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 Basketball Diaries ▬ Mateo

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MessageSujet: Basketball Diaries ▬ Mateo   Lun 9 Mar 2015 - 18:48

Mercredi 7 Janvier 2015 – Dans l’après midi
Basketball Diaries



Mateo & Riley

« Et s’appelait Les Copains d’Abord, Les Copains d’Abord ♪ Non mais t’as vu un peu cet accent de fou steuplait ! Même François Hollande parle pas aussi bien français que moi. »

Pourquoi ? Nous n’avons pas d’explications rationnelles à cela. Merci, bonsoir. En réalité si, cette chanson je ne la connaissais pas du tout avant les vacances et c’est là bas, en France, chez Kezabel, que j’ai découvert ce morceaux. Georges Brassens, repose en paix l’ami, à bercer une bonne partie du séjour même si on a chanté en yaourt la plus part du temps. Jusqu’ici les seuls mots que je connaissais en français étaient : Bonjour, merci, au revoir, et merde. Ils sont maintenant un peu plus nombreux grâce – entre autre, parce que je ne t’oublie pas Dimitri – à ce moniteur de ski au bronzage panda qui la chantait en permanence et à qui j’ai fini par aller demander de m’apprendre les paroles. Du grand n’importe quoi mais on s’est beaucoup amusés ce jour là avec Boulette, et Adam aussi d’ailleurs. C’est d’ailleurs avec ma poufsouffle de meilleure amie que je me trouve en ce moment même, à table, pour le repas du midi après avoir passé la matinée entre entrainement de Quidditch – faut vraiment en vouloir pour se lever aussi tôt et aller affronter le froid de canard de l’hiver Ecossais – le cours de Potions – sympa la nouvelle Prof, même si elle a l’air un peu allumée – et révisions all by myself à la bibliothèque. J’ai fini ma petite crise existentielle je crois, et c’est … beaucoup moins épuisant, on va dire ça comme ça.

J’ai le sourire, je m’amuse, je n’oublie pas pour autant ce qui me tracasse ou peut tracasser les autres mais ça n’est pas en se laissant totalement aller qu’on arrangera les choses alors … Prends toi en main ! C’est ton destin.
Dimanche il y a eu le match contre les Serdaigles, Serdaigles qui nous ont mis une branlée monumentale, n’ayons spas peur des mots.  On a gagné certes mais ça n’était – selon moi – absolument pas mérité. Autant le dire, je ne suis vraiment pas fière de ma première année en tant que Capitaine de l’équipe mais on ne va pas se laisser abattre, n’est ce pas ? Non. En ce qui me concerne ça ne me ressemble pas, ça n’est pas dans mes habitudes, et avec le superbe nouvel équipement que Kezabel m’a offert je n’ai doublement pas le droit de baisser les bras. D’ailleurs mon rôle consiste aussi à rebooster le moral des troupes et après un tel match, je l’admets, ça n’est pas simple mais s’il faut distribuer des coups de pieds au cul alors je le ferais sans aucune once d’hésitation. Je pense qu’ils le savent, ils me connaissent suffisamment maintenant pour savoir qu’en général je ne fais pas dans la dentelle.

Début d’après midi passé avec Charleen, Lukas et Kezabel – forever tmtc – et puis nos chemins à tous se sont séparés. Chacun ses devoirs, chacun ses activités, chacun ses connaissances, etc … Peut être que Keza est partie voir Maxime … Oui, je l’admets, quand elle m’a raconté pour samedi soir j’étais genre trop choquée, avec la bouche grande ouverte, les yeux écarquillés et tout ce qui va avec. Au départ j’ai pas trop su comment réagir, totalement stupéfaite, et puis finalement j’ai éclaté de rire et je n’ai pas arrêté de la charrier avec ça, comme d’habitude. Le fait est qu’elle avait l’air tellement détendue … Tu m’étonnes, après une nuit de débauche c’est normal ! Enfin voilà, c’est le principal, ce que je retiens. Du coup naturellement je l’ai emmerdé avec ça quand elle est partie tout à l’heure, tout en lui répétant que si elle venait dormir avec moi un soir et que je la retrouvais dans le lis de l’autre Verte le matin ça n’était pas grave mais que je ne tenais pas spécialement à être témoin de quoi que ce soit de choquant pour mes petits yeux prudes. Ben quoi ! C’est ma meilleure amie, j’ai pas envie de voir des choses … que je n’ai pas envie de voir, c’est tout. Ni avec personne d’autres, qu’on s’entende, mais c’est encore pire si c’est une personne proche. Enfin selon moi. Bref ! Toujours est-il que je suis maintenant assise sous une arcade, le dos contre le mur et les genoux repliés, et mes yeux vont et viennent entrain mon bouquin d’Arithmancie et l’extérieur. Il fait beau aujourd’hui, c’est relativement un sacrilège de passer son temps à l’intérieur … Mais j’ai un devoir sur table au prochain cours et j’ai promis à mes parents – c’était un peu une des excuses pour qu’ils me laissent revenir – que j’aurai des résultats du tonnerre cette année, que je bosserai comme une dingue et que pour ça j’avais besoin de retourner à l’école, naturellement. Les études sont très importantes pour moi, je sais qu’ils partagent mon point de vue même si ça été très difficiles pour eux de nous laisser repartir. Ce qui en soit peut se comprendre mais … Enfin peu importe, je suis là, et je tiens mes promesses de leur écrire minimum une fois par semaine pour les rassurer. Ils me rassurent en retour, et tout le monde est content.

Le regard dans le vide, bien emmitouflée dans le gros gilet en laine d’Alpaga que Maman m’a offert à pour Noël, les doigts qui s’agitent automatiquement en faisant bouger la plume que je tiens en rythme régulier, je relève finalement la tête et tombe sur une silhouette qui ne m’est pas étrangère. Un garçon, la vingtaine, assis sur les marches un peu plus loin, le regard sombre et les yeux dans le vide lui aussi. Il a quelque chose dans les mains mais à cette distance je ne vois pas ce que c’est. Vargas. A qui je n’ai pas adressé la parole depuis notre colle commune avant les vacances. C’est plus fort que moi je me sens traversée par un frisson en y repensant mais je fini par secouer la tête et me replonger dans ma lecture. Je ne le nie pas, mes yeux ont glissé vers lui plusieurs fois jusqu’à ce que je me décide à claquer mon livre, décidant que c’était terminé pour aujourd’hui et que mon cerveau partait en fumée à cause du trop pleins d’informations emmagasiné dans la journée. La seconde d’après je l’avais sous le bras, remettait ma capuche correctement derrière mon cou, coinçait la plus dans mes cheveux dans une sorte de chignon informe avec des mèches dépassant de partout et filait direction la Salle Commune des Serpentards pour ranger mes affaires. Nouvel objectif ? Profiter de l’extérieur et aller faire une balade dans le Parc. Ou non, mieux ! Aller faire quelques shoot derrière le stade. Seule ? Ça ne me pose aucun souci. Peut être qu’il y aura déjà du monde là bas, on verra bien. En principe cet endroit était connu de très peu de personnes mais de fil en aiguille et avec le bouches à oreilles … Mais ça n’a pas d’importance.

Ce qui en a par contre c'est mon regard qui croise celui de Mateo quand je passe non loin de lui et si je le soutiens un moment ça ne dure pas très longtemps. Pourquoi ? Je le sais très bien, mais celui qui me le fera admettre n'est pas encore né croyez-moi. Mon chemin continu, direction l'antre des Verts mais … mais je me vois m'arrêter, et faire demi-tour, pour finalement me planter devant lui … Riley, tu fais chier, sérieusement. Pourquoi ? J'en sais rien.

« Salut. »

Le ton est neutre, aucune agression ni dans ma voix, ni dans ma stature même si malgré moi je le regarde plus ou moins de haut puisqu'il est assis et moi debout.

« Désolée d’empiéter sur ton espace vital mais je me demandais si ça t’intéresserait d’aller prendre l’air et de te défouler un peu ? »

Comme ça, de but en blanc, alors qu'on ne s'est pas adressé la parole depuis des semaines. Je pourrais ne pas m'en formaliser hors ça n'est pas le cas et ça m'affecte bien plus que je ne le montre. Cette situation me met mal à l'aise, je me sens … En réalité je ne sais pas comment me sentir face à lui et ça me déstabilise. J'ai l'impression d'être cette pauvre fille qui désespère d'attirer l'attention du type qui l'a embrassé un jour comme ça au hasard alors que ça n'est pas du tout le cas. Ça n'est pas pour ça que je suis là mais au fond de moi j'ai peur qu'il l'interprète de cette façon et ça me dérange. T'aurais mieux fait de passer ton chemin … Ou pas. Si je suis là c'est parce que j'en ai envie, parce que mon instinct m'a dit de le faire, et c'est tout.

« Y a pas de piège. J’avais juste envie de faire deux ou trois rebonds et paniers mais avec un adversaire c’est encore plus intéressant alors ... »

Haussements d'épaules, air détaché, contraste total avec ce qu'il se passe à l'intérieur et je n'aime pas ça du tout. Je me sens presque fragile, presque vulnérable, c'est … Pour quelqu'un comme moi ça n'est pas très facile à gérer mais je suis une grande fille, tout va bien. Et puisqu'on est dans les confidences – ou pas du tout en fait – autant enfoncer le clou et être totalement honnête.

« En fait je me demandais aussi comment t’allais. »

Ne regarde pas le sol, Riley, ne regarde pas le sol. Regarde le lui, droit dans les yeux, et soutiens. C'est juste une discussion, et même s'il interprète les choses qu'est ce que ça change ? Rien. Le truc c'est que … ça sort de nulle part, on n'est pas amis ni rien et jusqu'à il y a encore peu de temps on se détestait même cordialement et ouvertement alors oui je l'admets ma démarche est sans doute un peu étrange mais elle est sincère. Malgré ça j'ai parfaitement conscience qu'il va peut être m'envoyer promener mais … si ça arrive, ça rétablira l'ordre des choses, on va dire ça comme ça. Je n'attends rien de lui de toute façon, alors peu importe sa réaction je ferais avec.
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MessageSujet: Re: Basketball Diaries ▬ Mateo   Mer 11 Mar 2015 - 14:59

► Basketball Diaries◄
Riley & Mateo



Mercredi 7 Janvier - 11 heures

Et tout ce qui me reste c'est un empire de vent et de poussière
Où l'on ne sait pas rire, où l'on ne connait que la pierre

©Fauve - Azujelos

Ils sont là, tous les deux. L’image me frappe plus violemment que je ne l’aurai voulu. Maxime est allongée sur le côté, dormant comme un bébé, enveloppé d’une bulle que le sommeil rend imperméable. William est à genoux sur le sol mais la tête posée sur le matelas, sa main dans celle de sa pote. Mon cerveau fait un transfert et je me revois au chevet de Camélia, lorsqu’elle se mourrait et où je m’endormais un nombre incalculable de fois à ses côtés. J’ai l’impression de la revoir sur son lit d’hôpital, amaigrie, pâle comme la mort. Pourtant, Jefferson est loin d’avoir un cancer… Du moins, pas comme celui que ma sœur a connu. Je pensais qu’ils seraient au courant de sa lycanthropie, mais j’ai bien l’impression que ça n’est pas le cas et c’est pas à moi de leur dire. Ce n’est que maintenant que je prends conscience que je sais foutrement rien de Maxime et inversement. La seule information récente concerne son frère, Alexander. Bref, ça n’a pas d’importance et j’suis pas le genre à m’attarder sur ce genre de détail. Par contre, ce qui me chiffonne c’est qu’elle reste à l’infirmerie. J’ai déjà « vécu » un lendemain de pleine lune et j’ai pas le souvenir de l’avoir vu se diriger ici. Et ces crises dont ils parlent, celles qui explosent sa colère… J’l’ai déjà vu s’énerver et refaire le portrait à ce Serdaigle, alors qu’elle est entrée dans une fureur méconnaissable. C’est de ça dont ils parlent ? Alors dans ce cas, même chose : J’l’ai pas vu à l’infirmerie lorsque c’est arrivé.

Si je m’inquiète ? Ouais. Mais j’peux rien faire de plus qu’attendre qu’elle se réveille même si j’suis certain qu’elle crachera rien sur ce qu’il s’est passé. Et que William et Macy en feront de même s’ils sont dans la confidence. Je suis agacé. Je sais pourquoi et ça m’agace encore plus. Non pire, ça m’fou vraiment en rogne. Peu importe.

Je m’approche doucement de William et le secoue légèrement par l’épaule.

- Hey garçon, réveille toi.

Il sursaute un peu, s’essuie le coin de la bouche de la paume de sa main qui… est dans un sale état avec des bleus qui ne sont plus qu’une palette de couleur allant du vert au jaune. Il se redresse, les cheveux aplatis d’un seul côté, les yeux injectés de sang.

Je désigne sa main d’un geste de la tête :

- Tu devrais faire soigner ça, c’est pas jolie à voir.

Ma voix est un murmure histoire de pas réveiller le dragon qui se trouve à côté de lui.

- Hm… ah ouais t’inquiète. Katherine m’a mise un crème.
- Ok.

Silence. Je me sens crispé. J’sais pas pourquoi. Enfin si, je sais, mais c’est ridicule. Je soupire et me passe une main dans les cheveux avant de lâcher.

- Macy te cherche partout. Elle t’a pas vu en cours ce matin, elle s’inquiète.
- … Putain, il est quelle heure ?
- 11 heures.
- Merde fais chier…

Il se frotte les yeux, se lève et je ne bouge pas. Je me sens comme vide et je déteste cette sensation. Je déteste sentir que je vrille un peu sur ce fil où je joue les funambules depuis des années. William me regarde et m’accorde un léger sourire, malgré ses traits crispés et ses yeux qui expriment tout, sauf de la joie de vivre.

