne comprendrait jamais rien à ses semblables… Il se contenta donc de hausser les épaules.

« Pour mon année ça n’a pas l’air de beaucoup changer. »

Point. Le jeune homme ne voyait pas vraiment ce qu’il aurait pu rajouter de plus. Mais indéniablement, la manière de se comporter de Caitlyn l’intriguait. Il avait bien du mal à la comprendre. En même temps, ce n’était pas comme s’il comprenait toujours tout le monde parfaitement bien… Ce décalage n’avait cependant pas empêché sa curiosité de s’éveiller. Il aurait mieux fait de se taire. Alors, comme pour se donner de la contenance, Ethan décida de tourner un peu dans l’infirmerie. Près du lit de la demoiselle, il y avait une armoire avec pleins de produits, de potions etc. Le jeune homme se planta devant et se lança dans une séance d’observations. Cette armoire était en soit réellement intéressante mais le garçon n’avait jeté son dévolu dessus que parce qu’il était complètement paumé, qu’il se sentait idiot d’avoir posé une question à sa camarade et qu’il cherchait donc un moyen de cacher son trouble. Cela fonctionnerait peut être. Ou pas. Mais de toute façon, il n’avait pas envie de vérifier en tournant la tête vers elle. Il préférait largement garder son regard fixé sur quelque chose et attendre que ce moment désagréable pour lui se décide à passer. Finalement, Cait’ se décida à lui répondre mais de manière très évasive. Pendant la bataille ? Bon ça à vrai dire il aurait pu le deviner tout seul. Mais soit, elle ne voulait pas en dire plus, après tout, cela ne le regardait pas.

« Ok. »

Ethan avait répondu, juste pour montrer qu’il avait entendu la réponse et qu’il n’irait pas chercher plus loin. Il resta d’ailleurs encore un petit moment à fixer l’armoire, comme s’il ne pouvait pas encore se décider à affronter le regard de quelqu’un. Il fut cependant poussé à tourner légèrement la tête alors que Caitlyn lui posait une question. Encore une fois il se demandait bien pourquoi elle abordait ce sujet. Elle semblait avoir la réponse alors pourquoi lui poser la question ? C’était peut être une simple façon d’entretenir la conversation mais encore une fois, Ethan avait l’impression que quelque chose clochait dans le comportement de la jeune femme. Comme si elle n’était pas à l’aise, pas naturelle en sa présence. Que lui soit mal à l’aise c’était une chose mais venant de la capitaine de l’équipe de Quidditch, d’une fille plutôt sociable c’était plus surprenant. Il se plantait peut être totalement mais c’était l’impression qu’il avait et tout ça n’avait pas de sens à ses yeux. L’adolescent poussa finalement un soupir avant de reporter plus ou moins son attention sur Caitlyn, sans la regarder dans les yeux bien évidement, et d’entreprendre de lui répondre.

« Oui j’étais avec ma famille à Liverpool. »

Tu veux en savoir plus ? Essaye encore. Ethan n’était pas du genre à donner des détails sur sa vie en générale. Alors certes, il n’allait pas mentir, n’avait aucune raison de le faire mais selon lui la question de Caitlyn n’appelait pas à plus de développement. Elle lui demandait juste s’il était là pendant les vacances, il avait répondu, point. Il ne pu s’empêcher cependant de se demander ce qu’il aurait bien pu se passer s’il avait été présent pendant l’attaque. Il se serait caché. Sans aucun doute. Il aurait joué au lâche comme la fois d’avant, aurait attendu que ça passe. Pendant que certains auraient pu être blessés. Jordane, Charleen… Ethan se crispa alors légèrement. Cela le rendait toujours aussi fou de penser à ça. A ce qu’il était. A son incapacité chronique à prendre les devants, à défendre qui que ce soit. Il n’était qu’un lâche et un gosse. Un gosse qui ne savait que se cacher dans les jupons de sa mère et il en avait terriblement honte. D’ailleurs, s’il regardait autour de lui, ce sentiment deviendrait sans doute encore plus pressant. Caitlyn faisait partie de ces gens qui avaient osé se battre, qui avaient peut être protégé des gens comme lui. Et lui faisait partie de ceux qui ne sont qu’un poids en plus… Affligeant. Oui c’était vraiment affligeant. Le Serdaigle serra alors légèrement un de ses poings, comme pour expulser ce sentiment néfaste qu’il s’inspirait.

