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 YOU came in like a wrecking ball ! — Drew

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MessageSujet: YOU came in like a wrecking ball ! — Drew   Dim 15 Fév 2015 - 17:26

VENDREDI 2 JANVIER 2015
MAXIME & DREW



« JEFFERSON !
- hein ?! QUOI ? »

Sursaut, cœur qui bat, quoiquis’passe ? Les mains posées à plat, le regard oscillant entre la terreur et l’apocalypse, je regarde autour de moi en cherchant le danger. Jusqu’à ce que je me rende compte que plus d’une vingtaine de paire d’yeux me scrutent. Ok, on remet les choses dans l’ordre. Nous sommes en pleine semaine de pleine lune, je suis en divination et je me suis endormie. Je lève la tête et la prof me regarde avec cet air à faire pâlir un fantôme, les bras croisés, et le port de tête toujours aussi royal. Fais chier.

« Je pense que vous n’êtes pas en position de faire le moindre écart Maxime Jefferson. Vous êtes déjà dans ma ligne de mire, tâchez de rester éveillée et attentive. Bien ! Reprenons. »

Et elle s’éloigne. Je n’ai pas bougé d’un centimètre au risque qu’elle m’arrache la tête. Dans sa ligne de mire. Ça n’augure pas grand chose de bon quand on connaît ce que cette tarée est capable de faire. Moi, j’avoue qu’elle me fait rire, mais là, plus très beaucoup. Autant dire que cette prof peut être un poil sadique et puis maintenant, elle tient avec elle un espèce de serpent. Encore jeune, je crois, mais elle semble se jouer de nous avec cet animal. Personne, déjà habituellement, ne bronche. Mais autant dire qu’elle fait taire encore plus de monde. Ce qui lui laisse naturellement la place de théâtraliser d’autant plus ses cours. J’entends un ricanement étouffé derrière moi, mais je n’ose pas me retourner. Le troisième œil de cette tarée risque d’avoir ma peau.

« Ta gueule William. »

Je lâche un petit murmure bien sec et cet espèce de gourdasse se tronche encore plus. Je serre les dents et pose mon menton sur mes bras croisés. Je n’ai même pas sortis ma plume, je n’écris pas les cours. Mes paupières sont lourdes, très lourdes, mais je lutte avec moi-même. Je ne veux pas que cette harpie me retombe sur le dos à nouveau.

Ø

« Donc j’te disais, j’étais là, et la prof elle m’a regardé trop mal, tu vois au début j’me suis dis c’est parce que j’suis d’Salem et ses histoires moi j’y connais rien et…
- Macy… »

Je me masse les tempes, fatiguée, au bout du rouleau, sur les nerfs. C’est la semaine de pleine lune, je range mes affaires (autant dire qu’elles ne sont pas nombreuses, je n’ai pratiquement rien sortit) et Macy ne s’est pas gênée pour entrer dans la salle, venir nous chercher William et moi pour aller manger. Elle s’est bien vite intégrée au rythme de l’école et j’en suis ravie. Mais j’avais oublié à quel point elle pouvait être bavarde et mon cerveau déjà sous pression n’arrive pas à supporter les intonations aigües de sa voix. William voit bien que je suis pâle et la mâchoire serrée mais je garde contenance pour ne pas la vexer.

« Tiens Macy tu m’as pas dis comment se passe l’arithmancie. »

J’accorde un regard de reconnaissance profonde à William pour son intervention car Macy a déjà oublié ce de quoi elle parlait pour lui répondre. Ils passent devant moi et je pousse un soupir. Je n’ai même pas faim et d’ailleurs je crois que je ne vais pas aller manger. Nous sortons de la salle, les deux Salem devant moi. Je lève les yeux du sol, capuche sur la tête, et croise le regard d’Hasting. Je n’ai pas envie de lui balancer une petite réflexion sarcastique aujourd’hui, je ne suis pas particulièrement de bonne humeur. La lune me travaille. Je recommence à faire des cauchemars. Et la présence de Macy dans mon lit, parfois, m’empêche deux fois plus de dormir. Mais elle ne s’est pas refaite de la mort de Spencer, nous non plus, mais nous n’avons pas la même capacité émotionnelle. Nous nous contentons de ne rien dire, serrer les lèvres et pour ma part : les poings. Je surprends Hasting à ne pas me lâcher du regard et si au début je trouve ça étrange, ma nature de mal-aimable prend le dessus et je lui adresse un regard dangereux, noir, les sourcils froncés. Elle se rend compte de son espèce de demi-transe et tourne la tête avec un regard surpris. C’est ça, regarde ailleurs.

« Partez sans moi j’ai pas faim…
- Maxime !
- … Quoi, Macy ?
- j’voulais juste te filer des clopes. A tout à l’heure ! »

Un regret immédiat s’installe entre mes côtes, de lui avoir adressé la parole sur un ton si sec. Je réceptionne les clopes et elle comprend bien que je ne suis pas assez ouverte dans l’immédiat pour coller son irrémédiable bisou sur ma joue. Je déteste ça mais elle le fait quand même. Pas aujourd’hui. Sous son regard enfantin se cache une intelligence hors pair qui m’a souvent fait passer pour une abrutie. Moi, je suis les bras, la mécanique, il y’a un truc à réparer, à créer, deux vis et un fil de fer et c’est fait. Spencer c’était la musique. Et c’est lui qui m’a filé le gout de la guitare. Bref. Ne pensons pas à ça. Je pense à Matéo à qui j’ai dis qu’on mangerait ensemble. Tant pis, il verra bien. Et puis Macy se chargera certainement de tout lui raconter, jusqu’à la couleur de mes sous-vêtements. « Elle faisait un peu la gueule, et nianianianiania »… j’ai encore sa voix dans mon crâne et je pense que je vais exploser.

Ø

18h. Je n’ai pas été en cours cet après-midi. Je suis retournée me coucher, une crampe à l’estomac. Je me lève avec cet air de mal-aimable que j’ai toujours, attrape un sweat et me faufile jusqu’au rez-de-chaussée. C’est pas compliqué y’a qu’un étage. Je sors sur le perron, tranquille, sans personne. Toute seule. Sans compagnie. Pépère. Bref, le comble du bonheur pour moi, surtout en ce moment. J’attrape les clopes que Macy m’a filé en début d’après-midi et, ne trouvant pas de briquet dans mes poches, attrape ma baguette et y fait naître une jolie petite flamme. J’attire une grande bouffée de nicotine dans mes poumons et la recrache avec un soupir d’allégresse. Au comble du bonheur. Il fait froid mais pas assez pour que je sois frigorifiée. Il y a de la neige un peu partout, je n’aime pas trop ça mais n’y suis pas complètement réfractaire. Sans me soucier, pour une fois, d’observer mes arrières, je repousse ma capuche en arrière. Le petit vent glacial fouette mon visage presque avec douceur et je me sens mieux. Une autre bouffée de ma cigarette et je suis presque au nirvana. J’espère qu’à ce stade là personne ne viendra interrompre mon calme absolu.
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MessageSujet: Re: YOU came in like a wrecking ball ! — Drew   Mer 11 Mar 2015 - 20:14

Vendredi 2 janvier. Vendredi, la pire journée qui soit, en plus d’être le deuxième jour de la nouvelle année, synonyme de début de débandade avec les bonnes résolutions prises deux jours plus tôt avec deux grammes dans le sang. Vendredi, vendredi… Bon sang ! Mettre autant de cours en une seule journée ! Vivement samedi. Le petit moldu était complètement vanné. Du sport, de l’histoire, du sport, de la cuisine sorcière, il y avait de quoi lui démolir ses derniers neurones en marche. Il avait passé les deux dernières heures de cours à observer le joli minois de la nouvelle prof, entre deux manipulations un peu maladroites. Lorsqu’elle se redressait et jetait un œil dans sa direction pour vérifier l’avancée de la potion, ça lui faisait comme une petite électrocution et il était reparti comme en 14. Puis, deux minutes plus tard, son cerveau s’était de nouveau déconnecté du reste de son corps et il faisait des âneries. Sa potion avait une sale gueule et refluait une vieille odeur d’œuf pourri, attirant les regards dégoûtés des camarades les plus proches de l’horreur qu’il était en train de cuisiner. Sérieusement, on ne pourrait pas avancer un peu le samedi pour arrêter l’humiliation ? Il finit par s’asseoir devant son chaudron avec un air dépité. Miss Roberts-Moore vint se pencher au-dessus de la mixture, le nez plissé, ses longs cheveux blonds dégoulinant sur ses épaules.

