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 I'll never be one of them [PV Charleen]

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MessageSujet: I'll never be one of them [PV Charleen]   Mer 18 Fév 2015 - 19:04

~Jeudi 1er Janvier, Matinée ~

Les vacances avaient fini par prendre fin et Ethan était rentré comme ses autres camarades au Château. Et quelle ne fut pas sa surprise en débarquant…. Tout lui revint à la figure, soudainement. Tout ce qu’il s’était passé. Il avait entendu parler de l’attaque de Salem chez ses parents mais ne savait pas qu’une partie de l’école avait trouvé refuge à Poudlard. Et ça déjà, c’était une première claque. Mais ensuite quand il en apprit plus sur l’attaque qu’avait subie le Château, le jeune homme se sentit soudainement mal. Oui, c’était le terme. Pendant ces vacances, il avait réussi à parler un peu avec ses parents et à se comporter presque comme un adolescent normal. Alors certes il n’avait sympathisé avec personnes et restait silencieux et discret, mais il avait passé un bon moment en famille et était sorti un peu de sa morosité perpétuelle. Il avait réussi à atteindre un état neutre, à ne pas se poser mille questions à la minute en permanence. Il avait même esquissé quelques sourires en solitaire en pensant à Jordane mais ça, c’était une autre histoire. Bref, Ethan avait pu respirer un peu pendant ces vacances, mais en mettant les pieds dans l’école c’était comme si soudainement tout ça s’écroulait devant lui et qu’un nouvel étau venait lui serrer la gorge. Ils étaient revenus… Le Serdaigle n’arrivait tout simplement pas à le croire. Certes il n’avait pas été là pendant l’attaque, il n’avait pas eu à subir de nouveau ce traumatisme et pourtant, dans sa tête, c’était tout comme. Il se sentait en danger, tout simplement. L’adolescent avait l’impression que ce sentiment d’insécurité, cette peur qui l’avait bouffé pendant deux ans était de retour. Il aurait beau se battre contre ça, il aurait beau essayer de se raisonner c’était tout bonnement impossible. Le jeune homme avait tout simplement l’impression d’être dans un cauchemar. La rentrée s’avérait être encore plus atroce que prévue finalement. Si seulement il pouvait s’enfermer dans un coin, s’endormir et ne se réveiller qu’après que tout ça soit terminé… Le jeune homme ne rêvait que de ça. Oui il était lâche. Ressentir cette peur le mettait de nouveau face à ce sentiment qu’il était une personne détestable et cela n’arrangeait en rien les choses. Bref, Ethan n’aurait jamais pu imaginer que la rentrée soit aussi cauchemardesque.

Lorsque les cours avaient repris, Ethan avait donc renoué avec ses bonnes vieilles habitudes. Le jeune homme ne parlait à personne, se contentant de quelques hochements de tête, suivait en cours quand ça l’intéressait mais préférait rêvasser quand il considérait que la matière n’était pas digne de son intérêt. Heureusement la première semaine de cours se trouvait être écourtée par un événement censé être joyeux et festif : le passage à la nouvelle année. Depuis toujours, Ethan évitait soigneusement les fêtes ce jour-là. Il se sentait toujours mal à l’aise quand tout le monde se mettait à festoyer. Ce n’était pas son monde, ce n’était pas sa façon de faire. En soit, il n’avait rien contre le fait que les gens fassent la fête, juste il n’aimait pas qu’on le force à faire pareil. Mais cette année là, il s’était fait avoir. Ses camarades avaient réussi à le faire convaincre de faire une apparition puisque de toute façon une partie de la fête se déroulerait dans la salle commune. Depuis la fameuse soirée où Ethan avait fini éméché face à M. Brammer, ses camarades de maison avaient tendance à moins le laisser tranquille et à chercher à le faire sortir de sa coquille. C’était en général sans succès mais là il avait consenti à faire l’effort. Mais il ne l’avait fait qu’en pensant à une chose : s’il restait dans la salle commune, il avait peut être une chance de voir Jordane. Cette idée l’enthousiasmait. Après tout ce qu’il s’était passé il avait envie de la voir, s’assurer qu’elle allait bien et puis peut être lui parler. Le jeune homme s’était donc préparé pour l’événement. Enfin, à la base il avait juste l’intention de se pointer mais après un combat acharné avec des types de son dortoir il avait compris qu’il n’aurait la paix que s’il daignait enfiler une chemise. L’adolescent avait donc fini par craquer, enfilant une chemise blanche par-dessus un jean noir. Voilà, comme ça ils étaient contents et il n’avait pas pour autant l’impression de ressembler à un pingouin.

Ethan s’était donc mêlé à la foule pendant le nouvel an. Un verre à la main, il s’était assis dans un coin et regardait tout le monde en train de danser et de chanter. Il n’arrivait pas à se mêler à tout ça. C’était trop compliqué. Alors il se contentait d’observer. Jusqu’à ce qu’elle arrive. L’adolescent ne pu refréner un mouvement et se mit sur ses pieds. Jordane était là, ravissante. Elle s’était habillée pour l’occasion et cela lui allait à ravir. L’adolescent sentit un sourire niais apparaître sur son visage et il l’envoya tout de suite se sentant complètement honteux. Il ne s’arrêta cependant pas de la regarder. Il mourrait d’envie d’aller la voir mais il y avait du monde autour d’elle et il se serait senti con, lui, le petit gamin, à aller parler à une nana entourée de gens qui se foutraient sans doute volontiers de sa gueule… Le jeune homme avait donc passé tout le reste de la soirée à tergiverser, à la regarder, à envisager mais sans agir. A minuit, il avait décidé de prendre la fuite. Ses camarades étaient assez bourrés pour ne pas remarquer son absence. Il se rendit donc dans le dortoir vite pour dormir. Voilà.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le lendemain, c’était la débandade. Le Château était désert. Ethan avait mis du temps à s’endormir à cause du bruit incessant mais à 9h il était sur pied, douché, et ayant déjà avalé un petit déjeuner. Il se mit alors à errer dans le Château. Tout le monde était en train de dormir. Il faut dire qu’avec la fête qui s’était donnée la veille au soir, certains devaient s’être couchés depuis quelques heures seulement. C’était agréable ce calme. L’adolescent, un bouquin à la main, décida finalement de s’asseoir sur les marches du hall d’entrée. En temps normal, ce lieu était tout bonnement inaccessible, trop encombré. Mais là, il n’y avait personne et s’il voulait s’asseoir et bouquiner en attendant que le Château se réveiller, personne ne pouvait l’en empêcher. Une matinée fort agréable en soit même si son incapacité à parler à Jordane la veille tentait de lui revenir sans cesse en mémoire.
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MessageSujet: Re: I'll never be one of them [PV Charleen]   Jeu 26 Fév 2015 - 15:42

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Ethan & Charleen





Jeudi 1.01 – Matinée

- Psss Keza ! Eh !
- Hum.. non c’pas l’heure d’aller à l’école, j’ai la varigrippe…

Je retiens un fou rire quand je la vois froncer les sourcils après ses mots. Je n’insiste pas pour la réveiller malgré le fait qu’elle s’est écroulée de sommeil sur le canapé au fond de la salle commune après la fête que nous avons donné suite à la nouvelle année. Nous avons tous fait un petit quelque chose dans chaque maison où nous nous sommes mélangés un peu avec chacun. J’ai été faire un tour chez les Serpentard, les Serdaigles pour aller voir un peu Rosalyne même si elle et moi… s’est un peu différent d’avant sans que je ne sache trop pourquoi. Elle a toujours sa place dans mon cœur mais j’ai l’impression que nous nous sommes un peu éloignées sans réellement le vouloir. J’y ai également vu Ethan avec qui j’ai essayé de parler mais sans réel succès… Disons que ça n’est pas un garçon très bavard, introverti et qui a l’air d’être tout le temps dans sa bulle. J’essaie parfois de venir discuter avec lui, me contentant de ses silences puisqu’il reste à côté de ça, un garçon vraiment gentil. D’ailleurs… il me semble l’avoir interrompue dans la contemplation de Jordane, mais je ne suis pas sûre de moi.
Bref, nous avons ensuite terminée la soirée ici et j’avoue que même si je n’ai pas bu – bon d’accord, mais juste un verre, promis. – j’ai la tête un peu dans quelque chose qui me le fait fonctionner au ralenti. Et j’ai les yeux un peu lourds aussi.

