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 I'm a soldier to my own emptiness - Maxime.

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MessageSujet: I'm a soldier to my own emptiness - Maxime.    Lun 16 Fév 2015 - 20:12


I'm a soldier to my own emptiness
Maxime et Kezabel


Samedi 3.01 – 7h du matin.

Mes yeux ont terriblement de mal à s'ouvrir, comme si j'étais encore plongé dans un rêve profond mais encore complètement consciente. Alors, je force. M'exorcise à me réveiller sur le champs. Parce que je ne veux plus voir cette image en face de moi, cette femme debout face à mon lit qui m'écrase sous l'angoisse. Ma mère, en feu, la peau en lambeaux, tendant la main vers moi me suppliant de l'aider et de la ramener vers nous. Je ne veux plus voir ça, je ne veux plus. Je veux que l'on me libère maintenant. Je sens des larmes rouler sur mes joues même si je sais que ça n'est qu'une illusion. Je force encore. Allez Kezabel, respire. Ouvre les yeux, tout ça n'est pas réel, tu le sais. Encore un dernier petit effort et c'est comme si j'essayais de tirer de toute mes forces sur un couvercle qui ne veut pas céder.

Puis la délivrance. Ma vue se brouille, les couleurs restent floues quelques secondes avant de voir distinctement. Et je constate que je pleurais, gémissante et transpirante au milieu de mon lit défait. Je me redresse sur mes coudes avant de venir m'adosser contre la tête de mon lit. Hors de question à ce que je ne me rendorme car je sais pertinemment ce qu'il va se passer. Je vais fermer les yeux, replonger dans un sommeil où ma conscience sera là et je la reverrais, encore une fois. J'ai chaud, je pousse la couverture jusqu'à mes genoux que je ramène contre ma poitrine, essuyant mon front d'une main tremblante... Je ne sais pas... ce qu'il m'arrive. J'ai l'impression que tout m'échappe depuis le milieu des vacances, moment où mes cauchemars ont commencés à doucement revenir. Pourtant, tout devrait aller mieux. Papa est de nouveau heureux avec sa nouvelle petite amie, Adam est plus épanouie que jamais malgré son handicap, les cours se passent bien, j'ai une meilleure amie en or avec qui je compte bien suivre des aventures dignes de nous... Mais ils sont revenus. A Salem... Et a Poudlard. Ils sont revenus. Encore. Saccagés tout ce que nous avions construits, tout ce que nous avions tout court. Et depuis, j'ai cette boule dans la gorge et dans le ventre. Quelque chose que je ne comprends pas, une colère immense, sombre mais qui n'éclate pas sous impulsivité. Non. Elle … reste tapis au fond de moi, grandissant petit à petit. Je n'arrive pas réellement à mettre des mots dessus mais je ne me sens pas comme d'habitude. Surtout depuis que nous sommes revenus.

Et … je ne sais pas comment je le prends mais .. Harry n'est pas revenu. Je resserre un peu plus mon emprise sur mes jambes. Sans un mot, ni une lettre. Nous étions peut-être partie en vacances sur de très mauvaises bases... sur une rupture certes... mais une part de moi aurait peut-être aimé qu'il donne des nouvelles, au moins pour me dire qu'il ne revenait pas.
Peut-importe. Laisse tomber.

Puis, c'est autour d'Enzo de s'imposer à mon esprit. Pas de réponses à mes courriers et cartes. Mais surtout, aucune trace de lui à la rentrée... L'inquiétude est là pour tout le monde. Parce que même son grand frère n'est pas présent et avec les récents événements, le pire est imaginable.

- J'espère qu'il t'ait rien arrivé mon grand...

Parce que t'as pas le droit. J'espère pour toi que t'as juste loupé l'heure de départ et que tu vas nous faire l'honneur de ta bouille bientôt. Vraiment... Le stress d'un pire s'installe. Je secoue la tête. Restons positif. Peut-être devrais-je aller parler à Kyle? Je n'en sais rien.

Je me masse les tempes, reprenant mon souffle et calmant les battements fou de mon cœur. C'est ridicule, ça doit être le stress de savoir qu'ils sont revenus, c'est pour ça que mes cauchemars reviennent. A coup sûr. Et heureusement que Papa et Adam ne savent rien... sinon, je ne serais pas ici. Je m'en veux énormément de leur avoir menti mais pour une raison qui m'échappe encore : Je voulais revenir. Et puis il était hors de question que je laisse Riley ici, toute seule. Elle est grande, douée et débrouillarde mais elle est ma meilleure amie alors s'il y a quelque chose à affronter ici, c'est avec elle que je le ferais.

Je regarde ma petite horloge animée par le cosmos et …. Bon sang. 7 heures du matin, un samedi. Sérieusement ? Je pousse un long soupire, enserrant mes genoux entre mes bras, sachant pertinemment que je n'arriverais plus à dormir. Parce que même si ça n'était qu'un rêve, l'angoisse de revoir son fantôme me tourmente malgré tout.

Je finis par me lever, allant directement à la douche puis enfilant un jean et un gros sweat. Je vais tenter d'aller manger un truc, même si je n'ai pas grand espoir en mon estomac quant à sa capacité d'ingurgiter quelque chose. Je déambule dans les couloirs, ne regardant pas forcément où je vais avant d'esquiver un grand garçon de justesse au détour d'un des couloirs. Je lève les yeux …

- Oh.. Désolée j'regardais pas.
- Pas d'mal.

Mateo me scrute un instant et un blanc s'installe, puis il commence à partir. J'hésite une poignée de seconde et avant même que je ne m'en rende vraiment compte...

- Eh... Tu...

Il se retourne lentement, mains dans les poches. Je pousse un soupire. Après ma discussion avec Enzo, j'ai dis que ferais un effort pour mieux le cerner. Et puis avec ce qu'il s'est passé pendant les vacances de Noël je ne crois pas que ça soit le bon moment pour venir jouer les emmerdeuses et l'ignorer. Non c'est pas de la pitié.. juste des efforts. Et j'suis complètement maladroite.

- J'voulais savoir comment tu allais, après les vacances que vous avez eu.
- J'me sens comme un type qui a perdu un pote à cause d'une bande de connard illuminés par des principes à la con.

La colère dans sa voix fait écho à la mienne. Je le scrute un instant. Il a le visage tiré, les yeux cernés et son corps est perdu dans un pull qui a l'air trop grand pour lui. Je glisse les mains dans mes poches, ne sachant pas réellement où me mettre même si je peux complètement le comprendre, ressentant une totale empathie pour lui. Combien a-t-il eu de Mateo pendant que nous étions tranquillement auprès de nos familles ?

- Je suis désolé pour ton ami.
- Ne le sois pas, c'est pas comme si c'était de ta faute.

Son ton est sec mais je ne sais pas si c'est parce que je suis vidée par mon cauchemar et malgré tout fatiguée... seulement je n'ai pas la force de répliquer avec le même ton et je reste là, à le regarder sans broncher, sans une once de colère sur le visage. Je repense aux mots de Riley le concernant et c'est comme s'ils m'influençaient et m'offraient un nouveau regard sur lui. Je repense également à ceux d'Enzo. Mateo n'est peut-être pas celui qu'il laisse voir.
Il soupire à son tour, les bras ballants.

- Désolé. C'est pas contre toi.
- J'comprends.
- Non, tu comprends pas.
- Si. Justement.

Cette fois ce ma voix qui se fait plus sèche et tranchante, s'élevant plus que je ne le voudrais en écho dans ce couloir vide. Je serres mes poings dans les poches de mon sweat, me disant que cette colère ne me ressemblait pas. Je prends une inspiration, reprenant aussitôt mon calme.

- Je sais ce que ça fait de perdre quelqu'un à cause d'eux.

Il me fixe et je ne lâche pas son regard, sans agressivité. Son visage change d'expression. Je n'en dirais pas plus... Je ne l'ai dit qu'à très peu de personne ici et je ne compte pas clamer sur tous les toits l'histoire de la petite martyr ayant perdu sa mère dans une guerre que nous ne comprenons avec un frère ayant perdu la mobilité de ses jambes également. Ca n'est pas mon genre et c'est certainement pas le bon moment de toute manière. Je n'aime pas étaler ma vie et ceux qui ont vécu l'horreur de Décembre ont autre chose à penser.

- Et sinon, tu fais quoi ici si tôt. Jenkins n'est pas avec toi ?

Il ne me pose pas de question, je ne lui en pose pas. Et ça à l'air de nous convenir à tous les deux, l'échange de nos regards ayant suffit pour cette fois. Dire que ce grand dadet à embrassé Riley. J'ai encore du mal à le croire... Ou pas en fait.

- Je peux te retourner la question... Généralement, toi c'est Maxime que tu as toujours à côté de toi. A croire qu'on est pas si différent.

Il lâche un ricanement presque amusé, j'en fais de même... a ma plus grande surprise. Jamais je n'aurai cru discuter avec Vargas, en plein couloir de si bonne heure le matin … et surtout sans se balancer une seule réflexion. A croire que les efforts ne se font peut-être pas qu'à double sens. Même si, pour ma part, je reste méfiante. Je ne le connais que très peu et rien ne me dit qu'il ne joue pas les hypocrites. Peut-être que je devrais aussi arrêter de voir le mal partout.

- Bon, c'est pas que j'm'ennuie mais...
- Pareil. A plus tard alors.
- Ouais... et on devrait parler un peu plus toi et moi. Peut-être que t'es pas si chiante finalement.
- Et toi peut-être que t'es pas si stupide et vantard.

Il lève les yeux au ciel avec un sourire amusé, sourire que je lui rend avant de partir dans son sens inverse.

J'ai la sensation que la terre tourne à l'envers.

¥

Samedi 3.01 – Pas loin de minuit.