« T’as dû être courageuse pour finir comme ça… »

Ethan serra son poing un peu plus fort. Nan mais sérieusement ? Il avait vraiment dit ça ? Il n’aurait pas pu juste lui souhaiter un bon rétablissement et partir ? Quelque chose ne tournait pas rond en ce moment chez lui, il fallait qu’il en parle à Charleen elle saurait peut être lui expliquer…
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MessageSujet: Re: Le peureux qui était craint [PV Caitlyn]   Jeu 21 Mai 2015 - 17:00

Allait-il l'agresser en plein milieu de l'infirmerie ? Allait-il lui jeter un sort d'immobilisation et de mutisme, voire la soumettre à un Imperium, pour l'obliger à le suivre ? Allait-il l'empoigner par le bras, en soutenant son regard de façon à ce qu'elle ne se mette pas à crier ou à gesticuler pour se défendre, et la menacer à voix basse, ses lèvres près de son oreille ? Caitlyn ne cessait d'essayer de se convaincre qu'elle ne risquait rien, mais elle ne pouvait s'empêcher de repenser à toutes les ressources qu'avaient The Others. Ils étaient capables de tout et surtout du moins attendu. Ils n'avaient pas de scrupules, ils n'avaient pas de limites. Ils pouvaient tout aussi bien passer pour un peuple pacifique et civilisé que pour des bêtes féroces. Ils pouvaient tout aussi bien faire preuve de calme et de sang froid que de violence et de cruauté. Et surtout, ils étaient incroyablement manipulateurs. Tous les moyens étaient bons pour arriver à leurs fins. Mensonge ou vérité, douceur ou force, ils finissaient toujours par gagner car ils étaient trop imprévisibles et que personne ne savait vraiment à quoi s'attendre de leur part ni sur quel pied danser. Ils étaient capable de feindre des échecs et des faiblesses pour gagner malgré tout au bout du compte. Si elle voyait ne serait-ce que l'ombre d'un sourire cruel et sadique étirer les lèvres du jeune Ethan, elle sentait qu'elle n'arriverait pas à se retenir de hurler. À l'intérieur, elle se sentait comme si elle était à deux doigts de suffoquer ou de se mettre à hyperventiler. Comme si elle n'allait pas tarder à succomber à la panique. Pourtant, de l'extérieur, elle n'exprimait au final qu'une sorte de malaise, légèrement crispée, tendue. Son regard était un peu méfiant, son sourire un peu forcé, mais le fait qu'elle se trouve à l'infirmerie et dans une position de faiblesse, de vulnérabilité, pouvait suffire pour justifier son état. Qui se sentait réellement à l'aise, à l'infirmerie ?

Elle essayait par ailleurs d'entretenir une certaine conversation pour briser un peu le silence et empêcher le malaise de s'installer encore plus. Et aussi pour paraître un peu plus normale, même si pour le coup, elle avait l'impression qu'Ethan sentait que quelque chose ne tournait pas rond, se doutait de quelque chose. Il ne fit aucun effort pour relancer la conversation. Il se contenta de répondre le strict nécessaire d'un ton désinvolte, désintéressé. Il ne voulait décidément pas rentrer dans son jeu. Il voulait la pousser dans ses retranchements, ne comptait pas lui faire de faveurs. Après avoir posé les livres d'EDM sur sa table de chevet et longuement, fixement, contemplé sa baguette cassée, presque comme s'il réfléchissait à utiliser cette faiblesse supplémentaire qui lui garantissait certainement d'avoir le dessus sur elle, il fit le tour de son lit, comme le prédateur faisait le tour de sa proie, et s'intéressa aux potions et autres produits disposés dans une armoire, sachant qu'elle ne pouvait pas s'échapper. Il lui répondit un simple « Ok. » lorsqu'elle lui expliqua ce dont il se doutait probablement déjà, à savoir que ses blessures lui venaient de la bataille de Noël. Il ne se tourna même pas vers elle, continuant à observer le contenu de l'armoire. Était-il en train de réfléchir à une possible utilisation néfaste des produits médicaux contre elle ? Comptait-il lui servir du poison dans ses boissons, lui administrer des stupéfiants, la droguer à son insu pour lui faire un lavage de cerveau ? Il fallait qu'elle le tire de sa réflexion, il fallait qu'elle interrompe le cours de ses pensées pour ne pas qu'il prenne une décision qui puisse lui nuire. Donc, puisqu'elle venait de parler de Noël, elle lui demanda s'il était rentré pour les vacances, car elle ne l'avait pas vu au château. Et ce qu'il lui répondit, d'un ton complètement neutre, faillit lui provoquer un arrêt.