Je regarde Kezabel dormir profondément avant de lui ramener sa petite couverture sur ses épaules pour ne pas qu’elle ait froid. Je ne sais pas trop l’heure qu’il est mais en tout cas le calme règne dans la salle commune. Toute cette soirée, nous l’avions mérité. Surtout pour ceux qui ont passé les vacances au château… J’ai longtemps hésité à revenir, je ne peux que l’avouer. Mais à ce moment-là, je ne savais pas que Poudlard avait été aussi attaqué comme Salem et c’est ce qui m’a poussé à revenir, en me disant que de toute manière, rien ne prévoyait à ce que nous soyons nous aussi pris au piège comme eux…

Jusqu’à ce que nous revenions. Le château portait encore quelques stigmates de la bataille et je me souviens de ce choc lorsque je l’ai appris. Mais surtout, je me souviens de la peur qui s’est brutalement glissé dans mes veines. Est-ce que j’étais prête à me battre ? Je ne crois pas… Je ne suis sûre de rien. Je n’ai pas envie de tout ça, qu’ils reviennent semer la terreur et je n’ai pas envie de mourir. Je ne veux pas risquer ma vie mais je ne veux pas non plus me sentir comme une lâche, pas comme la dernière fois. Alors, pour me rassurer… Je me dis que nous sommes entourés des meilleurs gardiens mais que surtout, Riley est là. Sans compter Kezabel. Et je risque de leur demander des cours particuliers en sortilèges, ainsi peut-être vivrais-je un peu moins dans la peur et l’angoisse.

Avoir confiance et surtout, ne pas commettre les mêmes erreurs.

Il doit être près de 9 heures lorsque je descends aller prendre un petit déjeuner, seule et sans que cela ne me pose problème. J’apprécie pour cette matinée, le calme qui règne au château. Il n’y a personne ou presque dans la grande salle et c’est reposant, je dois l’avouer. J’engloutis mon petit déjeuner tranquillement en me demandant ce que j’allais faire de cette journée de repos. Mes devoirs, certes. Mais encore ? Je sors de la grande salle et je suis encore surprise du grand silence qui règne ici… Je m’apprête à remonter dans ma salle commune alors que j’aperçois un jeune homme assit sur les marches, tranquillement, lisant un livre. Complètement plongé dans sa lecture. J’hésite un instant, à me demander s’il était bon de discuter avec lui alors qu’il était occupé. Je m’approche tout de même, puisque c’était le seul chemin pour aller rejoindre ma salle commune. Et c’est en arrivant à sa hauteur que je me décide alors que j’ai l’impression d’être complètement cruche.

- Hey Ethan, j’te dérange pas ?

Il lève ses grands yeux bleus vers moi et …

- Enfin si, je te dérange forcément puisque t’étais en train de lire… désolée.  

Je me sens stupide, ramène une mèche de mes cheveux blonds derrière mon oreille sentant mes pommettes rougir un peu. Je ne pouvais pas sortir de choses plus stupides que celles-ci, vraiment. Je toussote dans le creux de mon poing avant d’enchainer avec un petit sourire d’excuse sur les lèvres.

- Je voulais te souhaiter une bonne année et mes meilleurs vœux. Plein de bonheur, tout ça tout ça !

Plonge les mains dans les poches de mon gilet à capuche mauve puis hausse les sourcils en sentant sous mes doigts gauches, une boule de papier et mon sourire s’illumine un peu plus. J’avais complètement oublié que je les avais gardés dans ma poche en revenant de chez Rosalyne pour le lui faire goûter. Je sors le pochon de ma poche avant de lui proposer gentiment.

- Tu en veux un ? Ce sont des chocolats qui viennent de France… Bon, ils sont fabriqués en Belgique mais c’est un fournisseur Français qui les vend.

Je viens gentiment m’assoir à côté de lui, essayant de paraitre la moins invasive possible. De toute manière, si je le dérangeais, il pouvait me le dire ça n’est pas moi qui le prendrait mal. Je peux comprendre qu’il veuille simplement profiter de ce moment de tranquillité pour lire et rien de plus.

- Tu as passé une bonne soirée hier ? Pas de migraine en vue ?

Je lâche un petit ricanement amusée. J’allais me dire que ça n’était pas le genre d’Ethan de boire à n’en plus pouvoir mais pouvons-nous réellement sur les apparences, pour quoi que ce soit ?


HRP:
 


Dernière édition par Charleen S. Thomson le Jeu 5 Mar 2015 - 14:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: I'll never be one of them [PV Charleen]   Sam 28 Fév 2015 - 13:06

Pour la première fois depuis bien longtemps, Ethan avait du mal à se concentrer sur son bouquin. D’un côté le cadre était propice, l’école était particulièrement calme et il était content de pouvoir lire dans un endroit inhabituel. De l’autre… De l’autre il avait la désagréable impression d’être le cliché de l’adolescent se résumant en une boule d’hormones et ne pouvant garder la tête froide à chaque fois que l’image d’une certaine fille passait dans son esprit. C’était une sensation très désagréable et cela l’agaçait passablement. Le jeune homme avait toujours mis un point d’honneur à ne pas être comme ses camarades, à prendre de la distance avec tous ses comportements animaliers qui semblaient être inlassablement associés à leur âge. Mais là il devait bien avouer que même avec la meilleure volonté du monde, il avait bien du mal à se défaire de ça. C’était plus fort que lui, quelque chose dans son cerveau et dans ses entrailles le poussait à ne pas se défaire de cette image à penser sans cesse à Jordane et… Le problème était bien là. Et quoi ? Il ne souhaitait pas simplement la voir, il ne souhaitait peut être même pas simplement lui parler. Oui au fond de lui l’adolescent rêvait de l’embrasser. Et cela le rendait fou. Il avait l’air con comme ça non ? Un pauvre gamin paumé, incapable de nouer des relations sociales convenables entrain de rêver d’embrasser une fille bien plus âgée que lui et qui, si elle s’était montrée sympathique avec lui, ne le considérait sans aucun doute que comme un gamin. Il était stupide. Il devait arrêter de penser à ça. Il pouvait continuer certes à profiter quand elle était là pour l’observer mais à quoi cela servirait donc de se prendre la tête tout le temps ? Il détestait son cerveau, il détestait les images qu’il ne cessait de produire et avait juste envie de prendre la fuite. Sauf qu’échapper à soi-même c’est pas forcément évident…

Ethan était donc à moitié dans son livre à moitié en plein duel internet. Il pourrait écrire une bonne histoire là-dessus d’ailleurs, sur le combat de l’homme contre lui-même, au moins pour une fois il aurait des choses à dire sur le sentiment humain que peut être d’autres personnes avaient pu ressentir. Les lignes qui se trouvaient devant lui perdaient donc régulièrement le sens ce qui l’agaçait car il était obligé de revenir en arrière. Il n’eut cependant bien vite plus à se préoccuper de cela car une petite voix le tira de sa lecture. L’adolescent leva doucement la tête et vit un visage familier. Charleen. Poufsouffle, une année au-dessus de lui. Il la connaissait vaguement et il s’était retrouvé aussi dans le même placard qu’elle mais ça il préférait ne pas y penser. Il avait passé cet étape où il ne pouvait plus les regarder elle et Rosalyn, maintenant, il essayait juste de ne plus penser à tout. Il lui avait aussi plus ou moins parlé hier alors qu’elle avait remarqué son regard insistant sur Jordane. Cette pensée faillit le faire rougir. Mais bon apparemment la jeune femme n’était pas venue pour lui parler de ça mais pour… Lui souhaiter la bonne année ? A part sa famille, qui avait bien pu lui souhaiter les meilleurs choses ? Pas grand monde. Associable mais pas non plus idiot, il trouvait tout de même cela sympa.


« C’est bon t’inquiète mais je n’étais pas très concentré. Et hum… Merci, bonne année à toi aussi. »


De fait Ethan n’était pas très bon pour les vœux et il ne savait pas trop ce qu’il était censé dire en cet instant. Lui souhaiter l’amour, la santé le bonheur ? Mouais il avait du mal avec tout ça et ne connaissait pas suffisamment la jeune femme pour se sentir légitime à dire tout ça. Bref, Ethan et ses barrières à la con se trouvait encore comme un idiot à ne pas trop savoir quoi dire. Charleen de son côté semblait être plus à même à discuter même si elle aussi était plus discrète comme fille. Lorsqu’elle lui proposa un chocolat il accepta avec un remerciement et un léger sourire. Il était plutôt gourmand et puis, c’était proposé gentiment… La demoiselle vint ensuite s’asseoir à côté de lui et lui demanda s’il n’avait pas trop de séquelles par rapport à la soirée d’hier… Ça ça ne risquait pas vu l’heure à laquelle il s’était couché… Finissant la première bouchée de son chocolat il entreprit de répondre en fixant ses chaussures. Regarder Charleen dans les yeux serait bien sûr une épreuve trop difficile.