- Allez Keza sérieux ! On fait juste un tour et on rentre se coucher.
- Non Lucy … Je sais comment ça se termine à chaque fois. On va boire, rester, parler et reboire. Puis cuite. Puis gueule de bois et là, ça fait des chocapics avec gros black out le lendemain et une migraine carabinée.

Elle éclate de rire, insiste un peu... et réussis à me convaincre de se joindre à quelques gryffondors pour une petite soirée. Cette fois, pas d'alcool. En tout cas pas trop. La dernière fois que j'ai fais ça, je me suis réveillée... dans le lit de Katherine. Bon sang, Katherine quoi, l'infirmière du château et accessoirement membre du personnel. Je revois Riley se moquer encore gentiment de moi à l'époque... Saloperie va ! D'ailleurs j'ai passé ma journée avec elle , lui ayant proposé moi aussi de passer à la petite soirée mais elle a préférée repartir à ma salle commune où elle devait passer la soirée avec Lukas, tranquillement. Entre meilleurs amis. Ça ne leur ferait pas de mal, même s'ils avaient passé une bonne partie des vacances ensembles. De plus, elle avait match de Quidditch le lendemain et elle tenait à être en super forme pour une victoire. Chose que j'espérais plus que jamais pour elle, étant même prête à prier s'il le fallait !
Lucy me traîne déjà chez les Rouges... rah bordel, faut vraiment que j'apprenne à lui dire NON. NO WAY. NADA. NIET.

J'en suis déjà à 4 verres. Et j'ai chaud. J'ai les joues sûrement rouges. Et j'ai chaud. Je l'ai déjà dis ? Tant pis. Il y a un peu de monde, mais pas trop. J'en sais trop rien en fait. Je suis là à ricaner avec Lucy, voir même Adrianna. Je me dis qu'il doit être tard mais on s'en fiche, on est samedi. Sauf que demain j'ai des devoirs à terminer, un match à aller voir et une meilleure amie à aller encourager. J'aperçois du coin de l'oeil Maxime et Mateo. Maxime sur qui j'ai complètement bugué hier, sans savoir pourquoi. Ce qui m'a récolté un regard de la mort, pouvant tuer une nouvelle fois un mort.

Je sais pas combien de temps s'écoule mais je suis sûre d'une chose : j'ai trop d'alcool dans le sang. Je vois trouble en plus, c'est comme si la salle commune n'était même plus droite. La preuve je tangue et me bouscule contre le canapé. Oops. Pathétique, ma fille. La salle se vide et … je ne me sens absolument pas apte à retourner dans mon dortoir. D'ailleurs, je me demande comment je vais faire. En plus, j'ai pas envie de prendre le risque, j'ai trop peur de croiser encore une fois Rina, saoul elle aussi – même si la probabilité pour que ça se reproduise est moindre – et que je n'attérisse encore dans sa chambre. Lucy est partie... au bras de son tendre amoureux. Enfin je crois qu'ils sont ensemble. Je vois même Mateo qui part avec une autre femme... sûrement différente de celle qu'il a dû se taper la semaine d'avant. C'est pas moi qui vais le juger hein.

Je m'affale dans le canapé face au feu et je me dis que ça n'est pas une bonne idée de rester près d'une source de chaleur alors que je suis pas mal saoul. Je ne dis pas que j'ai l'air d'un poivrot mais disons que je suis bien entamée. Suffisamment pour ricaner pour rien et tanguer un peu.

Je tourne ma tête vers ma droite …

- tiens, j't'avais pas vu.

Maxime est là, fixant le feu, assise non loin de moi. A peine un mètre en réalité. Elle a l'air tout aussi fraîche que je ne le suis. Je ne lui ai jamais vraiment parlé et je crois qu'elle ne m'aime pas trop. J'sais pas pourquoi... A la base, moi non plus à vrai dire. Mais là je crois que c'est parce que j'ai tout simplement fait une projection de mon agacement avec Mateo, sur elle. Recommençons de zéro, j'me suis promis de faire des ffoert... efforts. C'est bien Kezabel.

- T'es aussi saoule que moi non ? D'habitude t'es si pâle que j'ai l'impression que je pourrais voir le décors derrière toi...

Rien de méchant, vu mon état ma voix ne représente juste qu'un amas de chaleur et de joie. De tranquillité. Et d'alcool. Ca va de soit. Merde, pourquoi Riley n'est pas là ? Nous aurions pu nous prendre pour des mouettes l'espace de quelques minutes perchés sur les tables. Et se casser un bras, pendant qu'on y est.

- J'sais pas pourquoi mais quand j'ai bu, je change de prénom et je deviens Kezibal. J'ai l'impression d'être un pokémon qui évolue.

Et je ricane, bêtement... à ma stupide connerie. Avec Maxime Jefferson. Celle qui me regarde toujours mal et qui semble être taillé dans un Iceberg. Un Iceberg géant.

Oui, la terre ne tourne pas à l'endroit. Ou c'est moi, qui suis à l'envers.
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MessageSujet: Re: I'm a soldier to my own emptiness - Maxime.    Sam 21 Fév 2015 - 22:36

« Aaaaah…
- putain j’en peux plus… »

Je pousse un long soupir qui en dit long sur mon agacement. On est samedi et Matéo et moi sommes en colle, qu’est-ce-qui pourrait être pire ? Que cette retenue soit administrée par notre prof de divination, que celle-ci a un serpent et qu’elle nous zieute par-dessus son parchemin. Elle aurait bien sur pu nettoyer ses boules de cristal d’un habile sortilège, mais non. Tissus à la main, je m’occupe des tasses de thé et Matéo s’occupe des boules de la prof. Dis comme ça, ça me fait sourire, mais la voix de Mlle Hunt s’extirpe de la réserve dans laquelle elle cherche un truc, surement pour nous tuer j’imagine. Un poison qui nous provoquera l’asphyxie.

« Ce n’est pas le moment de ricaner, soyez concentrés. »

Cette prof me fait flipper. Je n’ai même pas émis un rire. Matéo me jette un regard à mourir, genre, n’aggrave pas le cas, mais en même temps j’ai envie de dire que c’est la faute de ce pauvre con si on est là tous les deux. Oui parce que s’il était resté réveillé et bien, on serait pas tous les deux embarqués dans cette merde. Quatre heures de colle. Quatre heures où le serpent de la prof nous regarde, posé sur son bureau, immobile, sifflant de temps à autre. Je n’ai pas spécialement peur des serpents, je trouve ça plutôt beau et presque intéressant. Mais c’est plutôt la propriétaire qui, habituellement me fait rire, ne me donne plus envie de continuer réellement. Mon estomac grogne. On est en semaine de pleine lune, alors autant dire que le mot patience fait encore moins partie de mon vocabulaire. A trois jours de la lune mensuelle, mon sang bout, ma fatigue est exacerbée, mon amabilité légendaire également bien sur. Il est bientôt vingt heures, l’heure de la libération, et la prof finit par sortir de son placard de timbrée, aucun poison dans les mains, elle revêt un gilet long et nous regarde avec insistance un instant avant d’ajouter, brisant le silence de sa voix un peu trop suave et légère. Ce ton semi-brisé, presque mystérieux, je pourrais dire que j’adore. Mais encore une fois, pas chez elle. Quelque chose débloque dans sa tête.

« Je m’en vais diner. Tâchez de finir correctement votre retenue. Je garde vos baguettes.
- Mais Mademoiselle…
- Garde la salle. »

Hunt s’adresse à son animal de compagnie de tarée, elle quitte la salle et il s’installe devant la trappe. Je soupire à nouveau, impossible pour nous de quitter la salle discrètement. Je lâche un grognement presque inhumain et par réflexe, lance un regard vers Matéo. S’il a entendu, il n’en a fait cure. Et le silence reprend sa place.
Cette prof est tarée. Tout ce qu’elle fait est cinglé. Nous enfermer avec un animal potentiellement dangereux (c’est pas de moi dont on parle, ha ha, fun, merci) pour nettoyer son bazar de tarée engagée dans une école. Salle de tarée, animal de tarée, fringues et attitudes de tarée, certes, mais du siècle précédent.
Matéo lâche lui aussi une insulte. Le serpent se redresse, il se crispe. Je crois qu’il l’aime bien.

Ø

« Putain j’ai jamais passé autant de temps à astiquer cette merde !
- Pourtant c’est une activité que tu pratiques couramment non ? »

Demi-sourire carnassier (Maxime ne sourit jamais vraiment, va falloir s’y faire), et il me fout un coup de pédale dans l’épaule. Je ne bouge même pas. Ma moquerie ne fait qu’augmenter et il me tend ses deux majeurs alors que j’enfourne une espèce de brioche dans ma bouche. Assis sur les tables des cuisines, les elfes trainent un peu partout autour de nous, et on ne semble pas les déranger. Ils sont assez aimables pour nous nourrir dans demander leur reste, sans grogner parce qu’on a plus d’une heure de retard sur les heures de repas prévues. Je crois que je les aime bien, ils sont silencieux et serviables, pourtant ils bossent tout le temps. Je cause avec l’un d’eux de temps en temps, parce qu’il m’arrive souvent de rater les repas, et surtout le petit-déjeuner. Dormir est ma première passion. Mais avec la lune approchante, là, j’ai faim.

