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 Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.

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MessageSujet: Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.    Jeu 19 Mar 2015 - 22:34


Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley !
Riley, Mateo, Maxime, Kezabel.


Samedi 10 Janvier – Vers 22 heures. - Salle commune des Serpentard.

Elle me parle, beaucoup. Avec cet accent à croquer que j'apprécie particulièrement et j'en apprécie toujours la saveur. Daniela Alvarez. Grande, brune, Mexicaine pure souche et étudiante à l'Université. Elle a une réputation … disons de charmeuse. Les hommes aiment ses formes, ce petit roulement de 'r' qui en charme plus d'un et j'suis le premier à regarder les atouts qu'elle me présente. Coude sur la table, tête appuyée sur la main je l'écoute sans vraiment l'écouter. Elle est jolie, certes mais bordel qu'est-ce qu'elle parle … pour rien. Enfin, elle raconte des choses qui n'ont ni queue ni tête ou alors qui sont aussi intéressantes que la reproduction d'un poulpe. J'me coltine pas 30 minutes de conversation avec elle pour m'extasier sur le fait que sa copine a utiliser un rouge à lèvre trop rouge pour son teint et qu'elle ressemblait plus à une fille de joie qu'autre chose. Non, ce que je veux c'est conclure. Et je sais que je n'aurai aucun mal à le faire, elle est déjà prête à me sauter à la gorge. C'est elle même qui m'a invité dans sa salle commune pour venir passer un peu de temps avec elle.

Alors que je tourne la tête vers la droite, j'aperçois rapidement Jenkins qui déboule de la salle commune et qui se tire sans un regard. Je suis un peu étonné après l'échange sauvage que nous avons eu Mercredi sur le terrain … Elle semble me fuir comme elle fuirait la peste et ça m'étonne. Alors Jenkins, on est pas capable d'aller jusqu'au bout des choses ? Je me souviens de ce que je lui ai lâché, à savoir, combien de temps elle tiendrait comme ça. Je me souviens aussi parfaitement de ce que j'y ai ressenti et c'est bien la chose à laquelle je n'ai pas envie de penser. C'était trop … bizarre. Trop. J'sais pas.

- Mateo, me escuches* ?
- Hein ? Si, si. Continúa.

Et la discussion s'éternise, jusqu'à ce qu'elle glisse sa main sur ma cuisse. Sourire de ma part... Voilà qui commence à être très intéressant. Les esprits s'échauffent et la salle est totalement vide. Plus personne n'est là je sais même pas quelle heure il est. Daniela ne s'en formalise pas, elle vient directement s'asseoir sur moi, plaquant déjà ses lèvres aux miennes alors que j'esquisse un sourire de satisfaction, mes mains glissant sur sa peau chaude et douce. Elle est sauvage, elle sait ce qu'elle veut et... Quelque chose me perturbe. M'emmerde, du genre royal. Elle m'embrasse avec fougue, glisse sa main dans mes cheveux qu'elle accroche de manière sauvage mais les miennes ne bougent pas. Mon corps lui, réagit avec une hausse de température. Mais pas de cœur qui s'emballe. Pas de putain d'explosion dans le ventre. Pas ce... cette fibre, à la fois étrange et vibrante au creux de moi. Rien. Juste un banal plaisir d'avoir une femme qui pose ses mains sur soi. Allez Mateo ! Du nerfs ! Bordel de merde, t'as une bombe latine – une bombe latine DJ ! TMTC ! - qui est enfourchée sur tes jambes, prête à te faire danser la lambada toute la nuit alors : Moove. Et c'est ce que je fais, je la plaque plus fort à moi en accentuant mes baisers, glissant mes mains sur son ventre.

FLASH. Une image s'impose. La sienne. Riley et son regard alors qu'elle s'apprêtait à me dévorer le cou.

Je me stop net dans mes gestes alors que Daniela continue de me chauffer, déboutonnant ma chemise et je ne ressens toujours pas ce truc que... j'ai ressenti Mercredi. Cette vague de sauvagerie, de fouge. Ce brasier qui me rendait complètement dingue de plaisir.

- At... Attends ! Stop. Arrête.
- Oh, fais pas ton timide Vargas...

Elle plaque de nouveau ses lèvres aux miennes et là, je m'agace. Pour de bon. Parce que de 1) J'suis frustré de ressentir le manque d'une sensation. De 2) Je suis énervé de me dire que cette sensaiton, je l'ai ressenti avec Jenkins mais pas avec cette bombe. De 3) Pourquoi j'ai eu un flash d'elle ? J'suis censé m'en foutre même si je commence à l'apprécier doucement.

Je repousse Daniela, les deux mains plaquées sur ses épaules.

- Bordel, j'ai dis non. Pousse toi.

Et je l'y aide, sans ménagement. Sans me formaliser de ce qu'elle pourrait penser puisque j'm'en fou en vérité.

- Attends. Il te prend quoi là.
- Rien. J'ai pas envie. Ca m'emmerde et ça m'ennuie.

Sa main me gifle sans préambule et mon visage se déporte violemment sur le côté. Ma joue est brûlante, la douleur l'est tout autant et je serre les poings. Ne gueule pas. Ne sois pas odieux. Ravale moi ta fierté à deux balles, l'Idalgo.

- T'es qu'un connard.
- Ouais et j't'emmerde si t'es pas contente.
- Va t'faire foutre !

Elle me pousse avec violence, accrochant ma chemise entre ses ongles qui je sens se déchire sous ses doigts mais j'm'en branle. Camélia aurait sûrement honte de moi mais là encore, en cet instant où je ne contrôle rien, je m'en fou. Parce que j'suis … en colère. Agacé. Putain, j'suis énervé. Il se passe quelque chose chez moi que j'contrôle pas et ça me rend dingue. Dingue de pouvoir ressentir un manque, surtout quand ça concerne Jenkins. Et la rage redouble. Je la laisse me pousser et je commence à gueuler, en espagnol et sans ménagement. Les éclats de voix se répercutent et je suis à deux doigts de balancer cette putain de table au travers la pièce. Au lieu de ça, j'me tire sans demander mon reste, la chemise à moitié défaite, le sang bouillant de haine et le cœur se tapant un marathon. J'arrive pas à y croire... J'venais de foutre en l'air un coup d'enfer. Tout ça pour quoi ? Parce que j'suis en recherche d'une sensation que seule Jenkins peut procurer ? Je n'y crois pas, je suis juste trop con pour m'être perdu dans un souvenir qui devrait être éphémère. Riley, aurait dû être éphémère.

¥

Mardi 13 Janvier – Minuit. - Salle commune des Gryffondor.

C'est que ça me travaille en plus. Daniela m'esquive ou alors m'assassine de son regard sombre et j'ai clairement perdu tout espoir de pouvoir passer du bon temps avec. Et le pire c'est que je m'en fou, en réalité. Lundi, je recroise Jenkins et je ne la lâche pas du regard, évaluant ce qu'il se passait chez moi. Un truc, encore. Une flamme, un désir, une envie. J'y comprends absolument rien et je déteste avoir cette sensation que tout m'échappe. Du moins que CE truc, m'échappe. Je suis assis au fond de la salle commune et j'attends Maxime. Je sors tout juste de Magie noire... et tant qu'on y est, magie noire à cette heure là, c'est quoi le but ? De continuer dans le stéréotypes de la Magie noire ça fait trop peur donc on fait ça la nuit ? Sans déconner.
Jefferson doit me rejoindre sous peu et en attendant, je m'emmerde. Enfin, oui et non. Je vois dans le coin de la salle, à gauche, deux jeunes femmes entrain de parler et de glousser. Je soupire. Et mon attention est attiré par un mec, à l'opposé des deux Gryffondors. Il fixe l'une d'elle, comme si elle était le Saint Graal, mais surtout.. un détail attire mon attention. Une fiole rose pâle qu'il fait jouer entre ses doigts. Je plisse les yeux et me lève, pousser par la curiosité et l'alpague sans ménagement.

- T'as l'air d'un psychopathe à les fixer comme ça. Comme si tu prévoyais de découper l'une d'elle en rondelle. Ou les deux.

Il lève son regard vers moi et se met brutalement à rougir. Allez, t'as quel age. 13 ans ? 14 ans ? A peine.
Je m'assoie à côté de lui sans le lâcher du regard avant de lancer un signe de tête vers le truc rose qu'il tient dans la main.

- C'est quoi c'truc.
- Rie.. Rien.

Il tente de le cacher dans sa poche avec ses mains maladroites mais fait tomber la fiole que je ramasse vivement, aussi agile qu'un chat – Eh, on m'appelle pas Chasanova pour rien – avant de la brandir face à moi, lisant l'étiquette alors que je sens le gamin se recroqueviller sur lui même, rouge de honte.

Un large sourire apparaît sur mes lèvres.

- Bordel... un filtre d'amour ?
- …
- Rien que ça. Sans déconner... Je ricane, vraiment amusé avant de jeter un œil aux deux jeunes femmes. Et tu comptais vraiment sortir avec l'une d'elles grâce à ça ?

Il ne dit rien et semble vouloir disparaître sous terre. Je continue de scruter la fiole et cette fois, je m'intéresse vraiment à ce truc. Est-ce que déjà, c'est efficace ce truc ? J'suis presque certain que c'est une vraie arnaque.

- C'est censé fonctionner comment ce machin ?
- Fau.. chve...
- Articule j'vais pas t'bouffer !
- Faut un cheveux d'la personne. Tu l'mets dans la fiole et tu lui fais boire.
- Et toi t'y crois ?
- Mon frère l'a fait... ça a marché.

Et là, j'suis vraiment étonné. Vraiment ? Je réfléchis... avoir un truc comme ça en ma possession pourrait être vachement cool. Ca peut toujours servir pour faire une blague. Et c'est bien pour ça que j'arbore un air sérieux.

- Eh, on t'a jamais appris comment draguer une femme ?
- … Euh …
- Ecoute moi mon grand. Si tu veux le cœur de l'une d'elle, c'est pas comme ça qu'il faut t'y prendre. Je brandis la fiole devant son nez. Tu vois c'truc ? C'est de la merde et tu sais pourquoi ? Il secoue la tête négativement. Parce que tu ne peux pas forcer quelqu'un à t'aimer. Ca s'fait pas. C'est sale, c'est irrespectueux. Le cœur d'une femme ça se gagne. Capish ?

Il me regarde, avec des grands yeux comme si je venais de lui réciter un précepte de la bible. Et moi je jubile intérieurement. C'était déjà tout gagner pour moi.

- Eh... j'dois faire comment ?

Il a les mains bien enfouie dans ses poches et je me penche vers lui, murmurant presque.

- Sois galant, présent. Mais pas trop. Les mecs qui collent trop, c'est relou et ça fait chier. Non, faut que tu t'fasse désirer mon p'tit. Tu vois ce que je veux dire ? Faut être charmant, charmeur, la complimenter mais là pareil, faut pas en faire trop tu vas vite devenir le mec trop chiant.

Et on continue de parler pendant une heure, voir deux. J'en sais rien mais au moins, je viens de gagner un précieux cadeau pour plus tard. Je sais pas quand, ni avec qui... Kezabel ? Non, c'est pas amusant. Le jeune homme est partie se coucher en me remerciant comme si j'étais le Messi de la drague et moi j'attends, la fiole dans ma poche. J'attends Jefferson mais elle ne vient pas. Est-ce qu'elle s'est engeulée dernièrement avec William et Macy et j'me demande s'ils se sont réconciliés. C'est peut-être pour ça qu'elle n'est pas là...  Je m'endors doucement dans un fauteuil avec une nuance de vert à l'horizon, parsemé d'une chevelure foncé.

¥

Mercredi 14 janvier – Matinée. - Près de la salle des potions.

Je sais pas ce que je fou là, adossé contre le mur, la jambe ne tenant pas en place. Je devrais pas, j'ai rien à foutre ici. Mais je dois vérifier... Parce que ça me perturbe et que ça me travaille de savoir si je vais ressentir encore une fois ce truc. Et ce désir me rend fou, celui de vouloir la plaquer contre moi et de la sentir s'accrocher à moi, à ma chemise, à mes épaules. Putain, qu'est-ce que ça peut m'énerver. Je connais le planning de Maxime par cœur, donc celui de Riley par procuration. D'ailleurs, Jefferson qui m'a posée un putain de lapin hier soir et que j'ai pas revu depuis. Sûrement entrain de s'envoyer en l'air avec j'sais pas qui mais bref. Je suis un peu éloigné de la porte de la salle, dans un couloir perpendiculaire à celui qui conduira les élèves vers les marches et donc, vers la sortie. J'ai une boule étrange au ventre, dans la gorge. Nerveux ? Non, le contrôle. Je l'ai en main, la maîtrise de soi, de mon désir, de mon envie.

La porte s'ouvre. Le flux d'élèves s'échappent. Je suis dans l'ombre, personne ne me voit et de toute façon, tout le monde s'en branle, tout comme moi. Je les scrute … Elle est là. Et je ne réfléchis pas une seule seconde.

- Jenkins.

Ma voix se porte, elle s'arrête et se retourne. Elle croise mon regard et je l'attrape par le poignet, l'attire à moi dans l'ombre et la plaque au mur. Ma main est déjà dans son cou, mon cœur s'affole. Mon autre main sur sa hanche et mon corps s'embrase. Je me plaque à elle avec fougue et plonge mes lèvres contre les siennes. Et tout explose. Absolument tout. La voilà cette sensation. La voilà cette fibre, cette vibration débordante, embrasée. Celle qui me rend complètement fou, celle qui me fait débloqué. Ma main s'accroche à ses cheveux et nos corps se plaquent un peu plus l'un à l'autre. Elle répond à mes gestes avec une fougue qui me désarçonne. Le souffle court, le cœur qui bat comme un fou, je n'ai pas envie de la quitter. Mon corps n'en a pas envie, il la veut, là, maintenant. Un soupire s'échappe de ses lèvres alors que ma main remonte sur sa hanche.

Tout ça ne dure qu'une poignée de seconde. Une poignée de seconde qui m'a rendu essoufflé, perdu et surtout fébrile. Les mains de Riley me pousse violemment par les épaules pour me maintenir loin d'elle. Nos regards se croisent et je crois que ni elle, ni moi, ne comprenons. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je me sens déjà en colère alors que je tente de reprendre mon souffle, les dents serrés. Elle s'écarte et je me surprend à ne pas en avoir envie, presque prêt à la retenir avec autorité mais je ne fais rien, restant là comme un con. Elle ramasse son sac d'un geste rageur et se tire, sans un mot.

Je reste les mains levés, la suit du regard et me sens … en colère. Une colère profonde. Parce que j'ai ressenti exactement ce que je cherchais Samedi avec Daniela mais qui n'est pas arrivé. Je sens encore mon cœur battre à vive allure et j'ai envie de me l'arracher. Qu'est-ce que c'est ce bordel Mateo …  

J'avance de quelques pas dans la lumière du couloir et sens une gêne agaçante qui me chatouille entre les doigts de ma main droite. Je la lève devant moi, inspecte et constate que deux longs cheveux sont resté accrochés.

Deux longs cheveux de Riley.

Et un filtre d'amour.

Et dans mon cerveau, j'ai le droit à une véritable explosion d'illumination. Je l'avoue, j'en oublie toutes ces émotions que Riley m'a provoqué tout à l'heure avec un simple baisé enflammé.
Et plus j'y réfléchis, plus mon sourire s’élargit. Plus j'imagine son visage et plus je jubile, pour finir par éclater de rire en passant mon autre main dans le cheveux.

- Bordel mec. Tu tiens l'idée et la blague du siècle.

¥

Jeudi 15 Janvier – 7h30 – La grande salle.

Je jubile, je suis surexcité et je ne tiens plus  en place. J'ai scrupuleusement suivi les conseils du gamin et j'ai logé les deux cheveux de Riley dans la fiole en agitant doucement. Lorsque j'ai débouché la petite bouteille, une légère odeur de cuir mélangé à une autre, fleurie qui me rappelle les étés, me monte jusqu'aux narines pour finir avec une trace d'herbe mouillée.
Je suis maintenant dans la grande salle, il est tôt et je suis plus en forme que jamais. Je n'suis même plus en colère, loin de là. J'ai le sourire jusqu'aux oreilles et j'ai même la jambe qui n'arrête pas de bouger dans tous les sens. Je suis entrain de faire la pire connerie de mon existence qui me vaudra sûrement une décapitation sur la place publique .. mais honnêtement. Putain, ça vaut le coup de prendre le risque. Je prends une tasse propre, y verse du café et ajoute quelques gouttes de la lotion rosée... Jusqu'à ce que la porte de la grande salle claque et me fasse sursauté et …

- Oops...

Je viens de verser la moitié de la lotion dans sa boisson.... Boh. Tant pis. Au pire, elle sera raide dingue pour la journée.
Je pousse la tasse en face de moi. La grande salle se rempli au fur et à mesure et enfin, les voilà. William et Macy, le tandem de choc, les jumeaux, les grosses têtes, bref, tout ce que vous voulez. Là ce matin, ils représentent ma chance ultime de faire venir Maxime à ma table. Je les fais venir d'un signe de la main et alors qu'ils s'installent – Macy toujours entrain de parler, c'est épuisant – Maxime arrive non loin derrière. J'dirais pas qu'elle sourit, mais presque. Elle juste ce petit rictus, au coin des lèvres, à peine perceptible mais bien présent. Elle est de bonne humeur en plus ? Je me retiens d'éclater de rire. Elle vient vers nous, lance un « Hey » presque enjoué et pose une main sur l'épaule de Macy... avec une délicatesse qui, pour le coup, me laisse sur le cul. J'ai envie de balancer une réplique, ouvre la bouche et William me lance un coup de pieds dans le tibia, sans ménagement, alors qu'il est assit à côté de moi.

- Aïeuh... putain t'es con.
- Désolé. J'ai la tourette.

Je fronce les sourcils et me retourne vers Maxime qui s'assied en face de moi. Merde, serait-ce une si bonne journée que ça ? Macy et elle ont couchées ensemble ou quoi ? Bref, j'm'en fou. J'veux juste qu'elle boive son café. Elle prend une tasse et en douceur, sans précipitation pour ne pas me trahir, je pousse celle que j'ai déjà préparé vers elle.

- Tiens. Long, noir et sans sucre pour Moooodame la gothique.
- Pfff. Ta gueule.

Aaaah tant d'amour. Elle prend sa tasse entre ses mains et je me mets une main devant la bouche, comme si j'allais tousser, tout en trifouillant mes œufs brouillés avec le bout de ma fourchette. J'sais pas combien de temps durera la potion mais peu importe, la scène risque d'être mythique surtout avec quelqu'un comme Jefferson.

C'est ce qu'on appelle une double vengeance, les amis.

Me demandez pas pourquoi.

Allez bois tout, comme une grande ! Et elle le fait, à graaande gorgée. Et j'ai envie de rire. Bordel, que j'ai envie d'éclater de lui rire à la gueule. Une autre gorgée, puis une autre... J'vais exploser. Je lève les yeux vers elle et plus elle bois son café d'amour, plus son visage semble presque se métamorphoser. Ses traits ne sont plus aussi durs, loin de là. Elle semble... désemparée. Voir, souriante. Trop souriante.

Que le spectacle commence...
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MessageSujet: Re: Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.    Ven 20 Mar 2015 - 22:04

RILEY <3 <3, KEZABEL, MATÉO & MAXIME
JEUDI 15 JANVIER


  • Mardi 13 Janvier, 00H30


« J’peux t’parler cinq minutes ? »

Je baisse la tête vers la voix qui semble m’interpeller et mon regard tombe sur Hasting. J’hausse un sourcil derrière ma capuche, ma clope entre mes doigts. Si j’ai l’temps pour causer cinq minutes ? Putain que non. Agacée, tiraillée par les questions, les remords, les doutes, la fatigue. Une semaine voir un peu plus que je dors mal. Tout remonte à la surface, la haine, la culpabilité, le manque. Ce putain de manque qui ronge. Ces putains de visage qui me hantent. Le silence de Macy s’ajoute à toute cette merde. Je pousse alors un long soupir, me stoppe, pense à Matéo qui m’attend et lâche un…

« Pas plus. »

… Complètement résignée. Elle semble se redresser d’un geste sec et marmonne.