« Bof, je suis pas un grand fan des soirée. C’était pas désagréable mais je suis pas restée longtemps donc bon et j’ai quasiment rien bu alors. Et toi ? »


Ethan avait au moins appris qu’il était poli de retourner une question qu’on vous posait. Youhou, bravo, il méritait au moins une salve d’applaudissements pour ça. Hum… Le jeune homme avala le deuxième bout de chocolat et devait bien avouer que c’était plutôt agréable. Il ferma alors son livre en marquant soigneusement la page et le posa à côté de lui. S’il voulait un jour pouvoir parler à une fille comme Jordane il devait apprendre à communiquer et puis… Et puis il devait bien avouer que Charleen était un peu différente des autres. Il l’avait déjà observée, comme une grande partie des gens de ce Château et elle était plus calme, plus douce. Alors quand elle était venu lui parler il ne s’était pas senti agressé, envahi. Alors oui, il acceptait d’échanger quelques mots avec elle.

« Merci encore pour le chocolat il était très bon. Tu es allée en France ? »

Oui parce que si Ethan n’était pas très expansif, il était très observateur et avait bien noté l’origine des chocolats. Or ce n’était pas tous les jours que quelqu’un ramenait des chocolats français ou belges enfin bref. Il était poursuivi par ce pays d’ailleurs puisque Jordane aussi… STOP. Non là c’était trop. Il fallait qu’il arrête absolument de tout associer à son aînée. Ça n’avait juste rien à voir ! Là il parlait avec Charleen, la gentille Charleen et personne d’autre nom de dieu… Il allait vraiment finir par devenir dingue. Troublé par son propre cerveau, Ethan s’était encore plus concentré sur ses chaussures. Si en posant sa question il avait au moins osé relever la tête vers la jeune femme, rapidement, maintenant il se contentait de fixer le sol. C’était plus rassurant le sol.

« Il parait que la France est un très beau pays… »

Il essayait de discuter, du mieux qu’il pouvait. Et pourtant il restait toujours tiraillé. Avait-il le droit de chercher à bien s’entendre avec quelqu’un ?
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MessageSujet: Re: I'll never be one of them [PV Charleen]   Lun 9 Mar 2015 - 18:12

Je ne sais pas pourquoi cette pensée me traverse l’esprit mais alors qu’il me regarde et qu’il pioche dans mes chocolats que je lui propose, je me dis qu’il a de très jolis yeux. D’un bleu que je trouve saisissant. Je me surprends à aimer les regarder. C’est stupide, c’est … ridicule mais les yeux sont le reflet de beaucoup de chose et dans les siens on y trouve un calme et une discrétion qui lui est propre. Je me souviens de cet instant dans ce placard… Et je l’avoue, j’ai envie de l’oublier car encore aujourd’hui, je m’en veux de ma lâcheté. J’aurai dû foncer comme eux même si Riley m’a souvent répété que j’avais bien fait de me cacher. Peu importe. N’y pensons plus…

Je suis assise à côté du jeune Serdaigles et je trouve l’instant apaisant et reposant. J’évoque la soirée où d’ailleurs, je n’ai pas loupé ses regards insistants envers Jordane. Lorsque j’y repense, l’ombre d’un sourire se glisse sur mes lèvres et je me dis qu’il était vraiment attendrissant en cet instant il semblait la convoiter en silence.
 
« Bof, je suis pas un grand fan des soirée. C’était pas désagréable mais je suis pas restée longtemps donc bon et j’ai quasiment rien bu alors. Et toi ? »

Je le regarde fermer son livre avec soin, comme s'il tenait entre ses mains une relique ancienne après avoir placé avec délicatesse un marque page pour ne pas perdre le fil de l'histoire. Ethan représente toujours cet aspect de l'humain, ce petit côté doux, calme et minutieux et je crois que j'apprécie d'autant plus sa compagnie pour ces traits de caractères.

- Je n'ai bu qu'un verre, je ne veux pas prendre le risque de boire plus... qui sait dans quel état je me retrouverais si j'étais saoul. Je ne connais pas mes réactions et je n'ai sincèrement pas envie de tester... Imagine si je me mettais à danser en chantant « I sing in the rain ». Bon, je te l'accorde ça aurait pu être drôle... 

Je lâche un petit rire amusé en imaginant la situation. En cet instant où je suis sobre et maîtresse de mes moyens, oui ça me fait rire. Mais je ne suis pas sûre que ma réaction soit la même le lendemain si ça avait été le cas... Je me sens mal à l'aise rien qu'à l'idée que je puisse m'afficher comme ça en publique. Et puis, qu'en penserait papa s'il savait ça franchement ? J'ai déjà eu un petit aperçue lorsque nous avons eu cette soirée d'Halloween où je pensais boire du jus alors qu'il était trafiqué d'alcool... et j'étais un peu pompette à raconter n'importe quoi. Bref, de toute façon ça n'est pas la question et ça n'arrivera jamais. Et une petite voix dans ma tête me dit qu'il ne faut jamais dire jamais.

« Merci encore pour le chocolat il était très bon. Tu es allée en France ?
- Oh de rien ! Tu en veux un autre ? Fais toi plaisir. Tiens goûte celui-là, c'est avec une noisette à l'intérieur, c'est mon préféré.

Je lui tends de nouveau le pochon remplit de chocolat afin de lui permettre de se resservir en lui montrant du doigts ledit chocolat, le tout avec un sourire encourageant et de piocher à mon tour dedans. Aaah celui qui ressemble aux rochers. Un vrai plaisir pour les papilles ! Et oui, je devrais arrêter avant de faire une crise de foie mais s'accorder ce genre de petit plaisir de temps, ne fait jamais de mal, non ?

- C'est Riley qui a passée quelques jours dans les Alpes, avec la famille de Kezabel pour aller faire du ski. Une amie à elle. Du coup elle nous a ramené deux trois trucs de là bas... dont ces chocolats.

Et j'aurai aimé y être aussi, avec tout ce qu'elle m'a racontée et fais imaginée, j'avoue avoir eu envie d'y être.  J'ai déjà eu l'occasion d'aller faire du ski et je n'aurai pas été contre renouveler l'expérience en France. Voyager... Plus le temps passe et plus je me dis que j'aimerais au moins visiter l'Europe, faire un tour dans les musées, bref voir du pays et surtout, prendre un tas de photos et me faire un album souvenir. Je suis très attachée à cette méthode. Je sais que notre cerveau s'occupe lui même de fournir un tas d'image qui nous permette de se souvenir des bons moments mais je veux que rien ne m'échappe, ni aucuns détails. J'aime pouvoir regarder une photo et me rappeler l'ambiance du lieu, du moment pour ensuite m'aider à me souvenir avec qui j'étais, de quoi nous parlions, du temps, des instants... bref, de tout.

Je regarde tranquillement Ethan qui semble... songeur. Ou du moins, soudainement très intéressé par le sol ou par le bout de ses chaussures. Il est comme recroquevillé sur lui même, comme si ses idées le dérangeaient ou qu'il aimerait les chasser de sa tête. Il avait l'air un peu comme ça hier soir aussi... Alors qu'il regardait Jordane rire dans un coin de la salle. Un léger sourire s'agrandit sur mon visage alors que je le revois avec le sommet des pommettes un peu rougit.

« Il parait que la France est un très beau pays…
- Apparemment ça l'est. Je pense que j'irais visiter un jour... J'aimerais faire un tour en Europe, visiter les capitales et tout ce qui s'y trouve.

Même si je sais qu'à l'heure actuelle, je n'ai sûrement pas le courage suffisant pour m'aventurer dans des lieux que je ne connais pas. Je n'ai pas le même goût pour l'aventure que Riley ou quelqu'un d'autre ici. Loin de là même mais j'aimerais surtout voir autre chose, m'abreuver d'autres cultures.

- Et toi ? Tu as visité d'autre pays que le tien ? Tes vacances ce sont bien passées ?

Je suis bien ici, avec lui, à discuter de tout ça tranquillement entouré de ce silence qui est bien moins lourd que nous pourrions le croire. Il y a bien quelques élèves qui se baladent mais ils se font rares, la majorité profitant sûrement de cette journée pour récupérer de la soirée d'hier. D'ailleurs... un petit quelque chose me chiffonne mais je n'ose pas aborder le sujet, peut-être par pudeur mais lorsque je vois Ethan fixer de nouveau le bout de ses chaussures comme si c'était la chose la plus intéressante au monde, je me sens prise d'un petit rire amusé. Je crois qu'il ne se rend pas compte à quel point il est adorable avec ce petit air perdu et pensif.

Je lève les yeux au loin et arque les sourcils en lâchant sur le ton de la conversation :

- Tiens, ça n'est pas Jordane là bas ?