- Par les fondateurs. Non, là, vraiment, il va falloir m’expliquer comment tu as fait ton compte mon bonhomme.
- Bonne question…

Tout en légèreté et en douceur, elle attrapa quelques ingrédients et les jeta dans la mixture pour tenter de rétablir l’équilibre de la potion, en vain. Pendant une minute, elle sembla chercher ce qui avait pu faire un tel truc puant et cradouille, mais ça semblait un peu trop pour elle. Le moldu, assis sur son siège et démotivé comme tout, sentit la main de la prof se poser sur son épaule et le serrer légèrement. Le geste se voulait rassurant.

- Tant pis pour cette fois. Le cours arrive à son terme ; va me vider tout ça, nous retravaillerons dessus la prochaine fois.

Et elle partit cueillir les nombreuses affaires et ingrédients qu’elle avait éparpillés au gré de ses déplacements dans toute la salle. Elle était toute mignonne et son accent américain berçait le moldu comme une comptine pour merdeux. En plus, comme c’était le premier cours avec elle et qu’elle découvrait la classe moldue, les deux heures avaient été franchement calmes, ce qui n’avait pas aidé le ricain à connecter ses neurones. Drew sortit de la salle en baillant aux corneilles, l’esprit tout capoté, puis commença à se secouer pour se remettre en marche. S’il se laissait refroidir, il allait mourir d’hypothermie ! Ils n’étaient encore qu’en janvier et le soleil semblait déjà couché. Il monta dans son dortoir pour poser ses affaires et refusa de céder à l’appel de sa couette. Au lieu de ça, il enfila sa veste et se remit à trottiner dans les couloirs sans but précis. Alors qu’il passait au rez-de-chaussée, il vit une fille sortir dehors, toute seule. Avec la neige dehors, elle allait attraper la mort ! Ni une ni deux, Drew ajusta son col roulé - enfin, un col roulé sur deux - bifurqua.

Mission du jour : perturber la tranquillité de cet instant de nirvana. Avec une petite difficulté ajouter : faire ça en un temps record. Challenge accepted.

Alors que la porte s’était fermée plus tôt, il l’ouvrit, faisant entrer un courant d’air glacial à l’intérieur. Iiik ! Il se figea, comme gelé sur place à l’azote liquide, puis il avisa la silhouette de la jeune femme assise là, à observer la neige genre elle allait pas finir en petit glaçon quoi. Drew fit quelques pas pour sortir sur le perron et laisser la porte se refermer derrière lui. Puis il inspira bruyamment une grande goulée d’air frais en s’étirant et le regretta tout de suite en se figeant à nouveau. BON DIEU ! Qu’est-ce que ça caillait ! Il s’approcha en sautillant d’un pied sur l’autre, s’accroupit derrière la fille et entreprit, avec un tact absolument hors du commun, de lui frotter les bras pour la réchauffer. Rapport au fait qu’il se les caillait sa race, évidemment, parce qu’elle, elle avait l’air d’aller et elle ne commençait pas à bleuir, contrairement à lui.

- Oh ben ! Faut pas sortir avec un temps pareil ! Tu vas pas mourir d’un cancer des poumons mais de froid. Je sais pas ce que vous avez tous à sortir avec la neige, c’est une coutume ou quoi ?

Pour maintenir sa température corporelle, il s’était mis en mode speed. Au moins, ce froid avait vraiment quelques chose de vivifiant : il y penserait la prochaine fois qu’il s’endormirait en cours. Hop, un petit tour dans la neige pour refroidir les moteurs et on y retourne ! D’ailleurs, on y retourne.

- M’enfin c’est joli hein ? J’aime bien la neige mais c’est bien quand on a l’équipement qui va avec. Au Canada, c’est super beau. C’est genre, tout tout blanc et tout, avec juste la trace des motoneiges et des animaux du coin. Ici les animaux j’crois pas qu’ils soient adaptés au froid. T’as pas froid ? J’ai super froid. Faut rentrer au chaud dis ! Tu vas te refroidi et ressembler à un petit glaçon. La clope ça réchauffe pas.

C’est vrai que parler en se secouant ça réchauffe tellement plus. Du moins, ça occupe l’esprit, ça obnubile tellement qu’au final il ne regardait plus vraiment si l’élève avait froid ou besoin de quelque chose… Grosse erreur vous dites ?

HJ:
 
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MessageSujet: Re: YOU came in like a wrecking ball ! — Drew   Dim 15 Mar 2015 - 20:44

    “ I admit you're gone
    And I ain't ready
    But I'll hold steady
    Yeah I'll hold you
    In my arms, in my arms, in my arms “


Je tire une nouvelle bouffée de ma cigarette, lentement, mais surement, je noircis mes poumons avec un bonheur qui relève de l’indicible. Quoi de mieux quand mes pensées tournent et retournent autour de l’image de Spencer. Son œil dynamique et son sourire jovial me manquent. Pourquoi ne pas ressentir ce manque auparavant ? Simplement parce que l’arrivée de William et Macy ont ouvert les boites que j’avais cachées, rangées, foutues en l’air loin dans mon cerveau. Derrière des tas de charbons, brulées.
La fumée qui ressort par mes lèvres me donne l’impression d’avoir le contrôle de quelque chose, en tout cas pas ma vie. En cet instant, je me sens esclave du passé. Tout est calme, aucun bruit, aucun tremblement, pas une feuille qui se soulève et…

Je manque de m’étouffer avec une bouffée mal passée de nicotine tant la stupeur m’étreint.

Une présence inconnue au bataillon, un être sorti de nul part vient de poser ses mains sur mes bras et commencer à frotter. Immobile, soudainement tendue comme le string d’une pétasse new-yorkaise, les yeux écarquillés, je me sens incapable de bouger.

« Oh ben ! Faut pas sortir avec un temps pareil ! Tu vas pas mourir d’un cancer des poumons mais de froid. Je sais pas ce que vous avez tous à sortir avec la neige, c’est une coutume ou quoi ? »

Qui que quoi, où quand comment ? Pardon ? C’est quoi le souci là ? Et il accélère. Je me sens pâlir. Trop de contact d’un coup, trop de présence, bordel, j’peux pas rester tranquille deux minutes dans ce château à la con ? Je reste droite comme un piquet. Si j’ai cru un instant qu’il s’agissait de Macy qui revenait à la charge, la voix masculine qui me parvient, harmonie d’inflexions pailletées, me fait devenir plus blanche que la neige ici présente.

« M’enfin c’est joli hein ? J’aime bien la neige mais c’est bien quand on a l’équipement qui va avec. Au Canada, c’est super beau. C’est genre, tout tout blanc et tout, avec juste la trace des motoneiges et des animaux du coin. Ici les animaux j’crois pas qu’ils soient adaptés au froid. T’as pas froid ? J’ai super froid. Faut rentrer au chaud dis ! Tu vas te refroidi et ressembler à un petit glaçon. La clope ça réchauffe pas.
— Euh… que… »

Dis donc, Maxime, si tu réagissais ? Oh bordel !
En retard mais avec vivacité, je m’extirpe de cette étreinte que j’apprécie moyennement, et me retourne, ma clope toujours bloquée entre mes doigts.

« Qu’est-ce-que tu fous, là ? »

Je pose mon regard sur un blond aux yeux bleus, accroupit et soudain l’air presque penaud. Il ne bouge pas. Mes yeux le détaillent, joli minois, il a l’air d’être grand, et de bien se porter. Je ne bouge pas, souffle avec force, serre les poings. Si un instant je bug sur son attitude c’est parce qu’elle me rappelle celle qu’aurait pu avoir Spencer à mon égard. Étonné, vif, mais scotché par le souffle de ma violence. L’image qu’il me renvoie, ainsi posté sur le perron, et je déglutis difficilement. Pourquoi t’es pas là à me sauter dessus toi aussi Spenc’ ? Pourquoi ce mec me rappelle ta tronche de cake, sérieux, il est tout blanc et toi, beau black. Pourquoi tu ne ramènes pas ta jolie gueule, pourquoi c’est pas toi qui réchauffe mes épaules ? trop de questions, et les questions ne sont pas mon fort. Un instant mes épaules s’affaissent, et je me sens incapable de rajouter quoi que ce soit. Emmitouflé dans un tas de vêtement, je comprends qu’il faudrait peut-être que moi aussi je porte plus qu’une veste par dessus un sweat et une écharpe.