« Super… J’voulais… »

Elle semble crispée, les bras croisés, un sourcil redressé et elle me regarde d’un air que j’apprécie moyennement. D’autant plus qu’elle arrive pas à formuler sa phrase. Je lui ai pas dis que j’avais pas le temps ? Non. Pas grave. Non je ne suis pas un goujat, techniquement parce que c’est un adjectif à visée masculine. Ça vous va là ? Je répartis mon poids sur une jambe et pousse un deuxième soupir.

Elle passe sa main sur son visage, soupire, semble hésiter, buter, je commence à m’impatienter alors que ça fait à peine vingt secondes que les mots lui manquent. Je la regarde, attends encore un peu, ma jambe commence à s’agiter frénétiquement et je finis par craquer.

« Bon écoute j’ai pas toute la nuit donc soit tu craches le morceau soit j’me casse. »

Je la regarde. Elle lève la tête, me jette un regard à chier, et serre les dents. Je commence à faire un pas en avant mais avant même que mon pied atteigne le sol je me sens projetée en arrière et mon dos rencontre la surface froide des pierres. Sans rien comprendre, ma clope tombe au sol et je n’arrive bientôt plus à respirer : les lèvres d’Hasting sont collées aux miennes dans un élan visiblement très sauvage. Elan qui j’accueille sans rechigner puisque même si ma tête semble mettre un temps avant de comprendre le truc, mon corps lui s’est déjà formalisé de la situation, ma clope lâchée, mes mains parcourent déjà son dos et lorsqu’enfin mon esprit capture l’instant, je me laisse complètement happée par ses impulsions et ses envies. Comment ça je suis faible ? Oui, je l’avoue, une vague de chaleur s’est répandue à l’instant où elle a foutue ses mains contre ma peau peu couverte, et l’idée de rejoindre Matéo (qui doit m’attendre) s’est barrée bien loin. Puisqu’on me propose si gentiment de remettre le couvert je ne vais pas dire non.
Je m’attends à ce qu’elle s’arrête à un certain moment, c’est sans compter qu’elle attrape mon col (là vous pouvez voir Maxime sourire de manière très macho à dix kilomètres sans jumelles) et qu’elle m’attire à elle pour m’emmener… je ne sais pas où d’ailleurs mais à vrai dire rien ne me ferait plus plaisir actuellement que de filer avec elle dans un coin discret. Elle sait ce qu’elle veut, ça me plait et ce qu’elle veut : c’est moi (high five Matéo). Ça tombe bien parce que maintenant qu’elle s’est proposée j’ai bien envie de m’approprier son être fragile pendant un instant. Un peu de sa douceur (bon là c’est plutôt sauvage, maintenant Hanne la ferme, et laisse moi à mes affaires. Tchao !), de sa chaleur, ne me fera pas de mal. Kezabel est une très bonne surprise, mais j’oublie bien vite toutes mes pensées mal alignées pour me laisser aller complètement à l’échange fougueux qu’elle m’offre. Je me retrouve je ne sais dans quelle pièce, adossée contre le mur, et je sens sa main s’accaparer mon tissu et l’arracher d’un geste sec. Je remercie les boutons pressions de ma chemise courte, et puis me laisse aller au sérieux soudain de la situation. Son arrachage en règle vient de m’enrouler d’une flamme incroyablement suave et libérer, dans le même temps, cette espèce de boule de colère qui bout en moi depuis que je me suis réveillée de ce long cauchemar. J’attrape donc ses cheveux, la plaque un peu plus à moi, elle ne se fait pas prier et moi, je décide de ne plus penser à rien, parce que ce qu’elle m’offre est… libérateur.

Ø

Allongée sur le sol, les yeux rivés sur le plafond, mes poumons aspirent l’air avec force. Essoufflée, je me dis que je devrais arrêter de fumer. Le corps de Kezabel git là surement à quelques centimètres du mien. Je bous. Je ne suis pas détendue. Passionnée, sauvage, irrésistible : voilà ce que je retiens de Kezabel à cet instant. Un moment enflammée, qui ne m’a pas calmée, au contraire, mes sens sont à chaud, je suis une vraie boule de nerfs : ce que je croyais libérateur vient de faire naitre autre chose à l’intérieur de moi. L’envie de pleurer. De me laisser aller. Attention, que ça ne prête pas à confusion : l’instant était presque magique. J’ai oublié, avec elle, qui j’étais, pourquoi j’étais là, qui me manquait. Mais je suis presque triste que ce soit finit, car, maintenant, la réalité reprend ses droits. Je respire avec rapidité, ma jambe se secoue, là, même pas nue puisque pressées, j’attends. Elle ne me regarde pas, je le sens bien, elle fuit. Et moi aussi j’ai envie de fuir, pas elle, mais ce que ça me provoque.

Je suis là, les mains crispées autour du tissu que je lui ai enlevé, j’attends. Je dois réagir mais mon corps en est incapable. La boule de larmes qui s’est matérialisée dans ma gorge semble remonter jusque mes yeux et je comprends qu’après dix minutes de silence total il est temps que je cours me réfugier avec moi-même, ma colère et ma culpabilité. Je dépose son t-shirt, rattrape mes affaires et dans un temps qui me paraît expressément court, je fuis, sans le moindre mot, et rejoins ma salle commune en silence, rapide, prête à exploser.
Je file sous la douche immédiatement sans poser un regard sur Macy et pourtant je sais très bien qu’elle est réveillée. Elle fait semblant de dormir. Je le sais parce que sa respiration est irrégulière. Respirer son parfum donne un autre coup de cravache à mon envie de pleurer, cette ignoble envie de tout laisser alors, alors je resserre la corde autour de mon cou, comme pour garder contenance. Pour moi-même. Parce que personne ne me voit. Pas un instant je ne pense à Kezabel qui a du prendre mon départ comme une sorte de traitrise. J’irais m’excuser, peut-être, mais là je ne peux pas. J’atterris sous la douche et frotte mes bras, mes jambes, mon ventre, tout ce que je peux gratter, je le fais et avec force. J’ai besoin d’enlever son odeur de ma peau, celle qui me caresse délicatement l’odorat, parce que l’amertume d’un autre parfum hante mon esprit. J’ai besoin de le retrouver, de ne pas le faire disparaître sous celui de Kezabel. Ne pars pas. J’ai l’impression de me revoir dégager le sang de Dean sur mes bras et cette image me donne un coup de poignard en plein cœur. Je frotte, encore, pas à me faire saigner mais pourtant j’aimerais tant. La rancœur, contre moi-même, est exacerbée alors que je me dis que j’ai laissé Hasting toute seule sans un seul mot. Elle aura le droit de me donner une gifle plus tard. J’ai besoin d’enlever la trace de son passage, et si je garde les images dans ma tête je ne peux pas me permettre de laisser son odeur supplanter celle de… la sienne. Je pousse un soupir, les lèvres tremblantes, coupable jusqu’à l’os.

Lorsque je ressors, Macy s’est endormie. Je l’entends. Je sais où je vais aller et je m’en mords déjà les doigts, mais avant même que je ne réfléchisse je suis déjà dans les escaliers, me dirigeant vers la salle commune des Serdaigles. J’ai besoin de sa présence. Je prononce faiblement le mot de passe et me faufile en silence jusque chez William. Je pousse le rideau faiblement, il dort, et le voir là étendu, insouciant après tout ce que je lui ai fais vivre, me rappelle pourquoi j’ai décidé de ne pas tenir compte de sa trahison. Lire mes larmes. Je balaie cette pensée d’un geste de la main et me faufile dans son lit, sous ses draps, avec le plus de délicatesse possible pour ne pas le réveiller. Doucement, je viens contre lui, dans son dos, et me cale près de lui. Je sais très bien qu’en cet instant il s’est réveillé mais je fais abstraction. Je ne l’enroule pas dans mes bras, non, mais sa présence me suffit. Je me sens me détendre, peu à peu et les larmes se tarissent, ne semble plus vouloir sortir de mes canaux lacrymaux. Je sombre, doucement, et une triste culpabilité se loge entre mes côtes pour toujours.

Ø

  • Mercredi 14 janvier, 23H30


Je prononce le mot de passe de ma salle commune sans trop de conviction et j’entre lentement. Je me bloque instantanément dans l’entrée dès lors que le parfum de Macy me frappe. Je pousse un soupir, replace ma capuche sur ma tête et finis par me décider à avancer. Un pas, deux pas. Allez j’y vais. En silence je sors de l’ombre et avance avec détermination vers les escaliers. Mais c’est sans compter la voix de Macy qui sort de l’ombre, assise sur la méridienne face à la cheminée.

« Maxime. »

Je m’arrête net dans mon geste, serre un poing, me mord la lèvre et m’insulte. Pauvre conne. Pauvre conne pauvconne. T’aurais du faire demi-tour. Mais depuis quand tu recules devant l’ennemi ? C’est pas un ennemi ! C’est ça le pire, ma plus grande faiblesse. Attaquez-vous à moi je vous en prie, ça ne m’intéresse pas de vivre. Mais pas à mes amis. Ni William, ni Macy. Et je me surprends à penser au visage de Matéo.

« Oui ? »

Je me racle la gorge, sèche, et me redresse, comme si tout allait bien. Elle se retourne vers moi. Elle n’a plus ni sa voix, ni son air de petite fille abandonnée par ses parents. Son regard est lourd, et je sais ce que cela signifie. Macy aurait pu être ma sœur, ma fille, ma jumelle, j’en sais foutrement rien mais je sais que je la connais par cœur. Et je n’aime pas son attitude actuelle. Mon sac sur l’épaule, j’attends alors qu’elle se relève et se dirige vers moi, pour se planter à quelques centimètres de moi. Elle sait où se situe mon regard derrière ma capuche et mes cheveux, elle sait où regarder, où viser, malgré sa petite taille. Trop de neurones dans cette petite tête.

« Tu sais que j’peux pas t’en vouloir très longtemps. »

Elle fait sa moue, habituelle. Moi je reste impassible. En tout cas en apparence, pourtant, un torrent d’émotions multiples me secoue à l’intérieur. Je ne bouge pas. Elle pourrait m’en vouloir. Elle devrait m’en vouloir. Elle devrait bordel. Elle n’a pas besoin de moi pour vivre et a d’autres choses à faire que de s’occuper d’un espèce de chien enragé, entiché d’un mort. Pardon ?

Non rien.

« Je sais qu’c’est pas d’ta faute. »

Je déglutis très, très péniblement. Elle ne nommera pas les faits. Elle ne veut plus en entendre parler et ça lui coute cher de dire ça, mais elle le fait. Je me déteste de voir cette douleur sur son visage. Tout, mais pas ma famille. Que j’ai abandonnée.

« T’es partie une fois, maintenant, c’est terminé, je veux plus qu’tu t’en ailles. Tu m’as manquée, trop même. »

Mon sac tombe à terre, mes bras s’enroule autour de Macy et avant que je ne décide quoi que ce soit, mon corps décide une fois de plus à ma place, et je romps la distance qui nous sépare en la collant contre moi. Ma capuche tombe dans ce geste spontané, vif, et je sens que ça la déstabilise un instant avant qu’elle vienne se blottir complètement contre moi, ses bras autour de ma taille. Elle fait une tête de moins que moi alors j’ai l’impression de la protéger et ça me fait un bien fou. D’être là. Je n’ai plus envie de réfléchir alors je l’étouffe un peu plus contre moi, une main dans ses cheveux blonds, roses, parfois un peu violets, peu importe. Je l’aime comme elle est, hystérique et compatissante, une cinglée cette fille, une déjantée, une enfant toute seule que j’ai abandonné. Je respire son parfum, ferme les yeux et profite de sa présence. On reste un moment comme ça, sa tête contre ma poitrine.

« Je m’excuse, Macy. J’partirais plus. »

Je la sens sourire contre moi et une fois de plus je la rapproche comme si elle pouvait venir encore plus près. Je dépose un baiser sur le haut de sa tête, et lorsque je décide que ce moment commence à m’embarrasser, je romps doucement le contact, ce qu’elle accepte sans broncher, un sourire aux lèvres. Je passe un bras sur ses épaules, récupère mon sac avec l’autre, et nous montons toutes les deux, en sachant pertinemment qu’elle viendrait dormir avec moi cette nuit.

Ø

  • Jeudi 15 janvier — matin.



J’ouvre un œil. Puis l’autre. Personne dans mon lit. C’est que je dois être en retard. Mais une impression de calme, étrange, depuis longtemps oubliée, s’est installée à l’intérieur de moi. Comment pourrais-je qualifier ça ? Reposée ? Non. Je sais pas. Bonne humeur ? On se risque à dire que t’es de bonne humeur, Maxime ? Tu crois qu’on peut dire ça maman, parce qu’on dirait bien. Bon allez, ça te fais pas de mal, vas-y ! Ok !

Alors, je crois que je suis de bonne humeur.
Bien sur, je sais que ce que m’a dit Macy hier n’efface pas tout, bien sur je sais que tout ça ne nous fera pas oublier toute cette culpabilité qui me ronge. Mais là, je me sens bien, comme une première fois depuis des mois. Alors j’en profite, trainasses encore au lit (activité préférée), puis me redresse et constate que Macy m’a filé un de ses t-shirts et sortit un jean. Je souris. Elle a voulu me faire gagner du temps. Voilà pourquoi je les aime. J’enfile alors le tout, et bien sur le top de Macy est trop court pour moi alors il laisse entrevoir ma peau. Hop, hop, hop, je me dépêche de descendre jusque dans la grande salle et aperçoit la tête de William de loin. Une esquisse de sourire se pose sur mes lèvres (c’est le mieux qu’elle puisse faire désolée), et je me dirige vers eux. En arrivant, je pose ma main sur l’épaule de Macy sans brusquer, et enjambe le banc pour m’asseoir.

« Hey. »

Simple, non-agressif, je jette un œil à William qui paraît lui aussi souriant. Tu sais que quand tu fais cette bouille je regrette que tu sois gay ? Nan j’rigole on couche pas avec les potes. C’est dégueulasse. Comment ça Matéo ? Bon maman, casses-toi avec tes réflexions tu me soules. — Pardon — Donc, voilà. Oui. William. Il me répond par un salut tout aussi jovial et j’adresse un regard amusé à Macy, elle sait très bien ce que je vais faire. Je me relève d’un geste sec et attrape l’assiette de William que je pose devant moi avec un air de défi genre, tu peux pas y toucher pétasse. Et Macy ricane. Je vais pour prendre une tasse quand Matéo m’en pousse une devant les yeux et je le regarde d’un air étonné.

« Tiens. Long, noir et sans sucre pour Moooodame la gothique.
- Pfff. Ta gueule. »

Je baisse la tête vers mon café et franchement c’est super sympa ! Alors du coup, j’engloutis un bout de pain et, pour faire passer le tout, je porte la tasse à mes lèvres, et avale une première, puis une deuxième, et une troisième loooongue, longue, gorgée. Je repose la tasse, vide, d’un air satisfait, et soudainement je sens que j’ai chaud. Et en même temps, mes nerfs se détendent doucement. J’avale un autre bout de pain, puis encore un et… quelque chose change, je ne saurais dire quoi, mais ça commence rapidement à s’incruster à l’intérieur de moi. Un sourire s’étire sur mes lèvres et je ne comprends pas pourquoi il est là, il est long, grand, et on voit même mes dents.

Une chaleur indescriptible me parcourt l’échine et je toussote un peu, les joues rouges, alors je tire un peu sur le col de mon t-shirt et m’écarte un peu de la table, en roulant des épaules. Wow ! C’est quoi c’est le café c’est ça ? En parallèle, un espèce de trou se creuse dans ma poitrine, un truc béant, géant. WOW C’EST QUOI CE TRUC ! Je me sens heureuse, heureuse à en pleurer des pâquerettes là bordel de merde AS-TU VU LES QUENOUILLES !? —oops— J’me sens bien wow, c’est magique, j’en sais rien, je souris là, je souris à la vie !... Je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie… Je ne suis qu’amour ! —tmtc si t’as saisi la référence j’te fais un bisou baybay—.
Et pourquoi malgré cet élan très étrange mais tellement libérateur de paix intérieure, quelque chose me bloque, quelque chose me manque, un truc qui m’empêche de respirer et alors je tourne la tête vers la porte de la grande qui s’ouvre et laisse passer Kezabel et puis… Riley.

Riley.

“ What you do to me is indescribable,
Got me sparkling just like an emerald.
Set my soul on fire, make me wild,
Like the deep blue sea. “

« Wow… »

Un rayon de soleil se pose avec affection dans ses cheveux bruns et ses yeux verts reflètent la lumière comme un émeraude posé au cœur d’un coussin de satin. Les bras m’en tombent. Je la fixe, elle bouge la tête vers la droite et alors une brise semble secouer sa chevelure ondoyante et mon cœur se met à battre, revigoré, comme s’il revoyait une image perdue du passé. Je n’ai plus faim, je suis absorbée par la beauté hypnotique de ma camarade Serpentard. Lui ai-je déjà parlé avant ? Lui ai-je déjà offert le cadeau d’un sourire ? Me connaît-elle ?
Je la vois, au ralenti, se déplacer dans les rayons matinaux, éclairée par la lumière sainte, joyau de l’école, princesse au cœur de guerrière, une sorte d’amazone qui se déplace avec fierté entre les rangs des tables. Je la suis du regard, me tordant le cou, la bouche en o. Et si je croise le regard de Kezabel un demi-instant, c’est pour mieux me rappeler de regarder celle qui vient de combler l’énorme creux au milieu de ma poitrine. Voilà ce qu’il me manquait. C’est elle. Elle et son sourire, elle et sa démarche, ses épaules fièrement dressées, ses yeux malins, sa démarche souple, justicière, sportive, dynamique. Même au matin elle semble, sublime… Je pousse un soupir en me retournant vers mon assiette.

« …wooh… elle est… elle est… wow.
— Ben Maxime, ça va ? Mais qui ça ? Kezabel ?!!
— MAIS NON ! »

Outrée, je me redresse, plaquant mes mains sur la table de bois. Comment ça Kezabel ! Qu’a-t-elle à voir avec tout ça ? Non pardi, Macy ! Ma tendre, ma douce, ma très chère…

« Riley voyons ! »

Ses yeux s’écarquillent. Je m’en contrefiche. Mon esprit est obsédé par une seule et même personne, alors mes yeux eux aussi écarquillés par tant de radieuse beauté, se reposent dans mon assiette. Soufflée par cette bravade à la vie, ce défi à la perfection, je reste là, pantoise, les mains posées sur les bords de la table. Je regarde mes mains, je regarde mon ventre, puis pose les mains maudites sur mes joues, les passe sur mes yeux et les repose à nouveau. Ai-je aimé jusqu’alors ? je sens mon cœur battre, cogner avec une force incroyable dans ma poitrine, comme si j’allais rompre ma cage thoracique si je déposais à nouveau mon regard sur elle.

Ai-je halluciné ? N’est-elle pas un mirage tant sa beauté paraît utopique ? Posée là sur terre comme un ange teinté de lumière ? Je me retourne d’un geste sec. Non. Elle est bien là, elle rit, regardez-là, tant d’affection dans son regard quand elle observe Kezabel… Kezabel. Je devrais être à sa place, je devrais la faire rire, pouvoir contempler sa beauté de plus près, pouvoir toucher sa peau. Oh, un long frisson me parcourt l’échine et je reviens vers mes amis. Ils me regardent tous et je ne comprends pas pourquoi. Est-ce la présence de cet amour si…puissant, si véritable, sorti de la nuit comme un diamant perdu au cœur des ténèbres ? Je rapproche mes mains et les plaque l’une contre l’autre, puis croise mes doigts.

« Ça pourrait être Riley… »

“ When I saw your face it was incredible,
Painted on my soul, it was indelible.
We celebrate our twisted fate,
We're the broken ones “

Je rêve éveillée. Je dois trouver un moyen de l’approcher, de l’aborder, de lui dire ce qui me chagrine, qu’elle soit si loin de moi, que je sois là, dans l’ombre, sans pouvoir contempler sa perfection tranquillement. Que l’on me fasse vivre dans son ombre si cela me permettait de rester pour toujours à ses côtés !