- J’suis pas le seul à faire l’école buissonnière …
- J’ai mes règles… Et j’avais vachement mal.

Il ricane en secouant la tête. Je fais mon malin alors que j’ai une boule dans la gorge. Il hausse les épaules, discute encore un peu avec moi avant de prendre le large pour aller rassurer Macy qui, entre parenthèse, avait l’air d’une folle hystérique quand elle m’a demandée où était William. Je le regarde partir avant de reporter mon attention sur Maxime… Alors comme ça tu veux faire ta maline et dormir comme un ours en hibernation alors que j’suis comme un con dans les couloirs à t’attendre ? Je regarde rapidement derrière le rideau, sors un marqueur de ma poche et m’approche de son visage, retenant un fou rire. Je lui dessine une moustache, des lunettes et je lui fais même une jolie pâquerette sur la joue. Elle n’a pas bougée d’un seul millimètre. Et moi je réprime un fou rire puissant qui forme une boule énorme dans ma gorge. Je termine mon chef d’œuvre, me recule et contemple l’art de mon coup de crayon. Je le rebouche, un grand sourire aux lèvres et me tire, sans demander mon reste, m’attendant à une mort prochaine.

La ville n'est qu'un charnier, peut-être une île, rien d'autre à faire
Que regarder se vider à côté des autres ses plaies, et les fêlures de ses côtes

©Fauve - Azujelos

¥

Mercredi 7 Janviers - Milieu d'après-midi

Puis tout est redescendu. Je joue au yoyo depuis quelques jours et ça commence à me gonfler. Même taper dans un sac n’arrive pas à tarir ce sentiment qui me bouffe plus qu’il ne le devrait. Les choses sont pourtant simple, grand con. Tu te sens seul, encore plus aujourd’hui que les autres jours. Les compatriotes de Salem ont débarqués, affolés, apeurés. Le patronus de Maxime – un scarabée… vous y croyez ça ? Bordel. – est venu me chercher pour me prévenir et me demander de rappliquer rapidement dans la grande salle. Chose que j’ai fait après avoir enfilé à l’arrache un tee-shirt et un jean. Salem attaquée = pote en danger. Je suis pas le genre à m’attacher facilement, voir pas du tout. Mais j’avais là-bas deux amis avec qui je faisais un nombre incalculable de connerie. Deux mecs, aussi stupide que moi à vouloir faire les branleurs pour impressionner les petites minettes des couloirs. J’ai couru, j’ai poussé cette porte et … bordel. C’était un putain de carnage. Des corps partout, blessés, en pleurs… J’ai commencé à sentir la panique grimper et j’ai croisé ce visage. Celle d’une nana qui était dans ma classe à l’époque où j’étais encore là-bas. C’est-à-dire, pas plus tard que l’année dernière.  Elles les connaissaient, elle sait qui ils sont.

J’ai juste prononcé leur prénom, un par un. Mehdi ? Elle a secoué la tête. Première explosion, j’ai serré les dents. Thomas ? Elle ne sait pas… mais s’il n’est pas ici, c’est qu’il doit être plus proche de la mort, que de la vie. Et d’après ce que j’ai entendu par la suite, ces enfoirés de malades étaient déchainés. Salem a été détruit et mes potes avec.  Et maintenant, j’me sens vide. Plus de Camélia. Plus de pote. Plus rien entre mes mains. Parce que j’suis qu’un enfoiré qui a semé la merde durant des années, n’acceptant pas que sa petite sœur ait pu partir avec un tout dernier souffle. Le résultat est là, sous mes yeux. J’ai plus personne.

Mais pourquoi est-ce qu'il faudrait encore que je saigne ?
Je me sens déjà suffisamment vidé

©Fauve - Azujelos

Je suis assis dans ce couloir, contre un mur, balançant une balle dans celui d’en face avant de la rattraper. Je sais que Maxime est là et je l’apprécie. Elle est devenue simple partenaire de silence pour ensuite être une pote de connerie. Et je ne me sentirais pas si à l’écart si j’m’en foutais de sa gueule. J’suis content qu’elle ait pu retrouver Macy et William, malgré la mort d’une de leurs amis… Spencer, je crois. Mais j’me dis que j’ai quand même rien à foutre là, à m’imposer dans ce groupe. Ca n’empêche pas que durant tout ce temps j’ai passé du temps avec eux, avec Maxime lorsqu’elle était seule. Rien n’a changé et rien ne changera, pas après cette bataille qu’on a fait ensemble, côte à côte à déboiter la gueule de ces enragés. C’est juste cette sensation qui plane et qui m’rend nerveux. J’ai pas l’habitude de ça, j’en ai plus l’habitude.

J’ai peut-être trop joué au con, trop longtemps. Je glisse ma main sous ma chemise noire – ouais c’est fait exprès qu’il soit habillé en mode super sexy.. Ahem désolée. – et attrape le chapelet entre mes doigts. Je le scrute. Désolé Camélia, j’ai pas été comme tu l’aurai voulu.
Quelque chose claque non loin de moi et je relève la tête … Je plisse les yeux et un demi-sourire s’affiche sur mon visage.

Jenkins.

Je l’ai croisé bien avant ça dans les couloirs mais pas un mot n’a été échangé. Je crois qu’elle a toujours pas digéré ce que j’ai fait le jour de notre retenue. Je peux comprendre mais même après toutes ces semaines, je ne regrette toujours pas. J’en avais envie alors je l’ai fait. Et ça n’était absolument pas déplaisant, loin de là. Je la regarde bouger, livre et plume sous le bras et nos regards se croisent. Je ne le lâche pas un seul instant, ça n’est pas dans mes habitudes. Je suis content de la voir en vie et entière. Je ne souhaite le malheur et la mort à personne. Elle détourne le regard et mon sourire s’élargit mais pas … de manière victorieuse ou narquois. Juste, un sourire. Parce que je me rappelle cet échange et que lorsque j’y repense, il me laisse une sensation électrique sur la peau. Une femme avec un caractère comme le sien, fallait s’y attendre.

Je serre la balle entre mes doigts et m’apprête à la jeter de nouveau contre le mur.

« Salut. »

Je relève la tête… Je ne m’attendais pas à ce qu’elle se plante là, devant moi. Emmitouflé dans un gros gilet, toujours ses accessoires sous le bras, elle me regarde et je suis plus que surpris qu’elle soit là. Encore plus qu’elle m’adresse la parole. Je m’attendais plutôt à un « Pourquoi t’as fait ça l’autre jour ? », chose qui aurait été complètement justifié et encore, j’aurai pu me prendre une gifle lorsque je l’ai embrassé. Mais à la place, c’est un simple salut. Tout ce qu’il y a de plus normal.

- Hola Jenkins.

Ma voix est enrouée, un peu. Je n’ai pas parlé depuis ce matin.

« Désolée d’empiéter sur ton espace vital mais je me demandais si ça t’intéresserait d’aller prendre l’air et de te défouler un peu ? »

Temps mort.

Est-ce que j’ai bien entendu ? J’arque un sourcil et plonge mon regard dans le sien et j’ai presque envie de lui demander de répéter mais je m’abstiens. On peut pas dire que ça c’est bien passé entre nous a part le jour de la retenue où, pour une fois, nous avons laissé les armes de côtés et nous avons même ris ensemble. Mais j’ai quand même vendu ses culottes en plein Hall et elle m’a accrochée au lustre … Et nous en sommes là. Ça n’a aucun sens.
C’est pas comme si ces derniers jours avaient, eux, particulièrement un sens.

- Tu vas m’emmener dans un coin reculé et trois gros gorilles vont m’tomber dessus pour jouer à la poupée avec moi ?

Non parce que l'idée à l'air cool comme ça mais j'suis pas prêt à passer cette étape !

Ton taquin, pas sarcastique. Loin de là, même si je l’avais voulu je n’aurai pas réussi. J’ai perdu deux amis, Maxime a retrouvé les siens, je me sens seul, ma sœur me manque plus que jamais… mais je ne changerais pas pour autant. Les choses sont ce qu’elles sont et nous ne pouvons rien contre ça. Il s’agit juste de savoir vivre avec. Disons que c’est ce que j’essaie de faire.

« Y a pas de piège. J’avais juste envie de faire deux ou trois rebonds et paniers mais avec un adversaire c’est encore plus intéressant alors ... »

Je me demande si elles se sont passé le mot avec Hasting pour faire preuve d’autant de calme et de gentillesse avec un connard comme moi. Bon, j’suis pas la dernière des ordures mais c’est pas comme si je leur avais rendu la vie facile. Surtout avec Riley. Elle affiche un air détaché et je n’ai pas bougé de ma place, toujours assis contre le mur. J’ouvre la bouche pour lui répondre …

« En fait je me demandais aussi comment t’allais. »

… Je fronce les sourcils, ayant du mal à croire en ces mots. Serait-ce de l’inquiétude sincère qui se lit dans ce regard qui ne me lâche pas ? Est-ce que le retour de ces enragés auraient remis les pendules à l’heure pour la majorité d’entre nous ? Je n’en sais foutrement rien et honnêtement, on s’en branle un peu même si sa démarche me laisse un peu sur le derrière. Je suppose qu’elle parle par rapport à ce qu’il s’est passé à Noël et allez savoir, j’ai cette bulle dans le thorax qui ressemblerait à une émotion positive du style : C’est sympa de t’inquiéter pour moi. Tout ça m’a rendu trop sensible, c’est moche. En plus, elle tombe pile sur le jour où j’me sens comme une larve.

- Je vais comme un type qui a perdu des potes.

C’est sorti naturellement alors que la balle ricoche sur le mur d’en face pour revenir droit dans ma paume et que mon regard ne se pose plus sur elle. J’vois pas de raison de mentir, j’ai toujours été spontané et ça n’est pas parce que j’ai perdu Mehdi et Thomas que ça changera. Ils ont pas eu la chance que j’ai eu et ça me ronge. J’me sens comme un débile. J’enchaine.

- Mais à côté de ça, j’ai pu fracasser deux trois racistes, donc ça fait pencher la balance ! Ça aide mon Karma. Enfin… peut-être pas. Mais c’est pas grave, ça soulage.

Sourire en coin alors que je relève les yeux vers elle pour finir par me lever et me planter en face d’elle, glissant la balle dans ma poche. A aucun moment je ne lâcherais prise et m’apitoierais sur mon sort. Je ravale le tout, en fait un gros paquet que je garde au coin de mon cerveau. En gros, j’occulte. C’est pas le moment et j’ai pas envie de venir chialer la mort de deux amis qui doivent déjà être entrain de danser à poil sur un nuage en se foutant de ma gueule à moi, pauvre mortel. J’essaie de relativiser comme je le peux, c’est tout.

Et Jenkins, arrête de me regarder avec cet air neutre, ça t’va pas. Je préfère celui qui brûle d’émotions. Même si c’est de la haine.

- C’est sympa de demander. Je crois que j’préfère ça, plutôt que d’être accroché à un lustre et à me demander si je ressemblerais à une crêpe ou pas une fois que je me serais crashé sur le sol. A cause de toi, Jefferson ne me respecte plus.

Toujours sur le ton de la taquinerie, j’esquisse un sourire, mains dans les poches. Je n’avais pas oublié le vert de son regard et ça fait du bien de retrouver des traits familiers et agréable à regarder après autant de jours passer dans l’ombre, la peur et le deuil. Je m’écarte un peu d’elle et vient m’adosser de nouveau au mur, debout, un pied appuyer sur la façade.

- Et toi ? Les vacances ? Je jette un œil à son visage que je scrute rapidement – Laisse-moi deviner… montagne et ski.

Et c’est quand même très étrange de parler comme ça, comme si de rien n’était. Encore plus quand ça semble si naturel, du moins pour moi. Je n’ai aucune raison de me prendre la tête alors il n’est pas utile de jouer une comédie. Peut-être que les vacances ont atténuées son aversion envers moi… Du moins, si cette aversion existe réellement. Parce qu’au moment de la retenue, elle avait foutue le camp l’espace de quelques minutes où nous avons joués aux cons comme si c’était la chose la plus naturelle au monde. Camélia me disait toujours que les choses les plus improbables paraissaient toujours normales avec moi. Peut-être qu’elle avait raison.
Je me redresse et fais un pas dans sa direction avant de passer à côté d’elle.

- Tu me racontes ça sur le chemin ? Parce qu’il parait que j’ai une branlée à te mettre. Sauf si tu as changé d’avis et que t’as trop la trouille. J’comprendrais !