« Tu me touches pas, ok ? Sérieux, fais pas ça, sinon je t’arrache les yeux. »

Un index pointé vers lui, je lève les yeux au ciel avant de claquer ma main contre ma cuisse, tire rageusement sur ma cigarette. L’agacement se pointe insidieusement entre mes côtes et je pousse un nouveau soupir. Bordel de dieu c’est quoi ce délire. Pourtant c’est pas un anglais, il me semble avoir entendu un accent auquel je réponds simplement parce que je n’oublierais jamais ma pointe new-yorkaise. Il reste là, j’ai envie de lui dire de se bouger mais visiblement c’est moi qui vais devoirs filer. Je jette ma cigarette dans la neige, me retourne une seconde fois vers lui, visse à nouveau ma capuche sur mon crâne et fais les quelques pas qui me séparent de la porte du hall. Je la pousse avec violence, mais celle-ci ne semble pas retomber immédiatement. Je jette un œil par-dessus mon épaule et je crois apercevoir une tête blonde. Oh seigneur Dieu dites-moi que ça n’est pas encore lui…

Je me retourne d’un geste vif et je vois sa tête d’abruti se planter devant moi. Il s’arrête, j’ai l’impression qu’il veut dire quelque chose, mais mon regard doit l’en dissuader, à travers mes mèches de cheveux. Je fais quoi. Pourquoi tu bouges comme ça ? Bordel, il est aussi grand que l’était Spencer. L’était. L’emploi du passé en ce qui concerne ce grand con ne me plait pas du tout. Je le détaille à nouveau. Et me retourne à nouveau. Ça y’est ça devrait aller maintenant, je dois l’avoir dissuadé de me suivre ! Je m’enfonce dans un couloir, fais rouler mes épaules comme pour me détendre et passe une main dans ma nuque. J’évite toute présence, maudis chaque personne qui se faufile sur ma route, et m’imagine presque leur faire des croche-pattes. Oh ça, ça me ferait bien marrer. Bizarrement le parfum de ce mec ne quitte pas mon espace vital.

Attends, non mais attends.
Je me retourne à nouveau d’un geste encore plus vif que la première fois et je retombe nez à nez cette fois avec le blond. Les bras m’en tombent, et j’arbore un air ahuri. Non mais bordel de putain de machin de dieu ! C’est pas possible, ouais, mais elle veut quoi la blondasse ?

« Non mais, tu veux quoi ? T’as été envoyé par qui ? T’es fan de moi, tu veux savoir le nom de mon parfum, c'est quoi ? »

HJ:
 
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MessageSujet: Re: YOU came in like a wrecking ball ! — Drew   Lun 13 Avr 2015 - 14:47

Son petit cerveau frizza l'espace d'un instant. Quel froid ! La sensation était horrible. Ce n’était pas exactement le même froid qu’au Canada, il y avait quelque chose de légèrement plus humide et glaçant dans le petit vent qui soufflait ici, ce qui donnait la sensation que les températures étaient bien plus basses qu'en réalité. La miss allait attraper la mort si elle restait trop longtemps dehors aussi peu habillée ; un pull, bon sang ! Juste un petit pull ! Alors qu'il entreprenait de la réchauffer, il sentit bien qu’elle était toute tendue et gelée, quoiqu’elle semblât encore dégager la chaleur emmagasinée à l’intérieur. Le moldu, tout occupé à sa tâche, s’était mis à parler avec frénésie pour ne pas réfléchir au fait que lui-même était complètement frigorifié. L’altruisme avant tout. Pour une fois qu'il était prêt à sacrifier son confort pour quelqu'un... Soudain, elle se secoua et s’écarta vivement, se soustrayant à sa tentative de la réchauffer. Il lui lança un regard de petit poisson qu’on vient de balancer à côté de son bocal et qui ne comprend pas trop ce qui se passe.

Des cheveux noirs, un air farouche, presque sauvage, pas très avenante vu son poing serré mais jolie. Il ne l’avait pas détaillée avant de débarquer comme un diable pour la faire rentrer, il n'avait pas besoin de ça pour se faire des potes. Il resta un instant figé, ne sachant pas trop ce qu’il était censé faire là maintenant tout de suite, puis un énorme frisson lui parcourut l’échine et le secoua de bas en haut en hérissant tous ses poils. Il serra les dents et faillit tomber à la renverse, peu stable sur ses pattes accroupies. Puis il décréta qu’il était temps de se lever, sinon ses jambes allaient geler dans cette position et on le retrouverait comme ça lorsque les beaux jours seront revenus, c’est-à-dire pas pour tout de suite…

- Qu’est-ce-que tu fous, là ?
- Bah… je venais te prévenir qu’il fait froid. Enfin je pense que tu l’as compris, j’ai pas dit que t’étais bête, mais… j’ai pas envie que tu attrapes un rhume, t’es pas beaucoup habillée…

Il se justifiait comme il pouvait, tout scotché qu'il était. Elle semblait prête à le mordre s’il ne donnait pas la bonne réponse, et cela l’impressionnait passablement. La jeune femme finit par pointer son doigt vers lui en levant les yeux au ciel, l’air un peu agacée.

- Tu me touches pas, ok ? Sérieux, fais pas ça, sinon je t’arrache les yeux.
- Oh ! Ok ! Suffit de me le dire. Je suis pas chiant tu sais ! Moi j’arrête quand on me dit d’arrêter. Sage comme une image. Regarde j’te touche plus.

Petit sourire désolé et mains bien en vues. Vingt-et-un ans, le mec, et un petit air malheureux de chien cherchant à manipuler ses maîtres pour choper le contenu de leur assiette. Elle avait un accent légèrement américain. Peut-être qu’elle venait de Salem ? Non, il l’avait déjà vue ici avant, il en était persuadé. En même temps, c'était bien un accent de la côte Est, pas du tout du même coin que lui. Elle jeta sa cigarette dans la neige, sans considération pour l’écologie du coin, mais il n’osa pas faire de remarques. Le tabagisme passif, c'est très dangereux quand les fumeurs ont des envies de meurtre. Puis elle enfila sa capuche et rentra dans le hall sans dire un mot de plus. Bon, ben, ok. Après un nouveau et violent frisson, il se secoua et s’engouffra à sa suite à l’intérieur, pas mécontent de pouvoir enfin se mettre au chaud.

Soudain, elle se retourna vers lui et lui lança un regard noir, devant lequel il se décomposa un peu plus. Maieuh, qu’avait-il fait de mal ? Il ne l’avait pas touchée, il se retenait comme elle l’avait demandé, pourquoi avait-elle encore l’air de lui en vouloir très fort ? Elle le détailla un instant, tandis qu’il soutenait farouchement son regard ; enfin, farouchement, vu le nombre de fois où il baissa ou détourna les yeux, y'avait encore du boulot. Puis elle tourna à nouveau les talons et s'éloigna dans un couloir. A coup sûr, c'était une invitation à la suivre, du moins était-ce très logique dans son esprit glacé lorsqu’il entreprit de marcher à sa suite sur quelques dizaines de mètres. Ah, elle sembla s’arrêter… Et ça n’y manqua pas : elle lui refit un petit volte-face agacé qui lui donnait une bouille boudeuse et, il fallait l'avouer, plutôt adorable. Il lâcha un sourire bête. Haha ! Il le savait. Trop fort le mec, il arrivait à deviner ce qu'elle allait faire...

- Non mais, tu veux quoi ? T’as été envoyé par qui ? T’es fan de moi, tu veux savoir le nom de mon parfum, c'est quoi ?
- Hein ? Non, y’a personne qui m’envoie ! répondit-il, surpris. Et je ne mets pas de parfum : l’odeur corporelle c’est plus agréable je trouve, ça fait moins « hé je me lave pas mais je cocote un max pour cacher l’odeur personne n’y verra rien ».

Non pas qu'ils disaient que tous ceux qui mettaient du parfum avaient une hygiène douteuse, mais il fallait avouer que certains abusaient un peu trop sur l'eau de toilette. Pour quelqu'un qui adorait l'humain au naturel, c'était un peu triste.

- Et puis fan, nan, je suis pas fan de toi... A la limite je suis fan de Nirvana ou de Riley, ça peut se faire, mais même si j'aime tout le monde, je suis pas forcément fan. En fait je sais pas qui tu es. Moi c’est Drew, Drew Parker, et toi ? T’es des States ? T’as un accent. Je t’ai déjà vue. Où est-ce que je t’ai déjà vue ? J'imagine bien que c'était pas à L.A. Mais j'arrive pas à savoir d'où spécialement.

Il réfléchissait à voix haute, ne s’attendant pas trop à une réponse de sa part, sur ce point-là du moins. Comme prévu, il n’arriva pas à retrouver d’où il l’avait déjà vue, mais il devenait de plus en plus évident qu’elle était d’ici. Elle avait l’air de bien connaitre le coin et de réagir au quart de tour, rien à voir avec Will qui s’était un peu laissé faire par le clown du coin. Au départ. Avant de retourner la situation et de lancer les joyeusetés avec son nouveau pote. Ah les bons souvenirs. Il l’appréciait bien ce garçon, à l'écoute et sûr de ce qu'il voulait...