« Y’a un truc chez les gryff.
- ouais, ok. Tequila ?
- ouais. »

Pas de questions, des suggestions affirmatives. Je lui réponds d’un regard, avalant un deuxième bout de brioche sous ma capuche dressée. On a l’habitude de se parler ainsi, c’est-à-dire sans vraiment discuter. C’est implicite, on se comprend, et à vrai dire je suis la première surprise. La première fois qu’on s’est rencontré nous n’étions qu’un prétexte pour l’autre pour manger tranquille.
Parfois, dans sa manière de me répondre en silence, j’ai l’impression de retrouver Dean. Cette pensée me serre le cœur et je regarde ailleurs. Avec le retour de William et Macy, la mort de Spencer, quelque chose change en moi. Quelque chose de mauvais. Bien sur je suis heureuse d’avoir retrouvé deux de mes amis, mais je n’arrive pas à cicatriser de la perte du troisième. Et les voir là, tout ça, ça me ramène à ouvrir les vannes au sujet de Dean. J’ai l’incroyable capacité d’occulter ce qui peut me faire du mal, beaucoup de mal. Et la blessure est profonde, l’entaille clairement incisive, et ouvrir la boite de ces souvenirs ré-ouvre ma plaie. Je réfléchis beaucoup depuis leur retour, depuis l’attaque, également. Après Dean, je l’avais dis. Ne plus jamais porter le fardeau de prendre la vie de quelqu’un. Mais je n’ai pas eu d’autres choix que de tuer ce bâtard. J’aurais cependant préféré crever mille de ces enfoirés que tuer mon meilleur ami.

Matéo est argentin (pas mexicain, même si je l’appelle comme ça souvent), il n’a pas la même carrure que Dean parce que celui-ci était vraiment costaud, aussi grand que lui, le teint moins mat et peut-être plus gris. Pas le même marron. Toutes ces différences me force à regarder plus encore dans mes souvenirs pour me souvenir de la couleur exacte de ses yeux, sa morphologie, les callosités de ses mains creusées par la mécanique. Leurs silences sont les mêmes, et c’est peut-être ça qui me touche. Ça me fout la boule au ventre et je me sens coupable de l’oublier, de l’évincer pour ne pas souffrir.

J’me suis coupé l’appétit.
Je repose la brioche salée et la file à Matéo avec un air de « bah-quoi-j’ai-pas-la-gale ».

« Hé, ça va ?
- M’ouais.
- tu veux parler ? »

Grand regard sombre. Je ne l’agresse pas, mais c’est vraiment pas mon genre.

Ø

« Action ou vérité ?
- Vérité, dude.
- T’as déjà fais un plan à trois ? »

Regard malin de ma part.

« Je ne m’appellerais Maxime Jefferson, sinon. »

Il éclate de son rire latin et je suis son shot de tequila. Ça commence à sérieusement tourner dans mon crâne et pourtant je suis particulièrement endurante. Ça fait bien trois heures qu’on est autour d’une bouteille de tequila. J’adore ça. C’est presque un alcool de pétasse, et d’ailleurs en parlant de ça, Hasting et une autre meuf viennent d’entrer, et de rejoindre le cercle déjà formé par les autres avant que Matéo et moi n’arrivent aussi. On a pas rejoins la petite troupe, on s’est contenté de choper deux verres et s’installer plus loin. Nos jeux sont plus drôles et surtout, j’ai pas envie de me faire des « amis » ce soir.

« Action ou vérité ?
- Vérité… ?
- Ton plus vieux coup ? »

Je le regarde, il réfléchit un instant.

« Une mère de famille, genre… une bonne quarantaine d’année mais qui en fait trente. Je l’ai rencontré dans un bar, on s’est revu, je lui ai offert une partie de jambes en l’air à la Vargas… et son mari est arrivé. »

Il éclate de rire et j’ouvre de grands yeux, un demi-sourire dessiné, le shot de nouveau au bord de mes lèvres.

« J’me revois courir a poil dans le jardin, alors qu’il me course en me promettant la pire mort au monde.
- moi j’me serais pas faite choppé, t’as encore des trucs à apprendre, débutant ! »

Je me détends au fur et à mesure, l’alcool et nos conneries aident grandement. Je dois dire que c’est agréable de pouvoir discuter sans vraiment de tabou, mais une fois de plus, les degrés sur la bouteille aident. J’attrape une deuxième avec mon long bras de fantôme des serpentards, mes yeux commencent à se dire bonjour mais tant pis. Allez, une tournée pour Jefferson. La mélancolie est toujours là, mais, ce qui est bien avec l’alcool, c’est qu’on peut confondre la lueur éthylique avec celle de la nostalgie.

Ø

Je regarde Matéo filer avec une gonzesse, regarde ma montre et lui fait un sourire. Il a tenu son pari, une demi-heure pour choper la belle brune du fond de la salle. On est des goujats, mais j’adore ça, et au pire, je m’en contre-fous. Je lâche un « pff » amusé et pose mon regard sur le feu crépitant. J’ai foutrement chaud mais je n’abandonnerais ma capuche pour rien au monde. Je crois que le monde s’est désagrégé mais comme j’en ai rien à foutre j’ai pas fais attention.

« Tiens, j't'avais pas vu. »

J’avoue que j’ai un mouvement de surprise alors qu’une voix s’élève. Assise par terre, le dos contre le fauteuil style victorien, je me retourne, redressant un peu mon dos en passant mon bras sur l’assise. Je crois que je vais y aller touuuuuut doucement. Mes yeux vrillent et j’ai vraiment la tête qui tourne, les joues chaudes, je pense rester là un petit moment histoire de décuver un peu, je ne me sens pas capable de redescendre aux catacombes. Je jette un œil à la personne qui me parle et remarque qu’il s’agit d’Hasting. Depuis quand elle m’adresse la parole ? Peut-être à partir du moment où l’alcool fait son effet, elle a les joues bien rouges. Elle boit miss je-sais-tout ?

« T'es aussi saoule que moi non ? D'habitude t'es si pâle que j'ai l'impression que je pourrais voir le décor derrière toi...
- T’es sérieuse là ? »

Sourcils froncés, je lui adresse un regard entre l’agacement soudain et l’étonnement. Elle a l’air bien éméchée, sa voix est pâteuse et ses yeux doivent être aussi brillants que les miens. Il se pourrait bien qu’on soit aussi bourrée l’une que l’autre. D’ailleurs j’arrive encore à formuler correctement mes pensées et d’habitude c’est pas vraiment le cas. Je remue mon verre d’alcool et le termine cul sec. Mon cerveau est vide. Ne penser à rien.

« J'sais pas pourquoi mais quand j'ai bu, je change de prénom et je deviens Kezibal. J'ai l'impression d'être un pokémon qui évolue. »

Je ricane. Tu ricanes ? Mais Maxime c’est quoi ton problème. Les pokémons. Vieux souvenir. Mon frère et moi réussissions à avoir les versions antagonistes pour s’échanger les créatures que nous récupérions. Nos combats finissaient réels parce qu’il me battait toujours.

« Tu connais ça ? »

… Mais Maxime ! Tu délies ta langue ? C’est peut-être ce souvenir qui me fait sourire. Et qui me fait parler un peu.

« C’est un peu mon enfance. J’suis peut-être un peu bourrée ouais… »

Tandis que j’achève ma phrase, j’essaie de me relever mais, mes bras sont faibles et au lieu de ça, je m’affale à la place où j’étais, c’est-à-dire par terre, et ma capuche retombe, mes yeux sont choqués, j’essaie de reprendre mon équilibre et ferme les yeux à plusieurs reprises pour reprendre le contrôle de mon corps. Kezabel pallie le problème et se ramène près de moi. Dans un premier temps je m’éloigne parce que moi j’aime pas trop le contact mais pas trop parce que mes yeux se disent merde. Et elle remarque rien.

« Toi aussi tu capturais des pokémons ?! Ma version préférée reste la crystal avec l’espèce de chien bleu. J’me souviens plus de son nom… Bref. Le meilleur starter c’est l’eau. En plus ils sont toujours trop mignon…»

Elle enchaîne sa phrase avec une rapidité qui va me filer mal au crâne après avoir enfin capté que je lui parlais des pokémons. Je crois que sa réflexion est ralentie mais c’est pas moi qui vais la juger là-dessus. Attends, elle a dit quoi déjà ?

« … Et j’crois que je suis aussi un peu bourrée. »

Elle ricane, et moi aussi, de nouveau. Qu’est-ce-qui me prend de lui causer ? J’en sais foutrement rien.

« Moi je préfère les starters de feu. Et puis j’étais au Coven de feu à Salem tu vois, tout est lié. »

J’attrape la bouteille d’alcool — enfin j’essaie — et au bout de deux essais j’arrive à me servir un verre, en sert passivement un deuxième et lui présente sans amabilité. Je vais pas faire copain avec cette fille quand même. Je tire d’un trait l’alcool qui me réchauffe la gorge et me sert à nouveau. Après tout, on a qu’une vie, et j’suis plutôt endurante alors ça devrait aller. Comment ça t’es déjà bourrée ? Parole de maximousse, ce soir on dérape pas.

« Les eaux c’sont des tapettes. Pire, l’herbe ! J’comprends pas. Ça a pas besoin d’être mignon un pokémon, faut que ça frappe ! J'sais pas c'serait quoi mon nom si j'évoluais… »

Profonde réflexion.
Tu parles de pokémon avec miss Hasting alias je-sais-tout. Ça te fait pas bader ? Non, je bois. Et au moins je ne pense ni à Dean ni à Spencer.
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MessageSujet: Re: I'm a soldier to my own emptiness - Maxime.    Jeu 26 Fév 2015 - 16:34

Quand elle m’a demandée si j’étais sérieuse, j’ai levé les mains devant moi comme pour lui dire : Ok ok, j’ai rien dis, désolée c’était juste que j’faisais une constatation parce que tu vois … blablabla. Bref, un discours d’une personne qui n’est pas saoul au point de se rouler par terre et de ne plus se souvenir de son prénom, mais suffisamment pour l’écorcher, se sentir légère et oser tenir la discussion avec une femme comme Maxime. C’est-à-dire : Pas tellement aimable, froide comme une porte de prison d’Azkaban et aussi silencieuse, habituellement. Mais je me suis promis de faire un effort et je suis certaine que je peux être surprise si je suis un peu plus ouverte à la connaitre. Et puis, c’est pas comme si elle allait venir me bouffer au détour d’un couloir. Mateo, c’est pareil. En plus avec ce grand abruti j’ai même pas l’impression que je le déteste comme je déteste Connor. C’est différent, c’est juste qu’il est agaçant le bougre !

