AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 1756
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Keith M. McEwen/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Mer 11 Mar 2015 - 21:24

~Vendredi 9 janvier – Fin de journée ~

Une semaine de plus venait de s’écouler. Une semaine de plus à rayer du calendrier. Le temps filait et pourtant, Caem avait comme l’impression d’être bloqué. C’était comme si le temps ne s’écoulait pas comme prévu, comme s’il restait un peu à côté du cours de l’histoire. Il avançait certes, il avait conscience du défilé du jour, se rendant en cours et continuant sa vie mais ce n’était pas complet. Son esprit prenait un autre chemin. Il avançait certes, mais à un tout autre rythme. Caem avait bien du mal à être en phase avec le monde extérieur. Peu à peu, il avait l’impression de revivre et de se tirer un peu de sa période sombre mais des questions restaient encore en suspens. Beaucoup de choses manquaient pour qu’il puisse se remettre à vivre normalement. Mais le pire dans tout ça, c’était qu’il manquait une personne essentielle à son cheminement. Enzo n’était toujours pas réapparu. Il était le seul à qui il acceptait de se confier, le seul avec qui il pouvait parler de tout ça mais il n’était toujours pas revenu des vacances et il fallait bien l’avouer, le russe commençait clairement à paniquer. Il avait bien vu que les proches du rouges n’avaient aucune idée de où il pouvait être et que eux aussi se faisaient un sang d’encre. Alors oui cela ne l’aidait clairement pas à gagner son calme. Au début, il avait ressenti le manque de manière très égoïste, se demandant où était son pilier, celui qui l’avait été à déclencher son long combat contre lui-même. Mais maintenant qu’il y voyait un peu mieux et qu’il commençait à se dire qu’il pouvait avancer, ses inquiétudes avaient pris un tout autre visage. Il avait peur. Il avait peur pour son ami, il se demandait ce qui était en train de lui arriver, qui pouvait lui faire du mal et surtout qui était là pour l’aider, pour le tirer de tout ça… L’impuissance était de retour. Comme avec sa mère, comme à l’époque des Supérieurs Caem avait la désagréable impression que l’horreur était en train de se produire et qu’il ne pouvait rien faire, qu’il n’arrivait rien à faire si ce n’était observer et attendre que les choses se passent. Et c’était insupportable. Tout bonnement. Il ne pouvait pas rester là à attendre, il avait besoin de savoir, il avait besoin de se vider la tête.

Ce vendredi soir là, après les cours, le russe n’avait donc cessé de remuer une idée en tête. Il connaissait peu Enzo dans son cadre social habituel mais il avait tout de même repérées quelques personnes avec qui il avait l’habitude de traîner et avec qui il pourrait éventuellement parler de la situation. Le jeune homme avait finalement jeté son dévolu sur Mateo. Il n’avait jamais parlé à ce type, il savait juste qu’il était dans la même maison qu’Enzo et que ses deux là avaient passé des moments plutôt délirants ensemble. Ça s’arrêtait là mais il devait faire avec. Pendant le dîner, le russe n’avait presque rien avalé, comme à l’habitude depuis un moment déjà, jetant quelques coups d’œil au jeune homme. Puis, il avait décidé d’aller l’attendre devant la salle commune des Gryffondors. Il allait peut être passer pour un taré mais il ne savait plus quoi faire, il avait l’impression d’être acculé. Alors oui, Caem avait pris la décision complètement étrange d’aller parler à ce Mateo. Pour lui dire quoi exactement ? Il ne savait pas trop. Le russe avait essayé de préparer son discours à l’avance, de faire quelques petites phrases pour ne pas se retrouver comme un con face au jeune homme mais ce n’était pas très fructueux. Alors tant pis, il allait se jeter à l’eau et improviser. Cela pouvait paraître étrange de la part du russe qui n’était pas le type le plus impulsif de la terre mais quand il s’agissait d’Enzo il fallait croire que certains aspects de sa personnalité ressortaient, comme lorsqu’il s’était pris pour un meuble de salon… Bref, le Poufsouffle se trouvait donc devant la salle commune, adossé contre un mur, les bras croisés à guetter l’arrivée de sa « cible ». Lorsque Mateo fit enfin son apparition, Caem décida d’arrêter complètement de réfléchir et de se jeter à l’eau tout simplement. Toussotant légèrement, comme pour de se donner de la contenance, il s’approcha du Gryffondor et l’aborda.

« Salut Mateo. Tu me connais peut être pas, je m’appelle Caem, j’suis à Poufsouffle en huitième année… »

Et non je ne viens pas te draguer. Oui parce que bon, vu comme ça, de l’extérieur, on pouvait presque avoir l’impression que le russe s’était lancé dans un étrange plan drague et qu’il cherchait à se mettre le jeune homme dans la poche. Sauf qu’en fait ça n’avait strictement rien à voir avec ça et il avait intérêt à enchaîner pour pas que son vis-à-vis le prenne pour un taré en manque de relations intimes.

« Ça va peut être te paraître bizarre mais… Je viens te parler d’Enzo. Sa disparition m’inquiète et je savais pas trop à qui parler de tout ça. Je me voyais mal aborder des gens qui semblent souffrir chaque jour comme Kyle et je t’ai déjà vu avec lui alors… Alors voilà, me demande pas pourquoi mais je suis venu te parler. »

Oui dis comme ça c’était vraiment bizarre. Caem se rendait compte que sa démarche était en fait vraiment bizarre. Au début cela lui semblait logique et être une bonne idée amis en soit, maintenant, tout semblait différent. Et maintenant il ne pouvait pas revenir en arrière. Il se retrouvait là, comme un con, planté devant un mec qu’il ne connaissait absolument pas à déblatérer quelques banalités. Il n’avait plus qu’à prier pour que son camarade ne soit pas buté, ne le prenne pas pour un taré et ne l’envoie pas tout simplement valser… Caem baissa alors légèrement la tête, mettant ses mains dans ses poches. Un peu mal à l’aise maintenant qu’il avait parlé, il ne savait plus trop quoi faire…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 956
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Dim 15 Mar 2015 - 19:34

Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir
Caem & Mateo


Vendredi 9.01 – Fin de matinée.

Je m'étire de tout mon long, poussant un soupire de soulagement. L'histoire de la Magie m'a complètement cassé et la Botanique, j'en parles même pas. J'arrive pas à comprendre comment Hasting peut être aussi douée dans ce truc là, je crois que c'est là qu'elle se tape les meilleures notes. J'devrais lui demander son secret parce que j'suis certain que même avec toute la volonté du monde j'arriverais jamais à comprendre ces machins là. Ou alors, j'y arriverais jamais tout simplement parce que j'suis un gros flemmard. Je sens que cette année va être compliquée à passer si j'ai pas envie d'me retrouver dans la même classe que Jefferson l'année prochaine... Quoi que ça pourrait être marrant. Mais ça ferait trois fois que j'redouble et ça, c'est la putain de loose.

Je sors de cours et vois Hasting qui passe devant moi, ralentis et s'arrête. Son regard s'arrête au loin et je le suis. Je vois Maxime plus loin sur le chemin des serres, capuche vissée sur la tête, regardant ailleurs que dans notre direction. Je m'arrête au niveau de Kezabel.

- Elle t'impressionne maintenant ?

Elle sursaute et me regarde en fronçant les sourcils. Je vois ses joues s'empourprer aussitôt et ça m'fait marrer. Depuis que je l'ai surprise dans MON lit avec Maxime, elle esquive mon regard avec cette petite pointe de honte sur le visage. Personnellement je m'en fou, j'suis pas le genre à m'attarder sur ces détails là mais elle, ça a l'air d'être une tout autre histoire.

- Raconte pas n'importe quoi.
- Alors rougis pas.
- Arrête Vargas. J'rougis pas d'accord ? Fous moi la paix.

Je lui offre un sourire, elle lève les yeux au ciel et s'en va, l'air visiblement agacée. Je sors mon paquet de cigarette de ma poche et me dirige vers Maxime que Kezabel a déjà dépassée d'un pas furieux. Les femmes, j'les comprendrais jamais. Riley m'avait elle même fournie la preuve que j'arriverais jamais à saisir leur logique. Me sauter dessus et tout stopper ? Qu'est-ce qu'il se passe dans sa tête pour en arriver là ? Et puis c'est bien à moi d'l'ouvrir. Avoir eu envie de rester contre elle, simplement à s'embrasser c'est pas tellement le genre de situation qui m'ressemble. Et pourtant, j'étais prêt à rester comme ça. Imbécile.

J'allume ma cigarette et avance vers Maxime qui lève son regard vers moi. Elle en a mit un sacré temps à sortir de l'infirmerie même si en soit ça ne représente que 3 jours. Mais j'sais pas, j'trouve ça étrange qu'elle y soit restée aussi longtemps alors que c'était juste la Pleine Lune. Ah oui, et il y a eu cette crise. Dont je ne sais foutrement rien d'ailleurs...

- Hey ! La for...

Elle se tourne brutalement vers moi et m'attrape par le col de ma veste, me ramenant à elle, son visage a quelques centimètres du mien. Ma clope m'en tombe des lèvres.

- La prochaine fois que l'envie te prend de jouer les artistes sur ma gueule, j'te fais bouffer tes parties. Ok ?

…. Ah merde.

- T'as pas d'humour. C'était un cadeau de rétablissement.
- Pour s'rétablir faut être malade. Et j'étais pas malade. Alors ta gueule.
- Putain, j'suis super content de t'retrouver moi aussi.

Elle me lâche et je ricane, amusé. Je récupère ma clope sur le sol, en essuie le bout et la replace entre mes lèvres avant de la suivre, mains dans les poches.

- Avoue quand même que c'était drôle.

Elle me regarde de travers sans me répondre. Jefferson tout crachée. J'suis content de la revoir en si bonne forme et surtout, entière et aussi grincheux que lorsqu'elle est partie. Mon Alter-Ego féminin. J'pensais pas le trouver entre ces murs ni même vivre un truc de ce genre là un jour, mais j'en suis pas mécontent. Durant son absence j'ai fais du mieux que je pouvais pour ravaler mes démons. Thomas, Mehdi. Leur mort. Sans oublier la disparition d'Enzo qui semblait ronger tout espoir, car plus les jours passaient, plus les chances de les retrouver s'amoindrissaient. Et ça c'était angoissant.

Je secoue la tête et me recentre sur Maxime qui est revenue me voir à sa sortir à l'infirmerie. Une chose ne m'a pas échappée : Le fait qu'elle semble esquiver William et Macy. Et que William semble comprendre pourquoi sans que moi, je ne saisisse le sens de quoi que ce soit. Mais surtout... Maxime semble différente. Elle est toujours aussi grincheuse, mal aimable et silencieuse mais elle semble plus errer que marcher. Comme si elle attendait quelque chose ou j'en sais rien.
Nous arrivons à la Grande Salle où on s'installe pour manger en bout de table, loin des autres, comme dans les débuts. Le brouhaha nous entoure mais on s'en branle parce qu'on veut pas y participer. J'ai besoin de solitude, besoin d'isolement. Je me sers quelques cuillères de purée de carotte, suivit de deux cuisses de poulet avant de faire une première tentative.

- Pourquoi t'es restée si longtemps là bas si t'étais pas malade ?
- J'ai revu une vieille connaissance.

Je fronce les sourcils... Une vieille connaissance ? A part William et Macy, il ne me semble pas qu'elle connaisse quelqu'un d'autre entre ces murs. Je réfléchis un instant...

- Une vieille connaissance du genre ?
- Du genre, j'ai pas envie d'en parler.

Je m'arrête un instant dans le découpage de ma viande et lève mon regard vers elle. Ses yeux sont plantés sur sa purée qu'elle ne touche que du bout de sa fourchette. Je ne suis pas certain que ce fut une connaissance qui lui a fait du bien. Pas quand elle est restée 3 jours à l'infirmerie, pas quand elle affiche cet air sur son visage. Un million de questions se bousculent dans ma tête mais je n'en prononce pas une seule. Je ne la connais pas aussi bien que William mais je sais voir lorsque Maxime ne va vraiment pas bien. Et cette fois, ça semble être le cas. Seulement, insister ne fera qu'empirer les choses et dans tous les cas, je sais qu'elle ne me dira rien sauf par elle même. J'hésite quand même... Un vrai pote devrait-il vraiment rien dire ? Avec Maxime, oui. La seule chose que j'peux faire c'est de rester dans les parages. Même si là maintenant, j'ai presque envie de la prendre dans mes bras comme je le faisais avec Camélia.

¥

Vendredi 9.01 – Fin de journée.

- On mange ensemble ce soir ?
- Ouais. J'te rejoints tout à l'heure.
- Ok.

Elle s'en va... marchant comme un fantôme dans ce couloir. J'ai le cœur qui se serre je crois. Chose toute nouvelle avec Maxime.  Et lorsque Jefferson s'en va, Jenkins s'en vient. Mes yeux se portent sur elle et je ne la lâche pas. A la seconde même où elle croise mon regard, elle l'esquive. En réalité, elle esquive mon moi entier. Et ce, depuis Mercredi, depuis qu'elle m'a sautée dessus, depuis qu'on s'est embrasés et embrassés et depuis que je lui ai demandé combien de temps elle tiendrait dans cet état, si nous jouions à ce p'tit jeu.

C'est à rien n'y comprendre avec elle. Je ne la lâche tout de même pas des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse de ma vue, au détour d'un couloir. Dire que j'suis entrain de me dire que ça m'gênerait pas que ça recommence. Foutaise.
J'hausse les épaules et me dirige vers ma salle commune, sac de cours sur l'épaule et mains dans les poches. Bordel, pourquoi se compliquer autant la vie ? J'ai pourtant rien dit de vexant, j'suis même rentré dans son jeu sans broncher alors que j'aurai pu clairement l'envoyer se faire foutre. A croire que c'est ce qu'elle aurait préférée. Peu importe.

Je prononce le mot de passe, la porte s'ouvre et j'entre pour faire face à une salle à moitié vide. Ah camarade, où est-ce que tu as fourré ton cul, sans déconner. Je commence à traverser le lieu avant d'être interrompu par un mec, non loin de moi.

« Salut Mateo. Tu me connais peut être pas, je m’appelle Caem, j’suis à Poufsouffle en huitième année… »

J'hausse les sourcils et le scrute du regard, en silence. Caem. Poufsouffle ? Je réfléchis un instant... 8ème année ? Connais pô. Il se ramène vers comme s'il était fan d'un gars et qu'il voulait lui demander son autographe ou d'être mon ami. Je sais pas ce qu'il me veut mais il est pas tombé sur le mec le plus aimable de cette école alors...