J'observe Ethan et je le revois encore hier et mon sourire ne fait que s'élargir. Je ne suis pas la plus observatrice mais il y a des choses qui n'échappent pas. Ses yeux sont braqués sur la jeune femme qui s'éloigne un peu plus loin vers la grande salle, sûrement pour aller prendre son petit déjeuner comme tout le monde et Ethan ne décroche pas, surtout... il rougit. Tout comme hier. Et en cet instant, je le trouve attendrissant. Je le laisse quelques secondes à sa contemplation jusqu'à ce que Jordane entre dans la salle et disparaisse de notre champ de vision. Je crois que le monde commence doucement à s'éveiller mais je n'en tiens pas compte pour l'instant, mon attention focalisé sur Ethan et ses deux joues rougit.

- On dirait qu'elle réussit à te redonner un peu de couleur en tout cas...

Je le regarde et lâche un rire amusé avant de glisser les mains dans les poches de mon gilet afin de les conserver au chaud, après avoir ramené une petite mèche de cheveux blond derrière mon oreille.

- Elle te plait ?

… Oui bon, tu aurais pu faire preuve d'un peu plus délicatesse cette fois-ci Charleen. Je me redresse un peu avant d'ajouter rapidement :

- C'est juste que... enfin hier... je t'ai vu la regarder comme tout à l'heure. Alors j'me disais que peut-être elle te provoquait un petit quelque chose.

Comme il m'est arrivé d'avoir la même chose avec Enzo à l'époque où je me surprenais à le regarder au détour d'un couloir, souhaitant secrètement à ce que ce jeune homme aux allures de petit Lycéens Bad Boy ne soit mon petit ami... Rien que d'y repenser, je ressens un léger malaise même si aujourd'hui, tout est réglé et que je n'ai plus aucun mal à lui adresser la parole. Bien au contraire. Et Ethan semble … disons, captivé par la jeune femme. Il suffit de repenser à hier soir pour se poser des questions même si après tout, tout cela ne regarde que lui mais il avait l'air d'être tétanisé hier soir lorsqu'il se trouvait dans ce coin de pièce à la salle commune. Je me suis revenu plusieurs mois en arrière, restant dans l'ombre dans l'espoir qu'Enzo puisse me remarquer. Puis c'est arrivé... pas de la meilleure manière, certes, mai c'est arrivé. Ça n'a plus d'importance maintenant.

- Tu... tu as déjà essayé de lui parler un peu ?

Et je ne me défais pas du mien tout en continuant de le regarder, emmitouflé dans mon gilet. Mon sourire est taquin mais gentillet et puis après tout, il n'est pas obligé de me répondre. Je ne lui en voudrais absolument pas. Je me saisis du pochon de chocolat posé sur mes genoux et viens le poser délicatement entre nous afin qu'Ethan puisse se servir comme bon lui semble.
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MessageSujet: Re: I'll never be one of them [PV Charleen]   Dim 15 Mar 2015 - 13:23

Un sourire franc et amusé. Voilà ce que Charleen avait réussi à provoquer chez Ethan et c’était clairement un exploit. Personne n’arrivait vraiment à le faire sourire. Il lui arrivait parfois de relever un peu les coins de sa bouche mais c’était toujours de manière timide. Là il avait vraiment réussi à sourire. Parce que ce que venait de dire la jeune femme était drôle et aussi, parce qu’il se reconnaissait dans ce qu’il disait. Cela ne lui était arrivé qu’une fois de trop boire et finalement, il s’en était bien sorti mais par chance. Alors il comprenait tout à fait la crainte de la jeune femme. La peur de faire quelque chose d’idiot, d’attirer soudainement l’attention de tout le monde sur soi alors qu’on ne possède aucun contrôle de son corps… Oui cette idée était effrayante pour des gens comme eux, des gens discrets, de ceux qui ne se mettent pas à hurler dans tous les sens pour que tout le monde les voit. Il fallait bien avouer aussi que le rire de Charleen avait encouragé le Serdaigle à sourire. Son rire était agréable. Il avait apporté un peu de douceur et de joie dans les murs du Château. Le jeune homme était pour le moment incapable de décrire exactement ce qu’il ressentait mais la présence de la demoiselle avait réussi à changer l’ambiance, elle était parvenue à le sortir de ce cocon sans qu’il ne se sente agressé par le monde extérieur comme à son habitude. Alors, comme engaillardi par tout ça, il osa reprendre un chocolat en remerciant sa camarade. Il fallait bien avouer qu’il était gourmand et que ces chocolats avaient un goût incroyable. On lui avait déjà dit plein de fois que la nourriture était bien meilleure en France que dans le Royaume-Unis et cela semblait se confirmer rien que par ces chocolats. Chocolats donc la jeune femme avait entrepris de lui raconter l’histoire. Ethan dû alors faire appel à sa mémoire et à un grand taux de concentration pour essayer d’associer des visages aux noms qu’elle venait de prononcer. Riley… Oui il voyait, elle était à Serpentard et dans l’équipe de Quidditich. Il avait aussi cru comprendre qu’il y avait un lien de parenté entre les deux demoiselles mais ne savait pas lequel. Kezabel ? Il lui fallut un peu plus de temps mais finalement, le visage de la jeune femme se dessina dans sa tête. C’était une fille plutôt jolie, très calme aussi qui était à Poufsouffle. Il ne savait pas grand-chose d’elle mais l’avait déjà observée plusieurs fois.

Malgré tout ça, la nature d’Ethan avait fini par le rattraper. S’il se sentait presque à l’aise avec Charleen, il s’était senti obligé de fixer à nouveau ses chaussures, comme honteux de ce qu’il venait de faire. La demoiselle ne sembla pas déstabilisée pour autant. Elle lui expliqua qu’elle n’était pas encore allée en France mais qu’elle aimerait bien faire un tour en Europe et lui posa des questions sur ses aventures à lui. Respire mon grand, tu vas y arriver… Le jeune homme fit un effort surhumain pour se redresser un peu. Il avait encore du mal à regarder sa camarade dans les yeux mais au moins, il n’avait plus l’air aussi recroquevillé. Il avait envie de parler avec elle, les mots venaient assez facilement dans sa bouche et pourtant toujours la même question venait marteler son esprit : comment pouvait-il sympathiser avec quelqu’un d’aussi doux ? C’était dangereux… Pour elle… Tais toi Ethan et parle !

« Mes parents voulaient attendre que je sois assez grand pour garder souvenir de mes voyages donc on est pas trop sorti de l’Angleterre. On a juste fait l’Écosse et l’Irlande et j’ai beaucoup aimé. L’Europe ça m’intéresse beaucoup aussi ! Mais pendant ces vacances, je suis resté à Liverpool mais ça m’allait très bien. »

Oui sa ville lui avait manqué alors il était content de pouvoir y passer du temps. Même si Liverpool n’était pas la ville la plus belle du monde, même si elle était assez étrange pour certains c’était chez lui. Et il gardait à l’égard de cet endroit une affection toute particulière. Il se demandait d’ailleurs si Charleen connaissait. Il pouvait peut être lui demander… Mais avant qu’il n’ait le temps de peser le pour et le contre la jeune femme lui signala la présence de Jordane. Le Serdaigle leva alors brusquement la tête et ses yeux se posèrent sur sa camarade de maison. Oui c’était bien elle… Et elle était toujours aussi belle. Le jeune homme se retrouva alors comme dans un monde parallèle. Il la fixait sans même s’en rendre compte et dans son esprit, c’était le vide intersidéral alors qu’un étrange poids était venu se nicher au cœur de son ventre. Malheureusement ce moment ne devait pas durer et la jeune femme disparu bien vite dans la salle commune. C’est alors que Charleen souligna le fait qu’Ethan avait pris des couleurs en voyant Jordane. Il se sentit alors plus con que jamais et tenta de disparaitre, de se fondre dans les escaliers. Mais ce n’était pas fini, voilà qu’elle lui demandait si Jordane lui plaisir. Ok, là il devenait vraiment rouge et cela le rendait encore plus malade.


« Non… Enfin… Je… Pourquoi tu dis ça ? »


Les mots étaient soudainement devenus bien plus difficiles à prononcer. Ethan cherchait désespérément à calmer sa respiration et le feu dans ses joues. Il ne voulait pas que les gens sachent, que les gens comprennent. Il savait bien qu’il n’avait aucune chance alors s’était mieux qu’il garde ça pour lui. Charleen lui expliqua cependant qu’elle avait remarqué ses regards hier avant de lui demander s’il avait déjà essayé de parler à la jeune femme. Le Serdaigle ne savait plus quoi faire. Il se sentait comme piégé. Quelque part, il se disait que cela pourrait être bien de parler de ça avec une fille, surtout qu’il avait l’impression de pouvoir faire confiance à Charleen, qu’elle n’irait pas le regarder à tout le monde… Mais en même temps… Il ne savait pas faire ça. Ramenant ses genoux contre lui, les entourant de ses bras, il posa sa tête dessus. Après un long silence il parvint enfin à articuler quelques mots.