Et j’engage la conversation sur les Pokemons, jeu d’anthologie qui ont bercés mon enfance et adolescence. D’ailleurs, Adam à vite reprit la relève et il s’est avéré bien mieux doué que moi d’ailleurs. Et j’ai même réussi à la faire ricaner, je ne sais pas si c’est réellement à cause du fait que je change de nom lorsque j’ai bu ou si c’est l’alcool qui lui fait cet effet, mais en tout cas c’est comme si ça m’encourageait à entretenir la discussion. Même si c’est pour parler des Pokemons pendant deux heures, on s’en fiche. Tant que ça se passe bien et qu’on arrête de se regarder mal… Non ? Arrête de boire Keza, vraiment. Bon, d’accord…

« Moi je préfère les starters de feu. Et puis j’étais au Coven de feu à Salem tu vois, tout est lié.
- Woaw… Vous aviez des convents avec des noms d’éléments ? La classe !

Je repense au prénom de ma maison et je sais que beaucoup se moque gentiment de l’appellation « Poufsouffle » mais ça n’empêche pas que je suis fière de ma maison et des qualités qu’elle apporte. Quant aux Covents de Salem, je ne savais pas qu’ils portaient ces noms là… Quel aurait été le mien si j’avais étudié là-bas ? D’instincts, je dirais l’eau ou l’air, pour la douceur qu’ils dégagent mais aussi pour l’imprévisibilité de l’élément. Après, je ne connais pas les détails des qualités mais c’est ce que je dirais, en tout cas.
Je regarde Maxime tenter d’attraper la bouteille non loin d’elle… De l’alcool, mais je n’arrive pas à distinguer quoi. Et la chaleur de cette cheminée me donne horriblement chaud, sans compter ce que j’ai dans le sang. Sérieux ou pas, en cet instant je m’en fiche un peu. J’ai fait aujourd’hui même une bataille de nourriture avec Riley – oui je sais c’est pas bien ! – et je me suis franchement amusée… C’est ce que j’essaie de faire pour pallier à mes cauchemars et je crois que ça fonctionne plutôt bien, non ? Plus j’y penserais, plus ils se présenteront. Et puis Riley est là, alors tout va bien. Tout s’atténuera à un moment donné.

Bien qu’elle n’y croit pas elle-même…

Elle se sert un verre une fois bouteille en main et m’en mets un dans la main après l’avoir rempli. Je n’ai même pas la force de le refuser et hausse les épaules en regardant le liquide transparent faire de petite vague dans mon verre.
Maxime boit le sien cul sec et j’hausse les sourcils. Bon sang… ça c’est de la descente.

« Les eaux c’sont des tapettes. Pire, l’herbe ! J’comprends pas. Ça a pas besoin d’être mignon un pokémon, faut que ça frappe ! J'sais pas c'serait quoi mon nom si j'évoluais…
- Eh, j’suis pas une tapette !

Et puis c’est pas bien de juger comme ça ! Dis celle qui faisait la même chose sur Maxime et son ami Latin. Maxime et son ami Latin, on pourrait croire que je parle d’une comptine pour enfant. C’est mignon.

- C’est pour ça que tu étais dans le Covent de feu, tu frappes dans le tas ! Comme un bourrin. Alors qu’en fait, faut être hyper stratégique pour ce genre de truc… On s’en rend pas compte comme ça mais la brutalité ça fait pas tout !

Et tout ça avec un sourire vague aux lèvres, comme si nous parlions de la plus grande stratégie de tous les temps… Je bois deux grandes gorgées de mon verre et… Grimace aussitôt en réprimant un frisson.

- Ouuuuh la vache. C’est quoi ce truc !

Je toussote et secoue la tête en ricanant bêtement. Oui bon, j’ai peut-être pas la même capacité que Maxime à avaler cul sec mais ça va, je tiens bon. Je suis encore lucide. Presque. A moitié. Ouais, à moitié. Par contre, là vraiment, j’ai trop chaud, j’peux plus. Je crois mes bras et glisse mes mains sur les bords de mon pull avant de l’enlever avec légèreté et de le poser un peu plus loin, sur le sol, me retrouvant en débardeur. Je pousse un soupir de soulagement.

- Ah oui. Là, j’me sens mieux !

Et pas qu’un peu, j’ai l’impression d’être libérée d’un poids. Je reste aux côtés de Maxime, me rapproche légèrement en me mettant de côté, face à elle, un bras appuyé sur le bord du canapé, tête posée sur mon avant-bras.

- Bon… ton nom de Pokémon, réfléchissons.

Elle est un peu proche, quand j’y pense et j’ai l’impression qu’elle dégage une vague de chaleur. Comme la cheminée à côté de moi. Sûrement le fruit de l’alcool qui coule dans mes veines. Je bois une autre gorgée avant de déposer le verre à mes pieds et de me repositionner, buste vers elle, bras appuyé sur le canapé, tenant ma tête avec la main.

- Déjà, tu serais forcément un Pokemon de feu. Tu privilégie la force et les attaques qui font bien mal, tu vois ? Alors il te faut un prénom qui claque… Maxifeu ? Ca irait bien ça !

Comme si j’avais trouvé la révélation de l’année… Originalité bonsoir.

- C’est vrai quoi Maxi pour la puissance et feu, pour … bah le feu. Logique en fait. Bref, Maxifeu. Ou Maxibraise. Mais ça fait petit Pokemon ça.

Je réfléchis encore un peu, ramenant une mèche de cheveux derrière mon oreille en dégageant mon cou pour laisser l’air passer. Fais quand même encore chaud… Puis, illumination !

- Et pourquoi pas Pyramax ! Ou Pymarax ! Ça irait super bien ! Bon, j’avoue que si t’avais les cheveux tout roux, ça collerait mieux. Mais on va dire que c’est ta manière à toi de camoufler ta vraie force.

Et le pire c’est que je suis contente de ma trouvaille. J’ai plus qu’à aller frapper à la porte de Nitendo et de leur demander s’ils veulent pas m’engager pour donner des noms à leurs nouveaux pokémons. L’alcool me plonge en plein délire bizarre mais qui étrangement, me fait quand même du bien. Tout est léger et à aucun moment je ne me prends la tête, même si c’est à Maxime que je parle. En cet instant, je me demande même pourquoi j’en suis venu à avoir un certain apriori sur elle… Encore une fois, parce que Mateo me tapait littéralement sur les nerfs et que j’ai fait un transfert sur elle. C’est vraiment nulle de ma part. Bref, nous ne sommes pas là pour ça. Profites, détends-toi et amuse-toi.

- Excuse-moi… attends…

J’essaie de ne pas tomber en me penchant devant elle pour attraper la bouteille d’alcool posée à sa droite, la frôlant un peu sans le vouloir… Non vraiment, son corps dégage une chaleur étrange même au travers son sweat. Comment c’est possible un truc pareil ? Je reviens à ma place en remplissant mon verre et en remplissant le sien par la même occasion, la main pas très assurée et renversant quelques gouttes sur le tapis… Boh, pas grave, ça séchera !

- Tu crois que j’aurai été dans quel Covent si j’étais étudiante à Salem ?

Nouvelle gorgée, nouvelle grimace, je plonge mon regard dans le sien et bois ses paroles comme si c’était la chose la plus importante au monde de savoir à quel Covent j’aurai pu appartenir dans une école qui a été détruite, quelques jours auparavant. Mais mon esprit embrumé d’alcool n’effleure pas cette sombre pensée et se concentre uniquement sur les yeux de Maxime dont je ne remarque que maintenant ce bleu limpide et complètement captivant.
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MessageSujet: Re: I'm a soldier to my own emptiness - Maxime.    Dim 1 Mar 2015 - 0:35

« C’est pour ça que tu étais dans le Coven de feu, tu frappes dans le tas ! Comme un bourrin. Alors qu’en fait, faut être hyper stratégique pour ce genre de truc… On s’en rend pas compte comme ça mais la brutalité ça fait pas tout ! »

Je commence à monter sur mes grands chevaux, avec mon fabuleux et habituel air de « t’es en train de te foutre de ma gueule là ? » mais je tombe sur une Hasting absolument souriante. Etrange. Le dernière échange qu’on a eu c’était plutôt elle qui nous rabâchait un « dites-le si j’vous dérange hein la prochaine fois j’me pousserais à votre passage » ou un truc dans le genre. Un truc d’aigrie rabat-joie. Là elle sourit comme un con et puis elle porte le verre à ses lèvres. La réaction est immédiate.

« Ouuuuh la vache. C’est quoi ce truc ! »

Je réprime un rire mais arbore un petit sourire moqueur. Petite joueuse. Ça s’voit que t’as pas traîné avec nous ma grande parce que t’aurais une meilleure descente que ça crois-moi. Je détourne mon regard pour revenir vers la cheminée, les pensées flirtant avec mon passé. Je n’aime pas ouvrir les vannes de ce qui a été fait, je déteste ça, même. Et surtout en vue des récents évènements. Mais une fois de plus, je mets des barrières. Immédiatement. Chaque fois que je me sens glisser vers le fond, je plante de quoi me raccrocher, remonter, ne pas y repenser, ne pas souffrir. Je défais ma capuche et ouvre mon sweat de moitié, parce qu’il commence à faire sacrément chaud et l’alcool n’aide pas. Il aide cependant à contenir ma moitié déchaînée. Dans trois jours la pleine lune va frapper, et autant dire que je commence à être à cran, à vif, susceptible de basculer dans n’importe quel extrême aux moments les plus inappropriés. Je déteste cette sensation d’être sur un fil tendu au dessus du vide en permanence. Un rien peut m’agacer ou bien carrément me mettre les nerfs en boule pour toute la journée. Je ne suis pas particulièrement de bonne humeur en temps normal alors imaginons la semaine de pleine lune.