Ô comme mon cœur saigne, d’un coup, lorsque je me rends compte qu’il n’y a rien qui me relie à elle ! Comment ai-je pu passer tant de temps dans la même classe qu’elle sans l’observer, sans profiter des minutes qui façonne son visage dans le marbre de la perfection ! Oh je dois trouver une solution !
Mes yeux perlés, mon regard triste, je le lève vers mes deux amis masculins, un à un, dans un geste de détresse.

« Comment je vais pouvoir lui parler ? »

Oh douloureuse beauté, sage chimère, je dois m’adresser à toi. Et si tu ne le veux pas, permets-moi simplement d’en appeler à ton ombre, laisse moi recueillir les perles de pluies tombées de tes yeux : j’en ferais l’élixir qui refroidira mon cœur et me plongera dans un sommeil fait à ton image.
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MessageSujet: Re: Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.    Mar 24 Mar 2015 - 9:31

Un sourire. Un putain de magnifique sourire s’étire sur ses lèvres et je suis à deux doigts d’exploser de rire. Jamais, Ô grand jamais vous ne verrez Maxime sourire avec une telle intensité. Jamais… A part aujourd’hui. Je suis agréablement surpris de voir que le filtre fait effet.. . Et je n’attends qu’une chose : Que Riley débarque dans la grande salle ou qu’elle la croise au détour d’un couloir parce que croyez moi que j’vais pas la lâcher d’une semelle pour assister au spectacle. Il n’y a rien de méchant dans cette blague, juste une envie de rire un peu, de détendre l’atmosphère après tout ce que nous avons vécu et j’pense qu’on mérite tous de s’amuser un peu. Et quoi de mieux que de rendre amoureuse Maxime ? De la rendre mielleuse, attendrie et le cœur gonflé d’amour ?

Ses joues s’empourprent, je la détaille sous toutes ces coutures tandis que je bois mon café tranquillement, réprimant une envie violente de rire alors qu’elle écarte le col de son vêtement. Tu te demandes déjà ce qu’il se passe hein ? William a cessé de mangé à côté de moi, essayant d’attirer l’attention de Macy pour qu’elle aussi, puisse voir ce magnifique sourire. Je vois la petite blonde tourner la tête et rester scotché devant ce miracle. Parce que ouais, Jefferson avec un sourire jusqu’aux oreilles et les yeux aussi brillants de joie : C’est un miracle.
Je surveille la grande porte avec grand soin et lorsqu’elle s’ouvre enfin sur Riley et Kezabel, mon regard se reporte aussitôt sur une Maxime… époustouflée.

« Wow… »

Je manque de m’étouffer avec mon café, me mets à tousser et porte le poing à mes lèvres afin de ne pas éclater de rire. William et Macy ne comprennent absolument pas ce qu’il se passe et me regardent avec un air interrogateur. J’affiche un grand sourire alors que Maxime se tord dans tous les sens pour suivre Riley des yeux. Bordel, ça fonctionne. CA FONCTIONNE ! Maxime aime Riley. Elle l’aime de toute son âme, de tout son être, prête à lui demander sa main tel un chevalier sur la table des Serpentard, j’en suis certain.
C’est jouissif.

« …wooh… elle est… elle est… wow. »

Macy a suivi son regard et elle ne pige plus rien…

— Ben Maxime, ça va ? Nouveau regard de sa part vers les deux jeunes femmes et elle ouvre ses yeux comme des soucoupes. Mais qui ça ? Kezabel ?!!
- MAIS NON ! »

Mes épaules se secouent dans un fou rire alors qu’elle plaque  brutalement ses mains sur la table comme si nous venions de lui faire le pire des affronts, sourcils froncés.

« Riley voyons ! »

Et cette fois, je ne peux plus. Mon ricanement crispé se fait entendre alors qu’une larme de fou rire roule sur ma joue. Maxime se perd dans ses pensées, yeux dans le vague et je mettrais ma main à couper qu’elle survole de jolie nuages, entourée d’un million de Riley qui lui sourient, une paire d’ailes dans le dos. Faut que j’trouve un vieil appareil photo, sans déconner, on peut pas passer à côté de ça !

- Mec… tu m’explique là ? J’ai l’impression d’être dans une autre dimension.

William est toujours fixé sur Maxime alors que Macy lui passe une main devant les yeux. Elle ne réagit pas, murée dans son amour éternel.
Je plonge la main dans ma poche et montre discrètement la fiole encore à moitié pleine, rose fuchsia, à Jackson. Il fronce les sourcils… et comprend. Ses yeux s’ouvrent en grand et il se passe une main dans les cheveux avant de me regarder et de murmurer d'une voix blanche.

- Putain… m’dit pas que t’as fait ça ?
- Oh si j’l’ai fait. Et ça vaut l’coup d’œil… regarde là.

Maxime fixe ses mains, les joints telle une prière avant de murmurer d’une voix mielleuse dégoulinante d’amour :

« Ça pourrait être Riley… »

Et je ris ouvertement alors qu’elle se perd de nouveau dans sa contemplation.

- Will ! Explique-moi ! il t’a dit quoi ? C’est quoi son délire à Maxime ? Elle est malade ?
- Ouais… Malade d’amour pour Jenkins.
-… Mais… Non attends. Vous m’faites une vieille blague et j’le sais pas c’est ça ?

Elle se tourne vers Maxime et la secoue gentiment par l’épaule, un sourire aux lèvres.

- Allez Maxime ! Arrête de faire le con, j’t’ai grillé ! J’pensais pas que tu étais si bonne com…
- Comment je vais pouvoir lui parler ?

De nouveau, incompréhension de Macy. De nouveau, fou rire de ma part que je tente de dissimuler. Pourquoi ? Parce que ses yeux brillent non pas de joie, mais d’une tristesse profonde et d’un désespoir que je ne lui connais pas. Je la trouve presque attendrissante dans ce moment où elle cherche la solution à son problème : Comment approcher Riley de manière décente, galante et adéquate ? Il n’est absolument plus question de jouer les machos, mains dans les poches et de renvoyer chié tout le monde. Non, tout ça c’est terminé aujourd’hui – et seulement pour aujourd’hui, faudrait pas y prendre goût ! -. Là, elle veut quelque chose de propre, de beau, fait dans les règles de l’art.

William réprime un sourire amusé… Content de voir que j’suis pas le seul à me marrer de la situation. Je reporte mon attention sur Maxime et plus je la regarde, plus elle me donne l’impression d’être une autre personne tant son comportement contraste violemment avec ce qu’elle est d’habitude.

- Peut-être que tu devrais lui apporter un bouquet de fleur en cours ? Pour lui souhaiter une bonne journée.

Je porte mon regard vers Jackson qui… entre complètement dans le jeu, affichant le plus grand sérieux sur son visage. Mon sourire s’élargit. En voilà une brillante idée.

- Ou alors pourquoi pas un poème ? Ou une lettre que tu pourrais lui lire ou lui donner.

Je renchérie et Macy est sidérée par notre comportement. Elle reste scotchée devant notre réaction et celle de Maxime qui est toute ouïe face à nos propositions alors que William en rajoute une sacrée couche.

- T’en fais pas Maxime, on va t’aider. Entre potes, faut être solidaire !
- Bien évidemment. On est là pour te prêter main forte !

Quels enfants de cœur.

Je tourne le regard vers ma droite et lorsque je voix Kezabel quitter la grande salle… Maxime la regarde aussi et elle semble avoir l’illumination du siècle. Son grand corps qui d’habitude se trouve être mou, lent, comme si elle trainait un poids de 20 kilos derrière elle, se métamorphose en une véritable tornade en quittant la table et en trottinant hors de la grande salle.

Kezabel. Forcément. Pas pour lui courir après ELLE, mais sûrement pour lui demander des conseils pour approcher Riley. Car qui mieux que elle pourrait la conseiller pour tenter un premier contact avec sa dulcinée ?

- T’es vraiment un enfoiré. Un enfoiré de génie.
- Bordel… Dîtes-moi que je suis en plein rêve et que j’vais me réveiller. C’est ça, j’suis dans un rêve !

Macy se pince violemment, sans résultat et moi j’éclate de rire.

- MERDE ! Vargas arrête de rire et explique moi putain ! C’est quoi ce délire bordel !

Je sors de ma poche le flacon et lui présente, un grand sourire benêt aux lèvres, tellement fier de ma putain de connerie qui me vaudra la corde au cou, j’en suis certain.
Macy fronce les sourcils et se recule lentement alors qu’elle prend conscience de ce que je tiens dans la main.

- Tu… regard vers William qui approuve en souriant. T’as pas… Oh merde…

Elle reste quelques secondes à évaluer la situation, ce que tout cela engendrera mais surtout ce à quoi nous allons assister aujourd’hui. Et ses lèvres s’étirent dans un franc sourire. Ce sont les meilleurs potes de Maxime, je l’ai vu, remarqué, senti. Ils se connaissent depuis des lustres et même un aveugle pourrait comprendre ce qui les unit, tous les trois. Mais à les regarder… Ce ne sont pas les derniers pour s’amuser de quelques conneries de ce genre.

- Tu sais que quand elle va se « réveiller », t’es mort ?
- Mais non ! Elle a de l’humour, j’suis sûr que ça l’fera marrer.
- … Ca s’voit que tu la connais pas encore très bien.
- Tu vois ce qu’on te raconte sur l’Enfer ? Il mâchouille son petit egg muffin, avale une bouchée et reprend, grand sourire aux lèvres. Avec une blague comme ça, ça sera Disneyland à côté de ce qu’elle te fera subir.
- Rien à foutre, ça vaut l’coup d’œil.

Je sais qu’elle va hurler, me frapper, me sauter dessus et me démolir. Ouais, pire que me démolir mais elle va se défouler une bonne demi-heure et après quoi ? Ça sera passé et oublié ! Alors je le répète : Tout ça vaut largement 30 minutes de torture intense.

- D’ailleurs, j’sais pas vous.. Mais moi j’vais la suivre, j’ai trop envie de voir ça.
- WILL !
- Macy, ne joue pas les saintes. On parle d’une Maxime amoureuse, poète et dégoulinante d’amour. Réfléchis au nombre de fois où nous aurons la chance d’assister à ça ?

Moment de réflexion qui ne dure que trois secondes.

- Dis comme ça, évidemment !

Nous nous levons comme trois gamins trop pressés d’aller au parc d’attraction, laissant à l’abandon viennoiseries, café et bacon pour sortir de la grande salle afin d’assister au spectacle de notre vie. Mon sourire n’en finit pas de s’élargir et j’ai l’impression de retomber en enfance, oubliant pour quelques instants cette guerre qui nous a tous marqué.
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MessageSujet: Re: Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.    Ven 3 Avr 2015 - 22:45

    « Juliette :
    Ô Roméo, Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo?
    Renie ton père et refuse ton nom, ou si tu ne veux pas, fais moi simplement vœu d'amour
    Et je cesserai d'être une Capulet.
    »


« Peut-être que tu devrais lui apporter un bouquet de fleur en cours ? Pour lui souhaiter une bonne journée. »

Mon attention se détourne de mes mains enlacées, maintenant posées sur le bord de la table, et se porte sur William. Des fleurs ! Pourquoi pas ! Mais je suis timide, et lui apporter ça en cours c’est vraiment énorme. Et pourtant à bouton de rose délicat il faut une parure qui l’est tout autant. Mon cœur empli de tristesse ne trouve pas de réponse à toutes ces questions qui me bousculent de l’estomac au cerveau, comme remuée par une foule agitée et maladroite. Que faire. Quand ? Pourquoi ? Avec quoi ? Si des fleurs : lesquelles ? Quelle couleur ? Quel symbole ? Dois-je honorer sa beauté vibrante ou l’éclat de sa perfection intérieure ? Dois-je la complimenter davantage sur ses yeux émeraude ou sur sa force de caractère ? Oui, Riley (pomme-s) Jenkins est un ange troublant de clarté et je ne saurais dire laquelle de ces deux caractéristiques est la plus exacerbée. Équilibre de puissance et de beauté, Riley tu feras mon malheur si tu ne m’accordes pas un seul regard, une seule parole. Rien qu’une.
J’hésite à me retourner encore contempler son charisme rayonnant ais Matéo accapare mon attention à son tour.

« Ou alors pourquoi pas un poème ? Ou une lettre que tu pourrais lui lire ou lui donner.
Une lettre ? J’suis nulle à ces conneries… »

Sentez l’abattement là, maintenant, sur mes épaules. Le poids de la galaxie pèse sur mon dos et je me sens faiblir. Je suis loin du but. Loin d’elle et du charme élégant qu’elle dégage.

« T’en fais pas Maxime, on va t’aider. Entre potes, faut être solidaire !
- Bien évidemment. On est là pour te prêter main forte ! »

Un sourire s’étale sur mon visage et je reprends espoir. J’ai une quête à accomplir, mon premier but désormais, accroché au tableau d’honneur. Adieu les dragons et les bécanes, rien d’autre n’aura d’importance désormais que de rejoindre celle que j’aime, la convaincre que je suis la personne qui lui faut, malgré tout les petits défauts qui me constituent. Je transformerais ma mauvaise humeur en arc-en-ciel de paillettes à répandre au-dessus de sa tête. Je veux pouvoir lui prendre la main dans les couloirs et être fière de porter à bout de bras cette femme au cœur de dragon. Je pousse un soupir. Vaillante, fière, intelligente. Je dois tout mettre de mon côté pour… la conquérir. C’est exactement le bon terme. Conquérir. Parcelle de terre inconnue, il faut être stratégique et attaquer d’abord la forteresse…

Je sens un mouvement dans mon champ visuel périphérique et mon regard se pose sur Kezabel qui sort de la salle. La forteresse. Premier rempart : la meilleure amie.

La faim coupée, les membres soudainement légers, portés par les souliers de l’amour, je file droit vers le premier rempart sans faire attention sur qui je marche et qui je bouscule. Rien ni personne ne m’empêchera d’atteindre mon destin. Ce n’est plus un simple but. Je sens que toutes les notions inhérentes à ma vie concourent à me ramener vers elle.

Je passe la porte de la grande salle et trottine derrière Kezabel avant de la rattraper par l’épaule, la retournant vers moi d’un geste simple, à peine essoufflée d’avoir eu à combler la distance entre elle et moi. Ce petit morceau de chemin parcouru sera une distance en moins entre Riley et moi. Tout sera bon à prendre.

Je remonte mes cheveux d’un geste lent, la main gauche fourrée dans ma poche et finis par poser mon regard dans celui d’Hasting. Elle arbore un demi-sourire étrange.

« Euh… Salut.
— Salut, ça va ? »

Non mais sérieux, elle engage la conversation là ? Ne sait-elle pas que mon seul interlocuteur valable se trouve en sa meilleure amie ? Soyons calme, Maxime, être amie avec Kezabel c’est l’être un peu plus de Riley.

« Bah… ouais…
— Tu as besoi…
— Enfin « ouais » c’est pas vraiment le mot, écoute j’ai besoin d’un service hyper important. C’est vital, une question de vie ou de mort.
— Euh… ok ? Il t’est arrivé quelque chose ? »

Hasting semble surprise et inquiète. Longue à la détente. Je commence à m’agiter, le regard fuyant, la jambe soumise à la bougeotte. Bon là, c’est la partie corsée. Comment lui expliquer –bien sur après avoir couché avec elle— que j’ai besoin d’entrer en contact avec son amie. Mais il faut être subtil, disons ne pas lui dire qu’elle sera un pion dans l’accomplissement de mon destin. Si j’allais voir Hunt je suis sure qu’elle nous verrait, Riley et moi, déjà posées devant l’autel, prêtes à se dire oui pour la vie. Mon avenir, mon futur, est serti des perles d’eau tombées de ses yeux. Je devrais aller voir Hunt, c’est une idée. Montrer à Riley que nous avons une vie à construire. Je veux pouvoir constater l’aurore se poser au creux de ses reins chaque matin.

    « Juliette :
    Ô mon unique amour, né de ma seule haine!
    Inconnu vu trop tôt, reconnu trop tard!
    Dois-je naître à l'amour par si grand prodige qu'il faille que je m'offre à mon ennemi ?
    »


« Écoute… euh… J’ai besoin… »

Bon allez, là Maxime tu te lances. Pense à elle, cet être de lumière qui te donne force et volonté. C’est ça. Mes yeux glissent mentalement le long de son épaule après avoir caressé ses cheveux puis être passés par ses yeux. Pupilles vertes, condensés de bonheur. Je voudrais lire en elle comme dans un livre ouvert.

    « Roméo :
    Bien, Juliette, je serai couché près de toi ce soir.
    »


« Bon, j’me lance — sourire embarrassé. Oui, parce que je souris. — J’ai besoin que tu me présentes à ta meilleure amie. Riley. Ma collègue Serpentard. J’vais pas lui faire de mal j’veux pas… J’peux…pas trop t’expliquer. »

Je secoue la tête et replace mon regard dans celui de Kezabel, visiblement interrogateur. Elle a perdu tout sourire. J’enfourne ma main droite dans la deuxième poche et me sens soudainement nerveuse. Je pousse un petit soupire et décale mon regard vers la droite.

« Bon, d’accord. Je sais pas comment t’expliquer mais je ne m’étais pas rendue compte jusqu’alors combien… elle pouvait être… charmante. Bon charmante n’est pas le seul mot qu’il me vient en tête mais je ne vais pas te faire une liste des adjectifs les plus optimistes, dans le genre... forte, belle, arrogante mais pas trop, fière, mais pas trop, le parfait équilibre entre le sucré et le salé.... enfin, tu la connais mieux que moi. C’est pour ça que je viens te voir, je sais pas comment l’aborder, et j’avoue que tu serais une sorte de gage de qualité si tu me présentais ? Tu vois genre une belle étiquette sur un beau paquet de chocolat. J’ai besoin d’aller la voir, rapidement, lui parler juste une seconde. Je sais pas comment faire… Tu comprends pas, peut-être pas, mais c'est foudroyant, y'a rien à voir avec une quelconque banalité, non sérieux j'te jure. Elle est... »

Je pousse un dernier soupir, baisse la tête vers le sol. Ma confiance en moi commence à s’effriter. Même si l’espoir de retrouver sa tête brune dans mes bras est toujours là, vibrant sous ma peau, je sens que quelque chose bloque. Je crois trop en cette tentative un peu forcenée pour avoir réfléchis aux conséquences de mes actes : et si Kezabel refusait ? Et pire, si Kezabel acceptait et Riley me rejetait ? Je sens une vague de larmes me monter jusqu’aux yeux et alors, le jambe tremblant dans tous les sens, je remonte mon regard mouillé dans le sien.

« Je sais vraiment pas comment faire… Tu veux pas… s’il te plait, m’aider ? »
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MessageSujet: Re: Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.    Dim 5 Avr 2015 - 22:31

Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley !
Riley, Mateo, Maxime & Kezabel


Mardi 13 Janvier – 20 heures.

Nous sommes revenus au château depuis 17 jours exactement. Revenus de vacances extraordinaires, passés à la montagne, en famille, avec ma meilleure amie à rire de n'importe quoi, à discuter jusqu'à des heures tardives sans se soucier de savoir si nous avions à rendre un devoir pour le lendemain. Non, juste une paix et un apaisement bien méritée. Lorsque j'ai reçu la Gazette annonçant la chute de Salem, j'ai senti un quelque chose en moi éclater. Comme si un fil retenant une suture venait de céder après avoir mal été effectuée. Un premier fil avait déjà sauté lorsque j'ai rencontré Shannon et que j'ai compris qu'elle et Papa était réellement amoureux. La plaie s'est ré-ouverte de manière progressive. Shannon et le bonheur de mon père. Salem. Et la troisième suture : L'attaque de Noël. Je ne sais pas encore combien de fil comporte cette plaie que j'ai refermé à la va-vite, avec les moyens du bord et avec pour seule aide, moi même mais j'ai la sensation que tout va éclater. Seulement 17 jours et je me sens déjà fragilisé. Un état d'esprit qui me dépasse pour la personne que je suis. Un caractère doux, tendre, patient et toujours prompt à être présente pour qui que ce soit. Je n'ai pas changé sur ça, je suis toujours celle que j'étais mais … cette colère me ronge. Elle est constante, oppressante et surtout, elle me donne l'impression de grandir un peu plus chaque jours. Les seuls instants où elle semble se calmer et dormir, c'est lorsque je me retrouve avec Riley. Elle se trouve être cette main qui apaise les douleurs, durant un instant.