- Désolé, ma mémoire c’est du gruyère en ce moment. Ah ça m’a tout refroidi de sortir ! Vous êtes fous à sortir par des températures pareilles ! Y’a de quoi chopper une pneumonie. Je dis ça, je choppe jamais rien perso, 'paraît que j'ai une constitution en béton armé, mais y’en a qui sont malades tout le temps et c’est pas cool.

Ever qui s'échauffait malgré la neige de la salle magique, les joueurs de Quidditch qui allaient jouer dans deux jours... Les gens d'ici étaient impressionnants.
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MessageSujet: Re: YOU came in like a wrecking ball ! — Drew   Dim 19 Avr 2015 - 19:31

« Hein ? Non, y’a personne qui m’envoie ! Et je ne mets pas de parfum : l’odeur corporelle c’est plus agréable je trouve, ça fait moins « hé je me lave pas mais je cocote un max pour cacher l’odeur personne n’y verra rien »

La je… je sais pas. Mon agacement tourne aussi vite que mon étonnement. C’est quoi ce mec, sérieusement. Il est défoncé, c’est ça, vous faites tourner une soupe aux champis à Poudlard et je le sais pas ? Fallait le dire plus tôt, sérieux, les champis ça me dérange pas hein, on peut partager…

« Et puis fan, nan, je suis pas fan de toi... A la limite je suis fan de Nirvana ou de Riley, ça peut se faire, mais même si j'aime tout le monde, je suis pas forcément fan. En fait je sais pas qui tu es. Moi c’est Drew, Drew Parker, et toi ? T’es des States ? T’as un accent. Je t’ai déjà vue. Où est-ce que je t’ai déjà vue ? J'imagine bien que c'était pas à L.A. Mais j'arrive pas à savoir d'où spécialement. »

Je n’arrive pas à me décider sur ma manière de le dissuader à continuer de parler. Je crois que j’arbore un air ébahi. Est-ce-que je lui coupe la langue et l’assomme ? Je lui arrache un œil ou deux ? Pourquoi il me parle, pourquoi il me raconte tout ça ? Et qu’es-ce que ça peut lui foutre sérieusement ? D’abord il me gâche mon petit instant privilégié, et ensuite il me suit, mais pourquoi ? C’est une blague c’est ça ? Vargas l’a payé pour me faire chier ? C’est pas le jour, c’est pas le moment, j’ai les hormones qui frétillent, la colère qui vibre, les yeux qui collent, la tête engourdie. Sérieux c’est la semaine de pleine lune mon garçon tu sais pas sur quel terrain tu t’aventures. Garçon qui s’appelle Drew, mais à la base, comme qui dirait, je m’en cogne sérieusement. J’avais pas besoin de savoir ton nom ou ton prénom ni même que tu kiffes L.A. Ce mec vient de chez William alors. Mais, et alors, hein, on s‘en fout, on s’en coutre fout, Maxime tu t’en fous t’es fatiguée, tu veux ton pieu. Je veux retrouver la douce sensation de mes draps sur mes épaules, enfouir mon visage dans mon oreiller, dormir et dormir encore. S’il vous plait s’il vous plaiiiit ! Pourquoi faut-il que ce mec me tombe dessus à cet instant précis sérieux. Là je suis dépitée. Ok, même s'il gagne un demi-point pour être fan de Nirvana, ce mec est sérieusement en train de me dire qu'il est fan de Riley ? Sérieux ?

Mais genre vraiment dépitée là.

« Désolé, ma mémoire c’est du gruyère en ce moment. Ah ça m’a tout refroidi de sortir ! Vous êtes fous à sortir par des températures pareilles ! Y’a de quoi chopper une pneumonie. Je dis ça, je choppe jamais rien perso, 'paraît que j'ai une constitution en béton armé, mais y’en a qui sont malades tout le temps et c’est pas cool.
— Ok ok, attends, attends… »

Un mal de crâne se pointe et je pose mes doigts sur mes tempes, et les masse un instant. Il se tait. Wow. Joie. Bonheur. Vie. Le silence est le plus doux des réconforts. Je pousse un soupir soulagé. C’est si bon. Je voudrais m’enfuir là, ou me volatiliser, ou tout simplement devenir transparente, invisible, histoire de m’échapper des pattes de ce bavard compulsif. Il a pas de filtre quand il cause ? Moi qui ne parle pratiquement pas, ça me fait plutôt bizarre et il me rappelle Macy, sans aucun doute, et Spencer d’autant plus. L’amalgame est plutôt facile : grand, pas trop mal foutu, plutôt mignon, et bavard, bavard à en pleurer, sans aucun souci sur la manière de déblatérer visiblement tout ce qui lui passe par la tête. C’est nocif pour toi, Drew, de tant ressembler à Spencer. Faudrait pas que Macy te croise. Oh non ce serait la pire des catastrophes. Même si Macy n’est pas du tout au top de sa forme, à cause de tout ça, elle ne pourrait surement pas résister à la bouille de ce type.

« Alors, Drew, c’est ça ? Qu’est-ce que tu veux ? Tu vois, je suis rentrée, il ne fait plus froid, merci de m’avoir prévenue… »

Je plante mon regard dans le sien, il semble attentif. Ok. Et tu voudrais pas t’éloigner ? Genre de plusieurs pas ? Et genre… pour toujours ? De mon espace vital ? Non ? Donc tu restes là et tu me regardes avec un air de merlan frit. Ok. J’hésite sur la conduite à tenir. Est-ce que je m’enfuis sauvagement comme une abrutie ou est-ce que j’y vais avec mon éternelle douceur ? Hm… Choix compliqué.

« Si t’as rien de précis à me dire, Drew, je vais être dans l’obligation de te… »

J’étais en train de me retourner en lui parlant, pour m’éloigner de lui et sa force volatile quand un mec inattentif me bouscule et renverse son liquide bouillant sur ma peau. Je serre les poings, gonfle les joues, la colère me monte au nez en moins d’une demi-seconde et… et… j’explose.

« WOH CONNARD ! Tu peux pas regarder où tu vas, merde, gnnnnn… !
— Désolé ! Je…
— Mais dégage ! »

Je me recule d’un geste vif et trop spontané pour être normal, alors que le mec se penche immédiatement pour réparer sa connerie et, du coup, je fonce largement en arrière et, en rencontrant un obstacle, bascule à la renverse sur… Et bien sur Drew Parker que je croyais parti. On se retrouve tous les deux à terre en moins de deux, et je me retrouve sur lui, dos contre son torse. La honte s’élève jusque mes joues rouges, je sais qu’ainsi je n’arriverais pas à me relever alors je préfère rouler sur le côté presque aussi vite que je lui suis tombée dessus, touchée en plein égo, en pleine fierté. Humiliation totale. Je grogne dans ma barbe, à terre, énervée, marmonnant des insultes.
Je vais rester par terre je crois, finalement, on est bien là.
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MessageSujet: Re: YOU came in like a wrecking ball ! — Drew   Mar 21 Avr 2015 - 20:05

Et il parlait, il parlait… Une vraie pipelette. Lorsque Drew s’y mettait, il y a avait peu de méthodes pour l’arrêter, et ne pas répondre n’en était pas une. Il ne fallait surtout pas lui laisser tout l’espace sonore disponible ! Avec son angoisse du silence, il était foutu de parler en continu sans rien dire de concret pendant des heures, et n'en doutez pas, il avait assez de salive en stock pour cela. C’était ainsi qu’il arrivait à faire la conversation à des inconnus complètement perchés, lors de ses balades nocturnes dans les rues de L.A., ou avec quelques prostituées avec lesquelles ils échangeaient sur le boulot de travailleur du sexe ou l’influence des conditions climatiques sur la libido des clients. Drew avait souvent traîné avec des marginaux, il en avait pris le discours. Donc, il y avait bien quelques techniques pour le faire taire efficacement, oui, mais la jeune femme semblait ne pas se décider sur la conduite à tenir. L’interrompre et l’envoyer chier ? Ça pouvait fonctionner. Le cogner un bon coup aussi, quoiqu’elle risquait de passer pour une folle hystérique et agressive. Ou l’embrasser, niveau manière douce c’était la meilleure façon de le court-circuiter totalement pour une bonne dizaine de minutes... mais elle ne semblait pas trop de ce genre-là.

Non, elle semblait juste dépitée. Elle était ce genre de personnes qui s’étonnent devant la sociabilité des autres, qui se demandent bien ce qu’elles ont d’intéressant pour que des papiers collants comme le moldu viennent s’enrouler autour de leur jambe en piaillant comme une nuée de moineaux. Le truc, c'est que Drew voyait toujours quelque chose d’intéressant en chacun, toujours. Certes, sa vie à lui n’était pas des plus passionnantes mais ça tient à peu de choses, l’intérêt, et des fois, il rencontrait des gens de Los Angeles par pure coïncidence ou des passionnés des mêmes choses que lui. D’où l’importance du paragraphe de présentation. S’il avait pu, il aurait fait imprimer des flyers avec son CV dessus pour ne pas avoir à se répéter mais bon, difficile de trouver un ordinateur et une imprimante dans les environs.