« Oui j’étais avec ma famille à Liverpool. »

Son cœur loupa un battement, puis deux, avant de se mettre à tambouriner contre sa poitrine tel un fou furieux. Elle sentit ses doigts se crisper autour de ses cuisses et tout ses muscles se tendre. Elle pouvait presque entendre sa peau se craqueler au niveau de ses plaies pas encore totalement cicatrisées. Et ses yeux écarquillés comme des soucoupes débordaient de panique.

« Liverpool ?! Tu habites à Liverpool ? »

C'était un peu plus fort qu'elle ne l'aurait voulu. Elle se mordit la langue, se força à respirer. Il fallait qu'elle se calme, il fallait qu'elle se calme putain ou elle allait faire une bêtise.

« Je savais pas... »

Il habitait à Liverpool. Il habitait à Liverpool. Il habitait à Liverpool, comme elle, il habitait à Liverpool et était rentré pour passer Noël en famille tandis qu'elle était restée à Poudlard car elle n'avait plus de famille. Il habitait à Liverpool. Liverpool, Liverpool, Liverpool. Pourquoi le lui disait-il ? Pour lui faire prendre conscience de la menace, du danger qui rodait partout autour d'elle. Peut-être l'avait-il espionnée depuis qu'elle était gosse, peut-être l'avait il suivie comme une ombre dans les ruelles de la ville qu'il lui arrivait si souvent de parcourir seule alors qu'elle avait moins de dix ans, peut-être planifiait-il depuis des années son déclin, sa déchéance, sa perte, sans qu'elle ne le sache. Elle suffoquait, elle avait trop chaud. Voyait-il la sueur perler sur son front ou se faisait-elle des illusions ? Elle n'en pouvait plus. Tout prenait sens dans sa tête, tout collait, tout était logique. Il la traquait, il lui voulait du mal. Il avait massacré ses parents et son frère, il avait détruit sa maison, et il était en train de détruire sa vie. Oui, le voilà qui serrait les poings, qui se préparait à attaquer, à frapper. Devait-elle crier ? Pourquoi ne criait-elle pas à l'aide ? Pourquoi ne bougeait-elle pas, pourquoi ne faisait-elle rien ? Elle le fixait sans ciller, mâchoires serrées, corps tendu comme un arc. Elle n'avait plus peur, elle n'était plus paniquée. Elle était passée en mode intouchable, comme si plus rien n'avait d'importance, comme s'il n'y avait plus qu'elle et lui et le vide autour d'eux, et qu'elle allait se défendre jusqu'à son dernier souffle.

« T’as dû être courageuse pour finir comme ça… »

Un sourire étira ses lèvres. Un sourire plein de mépris qui ressemblait presque à une grimace, à un rictus mauvais et plein de défi qu'elle ne se connaissait qu'en cas d'extrême urgence. Elle se sentait comme dans un film au ralenti. Le dernier affrontement de la dernière bataille. C'était tout ou rien.