« Ça va peut être te paraître bizarre mais… Je viens te parler d’Enzo. Sa disparition m’inquiète et je savais pas trop à qui parler de tout ça. Je me voyais mal aborder des gens qui semblent souffrir chaque jour comme Kyle et je t’ai déjà vu avec lui alors… Alors voilà, me demande pas pourquoi mais je suis venu te parler. »

Cette fois, je ne bouge pas et n'ouvre pas la bouche. Enzo donc. Co-Capitaine. Le fait qu'il vienne me demander si j'avais de ses nouvelles me fou une claque dans la gueule et rend la réalité un peu plus dure qu'elle ne l'est déjà. Ok, j'suis pas son meilleur pote mais il reste quand même un pote avec qui j'ai passé de nombreuses soirées à me torcher la gueule ou juste déconner. Blaguer sur les nanas ou sur sa p'tite princesse cancéreuse. Et avec les circonstances, la disparition est rendue encore plus flippante. Je jauge le gars, ce fameux Caem, avant de lâcher un soupire.

- J'en sais pas plus que toi vieux, désolé.

J'allais pas non plus le renvoyer chier. Il était juste un mec comme moi qui s'inquiétait. Et après réfléxion il me semble l'avoir déjà vu de temps en temps avec Enzo. Son petit accent m'interpelle, il ne ressemble en rien au mien mais il a l'air aussi anglais que moi...
Que lui dire de plus ? Que j'aurai bien aimé être le service de renseignement mais que pour le coup, j'pouvais rien lui dire d'autres ? C'est frustrant de voir d'autres potes à lui qui s'inquiètent quand on sait rien. Mais vraiment rien. Aucune information, aucune piste. Et j'suis honnête, j'ai pas tout de suite pensé à ce que Kyle pouvait ressentir à ce moment là. C'est égoïste mais peut-être que je ne fréquente pas assez Enzo pour avoir ce réflexe là. N'empêche qu'à cet instant, j'me la pose cette question. Dans quel état il est le bonhomme ?

- T'as tenté ta chance auprès des profs ou du Directeur ?

Même si j'suis presque certains qu'ils en savent pas plus que nous. Mais sait-on jamais … j'suis peut-être simplement pas à la page des informations.

- Eh... Comment va Kyle ? Enfin, j'veux dire il tient l'coup ?

Ouais j'suis entrain de demander des nouvelles. J'suis pas un aussi gros connard que j'en ai l'air.
Avant qu'il ne me réponde, je le contourne  l'invitant d'un signe de tête pour qu'il me suive et viens m'affaler dans un gros fauteuil au fond de la pièce, comme si j'étais un corps échoué sur la mer. Je lâche mon sac et dépose avec négligence à mes pieds.

- Est-ce que toi tu sais ce qu'il s'est passé ? Enfin, pourquoi surtout ?

Pourquoi des illuminés ont décidés du jour au lendemain de se pointer et de le choper lui et son frère ? On sait même pas s'ils sont morts à cette heure. Et le reste des disparus, est-ce quelqu'un s'en soucis comme nous on se soucie d'Enzo.

Bordel, c'est l'genre de soirée que j'aurai aimé éviter parce que je n'suis qu'un lâche qui fuis toujours la réalité.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1756
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Keith M. McEwen/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Mar 17 Mar 2015 - 17:20

Depuis combien de temps Caem n’était-il pas allé vers un inconnu comme ça, pour parler, le plus simplement du monde ? Impossible à dire. Alors certes, le russe avait toujours eu cette fâcheuse tendance à attendre que les autres viennent vers lui mais quand il voyait une ouverture, une envie de discuter cela lui arrivait de faire le premier pas. Hors depuis les récents événements, il s’était contenté de vivre dans sa bulle, de se battre avec lui-même et surtout d’éviter tout contact humain. Alors le fait qu’il vienne parler à Mateo était véritablement un exploit en soit. Mais il n’avait fait cela que parce qu’il s’y sentait obligé. Il n’en pouvait plus de tourner en rond comme un animal en cage. Il n’en pouvait plus de se poser les mêmes questions encore et encore, sans pouvoir apporter de réponses ou ne serait-ce qu’avoir une discussion avec quelqu’un pour que les scenarii les plus farfelus ne cessent de l’envahir. Il en avait tout simplement marre, il avait besoin de prendre l’air, de s’aérer l’esprit en partageant ça avec quelqu’un. Sauf qu’il n’avait personne vers qui se tourner puisque son seul confident en cette période trouble était celui qui causait son angoisse. Il avait donc choisi un inconnu qui pourrait peut-être l’aider. Mais au fond, le jeune homme se demandait ce qu’il cherchait vraiment. Il y avait très peu de chance pour que ce type en sache beaucoup plus que lui, il le savait très bien au fond de lui. Alors pourquoi ? Peut-être tout simplement parce qu’il fallait qu’il fasse quelque chose et que la première idée qu’il avait eu, bien qu’elle puisse paraître idiote, lui avait parue bonne, en désespoir de cause… Mais maintenant qu’il était là, planté comme un con à attendre que l’autre lui réponse, il se rendait compte qu’il n’avait agi que par instinct et que parce qu’il ne savait plus où il en était. Caem était bon pour passer pour un taré mais il était trop tard pour reculer alors il n’avait pas d’autre choix que d’assumer, que d’attendre que l’autre lui réponde en priant pour qu’il ne le méprise pas. La réponse qui tomba fut loin de tout cela et pourtant, elle fut tout aussi douloureuse. Alors lui aussi était dans le flou… Le russe baissa les yeux, poussant un profond soupir de désespoir. C’était comme si tout cela n’avait aucun sens, comme dans nos pires cauchemars sauf que là, il devait accepter qu’il s’agissait de la pure réalité…

Caem dû lutter contre lui-même pour ne pas s’en aller de rage. Il n’en pouvait plus de tout ça. Mais pourtant, une petite voix au fond de lui, lui disait de rester. Tant qu’il était là, il pourrait peut-être en profiter pour se sortir un peu la tête de son esprit. Et puis, ce Mateo avait peut-être besoin de parler de tout ça alors maintenant qu’il avait lancé le sujet, il ne pouvait pas fuir comme un lâche. Quand il lui demanda s’il avait demandé aux professeurs et autre, il secoua légèrement la tête.

« Non mais à vrai dire, vu la tête de ses proches, je pense que ça sert à rien… »

Si Caem s’était renfermé sur lui-même il avait tout de même conservé quelques habiletés à l’observation. Et il avait bien vu ce désespoir dans les yeux de ses proches mais aussi cette incompréhension. Il avait bien vu que la plupart ne devaient pas savoir. Or si les profs savaient quelque chose… Ce qui en revenait toujours à dire que le fait de venir voir Mateo en cet instant était profondément stupide. Il n‘avait aucune raison d’en savoir plus. Le russe fut d’ailleurs surpris lorsqu’il lui demanda comment aller Kyle. Il allait passer pour l’ami indigne d’Enzo mais il n’en savait rien. La relation qu’ils avaient construire était assez étrange et de fait, il n’avait jamais pris le temps de se rapprocher des amis du rouge. Un jour peut être…

« J’en ai aucune idée… Disons qu’avec Enzo on est devenus amis assez tardivement et pour des raisons pas très… Habituelles alors je connais pas vraiment ses proches. »

Caem espérait que Mateo n’allait pas comprendre sa phrase de travers mais en même temps son ton de voix n’exprimait pas d’ambiguïté particulière. En tout cas, le jeune homme semblait surtout fatigué par ce sujet alors qu’il allait s’avachir sur un canapé. Le russe l’imita posant ses coudes sur ses genoux, sa tête sur ses mains jointes. Pourquoi ? Si seulement il savait… Mais non il était ignorant et incapable de mener des recherches convenablement. En venant ici il avait montré qu’il était juste paumé et qu’il n’agissait que pour lui, pour se rassurer et non pour aider son ami. Certes il ne pouvait rien faire mais être ainsi incapable d’aider les autres à cause de son état le rendait dingue. Il fallait qu’il se ressaisisse. Mais la question n’était pas là.

« Si seulement… Putain cette histoire me rend complètement dingue. Et on est là comme des cons à rien pouvoir faire, à se poser des questions. On n’est pas assez proches pour avoir le droit de s’écrouler mais bordel c’est douloureux. »

Ouah. Caem ne s’écoutait même plus. A vrai dire c’était presque comme s’il ne s’entendait qu’en partie. Ce n’était vraiment pas son genre de parler vulgairement. Mais là il craquait. Il croyait qu’il allait enfin aller mieux mais avec cette disparition, c’était une nouvelle épreuve. Et il avait terriblement envie d’un verre. Le jeune homme faisait vibrer nerveusement sa jambe. Soudainement, il releva les yeux vers Mateo comme s’il reprenait conscience de la situation et de son attitude qui pouvait paraître un peu étrange.

« Pardon, c’est pas mon genre de parler comme ça… J’crois que mes nerfs me jouent des tours. »

Non à peine…. Caem était juste en pleine surcharge. Lui qui d’habitude était si calme comprenait maintenant ce  que certains pouvaient ressentir lorsqu’ils expliquaient avoir besoin de courir ou de frapper dans quelque chose. Cela faisait un moment d’ailleurs qu’il avait expérimenté. Mais au fond, il se rendait compte qu’il avait envie de quelque chose de plus précis. Il avait envie de passer une soirée avec Enzo, avec ou sans alcool mais en tout cas, à raconter de conneries comme ils étaient si bons dans ce domaine. Une soirée typique des jeunes de leur âge. Mais encore une fois, la vie semblait avoir décidé de s’acharner sur les habitants de ce Château. Putain Enzo, t’as intérêt à revenir entier. Caem était un pacifiste de l’extrême mais pour une fois, il ressentait une haine viscérale envers les potentiels agresseurs du rouge.

« Il est doué pour faire le con et dédramatiser même les pires situations lui. »

Et maintenant il se mettait à parler comme les vieux lors des enterrements. Ceux qui ont trop l’habitude de voir des amis mourir et qui commencent à avoir des phrases toutes faites. Sauf que merde, Enzo n’était pas mort et surtout, il ne connaissait toujours pas plus Mateo que lors des cinq dernières minutes et qu’encore une fois il agissait vraiment comme un mec bizarre.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 956
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Lun 23 Mar 2015 - 16:05

Je crois que j’étais pas forcément prêt à faire face à cette réalité si vite. J’ai l’impression d’avoir un tas de truc à gérer, psychologiquement parlant et j’ai du mal à en voir le bout. Chose qui n’arrivera pas de sitôt de toute manière. J’ai une pensée pour Thomas et Mehdi qui eux aussi ont disparu mais avec un sort clair et sans appel : la mort. J’espère plus que jamais qu’il n’en sera pas de même pour Enzo. La frustration doit-être encore plus terrible pour ceux qui lui sont encore plus proche que moi je ne le suis de lui. C’est mon Capitaine putain. Et j’fais comment pour conduire le navire sans lui ? Alors, je le laisse au port, attendant que ce branleur veuille bien refaire son apparition. Comment vivre cette absence ? Non, pas une absence : Un enlèvement. Et merde, Kyle doit être mort d’inquiétude. J’suis pas le genre de type à être très compatissant ni très avenant mais pour le coup j’me demande vraiment comment lui il gère ça. Peut-être que j’devrais essayer d’aller le voir. Pour dire quoi ? « T’inquiète on va l’retrouver » ? Alors que nous ne sommes sûrs de rien… Fais chier.

J’suis assis dans ce fauteuil avec un mec, un pote d’Enzo, assit non loin de moi. Je ne le connais pas, juste de vue, pour l’avoir repérer en compagnie de Ryans de temps à autre. Rien de plus, pourtant ça ne l’a pas empêché de débarquer comme ça pour me demander si j’avais des nouvelles. J’allais tout de même pas le renvoyer chier… J’suis pas comme ça. Il me dit qu’en vue la tête des proches c’est que les nouvelles se font toujours aussi inexistante. Bien évidemment… Putain, comment on peut disparaitre comme ça du jour au lendemain ? Merde. Rien que d’y réfléchir, je me sens déjà agacé.

Et comment ça s’est passé ? Les mecs ont débarqués comme ça et salut ?
Putain c’est pour ça que j’évite d’y penser et de me pencher sur le sujet.

« J’en ai aucune idée… Disons qu’avec Enzo on est devenus amis assez tardivement et pour des raisons pas très… Habituelles alors je connais pas vraiment ses proches. »

Des raisons pas très habituelles ? Hé, Capitaine, m’dit pas que t’as fait des trucs Holé Holé avec ce gars-là ? Non impossible… Vous l’avez déjà entendu parler de Kyle quand il a un coup dans le nez ? Après ça, vous pouvez plus douter que ce mec est complètement accro à sa princesse.
Tout ça ne change pas qu’on sait rien et qu’on saura sûrement rien avant un long moment. En espérant qu’il revienne.

Il reviendra. Il a pas l’choix.

« Si seulement… Putain cette histoire me rend complètement dingue. Et on est là comme des cons à rien pouvoir faire, à se poser des questions. On n’est pas assez proches pour avoir le droit de s’écrouler mais bordel c’est douloureux. »

Je tourne mon regard vers lui.. Il pouvait pas mieux exprimer ce que je ressentais moi-même en cet instant. Il a l’air terriblement nerveux. Sa jambe tressaute d’impatience, ses traits sont crispés, tendus. Je ne sais pas à quel degré il s’entend avec Ryans mais j’suppose que c’est pas un banal pote au hasard pour lui. Pas quand vous l’voyez aussi stressé et angoissé que ça. Je me redresse un peu dans mon siège, me disant qu’il visait terriblement juste. Nous sommes bien là, comme des cons, à se poser des questions. Comme : Est-ce qu’il est mort ? Est-ce qu’il va revenir ? Est-ce que putain, on va savoir quelque chose à un moment donné ?

Il relève les yeux vers moi, comme s’il venait de se rappeler ma présence.

« Pardon, c’est pas mon genre de parler comme ça… J’crois que mes nerfs me jouent des tours. »

Je secoue la tête en balayant ses mots d’un geste de la main. Je suis le Prince de la vulgarité, alors tu peux envoyer mon frère.

- Hé, tranquille. Y a d’quoi craquer donc laisse toi aller si ça peut t’faire du bien. Moi aussi ça me démange...

Parce que moi j’irai bien taper dans un sac, là maintenant. Et j’ai terriblement besoin d’une clope mais j’vais encore me faire réprimander par un trou du cul de préfet en chef… Depuis quand j’en ai quelque chose à foutre ? Jamais, alors pourquoi m’gêner ? et c’est une situation de crise alors, raison de plus.
Je plonge ma main dans la poche de mon jean et en sort un paquet de clope, en place une entre mes lèvres et l’allume d’un geste sûr et bref. Je contemple un instant cette flamme que je contrôle. J’peux pas en dire autant de ce qu’il se passe en ce moment.