Et puis il y a eu cette altercation avec Emily, cette crise d'angoisse juste avant et cette colère sourde, qui grondait au fond de moi. Je sais que ni elle, ni moi, étions maîtresses de nos émotions et encore moins de nos gestes mais j'en reste encore marqué – pas parce qu'elle m'a mise une jolie droite dans la mâchoire – mais parce que j'ai la sensation de garder cette marque au fond de moi. Celle de cette rage enflammée qui m'a ravivé des souvenirs que je pensais garder sous clés. La fureur, le désir de vengeance, la haine, le manque, la perte. J'en ai parlé à Riley en l'assurant que tout allait bien, parce que c'est le cas. Je n'arrive juste pas... à gérer. Ou moins. Peut-être par fatigue, à cause de tous ces cauchemars. C'est l'explication la plus plausible que je me trouve, inconsciente de faire face à une excuse parmi tant d'autre pour ne pas m'avouer une vérité qui me sera sûrement trop douloureuse.

La seule explication que je n'arrive pas à trouver ce soir alors que je suis en plein cours de Magie Noire, c'est : Pourquoi je ressens ce besoin furieux d'aller la voir.

Pas d'aller la voir, non. De la provoquer, de recommencer. L'envie furieuse de sentir de nouveau ses lèvres de manière passionnées contre les miennes, l'envie ravageuse de regoûter à cette faim animal, bestiale et à son corps brûlant contre le mien. C'était explosif, presque irréel tant je me suis retrouvé au delà de toutes sensations que je connaissais déjà. J'étais saoule, elle aussi, mais ça n'empêche pas le fait que j'ai aimé ça. Plus que je ne l'aurai cru. Et ça fait maintenant 48 heures que le besoin de me retrouver face à son regard de glace et à son air impénétrable se fait grandissant au point d'en devenir dérangeant et agaçant.
Je ne me concentre sur rien, je suis à l'ouest et je m'énerve moi même. Mateo est là et j'en suis surprise. Mateo qui s'est retrouvé contre un arbre avec Riley... Je ne sais pas où tout cela va se terminer mais j'ai bien l'impression que nous sommes loin d'être au fin mot de l'histoire. J'esquisse un faible sourire à cette pensée avant de me perdre de nouveau à cette faim – Parce que je ne vois pas ce que ça peut être d'autre – qui me dérange. Et qui m'énerve un peu plus à chaque seconde. Je tente de me concentrer sur mon cours mais c'est sans grand succès. Je glisse une main dans mes cheveux, coude appuyé sur la table, retenant un soupire d'agacement. Sors de ma tête, t'as rien à faire ici. On a couchée une fois ensemble, c'était sympa mais ça s'arrête là. Dans le lit de Vargas en plus...

Je veux que ça recommence. Cette rage lorsqu'elle a accrochée mon tissu. Cette rage animal et affamée lorsqu'elle... Stop. Tu es contre-productive.

Fin du cours.
Je sors et me dirige d'un pas précipités dans ma salle commune, sac sur l'épaule. Je le dépose dans un soupire lassé sur mon lit. Il est minuit, je dois dormir. Je me déshabille dans des gestes secs. Je suis en colère et je ne sais pas pourquoi. Peut-être que je devrais aller voir Riley ? Non, pas à cette heure là. Elle a un entraînement de quidditch tôt demain matin...
Je suis allongée, il est Minuit Vingt. Je regarde le plafond en essayant de chasser toutes ces idées qui me viennent en tête et surtout, chassant Maxime. Et ce désir brûlant. Je ne me reconnais pas, ça n'est pas moi. Je suis la première à dire à Riley qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien et je me retrouve comme une imbécile à débattre sur …

Sur le fait que je suis entrain d'enfiler un gilet à capuche par dessus mon tee-shirt de pyjama et un jogging avec une paire de basket. Je glisses mes cheveux à l'intérieur de mon tee-shirt avant de glisser mes mains dans les poches de mon gilet. On pourrait presque croire que je vais me faire un jogging en pleine nuit. Non, je vais juste … chercher quelque chose qui m'échappe. C'est comme si j'étais à demi-consciente. Non, ne mens pas : tu es parfaitement consciente de ce que tu fais. Parfaitement consciente tout le long du chemin, de ta salle commune au couloir qui mène à celle des Serpentards que tu la cherche Elle.

Les yeux au sol, la colère grandissante et la frustration à son point culminant, je continue d'avancer jusqu'à ce qu'un bruit de pas ralentit les miens. Je lève mon regard et repère Maxime au loin. Je me stoppe net. Qu'es-ce que tu fais maintenant hein ? Tu vas lui dire quoi : Salut, ça va ? Dis moi c'était vraiment cool la dernière fois, ça te dirait qu'on remette le couvert ?

Je ne me démonte pas et avance, les mains bien enfoncées dans mes poches.

« J’peux t’parler cinq minutes ? »

Les mots sont sorties d'eux même alors que j'achève ma course me menant à Maxime. Elle est là, vêtue d'une simple chemise courte qui me laisse entrevoir des carrés de peau qui me colle un frisson le long du dos. A ce stade là c'est grave. Je vous l'assure.
Ses longes cheveux sombre comme la nuit, lui retombent sur les épaules après qu'elle y ait passé sa main. Son regard bleu glace accroche le mien. Je suis fichue. Piégée dans mon propre élan.

« Pas plus. »

Aucune envie dans sa voix, aucune conviction. Mais qu'est-ce que je fiche ici ? Je devrais faire demi-tour et lui dire d'oublier. Au lieu de ça, je me redresse d'un geste lent et sec, fronçant les sourcils, déjà agacée par son comportement.  Et pourtant, j'ai toujours ce feu en moi.

« Super… J’voulais… »

Je but, j'hésite. Tu voulais ? Quoi ? Que tout recommence ? Ca n'est arrivé qu'UNE fois, bon sang. Y a rien de dramatique à vouloir recommencer.
Pourtant j'ai du mal, je sais pas comment m'y prendre ni comment engager une conversation qui est déjà vouée à l'échec en vue du ton qu'elle emprunte avec moi.

« Bon écoute j’ai pas toute la nuit donc soit tu craches le morceau soit j’me casse. »

Cette fois, une nouvelle suture saute et ma rage explose. C'est d'abord un bloc de glace qui me tombe lourdement sur l'estomac, puis un voile rouge qui se pose devant mon regard. Rouge et violent, vif et saisissant. Une fureur peu commune contre ses airs de je m'en foutiste, de je m'en fou de toi, de ton existence et de ce que tu as à me dire. Une colère pure contre elle et cette suffisance. Ses mots étaient l'allumette sur cette flaque d'essence que je représente et l'effet fut immédiat. Mon corps entier s'embrase. Maxime pose un pied au sol et je suis déjà entrain de la coller au mur avec violence, mains accrochées au col de sa chemise, mes lèvres furieusement entrain de la priver de tout oxygène. Je n'ai pas réfléchi, j'ai perdu le contrôle et je suis déjà entrain de chercher sa peau brûlante sous mes doigts, comme un besoin furieux. Je la trouve, glisse mes phalanges sur ses hanches que j'agrippe et la plaque un peu plus à moi. Je m'attendais à un revers violent, une gifle monumentale ou à ce que mon corps soit repoussé pour ensuite être criblé d'insulte.

Au lieu de ça, sa réponse se fait tout aussi pressée. Le semblant de conscience qu'il me reste active mes doigts autour de son tissu et la tire vers moi alors que je cherche d'une autre main, la poignée se trouvant non loin de nous. Une porte. Une salle. Un lieu d'exutoire. Je l'ouvre à la volée avec mon dos, avant de laisser Maxime la refermer avec tout autant de force. De nouveau, je la plaque au mur et je ne touche déjà plus terre. Je ne m'offre aucune seconde de réflexion, à aucun moment. Je me laisse seulement aller à mon corps et ses désirs. Et ce qu'il veut : C'est elle.

Mes doigts s'accrochent avec passion à sa chemise et je tire d'un geste sec, ses boutons pressions cédant à uns à uns sous le choc, offrant à ma vue une peau blafarde m'invitant d'ors et déjà à la toucher. Mon regard croise le sien et je sais désormais que les rôles s'inversent. Elle est la flaque d'essence, je suis l'allumette. Mon souffle s'écourte de secondes en secondes et les flammes lèchent avidement l'intérieur de mon cœur, de mon corps. Mon myocarde cogne comme un dingue entre mes côtes et l'ivresse qui m'enveloppe de sa douce chaleur est beaucoup plus vivante que celle qui nous consumait l'autre fois. Maxime s'embrase et me plaque plus fort à elle en s'agrippant à mes cheveux alors que laisse échapper un soupire gémissant. Mes mains se perdent sur sa peau que je touche avec avidité, caresse, frôle, goûte, mord. Mon corps se déporte et se retrouve à son tour bloqué contre le mur, avec une fureur animale et cette fois, c'est un sourire que j'affiche. C'est ce que je veux, ce que je cherche venant d'elle. Ce feu, ces gestes brutaux mais sans douleur, ceux qui souhaitent une domination après s'être laissé prendre entre les mailles du filets. Un léger rire s'échappe d'entre mes lèvres alors que sa bouche se noue à la mienne et que mes bras s'enroulent autour de son cou, agrippant ses cheveux, griffant son dos.

Je ne suis plus présente, Maxime non plus. Elle répond aux moindres de mes gestes et j'en fais autant. Je retrouve ici un brasier dans lequel je me jette corps et âme pour m'y perdre. Perdre toute cette folie qui me guette. Pour prendre tout ce qu'elle peut me donner, en cet instant.

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J'ai le souffle court, le cœur cognant encore avec force contre ma poitrine. Ma peau est chaude, moins brûlante que tout à l'heure mais elle garde encore les marques du passage de Maxime. Elle se trouve à côté de moi, silencieuse, autant que moi. D'un geste tremblant, je glisse une mèche de mes cheveux derrière mon oreille contemplant d'un regard lent ce qui se trouve autour de nous. Une table renversée, les chaises avec, nos pantalons toujours autour de nos tailles mais complètement débraillés, mon gilet gisant plus loin, mon tee-shirt se trouvant entre les doigts de Maxime alors que sa chemise  est à mes pieds. Je suis encore désorientée par cet échange qui s'est vue être … Encore plus puissant que la dernière fois. J'ai du mal à y poser des mots, des expressions. Et j'ai encore plus de mal à trouver quelque chose à dire. Seuls nos souffles troublent le silence et actuellement, je n'arrive pas à déterminer dans quel état d'esprit je me trouve. Toujours en colère ? Il ne semblerait pas, ou en tout cas, elle semble s'être considérablement calmée. Gênée ? Un peu. Que pense-t-elle de moi maintenant que toute la pression et le désir est retombé. Je me pose trop de question mais c'est comme si mon cerveau ne voulait pas s'arrêter. Mon corps tremble plus fort et je me sens partir dans une pente glissante qui me déplaît. Les larmes et le besoin d'un réconfort. Je jette un regard à la dérobée au grand corps de Maxime qui se trouve à quelques centimètres de moi et à aucun moment je n'ai osée la toucher, l'approcher. Elle ne semble pas être du genre à aimer les étreintes et encore moi le contacte hors d'un échange charnel.

Je la fuis, elle aussi. J'ai l'impression que nous nous retrouvons aussi stupide l'une que l'autre, à ne pas comprendre comment nous avons pu en arriver là. Il n'y a rien de dramatique en soi... Seulement, cela ne nous ressemble peut-être pas ?

Son corps bouge enfin et je n'ose tout d'abord pas la regarder, pensant qu'elle briserait le silence la première. Mais lorsque je la vois déposer mon tee-shirt, récupérer sa chemise pour l'enfiler et partir vers la sortie sans un mot, je la regarde, figée. Un Iceberg s'écrase en moi. La porte claque, je sursaute légèrement. La déception tout d'abord, puis elle se mue en une humiliation et une rancœur. Envers une personne que j'ai été moi même provoquer, une personne que j'ai été moi même cherchée. Tout cela est de ma faute, je l'ai bien voulu. De plus, elle ne me doit rien et je ne lui dois rien. Pourtant, je ne peux m'empêcher de ressentir cette boule de larme remonter le long de ma gorge. J'ai subitement froid et ma peau frissonne un peu plus, mais plus pour les mêmes raisons.

Tu t'attendais à quoi, sérieusement ?

A rien. A rien du tout. Pourtant, peut-être qu'au fond de moi j'aurai voulu... une parole. Un geste. Un quelque chose qui ne me conduirait pas à l'idée que je n'étais qu'une vulgaire utilisation pour un assouvissement primaire.

Elle ne te doit rien. Tu es venue la chercher en ayant conscience de ce que cela te coûterait. Elle. Ne. Te. Doit. Rien.

Je me lève, fébrile, ravalant mes larmes et remonte mon jogging sur mes hanches. J'enfile mon tee-shirt puis mon gilet que je zipe jusqu'au à ma poitrine avant de glisser ma capuche sur ma tête, me dirigeant vers ma salle commune où une douche et un lit m'attendent. Le premier pour me laver de ma bêtise. De ma stupidité que je ne regretterais pas et c'est là peut-être le pire. Le deuxième pour espérer y trouver un échappatoire à tout ça au creux d'un sommeil qui, j'espère, ne se trouvera pas aussi lourd que les précédents et surtout, m'épargnant cet Océan troublant.

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Mercredi 14 Janvier – Entre deux cours.

Je suis fatiguée. J'ai dormi d'une traite et pour ça, je suis effectivement soulagée. Pourtant, je n'arrive pas à me défaire de cette sensation dérangeante qui me colle à la peau depuis hier soir. Celle d'une humiliation qui se trouve être maintenant une honte. Ou je ne sais pas trop réellement. Un tout se mélange et je n'arrive pas à y voir clair. Est-ce mon propre geste qui me donne cette sensation ? Ou le départ silencieux de Maxime ? Je ne sais plus vraiment, la seule chose dont je suis sûre c'est que je ne veux pas la regarder en face pour le moment. Et que malgré ça... Je ne peux qu'avouer avoir apprécier ce qu'il s'est passé.
Encore trop de question et je n'ai pas envie. Alors je jette, je balaie et cesse de me torturer avec des choses auxquelles je m'attendais. Accepte simplement ce fait, Kezabel.
Je compte bien évidemment en parler à Riley ce midi, au repas, afin qu'elle me dise ce qu'elle, elle en pense. Je sais que je pourrais toujours compter sur elle pour quoi que ce soit, aussi bien pour des choses futiles qu'importantes et c'est bien pour cela que j'hésite rarement à lui dire ce qu'il ne va pas.

Je sors de mon cours de sortilèges, sac sur l'épaule et me dirige cette fois vers la métamorphose, marchant un peu au radar après ma courte nuit. Ça t'apprendra à aller danser Maximdancing une partie de la nuit.

Je traverse le couloir et plisse les yeux lorsque je vois une jeune femme assise sur le sol... Jusqu'à ce que je discerne que cette jeune femme est Riley. Je hausse les sourcils et accélère légèrement le pas et me rend compte que son regard est … perdu. Son teint est blafard et elle semble contrariée. Il est rare de la voir comme ça, dans un état aussi absent de réaction.

- Riley, ça va ?
- Hein ?! Oui, oui...

J'arrive à sa hauteur et m’accroupis aussitôt près d'elle, absolument pas convaincue par ses mots et encore moins par la précipitation qu'elle utilise pour me répondre. Elle semble complètement déroutée et bloquée. Je m'inquiète et je cherche déjà mentalement le ou la responsable de son état, fronçant les sourcils.

- J'viens de me faire plaquer contre un mur mais sinon, ça va.

Cette fois, c'est moi qui marque la surprise en haussant les sourcils de nouveau face à cette voix aigue qui ne semble absolument pas être détaché et serein, sans compter ce rire mi-sarcastique, mi-nerveux. Je me redresse légèrement au niveau du dos.

- Quoi ? Comment ça ? Et par qui ?

Elle me regarde et je ne la lâche pas des yeux, attendant à ce qu'elle m'explique. Je dois l'avouer, j'ai une seconde pensée à mal, un mec ou une nana mal intentionnée venu lui chercher des noises et surtout venu pour lui faire du mal. Mais elle me coupe bien vite dans mes films de parano lorsqu'elle prononce son prénom : Mateo.

Plus elle parle, plus je pense à ce qu'il se passe, à Riley, Mateo et à Maxime et me demande dans quelle merde nous nous étions fourrées, elle et moi.
J'entreprends de la rassurer du mieux que je peux, avec le peu de temps que je détiens, l'embrassant sur le front et lui proposant de passer l'après-midi ensemble afin d'expulser tout ça d'une quelconque manière. Je sais que tout ça la touche plus que je ne le crois et je ne sais pas ce qu'il me retient d'aller voir Vargas et de lui en coller une. J'espère tout simplement qu'il n'est pas entrain d'abuser de l'effet qu'il lui fait... et qu'il se trouve lui aussi, au moins aussi perturbé qu'elle malgré ses airs sûrs et serein.

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Jeudi 15 Janvier – 7h

Je me dirige aux côtés de Riley vers la grande salle, réveillée, de bonne humeur et prête à entamer la journée. L'après-midi d'hier nous a fait un grand bien je pense, à parler, faire nos devoirs ensemble et à aller faire un tour dehors pour expulser notre frustration et colère commune. Elle est ensuite resté dormir avec moi parce que... parce que ça se dait de plus en plus souvent depuis Halloween je crois bien. Ca n'arrive pas tous les jours, loin de là, mais de temps en temps, j'aime bien l'avoir auprès de moi. Je lui claque un bisou sur la joue alors que nous sommes prêtes à entrer dans la grande salle :

- Allez Madame Jackson, le petit déjeuner vous attends.

J'éclate de rire avec elle, jouant les Princesses à ses côtés – Ne cherchez pas, je suis la meilleure amie de Princess J alors ne penser pas à prendre ma place ! - tout en entrant dans la grande salle, de grands sourires à nos lèvres. J'ai décidée que cette journée serait bonne, alors elle le sera. Pas de cauchemar en vu cette nuit, rien, pas l'ombre d'un élément perturbateur. Pas même cette rancune pour Maxime que je n'arrive pas à faire disparaître malgré les circonstances. Rien et c'était pas plus mal.

Le petit déjeuner se passe sans encombre, au contraire. Rire, nourriture, taquinerie. Et même un peu de crème sur le bout du nez de Riley.

- C'est pour ton teint, avec des produits frais, c'est mieux !

Et je pars en courant, échappant de peu à la confiture qui a frôlé de peu mes cheveux et au regard faussement accusateur de Riley. J'éclate de rire en lui envoyant un baiser voler puis me dirige vers la sortie, d'un pas décidé afin de récupérer mes affaires dans ma salle commune. J'entends des pas précipités derrière moi, mais n'y prête pas attention, trop concentré sur les cours de la journée, me faisant la liste mentalement de ce que j'ai fais et surtout si TOUT avait été fait au niveau des devoirs.

Main sur mon épaule et je sursaute légèrement en me retournant. Lorsque je croise son regard bleu glace, mon cœur fait un bond monumentale dans ma poitrine. D'abord de surprise et de peur, puis parce que c'est Maxime qui se tient présentement devant moi. Maxime qui ne m'a pas adressée la parole depuis la dernière fois et que je fuyais gentiment du regard. Un éclat de chaleur se repend en moi lorsqu'elle remonte ses cheveux d'un geste de la main qui provoque un léger désordre capillaire – ce qui la rend incroyablement désirable, allez savoir pourquoi... -  avant d'accrocher mon regard. L'espace d'un instant – un stupide instant gorgé d'un stupide mais minime espoir – je me dis qu'elle est là pour réengager un contacte. Quel qu’il soit. Et c'est pour ça que j'entreprends de lui offrir un léger sourire tout en me répétant qu'elle ne me devait rien.

« Euh… Salut. 
— Salut, ça va ? »

Toujours un sourire, j'attends. Je ravale ma surprise et reste le plus sereine possible. Je suis encore en colère mais tente de faire un effort en me disant que j'ai cherché ce qu'il s'est passé.