« Ah oui. Là, j’me sens mieux !
- Hm ? »

Je me retourne machinalement, interrompue dans mon schéma de pensée et puis oh bah dis donc jolie poitrine. Euh… Je suis bloquée dans mon geste, les yeux rivés sur le décolleté du débardeur d’Hasting. Maxime, c’est pas très discret là. Merde, oui. Je redresse mon visage et fixe mon regard dans les flammes de la cheminée. Est-ce que je me sens troublée ? Il se pourrait oui, et l’idée m’agace, d’autant plus que c’est Hasting qui se tient à côté de moi. J’imagine que ce n’était pas son but mais voilà, je peux réprimer autant que je le veux ma nature lycanthrope, le fait est que je suis à vif et qu’en approchant de la pleine lune, rien ne s’arrangera. Mes yeux filent de nouveau vers la Poufsouffle et je force mon visage à se recentrer vers la cheminée dans l’immédiat. Non mais ça va pas. Une jolie paire et tu débloques ? Putain de merde, ça y’est, je suis agacée. D’autant plus qu’elle me parle et que j’ai pas écouté.

Le principe maintenant c’est de penser à un truc apaisant, genre les chutes du Niagara ou ce genre de conneries de carte postale. Un petit temps histoire que ça passe. J’ai envie de me casser là maintenant, ou bien de lui dire un truc « euh toi tu sais pas trop à quel jeu tu joues, si tu pouvais éviter ce serait sympa », parce qu’au-delà de la jolie vue, je fais maintenant plus attention à d’autres détails. Les chutes du Niagara. Pense à ça, mais te pisses pas dessus c’est pas classe.

« Et pourquoi pas Pyramax ! Ou Pymarax ! Ça irait super bien ! Bon, j’avoue que si t’avais les cheveux tout roux, ça collerait mieux. Mais on va dire que c’est ta manière à toi de camoufler ta vraie force.
— Non c’est nul. Et le roux ça m'va pas. »

Les chutes du Niagara c’est beau, c’est bleu, c’est plein de flotte, tu vois ? Tu peux pas te laisser aller, genre, c’est Kezabel Hasting, je-sais-tout, madame relou et rabat-joie. Elle traine tout le temps avec Jenkins et sans savoir pourquoi ça t’exaspère, tu te souviens ? Mais putain pourquoi les meufs comme ça sont dotés d’arguments valables ? C’est dégueulasse ! Je pose le nez sur ma poitrine et lâche un soupir. La Karma ma pauvre Lucette.

« Excuse-moi… attends…
— Hein ? »

Elle se penche et moi je m’écarte plus par réflexe qu’autre chose. Elle m’inonde de son parfum et mes sens en ébullition, pré-lune, aiment bien s’affoler pour ce genre de connerie. C’est fou ce que je me déteste. Il y a cinq minutes j’étais en train de me morfondre et là ben, là… non rien. C’est bon c’est qu’une paire de nichons. Bon une jolie paire. Si Macy me voyait elle me traiterait de mec macho. Mais je les comprends sur ce point. Oh bordel ta-gueule.

Elle se rassoit, se serre un verre et je lui temps le mien avec avidité. L’alcool pour oublier mon petit gars, c’est comme ça qu’on fait.

« Tu crois que j’aurai été dans quel Coven si j’étais étudiante à Salem ?
— Ah ben.. »

Je m’éclaircis la gorge parce que mon début de phrase ressemblait plutôt à un murmure brisé et reprends la parole. Maxime Jefferson oh ! Wake up !

« J’te connais pas trop alors bon, j’dirais Coven de Terre ou d’Eau… Peut-être plus de l’eau. Dans l’genre intuitif, empathique, ce genre de conneries. »

J’hausse les épaules et me tape mon verre d’une traite, je garde mon regard vers le haut ou dans ses yeux. J’essaie de ne pas descendre plus bas. Le Niagara ma fille. Le nirvana ? Non. LE NIAGARA.

« Et j’te signale miss je-sais-tout que les membres du Coven de Feu ce sont des Leaders, des conquérants. A c’qui paraît enthousiaste, mais ça c’est une option que j’ai pas prise. »

Je ricane, rattrape la bouteille et me sert un autre verre que je décide de boire doucement parce que mes yeux se disent bonjour et que je commence à avoir la tête qui tourne sérieusement. C’est le moment ou j’ai un délirium et du coup je vois les chutes du niagara sous mes yeux ? Ah non, c’est la poitrine d’Hasting.

JEFFERSON !
Au rapport !
LES CHUTES DU NIAGARA !

Hé oh, oh ! Mais écartes-toi aussi grognasse ? Oops pardon. Je me repousse un instant alors que je lui faisais face et m’éclaircis la gorge. Je regard ailleurs, ma main tripote mon verre. Tripote. TA GUEULE ! Ma main entoure mon verre. Voilà. C’est vrai qu’il fait chaud ici hein ? Oui, hein Maxime. Je me retourne, me pose le dos contre la méridienne après avoir défait mon pull gris et retranché mes cheveux dans mon cou. Une partie de mes tatouages est visible et je m’efforce de rester fixée dessus. Mon t-shirt n’est pas très long, et offre une vue sur ma hanche droite où sont tatoués des trucs. La hanche gauche est cachée par le tissu parce que la coupe n’est pas droite. Ma cicatrice et le soleil par-dessus sont donc dissimulés, invisible.

Je zieute son verre, elle est à un de moins que moi. Un petit sourire se met sur mon visage. Peut-être. Peut-être pas. J’en sais rien. Mon corps commence à être insensibilisé par l’alcool, là, je vais bientôt atteindre la zone de non-retour et si je ne m’arrête pas maintenant je vais faire des conneries. C’est mon dernier verre là.

« Tu vois Hasting… Les Coven de Feu en ont dans la culotte. On est pas des petits joueurs nous. »

Et sur ce je vide mon verre d’un trait puis me ressers. T’avais pas dis que c’était le dernier ?

« On est pas des petits sensibles nous, on est primaires et fonceurs. C’est ça un Feu. »

Ma pauvre fille tu débloques. Mais non môman !
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MessageSujet: Re: I'm a soldier to my own emptiness - Maxime.    Lun 2 Mar 2015 - 13:22

— Ah ben..

Qu’est-ce qu’il lui arrive, elle a avalée le chat de Charleen ? Non, parce que sa voix est toute éraillée et on dirait qu’elle vient de se lever. En plus mes propositions pour son prénom de Pokemon ne l’ont même pas convaincu et j’suis un peu déçu. Tant pis, j’trouverais bien autre chose à un autre moment ! Mes yeux commencent à sévèrement me faire défaut je crois parce que les couleurs se mélangent et les formes aussi. Ce qui donne quelque chose de très artistique cela dit ! Ahem, j’crois que j’devrais arrêter de boire. Alors dans ce cas, ne bois pas cette gorgée… Trop tard. Bon, c’est la dernière fois Kezabel ! Sérieusement.

Bon sang, m’assoir face à cette cheminée à sûrement été le plus mauvais choix de toute la soirée.

« J’te connais pas trop alors bon, j’dirais Coven de Terre ou d’Eau… Peut-être plus de l’eau. Dans l’genre intuitif, empathique, ce genre de conneries. »

Je fronce les sourcils face à « Ce genre de conneries ». Ca veut dire quoi ça ? Qu’être empathique, c’est de la connerie. Alors là, j’suis pas d’accord du tout. J’aimais bien tout ce que tu disais depuis tout à l’heure mais là j’trouve ça nul. Mais tant pis, c’est Maxime. Je l’ai dit tout à l’heure, c’est un bourrin alors tout ce qui touche à la subtilité devient vite des conneries. Peut-être qu’elle a jamais connu ça en même temps, qu’est-ce que j’en sais. Rien finalement. Oui, j’viens de prendre conscience que je connais absolument RIEN de Maxime si ce n’est qu’elle vient de Salem et qu’elle semble être une très bonne amie de Matéo. Bon début Kezibal, bon début.

« Et j’te signale miss je-sais-tout que les membres du Coven de Feu ce sont des Leaders, des conquérants. A c’qui paraît enthousiaste, mais ça c’est une option que j’ai pas prise. »

Nouvelle grimace. Miss je-sais-tout ? Mais… Et c’est là que je percute. Comment Maxime me voit-elle au quotidien ? La réponse vient de me tomber sur le coin du nez. Empathique, Miss je-sais-tout et je n’ose même pas imaginer la suite. Je reste dans la même position depuis tout à l’heure, c’est-à-dire, un bras appuyé sur le bord du canapé et l’ensemble de mon corps tourné vers Maxime, mes jambes repliées sur le côté. Je n’ai pas encore finit mon verre mais elle… elle l’a but d’une traite avant de s’en resservir un autre. Cette femme est un puits sans fond ! Et elle a surtout une descente digne des Russes avec le petit shot de Tequila… VODKA ! Pardon, VODKA !

Eh… C’est moi ou ses yeux viennent de se poser directement sur … ma poitrine. Je baisse mon regard. Ca s’trouve j’ai une GROSSE tâche et j’ai même pas vu. Ah bah non j’ai rien… je reporte mon regard sur Maxime, un sourire en coin. J’suis empathique et miss je-sais-tout mais je n’ai pas l’air d’avoir des atouts qui laisse indifférent.

Dis donc jeune fille ! hum, pardon, c’est l’alcool. Puis c’est toujours flatteur de voir qu’on est un minimum regardé non ? Harry, lui s’en foutait. Non c’est pas vrai… c’est juste que… ouais si, il s’en foutait.

