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 Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre

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MessageSujet: Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre   Mer 11 Mar 2015 - 13:16

Lundi 5 Janvier 2015 – Début de nuit
Lune, qui là haut s'embrume …



Phaedre & Ismaelle

Journée bien remplie, comme toutes les autres finalement mais parfois je me demande jusqu'à quel point je vais être capable de tenir, aussi bien physiquement que moralement. Pourtant je m'accroche, me lever le matin ne me demande pas d'effort surhumain, et je fais ce que j'ai à faire sans jamais rechigner à la tâche puisque c'est ainsi que j'ai toujours eu l'habitude de procéder dès l'instant où j'ai pu sortir de l'hôpital quand j’étais gamine. Levée tôt, de bonne heure et de bonne humeur, et puis si le sourire n’est pas là il suffit que j’arrive au Terrain et que je retrouve mes petits amours pour qu’il revienne instantanément. Fenrir joue sa part dans le processus aussi, naturellement, et cette nuit Lune est restée dormir avec lui. Blanc sur blanc, parfois je ne remarque même pas qu’elle est là. Comme chaque fois que son maitre n’est pas dans les parages pour une raison ou une autre elle oscille entre ma chambre et celle de Kyle, c’était exactement la même chose quand le jeune Loup était dans le coma. Et puis pendant les vacances elle a fait sa vie tranquillement dans le château, c’est sa maison, elle le connait par cœur. D’après ce que m’a dit Enzo il l’a trouvé dans la Cabane Hurlante, puis sous le Saule Cogneur le jour où il a décidé de l’adopter, c’est donc une évidence, elle est née ici et sa mère doit probablement encore se balader dans le coin. Peut être qu’elle est de Pré-Au-Lard, et qu’elle a réussi à passer les barrières magiques qui protègent l’école pour mettre bas en toute tranquillité dans la Cabane Hurlante, il y a finalement pleins de scenarii possibles mais je n’ai pas le souvenir d’avoir vu une autre chatte blanche trainer dans le coin. Et dire que cette boule de poils caractériel va sans doute bientôt avoir deux ans … Le temps passe a une vitesse folle.

J’ai donc commencé ma journée comme tous les matins, en allant m’occuper des Créatures et de leur lieu de vie/nourrissage. En général ça me prend une heure pour faire le tour, m’assurer que tout le monde va bien, remettre de l’eau, etc … Ils sont libres pour la plus part, certes, et peuvent donc chasser ou aller boire directement dans l’eau du Lac mais d’une ça n’est pas le cas de tous et de deux certains préfèrent se faire choyer, ce que je peux tout à fait comprendre. Les petits grandissent à vue d’œil, Fly est déjà presque aussi grand que sa mère et Méphisto rattrape sa grande sœur. Je pense qu’il y aura des naissances chez les Niffleurs au printemps, certains signes ne trompent pas et j’en ai noté certains il y a quelques jours quand Leiv m’a aidé à les rentrer. Moment assez épique, soit dit en passant. Quant aux Scroutt, il faut déjà qu’ils s’adaptent à leur nouveau cadre de vie mais ils ont l’air de bien s’entendre et c’est déjà ça. Cet endroit grouille de vie, c’est un véritable havre de paix et de bonheur pour moi.
Ensuite petit déjeuner, échanges avec les collègues et amis, un point rapide avec Logan, puis les cours commencent. Ils m’ont occupé toute la journée, et le reste du temps entre les soins et la paperasse, les élèves qui ont des questions, etc … Non, clairement, on ne voit pas les journées passer. Owen semble aller un peu mieux mais je le laisse tranquille, je me dis qu’il reviendra de lui-même vers moi pour voir si je m’en tiens à notre entrainement journalier habituel, ce qui est le cas, mais ça ne m’empêche pas de garder un œil sur lui de temps en temps. Quoi qu’il en soit, toutes ces occupations sont salvatrices, elles permettent de garder l’esprit concentré et alerte, et surtout de ne pas ressasser ces choses qui ne sont pas vraiment bonnes pour le moral.

La pression sur nos épaules d’adultes est palpable, certains le gère moins bien que d’autres mais en ce qui me concerne pour le moment je tiens le coup. En revanche dès que je me retrouve seule c’est une autre paire de manche et ce soir la Lune déjà bien ronde là haut dans le ciel remue certaines choses en moi alors que je m’en passerai bien. Plantée devant la fenêtre de ma chambre, je l’observe depuis de longues minutes et lorsqu’un soupir m’échappe et qu’enfin je baisse les yeux, je me rends compte que sa lumière se reflète sur le bracelet en argent que je porte au poignet : Le médaillon d’Alexander. Je vis avec le poids de son absence, chaque jour qui passe m’éloigne un peu plus de la douleur mais il restera toujours en moi un manque, un vide, et je le sais. Ça ne fait que quelques mois, c’est encore très frais, et je n’espère pas m’en remettre parce qu’on ne se remet jamais vraiment de ces choses là. Je pense à son père, aussi, c’est plus fort que moi, et quoi que je puisse en dire ou en penser, je commence à accepter le fait qu’il me manque. Lui aussi est parti, lui aussi m’a laissé, même s’il ne me devait rien du tout et que sa présence était une chose en demi teinte pour moi. En cet instant il doit déjà être sous son autre forme, ce magnifique grand loup nuancé de brun, et naturellement mes pensées dérivent vers les autres loups de ma connaissance. Maxime et Ever sont ici, en sécurité, mais ça n’est pas le cas d’un certain Gryffondor malheureusement.

C’est comme ça, de fil en aiguille, de pensée en pensée, que l’angoisse a fini par pointer le bout de son nez dans mon inconscient. Ce sentiment d’impuissance, l’attente insoutenable, les questions, les silences … Lui, Jake, d’autres … Mais c’est la pleine lune ce soir, un moment important dans la vie de ces êtres que sont les Lycanthropes et je suis en l’état morte d’inquiétude. Entre quelles mains ils se trouvent ? Merlin sait s’il en a déjà bavé à cause de certaines personnes mal intentionnées et … Stop.

Je sais que je ne trouverais pas le sommeil et quand mes yeux se posent à nouveau sur la lune quelque chose se débloque dans mon esprit. Il y a un moment que j’envisage cette possibilité mais sans trop savoir pourquoi je n’ai pas osé sauter le pas jusqu’ici. Cette fois c’est le moment, c’est … je le sens, c’est comme ça, alors sans réfléchir plus longuement j’attrape ma robe de chambre et sors dans le couloir avec pour intention de trouver une personne en particulier. J’ai bien conscience que ça n’est pas une heure pour déranger les gens mais il se trouve que le hasard fait bien les choses – ou peut être est ce le destin qui sait – puisqu’il ne me faut pas plus de quelques pas pour tomber sur la personne en question. Je suis un peu surprise, c’est fait, et puis cette femme dégage quelque chose de tellement … impalpable qu’elle en est parfois déstabilisante.

« Bonsoir Phaedre. »

Ce qu’elle fait là, ça ne me regarde pas, et sans trop savoir pourquoi je me dis qu’elle doit saisir que je ne suis pas là pour un échange de cordialité. Peut être qu’elle le ressent, non ? Après tout, elle dispose d’un don certain – c’est à chacun d’y croire ou non mais me concernant je ne le mets pas en doute. Après tout, la Magie existe non ? C’est déjà une chose incroyable en soit alors même si je ne suis pas spécialement touchée par l’art de la Divination je ne le dénigre pas pour autant.

« Je suis désolée, ça n'est peut être pas le bon moment mais ... Je pense avoir besoin de votre aide. »

Les bases sont posées.

« Est ce que vous auriez un peu de temps à m'accorder ? »

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre   Sam 14 Mar 2015 - 23:02

ISMAELLE & PHÆDRE
LUNDI 5 JANVIER 2015 ; SOIRÉE


« Tu ne t’arrêtes jamais de manger, Dimitri ?
— Bah pourquoi j’arrêterais ?
— Ton corps n’est pas élastique. »

Il a relevé la tête, une cuillère près du menton, les deux coudes posés et écartés sur la table. Ma mère ne m’aurait jamais permise de manger de cette manière, comme si j’allais m’affaler sur le bois du meuble et mourir la tête étouffée dans le lait. Il boit du lait. Mange des céréales. Il est resté à quelle année ? Malgré moi un petit sourire étire mes lèvres et je baisse la tête vers ma tasse de thé. Je n’assume pas ces expressions. Cependant il est clair que je vis mieux sa présence, à vrai dire, j’apprends à vivre avec cet inconnu. Tout est nouveau pour moi. Nous avons réussi à enterrer la hache de guerre après cette histoire de potion, il ne se permet plus d’intervenir à ce sujet et j’interdis formellement qu’il recommence. Néanmoins, je me sens plus calme, davantage maitresse de mes états d’âme et sursauts. Elizaveta l’est aussi.

C’est un frère que je dois accepter, lui qui a vécu tout ce que je n’ai pu vivre, à son âge j’étais encore sous la coupe de ma mère. Je pousse un petit soupir, et mes yeux glissent inconsciemment à l’intérieur de ma main gauche. Un frisson étrange me parcourt l’échine et me fait perdre mon petit sourire, alors que je vois la cicatrice qui brise chacune de mes lignes sans ménagement. Je referme le poing d’un geste sec avant de glisser à nouveau ma main contre la tasse, écartant cette vision de mon esprit, autant que possible. Ce qui a été détruit ne sera jamais réparé. Merci mère, je sais.

« Ça va ?
— Hm ? Bien sûr. »

Et je me replonge dans mon thé, à nouveau. Je n’ai plus très faim. Je n’ai aujourd’hui que deux heures de formation, de 16h à 18h. Journée banale, sans vie, inutile, si ce n’est la lune qui approche. Ma promenade mensuelle, mon ode à Séléné, habituelle, est dans mon programme. Se ressourcer sous les lumières des astres est ce que je peux faire de mieux en ce moment. Restaurer ce qui manque, à l’intérieur et récupérer la lumière divine. La perspective de pouvoir m’adresser à l’astre lunaire m’apaise. Je sais bien qu’elle n’a pas cet effet sur toutes les personnes de ce château, puisque trois lycans sont encore dans ce château. Le professeur de potion est parti, et il me semble ne pas avoir revu le jeune Ryans. Cependant, et ce après tout ce qu’il s’est passé, je n’ai à vrai dire pas porté plus d’attention que cela à sa présence. Les échanges cordiaux doivent rester tels qu’ils sont. Je dois retourner voir mon serpent également, cette pensée me ravive soudainement, et je repose ma tasse de thé d’un geste vif.

« Bien, je dois aller voir Céos.
— Céos… ?
— Mon serpent, Dimitri.
— Ah il est toujours en vie ? »

Je lui lance un regard désabusé. Il esquisse un sourire et moi, je me lève, le dos droit, les épaules en arrière, je tire le pan de tissu de ma robe pour le réajuster et je le laisse là. Sachant déjà pertinemment que nous nous retrouverons ce midi.