« T'en sais quelque chose, peut-être ? C'est dommage que j'aie survécu, n'est-ce pas ? Ou peut-être était-ce voulu… Qu'est ce que t'en penses ? »

Sa voix n'était qu'un murmure, lent, grave, tendu à l'extrême, posant chaque mot. Une lueur de folie dans le regard, elle délirait complètement. Elle n'avait plus une cellule grise capable de la ramener à la raison. Elle était presque menaçante, et carrément flippante pourvu que l'on sache ce qui se passait dans sa tête.

« À Liverpool, t'as dit ? C'est drôle, c'est là que j'habite aussi et qu'habitaient mes parents. Ils sont morts en janvier… je suppose que ça non plus, tu ne le savais pas ? »

Suspectait-elle Ethan d'être le responsable de son état ? Et de la mort de ses parents ? Ce n'était pas très clair dans sa tête, car il restait tout de même un gosse de 16 ans et si elle était complètement à sa merci en ce moment, c'était justement parce qu'elle était très affaiblie, ce qui n'était pas le cas le 25 décembre. Mais elle savait qu'il lui voulait du mal, elle le sentait, et même s'il venait de lui dire qu'il avait passé les vacances hors de Poudlard, qu'est ce qui l'empêchait de profiter de l'attaque des Supérieurs pour revenir au château et en profiter ? Ou peut-être avait-il envoyé quelqu'un pour l'affaiblir et la menacer ? Il était bien plus intelligent qu'il n'en donnait l'air, elle en était sûre. Et entre génie et fou furieux, il n'y avait parfois qu'un pas à faire.

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MessageSujet: Re: Le peureux qui était craint [PV Caitlyn]   Dim 24 Mai 2015 - 12:37

Ethan avait l’impression qu’il débloquait mais en soit, il n’était peut être pas le seul dans cette pièce à ne pas tourner rond… Jusque là, il avait eu un peu de mal à observer les réactions de Caitlyn parce qu’il était trop concentré sur lui-même, sur ses soudaines envies de discussion qu’il avait bien du mal à comprendre. Mais le moment arrivait où il allait être bien obligé de faire attention à la jeune femme à côté de lui et à se demandait ce qui pouvait bien se passer dans sa tête à elle. En effet, sa réaction lorsqu’il avait évoqué sa ville natale était très étrange. Ethan n’avait pas pu s’empêcher de l’observer lorsqu’elle s‘était mise à moitié à crier en répétant ce qu’il avait dit. Qu’y avait-il de si exceptionnel à ce qu’il habite à Liverpool ? Certes c’était une ville assez connue mais au-delà de ça… Non vraiment il ne comprenait pas. Mais ce qui était plus intriguant encore c’était ce qui se passait dans le regard de la blessée. Il y avait quelque chose d’étrange comme si… Comme si cette révélation l’avait un peu effrayée. Vraiment ? C’était idiot s’il y réfléchissait. Que pouvait-il y avoir d’effrayant dans le fait qu’il soit originaire de là-bas ? Alors certes elle ne le savait pas très bien, mais comment aurait-elle pu le savoir ? Ce n’était pas non plus comme s’ils avaient déjà parlé et qu’ils en étaient venus à des révélations sur leurs vies. Mais Ethan était tellement perturbé et lui-même tellement bizarre ce jour-là qu’il avait presque passé ça sous silence avant de flatter le courage de la jeune femme. Ce ne fut qu’après qu’il réussit à apercevoir l’étrangeté de la situation. En effet, au début il avait constaté ses réactions mais sans plus y prêter attention que ça. Il lui avait fallut du temps pour remarquer que c’était totalement absurde et étrange. Et il eut alors la confirmation que cette fille était vraiment en train de péter un câble. Alors que lui venait juste de souligner ses qualités, elle, elle venait de rentrer dans un délire des plus étranges… Le bleu releva alors la tête vers elle en fronçant les sourcils. Mais qu’est-ce qu’elle racontait ?