- Ok ok, attends, attends…
- Oui ? répondit-il d’une voix fluette avant de se taire.

Elle passa sa main sur ses tempes. Mal de tête ? C’est qu’il pouvait lui faire un massage si elle le voulait ! La dernière fois, il s’était exercé sur James, ce gardien carrément sexy et fort sympathique qui lui avait tapé dans l’œil, et ça avait eu l’air de bien fonctionner. Mais l’élève lui avait intimé clairement de ne plus la toucher, alors il ne fit pas un geste vers elle. Question de sécurité bien entendu, il n’avait pas envie de se faire… mordre, parce que ouais, elle semblait sur le point de lui sauter à la gorge. Et d’arracher ses yeux, comme elle l'avait menacé de faire. Brr, ça lui foutait la chair de poule rien que d’y penser.

- Alors, Drew, c’est ça ? Qu’est-ce que tu veux ? Tu vois, je suis rentrée, il ne fait plus froid, merci de m’avoir prévenue…
- Cool. C’est cool. Enfin, je trouve qu’il fait toujours froid ici mais bon, je suis méga frileux aussi, ça compte pas trop. Qu’est-ce que je donnerais pas pour un chauffage par le sol…

Se lever le matin était une torture lorsqu’il devait poser ses petits pieds nus sur le sol glacé. Tout le monde s’en fout c'est ça ? Oui, certes. Lui non, mais d’accord, il n’allait pas relancer le débat là-dessus. Elle était rentrée au chaud et c’était l’essentiel. Mission accomplie mon Général ! Permission de rester encore un peu ? Nope, permission rejetée semblait-il, vu sa tête.

- Si t’as rien de précis à me dire, Drew, je vais être dans l’obligation de te…

Elle était en train de tenter de se débarrasser de lui lorsque ses plans tombèrent à l’eau avec l’arrivée d’un inattentif. Celui-ci la bouscula et la boisson chaude qu’il avait à la main se déversa en partie vers l’élève. La moutarde lui monta au nez en un millième de seconde : déjà, elle serrait les poings, les joues gonflées de colère, l’air vraiment pas commode. Il n'aurait plus manqué que les dents et les grognements et elle aurait été dans le même état qu'Enzo la veille de pleine lune où il s'était défoulé sur le moldu. Aïe ! Drew était passé à côté du pire, il aurait pu être à la place du pauvre gosse qui venait de la bousculer malencontreusement…

- WOH CONNARD ! Tu peux pas regarder où tu vas, merde, gnnnnn… !
- Désolé ! Je…
- Mais dégage !

Le moldu n’osait plus bouger. Cette agression, bon sang, c’était d'une violence... Il ne savait pas où se mettre. Foutre le camp en courant aurait pu être une idée sympathique, mais ce n’était pas une attitude hyper civilisée. Il voulait quand même lui dire salut, parce que si elle commençait à l’engueuler parce qu’il disparaissait comme un voleur, ça n’irait pas du tout. Soudain, elle recula brusquement alors que le gars cherchait à se faire pardonner, et sans comprendre ce qui se passait, Drew passa de la position debout à sur le cul, la miss collée à son torse et ses cheveux dans le visage. Oh quels beaux cheveux. Oh là là. Heureusement qu’il avait l’habitude de se casser la gueule à tout va, il avait bien amorti leur chute à tous les deux. Un vrai coussin gonflable malgré son physique plutôt maigrichon.

Elle s’écarta vivement, soudain rouge comme une pivoine, proférant un lot d’insultes pas possible à voix basse. Elle était franchement haute en couleur, ça c’était le cas de le dire ! Après quelques secondes d’hébétement, l’américain se redressa sur son séant et lui adressa un sourire radieux et amusé. Eh bien quoi ? C’était drôle, nan ? D’accord, elle risquait de vouloir lui vider le cerveau par les trous de nez pour ce sourire-là, mais il ne pouvait vraiment pas s’en empêcher.

- Rien de cassé ? demanda-t-il.

Même mort de rire, il restait attentif à son état. Lui, on s’en foutait qu'il se fasse mal, il avait l'habitude et il ne se cassait pas facilement. Mais elle, est-ce qu’elle allait bien ? Elle ne s’était pas cognée ou pris d’os pointu dans le dos ? Il secoua ses cheveux, les ramena en arrière pour y voir quelque chose, puis se redressa prestement et lui tendit la main pour l’aider à se relever, toujours avec un gentil sourire sur les lèvres.

- Reste pas par terre, c’est froid. En plus y’a tout le monde qui nous regarde.

Paraîtrait que s’écrabouiller par terre comme un caca devant des gens, ça fout la honte. Paraîtrait. Drew n’en avait rien à faire mais bon, elle semblait avoir un autre type de fierté que lui et il ne voulait pas qu'elle attrape encore plus la honte. Dans le couloir, quelques regards étaient tournés vers eux, rien de dramatique, d'autant que vu l’agressivité de la jeune femme, ils n’avaient pas l’air d’avoir envie de trop se foutre de sa gueule…

- Oh et c'est quoi ton nom du coup ? J'aime bien connaître les gens qui s'écrasent sur moi par accident.

Big smile :ga:
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MessageSujet: Re: YOU came in like a wrecking ball ! — Drew   Ven 24 Avr 2015 - 14:55

« Rien de cassé ?
— Hmm…. »

Faire le troll, ne pas regarder son sourire niais, ne pas s’énerver. Peace, Maxime. Ça suffit les conneries et les règlements de compte en brutalité. Non mais regardez-le avec cet air niais. J’aurais pu lui faire vraiment mal mais cette espèce d’extra-terrestre, lui, ricane. N’empêche que grâce à lui j’ai évité de me faire plus mal encore et d’être trois fois plus de mauvaise humeur. En plus d’être humiliée publiquement, souffrir. Je suis pas une chochotte, j’encaisse les coups depuis que je suis gamine. Mais c’est toujours resté dans le cadre fermé du cercle familial alors j’aime pas trop quand le public bienheureux se ramène pour assister au spectacle. Je me demande pourquoi cette journée est si nulle, sérieusement. Ça devait pas se passer comme ça. J’aurais du tranquillement finir ma clope, remonter dans mon dortoir, me rendormir. Ou j’aurais pu faire un détour par les cuisines et choper un truc à bouffer, puis remonter dans mon dortoir et… ouais, me rendormir. Je pousse un soupir, et zieute rapidement les paires de pieds qui sont là, et qui sont immobiles. J’imagine que les trois-quatre cons qui nous regardent se sont pas dit que M. Parker avait besoin d’aide non ? Une espèce de grande gigue vient de s’étaler sur lui, mais c’est plus rigolo de regarder de loin et tourner la tête quand ça s’arrange enfin. Je sais qu’il n’y a pas mort d’homme ici. Sinon les badauds seraient dix fois plus nombreux.
Je pousse un soupir. Rouge encore de colère, un pic d’irritation se loge le long de ma colonne vertébrale. Je relève la tête, les mains posées au sol et soulève le haut de mon corps puis je remarque la main tendue du mec. Ma tête tombe par dépit, je soupire, et l’attrape pour me relever.

« Reste pas par terre, c’est froid. En plus y’a tout le monde qui nous regarde.
— Grr… »

Oui je grogne — pas pour de vrai, t’inquiètes baby drew :ga: —, et je redeviens rouge au possible alors que je me redresse, frottant mes fringues évidemment noires et donc évidemment tâchées de blanc. Je regarde autour de moi, et lance des regards noirs aux derniers abrutis restés pour regarder. Une main dans mes cheveux, je les replace en arrière, et frotte un peu l’arrière de mon crâne. Fais chier. Le mec au café brûlant est toujours là.

« Bah casse-toi. »

Air étonné. Il ne reste pas là une seconde de plus et tourne les talons à toute vitesse. Ducon. Je baisse les yeux sur mon t-shirt tâché, qui sent le café à dix mille kilomètres, et ça m’arrache les narines. Ouais, putain. Féchié. Je le tir pour constater l’étendue des dégâts. Vous avez déjà vu un t-shirt Led Zeppelin presque collector niqué par une tâche de café pratiquement aussi grande que la pipelette qui me fait face ? Évidemment j’ai pas ma baguette puisque laissée sur ma table de chevet, alors je vais devoir me trimballer avec ça jusqu’à ce que je redescende chez les verts, pour me changer. Je risquerais d’y croiser Macy ou pire, Jenkins, ou pire encore, les greluches qui nous font office de voisines de dortoir. Avec cet accent british à coucher dehors. Berk. Je suis de mauvaise foi et alors, je peux passer par l’écran de ton ordi et t’écraser si tu veux. Ouais c’est ça souris ouais. Attends que j’rapplique toi.