Ø

Je remonte le col de mon manteau, histoire de ne pas mourir de froid sous la lune. Tous les sacrifices sont bons, je sais, pour se ressourcer, et cet instant privilégié ne doit être interrompu pour rien au monde. Mais il fait froid cette nuit, et je suis étrangement fatiguée. J’inspire profondément l’air ambiant, ferme les yeux et profite de l’éclat lunaire qui illumine ma peau diaphane. Chacun de mes pores s’ouvre à cette expérience, tout mon être se dirige vers elle, j’attrape dans mes poumons l’énergie qu’elle offre.

Je serais bien restée là toute la nuit, comme les nuits d’été, mais quelque chose me dit de rentrer. Cela fait près de deux heures que je suis sortie, il est temps. J’emprunte le chemin du retour, tranquillement, sans me presser, et grimpe les étages au même rythme, gardant à l’intérieur de moi les sensations procurées lors de cette ballade. J’ouvre les boutons de mon manteau un par un et finis par passer les dernières marches, m’engage dans le couloir. Ma porte est à quelques pas. Je tâtonne ma poche pour vérifier la présence de ma baguette.

« Bonsoir Phaedre. »

Je me retourne doucement, laisse mon regard se poser sur le professeur de soin aux créatures magiques. L’esquisse d’un sourire se pose sur mes lèvres et j’incline légèrement le visage en réponse à son bonsoir.

« Bonsoir Mlle Stoneheaven. »

Je ne la connais que très peu. Si je n’étais pas experte dans mon domaine je pourrais dire que je la connais à peine. Malheureusement, et pour tout être présent sur cette terre, je sais toujours plus de choses que l’ordre rationnel du système social le voudrait. Se présenter, d’abord, puis s’exprimer sur ce qu’on est et plus tard, sur ce que l’on cache. Je perçois d’abord ce qui vibre sous la peau, puis je les laisse se présenter. Néanmoins, sans deviner tout et n’importe quoi aux premières occasions, il m’est toujours possible malgré tout d’entrevoir certaines choses. Vivre avec l’art divinatoire, c’est tout ou rien.

« Je suis désolée, ça n'est peut être pas le bon moment mais ... Je pense avoir besoin de votre aide.
— C’est forcément le bon moment. Sinon vous ne seriez pas là. »

Mon sourire s’agrandit sans une once d’agressivité, je suis calme, placide. Phædre.

« Est ce que vous auriez un peu de temps à m'accorder ?
— Bien sur. Le temps que vous voudrez. »

Je fais les quelques pas qui me séparent de ma porte et finis par l’ouvrir tranquillement, restant en dehors de la pièce et l’invitant à entrer avant moi, d’un geste de la main. Je lui laisse le temps de faire les quelques pas pour entrer dans la pièce, et à son entrée, les bougies s’allument. Je vis principalement dans ma salle de cours mais le bureau et la chambre qui me sont attribués ici sont le parfait exemple de mon hygiène de vie : propreté, rigueur, divination. Mon serpent se dresse aux sons provoqués par nos pas et je décide immédiatement, après avoir refermé la porte derrière moi, de l’installer dans son vivarium.

« Je vous en prie, soyez à l’aise, installez-vous où vous le souhaitez. Du thé ? »

Sans réellement attendre de réponse concise, je mets en route d’un tour de baguette ma théière. Le thé se plie dans la boule prête à l’accueillir, les tasses s’organisent près de la jeune femme, et la théière se met rapidement à chauffer. Je me défais de mon manteau, allume des encens, et attrape le contenant de thé. Il y’a de cela qu’avec la magie les choses vont relativement rapidement. Avec un sourire je m’approche de mon invitée et sert — dans les strictes règles de l’art : main sur le capot, inclinaison contrôlée — du thé d’abord dans sa tasse, puis dans la mienne. Sans me départir de mon sourire.

« Qu’est-ce-qui vous amène Ismaëlle — vous me permettez ? Des inquiétudes ? »
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MessageSujet: Re: Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre   Ven 20 Mar 2015 - 14:07

Enigmatique. C’est le premier mot qui me vient en tête alors qu’elle me sourit et me répond que c’est « forcément le bon moment » … Cette femme a quelque chose de réellement impressionnant et je ne sais pas si c’est  conscient de ma part ou non mais je me rends compte du très peu de contact entre nous depuis son arrivée au château. J’ai lié des liens avec certains de mes collègues sans aucun problème mais j’ai l’impression que Phaedre n’est peut être pas du genre à se mêler à la foule. C’est comme si elle restait loin des autres, enfermée dans sa tour qu’elle soit réelle ou métaphorique. Ça n’est pas un jugement, juste un constat, mais aujourd’hui je prends mon courage à deux mains et me décide à perturber sa tranquillité en débarquant comme – a wreckiiiiiiiiing baaaaaaaalll *out* Lili … Ne me démystifie pas bordel ! Oops, pardon :gla: – une boule de bowling dans un jeu de quille. Strike ? Spare ? Ou alors la gouttière, ce qui est une éventualité. Elle ne me doit rien, même si les conventions pourraient peut être sous-entendre le contraire. Quoi qu’il en soit si je suis ici ce soir ça n’est pas en tant que Professeur, personne en charge de l’école ou je ne sais trop quoi d’autre, mais avant toute chose en tant qu’être humain … Un être humain qui tente sa chance, au risque d’essuyer un refus.

« Bien sur. Le temps que vous voudrez. »

Ça ne sera donc pas un refus, en tout cas elle m’accorde un peu de temps, c’est déjà ça. A cette heure là elle aurait eu toutes les bonnes raisons du monde de refuser après tout. Lorsqu’elle fait quelques pas vers sa chambre je reste en retrais mais une fois la porte ouverte elle m’invite à y entrer et je franchis la distance qui nous sépare avant d’entrer dans la pièce. Les bougies s’allument d’elles mêmes, tout est rangé, propre, et dans le fond je perçois un mouvement. Son serpent. Certains pourraient frissonner, ça n’est pas mon cas. Je m’arrête au milieu de l’endroit et n’en bouge plus alors qu’elle s’affaire de son côté.

« Je vous en prie, soyez à l’aise, installez-vous où vous le souhaitez. Du thé ? »
« Oui, merci. »

Sourire légèrement timide de ma part, dire qu’elle ne m’impressionne pas serait mentir mais cette « timidité » ne m’empêche pas de me rapprocher d’un fauteuil avant de m’y assoir. Elle continue de s’affairer, je reste silencieuse, en pleine observation, jusqu’à ce qu’elle se rapproche de moi pour remplir deux tasses de thé, attirant ainsi pleinement mon attention.

« Qu’est-ce-qui vous amène Ismaëlle — vous me permettez ? Des inquiétudes ? »
« Oui, oui, bien sur. »

Je commence à m’y faire, au vouvoiement, aux Madame ou autres Mademoiselle, mais je n’en reste pas moins beaucoup plus à l’aise quand on m’appelle par mon prénom, que ce soit les élèves ou les autres membres du personnel. Je m’adapte simplement à chaque personne en face de moi sans trop me poser de question.

« Il est vraiment magnifique. »

Mon regard s’est porté sur son serpent – à présent dans son vivarium – et mon sourire s’élargit. Devenir Professeur de SACM et Garde Chasse n’était pas un rêve de petite fille, ça n’était pas une vocation ni une envie particulière mais c’est devenu une passion au fil du temps, une évidence même. J’ai toujours néanmoins aimé les animaux, et j’ai passé de nombreuses heures à dévorer des bouquins sur eux quand je n’étais qu’une enfant coincée à l’hôpital à cause d’un organisme qui refusait de fonctionner correctement. Je rêvais d’avoir un chien mais c’était bien sur impensable, puis j’ai finalement eu un chat pendant mes études avant de trouver Fenrir quelques temps avant que mon contrat à l’armée ne se termine. Comme quoi, tout vient à point pour qui sait attendre, non ? Les reptiles n’ont pas nécessairement ma préférence mais je leur porte de l’intérêt néanmoins et ça n’est pas tous les jours qu’on se retrouve si près d’une telle créature mais ça  n’est pas l’objet de ma visite alors je me recentre et capte le regard de Phaedre à nouveau.

« En réalité c’est la pleine lune qui m’amène ce soir. »

Et instinctivement mes yeux vont se perdre quelques secondes sur la clarté de la nuit qui perce par la fenêtre.

« J’ai de nombreuses inquiétudes, notamment sur l’avenir de cette école et ses habitants, mais ce soir je dois admettre que mon esprit est relativement captif d’une seule et même pensée. »

Une seule et même personne.

« Un de nos élèves a disparu il y a tout juste une semaine, pour être totalement honnête il s’est fait enlever alors qu’il rentrait de vacances mais personne ne sait par qui ni pourquoi puisque l’homme qui l’a emmené n’était pas connu des témoins. D’autant plus que tout s’est passé très vite d’après les informations que j’ai pu avoir par les concernés. »

On pose les bases, brièvement, et on tente de faire abstraction de cette boule qui prend forme dans le creux de l’estomac. Il pourrait être un élève parmi les autres, la vérité c’est que pour moi il ne l’a jamais été et je ne l’explique pas mais c’est comme ça. J’ai mis du temps à l’apprivoiser mais il s’est attaché à moi autant que je me suis attaché à lui, c’est un fait, et le savoir livré à lui-même me rend fébrile, en proie à diverses émotions. Je n'oublie pas les autres pour autant, notamment son frère et Jake mais ce soir ça n'est pas d'eux dont-il s'agit en ce qui me concerne, même si j'aime à croire que les deux Ryans sont ensemble. Je l'espère en tout cas.

« Ce jeune garçon est un Lycanthrope. »

Sans trop savoir pourquoi je me dis qu’elle sait probablement à qui je fais allusion, puisque de toute façon il était … est le seul « mâle » présent sur le territoire depuis la mort du compagnon d’Ever en juin et le départ de Jakob.

« J’ai … J’ai beau savoir que la Lune le rend plus fort, elle le rend également beaucoup plus vulnérable face à des personnes mal intentionnées et songer qu’il peut être n’importe où, avec n’importe qui, m’inquiète énormément. »

D’autant plus qu’il n’en est pas à son coup d’essai, loin de là.

« Je me demandais si grâce à votre don vous pouviez … ressentir quelque chose. »
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MessageSujet: Re: Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre   Jeu 26 Mar 2015 - 19:14

« Il est vraiment magnifique. »

Son regard se dirige vers Ceos et je souris, mon regard posé sur elle.

« Je vous remercie. »

Je la détaille sans aucune gêne parce que ce genre de convention ne me sont pas intégrées. Je ne me mêle pas à tous avec facilité, avoir été reclue et seule durant tant d'années ne m'a pas aidée à forger le minima du système social normal, si tenté qu'il le soit. Les autres sont un combat permanent alors j'ai mon avantage en ayant travaillé si fort les dons de divination que je possède. Le silence est la meilleure de toutes les réponses pour moi, elle possède bien plus de vérités que l'on pourrait me donner. Alors je l'observe, sa gestuelle, son expression douce mais soucieuse. Ismaëlle Stoneheaven, nom de famille évocateur. Jolie femme, droite, douce, maternelle, un peu trop ? J'ai eu maintes fois l'occasion de l'observer de loin, murée dans mon silence et mon retrait. Bras droit du directeur. Logan est un homme particulièrement jeune, être à la tête de cette grande école ne doit pas être une tâche aisée. J'imagine que le soutien d'Ismaelle est précieux. Non je ne l'imagine pas, je le sais. Cette femme semble dotée d'une carapace en fer forgé, qu'elle manipule non pas pour les autres mais pour elle même. Soutient-elle Logan dans toutes ses démarches ? Je sais bien qu'ils restent tout deux mes supérieurs mais... Je me rappelle de ce gamin, nous n'étions que des enfants paumés dans des réceptions mondaines. Sa situation était -elle plus enviable que la mienne ? Aucune idée. Je n'ai jamais vu l'extérieur avant mes 26 ans. Je n'avais pas idée de ce qu'il vivait. De simples enfants.