« Hein ? Mais pourquoi tu dis ça ? »

Oui pourquoi ? Ethan avait beau être associable, il ne souhaitait pas la mort des gens et certainement pas de ceux qu’il ne connaissait absolument pas. Or, quand il écoutait les propos de Caitlyn, il avait l’impression qu’elle l’accusait de penser des choses horribles. De vouloir qu’elle souffre... ? Ça n’avait pas de sens. Mais l’adolescent n’était pas au bout de ses surprises. La situation empira lorsqu’elle lui apporta des éclairages sur sa réaction concernant Liverpool. Ses parents étaient morts ? C’était triste indéniablement. Mais n’était-elle pas en train de l’accuser clairement d’avoir quelque chose à voir dans leur mort ? Alors là c’était juste complètement aberrant. Ethan fixait alors Caitlyn complètement abasourdi, ne sachant même pas ce qu’il était censé dire. Mais enfin, comment pouvait-elle penser une seule seconde qu’un type comme lui avait comploté contre elle ? C’était idiot…

« T’as dû prendre un coup sur la tête. Parce que ce que tu dis n’a aucun sens. »

Ethan parlait doucement, se forçant à ne pas avoir une voix trop sombre ou trop hostile parce qu’il avait vraiment l’impression que Caitlyn nageait en plein délire et que la moindre petite chose pouvait la faire partir en freestyle. Parce que, déjà, pour en arriver à croire qu’Ethan ait pu faire du mal à qui que ce soit, il fallait vraiment être très loin. Ce gamin était l’archétype même du trouillard. Il passait son temps à se cacher, à fuir les situations délicates et à espérer que tout s’arrange sans qu’il n’ait à s’en mêler. Alors aller faire du mal à une camarade de maison… En plus à ses parents ? C’était complètement con. Surtout qu’en janvier, Ethan était là, avec les autres, il ne voyait pas trop comment il aurait pu s’en prendre à des gens à Liverpool. Et si elle osait dire qu’il pouvait avoir des complices alors là c’était vraiment que la paranoïa s’était emprise d’elle. Peut-être avait-elle était ensorcelée et se mettait à se méfier de n’importe qui ? Non ça paraissait un peu gros. Il ne fallait pas non plus qu’il devienne aussi paranoïaque qu’elle parce que sinon la situation allait devenir vraiment compliquée… Ethan recula alors de quelques pas, et leva les mains, comme pour bien montrer qu’elles étaient vides et qu’il n’avait pas l’intention de l’attaquer comme ça par surprise. En même temps, il essayait de contenir la petite colère qui montait en lui. Parce que ça l’énervait tout de même passablement qu’on puisse le prendre pour une telle pourriture…

« Écoute, j’ai beau pas être très loquace et pas avoir forcément d’affinité avec beaucoup de monde, ça veut pas dire que je complote pour leur faire du mal. J’ai dit que t’étais courageuse parce que je le pensais. Mais t’inquiète pas, je t’adresserai plus la parole. »

Sur la fin, Ethan s’était tout de même laissé avoir par ses propres émotions. A vrai dire, ce n’était pas dans ses habitudes de réconforter les autres ou de calmer leurs élans de peur. Alors oui, il ne savait pas comment s’y prendre. Tout ce qu’il pouvait faire c’était la mettre face aux faits, essayer de bien lui faire comprendre que ce qu’il se passait dans sa tête était un peu absurde. Mais en même temps, si elle était vraiment convaincue de tout ça, elle aurait bien dû mal à reconnecter avec la réalité. Elle verrait peut être la démarche d’Ethan comme une fourberie de plus. Au final, plus le bleu réfléchissait à la situation plus il avait l’impression qu’il était coincé et qu’il avait peu de façons de prouver à Caitlyn qu’il ne lui voulait pas de mal. Tout ce qu’il espérait c’était qu’elle n’entraîne personne à sa suite. Parce qu’il n’avait vraiment pas envie qu’on vienne lui prendre la tête avec des soupçons pourris…
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MessageSujet: Re: Le peureux qui était craint [PV Caitlyn]   Jeu 28 Mai 2015 - 17:30