« Il est doué pour faire le con et dédramatiser même les pires situations lui. »

De nouveau, il a raison. Et j’ai conscience de pas être trop bavard mais c’est aussi ce que je suis. Peu expressif, peu démonstratif et j’parle jamais. C’est bien pour ça qu’avec Maxime on s’est vite entendu pour manger ensemble. Comme ça, nous correspondions plus ou moins aux codes sociaux « normaux ». Ne vous foutez pas de moi, une personne mangeant seule tous les midis est vite considérer soit comme un associable, un paumé ou un marginal. Bref. Au moins, personne ne venait nous emmerder.
Mais ici, j’devrais peut-être faire un effort de parlante. Ce mec se trouve dans le même état d’esprit que moi, aussi en colère et frustré. Et j’ai pas envie de laisser un pote d’Enzo dans le doute, comme ça, et de me tirer en l’envoyant se faire voir. Ça serait contraire à ce que je suis.

Je tire sur ma cigarette et évite de l’enfumer. Fumer en pleine salle commune ? Je sais que c’est déplaisant pour beaucoup mais là, j’ai foutrement pas envie de jouer les gentils chiots obéissants.

- C’est sûr qu’il était doué pour raconter un tas de conneries. Il y a une soirée où on avait un peu forcé sur la bouteille, lui et moi, et … Ouais, c’était le cirque. Limite une compet’ pour savoir qui en dirait une plus grosse que l’autre.

Et surtout, il a chanté son hymne, comme un pied qu’on se le dise. Mais c’était drôle. Il m’a fait marré comme jamais cette soirée là et j’crois que l’inverse est valable. C’est un bon souvenir que j’ai et qui semble vouloir s’échapper en même temps qu’Enzo. Donne-nous un signe… Juste un mot, trouve nous un foutu hiboux et envoie le nous.

- On s’est même prit pour des Pirates… Mon regard est perdu dans le vague, alors que ma main gauche tient ma cigarette entre mes doigts, la laissant se consumer quelques secondes. Et il m’a vendu aux enchères. Mais bon, j’ai perdu au concours des abdos.

Un léger sourire s’étale sur mes lèvres jusqu’à ce que le souvenir de Riley revienne. En soutien-gorge en pleine salle. A l’époque où on se détestait comme jamais. Chose qui est peut-être encore le cas… j’en sais trop rien. Caem doit pas comprendre un traitre mot de ce que je raconte…
Je fronce les sourcils et me remémore encore les innombrables conneries faites et dites. Surtout dites… Et j’ai comme un éclair de génie. Ouais j’suis un génie, impossible que vous en doutiez tant c’est une évidence.

Lore, tu peux percer les chevilles de Mateo avec une aiguille, via Caem, please ? Merci, t’es un amour :boom:

Je me redresse, mon sourire venant s’élargir sur mes lèvres, tout en me grattant distraitement ma joue mal rasée. Je reporte mon regard vers Caem.

- Tu sais quoi ? On va pas s’laisser à se morfondre comme des vieux rats, c’est pas ce qu’aurai voulu… non. C’est pas ce que VEUX Enzo parce qu’il est toujours en vie. Il aimerait pas nous voir ici à pleurnicher sur son sort comme des glands.

Ouais, il nous en collerait une derrière la tête à chacun en nous gueulant dessus. Ou pas. Ou plutôt en nous balançant une belle connerie, comme d’habitude.

- Alors on va se lever, se bouger et on va lui réserver une petite surprise pour son retour.

Je tire une dernière fois sur ma clope avant de l’écraser sous ma basket et de me lever pour aller jeter le mégot dans le feu de cheminée, sous les reproches d’un gamin que j’ignore comme s’il n’existait pas. Je reviens vers le jeune homme, un grand sourire aux lèvres les mains dans les poches.

- Est-ce que ça te dirait de jouer aux apprentis Décorateur d’Intérieur ?

Grand le sourire, très grand.

- Parce que je connais un lit et une partie de dortoir qui ne demande qu’à être retapé.

Et crois-moi, j’suis sûr qu’avec nos deux cerveaux réunies, nous aurons de la ressource pour trouver un style digne d’Enzo. Je fixe Caem avec un regard qui en dit très long sur mes attentions…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1756
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Keith M. McEwen/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Mar 24 Mar 2015 - 19:56

Se laisser aller… Si seulement. Caem aurait aimé pouvoir le faire, complètement, tout lâcher mais cela ne servirait à rien. Cela faisait trop longtemps déjà qu’il n’était concentré que sur lui, sur ses problèmes et qu’il passait son temps à tourner ses pensées encore et encore. Mais il devait bien avouer que parler de manière vulgaire l’avait un peu soulagé. Comme si mettre des mots violents sur ce qu’il se passait était la seule solution pour exprimer ce qu’il pouvait ressentir. Il avait donc adressé un sourire de remerciement à Mateo quand celui-ci lui avait dit que cela ne le dérangeait pas qu’il parle ainsi. Pardon maman, je sais que tu as tout fait pour bien m’éduquer et que je sois poli mais là, cas de force majeure… Voilà pourquoi le russe ne fit aucun commentaire lorsqu’il fit le Gryffondor sortir une cigarette et l’allumer comme ça, au milieu de la salle commune sans plus se poser de question que ça. Il était plutôt du genre à respecter les règles et surtout, à penser au bien d’autrui. Or la fumée n’était pas le genre de chose que tout le monde appréciait et il pensait que c’était important que chacun respecte les règles à ce sujet. Mais Mateo devait en avoir gros sur le cœur et s’il était dans le même état de tension, c’était sans doute son moyen à lui d’évacuer. Et puis, il n’allait pas se le mettre à dos tout de suite, cela ne servait à rien. Le russe se contenta donc de sortir sa baguette et de créer une bulle au-dessus de la tête de son camarade. La fumée était comme aspirée par cette dernière et se retrouvait coincée à l’intérieur. Ce n’était pas parfait mais au moins cela permettait que tout le monde ne se retrouve pas enfumé. Et puis, ça permettait à Caem de pouvoir continuer la discussion la conscience tranquille sinon il allait passer son temps à jeter des regards anxieux autour de lui, craignant de déranger quelqu’un…

En tout cas, si Mateo semblait plutôt silencieux jusque là, le Poufsouffle semblait avoir réveillé quelque chose en lui en parlant de la capacité d’Enzo à dédramatiser et à faire le con. Sans offense mon pote, mais avoue que t’es un expert en la matière ! Les propos du jeune homme semblaient d’ailleurs confirmer la thèse de Caem qui ne pu s’empêcher de sourire. Tiens tiens… Alors comme ça, Mateo était devenu pote avec Enzo à peu près comme lui, autour d’une bonne bouteille. Le russe se demandait ce que ça aurait pu donner s’ils s’étaient retrouvés tous les trois ensembles au même moment à faire les cons… Vu ce que Mateo racontait cela aurait sans doute été très drôle à voir.

« Aussi fou que ça puisse paraître, j’ai aucun mal à imaginer la scène. Pour tout te dire, nous on s’était pris pour des meubles de salons alors bon… »

Cette soirée, Caem ne l’oublierait sans doute jamais. Il faut dire qu’elle était passablement mémorable. Et franchement, celle entre Mateo et Enzo devait l’être aussi parce que rien que de les imaginer en pirates, il avait envie de rire. Parler de tout ça avait plongé le russe dans un état étrange, une sorte de nostalgie mais bien plus joyeuse que toutes les pensées qui avaient pu lui traverser l’esprit depuis qu’il avait appris la disparition de son ami. Il fut cependant tiré de ses pensées par Mateo qui venait soudainement de se lever et semblait avoir eu un éclair de génie. Caem s’était au début contenté d’hocher la tête quand le rouge lui avait signifié qu’Enzo n’aurait sans doute pas apprécié qu’ils se lamentent comme ça. Mais la suite, il n’aurait jamais pu y songer tout seul. Lorsqu’il évoqua le fait de faire le décorateur d’intérieur, le russe laissa échapper un léger rire. Sérieusement ? Apparemment oui puisque son camarade se mit même à préciser son idée. Le russe marqua un temps puis finalement, se leva du fauteuil, les bras légèrement séparés du corps, les paumes vers l’avant.

« Et bah écoute allons-y ! Franchement au point où on en est autant s’amuser un peu. Et puis, je suis sûr qu’à nous deux y’a moyen de faire quelque chose qu’Enzo ne pourrait qu’A-DO-RER »

Oui il y avait un peu beaucoup d’ironie dans la dernière phrase de Caem. Il se doutait bien que Mateo n’avait pas l’intention de faire quelque chose de splendide et de mièvre. Non le but était de lui préparer une petite surprise pour qu’à son retour, il rigole bien et que les drames soient mis entre parenthèses au moins pour un temps. Le Poufsouffle partit donc à la suite de son camarade jusqu’aux dortoirs et jusqu’au lit d’Enzo. Il n’était jamais entré du côté masculin des dortoirs des Gryffondors, c’était plutôt drôle d’ailleurs… Enfin ça aurait pu être drôle si cela ne lui rappelait pas Killian. Mais bref, ce n’était pas le moment de se lamenter. Non, là il fallait qu’il se concentre et qu’il laisse parler sa magnifique inspiration pour réaliser un petit chef d’œuvre dans la chambre de son pote. Pour lancer le truc, Caem jeta un sort sur les draps du lit pour que ces derniers se retrouvent décorés avec des planches de surf, des palmiers, tout ça avec des couleurs de coucher de soleil. C’était horriblement kitsch et il était très fier de lui.

« C’est pour qu’il fasse de beaux rêves. J’suis sûr qu’il va trouver ça absolument charmant ! »

Petit sourire à l’adresse de Mateo. Qu’est-ce qu’il était en train de faire nom de Dieu ? Caem n’était pas du genre à faire le con. Enfin si quand il était en Russie il en avait fait quelques belles avec ses amis en soirées mais depuis son arrivée ici, à part avec Enzo, il s’était avéré être très calme et sage. Mais là, c’était comme si tout ressortait d’un coup, comme si l’adolescent qu’il avait un peu enfoui refaisait brutalement surface. Il avait envie de s’éclater, de faire le con. De toute façon, la surprise pour Enzo ne serait réussie que s’ils y mettaient du cœur à l’ouvrage et surtout une belle touche de folie.

« On pourrait mettre la tête de Kyle sur le drap du dessous histoire de… Enfin tu vois quoi ! »

Roh Caem… Enfin voyons ! Il venait vraiment de dire ça, ou plutôt de sous-entendre ça ? Et bah oui. Qui l’aurait cru. Le russe tout sage et en apparence prude se lâchait. Bon certes, il avait déjà prouvé qu’il était loin d’être prude mais il était très rare qu’il se permette des blagues de ce genre. A croire que Mateo avait réveillé en lui une sorte de démon qu’il gardait bien caché jusque là. Mais à vrai dire, cela plaisait beaucoup au russe. Il se sentait bien en cet instant, il avait l’impression de sortie enfin un peu de son marasme quotidien.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 956
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Lun 30 Mar 2015 - 16:24

Il ricane légèrement et j’ai l’impression que ma proposition lui plait bien. Quoi de mieux qu’une petite partie de rigolade pour pallier à l’angoisse et à l’abattement ? Faire des conneries. Il n’y a rien de mieux, j’peux vous l’assurer. Surtout lorsque ça concerne le Roi des Calamars parce qu’il reviendra. Un coup de tentacule dans la tronche de ces enfoirés et c’est terminé.

« Et bah écoute allons-y ! Franchement au point où on en est autant s’amuser un peu. Et puis, je suis sûr qu’à nous deux y’a moyen de faire quelque chose qu’Enzo ne pourrait qu’A-DO-RER.
- J’pouvais pas dire mieux cher Meuble de Salon !

Sourire amusé de ma part et après un signe de tête en guise d’un « suis moi », je grimpe les escaliers menant au dortoir d’Enzo. A mon entrée, une vague de souvenirs me revient. Cette fois où je me suis planté de dortoir et où je l’ai entendu chanté comme une casserole du bon vieux Bob Marley avec cette impression que mes tympans allaient être crevés si je continuais de l’écouter ! Alors j’ai fait mieux que ça : Je l’ai enregistré. Et je l’ai gardé pour le ressortir dans diverses occasions. Peut-être à son mariage, allez savoir ! Ça n’avait pas franchement bien démarré entre lui et moi, surtout lorsque je lui ai piqué ces fringues. Le temps a fait son œuvre pour apaiser les tensions et nous nous sommes retrouvés à picoler comme de trous et à se prendre pour les Corsaires du Lac de Poudlard. Bref, un tas de bons souvenirs qui, à ce jour, me manque terriblement et qui me rappelle pourquoi j’ai la trouille de m’attacher aux gens. Pourquoi ça m’angoisse depuis la mort de Camélia que de me lier avec d’autres. C’est exactement ce genre de chose que je voulais éviter. Maintenant, je me retrouve comme un con à me demander où se trouve mon pote.

Regard vers Caem.

Notre pote.

Je le regarde prendre sa baguette pour changer ses draps blancs par des motifs avec palmiers, planches de surfs et couleurs de coucher de Soleil. Un large sourire s’affiche sur mon visage… C’est qu’il ne perd pas de temps le p’tit.

« C’est pour qu’il fasse de beaux rêves. J’suis sûr qu’il va trouver ça absolument charmant ! »

Je jette un nouveau coup d’œil sur les draps, ricanant comme un gosse.

- Ah ça…c’est sûr que c’est charmant. Il aura l’impression de dormir sur sa plage en Australie.

Et où les grains de sable rentreront là où il faut pas pendant qu’il dansera la lambada avec Kyle, à poil. Bien évidemment. Je fais le tour du lit, prenant ma baguette dans ma poche et réfléchissant à quelque chose d’aussi original et dégueulasse que les draps de Caem.

« On pourrait mettre la tête de Kyle sur le drap du dessous histoire de… Enfin tu vois quoi ! »

Regard surprit et éclat de rire venant du fond du cœur, lançant sur le ton de la taquinerie :

- Dis donc, t’es pas si coincé que tu le laisse croire toi.

Je lance un accio pour chopper une photo de Kyle, cette dernière m’atterrissant droit dans la paume. Je ne m’attarde pas sur le cliché qui semble être sobre avec un p’tit bouclé avec cet air toujours aussi maladif sur le visage. Un autre geste de baguette permet à la photo de s’incruster sur le drap et surtout de s’agrandir, prenant bien soin à ce que la tête soit assez grosse pour prendre toute la place de l’endroit où se trouvera l’entre-jambe d’Enzo. Et c’est que je suis carrément fier du résultat. Lui qui aime tant sa petite princesse cancéreuse – Je SAIS que t’aime pas que j’l’appel comme ça mais c’est un réflexe ! -, il l’aura tous les soirs dans son lit avec lui, prêt à satisfaire ses petites envies. Cessez avec vos airs chastes et prudes… s’il vous plait.

Je porte mes doigts à mon menton réfléchissant un instant à ce que nous pourrions lui attribuer. Un sourire s’affiche sur mon visage alors que j’agite de nouveau ma baguette en faisant le tour du lit d’Enzo, tout en semant derrière moi des pétales de roses rouges.