Nouveau sourire taquin et j’attends à ce qu’elle me suive.
Mehdi et Thomas s’interposent mais je ne flanche pas et ne résiste pas. Parce que les potes, ça ne s’oublient pas.
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MessageSujet: Re: Basketball Diaries ▬ Mateo   Jeu 12 Mar 2015 - 0:06

Qu'est ce qui me prend de me pointer devant lui de cette façon ? Je n'en ai pas la moindre idée, je n'ai juste pas réfléchis, j'ai agis et parfois ça fait du bien. Ne pas se poser de question, faire ce qu'on a envie de faire quand on a envie de le faire, et puis ça n'est rien après tout. Je m'arrête juste pour discuter avec un camarade d'école, en soit rien d'extraordinaire à ça, si ? Un instant je me dis qu'il n'y a pas si longtemps encore il se retrouvait accroché au lustre qui se tient au dessus de nos têtes un peu plus loin et intérieurement j'esquisse un sourire alors que j'ai bien cru être capable de le tuer ce jour là. Aujourd'hui ça me fait rire, sincèrement. Je ne sais pas d'où est venue cette manie qu'il a rapidement pris de me rendre complètement folle, de me chercher sans arrêt, mais il a fait fort et moi comme une conne hystérique je ne fonçais pas, non, je courrais. J'ai eu cent fois envie de lui arracher les yeux pour les donner à manger aux corneilles, j'ai bien cru ne jamais avoir détesté quelqu'un autant que lui mais … c'est passé, il faut croire. J'en sais rien, c'est assez étrange, quand je le regarde là devant moi je n'ai plus aucune once de rancœur envers lui, pas d'agacement, juste … J'en sais rien, une sorte de naturel. Je suis là parce que j'ai envie d'y être, je lui parle parce que j'ai envie de lui parler, et c'est tout. Qu'est ce qui a changé pour qu'on en arrive là ? Je ne peux pas me résoudre à penser que tout ça est du à ce qui s'est passé pendant la colle, ou en tout cas pas au baiser, mais peut être que c'est du au reste. Et peut être aussi qu'il n'y a que dans ma tête que les choses se passent de cette façon, donc je m'attends à tout, y compris à ce qu'il m'envoie « gentiment » paitre … Mais tu vois, pas de gorille à l'horizon, je garde ça pour la prochaine fois si tu veux.

« Je vais comme un type qui a perdu des potes. »

C'est brutal, c'est violent, c'est … comme un coup en pleine poitrine et j'ai l'impression de ressentir a peu de chose près la même chose qu'avec Matthew quand il m'a répondu à plus ou moins la même question. J'ai lu son étonnement face à mon attitude et je ne m'en suis pas formalisé, après tout si les rôles étaient inversés j'aurai probablement réagit exactement de la même manière que lui mais ça … je ne sais pas comment le gérer.
Je me rends compte aussi que je ne connais absolument rien de la vie de ce type et jusqu'ici ça ne m'intéresse simplement pas du tout. Est ce que ça m'intéresse un peu plus maintenant ? Disons que c'est une notion assez abstraite dans le sens où je ne sais pas bien où se situe la frontière entre ce que je pourrais éventuellement savoir et ce qui changerait concrètement quelque chose de la vision que j'ai de lui. C'est comme si … ça n'avait pas vraiment d'importance, et sans être indifférente pourtant. Je ne sais pas spécialement d'où il vient, ce qu'il a vécu dans sa vie, etc … et je ne ressens pas le besoin de le savoir. C'est plutôt comme si je le prenais simplement comme il est, là, maintenant, tout de suite, et c'est tout. Un peu comme s'il venait juste de … sortir de terre, comme s'il commençait tout juste à exister, ce qui est totalement stupide j'en conviens mais je n'y avais simplement jamais réfléchis jusqu'ici étant donné nos peu de contacts.
Alors voilà, ça tombe comme ça, brusquement et sans préavis, et je crois que je n'étais pas prête pour ça. Pauvre petite Riley perdu dans son monde de bisounours … Oui, sincèrement, des fois je me sens en total décalage avec ceux qui ont connu la souffrance et je me demande ce que je fous là. Comment compatir ? Comment réconforter ? Je ne sais pas ce que c'est, ma vie c'est juste un gros morceau de guimauve et ça je … Je sais pas, ça me déstabilise de plus en plus je crois. C'est complètement con de culpabiliser de ne pas avoir plus souffert, n'est ce pas ? Pourtant j'ai bien l'impression que c'est le cas … Alors je reste là, comme une conne, à le fixer sans ciller, déstabilisé par sa réaction puisque lui aussi reste de marbre. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me dise ça, comme ça, sans détour. C'est presque une confidence dans le fond, non ? Et je ne suis personne pour lui alors … Il a l'ai tellement stoïque, et encore une fois je me sens déphasée. Est ce qu'on n'est pas sensé s'écrouler quand on perd quelqu'un ? J'y connais tellement rien à tout ça … Je me suis longtemps cru forte, je pense que c'était simplement une mascarade. On ne peut pas être fort quand on n'a rien vécu. Et sa balle continue de rebondir contre le mur.

« Mais à côté de ça, j’ai pu fracasser deux trois racistes, donc ça fait pencher la balance ! Ça aide mon Karma. Enfin… peut-être pas. Mais c’est pas grave, ça soulage. »

Si je pouvais disparaître, je crois que je le ferai. Lui il sourit, moi je me sens comme un poisson hors de son bocal et qui se demande ce qu'il fout là. On ne pose pas de question quand on n'est pas prêt à en entendre les réponses, ça t'apprendra à jouer les malines ma grande.
Il se lève, je m'écarte d'un pas et me sens soudainement toute petite à côté de lui. Je l'admets, cette situation me dépasse un peu et je ne sais pas vraiment quoi faire de moi.

« C’est sympa de demander. Je crois que j’préfère ça, plutôt que d’être accroché à un lustre et à me demander si je ressemblerais à une crêpe ou pas une fois que je me serais crashé sur le sol. A cause de toi, Jefferson ne me respecte plus. »

Déclic. Je respire à nouveau et un sourire étire mes lèvres alors que je grimace et regarde le sol une seconde en remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille droite.

« Touchée … mais admets que tu l'avais mérité. »

Mes yeux se plantent à nouveau dans les siens, je retrouve un peu consistance et ça n'est pas pour me déplaire, c'est plutôt clair. Il n'y a pas de question de fierté derrière tout ça, je suis clairement au dessus de ça aujourd'hui et avec lui, c'est juste un question de « confort » je dirais. Je n'ai pas envie de le mettre mal à l'aise et je sais instinctivement que c'est ce qui se produirait si je restais bloquée en mode silence. Là je retrouve un terrain sur lequel je suis à l'aise, et ça change toute la donne. Je respire à nouveau plus facilement alors que je l'observe sans aucun détour, là, appuyé contre le mur avec son air nonchalant.

« M'enfin pour Maxime, ça c'est juste parce qu'elle a de plus grosses cojones que toi, j'y suis pour rien moi. »

Oui, clairement, je suis beaucoup plus à l'aise avec ça … Hum. Oops !

« Et toi ? Les vacances ? Laisse-moi deviner… montagne et ski. »
« Laisse-moi deviner … c'est le panda style qui t'a mis sur la voie ? »

J'écrase un rire et lève les yeux au ciel tout en me touchant le contour des yeux par réflexe.

« J'me demande combien de temps va encore tenir ce truc. »

Parce que soyons sérieux, c'est totalement ridicule comme bronzage ! Et dire que ceux qui vivent là bas toute l'année se le tape … toute l'année. Non sérieusement les mecs, ça n'a absolument rien de sexy.

« Tu me racontes ça sur le chemin ? Parce qu’il parait que j’ai une branlée à te mettre. Sauf si tu as changé d’avis et que t’as trop la trouille. J’comprendrais ! »
« C'est ça, fait le malin Vargas, tu sais pas à qui t'as affaire. »

Est ce que je le sais seulement ? Oui. Une fille qui pratique une activité sportive hebdomadaire depuis des années et qui se défend pas mal du tout en basket alors on va bien voir qui mérite de faire le malin entre nous deux. Je suis relativement sure de moi, au moins là dessus, et ça n'est pas désagréable de jouer sur un terrain où on maitrise les choses.
Alors on se met en route, chose qui me serait sans doute apparu totalement invraisemblable il y a quelques temps mais qui aujourd'hui me paraît totalement naturelle. C'est étrange, cette pensée m'effleure l'esprit bien sur, mais je n'ai pas l'intention de tergiverser pendant des plombes là dessus. Ça n'a rien d'incroyable, on est juste deux camarades d'écoles qui décident d'aller prendre l'air et s'amuser un peu pour se changer les idées.

Il connait visiblement le chemin puisqu'à aucun moment je n'ai à le diriger d'une manière ou d'une autre. J'imagine que les gars ont du l'y emmener, ce qui en soit n'a rien d'étonnant. On marche côte à côte, j'ai encore mon bouquin sur le bras et ma plume dans les cheveux, et je me tasse un peu sur moi même quand le froid s'impose de manière plus virulente mais en tant qu'écossaise de pure souche, je ne suis pas une petite nature à ce sujet là. Et puis ça sort comme ça, sans prévenir encore une fois, mais j'en ressentais le besoin je crois alors ...

« Je suis désolée pour tes amis. »

La tête tournée vers lui – et levée étant donné qu'il est plus grand que moi – je n'hésite pas à le regarder directement quelques secondes avant de reposer mon regard droit devant moi.

« Je … tu vas me trouver pathétique mais … Enfin je sais pas trop comment me comporter. »

L'herbe encore parsemé de neige défilent sous nos pieds alors que le soleil réchauffe de manière agréable.

« J'veux dire, j'étais pas là pendant les vacances. J'étais entrain de m'éclater sur les pistes ou faire la folle avec meilleure amie, profiter de ma famille, etc … Alors qu'ici ... »

Alors qu'ici , et à Salem, des gens souffraient, perdaient des proches, etc … Et même si je sais que je n'y peux rien et que c'est comme ça, je crois que j'ai simplement du mal à me faire à l'idée. Je ne pensais pas que ça m'atteindrait autant, et pourtant ...

« J'peux pas dire que j'aurai préféré être ici, évidemment, seulement j'ai l'impression que tout ce que je pourrais dire ou penser serait déplacé et ... »

...

« Désolée, je sais pas pourquoi je te raconte tout ça. »

T'as surement pas du tout envie d'en entendre parler, surtout pas d'entendre les états d'âmes de quelqu'un qui n'était pas là et qui ne peut pas comprendre. Je ne me plains pas, loin de là même, mais ça pourrait presque sonner comme tel alors … oui, clairement, tais-toi Riley, c'est mieux comme ça.

C'est ce que j'ai fait, de toute façon on arrivait au « terrain » et je me suis empressée de mettre les sorts en place pour me concentrer sur quelque chose pour éviter de repartir dans ces trucs à la con existentiels qui n'ont pas leur place, ni ici, ni ailleurs. L'arbre devient panier, la grosse pierre devient ballon et la surface devient magiquement plane pour pouvoir servir de terrain correct. Rien n'a changé ici, je me rends compte que ça fait un moment que je ne suis pas venu d'ailleurs.
Finalement je me retourne vers lui, et là sans trop savoir pourquoi je bloque. Je me rends compte que le soleil est entrain de l'éblouir et surtout de se refléter dans ses yeux et … et ça ne devrait pas avoir cet effet là sur moi mais je sens mon cœur qui accélère. C'est une sensation que je ne peux pas juger étrangère, tout simplement parce que j'ai déjà ressentis ça en sa présence et ça me déstabilise bien plus que je ne l'aurai pensé. Il se passe un truc, ma tête n'a strictement rien à voir là dedans si ce n'est qu'elle me fait comprendre que je me sens bien là en sa présence et ce depuis tout à l'heure mais quand mes yeux ne peuvent pas s'empêcher de glisser sur lui là ça devient critique. Je secoue la tête, histoire de reprendre mes esprits qui ne sont clairement pas là où ils devraient être même si je ne sais pas vraiment où ils devraient être et fais rebondir le ballon plusieurs fois devant moi.

« J'veux pas dire mais … J'veux bien croire que t'aies le sang chaud mais on est quand même au mois de janvier, en Écosse, tu vas choper la crève avec aussi peu de tissus sur toi, t'es au courant ? »

Non parce que ça ne m'avait pas frappé jusqu'à présent mais là c'est plutôt flagrant. J'ai le sourire, je le provoque ouvertement mais pour l'emmerder, simplement, que les choses soient bien claires. Il n'y a absolument aucun message subliminal dans mes paroles. C'est juste que … Je l'ai déjà vu moins vêtu que ça, un peu comme lui d'ailleurs à la réflexion et là je suis certaine que je suis entrain de rougir à l'idée qu'il m'ait vu sous la douche ce fumier mais ça n'est pas le propos. On se concentre, on fait abstraction de cette chemise qui lui va un peu trop bien, parce qu'on n'est clairement pas là pour ça. Jeune fille, le printemps c'est dans deux mois alors on se calme. De toute façon c'est juste l'effet soleil, ça sublime le tableau, c'est tout. Oui c'est le soleil qui le rend aussi sexy, rien d'autre.

Now if we're talkin' body, you got a perfect one … Riley !

« Va falloir courir pour te réchauffer ! »

C'est ça, fais ta maline et surtout fais en sorte de ne surtout pas écouter la petite voix dans ta tête. En attendant le premier panier est lancé, marqué, et la balle rattrapée par mes petites mains. La compétition remet mes idées en place et c'est un regard plein de défis que je lui lance, accompagné d'un sourire en coin presque carnassier. Aller, viens chercher la balle, tu vas voir ce que ça fait de se frotter à une tornade ...
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MessageSujet: Re: Basketball Diaries ▬ Mateo   Jeu 12 Mar 2015 - 15:16

Maxime avoir plus de cojones que moi ? Bien évidemment. Il faut vraiment garder en tête que cette nana…n’en est pas une bordel ! C’est pas une vraie fille ! Comment ça j’suis de mauvaise foi ? Tsss… Ok, souvent elle et moi on fait des concours de virilité mais c’est pas de notre faute. Elle fait chiée d’être endormie comme une souche. J’me fais chier moi. Quoi que je peux compter sur Macy pour combler le manque… Cette nana parle tellement. Trop. Mais faut pas que j’fasse UNE seule réflexion sur Macy-chérie si j’ai pas envie que Maxime m’arrache la carotide à la prochaine pleine lune.