Le regard d'Ismaëlle se pose dans le mien et je la laisse venir. Tout à son rythme.

« En réalité c’est la pleine lune qui m’amène ce soir. »

J'acquiesce, place une main sous mon menton, les jambes repliées, le coude posé.

« J’ai de nombreuses inquiétudes, notamment sur l’avenir de cette école et ses habitants, mais ce soir je dois admettre que mon esprit est relativement captif d’une seule et même pensée. Un de nos élèves a disparu il y a tout juste une semaine, pour être totalement honnête il s’est fait enlever alors qu’il rentrait de vacances mais personne ne sait par qui ni pourquoi puisque l’homme qui l’a emmené n’était pas connu des témoins. D’autant plus que tout s’est passé très vite d’après les informations que j’ai pu avoir par les concernés. »

Des inquiétudes à propos des élèves. De cette école. Je lui adresse un sourire, non pas condescendant mais simplement qui se veut rassurant. Je saisis par avance l'objet de sa venue mais pour l'instant n'y pense pas. J'attrape ma tasse de thé et avale une gorgée avec souplesse, les doigts placés de la manière adéquate. La sécurité est-elle si corrompue à Poudlard pour qu'un des élèves disparaisse sans soucis ? N'y avait-il pas un adulte ? Ne sont-ils pas censés pouvoir faire face ? Ah s'ils pouvaient prévoir les choses...

« Ce jeune garçon est un Lycanthrope. »

Le lien est fait immédiatement. Son esprit captif d'une seule pensée dit-elle. Enzo Ryans alors ? J'imagine que si son frère n'est pas la non plus cest qu'il a alors subit le même traitement. Mon esprit divague automatiquement vers cette main entaillée que je resserre en poing contre mon ventre. Privée de lecture. Je cligne des yeux et attends, sans l'ombre d'une faiblesse. Si ma réclusion ne m'a pas appris a tisser des liens sociaux elle m'a cependant forgée un contrôle de fer sur moi-même.
Je reste la immobile, et attend. Ses traits sont courroucés et elle n'est visiblement pas en mesure de cacher son inquiétude. Devinerais-je un lien fort entre ces deux personnes ? Peut-être. La divination est aussi un jeu du hasard, l'avenir change chaque minute, rien n'est tellement écrit sauf dans nos mains. Mais si elle est la pour me parler de ça, alors que nos liens sont d'ordinaire plutôt ténus, il ne faut pas être nécessairement très perspicace pour le deviner.

« J’ai … J’ai beau savoir que la Lune le rend plus fort, elle le rend également beaucoup plus vulnérable face à des personnes mal intentionnées et songer qu’il peut être n’importe où, avec n’importe qui, m’inquiète énormément. »

Sa voix n'est plus si claire qu'à son entrée ici. J'attends la suite non sans une certaine impatience. Bien évidemment maintenant je ne suis plus dupe sur le pourquoi de sa venue et en même temps je n'avais pas trop cherché une autre raison. Elle semble hésiter, allons donc Ismaëlle, je ne vous mangerais pas.

« Je me demandais si grâce à votre don vous pouviez … ressentir quelque chose. »

Nous y voila. Je reste quelques instants impassible, un sourire bienveillant toujours collé sur mes lèvres comme un masque de fer. Mes yeux sondent les siens et j'y cherche la sincérité. Une petite voix, celle du mal, Elizaveta, me souffle toujours les mêmes choses. Une fois de plus on se dirige vers Mlle Hunt pour éclaircir ses doutes. Autrement elle est trop folle. Tu penses pas ? Hm... La divination est un art reconnu par une partie du monde sorcier, dénigré par l'autre. La plupart des élèves écoutent à moitié. Qui pourrait leur en vouloir quand même leur directeur est sourd à cette discipline ? Quel dommage. Je laisse le silence s'installer, mon regard toujours dans le sien, tranquillement lecteur, sans offense Mlle Stoneheaven. Si seulement ils avaient été davantage à l'écoute. Peut-être aurais-je pu leur dire alors quelles mauvaises imprécations étaient suspendues autour de nos têtes. Si seulement il n'était pas à fricoter gaiement avec une élève et avait eu l'intelligence de consulter l'une des plus éminentes chercheuses en la matière. Peut-être aurais-je pu lui confier mes rêves. Peut-être même aurais-je dû. Libre à chacun d'attribuer de l'importance ou non à cet art. Mais celui qui la lui donnera remportera la bataille, et Logan perd.

Je finis par lâcher son regard et me redresser, posant mes coudes sur mes cuisses, et brise le silence, enfin, opaque et épais à couper au couteau.

« Et bien... En théorie, c'est possible. »

J'attrape ma tasse de thé avec douceur, voir lenteur, mon regard posé dans le sien : Le respect. Je respecte cette femme sans vraiment la connaitre ni la comprendre totalement, mais c'est le cas. Je tousse un peu, avale une gorgée de thé, et appréhende le problème sous différentes dimensions. Ça n'en est pas un, en réalité, il m'est bien sur aisé de prendre mes cartes et avancer la prédiction.

« Vous devez bien sur être au courant - comme la plupart des habitants de ce château...- que la divination est parfois un art hasardeux. Même pour les plus expérimentés. »

Si mon ton est sarcastique ? A peine. Une inflexion légère. Je me lève avec tranquillité et me dirige vers un meuble haut et, entre mes livres et amulettes, je cherche le jeu de carte que j'utilise fréquemment. Avoir confiance en son matériel, deuxième règle. La première étant déjà de ne pas dénaturer cette discipline. Ceos se redresse à mon arrivée. J'ai certainement plus d'affection pour cet animal que pour la plupart des gens ici. Je fouille une minute encore et trouve enfin le paquet de carte soigneusement rangé. Leg de mon père. Ce paquet de carte a traversé des générations de prophètes et prophétesses dans notre famille. Il a quelque chose de particulier. Ses cartes sont cornées pour la plupart, et il est davantage marron que rouge maintenant. J'ai surement une paire d'autre moyens, et notamment mon cristal, mais mon choix se porte sur les cartes, je n'ai pas plus d'explications à fournir sur cette décision. Lorsque je reviens vers Ismaëlle, j'ai détaché mes cheveux histoire d'être davantage à l'aise et reviens m'asseoir face à elle. D'un geste je pousse un peu plus loin la théière et ma tasse de thé, dégage de la place sur la table et défais les cartes de leur paquet pour les mélanger un peu.

« Mais je dis bien, parfois. Et je peux sans gêne vous dire que je suis certainement l'une des meilleures de notre temps. Si vos inquiétudes relèvent de l'instant présent mes réponses seront plus fiables. Si elles concernent l'avenir vous vous doutez bien que chaque minute peut dévier le cours du temps et qu'à partir de ce constat, les inconnues de notre équation peuvent changer. »

Je la regarde en glissant les cartes entre mes mains. Du tissu de soie, de la pure douceur. J'ai l'habitude. Je passais mes journées à travailler mes gestes. Ce n'est pas un art vague mais une hygiène de vie, une façon de penser. Comme j'imagine qu'elle ait du adapter son rythme de vie à celui de ses protégés.

On aurait pu croire que faire démonstration de mes inclinaisons me ferait frémir d'excitation. Ce soir ça n'est pas le cas. Une amertume invisible s'est glissée dans notre esprit. Mais l'inquiétude de Mlle Stoneheaven est sincère, je l'ai bien compris. Alors je pose soigneusement le tas de cartes face contre table et pose ma main sur le dos du paquet.

« Bien. Si vous avez conscience de tout ce que je vous ai dis, nous pouvons commencer. J'ai besoin de vous une attention claire. Nous allons y aller question par question, mais je souhaiterais également que celle que vous poserez occupe entièrement votre esprit. Il faut me la formuler directement, et à voix haute. »

Je lui adresse un faible sourire. Ce n'est pas compliqué.

« Puis je tirerais cinq cartes, et nous regarderons ensemble. C'est d'accord ? »
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MessageSujet: Re: Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre   Lun 30 Mar 2015 - 22:58

Je l'admets, cette façon qu'elle a d'observer, comme si elle analysait et lisait en vous, et sa façon de se mouvoir presque au ralentis, ce sourire qui ne la quitte pas une seconde … comme si elle savait quelque chose que tout le reste de la planète ignore et surtout moi … ça me met extrêmement mal à l'aise, ça me rend très nerveuse et me donne des frissons. Je crois que je commence à remettre en cause ma décision mais au fond de moi je le sais, je ne ferais pas marche arrière. J'aurai pu demander à Logan de venir avec moi, après tout l'avenir de l'école et ses habitants le concerne, mais je le sais peu réceptif à ce genre de sciences occultes et un esprit fermé à ce genre d'art pourrait peut être interférer … Je n'en sais rien du tout mais je crois que je n'avais pas envie de prendre le risque, tout simplement, d'autant plus que la raison de ma présence n'est pas centrée sur le château ce soir même si c'est peut être avoir un sens des priorités discutables. D'après moi il ne s'agit pas de ça, de priorités, mais simplement d'un peu d'égoïsme peut être, tout simplement d'humanité. Penser aux autres, m'occuper d'eux, ça n'est pas une corvée et ça n'a jamais été le cas mais parfois il faut savoir dire stop et se faire passer en premier même si là encore ça n'est pas vraiment comme ça que je décrirais ma démarche. C'est simplement spontané, un peu comme un cri du cœur, un besoin un peu désespéré d'être rassurée.

Dire que ça ne me dérange pas qu'elle me sonde comme elle est entrain de le faire serait mentir mais bonne joueuse je ne bronche pas. J'ai toqué à sa porte, je lui ai fait comprendre que j'avais besoin de son aide, alors si c'est le prix à payer ou en tout cas une partie du prix à payer, je l'accepte. Cela étant je ne sais pas du tout sur quel pied danser, le silence commence à me rendre réellement nerveuse et si je soutien son regard ça n'est pourtant pas chose facile. Elle est impressionnante, dérangeante même, et une part de moi se soulève un peu mais je la tempère. Mon choix, mes conséquences, même si en cet instant je retournerai bien trois jours en arrière alors que Leiv me faisait rire comme je n'avais pas ri depuis longtemps même si c'était malgré lui. Je sais que ça n'est pas à moi de briser le silence et je ne le ferais pas, j'ai suffisamment de patience pour ça, mais je commence néanmoins à compter les secondes avec cette sensation d'étouffement au creux de la gorge.