- Histoire de rendre ça un peu plus romantique. Il aime bien ça quand ça dégouline de tendresse de partout ! D’ailleurs, il appelle son lit « Le Vaisseau de l’Amour ».

Et sur ces mots, je grave sur le bois de son lit ce terme, toujours avec ma baguette. Je m’applique soigneusement avec une écriture en italique, un petit cœur à la place du point du « i » et des petits dessins autour, comme si ce lit était préparé pour un futur mariage. Je le revois faire ses gestes obscènes – Oui Môssieur ! – alors qu’il me parlait de ça… Vous l’savez pas mais ce gosse est un vrai chaud lapin. Et pour vivre nos actions avec moins de déprime et de tristesse, je me force à croire qu’il reviendra de très longues vacances. Ouais, on va dire ça comme ça. Je me dirige vers son armoire et y trouve ses caleçons que je teins en blanc avec des petits cœurs partout ou un gros panneau « STOP » sur les fesses - -.

- Faut bien qu’il soit prêt à faire la parade de la séduction à Kyle quand il va revenir.

Parce que je le répète, il reviendra. Il n’a pas le choix puisqu’il est encore en vie et qu’on lui manque. Je montre le résultat à Caem, tout sourire et tout fier de mes chefs d’œuvre. Eh, des caleçons comme ça, c’est super tendance et sexy quand tu veux impressionner ton mec ou ta nana… Si peu.
Je reviens vers Caem et continue d’observer le peu de que nous avons fait. On pourrait faire bien mieux que ça en niaiserie et en dégoulinant d’amour, j’en suis certains.

- Faut pas oublier le petit côté enfantin, si jamais il n’arrive pas à dormir avec les beaux draps que tu lui as fait.

Je regarde vers le haut de son lit à baldaquin, un grand sourire aux lèvres.

- Un petit manège flottant avec des têtes de Kyle et de la musique douce... t’en penses quoi ?

Je ne sais pas si sans notre entente en commun avec Enzo, si nous aurions pu nous entendre Caem et moi mais pour le moment, je ne peux pas nier que j'apprécie d'être en sa compagnie. Peut-être parce que nous nous comprenons sur notre colère et tristesse communes, je n'en sais trop rien .. Mais ouais, j'apprécie. C'est une forme de soutient et c'est toujours mieux que de rester à se morfondre comme un con, dans son coin.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1756
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Keith M. McEwen/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Mar 31 Mar 2015 - 16:32

Mateo l’avait appelé Meuble de Salon. C’était idiot mais cela avait fait sourire Caem et l’avait plongé dans un état étrange. Il avait vraiment maintenant l’impression qu’Enzo était là. Non pas physiquement ou pas que Mateo le remplaçait. Non il était là parce que les deux jeunes hommes pensaient à lui, avaient partagé quelque chose avec lui et décidaient maintenant d’en évoquer des bribes ensemble. Tout cela donnait un mélange étrange et pourtant pas désagréable. Voilà pourquoi le russe s’était sans doute laissé embarquer sans trop poser de questions. Parce qu’en cet instant, il avait l’impression d’être à des kilomètres de tout ce qui l’empêchait de vivre ces derniers temps. Aussi, à peine étaient-ils arrivés dans la chambre, le jaune s’était laissé aller à son inspiration. Il faut bien avouer qu’il n’était pas peu fier de sa magnifique décoration sur les draps. Et apparemment c’était aussi du goût de son interlocuteur. Bien, ils allaient faire une bonne équipe car apparemment ils semblaient être sur la même longueur d’ondes. Caem avait donc décidé de ne pas se censurer et venait de proposer sa seconde magnifique idée. Certes elle n’était pas ultra fine mais ça le faisait rire et il savait bien que son camarade l’Australien n’était pas toujours très fin non plus alors ce ne serait qu’un juste retour de bâton. Cela réconforta tout de même le russe d’entendre Mateo rire, il était persuadé maintenant qu’il pouvait complètement se laisser aller à sa connerie sans trop se poser de questions. Bon par contre, il fallait bien avouer qu’il ne s’attendait absolument pas à ce que le jeune homme lui sous-entende qu’il le prenait pour un coincé!

“Hé! Bon j’avoue je suis coupable, j’aime bien cacher mon jeu, c’est plus drôle de garder des petites surprises.”

Caem n’avait jamais cherché à passer pour un jeune homme pur mais il fallait avouer qu’il n’était pas non plus le premier à faire des blagues grivoises. Ce n’était pas par dédain pour ce genre d’humour mais tout simplement qu’il avait l’habitude de se retenir et de ne garder ce registre que pour des gens qu’il connaissait un peu mieux. En tout cas avec Mateo ça passait et il le regarda amusé réaliser sa petite idée. Splendide. Ça allait faire des dégâts tout ça… Hum… Bref, chassons ces images tout de suite, ça devient malsain!

Pour sortir un peu du grivois, Mateo décida finalement de se plonger dans le mièvre et cela fit beaucoup rire Caem. Il éclata même de rire quand son camarade évoqua le “vaisseau de l’amour”. Imaginer Enzo dire ça c’était juste irrésistible. Il ne pu donc qu’approuver les petits pétales de roses et la gravure sur le lit. Les caleçons furent un peu le clou du spectacle. Le russe n’imaginait pas souvent son ami en sous-vêtements mais là il n’avait pas pu s’en empêcher et il devait bien avouer que le résultat l’amusait beaucoup. Il serait indéniablement au summum du sexy comme ça!

“Je pense que personne ne pourra lui résister comme ça ! Il va se faire croquer…”

Caem voyons. Surtout qu’il n’avait pas pu s’empêcher de dire ça avec un sourire et un air légèrement malsain. Le russe ne s’en cachait plus, il avait l’esprit mal placé par moments et puis, il admettait qu’il trouvait Enzo plutôt agréable à regarder alors bon il n’allait pas mentir… Bref, concentration, la tâche était encore loin d’être achevée. Il fallait qu’il trouve encore de nouvelles idées pour améliorer cette chambre et fait plaisir à l’Australien à son retour. D’ailleurs Mateo venait de souligner un point important et de faire une proposition des plus… Loufoques. Et pourtant, pas du tout dénué d’intérêt. La jeune homme fit donc un hochement de tête et s’approcha du lit, sa baguette levée. Il affubla alors le tout de magnifiques petits rideaux roses transparents, comme pour les lits de princesses. Ensuite, il mit en effet un petit manège flottant, sous l’inspiration de Mateo, avec des têtes de Kyle. Mais pour la blague il glissa une image de chacun d’eux dans le lot. Leurs visages étaient un peu approximatifs puis qu’il avait dû créer à partir de son esprit et non d’une photo mais on les reconnaissait tout de même plutôt bien.

“Parce que bon, il est bien mignon son chéri mais les potes aussi c’est important dans la vie!”

Bah quoi? Caem n’était pas du genre à se mettre en avant ou à vouloir attirer l’attention sur lui, là il s’agissait vraiment de plaisanter. Et puis, c’était une façon aussi de signer leur œuvre, de faire comprendre à Enzo qu’ils étaient les responsables. Le russe se voyait mal se cacher de cette action, ils faisaient ça pour rire, pour lui donner le sourire à son retour quoi qu’il est pu endurer. Alors non, ils n’allaient pas se cacher! Pour autant, leur petite œuvre n’était pas fini au goût de Caem. Il manquait encore quelques aspects. Il s’approcha alors de la lampe de chevet qui trônait pas loin et transforma son pied pour qu’il ait une forme de bouteille. Oui, il voulait pouvoir déconner sur ce sujet sans s’en rendre malade alors il avait osé. Tout content de sa connerie, le russe se tourna vers Mateo, un grand sourire aux lèvres.

“C’est pour qu’il se rappelle sa vraie nature tous les matins en se levant ou le soir en se couchant!”

Caem ne traitait pas Enzo d’alcoolique, il savait trop bien ce que cela pouvait être pour dire ça de lui. Il faisait juste un petit clin d’œil. C’était peut être aussi sa façon à lui de dire à son ami qu’il avait tenu le choc sans lui, qu’il avait progressé et que maintenant, il pouvait voir une bouteille sans se dire qu’il était obligé de boire. De même, il comprenait aussi comment son psychologique avait joué, comment il s’était affolé alors que la situation n’était pas si dramatique. Le problème n’avait jamais été l’alcool mais bien son cerveau à lui. Enfin, ce n’était clairement pas le moment de penser à tout ça! Le russe se recula alors doucement comme pour avoir une vue d’ensemble. Un sourire flottait sur ses lèvres. Il imaginait déjà la réaction d’Enzo. En cet instant il n’avait aucun doute, il était sûr qu’il allait revenir. Il en devenait même presque naïf, réfléchissant presque comme si son ami était juste parti en voyage. Mais il ne voulait pas se creuser la tête maintenant.

“Franchement, c’est pas mal ce qu’on a fait! Je pense que beaucoup de gens vont être jaloux.”

Au moins! Qui n’avait jamais rêvé d’avoir une belle chambre décorée avec amour par des amis généreux et attentionnés? Bon ok, les amis en question avaient surtout décidé de foutre le gros bordel mais ça, ce n’était pas obligatoire de le préciser.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 956
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Mer 8 Avr 2015 - 15:22

Se faire croquer… tu m’étonnes qu’il va se faire bouffer quand il va revenir. Et tout cru même ! Quant à lui, je suppose qu’il ira manger du McKyle à toutes les sauces. Surtout celle au miel… Dios… Enlevez-moi ces images de ma tête ! Aaaah ! Mes yeuuuux ! Donnez-moi de la Javeeeel ! Ahem. Oui, j’me calme. Je sais que j’ai tendu la perche. Et non, on ne parle pas celle qui se trouve dans mon caleçon.

C’était ma petite session connerie. Merci bonsoir.

Je contemple la pièce dans son ensemble… ou du moins, sa chambre. Ce qu’il en reste ou ce que nous avons plutôt amélioré de notre petite touche personnelle. Décidément, nous sommes fait pour faire ce boulot, il n’y a pas photo ! Vous avez vu tout ce talent ? Il serait gâché de ne pas le mettre à l’œuvre pour d’autres âmes en perditions comme celle d’Enzo. Lorsqu’il verra tout ça, je me demande qu’elle sera sa réaction et j’ose espérer qu’il sera content de voir que nous ne l’avons pas oublié. A aucun moment. J’ajoute ce petit manège enchanté que j’accroche juste au-dessus des oreilles afin de parsemer ses rêves de McKyle chaque nuit. Il pourra plus dire qu’il lui manque comme ça.
Caem s’approche à son tour de ma petite œuvre et agite sa baguette… Je vois nos deux jolis visages y apparaitre parmi les quelques Kyle et un grand sourire apparait sur ma tête de Latin Crétin.

“Parce que bon, il est bien mignon son chéri mais les potes aussi c’est important dans la vie!

- Du grand art. T’as l’âme d’un artiste mec.

Mon nez est un peu trop long mais on s’en fou non ? Nous sommes là pour nous détendre et décompresser de cette pression incessante qui compresse la poitrine. J’ai perdu Thomas et Mehdi et c’est douloureux. Plus que je ne voudrais me l’avouer. Pourtant, je n’en dis rien et confine l’information au creux de moi, faisant comme si de rien n’était. C’est ma manière à moi de gérer la chose, d’autant plus que les personnes de Salem ici présente, ne semblait pas les connaitre… Donc personne n’était présent pour me rappeler cette absence. Tout comme personne n’était là pour me rappeler celle de Camélia, la plus douloureuse pour moi. Et c’est en regardant Caem faire que je prends conscience que, de nouveau, je prends le risque de me manger quelques claques dans la gueule. Si quelque chose arrivait à Maxime, comment j’le prendrais ? Je connais déjà la réponse et je ne veux pas y penser. Je suis beaucoup moins proche d’Enzo mais il compte quand même, c’est mon Capitaine. Alors de voir Caem partager ce même trouble, me perturbe un peu. L’espace d’un instant, l’image de Jenkins vient s’imposer à moi et j’me demande ce qu’elle fou là.

Je lève de nouveau les yeux vers « nos visages » tout en me disant que cette fois, Enzo ne pouvait pas nous louper. Le retour de flamme risque d’être corsé, non ? Je laisse Caem poursuivre son œuvre, transformant ainsi la lampe de chevet… en une bouteille d’alcool. Enfin, seulement le pied bien évidemment. Une fausse je suppose. N’empêche, j’suis méga jaloux ! Elle est trop cool sa lampe de chevet !

“C’est pour qu’il se rappelle sa vraie nature tous les matins en se levant ou le soir en se couchant
- Ah là, y a pas de doute… On lui a rappelé suffisamment de détail. On sait jamais s’il revient amnésique. Il pourra se rappeler qu’il est accro à Kyle, qu’il adore porter des caleçons avec des petits cœurs mais aussi que son lit n’est pas un vrai lit, mais un vaisseau.

Si ça c’est pas de l’amitié ! Nous étions un vrai livre au rappel de souvenirs, rien qu’à nous deux. Je n’avais pas imaginé cette éventualité, jusqu’à maintenant, a ce qu’il revienne amnésique. Et si c’était vraiment le cas ? C’est pas pour moi que j’m’inquiète… Pas parce que j’m’en fou, mais plutôt parce que je sais que je ne suis pas contre d’essayer de lui raviver les souvenirs avec une bonne soirée de pirateries. Non, ce qui « m’inquiète » le plus, c’est bien cette histoire avec Kyle. Voir avec son frère là, celui qui est dans ma classe – bon c’est pas comme si il en avait 15 non plus -. Comment réapprendre ce genre de truc avec un parfait inconnu ?
C’est pas le moment de penser à ça, je préfère me dire qu’il va ramener son p’tit cul d’Australien rapidement sans aucunes séquelles, ni sans membres en moins. Il a la réputation du Roi des Calamars à tenir, c’est pas rien.

Je regarde tour à tour nos modifications d’un sourire satisfait.

“Franchement, c’est pas mal ce qu’on a fait! Je pense que beaucoup de gens vont être jaloux.”

Mon sourire s’élargit alors que j’ai l’impression qu’un petit quelque chose manque au décor. Enfin… pas réellement « au décor » mais à l’ambiance. Je tords la bouche un instant avant de claquer ma langue contre mon palais. Je me dirige vers la table de chevet dont j’en ouvre le premier tiroir et y fait apparaitre d’un geste de baguette quelques magazines féminins… et masculins.

- Il en faut pour tous les goûts ! Et un homme a besoin d’assouvir des fantasmes parfois, quand son conjoint ou sa conjointe n’est pas là !