« Bah… ouais…
— Tu as besoi
— Enfin « ouais » c’est pas vraiment le mot, écoute j’ai besoin d’un service hyper important. C’est vital, une question de vie ou de mort. 

Je me redresse, surprise et... inquiète. De vie ou de mort ? Maxime n'est pas tellement le genre expressive mais cette fois, c'est de la sincérité que je perçois dans son regard et oui, je suis inquiète désormais.

— Euh… ok ? Il t’est arrivé quelque chose ?

Elle s'agite, le regard fuyant et mon inquiétude s’accroît. Je ne sais pas ce qu'elle cherche à me dire mais ça ne doit pas être évident en vu de son comportement... nerveux. J'insiste du regard, fronçant les sourcils et ressentant une légère vague de stress m'envahir. Je n'aime pas quand on me dit ce genre de chose et qu'on laisse traîner comme ça... Allez crache le morceau. Qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

« Écoute… euh… J’ai besoin… »

J'ai rarement vu Maxime dans un état si peu confiant et si stressée. Voir angoissée. Elle ne me regarde pas en face. Est-ce que c'est quelque chose qui à un rapport avec moi ?

« Bon, j’me lance »

Elle sourit... J'hésite. Elle sourit. Maxime sourire ? Pas un petit étirement des lèvres, non. Un sourire, furtif. Mais présent.

- J’ai besoin que tu me présentes à ta meilleure amie.

Mon Amie ?

- Riley.


… Riley ?

- Ma collègue Serpentard. J’vais pas lui faire de mal j’veux pas… J’peux…pas trop t’expliquer.

Je hausse le sourcils, surprise.
Maxime me demande de la présenter à Riley. Pourquoi ? Je ne comprends absolument rien.

« Bon, d’accord. Je sais pas comment t’expliquer mais je ne m’étais pas rendue compte jusqu’alors combien… elle pouvait être… charmante. Bon charmante n’est pas le seul mot qu’il me vient en tête mais je ne vais pas te faire une liste des adjectifs les plus optimistes, dans le genre... forte, belle, arrogante mais pas trop, fière, mais pas trop, le parfait équilibre entre le sucré et le salé.... enfin, tu la connais mieux que moi. C’est pour ça que je viens te voir, je sais pas comment l’aborder, et j’avoue que tu serais une sorte de gage de qualité si tu me présentais ? Tu vois genre une belle étiquette sur un beau paquet de chocolat. J’ai besoin d’aller la voir, rapidement, lui parler juste une seconde. Je sais pas comment faire… Tu comprends pas, peut-être pas, mais c'est foudroyant, y'a rien à voir avec une quelconque banalité, non sérieux j'te jure. Elle est... »

Temps mort. Temps mort j'ai dis. J'ai pas l'impression d'avoir compris ce qu'elle me demande là, maintenant. Je suis tellement … sidérée par ces mots que je n'arrive pas à articuler un seul mot, complètement bloquée. Mon corps et mon état d'esprit passe de la satisfaction et joie de la voir revenir vers moi, puis par l'inquiétude pour venir s'écraser droit dans le mur de la déception et de l'incompréhension.

Elle parle, parle et parle. Bavarde comme jamais. Me glisse bien gentiment que je serais... un putain de gage de qualité. Comme une, je cite, belle étiquette sur un beau paquet de chocolat. Là, maintenant, j'ai envie de lui faire ravaler sa foutue belle étiquette avec mes 5 doigts sur son visage que Mardi encore, je désirais. Bordel de merde. Le pire, c'est qu'elle me regarde avec des yeux... humides.

- … T'es entrain de te foutre de moi, Maxime ?

Je détache chacun de mes mots alors que mon corps tremble violemment, le sang glacé et la colère grondant sous ma peau, mes phalanges me démangent de lui en coller une grosse en plein visage.
Je lâche un rire nerveux. Elle venait de me dire … Attendez, merde. J'suis en plein délire.

- Dis le moi, que tu es entrain de me faire la plus gros blague du siècle. Parce que si c'est le cas, t'es une foutue bonne actrice.

Mon ton est froid, sec et mon sourire n'a plus rien à voir de celui que j'affiche habituellement. Il est sarcastique et assassin.

Son visage se décompose, elle ne semble pas comprendre. Pire encore, ses yeux se remplissent cette fois de larmes. A quel moment je lui arrache ce regard Océan que je méprise en cet instant ? A quel moment je lui hurle dessus en la giflant avec violence ?

- Donc... c'est un non ?

Cette fois c'est un ouragan qui me détruit et je me sens plus humilié que jamais. Manipulée. Je sens le rouge me monter aux joues.

- Un … non ? Un NON ? Mais t'es entrain de me prendre pour une conne ? On couche ensemble MARDI et toi t'arrive 48 heures après pour me demander si je PEUX de te présenter Riley ? Putain mais t'es entrain de te foutre de moi, t'es un sketch merde ! Tu te tire sans un mot, sans AUCUNES considérations et t'es là, les yeux pleins de larmes avec l'allure d'un Roméo transit d'amour pour sa foutue Juliette et tu me demande ça comme si c'était la CHOSE LA PLUS NORMALE AU MONDE ?!

Ma voix s'élève et se répercute contre les murs alors que je la pointe d'un doigts accusateur, les larmes aux yeux prête à la gifler. Son visage se ferme presque, elle fronce les sourcils avant de me lâcher d'une voix mal assurée :

- Je sais ! CA VA JE SAIS ! Tu veux que je fasse quoi, merde !

Elle commence à s'énerver... Et moi, je suis plus tremblante que jamais. Je me fou de me prendre une droite si je la touche, je me fou de ce qu'on en pensera mais je suis prête à lui sauter à la gorge, un voile rouge se posant aussitôt sur mon regard... Jusqu'à ce que je vois des bras s'agiter plus loin. De grands gestes, m'interpellant, affolés. Je détourne les yeux et voit une... Macy, complètement désemparée. Me faisant des grands non avec sa bouches et ses mains. Elle est là, accompagnée d'un William mort de rire et d'un Mateo qui est dans un état encore plus hilare. Elle lui arrache quelque chose des mains avant de me le montrer. Je plisse des yeux, elle n'est qu'a quelques mètres... Un flacon ? Je secoue la tête, trop surprise pour m'énerver et je n'entends plus la voix de Maxime. Macy s'approche... de nouveau, je plisse des yeux. Fiole rose, un bouchon en forme de cœur et...

Le lien se fait. Presque iréel.

- … Oh merde.
- QUOI MERDE HEIN ? QUOI MERDE ! Putain tu t'fou d'ma gueule ! Tu m'crie dessus j'y suis pour rien ! Putain vous êtes à chier A CHIER DANS CETTE ECOLE DE MERDE !

Je la fixe, interloquée. Ne me dite pas que c'est ce que je crois. Ne me dite pas que... ce crétin de Vargas – Oui, c'est lui qui tenait fièrement la fiole – a fait ce que je pense. Parce que si c'est le cas, Riley va lui crever les yeux. JE vais lui crever les yeux et Maxime va venir l'achever à coup de hache lorsqu'elle sortira de sa … torpeur amoureuse.

- Attends … attends, arrête de t'énerver. J'agite doucement les mains pour appuyer mes mots. Je suis désolée Maxime, je me suis laissée... emportée.

Et pendant que je parle, Macy me fait des signes avec des pouces levés, me disant que « Ouais c'est ok ce que tu dis ». Je jette des regards entre elle et Maxime, ne sachant plus réellement sur quel pieds danser, ne ressentant plus aucune colère envers Jefferson qui agite le bras.

- Ouais c'est bon là !

Ne pas s'énerver. Ca n'est pas de sa faute.... Si elle est amoureuse... De Riley. Oh bordel. De Riley.

- Je... Excuse moi mais … t'étais vraiment sérieuse pour Riley ? Enfin, tout ce que tu as dis, tu le pensais vraiment ?
- Putain mais si j'viens t'voir c'est pas pour rien !

Ah, quand même...  Je sais pas comment ce crétin a réussit son coup mais tout ce que je peux dire c'est que fasse à la sincérité de Maxime et à ses yeux emplit de larmes de rage et de déception, je ne peux... qu'abdiquer. Comment est-ce que je vais expliquer ça à Riley ? Salut ma boulette, Maxime est folle d'amour pour toi grâce à un filtre fait par le mec qui te rend dingue et que tu perturbe. Comment ça va sinon ?

J'y crois pas. Je glisse une mèche de cheveux derrière mon oreille avant de lâcher un soupire résigné, essayant d'esquisser un sourire.

- Ok ok... Je vais t'aider alors, d'accord ? Je vais t'amener jusqu'à elle pour... que tu puisse lui parler.
- Ouais... Bon, okay, merci.

Elle semble se calmer et retrouver un visage beaucoup plus serein voir... joyeux. J'ai l'impression que je viens de lui annoncer que je lui offrais Riley avec un ruban. Je tousse au creux de ma main, lui faisant un signe de tête et de partir en direction de la Grande Salle, l'invitant à me suivre. Chose qu'elle fait sans aucune hésitation. Je croise Mateo et le menace de mort avec un seul et unique regard pour sa connerie monumentale qui me fera sûrement rire d'ici quelques jours. Mais là, ça n'est pas trop le cas. Je continue de me demander comment je vais aborder le sujet avec Riley alors que Maxime m'assomme de questions sur elle, auxquelles je tente de répondre gentiment et surtout... patiemment.
Nous arrivons près de la grande porte qui s'ouvre... sur Riley. Okay. Bon, maintenant tu te lance. Et tu y vas, franco. - Non pas James franco, il a rien à foutre là dedans ! -

- Riley !

Elle se tourne vers moi, un sourire aux lèvres et viens à ma rencontre. Elle fronce les sourcils quand elle voit Maxime qui... se cache derrière moi. Je crois que c'est la première fois de ma vie que je la vois aussi intimidée et emplit d'émotions. Je lâche un soupire avant d'offrir un sourire crispé à ma meilleure amie qui m'interroge du regard.

- Je voudrais... Enfin. Comment t'expliquer ça. J'ai...

Je sens que quelqu'un me tire sur mon pull et me pousse le creux du dos avec sa main. Je me tourne vers Maxime et lui souffle, un peu agacée :

- Ca va deux secondes... laisse moi faire, ok ?

Elle est là, se tortillant comme une gamine de 12 ans devant un grand dont elle est amoureuse... J'ai du mal à croire ce que je vois.
Je me retourne vers Riley, un demi-sourire aux lèvres...

- J'voudrais te présenter une amie à moi. Je serre les dents et souffle pour Riley. Joue le jeu, s'teuplait. Hum, donc je te disais que voulais te présenter Maxime Jefferson. Elle est dans ta classe et … Enfin bon, j'vous laisse faire connaissance quoi.

Sourire d'excuse pour Riley, pour qui je me sens gênée... Mais aussi pour Maxime. Je m'écarte, laissant la place à cette dernière qui se redresse et tousse dans le creux de sa main. Ses yeux brillent d'émotions, ses joues sont rougies par la timidité et sûrement par l'amour qui la transcende... cette fois Mateo a visé haut. Très haut.

Sauf qu'au lieu de parler, de s'exprimer, elle bug. Complètement, la bouche entre-ouverte, émerveillée... avant de lâcher dans un souffle transit :

- Ah ouais... En vrai, t'es vraiment belle...

Je secoue la tête en plongeant doucement mon visage entre mes doigts, un air désespérer sur le visage.
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MessageSujet: Re: Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.    Mar 7 Avr 2015 - 14:08

Jeudi 15 Janvier 2015 – Dans la journée
Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley !

Kezabel, Maxime, Mateo & Riley

Mercredi 14 janvier – Matinée.

Samedi soir j'ai rencontré un garçon super et je vais me marier avec lui. Avec lui, et avec Rafael dans 20 ans, c'est marrant ils sont tous les deux attirés par les garçons … Enfin Raf aussi par les filles mais … Cette réflexion n'a aucun sens, je le sais parfaitement mais il ne faut pas m'en vouloir, il est 7h du matin et je n'ai pas l'esprit encore très réveillé. Il va bien falloir pourtant parce que dans une demi heure je suis perchée sur mon balai et l'entrainement commencera. Les horaires sont un peu nazes, il faut l'avouer : Mercredi matin 7h30-8h30 et Samedi soir 20h30-21h30 … Mouais … Mais on ne va pas se plaindre, quand on aime on ne compte pas !
Petit déjeuner de champion avalé – ou presque, l'idée ça n'est pas de peser 150 kilos une fois dans les airs mais d'avoir suffisamment d'énergie pour tenir le choc – en toute tranquillité dans la Grande Salle, c'est un des avantages de ces heures matinales, il n'y a quasiment personne à cette heure là hormis les autres joueurs de l'équipe. L'entrainement se passe plutôt bien malgré le froid glacial alors que le jour se lève et si on parle du dernier match ça n'est que pour en retirer des choses positives et surtout constructives. Je persiste, on ne méritait pas de gagner mais il faut aller de l'avant. 8H30 c'est terminé, le premier cours de la journée – et le seul en ce qui me concerne – est dans une demi heure alors c'est toujours un peu la course le temps de ramasser le matériel, de prendre la douche et de rentrer au château, de déposer les affaires, etc … L'avantage c'est qu'il s'agit de Potions et que la Salle est juste à côté de notre Salle Commune donc j'arrive à l'heure et m'installe après avoir saluer la Professeur. Je la trouve toujours aussi allumée mais je l'aime bien, j'aime bien ses cours. J'appréciai aussi ceux de Monsieur Hammerschmitt mais je crois qu'ils ne sont simplement pas du tout comparables. Je me retrouve assez bien dans la manière de faire de Mlle Roberts-Moore, elle est très … vive, on va dire ça comme ça.

D'un côté c'est un peu frustrant de se lever aussi tôt quand la journée « se termine » à 11h mais qui n'est pas content de n'avoir qu'un seul cours dans une journée ? Je me considère comme une bonne élève et j'adore apprendre, travailler, etc … D'ailleurs je vais probablement passer une bonne partie de l'après midi ou même de la fin de matinée à potasser mais ça n'est pas pour autant que j'en demande plus, faut pas rêver non plus. En attendant je vais filer à la bibliothèque et rejoindre Keza pour déjeuner d'ici deux heures. Voilà les pensées qui m'occupent l'esprit quand je sors de la classe une fois le cours terminé. Je ne regarde pas vraiment devant moi, je me contente de suivre le mouvement tout en tripotant les deux bracelets qui ornent désormais mon poignet droit. La pierre que m'a offert Dimitri n'a pas de couleur particulière actuellement, elle reste dans les tons bleus, neutres, mais j'imagine qu'il y a trop de monde en même temps pour qu'elle se décide réellement donc bleu ça me paraît correct. Après tout il n'y a là que les autres élèves de ma classe et je les connaisse tous très bien ou presque. Mes deux futurs maris en font partie d'ailleurs, qu'elle chance j'ai de pouvoir les voir toute la journée tous les deux ! Quelqu'un a vu ma couronne au fait ?

« Jenkins. »

Il y a comme un électrochoc qui démarre dans le bas de mon dos et remonte tout le long de ma colonne vertébrale quand j'entends le son de cette voix et je me fige totalement et instantanément sans avoir le moindre contrôle sur mon corps.

Et combien de temps tu tiendras comme ça, tu crois ?

Je tiens, et sans trop de problème, mais la vérité c'est que depuis mercredi dernier je le fuis comme la peste et même si l'épisode Daniela m'a un peu calmé il n'est pas rare que Mateo – parce que c'est de lui dont il s'agit – se pointe dans mes pensées. Cette phrase qu'il m'a lancé il y a une semaine ne sort pas de ma tête et je ne comprends pas pourquoi. Ça pourrait être un jeu comme ça pu l'être par le passé avec d'autres mais étrangement je ne le vis pas comme ça. Peut être parce que je me suis promis de ne pas retomber dans ce genre de trucs, et que donc la pression est double, l'enjeu aussi, mais je ne suis pas certaine que ça vienne de ça, en tout cas pas uniquement. Je ne veux pas jouer, je ne veux pas me laisser prendre au jeu, je ne veux pas me retourner et lui accorder de l'attention seulement je le fais quand même et à la seconde où nos regard se croisent quelque chose s'active. Son bras se tend vers moi et ses doigts s'enroulent autour de mon poignet, mon sac tombe sur le sol, j'étais la dernière à sortir de la classe, il n'y a plus personne dans le couloir et l'obscurité de ce recoin ne laisse pas vraiment de chance à qui que ce soit de deviner ce qu'il se passe … Tant mieux … Non.
Mon dos rencontre le mur brutalement mais il n'y a pas de douleur en jeu, pas de ce type là en tout cas, et si j'aimerai garder mon sang froid, le contrôle de moi même et de la situation, je crois que je suis déjà trop loin pour ne serait-ce qu'y pense une seconde. Néanmoins, une question : Pourquoi ? Qu'est ce que tu as à gagner en faisant ça ? Tu perds. Je ne sais pas combien de temps je tiens mais toi tu craques … Est ce que j'ai le droit de penser que je suis contente que tu le fasses ? Non, mais ça n'a pas la moindre importance puisque je ne pense plus. J'en suis incapable, exactement comme il y a une semaine, peut être même en pire. Pire ? Plus intense en tout cas. Une de ses mains autour de ma nuque, l'autre sur ma hanche, et son corps qui se presse violemment contre le mien, je disparais, m'évapore, et m'accroche à sa chemise, incapable d'aller contre se réflexe qui me pousse à le ramener plus près encore. Il m'embrasse. Explosion. Chaleur. Vibration. Mon myocarde s'affole et ma respiration n'est plus qu'un lointain souvenir. Proximité, promiscuité qui n'a rien de désagréable si ce n'est cette impression de tomber dans le vide. C'est le grand saut, il n'est pas volontaire parce que tu m'as poussé et je ne vois aucun filet pour me rattraper. Chute libre. Dis moi que je rêve et que tu ne trembles pas s'il te plait, dis le moi parce que je préfèrerais que ça ne soit pas le cas. Dis moi que tu maitrises tout ce qui est entrain de se passer, j'aurai moins peur je crois … En réalité je n'ai pas peur, pas une seule seconde, et ça se ressent dans ma façon de répondre au moindre de ses gestes. Mes mains glissent sur lui, mes doigts s'agrippent, ils savent la ou les directions à prendre ... Toi aussi tu es entrain de te perdre … Cette main qui remonte le long de ma hanche et déclenche un frisson me secouant des pieds à la tête m'oblige à lâcher prise, je ne peux pas retenir ce soupir, je ne le cherche même pas une seconde, parce que je te veux, là, maintenant, tout de suite.

Do what you want with my body ...

Nouvel électrochoc. Prise de conscience. Retour à la réalité tout aussi brutal et soudain. J'ouvre les yeux et le repousse violemment, aussi violemment que je l'ai laissé se plaquer contre moi quelques secondes plus tôt. De nouveau nos regards se croisent et j'y lirai presque de la panique. De son côté comme du mien. Tout ça n'a pas de sens … Un, deux, trois … Je ramasse mon sac dans un geste vif et m'échappe des griffes de cet instant, fuyant comme une prisonnière en cavale même si je sais qu'il ne tentera pas de me capturer. Arrivée dans le Hall la lumière m'agresse les yeux et je crois que je marche mais j'ai l'impression de courir à en perdre le souffle. Souffle déjà perdu, pas encore retrouvé, et sa présence là partout sur moi. Ses mains, son corps, ses lèvres. Son goût est encore sur les miennes et je me surprends à les toucher du bout des doigts quelques minutes plus tard alors que je suis appuyée contre un mur à je ne sais quel étage. Le regard perdu dans le vague, je reprends mes esprit mais je tremble des pieds à la tête, partager entre multiples émotions, multiples sensations. Celle que je cherche n'est pas là pourtant, elle l'a été quelques secondes mais je ne la ressens plus : La colère. J'ai envie de le haïr mais ça ne vient pas. Ça viendra, ça viendra, ne t'en fais pas. Dès l'instant où je me sortirai de cet état, elle reviendra. Qu'est ce qu'il y a, Daniela ne t'a pas suffit ? Tu t'es dit que j'étais un lot de consolation facile peut être, au cas où elle te dirait non ? Elle, et toutes les autres. Si elle ne vient pas alors je l'attise, cette colère ...