Je me demande à quoi elle peut bien penser en cet instant, quoi qu'il en soit à son langage corporel et surtout son enveloppe qui reprend vie je comprends que la parole va reprendre ses droits entre nous. Je me débloque à mon tour et bois une gorgée du thé qu'elle m'a offert.

« Et bien... En théorie, c'est possible. »

Attentive et attentiste, je suis concentrée, toute à l'écoute de ce qu'elle aura à me dire. Est ce qu'une aura aussi pleine de mystère est due à un jeu d'acteur incroyable ? Difficile à dire, ça n'est clairement pas ma zone de confort moi qui suit profondément terre à terre.

« Vous devez bien sur être au courant - comme la plupart des habitants de ce château...- que la divination est parfois un art hasardeux. Même pour les plus expérimentés. »

Est ce que je le suis, bien au courant je veux dire ? Rien n'est moins sur et ça me semble important de le préciser alors mes lèvres se délient l'espace de quelques secondes de pures franchises et d'honnêteté.

« Je vous avoue ne pas être très renseignée sur ce domaine, voilà pourquoi je ne le juge pas en ce qui me concerne. »

Je sais que nombre sont ceux qui méprisent l'art de la Divination mais je n'ai pas le souvenir d'avoir déjà été de ceux là. En réalité c'est clairement du désintérêt de ma part jusqu'ici, parce que jusqu'ici je n'ai jamais ressenti ou presque ce besoin de savoir à quoi l'avenir ou même le présent secret risquait de nous exposer. Pas au point d'aller chercher des réponses par ce biais là en tout cas. Je suis Née-Moldue, j'ai passé les dix premières années de ma vie sans avoir connaissance de l'existence de la Magie et même si ce genre de choses existent aussi dans le monde sans Magie ça n'a jamais fait partie des mœurs de ma famille. Mes parents sont tout autant terre à terre que moi, je crois d'ailleurs qu'ils ne réalisent pas vraiment que leur fille est une Sorcière puisque rien ou presque n'a changé depuis qu'ils sont au courant. Pour eux je suis Ismaelle, leur fille, et c'est tout ce qui compte. Ça me va très bien comme ça.
Elle s'active, c'est à mon tour de l'observer tout en me demandant si elle s'amuse de la situation ou bien me prend au sérieux. Je crois que ça n'a pas vraiment d'importance, dans le fond je n'ai rien à perdre mais tout a gagner et cette manière d'appréhender les choses est sans doute un moyen de me préserver. J'ai peut être l'air gentille, voir naïve, mais je n'accorde pas ma confiance facilement. Peut être qu'elle l'a déjà deviné … Constat : Les cheveux détachés lui donne l'air moins stricte, c'est sans doute totalement stupide mais ça me détend un peu. Je ne dis pas qu'elle m'impressionne moins, juste que le visuel tranquillise le reste. C'est un paquet de carte qu'elle a entre les doigts, ça me rend très curieuse. Sa dextérité à les manpuler me laisse penser qu'elle maitrise ces gestes depuis un moment.

« Mais je dis bien, parfois. Et je peux sans gêne vous dire que je suis certainement l'une des meilleures de notre temps. Si vos inquiétudes relèvent de l'instant présent mes réponses seront plus fiables. Si elles concernent l'avenir vous vous doutez bien que chaque minute peut dévier le cours du temps et qu'à partir de ce constat, les inconnues de notre équation peuvent changer. »

Légèrement déconcentrée par mon observation silencieuse je n'en suis pour autant pas moins attentive et écoute précieusement toutes les informations qu'elle me donne. Si je la crois quand elle me dit être l'une des meilleures ? Oui. Quel intérêt aurait-elle à se vanter d'un tel fait devant moi ? Je ne suis rien pour elle, je doute qu'elle soit de ceux qui veulent épater la galerie, une intuition, mais ça n'est pas moi la spécialiste dans le domaine après tout. Les cartes sont mélangées, posées, je crois qu'on y est.

« Bien. Si vous avez conscience de tout ce que je vous ai dis, nous pouvons commencer. J'ai besoin de vous une attention claire. Nous allons y aller question par question, mais je souhaiterais également que celle que vous poserez occupe entièrement votre esprit. Il faut me la formuler directement, et à voix haute. »

Elle m'adresse un sourire, je n'arrive pas à savoir si je parviens à lui rendre ou non.

« Puis je tirerais cinq cartes, et nous regarderons ensemble. C'est d'accord ? »
« Très bien. »

C'est à moi de jouer à présent et si sur le papier tout semble évident en réalité ça ne l'est pas tant que ça. Une attention claire, ça je peux le faire sans trop de problème même si le serpent attire parfois mon attention par ses mouvements aussi lents que ceux de sa maitresse, même si je ne peux m'empêcher de me demander ce qu'il se passe dans la tête de cette femme en cet instant, même si mes pensées sont un peu sinon confuses au moins multiples. J'ai des tas de scenarii qui se promènent dans ma tête et même si aucun n'est très clair je sais qu'ils sont tous assez sombres alors je dois faire le tri et me concentrer de façon à rendre les choses le plus précises possible. Qu'est ce que je souhaite savoir ? Tellement de choses en réalité … Où est il ? Avec qui ? Pourquoi ? Comment va t-il ? Est il … toujours en vie ? Comment se passe sa Pleine Lune ? Est ce qu'il souffre ? Est ce qu'il est seul ? Mais ça n'est pas comme ça que ça fonctionne et je dois réfléchir suffisamment pour avoir une pensée logique et concise. Je ferme les yeux, peut être que ça m'aidera, et ma concentration se fait presque opaque. Je ne sais pas vraiment combien de temps cela dur mais l'illumination fini par se faire et je me fixe sur une seule et même pensée qui me semble à présent une évidence alors j'ouvre les yeux, inspire un grand coup puis expire après avoir bloqué l'air quelques secondes.

« J’aimerai savoir s’il est en ce moment même libre de ses mouvements. »

Je sais à quel point sa liberté est importante pour lui même si cette notion est facilement nuancée, et je sais qu'en ce moment du mois plus précisément elle est révélatrice de beaucoup de choses. Il n'aime pas être enfermé de manière globale mais une fois dans la peau de Loup c'est encore plus puissant et de ça dépend son état général, j'en suis convaincue. S'il est libre de ses mouvements alors c'est déjà quelque chose d'énorme et à cette heure ci il doit déjà être transformé. Peut être que je m'égare, peut être que je ne vais pas à l'essentiel, que c'est trop abstrait et interprétable à foison, peut être que je m'y prends mal, peut être que tout ça ne donnera rien mais j'y crois, et je pense que c'est important d'y croire, si d'une manière ou d'une autre ça peut éclairer les zones d'ombre.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre   Ven 10 Avr 2015 - 21:34

« Très bien. »

Je l'observe, désormais attentive et plongée dans cet art que je considère vital. Il ne s'agit pas la de faire une démonstration de mes talents, je n'en vois pas l'intérêt, mais simplement de répondre à une demande précise tout en l'étant le plus possible en retour. Je sais ce que je faire, et retrouver cette sensation de commencer à rentrer dans l'instant divinatoire m'apaise. C'est ma zone de confort, dans cet univers je maitrise tous les éléments qu'il m'a été donné de maîtriser. J'ai travaillé d'arrache-pied, poussé mon don plus loin qu'il n'aurait du, forcer la serrure de la magie noire pour comprendre son opposée. Libre à vous de me sous-estimer et donner une maigre place à un art que vous ne connaissez pas. Je n'hésiterais pas à le rappeler quand vous serez crevés, froids comme des tombes. Elizaveta !

Je reporte mon attention déviée par mon autre sur le visage aux yeux fermés d'Ismaëlle. Occulter l'environnement, se concentrer sur l'instant. Je l'imite, éloigne rapidement la voix d'Elizaveta et tourne tout mon être vers elle, vers mes cartes, vers la divination, ses ondes, ses questions, son esprit. Ismaëlle et rien qu'elle, j'en oublie même les mouvements lents de Céos, qui se demande surement pourquoi il est dans son gigantesque vivarium et non pas dehors comme d'habitude.

L'adjointe ouvre les truc à nouveau et je me mets immédiatement en condition.

« J’aimerai savoir s’il est en ce moment même libre de ses mouvements. »

J'acquiesce et d'un geste léger, remonte les manches de mon gilet, laissant apparaitre mes fins poignets dont un surmonté d'un anneau d'or, offert par mon père il y'a maintenant plus de dix ans. Je mélange à nouveau les cartes et dépose une par une les cinq cartes, quatre en ligne une en dessous. J'attends quelque seconde, aligne sagement les cartes, silencieuse, puis tire à nouveau deux cartes que je dispose à la suite de la deuxième ligne. Quatre cartes en haut, trois en bas. Je murmure quelques incantations latines, déplace les cartes pour les reposer dans une disposition identique, mais les faces cachées ne sont plus à la même place. Je pose le plat de ma main sur la première carte de la ligne de quatre, le pouce glissé en dessous et lève un regard vers Ismaëlle. Il n'est pas trop tard pour renoncer à apprendre la vérité. C'est un enjeu considérable et les conséquences sont parfois désastreuses. L'absence est un poison qui pousse les gens à faire des choses qu'ils regretteront surement. Je lui dirais absolument tout. Je ne lui cacherais rien, d'abord parce que ce n'est pas mon problème même si je l'avoue que sa venue pour ce garçon pousse ma curiosité. Ceci malgré le fait que j'ai renoncé à toutes communications avec lui. Son sort ne m'est pas complètement étranger, sans pour autant m'affecter. Il a brisé les lignes de ma main et ça suffit pour aiguiser mon côté rarement curieux. Tout ça pour dire que je ne suis pas responsable des conséquences.

Donc, elle me rend mon regard et, derrière l'inquiétude et une pointe de peur, je sens sa détermination. De ma main libre je repousse mes longs, trop longs cheveux sur un côté de mon épaule, et renverse doucement les cartes. Je ne regarde pas tout de suite, me concentre sur elle, et lorsque mes cartes sont toutes retournées je commence patiemment à les lire. Je pose mes deux mains sur la table et m'approche un peu, comme pour mieux les voir. Je tape mes ongles frénétiquement sur le bord en bois et déchiffre tranquillement, me parlant à moi-même.

« Non, pas ça, autrement ta carte se serait mise ailleurs. Hm...»

Je m'isole dans mon monde, quelques minutes, je vois les symboles se poser devant mes yeux, flotter, et alors je fronce les sourcils. Les cartes sont confuses. Mais c'est un loup-garou, plus un garçon, un loup, alors ça change la donne tu saisis maintenant Phædre ? Hm, intéressant. C'est important ne laisse pas celle-ci de côté. Regarde ça Phædre comme ça se dessine sous tes yeux, cet alphabet est en train de prendre forme sous tes yeux et bientôt… et bientôt, je fronce les sourcils, me redresse un peu, le visage sur le côté, pas bien sure de ce que j’y lis. Je passe une main devant mes cartes comme pour les survoler physiquement et repose mon regard sur la carte traitresse. Elle n’aimera peut-être qu’à moitié ce que je vais lui dire. Certainement. Mais ce n’est pas mon problème après tout.