Toujours l’alcool, vile coupable ! C’est comme cette fois où j’ai essayé d’appeler un nuage… je commence à croire que ces boissons ont un effet bizarre sur ma personne. N’empêche que je crois que de l’avoir vu jeter ce regard me provoque une douce sensation de chaleur au creux du ventre. Keza… c’est quand même Maxime. Et alors ? Ca n’est pas censé changer quelque chose, si ? Peut-être. Peut-être pas. Trop de question, bois donc au lieu de te torturer le cerveau.

Deux gorgés et je me surprends à beaucoup moins grimacer… Ça veut dire que tu t’actulem… t’accoutume. Bon sang.  Je crois qu’à un moment elle se rapproche de moi en me parlant mais je sais pas trop. Ah si, elle se pousse. Pourquoi tu fais ça ? Je ne vais pas te manger hein, promis j’suis pas dangereuse. Même quand j’ai bu, j’ai d’ailleurs tendance à être drôle il parait et surtout à raconter n’importe quoi. Et je crois que dans le mouvement de mes pensées, mes yeux ne l’ont pas lâchée. Ils se sont réveillés à la seconde où elle a enlevé son pull et où j’ai vu sa peau se découvrir au niveau des hanches et cette fois, une vague s’est cruellement abattue sur moi. Lorsqu’elle dégage ses cheveux dans le creux de son cou ? C’est un ouragan de chaleur qui me ravage. Mes yeux glissent d’eux même sur cette hanche à nue, parsemée de tatouage qui, d’un coup me fascine. Et j’suis perturbée, ça y est. Tout ça parce que son regard s’est baladé sur moi et que je découvre désormais des morceaux de peau à nue. Pourtant, j’ai l’habitude avec Maxime dans le sens où elle se balade souvent en tee-shirt et jusqu’ici ça ne m’avait jamais RIEN fait même si je la trouve plutôt … jolie, en toute objectivité. Mais c’est tout. Alors pourquoi maintenant ?

Parce que.
T’as.
Bu.
Et que t’as pas les idées claires. C’est Maxime devant toi. Eprouver du désir pour elle devrait être proscrit.

Mais je suis un être humain avec des envies, comme tout le monde ! Mince alors ! Et elle a franchement de jolies yeux.

Mes yeux restent fixés sur ce tatouage… que j’arrive pas à vraiment déchiffré. Je penche machinalement la tête de côté, comme si ça allait m’aider… Ah non fais pas ça ! Ça tourne après. Oui, la terre tourne… mais cette fois, elle le fait beaucoup trop vite pour moi.
Elle fixe mon verre, je suis son regard… Oui il est encore plein ! Et pourquoi ça te fais sourire hein ?

« Tu vois Hasting… Les Coven de Feu en ont dans la culotte. On est pas des petits joueurs nous. »

Et comme pour prouver ses mots, elle vide son verre d’une traite alors que de mon côté je me redresse, sourcils froncés.

« On est pas des petits sensibles nous, on est primaires et fonceurs. C’est ça un Feu. »

Elle s’est resservie, toujours ce sourire en coin. Pour moi c’estune  pure provocation et ça me déplait. Parce que je sais que je suis le genre de fille à être douce, tranquille etc… mais je suis aussi impulsive et je n’aime pas lorsque l’on me provoque. Pas pour ce genre de chose.

Je m’approche et capte son regard, demi-sourire aux lèvres :

- T’es en train de me provoquer ou je rêve ?

Elle lève sa main en l’air pour me faire comprendre qu’elle, elle dit ça mais elle dit rien, tu comprends ? Tout cela reste gentillet mais clairement, j’la laisserais pas avec ces idées dans la tête. Alcoolisée ou non !

- Arrête-moi si je me trompe mais Maxime Jefferson me verrait donc comme quelqu’un d’empathique, une Miss je-sais-tout mais qui EN PLUS manque de cran ? Quoi, tu crois vraiment que j’suis pas capable d’en avoir ?

Du cran. Et moi, je fais quoi ? Je rentre tête la première dans son jeu parce que tu vois, Jefferson, je suis une Hasting et chez nous, on a du caractère, plus que tu ne le crois. D’accord, je suis honnête. Le fait qu’elle me voit comme ça me déplait même si j’ai rien à prouver et… Quelque chose se débloque, là sous mon crâne. Craque. Comme une mue qui a tardée à lâcher ce corps.

Toutes ces choses accumulées. Toutes ces peurs ignorées. Cette sagesse démontrée, ce calme avant cette tempête qui menace au loin, comme l’Ouragan qu’elle m’a déclenchée tout à l’heure avec simplement un geste et un morceau de son cou. Le courage ne me manque pas et les barrières je peux également les dépasser. Comme une preuve à exposer à moi-même. Et elle est là, devant moi.

- Très bien !

Je lève mon verre et le bois cul sec, sans grimace, gardant un regard téméraire et enflammé, toujours ce même sourire aux lèvres. Tu me mets au défi, soit. Je te montrerais que Kezabel Hasting n’est pas seulement un condensé de calme, d’apaisement et de tranquillité car c’est à peine si elle ne me verrait pas avec les chemise attachées jusqu’au col et la petite jupe plissée.

Notion de danger est le premier terme qui me vient alors qu’ici, rien n’est dangereux. Mais il est question de preuve, d’oser et de limites. Et l’alcool est un véritable tremplin parce que comme une enfant, je suis amusée par mes gestes.

Je lui saisis la bouteille des mains, l’alcool ne me faisant plus tanguer et dire n’importe quoi, mais plutôt m’offrant une assurance que je ne manifeste qu’en de rares occasions. Je me resserre un verre, le bois de nouveau cul sec. Ma gorge me brûle mais j’en apprécie la saveur. Le liquide finit de s’écouler le long de mon œsophage, je claque mon verre sur le tapis, prends appuie sur le canapé et d’un geste plaque mes lèvres à celle de Maxime, dans un geste complètement… spontané et irréfléchis, parce que je voulais juste m’approcher pour … je sais pas. Pourquoi je trouve ça grisant ? Parce qu’embrasser Maxime Jefferson est quelque chose que je n’aurais JAMAIS osé faire.

L'ivresse transporte, l'ivresse rend mes sens incroyablement flous et je m'y perdrais.

Mes lèvres restent soudées aux siennes quelques secondes et tout explose dans ma tête où mon cerveau était embrumé. C’est une chute de 15 étages et c’est vivifiant. Ses lèvres son brûlantes, sa peau également. Elle éclate toute parcelle de tranquillité chez moi.  Je m’écarte de quelques centimètres, un sourire en coin et le regard carnassier. Je la sens cette flamme au creux du ventre. Elle me ravage déjà tous les sens.

- Quand tu regardes les atouts d’une femme… tâche de le faire discrètement la prochaine fois.

Je suis saoul et je débloque.

Et mes yeux qui ne lâchent pas les siens, cet océan à perte de vue où il me semble y percevoir une étincelle venant de provoquer un incendie ravageur.
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MessageSujet: Re: I'm a soldier to my own emptiness - Maxime.    Mer 4 Mar 2015 - 10:17

- T’es en train de me provoquer ou je rêve ?

Je lève la main dans un signe de retranchement. Moi je dis ça je dis rien tu sais cest absolument pas moi qui ai pris ça pour une provoc' en tout cas. Comme si c'était mon genre en plus. Franchement. En tout ça semble l'avoir touchée et ça me fait plus marrer qu'autre chose. Oui j'aime bien le foutre de la gueule du monde, catégorie poids lourds et médaille d'or dans la discipline. Comment ça j'essaie de noyer mon propre poisson ? Dans les chutes du Niagara oui oui.

- Arrête-moi si je me trompe mais Maxime Jefferson me verrait donc comme quelqu’un d’empathique, une Miss je-sais-tout mais qui EN PLUS manque de cran ? Quoi, tu crois vraiment que j’suis pas capable d’en avoir ?
- Oh je t'arrête pas !

Soyons honnêtes ! Je te vois faire ta princesse dans les couloirs de Poudlard avec ta copine Serpentard. On peut pas dire que vous êtes pas jolies, c'est pas vrai mais vous êtes insupportables ! A vous pavaner la comme si vous étiez propriétaires des murs ! Bon en réalité je sais pas trop ce qui me gêne chez vous et j'avoue que Jenkins a prit un point sympathie, un bonus smile, depuis qu'elle a foutu la gueule de Mateo à l'envers. J'adore le faire chier avec ça et il a pas finit d'en parler parce que c'est la honte de sa vie. Alors ok chapeau Jenkins, je te dois au moins ça. J'en étais où deja ?
Boobs ?

NON ! Niagara !

- Très bien !

Je reviens sur terre alors qu'elle m'explose les oreilles. T'es pas obligée de crier comme ça mon ouïe est un peu trop opérationnelle la tu vois. Non tu vois pas. Ça y est je me tiens mieux. Mes yeux restent fixés sur  la cheminée et je garde un sérieux inébranlable alors qu'elle se tape son verre de vodka d'un geste sec, le regard brûlant de provocation. Sympa ça te va bien ça Hasting... Maxime ! Niagara ! Hmpf... Un petit sourire en coin reste plaqué sur les bords de mes lèvres mais à vrai dire je crois que je suis un peu crispée la. Légèrement tendue. Je déteste cette sensation de devoir subir, au-delà du besoin humain, les répercussions sensitives d'une pré-Lune, et tous les autres inconvénients de porter une saloperie de chien à l'intérieur de soi. Et puis quelqu'un s'est demandé comment c'était possible ?! Sérieux vous avez vu la taille que ça fait ? Comment un corps humain peut supporter ça ! C'est monstrueux. Et ça m'a causé un tas de soucis. Je retiens un soupir et repose mon regard vers Hasting alors qu'elle m'arrache la bouteille des mains. Sur son visage bien sur. Ça y est je suis énervée.