« C’était au Pré-au-Lard. On a parlé un moment… Mais je sais très bien que je ne l’intéresserai jamais. Je suis trop jeune trop… Et puis de toute façon c’est mieux comme ça. »


Oui c’était mieux comme ça… Ethan n’était pas prêt pour ce genre de relations humaines. Il ne pourrait jamais prendre soin de quelqu’un, protéger quelqu’un alors qu’il n’était pas capable d’être courageux ne serait-ce que quelques instants. Alors oui il était hors de question que quelqu’un comme Jordane se retrouve attachée à lui. Enfin, c’était impossible de toute façon il le savait très bien… Le jeune homme tourna alors lentement la tête et vit le paquet de chocolat. Il en prit alors un autre, comme si cela allait l’aider à surmonter ce moment vraiment étrange. Ses yeux croisèrent alors ceux de Charleen pendant quelques instants. Il retourna finalement son attention sur le sol mais osa parler de nouveau.


« Les relations humaines c’est pas pour moi. Je peux pas prendre soin des gens. Parce que je suis lâche. Alors je vais juste continuer à l’observer, lui parler de temps en temps mais c’est tout. »


Pourquoi il avait dit ça ? Ethan n’avait jamais prononcé ces mots. Il l’avait toujours pensé mais jamais il n’avait osé parler de ça à qui que ce soit. C’était son jardin, c’était son secret. Alors pourquoi dire ça à Charleen ? Le jeune homme avala alors le chocolat qu’il avait pris quelques instants auparavant.

« Ça t’est déjà arrivé de… Enfin tu vois… »

Précis comme question… Mais Ethan n’arrivait pas à mettre des mots là-dessus, c’était trop difficile.
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MessageSujet: Re: I'll never be one of them [PV Charleen]   Ven 20 Mar 2015 - 14:17

Je sais que la situation peut paraitre gênante et je le comprends. Peut-être que je n’aurai pas dû poser la question de cette manière mais… Je ne saurais pas comment l’expliquer. Il y a cette ambiance avec Ethan, ce calme et cette sérénité qui m’a fait penser que je pourrais évoquer sa « probable » attirance envers Jordane. Je me remémore ce moment hier où je l’ai vu un peu bloqué sur elle et il était attendrissant, là, dans ce coin de pièce, à l’observer en silence. Peut-être qu’il a mené un véritable combat intérieur pour se décider à aller lui parler mais sans succès. Je ne sais pas et c’est ce que je lui ai posé comme question de manière… délicate et naturel, enfin je crois. Ça ne me ressemble pas mais je me disais que peut-être discuter lui et moi pourrait être quelque chose de bien. Et puis, je suis quelqu’un de gauche et de maladroite, ça n’est pas une première…
Le couloir est encore un peu calme malgré les quelques élèves qui viennent tranquillement remplir la grande salle.
Je jette un coup d’œil à Ethan et remarque ses joues rougies. J’esquisse un demi-sourire discrètement, un peu amusée je dois l’avouer. Pas en mal, pas avec des arrières pensées pleine de moquerie, bien au contraire. Mais lorsqu’il ramena ses genoux contre lui, entourant ses bras autour et posant son menton dessus… Il était… Tout simplement adorable, en vérité. Il venait de créer en moi un élan d’affection qui me donnait la furieuse envie de lui faire un câlin pour lui dire que c’est pas grave s’il voulait pas répondre, que j’étais un peu bête d’avoir posé stupidement la question et que ça ne me regardais pas. Et tout cela, pleine de culpabilité.

Du calme Charleen. Va pas te faire une hyperventilation non plus.

« C’était au Pré-au-Lard. On a parlé un moment… Mais je sais très bien que je ne l’intéresserai jamais. Je suis trop jeune trop… Et puis de toute façon c’est mieux comme ça. »

Je le regarde en haussant un sourcil… Il était si… négatif. Comme si l’éventualité qu’elle puisse s’intéresser à lui était une chimère, quelque chose d’impossible et d’inimaginable. Il se rétracte aussitôt sur lui, comme pour se protéger et je crois que ça me touche, quelque part, de le voir si fragile soudainement. Je ne sais pas trop quoi lui dire pour la simple et bonne raison que je me mets à sa place. Comment je réagirais si je tombais sous le charme d’une personne plus âgée que moi ? Plus mûre et presque inaccessible ? Je n’aurai aucune confiance en moi et je le sais, je penserais aussitôt que ça ne sert à rien d’espérer et qu’il ne fallait pas se faire du mal pour rien. Je sais que j’ai un gros manque de confiance, tout comme semble l’avoir Ethan mais… à l’écouter lui, je viens à penser que c’est trop bête de ne pas tenter sa chance. Chacun devrait avoir sa chance, malgré son âge, non ?

Je le regarde prendre un autre chocolat, alors que mes bras sont appuyés sur mes cuisses et que mes yeux finissent par se perdre dans les siens durant quelques secondes. Regard que je ne lâche pas, sans réellement le voir, me disant de nouveau qu’il a des yeux captivants. Je lui accorde un faible sourire alors qu’il se tourne vers le sol et j’en fais de même, tordant ma bouche dans une moue de réflexion.

« Les relations humaines c’est pas pour moi. Je peux pas prendre soin des gens. Parce que je suis lâche. Alors je vais juste continuer à l’observer, lui parler de temps en temps mais c’est tout. »

Ses mots me soulagent tout comme ils me font mal. Parce que je m’y retrouve lorsqu’il parle de lâcheté et de son impossibilité à prendre soin des autres. Combien de fois me suis-je posée la question ? De comment je me débrouillerais si je voyais Riley en danger ? Combien de fois ne me suis-je pas dis que je ne pourrais rien faire ? A cause de cette peur insidieuse et latente qui me paralyse à chaque fois que quelque chose se passe, se produit. Connor me l’avait dit lui-même : Je ne servais à rien, j’étais inutile et je serais incapable de protéger Riley si elle avait besoin de moi. Ni même Rosalyne.
Il me fait mal au cœur, pas par pitié mais parce qu’il est prêt à accepter de souffrir silencieusement, parce qu’il se sent incapable de quoi que ce soit.

Je me perds dans mes pensées et ça n’est que maintenant que je me rends compte que cela me révolte. On ne devrait pas se sentir comme ça sous prétexte que nous sommes plus fragiles qu’un autre ou plus marginales. Ethan ne devrait pas croire qu’il ne peut pas lui plaire. On peut changer, s’améliorer. La preuve, je suis là. Si cette attaque s’était produite 6 mois plus tôt j’aurai été bien incapable de revenir sans faire une crise d’angoisse ou sans pleurer comme une désespérer par peur de me faire tuer ou de souffrir face à l’un des ennemis. Mais j’ai pris sur moi, j’ai… changée, je crois. Grâce à Riley, grâce à ses mots. Grâce à Kezabel aussi qui veille sur moi de loin. Sans oublier Rosalyne…

« Ça t’est déjà arrivé de… Enfin tu vois… »

Je me tourne vers lui, revenant subitement à la réalité. J’ai une petite idée de quoi Ethan me parle et je détourne de nouveau le regard pour le plonger face à moi, vers la sortie du Hall. Je n’ai pas besoin de réfléchir pour répondre à sa question… Loin de là.

- Oui. Avec Enzo.

Ca n’est pas mon genre d’être bavarde sur ma vie ou sur moi-même. Parce que je… je suis toujours gênée lorsque l’on parle de moi, me sentant aussitôt vulnérable. Je déteste être le centre d’attention mais avec Ethan, ici, tout semble différent. Il venait lui-même de se confier – même si je le lui avais tendue une perche – alors il serait injuste que je reste là, à faire ma mijaurée.

- C’était il y a un petit moment maintenant mais… Oui. Je craquais complètement pour lui. Il représentait un peu le petit bad boy super séduisant et je ne voulais qu’une chose : Qu’il me regarde.

Cette fois c’est à moi de me recroqueviller un peu plus, gênée par ma confidence. Mais je l’assume et il est temps d’accepter certaines choses de ma vie. Enzo a fini par me regarder mais pas que…  Je ne compte pas donner tous les détails à Ethan, pas par manque de confiance mais par pudeur. Je prends un chocolat à mon tour, comme pour me donner contenance sans que je n’accorde un seul regard à Ethan, un peu intimidé et les joues rougies.