« C'est ça, fait le malin Vargas, tu sais pas à qui t'as affaire. »

Large sourire de ma part… Là j’te retrouve Jenkins.

- Mais je n’demande que ça, de savoir.

Montre-moi un peu qui tu es vraiment derrière ses airs de dragon que tu m’as laissé exploser au visage les dernières fois où on passait des minutes entières à se gueuler dessus comme des putois. Les temps changent, les gens aussi. Du moins, leur façon de voir… Si ça n’était pas le cas, je ne suis pas certain que je serais entrain de marcher en sa compagnie dans ces couloirs, sans que nous nous engueulions une fois. Peut-être que la crise est passée même si mon envie irrépressible de l’emmerder est, elle, toujours là. Mais je crois que je n’irais pas jusqu’à la pousser à la crise de nerf – même si entre nous, c’était quand même vachement marrant – en tout cas pas aujourd’hui… Et puis gâcher un aussi jolie sourire, ça serait vraiment con.

Je laisse mes pas me guider dehors, sans prendre la peine d’aller chercher de quoi me vêtir un peu plus chaudement. Je n’y ai pas réfléchis et c’est quand une légère brise me glisse sous la chemise que je comprends que là, j’ai été con. Pas grave, j’suis un homme ou j’suis pas un homme, mierda ! C’est ça macho, fais le malin comme elle a dit la dame.
Elle me suit et je me rends compte que je connais le chemin. Pourquoi ? Parce qu’il s’avère qu’un p’tit branleur qui n’a pas pris la peine de se repointer dans ce château, m’a déjà emmener ici. Avec Cameron. Et ce p’tit branleur qui est, accessoirement mon co-capitaine a disparu de la circulation. Et après, j’me demande pourquoi j’me sens vide ? Mehdi, Thomas et maintenant lui ? A croire que c’est une foutue malédiction qui s’est abattue sur nous. J’espère pour toi que tu te ramèneras et vite, et surtout, qu’ils te trouveront à temps… merde.

« Je suis désolée pour tes amis. »

Retour à la réalité. Jenkins, oui. Désolé. J’étais partie loin mais je reviens rapidement à elle. Riley me regarde et je lui souris en haussant les épaules. Pas que ça n’est pas grave, juste qu’elle n’a pas à s’excuser, elle n’y est pour rien dans tout ça. Maxime a autant de mal que moi d’avaler sa peine et je crois que nous le faisons tous les deux de la même manière : En silence. Elle me donne parfois l’impression d’être mon alter-égo féminin.

« Je … tu vas me trouver pathétique mais … Enfin je sais pas trop comment me comporter. »

Nouvelle brise mais je frisonne moins cette fois, malgré la neige qui se trouve encore un peu présente, de part et d’autre du parc. Ok, j’vais sûrement chopper la mort aujourd’hui. Heureusement que le Soleil décide de nous faire l’honneur de sa présence. Je ferme un instant les yeux, me délectant de ses rayons sur ma nuque. Le Soleil Argentin me manque.

« J'veux dire, j'étais pas là pendant les vacances. J'étais entrain de m'éclater sur les pistes ou faire la folle avec meilleure amie, profiter de ma famille, etc … Alors qu'ici ... »

Je ne bronche pas et regarde devant moi, la laissant parler. Je pense comprendre ce qu’elle veut dire mais ne l’interrompt pas.

« J'peux pas dire que j'aurai préféré être ici, évidemment, seulement j'ai l'impression que tout ce que je pourrais dire ou penser serait déplacé et ... Désolée, je sais pas pourquoi je te raconte tout ça. »


Cette fois je tourne mon regard vers elle alors que nous arrivons sur le terrain et qu’elle entreprend de le mettre en place. Elle ne me regarde pas mais moi, si et je ne la lâche pas.

- T’as pas à t’excuser, ni pour mes amis, ni de ne pas avoir été là. T’as eu de la chance comparée à d’autres, et alors ? Ça ne doit pas être une culpabilité, loin de là. Il s’est passé ce qu’il s’est passé et personne n’y peut rien, donc te bile pas pour ça.

Ca n’est pas un ton froid, bien au contraire. Toujours empreint de naturel, je ne fais que lui dire la vérité. Mains dans les poches, je l’observe faire son œuvre. Oui, elle n’était pas là, comme beaucoup d’autre et putain, c’est tant mieux pour eux. Pourquoi ça deviendrait une culpabilité ? Personne n’aurait voulu être au château quand tout ça s’est passé, alors ne nous excusons pas bon sang. Soyons là, debout, prêt à accueillir c’est putain d’enfoiré la prochaine fois qu’ils viendront.

Ceux qui ont tué Thomas et Mehdi.
Ceux qui ont tué Spencer, le pote de Maxime.
Et ceux qui ont sûrement enlevé Enzo.

Croyez-moi, la prochaine venue ils seront accueillis comme il se doit. Et je suis certain que Maxime me suivra sans aucunes hésitations.

Elle finit par se retourner vers moi et je tourne mon regard également… sauf que le soleil m’éblouie un peu. Je plisse les yeux dans un réflexe durant une poignée de secondes le temps de m’adapter avant de cligner des paupières et d’afficher un sourire en la regardant. Ses yeux à elle, sont beaucoup plus vert à l’extérieur et il n’y a pas à dire ils sont jolis. Et il n’y a pas que les yeux qui le sont. Ce visage, ses traits et ce petit sourire gêné qu’elle offre comme si elle venait de revenir à la réalité. Je l’ai toujours dit que Jenkins était une jolie femme et qu’elle provoquait chez moi un semblant d’attirance, sinon, je ne l’aurai pas embrassé durant cette colle. Tout ce que je fais, je le fais par spontanéité et par envie. Ce jour-là, ça a été le cas.

Et c’est étrange de nous voir comme ça alors que je prends cette situation avec un naturel sûrement déconcertant. Je prends les choses comme elles viennent et là, ça glisse tout seul. Alors je n’irais pas me prendre la tête pour des futilités. Je suis de toute manière bien trop fatigué pour ça. Jenkins est arrivée au très bon moment mais surtout avec la bonne proposition. Celle d’aller se défouler un peu.

La balle rebondit entre ses mains et je me recroqueville lorsque le froid me traverse de part en part. Putain, quelle tête de gland d’être sortie en chemise…

« J'veux pas dire mais … J'veux bien croire que t'aies le sang chaud mais on est quand même au mois de janvier, en Écosse, tu vas choper la crève avec aussi peu de tissus sur toi, t'es au courant ?
- Ah ouais ? J’avais pas remarqué la différence. T’inquiète, j’ai du cuir à la place de la peau.

HAHAHAHAHA. C’est pas vrai. J’ai froid et ma virilité va se rétracter si j’bouge pas et vite.
Je regarde Riley et j’me dis qu’on doit être bien dans ce gros gilet. Gros gilet qui serait bien mieux sur le terrain que sur elle. MATEO ! Ahem.

« Va falloir courir pour te réchauffer ! »

Et comme pour appuyer ses mots, elle lance le ballon et … marque le point. Finalement, j’vais peut-être par me prendre une tôle. Toujours mains dans les poches, je plante mon regard dans le sien et celui qu’elle me renvoie me colle un long frisson le long de l’échine. Carnassier, provocateur et plein de défi. Le genre de truc qui pourrait me faire débloquer, surtout venant de sa part à elle. Oui, j’viens bien de dire ça mais je me retrouve un peu con lorsque son regard vient d’allumer cette flamme au creux de mon ventre. Je reprends aussitôt le dessus en lui lançant un regard du même acabit. Côté provocation Jenkins, c’est toi qui ne sais pas à qui tu as à faire.

Je sors les mains de mes poches. Faible sourire, regard vers le ciel… Capitaine, si tu me regarde, chaque panier sera pour toi mon vieux.

Jenkins manipule la balle entre ses doigts et le fait claquer sur le sol. Je m’approche d’un pas lent avant de me planter devant elle sans la lâcher du regard. Le jeu est lancé.

Sans prévenir, je lui pique la balle, cours, un pas, deux pas, le troisième me permet de sauter et de shooter dans le carré. Je récupère le ballon de basket que je lui lance, avec un sourire tout aussi provocateur que le sien.

- Tu croyais quoi ? Que j’passais mon enfance à faire des tacos ?

Non, je les passais sur les terrains avec les cousins, torse nu, à suer comme des bœufs après avoir couru après une balle. Dis comme ça c’est absolument ridicule mais chez moi, cela regorge de souvenirs plus qu’agréable.
Riley ne se démonte pas, bien au contraire. Elle dribble avec un putain de brio qui me surprend et shoot une deuxième fois où elle marque. Je récupère la balle à mon tour, dribble. M’arrête, feinte mais elle me contre. Elle se saisit du ballon. Panier. Elle est vraiment loin d’être nulle et putain, elle serait foutrement capable de me mettre une raclée.
Jenkins la récupère et je ne me défais pas une seule fois de mon sourire taquin et de mon regard appuyé. Elle se joue de la balle, je m’approche, elle se tourne et se trouve dos à moi et cette fois, je n’hésite à aucun instant de me coller à elle pour lui faire pression.

Une vague de chaleur survient et je mise ça sur le compte du jeu qui commence doucement à réchauffer mes muscles et non à son corps qui tenterait le plus saint des saints. Mes lèvres ne sont pas loin de son oreille et je murmure, dans un souffle.

- Allez Jenkins, décroche et va essayer de shooter.

Chose qu’elle fait et cette fois, c’est moi qui contre d’un geste de la main. Je récupère le ballon et shoot de là où je suis. C’est dans la poche. Elle me lance la balle et je ne la quitte pas des yeux parce que cette fois, j’ai vraiment envie que son gilet finisse au sol. Et que je serais bien capable de la réembrasser là, maintenant. Et ça c’est moche. Sans que je n’en comprenne le sens. Le sport libère les endorphines et avec une nana comme elle, tu ne devrais même pas être étonné.

Peut importe. Ferme là et joue. Cette fois, j’use de sa tactique lorsqu’elle s’approche de moi. Je lui tourne le dos et le plaque à elle où un frisson me parcoure mais que j’ignore. Le jeu. La balle. Le panier, Mateo. Et surtout, son parfum qui commence à t’englober.


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MessageSujet: Re: Basketball Diaries ▬ Mateo   Jeu 12 Mar 2015 - 18:14

Je ne réponds pas, parce que je n’écoute pas mais au contraire parce que je le fais complètement et par respect, et aussi parce qu’il n’y a rien à dire, je ne réponds pas lorsqu’il me conforte dans l’idée que je n’ai pas a culpabiliser de ne pas avoir été là, au château, pendant l’attaque qui a eu lieu le jour de Noël. Peut être que je suis trop sensible, ou trop … trop je ne sais pas quoi mais une chose est sure : Lui comme moi n’avons pas envie d’épiloguer là-dessus. J’ai posé des questions, il a répondu. J’ai laissé sortir certaines choses que j’avais sur le cœur, il a écouté et réagit, maintenant on peut tourner la page et passer à autre chose. Façon de parler, évidement, mais disons qu’en cet instant aucun de nous deux n’a envie de rester bloqué là-dessus il me semble. Voilà pourquoi ça part naturellement en cacahuète – dans le bon sens du terme même si ça peut paraitre incroyable s’agissant de nous deux – et qu’on se retrouve à se provoquer comme deux sales gosses, à se regarder droit dans les yeux sans l’ombre d’un détour. T’as du cuir à la place de la peau ? Et bien on va voir si ça ne t’empêche pas de courir alors …

Fini le moment d’égarement, on passe aux choses sérieuses à savoir établir qui est le meilleur au basket entre nous deux. Il faut que tu saches que tes potes ont encore un souvenir amer de certains de mes passages et Cameron a beau avoir joué toute sa vie au basket dans la rue, Enzo a beau avoir un gabarit et une dextérité qui lui permette d’être devenu plutôt bon en peu de temps, c’est moi la meilleure des trois. Parfaitement ! Rafael est plutôt doué aussi mais j’ai l’avantage d’être souple, rapide et agile, alors remballez vos mètres 80 et plus, vous ne faites pas le poids face à une tornade messieurs. Est-ce que je suis sure de moi ou bien est ce que c’est simplement de l’esbroufe et de l’auto-encouragement ? Non, je sais ce que je vaux, point barre.
Les hostilités sont lancées, le premier panier est marqué et … il reste là, stoïque, les mains dans les poches, à me regarder avec ce sourire en coin qui provoque chez moi une nouvelle vague de … de … Ressaisies toi Riley, et souviens toi ce qu’il s’est passé le jour où il a été plus prêt de toi qu’il ne l’avait jamais été … Tu as dit stop, et tu sais très bien pourquoi. Ici l’enjeu c’est le ballon, et le panier, pas lui. Pas ses yeux, pas son sourire, et pas non plus cette chemise qui devrait être interdite à la vente.

Comme une bleue. C’est comme une bleue que je me fais lamentablement avoir et tout ça à cause de quoi ? Parce qu’il s’avance vers moi comme un prédateur, sur de lui, sans jamais ciller, sans jamais me lâcher du regard et moi comme une conne j’en perds ma concentration alors j’en perds aussi le ballon et intérieurement je me fustige d’être aussi faible. Qu’est ce qui se passe bordel ? Qu’est ce que c’est que ce délire ? Et si tu fais exprès alors arrête ça tout de suite ! Tout ce que je peux faire c’est le regarder marquer son panier, un sourire sur mes lèvres et les yeux levés au ciel qui signifie une chose : Riley, tu m’agaces. Voilà. L’instant d’après j’attrape la balle qu’il me lance et jamais je ne cherche a éviter son regard malgré … malgré rien du tout, aller, on se concentre.