« Oh et c'est quoi ton nom du coup ? J'aime bien connaître les gens qui s'écrasent sur moi par accident.
— Hm… ? »

Ah je l’avais presque oublié celui-là dans mes pensées volatiles.

« … Maxime. Jefferson. Et merci pour le coup de main. »

Ouais bah ouais, parce que je l’ai écrasé et qu’il m’a aidé à me relever. Il a l’air dix fois moins sauvage que moi et je pense que c’est pas difficile à être au final. Mais être aussi sociable c’est… dingue. C’est vraiment Spencer. Je relève mes yeux vers lui et le détaille, cette fois-ci cordialement, sans aucune trace d’animosité. Je le dévisage pas, je l’observe, c’est différent, il a fallu que je m’écrase sur lui pour que lui accorde un peu plus d’attention ? C’est pas gentil. J’attrape une cigarette sans sortir le paquet de ma poche et la coince entre mes lèvres et puis referme mon gilet, histoire de cacher cette tâche sympa.

« J’suis désolée, d’t’être tombée dessus. J’t’ai pas fais mal ? »

Un coup de briquet plus tard ma clope est allumée. Je tire une bonne latte, inspirant profondément. Ça fait un bien fou. Les gens se sont dispersés et je me porte bien mieux face à cette idée. J’époussète rapidement mes épaules à nouveau, replace encore une fois mes cheveux qui tombent devant mes yeux et repose mon regard dans celui de mon vis-à-vis.

« Faut que j’nettoie ce truc… Je… tu… enfin… »

Maxime tente de s’exprimer. Maxime s’énerve et claque ses bras sur ses côtés. Ok, on laisse tomber pour la tentative de mener une relation sociale normale. Je lève les yeux au ciel et me masse les tempes à nouveau. Pourquoi c’est si compliqué d’interagir avec l’être humain ?! Je sais même pas c’que je veux ! Le regard ailleurs, irritée, je finis par lâcher, la clope entre mes lèvres :

« ‘faut qu’j’aille chercher ma baguette. »

Et donc ? Allez on essaie encore, on ouvre la bouche. Bon tu la refermes ok. On recommence. Dis lui un truc, je sais pas, le laisse pas comme ça tu viens de t’écraser sur lui. Oh ça va j’fais pas deux cent kilos non plus.

« T’es chez les Serpentards… ? Parce que ma baguette est… chez les serpentards. »

Ok, zéro pointé.
Je commence à tourner les talons, ahurie par la situation, ahurie par ma stupidité. Mais quelle abrutie. Et tu veux pas lui offrir une limonade avec ça ?!
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MessageSujet: Re: YOU came in like a wrecking ball ! — Drew   Dim 10 Mai 2015 - 18:36

Elle semblait complètement vexée et honteuse de sa chute. Qu’y avait-il de grave ? Rien, ils ne s’étaient pas fait mal, le monde ne s’était pas écroulé et personne n’avait osé ricaner à haute voix. Pourtant, elle semblait d’une humeur encore plus massacrante que quelques minutes auparavant. À croire qu’elle n’avait pas de plafond de mauvaise humeur. Drew, comme à son habitude, prenait bien les choses et rigolait avec un air bête comme il faut. Il n’aurait même pas un bleu alors il n’allait pas se mettre à chialer comme le merdeux qu’il était ! Non, très franchement, il trouvait la situation très drôle. Le peu d’humour et d’autodérision dont certaines personnes pouvaient faire preuve, ça l’impressionnait. Il se demandait vraiment comment ils arrivaient à vivre la vie de tous les jours dans ces conditions… Parce que le quotidien est fait de chutes, de situations jugées embarrassantes, de crises et de remarques mesquines de la part des autres.

Pour que la vie passe tout seul, il fallait se rôder contre toutes ces agressions. En faire un argument de vente comme il le faisait, c’était la solution la moins gourmande en énergie mais rares étaient ceux qui y arrivaient. Ne pas s’inquiéter de ce que pensent les autres et continuer de vivre sa petite vie tranquillement, sans rien attendre de personne, ne pas se sentir malheureux de ne pas voir de main tendue, et finalement prendre tout geste sympathique comme une grande fête… Évidemment, à côté de cela, il fallait continuer de s’inquiéter pour les autres en leur prêtant ses bras tout mous dès que l’occasion se présentait. C’est pas dur d’être gentil, il suffit de voir ce que les gens en retirent et ce n’est déjà plus un effort à fournir, juste un plaisir.

Maxime prit sa main et se releva en grognant, toujours aussi vexée et honteuse. Il la pardonnait, vu les circonstances, elle avait le droit d’être un peu en rogne. Ses vêtements étaient sales, avec tout ça, elle sentait à fond le café et son t-shirt Led Zeppelin avait changé de couleur (très bon choix de musique en passant), mais rien que la magie ne puisse rattraper. Et sa façon de rougir en se recoiffant, oh que c’était mignon ! La brutasse avait un fond de douceur et de féminité sous sa grosse carapace pleine de piques.

- Bah casse-toi.

Et paf, toute féminité balayée d’un revers de la main. Drew se mordit la lèvre en regardant l’élève détaler après d’être pris le regard noir de la jeune femme. Soutien, mec, soutien. Le moldu aurait eu toutes les chances d’être à sa place donc il comprenait parfaitement que lui aussi ait un peu de mal à garder la positive attitude à cet instant-là. Il finit par interrompre l’élève dans sa vérification des dégâts en lui demandant son petit nom.

- … Maxime. Jefferson. Et merci pour le coup de main.
- C’est toujours un plaisir d’amortir les chutes de jeunes filles en détresse ! Et je ne parle pas du fait que je me retrouve quasiment à chaque fois avec des seins ou des fesses en plein visage.

« L’innocence m’aime. » Vous n’avez jamais vu les films et séries où le héros se retrouve très exactement avec un nichon dans le creux de la main ou le nez écrasé dans la poitrine de la demoiselle en détresse ? Drew, c’était l’histoire de sa vie. Et il accueillait ça avec beaucoup plus de naturel que ces héros de pacotille : pas de remarques vaseuses, pas de nez en sang, juste un sourire bête pour désarmer la gêne. Elle releva les yeux pour le dévisager. C’était la première fois qu’elle le regardait vraiment depuis qu’il l’avait rejointe à l’extérieur, à croire qu’il suffisait d’une main tendue pour amadouer la plus sauvage des filles. Elle finit par sortir une cigarette, la glissant entre ses lèvres avant de l’allumer.

- J’suis désolée, d’t’être tombée dessus. J’t’ai pas fait mal ?
- Pas le moins du monde.

Sourire bête, encore et toujours. Mec, tu te rends compte que ce sourire-là peut être très, très mal interprété ? Pas vraiment. Il n’avait pas de miroir, et lui, les subtilités, ce n’était pas vraiment son point fort. Il ne fallait pas trop en attendre de lui.

- Faut que j’nettoie ce truc… Je… tu… enfin…

Il pencha la tête sur le côté. Elle avait l’air de faire des efforts phénoménaux pour tenir la conversation, mais ce n’était pas encore ça. Très sérieusement, Drew ne comprenait pas que des gens puissent ne pas avoir envie d’échanger, ou n’y arrivent tout simplement pas. N’était-ce pas naturel et inné ? Ayant toujours été profondément sociable, il avait un peu de mal à savoir comment se comporter face à quelqu’un qui ne répondait que par des grognements. Alors il faisait comme d’habitude, il parlait, parlait encore et racontait sa vie. Et se prenait des coups. Comme d’habitude.

- ‘faut qu’j’aille chercher ma baguette. … T’es chez les Serpentards… ? Parce que ma baguette est… chez les serpentards.

Il gloussa.

- On dirait un petit poisson. Tu sais, quand tu ouvres et que tu fermes la bouche comme ça. En plus t’es encore toute rouge. C’est trop mignon.

Il mima le geste qu’elle venait de faire, tout en exagérant un peu. Blop blop. Elle était adorable ! Et lui, il avait l’air d’un enfant d’une dizaine d’années à mimer le poisson… mais mieux valait lister les moments où il ressemblait à un adulte, c’était un travail nettement moins long et difficile.

- Je suis moldu, en fait. Donc pas du tout chez les serpentards. Je peux t’aider si t’as besoin de vêtements, tu rentrerais dans mes t-shirts, mais je vais pas pouvoir te nettoyer ton haut par magie, désolé ! Ça doit partir avec du savon, hein, au pire.