- J’ai fait comme toi, je suis restée en arrière et … ça a fini par passer.

Surtout parce que tu étais en colère contre lui et que tu te sentais sale, manipulé, comme une vieille poupée de chiffon. Mais encore une fois, je ne dis rien parce que je n’en ai pas envie et parce que je n’ai pas envie de donner une sale réputation à Enzo. Il avait ses raisons même si ça ne pardonne pas tout, mais je ne suis pas là pour lui cracher dessus, dans son dos…

Pas quand il n’est plus là. Pas quand il a … disparu. Apparemment. Je serre les dents, me demandant s’il allait bien, s’il avait juste décidé de tout arrêté. Et je me complais dans cette pensée absurde.

- Tu sais que mon épouvantard… C’est la peur elle-même ? La peur, d’avoir peur j’veux dire. C’est bizarre je sais… Je ne sais pas pourquoi je lâche cette confidence, mais je ne m’arrête pas, le regard planté dans le sol. Mais c’est ma plus grande angoisse. De pas réussir à agir sous la peur et par la même occasion, de pas réussir à prendre soin de Riley par exemple.

Je fronce les sourcils tout en repensant aux mots de Connor. C’est injuste. Ce qu’il m’a dit… est injuste.

- Puis j’ai finis par me dire que si les autres pouvaient réussir à faire preuve de courage, alors j’en étais capable aussi. Peut-être pas autant qu’eux, mais au moins à ma manière. Être courageux ne se résume pas qu’à foncer dans le tas, qu’à mettre sa vie en danger pour les autres. C’est aussi… prendre sur soi, se dépasser et se donner. Et c’est ce que j’ai fait en m’entrainant aux sortilèges par exemple ou en prenant sur moi dans certaines situations.

Toujours le regard sur le sol, c’est comme si j’étais une autre personne et que je l’écoutais parler, elle, cette jeune fille qui semblait sortir de sa chrysalide.

- Tu n’es pas lâche. Tu as juste tes faiblesses et tu peux remédier à ça. Et je vais même t’aider. Parce que toi aussi tu as le droit d’avoir ta chance avec Jordane quand bien même tu es plus jeune qu’elle. Et puis, t’es mignon comme tout alors il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas !

Et j’étais déterminée. Voir révoltée. Ethan avait tous les droits d’avoir ses chances d’être heureux lui aussi, même si les autres le voyaient comme quelqu’un de différent parce qu’il était moins intégré que d’autre. Ca ne devrait même pas être un problème. Et oui je m’énerve toute seule contre le monde.
Je lève mon regard vers lui en fronçant les sourcils

- Je pourrais peut-être t’aider ? Enfin j’veux dire… à aborder Jordane. J’suis pas la meilleure personne pour te conseiller sur les techniques de drague mais tu me dis que les relations humaines ça n’est pas pour toi… Je pourrais t’aider à ce niveau-là… Tu sais, en se parlant plus souvent ou en t’aidant à prendre confiance en toi. Tu pourrais venir t’entrainer avec moi et …

Et je m’arrête subitement, rougissant de gêne et de malaise. Dis donc Charleen, tu vas finir par être envahissante après lui avoir cassé son moment de plénitude et de lecture !
Je me remarque que j’étais entrain de me triturer les doigts à cause de ma nervosité. Je lâche un rire léger avant de secouer la tête, comme pour me remettre les idées en place.

- Désolée. Je parle trop…

Profites-en … Parce que c’est aussi rare que de me voir aussi confiante.
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MessageSujet: Re: I'll never be one of them [PV Charleen]   Dim 22 Mar 2015 - 17:34

Pourquoi avait-il dit tout ça ? Ethan n’avait pas la réponse mais la question elle commençait à devenir obsédante. Pourquoi s’était-il laissé aller si facilement, délivrant des informations sur lui à une fille qu’il ne connaissait presque pas ? Il était impossible pour le Serdaigle de trouver une réponse logique car à vrai dire, rien n’était logique dans cette conversation. Il s’était laissé aller sans trop réfléchir, donnant des informations sur lui alors qu’il aurait pu au moins essayer de cacher certaines choses et prendre la fuite. Mais maintenant c’était trop tard et en plus il venait de se mettre dans une situation encore plus délicate en retournant une question à Charleen. Se renseigner ainsi sur la vie privée de la jeune femme était assez étrange, il n’avait pas à s’immiscer dans ses secrets. Et pourtant, indéniablement, le jeune homme avait envie de savoir. Non pas à cause d’une curiosité mal placée mais bien parce qu’il sentait une certaine ressemblance entre elle et lui. Elle semblait elle aussi timide et assez réservée (même si elle était sûre qu’elle valait quelque chose contrairement à lui) et donc il se disait que son expérience pourrait l’aider. Voilà pourquoi il avait posé cette question et voilà pourquoi il ne prenait toujours pas la fuite. Parce que cette fille était différente des autres et qu’il avait l’impression qu’elle pouvait le comprendre… Alors lorsqu’elle commença à parler, à répondre à sa question, Ethan ne pu s’empêcher de tourner lentement la tête vers elle. Enzo ? Tiens, c’était drôle ça, il n’aurait jamais pensé. Après il n’avait rien contre ce type, leur entente était cordiale et il avait toujours respecté son silence donc bon. Mais c’était dans la suite que le plus important résidait. Quand elle parlait de lui, il comprenait facilement ce qu’elle avait pu ressentir pour lui. Mais il trouvait la fin abrupte. C’était trop difficile… Attendre que ça passe ? Ethan n’était pas un grand romantique, enfin de ce qu’il pouvait savoir à ce sujet, mais il trouvait ça trop violent. Baisser les bras et attendre que ça passe… Il avait l’impression qu’on parlait d’une maladie, or il ne voulait pas voir Jordane comme une passade, comme un virus qui ne resterait qu’un peu… C’était déprimant, encore plus que le reste de sa vie.

« C’est horrible dit comme ça… »

On ne pouvait pas dire qu’Ethan était le meilleur type disponible pour réconforter quelqu’un mais il n’avait pas pu retenir ces mots. Il trouvait cela horrible que Charleen ait dû juste attendre que ça passe. Bon il n’avait pas tous les détails de l’histoire et c’était sans doute mieux pour l’instant… Mais la version qu’il avait ne lui plaisait pas. Il savait qu’il n’avait aucune chance avec Jordane, il savait que c’était voué à l’échec et pourtant, il ne voulait pas renoncer à elle. Il voulait qu’elle reste quelqu’un de particulier à ses yeux. En tout cas, les propos de Charleen venaient de le plonger dans une intense réflexion. Alors qu’au début il avait fait de son mieux pour regarder la jeune femme, c’était désormais comme si son regard était vide et qu’il ne voyait plus rien. Il regardait dans le vague, perdu dans ses pensées.

Ethan faillit sursauter lorsque Charleen reprit la parole. Ce n’était pas que ça le dérangeait mais il était parti dans ses réflexions, dans sa tête et avait oublié qu’il n’était pas seul dans son coin. En temps normal c’étaient les réflexions dans les bouquins qui pouvaient l’amener à se trouver dans un tel état et alors, cela importait peu qu’il se plonge dans sa tête. Mais là c’était différent, il n’était pas seul mais avec quelqu’un. Une personne qui était en train d’ailleurs de lui livrer certains secrets. La jeune femme était en train de lui parler de son épouvantard. Au début, Ethan ne comprenait pas trop pourquoi elle abordait ce sujet mais au fil de ses mots, les choses lui semblaient plus claires. La peur de pas pouvoir prendre soin des autres… Ethan avait réglé la question en évitant de se lier avec qui que ce soit. Mais la jeune femme ne semblait pas décidée à approuver sa méthode. Elle se mit à lui expliquer quelles différences on pouvait faire entre les formes de courage et surtout que c’était ce qu’elle avait décidé de faire.

Ethan reporta alors son attention sur les escaliers. Pile au moment où Charleen reportait toute son attention sur lui. Elle semblait ne voir que le côté positif des choses. Que des faiblesses ? Il avait un peu du mal à y croire. Il était d’ailleurs prêt à objecter mais n’y parvint pas. Il fut coupé dans son élan par quelques petits mots prononcés. Lui… Mignon…. ? Elle n’avait pas vraiment dit ça ? Le jeune Serdaigle avait rougi et il envisageait sérieusement de disparaitre dans les escaliers, de s’enfoncer dans le sol et qu’on ne le voit plus. Charleen de son côté avait changé de sujet, comme si ce qu’elle venait de dire n’était rien de significatif. Si elle savait ce qu’elle avait provoqué dans la tête du jeune homme. Apparemment c’était surtout sa dernière proposition qui pour elle était sujette à la gêne. D’ailleurs, c’était au tour de la jeune femme de rougir et de s’excuser en s’arrêtant de parler.