« Tu croyais quoi ? Que j’passais mon enfance à faire des tacos ? »
« Hum … Oui, je trouvais que ça t’allais plutôt bien effectivement. C'est pas ce que tu faisais ? »

Un partout.
Balle au centre.

J’ai bien dit que les garçons alliaient à eux tous la force, la dextérité et un certain talent mais admire un peu ça et tu verras que vous pouvez tous aller vous coucher parce que quand Riley Jenkins a la balle, c’est un véritable spectacle visuel. Je dribble, passe le ballon d’une main à l’autre, pousse même le vice en le faisant passer entre mes jambes et étale ainsi une partie de mon savoir faire. Oui, je fais la maline, parfaitement. Panier. Tu veux un mouchoir pour sécher tes larmes ? Récupération de l’adversaire, ça ne dure pas longtemps parce qu’avec mes jambes certes plus courtes que les siennes mais bien plus agiles j’arrive à le contrer malgré la feinte qu’il tente de manière intelligente. Encore un panier, et clairement, je me la pète.
En tout cas c'est du jeu, du bon jeu, et même si on vient tout juste de s'y mettre c'est particulièrement intense. La compétition est bien là, fidèle à mon statut de Serpentard c'est quelque chose qui m'anime réellement et il est certain que je ferais tout pour gagner – en restant dans le correct j'entends – quand bien même on n'a finalement fixé aucune règle. On se cherche, je crois que l'un comme l'autre on tente à se prouver mutuellement ce qu'on a dans le ventre et ça fonctionne plutôt bien à vrai dire. Ce genre de situation pousse à se surpasser, c'est un challenge ni plus ni moins et je crois que lui comme moi y sommes très réceptifs. Peut être qu'il ne veut pas se faire battre par une fille, mais dans le fond je n'ai pas l'impression que ça soit ça. Peut être que je cherche à jouer les femmes fortes et lui prouver qu'on peut parfaitement avoir le dessus sur la gente masculine mais là non plus je n'ai pas l'impression que ça soit le cas. C'est juste … personnel, entre nous, mais surtout on s'amuse et ça c'est plutôt évident. Je m'amuse, et je n'ai aucun doute que ça soit son cas aussi puisque jamais son sourire ne disparaît. Arme secrète.

La balle est à nouveau entre mes mains et je la fais rebondir sur le sol à intervalles régulières tout en tachant de progresser au maximum vers le panier. Je ne suis pas une experte dans le tir à trois points, je me débrouille mais disons que ça n'est pas en ça que j'excelle le plus alors l'idée c'est donc de me rapprocher le plus possible mais forcément il fait barrage alors j'opte pour une nouvelle tactique et lui tourne le dos pour avancer à reculons vers le panier de façon à ce qu'il n'est pas de prise sur mes bras et surtout pas sur le ballon. Ce que je n'avais pas prévu, ça n'est pas qu'il vienne se coller contre moi parce que dans le fond c'est pure logique même si normalement il ne doit pas y avoir de contact, mais c'est plutôt la sensation que ce contact me procure et encore une fois j'en perds mes moyens l'espace d'une seconde. Je ne le vois pas mais je le sens, et quelque part j'ai l'impression que c'est encore pire que tout à l'heure … J'ai des flash qui me reviennent en tête, ça frôle le pur délire sincèrement. J'ai le souffle court et le rythme cardiaque en folie, j'aimerai mettre ça uniquement sur le dos de l'effort physique mais ça ne sert à rien de se mentir, n'est ce pas ? Non. C'est lui, ce contact, il réveille la moindre parcelle de mon organisme et mon corps s'électrise. Bien sur comme si ça ne suffisait pas, je sens son visage se rapprocher du mien et ...

« Allez Jenkins, décroche et va essayer de shooter. »

Électrochoc, c'est plutôt violent, mais je réagis au quart de tour comme pour me sortir d'un traquenard. Je ne sais pas s'il me cherche ou si c'est simplement moi qui plonge toute seule comme une grande dans ce truc sorti de nulle part ou presque mais ce crétin que j'ai fini par apprécier, que j'ai tellement détesté, est entrain de me rendre dingue et d'une manière complètement nouvelle, qui n'a strictement rien à voir avec les précédentes. Ça n'est pas de la colère que je ressens, loin de là même.
Déstabilisée encore une fois je me laisse une fois de plus avoir – ou alors peut être qu'il n'est pas si nul le marchand de tacos mais ça je n'ai pas envie de l'admettre – et quand je me retourne et le contourne, il intercepte la balle d'un geste bien calculé pour finalement se détendre et l'envoyer directement dans le panier. Geste de mécontentement de ma part, tout en gardant le sourire, puis je récupère le ballon sous le panier pour finalement le lui relancer. Pourquoi ? Aucune idée, geste réflexe et automatique tout simplement parce que je n'arrive pas à réfléchir quand il me regarde comme il est entrain de le faire. Son sourire n'est plus là, le mien non plus, et je commence à ressentir ce qui ressemble de près ou de loin à une sorte de peur. Pas de lui, non je n'ai pas peur de lui, mais j'ai peur de moi, de ce que je ressens, et de ce qui pourrait se passer si j'écoute les petites voix dans ma tête. J'ai peur de ce qui se passe dans sa tête en ce moment précis alors que ses yeux ne lâchent les miens que pour s'égarer ailleurs sans que je ne sache vraiment où exactement. Accélération du myocarde. Il y a … des regards, des attitudes, des choses qu'on pense reconnaître ou qu'on interprète et là, je … Stop. Ça n'a aucun sens, on est tous les deux là pour jouer, pas pour imaginer des trucs et/ou voir des signes là où il n'y en a pas alors j'attaque, je m'approche de lui dans l'optique de lui prendre le ballon avant qu'il n'est le temps de viser le panier mais ce fourbe me chope ma technique – qui est universelle, je sais, merci – et me tourne le dos. La seconde d'après il se plaque contre moi et je manque clairement de me rétamer par terre avec la force qu'il y a mis pourtant je m'accroche … à lui … Mes mains se posent là où elles peuvent se poser pour avoir une prise. C'est rien qu'un putain d'instinct de survie ! Ok ? C'était ça où je m'éclatais par terre, ça n'était en aucun cas calculé mais je me retrouve avec les mains posées sur son dos et sa taille, presque agrippées, et bloque quelques secondes avant de réagir en me disant qu'elles semblaient se trouver un peu trop bien là posées sur lui.

Ça suffit les conneries, encore une fois je secoue la tête et débranche mon cerveau qui pense un peu trop pour me concentrer uniquement sur un seul but : Récupérer cette balle et marquer un nouveau panier. Je pousse une sorte de petit cri de rage ou de je ne sais trop quoi et fonce dans le tas. Ça n'est pas très fairplay ni très réglo mais tant pis, tout ce que je retiens c'est que j'arrive à lui prendre le ballon d'une manière ou d'une autre et à me défaire de son emprise éventuelle avant même qu'il n'ait le temps de réagir si bien qu'après quelques pas je suis sous le panier, me détend, saute, et dunk mesdames messieurs ! La grande classe, je n'ai que ça à dire. Qui a dit que les blancs ne savaient pas sauter ? Les blancs j'en sais rien, mais je trouve que la p'tite blanche – croisée panda – que je suis se débrouille plutôt pas mal, non ? Et me voilà entrain de faire la fanfaronne, les bras écartée, et un large sourire sur le visage alors que mes cheveux me tombent en vrac un peu n'importe où puisque la plume qui les retenait s'est barré dans le processus.

« Et qu'est ce que tu dis de ça, Vargas ? »

C'est qui la meilleure ? C'est bibi, parfaitement. Et je me plante face à lui, à quelques pas, reprenant mes esprits après ce saut qui m'a demandé quelques efforts pour finalement les perdre presque aussitôt. Qu'est ce qui s'est passé ? Aucune idée. Un coup de vent ? Du gaz délirant ? Aucune idée. Ça m'a pris comme ça, brusquement, j'ai croisé encore une fois son regard et … plus de cerveau … Fini. Terminé. Les dernières barricades s'écroulent et l'instant d'après sans y réfléchir une seule seconde je me vois franchir les quelques pas qui nous séparent de manière plus que rapide avant de lui sauter littéralement dessus ou plutôt dans ses bras. Les miens s'enroulent autour de son cou, mes jambes opèrent le même schéma autour de sa taille et je m'accroche à lui tout en me jetant sur sa bouche que je lui vole sans lui laisser la moindre seconde d'hésitation pour qu'il se rende compte de ce qui est entrain de se passer. Les sensations sont les mêmes que cette fois là, pendant la colle, mais en totalement démultiplié. Mais qu'est ce que t'es entrain de faire Riley, hein ? A quoi ça rime au juste ? Oh je sais très bien que tôt ou tard ma conscience et mon cerveau vont se réveiller et venir toquer à ma porte mais pour l'instant ça n'est pas le cas. Non, pour l'instant j'ai perdu toutes facultés à penser correctement. La seule chose dont je suis consciente c'est qu'il me rend totalement folle, qu'une de mes mains s'agrippe à ses cheveux et l'autre désespère un peu de trouver une prise stable autour de sa nuque ou de ses épaules mais ça n'a pas la moindre importance. Vague de chaleur, en plein hiver, on va mettre ça sur le dos du soleil et de mon gilet … Une chose est sure en tout cas c'est que je ne touche plus terre et ça dans tous les sens du terme ...
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MessageSujet: Re: Basketball Diaries ▬ Mateo   Jeu 12 Mar 2015 - 20:04

Qui aurait cru qu'on serait là à jouer à la balle, tous les deux ? Même moi, je n'y aurai pas songé mais maintenant que nous y sommes, ça n'est pas si déplaisant. Loin de là même. J'dois dire que j'apprécie sa provoc' même si mon égo en prend un sacré coup de me faire mener par le bout du nez par une nana peu importe. Pour le moment elle est dans mon dos et sans le vouloir, je la pousse un peu brutalement. Agile, souple et rapide … mais poids plume. Geste presque instinctif, je m'apprête à me retourner pour la rattraper avant qu'elle ne se fracasse le coccyx sur le sol ou qu'elle se pète une vertèbre mais elle est plus rapide que moi et s'accroche à ma taille et à mon dos, ses mains bien posées là où elles sont. Et j'ai la sensation de sentir la chaleur de son corps se dégager et se rependre au travers ma chemise. Nouveau sourire. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans sa tête mais dans la mienne ça commence à devenir un sérieux brasier que je tente toutefois de contrôler. Pourquoi ? Parce que je me souviens parfaitement de ce baiser qu'elle n'a pas voulu continuer pour des raisons qui la regardent. Alors ça n'est clairement pas pour remettre le couvert une deuxième fois... Pas que ça s'fait pas – enfin si, ça s'fait pas – mais merde. J'vais pas non plus la violer bordel. Donc je range mes envies et surtout mes idées mal placées. Parce que là, elles n'ont pas lieu d'être. Ballon. Panier. Victoire. Et surtout, j'vais te montrer que t'es pas parce que t'es agile et rapide que tu feras la différence. Je crois que c'est une question de fierté et de se montrer à l'un et à l'autre ce que l'on vaut. Rien à foutre, ça me plait. J'aime cette esprit de compétition et surtout cette adrénaline qui parcoure mes veines.

Une vie. Un souffle. Ça fait un putain de bien.

Alors montre moi c'que t'as dans le ventre.

J'ai le ballon, que je fais rebondir, passer entre mes jambes, rebondir de nouveau et là... Elle me fonce dessus, poussant un cri de rage. J'ai à peine le temps de contrer, que son corps bouscule le mien et je laisse échapper un juron hispanique à son égard alors que je tente tant bien que mal de l'empêcher de prendre la balle. C'est une lutte acharnée qui me fait monter les nerfs et les envies d'explosions mais je me contiens, plus que jamais. Si bien qu'elle réussit à me choper la balle encore une fois et à aller dunker. Bordel. Et en plus c'est qu'elle fait la fière la bougresse. Cheveux éparpillés autour de son visage, grand sourire sur les lèvres, elle me nargue ouvertement.

« Et qu'est ce que tu dis de ça, Vargas ? 
J'dis que t'es une putain de tigresse, ma parole. »

Ah ça t'en veux, y a pas de problème. Je suis essoufflé mais tout ça est bon enfant. Enfin aujourd'hui... Trois mois plutôt et on se serait égorgé sur place. J'en suis certain. Je ne la lâche pas du regard parce que tout ce qu'il se passe me rend fou de frustration. Elle a des airs de sauvages avec ses cheveux en bataille et son regard brillant. Bref. Parlons Basketball. Et il y en a des choses à dire. Comme le fait qu'elle se débrouille bien mieux que je le croyais... Je me demande si elle n'a pas joué dans une équipe dans notre monde ou dans celui des sorciers, même si je doute que ce sport soit pratiqué. Et j'ai clairement envie de t'arracher ce foutu gilet qui t'sers à rien. Mais ouais, tu te démerde plus que bien.

Elle s'approche de moi alors que j'ai les mains sur les hanches, reprenant doucement ma respiration. Il va sérieusement falloir que tu penses à arrêter la clope mon grand. Non jamais de la vie, c'est trop bon ce truc. Plein de cancer, mais trop bon. Je me redresse alors que j'étais penché en avant pour reprendre mon souffle et je la voix à quelques pas de moi, me fixant de son regard de braise. Je ne lâche pas ces yeux verts émeraudes et repense à cette tension tout à l'heure, lorsque je me collais à elle pour « prendre la balle ». Il y a des choses qui n'échappent pas, des comportement et surtout, l'environnement. Une tension palpable que l'on pourrait presque sentir parcourir notre peau.