C'est pas permis ce genre de choses, pas si proche de la pleine lune. Pas affolée comme je suis. Aussi bizarre que ça puisse paraitre Mateo a déjà fait les frais de cet état, celui où un moindre détaille embrase la totalité de tout ce qui peut résider en moi. Aveuglée par toutes ces sensations je ne résiste jamais longtemps mais la, preuve de mon bon sens (haha cette blague) je garde mon calme. Un calme tendu, je ressemble a un bâton de bois mais je suis calme. Respire. Je devrais partir la maintenant et tout irait. Je me dis que je suis vraiment faible pour partir dans tous les sens simplement parce qu'elle a enlevé son putain de pull. Tu vois tout est de ta faute Hasting si t'avais pas eu la brillante idée d'avoir chaud, voila ! Oui c'est de sa faute. Tout à fait. Et puis d'abord depuis quand je passe un bout de soirée avec elle ? Bon enfait c'est elle qui est entrée dans mon large espace vital mais bon. Oh c'est insupportable, allez, je prends mes balls (tmtc mini-ryans *out*) et je me casse. C'est le bon moment la, attrape ton sw...

...

...

" Votre correspondante est actuellement décédée. Veuillez lui laisser un message après le bip sonore. Bip ! " : MAXIME ARRETE T'ES SUR LA MAUVAISE VOIE, TU PERDS LA... Tais-toi.

Si je suis étonnée ? Oui. Et ça n'arrive pas souvent. Ce que je ressens ? Une multitude de chose à la fois et notamment un esprit qui m'est relativement familier, celui de lui rendre la monnaie de sa pièce, de ne pas laisser ce baiser en suspens. Parce que je n'ai pas bougé, pas répondu, bloquée comme soudainement congelée et incapable de bouger. J'ai senti le frisson de mes cheveux à mes ongles sans s'arrêter le temps de son geste. Dire que j'y suis insensible ? Je ne pourrais pas. L'animal en moi savoure l'instant comme répondant a des pulsions primaires et quelque chose dans mon crane me dit que c'est trop tard. Cette impression de retard dans ma prise de décision est visible dans un geste que je me vois faire, que je ne contrôle pas. On a prit ma peau et mes traits et ont en fait quelque chose que je n'aurais jamais décidé de faire en temps normal. Un autre instinct plus dominateur se réveille et je déteste ça. La roue s'est mise en route, ce n'est pas moi qui agit, non, impossible. Ce n'est pas Hasting. Si. Non. Je ne comprends plus ce que j'ai en face de moi, il ne fallait pas me provoquer et c'est toi qui perdra à ce jeu. Quoi ? Mais à quoi tu penses ?

Si je m'arrête pour autant dans ce que je fais ? Non. Parce que je ne contrôle pas mes gestes. Quelqu'un d'autre attrape la nuque de Kezabel et son débardeur. Quelqu'un d'autre assure sa prise, l'attire contre moi et colle mes lèvres aux siennes. Ni prévu ni calculé mais à l'intérieur de moi quelqu'un s'en réjouit. Long supplice désavoué, je ne peux mentir et ignorer les effets de ce geste et ses conséquences. J'ai brisé mes propres barrages en donnant des grands coups d'épaule dedans. Je ne la lâche plus, ma force ne lui laisse plus la place de bouger, je garde mes mains en place mais elle... Elle joue avec le feu, et ce feu c'est moi. Il est trop tard pour réfléchir correctement, d'ailleurs je déraille et quelque chose me dit que ça n'est pas si déplaisant. J'ai l'impression d'être spectatrice dans ce spectacle aux rideaux fermés, ce n'est pas moi qui l'attire, qui laisse sa puissance gérer la situation. Je ne lui laisse pas le choix, j'attrape son tissu, la force à passer un genou par-dessus mes jambes désormais étendues au sol. Elle est désormais face à moi, mon dos contre la méridienne et je ne lâche plus ses lèvres ni sa nuque.

Sa situation ne fait pas d'elle une dominante, croyez-moi. Le souffle court, irrégulier, je finis par glisser mes mains sous le tissu tendu qu'elle porte et ça me fait complètement débloquer. Elle a la peau douce. J'ai envie de tout lui arracher, de détruire sa peau, mais je ne dois pas la griffer alors serre mes poings dans son dos puis reprends mon exploration.

C'est trop tard Hasting maintenant.

Elle s'arrête dans ses gestes. Salle commune. Yeux de tous. Elle commence à s'éloigner. J'ai dis : Trop tard. On est chez les rouges, alors soit. Je la rattrape et la plaque a nouveau a mes lèvres. T'as plus d'échappatoire. En une seconde je suis relevée, je lui tends la main, qu'elle attrape, et je la relève plus qu'elle ne le fait elle-même. Je t'ai déjà conté la légende de ma patience Hasting ? Elle existe pas. C'est pour ça qu'en grimpant les escaliers tu n'échappes pas à quelques secondes contre un mur. Elle murmure un truc, je n'y fais pas attention, mon ouïe est voilée par les battements de mon coeur. Je lui intime de se taire d'un geste. Pas que ça ne m'intéresse pas mais je suis un peu occupée la. Je la garde bloquée entre la paroi en pierre et moi, certain moment, et chaque fois quelle essaie d'émettre une résistance je la noie dans un baiser et elle abdique avec une facilité consternante. Un peu de danger ne fait de mal à personne, il est une heure du mat ou un truc dans ne genre alors j'imagine que personne ne viendra nous embêter. Mais bientôt mon corps en demande plus, et je finis par attraper son poignet, l'attirer plus haut. Elle ne sait pas ou aller mais moi, j'ai toujours un plan b. Je n'ai pas la patience de retourner chez les verts. C'est maintenant, ou jamais. Et j'ai plutôt tendance à prendre l'option immédiate.

Elle finit par ne plus demander à se couvrir des yeux malheureux puisque je la pousse sans violence dans le lit, vide, de Vargas. Rideau fermé, tour de baguette, je lâche tout sauf son tissu et une fois de plus je laisse mon corps contrôler le chaos dans lequel elle m'a plongée. Son odeur m'imprègne et a l'intérieur de moi l'animal s'y jette et s’enivre. Je ne réfléchis plus depuis longtemps, mais dès l'instant où elle pose ses mains fraiches sur ma peau, mes sens se voilent, mon cœur bat à vive allure et je lâche les rennes.
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MessageSujet: Re: I'm a soldier to my own emptiness - Maxime.    Mer 4 Mar 2015 - 19:34

Je ne pense plus à rien, ni à mes cauchemars, ni à mes angoisses. A rien. Juste à ce que je viens de faire et à ce sourire que je lui offre carnassier, enflammé. Je ne sais pas ce qu'il m'a prit. J'ai bu, je suis saoul... Peut-être pas au point d'être ivre morte à ne plus me souvenir de ce que j'ai fais mais suffisamment pour oser des choses que je ne me serais jamais permise de faire. Comme plaquer mes lèvres à celles de Maxime. Elle m'a mise au défi, je l'ai vu dans son regard. Elle m'a prise pour une Miss Je-sais-tout, empathique, peut-être fragile mais surtout qui n'a pas de cran. Et c'est bien mal me connaître. Stupidement, j'ai foncé dans ce petit « jeu » et je l'ai fais. Tout simplement. Maintenant, je devrais me rasseoir, ricaner comme une bécasse et boire un autre verre. Et puis bien évidemment, aller me coucher. Parce que le lendemain risque d'être sacrément difficile.

Au lieu de ça, je reste là. Comme une imbécile. Mon sourire suspendu sur mes lèvres, s'affaisse au fur et à me sure que je plonge mon regard dans le sien.

Et tout explose. Tout s'écroule. Tout s'embrase avec une violence que je n'aurai pas soupçonnée. D'une main sur ma nuque et l'autre accrochant furieusement mon débardeur, elle me plaque à ses lèvres, et je me rattrape de justesse au canapé pour ne pas chuter et l’entraîner avec moi. Un soupire d'extase s'échappe de ma poitrine malgré moi face à cette spontanéité qui vient tout simplement de détruire toutes mes barrières, toute cette coquille qui m'enveloppait. Et elle ne me laisse aucune chance de m'écarter. Sa force que je ne soupçonnais pas si intense me garde bien souder contre ses lèvres pour un baiser qui se veut furieux. Et à aucun moment je ne cherche à me défaire d'elle. A aucun moment, je ne cherche à tout stopper. C'est Maxime. Maxime Jefferson. Et c'est elle qui lance cette allumette sur ma plaque d'essence. L'alcool m'enivre dans mes gestes. Ma main cherche maladroitement à s'insinuer sous son tee-shirt... je veux sa peau. Je veux voir si elle est aussi bouillante que je ne le crois. Je l'effleure, je suis électrisée. Sa prise sur mon débardeur reprend et elle me tire en avant, me forçant à l'enjamber. Je passe ma jambe au dessus des siennes  sans lâcher ses lèvres puisqu'elle me garde plaquer contre elle. Et je cherche plus. Plus de contacte. Plus de souffle. Plus de braise entre elle et moi. J'ai la raison qui me fuit, qui m'échappe complètement et je me laisse aller avec une aisance qui demain, me rendra folle de frustration, peut-être de rage. Ici plus rien n'a d'importance.

Au creux de moi réside une boite, une coquille. Quelque chose comportant un trop plein que j'ai cumulé. Cumulé durant 4 années entières. Et qui menace en cette instant même d'éclater en un million de morceaux.

Mes mains agrippent son tee-shirt avec force et je cherche ses lèvres, mon souffle s'écourte. Tout ça n'a pas le moindre sens. Ses mains glissent sous mon tissu. Première craquelure en moi. Premier long et profond frisson et ma respiration se suspend. Ce contraste de température entre ses doigts et ma peau me rend folle. Folle d'un quelque chose que je ne connais pas. Mes mains se glissent dans son cou, puis dans ses cheveux que j'agrippe avec une ferveur.