Je balance ça sur un ton taquin avant de refermer doucement le tiroir. Je l’imagine déjà entrain de l’ouvrir pour y choper un bouquin ou autre chose et de se retrouver avec des magazines de femmes à demi-nus et des mecs supers musclés et sacrément gays, entre les mains. Il ne faut pas s’leurrer, c’est bourré de clichés et je crois que c’est pour ça que ce genre de magazines fonctionnent aussi bien, autant être honnête. Je claque des mains avant de me reculer et d’ajouter :

- Maintenant, la petite touche finale, histoire que ça fasse bien dégueulasse…

Un coup de baguette et deux gros coussins en cœur et en velours violet apparaissent sur son lit. Quelque chose de bien moche et de bien kitsch à souhait, histoire d’avoir de quoi poser ses petites fesses de bébés… On sait jamais, elles sont peut-être facilement irritables ! Un autre moulinet du poignet et une pluie de paillettes retombe avec légèreté sur son lit, couvrant absolument tout de tous ces petits points lumineux, brillants et surtout de toutes les couleurs. Le genre de truc qui te colle aux vêtements et à la peau malgré plusieurs lavages. Je contemple le tout et m’étire de tout mon long avant de ranger ma baguette dans ma poche.

- T’as raison… il va faire de sacrés jaloux.

Quand il reviendra. Parce qu’il va revenir. Il ne peut pas en être autrement. En cette seconde même, j’ai du mal à me dire le contraire. Peut-être parce que nous parlons de lui comme s'il était là, avec nous et pas comme s’il était porté disparu ou mort. J’aime pas cette idée, putain que j’la déteste. Ces derniers jours ont été un enchainement de merde et j’ai l’impression que ça ne s’arrêtera jamais. La liste des morts et des disparus est longue comme mon bras et ça me débecte de voir ça. Souvent, j’me demande ce que je fou dans ce château, à continuer les études, surtout pour un imbécile comme moi. J’pourrais tout aussi bien tout arrêter et de me trouver un job, un appart à moi et de faire ma vie. Mais quelque chose me retiens, comme un crochet à l’estomac me retenant au sol : Camélia. J’peux pas tout arrêter comme ça, elle m’aurait détestée. Ou peut-être pas. J’en sais rien mais je préfère m’accorder le bénéfice du doute. Désormais, j’avais Maxime qui me rendait ce quotidien moins pénible. Puis Enzo. Il y a aussi cet abruti de Zac’ avec qui je m’amusais à faire des concours de « Qui chopera le plus de sourire ce soir » ou « Qui aura la liste des conquêtes la plus longue ce mois-ci ? ». Les femmes s’insurgeront peut-être mais nous ne faisions rien de mal. Et puis… on s’éclate bien avec lui. Il me ressemble beaucoup trop sur certains points mais ça ne change pas le fait qu’il soit cool. Peut-être que c’est aussi pour des personnes comme eux, que j’bouge pas d’ici.

Je me recentre sur le présent, revenant à la réalité avant de me tourner vers Caem.

- T’as un truc de prévu ce soir ?

Je plante mon regard dans le sien, d’un air nonchalant avant d’ajouter avec un sourire aux lèvres.

- T’inquiète, c’est pas un rancard. Mais j’me disais que ça pourrait être cool de continuer à parler de lui autour de quelques verres.

Ou d’autre chose, peu importe. J’attends tranquillement qu’il se décide. Il n’est pas obligé de dire oui, en réalité je n’lui en tiendrais pas rigueur. C’est pas comme si j’étais ce genre de mec, loin de là. J’ai autre chose à foutre que de me prendre la tête pour des détails aussi stupides et c’est bien pour ça que j’me retrouve à être parfois trop cash. Parce que j’ai pas envie de passer par 4 chemins, de perdre du temps à tourner autour du pot comme un idiot.

- Sauf si tu préfères à ce qu’on étale nos talents dans d’autres chambres.

Grand sourire. J’suis jamais le dernier pour les conneries.

- Bon ça ne sera nuncadu grand art comme son pieu à lui mais j’suis sûr qu’on peut faire des trucs cools chez quelques personnes… que tu apprécies peut-être beaucoup moins.

Je suis entrain de laisser sous-entendre que si ce mec a envie d’essuyer une toute petite – ou une grosse – vengeance… je ne serais pas le dernier à l’y aider. Pour une fois qu’on trouve une occupation plutôt amusante dans ce château, pourquoi on en profiterait pas bordel ! Concernant les représailles, je m'en fou un peu. Je n'ai pas envie de me foutre des barrières si inutiles et puis, il y a rien de mal à vouloir mettre un peu de fun dans la vie des gens. Et puis, pourquoi s'arrêter en si bon chemin? Tout cela sera fait en l'honneur de notre ami en commun, pour rattraper toutes les conneries qu'il n'a pas pu faire durant tout ce temps.
Ah si je pouvais aller aux dortoirs des filles… je me ferais sacrément plaisir concernant le lit de Maxime.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1756
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Keith M. McEwen/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Mer 8 Avr 2015 - 20:34

L’âme d’un artiste ? Caem aurait bien aimé l’avoir mais bon il n’était pas sûr que ce soit vraiment le cas. En tout cas, il n’était pas un expert en décoration d’intérieur, ça c’était sûr, même s’il s’amusait beaucoup. Il n’empêche que lorsque Mateo avait dit cela, le russe n’avait pu s’empêcher de penser au piano. Cela faisait très longtemps qu’il n’avait pas joué. Étrange qu’il n’y ait pas pensé d’ailleurs pendant toute cette période où il errait sans savoir quoi faire alors que cet instrument lui avait souvent permis de s’exprimer… A croire que son cerveau avait été vraiment atteint. Mais après tout ça il irait sans doute en chercher histoire de jouer un coup. Il avait des choses à exprimer et puis, ça lui rappellerait un peu son enfance mais de manière douce cette fois. Oui, là il pourrait faire sortir sa petite âme d’artiste, son côté rêveur et envolé. Bon mais là, il était loin de cet aspect poétique. Il s’était plutôt transformé en monsieur connerie. Mais ce n’était pas pour lui déplaire ! Depuis combien de temps n’avait-il pas fait le fou comme ça, hormis la fois avec Enzo ? Sans doute depuis son arrivée ici. Ça commençait à faire un peu beaucoup…

En tout cas, dans cette chambre, ils avaient fait un beau travail. Caem ne pu s’empêcher de rire lorsque Mateo évoqua le fait que cette chambre pourrait rappeler toute sa vie à Enzo. Ce n’était pas faux. En soit le sujet n’était pas drôle, l’idée que leur pote puisse revenir amnésique était assez effrayante mais… Mais le russe n’y croyait pas une seule seconde. Comme il ne croyait pas au fait qu’il ne puisse jamais revenir. Peut être était-ce parce qu’il venait de partager tout ça avec Mateo mais d’un coup, il se sentait plus léger et beaucoup plus enclin à espérer. Alors autant tout prendre à la rigolade ! Et d’ailleurs, son camarade n’avait pas tout à fait fini dans cette voie. Lorsqu’il fit apparaître les magazines pornos, Caem ne pu s’empêcher de jeter un regard à droite et à gauche. Comme si d’un coup, après tout ce qu’il venait de faire il avait peur de se faire surprendre, nan mais franchement…

« On pense même à sa santé mentale, mais franchement, il nous devra une fière chandelle ! »

Il risquait surtout de se venger le Zozo. Mais qu’il le fasse ! Ce serait le signe qu’il allait bien après tout, qu’il était en forme et apte à la déconnade alors oui, le russe était presque dans l’attente d’une vengeance. Surtout que le clou du spectacle allait sans doute lui donner beaucoup de fil à retordre… Mateo réussit à réunir en un coup de baguette magique les meilleures touches de mauvais goût imaginable. Les coussins, les paillettes… Nan franchement sur ce coup il s’était surpassé ! C’était tout bonnement incroyable ce qu’il venait de faire. Le russe contemplait le résultat avec de grands yeux, ne pouvant décrocher son regard. Il avait juste envie de prendre une photo pour mémoriser cette scène mais malheureusement il n’avait rien pour sous la main. Dommage… Il garderait en tout cas ça bien ancré dans sa mémoire. Et puis, peut être qu’avant qu’Enzo ne décide de ruiner leur œuvre, ils auraient l’occasion de prendre une belle photo ! Il faudrait qu’il réfléchisse sérieusement à la question.

« Ah nan mais là, les gens vont vouloir nous embaucher pour qu’on fasse la même chose chez eux ! »

Au moins… En même temps ce serait sérieusement effrayant s’ils en arrivaient là, ce serait une preuve que certains gens ont vraiment des goûts de chiottes. Hum. Enfin bref, leur œuvre était splendide et Caem se sentait bien. Allégé, content, il n’avait pas autant ri depuis longtemps. Aussi, lorsque Mateo lui demanda s’il avait prévu un truc ce soir, il ressenti une étrange sensation. La réponse était non, indéniablement non et quelque part, c’était un peu douloureux. Il n’avait pas envie de retourner dans sa solitude, dans son quotidien morose. Nan après ça, il ne voulait se retrouver seul. Aussi, quand son camarade enchaîna en lui faisait comprendre qu’ils pouvaient continuer à faire un peu les fous, Caem afficha un sourire. Oui ça le tentait bien. Bon sauf pour les verres. Enfin, ça pourrait être un bon test mais il craignait qu’avec un gus comme ça il ne se laisse entraîner.

« Ouais ça peut être une bonne idée même si ça sera plutôt jus de citrouille pour moi ! »

Oui il valait mieux qu’il reste sage pour l’instant, surtout alors qu’il était en compagnie de quelqu’un qui ne connaissait pas son problème. Peut être qu’avec Enzo il pourrait tester de boire un verre maintenant qu’il avait compris que son vrai problème n’avait jamais été l’alcool mais ce qui se passait dans sa tête et qu’il avait pris le problème assez tôt… Enfin il verrait. Mais pour l’instant, ce n’était pas la peine de tenter le diable sauf si Mateo s’avérait être un super garde fou. Enfin bref, quoi qu’il en était, même avec du jus de citrouille, il serait très content ! Mais son camarade semblait encore débordant d’idées et lui proposa sinon de continuer leur petite découverte du monde de la décoration. Caem se mit à rire. C’est sûr qu’ils pouvaient se lancer dans une petite industrie, après tout, ça pourrait être bien drôle. Sauf que le russe n’avait pas grand monde qu’il détestait. Plus peace and love c’était quand même un peu difficile.

« Bah écoute pourquoi pas ! Après je t’avouerai que j’ai pas vraiment d’ennemi donc bon… Mais si tu as des personnes en tête je suis prêt à te suivre ! »

Oui vraiment. Mateo risquait de le prendre pour un fou s’il lui disait qu’il était un peu prêt à faire n’importe quoi pour ne pas se retrouver comme un con ce soir-là mais c’était vrai. Et puis, quand Enzo allait revenir ils seraient sans doute amenés à passer du temps tous les trois alors autant qu’ils continuent à faire connaissance pour qu’à son retour le rouge découvre que ses potes étaient eux aussi en bon terme. Ce serait une autre belle surprise pour lui, pouvoir déconner avec les deux en même temps !

Bon par contre, malgré tout, Caem aimerait bien sortir de la zone des Gryffondors. Certes là il était dans le dortoir des garçons mais s’ils repassaient par la salle commune il risquait fort de croiser Killian et… Et ce n’était pas forcément une bonne idée. Si elle le voyait comme ça entrain de rire comme un gogolle, elle risquait de le prendre mal. En même temps, ça semblait logique… Bref, il avait envie de continuer à faire le con, il ne voulait pas se retrouver une nouvelle fois confronté à sa connerie.

« Bon par contre, j’aimerais bien fuir vos dortoirs et surtout votre salle commune si ça te dérange pas… Je te propose qu’on aille se fumer une cigarette et puis après, pourquoi pas décorer une salle de classe plutôt ? Histoire d’en faire profiter un maximum de monde ! »

C’est vrai quoi ? Pourquoi se contenter des dortoirs ? Après tout, ils ne devaient jamais cesser d’innover et ce serait sans doute une bien bonne idée que de faire des salles de classes austères des lieux un peu plus fun ! Quant à la cigarette ? Oui Caem ne fumait pas mais il avait constaté que Mateo si et puis, peut être que cela pourrait lui faire du bien tiens de se mettre un peu de nicotine dans le corps juste pour ce soir. Oui, ce soir, il innovait !

« Tu sais quel cours Enzo avait le plus en horreur ? »

Autant lui rendre hommage jusqu’au bout !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 956
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Mer 15 Avr 2015 - 11:54

Ça aurait pu être une discussion déprimante, chiante voir même larmoyante. Après tout, nous avions évoqué un ami disparu, un pote qui n’était plus là, qui était dans la nature sans savoir s’il était en vie ou non. On avait toutes les raisons de se morfondre autour d’une bouteille ou tout seul dans notre coin. Ouais, Enzo me manque. Ce petit con avec sa gueule de branleur, se prenant pour le leader du Boys’band du coin, me manque. C’est mon Capitaine bordel, il avait promis de pas quitter le navire et le voilà perdu en mer sans que je ne sache où chercher. De toute manière, j’peux rien faire. C’est le genre d’impuissance qui me rend dingue. Comme avec Camélia. Ma propre sœur, morte dans mes bras. Ma chair, mon sang, ma vie entière. Elle était tout ce que j’avais, je l’aimais. Elle me manque. C’est viscéral et le vide se creuse tous les jours malgré les années passées. Camélia. Doux prénom de fleur. Toi qui m’as fait renier Dieu. Toi qui m’as quittée un beau jour de Novembre. Mon monde s’est éclaté au sol comme une boule de neige comportant ma vie. J’ai vu les morceaux se répandre à mes pieds et depuis je n’ai plus le contrôle sur rien. Je ne veux plus rien détenir entre mes doigts, je veux simplement cramer la vie comme elle-même, elle m’a cramée. Elle a réduit en cendre toutes mes certitudes, toutes mes envies d’enfants. Celui qui pense que tout cela n’est qu’exagération, je l’envoi se faire foutre auprès du Bon Dieu qui m’a enlevé le seul être à allumer chez moi une flamme de vie. Et je lève mon doigt bien haut.

Quoi qu’il en soit, au lieu de se laisser aller à chialer et à se morfondre, on fait mieux que ça. On redécore sa chambre et croyez moi que ça envoi du rêve. Même Caem est plutôt d’accord avec moi. D’ailleurs, parlons-en de lui… Le genre de mec que je n’aurais sûrement pas abordé si Enzo ne formait pas une sorte de pont entre lui et moi – putain, c’est presque romantique. -, parce qu’il a l’air du genre discret, le mec qui passe un peu partout si on omet son accent qui semble bien présent. Un peu comme le mien. Pourtant, j’ai vécu aux States mais il faut croire que mes nombreuses vacances en Argentine et le fait d’avoir le Padre qui parle H-24 Argentin aide beaucoup.

Les parents… ouais. Tu sais à quoi j’pense hein ? Faut que tu te décides un jour à arrêter de faire le mort et de les ignorer comme s’ils étaient coupables de sa mort.