Souffle court. Je me passe une main dans les cheveux, prêt à aller chercher la balle... mais je n'ai le temps de rien faire. Absolument rien. Je vois Riley courir vers moi et surtout je sens son corps contre le mien. Non, pas contre. Accrochée à moi. Littéralement. Ses jambes autour de mes hanches, ses bras autour de mon cou et ses lèvres accaparant les miennes.

Si il y a cinq secondes je mettais tout en œuvre pour mettre de côté ce qu'elle pouvait provoquer, ça n'était désormais plus le cas. Un brasier éclate au creux de moi. Non, un putain de volcan qui explose, de part en part. Me surchauffe et me fait complètement débloquer à la seconde où elle glisse sa main dans mes cheveux pour s'y accrocher. C'est foutu je ne réfléchis absolument plus puisque mon corps la veux. Maintenant. Plus de barrière, plus de question. Elle venait de tout déboîter en un seul geste sauvage, impulsif et spontané. Je titube et son autre main s'accroche à mon cou, mon épaule, partout où elle peut alors que les miennes sont déjà sous ses cuisses pour la remonter un peu plus contre moi, pour avoir une meilleure prise. Je jette un seul coup d’œil derrière elle et avance en titubant de quelques pas pour la plaquer à l'arbre le plus proche. Ma raison s'est faite la malle et un désir incandescent s'éparpille en un long frisson qui me rend dingue mais jamais je ne l'avouerais. Jamais je n'avouerais qu'elle provoque une étincelle de sauvagerie explosive que j'apprécie plus que je ne le devrais. Tout ce que je veux, en cet instant, c'est sa peau.

Je ne suis pas le genre à m'attarder sur les détails, de savoir si on est dehors ou pas. A la vue des autres ou pas. J'en ai rien à foutre. Elle vient de déglinguer le peu de résistance que j'avais et même si son geste m'a complètement prit de cours, je ne la repousse pas. Bien au contraire, j'en accentue la saveur en appuyant un peu plus les baisers échangés. La dernière fois elle me repoussait... Pourquoi ? Trop peur ? Tu m'étonnes, elle me connaît pas et j'ai été un vrai connard avec elle. Mais les choses ont l'air d'avoir changées. Aussi bien pour elle que pour moi. Et là, nous ne sommes que deux corps embrasés, électrisé par un désir explosif.

Je la garde toujours contre moi, dans la même position, écartant les pans de son gilet qui glisse sur ses épaules et que je lui fais enlever aussitôt. Tu n'as pas besoin de ça. Je n'ai pas besoin de ça. Mes mains s'éparpillent dans ses cheveux alors que je tend son visage vers le ciel pour plonger mes lèvres à l'intérieur de son cou que je dévore littéralement, sans douleur mais avec une sauvagerie qui m'est propre. J'ai le cœur qui bat comme un fou et mon souffle s'écourte au fur et à mesure que mes lèvres glisse de sa mâchoire à la base de son cou. Je lui fais quitter mes hanches alors que je la garde contre moi, ne lui laissant à aucun moment l'espace pour s'échapper de mes lèvres qui se font dévorer par les siennes autant que moi je le fais de temps à autre sur son menton ou de nouveau, dans son cou. Mes mains se fraient un chemin sous son tissu et mes doigts s’électrisent face à cette peau aussi douce que bouillante. Je n'sais pas ce qu'il se passe et je m'en fou, je consume juste le moment au même rythme que je glisse mes mains, là sur ses hanches, dans le creux de son dos, remontant le long de la colonne vertébral que j’effleure du bout des doigts pour lui en faire apprécier la saveur.

Je ne pense plus à rien. Thomas, Mehdi, Enzo, Maxime et tout le reste du monde s'est tiré à la seconde même où ses lèvres se sont percutées aux miennes et il est rare que je me sente aussi loin, aussi ébranlé. Ses soupires me font frisonner une fois de plus, sentant la racine de mes cheveux se dresser sur ma nuque. C'est intense. Brutale. Animal. Sauvage.

Jenkins me dévoile une part d'elle que je ne soupçonnais pas et la surprise n'en est que plus bonne. Je sens ses mains courir le long de mon corps et ça ne fait qu'accentuer ce désir brûlant qui anime mes gestes. Quand aux siens, ils sont aussi bien sauvage qu'évocateur. Et j'y réponds, tête baissée. Nos corps se réclament, le mien la cherche un peu plus alors qu'elle se cambre. Et ma raison a foutue le camp depuis un million d'année alors que nos soufflent, eux, se cherchent, se trouvent et s'unissent avec délectation.
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MessageSujet: Re: Basketball Diaries ▬ Mateo   Ven 13 Mar 2015 - 18:01

Pourquoi ? A quel moment je me suis dit que c’était une bonne idée de faire ça ? A aucun moment, tout simplement parce que je n’ai pas réfléchis. J’ai simplement suivi mes envies qui tambourinaient à la porte depuis de longues minutes parce que je n’arrivais plus à les faire taire. Jamais je n’aurai pensé qu’il pourrait me mettre dans un tel état, jamais, mais pourtant je ne peux pas nier l’évidence : Il m’attire, de façon plus qu’évidente, et de manière complètement déraisonnée. Qu’est ce qui a changé les choses alors que jusqu’à il n’y a encore pas si longtemps on se détestait cordialement ? Il me mettait tellement hors de moi et avec une facilité tellement déconcertante qu’a aucun moment je n’ai été sensible à son charme, pourtant aujourd’hui je n’arrive pas à me défaire de son aura, ni même à le lâcher du regard. La tension est montée progressivement mais finalement assez rapidement, je pourrais mettre ça sur le dos de mon cerveau qui déraille ou du contexte actuel, d'un potentiel besoin de s'abandonner pour s'extraire un peu de la réalité – il y a peut être un peu de ça quand même, pour lui comme pour moi – mais je ne le ferais pas pour la simplement et bonne raison que je suis en parfaite possession de tous mes moyens, absolument tous, si on occulte le fait que sa présence me les fait perdre tous un par un. Ça fait un moment que je n’ai pas laissé un homme, ou un garçon peu importe, être aussi proche de moi mais cette fois j’ai bien conscience d’être celle qui a brisé la distance, et pas qu’un peu. Qu’est ce que c’est que cette lubie d’aller lui sauter dans les bras comme je viens de le faire ? Ça n’a pas d’importance, parce que les faits et les ressentis parlent d’eux même : Je m’y sens bien, et c’est ce dont j’avais envie. Envie égoïste, peut être, surtout après ce qu’il s’est passé la dernière fois mais … Parfois le corps prend les commandes et voilà ce qu’il se passe. Je ne ressens plus aucune tension, plus aucune inquiétude, je ne suis … plus là, ou plutôt si, je suis bien là mais uniquement là, avec lui, dans ses bras, mes mains qui s’accrochent à lui sans aucune hésitation, mes lèvres qui ont capturé les siennes sans détour, et mon cœur qui menace d’exploser tellement il bat vite. Je me sens bien, terriblement bien, et terriblement enflammée, attirée par lui comme un papillon de nuit sous une source de lumière et peut être que je vais me briser les ailes ou les bruler mais … tant pis. Tout ça, c’est simplement indescriptible mais spontané.
Je n’ai pas eu le temps de penser au fait qu’il pourrait me repousser, ou plutôt je ne l’ai pas pris. A la seconde même où j’ai déconnecté plus aucune considération de ce genre ne m’a effleuré l’esprit et pourtant … ça n’aurait été que justice, non ? Mais ça ne s’est pas passé comme ça, pas du tout même, parce qu’il a réagit aussi vite que moi et ses propres barrières ont cédé une à une. On aurait pu s’écrouler sur le sol tous les deux, avec l’impulsion que j’ai mise dans ce … cette … Je ne sais même pas comment appeler ça mais il a tenu bon, il m’a attrapé, il s’est accroché à moi lui aussi et j’en ai eu des frissons partout le long de ma colonne vertébrale à la seconde même où j’ai pris conscience de sa présence là contre moi. Ses mains ont glissé sous mes cuisses, j’ai compris qu’il ne me laisserait pas tomber et mes derniers neurones ont sauté. Quelques secondes plus tard je me retrouve bloquée contre un support qui n’a pas le moindre intérêt pour moi puisque tout ce qui compte c’est qu’il ne me lâche pas. Parce que je suis bien là dans ses bras, parce que la chaleur m’empêche de penser à quoi que ce soit, parce que pas un seul instant je n’envisage de quitter ses lèvres maintenant que je les tiens. Il me le rend bien, tellement bien que j’en perds également le peu de conscience qu’il me reste en stock. Le souffle court, je m’abandonne totalement à lui sans aucune forme de résistance et c’est comme si … comme si ce qui est entrain de se passer était la chose la plus naturelle au monde.

Plus sa présence s’impose à moi, plus je tremble et ça n’a strictement rien à voir avec une certaine forme de peur. Non, rien à voir. Je tremble parce qu’il fait naitre chez moi des choses que j’avais totalement enfouies depuis des mois, des choses que je ne m’autorisais pas à ressentir, et qui ne me manquaient pas le moins du monde pour être honnête. Je savais où j’allais, ce que je voulais ou plutôt ne voulais pas mais aujourd’hui tout ça s’est envolé. Je sais ce que je veux et je sais ce que je ne veux pas, certes, et ce que je voulais c’était lui. Peut être pas entièrement, peut être pas totalement, mais je me suis sentie irrésistiblement attirée vers lui, appelé par sa propre tension, et je me suis laissée y céder sans le moindre regret. Si bien que lorsqu’il m’enlève mon gilet je n’offre pas la moindre trace de résistance et au contraire l’aide à m’en défaire quand bien même l’air hivernal me fait lui aussi frissonner mais Mateo est tellement près de moi que ça n’a pas la moindre importance. Mon sang circule tellement vite dans mon organisme qu’il me réchauffe le corps tout entier et je me rends compte que sans parler de la situation, je me sens en sécurité là contre lui. Ça devrait me faire peur, me perturber, n’importe quoi d’autre dans ce style là, ça devrait me faire gamberger mais ça n’est pas du tout le cas. Ses mains glissent dans mes cheveux, me font relever la tête et mes yeux s’ouvrent sur des branches puis encore au dessus, le ciel. Les impacts répétés de ses lèvres dans mon cou me font perdre ma respiration et je ne peux réprimer les réactions de mon corps. Soupirs, profonds et multiples, jusqu’à ce que mes lèvres retrouvent les siennes. Mes pieds, eux, retrouvent le sol et je regrette un instant de ne plus être dans ses bras mais son corps me rappelle qu’il est toujours bien là, près de moi, contre moi, et qu’il ne me laisse pas la moindre de chance de m’échapper. Si tant est que j’en ai ressenti l’envie, or ça n’est pas le cas. Pas de petite voix dans ma tête, juste l’instant présent, les sensations, ses mains qui glissent sur ma peau à m’en faire perdre l’équilibre et l’idée plaisante qu’il est dans le même état que moi. Mes esprits me reviennent un peu, suffisamment pour laisser mon corps s’exprimer lui aussi par l’intermédiaire de mes mains qui glissent elles aussi partout sur lui. Sur le tissus, ses bras, son ventre, son torse, son dos, puis un peu plus bas, tout en le ramenant un peu plus contre moi avant de les laisser s’égarer directement sur sa peau quand elles se fraient un chemin sous sa chemise. Il est brûlant, mes doigts effleurent sa taille et caressent son ventre jusqu’à ce que l’une d’entre elle retrouve sa liberté et remonte pour enrouler sa nuque. Les baisers s’éternisent, les impacts se multiplient, aussi bien les mains que les lèvres et à mon tour je m’amuse avec son cou, sa gorge, de nouveau sa bouche que je n’arrive pas à laisser plus de quelques secondes. Je ne sais pas si quelqu'un aurait pu prédire ce qui est entrain de se passer, peut être, mais ça non plus ça n'a pas la moindre importance.