« Riley, ça va ? »

Sursaut.

« Hein ?! Oui, oui ... »

Kezabel. Kezabel qui me regarde comme si elle avait une apparition, ou plutôt comme si moi j'en avais une, et je devine mon état relativement lamentable. De quoi est ce que j'ai l'air ? Probablement d'un lapin captivé par les phares d'une voiture, avec les vêtements et les cheveux en vrac, éventuellement. Un lapin qui n'arrive pas à se défaire de la sensation des mains du chauffeur partout sur lui. Tu vas m'écraser et me laisser agoniser sur le bord de la route … Je te déteste.

« J'viens de me faire plaquer contre un mur mais sinon ça va. »

Je m'entends parler et ça ne va pas du tout, ce ton est bien trop aigu pour être détaché. Rire mi-nerveux, mi-rageur.

« Quoi ? Comment ça ? Et par qui ? »

Devant elle ça n'est pas un problème, je n'ai aucun secret pour ma meilleure amie et je crois que j'ai besoin d'exorciser, de dédramatiser, alors même si elle est entre deux cours – et qu'elle va se retrouver dans la même pièce que lui dans pas plus de trois minutes – je prends le temps de lui raconter ce qu'il vient de se passer. Mateo. Je vois bien qu’elle fronce les sourcils dès que je prononce ce prénom et quelque chose me dit qu’il ne suffirait de pas grand-chose pour qu’elle aille lui en coller une … Et moi je ne sais pas trop comment je me sens, ni même comment je devrais me sentir.

Tout ce que je retiens c’est qu’on a passé l’après midi ensemble et que c’était super. Elle m’a raconté ce qu’il s’était passé avec Maxime et ma première réaction a été la suivante :

« Est ce que ça te dit qu'on en prenne un pour taper sur l'autre ? »

Parce que sérieusement, à quoi vous jouez tous les deux ? Qu’est ce qu’il y a, c’est un pari que vous vous êtes lancés ? Si c’est ça, je vous jure que vous êtes morts tous les deux, et la souffrance sera de mise. Ça ne sera ni rapide, ni sans douleur. Je ne leur fais absolument pas confiance, ni à l’un, ni à l’autre, et si Jefferson s’amuse avec Kezabel, elle le sentira passer. J’espère vraiment que c’est pas le cas, et puis Keza est une grande fille, mais quand même. Avouez que la coïncidence est troublante, ils ont l’air comme cul et chemise, et c’est la même chose pour Kezabel et moi alors … Bref ! Passons, il y a des choses bien plus intéressantes à faire et à raconter que de penser et parler de ceux deux là et c’est exactement ce qu’on a fait.

Jeudi 15 Janvier 2015 – Matin

« Allez Madame Jackson, le petit déjeuner vous attends. »

De bonne heure, de bonne humeur. J’ai passé la nuit chez les Jaunes, avec Keza, et c’est de super bonne humeur qu’on s’est réveillée toutes les deux après avoir fait les folles une bonne partie de l’après midi la veille. Ce matin on pète la forme toutes les deux, c’est comme si rien n’avait d’importance et ça fait du bien. La journée va être bien remplie, c’est l’heure de prendre des forces et c’est en éclatant de rire et en faisant les folles qu’on entre toutes les deux dans la Grande Salle. Je porte un de ses T-shirt que j’ai piqué directement dans son armoire et même une de ses culottes si vous voulez tout savoir ! Pareil pour les chaussettes. Le reste est à moi, et je ne quitte plus le gilet que Maman m’a offert à Noël tellement je suis bien dedans.

« Non mais sérieusement, je trouve que Riley Jackson ça claque non ? Riley Paley-Jackson même ! »

Moment de réflexion intense alors qu’on avance entre les tables.

« Paley-Jackson-Jenkins. J'veux pas renier le non de mon père pour deux paires de beaux yeux bleus, manquerait plus que ça. »

Parce que David Jenkins est le mec le plus cool de la terre et personne ne pourra le détrôner. Le plus beau, le plus fort, c’est mon Papa, parfaitement ! Le petit déjeuner se passe dans les sourires et les rires, je fini même avec de la crème sur le bout du nez après avoir lancé un raisin sec en plein sur le front de Kezabel.

« C'est pour ton teint, avec des produits frais, c'est mieux ! »
« Ah tu crois ? »

Je commence a récupérer la crème sur mon nez avec le bout de mon doigt et l’étale sur ma joue gauche, ultra sérieuse.

« Faut que j'en étale bien partout comme ça ? »

Et mon doigt fini dans ma bouche, une expression lascive sur le visage.

« Les produits laitiers, des sensations pures ... »

Endormir l’ennemi … Même si je sais bien que mon mode allumeuse n’a aucun impact sur elle et tant mieux parce que ça n’est pas le but mais l’idée c’est d’attraper une cuillère de confiture pour la lui balancer sauf que cette fourbasse esquive et se barre en courant, et mon projectile atterri sur la table de derrière. Oops !
Je me tasse sur moi même et feinte l’innocence, je suis un ange donc personne ne pensera que ça vient de moi et essuie ma joue avant d’oublier parce que j’aurai l’air fin à sortir de la Grande Salle avec plein de crème partout sur la figure – même si ça pourrait être drôle à la réflexion – puis je termine de manger tranquillement avant de me lever à mon tour et de prendre la direction de la sortie quand soudain …

« Riley ! »
« Ouiiiiiiiii, c'est môa. Plait-il ? T’es revenu prendre ta dose de confiture dans les cheveux ? »

Et je me pointe, tout sourire, jusqu’à ce que je me rende compte qu’elle n’est pas toute seule. Quand je constate que Maxime Jefferson est … cachée derrière elle je fronce les sourcils et me bloque, ne comprenant rien à ce qui se passe. Je trouve ça complètement étrange comme situation et à juste titre alors mes yeux se posent dans ceux de mon amie, dans un regard pleins d’interrogations. Elle n’a pas l’air très à l’aise non plus, mais je crois que je capte une pointe de lassitude dans son soupir. Qu’est ce qui se passe là au juste ?

« Je voudrais... Enfin. Comment t'expliquer ça. J'ai... »

Tu ? Sauf que Maxime tire sur son pull et là mes yeux s’écarquillent encore plus.

« Ça va deux secondes... laisse moi faire, ok ? »

C’est quoi ce bordel ?! Pourquoi Jefferson est entrain de se tortiller comme une gosse derrière Kezabel ? Pourquoi est ce qu’elles viennent me voir toutes les deux comme ça ? Pourquoi est ce que … Eh mais attends … Je sais, elle vient me demander ta main c’est ça ?!

« J'voudrais te présenter une amie à moi. »

Une amie, hein ? Si Kezabel n’avait pas l’air si mal à l’aise je pourrais penser qu’elle me fait une blague mais là … Là je ne sais vraiment pas quoi penser ni comment réagir et ça me prend totalement au dépourvu. J’ai peur de faire une boulette ou je ne sais trop quoi … Ou simplement peur de m’énerver et de dire cash à Maxime que si elle merde avec ma meilleure amie elle fera connaissance avec la Tornade Écossaise et que ça n’est pas parce qu’elle fait je ne sais pas combien de centimètres de plus que moi et qu’elle fait peur à tout le monde ou presque que j’hésiterai à lui rentrer dedans bien comme il le faut. Bon, on se calme, attendons d’y voir plus clair.

« Joue le jeu, s'teuplait. »

Je suis sensé y voir plus clair là ? Mais non mes nerfs ne sont pas entrain de lâcher !

« Hum, donc je te disais que voulais te présenter Maxime Jefferson. Elle est dans ta classe et … Enfin bon, j'vous laisse faire connaissance quoi. »

On n’est pas dans la même classe depuis genre … quatre ou cinq mois ? Keza me sourit, elle est gêné et ça se voit mais même si je commence à m’énerver, pour elle je garderais mon calme. Pourtant ça n’est pas simple quand vous avez en face de vous une fille qui scotche totalement et c’est pas évident de garder la face quand on vous regarde comme ça. Maxime et moi ça n’est pas ce qu’on peut appeler de la franche camaraderie. On ne se parle pas mais certains regards sont suffisamment éloquent et je crois qu’on est juste pas vraiment compatibles en fait mais il ne faut pas se fier aux apparences il parait, même si j’ai l’impression qu’elle me prend pour une espèce de courge la plus part du temps. Ça ne m’atteint pas, j’en ai même strictement rien à faire, mais si elle représente quelque chose pour Kezabel alors je ferais les efforts que je dois faire. Il faut que je joue le jeu ? Alors soit, jouons le jeu …

« Euh … Salut ... »

… Seulement si tu ne réagis pas, au bout d’un moment …

« Ah ouais... En vrai, t'es vraiment belle... »

BIM ! Headshot ! Et cette fois c’est moi qui ouvre la bouche et reste plantée là comme une cruche. Est-ce qu’elle vient de dire ce qu’elle vient de dire ou c’est moi qui hallucine ? C’est un regard un peu désespéré que je lance à Kezabel, sans doute dans l’espoir d’avoir une illumination ou je ne sais quoi, mais je ressens aussi un peu de culpabilité. Cette fille fait tourner la tête de ma meilleure amie, je sais ce qu’il se passe entre elle et la voilà qui me dit que je suis belle … Alors certes c’est très gentil, et d’ailleurs …

« Me … Merci. C'est … gentil. »

… mais comprenez à quel point c’est gênant comme situation … J’essaie de trouver une faille dans le système, un truc, n’importe quoi, et je ne peux pas me baser sur l’état « normal » de Maxime puisque je ne connais rien d’elle ou presque. C’est … la merde. Mais il faut jouer le jeu, donc ça veut dire que ça n’a rien de sérieux ou … Je sais pas, et … c’est un peu chiant, mais non je ne m’énerverais pas tout comme je ne braquerais pas la grande brune en lui demandant d’arrêter ses conneries parce que je sais qu’elle joue la comédie juste pour se foutre de notre gueule à toutes les deux. Parce que je ne le sais pas, ça peut être ça ou pas du tout. Bref, on se détend, tout va bien, et si c’est ça alors autant garder la tête haute et en tirer profit, non ?

« Alors comme ça vous êtes amies toutes les deux ? »

Riley Jenkins ou comment mettre les pieds dans le plat en trois secondes.

« C'est cool, c'est super important les amis ... Vous vous connaissez depuis combien de temps ? Ça se passe bien ? »

Je te jure que si c’est une blague, tu finiras dans le Lac avec ton super pote Vargas – oui parce qu’il est probablement dans le coup si c’est ça – lestée d’un parpaing ou deux.
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MessageSujet: Re: Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.    Sam 11 Avr 2015 - 13:55

« Ah ouais… En vrai, t’es vraiment belle… »

Je scotche littéralement sur sa beauté qui n’est que plus grande alors qu’elle se trouve à quelques centimètres de moi. Je pose mon regard sur toutes les parties de son visage, glisse sur ses cheveux, elle est à contre-jour : ce qui la sublime. Est-elle toujours ainsi, lovée au creux des rayons lumineux ? Et quelle aura elle dégage… Je suis fan. Mon cœur bat la chamade et, pour la première fois depuis des jours tumultueux, se repose, je me sens bien, mes muscles se détendent, et je souris naturellement. Oublié les évènements, oublié les sentiments, la douleur passée s’efface comme si Riley était le médoc dont j’avais besoin. Le souvenir de Dean s’efface et je n’en ressens aucune douleur, davantage de soulagement. Il reste dans mon cœur pour toujours, encré à l’intérieur de moi comme un fantôme accueilli à bras ouvert, mais le lien noueux que j’entretenais jusque là avec lui commence à s’effilocher. Je ne souffre pas. C’est naturel. J’en souris davantage. Je t’aimerais toujours, je crois, mais Riley est là maintenant et je prendrais le temps qu’il faut pour la conquérir.

Je ne t’oublie pas.

« Me … Merci. C'est … gentil. »

Mon hystérie et ma nervosité s’apaisent, c’est le calme après la tempête, après l’excitation et l’impatience. Mes yeux s’imprègnent de cette image divine et je reste époustouflée. C’est donc cela le coup de foudre ? Le moment fatidique ? Je hausse les épaules comme pour lui dire que ça ne sert à rien de me remercier et lui adresse un sourire amical. Est-ce qu’on pourrait être plus qu’amies toi et moi Riley, dis moi ?
Elle semble gênée. Je comprends. Je ne veux pas la brusquer et pourtant je voudrais qu’elle comprenne à quel point j’étreins son image avec force. Je me sens complètement à la merci de son regard émeraude. J’incline un peu la tête, mes mains fichues dans mes poches, j’attends. Quoi, je ne sais pas. C’est au-dessus de moi, je ne réfléchis pas, laisse faire les choses, ma parole n’est plus aussi abondante qu’avec Kezabel il y a quelques minutes mais je ne veux pas prendre trop de place sur la sienne.

« Alors comme ça vous êtes amies toutes les deux ? »

Je fronce les sourcils et redresse la tête. Mais de quoi parle-t-elle ? Je tourne la tête et suit son regard qui retombe sur Kezabel, derrière moi, l’air dépitée. Je rougis immédiatement. Ah… C’est délicat. Comment expliquer qu’on aime la meilleure amie de la personne avec qui on a couché il n’y a pas si longtemps que cela ? Je reviens vers elle, les épaules remontées.

« C'est cool, c'est super important les amis ... Vous vous connaissez depuis combien de temps ? Ça se passe bien ? »

J’étais parfaitement calme quelques minutes plus tôt et là, d’un coup, un espèce de bourdonnement se met en place dans mon cerveau. Je tousse dans mon poing, visiblement gênée, prête à replacer la capuche sur ma tête mais je me retiens et enfonce ma main dans ma poche droite. Comment lui expliquer ? Je ne sens pas de jalousie dans sa voix, je sais qu’elle ne m’apprécie pas et jusque là je n’ai pas été très avenante avec elle, n’ayant pas conscience de la lourdeur de mes sentiments envers elle. Je réfléchis un instant et ne sais plus du tout où me mettre. Mes yeux ne quittent pas les siens et je sens qu’ils s’emplissent d’un désespoir intense, profond. Comment je me dépatouille de cette situation moi maintenant ? Comment lui dire à quel point je l’aime, et je voudrais qu’elle m’aime aussi. Je passe par un ascenseur émotionnel vertigineux, du calme plat à l’excitation au désespoir le plus profond. C’est ça d’aimer ? Et d’être aimé, comment cela fait ?

Je sens ma jambe commencer à gigoter, je recommence à stresser. Je me sens suspendue au dessus du vide, sans harnais ni filet et au moindre faux pas je m’écroulerais. Plus haut je vise plus fort que je m’écraserais, plus dure sera la chute et je ne suis pas sure de pouvoir me relever d’une deuxième déception. Pas après lui.

Je m’éclaircis à nouveau la gorge, commençant à trouver le temps long et essaie de retrouver une certaine consistance. Peut-être m’appréciera-t-elle davantage si je lui dis que Kezabel est mon amie ? Comment se sortir de ça…

« Euh… Oui, enfin, je l’aime bien. Je sais pas si on peut dire qu’on est amies… mais… »

Je me sens gênée, complètement happée par son regard, son attitude, ses lèvres. Ses lèvres.

« Écoute Riley… je… je sais pas trop comment te dire ça mais je crois… je crois que j’éprouve des sentiments pour toi. »

Je pousse un soupir, à peine consciente d’avoir retenu ma respiration tout ce temps. J’ai osé lui dire ça. J’ouvre moi-même grand les yeux. J’ai osé. J’ai vraiment osé. Je vais vomir. Je vais vomir la maintenant, je me sens pâlir, une grand coup de froid dans le dos. Je pensais faire demi-tour, prête à courir aux toilettes mais mon corps fait tout l’inverse et fait un pas en avant, les mains sorties des poches et ma langue se délie toute seule.

« Je suis … désolée Kezabel… Je sais pas comment expliquer ça… C’est absolument pas une erreur d’avoir… enfin tu sais mais… Je n’peux pas lutter contre ce que je ressens pour toi Riley. J’avais pas conscience de tout ça, mais tes yeux, tes lèvres, tout m’attire chez toi. Je sais pas comment et pourquoi je ne m’en rends compte que maintenant, je suis désolée, je débarque comme un boulet de canon mais, je peux pas garder tout ça pour moi, j’peux pas te laisser marcher dans ces couloirs sans que tu aies conscience de tout ça. Est-ce que… c’qu’on pourrait pas en… discuter ? »

Voix chevrotante sur la fin, œil désespéré, Maxime Jefferson tu me fais pitié.
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MessageSujet: Re: Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.    Dim 12 Avr 2015 - 18:20

Est ce que quelqu'un de sensé pourrait éventuellement si c'est possible m'expliquer ce qu'il se passe ? Nan parce que j'étais tranquille moi, entrain de faire la morte et l'innocente pour ne pas qu'on m'accuse de lancé intempestif et inopiné de confiture sur les voisins mais là il faut croire que je me prends un retour de karma dans la figure. Les filles, on ne joue pas avec la nourriture ! Alors pour vous punir on a décidé, moi et moi, de vous mettre dans une situation complètement absurde ! Voilà. Have fun.

Elle me dit que je suis belle, qu'elle n'attendait que mooooooooooi ! Désolée, l'auteur craque son slaïp et se prend pour Patricia Kass. Reprenons. Un peu de sérieux s'il vous plait ! L'heure est grave, merde. Donc j'essaie de me détendre, de comprendre quelque chose dans le fond du regard de Kezabel mais n'y trouve aucune réponse à mes questions informulées, juste une profonde lassitude. Elle est blasée, moi pas comprendre pourquoi elle est blasée. Moi potiche, moi pas aimer être potiche, dindon d'une farce qu'elle ne comprend pas. Désolée par avance si ça fini mal cette histoire mais vous me connaissez, il ne me suffit de pas grand chose pour éclater le service en porcelaine, cadeau de mariage de mes parents, alors si la pression monde … On risque de pas avoir assez d'un anti-cyclone pour parer la Tornade … Tous aux abris ! Vous allez rapidement savoir s'il s'agit d'une F1 ou d'une F5, et les F5, ça fait mal. Si j'avais de la patience ça se saurait … Enfin bref ! C'est pas le sujet. Le sujet c'est que j'essaie de faire comme si tout était normal, tout allait bien, mon côté peste ressort un peu c'est vrai mais il se ramasse rapidement. En réalité je suis sur le cul de voir Maxime aussi … comme ça. Je ne saurais même pas le décrire et tous les signaux d'alarme sont au maximum dans ma tête. Je n'ai pas confiance. C'est moche, peut être, mais c'est comme ça. Dans tout ça je fais confiance à Kezabel donc si elle me dit de jouer le jeu alors allons y, jouons le jeu …

De quoi d'autre je pourrais lui parler de son amitié avec Kezabel, en même temps ? Celle avec Mateo. AHAH ! Non. Pas envie de parler de celui là, ni même d'y pense une seule seconde. Y a bien William autrement mais … Silence. Silence gênant. Elle est stressée et c'est communicatif. Je peux sortir ?

« Euh… Oui, enfin, je l’aime bien. Je sais pas si on peut dire qu’on est amies… mais… »

Là je me sens mal, mais vraiment mal. Ça n'a rien à voir avec Maxime et moi, pour le coup, mais clairement avec Maxime et Kezabel. Je sais que c'est une histoire de jeunes adultes consentants, bla bla bla, mais qu'elle se soit attachée ou pas, ce genre de réflexions peuvent être blessantes et là franchement je me sens extrêmement mal pour ma meilleure amie. Je sais. Tu sais que je sais. Je sais que tu sais que je sais. Mais ? Et je me vois entrain de remettre mon sac sur mon épaule en me raclant la gorge à mon tour, pas vraiment impatiente mais disons un peu paumé par tout ce cirque. Bras croisés sur la poitrine, certains disent que c'est un signe d'absence d'ouverture vers les autres, en l'état c'est possible. Je me ferme un peu, c'est vrai, parce qu'on me sort de ma zone de confort, qu'on me met dans une situation que je ne comprends pas et qui commence à me mettre vraiment mal à l'aise. Le regard qu'elle me porte n'arrange clairement pas les choses ...