Caem est sympa. On dirait pas comme ça, avec son air un peu taciturne – ça doit être l’effet de la petite barbe – mais il s’avère qu’il est beaucoup moins coincé que j’le croyais et ça fait plaisir. Parce que ce soir, c’est jour de fête. C’est comme ça qu’Enzo aurait voulu qu’on soit, alors faisons lui honneur ! Bon… il propose plus du jus de citrouille pour lui.. Soit. C’est comme tu veux Bro’.

« Bah écoute pourquoi pas ! Après je t’avouerai que j’ai pas vraiment d’ennemi donc bon… Mais si tu as des personnes en tête je suis prêt à te suivre ! »

C’est déjà une bonne chose en soit. De pas avoir d’ennemi, j’veux dire. Mais avouez que c’est beaucoup moins drôle quand même. Il est prêt à me suivre, c’est déjà pas mal. Un sourire s’étire sur mes lèvres alors que je réfléchis à une cible potentielle. C’est chiant, j’ai personne en tête… Enfin si, j’en ai une. Deux en fait… ou peut-être trois. Ahem. C’est pas comme si j’étais un mec qui ne s’attirait jamais d’ennuis donc c’est pas tellement surprenant que je sois plein de mauvais copains. Je réfléchis un instant pour savoir qui viser et quel serait le meilleur choix. Y a bien de glandu chez les Serdaigles qui ne peut pas m’encadrer et que je ne peux pas encadrer non plus mais je suis pas sûr que ça soit le meilleur choix. Sinon, je pense à William… Ouais. Bon, je l’aime bien mais ça pourrait être tout aussi drôle.

« Bon par contre, j’aimerais bien fuir vos dortoirs et surtout votre salle commune si ça te dérange pas… Je te propose qu’on aille se fumer une cigarette et puis après, pourquoi pas décorer une salle de classe plutôt ? Histoire d’en faire profiter un maximum de monde ! »

J’hausse un sourcil un peu surpris sa demande… Fuir nos dortoirs ? Qu’est-ce qu’il y a, y a un branleur qui te fais chier par ici ? Si c’est le cas, faut m’le dire, je n’aurai aucun mal à aller lui frotter mes phalanges dans la tronche. Quoi, comment ça j’ai envie de me battre. N’importe quoi, j’essaie juste de défendre la fraternité ! Ahem. Non, en réalité je ne pige pas trop mais je ne pose pas trop de questions pour le moment, mais l’idée de la clope me va très bien. Et je ne parle même pas de la salle de classe.

- J’vois que tu ne manques pas de ressources toi. Et pour la clope, c’est moi qui invite. C’est mon bon jour, autant que t’en profites.

Je glisse les mains dans mes poches, contemple une dernière fois notre œuvre d’art et je commence à prendre le chemin de la sortie.

« Tu sais quel cours Enzo avait le plus en horreur ? »

Je réfléchis un instant tout en descendant les marches menant vers la salle commune des rouges, toujours les mains bien enfoncées dans mes poches. Je ne pense à rien ce soir, c’est étrange. Ni à Riley, ni à ce qui m’emmerde en vrai. Juste à Enzo, Caem et à la prochaine connerie que l’on va faire. J’ai une pensée pour Maxime … C’est quand même la nana avec qui je traine tout le temps et j’ai l’impression de rien savoir sur elle alors que… bah, j’l’aime bien quoi. Pas parce qu’on a couché un tas de fois ensemble, non. Mais parce que c’est Maxime et plus les jours passent, plus je me rends compte qu’elle est mon Alter-Ego. Ouais, faudrait que je prenne du temps avec elle un jour. Puis bordel, nous avons quand même été en Roumanie tous les deux. Puis on a vu des Dragons. J’ai cru me faire dessus, j’dois être honnête.

Je fouille dans ma mémoire, encore un peu jusqu’à franchir la porte de la salle commune sans prêter attention au monde qui m’entoure, puis arpente un peu le couloir histoire de nous éloigner de chez les Gryffondors.

- Si j’me souviens bien, je crois qu’il m’avait parlé de la botanique. Le prof et le cours ont l’air de lui sortir par les trous du nez. Ou par d’autres trous, mais j’veux pas tellement savoir.

Je plonge un peu plus ma main droite dans ma poche avant d’en sortir un paquet de cigarette. Je l’ouvre, lui en tend une qu’il saisit avant d’en porter une à mes lèvres. Je range le paquet, prend mon briquet allume le bout de la clope, elle s’enflamme dans la seconde, devient incandescente et j’aime cette image. Je lui jette l’objet avant de m’adosser contre le mur, histoire de savourer la nicotine, une main toujours dans la poche et l’autre tenant ma cigarette entre ses doigts après avoir inspiré une bonne bouffée.

- On reste ici 5 minutes le temps de faire une « pause » et on va donner un peu de couleurs aux plantes ? J’suis sûr que le Wallenstein va être ravi de voir qu’on la main verte.

Grand sourire de ma part alors que j’expulse la fumée de mes poumons. Ca fait un putain de bien et ça faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi… tranquille. La présence de Caem est finalement bien plus agréable que je ne l’aurai cru. Les couloirs sont quasi-vide alors que tout le monde part pour aller manger. Et pendant ce temps-là, deux couillons comme nous allons faire la fiesta avec les amies de notre prof’ bipolaire.

- On aura qu’à donner son prénom à une plante. Un truc bien glamour tu sais ou à une plante carnivore. On verra bien.

Nouvelle bouffée et je ferme les yeux, posé et détendu avant que je ne viennes lâcher :

- Tu fuis quoi au juste? T’as des problèmes avec l’un de chez nous ?

Je sais aussi que je suis le mec le moins délicat, dans le sens où s’il vous faut quelqu’un pour foutre les pieds dans le plat, je suis votre homme. Je lui pose la question sans gêne aucune. Il me répond s’il veut, il me renvoie me faire foutre s’il veut aussi, il n’est pas obligé d’apporter une réponse mais généralement, lorsque je me pose des questions, j’hésite très rarement à les formuler. Pourquoi je le devrais ? Par pudeur ? Respect ? Je n’ai pas les mêmes notions que les autres à ce sujet, j’le sais. Ma spontanéité n’a rien de méchant.. j’suis juste comme ça, c’est tout. Et si ça ne plait pas, alors tant pis.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1756
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Keith M. McEwen/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Ven 17 Avr 2015 - 18:02

Caem ne manquant pas de ressources pour faire des conneries? A vrai dire, sur ce coup, il s’étonnait lui-même! Certes en Russie il en avait fait des belles avec sa bande de potes mais il ne s’était jamais vraiment lâché, ayant toujours des responsabilités, toujours des soucis dans le coin de la tête. Pour une fois, il n’avait personne sur qui veiller, personne à surveiller et il pouvait se permettre de se dire que s’il faisait le con, ça ne tomberait que sur lui. Et étrangement, cette sensation avait quelque chose d’agréable. Il avait sans doute besoin de ça aussi, de se dire que ce n’était pas parce qu’il faisait un peu le fou que le monde allait s’écrouler, qu’une catastrophe énorme allait se produire. Il assumerait si leur petit jeu leur valait des ennuis mais ça n’irait pas bien loin. Le jaune suivit donc son camarade avec un léger sourire aux lèvres, satisfait du programme qui allait suivre. En passant dans la salle commune, il ne pu s’empêcher de retenir son souffle tout en regardant autour de lui pour voir si Killian n’était pas dans le coin. Il ne vit aucun signe d’elle et en fut rassuré. Oui maintenant il devenait lâche mais pour le moment, il n’avait pas le courage de croiser son regard. Il préférait pouvoir l’observer sans être vu. Aussi, quand ils furent enfin dans les couloirs, il pu recommencer à respirer normalement alors que Mateo le renseignait sur le cours qu’Enzo détestait le plus. Il rit légèrement à sa petite allusion. A vrai dire, lui non plus n’avait pas envie de le savoir… D’ailleurs, en cet instant, Caem ne pu s’empêcher de se demander si, s’il avait été célibataire, il aurait tenté des trucs avec son ami… Nan quand même pas! Même s’il était plutôt mignon. Hum. Bref. Caem attrapa une cigarette en remerciant Mateo puis l’alluma avec son briquet avant de s’appuyer lui aussi contre le mur. Depuis combien de temps n’avait-il pas tiré sur une cigarette? Une éternité. Ça allait lui tourner la tête cette connerie. M’enfin, il n‘était plus vraiment à ça près et puis c’était juste une fois, histoire de.

“Ah ça, je suis sûr qu’il exprimera sa joie tellement fort qu’on l’entendra depuis les tours du Château!”

Caem n’avait rien contre M. Wallenstein, il était plutôt respectueux envers les profs en général même si ce dernier avait eu des positions étranges pendant un temps. Mais il était sûr d’une chose: il ne devait pas être fort sympathique une fois mis en colère et il était certain qu’il tenait beaucoup à ses plantes. Ils n’allaient pas leur faire de mal en même temps, juste rendre la salle plus dynamique et plus prompte à faire plaisir aux élèves qui viendraient la arpenter. En soit, ce n’était qu’un geste altruiste pour aider ce cher professeur à mieux intéresser ses élèves! Mais oui bien sûr… Comment se donner bonne conscience en trois leçons. Le russe prit alors une grande bouffée de nicotine et ferma les yeux quelques instants. Il se sentait bien c’était incroyable, détendu, vivant ! Qui l’aurait cru! Mais il n’avait pas envie de s’interroger sur le pourquoi du comment, pas envie de se questionner sur l’absence d’Enzo, sur ce que tout ça avait pu lui faire voir lui apporter. Non ce serait bien trop glauque, bien trop difficile pour son cerveau qui avait enfin droit à un moment de pause. Il préférait largement se concentrer sur les idées farfelues de Mateo. Lui pour le coup, il avait vraiment une imagination débordante, il devrait l’exploiter!

“On pourrait même prendre cette plante en question, l’adopter jusqu’à ce que l’autre pointe le bout de son nez et lui offrir. Il aurait comme ça… Un mini-lui!”

Caem afficha alors un grand sourire à Mateo, riant à moitié. Un mini-Enzo… Déjà qu’un Enzo suffisait à faire des carnages alors si en plus il se retrouvait ensuite accompagné d’un lui miniature plante carnivore, ça risquait fort de foutre un sacré bordel. Mais ça pourrait aussi être très drôle. Le russe était déjà en train d’imaginer la scène, profitant de la cigarette alors que Mateo lui posa une question. Caem marqua un temps d’arrêt. Question logique en même temps. Soupir. Il n’avait pas envie de cacher la vérité à son camarade, d’autant que pas mal de gens étaient au courant de sa relation avec Killian et de leur rupture récente. Mais il trouvait cela assez étrange d’en parler. Pourtant, pour une fois il avait l’impression de pouvoir évoquer le sujet de manière assez simple, sans se retrouver avec un nœud dans la gorge. Non pas qu’il avait digéré les événements mais qu’il se sentait enfin bien et que c’était comme si, soudainement, plus rien ne pouvait l’atteindre. Il ne se faisait pas de leurre à ce sujet et savait bien que ça ne durerait pas mais il voulait en profiter autant que possible. Les soucis semblaient tellement plus simples d’un coup…

“Je fuis mon ex, Killian Calgarry… Disons que j’ai rompu avec elle sans lui avouer les vraies raisons, sans avoir vraiment envie de me séparer d’elle non plus. Et j’avais pas envie de croiser son regard maintenant.”

Caem savait que son comportement était lâche et qu’il ne devrait pas agir comme ça. Mais en même temps, que pouvait-il faire de plus? A chaque fois qu’il la voyait, il se sentait perdu. D’un côté il avait envie de revenir vers elle et de l’autre, il était persuadé que tout cela n’était pas fini, qu’il avait encore des choses à régler. Et puis… Et puis s’il pouvait vraiment profiter de sa jeunesse maintenant? Et si l’excuse bidon qu’il avait donné devenait réelle? En soit non, il le savait bien. Il pourrait très bien faire la même chose tout en étant toujours avec elle. Mais son cerveau fatigué et euphorisé avait envie de choisir la facilité en cet instant et ça en devenait peut être dangereux. Stop. Il ne fallait plus qu’il réfléchisse à tout ça, pas maintenant. Ça risquait de tout gâcher, autant l’instant présent que son avenir car il risquait d’arriver à des conclusions totalement stupides. Caem prit donc de nouveau une grande bouffée de nicotine et adressa un sourire légèrement teinté de tristesse à Mateo.

“J’ai eu pas mal d’emmerdes ces derniers temps. Qui ne sont dues qu’à moi. Mais Enzo me filait un coup de main. C’était un peu mon garde-fou.”

Oui… C’était celui sur qui il pouvait se décharger, qui l’aidait à rester à la surface. C’était aussi lui qui lui avait donné le courage de se battre contre lui-même. Et il avait dû apprendre à se démerder sans lui. Au moins à son retour il pourrait lui montrer fièrement à quel point il avait progressé. Penser positif et ne pas se laisser envahir par la tristesse et la mélancolie, surtout pas. Ils étaient sur une bonne voie, il ne fallait pas s’arrêter en si bon chemin.

“Faut pas croire mais sous les apparences, je suis pas aussi chiant que j’en ai l’air et ma vie n’est pas aussi rangée qu’il n’y parait!”

Un peu d’humour et c’était reparti. Cette fois Caem souriait franchement. Il n’avait pas envie de transmettre de mauvaises pensées à Mateo surtout qu’ils ne se connaissaient après tout que peu et sa vie ne l’intéressait sans doute pas plus que ça. Enfin il n’en savait rien mais il ne comptait quand même pas l’ennuyer avec. Le jaune fit alors mine de s’étirer, comme pour se préparer à aller foutre le bordel dans la classe de botanique. Il n’oublierait sans doute jamais cette journée.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 956
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Dim 26 Avr 2015 - 23:41

L'idée de la plante me plaît beaucoup. J'imagine déjà la gueule de la chose posée fièrement sur sa table de chevet, avec un petit collier et une plaque où sera inscrit « Mini-Ryans » avec une jolie gravure digne de Sir Enzo. Je ne sais pas si nous pourrons trouver ce genre de truc dans les serres de Wallenstein mais ça valait le coup d'essayer non ? Après nous n'aurons plus qu'à faire en sorte qu'elle ne crève pas avant qu'Enzo n'arrive sinon la surprise sera complètement gâchée. Et ça, ça serait vraiment trop con. Autant faire les choses bien et jusqu'au bout, non ? Et puis Caem à l'air plus que bien partie pour continuer d'aller jouer aux petits aventuriers à la recherche d'un trésor pour le retour de leur pote en commun. Et personnellement, ça me va très bien comme ça et il s'avère que le Poufsouffle soit bien plus amusant que j'le pensais.