Je ne sais pas depuis combien de temps cet échange dure mais je m’imprègne de tout, absolument tout de lui. Sa respiration, son rythme cardiaque, son corps, ses mains, ses lèvres, son odeur, sa chaleur, tout, absolument tout, sans me poser une seule question … Jusqu’à ce que sa main enclenche sans le vouloir le retour de ma conscience en s’éloignant un peu trop loin sous le tissus de mon T-shirt. Dans les faits ça n’est pas trop loin, c’est juste la possibilité d’une évolution supplémentaire à ce qu'on et même si c’est en douceur, même si je n’arrête pas les choses brusquement, je les ralentis malgré moi. Les gestes se font plus tranquilles, les baisers s’espacent et puis s’arrêtent, mon front se pose contre son torse et mes mains s’accrochent aux poches avant de son pantalon. Je reprends mon souffle, ferme les yeux quelques instant, puis un léger rire commence à me secouer alors je m’écarte légèrement et vais m’appuyer contre l’arbre derrière moi avant de pousser un long soupir tout ne me passant une main dans les cheveux. Dans ma poitrine mon cœur bat encore à cent à l’heure et c’est avec un sourire timide que je capte son regard. Je n’avais pas remarqué à quel point ses yeux étaient aussi beaux, et croyez moi ça n’est pas facile de se concentrer quand on a face à soit ce regard qui vous scrute sans aucun détour. Intense. Comme lui tout entier. Je ne l'explique pas mais une part de moi a très envie de l'enrouler de mes bras et de se blottir contre lui tant sa présence qui certes me met dans tous mes états, me rassure d'un autre côté. A aucun moment je n'ai eu peur, et pourtant j'aurai pu. Ici on est isolés, personne ne peut nous voir, et étant bien plus costaud que moi il pourrait faire n'importe quoi y compris me faire du mal si l'envie lui en prenait. Pourtant non, à aucun moment je ne me suis méfiée de lui et en jetant un coup d'œil sur la pierre que m'a offert Dimitri je me rends compte qu'elle est bleue, mais qu'elle tend néanmoins vers le vert. Entre deux. Un peu comme moi en cet instant. Je me sens perplexe, je ne sais pas à quoi m'attendre comme réaction de sa part, et les suppositions commencent à arriver en masse dans ma petite tête qui n'aura décidément pas été tranquille bien longtemps. L'envie n'a pas disparu, loin de là, mais par respect pour lui je me tiens tranquille parce que je sais très bien où j'en suis, contrairement au fait que je n'ai pas la moindre idée de l'état d'esprit dans lequel il se trouve. Je ne le connais pas assez pour ça, et je n'ai pas la prétention de le deviner. Il m'a déjà montré que le paraître et l'être ne sont pas du tout la même chose, enfin disons que j'en ai eu plusieurs aperçus et …

« Cette chemise est une arme de destruction massive, c'est vraiment pas correct de sortir comme ça. Ni pour ton organisme, ni pour les autres. »

C'est sorti comme ça, peut être pour m'aider à débrancher un peu de cette arrivée massive d'interrogation et briser ce silence qui commençait à me rendre nerveuse. Je commence à me sentir un peu conne, je ne sais pas trop quoi faire de moi mais à aucun moment je ne cherche à éviter son regard ni à m'éloigner de lui. J'ai froid, c'est un fait, mais je ne bouge pas et esquisse un léger sourire un peu timide. Je crois qu'il ne doit pas savoir sur quel pied danser avec moi, parce que l'autre jour je l'arrêtais au bout de quelques secondes, et cette fois je lui saute dessus pour finalement calmer le jeu quand même juste après même si ça n'est pas vraiment la même chose, d'après moi en tout cas. J'aimerai lui expliquer mais je ne sais pas comment m'exprimer, tout comme je ne sais pas s'il en quoi que ce soit à faire de ce que je pourrais bien lui dire ou si la seul chose qui l'intéresse c'est … Non, je n'arrive pas à me résoudre à penser comme ça. J'essaie de me rassurer en me convaincant que je ne lui ai rien promis du tout, que je lui ai déjà donné un peu de moi tout en prenant un peu de lui mais est ce qu'il comprendra ? Est ce que ça lui suffira ? Une chose est sure, je sais que je ne pourrais pas lui donner plus tout simplement parce que je ne le veux pas. Mon corps n'a pas ce genre de raisonnement, il réclame d'ailleurs encore le sien, mais ma tête c'est autre chose et je suis en accord avec elle.

« Écoute, promis j'vais pas te faire un discours de 3h mais j'veux juste te dire que je ne suis pas prête à aller plus loin. »

Sans savoir si je le serais un jour … Oui, je me sens gênée malgré le fait que j'assume parfaitement ce que je dis et pense, parce que ça n'est jamais quelque chose de facile à avouer mais je n'ai pas envie qu'il pense que je joue avec lui ou je ne sais trop quoi. Pas de pression non plus, même si en ce qui me concerne je me la colle toute seule comme une grande.

« Mais si ça te va … on peut juste, je sais pas, continuer comme ça. »

Ou alors tu me laisses là parce que je suis vraiment trop compliquée comme nana, c'est aussi une option, j'en ai parfaitement conscience. Après tout il ne me doit rien, j'ai été honnête avec lui, autant qu'il le soit aussi de son côté, non ? Même si ça doit faire mal.
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MessageSujet: Re: Basketball Diaries ▬ Mateo   Dim 15 Mar 2015 - 16:14

Mon cœur n'est qu'un amas de battements et de pulsions alors que ma conscience ne se fixe que sur le corps de Riley qui me provoque une flopée de sensations connues et inconnues. Mes lèvres la capturent férocement, nos souffles se mélangent et je me fou du reste du monde. Mes mains s'aventurent sur sa peau et ça me convient parfaitement, surtout lorsque les siennes se glissent sur mon tissu, mon ventre, mes bras, mon torse pour finir sous ma chemise où ses doigts froids contrastent avec ma peau en ébullition. Un long frisson me parcoure et j'étouffe des soupirs qui ne cessent de s'amplifier au fur et à mesure qu'elle continue son exploration. C'est à rendre fou mais je n'en ai pas conscience parce que j'ai pas envie de réfléchir. J'ai juste envie de la dévorer tout entière, là, sur place, sans me soucier de quoi que ce soit. Ce brasier qui devient un incendie violent et puissant me consume tout entier et ne fait que se rependre lorsque sa prise dans mes cheveux se fait plus pressente et que ses lèvres se percutent contre ma gorge et mon cou. Mon corps se presse un peu plus contre le sien, cherchant plus de contacte, plus de chaleur. Mes lèvres capturent de nouveau les siennes où nos soufflent se mélangent.

Le temps n'a plus d'importance, tout comme notre environnement. Mes mains se plaquent à ses hanches et je l'attire avec force à moi, accentuant une sauvagerie que je laisse exploser et je constate qu'elle se laisse faire plus que je ne l'aurai pensé. J'aurai pu en rire de tout ça, me dire que quand même... Jenkins, merde. Cette nana que je cherchais, provoquais rien que pour la voir exploser de rage. Et je me retrouve désormais à jouer au corps à corps avec elle, contre cet arbre, avec pour unique envie : La dévorer, la consumer. La sentir toujours un peu plus désireuse, téméraire et volontaire lorsqu'elle plonge sa main dans mes cheveux. Elle soulève en moi une vague de désir brutale et sauvage, un quelque chose de nouveau dont je me délecte et sur laquelle je me rue pour en savourer le plaisir donné. Mes mains continuent leur chemin du creux de ses reins jusqu'au haut de son dos. Mes lèvres s'égarent de nouveau dans son cou, sur sa clavicule et je frissonne toujours un peu plus. Je m’imprègne de tout ce qu'elle est et ça me rend fou. Ce qui me rend encore plus furieux de voir que j'y prends autant de plaisir. Son parfum m'englobe de nouveau lorsque mon nez se loge sous sa mâchoire et que ma langue y joue avant de la mordiller de nouveau. Plus aucun contrôle. Plus aucune emprise sur quoi que ce soit.

Mais plus la tension monte, plus le désir explose et plus mon corps en veut. Plus. Maintenant. Mon corps est tendu, brûlant. Le sien ne cesse de venir me chercher, toujours plus sans me laisser une seule seconde de répit. Et je prends conscience que j'y suis bien, entre ses mains de femmes, aussi enragée qu'elle soit. Mes doigts remontent le long de la courbe de ses hanches et remontent le long de sa poitrine que j'effleure … et je sens son corps se raidir légèrement. Mon esprit m'envoie un signal, un souvenir. L'heure de colle où elle m'a stoppé dans mon élan. Ses gestes se font moins pressent, moins sauvage. Plus doux, plus tranquille et les miens suivent le même rythme malgré cette vague de frustration qui commence à monter le long de ma gorge. La retombée est pour moi, brutale. Voir désagréable. Je serre les dents lorsqu'elle glisse ses mains dans mes poches et qu'elle pose sa tête contre mon torse. Mon souffle est complètement désordonné et je me rends compte que mes sens sont paumés. J'ai du mal à retrouvé ma raison qui elle, semble avoir foutu le camp à la seconde où elle s'est jetée sur moi. Et ça, ça n'est pas normal. Je garde toujours un contrôle et encore plus lorsque ce genre de chose arrive.

Je sens son corps se secoué d'un rire léger alors que je me surprend à esquisser un léger sourire malgré cette boule de frustration qui se bloque au creux de ma poitrine. Et elle fait mal, autant être honnête mais je ne sais pas qui elle est, ce qu'elle a vécue et si elle me stoppe de cette manière par deux fois c'est qu'il doit y avoir une raison... J'en sais foutrement rien en fait. Je reprends mon souffle et récupère mes neurones pour reformer un cerveau correcte qui pourrait ne pas me faire paraître pour un débile. Si Riley a stoppé le jeu en douceur, mes mes mains n'en restent pas moins bloquées sur ses hanches. Si je le prends mal ? Oui. Pas de la manière brutale en mode : Stop t'arrête tes conneries, c'est tout ou rien. Juste que... La première fois, j'veux bien. C'est moi qui ait cherché la merde. Mais là ? Je sais pas trop quoi en penser et ça me rend nerveux. Je ne sais pas comment réagir à vrai dire... Pas quand malgré tout, j'me sens bien contre son corps encore brûlant d'un désir qui, je pense, mettra un long moment à redescendre. C'est du grand n'importe quoi. Je ne sais pas comment prendre tout ça.

Riley se recule et mon myocarde ne semble pas vouloir arrêter sa course. Nos regards se croisent et le mien se fait intense, ne la lâche pas. Ses yeux sont … brillants d'un quelque chose qui provoque une nouvelle accélération au niveau de ma poitrine. Ça me déplaît. J'ai l'impression que tout m'échappe, d'être... putain, j'en sais rien. Jamais je ne la forcerais, je ne forcerais personne à ça, à se donner aussi entièrement même si j'suis le genre à pas me prendre la tête. Mais à aucun moment je n'irais hurler sur Jenkins pour ça parce que j'suis pas un putain de taré qui lui mettrait le couteau sous la gorge. Mais j'me sens étrange d'avoir à faire à cette situation par deux fois. Alors pourquoi tu ne lui dis pas, là maintenant ? Parce qu'elle m'offre un regard qui me désarçonne. J'ai l'impression que mon cerveau est divisé en deux personnalités différentes.

« Cette chemise est une arme de destruction massive, c'est vraiment pas correct de sortir comme ça. Ni pour ton organisme, ni pour les autres. »

Je ne peux pas m'empêcher de sourire malgré cette frustration qui reste bien présente, au fond de moi.

- T'es sûre ? Pourtant, moi ça va, j'le vis plutôt bien. C'est dommage pour toi parce que c'est pas la seule que j'ai en rayon.

Sourire en coin et j’enchaîne.

- A moins que tu ne préfère que je l'enlève mais j'suis pas sûr que ça soit une bonne idée pour TON organisme à toi.

N'est-ce pas ? Parce que certes, tu as stoppé ce jeu après m'avoir sauté dessus. Ok. Mais pour la suite Jenkins, il va se passer quoi ? Qu'est-ce qu'il va se produire dans ta tête lorsque tu me verras au détour d'un couloir ? Lorsque je m'approcherais de toi simplement pour te saluer, d'un peu trop près ? Le jeu continuera... Et de le savoir semble m'exaspérer plus que je ne le devrais. Une situation qui n'a plus aucun sens mais je ne me défais pas de mon sourire taquin et joueur parce que ma première qualité est : Je ne suis pas le genre de mec qui me prend la tête pour rien.
La tension est encore palpable et mon corps est toujours bloqué dans cette ébullition d'envie, de désir et de.... Stop.

« Écoute, promis j'vais pas te faire un discours de 3h mais j'veux juste te dire que je ne suis pas prête à aller plus loin. »

Je reste de marbre, ne voulant pas l'interrompre. J'avais effectivement compris qu'elle n'était pas prête... mais dans ce cas : Pourquoi ?
Ne pas être prête pour ça n'est pas un défaut et c'est une chose que je comprends. Je ne suis pas l'Homme voulant assouvir ses pulsions primaires envers et contre tout. Ça n'est pas l'éducation que mes parents m'ont donné et encore moins l'image que je donnerais de moi. Camélia me tuerait de là où elle est si je le faisais, rien que l'idée me semble provoquer une brûle au niveau de mon chapelet. Non, je respecte ça... la seule chose que je ne comprends pas c'est : Pourquoi. Pourquoi s'être jetée sur moi si tu ne veux pas de ça? Trop de question Mateo et les questions, c'est pas pour toi. Trop compliqué.

Je garde mon regard fixé dans le sien alors que son sourire a comme l'effet d'un chalumeau sur ma peau.

« Mais si ça te va … on peut juste, je sais pas, continuer comme ça.
- Si t'insiste... »

Ma phrase est à peine terminée que je la plaque de nouveau contre moi avec un sourire aux lèvres, contre l'arbre, mes bras l'enroulant toute entière, autour de ses hanches. Ce n'est qu'un jeu, non ? Un jeu où chacun se fait du bien alors pourquoi se poser plus de question ? Ne pas se prendre la tête, première devise encore et toujours et surtout, lorsqu'il s'agit de vivre ce genre de moment avec une femme. Et ces instants avec une femme comme Riley, il est clairement difficile de dire non, surtout pour un mec comme moi.

C'est dans cette optique que mes lèvres capturent les siennes avec une fougue qui m'appartient et qui est là pour rallumer cette flamme de désir qui oscillait depuis tout à l'heure. Je fais pression sur son corps sans tenter un seul geste, juste mes lèvres qui se font passionnelles et ravageuses, capturant les siennes dans des soupires que je ne retiens pas. De nouveau, nous nous consumons, nos corps s'appellent encore une fois mais de manière plus désireux, plus... brutale. Mes lèvres la quittent, puis reviennent. Dans son cou, le bord de sa mâchoire que je mordilles alors que mes mains agrippent ses hanches pour la garder contre moi. Nos corps l'un contre l'autre ne se lâchent à aucun moment et l'effet provoqué me gorge d'une chaleur agréable. De nouveau le temps est en suspension, le monde s'arrête et plus rien ne compte. Je me noie dans son parfum, dans ses mains, sur ses lèvres et contre son corps qui m'appelle encore à n'en plus pouvoir. Ce brasier m’octroie une douleur agréable... Ouais. Et je sens qu'un truc cloche. Un truc que j'comprends pas. J'suis juste censé profiter du moment. C'est ce que j'aurai fais avec une autre femme avant de la planter sur sa faim, sans aucun remord pour s'être joué de moi comme ça. Ou pour être resté sur ma frustration.