« Non t’inquiète pas… Je… Je trouve pas ça désagréable de parler avec toi. »

Ethan avait tourné la tête vers Charleen pour finir sa phrase. C’était la vérité. Même si elle le faisait passer par toutes les teintes de rouge, il n’avait jamais vraiment envisagé de prendre la fuite. Enfin si, parce qu’il était gêné et se sentait con mais pas parce qu’elle le dérangeait. Alors non, elle le ne pouvait pas dire qu’elle parlait trop. Certes il n’était pas habitué à ce qu’on lui parle autant mais encore une fois, il était sûr qu’elle était différente des autres.

« Le truc c’est que je vois pas à quoi ça servirait… Enfin, je suis sûre que Jordane ne s’intéressera jamais à moi comme ça. Elle a parlé avec moi donc me méprise pas mais je pense que je reste pour elle un gamin sympathique. »

Et Ethan aurait bien du ma à démordre de cette idée. Certes il avait envie d’y croire, il avait envie de se dire que peut être un jour Jordane s’intéresserait à lui mais cela semblait tellement impossible, telle invraisemblable. Mais il avait une question qui valait la peine d’être posée : devait-il apprendre à être plus courageux ? Devait-il s’entraîner avec Charleen pour être capable de prendre au moins soin de certaines personnes ? Mais qui ? Son père peut être… Après tous les Supérieurs n’avaient pas disparu de la circulation et son père restait encore et toujours une cible potentielle.

« Mais peut être que je devrais apprendre à être plus courageux… Mon père est un moldu. Ils le tueront j’en suis sûr. Et ma mère avec pour avoir fricoté avec lui. Et puis…. Je devrais au moins apprendre à protéger Jordane, à défaut d’espérer qu’elle s’intéresse à moi. »

Il y avait presque une petite touche d’humour dans les propos d’Ethan. A défaut de croire en une possible relation avec elle il pouvait au moins rester dans l’ombre et veiller sur elle tout en continuant à discuter avec elle de temps en temps de contes et autres histoires. Oui ça lui paraissait être un bon programme. Et puis s’il faisait ça il apprendrait à connaître Charleen. Peut être qu’il y gagnerait ? Pour la première fois depuis longtemps il avait envie de revenir un peu sur ses principes et d’essayer de connaître quelqu’un, de pas rester seul, essentiellement seul. Et puis, elle savait qui il était alors au moins, elle serait pas déçue…

« J’essayerai de d’être un bon élève… »

Ethan se tourna alors vers Charleen et esquissa ce qui pouvait ressembler à un sourire.
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MessageSujet: Re: I'll never be one of them [PV Charleen]   Lun 30 Mar 2015 - 10:52

La colère s’est apaisée, celle de se prendre pour une personne trop faible, inutile pour les autres ou de lâche. Je sais que je suis réellement la plus mal placée pour donner des cours de la sorte concernant le courage. Je suis la première à fuir devant le danger mais je lutte contre ça. Je lutte pour apprendre à ne plus réagir de la sorte mais aussi à dominer ma peur. A dominer mes angoisses et de grandir un peu. Je ne demande pas de changer du tout au tout de manière très radicale… Non, je demande seulement de me sentir mieux et à ma place avec les autres. De me sentir moi-même et d’arrêter de trembler pour si peu de chose. Chacun est comme il est, chacun possède ses faiblesses mais j’aimerai enfin prendre en main tout cela et j’y arriverai, peu importe le temps que cela me prendra. J’ai beaucoup évoluée depuis que des liens se sont noués entre Riley et moi mais aussi depuis que nous effectuons quelques duels avec Rosalyne. J’ai eu une chance incroyable d’avoir été et d’être entourée comme je le suis aujourd’hui. Mais lorsque mes yeux bleus se posent sur Ethan… Je me demande si lui aussi possède cette chance incroyable ? Et si personne n’était là pour l’aider à sortir de cette petite léthargie qui le freine dans ses envies ? Et s’il était aussi seul qu’il ne le laisse paraitre ?

Personne ne devrait se construire tout seul et rester avec la sensation d’être aussi petit dans ce monde. Je sais que moi-même je me sens minuscule mais souvent, les regards de Riley me donne l’impression d’être bien plus que cela. Et Ethan devrait ressentir et vivre la même chose.

« Non t’inquiète pas… Je… Je trouve pas ça désagréable de parler avec toi. »

J’accueille ses mots avec un sourire enjoué, contente d’apprendre que je n’étais pas un petit boulet aux boucles blondes qui parlait beaucoup trop. Il n’a peut-être pas l’habitude à ce que l’on vienne se glisser dans sa petite bulle comme je l’ai fait, mais aussi d’entendre quelqu’un parler autant. A part les professeurs, bien évidemment.

« Le truc c’est que je vois pas à quoi ça servirait… Enfin, je suis sûre que Jordane ne s’intéressera jamais à moi comme ça. Elle a parlé avec moi donc me méprise pas mais je pense que je reste pour elle un gamin sympathique. »

Je reste un instant songeur face à ses propos que je comprends que trop bien. Je sais ce qu’il ressent et surtout pourquoi. Pourtant, je continue de croire qu'il ne faut pas qu'il baisse les bras. Il est certain que nous ne pouvons forcer personne à nous aimer de la même façon que nous, nous le faisons... Mais il a le droit de tenter sa chance, non ? Je suis un mauvais exemple de courage mais le temps m'apprendra, ainsi que mes proches, à faire face à mes peurs. Pour le côté sympathique... j'ai toujours vu en lui un garçon calme et serein. Aujourd'hui, en prenant le temps de lui parler, je découvre une tout autre facette de lui, une que j'apprécie et même si Ethan paraissait très peu bavard, ici, c'était agréable et hors du temps. D'une simplicité et d'une tranquillité qui faisait du bien.

« Mais peut être que je devrais apprendre à être plus courageux… Mon père est un moldu. Ils le tueront j’en suis sûr. Et ma mère avec pour avoir fricoté avec lui. Et puis…. Je devrais au moins apprendre à protéger Jordane, à défaut d’espérer qu’elle s’intéresse à moi. »

Mon regard reste captivé par son visage et je reste stupidement silencieuse. Il évoque ses parents et les supérieurs et durant une fraction de seconde, je me suis demandé pourquoi ils iraient jusqu’à chez Ethan pour tuer ses parents ? Qu’est-ce que ça leur apporterait. Il me suffit de repenser à tout ce que nous avons vécus entre ces murs pour me souvenir qu’ils ne possèdent aucune pitié et que si c’était là le moyen de nous faire du mal… alors ils ne se gêneraient pas. Je reste songeuse et me demande maintenant si je réussirais à le rendre plus courageux ? A l’aider réellement ? Je crois que c’est la première fois que je me sens si confiante, que je crois autant à ce que je dis à Ethan, à la main tendue que je lui offre.

« J’essayerai d’être un bon élève… »

Il plante son regard dans le mien et esquisse un léger sourire que je lui rends aussitôt, les yeux brillants. Il venait clairement d'accepter ma proposition et pour une raison qui m’ait inconnue, j’ai la sensation d’être utile et que mon cœur se gonfle de joie. Je pose mes mains sur mes genoux avant de lui souffler, tranquillement.

- Je n’en doute pas une seconde Ethan.. Même si finalement, je suis aussi une novice en la matière.

Je continue de le regarder et me perds encore quelques secondes dans son regard bleu qui semble à chaque occasion de me captiver. Comme lorsque vous regardez un Océan à perte de vue et que vous ressentez cette sensation étrange au creux de vous.
Je ne me défais pas de mon sourire tout en lançant sur le ton de plaisanterie.

- Et puis qui sait ! On pourrait faire une mise en scène, envoyer un méchant… - Un faux, bien évidemment ! - et tu viendrais la sauver tel un preux chevalier. Et là, c’est la gloire assurée pour toi. Tu n’auras plus qu’à bomber le torse et elle sera folle de toi.

Je laisse échapper un éclat de rire, imitant rapidement la situation du bombage de poitrine avant de m’affaisser, riant comme une enfant. Bien évidemment, je ne suis pas certaine que ça soit une très bonne solution pour s’attirer les bonnes grâces de Jordane même si, finalement, je ne la connais pas du tout. Et je ne pense pas que non plus que ça soit le genre d’Ethan de se donner ainsi en spectacle… Enfin, peut-être que si Jordane était vraiment en danger, il le ferait. Mais pas en mise en scène.

- Plus sérieusement, tu ne perds rien à essayer. Et puis tu ne sauras jamais si tu as ta chance ou non si tu ne fais rien. Maintenant, je suis là pour t’encourager.