Il n’était pas dit qu’elle accepte qu’il lui nettoie ça à la bonne vieille méthode moldue, mais il aurait été bien stupide de ne pas proposer. Ou peut-être était-ce l’inverse, peut-être allait-elle mal le prendre. Au pire, on verra bien, lui il était toujours disponible pour aider, c’était ça qu’il voulait montrer.

- Tu peux m’emmener, si tu veux. Avec moi dans les parages, t’auras toujours l’air plus intelligente. Et puis j’aime bien votre salle commune, le vert et argent ça fait super classe.

Ah parce qu’il fallait un rapport entre ses propos ? C’était pas explicitement demandé, ça.
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MessageSujet: Re: YOU came in like a wrecking ball ! — Drew   Mar 19 Mai 2015 - 22:22

« On dirait un petit poisson. Tu sais, quand tu ouvres et que tu fermes la bouche comme ça. En plus t’es encore toute rouge. C’est trop mignon. »

Euh… Non. Mec non, tu fais pas ça, tu me dis pas ça. Tu me compares pas à un poisson, ok, une saleté de cabot j’veux bien à la limite parce que c’est pas loin mais pas un poisson. Il pense être mignon, ainsi ? C’est ça, sa définition du mignon ? Et puis qui ose encore m’affubler d’un tel adjectif, sérieusement, à partir de quel moment j’ai cessé d’être Maxime pour être mignonne ? Ce mec joue avec sa vie, un petit peu. J’ai pas envie de l’éclater parce qu’il m’a servi de matelas, clairement, mais j’ai pas une patience à toute épreuve et surtout à quatre putains de jours de la pleine lune, je vais pas rester mignonne longtemps, ça c’est sur.

« Je suis moldu, en fait. Donc pas du tout chez les serpentards. Je peux t’aider si t’as besoin de vêtements, tu rentrerais dans mes t-shirts, mais je vais pas pouvoir te nettoyer ton haut par magie, désolé ! Ça doit partir avec du savon, hein, au pire. »

Moldu. Non sérieux, moldu. Mais qu’est-ce qu’il fout ici ? Il a un problème particulier avec la violence ? Je comprends pas. J’ai jamais rien compris à l’histoire de ce château, j’ai pas tenté de réfléchir davantage à vrai dire, chacun ses problèmes. Je pas dis que c’est pas tragique, je dis que moi, pendant ce temps là, j’essayais de faire fermer sa gueule au monstre à l’intérieur de moi et que, égoïstement, j’en avais alors strictement rien à foutre. Chacun gère ses traumatismes comme on le peut. Mais pourquoi je devrais être plus attristée et plus impliquée par cette guerre alors qu’ils ne se soucient même pas, pour la plupart, des guerres moldues. Pas besoin d’une foutue baguette pour s’entretuer les gars. Si c’était pour vous démarquer c’est vraiment pas fun. Je dis ça, parce que pour me battre, je fais avec la matière première, l’immédiat : mes poings. Finalement, même quand on a la possibilité d’avoir la paix, l’Homme avec ou sans baguette s’arrange pour faire un carnage. Enfin, j’suis pas là pour philosopher.

« Tu peux m’emmener, si tu veux. Avec moi dans les parages, t’auras toujours l’air plus intelligente. Et puis j’aime bien votre salle commune, le vert et argent ça fait super classe.
- Sérieux ? »

J’avoue que là, mon visage se secoue de droite à gauche, j’ai l’habitude de ne pas suivre Macy dans ses discours, de ne pas comprendre les ponts et les liens entre la première et la deuxième proposition dans ses phrases. Si tenté qu’il n’y en ait pas quatre ou cinq enchainées. Spencer était du même genre, à engloutir le monde et ses images puis à tout recracher sans soucis de hiérarchie. Mais ce mec défie toute logique. Je dis pas spécialement que la mienne est développée, puis mon intelligence l’est pas beaucoup plus, mais là quand même. Et puis, c’est pas mes affaires de base, mais c’est quoi cette réflexion sérieux ? Comment ça j’aurais « l’air plus intelligente » ? T’as un réel soucis d’estime Parker, ou…

«… t’insinues que j’suis débile ? »

Mes bras sont relevés, une de mes mains est tournée paume vers le ciel, les doigts bloqués en cascade, je reste là bien cinq secondes à le mater avec un air de « mec sérieux d’où tu viens j’te capte pas t’es trop loin ». Ce type est un satellite, un mec volant non identifié, d’une galaxie surement bien supérieure à la mienne. Sérieusement il faut pas qu’il tombe dans les pattes de Macy sinon on aura réuni le roi et la reine du mal et le chaos s’étendra sur la terre. Il va falloir que j’prévienne William. Ne jamais, jamais approcher Drew Parker. Et si c’est trop tard, cacher Macy Davis, loin, très très loin. Il ne faut même pas qu’ils se regardent.

« J’me sens pas plus intelligente t’sais. Mais bref, t’as qu’à m’faire le tour de l’aile moldue j’m’y suis jamais perdue. »

Non, on se tait, on ne me demande pas pourquoi j’ai fais ça, pourquoi j’ai dis ça, j’en sais rien. J’me dis que comme ça j’monterais voir William, au pire, j’me faufilerais dans son lit, j’y serais bien, plus calme. Sa tête bouclée est souvent là pour refroidir mon sang chaud et pour m’assagir, m’apaiser. Ça peut être pas mal de me confronter à son silence, à sa discrétion et surtout au fait qu’il me couvre à peu près à toutes occasions pour que je puisse passer du temps peinarde sans qu’un Drewbis ou une Macybis se pose sur mon chemin. Du coup je le suis, bizarrement il est silencieux, ça m’arrange. J’ai le temps de me dire que ouais, mon idée d’aller voir William le sournois c’est plutôt pas mal. On arrive assez rapidement (ou pas mais j’ai rien vu passer) dans un dortoir, dans lequel, bien sur, je peux entrer. Parce que c’est bien connu les femmes sont des victimes et les hommes des connards, du coup, l’entrée chez les mecs est open mais chez les nanas c’est comme dans une putain de tour de princesse. Peut-être qu’eux aussi ils voudraient être peinards sans avoir une cinglée qui leur saute dessus non ? Du type MACY DAVIS.

Je relève la tête alors que Parker m’interpelle. J’pense que le t-shirt qu’il me balance, ça doit être ce qu’il me prête. Euh ok, j’vais pas le vexer, alors d’un geste je défais mon sweat puis mon débardeur Led Zeppelin et je le vois disparaître entre ses mains. Dois-je préciser que je n’ai pas de soutif mais que je m’en fous ? Oui, et c’est fait. Je sais pas ce qu’il est partit faire avec mais tant pis, j’enfile son t-shirt sur mes épaules et bien sur je constate que ma carrure TRÈS féminine correspond de pas loin à la sienne. J’me dis qu’il est temps que je rejoigne mon très cher Serdaigle et je vais donc vers la pièce ou s’est retiré Drew, pour lui dire tchaobie l’ami, j’te rendrais ton t-shirt. Je pousse donc la porte et mes yeux se posent sur l’américain.

« Merci Drew pour le t-sh… MAIS PUTAIN TU FAIS QUOI BORDEL DE DIEU ! »

POURQUOI.
POURQUOI.
POUR-QUOI.

Mes corps se tend dans l’immédiat, je lui arrache le t-shirt des mains et constate alors une énorme tâche blanche là où, précédemment il y avait la tâche de café. Je relève les yeux vers lui, les dents serrées. Ah bah c’est sur que là il est plus tâché…

« IL EST TOUT BLANC ! Bordel mais POURQUOI ? C’était un cadeau de Macy, putain, mais qu’est-ce-que t’as foutu d’ssus ! »
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MessageSujet: Re: YOU came in like a wrecking ball ! — Drew   Mer 1 Juil 2015 - 17:41

Drew faisait ce qu'il pouvait pour rassurer Maxime sur ses intentions, avec toute l'ingénuité et la maladresse du monde. Elle était mignonne, à ses yeux, maladroite et gênée d'être au centre de l'attention. C'est ce qu'il appréciait chez les gens, ce petit côté fragile qu'ils cachaient sans cesse aux yeux des autres. Pourquoi la peur du regard de l'autre était-elle un tel tabou dans ce bas monde ? Pourquoi cette peur tenace de la faiblesse ? Drew était ce que beaucoup auraient aimé être : aussi innocent et fragile qu'un enfant, un esprit sans contraintes. Prêt à passer pour le plus grand des imbéciles si cela pouvait faire du bien aux autres : c'était une des rares choses en ce bas monde dont il n'avait pas du tout peur.