« Alors… »

Je me redresse et plante mon regard dans le sien. Il n’affiche rien d’autre que mon self-control habituel. Ce n’est pas dans mes yeux qu’elle lira la réponse à sa question mais c’est bien dans le timbre posé et suave de ma voix. Lointain. Je n’ai pas conscience de ce que je dégage, je sais simplement moduler ma voix pour ne pas perturber et adopter un ton plus agréable que celle que je prends en cours. Qu’Elizaveta prend en cours.

« Je vous dirais, Ismaëlle, qu’il l’est actuellement. Mais quand j’entends actuellement, je veux dire qu’il ne l’a surement pas été tout au long de cette soirée. Ni même peut-être les jours précédents. Mais je perçois une différence de « captivité » entre ce soir et plus tôt. Quelque chose diffère. Cependant, à l’heure actuelle, j’imagine que la transformation a été faite et il est effectivement libre de ses mouvements. »

J’attrape mes cartes, toujours en la regardant, et mélange à nouveau le tas de carte, en silence, le temps de lui laisser incorporer l’idée que son jeune ami ait surement été captif, et est toujours captif quelque part. Car c’est ce que je pense. Mais je ne m’avancerais pas sur ce terrain sans davantage de lecture. Je dépose à nouveau le tas de cartes et reviens vers elle d’un regard qui essaie d’être rassurant. Un mouvement m’attire et je sais pertinemment ce qu’il se passe.

« Céos, n’essaie pas. »

Sans cesser de mélange mes cartes je me retourne vers mon serpent, et celui-ci se tarit dans son vivarium.

« Il essaie souvent de se faire la malle. C’est de ma faute, je l’habitue à rester avec moi. »

Je laisse un sourire s’échapper. Etrangement. Et là, un éclair de lucidité. Un éclair, une pensée. Mes cartes sont efficaces mais…

« Ismaëlle. Souhaitez-vous rester sur ce schéma divinatoire ou avoir davantage de réponses, plus précises, plus rapides. »

Je la regarde intensément, posant mon tas de cartes comme précédemment, prête à défaire les cartes pour les lire si son envie est de rester ainsi.

« Si vous voulez… j’ai besoin de quelque chose qui lui appartient. Mais c’est à vous de décider. »
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MessageSujet: Re: Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre   Lun 13 Avr 2015 - 22:11

Phaedre Hunt. Alliée de taille ou ennemie de poids. Je l’admets, j’ai un peu perdu ma capacité à faire confiance aux autres à cause de certains évènements et je ne suis pas étrangère au fait qu’elle soit toujours plus ou moins restée neutre pendant les deux ans où nous avons tous été captifs de cette école. Neutre, ou avec quelques tendances ? Difficile de trancher, même si quelques bruits de couloirs font savoir qu’elle n’a pas toujours été très tendre avec les élèves … Ca n’est pas évident pour moi de garder mes états d’âmes personnels de côté, qu’on se le dise, parce que tout n’est pas tout noir ou tout blanc mais s’il y a bien une chose que j’exècre c’est qu’on s’en prenne à des créatures innocentes, qu’elles soient humaines ou animales, puisque de toute façon l’Homme n’est qu’un Animal parmi d’autre selon moi.

Il s’empêche que je suis là, à sa merci si elle le veut, mais je n’ai pas l’intention de repartir. Peut être qu’il y aura des conséquences, peut être que je vais avoir une dette envers elle suite à ça, mais c’est de toute façon trop tard pour faire machine arrière. Elle s’affaire et à nouveau je l’observe, partagée entre fascination et appréhension, méfiance, tout en tachant de garder ce type d’ondes sous contrôle par peur que ça n’interfère dans ses ressentis et dans son œuvre. Oui, une œuvre, un don, quelque chose qui n’est pas donné à tout le monde et qu’elle maitrise visiblement à la perfection. Je ne la place pas sur un piédestal, je constate simplement.

« Non, pas ça, autrement ta carte se serait mise ailleurs. Hm...»

Elle ne me parle pas, elle se parle à elle-même. Entre nous l’échange est surtout visuel, elle m’a regardé de longue seconde et j’ai soutenu ce regard qui me met pourtant extrêmement mal à l’aise. Est-ce qu’elle s’en rend compte ? C’est possible. De mon côté je n’arrive pas vraiment à cerner ce qui se passe dans ses yeux et donc au-delà mais je ne m’en formalise pas tellement. Elle est en pleine lecture, je pense qu’on défini ça de cette façon ? Et si je ne vois que de simples cartes il est évident qu’il en va tout autrement pour elle. C’est assez perturbant d’assister à un tel spectacle, d’autant plus que mon côté terre à terre ayant besoin de comprendre comment fonctionne les choses ne sait plus où se situer mais j’essaie de garder mon calme au maximum. J’ai pourtant le cœur qui bat à 100 à l’heure dans la poitrine et comme chaque fois j’ai ce réflexe de porter deux doigts à mon cou – en essayant d’être discrète – pour chercher mon pouls.

« Alors… »

Quand elle se redresse et capte à nouveau mon regard, sa lecture visiblement terminée, je relâche mon bras qui revient se poser sur mes cuisses. Dans ma tasse, le thé est toujours entrain de fumer tranquillement – comme Maximousse au bord de la fenêtre quand elle pense a Kezibelle. J’essaie de faire abstraction de son aura plein de mystère mais c’est difficile étant donné que tout chez elle rappelle qu’elle n’est pas comme les autres. Ce côté fascinant a de quoi dérouter n’importe qui, je n’en doute pas une seconde. Rien que le timbre de sa voix est hypnotisant … Passée ce blocage, mon sens des priorités redevient de marbre et l’appréhension reprend toute sa place. Le couperet va tomber, suis-je prête pour ça ? Rien n’est moins sur.

« Je vous dirais, Ismaëlle, qu’il l’est actuellement. Mais quand j’entends actuellement, je veux dire qu’il ne l’a surement pas été tout au long de cette soirée. Ni même peut-être les jours précédents. Mais je perçois une différence de « captivité » entre ce soir et plus tôt. Quelque chose diffère. Cependant, à l’heure actuelle, j’imagine que la transformation a été faite et il est effectivement libre de ses mouvements. »

Soulagement. Dans un premier temps c’est effectivement ce qui prédomine puisque de la façon dont elle tourne les choses, il apparait que le garçon est vivant, chose non négligeable. Il est vivant mais captif, sans pour autant être privé de sa  liberté de mouvement. Loup et libre. Au moins partiellement. C’est en tout cas ce que disent les cartes, c’est en tout cas la manière dont elle interprète les choses. Est-ce que j’en doute ? Disons que … Je ne me pose pas la question mais une partie de moi garde néanmoins une part de réserve. Je ne peux prendre ceci comme argent comptant, je me connais, je suis bien trop terre à terre et rien ni personne ne pourra pleinement me rassurer si ce n’est le principal intéressé lui-même. Ça aide, néanmoins, et c’est une certitude. Je ne remets pas en cause son don, je suis simplement fidèle à celle que je suis.

« Céos, n’essaie pas. »

Sursaut de ma part, elle m’a surprise en pleine réflexion et sans trop y faire attention je tourne la tête vers le vivarium.

« Il essaie souvent de se faire la malle. C’est de ma faute, je l’habitue à rester avec moi. »
« Il est chez lui, vous êtes chez vous. »

Ce que je tente d’exprimer est simplement le fait que son Serpent peut se promener en toute liberté, ça ne me dérange pas, et même si c’était le cas je suis celle qui n’est pas sur son territoire. Personne ne me fera enfermer Fenrir chez moi si je ne le fais pas d’avance par moi-même.

« Ismaëlle. Souhaitez-vous rester sur ce schéma divinatoire ou avoir davantage de réponses, plus précises, plus rapides. »

Je n’en suis plus certaine. Oui, c’est la pensée qui englobe mon esprit en réponse à cette question mais je la chasse aussitôt.

« Si vous voulez… j’ai besoin de quelque chose qui lui appartient. Mais c’est à vous de décider. »
« Je suppose que vous ne pouvez pas le localiser ? »

Non, ça serait bien évidemment trop simple.

« Je crois que je n'aurai qu'une seule autre question à poser mais si un objet lui appartenant peu aider, attendez deux petites secondes que je réfléchisse à ce qui serait le plus pertinent. Si vous permettez. »

En réalité des questions j’en ai des tas : Est-ce qu’il va bien ? Où est il ? Est-ce que son frère va bien et est ce qu’ils sont ensemble ? Avec qui ? Pourquoi ? Où est Jake ? Est-ce que lui aussi va bien et est libre de ses mouvements ? Est-ce qu’ils vont tenter de revenir, encore plus en force ? Est-ce que Jakob reprend le cours de sa vie ? Est-ce que mes parents vont bien et sont en sécurité ? C’est trop dangereux, je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai fait une erreur en entrant dans cette démarche mais je crois qu’il est bien facile de se perdre dans les méandres de tout ceci. Je ne me fais pas suffisamment confiance, de plus je me dis que certaines choses sont des priorités et qu’elles ne doivent peut être pas être personnelles, ou alors que chacun devrait venir poser ses propres questions. Je n’ai pas a décider pour les autres, Aileen devrait être celle qui fait la démarche concernant Jake de même que je devrais m’entretenir avec Logan concernant une éventuelle nouvelle attaque. Soudain j’étouffe, je le sens bien, mais je suis venu ici avec un but en tête et je ne ferais pas machine arrière. Réflexion terminée, accio informulé envoyé … et quelques secondes plus tard une photo se pose dans ma main droite. Silencieuse, je l’observe quelques secondes. Elle ne m’est pas inconnue, même si rares sont les fois où il m’a été donné de voir les visages de ces deux personnes s’animer sur ce morceau de papier. La première fois que leurs traits se sont dessinés sous mes yeux je venais de séparer le Gryffondor d’un de ses camarades. 15 ans, 16 ans, je ne sais plus, et déjà entrain de se battre. J’ai l’impression que c’était il y a un siècle et pourtant ça n’est clairement pas le cas. Un an et demi peut être, deux ans à tout casser.

« Est ce que ça pourrait faire l'affaire ? »

Je lui tends la photo sur laquelle se trouve les parents de Derek et Enzo, en me disant que c’est probablement ici un des objets auquel il tient le plus (c’était ça où elle sortait Kyle de son lit pour qu’il serve de canal *out*)  et qu’il n’a malheureusement pas avec lui.

« J'aimerai savoir s'il se trouve entouré de personnes mal intentionnées à son égard, et à celui de son frère par extension, si bien sur ils sont ensemble. »

J’ai bien conscience que cette requête n’est peut être pas suffisamment clair mais c’est difficile de condenser ce genre d’information, surtout quand on se retrouve émotionnellement impliquée comme je le suis.
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MessageSujet: Re: Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre   Ven 17 Avr 2015 - 20:51

« Je suppose que vous ne pouvez pas le localiser ? »

Je secoue la tête par la négative. J'aurais pu oui, fans un autre contexte que celui -ci, avec d'autres instruments. La lune étant favorable cette nuit, oui, c'est vrai. Mais il aurait fallu beaucoup de temps, d'énergie, d'éléments différents. J'ai du temps mais je n'ai pas le reste. Alors je préfère répondre par la négative. Et rien ne pourrait présager une réelle bonne réponse alors que l'être recherché n'est pas sous sa forme humaine. Trop de complications, trop d'espoir pour trop peu de résultats. Je ne joue pas sur le terrain de la diseuse de bonne aventure. Je ne lui vendrais pas de fausses images, pour le plaisir de lire des lignes, des cartes, des os. Ismaëlle n'est pas quelqu'un qu'il semble aisé de mener en bateau. Ce n'est pas mon intention mais je pense que son esprit est assez vaillant pour détourner ce genre de vieilles arnaques - ce qui me vaut aujourd'hui un moindre respect des élèves, obtenu par la force et la rigueur par la suite. Mais l'espoir est une chose destructrice pour tout un chacun. Je ne suis pas partisane de ces pitreries soi-disant divinatoires.