« Écoute Riley… je… je sais pas trop comment te dire ça mais je crois… je crois que j’éprouve des sentiments pour toi. »
« Pardon ?! »

Je crois que j'ai parlé mais dans le fond ça devait plus ressembler à un cri aigu qu'autre chose … Tout ce que je sais c'est que j'ai décroisé mes bras qui sont retombés en claquant le long de mon corps et que j'ai reculé d'un pas en écarquillant les yeux. D'abord braqués sur elle, puis sur Kezabel, et de nouveau sur Maxime. J'aurai pu m'attendre à un peu tout et n'importe quoi je pense mais ça, clairement, ça n'a jamais fait parti de ce que j'ai envisagé. Pas une seule seconde.

Elle fait un pas en avant, instinctivement j'en fais un nouveau en arrière, incapable de garder la face tellement je nage dans un délire improbable. Vous m'avez balancé dans quoi là au juste ?

« Je suis … désolée Kezabel… Je sais pas comment expliquer ça… C’est absolument pas une erreur d’avoir… enfin tu sais mais… Je n’peux pas lutter contre ce que je ressens pour toi Riley. J’avais pas conscience de tout ça, mais tes yeux, tes lèvres, tout m’attire chez toi. Je sais pas comment et pourquoi je ne m’en rends compte que maintenant, je suis désolée, je débarque comme un boulet de canon mais, je peux pas garder tout ça pour moi, j’peux pas te laisser marcher dans ces couloirs sans que tu aies conscience de tout ça. Est-ce que… c’qu’on pourrait pas en… discuter ? »

May day, may day. Je ressens de la panique, un peu d'agacement, et j'aime pas ce mot mais aussi un peu de pitié parce que … Faut voir son expression sérieusement, on dirait qu'elle souffre et à moins d'être très bonne comédienne je dirais que … soit elle est sincère, soit elle n'a pas toutes ces capacités pour réfléchir ce qui en soit dans le monde où on vit est totalement plausible. Si elle est sincère, c'est la merde ou ça l'est pas ? Oui et non. Après tout ça peut juste être très simple : Pas intéressée. En y mettant les formes, évidemment. Rassure moi, t'es pas du genre à venir te faufiler en douce dans mon pieu hein ? Oui j'ai un peu honte d'avoir ce genre de pensées mais on sait jamais bordel ! On est dans le même dortoir, alors merde, ça pourrait être possible. Ça va être sympa la cohabitation tiens …
Et si elle l'est pas … Aïe. Mais sérieusement, est ce que je pourrais au moins avoir un petit indice ? Quelque chose ? Un signe de tête, non ?

Jeune fille, on garde son calme … Plus facile à dire qu'à faire quand on connait mon tempérament mais passons.

« Euh … Ok. Bon. »

J'ai le cœur qui tambourine, et peur de faire une connerie peu importe la manière avec laquelle je réagis à ça. Même si nos rapports ne sont pas nécessairement les meilleurs du monde j'ai pas envie de prendre le risque de la blesser, j'ai pas envie de blesser Keza non plus bien sur et je n'ai pas envie de passer pour une conne, clairement, donc …

« Tu permets une seconde ? T'as bien fait de m'en parler, on peut discuter, pas de problème mais j'veux juste demander un truc à Keza d'abord si ça t'embête pas. Après on verra ça toutes les deux, c'est mieux j'pense. »

Je lui adresse un sourire et attrape mon amie par le bras avant de l'entrainer avec moi un peu plus loin pour lui demander un peu plus d'explication parce que là c'est juste pas possible pour moi de gérer ça. De près ou de loin elle est concernée. Je n'y vais pas par quatre chemins, je lui demande cash ce qu'il se passe tout en lui disant que je suis désolée même si dans le fond ça n'est pas de ma faute mais il n'empêche que ça me gène incroyablement de me retrouver entre elles deux même si personne n'est marié à personne dans l'histoire. Là dessus elle m'explique que Mateo a donné un philtre d'amour à Maxime et … Est ce qu'il existe un mot plus fort que le terme fureur ? Parce que je crois qu'il irait assez bien avec mon ressenti immédiat. La blague est drôle, je dis pas, mais peut être que je le prendrais mieux si elle avait prononcé un autre prénom. Déjà dans ma tête se font tout un tas de raccourcis et pour éviter de partir en live direct je retourne voir Maxime et me plante devant elle tout en me rendant compte que Vargas n'est pas loin. Il n'est pas seul, William et Macy sont là aussi mais il n'y a que lui que je vois, que lui qui a le droit à un magnifique regard noir. J'ai le sang qui bouillonne dans les veines, une furieuse envie de le renvoyer faire un tour en tête à tête avec le lustre mais c'est pourtant un grand sourire que j'adresse à la Serpentard.

« Écoute, je suis très touchée que tu sois aussi honnête avec moi, et flattée par … tout ça, mais … En fait j'voudrais pas que tu te fasses de fausses idées. En vérité je ressens moi aussi ce genre de trucs … mais pour quelqu'un d'autre. »

Mode revanche activé.

« J'ai vraiment pas envie de mettre le bazar entre vous deux parce que je sais que vous êtes amis mais voilà, j'pense que t'es bien placée pour savoir qu'on peut difficilement luter contre ce genre de choses alors … »

Maintenant il n'y a plus qu'à espérer que les effets soient ceux que j'attends et je m'excuse par avance de te faire ça Maxime mais je suis clairement entrain de te manipuler pour que cette petite blague se retourne contre son auteur. Tu vas souffrir Vargas, si c'est la guerre que tu veux alors tu vas l'avoir. Il paraît que l'Enfer n'est rien face à la femme qu'on a trahis, et là tu viens de merder avec plusieurs specimens, alors il est fort probable que tu l'apprennes à tes dépends, Amor ...

« En fait je craque complètement pour Mateo, j'suis désolée. »

Pardon les filles.

« Et j'crois que c'est réciproque mais j'en suis pas sure. Il t'en a pas parlé ? »
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MessageSujet: Re: Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.    Lun 13 Avr 2015 - 22:16

Elle reste bloquée et je me demande si je n'y suis pas allée trop fort. J'aurais pu y aller autrement sérieusement, Maxime tu fais quoi la. Je sais pas j'arrive pas à réfléchir, ma langue se délie, mon corps réagit tout seul, je sais pas... Mon cœur tambourine comme un fou, il veut sortir de ma poitrine même si lui dire tout ça est au final apaisant.

« Euh … Ok. Bon. »

... Quoi ? C'est tout ? Bon voyons tu t'attendais pas à ce qu'elle te tombe dans les bras. Non, c'est vrai. Chaque choses en son temps. Tu devras être patiente, l'aimer sans l'apprivoiser parce que la liberté est une notion importante pour chacun.

« Tu permets une seconde ? T'as bien fait de m'en parler, on peut discuter, pas de problème mais j'veux juste demander un truc à Keza d'abord si ça t'embête pas. Après on verra ça toutes les deux, c'est mieux j'pense.
- euh...je... D'accord.»

J'allais répliquer quelque chose, que c'était moi la concernée mais que je comprenais, que je lui laissais le temps mais... Mais elle m'a adressé un sourire et ça a suffit à me passer toute envie d'en rajouter. Un sourire charmant. Alors j'attends, les mains remontées dans mes poches et j'ai l'impression de vivre le moment de ma vie, suspendue au-dessus du vide.  Serait-ce de la peur dans mes veines, actuellement ? Je me sens sur le qui-vive, prête à m'éclater de 30 étages sur le bitume du trottoir. Je crois que je préfèrerais ça à un refus et ce constat me fait davantage peur. S'il y avait un dieu qui avait bien voulu me prendre un an et demi plus tôt, je l'aurais prié.
La belle brune revient avec un sourire deux milles fois plus charmant que celui d'avant, plus éclatant, il me redonne de l'espoir. L'espoir. Chose traîtresse et meurtrière. Un truc me dit que ça ne se passera pas comme j'aimerais que ça se passe. Mais je ne perds pas mon air avenant et mon œil rempli de bonne volonté et d'espoir. Toujours ce maitre mot.

« Écoute, je suis très touchée que tu sois aussi honnête avec moi, et flattée par … tout ça, mais … En fait j'voudrais pas que tu te fasses de fausses idées. En vérité je ressens moi aussi ce genre de trucs … mais pour quelqu'un d'autre.
- Ah...»

Vous entendez le son de cristal brisé la ? Vaillamment fracassé au sol ? Et bien c'est mon cœur. Mon abruti de sale petit con de cœur qui s'est entiché d'elle. Elle ne me renvoie pas chier méchamment mais l'effet est la, elle aime quelqu'un d'autre et je ne suis pas cet autre. Une vague de tristesse s'abat sur moi, fait défaillir mon sourire et ma confiance. Pourquoi faut-il que mon corps se tourne vers des personnes inaccessibles. Mon sourire commence à s’estomper, doucement, comme un fantôme. Comme son fantôme.

« J'ai vraiment pas envie de mettre le bazar entre vous deux parce que je sais que vous êtes amis mais voilà, j'pense que t'es bien placée pour savoir qu'on peut difficilement luter contre ce genre de choses alors …
— Je… comprends oui. Mais j’aimerais bien savoir, enfin… qui ? »

Qui mieux que moi ? La réponse est évidente Maxime. A peu près toutes les personnes dans cette salle. Je prie pour que ça ne soit pas Macy, maintenant qu’elle m’accorde un peu de repos. Je n’ai pas peur pour William et Matéo et Riley se détestent. Est-ce-que Kezabel serait l’objet de sa convoitise ? J’en sais rien… Je ne suis même pas sûre de vouloir savoir, finalement, même si ça pique ma curiosité. Je ne sais pas trop où me situer, j’ai envie de fuir, de me retrouver un peu seule, là, et de cuver ma déception. Elle aime quelqu’un d’autre et jamais je ne me mettrais en travers de sa route, malgré mon obstination débile et ma capacité à faire chier mon monde, indéniable qualité de délinquante. Taper sur tout et tout le monde sans distinction, comme une justice à l’aveugle.
Je finis par redresser mon regard et le planter dans le sien, histoire de faire face à celui ou celle qui me vole — oui, j’ose — celle que j’aime. Putain je demande pas grand-chose, j’en ai bavé, sans la forcer à m’aimer j’aurais bien préféré qu’on me laisse en dehors de sentiments unilatéraux et douloureux. Dieu a définitivement décidé de me renier. Je pense que mon atteinte à la vie ne lui a pas plu, ou tout simplement ma naissance lui a fait offense. Salaud. T’aurais pu m’éviter de tomber amoureuse d’elle. Moi qui pensais qu’elle allait combler le manque au creux de ma poitrine, voilà qu’elle en creusera un plus grand, plus profond, toujours plus douloureux et incurable. Je ne lui en veux pas. Comment pourrais-je lui en vouloir…

Je m’apprête à entendre le nom du voleur et pour ça, j’essaie de faire bonne figure, le visage tourné vers elle.

« En fait je craque complètement pour Mateo, j'suis désolée. »



« Et j'crois que c'est réciproque mais j'en suis pas sure. Il t'en a pas parlé ? »



Mes sourcils se redressent en même temps que mes épaules et mon visage. J’ai cru mal comprendre la. Le temps s’arrête un instant pour moi et je suis maintenant tendue, élancée dans toute ma hauteur et mon mètre soixante-dix-huit ne semble pas gérer la situation, alors que j’étais ratatinée sur moi-même

« Pardon ? »

Ma voix se fait sifflante, mes dents se serrent, mon cœur commence à se fissurer pour deux choses distinctes. Un acouphène que je connais particulièrement bien se faufile dans mon cerveau et le brouhaha des tables de repas s’éloigne au profit d’un silence aigu dans mon crâne. Je sens que mes poings se serrent, je perçois le sang tambouriner et une impression de colère remplit les bataillons. J’aimerais qu’on mette sur pause, à cet instant précis, mais je crois que c’est impossible. Une toute petite pause, simplement cinq minutes, ça fait des jours que j’en bave, s’il vous plait, une demi-seconde de pause. Mais non. Avant même penser en être capable, mon esprit fais l’amalgame et se met en route, ça chauffe là-dedans, et un milliard de pensées se battent ; en parallèle mon cœur bat plus vite et plus fort que d’habitude, davantage par colère puisqu’il ne peut se laisser aller à la déception.

Je pose mon regard dans celui de Kezabel mais elle le détourne immédiatement.

Alors c’est ça. Une vague d’impuissance, de haine et… et de souffrance s’abat sur moi avec puissance et un long frisson me parcourt l’échine. Se contrôler. Je ferme les yeux lorsque le frisson atteint ma nuque et je resserre un peu les poings avant de les défaire en écartant les doigts un maximum et d’ouvrir les yeux à nouveau. Pourquoi est-ce que j’ai envie de pleurer ? Je pensais être désormais sèche, comme à mon habitude. Je pousse un long soupir, le corps toujours redressé, imposant. Je pose un regard affaibli dans celui de Riley.

« Je te remercie d’avoir été honnête. Je t’embêterais pas. Et j’suis désolée Kezabel. »

A peine sure de moi, mais tendue comme un arc, je me retourne doucement et mon premier regard se pose sur Matéo. C’est toi, espèce de connard, qui me vole celle que j’aime. C’est encore quoi, espèce de triple connard d’enfoiré qui me trahit. D’un geste je finis par avancer et je sens que là, maintenant, j’étouffe, je veux sortir. Je finis par passer entre Macy et William et bousculer Matéo juste derrière au passage avec la délicatesse d’un boulet de canon. J’arrive jusque la porte du hall et alors, un petit, tout petit truc explose à l’intérieur de moi au moment où je pose ma main sur le bois. Ce mec, cette espèce de sale type de putain de mexicain de merde s’est accaparé un ange au cœur d’or, sans préavis, sans m’en parler, sans prendre la putain de peine de m’en parler. Avant même que je ne décide quoi que ce soit mes pas font demi-tour.

D’un geste rageur, j’attrape l’épaule de Vargas, le retourne, et mon poing élancé s’abat sur sa pommette avec force. La douleur qui se répand dans mon poing me fait plaisir, mais pas plus que le fait de le voir vaciller plus loin, les mains sur le visage, des tâches de sang qui commencent à couler.

« Espèce de…. Gnnn… Putain Vargas tu mériterais que j’te TUE. J’te faisais confiance, on s’est battus ENSEMBLE, j’t’ai fais une place dans ma putain de vie et toi espèce de sale connard tu t’accapares la SEULE FEMME que soi-disant « tu détestes », la SEULE pour qui j’éprouve quelque chose et EN PLUS tu prends pas la peine de m’en parler ? »

Je pointe un doigt accusateur vers lui. Je suis réellement énervée, mais la douleur qui vibre dans ma voix et dans les tremblements de mon poignet, m’empêche de partir dans une de ces putains de crise d’explosive intermittente de merde. Ouais parce que je sais c’que je suis ouais, et j’vous emmerde, et toi aussi Helland, va te faire foutre…

« Ouais, va te faire foutre Matéo, ah ! ça m’apprendra ! Allez tous vous faire foutre j’en ai ma claque de cette école de merde, j’en ai ma claque de TOI ordure, si SEULEMENT t’avais pu foutre tes sales pattes AILLEURS ! Je… »

… craque. Alors je plaque ma main sur ma cuisse, énervée de ne pouvoir finir ma phrase, reprend mon souffle en regardant ailleurs un moment puis reviens vers lui.

« Tu sais quoi ? J’te laisse parce que c’est toi. Mais ne m’adresse plus la parole, faux frère, sale traître. »

Je me retourne d’un geste sec et me tire de cette merde, bien décidée à aller m’enfermer quelque part, sous la douche, oui, surement, cuver cette merde, cuver cet amour que je ne pourrais voir éclore, alors que ce con pourra en profiter pleinement. Profiter d’elle, de ses cheveux, de ses yeux. Il pourra toucher sa peau et s’enivrer de son parfum. Et moi j’vais me faire foutre. J’entends des pas dans mon dos et en passant la porte, je lâche une dernière parole.

« Et laissez-moi tranquille. »
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MessageSujet: Re: Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.    Mar 14 Avr 2015 - 13:20

Pourquoi ? Riley, pourquoi est ce que tu fais ça ? Parce que je suis une folle hystérique et impulsive qui ne réfléchit pas aux conséquences de ses actes, voilà pourquoi. Une autre question ? Non, sincèrement, mon petit délire terminé je le regrette aussitôt parce que ça n’est pas dans mes habitudes de manipuler les gens de cette façon et la principale victime de cette blague ça n’est pas moi, c’est elle, Maxime … Maxime qui n’avait pas besoin que j’en rajoute une couche mais c’est trop tard … Je crois que je n’avais jamais remarqué à quel point elle est aussi grande, est ce que je devrais commencer à avoir peur pour ma vie ?

« Pardon ? »

Je sursaute, c’est plus fort que moi, et autant l’admettre je ne me sens pas très épaisse dans mon caleçon si je puis m’eeeeexprimer ainsi. Maxime est assez impressionnante, elle a une certaine réputation qui en fait une personne qu’on n’a pas franchement envie d’emmerder donc j’ai beau faire ma maline et jouer les grosses dures la plus part du temps, ça ne m’empêche pas de rester totalement statique en cet instant, comme si mon instinct de survie me poussait à le faire. Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre comme réaction de sa part, d’autant plus qu’elle n’est pas vraiment elle-même à cause de la SUPER BLAGUE AH AH AH Morte de rire de Vargas. Je crois d’ailleurs que c’est à ce moment là que ça fait tilt dans ma tête. Philtre d’amour … Il faut un cheveu pour ça, et pour récupérer un cheveux en principe il faut être assez proche d’une personne. Si le cœur de Maxime est entrain de faussement se briser en cet instant, le mien tire un peu la tronche aussi quand je me dis que ce connard s’est servi de moi et m’a prise pour un distributeur de cheveux qu’on peut peloter dans un petit recoin de couloir entre deux cours. Je dirais bien que c’est une question d’égo ou de fierté froissé, oui je le dirais bien surtout qu’il y a surement un peu de ça mais dire que je ne me sens pas blessée et heurtée serait mentir. Peut être que je me trompe, j’accuse sans preuve après tout, mais … Mais rien du tout, ça n’a pas d’importance, pas vrai ? Mon attention se recentre sur ma vis-à-vis, je constate qu’elle cherche Kezabel du regard alors que cette dernière tourne la tête aussitôt et je sens une boule qui se forme dans mon estomac. Tout ça va trop loin, ça fait souffrir trop de monde, et tout ça pour quoi ? Parce que ce crétin s’ennuyait ? Accélération du myocarde, je m’efforce de ne pas le regarder mais de concentrer mon attention sur ma collègue Serpentard. En cet instant j’ai envie de lui attraper le bras et de lui balancer toute la vérité parce que ça n’est pas moi de mentir comme ça, d’être … manipulatrice. Serpentard d’accord, donc ambitieuse, mais pas manipulatrice. Enfin je crois … Tu penses trop Riley, c’était juste une blague. Peut être. Oui, on s’en remettra tous, pas vrai ?

Elle soupire, je ne sais plus trop quoi faire de moi et croiser son regard devient vraiment étouffant. Elle n’y est pour rien dans cette histoire, mais en attendant même si c’est du faux en cet instant elle souffre, et en partie à cause de moi. Bien joué !

« Je te remercie d’avoir été honnête. Je t’embêterais pas. Et j’suis désolée Kezabel. »

Elle se retourne et commence à partir, j’hésite une seconde, jette un coup d’œil à Kezabel puis finalement regarde Maxime s’éloigner en lâchant à mon tour un soupire. Elle est où la bonne humeur de ce matin, dites ?
Elle passe entre William et Macy, là je me demande s’ils sont dans le coup aussi. Tout le monde était au courant, sauf nous deux, deux jolies dindons prêt à farcir, et je l’admets ça me fait serrer les poings. Pas de jubilation quand elle bouscule violement le Gryffondor et pourtant c’était le but de ce petit jeu, que ça se retourne contre lui. Il n’y a plus qu’à attendre que ça passe maintenant et …

« Wow ! »

Main plaquée sur la bouche, yeux grands écarquillés, l’autre main posée par reflexe sur l’avant bras de mon amie … Maxime vient de coller une magnifique droite à Mateo et …

« Espèce de…. Gnnn… Putain Vargas tu mériterais que j’te TUE. J’te faisais confiance, on s’est battus ENSEMBLE, j’t’ai fais une place dans ma putain de vie et toi espèce de sale connard tu t’accapares la SEULE FEMME que soi-disant « tu détestes », la SEULE pour qui j’éprouve quelque chose et EN PLUS tu prends pas la peine de m’en parler ? »

Ne rougis pas Riley, assume … Ça, c’est ton œuvre, la tienne et uniquement la tienne. Sérieusement, qu’est ce qui m’est passé par la tête ?