Il mérite d’avoir quelqu’un à ses côtés et si je peux être cette personne alors j’en serais ravi. Je claque doucement mes mains sur mes genoux avant de me relever, de descendre quelques marches et de me mettre face à lui, sourire aux lèvres, emplit d’une douceur qui m’est propre.

- Si tu veux… on peut se retrouver tous les Dimanche, toi et moi ? On pourrait s’entraîner un peu aux sortilèges. Ou un autre jour, c’est comme tu le sens.

Comme je le faisais avec Rosalyne jusqu’aux vacances… Rosalyne qui me semble différente et loin depuis quelques temps. Je ne sais pas si c’est sa volonté de fer de vouloir changer et parce que ça sœur n’est plus là mais je la trouve changée. Et je n’arrive pas à savoir si cela me plait ou non… même si je n’ai pas mon mot à dire. Tant qu’elle se sent bien comme ça, c’est tout ce que je lui souhaite si cela ne lui cause aucun mal.

Et je dois avouer qu’elle me manque un peu, parfois.

Je laisse le paquet de chocolat à Ethan et lui accorde de nouveau un sourire serein.

- Bon, je dois y aller.. j’ai encore quelques devoirs à faire.

Hésitation, juste quelques secondes avant de me lancer, ramenant une mèche de cheveux blonds derrière mon oreille et de croiser mes bras sur ma poitrine.

- Tu veux que l’on mange ensemble ce midi ? Ou ce soir ? Ça sera la première étape pour être moins timide pour aller lui parler.

Mais aussi parce que je sais déjà que je prendrais plaisir à manger avec lui et de continuer à lui parler, même si c’est pour des choses qui semble futiles.


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MessageSujet: Re: I'll never be one of them [PV Charleen]   Lun 30 Mar 2015 - 16:26

Comment faisait-elle pour être aussi douce? Cela surprenait Ethan de minutes en minutes. Charleen était tout simplement incroyable de ce point de vue là. Elle avait l’air si sereine, si joyeuse. Comme si la vie pour elle et de fait, autour d’elle, était toute simple, limpide et agréable. Et le jeune homme ne pouvait pas se mentir à ce sujet, il avait envie de profiter de cet halo. Alors qu’il était là, assis à côté d’elle, il avait comme l’impression que l’énergie solaire de la jeune femme rejaillissait sur lui et c’était agréable, doux. Pour une fois il sentait que la compagnie de quelqu’un lui apportait quelque chose de positif et non pas seulement cette boule au fond de son estomac. Alors qu’importe qu’elle aussi soit novice en ce qui concernait la confiance en soit et compagnie, il était prêt à tenter l’expérience avec elle. Après tout, elle arriverait peut être à faire des miracles. Et si ça marchait pas, il irait se défouler en jouant aux jeux vidéos avec M. Gabrieli. En réalité il n’avait rien à perdre. Hormis l’assurance qu’il devait rester seul. Il ne risquait que de ressentir des émotions humaines. Ça pouvait faire terriblement peur mais il était peut être temps qu’il se lance là dedans. Enfin, le jeune homme fut tiré de ses réflexions intenses par Charleen qui revenait à l’attaque avec sa bonne humeur. Voilà qu’elle pensait maintenant à inventer un faux méchant pour qu’il puisse s’illustrer en tant que sauveteur de Jordane. Il fallait tout de même être honnête, cette idée était carrément tordu. Jamais Ethan n’aurait pu imaginer un truc pareil de lui-même. Enfin quoi que…. Après tout, cela ressemblait beaucoup à ce qu’il pouvait trouver dans certains livres. Bon sauf que les résultats étaient en général toujours plus compliqués que ce qui était escompté. Enfin, la proposition de la demoiselle avait eu au moins le mérite d’arracher un léger rire à Ethan, phénomène incroyable ne se produisant que très rarement… D’autant que les mimiques qu’elle avait faite et son rire n’avait fait qu’encourager le jeune homme à se laisser aller pour une fois.

“Tu devrais envisager d’écrire des scénarii, je suis sûr que tu aurais un grand succès!”

C’était une blague, ou peut être qu’à moitié. En tout cas, Ethan n’avait pas réfléchi pendant dix ans avant de dire ça. C’était sorti, tout naturellement. Cette idée s’étiat présentée dans sa tête et il l’avait dite sans se demander si cela allait avoir d’horrible conséquences. Un peu après, il fut plus difficile pour lui d’assumer ce qu’il venait de dire mais comme Charleen avait continué la conversation comme si de rien n’était il s’était senti rassuré. Pour lui, c’était déjà une énorme preuve de hardiesse que d’avoir osé parler comme ça… Comme le disait si bien la jeune femme, il n’avait rien à perdre et elle était là pour l’encourager. Il trouvait cela incroyable qu’une fille comme elle ait pris le temps de discuter avec lui, de s’intéresser à lui et surtout, qu’elle ait tant envie de lui filer un coup de main. Il la regarda donc se lever sans pouvoir s’empêcher de la scruter. Que cachait cette fille? Comment pouvait-elle aussi simple et douce? Il ne percerait peut être jamais ce mystère même en la voyant tous les dimanches… Stop. Ethan prit quelques instants pour considérer ce qu’elle venait de dire. En soit il n’avait aucun impératif c’était juste que cela le surprenait qu’on lui propose un truc comme ça. Il hocha cependant la tête pour dire que cela lui allait, incapable de faire une phrase pour répondre à ça. Oui il était carrément sidéré et bugué. Il ne fut pas aidé par Charleen qui lui laissait son paquet de chocolat alors qu’elle lui signifiait qu’elle devait partir. Nan mais c’est pas possible d’être auss gentille! Le Serdaigle n’en revenait tout simplement pas.

“Ah… Bon courage alors.”

Ethan jeta un regard aux chocolat avant de se tourner de nouveau vers Charleen. Elle était définitivement incroyable. Et c’était sans doute pour cela qu’il se sentait un peu déçu. Après tout, cela faisait bien longtemps qu’il ne s’était pas senti à l’aise comme ça et l’idée que la conversation se termine lui procurait une sensation étrange. Il ne fit cependant aucun geste, aucun mouvement pour retenir la jeune femme. L’adolescent reprit alors le livre qu’il avait posé à côté de lui et s’apprêta à reprendre sa lecture lorsque la jeune femme reprit la parole. Cette fois, Ethan releva la tête plus lentement que jamais. Elle venait vraiment de lui proposer ça? Il n’en revenait pas et du coup, fut un peu incapable de réagir normalement.

“Euh… Je… Bah… Hum oui.”

C’était comme si les mots s’étaient soudainement rebellés, refusant de sortir de la bouche d’Ethan. En même temps, ce n’était pas souvent qu’on l’invitait à partager un repas et même si cela n’était rien en soit, cela lui faisait réellement plaisir. Seulement voilà, il était incapable de répondre correctement et calmement, de tout mettre dans le bon ordre. Cela le faisait paniquer, il craignait encore de mal faire, de dire des choses déplacées à Charleen, d’être une source de désagréments pour elle… Son cerveau bouillait encore une fois, ça en devenait dramatique. Le Serdaigle se forca cependant à prendre une profonde inspiration histoire de reprendre la parole et de donner une réponse un peu plus intelligible à la jeune femme.

“Ce soir plutôt… Ce midi, je risque d’être plongé dans mon bouquin et de manger qu’en vitesse comme j’ai aussi du travail..”

Ethan était organisé et il détestait faire ses devoirs le soir ou la nuit. Il finirait donc tout en temps voulu après cette petite pause lecture et il risquait fort de manger en lisant comme il le faisait presque tous les jours. Mais bon au moins il avait réussi à répondre à Charleen de manière correct. Il la laissa ensuite repartir tranquillement vers sa salle commune. De son côté, il lui fallut de longues minutes pour atterrir. Au début, il avait un mal fou à se concentrer sur son livre, c’était comme si, il avait beau lire, son cerveau ne retenait rien. Ethan finit par abandonner sa lecture pour se rendre à la bibliothèque, après un crochet par sa salle commune et faire ses devoirs. Les livres laissaient encore trop de place à son imagination, ça ne fonctionnait pas. En travaillant, il ne pu s’empêcher de grignoter des chocolats et du coup il n’eut pas faim à midi, heureusement qu’il avait décalé avec Charleen… Il passa le reste de la journée à travailler. Mais il passait bien plus de temps que d’habitude le nez en l’air, ne pouvant s’empêcher de réfléchir à ce qui venait de se passer. Et maintenant, il y avait deux visages féminins qui venaient le troubler… Il avait gagné le jackpot!


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