« Je crois que je n'aurai qu'une seule autre question à poser mais si un objet lui appartenant peu aider, attendez deux petites secondes que je réfléchisse à ce qui serait le plus pertinent. Si vous permettez.
- Bien sur. »

Les secondes passent et je réunis mon matériel, reposant les cartes dans leur paquet, je fais passer mon encens dans la pièce et laisse son odeur de répandre. Je reviens à ma place, laissant Ismaëlle à sa réflexion, ne voulant troubler un tel instant de profondeur et attends patiemment, déposant dans le creux de ma main ma tasse de thé. Prise en main socialement éthique, je bois une première gorgée encore fumante sans bruit et me délecte de la multitude de sensation qu'offre ce thé de première qualité.

« Est ce que ça pourrait faire l'affaire ? »

La jeune femme sort de sa réflexion, brisant soudainement le doux silence, mais ça ne me dérange pas après tout, nous sommes la pour ça. Elle me tend un papier cartonné, animé, et alors je reconnais le même type de photo que j'ai sur ma propre table de chevet. Peut-être seule relique de mon enfance. Je suis partagée. Un objet de si grande valeur sentimentale... J'acquiesce néanmoins sans la regarder, les yeux posés sur les deux personnes que j'observe s'animer. Mes yeux détaillent, mes sens ne déraillent pas mais ce n'est pas loin. Une photographie, regardée et regardée encore, vecteur de souvenir, d'émotions, d'instants qui lui ont étés surement volés. Beaucoup de choses se sont mises à se bousculer des l'instant où mes mains se sont posées sur le papier. La lune offrant son soutien, je me sens particulièrement réceptive, et ce simple bout de papier magique est chargé d'un milliard de choses. Je réfléchis.

« J'aimerai savoir s'il se trouve entouré de personnes mal intentionnées à son égard, et à celui de son frère par extension, si bien sur ils sont ensemble. »

J'acquiesce et j'entends sa question, mais j'ai besoin d'un peu de temps pour éclaircir les voies divinatoires. Je fronce les sourcils, beaucoup, beaucoup trop de choses. Alors, j'imagine que ces deux personnes font partie de sa famille. J'ai besoin de réponses. Je lève un regard vers Ismaëlle. Elle semble attentive et concentrée sur sa demande. Quelque part une impression relativement familière me prend aux tripes. Les informations que je reçois sont toutes dans le désordre, pas toutes bonnes. Je n'arrive pas immédiatement à faire le point. Les sourcils toujours froncés, j'oriente toutes mes pensées et tout ce qui peur constituer mon don vers le jeune Ryans. Je ferme un petit instant les yeux histoire de réguler ma respiration, percevoir les ondes de l'adjointe et les miennes, toutes ensemble regarder dans la direction du garçon, et percevoir bientôt les réponses. Encore une fois beaucoup de choses se bousculent et rien n'est vraiment clair. J'ouvre les yeux sur la photo encore et la détaille sans arrêt. Le silence m'aide, seule la respiration d'Ismaëlle et les déplacements du serpent sont perceptibles, tous les deux comme des rythmes de pensées.

Je ne me sens pas vraiment la. Pas dans ce château ni dans cette chambre. Simplement, entre deux mondes, entre deux perceptions de la réalité. Elles ne sont pas les mêmes, ici et dans les environs du jeune lycan. Je suis dans un entre-deux, zone familière, eau calme dans laquelle j’ai l’habitude de nager. Je respire avec douceur, mon rythme cardiaque est lent mais très régulier et, droite, le dos bien collé à ma chaise, immobile, je sais que j’entre dans cette phase particulièrement agréable où je me fonds avec la divination. Des images très floues et très éloignées de moi apparaissent, des liens, comme un fil rouge, s’étire entre les différentes ondes et réponses qui me parviennent. Les sourcils froncés, j’entends, de loin, comme un brouhaha et rien ne m’autorise à écouter. Les choses se clarifient au fur et à mesure, je murmure entre mes lèvres des incantations personnelles qui me permettent de trier les choses. Mes yeux bougent sur cette photo, leurs yeux m’interpellent, puis les miens se ferment, perçoivent et je parviens, au bout de quelques minutes, à déblayer les sombres allées de mon esprit ainsi que les nœuds autour du jeune Ryans et, effectivement, de son frère.

Sans quitter la photo des yeux, je commence.

« Je pense pouvoir dire sans me tromper que les frères sont réunis… Je… perçois, oui, toutes ces ondes… ambiguës. Un comportement détestable que l’on juge pour le bien d’un autre, vous savez, ça fait flancher les… »

Mon regard s’appesantit sur la femme. Je m’interromps, bute, flanche, parce que la lecture n’est pas facile. La mise en forme de toutes ces informations, non plus.

« Il y a clairement des mauvaises ondes qui trainent autour de lui et… Des divergences de point de vue ? Peut-être. Oui. Cela doit être ça. Je crois qu’on lui veut quelque chose, sans que je ne sache quoi, on attend quelque chose. Certaines sont très mauvaises. Et plus rarement… comme des lueurs, des exceptions, et… »

Je tourne la photo vers elle, mon ongle impeccable tapote doucement le côté où se trouve la femme. Et pour la première fois je lève mon regard vers elle.

« Je dirais que cela vient de ce côté de sa famille. Sa mère, je suppose. »

Ça n’est pas vraiment une question. Quelque chose me dit, quand je les regarde, que ces deux personnes que je pressens être ses parents sans penser me tromper, sont liés à cette espèce de … de boucle, qu’il a, dans les lignes de sa main. Un instant, les mains toujours dans la même position, je me perds dans les tracés méticuleux de la main du lycan. Oui. Ce vide, cette… impression de grand saut qu’il y avait en lui, cette force naquit du néant, elle est liée à ces deux visages en mouvement. Depuis le soir où j’ai lu, insolente, les lignes de sa main, leur dessin est gravé quelque part dans mon esprit. Cette boucle, cette mystérieuse boucle que je possède aussi. La mienne n’est pas refermée. La sienne l’est. Je relève la tête en lui tendant la photographie animée en retour. Je n’arrive pas à réfléchir, fronce les sourcils, je cherche un point d’ancrage : son regard. L’intensité de ses yeux noirs. La brume, tout ce brouillard, ces bruits. Je ne comprends pas.

Je… je ne sais pas.

« Il n’aime vraiment pas être enfermé, n’est-ce-pas. Restez impliquée. Ne baissez pas les bras, soyez patiente, Ismaëlle, vous êtes forte. »

Soudain, toutes mes pensées s’éclaircissent, je cligne des yeux et me défait de la tension imposée dans mes muscles. Je quitte son regard et reviens le poser sur les tasses de thé. Je n’ai pas compris. Mais c’est là l’art de la divination : même le plus grand prophète doit se laisser avoir. Ma main se repose sur ma cuisse. Je reprends ma gestuelle, là où elle en était, et approche ma main de ma tasse de thé pour en tirer une gorgée encore chaude.

« Je suis désolée, je ne peux pas vous en dire plus. »
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MessageSujet: Re: Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre   Mer 22 Avr 2015 - 13:28

Les limites de la Divination me sont totalement étrangères. En réalité, tout dans cet art m’est étranger pour la simple et bonne raison que je n’y ai jusqu’ici pas porté de relatif intérêt et je me rends compte que c’était sans doute une erreur. Pas de jugement hâtif, je ne dis pas que cette incursion dans le monde de Mlle Hunt va solutionner tous les problèmes mais s’il s’avère qu’effectivement elle est dans la possibilité de voir, de ressentir certaines choses susceptibles de nous aiguiller vers certaines pistes, d’anticiper, ce genre de choses alors il est plutôt clair qu’il ne faudra rejeter aucune éventualité, et surtout pas son aide si elle est disposée à l’offrir parfois. Ma présence dans ses appartements résulte d’un pic de désespoir, c’est vrai, mais ça ne réduit en rien le respect que j’ai pour elle et pour son art, quand bien même mon côté terre à terre sera probablement toujours là pour m’empêcher de prendre tout ce qu’elle me dira pour argent comptant. D’ailleurs elle le dit elle, ce qu’elle ressent peut évoluer, ça n’est pas figé, et je le retiens bien. Je ne pense pas qu’on puisse dire que je doute, pas à proprement parlé, je garde simplement une part de réserve et j’imagine qu’elle doit le sentir. Tout ce que j’espère c’est que aussi infime soit cette part de réserve, elle n’influe pas de manière négative sur le déroulement des évènements.

Je tente. Qui ne tente rien n’a rien parait-il alors oui, je tente. En désespoir de cause au début, avec une certaine dose de confiance à présent. Je ne sais pas ce qu’il en coute de vouloir défier le hasard et le destin de cette façon, ni pour elle, ni pour moi, ni pour le déroulement normal des choses finalement et je l’admets je n’y ai pas pensé une seule seconde avant de débarquer ici. Juste une dernière question, je ne crois pas être capable d’assumer plus, et je me renseignerais sur la question avant de plonger tête baissée de cette façon une nouvelle fois si cela doit arriver. Peut être que je pourrais simplement lui soumettre mes inquiétudes, mes interrogations ? Le fait est qu’être cloitrée en sa présence me met relativement mal à l’aise. Je suis chez elle, avec ses règles, et même son serpent commence à me donner la chair de poule alors qu’il m’en faut en temps normal beaucoup plus que ça pour être perturbée. J’ai tenu tête à bien plus gros que ce magnifique reptile mais il émane de lui comme de sa maitresse quelque chose que je ne saisi pas. L’inconnu fait peur, ça n’est pas nouveau. Nous partageons le même toit depuis des mois, nous avons cohabité ici étant plus jeunes, et pourtant je ne connais rien de cette femme. J’imagine que c’est réciproque, soit dit en passant. C’est une sorte de respect mutuel et silencieux, je crois.