« Ouais, va te faire foutre Matéo, ah ! ça m’apprendra ! Allez tous vous faire foutre j’en ai ma claque de cette école de merde, j’en ai ma claque de TOI ordure, si SEULEMENT t’avais pu foutre tes sales pattes AILLEURS ! Je… »

Qui est ce qui est entrain de se tasser sur elle-même ? C’est Bibi ! Je ne suis pas la cible de cette tirade mais j’ai quand même l’impression d’être un gamine qui vient de faire une grosse connerie, une gamine qui sent son cœur battre un peu plus fort quand elle évoque le fait qu’il ait posé ses sales pattes sur … Stop. Hors contexte.

« Tu sais quoi ? J’te laisse parce que c’est toi. Mais ne m’adresse plus la parole, faux frère, sale traître. Et laissez-moi tranquille. »

Oh, un papillon. Non ? Non. Maxime sort de la Grande Salle, tout le monde reste un peu hagard quelques secondes je crois et puis finalement après avoir dégluti et scotché moi aussi je me tourne vers Kezabel.

« Désolée … »

Je le suis, vraiment, parce que là j’ai clairement le sentiment d’avoir merdé, d’avoir agis sans réfléchir juste pour me venger sans me soucier des dommages collatéraux. A vrai dire je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête actuellement, comment elle a vécu tout ça, parce que … parce que je n’arrive pas vraiment à savoir où elle en est dans sa tête – et son p’tit cœur potentiellement – vis-à-vis de la grande brune au regard glacial – c’est un compliment. Oui, t’as des yeux absolument magnifiques Jefferson.

« Ça va ? »

Grimace. Je danse d’un pied sur l’autre, mal assurée, puis finalement on sort de la Grande Salle à notre tour. Je SAIS que je ne devrais pas, que je devrais au contraire l’éviter, l’ignorer mais … J’en suis incapable. Ce type a le don de me rendre cinglée et je crois qu’en cet instant je ne l’ai jamais autant détesté de toute ma vie, pour plusieurs raisons. Quelque chose me dit que c’est probablement réciproque mais …

« Bonne journée, Amor … »

Bitch please. Qu’est ce que tu fous Riley, bordel ?! Arrête ça tout de suite. Je ne m’arrête pas bien sur, et c’est un regard noir que je lui offre parce que je suis incapable de faire autrement, mais j’ai parfaitement conscience que c’est m’exposer à une revanche de sa part. Une revanche d’une revanche d’une revanche … On ne va jamais s’en sortir … Aller en cours ça peut être bien aussi, on va faire ça hein. Oui, je vais faire ça en tout cas. Et ne surtout pas me faire avoir par ses yeux, ni admettre que soutenir son regard de cette manière me met dans un état étrange.

~*~

Le lendemain dans la journée …

« Maxime, attends ! »

On sort de cours, ça m’a travaillé toute la journée d’hier et une bonne partie de la matinée. Je ne peux pas laisser ça comme ça, je me sens trop mal, donc je cours après Maxime Jefferson dans un couloir, normal. Est-ce qu’elle est redescendue ? Est-ce que quelqu’un lui a expliqué ce qu’il s’est passé ? Vu le regard qu’elle me lance quand elle se retourne je dirais que oui … Hum, bref.

« J’voulais juste m’excuser pour hier. C’était pas très classe, j’aurai pas du. »
« Sinon, la prochaine fois, m’utilise pas. »

Ahum. Certes. Je ne l’ai pas volé … Le ton n’est pas franchement avenant mais je ne m’attendais pas non plus à ce qu’elle me saute dans les bras et me claque une bise en me disant que c’est pas grave.

« Mais laisse, on va pas rester dessus 100 ans. Ma vengeance sur Mateo me console. »

Sourire de ma part, sourire assez large, sourire de la sienne aussi mais beaucoup plus dans la retenue. Il est même quasiment imperceptible mais bien présent, j’en mettrais ma main à couper. Façon de parler, je fais comment pour attraper le Vif après ?

« D’ailleurs, j’me doute que tu te débrouilles très bien toute seule mais si à un moment t’as besoin d’un coup de main, n’hésite surtout pas ! »

Hey, c'était mes cheveux après tout ! J'ai donné de ma personne. Riley, qu’est ce qu’on a dit ? Oui, oh, ça va hein.

PS : C'que je t'ai dit hier à propos de ce crétin, c'était totalement faux, ok ?

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MessageSujet: Re: Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.    Mer 15 Avr 2015 - 14:13

Nous sommes comme trois connards entrain de se marrer, de loin… enfin de loin. Je dirais plus à quelques mètres d’elle, mais peu importe. Je pensais pas que ce foutu filtre fonctionnerait mais lorsque je la vois se planter devant Kezabel et lui demander tout ça, je me dis que l’idée était franchement brillante. Ca n’est qu’une blague envers une amie, rien de plus. Bon, elle ne sera peut-être pas au goût de tout le monde mais, quelle importance ? Par contre, si Macy n’était pas intervenue … je crois que Kezabel aurait sûrement collé une grosse gifle à Maxime après avoir hurler sa petite tirade. William est tout sourire et s’amuse un peu de la situation mais Macy semble quand même plus réticente. Peu importe, c’est fait, c’est fait. Et puis merde, c’est juste un filtre à la con que ce gosse a dû choper chez Zonko. Il n’y a rien de bien méchant là-dedans, de toute manière je n’ai pas une seule fois réfléchis aux conséquences. Si Maxime avait eu l’occasion de me faire la même connerie, elle n’aurait pas hésité une seule seconde.

Le clou du spectacle arrive lorsque Kezabel se décide d’amener Maxime devant Riley. Je sais que ça peut paraitre super glauque de jouer à ça avec une nana qui … qui quoi, en réalité ? Qui vous perturbe ? Non, je le refuse. Ce qu’il s’est passé avec Daniela me reste encore au travers de la gorge, ce que j’ai ressenti dans ce couloir lorsque j’ai eu Jenkins contre moi et qu’un soupire gémissant est venu se loger dans mon oreille, aussi. Je le digère mal et surtout… Bref. C’est pas la question. Non. C’est surtout pas le jour pour penser à toute cette merde. Pour le moment, seule Maxime et sa moue enfantine compte et croyez moi, ça vaut le détour. Yeux brillants, comportement timide et farouche à la fois, sourire béat aux lèvres alors qu’elle aperçoit Riley… Tout y est.

- C’est peut-être pas une bonne idée…
- Porque ? C’est rien qu’un filtre d’amour à la con. Dans le pire des cas, il va se passer quoi ? Riley va lui dire « laisse-moi le temps de réfléchir, d’accord ? ». Puis Maxime va baver sur elle pendant quelques heures et ça sera déjà terminé avant qu’elle ne se rende compte de quoi que ce soit…
- M’ouais… j’ai un mauvais pressentiment. T’façon si ça tourne mal, tu te démerde. Moi j’y suis pour rien.

Je lève les yeux au ciel, en soupirant. Forcément, pour rire, il y a du monde mais quand il s’agit d’assumer, il n’y a plus personne. Et pendant que Macy me disait tout ça, Kezabel a déjà « présentée » Maxime à Riley. Nous sommes là, tous les trois attentifs à tout ce qu’il se dit, à la voix hésitante et chevrotante de Jefferson… c’est du pur spectacle. Je jubile intérieurement, fier comme un paon de ma connerie, ne me disant pas un seul instant que le retour de flamme va être un vrai désastre pour moi.

« Écoute Riley… je… je sais pas trop comment te dire ça mais je crois… je crois que j’éprouve des sentiments pour toi. »

HOMMMEEE RUUUUUUUN.

- La vache. Elle lui a vraiment dit ?
- Putain… Ouais. Elle l’a vraiment dit.

Et moi j’ai un sourire aussi large que mon visage, bien implanté sur mes lèvres. Maxime avouer ce genre de chose, c’est comme si vous attendiez d’un mort qu’il vous serre la main.

- Mec, tu vas manger chaud quand elle va redevenir elle-même. T’as même pas conscience à quel point tu vas te faire démonter.

Je l’ignore, accaparé par la scène et surtout, par cette fabuleuse tirade…

« Je suis … désolée Kezabel… Je sais pas comment expliquer ça… C’est absolument pas une erreur d’avoir… enfin tu sais mais… Je n’peux pas lutter contre ce que je ressens pour toi Riley. J’avais pas conscience de tout ça, mais tes yeux, tes lèvres, tout m’attire chez toi. Je sais pas comment et pourquoi je ne m’en rends compte que maintenant, je suis désolée, je débarque comme un boulet de canon mais, je peux pas garder tout ça pour moi, j’peux pas te laisser marcher dans ces couloirs sans que tu aies conscience de tout ça. Est-ce que… c’qu’on pourrait pas en… discuter ? »

Ca… ca c’était vraiment du lourd. Du très très lourd. Et je regrette amèrement de pas avoir un truc pour enregistrer tout ce discours parce que bordel, ça vaut carrément le détour. Je retiens un éclat de rire alors que Macy et William sont sur le cul, bouche-bée devant ce miracle sortie de nulle part. Sérieusement, elle en arrive à être touchante et j’me dis qu’une Maxime amoureuse, ça doit être quelque chose. Par contre… je jette un œil vers Kezabel et je dois avouer que je n’avais pas tellement pensé à ce que ça pourrait lui faire à elle. Je sais qu’elle n’a couché que deux fois avec Maxime mais je sais pas ce qu’il se passe dans sa tête. Bref, elle est au courant que ce n’est qu’une petite blague, c’est le plus important, non ?

L’expression de Riley est tout aussi épique que le discours de Jefferson et cette fois, c’est une caméra que j’aurai dû avoir sur moi. Je m’amuse, clairement et je balaie aussitôt de mes idées ce regard flamboyant que j’ai croisé alors que je la coinçais entre moi et le mur.

« Euh … Ok. Bon. Tu permets une seconde ? T'as bien fait de m'en parler, on peut discuter, pas de problème mais j'veux juste demander un truc à Keza d'abord si ça t'embête pas. Après on verra ça toutes les deux, c'est mieux j'pense. »

J’arque les sourcils, curieux puis j’attends en silence alors qu’elle discute avec Kezabel qui doit sûrement lui raconter la vérité. Voilà, maintenant, dis que tu as besoin de réfléchir à tout ça pour que l’on puisse assister aux scènes, mettant en œuvre une Maxime passionnée qui te dévore du regard et qui nous parle encore et encore de cet amour transcendant pour toi.

« Écoute, je suis très touchée que tu sois aussi honnête avec moi, et flattée par … tout ça, mais … En fait j'voudrais pas que tu te fasses de fausses idées. En vérité je ressens moi aussi ce genre de trucs … mais pour quelqu'un d'autre. »

Qué ? Mon cœur fait une embardé et pulse à une vitesse vertigineuse. Un volcan s’immisce au creux de mon torse et gronde violemment sans que je ne comprenne le sens de quoi que ce soit. Je me fige, entre le chaud et le froid, entre cette lave et ce glaçon dans l’estomac. Quelqu’un d’autre ? Je fronce les sourcils. Je m’en branle putain, et puis qu’est-ce qu’elle raconte comme merde.
Nos respirations se suspendent, quelques secondes et moi-même, je ne souris plus.

« J'ai vraiment pas envie de mettre le bazar entre vous deux parce que je sais que vous êtes amis mais voilà, j'pense que t'es bien placée pour savoir qu'on peut difficilement luter contre ce genre de choses alors …
— Je… comprends oui. Mais j’aimerais bien savoir, enfin… qui ? »

Oui, qui ? Non, pas qui, on s’en contre fou de savoir pour qui elle craque.
La voix de Maxime est beaucoup trop terne et je me dis que sur ce coup-là, Jenkins foire complètement. Elle pouvait pas tout simplement lui dire qu’elle réfléchirait ? Non, faut qu’elle lui brise le cœur, direct. La blague ne sera plus drôle du tout dans dix secondes.

« En fait je craque complètement pour Mateo, j'suis désolée. »
-… Oh. Merde.



« Et j'crois que c'est réciproque mais j'en suis pas sure. Il t'en a pas parlé ? »

Je me redresse, de toute ma hauteur, les mâchoires serrées.
Dites-moi qu’elle est entrain de déconner. Dites-moi qu’elle va lui dire dans trois secondes que c’est une foutue plaisanterie et qu’elle va réfléchir à la question.

Mais non. Pas un mot de plus. Juste ce petit air mutin de putain de comédienne qu’elle est. Un acouphène se forme autour de moi, dans mes oreilles et je n’entends ni Maxime, ni ses potes parler. Je n’entends plus rien. Je ne fais que sentir. Sentir cette colère éclater et parcourir chacune de mes veines, prêt à exploser. Elle venait de retourner la situation contre moi après avoir su que le filtre avait été donné par mes soins, à Maxime. Mais… pourquoi bordel ? Enfin, qu’elle veuille se venger ou je n’sais quelles autres conneries, je m’en tape mais pourquoi faire ça avec Maxime ? Pourquoi de cette manière-là ?

Et puis… merde. Tu pouvais pas trouver autre chose ? Je plante mon regard sur Jenkins, les mâchoires serrées et me sentant… tellement con. Putain. Elle est sous filtre, amoureuse comme jamais de Riley. Alors il se passe quoi dans sa tête lorsqu’elle comprend que son pote, qu’elle fréquente presque tous les jours, est SOIT DISANT amoureux de celle qu’elle aime ? Sans lui avoir dit ? Après le putain de discours tenu autour du p’tit déj ?

- Tu devrais te tirer mec. Ca pue, sans déconner.

Je ne bronche pas, ne bouge pas. Je vois Maxime qui se tourne vers nous, fonce dans notre direction en me bousculant avec force sans que je n’émette le moindre son, mon regard toujours planté sur Riley. A quoi tu joues ?

Une pression sur mon épaule, un quart du tour et une violente douleur me fait chavirer de quelques pas en arrière, mon corps presque désarticuler. Je l’attendais, comme une sentence. C’était couru d’avance. C’était évident qu’elle n’allait pas juste passer et m’ignorer, pas après ce qu’on lui a bourré dans le crâne. Le goût du sang rempli aussitôt l’intérieur de ma bouche alors que ma main se pose par reflexe, sur ma mâchoire.
L’égo en prend un putain de coup. La fierté se fait salir, prise pour un tapis d’entrée.

« Espèce de…. Gnnn… Putain Vargas tu mériterais que j’te TUE. J’te faisais confiance, on s’est battus ENSEMBLE, j’t’ai fais une place dans ma putain de vie et toi espèce de sale connard tu t’accapares la SEULE FEMME que soi-disant « tu détestes », la SEULE pour qui j’éprouve quelque chose et EN PLUS tu prends pas la peine de m’en parler ? »

Je ne dis rien, je ne cherche même pas à lui dire le contraire parce que ça ne sert à rien. Elle ne voudra pas m’entendre et de la voir aussi enflammée, les yeux rougis et humides, le cœur brisé, me touche plus que je ne l’aurai cru. Ma colère se fait encore plus profonde alors que mon égo essuie avec difficulté, le coup donné. Le pire étant ses mots. Sous filtre, sa langue se délie et … Bref. Encaisse et surtout, ferme ta grande gueule.

Son doigt accusateur planté sur moi tremble comme jamais, Maxime tout entière, tremble. Vibrante d’une rage qui, si elle le voulait, pourrait me détruire sur le pavé, ici même.

« Ouais, va te faire foutre Matéo, ah ! ça m’apprendra ! Allez tous vous faire foutre j’en ai ma claque de cette école de merde, j’en ai ma claque de TOI ordure, si SEULEMENT t’avais pu foutre tes sales pattes AILLEURS ! Je… »

Comment… est-ce qu’une simple petite blague, a pu tourner en un désastre pareil ?
Je ne bouge toujours pas, le sang emplissant ma bouche, la douleur vrillant mon cerveau, me donnant l’impression que du verre pilé se trouve à la place du liquide abritant ma cervelle.

« Tu sais quoi ? J’te laisse parce que c’est toi. Mais ne m’adresse plus la parole, faux frère, sale traître. »

J’encaisse encore. Je sais qu’elle me claque toutes ces choses dans la gueule parce que le filtre lui fait croire que son seul amour est Riley. Je sais que cette colère n’est pas réel, que d’ici quelques heures, elle ne pensera plus tout cela. Mais je ne peux pas m’empêcher de ressentir cette vague de haine. Je tremble moi-même, prêt à exploser de fureur, déçu, emmerdé, blessé dans ma fierté et surtout… putain.
Maxime se retourne et se tire, sans que Macy et William n’ose la suivre, jusqu’à ce que la petite tête blonde décide de tenter sa chance et de se faire renvoyer chier, un peu plus loin. Elle revient vers moi, les larmes aux yeux et avant qu’elle n’ait pu me sortir ce qu’elle avait sur le cœur…

« Bonne journée, Amor … »

Ma haine est violente, dévastatrice. Je plisse mes yeux, la fixe sans aucune retenue mais surtout avec un mépris que je n’exagère pas, que je ne retiens pas. Elle me jette un regard noir qui ne me fait rien. Je n’ai plus envie de tester mes sensations avec elle, je n’ai plus envie de savoir pourquoi son visage s’est interposé alors que mes mains courraient sur la peau de Daniela,je n’ai plus envie de jouer les loveurs ou quoi que ce soit d’autres, non. J’ai juste envie de lui hurler dessus, d’évacuer ma rage.

Je crache un filet de sang au sol avant de replanter mon regard sur elle, dents serrées.

- Va te faire foutre, Jenkins. Va te faire foutre, en beauté.

Je détache chacune de mes paroles et ne prononce rien d’autre. Pourtant, j’ai un tas de chose à lui dire, un paquet de reproches, de mots bien cinglant mais je scelle mes lèvres car sinon, c’est un flot d’insulte et de rage qui emplira les murs et les couloirs. Une rage que je ne pourrais retenir, que je ne pourrais tarir. Non, à la place je ne la quitte pas des yeux alors que je la vois partir avec Kezabel.

- T’es trop con ! Regarde où ça mène tes blagues de merde Vargas !

Ta gueule Macy. C’est ce que j’ai envie de lui dire mais je ne prononce toujours pas un mot de plus. Elle est prête à me gifler parce qu’on ne fait pas pleurer Maxime, on ne lui fait pas de mal. C’est SA Maxime et celui ou celle qui la blessera, prendra cher. Hors, elle me dégueule des mots assassins que je n’entends plus. Seul un silence de mort règne dans ma tête. Les oreilles sifflantes, le cœur tambourinant comme un fou, ce n’est même pas après Jefferson que je suis si en colère. Non. Puisque cette droite, je l’ai foutrement méritée. C’est envers Riley que je déverse ma haine. Je la déteste, sans y mettre les formes. C’était bas de sa part. Il fallait forcément qu’elle foute tout en l’air, elle ne pouvait pas simplement se contenter de faire sa proprement, non. Bien évidemment. Si c’est ta vengeant pour hier, alors soit. J’ai compris le message, y a pas de problème. Non, il n’y a aucun putain de problème.

De nouveau, je crache un filet de sang, la douleur ressemblant à un battement de cœur logé dans ma mâchoire et je fais demi-tour, sans prêter attention à qui que ce soit. Je vais louper les premiers cours et je m’en branle comme de l’an 40. La salle sur demande. Sac de frappe. Et je déverse ma rage tout en me martelant que cette putain de crasse, elle ne l’emporterait pas au Paradis.

Ma seule consolation est que Maxime me considère visiblement... comme un frère

FIN POUR MOI
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Ô Riley, pourquoi t'appelles-tu Riley ! - Riley, Maxime, Mateo & Kezabel.
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