Lorsqu'il proposa de l'accompagner avec toute la sympathie du monde, elle le regarda avec un air de merlan frit. Qu'est-ce qui était bizarre dans sa proposition ? Il ne saisissait pas vraiment d'où venait le souci, innocent qu'il était. Pour lui, c'était normal de proposer ça, et dire qu'avec lui, elle aurait l'air intelligente... c'était des faits, juste des faits. S'il faisait encore plus l'imbécile qu'elle, les gens auraient vite fait d'oublier sa chute malencontreuse. Altruiste comme pas deux le petit moldu.

- … t’insinues que j’suis débile ?

Ce fut au tour de Drew d'entrouvrir la bouche sans trop comprendre.

- Ben nan... loin de là... je dis juste que qu'importent les gamelles que tu peux te prendre, j'aurai toujours une réputation plus grande de débile ou de ce que tu veux dans ce goût-là. C'est pour toi...

Rien de mieux pour l'estime de soi qu'avoir plus con en face, non ? Ou alors il avait manqué une étape. Il se plantait souvent sans son interprétation du monde, mais tout de même, à ce point-là ? Toutefois, elle ne l'envoya pas bouler avec un œil au beurre noir et sembla passer à autre chose.

- J’me sens pas plus intelligente t’sais. Mais bref, t’as qu’à m’faire le tour de l’aile moldue j’m’y suis jamais perdue.
- Ok ! C'est parti alors !

Il avait proposé d'aller dans la salle commune des serpentard, mais l'aile les moldus ça marchait aussi. Il était assez content de lui, au final. Pas la fierté mal placée de ramener une fille dans sa chambre – bon sang, pas ce genre de pensées ! -, juste le plaisir d'être accompagné et de pouvoir être utile à quelque chose. Il en oubliait presque de parler ! En même temps, il connaissait si bien le chemin que la marche dura le temps d'un soupir. Ils entrèrent dans le dortoir. Drew vérifia d'un coup d'oeil qu'il n'y avait personne, pour ne pas importuner ses camarades. Puis il partit fouiller dans sa malle pour en sortir un t-shirt noir, simple, avec un gros « U.S. Route 66 » inscrit dessus. Zéro fierté nationale évidemment. Le reste de ses t-shirts étaient plutôt affublés de petits drapeaux américains ou de références diverses à la pop culture, il était donc plutôt soft dans le genre amoureux de son pays.


Elle ôta son haut sans grande pudeur. Drew, qu'un bout de peau n'impressionnait pas le moins du monde, prit son t-shirt sale et partit en direction de la salle de bain. Un petit coup d'eau et de savon et ça devrait atténuer un peu l'odeur de café qu'elle traînait derrière elle comme un parfum capiteux et lourd. Il alluma l'eau froide et rinça la zone touchée, puis prit le savon pour les mains qui trainaît sur le bord du lavabo. On frotte un peu... l'eau changea légèrement de couleur et Drew aussi. Il jura entre ses dents, jeta le savon à côté de lui et entreprit de rincer en vitesse le vêtement. C'était un savon à la javel ou quoi ? Ce n'était pas du tout supposé décolorer le vêtement ! Soudain, Maxime entra dans la pièce et Drew rentra la tête dans ses épaules, pris en faute.

- Merci Drew pour le t-sh… MAIS PUTAIN TU FAIS QUOI BORDEL DE DIEU !

Elle lui arracha littéralement le t-shirt des mains. Drew la laissa faire et recula d'un pas, peu désireux de se prendre un coup. La boulette monumentale. Elle semblait soudain s'être tendue comme la corde d'un arc et elle risquait d'exploser à tout moment.

- IL EST TOUT BLANC ! Bordel mais POURQUOI ? C’était un cadeau de Macy, putain, mais qu’est-ce-que t’as foutu d’ssus !
- Du savon ! Juste un peu de savon ! s'empressa-t-il de répondre pour sa défense. C'était pas censé changer de couleur comme ça, avec un simple savon ! Manquerait plus qu'il y ait de la javel dans ce qu'on utilise pour se laver...

Il aurait eu les mains brûlées, et de toute façon, il aurait reconnu l'odeur. Le moldu avait trop souvent fait le nettoyage chez lui pour passer à côté d'une odeur si caractéristique.

- Je suis désolé, vraiment désolé. C'était vraiment pas fait exprès. C'est récupérable ? Je suis sûr que c'est récupérable, avec une teinture ou un tour de magie... Je suis vraiment désolé.

Il jeta un regard mécontent au savon. Jamais il n'avait fait ça à un vêtement, et pourtant il s'était planté des dizaines de fois sur la lessive et les programmes de lavage. Et maintenant...

- J'pensais vraiment pas me faire lâcher par un objet du monde sorcier...

Ouais parce que ce savon, il devait venir de la réserve, des stocks de l'école. Donc il avait potentiellement des propriétés magiques et vu qu'il n'y avait pas d'emballage, aucun moyen de savoir qu'il ne fallait pas l'utiliser sur des tissus. Il donna un coup nerveux à ce foutu savon, qui, humide et mousseux, partit voler et s'écraser contre un miroir. La surface se fissura sous l'impact tandis que le nettoyant du diable tombait par terre avec un bruit sec. Drew blanchit d'un seul coup, comme si tout son sang s'était échappé de son corps.

- Sept ans de malheur... C'est le savon du diable...

Il jeta un regard paniqué à Maxime. Eh oui, il s'avériait qu'il avait plus peur d'un petit éclat de miroir signe de malheur que d'une Maxime énervée contre lui. C'était à se demander comment il avait survécu ving-et-un ans dans ce monde.

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MessageSujet: Re: YOU came in like a wrecking ball ! — Drew   Sam 8 Aoû 2015 - 23:37

« Du savon ! Juste un peu de savon ! C'était pas censé changer de couleur comme ça, avec un simple savon ! Manquerait plus qu'il y ait de la javel dans ce qu'on utilise pour se laver...
— Te fous pas de ma gueule ! »

Putain la haine ! Mes muscles sont tendus, j’ai l’impression que mes battements de cœur vont finir par rompre ma boite crânienne tant la pression qui s’abat d’un coup sur mes épaules est impressionnante. Je n’imagine pas la gueule de Macy si elle voit la gueule du-t-shirt qu’elle m’a offert quelques années plus tôt, lors d’un de mes anniversaires. Je serre le tissu entre mes mains, le tend, observe, la colère se faufile dans mes veines comme un serpent sur le sol.

« Je suis désolé, vraiment désolé. C'était vraiment pas fait exprès. C'est récupérable ? Je suis sûr que c'est récupérable, avec une teinture ou un tour de magie... Je suis vraiment désolé.
— Arrête de parler bordel !
— J'pensais vraiment pas me faire lâcher par un objet du monde sorcier...
— Sérieux ?! »

Je lève les mains dans un geste d’exaspération, souffle méchamment, puis repose mon regard sur le t-shirt. C’est comme si toute mon énergie venait à l’instant de me quitter alors que mes bras retombent lourdement le long de mes hanches. Mes poings serrés autour de la tâche blanche, je constate rapidement que les écritures et le logo de Led Zeppelin se sont évanouis et il manque la moitié, noyée dans une grosse tâche blanche aux bords jaunâtres. Exactement comme de la javel.
Mon esprit se recentre sur Drew alors qu’un bruit désagréable m’arrache mes petits tympans sensibles. Mes yeux se plantent dans les siens, il semble paniqué, puis virevoltent jusqu’au « lieu du crime ». Le savon a visiblement atterri dans un miroir et celui-ci, brisé, devient donc le nouveau souci de Drew. Alors qu’un plus gros se trouve en face de lui = moi-même.

« Sept ans de malheur... C'est le savon du diable...
— Tu sais qui va te poursuivre pendant tes sept ans de malheur Drew ? »

Mon poing serré autour du tissu se redresse pour lui montrer l’objet autour duquel s’articulent toutes mes pensées. J’en ai rien à cirer de son putain de miroir moi.

« Sept ans ça peut être long si j’suis derrière ton cul alors tu te démerdes, mais si tu veux pas finir en pâtée pour clebs tu m’arranges ça vite fait bien fait avant dimanche. Tu te trouves des potes sorciers, j’en ai rien à foutre. »

Je lui balance le t-shirt avant d’exploser parce que le débat relancé me donne l’impression de chauffer à vitesse grand V. Je pose un doigt tendu sur celui qu’il m’a filé.

« Tu m’en veux pas si j’garde ça ? »

Un pas en avant, je redresse mes épaules, mes yeux devenus sombres se braquent dans les siens.

« Dimanche. Sinon j’t’écrase. »

Je hausse les sourcils d’un air entendu puis fais volte-face et me casse sans demander mon reste. Les poings et les dents serrées, je dégage de l’aile des moldus avec l’idée en tête de me foutre sur les toits ou quelque chose du genre. Suffirait qu’un troisième énergumène du type Parker/Davis se pointe et je me jette du haut du château, sérieux.

— FIN POUR MOI —

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