En cet instant, alors qu’elle manipule la photo que je viens de lui donner, je pourrais presque entendre la voix d’Enzo dans mon inconscient et quelque chose me dit qu’il ne serait pas très enjoué à l’idée de voir cet objet se promener dans les mains de qui que ce soit. Cet objet lui est très précieux, chose que je peux totalement comprendre, mais c’est aussi pour ça que j’ai pensé à celui là et pas à un autre. Des objets qui comptent pour lui il y en a quelques uns, il a toujours eu ce sens de l’unicité, mais celui là est d’après moi au dessus du lot. Et moins encombrant qu’une planche de surf, on en conviendra. Un livre aurait sans doute pu faire l’affaire, je pense à l’un d’entre eux en particulier mais … Non, je sais que j’ai fait le meilleur choix possible.
Je me demande ce qu’elle peut y voir, elle a l’air tellement concentrée … Je me demande si elle sait que ces deux personnes ne sont plus de ce monde et le cas échéant si elle peut le deviner rien qu’en consultant son don, les astres peut être ? Je ne sais pas vraiment. Ce qui est arrivé à ces deux frères est relativement tragique, et malheureusement c’est une chose qui ne sort pas de l’ordinaire mais au risque de paraitre lassée et détachée – ce qui n’est pas du tout le cas – c’est la vie, et la mort en fait partie. Je l’ai appris à mes dépends récemment, et un peu trop violemment. Est-ce qu’elle le sent, d’ailleurs ? Inutile d’être Einstein pour comprendre que j’aurai du revenir avec un enfant et que ça n’est pas le cas, mais les raisons peuvent être multiples.

De nouveau le silence, l’attente pleine de patience, le détachement de l’esprit alors que mes battements de cœur se calment et se calent sur les mouvements du serpent. Hypnotique. Les minutes passent, j’ai l’impression de quitter mon corps pour observer la pièce comme si je flottais dans les airs et puis dans un sursaut revient sur terre quand elle attire finalement mon attention.

« Je pense pouvoir dire sans me tromper que les frères sont réunis… Je… perçois, oui, toutes ces ondes… ambiguës. Un comportement détestable que l’on juge pour le bien d’un autre, vous savez, ça fait flancher les… »

Soulagement. Peut être que je ne devrais pas céder aussi facilement à cette émotion mais c’est plus fort que moi, mes épaules semblent se délester d’un poids à l’évocation du fait que les deux frères sont ensemble. C’est déjà en soi, et vu le contexte, une très très bonne nouvelle. Ils n’ont peut être pas toujours été les meilleurs amis du monde, et j’ai pour ma part eu beaucoup de ressentiment envers l’ainé pour de multiples raisons, mais ils sont au moins là l’un pour l’autre et c’est déjà énorme. J’ai tellement besoin d’y croire que pas une seconde je ne doute de ses mots, m’abandonnant totalement à cette interprétation. Il ne peut pas en être autrement, même la logique parle d’elle-même. Absent tous les deux ? Ils sont ensemble. Elle vient de me le confirmer.
Quant au reste … Des ondes ambiguës ? Un comportement détestable ? Mais qui ? Pourquoi ? Entre eux ? A vrai dire les scenarii et possibilités tournent déjà en boucle dans ma tête.

« Il y a clairement des mauvaises ondes qui trainent autour de lui et… Des divergences de point de vue ? Peut-être. Oui. Cela doit être ça. Je crois qu’on lui veut quelque chose, sans que je ne sache quoi, on attend quelque chose. Certaines sont très mauvaises. Et plus rarement… comme des lueurs, des exceptions, et… »

J’écoute, attentive, j’analyse, j’observe la moindre de ses réactions, toujours aussi fasciné par son attitude mystérieuse. C’est la première fois que j’assiste à ce genre de choses, et même si je ne me sens pas très à l’aise, je dois admettre que oui, c’est fascinant. Comment est ce qu’a partir d’une simple photo elle peut ressentir tout ça ? Oh bien sur elle pourrait être entrain de se payer ma tête mais … Non, je n’y crois pas. Mon instinct me dit de lui faire confiance, tout en gardant à l’esprit qu’elle peut simplement se tromper. Certains la pensent folle, je ne fais pas partie de ceux là. Les jugements hâtifs n’ont jamais été une de mes spécialités. Elle est ce qu’elle est, qui elle est, et même si je n’ai pas toujours été en accord avec ses méthodes je la respecte. Ça s’arrête là. Aujourd’hui c’est moi qui débarque et clame son aide, après tout.
Des mauvaises ondes autour de lui, des divergences de point de vue, mauvaises choses, des lueurs, des exceptions. Qu’est ce qu’ils essaient encore de te faire Petit Loup ? Je sais que tu es résistant, je le sais, mais tu n’es qu’un enfant …

« Je dirais que cela vient de ce côté de sa famille. Sa mère, je suppose. »
« Oui c’est elle. »

Phaedre vient de tendre la photo vers moi et les choses s’éclairent dans ma tête. Sa famille. Sa mère. Est-ce qu’ils sont retenus par leur propre sang ? Enzo n’a jamais été très bavard sur le sujet mais il lui est arrivé d’évoquer certaines craintes à ce sujet. Selon lui il ne rentrait pas dans le moule, ça ne serait pas la première fois que quelqu’un tente de le changer, de faire de lui quelqu’un d’autre … Tout prend un sens, une évidence. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ?
Je récupère la photo et soutien son regard, devinant que tout ceci lui demande de l’énergie, mais déjà je ne suis plus vraiment là. Je suis une personne active, j’agis plus que je ne réfléchis même si l’impulsivité n’est pas non plus un de mes défauts pour autant. Les trouver, les tracer, et être sur qu’ils ne leur font pas de mal. Ils sont leur famille, leur sang, et donc leurs gardiens légitimes d’une certaine façon, non ? Seulement je doute que les garçons apprécient …

« Il n’aime vraiment pas être enfermé, n’est-ce-pas. Restez impliquée. Ne baissez pas les bras, soyez patiente, Ismaëlle, vous êtes forte. »

J’aimerai répondre, acquiescer, réagir, mais rien ne sort. Non il n’aime pas être enfermé, pas du tout même, et il l’a déjà trop été mais je suis partagée. Même s’il s’est sans doute fait à l’idée, la notion de famille est importante pour lui, je le sais, je le crois en tout cas, alors … Je ne sais plus vraiment quoi penser. Garde la tête froide Ismaelle, fais le tri et prends un peu de recul. Je resterais impliquée, je ne baisserai pas les bras, et j’essaierai d’être patiente, oui, mais est ce que je suis suffisamment forte ? Pour ça, pour le reste ? J’aime à le croire, je l’espère en tout cas.

A nouveau je reviens sur terre après m’être égarée un peu, et j’ai l’impression que c’est aussi le cas de ma vis-à-vis … C’est assez étrange, encore une fois déstabilisant. C’est comme si elle avait été possédée quelques minutes et qu’elle revenait à elle, un peu hagarde au départ, mais rapidement bien présente. L’habitude, peut être ?

« Je suis désolée, je ne peux pas vous en dire plus. »
« C’est déjà bien plus que je ne l’espérais. Merci beaucoup. »

Elle boit une gorgée de thé, j’en fais autant.
Geste habituel et facile. Nécessaire.

« Laissez-moi savoir ce que je peux faire pour régler ma dette envers vous. »

Signe de tête neutre de ma part, je n’ai jamais eu l’intention de ne pas me sentir redevable d’une manière ou d’une autre.

« Je m’excuse, c’est très indiscret mais je m’interroge, ça m’intrigue beaucoup. Votre don, est ce qu’il … est ce qu’il n’est pas trop difficile de composer avec ? Au quotidien, j’entends. »
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MessageSujet: Re: Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre   Sam 25 Avr 2015 - 22:50

J’ai l’habitude des réactions diverses et variées de mes interlocuteurs qui, même, parfois en ayant demandé mon aide, s’avèrent être mauvaises. Je ne fais cure de ce qu’il se passe chez mon vis-à-vis, en général, même quand parfois celui-ci me blesse à ricaner sèchement face aux réponses qui, je le sais, sont peu souvent très claires et concises. C’est peut-être l’une des seules choses qui m’atteint, j’ai l’habitude d’être injuriée ou discréditée, et ce depuis mon plus jeune âge. Mais quand un individu vous demande de l’aide pour vous railler ensuite, alors, je dois dire que je perds rapidement le contrôle de fer que j’exerce sur ma personne.

J’ai appris, avec le temps, à être cette personne différente : enfant à côté de la plaque, j’étais celle à qui l’on faisait chuter les livres dans les couloirs. Adolescente d’un autre âge, bien loin des codes sociaux habituels, puis cette adulte qui s’est renforcée de sa différence. Je ne la glorifie pas. J’en ai simplement prix conscience à un âge ou ma mère aurait du sortir de ma vie alors que ça n’a été que le contraire. Peu de choses me relient à tous ces gens affairés autour de moi. Quand je regarde Dimitri, qui est certes bien plus jeune que moi, vivre avec une telle insouciance, je me demande quelles ont étés les premières heures de sa vie. Sous quels astres, quelles imprécations s’il y’a, sous quelles promesses également. A-t-il été, à l’instar de sa folle de sœur, maudit ?

Dimitri. Je me surprends à songer à lui comme à un être lointain. Je n’arrive pas à se faire à ma présence, à notre sang partagé. Je sais parfaitement que c’est moi qui bloque l’évolution d’une relation stable et basée sur la confiance et l’entente. Je pense le regretter. Dimitri, de Demeter, prénom relié à la terre. Peut-être que ça l’a sauvé. Phædre. Peut-être que briller mérite de côtoyer l’ombre de trop près.


« C’est déjà bien plus que je ne l’espérais. Merci beaucoup. »

Je reviens sur terre, non pas brutalement, mais comme un atterrissage prévu et envisagé. Tout ça pour dire que la réaction d’Ismaëlle ne m’a pas offensée et que, même si mon regard ne s’est pas porté sur elle, je suis bien consciente de sentir une sorte de soulagement. Bien sur, ce n’est pas tout, ce n’est pas de l’espoir, c’est simplement la vérité, telle qu’elle est. Je ne peux pas faire plus pour l’instant, en tout cas pas sur ce sujet.
Elle lève sa tasse de thé et en boit une gorgée, tandis que j’en fais de même. Un petit peu de repos, après toutes révélations bien évidemment toujours énigmatiques.

« Laissez-moi savoir ce que je peux faire pour régler ma dette envers vous. »

Je me sens lever les sourcils un instant et me laisser prendre par l’étonnement, mon regard ancré dans le sien, avant de reprendre le contrôle des traits de mon visage. Elle m’adresse un signe de tête, je ne bouge pas pour autant mais n’ignore pas, bien sur, ses paroles. Oui, je suis surprise, c’est vrai. Je n’ai pas besoin d’échange, ni de redevance, c’est mon travail, mon destin, mes prédictions ne sont pas gratuites, ni pour l’une ni pour l’autre, mais je ne veux rien en retour. Ça n’est pas mon crédo, pas ma manière de faire, tout simplement. Je ne reporte pas mon regard ailleurs, bien sur, mais je m’inscris au fer rouge de lui rappeler qu’elle ne m’est en rien redevable. Je repose ma tasse, attrape mon jeu de cartes et me relève pour le ranger, adressant un regard affectueux à cet animal que l’on qualifie de tout, sauf de tendre.

« Je m’excuse, c’est très indiscret mais je m’interroge, ça m’intrigue beaucoup. Votre don, est ce qu’il … est ce qu’il n’est pas trop difficile de composer avec ? Au quotidien, j’entends. »

Un sourire délicat se dessine sur mon visage, je le sens grandir. Je pense, un moment. Difficile. Bien sur que ça l’est. Pour différentes raisons. Je reste immobile un moment, pesant ses mots, me répétant sa phrase, le regard dans le vague. Puis, je reviens vers elle, physiquement et mentalement, me rassoit doucement et décide de remplir à nouveau ma tasse de thé, toujours les mêmes codes : inclinaison, main sur le capot, délicatesse et lenteur.