Une petite partie de la conscience de Caitlyn savait que ce qu'elle ressentait vis à vis d'Ethan était tout simplement dénué de bon sens. Il ne lui voulait aucun mal. C'était tellement exagéré et tiré par les cheveux que c'en était ridicule. Mais le reste de son esprit était complètement envahi par la paranoïa. Elle débloquait carrément et il n'y avait rien pour l'arrêter. La meilleure solution, bien sûr, du moins à court terme, aurait été d'éloigner Ethan. Elle aurait pu lui demander de partir, prétexter un état de fatigue, appeler un infirmier. Mais elle était comme incapable de réfléchir. Elle le voyait là devant elle, et perdait totalement la boule. Son imagination faisait le parallèle entre l'univers flippant de la série Lost et sa vie réelle, associait le jeune Ethan réservé et associable à son homonyme dangereux et redoutable. Il avait beau s'agir d'un personnage fictif dans un milieu qui l'était tout autant, Caitlyn ne pouvait tout simplement pas s'empêcher de se sentir menacée et était à deux doigts de se mettre à paniquer. Plus il parlait, pire c'était. Il venait de lui dire qu'il était rentré à Liverpool pour les vacances de Noël, lui apprenant qu'il avait passé son enfance dans la même ville qu'elle. Dans son esprit, les pires scénarios se succédaient. Depuis quand la connaissait-il sans qu'elle ne le sache ? Depuis quand voulait-il sa perte ? Avant d'évoquer ses vacances à Liverpool, il avait voulu savoir pourquoi elle était à l'infirmerie, comme s'il voulait entendre le détail de ce qui lui était arrivé. Elle ne lui avait pas donné de précisions, et le voilà qui utilisait la technique des flatteries pour revenir au sujet qui l'intéressait. Était-il vraiment aussi étranger à cette affaire qu'il le prétendait ?

« Hein ? Mais pourquoi tu dis ça ? »

Pourquoi elle disait-ça ? Parce que tout collait parfaitement dans sa tête ! Parce qu'elle avait l'impression d'enfin comprendre quelque chose qu'elle aurait dû avoir compris depuis longtemps déjà et qui ne cessait de lui échapper ! Bon sang ! Les pièces du puzzle s'emboîtaient à merveille, c'était comme une révélation, la confirmation logique et censée d'un instinct, d'un pressentiment. Il lui parlait de Liverpool justement pour lui permettre d'avoir ce déclic à la fois plein de triomphe et de terreur. Il continuait cependant à faire l'innocent pour sentir progressivement la panique l'envahir et pour la voir y céder inéluctablement alors qu'elle se rendait compte qu'il était la cause de tous les malheurs qui lui arrivaient. L'assassinat de sa famille, la destruction de sa maison, de son chez soi. La torture de son petit-ami, leur rupture, leur réconciliation, leur rupture à nouveau. La montée de pression, la peur de l'inconnu, le manque d'action et d'adrénaline. Puis la torture tout juste insuffisante pour l'achever. Peut-être était-ce voulu. Il venait vérifier son état, et semer insidieusement dans son esprit les graines d'une peur nouvelle, en toute innocence. C'était de la pure provocation.

« T’as dû prendre un coup sur la tête. Parce que ce que tu dis n’a aucun sens. »

Il la fixait avec des yeux ronds comme des soucoupes, comme s'il tombait des nues. Oui, il avait l'air complètement choqué par ce qu'elle affirmait là, il jouait son rôle à merveille. Ce qu'elle disait n'avait aucun sens ? Elle savait bien qu'elle aurait du mal à faire accepter sa théorie à qui que ce soit. Il était rentré à Liverpool pour les vacances, n'avait pas assisté à la bataille pendant laquelle elle s'était fait agresser ainsi. Il avait été coincé ici comme eux tous depuis l'arrivée des Supérieurs en 2012. Et, par dessus tout, il lui manquait un motif. Mais Caitlyn était comme persuadée par ce qu'elle affirmait. Il avait sans doute des complices, quelque part, discrets, invisibles. The Others étaient partout et au courant de tout. Ils étaient bien plus solidaires qu'il n'était possible de se l'imaginer, et même lorsqu'ils donnaient l'impression d''avoir abandonné un des leurs, ils finissaient toujours par le récupérer. Il avait envoyé quelqu'un pour éliminer sa famille et sa maison. Il avait envoyé quelqu'un pour la blesser. Ou alors, quelqu'un l'avait envoyé pour la surveiller, la menacer. Elle avait beau très bien savoir qu'il n'était pas dans le camp des Supérieurs, elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait dû trouver une certaine satisfaction dans la torture qu'Elias et elle avaient subie en juillet et dans ce qu'elle avait vécu le jour de Noël. Ça devait certainement l'arranger pour ses plans à lui.