Mon cerveau me projette loin d'une réalité que je semble vouloir fuir... c'est comme une image que l'on éloignerait de mon regard au fur et à mesure que ses mains parcourent ma peau. Puis elle me revient en pleine face avec violence. Je sursaute et arrête brutalement mes gestes, le souffle court. Qu'est-ce que je suis entrain de foutre. Mes mains glissent sur ses épaules, je bredouille des mots qui ne semble pas venir de moi.

- At..attends pas ici. Pas dans la salle commune.

Merde. Qu'est-ce que je fou. Je regarde Maxime, je constate ce brasier qui est entrain de me ravager et cette première craquelure au fond de moi. Mon cœur tambourine comme un fou dans ma poitrine et je ne sais plus quoi faire. M'éloigner. Vite. Est-ce que j'en ai seulement envie. Mes yeux croisent de Maxime. Ses grands yeux bleus, ce regard qui vient de me foutre une gifle monumentale.

Je suis foutue. Je le sais... Alors à quoi bon résister. Puisque c'est trop tard. C'est ce que ses yeux me disent.

Elle m'attrape de nouveau, m'embrasse avec une fougue que je n'ai jamais connue et qui m'électrise. En quelques seconds elle me pousse, se lève et me tends sa main que je saisis. Elle me relève d'un geste et je laisse échapper un hoquet de surprise, titubant encore d’ébriété. Je ne sais même plus dans quelle salle commune je suis... Je ne sais même plus l'heure, ni le jour. Je suis complètement désorienté et sa chaleur me manque déjà.

Nous grimpons les escaliers, je rencontre le mur. Nouveau soupire d'extase. Nouvelle accroche à ses cheveux, son tee-shirt, sa peau. Ça n'en finit pas. Ce doux supplice, ne finira pas. Mais pas si facilement. Non, tu ne m'aura pas si facilement. Alors je résiste une première fois. Violence. C'est grisant. Un pâle sourire s'affiche sur mon visage. Je tente de nouveau. Elle me capture.

Deuxième craquelure. Je vais me briser et ne rien comprendre.

Elle finit par m'attirer plus haut, dans un dortoir qui doit être …

Je n'ai pas le temps de réfléchir et me sens pousser sur un lit vide. Cette impatience grimpe. J'en veux plus... Je l'avoue. Je l'avoue et plus je l'accepte plus tout devient insoutenable. Elle ferme les rideaux d'un geste, sa baguette créer une bulle de sourdine autour de nous alors qu'elle tient toujours mon tissu entre ses doigts. Je me relève un peu plus, agrippe son tee-shirt entre mes doigts et l'attire violemment à moi. Son corps rencontre le mien qui lui, rencontre le matelas et déjà je chercher ce qu'elle peut me donner. Cette sauvagerie. Cette fougue. Cette violence indolore. Ça me rend dingue, je pète les plombs. Mes neurones se déconnectent uns à uns et une fureur m'habite. Une rage intense de désire. Et c'est lorsque je glisse cette fois pleinement mes mains sur sa peau bouillante qui me fait frisonner comme jamais, là dans son dos, que mes doigts griffent sans aucune once de retenue, que la troisième et dernière craquelure apparaît. Et elle se trouve au fond des yeux de Maxime.

Tout a explosé. Cette coquille s'est brisé durant cette nuit où nous n'étions qu'un amas de braise, de désire et de force brute. Quelque chose, une chaleur violente et enivrante s'est répandue en moi à la seconde où ma coquille a explosée. J'ai rencontré une autre partie de moi, une autre partie de Maxime que je n'aurai jamais osé imaginer ou vouloir rencontrer. Une communion, une symbiose. Un désir né de l'alcool ou des sens trop aigries par les événements. Peut-être des deux. Je me souviens de mes mains dans ses longs cheveux noirs comme la nuit, de mon regard dans cet océan qui vous plonge dans une folie insaisissable. Je me souviens de ses soupires au creux de mon oreille, au creux de mon cou. Je me souviens de ses mains sur ma peau.

Je me souviens de ces explosions qui ont eu raisons de nous.

¥

- …. Putain, je rêve. Me dis pas que t'as fais ça Hasting ?! La vache, j'hallucine Jefferson ! Dans mon pieux en plus, rien que ça !

Qu'est-ce... que... Mon cerveau est lourd comme du plomb, mes yeux ne veulent pas s'ouvrir. Et une migraine s'insinue déjà entre mes neurones pour me faire comprendre que le réveil va être compliquer. Je suis désorienté... je dormais ? Oui. Et bien en plus, profondément. Au chaud contre une bouillotte imaginaire. Un léger sourire apparaît sur mon visage... j'ai même pas eu froid.

Un rire amusé retentit quelque part autour de moi... Doucement, ma tête.

- Ah ça ouais, tu peux sourire... Eh oh... On se réveille la belle au bois dormant.
- Hum... ?

Je suis sur le ventre, la couverture remonté jusqu'à mes épaules. Ma réflexion marche au ralentie. J'ouvre un œil... ma vue est floue mais perçois un visage face à moi. Qui commence à prendre des traits beaucoup plus net au fur et à me sure... Ce sourire. Cette petite barbe, ces yeux. Cet accent latin.

Cette accent latin.

Cette fois j'ouvre grand les yeux et pousse un cri en me relevant subitement, ramenant ma couverture sur moi pour cacher ma nudité folle de rage.

- BORDEL VARGAS ! Qu'est-ce que tu fou là merde !
- Qu'est-ce que... Mais putain tu déconnes. T'es dans mon lit. A moi. A Mateo Vargas.
- Qu... Quoi ?
- Et t'es pas toute seule en plus.

Sourire malin sur son visage, taquin et franchement amusé. Pas toute seule ? Ma tête. Pas toute … seule. Des flash me reviennent brutalement en mémoire. Soirée chez les Gryffondor. Alcool. Beaucoup d'alcool. Cheminée. Chaleur inssuportable. Et surtout Maxime. Maxime Jefferson. Avec qui j'ai continué de boire. Avec qui j'ai... que j'ai...

- Oh... bordel...

Je tourne mon regard vers ma gauche et y découvre une longue cheveulure noire étendu sur l'oreiller alors que son corps est lui aussi sur le ventre, un bras ballant dans le vide alors qu'elle semble grogner quelque chose. Ses tatouages sont visibles mais je ne prends même pas le temps de regarder car aussitôt je détourne le regard, sentant une violente pointe au ventre.
Ma main se porte à mon front et agrippe mes cheveux.

Mateo éclate de rire, mains dans les poches. Rire qui me traverse le crâne comme un million d'aiguille.

- C'est bon fais pas cette tête ! C'est pas un drame hein... Mais là franchement, tu me surprend Hasting. Et dans le bon sens en plus.
- S'il te plait, tais toi. J'veux pas t'entendre. Ne me parles pas. Chut. Rien. Que dal sur cette nuit. Que dal sur ce matin. Que dal sur maintenant.

Il lève les mains en l'air, retenant un fou rire que je vois visible sur ses lèvres. Et moi, j'suis paumée.

Nouveau regard vers Mateo alors que je tiens toujours la couverture sur moi.

- Tu peux au moins te retourner s'il te plait ?
- Oh, pardon !

Il exécute, toujours un sourire aux lèvres. Je le déteste là maintenant tout de suite. Je me déteste là, MAINTENANT TOUT DE SUITE. J'ai mal au crâne. J'ai couchée avec Maxime. Et plus j'attrape mes affaires éparses sur le sol, plus les flashs qui me reviennent me paraissent surréaliste. Non Kezabel, rêve pas. T'as bien … fais tout ça. La majeur partie de la nuit. En t'étais pas la dernière à le vouloir. Seigneur. Je crois que j'bats tous le records.

- Où est mon foutu …
- C'est ça que tu cherches ?

Toujours le dos tourné, Mateo tiens dans sa main mon débardeur noir que je lui arrache, pleine de mauvaise foie. J'ai couché avec Maxime dans SON LIT A LUI. J'étais bien évidemment trop saoul pour … pour percuter.

J'enfile rapidement mon jean, mon soutien-gorge, mon débardeur et ramasse mes chaussures après avoir mis mes chaussettes. Vargas se retourne enfin et ne me quitte pas des yeux avec un grand sourire.

- Cool tu m'as réchauffé la place.
- Bordel, trop de fun en toi Vargas.

Il éclate de rire, littéralement. Et moi je me sens humiliée qu'il m'ait découverte ainsi.

- Tu devrais coucher avec elle plus souvent.
- Je te jure, tais toi ou je t'étripe réellement.

Je suis d'une fureur... violente. D'autres images. Une autre colère. Contre moi même. Essentiellement contre moi même. Qu'est-ce que j'ai fais. J'enfile mes baskets en sautant d'un pieds sur l'autre et m'apprête à quitter le dortoir.

- Eh Hasting... sans déconner. Fais pas cette tête... C'est pas la mort.

Cette fois il se veut un peu plus sérieux malgré son léger sourire et je passe la porte du dortoir que je claque avec violence. Je dévale les escaliers la boule au ventre, les nerfs en vrac, sous le regard de certains qui sont sûrement surpris de me voir ici. Je ne sais même pas quelle heure il est mais mon ventre qui cri famine me dit qu'il ne doit pas être loin de l'heure du déjeuner.
J'ai encore son odeur sur moi. Le souvenir de sa chaleur et ces grands yeux bleus. Un sourire involontaire s'étale sur mon visage...

Et surtout, je constate en moi l'amas de ma coquille éclatée. Celle qui vient de libérer une colère que j'ai, jusqu'ici, maîtrisée.
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