En temps normal, je me serais tiré comme un connard.

Et maintenant, en cet instant ? Je ne sais pas combien de temps tout cela dur, mais j'apprécie le moment, j'apprécie juste le fait de l'embrasser, d'avoir ses mains sur moi, sur ma peau, par dessus ma chemise voir même dans mes cheveux. J'apprécie et j'en frissonne honteusement. Et bordel, ça n'est pas normal. C'est... c'est pas ce que je fais d'habitude. La frustration explose et je cesse brutalement mon élan. Nos souffles sont encore une fois courts, élancés. Je sens son cœur battre violemment contre sa poitrine alors que le mien semble mener un véritable marathon. Et surtout, de nouveau ce frisson électrisant suivit d'une colère profonde lorsque je me rend compte que j'ai du mal à m'écarter d'elle.

J'ai besoin de fuir. Maintenant. Une pression inconnue m'écrase de partout et rend ce moment … merde. Ma fierté sauve mon honneur, je garde un visage serein, un regard de braise et surtout ce sourire confiant, amusé et taquin, alors que ma conscience semble se gorger d'angoisse et d’incompréhension. Je n'aime pas cette sensation de perdre le contrôle. Mes yeux se plantent dans les siens sans décrocher.

- Et combien de temps tu tiendras comme ça, tu crois ?

Nouveau sourire. Cette phrase sonne clairement comme une provocation et je ne me défais pas de ce regard qui la transperce de part. Mon corps se détache enfin du sien et brutalement, le froid s'empare de moi mais je ne bronche pas, serre les dents et ne laisse rien paraître. Encore moins lorsque l'envie de venir la rejoindre se pointe. Hors de question. Tu m'fais quoi grand con. Je m'écarte encore un peu plus et récupère le ballon laissé à l'abandon sur le terrain. Je shoot et marque le point.

- La prochaine fois, c'est moi qui te mettrais une tôle.

Je la regarde toujours avec un sourire, glisse les mains dans mes poches et lui tourne le dos sans un mot, m'empressant de rejoindre le château. M'empressant de rejoindre la salle sur demande, un sac de sport et de quoi me défouler. Cracher cette frustration. Cracher cette colère profonde et personnelle.

Mais dis moi, Mateo... Et toi, combien de temps crois-tu tenir comme ça ?

- FIN POUR MOI -
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MessageSujet: Re: Basketball Diaries ▬ Mateo   Lun 16 Mar 2015 - 18:19

Je ne suis pas là pour détailler mon poids ni ma taille, il n’en est pas question le concernant non plus, mais en toute objectivité et même si j’ai ma baguette … dans la poche intérieure de mon gilet … qui est sur le sol … T’es dans la merde ma fille, t’es au courant ? Excentrée, isolée, là où tu pourras toujours crier personne ne t’entendra, coincée entre un arbre et un type qui te dépasse d’une tête au moins, qui physiquement n’aura aucun mal à avoir le dessus même si tu t’en sors pas trop mal en self-defense et que tes réflexes sont plutôt rapides, et surtout un type a qui tu viens de dire non pour la deuxième fois en quelques semaines. Je ne suis plus si sure de moi en ce instant, je l’admets, parce que j’ai parfaitement conscience de mes torts dans cette histoire, parfaitement conscience que j’aurai probablement du consulter ma matière grise un peu plus sérieusement avant de laisser mon organisme et mon enveloppe corporelle décider pour moi, mais aussi parce que l’évidence s’impose à moi-même si je ne peux pas m’empêcher de ressentir les choses de manière différentes, moins radicales : Tu ne le connais pas et tu ne sais pas de quoi il est capable.
Le pire dans tout ça, c’est qu’elle en redemande … Non je ne suis pas fière de moi mais foutu pour foutu … Et la vérité c’est que je ne me méfie pas autant que je le devrais peut être, sans parler du fait que je n’ai simplement pas envie qu’il s’éloigne parce que même si j’ai été claire sur le fait qu’il n’aurait pas plus ça n’est pas pour autant que j’ai envie que tout s’arrête … Je n’y peux rien, il me fait perdre tous mes repères et m’empêche de penser avec cohérence. Tu m’empêches d’être sage Vargas …

Il est là, il fait le beau, il sourit et plus il sourit, plus mon sourire s’affaisse à l’intérieur parce que l’évidence refait surface : Il a le dessus, ou plutôt la situation est à son avantage parce que j’ai laissé tomber mon égo. J’ai craqué, et non seulement je me suis jetée sur lui comme une de ses groopies mais en plus de ça, oui, j’en redemande. Je lui demande de rester, je lui offre la possibilité de disposer de moi au moins en partie, et celle de pouvoir affirmer sans crainte qu’il me fait de l’effet et que ça ne sert à rien de vouloir le cacher. Je me retrouve dans le rôle de la pauvre cruche qui lui court après, une pauvre conne parmi les autres, tout ce que je ne voulais pas être, de quoi faire enfler un peu plus ses chevilles déjà un peu trop proéminentes. Tu as été faible sur ce coup là, Riley Sarah Jenkins …
Malgré tout ça, consolation, s’il ne me laisse pas de marbre il ne peut pas prétendre que ça n’est pas réciproque. Je le dis souvent mais le langage du corps apporte beaucoup d’information et à ce jeu là il ne peut pas me mentir. Il aurait pu me lâcher complètement mais il ne l’a pas fait. Ses mains sont toujours là, posées sur mes hanches, et si je n’ai pas envie qu’il les retire visiblement l’idée ne lui a pas effleuré l’esprit un seul instant. Son cœur bat vite, sa respiration est courte, il est brulant et son regard parle de lui-même alors que j’ai l’impression d’avoir un bloc de contrôle face à moi. Et puis il y a mon côté sensible et fragile qui se manifeste, qui me fait remarquer qu’il n’a pas essayé de me faire taire, qu’il n’a pas tourné mes mots à la dérision, qu’il … respecte ma décision ? Alors j’en suis là, mes yeux vert plantés dans les siens, entrain de sourire pour sauver les apparences même si ça se mélange complètement dans ma tête et que les émotions ne sont plus vraiment les mêmes. Mon sale caractère fait son grand retour et …

« Si t'insiste... »

Si j’insiste ? Non mais je rêve … Si je ne m’étais pas retrouvé totalement coupée dans mon élan, si je n’avais pas encore une fois perdu tous mes neurones à la seconde même où il s’est collé contre moi, il se serait mangé une claque – oui, une claque ! Et pas une droite, ça va – en plein visage parce que ma fierté n’apprécie pas du tout. Malheureusement comme à peu près tout le reste, toutes mes connexions cognitives on va dire, elle dort à poings fermés cette fierté …
Retour à la case départ, plus aucune inquiétude, plus aucune interrogation sans fin, juste sa présence imposante et vibrante la contre moi, sa chaleur, son odeur, ses mains qui même en restant sages ou presque m’électrise de la tête au pied, et cet impact qu’il a sur tout mon être … Je te déteste Vargas, plus que jamais … Pourtant je ne le repousse pas, à aucun moment, parce que j’en suis incapable malgré la petite voix dans ma tête qui me dit que c’est dangereux. Baisers brulants, ça n’a rien de tendre et je n’arrive plus à rester tranquille alors que ses soupirs me font complètement grimper au plafond. J’ai des papillons dans le ventre, je n’arrive pas à retenir ma voix quand celle-ci s’échappe au silence que je tente de lui imposer ni même ma jambe qui remonte le long de la sienne pendant quelques secondes. Je le sens au plus profond de moi que cette « position » ne me convient pas, je hurle à l’intérieur, embrasée par cette envie de le repousser pour lui montrer qu’il n’est pas le maitre de la situation mais je ne le fais pas, parce que j’ai dit stop et que même si mes mains ne peuvent s’empêcher d’aller glisser sans ménagement sur sa peau je garde encore un semblant de conscience. Chose qui m’empêche de m’énerver sur sa chemise, soit dit en passant, mais il n’obtiendra pas plus, c’est comme ça. Peu importe si ça parait ridicule, c’est mon choix et je l’assume complètement quand bien même il serait très facile de céder. Je n’ai pas vécu beaucoup d’échange de ce type là dans ma vie, je n’ai pas partagé « mon lit » avec beaucoup de personnes mais je suis certaine d’une chose : Jamais je n’ai ressenti les choses comme je les ressens en cet instant. Je crois que s’il me lâchait là, maintenant, tout de suite, je ne serais plus capable de tenir debout par moi-même mais hors de question que le lui fasse comprendre. Cède. Non ! Tu en meurs d’envie … Tu meurs d’envie de te laisser complètement aller entre ses bras, sous ses lèvres et sous ses mains … Tu meurs d’envie de te laisser envahir par le feu qu’il dégage et propage partout sur toi, autour de toi, et même à l’intérieur de toi … Et parce que quoi que tu en dises, tu te sens bien là contre lui. Tu aurais simplement pu faire comme la première fois, lui dire stop, on ne va pas plus loin et chacun repart de son côté mais tu ne l’as pas fait et regarde où vous en êtes ? C’est encore pire que tout à l’heure. C’est peut être l’interdit qui rend les choses encore plus intense, oui, c’est possible, mais tu ne veux pas qu’il te laisse et tu t’accroches … La ferme !

Et puis plus rien. C’est brutal, c’est violent, c’est … frustrant. Ses mains sont immobiles mais toujours posées sur moi, il me regarde mais je mets quelques secondes avant de redescendre sur terre. Il sourit, pas moi, mais je n’évite pas son regard.

« Et combien de temps tu tiendras comme ça, tu crois ? »

Provocation. Pure et simple provocation.

Tu t’es fait avoir comme une bleue ma pauvre fille, quelle tristesse, et le pire c’est qu’au fond de toi tu luttes pour ne pas le retenir quand il s’éloigne. Tu as froid, tes esprits semblent encore bien loin pourtant … Lui n’est déjà plus là, il s’éloigne encore, et encore, puis ramasse le ballon, tire, et marque. Il transpire la fierté et la satisfaction, toi tu ne sais simplement plus quoi faire de toi. Absente.

« La prochaine fois, c'est moi qui te mettrais une tôle. »

Juste une conne parmi d’autres, rien de plus, rien de moins.

On récolte ce que l’on sème. Pourquoi est ce que tu ne lui réponds pas ? Ca n’est pas la réparti qui te fait défaut en général … Mais aucun son ne sort de ma bouche. C’est peut être mieux comme ça, dis toi juste qu’il n’a pas le moindre intérêt, que c’était sympa mais que toute bonne chose à une fin.
Le pire dans tout ça c’est que le regard à moitié dans le vide tu l’as regardé partir alors que lui ne s’est pas retourné une seule fois. Oui, intérieurement j’ai compté ses pas dans ma tête pour voir au bout de combien de temps il craquerait mais il ne l’a jamais fait. Je ne l’aurais jamais fait non plus. Coup de vent glacial, un frisson violent me parcoure des pieds à la tête et sans rien calculer je m’assoie par terre, contre le tronc d’arbre, tout en remettant mon gilet. Silencieuse, calme, complètement ailleurs, la capuche sur la tête et les genoux pliés, les yeux rivés vers le vide, ou parfois vers le ciel, les mains rentrées dans les manches. Au bout d’un moment je me lève finalement, atone, éteinte, et le pas trainant je récupère le ballon que je lance dans le panier sans grande conviction, poussant un profond soupir. Il me revient, je le rattrape, bloque quelques secondes et … le renvoie violemment contre le carré du panier en étouffant un cri de colère. Retour brutal des émotions alors qu’elles s’étaient visiblement éteintes pendant quelques minutes. L’instant d’après j’annule les sorts et entreprenant de rentrer au château à mon tour. Mains dans les poches, capuche toujours sur la tête comme si je cherchais à me cacher, les yeux dans le vide mais secouée parfois par des flash dont je me passerai bien. Sors de ma tête tout de suite, t’as strictement rien n’a y faire.

Tout ce que j’espère c’est ne pas le croiser, en tout cas j’arrive à m’en convaincre même si je ne peux pas m’empêcher de laisser trainer mes yeux un peu partout quand j’entre dans le Hall. J’ai dit sors de ma tête ! Direction la Salle Commune des Jaunes où j’espère trouver Kezabel, et puis je me dis qu’il n’y a pas trop de chance pour qu’il soit là alors après avoir passé l’enfer des Tonneaux j’arrive dans la pièce qui est remplie mais pas trop. Pas de latino en vue, mais ma Boulette assise sur le canapé, vers qui je me dirige tout de suite et me laisse tomber comme un sac à côté d’elle avant de poser ma tête sur contre son épaule sans sortir mes mains de mes poches.

Profond soupir.

« Je crois que j’ai fait une grosse bêtise … »

T’as pas de fierté.
La ferme bordel !

« Mais avant que tu te moques de moi, je tiens juste à dire qu’entre toi et moi y en a pas une pour rattraper l’autre ! »

Et malgré tout j’esquisse un sourire avant d’éclater de rire quand elle comprend à quoi je fais référence de son côté. C’est parti pour une discussion de filles … Heureusement que t’es là toi tu sais ? Qu’est ce que je ferais sans toi ma Boulette ?

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