Nous sommes bien là, dans ce couloir alors que je prends ma cigarette entre mes lèvres et qu'elle se consume au rythme de mes bouffées. C'est calme, on passe un bon moment malgré la tragédie de la situation et ma question qui peut paraître sûrement déplacée ou vu comme un plombage d'ambiance, même si en réalité il m'en faut beaucoup plus pour que je perde l'envie de faire une connerie. Caem n'est pas obligé de me répondre, il peut même m'envoyer me faire foutre que je ne le prendrais pas mal. De ce côté là, je ressemble beaucoup à mon père. Cette franchise et cette spontanéité dans nos mots nous vaut parfois des problèmes avec des personnes qui tolèrent beaucoup moins ce trait de caractère que d'autre. Par exemple Kim-la-chieuse aurait tout aussi bien pu me cracher à la gueule avec ce que je lui ai dis sur son handicap. Pour les autres, c'est insultant. Pour moi, c'est une réalité, une vérité, que je ne prononce même pas avec méchanceté. Tout cela n'est qu'une question de point de vue. Et le fait de penser au Padre m'apporte une pointe au cœur. J'ai encore reçu une lettre de ma mère pour le nouvel an... lettre à laquelle je n'arrive toujours pas à répondre. Combien de temps vas-tu rester à faire le mort, Mateo ?

J'attends patiemment la réponse de Caem, dos contre le mur, mains dans une poche et l'autre allant chercher ma cigarette coincée entre mes lèvres.

“Je fuis mon ex, Killian Calgarry… Disons que j’ai rompu avec elle sans lui avouer les vraies raisons, sans avoir vraiment envie de me séparer d’elle non plus. Et j’avais pas envie de croiser son regard maintenant.”

Une histoire de nana, bien évidemment. J'ai l'impression que c'est parfois le truc qui réussit à te démonter en pièce le plus solide des gars. Après on m'demande pourquoi je ne m'engage jamais. Non, ça ira. Très peu pour moi toutes ces histoires de sentiments, d'attachements. J'ai connu une douleur violente et innommable à la mort de Camélia, alors il est clair que je ne rempilerais pas pour un autour tour de manège pour finir crasher sur le bitume par la suite.
Killian Calgarry, je crois que ça me dit vaguement quelque chose. J'suis pas sûr mais il me semble que c'est la folle furieuse qui n'a pas du tout apprécier ma petite blague contre Enzo il y a déjà plusieurs mois. Je visualise rapidement son visage en fouinant dans mes souvenirs. Je ne la connais pas, juste de vue parce qu'elle est de la maison mais c'est tout. Mais de ce que me dit Caem... j'dirais que c'est surprenant. Se séparer d'elle sans en avoir envie... c'est pas un peu étrange comme concept ?

Pourtant, je ne dis rien, je le laisse parler. Après tout je ne connais absolument rien de la situation alors je me ferais une idée un peu plus tard.

“J’ai eu pas mal d’emmerdes ces derniers temps. Qui ne sont dues qu’à moi. Mais Enzo me filait un coup de main. C’était un peu mon garde-fou.”

J'acquiesce légèrement alors que je continue de l'écouter. Son sourire n'avait rien de joyeux, bien au contraire. Il a tout du mec blasé, voir peut-être blessé. Je connais rien de sa vie mais il n'a pas l'air d'avoir vécu l'éclate ces derniers temps, du moins, d'après ce qu'il dit.

“Faut pas croire mais sous les apparences, je suis pas aussi chiant que j’en ai l’air et ma vie n’est pas aussi rangée qu’il n’y parait!”

Il sourit cette fois plus sincèrement on dirait et je lâche un ricanement amusé tout en tirant sur ma clope. J'expulse une bouffée de nicotine alors que je le regarde, toujours adossé contre ce mur.

- Ouais, j'dois être franc : Tu m'as épaté. J't'avais même jamais remarqué jusqu'ici, à croire que tu te fond dans le décor. Style à la Caméléon. Et t'en fais pas, tu vas vite le retrouver ton garde-fou et t'as intérêt à filer droit si t'as pas envie de te manger un coup de pieds aux fesses quand il va revenir.

C'est pas une insulte, loin de là. Ce mec est suffisamment discret pour pas que j'le remarque. Ou alors c'est moi qui ne regarde pas assez autour de moi. La dernière option me paraît incroyablement valable. Je le regarde s'étirer afin de se redresser, prêt à aller affronter de la plante carnivore pour notre bon vieux copains.
D'un geste d'épaule, je me redresse aussi et le suis alors qu'il entame la marche.

- Et pour ta nana... j'suis désolé. Enfin, j'y connais rien sur le sujet et j'suis franchement de mauvais conseil, mais t'as sûrement tes raisons pour avoir arrêté avec elle. Parait qu'il y a des choses qu'on doit régler seul parfois, enfin le genre de truc que tu dois gérer, avec toi même.

Je sais que j'suis complètement naze à ce genre de chose mais les mots sortent tout seul alors je ne les retiens pas. Je pense furtivement à Riley et me surprend à vouloir.... rien du tout. Ferme là donc, t'es pas là pour penser à ça. T'es avec Caem, entrain de parler de sa nana, pas de tes frasques sur un terrain de basket. Je me concentre de nouveau sur lui alors que nos pas nous dirige toujours vers les escaliers.

- Mais quand t'aura régler tout ça, peut-être que ça serait mieux d'aller la voir et de lui expliquer ? Encore une fois, j'suis à chier pour ces trucs là, mais j'me disais qu'elle pourrait plus t'aider que tu l'crois. J'ai cru entendre qu'elle pouvait t'apporter le genre de soutient que tu trouves pas ailleurs.

Je termine ma cigarette alors que je l'écrase contre la semelle de ma chaussure, glissant le mégo dans ma poche. Voyez, j'fais même attention de pas polluer les couloirs, n'est-ce pas magnifique ?

- Bordel, j'en reviens pas de t'dire des trucs comme ça alors que j'suis vu comme un connard de première avec la gente féminine.

Je lâche un ricanement amusé, glissant mes mains dans mes poches. Après tout, faut peut-être pas être un expert en foutu sentiment pour réussir à dire ce genre de chose. En réalité... Ouais, si j'devais lui dire que la vérité est la suivante : Que c'est mon père qui m'a dit ce genre de conneries, j'ai bien peur que Caem se foute royalement de ma gueule.

- Et cherche pas, je ne parles pas en connaissance de cause. Mes seuls soucis concernant les femmes est de savoir qu'elle sera la plus prompt à me coller une gifle si j'arrive avec mes airs de séducteurs. Je sais, ça fait vraiment salaud dis comme ça... Mais on va dire qu'on a chacun nos problèmes.

Grand sourire sur les lèvres après avoir lâcher un rire léger et encore une fois, mon père serait là, il me filerait une branlée pour agir de la sorte. Je me surprend même à me demander ce que Riley penserait si elle me trouvait entrain de batifoler avec une nana au détour d'un couloir ? Et moi, qu'est-ce que j'en penserais après avoir ressenti l'envie furieuse de la garder contre moi et de pas m'en séparer ? C'est un beau merdier et je crois que c'est pour ça que j'ai tiré une croix sur les relations stables... Enfin, pour tirer une croix, faudrait déjà commencer mon grand.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1756
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Keith M. McEwen/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Mar 5 Mai 2015 - 19:11

Ne pas se concentrer sur le négatif, toujours rebondir. C’était la devise de Caem ces derniers temps. En même temps, sans ça, ça devenait bien difficile pour lui de garder la tête hors de l’eau. S’il refusait de voir le bon côté des choses il était clairement impossible pour lui de s’en sortir. Alors dans la discussion avec Mateo il avait appliqué ce principe, rebondissant et utilisant l’humour comme bouclier contre les mauvaises pensées. Et heureusement, son camarade décida de le suivre dans cette voie et ce qu’il fit, permit au russe de chasser les ombres de ses pensées pendant quelques instants. Il rit légèrement lorsqu’il le compara à un caméléon et qu’il évoqua le fait qu’il risquait de se prendre un coup de pied au cul au retour d’Enzo. Ça il n’en doutait pas. Si quand il revenait il avait craqué, il risquait fort de se prendre une belle raclée. Et en même temps il l’aurait mérité et ça lui ferait sans doute du bien. Après tout, s’il avait demandé au rouge de l’aider à la base c’était aussi parce qu’il savait qu’il n’hésiterait pas à le remettre sur les rails si le besoin se faisait sentir. Pour une mission comme celle-ci il ne lui fallait pas quelqu’un de tout doux, refusant de hausser le ton et de se montrer virulent quand c’était nécessaire. Alors oui, il était prêt à accueillir Enzo et à se prendre une torgnole s’il la méritait. Mais pour le moment, il avait de quoi être plutôt fier, il avait tenu le choc, il avait réussi à se battre contre lui-même et, mine de rien, dans cette période difficile, cela lui apportait un peu de réconfort. Quand au reste…

« L’avantage quand on est discret, c’est qu’on est toujours le dernier soupçonné quand une connerie est faite ! »

Caem adressa alors un clin d’œil amusé à Mateo. C’était sûr que s’ils foutaient le bordel en salle de botanique, Wallenstein serait sans doute loin de suspecter le jeune homme. Il ne savait pas si son camarade pouvait en dire autant mais bon, le russe pourrait dans ce cas lui fournir un alibi parfait et tout irait bien dans le meilleur des mondes ! D’ailleurs, les deux jeunes hommes décidèrent de se mettre en route, prêt à faire leur petit carnage. Il fallait juste espérer que personne ne remarque qu’ils étaient en train de se diriger vers la salle de botanique. Bon après, s’ils devaient assumer les conséquences de leurs actes, cela n’effrayait pas spécialement Caem.

Alors qu’il progressait tranquillement, Mateo reprit la parole, revenant sur les révélations que lui avait faites Caem un peu plus tôt. Ce dernier, les mains dans les poches, l’écoutait attentivement bien que son regard soit rivé sur le sol qui déroulait petit à petit devant lui. Il avait raison en un sens, Enzo aussi avait évoqué ce point. Et pourtant, le jaune n’arrivait toujours pas à se dire qu’il était prêt à lui parler de tout ça. Était-ce que pour la protéger ou parce qu’il n’assumait pas de se montrer ainsi devant elle ? Difficile à dire. Mais en tout cas, il n’avait pas l’impression que cela pouvait améliorer réellement la situation. Il savait bien qu’il n’était pas le plus objectif sur la situation et qu’il ferait sans doute mieux d’écouter les autres mais c’était trop dur à ce sujet. Pour une fois, il avait bien du mal à appliquer tous les conseils qu’il pouvait donner aux autres en temps normal.

« J’ai l’impression que tant que je ne serais pas au point avec moi-même je ne pourrais pas lui parler de tout ça. Et puis, il est question de sa sécurité aussi. »

Caem n’arrivait toujours pas à se sortir l’idée de la tête que si son père s’était mis à frapper sa mère, il était aussi capable de le faire. S’il n’avait jamais été battu directement, il savait que les enfants issus de foyers violents avaient un certain pourcentage de chance de se mettre à frapper eux aussi. Et cela l’effrayait terriblement. C’était une peur pas complètement fondée mais qui restait ancrée en lui. Difficile de savoir s’il arriverait à s’en débarrasser un moment ou un autre. Caem releva soudainement la tête pour fixer Mateo, arrêtant de se concentrer que sur lui-même lorsque son camarade évoqua l’ironie de ses propos et ses relations ambigües avec la gente féminine. Le russe le suivit dans son hilarité. Il ne le connaissait pas trop mais avait déjà entendu parler de sa réputation. Il y en avait des comme ça… Au moins il l’avouait sans se cacher et ça c’était déjà pas mal ! Et puis étrangement, Caem avait dû mal à l’imaginer autrement. Cela correspondait au reste de sa personnalité. Certes le jaune ne supportait pas les gens qui faisaient du mal aux autres sans raison mais il ne connaissait pas les détails de ses relations et ne pouvait donc en aucun cas se permettre de juger.

« Faudra que tu m’apprennes à encaisser les gifles, on sait jamais, ça peut servir ! »

Caem avait dit ça avec un grand sourire alors qu’ils entamaient leur traversée du parc pour atteindre les serres de botanique. Tout était calme autour d’eux et c’était fort agréable. Le russe ne pu s’empêcher d’aspirer une bonne bouffée d’air frais. Le froid d’ici ne le dérangeait pas, il était habitué à bien pire et aurait pu rester là un bon moment à profiter de ce calme. Mais Mateo n’était peut être pas du même avis que lui, il se força donc à ne pas trop traîner la patte.

« Ma mère me disait souvent que l’important ce n’était pas combien de fois on merdait avec les mauvaises personnes mais combien de fois on redonnait le sourire à la bonne personne… »

Un petit sourire naquit sur les lèvres de Caem et il prit quelques secondes pour fixer les étoiles avant de recommencer à marcher normalement. Sa mère avait raison il en était persuadé et si elle avait été là, elle serait sans doute entrain de l’engueuler et de lui dire d’arrêter ses conneries. Peut être qu’elle, elle aurait réussi à le ramener à la raison. Mais si elle était encore là, rien de tout cela ne serait arrivé. Il serait toujours en Russie, sa vie ne ressemblerait en aucun cas à celle qu’il avait ici. Parfois il se demandait à quoi aurait pu ressembler sa vie mais il arrêtait bien vite. Cela ne lui apportait rien hormis des regrets, des regrets sur des choses qu’il n’avait jamais pu contrôler. Il devait arrêter de regarder en arrière et se concentrer sur son avenir même si celui-ci lui paraissait être encore bien fragile.

Les deux jeunes hommes arrivèrent finalement au niveau des serres. Après un coup d’œil à droite et à gauche, Caem ouvrit doucement la porte et se faufila à l’intérieur. Il sortit sa baguette et utilisa un sort Lumos pour y voir un peu plus clair. C’était une véritable caserne d’Ali Baba. Ses yeux se posèrent rapidement sur une plante carnivore avec une énorme fleur rouge, plutôt laide d’ailleurs, qui semblait cherchait quelque chose à manger.

« Regarde-moi ça…. »

Le russe s’approcha doucement mais recula bien plus rapidement quand la plante s’approcha comme pour lui bouffer le nez. Sur le coup, il eut un hoquet de surprise puis ne pu s’empêcher d’éclater de rire. Se faire manger par une plante… Franchement y’avait pas plus pourri comme destin.