« Bien sûr que j'ai pris des coups sur la tête. J'ai aussi pris des coups dans le ventre. J'ai été rouée de coups, je n'ai pas besoin de m'en souvenir pour le savoir. »

Il se mit à reculer en levant les mains pour lui montrer une fois de plus qu'il était innocent. Elle sentait que quelques uns de ses voisins de lit avaient tourné leur attention vers eux et les observaient. La tension commençait vraiment à devenir palpable. Mais Caitlyn faisait comme s'il n'y avait personne autour d'eux, cependant, et continuait à le fixer, espérant presque que la force de son regard suffirait à lui faire comprendre tout ce qu'elle ressentait. Elle ne se rendait de loin pas compte qu'elle devait avoir l'air d'une timbrée dans un accès de folie. Ceci dit, elle avait réellement reçu des coups à la tête et les multiples petites fractures qui parsemaient son crâne avant d'être prises en charge par les infirmiers en témoignaient. Peut-être avait-elle subi un traumatisme crânien, qui, combiné au sortilège d'amnésie, avait débloqué ses cauchemars liés à la série dont elle avait regardé les quelques premiers épisodes quand elle était gosse, et accentué le transfert que faisait son esprit sur le pauvre Ethan. Quoi qu'il en soit, il fallait avouer qu'elle ne réalisait que partiellement l'ampleur de la crise dont il venait d'être témoin.

« Écoute, j’ai beau pas être très loquace et pas avoir forcément d’affinité avec beaucoup de monde, ça veut pas dire que je complote pour leur faire du mal. J’ai dit que t’étais courageuse parce que je le pensais. Mais t’inquiète pas, je t’adresserai plus la parole. »

À droite de son champ de vision, elle enregistra un mouvement et finit par comprendre qu'il s'agissait de l'infirmière qui, peut-être alertée par d'autres patients ou par la tension qui était devenue insoutenable, venait s'assurer que tout allait bien. Caitlyn, cependant, restait concentrée sur le jeune Ravenclaw. Plus il s'éloignait de son espace vital, plus elle sentait son esprit se libérer et recommencer à enregistrer les signaux que lui envoyait son corps de toute part. Ses muscles tendus à l'extrême la tiraillaient douloureusement, ses phalanges serrées sous ses couvertures devaient être blanches, son cœur battait la chamade dans sa cage thoracique et sa peau était moite de sueur.

« Ouais, c'est ça et ne t'avise pas de t'approcher de mes amis. »

Elle aurait aimé lui signifier qu'elle savait qui il était et de quoi il était capable, elle aurait aimé lui certifier qu'elle n'hésiterait pas à alerter des professeurs ou même le directeur de Poudlard s'il tentait quoi que ce soit, mais l'infirmière arriva à son chevet et, après avoir adressé à Ethan un regard doux mais sans appel pour qu'il la laisse seule avec sa patiente, elle entreprit de s'occuper de la jeune Caitlyn qui ne tarda pas à constater qu'elle était complètement épuisée. La pression redescendue, elle se roula en boule dans son lit, brûlante mais les pieds gelés, le visage blême, les yeux vides et laissa libre cours à ses larmes. Elle pleura comme elle ne pleurait que lorsqu'elle se trouvait seule avec son chagrin, ne répondit pas aux questions de la belle espagnole et ignora les regards de ses voisins de lit. Bientôt, ses sanglots s'apaisèrent et elle s'engouffra dans un sommeil qui se voulait réparateur mais qui fut agité et qui ne lui permit pas de trouver la paix.

Fin pour moi

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