« Ne vous excusez pas, s’il vous plait. »

Je lui adresse mon sourire, qui ne quitte pas mon visage, puis redépose la théière et me réinstalle dans mon fauteuil après avoir basculé mes longs cheveux sur une épaule.

« Bien sur, ça l’est. Pour deux raisons notamment : il faut apprendre à vivre avec l’étiquette du discrédit, toute sa vie. Une moitié surement majoritaire de sorciers dénigrent cette discipline pourtant rigoureuse, jugée abstraite. Il faut savoir négocier avec des critiques qui souvent proviennent de personnes non-renseignées, et c’est peut-être le plus blessant quand on travaille sur un don depuis plus de 25 ans. »

Cette dernière petite phrase et cette période temporelle me concerne particulièrement.

« La deuxième raison est qu’il faut savoir ce que l’on veut. Il y a un moment dans l’apprentissage où il faut choisir, ou non, de vivre sa vie en ressentant et en voyant des choses que l’on a pas toujours envie de voir, mais qui sont là, devant nos yeux. Je ne me mélange pas beaucoup à la foule pour cette raison. L’occlumancie n’est pas valable pour la divination. Ça à été mon choix, je l’assume, de la manière j’imagine que vous assumez que parfois vos horaires soient modifiés par ceux de vos protégés — ceci je parle sans connaissance de causes. »

Mon sourire ne s’efface pas de mon visage, toujours sans agression. C’est ma vie, oui, et je ne l’ai pas forcément choisie mais la divination fait partie intégrante de ce que je suis, de mon sang, de ma famille et de mes croyances. Je n’ai pas assez d’imagination pour voir ma vie autrement.

Ceci dit, je ne lui dirais pas ce que je perçois d’elle. Je ne lui dirais pas que je peux ressentir les choses et les sensations qu’elle dégage sans même qu’elle ne s’en rende compte. Je ne veux pas me servir de mon don pour fouler un terrain qui m’est interdit. J’ai appris à faire avec, et à ignorer ce que je n’avais pas à avoir à portée de main.

« Ismaëlle, à mon tour d’être un peu indiscrète mais… sachez qu’en dehors des considération professionnelles qui nous lient, vous avez le loisir de me visiter quand bon vous semble, en ce qui concerne vos inquiétudes. Et je ne parle de celles qui entourent le mystère du jeune lycan. »

Je ne souhaite pas m’introduire dans son espace. Mais certains fardeaux sont perceptibles tant ils sont lourds à porter.
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MessageSujet: Re: Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre   Ven 1 Mai 2015 - 20:37

C'est quand même incroyable de voir le temps qu'on peut passer près de certaines personnes sans jamais réellement les voir, sans jamais réellement leur parler. Je pense pouvoir affirmer que je passe plus de temps avec les élèves – et les Créatures – qu'avec mes collègues qu'ils soient Professeurs ou autre. Est ce grave Docteur ? Les choses se font simplement comme ça mais il est vrai qu'en dehors de Maxence, Logan, Vicky quand elle était encore là, Everett, Owen et parfois Leiv, Rina ou Dimitri, James … Je n'ai pas vraiment de contact appuyé avec les autres. Des échanges de politesses, des discussions tout ce qu'il y a de professionnelles, oui, mais exister comme personne aux yeux des autres et inversement est finalement assez rare. T'as pas d'amis ma pauvre … Ok, stop, d'une ça n'est pas drôle et de deux ça n'est pas vrai. J'ai des amis. Je n'ai pas d'amies en revanche mais je crois que je n'ai jamais rien fait comme les autres filles. La seule femme dont je me sente un peu proche ici – à l'exception de Vicky mais qui n'est plus là, je me répète – c'est Katherine, Katherine qui semble chaque jour un peu plus fragile soit dit en passant mais elle garde la tête haute et son accent chantant, solaire, son rire plein de chaleur. Je sais que Dimitri veille sur elle, qu'ils sont tous les deux très proches, et que Leiv garde un œil sur elle d'après ce que j'ai pu en voir même si ça semble l'agacer la belle andalouse – oops, Lili, c'est mal – mais de mon côté je ne sais pas trop comment me comporter, ni si je peux me permettre de lui dire que je m'inquiète aussi.

Enfin bref, tout ça pour dire que ce soir est le premier réel contact établi entre Phaedre et moi malgré les années passées ensemble dans ce château que ce soit en tant qu'élève ou en tant que professeur. Nous y voilà, réunies par des inquiétudes fondées et un cap passé, un pas franchis. J'appréhendais sa réaction, son aura étant vraiment … presque paralysant, mais finalement je me laisse aller, je me laisse porter, et son art opère. C'est impressionnant à voir, à ressentir, vraiment, et même si je ne prends pas tout ça pour argent comptant strictosensus il n'empêche qu'elle a ouvert quelques portes bien précisément : Des portes que je vais ouvrir un peu plus par d'autres biais dès que je le pourrais, et je lui suis infiniment reconnaissante pour son aide. A tel point que je me sens pousser des ailes et me permets de lui poser une question pour le moins indiscrète … Néanmoins elle ne semble pas s'en formaliser, elle sourit même, alors bien sur je ne peux pas interpréter ses réactions et il se peut très bien que cela ne soit qu'une marque de politesse, de retenue, avant de gentiment me dire d'aller m'occuper de mes affaires ailleurs … Elle semble s'absenter un peu, je l'observe puis détourne le regard, elle revient et attire mon attention en remplissant à nouveau sa tasse de thé. Gestes lents, délicats, toujours … Je me sens incroyablement brouillonne à côté d'une femme comme elle. Elle est féminine, je ressemble plus à GI Joe qu'autre chose et mes gestes ne sont pas toujours très élégants mais ça n'est pas le sujet.

« Ne vous excusez pas, s’il vous plait. »

Oui Madame.
Isma … Tu n'es pas une gamine impressionnée et impressionnable ...

« Bien sur, ça l’est. Pour deux raisons notamment : il faut apprendre à vivre avec l’étiquette du discrédit, toute sa vie. Une moitié surement majoritaire de sorciers dénigrent cette discipline pourtant rigoureuse, jugée abstraite. Il faut savoir négocier avec des critiques qui souvent proviennent de personnes non-renseignées, et c’est peut-être le plus blessant quand on travaille sur un don depuis plus de 25 ans. »

Je l'admets, je n'avais pas pensé à cette raison même si finalement elle est plus qu'évidente. Disons que réfléchissais au côté contraintes personnelles et peut être physiques ou psychiques mais le regard des autres … C'est finalement une chose beaucoup plus violente parfois. Souvent même …
Au même titre que la moitié des élèves trouvent l'Histoire de la Magie inutile et incroyablement ennuyeuse comme matière, autant voir plus n'accorde pas le moindre crédit à la Divination. Chacun pense comme il le souhaite, encore heureux – même si certains ne sont pas nécessairement d'accord avec ce concept, on l'a bien vu – mais le respect des autres n'est pas interdit. Peut-on en vouloir à des enfants ? Vaste débat.

« La deuxième raison est qu’il faut savoir ce que l’on veut. Il y a un moment dans l’apprentissage où il faut choisir, ou non, de vivre sa vie en ressentant et en voyant des choses que l’on a pas toujours envie de voir, mais qui sont là, devant nos yeux. Je ne me mélange pas beaucoup à la foule pour cette raison. L’occlumancie n’est pas valable pour la divination. Ça à été mon choix, je l’assume, de la manière j’imagine que vous assumez que parfois vos horaires soient modifiés par ceux de vos protégés — ceci je parle sans connaissance de causes. »
« Vous assumez parfaitement bien. »

Sourire de ma part cette fois, esquisse de rire même. Il est certain que tout le monde n'accepterait pas un tel rythme de vie, il est très contraignant mais … c'est mon quotidien, ma vie, alors ça n'est pas un calvaire pour moi. Loin de là même.
J'y vois donc plus clair sur les raisons de la présence presque fantomatique – c'est pas une insulte hein ! –  de Phaedre Hunt entre ces murs et une vague de compassion m'envahit un instant. Je me connais suffisamment pour savoir que je ne pourrais pas vivre comme ça, ni encaisser tout ce qu'elle doit encaisser parce qu'elle décrit. Vivre avec … ce fardeau ? Parce que c'est ce qu'il doit être par moment, non ? Elle a fait des choix, mais un don par définition est inné donc quelque part elle subit, c'est un fait. Est ce qu'en cet instant, ou d'autres, elle peut ressentir des choses me concernant ? Très honnêtement je préfère ne pas me poser la question, vraiment pas.

« Ismaëlle, à mon tour d’être un peu indiscrète mais… sachez qu’en dehors des considération professionnelles qui nous lient, vous avez le loisir de me visiter quand bon vous semble, en ce qui concerne vos inquiétudes. Et je ne parle de celles qui entourent le mystère du jeune lycan. »

Boule dans la gorge. Sourire un peu crispé. Je crois que j'ai la réponse à ma question, celle que je ne voulais pas me poser, même si c'est de manière détournée. Pas mal de choses me tracassent, elle l'a bien senti, mais à quoi est ce que je m'attendais en débarquant ici ? Je ne perds pas la face pour autant, et j'apprécie sincèrement son offre.

« Merci, c'est vraiment très aimable de votre part. J'en prends bonne note et vous retourne la faveur, si tant est que vous puissiez avoir besoin de mon aide pour quoi que ce soit … »

Vague sourire, plus décontracté celui ci, puis finalement l'évidence : Mes yeux se posent sur le reptile gracile.

« Des soins pour votre protégé, une alimentation particulière, … Mais ça peut être plus personnel également, si je peux faire quelque chose dont vous ayez besoin je le ferais. N'hésitez pas. »

Pas de soirée pyjama, promis, mais d'un point de vue administratif je commence à en connaître un rayon malgré moi alors si mes compétences apprises sur le terrain et par la force des choses peuvent servir, il n'y a aucune hésitation à avoir.
Mains sur les accoudoirs, j'ai reposé la tasse – vide – sur la table et ressentant une vague de fatigue soudaine – probablement les émotions – je me redresse et me lève finalement.

« Je vais vous laisser maintenant, merci encore de m'avoir accordé votre temps. Je sais vers quelle direction me tourner désormais et ça n'a pas de prix pour quelqu'un comme moi qui ne supporte pas d'être inutile. »

Je trouverais des réponses ou non, peut être un dénouement, ou peut être pas mais j'ai une direction vers laquelle me tourner et c'est déjà un énorme poids en moins sur mes épaules.

« Bonne nuit Phaedre. On se verra probablement demain. »

Une dernière marque de politesse pour clore la discussion et c'est un peu plus sereine que je regagne ma chambre. Fenrir et Lune n'ont pas bougé, la Lune a continué de monter dans le ciel. Un dernier regard vers elle, un sourire.

▬ Fini pour moi ▬
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Lune, qui là haut s'embrume ▬ Phaedre
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