« Elle avait voulu me piquer mon nez la gourgandine ! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 956
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Mer 13 Mai 2015 - 12:53

« Faudra que tu m’apprennes à encaisser les gifles, on sait jamais, ça peut servir ! » 

Je ricane, amusé. Pour sûr que j'pourrais l'aider sans problème à encaisser avec tout ce que j'me suis pris dans la gueule. Et c'était mérité, avec les conneries que j'ai fais depuis que j'suis tout petit. Mais recevoir des gifles de la part des femmes ? C'est une de mes spécialités. A croire que leurs phalanges sont dotées d'un aimant attiré violent par ma joue. Je l'ai bien cherché pour les 95% des cas alors je ne vais pas me plaindre de ça, j'assume parfaitement mes actes.
J'ai un peu tiqué lorsqu'il me parle de sécurité par rapport à sa copine... Ou du moins son ex, en me demandant en quoi Caem pouvait être dangereux. Faut pas se fier aux apparence, je le sais bien mais il n'a pas vraiment l'air d'être un mec violent ou quoi que ce soit d'autre. A moins qu'il ait une double personnalité et qu'en réalité il m'attire dans ce parc pour me faire la peau. Haha...

C'est pas vrai hein ? Bien évidemment que non.

Il caille et j'suis pas assez couvert pour pallier cette brise trop fraîche à mon goût, mais je ne dis rien. Je serre les dents et presse le pas aux côtés de Caem qui semble bien plus à l'aise que moi. Peut-être qu'il y est plus habitué, contrairement à moi qui préfère fréquenter les terres d'Argentine. Je glisse les mains dans mes poches et me recroqueville sur moi même, comme si ça pouvait atténuer le froid.

« Ma mère me disait souvent que l’important ce n’était pas combien de fois on merdait avec les mauvaises personnes mais combien de fois on redonnait le sourire à la bonne personne… »

Je l'écoute, ne le regarde pas, mais je ne saurais dire pourquoi, cette phrase me fait réfléchir quelques secondes. Je fronce les sourcils et de manière spontané, ma vie découle devant mes yeux. Est-ce que j'ai merder plus de fois que je ne fais sourire ? Je crois que ouais. Mais qu'est-ce que ça veut dire pour les mecs comme moi ? Qu'on est foncièrement mauvais ? J'en sais trop rien et j'ai pas pour habitude de me lancer dans un débat philosophique sur les bonnes âmes des êtres humains mais je dois avouer que ça me perturbe ce qu'il me dit.

- C'est joliment dit.

C'est tout ce que je trouve à dire, alors que je rentre ma tête dans mes épaules et que nos pas foulent le parc. Il fait déjà nuit, l'hiver est là bien évidemment et si j'continue de me balader avec une simple veste, j'vais choper la crève. Est-ce que j'suis un mauvais gars ? J'en sais foutrement rien. Ça n'a aucune importance.
Nous arrivons rapidement vers les serres de Wallenstein et poussons la porte. Caem sort sa baguette pour un Lumos et j'en fais de même afin de pouvoir mieux éclairer les environs et … je constate que niveau plante, c'est une vraie mine d'or. Je fais le tour des « stands » où sont disposé les plantes, les regardant une à une. Ca ferait quoi si on les décorait avec des paillettes ou je ne sais quelle autre connerie ? Le prof va péter un durite... il n'en faut pas plus pour me convaincre de laisser des souvenirs ici.

« Regarde-moi ça…. » 

Je me tourne vers Caem qui se penche face à une plante... absolument immonde. Dents acérées, grosse fleur rouge en guise de « tête », elle a l'air de vouloir se foutre quelque chose sous la dent et j'suis pas sûr que ça soit une bonne idée de la part de Caem de s'approcher et... Bingo. Elle claque ses mâchoires aiguisées et il s'en ai fallu d'une demi-seconde pour qu'il puisse s'écarter, sans ça, il aurait eu la moitié du visage bouffé par cette... chose. J'ai laissé échappé une exclamation en même temps que lui, après m'être redressé et je m'approche d'un pas rapide vers lui.

- Eh ça va ?
- Elle avait voulu me piquer mon nez la gourgandine ! 

Je le fixe avec incrédulité... La gourgandine ? J'éclate littéralement de rire face à sa gueule mais aussi à son expression sortie tout droit de... je ne sais où en réalité. J'en connais le sens mais il faut avouer que ça n'est pas le genre de chose que t'entends à chaque détour de couloir.

- Gourgandine ? Bah j'crois qu'on lui a trouvé un prénom à celle-là.

J'affiche un grand sourire en braquant ma baguette vers elle afin de l'éclairer un peu plus. Ouais, elle est vraiment laide mais surtout, très téméraire avec un mauvais caractère. Un peu comme le chat d'Enzo finalement, Lune. J'suis sûre que c'est le genre de plante a être une princesse. Avant d'entrer en école de Magie, j'étais loin de me douter que les plantes pouvaient être vivante du genre, carnivore. Est-ce qu'elles ont des sentiments ? J'dirais bien que oui quand j'vois à quel point elle regarde Caem de manière amoureuse. Enfin regarder, c'est un bien grand mot. Peut-être qu'elle a des pupilles dissimulées quelque part... Et sinon, t'as pas d'autres questions stupides, Mat' ?

- Tu crois qu'elle serait la plante parfaite pour Enzo ? Elle a l'air d'être une grosse mangeuse, comme Enzo. D'avoir un sacré caractère... Comme Enzo... Eh regarde moi ça...

C'est moi où cette plante vient d'émettre un espèce de roucoulement amoureux. Je me recule, complètement entrain de bugué devant cette plante qui commence à bouger sur sa tige, fixé sur Caem et l'approchant tout doucement.

- Bordel. Elle te fait la parade de l'amour ! Bon, adjugé vendu! On la prend ! J'propose qu'on l'appelle Gourgandine Enzo Ryans.

J'éclate de rire en frappant dans un signe de victoire entre mes mains. Autant dire que j'm'attendais pas à ce qu'une plante carnivore soit … enfin, agisse comme ça. C'est étonnant, mais amusant. Et puis, autant lui léguer en deuxième prénom celui de son futur détenteur, non ?  Je lève mes yeux vers l'extérieur. Il doit être l'heure de manger bientôt et...

- Mierda !

Je claque ma paume contre mon front avant de glisser une main dans mes cheveux. L'heure du repas. Maxime. Bordel, elle m'a demandé si on mangeait ensemble. En temps normal lui poser un lapin aurait été habituel puisqu'il lui arrive à elle aussi de le faire mais aujourd'hui... C'était différent. Après son absence de quelques jours à infirmerie et notre discussion de ce matin, il était clair que quelque chose n'allait pas et qu'elle avait... besoin d'être avec moi. Enfin je sais pas tellement comment expliquer ça, juste qu'on a pas besoin de parler Maxime et moi, pour se comprendre. Et ce que j'ai compris aujourd'hui c'est qu'être aux côtés de son pote même sans parler, serait toujours mieux que rien.  

- J'ai oublié que j'devais rejoindre Maxime. Je jette un œil aux alentours avant de lui afficher un grand sourire amusé. Bon j'te propose un truc. On kidnappe Gourgandine, on décharge l'avalanche de paillettes et de conneries sur le reste et on se tire en courant. Ok Camarade ?

Parce que si Enzo est mon capitaine comme je suis le sien, Caem pourrait être tout aussi bien mon camarade d'armée, voir même mon camarade de mission. Ouais, pour décorer toutes les pièces qui méritent un bon coup de frais à la Mat'Caem. …
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1756
Date d'inscription : 10/08/2010
Crédits : Aelyne/ECK
Double Compte : Emily Anthon/ Julian A. Neil/ Keith M. McEwen/ Ethan Llewellyn/ Zachary Disemba/ Aiyana Hopkins



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1115-caem-kaliayev#69930
MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   Dim 17 Mai 2015 - 12:58

Cette journée était placée sous le signe des contrastes. Les deux garçons passaient d’une discussion sérieuse et sentimentalement forte en un ramassis de bêtises en quelques secondes, c’était assez impressionnant. Et en même temps, cette alternance plaisait beaucoup à Caem. C’était idiot mais cela lui permettait de se décharger un peu de certaines choses en effleurant des sujets dont il n’osait parler à personne et ensuite de tout oublier, de rigoler et de se défouler un coup. Juste assez longtemps pour alléger un peu le poids sur ses épaules, mais pas assez pour que cela le plonge dans de longues réflexions douloureuses. Non vraiment, les instants qu’ils étaient en train de partager avec Mateo étaient parfaitement arrangés pour lui faire un bien fou. Même évoquer sa mère n’avait pas été si difficile que ça. Le jaune aurait pu croire que cela l’assassinerait de parler d’elle mais non. Et la petite remarque de son camarade lui avait donné le sourire. C’était idiot mais il appréciait qu’on dise du bien d’elle-même de manière aussi indirecte. Et il était sûr que même si elle le voyait faire ses conneries, elle devait bien en rire. Elle devait être heureuse de le voir un peu lâcher prise et se comporter comme un jeune de son âge, pour une fois.

Caem et Mateo étaient donc entrés dans la serre, prêts à faire leur petite bêtise. Sauf que forcément, la curiosité du jaune l’avait poussé à s’approcher d’une plante qui avait bien faillit lui dévorer une partie de la tête. A croire qu’il n’avait vraiment pas envie de finir la journée en un seul morceau celui-là… D’ailleurs l’attaque sournoise du végétal devait être assez impressionnante puisque son camarade s’était immédiatement approché de lui pour être sûr qu’il allait bien. Heureusement ses réflexes étaient encore en assez bon état et il était entier. Il ne put donc s’empêcher d’y aller de son petit commentaire qui laissa Mateo perplexe avant que ce dernier n’explose de rire. Le russe mit du temps à comprendre ce qui le faisait autant rire et se gratta l’arrière de la tête, légèrement nerveux. Il comprit finalement lorsqu’il lui répondit que c’était son choix de terme qui l’avait surpris.

« Désolé, comme j’ai réappris l’anglais sur le tas, il m’arrive parfois d’utiliser des mots que seul les dictionnaires mettent encore à l’honneur… »

Quand il était revenu de Russie, Caem avait dû se familiariser avec la langue très vite. Heureusement, comme il la parlait couramment était enfant, c’était revenu assez vite mais forcément, il n’avait pas pu s’empêcher de vouloir compléter son vocabulaire, apprenant parfois des mots sans se soucie de savoir si les gens l’utilisaient encore. Enfin ce n’était pas dramatique ! Caem reporta donc son attention sur la plante que Mateo semblait trouver parfaite pour leur petit cadeau à Enzo. Le russe hocha la tête en signe d’approbation tout en fixant la plante qui semblait vraiment avoir une attitude étrange. Après avoir tenté de le manger tout cru, c’était comme si… Elle lui faisait du charme ? Sérieusement ? Le jaune était presque sûr d’être en train d’halluciner et voulu demander confirmation à son camarade. Mais il n’eut pas besoin de le faire puisqu’il avait apparemment remarqué la même chose. Le russe ne pu s’empêcher de rire même s’il fallait bien l’avouer, cette situation était vraiment étrange.

« Je me fais draguer par une plante maintenant… Ahem on aura tout vu ! En tout cas oui, elle est parfaite pour Enzo, lui non plus ne résiste pas à mes charmes ! »

Humour bien évidemment. Ce n’était pas maintenant que Caem allait se mettre à être sérieux. Le jeune homme entreprit alors de se promener dans la serre mais fut stoppé net et sursauta même par l’exclamation de son camarade. Il se retourna rapidement, craignant pendant l’espace de quelques secondes qu’une plante l’ait sauvagement attaqué… Il fut cependant soulagé de constater que Mateo était en un seul morceau mais que c’était sa mémoire qui lui avait joué un mauvais tour. Le russe lui adressa un sourire, prêt à lui dire qu’il pouvait partir sans problème mais apparemment son camarade tenait à achever leur mission. Parfait.

« Bien chef ! On va faire ça de manière efficace pour éviter que tu te fasses étriper ! »

Joignant le geste à la parole, Caem pointa sa baguette vers le plafond et lança un sort qui fit tomber une pluie de paillettes sur les plantes. Il fit ensuite apparaître quelques nœuds, comme pour les papiers cadeaux sur certaines plantes et laissa ensuite le loisir à Mateo de s’exprimer. Pendant ce temps, il partit à la recherche d’une cage et parvint à en trouver une. Dedans, il glissa Gourgandine Enzo Ryans avant de la recouvrir d’un drap qui traînait. Parce que bon, s’ils se faisaient prendre avec une plante dans une cage, ça risquait de mal se passer. Là au moins ils pourraient faire croire que c’était une chouette qu’ils amenaient à la volière. Très bonne excuse ça ! Le russe retourna donc auprès de son camarade, un sourire victorieux aux lèvres. Il se sentait léger et c’était cool.

« Allez file ! Je m’occupe de remonter la plante. »

Sourire. Caem était content de ce moment passé avec Mateo, sincèrement, mais il ne voulait pas contrecarrer ses plans. Il était encore et toujours ce garçon discret qui faisait passer autant que possible les autres avant lui et savait s’effacer en un temps record. Mais en tout cas, il se souviendrait de cette soirée et savait qu’au retour d’Enzo, il aurait une solide bande de pote sur qui se reposer. C’était étrange d’ailleurs comme sensation. Depuis son arrivée de Russie, il avait eu dû mal à se rapprocher autant des gens. Il y avait Zora certes et Kevin à un certain moment mais c’était tout… Peut être que le fait d’avoir des potes, comme n’importe quel étudiant, l’aiderait à avancer, enfin. Caem posa alors une main sur l’épaule de Mateo.

« Passe une bonne soirée et si jamais t’as envie de te vider la tête ou juste de discuter un de ces quatre, hésite pas à venir me voir ! Un camarade de décoration intérieure, ça ne s’oublie pas comme ça ! »

Caem adressa alors un clin d’œil à Mateo puis entreprit de sortir de la serre. Il entama alors une mission commando pour remonter Gourgandine Enzo Ryans jusqu’aux dortoirs des rouges sans se faire prendre. Heureusement il connaissait encore le mot de passe et parvint à glisser la bestiole sous le lit de son camarade sans que personne ne fasse vraiment attention à lui. Après ça, il hésita longuement puis finalement se décida à aller se promener dehors. Il n’avait pas vraiment faim et puis, ne voulait pas se retrouver à la table des jaunes, confronté au fait qu’ils ne parlaient plus à grand monde. Alors l’extérieur lui allait parfaitement bien, pour conserver cette énergie positive qu’il avait accumulée avec Mateo. Le russe s’était donc étendu sur le sol, pour observer les étoiles et laissait ses pensées vagabonder. Il faisait souvent ça ces derniers temps mais, pour la première fois depuis un moment, il le faisait le sourire aux lèvres. Qu’importe si cela ne durait qu’une journée, il voulait profiter de cette légère euphorie, de ce sentiment de légèreté.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Je ne suis pas fou vous savez, bonsôir [PV Mateo]
» [MINI RP] Je n'suis pas folle vous savez, bonsoir ! ~ Lexie&Mad
» JENNA TILLIER Ϟ Je n'suis pas folle vous savez !
» suis je trop gentille ?
» Heureux de vous connaitre!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Hogwarts' Inside :: Les Tours. :: Tour des Gryffondors : Salle Commune-
Sauter vers: