AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 I guess I need to smell like Bob Marley ▬ William

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 7710
Date d'inscription : 30/03/2010
Crédits : Avatar JunkieMouse & Gifs by Tumblr.
Double Compte : Enzo ▬ Isma ▬ Jeremiah ( parti ) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3331-gangsta-s-paradize-cameron
MessageSujet: I guess I need to smell like Bob Marley ▬ William   Sam 14 Fév 2015 - 23:37

Samedi 3 Janvier 2015 – Dans la soirée
I guess I need to smell like Bob Marley



William & Cameron

Demain ça fera une semaine, et toujours aucune nouvelle, aucune trace, aucune piste. Juste ces putains d’images qui tournent en boucle dans ma tête, des impressions, des ressentis, et un incroyable sentiment d’impuissance qui me ronge des pieds à la tête chaque jour un peu plus. Rester enfermé ici et devoir faire comme si tout allait bien, comme si la vie était normale, aller en cours, manger, dormir, voir du monde, etc … J’y arrive pas. J’y arrive pas bordel ! J’ai pas tiré un trait sur une famille pour en perdre un morceau d’une autre, pour voir mon p’tit frère s’effondrer encore une fois parce que … parce que … Si au moins on savait pourquoi ? Je me sens nerveux comme je ne l’ai pas été depuis un long moment, et ces envie de coller mon poing dans la gueule du premier qui passe, simplement parce qu’il a sourit ou qu’il braille qu’il a hâte d’être à demain parce que c’est le premier match de Quidditch de l’année, ça ne me ressemble pas. Je déteste ça, je déteste cet état, et je me déteste de perdre le contrôle de cette manière …

« Vous pouvez vraiment rien faire ? »

… Surtout face à une personne comme Ismaelle qui serait prête à remuer ciel et terre pour aider n’importe qui. D’autant plus en étant aussi émotionnellement impliquée dans cette histoire parce que je sais très bien qu’au moins un des deux frères compte beaucoup pour elle, qu’elle y est très attachée. Clairement, elle n’a pas besoin de ça, pas en ce moment, pas comme ça, pas venant de moi, pas … du tout.

« Ça va faire une semaine, on n’a rien, pas une piste, pas la moindre idée d’où il est ! »
« Cameron … »

Pourtant c’est plus fort que moi, je suis là à tourner devant elle comme un lion en cage, incapable de m’arrêter, incapable de mettre le frein et de contrôler toute cette agitation interne, toutes ces émotions qui me bouffent depuis des jours.

« Je sais Isma, je sais. Vous faites ce que vous pouvez mais ça me rend dingue de me dire qu’il peut être n’importe où et avec n’importe qui. Et ça me rend d’autant plus dingue de voir Kyle dans cet état sans rien pouvoir faire pour le rassurer ou juste le réconforter. »

Il n’y a rien de pire, et là je me rends compte à quel point j’ai du pourrir la vie de mes frangins en disparaissant du jour au lendemain il y a … peu importe, un certain temps. Bien sur ça n’était pas volontaire tout comme Enzo, et même Derek, n’ont pas demandé à se faire embarquer comme ça mais … Mais l’inquiétude rend fou, elle fait envisager les pires des scenarii et on en arrive à ressentir de la colère pour ceux qui ne sont plus là. Ça fait chier, ça fait mal, et ça me tue de voir mon p’tit frère dans cet état. J’aimerai lui dire que tout va s’arranger, comme toujours, mais je n’en ai pas la moindre certitude et pas une seule seconde je ne veux lui mentir ou lui donner de faux espoirs. J’ai envie de lui dire qu’on va le retrouver, ou qu’il reviendra par lui-même, qu’il va bien mais que pour l’instant il ne peut simplement pas nous le faire savoir sauf qu’à côté de ça je l’imagine déjà entrain de souffrir dans une cave sombre et humide, ou pire, mort. T’as pas intérêt de nous faire ça sale gosse, j’te jure que t’as pas intérêt à nous lâcher. J’veux te voir débarquer avec ta gueule de p’tit merdeux dès que tu pourras, et en un seul morceau. J’en sais rien moi, attends la Pleine Lune et fais toi la mal, t’es un p’tit malin, t’y arrivera. Et tant qu’à faire ramène ton frangin avec toi, si vous êtes ensemble, et si c’est pas le cas alors on tachera de le retrouver. C’est la famille, c’est important.

« Si au moins on était sur qu’il est avec son frère, ça serait déjà ça. »

Soupir. Un instant je me calme, presque absent, perdu dans mes pensées, en pleine réflexion je crois mais ce genre de moment ne dure jamais très longtemps. Prise de conscience, malgré tout.

« Excuse moi, j’suis désolé, j’devrais pas te parler comme ça. Je sais que vous faites surement tout ce que vous pouvez, c’est juste que … »

Encore un soupir, et ma main se fraie un chemin tremblant dans mes cheveux avant de les agripper.

« Je supporte pas ce sentiment d’impuissance. »

~*~

Cet interlude a eu lieu dans l'après midi mais il n'a pas duré plus longtemps. C'est sans un mot de plus que j'ai quitté Ismaelle, incapable de rester, incapable de rajouter quoi que ce soit, noyé entre dépit et aigreur. Je ne suis pas retourné voir Kyle, pas dans cet état parce qu'il n'a clairement pas besoin des états d'âmes des autres en plus de siens mais il est clair qu'il est la personne avec qui je passe le plus de temps depuis quelques jours. J'essaie de ne pas mettre les autres de côté, surtout les filles, mais c'est réellement difficile pour moi d'être avec d'autres personnes. Je n'aime pas ne pas l'avoir sous les yeux, et je sens bien qu'il est le seul avec qui j'arriverai encore à faire diversion. Ne pas craquer devant lui, ne pas perdre les pédales, j'y arrive sans problème parce qu'il le faut mais avec les autres c'est tout autre chose. J'essaie aussi de ne pas laisser tomber Dimitri, ni même le Prof de Self-Defense quand il a besoin de moi mais c'est réellement difficile. C'est d'ailleurs pour ça qu'après même pas une heure passée en compagnie de Megan juste après le diner je me lève et prend la décision de prendre le large.

« J’suis désolé, j’vais être de mauvaise compagnie, j’préfère m’isoler un peu et pas t’infliger ça. »

Je sais qu'elle ne m'en tiendra pas rigueur, de même qu'Emily, mais je déteste les traiter de cette manière et les tenir à l'écart comme je le fais seulement voilà, je sais pertinemment que ça sera pire que mieux si je reste.

« A plus tard. »

Vague sourire, baiser furtif, mains dans les poches et la tête rentrée dans les épaules je m'éloigne sans me retourner une seule fois, sans aucun but distinct. J'ignore totalement comment j'ai atterri là où je suis actuellement et d'ailleurs je ne sais pas à quel étage je me trouve tout simplement parce que je n'ai pas fait attention. J'ai avancé droit devant moi, monté des marches, je suis passé devant des portes et … c'est tout. Ça n'a de toute façon pas la moindre importance. Les coudes posés sur un rebord de fenêtre je regarde l'extérieur sans le voir. De toute façon il fait nuit et mes yeux scotchent complètement sur les vitraux sans pourtant les voir. J'ai l'air calme, à l'intérieur je bouillonne pourtant et je sens bien que ça monte en puissance à mesure que les minutes s'écoulent. Le coup de grâce ? Un miaulement, là, à mes pieds. Quand je penche la tête attiré par cette présence mon sang se glace dès que je croise le regard de ce chat. Des yeux bleus, un pelage blanc immaculé et un petit nez rose, le pelage épais et la queue en panache. Des centaines de fois je l'ai croisé mais c'est comme si je la voyais clairement pour la première fois, et surtout comme si je pouvais lire des choses trop humaines dans son regard, des questions, des émotions … J'en sais rien où il est ton maitre ...

« Putain ! Fais chier, merde ! »

Réaction violente et impulsive, non je n'ai pas fait de mal à Lune mais mon exclamation et surtout mon poing qui a atterri droit dans une porte en bois juste à côté de moi l'ont fait fuir. En attendant je me suis fait mal, et ça m'énerve encore plus. Dans trois secondes c'est mon pied qui part y ajouter sa signature , et sur ce, bonne année.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1150
Date d'inscription : 14/01/2015
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Charleen & Mateo & Ora & Dimitri & James & Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3081-william-liam-c-jackson
MessageSujet: Re: I guess I need to smell like Bob Marley ▬ William   Mer 18 Fév 2015 - 22:57


I guess I need to smell like Bob Marley
Cameron & Will


Samedi 3.01 – Début de soirée

- Mais allez bordel, c'est juste un tour de magie !
- Non c'est bon Will, j'te crois pas avec tes conneries.

Elle est dure à convaincre, vraiment dure mais j'vais pas lâcher prise comme ça. Je suis têtue comme une tête de nœud et j'vous assure que mon tour de magie, j'vais réussir à le lui montrer, même si pour le moment je n'en suis qu'au stade un : Une bouteille en plastique pleine d'eau, posé sur un gallion.
Je fixe Maxime de mon air sérieux, mes yeux bleus clairs rencontrant les siens qui sont tout aussi limpides que les miens.

- Oh, donc tu m'fais pas confiance ? J'te dis que j'fais rentrer ce gallion dans cette bouteille, sans ma baguette.
- Allez Maxime! Il fait des trucs trop cool Will, tu vas voir ! Même moi il me l'a fait !

Ce qui est terriblement faux mais on s'en tape. Je reste là, les mains dans les poches, attendant que la grande brune mal aimable se décide. Il y a même Mateo, le latin, qui est là. Plutôt belle gueule que j'aurai bien convertie s'il n'était pas catégorique sur le fait que jamais il n'ira mangé de la glace. D'ailleurs, il a l'air de s'amuser de la situation.

- Jefferson... t'es quand même pas une poule mouillée, si ?
- Tu m'casses les couilles, tu m'emmerdes avec tes conneries.

Elle désigne la bouteille d'eau d'un signe de tête, le visage fermé et faussement agacée.

- Vas-y fais le ton tour qu'on en finisse.

J'esquisse un léger sourire comme à un gamin a qui on a laissé la chance de sa vie pour faire ses preuves. En réalité, je sais qu'elle s'amuse. Nous sommes tous les trois entrain de faire notre deuil, en silence. Maxime m'a raconté que Macy pleurait encore la nuit … Par chance, elles sont dans la même maison et même dortoir. Au moins, elle n'est pas seule et Joan et Cherry peuvent dormir ensemble lorsque les cauchemars se font trop intenses et trop mortuaires. Quoi qu'il en soit, nous en sommes là : A essayer de se détendre, passer à autre chose, à faire comme si tout était normal même si cette école s'est faite attaquée et que notre pote n'était plus là. C'est ce qu'il aurait voulu... Qu'on avance mais ensemble. Comme avant.

- Alors, d'abord regarde dans la bouteille pour vérifier que le gallion n'est pas à l'intérieur.
- Non mais ça j'le sais.
- Oui, mais il faut que tu vérifie quand même ! Fais pas ta tête de nœud et joue le jeu...

Elle soupire et finit par regarder dans la bouteille d'eau, non sans une hésitation où elle me jette un regard mauvais. Je lève les mains et les places derrière mon dos, l'air serein. Coup d'oeil, elle se redresse et me regarde.

- Et maintenant ?
- Attends, écarte toi.

Je me place de côté pour qu'elle puisse voir que je ne triche pas. Je pousse un long soupire, ferme les yeux et place mes deux mains au dessus de la bouteille en murmurant quelques mots pour moi même. Gros silence, je me concentre s'il vous plaît. J'attends quelques secondes avant d'ouvrir les yeux et de regarder à l'intérieur de la bouteille.

- AH ! Tu vois j'te l'avais dis que ça marcherait bordel ! Regarde !

J'ai l'air heureux et tellement fier de moi avec mon grand sourire satisfait. Je m'écarte d'un pas pour laisser Maxime regarder et je peux voir dans son regard qu'elle paraît surprise de ma propre satisfaction personnelle. Elle se baisse, ouvre un œil dans goulot de la bouteille et fronce un sourcil :

- Mais il est pas...

Une seule seconde suffit pour appuyer avec force sur la bouteille en plastique et ainsi faire gicler l'eau hors du récipient et droit sur la gueule de Maxime qui est désormais humide et dégoulinante d'eau.  Mateo hurle de rire, Macy en fait de même... jusqu'à ce que...

- WILLIAM J'VAIS TE DÉFONCER !!!!

Je suis déjà entrain de courir hors de la pièce, hilare, le cœur tambourinant comme un malade au creux de ma poitrine alors que je l'entends prendre ma suite après s'être débattue avec la porte que j'avais claqué derrière moi. Croyez moi, si je tiens à ma vie, j'ai intérêt de faire vite et de trouver tout de suite une issue de secours avant qu'elle ne m'attrape par le col pour me détruire le visage. Mais c'est franchement compliqué de taper un sprint avec une semi-crise de fou rire. Bordel... quand je repense à sa tête. Non n'y pense pas, tu perds de la vitesse vieux !

- Mais c'était une blague !!
- SI J'T'ATTRAPE J'TE TUE T'ENTENDS ? J'TE DÉMEMBRE !!

Et je continue de sprinter avec difficulté parce que de 1) j'suis pas sportif et même si j'suis bien foutue j'ai pas pour autant un corps d’athlète et de 2) Fumer tue et surtout, assèche tes poumons. Donc, je commence déjà à être rouge écarlate parce que j'ai perdu l'habitude de fuir les flics après une connerie. Et je m'essouffle sérieusement après plusieurs bons mètres de courses alors que je l'entends qui se rapproche. Merde, j'vais mourir, c'est sûr. Mais Spencer, j'espère que t'as vu ça parce que j'suis sûr que si c'est le cas, t'es encore entrain de te tordre de rire.

Je bouscule quelques personnes qui se demandent pourquoi deux crétins comme nous se font une petite course poursuite en plein couloirs, je dévale l'escalier qui mène au cinquième étage je crois et lorsque je passe un regard par dessus mon épaule...

Merde.

Elle a bouffé de la licorne ou quoi. Je finis par bifurquer dans un couloir et entre dans la première salle que je trouve en claquant la porte derrière moi. Un tour de baguette suffit pour la sceller pour ne pas qu'elle réussisse à rentrer si jamais l'idée lui prends. Je souffle comme un bœuf, mon front sur le bois de la porte, les jambes tremblantes. Elles sont en feu et je n'aurais pas pu tenir plus longtemps dans une course pareille. J'ai l'impression qu'elle court bien plus vite qu'avant et surtout, plus longtemps. Je me retourne pour m'adosser et là …

- Oops...

Une nana entrain de se rhabiller et un mec, remettant son pantalon. Tous les deux sont rouges vifs aux gestes fébriles. On dirait que je viens d'interrompre une procréation. Amen.
J'agite les mains, un sourire aux lèvres.

- Oh, vous dérangez pas pour moi hein ! J'ferais comme si j'étais aveugle, promis.
- WILLIAM ! SORS DE TA CACHETTE ESPECE DE TAPETTE !!
- Chut.

Je leur intime de se taire, un doigts sur mes lèvres, entendant Maxime faire les cents pas dans le couloirs, claquant plusieurs portes avant de lâcher un juron digne d'une véritable charretière qui ferait rougir même les plus impolis. Je reprends mon souffle doucement, les deux mains sur mes genoux en attendant quelques minutes alors que les deux tourtereaux face à moi finissent de se rhabiller en silence, toujours gênés au possible. Je n'y prête même plus attention et finit par débloquer la porte une fois certain de ne plus entendre la folle furieuse.

- Vous pouvez pas regarder si une grande brune, serial killer avec des yeux bleus transparents est encore entrain de me chercher ?

Je cède ma place au grand garçon qui passe sa tête dans les couloirs, grande téméraire qu'il est. Avec un jolie fessier, soit dit en passant.

- No... Non, elle est pas là.
- Merci !

Et je les regarde partir avant de fermer la porte, restant seul un instant dans la pièce me laissant tomber sur le sol, adosser contre le bois. Mon souffle revient à la normal au même rythme que mon cœur qui a bien failli exploser. Bon sang, j'me souvenais pas qu'elle courrait aussi vite. Et quand je repense à cette stupide blague... Je me surprend à rire tout seul de ma connerie. Ca, j'l'emporterais pas au paradis je le sais. Je m'attends à un retour de flamme qui sera sûrement dix fois pire que ce que j'ai fais. Mais tant pis, c'est le jeu. Et puis, rien ne me ferais plus plaisir que de les revoir sourires toutes les deux, même si je dois y laisser ma dignité.

Je sors de la poche de mon jean un joint fait avec une pochon d'herbe que Macy portait sur elle durant l'attaque. Et heureusement, parce que j'ai pas encore trouvé avec qui et comment je pourrais me procurer ce qu'il faut. Il faut que je prenne le temps de prendre contacte avec quelques amis à nous pour voir comment on peut se démerder. Je profites de ce moment de plénitude pour me l'allumer et tirer une petite latte, tranquillement. J'ai encore une pensée pour Spencer et même si notre petit jeu de tout à l'heure qui m'a sûrement coûté la vie nous a fait le plus grand bien, je sais que nous en étions pas encore au stade de l'acceptation. Non. Pour le moment, nous subissons son absence plus que nous l'acceptons. Je fais encore des cauchemars le concernant et le manque est toujours accrue. Je profites du silence pour me remémorer deux ou trois souvenirs entre bons vieux copains. Mais aussi, quelques uns avec Jude. La vérité me rattrape, la réalité aussi et je n'aime pas ces moments où je sens que je perds pieds et où je dois faire face au vide que tout cela à provoquer chez nous. Mais surtout, je déteste sentir ce sentiment d'impuissance profonde où nous n'avons pas le choix que de vivre avec.

Les cours ont reprit depuis une semaine et je dois avoué qu'ils aident un peu à faire face et puis, nous ne sommes pas les seuls à plaindre. Poudlard et ses deux ans d'occupation venait de revivre un cauchemar éveillé avec le retour de ces enfoirés de merde. J'me demande comment tout ça va terminé...

« Putain ! Fais chier, merde ! »

Je sursaute une première fois, puis une deuxième lorsqu'un léger coup fait vibrer la porte. Je tourne la tête vers celle-ci, le joint à peine entamé entre mes doigts avant de sursauter pour la troisième fois lorsque quelques secondes après, la bois s'ébranle pour de bon. J'sais pas ce qu'il se passe mais faut croire qu'un mec à trouver son punching-ball de la journée. Je me relève, les jambes endoloris par ma course de tout à l'heure – d'ailleurs Maxime doit déjà avoir lancé un avis de recherche sur ma gueule avec une récompense à la clé – puis ouvre la porte.

- PUTAIN MEC !

J'esquive de justesse un coup de pied balancé de bon cœur qui aurait pu atterrir droit dans ma virilité si je n'avais pas eu le réflexe de sauter sur le côté, lâchant la porte par la même occasion.  Il frappe dans le vide, perd un peu l'équilibre et se reprend. Je fais face à un grand brun, inconnu au bataillon mais à en croire ses traits, il a l'air d'être tout sauf de bonne humeur. Mes yeux se portent automatiquement sur sa main dont les phalanges sont écorchées et légèrement ensanglantées.

- Un réflexe en moins et je perdais un sachet remplit de p'tits William.

Je regarde mon entre-jambe et son pieds qui doit au moins être un bon 44, si ça n'est pas plus et lui fait comprendre avec un petit pincement de lèvre que vraiment, j'l'ai échappé belle. Je porte mon joint entre mes lèvres avant de glisser mes mains dans les poches.
Je me dirige vers la grande table non loin de nous où les deux tourtereaux de tout à l'heure étaient prêt à jouer au docteur, avant de m'y asseoir, face à lui. Je tire une latte avant de prendre le joint entre mes doigts et de le lui tendre, comme si toute personne censée dans cet univers, fumait de l'herbe.

- T'en veux ?

Je désigne d'un geste de la tête sa main abîmée, d'un air tranquille alors qu'une poignée de minutes plus tôt j'étais prêt à chialer dans mon coin la mort de notre meilleur pote.

- J'suis pas médecin mais j'suis sûr que ça pourrait t'aider à faire passer la douleur le temps que tu ailles te faire arranger ça.

Sauf s'il préfère y aller tout de suite, ça ne tient qu'à lui mais il serait dommage de louper une occasion naturelle de se détendre un peu sur une table qui a été élue lieu de procréation.

- Qu'est-ce qu'elle t'a fait cette porte pour que tu lui en veuille autant ? Ceci dit, j'comprends... Elles peuvent être terriblement casse-couille parfois.

Un ton ni moqueur, ni agressif, ni ironique. Juste une petite pointe d'humour mélangé à un naturel pour tenter d'apaiser ce mec en face de moi qui n'est qu'un amas de nerfs. Il suffit de le regarder pour comprendre à quel point il est crispé et tendu... Autant je peux jouer le malin, autant cette fois je n'en ai pas envie. Encore moins avec les temps qui court. Surtout que je ne connais rien de ce type. Ça n'est de toute manière pas mon genre.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7710
Date d'inscription : 30/03/2010
Crédits : Avatar JunkieMouse & Gifs by Tumblr.
Double Compte : Enzo ▬ Isma ▬ Jeremiah ( parti ) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3331-gangsta-s-paradize-cameron
MessageSujet: Re: I guess I need to smell like Bob Marley ▬ William   Mar 24 Fév 2015 - 19:52

Exprimer sa frustration quand on est dans un état tel que le mien c'est une chose, une bonne chose même si c'est fait d'une manière sinon constructive au moins efficace … Mais manquer d'envoyer la porte dans la tête d'un inconnu parce qu'on n'a rien de trouver de mieux que de se défouler sur la dite porte et que lui n'a rien trouvé de mieux que de l'ouvrir à ce moment là … c'en est une autre et c'est exactement ce qu'il vient de se passer.

« PUTAIN MEC ! »

Voilà le tableau : J'ai failli me rétamer méchamment la gueule par manque d'appuis et surtout envoyer mon pied droit dans ce type qui n'a absolument rien demandé, dans une partie qu'on cherche en général à préserver en tant que membre de l'espèce masculine … Donc j'ai fait quelques mètres pour retrouver mon équilibre, sans me casser la gueule ce qui tient du miracle vu la conviction que j'y mettais, et dans tout ça j'ai eu le temps de maudire cet être vivant d'avoir ouvert cette porte juste au moment où j'allais cogner dedans mais j'en reste impressionné par ses réflexes. Sincèrement, ça ne s'est joué à pas grand chose … Je finis par me retourner et lui faire face, lui donner probablement pleine vue sur un visage aux traits tirés par tout un tas d'émotions mais il semble rester de marbre. Hum, soit, tant mieux si au moins l'un de nous deux garde son calme dans cette pièce et quand je vois ses yeux descendre vers mes mains je suis son regard pour contempler moi aussi l'étendue des dégâts. Mon pauvre Cameron, t'as vu l'état dans lequel tu te mets ? C'est pourtant pas ton genre.

« Un réflexe en moins et je perdais un sachet remplit de p'tits William. »
« Loin de moi l'idée de risquer ta descendance, c'était pas prévu au programme ... »

Mâchoires serrées, certes, mais le ton n'est étrangement pas agressif. Voilà une chose que je sais encore faire apparemment : La part des choses. Ce type n'y est pour rien, il n'a pas à subir ma mauvaise humeur. Est ce que je me sens désolé pour lui cependant ? Je dois dire que pour l'instant, non ça n'est pas le cas. Je suis encore trop coincé par l'adrénaline pour avoir ce genre de considération et je reprends lentement mais surement mon souffle tout en analysant mon environnement, dont il fait parti soit dit en passant. Nonchalant, un regard aussi bleu que le mien, même couleur de cheveux, et un joins dans la main … Maman, tu ne m'avais pas dit que j'avais un frère jumeau. Non sérieusement hormis ces trucs bateaux on ne se ressemble pas du tout physiquement mais on s'en tape, c'est clairement pas le sujet. D'ailleurs c'est quoi le sujet ? Est ce qu'il y en a un, seulement ?
Il bouge, je l'observe quelques secondes avant de finalement fermer les yeux et porter mes mains à mon visage tout en poussant un profond soupir. Tout retombe, j'ai soudain très envie d'aller me poser quelque part et de dormir. Au moins quand on dort on ne pense pas et j'ai rarement été sujet aux cauchemars.

« T'en veux ? »

Mes bras retombent le long de mon corps, je me tourne vers lui et constate qu'il me tend son bien. J'hésite, sans trop savoir pourquoi alors que cette douce et familière odeur me taquine les narines depuis que j'ai mis un pied dans cette pièce. Geste de la tête de sa part, encore une fois je suis son regard pour tomber sur mes mains ...

« J'suis pas médecin mais j'suis sûr que ça pourrait t'aider à faire passer la douleur le temps que tu ailles te faire arranger ça. »

Et je suis là, comme un con, entrain de regarder mes jointures de poings tout en secouant la tête. Le ridicule ne tue pas il paraît et certes ça m'a fait du bien de frapper mais j'aurai peut être pu trouver d'autres surfaces un peu moins dures … Je ne suis pas de nature impulsive en temps normal, il faut croire que j'encaisse trop de choses en trop peu de temps peut être. J'en ai vu des vertes et des pas mures dans ma vie, y compris entre ses murs, mais cette fois la ou les situations me touchent personnellement et surtout touchent mes proches alors oui, évidemment, ça change toute la donne et ça me fait vraisemblablement perdre les pédales.

« Qu'est-ce qu'elle t'a fait cette porte pour que tu lui en veuille autant ? Ceci dit, j'comprends... Elles peuvent être terriblement casse-couille parfois. »

J'écrase un rire et redresse la tête une nouvelle fois vers lui avant d'esquisser un sourire réellement amusé, comme quoi tout est possible.

« Tu l'as dit, elle a été super casse-couille, en plus d'être là au mauvais endroit et au mauvais moment. J'suis un peu ... contrarié, on va dire ça comme ça. »

Tu m'en diras tant ... Et sans réfléchir plus que ça, désormais un peu las, je vais me poser à côté de lui sur la table.

« J'me dis que c'est toujours mieux que de cogner dans quelqu'un … même si concernant certains ça ne me poserait aucun problème en y réfléchissant bien. »

White, Roberts, les Tveit, tous ces connards aux capacités mentales limitées, mais ils sont loin d'être les seuls. J'aimerai aussi avoir en face de moi le type qui nous a enlevé notre Loup, et sans trop savoir pourquoi j'ai une pensée pour mon père … Ça n'a pas de sens, qu'est ce que tu viens foutre là toi ? Alors je secoue la tête pour chasser tout ça de ma tête et désigne le joins d'un signe de tête.

« J'veux bien, merci. »

Il me le tends, je l'attrape et tire une profonde latte dessus tout en fermant les yeux et en levant la tête vers le plafond comme si ça pouvait me faire apprécier encore plus le truc. Ce moment me semble durer une éternité même si je sais très bien qu'il ne s'agit que de secondes.

« Ah putain. »

Ceci mesdames et messieurs est un cri du cœur, et petit à petit je reviens sur terre. J'ouvre les yeux à nouveau et rabaisse ma tête lentement avant de renifler plus par réflexe qu'autre chose. L'instant d'après je lui rends son bédo et me frotte les yeux une nouvelle fois.

« Désolé d'avoir manqué de te fracasser la face avec cette porte … Enfin la face … »

On se regarde et on se marre tous les deux un bref instant, pas besoin de mots, on a tous les deux très bien compris. L'atmosphère se détend, la mienne en tout cas parce que je n'ai pas eu le sentiment de le sentir sur les nerfs depuis le début de cette rencontre à vrai dire. Et ça ne fait pas de tort, de se détendre je veux dire.

« Tu t'appelles ? J'ai pas le souvenir de t'avoir déjà croisé ici avant. Moi c'est Cameron mais tu peux m'appeler Demolition Man si tu veux. D'ailleurs si t'as besoin de rénover une baraque c'est pas la peine d'appeler Ty et ses Maçons du Cœur, j'suis à ta disposition. »

D'ailleurs Ty, on t'attend toujours dans notre quartier … Enfin … ça n'est plus le mien maintenant mais … J'me comprends et c'est juste pas le moment de se faire du mal là, Cam. T'as fait un choix, le bon, alors continue de vivre avec et arrête de faire dans le sarcasme pour une fois.

« Elle est vachement bonne, elle vient d'où ? »

Non je ne capte pas encore les évidences, désolé, mon cerveau n'est pas à son maximum là. Accent familier, Salem, etc ... Non, ça ne m'effleure pas l'esprit pour l'instant. Revenez plus tard, le temps que ça se remette en place là haut.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1150
Date d'inscription : 14/01/2015
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Charleen & Mateo & Ora & Dimitri & James & Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3081-william-liam-c-jackson
MessageSujet: Re: I guess I need to smell like Bob Marley ▬ William   Lun 2 Mar 2015 - 10:08

« Tu l'as dit, elle a été super casse-couille, en plus d'être là au mauvais endroit et au mauvais moment. J'suis un peu ... contrarié, on va dire ça comme ça.
- Forcément, ça aide pas. Toutes les mêmes hein. »

C’est qu’il a l’air effectivement perturbé le garçon. A voir comment il regarde les jointures de ses mains, c’est à croire qu’il se demande lui-même comment il a pu en arriver là. Et surtout, pourquoi il s’est laissé aller de la sorte. C’est pas comme si s’était tous les jours que des gens venaient se défouler sur un mur et/ou une porte. Non généralement, tu l’fais à la Maxime. C’est-à-dire que tu te trouves une cible bien relou qui sera le prétexte génialissime pour expulser ta frustration et ta contrariété. Ou alors, tu fais comme les gens normaux : tu tapes dans un sac. Ou dans les portes, ok. Les seules fois où je me suis retrouvé dans son cas, c’est lorsque Jude est décédé. Généralement, je garde la tête froide et un calme plutôt serein afin de prendre le problème de la meilleure manière qui soit. Et Mr Ryans, je vous interdis de me faire une petite allusion avec le mot « Prendre », nous ne nous connaissons pas encore, voyons !

Je le laisse venir s’installer à côté de moi, lui cédant une petite place en me décalant d’un coup de fesses.

« J'me dis que c'est toujours mieux que de cogner dans quelqu'un … même si concernant certains ça ne me poserait aucun problème en y réfléchissant bien.
- Parait que la violence, ne résout rien. Mais on peut pas s’mentir, ça fait quand même un putain de bien de cogner une tête de lard.»

Je réfléchis et j’me dis qu’à moi aussi, ça ne me dérangerais pas d’en cogner certains, en particulier ceux qui m’ont enlevé Jude. Ce ne me le ramènera pas mais comme je l’ai dit… Ça soulage. Et comme pour accompagner mes mots, je fais une nouvelle tentative de proposition du calumet de la détente.

« J'veux bien, merci. »

Ça se refuse jamais ce genre de truc dans un état de contrariété et de stress. Je le regarde tirer sur le joint, s’en imprégner et lâcher un soupire d’extase avec un « Ah putain. » venant droit du cœur ! On pouvait pas être plus sincère qu’il venait de l’être. Il semble profiter et je fais pareil, les yeux fermés, légèrement penché en arrière et appuyé sur mes mains. C’est une chance que Macy avait deux sachets dans sa poche lors de l’attaque sinon on se serait trouvé sans rien ici. Et c’est pas Maxime qui allait nous fournir puisqu’elle savait même pas ou chercher, si ce n’est que de gratter à droite à gauche auprès de ceux qui veulent bien partager. Nous ne sommes pas des accros mais faut que de temps en temps…

J’ouvre un œil lorsqu’il me tend de nouveau le joint et je me redresse avant de le porter une nouvelle fois à ma bouche. Douuuuce saveur.

« Désolé d'avoir manqué de te fracasser la face avec cette porte … Enfin la face … »

J’arque un sourcil, regarde mon entre jambes … Ce mec serait-il en train d’insinuer que j’ressemble à une tête de gland ? Quelques secondes de flottement, un sourire naissant et nous sommes là à rigoler comme deux cons. Je dirais même qu’il a l’air carrément moins nerveux que tout à l’heure. Et moi bah… comme d’habitude, j’suis pas nerveux. Je le suis rarement en réalité mais j’aurai pu lui cracher dessus comme un putois en l’insultant de malade mentale d’avoir voulu réduire ma descendance en bouillit. Mais j’suis pas ce genre de mec… Je prends généralement tout à la cool. Tranquillement. Pas la peine de s’énerver, en plus fallait voir sa tête décomposée.

« Tu t'appelles ? J'ai pas le souvenir de t'avoir déjà croisé ici avant. Moi c'est Cameron mais tu peux m'appeler Demolition Man si tu veux. D'ailleurs si t'as besoin de rénover une baraque c'est pas la peine d'appeler Ty et ses Maçons du Cœur, j'suis à ta disposition. »

Cette fois, éclat de rire de ma part. J’allais me dire que finalement, les « British » étaient pas si coincés que ça niveau humour jusqu’à ce que mon esprit analytique capte un petit détail. L’accent qu’il emprunte. Bordel, me dit pas que toi aussi t’es un Drew qui sort de chez nous ? Bon, il a l’air beaucoup moins fan des paillettes mais c’est qu’un détail.

- Vu que tu as considéré ceci comme ma face – je pointe du doigt mon entre-jambe – j’allais te dire « Bonjour, j’me présente, Tête de Gland. Mais ça ferait désordre si j’me nommais comme tel face au corps enseignant.

Grand sourire de ma part et je tire une nouvelle latte sur le joint avant de le lui tendre, expulsant doucement la fumée, le cerveau incroyablement détendu. Pas étonnant que je sois si… tranquille.

« Elle est vachement bonne, elle vient d'où ?
- De là où ta propre équipe de maçon va devoir rappliquer avec ses gros bras si on veut retrouver un jour notre école ! Et croyez-moi les gars, vous avez un paquet de boulot qui vous attend. Des murs défoncés, des portes éclatées et j’parles même pas des vitraux qu’il faudra remplacer mec. Un vrai bordel…

Je dis tout cela sur le ton de la légèreté même si les faits sont en réalité une véritable catastrophe. Mais j’aurai du mal à en parler si je devais emprunter une mine défaite, les yeux larmoyants et la voix tremblante. Faut pas croire, j’suis encore marqué parce que nous avons vécu, affronté et perdu … mais ça n’est pas ma manière d’appréhender les choses. Et je le dois au moins pour Spencer, ce petit sourire en coin parce que cet abruti m’aurait déjà collé une claque derrière la tête si j’osais verser une énième larme. J’ai encore du mal à croire qu’il reviendra jamais.

- Et c’est William. Mais Will, ça ira très bien… Je lui tends la main, toujours souriant et sûrement les yeux un peu défoncés. Mais ceci n’est qu’un détail. Enchanté Demolition Man. Ca fait surnom de Super Héros. Bientôt on fera une série à ton image. Mais t’inquiète, j’serais le réal’, tu risques rien niveau costume… Promis, pas de slip rouge et pas de collants bleus.

Je crois que c’est ce qui s’appelle être défoncé. Mais ça fait du bien de discuter avec un mec comme lui, qui malgré sa contrariété, n’a pas l’air de se prendre la tête. Et ça fait du bien de fréquenter un mâle ! Non Vargas, t’inquiète je n’insulte pas ta virilité et j’te trouve sympa en plus, c’est juste que j’aime bien aussi faire d’autres connaissances. Sois pas jaloux, grand fou !

- En plus t’as un accent que j’connais et qui est de chez nous, j’me trompe ? Demolition Man serait-il en plus de ça, un de mes compatriotes ? Dis-moi que t’es de L.A et peut-être que je t’épouse !

Tout ça sur le ton de l’humour sans me défaire de ce sourire béat. Le joint y est pour beaucoup mais même en temps normal, je suis comme ça. Remarque, j’ai été à bonne école…Mais j’me dis que quand même, les Ricains pullulent dans cette école, surtout qu’il semble être de Poudlard. J’me demande pourquoi il était pas à Salem… bref, j’lui demanderais plus tard. Pour le moment, une nouvelle latte, nouveau partage.

Je reprends le joint et le regarde d’un air penseur :

- Profites en, parce que j’en ai presque plus… C’est la crise, cette denrée se fait rare.

Nouvelle latte et je m’en délecte avant de ne plus en avoir. Rah, ça me manquera bordel. Peut-être que je trouverais un système pour m’en procurer dans cette école. Je suis sûr que certains sont aussi malins que moi et qu’ils réussissent à se fournir tranquillement. Ca fait tâche pour une école comme Poudlard… mais les temps sont durs. Laissez-nous décompresser à notre manière !

- Alors cette contrariété ? Elle t’a fait l’honneur de son départ ou est-ce qu’on doit aller démolir d’autres portes pour qu’elle foute le camp.

Parce que si tu veux, j’te viens en aide. T’es un copain du pays et ça, c’est beaucoup tu vois. Faut être solidaire entre nous…

Et puis on laisse jamais Démolition Man dans un coin.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7710
Date d'inscription : 30/03/2010
Crédits : Avatar JunkieMouse & Gifs by Tumblr.
Double Compte : Enzo ▬ Isma ▬ Jeremiah ( parti ) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3331-gangsta-s-paradize-cameron
MessageSujet: Re: I guess I need to smell like Bob Marley ▬ William   Lun 2 Mar 2015 - 19:22

Ce type est cool, voilà la première impression que j’ai de lui. Enfin la première … Non, la première ça été un truc du genre « putain de merde qui c’est ce connard qui a ouvert la porte ?! » mais maintenant c’est plus un truc du style : Ok, j’suis tombé sur un mec calme, qui apparemment à de l’humour, et en prime de la bonne came. Que demande le peuple ? Le fait que cette première taffe a été un véritable bonheur mais si je m’apaise comme ça, ça ne tient pas seulement à une question d’ordre botanique. Non, il dégage un truc … Ouais, il est juste calme, et c’est contagieux il faut croire. Tout ça pour dire que ça m’intrigue d’où il tient cette petite merveille herbologique, et je me dis que Dimitri serait probablement heureux de le savoir lui aussi …

« De là où ta propre équipe de maçon va devoir rappliquer avec ses gros bras si on veut retrouver un jour notre école ! Et croyez-moi les gars, vous avez un paquet de boulot qui vous attend. Des murs défoncés, des portes éclatées et j’parles même pas des vitraux qu’il faudra remplacer mec. Un vrai bordel… »

Hum. Notre école. Maintenant ça fait tilt, je crois, et je fais lien dans ma p’tite tête qui se sort à peine de ce brouillard rempli d’émotions virulentes dans lequel elle était bloquée un peu plus tôt. Il vient de Salem, c’est ce que j’en déduis en tout cas, donc il y a de fortes chances pour qu’il soit un compatriote même si ça ne m’a pas sauté aux yeux ou plutôt aux oreilles tout de suite. Oui, ce putain d’accent Ricain est une véritable marque de fabrique même en fonction des coins du pays on n’a pas tous le même, mais comme partout finalement, enfin je crois. Pourtant ça n’est pas là-dessus que je rebondis …

« J’pense que je vois a peu près ce que tu veux dire ouais … »

… mais plutôt sur cette affaire d’école détruite. Poudlard est passé par là, on est passé par là, et si je n’ai pas vu dans leur totalité les dégâts causés par l’attaque du 25 j’étais bien là au mois de juillet. Je crois que pour eux ça été encore pire, d’ailleurs le fait qu’ils aient été obligé de fuir et de venir se réfugier ici parle de lui-même. C’est moche, vraiment moche, et je sais que certains se méfient de leur venue mais en ce qui me concerne … En réalité je n’y ai pas pensé une seule fois. Oui, c’est possible qu’il y ait des traitres parmi eux mais d’après moi c’est tout à fait possible que ça soit le cas aussi parmi nous alors à partir de ce constat là … On est dans la même merde, autant se serrer les coudes.

« Et c’est William. Mais Will, ça ira très bien… »

Il me tend la main, main que j’attrape dans la mienne et serre en guise de bonjour officiel. Oui, j’ai dit « en guise » et alors ? C’est parce que je tiens à mon statut d’ancêtre. Enfin bref, Will, ça marche.

« Enchanté Demolition Man. Ca fait surnom de Super Héros. Bientôt on fera une série à ton image. Mais t’inquiète, j’serais le réal’, tu risques rien niveau costume… Promis, pas de slip rouge et pas de collants bleus. »

Je sais pas si t’es défoncé ou juste marrant, à mon avis les deux, mais en tout cas je t’aime bien.

« C’est sympa, tout le monde n’est pas aussi cool que toi à ce sujet … Mais bon les collants et le slip rouge sont normalement déjà pris. Ouais, j’connais Superman et il est entre ces murs mais garde ça pour toi, c’est un secret. »

Je dors avec ! Enfin dans la même piaule, pas de malentendu, et d’ailleurs il m’a fait un beau dessin de moi en … collant/slip par-dessus d’ailleurs … Merci Kyle, rien n’est trop beau pour CameronMan. Et ce dessin trône toujours fièrement au dessus de mon lit même si j’ai l’air … Hum, mouais, enfin bref, j’assume totalement et j’adore ce dessin.

« En plus t’as un accent que j’connais et qui est de chez nous, j’me trompe ? Demolition Man serait-il en plus de ça, un de mes compatriotes ? Dis-moi que t’es de L.A et peut-être que je t’épouse ! »

Oh naaaaaaa ! Cheukeulat ! Ouais, j’sais pas, c’est juste la joueuse qui craque son slaïp en pensant à un sketch de Florence Foresti. Tout ça pour illustrer le fait que Cameron se claque la cuisse avec la paume dans un geste exagérément déçu.

« Et merde … J’suis pas passé loin de la bague au doigt, j’ai pas de bol. A quelques kilomètres près je devenais Monsieur Will Tête-de-Gland, j’suis hyper déçu de rater ça. On aurait fait de beaux enfants à mon avis, blonds aux yeux bleus. »

Regardez un peu nos tronches de Suédois …

« J’suis de San Francisco, mais ça fait plaisir de croiser un autre compatriote. Tu verras qu’on n’est finalement assez « nombreux » à venir des USA ici, d’ailleurs Drew – un de mes collocs – est de LA. »

Et à mesure que la discussion se poursuit il me tend le pétard à nouveau.

« Profites en, parce que j’en ai presque plus… C’est la crise, cette denrée se fait rare. »
« Merci, c’est cool. »

Je ne me fais pas prier, en tire une nouvelle taffe et le lui rend. Fais tourner cousin. Passe passe le oinj, y a du monde sur la corde à linge.

« Alors cette contrariété ? Elle t’a fait l’honneur de son départ ou est-ce qu’on doit aller démolir d’autres portes pour qu’elle foute le camp. »

Humpf.

« J’crois que la crise de démolition est passée un peu … et ça commence à piquer d’ailleurs ! »

Dit-il en observant à nouveau les dégâts sur ses mains tout en se marrant. C’est ça de jouer les gros durs, tant que t’es sous le coup de l’adrénaline tu ne sens rien mais quand tout retombe c’est autre chose.

« Ça ne me ressemble pas de péter les plombs comme ça mais j’crois que j’ai accumulé trop de trucs et voilà le résultat. Et faut croire que je gère pas trop bien la frustration finalement. »

Et puis sans savoir pourquoi je me vois entrain de raconter ma vie, ce qui soit dit en passant ne me ressemble pas vraiment non plus.

« Un de mes potes a disparu y a une semaine et depuis personne n’a de nouvelles. C’est … Ouais c’est frustrant d’avoir le sentiment de servir à rien, et de ne rien pouvoir faire d’autre qu’attendre qu’il se passe un truc. »

Surtout quand ton inconscient n’arrête pas de t’envoyer des flash plutôt déprimants, et angoissants, et que le type que tu considères comme ton p’tit frère souffre en silence pendant ce temps là. Enfin bref, j’suis pas là pour étaler mes émotions, on a tous nos propres contrariétés et vu la situation il doit certainement avoir les siennes alors …

« Tu sais, si t’es bientôt en rad, y a peut être moyen qu’on s’arrange toi et moi. J’te connais pas bien, voir pas du tout, mais j’ai un bon feeling et si j’peux dépanner ça sera avec plaisir. »

Parlons herbologie, c’est mieux.

« J’ai pas pu en ramener de chez nous mais j’ai réussi à faire entrer un p’tit stock que j’ai chopé à Londres donc j’ai un peu de réserve et elle n’est pas mauvaise. Et puis j’ai des contacts en cas de besoin, et éventuellement des projets botaniques … »

Quitte à nous faire chier avec ces cours, autant que ça serve à quelque chose. Là il fait trop froid mais dès que les beaux jours reviendront – enfin si ça existe vraiment au Royaume Unis – je tenterai une petite plantation dans les Serres plus ou moins laissées à l’abandon. J’ai déjà fait du repérage, je suis certain qu’il y a moyen et puis dans le pire des cas, il se passe quoi ? Je me fais choper, et alors ? Mais oui, je suis plutôt confiant comme garçon, suffisamment pour jouer franc jeu avec ce type que je ne connais ni d’Eve, ni d’Adam.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1150
Date d'inscription : 14/01/2015
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Charleen & Mateo & Ora & Dimitri & James & Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3081-william-liam-c-jackson
MessageSujet: Re: I guess I need to smell like Bob Marley ▬ William   Mer 11 Mar 2015 - 9:53

Sérieusement mec ? Superman est dans le château et tu m’dis pas qui c’est ? Non là, c’est dégueulasse, j’lis les Marvel et Comics depuis que j’arrive à déchiffrer tout cet amas de lettres et de mots ! Aaaah frustration ultime, j’voulais un autographe, merde ! Mais si c’est un secret… Faut pas trahir les secrets, ça serait moche.

« Et merde … J’suis pas passé loin de la bague au doigt, j’ai pas de bol. A quelques kilomètres près je devenais Monsieur Will Tête-de-Gland, j’suis hyper déçu de rater ça. On aurait fait de beaux enfants à mon avis, blonds aux yeux bleus. »

Je lâche un ricanement amusé. Ouais et crois-moi, avec nos deux tronches, on aurait fait des putains de beaux enfants. Et puis le temps qu’on se marie, les années passeront et d’ici là on pourra se faire implanter des ovaires et être nous même enceinte ! … J’déconne ! Ca va pas la tête. Vous avez vu ce qu’elles subissent à porter ces trucs dans le bide ? Souffrance pendant 9 mois, vomissements, contractions, chevilles qui enflent, seins qui gonflent et qui font mal (ouais j’m’y connais sur le sujet, c’est quoi le problème.) et encore, je parle même pas de l’accouchement. Pour moi, c’est pire que tout que d’imaginer…

J’vais vomir.

Le prénom de Drew fait tilt et j’esquisse un petit sourire, m’abstenant de tous commentaires. San Fransisco ? J’ai toujours rêvé d’y faire un tour et ça arrivera, pas plus tard que cet été d’ailleurs. J’viens de le décider. J’embarquerais Maxime et Macy, lunettes de soleil sur le museau et on ira affronter le monde a coup de roller et de skate… et de Milkshake aussi, j’adore ces trucs.

Le joint commence à faire sérieusement effet et pas que sur moi. Demolition Man est un type cool qui a l’air vachement plus détendu que tout à l’heure.

« J’crois que la crise de démolition est passée un peu … et ça commence à piquer d’ailleurs ! »

Tu vois, faut pas s’foutre la pression comme ça. C’est bien mieux quand on prend les problèmes de manière détendu.
Je jette un œil à sa main.. Ouais, ça commence à gonfler un peu quand même. Le joint devrait un peu l’aider à pallier à la douleur mais il est clair qu’il a besoin de faire un petit tour auprès de Katherine ou de Mr Iceberg. Et des deux autres aussi mais j’les connais pas.

« Ça ne me ressemble pas de péter les plombs comme ça mais j’crois que j’ai accumulé trop de trucs et voilà le résultat. Et faut croire que je gère pas trop bien la frustration finalement.
- Disons que t’es comme une chaudière. Avec un trop plein, t’explose. Qu’est-ce qui a fait péter le mécanisme ?

On dirait pas mais le cerveau humain, c’est comme un rouage. Un grain de sable le fait bloqué, reprendre, puis il se bloque à nouveau. Et ainsi de suite… Puis les grains s’accumulent, le cerveau n’suit plus et BOUM ! Tout pète une bonne fois pour toute, histoire de jeter toutes ces merdes et de repartir de zéro. C’est peut-être ce qu’il lui ait arrivé à Demolition Man. Enfin Cameron… Non Demolition Man, j’préfère.

Je tire une nouvelle latte sur le joint qui commence à arriver à sa fin et j’me dis que ça va vraiment me manquer.

« Un de mes potes a disparu y a une semaine et depuis personne n’a de nouvelles. C’est … Ouais c’est frustrant d’avoir le sentiment de servir à rien, et de ne rien pouvoir faire d’autre qu’attendre qu’il se passe un truc. »

Je m’arrête un bref instant dans la consommation de mon joint avant de reprendre, doucement. Si tu savais comme j’te comprends mec… J’ai vu Spencer mourir sous mes yeux et encore maintenant, j’ai cette foutue image qui ne veut pas se décoller de ma rétine et qui ne le fera sûrement jamais. Je sais que pas mal de personne ici nous regarde avec des airs de pitiés mais regardez ce que vous avez vécue aussi. On est tous dans la même merde et j’sais pas comment on arrivera à ce sortir de tout ça mais va bien falloir le faire. S’accrocher. Quoi qu’il en soit, j’le dois pour Spencer. Il n’est pas mort pour rien, il s’est battu comme un lion face à ceux qui voulait notre peau et puis il aurait donné sa vie sans hésiter pour Macy.

J’sais pas qui est son pote qui a disparu mais ouais, j’peux comprendre ce qu’il ressent et bizarrement, le fait qu’il cogne dans une porte ou dans un mur parait tout de suite plus logique.

« Tu sais, si t’es bientôt en rad, y a peut être moyen qu’on s’arrange toi et moi. J’te connais pas bien, voir pas du tout, mais j’ai un bon feeling et si j’peux dépanner ça sera avec plaisir. »

Un large sourire apparait sur mes lèvres… Au passage, j’te rends la pareille pour le bon feeling.

- J’savais que toi et moi, on était né pour s’entendre.

Je vais finir par croire au destin, copain.

« J’ai pas pu en ramener de chez nous mais j’ai réussi à faire entrer un p’tit stock que j’ai chopé à Londres donc j’ai un peu de réserve et elle n’est pas mauvaise. Et puis j’ai des contacts en cas de besoin, et éventuellement des projets botaniques … »

Je tire de nouveau sur le joint, sans me défaire de mon sourire et le lui redonne pour qu’il le termine. J’expulse la fumée, joignant mes mains sur mes cuisses, haussant un sourcil.

- Ça tombe bien, j’ai la main verte. Genre, géant vert tu vois ? Sauf que lui c’est pour le maïs et les haricots mais on s’en tape.

Ouais on s’en fou de tes pubs William.

- J’arrive pas à croire que t’ai réussi à en rentrer dans l’école… C’est moi ou ils sont quand même hyper laxistes ? Tu m’diras tant mieux, ça arrange tout le monde. Moi l’premier. Mais si t’as besoin d’une main d’œuvre pour ton petit projet de botanique… Je suis ton homme ! Même si on s’marie pas, c’est pas grave j’t’en voudrais pas.

Nouveau ricanement de ma part. Qu’est-ce qu’on est foutrement bien quand même. Et le joint y est sûrement pour beaucoup dans tout ça, même si question feeling, j’suis plutôt d’accord, ça passe bien. Très bien même. Ça n’est pas comme si j’étais un mec prise de tête mais ça ne change pas que généralement, ça passe ou ça casse et autant dire que là ça glisse tout seul comme un Pingouin sur la glace.

- En tout cas merci... c'est sympa de ta part. Tu vas faire plus d'un heureux. Tu m'diras combien j'te dois quand je viendrais chercher le Saint Graal tel le Prince Arthur.

Je vois déjà Maxime et Macy sauter de joie lorsque je leur montrerais le pochon...

Je ne connais pas ce mec mais j’ai pas tellement l’impression qu’il soit plus compliqué que moi. Bref, je profite de ce moment de calme et de tranquillité, ça ne fait absolument pas de mal avec les derniers jours qu’on a connu. Et faut croire que lui non plus, il a pas eu un retour de tout repos.

- J’espère qu’ils vont vite retrouver ton pote… J’sais pas qui est censé faire ce genre de démarche mais ils ont l’air compétents dans votre école. Fallait voir comment ils ont foutu une branlée à ces enfoirés à Noël. J’peux t’assurer qu’ils l’ont senti passer le cadeau cubique.

Et sans vaseline. Croyez-moi. Je pousse un léger soupire avant de m’appuyer sur mes mains, en arrière, complètement détendu. Je sais pas s’ils reviendront mais mon instinct me dit qu’ils ne s’arrêteront pas là. Y a pas de problème, on va les accueillir à bras ouverts. Poudlard est préparé à ce genre de truc, même Mme Roberts-Moore le dit, alors… C’est qu’elle sait sûrement de quoi elle parle. De plus, ils méritent une foutu raclée pour avoir fait ce qu’ils ont fait à Spenc’ et aux autres. Dire qu’ils ont régné ici pendant deux ans… quel bordel.

- J’sais ce que ça fait d’être impuissant.

Ouais …mais j’sais pas pourquoi j’me mets à parler de ça par contre.

- On a eu un pote aussi qui a disparu, y a un an. Et c’est à te rendre fou, surtout quand tu sais pas ni où il est, ni avec qui. T’as qu’une envie c’est de les envoyer se faire foutre, de prendre un baluchon et de partir toi-même à sa recherche.

Combien de fois on pétait les plombs pour Dean ? Même avec ce sweat déchiré et en sang, c’était hors de question de lâcher prise. Tant que nous n’avions pas son corps sous le nez, il était en vie, quelque part. Je me surprenais à l’attendre alors que le doute au fond de moi, s’assombrissait.

- J’suis peut-être pas de bon conseil… Mais le mieux qu’on puisse faire, c’est d’attendre, même si ça nous bouffe. Et de soutenir et protéger ceux qui sont proche de lui, autant que toi. Enfin… c’est ce que j’ai essayé de faire de mon côté.

Avec Macy, Spenc’ et … Maxime. Même si elle s’est tirée très peu de temps après. J’en viens à me demander si toute cette merde n’est pas liée mais j’ai pas envie de penser à ça pour le moment. Elles sont là toutes les deux et Spencer et Dean, eux, ne le sont plus. Alors à moi de prendre mon rôle en main et de faire ce qu’ils auraient fait.
Je claque doucement ma main sur son épaule, décontracté.

- Te fais pas d’bile Demolition Man. En attendant on va organiser notre mariage même si t’es de SF. Comme ça, ça lui fera une bonne nouvelle à annoncer quand il reviendra.


Maxime et Macy seront mes témoins ET demoiselles d’honneur. Maxime en robe… putain, j’ai presque envie d’éclater de rire.
Grand sourire de benêt et j’crois que j’vois des arc-en-ciel dans le lointain de cette école qui fut notre salut.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7710
Date d'inscription : 30/03/2010
Crédits : Avatar JunkieMouse & Gifs by Tumblr.
Double Compte : Enzo ▬ Isma ▬ Jeremiah ( parti ) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3331-gangsta-s-paradize-cameron
MessageSujet: Re: I guess I need to smell like Bob Marley ▬ William   Mer 11 Mar 2015 - 21:39

« Ça tombe bien, j’ai la main verte. Genre, géant vert tu vois ? Sauf que lui c’est pour le maïs et les haricots mais on s’en tape. »
« Hey, nan, c’est vachement important le maïs et les haricots ! »

On parle jardinage et potager maintenant ? Tu me diras, ça reste dans le ton, c'est un peu le fil rouge si on veut. Herbologie, botanique, jardinage … Tout ça c'est un peu le même délire même si à ma connaissance le mais et les haricots ça ne se fume pas. Est ce que quelqu'un a déjà essayé ? Non parce que je me dis, finalement, en les faisant sécher peut être que ça rendrait un super truc, non ? Mais je sais pas si j'ai envie de tenter, j'aurai l'impression de tirer sur un burrito, une fajita ou je ne sais pas trop quoi. D'un autre côté, bien arraché, qui peut prédire ce qui peut se passer … Je ne jure de rien, on ne sait jamais.
Je viens de dire à un inconnu que j'ai de quoi le dépanner, que j'ai fraudé, et que j'envisage de me lancer dans le jardinage, comme ça, cash, mais tout va bien. Un peu de méfiance ça sauve la mise parfois et je sais parfaitement que je prends des risques en étant aussi sincère mais au pire, qu'est ce qu'il se passe ? Je doute qu'ils me virent parce que je fais mon petit business entre ces murs, d'autant plus que dans le fond ça n'est même pas vraiment ça, c'est simplement pour ma consommation personnelle et loin de moi l'idée de lancer un marché dans le bahut. Tant que j'ai ce qui me faut tout va bien, je ne cherche pas plus, mais après si ça peut dépanner les copains ou les personnes avec qui j'ai un bon feeling alors pourquoi pas, on élargit un peu l'horizon. Tout ça pour dire qu'il n'y a pas de malaise, j'ai bien conscience des risques que je prends, point barre. Tiens d'ailleurs faut que je la fasse goûter à Dim, et je sais pas pourquoi mais je me dis qu'il aimerait beaucoup celle là aussi.

« J’arrive pas à croire que t’ai réussi à en rentrer dans l’école… C’est moi ou ils sont quand même hyper laxistes ? Tu m’diras tant mieux, ça arrange tout le monde. Moi l’premier. Mais si t’as besoin d’une main d’œuvre pour ton petit projet de botanique… Je suis ton homme ! Même si on s’marie pas, c’est pas grave j’t’en voudrais pas. »
« C’est cool de ta part. »

Je veux dire, ça craint quand même de se faire jeter devant l'autel, non ? Tout ça parce qu'on n'est pas du même coin … Élitiste va ! Mais je t'aime bien alors ça passe, je te pardonne.

« Et j’sais pas s’ils sont laxistes ou si on est simplement plus malins mais j’te l’ai dit, j’ai mes contacts et ça aide. Et puis tu sais, certaines priorités sont peut être revues à la baisse, on va dire ça comme ça. »

Entre punir un élève qui fait du trafic et protéger le château de l'envahisseur, je pense qu'il y a un des deux trucs qui prend le dessus sur l'autre, non ? C'est juste une supposition, comme ça … Et n'allez pas croire que je profite de la situation, j'aurai fait exactement la même chose si ça n'était pas le cas. D'ailleurs je n'en suis pas à mon coup d'essai parce que je pratiquais déjà quand j'étais à l'école et … ça remonte à un sacré paquet d'années … Sale gosse va, quel exemple tu donnes aux gamins ? Ils ne savent pas tout ça, donc un bon exemple.

« En tout cas merci... c'est sympa de ta part. Tu vas faire plus d'un heureux. Tu m'diras combien j'te dois quand je viendrais chercher le Saint Graal tel le Prince Arthur. »
« T’en fais pas pour ça, on trouvera un moyen de s’arranger. »

T'auras qu'à faire mes devoirs ! Je plaisante.
Quoi que ...

« J’espère qu’ils vont vite retrouver ton pote… J’sais pas qui est censé faire ce genre de démarche mais ils ont l’air compétents dans votre école. Fallait voir comment ils ont foutu une branlée à ces enfoirés à Noël. J’peux t’assurer qu’ils l’ont senti passer le cadeau cubique. »
« C’est ce que j’ai cru comprendre ouais … Et tant mieux. En juillet ça été un peu la même chose. »

J'étais pas là à Noël, et autant dire que je me suis légèrement senti mal quand j'ai appris ce qu'il s'était passé tout en sachant que Emily et Megan étaient elles bien présentes. Qu'est ce que j'aurai pu faire de plus ? Megan a sa Magie et Emily est pleine de ressources mais quand même, dans les moments comme ça on a envie de veiller sur ses proches. Je ne culpabilise pas, personne ne pouvait le prévoir et j'avais vraiment besoin de ce bol d'air sans parler des choses que j'avais à régler et du fait que j'étais vraiment content de revoir Jillian mais il est certain que s'il leur était arrivé quelque chose j'aurai eu du mal à me le pardonner. Enfin tout va bien, c'est le principal, de ce côté là je n'ai pas à me plaindre et j'ai parfaitement conscience d'avoir eu beaucoup de chance parce que tout le monde ne peut pas en dire autant.

« Et j’en sais trop rien à vrai dire, sur qui peut faire quoi. Le problème c’est que je ne saurais même pas par où commencer si je devais chercher moi-même. J’te jure que la magie des fois … »

C'est une sacré merde, là dessus je ne changerai jamais d'avis c'est plutôt clair.

« Mais merci en tout cas, c'est sympa. »

Je ne suis surement pas celui qui souffre le plus de cette situation mais ça ne veut pas dire pour autant que je ne ressens rien. La famille a toujours été une donnée fondamentale pour moi et si l'un des membres de la mienne a des problèmes ça me touche en plein cœur.

« J’sais ce que ça fait d’être impuissant. »

Sans m'en rendre compte j'avais visiblement baissé la tête pour fixer le sol mais en entendant ça j'ai relevé les yeux vers lui, intrigué.

« On a eu un pote aussi qui a disparu, y a un an. Et c’est à te rendre fou, surtout quand tu sais pas ni où il est, ni avec qui. T’as qu’une envie c’est de les envoyer se faire foutre, de prendre un baluchon et de partir toi-même à sa recherche. »

Là, je l'admets, je me prends une méchante claque dans la gueule pour la simple et bonne raison que … Je me suis retrouvé dans le rôle de celui qui a disparu et je réalise que mes frères ont vécu ce que je suis entrain de vivre, et ce que William vit aussi. Enzo a disparu depuis une semaine, moi j'ai foutu le camp pendant quasiment deux ans de leur écran radar et lui ça fait un an qu'il a perdu son pote. Quelle merde, la vie est une sacré chienne parfois et même si tout ça n'est pas comparable en terme de timing je suis presque certain que les conséquences sont les mêmes. Ça fait chier de se dire qu'on se retrouve là dedans, parce que en ce qui me concerne ça n'est pas quelque chose que je souhaite, à qui que ce soit. J'ai beau savoir que ça n'était pas de ma faute si j'ai disparu, je les ai quand même laissé dans l'ignorance plus longtemps que je ne l'aurai du et ça franchement … Non, j'en suis pas fier, vraiment pas. Maintenant les choses sont réglées, et j'en garde encore un goût amer, mais n'étant pas quelqu'un qui s'encombre de regrets ou de remords je fais avec, et je continue d'avancer. En attendant, je compatis, c'est tout ce que je peux faire.

« Désolé pour vous, ça craint. J’sais ce que ça fait de perdre quelqu’un mais c’est totalement différent quand tu sais à quoi t’en tenir. Y a rien de pire que pas savoir je crois. »

Voir Sullivan mourir et devoir vivre avec son absence a été très pesant et violent mais je savais … Je savais que c'était fini et qu'il ne reviendrait jamais. Quand c'est une disparition qui laisse trop de zone d'ombre, c'est la porte ouverte à l'imagination qui se défoule et clairement c'est l'horreur. Un an que lui et ses potes vivent ça, je n'imagine même pas ce que ça doit être et tout ce qui peut passer par la tête en autant de temps. Peut être qu'il sait désormais où il est et ce qu'il en est mais je ne poserai pas la question. Inutile de remuer la merde si c'est de ça dont il s'agit.

« J’suis peut-être pas de bon conseil… Mais le mieux qu’on puisse faire, c’est d’attendre, même si ça nous bouffe. Et de soutenir et protéger ceux qui sont proche de lui, autant que toi. Enfin… c’est ce que j’ai essayé de faire de mon côté. »
« C’est ce que j’essaie de faire aussi, autant que possible. »

S'il y a bien un truc qui me rend dingue c'est de voir les membres de ma famille souffrir et c'est clairement ce qui se passe pour mon p'tit frère alors oui j'essaie d'être là au maximum ou au contraire de lui laisser de l'air pour respirer quand il en a besoin mais toujours en gardant un œil sur lui. J'ai toujours été très protecteur envers lui, depuis le tout premier jour, et je ne crois pas que ça changera de si tôt mais si ma présence peut alléger un tant soit peu sa peine alors … Je suis prêt à lui donner tout mon temps et toute mon énergie s'il le faut.

Sursaut. Sa main se pose sur mon épaule et me ramène sur terre.

« Te fais pas d’bile Demolition Man. En attendant on va organiser notre mariage même si t’es de SF. Comme ça, ça lui fera une bonne nouvelle à annoncer quand il reviendra. »
« J’suis sur que ça lui ferait super plaisir à ce con ! Bon à ma copine un peu moins mais ce sont des choses qui arrivent après tout. Le coup de foudre, tout ça … ça se contrôle pas il parait. Elle comprendra, et j’lui demanderai d’être ma demoiselle d’honneur tiens. A ma frangine aussi, sinon elle me tue ça c’est clair. »

Tout ça est dit sur le ton de la plaisanterie bien sur mais d'après moi ça reflète assez bien le caractère de chacun.

« Mais ouais, on fêtera son retour bien comme il faut, ça c’est  une certitude. Et j’espère bien que tu seras des nôtres. »

Cette fois c'est à mon tour de claquer ma main sur son épaule, sans brutalité, avec un sourire sur le visage. J'étais à deux doigts de l'appeler encore une fois Tête de Gland mais j'sais pas ... Non, pas envie, c'est quand même pas terrible comme surnom. Je ne m'en fais pas trop, je finirai bien par lui en trouver un quoi qu'il arrive.

« Sérieusement, t’aurais pu ramener le soleil quand même, et me dis pas qu’y en avait pas parce que je sais que c’est faux ! J’étais là bas y a pas deux semaines. »

Est ce que ça me manque ? Non, je sais que j'ai fait ce que j'avais à faire alors à partir de là … Oui j'ai énormément de souvenirs là bas, une partie entière de ma vie, mais je le répète, les regrets et les remords ne font pas partie de moi. J'ai tiré un trait sur cette existence, mais rien ni personne ne m'empêche d'y retourner un jour. Je sais que c'est un risque, parce que si certains me tombent dessus ils m'en mettront probablement plein la gueule – parce que c'est comme ça – mais ça ne m'empêchera pas d'aller y faire un tour si un jour l'envie me prend et de toute façon j'ai promis à Emily de l'y emmener et je m'y tiendrais. Ce sont mes racines, je ne compte pas les arracher.

« C’est pas un climat pour des Californiens ça. »

Oui, je me plaindrais toujours de la grisaille du Royaume Unis, et alors ? Je suis une vieille râleuse, faut pas l'oublier, et c'est pas parce que le principal intéressé n'est pas là en ce moment pour me le rappeler que je vais cesser de l'être.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1150
Date d'inscription : 14/01/2015
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Charleen & Mateo & Ora & Dimitri & James & Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3081-william-liam-c-jackson
MessageSujet: Re: I guess I need to smell like Bob Marley ▬ William   Mer 18 Mar 2015 - 11:04

« J’suis sur que ça lui ferait super plaisir à ce con ! Bon à ma copine un peu moins mais ce sont des choses qui arrivent après tout. Le coup de foudre, tout ça … ça se contrôle pas il parait. Elle comprendra, et j’lui demanderai d’être ma demoiselle d’honneur tiens. A ma frangine aussi, sinon elle me tue ça c’est clair.
- Si elle ne veut pas te laisser, t’as qu’à lui dire que j’suis pas jaloux. On aura qu’à faire un ménage à trois, ça permet la diversité des goûts et puis, ça serait vachement plus pratique ! Et j’vais demander à Maximus-Brutus d’être mon témoin avec Macy.

Sans offense pour ta meuf, vieux, ça va de soi ! Je ne la connais pas mais il est évident que je la respecte, tout de même. J’suis un type bien. Un peu défoncé, mais bien. Et j’savais pas qu’il avait une sœur. Bah maintenant, tu l’sais William. Et j’ai plutôt intérêt d’inviter Maxime et Macy à mon mariage – de toute façon la question ne s’pose même pas en réalité, ce sont les femmes de ma vie (et les seules avec ma Moman) alors un peu qu’elles seront témoins ET demoiselles d’honeurs – si j’ai pas envie de me faire crever les yeux. J’entends déjà la voix incessante de Macy dans ma tête qui me dit « Non Will pas comme ça le nœud papillon ! Et puis en plus pourquoi t’en mets un ? C’est archi démodé bordel ! »… tout ça avec une Maxime qui se foutra joyeusement de ma gueule.

Sa main sur mon épaule me ramène brutalement à la réalité alors que je bugais sur ce fake Mariage.

« Mais ouais, on fêtera son retour bien comme il faut, ça c’est une certitude. Et j’espère bien que tu seras des nôtres.
- J’le connais pas mais ça serait avec plaisir vieux. On va lui faire une fête d’enfer à ton pote, il s’en souviendra toute sa vie. Ça sera même mieux que le Burning Man !

Et ce truc, on s’est promis qu’un jour, on le ferait. J’y ferais brûler des trucs pour Dean et Spencer, mais aussi pour Jude. Putain, vous m’manquez tellement merde.
Je lui rend tout de même son sourire parce que c’est franchement pas l’heure de venir chialer sur les morts. Non, là j’suis bien. Défoncé, mais bien. Avec un mec que j’connais pas mais qui se trouve être vachement cool. Genre, la simplicité incarnée. C’est pas un amoureux des portes mais c’est pas grave, on peut pas aimer tout le monde.

« Sérieusement, t’aurais pu ramener le soleil quand même, et me dis pas qu’y en avait pas parce que je sais que c’est faux ! J’étais là bas y a pas deux semaines.
- Ah arrête mec tu m’fais du mal ! J’ai pas eu l’occasion de rentrer chez moi et bordel… Ca me manque ouais !
- C’est pas un climat pour des Californiens ça.
- Carrément pas. C’est quoi ce temps à chier, sans déconner ? Il est où le soleil, elle est où la plage. Tu sais où est-ce qu’on devrait aller ? En Californie mais sur les routes. Genre Road Trip, avec joint, bière et liberté !

Ouais, j’commence un peu à hausser le ton parce que j’étouffe ici. J’ai soudainement l’envie et le besoin de vacances mais des vraies. Où tu te poses pas de questions et où tu files sur la route, sans penser au lendemain, voir même pas à l’heure suivante. Non, tu roules et tu penses à rien. J’aime bien cette idée là et je crois que je vais courir la proposer à Maxime parce que maintenant qu’on l’a retrouvée, on ne la lâchera pas. J’m’en fou de savoir pourquoi elle s’est tirée, le plus important est qu’elle soit là. Non en vrai j’m’en fou pas mais j’préfère pas y penser. C’est différent.

Je me lève de la table sur laquelle on était assis et sort ma baguette de la poche de mon jean, les yeux un peu explosés par le joint, je dois l’avouer.

- Je sais que la Magie parfois c’est pas l’éclate mais j’peux t’arranger ça. Enfin un minimum…

Je croise son regard suspicieux. Ah ouais, c’est vrai que quand tu connais pas le mec en face de toi, t’as pas vraiment confiance du premier coup. J’peux l’comprendre.

- T’inquiète, j’ai des A dans la majorité des matières. Non j’me vante pas mais j’ai au moins ça pour moi a défaut de pas croire en Dieu comme mes parents et de pas être un gentil garçon avec un casier judiciaire vierge. Eh, on peut pas être parfait.

J’parles trop et en plus j’suis même pas sûr que ce que j’dis ça ait du sens. Ni un rapport en réalité. Mais on s’en fou non ? Je pointe le bout de ma baguette sur sa main pleines de bleus et d’écorchure – et t’inquiète Ryans, j’pointerais le bout d’autre chose sur la tienne… AÏEUH ! *Se fait frapper par sa mère* -, marmonne un truc et regarde certaines plaies se ressouder tranquillement et les bleus s’estomper. Je souris, satisfait et range l’arme du miracle dans ma poche.

- C’est le mieux que j’puisse faire. Vaut mieux que t’aille à l’infirmerie voir Rina… Ou quelqu’un d’autre. J’pense à Rina parce que c’est elle qui m’a soignée après la super bataille. Et même moi j’étais content que ça soit elle.

Grand sourire sur ma petite bouille ronde aux grands yeux bleus éclatés. Ouais, j’suis aussi gay qu’on peut l’être mais ça n’empêche pas que j’trouve vraiment Katherine sexy. J’crois que c’est l’accent espagnol qui ajoute un truc à son charme naturel. Hum… Attention Vargas, j’pourrais me laisser aller à apprécier ton accent à toi.

Je porte mon regard sur Cameron et j’m’attendais pas à trouver un mec aussi cool entre ses murs. Même si la probabilité fait que j’en aurai forcément trouvé un sur toute la flopée d’élèves qu’il y a ici. J’suis content, vraiment. C’est con, c’est stupide c’est même presque plein d’émotion mais c’est la vérité. Et puis ça change de pas avoir des regards de pitié sur toi parce qu’on école s’est faite éclatée en miette par des dégénérés. Des putains de malades mentaux qui nous ont enlevés Spencer. Enfoirés.

- Tu viens Démolition Man ? J’t’accompagne comme ça on pourra continuer à faire les préparatifs pour notre futur mariage.

Et puis j’ai encore envie de discuter avec toi compatriote ! Main sur le cœur, cheveux au vent, allons toi et moi faire face à la tornade Hispanique.

- Fin pour moi -
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7710
Date d'inscription : 30/03/2010
Crédits : Avatar JunkieMouse & Gifs by Tumblr.
Double Compte : Enzo ▬ Isma ▬ Jeremiah ( parti ) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3331-gangsta-s-paradize-cameron
MessageSujet: Re: I guess I need to smell like Bob Marley ▬ William   Jeu 19 Mar 2015 - 13:44

Je ne comprends pas vraiment de qui il parle mais j’imagine qu’il s’agit d’amis à lui, tout comme j’ai évoqué Megan et Emily en ce qui concerne le fait qu’elles deviennent mes demoiselles d’honneur mais l’idée d’un ménage à trois finalement c’est pas si mal, non ? Il n’y a rien de sérieux dans tout ça et c’est justement ce qui rend les choses aussi agréables. Pas de prise de tête. Plus de prise de tête. Juste … la spontanéité et un peu de weed qui vient de chez nous. On pourrait presque croire pendant un instant que c’est juste le Paradis … Et le Burning Man … J’y ai jamais foutu les pieds, ça ne m’a même jamais effleuré l’esprit en fait mais je crois que l’idée ne me parait pas si saugrenue à présent. Une teuf géante dans le désert, là où les prises de tête n’existent pas, là où tout va bien … Je dis oui, c’est quand tu veux ! Je sais qu’il n’a pas proposé d’y aller mais je me dis pourquoi pas ? On serait bien là bas tous autant qu’on est, non ? Juste un moment hors du temps, en plus il y a pleins d’artistes là bas alors ça plairait peut être même à East Coast ! Enfin à Kyle quoi. En attendant on pourra toujours se réunir sur les bords du Lac et faire un feu de camp autour duquel faire les cons toute la nuit, t’entends ça bonhomme ? J’espère bien que cette image va te faire revenir. Et puis tu sais quoi, même toi le grand, l’ainé de la fratrie, t’auras pas le choix que d’être là aussi, capish ?

Puis on en vient à parler météo, le truc banale par excellence et qui pourtant aujourd’hui me parait presque fascinant …

« Carrément pas. C’est quoi ce temps à chier, sans déconner ? Il est où le soleil, elle est où la plage. Tu sais où est-ce qu’on devrait aller ? En Californie mais sur les routes. Genre Road Trip, avec joint, bière et liberté ! »

Ça fait même pas deux semaines que t’es là et déjà t’étouffe … Je ne sais pas ce qu’il y a de prévu pour vous, si vous allez rester ici ou pas, mais accroche toi parce que les débuts sont difficiles. Ensuite … On fini par s’y faire, par la force des choses. On s’accroche à ce qui rend le quotidien plus facile, les autres en général, et puis on attend que ça passe en s’occupant comme on peut.

« J’ai fait ça l’été dernier, un peu, et c’était le pied. »

Premiers pas dehors après des mois et des mois de captivité, plus d’un an même, et c’était franchement étrange. Direction San Francisco avec Megan mais on n’est pas restés longtemps et avant de rentrer en Europe pour trainer avec Emily on a pris le temps de faire les touristes en louant une voiture et en roulant sans trop se poser de questions. C’était franchement cool, c’était pas le Burning Man mais ça n’était pas prise de tête non plus. Quoi qu’on en dise c’est difficile de renouer avec le monde extérieur après avoir passé autant de temps enfermés alors j’imagine même pas ce que ça doit être pour celui qui sort de taule après 20 ans … Ca aurait pu être ton, Cameron … Oh ça oui je le sais bien, peut être pas 20 ans mais quoi qu’il arrive oui ça aurait pu être mon cas seulement j’ai été trop malin pour qu’ils ne me chopent et franchement je doute que le fait d’être fils de flic ait penché dans la balance vu comment ça s’est terminé pour ce bon vieux John Cassidy.

Attention, baguette à l’horizon, et instinctivement je me crispe. Je sais que ça fait des plombes que je côtoie des Sorciers mais cette aversion pour ce truc ne m’est toujours pas passé et ne passera sans doute jamais.

« Je sais que la Magie parfois c’est pas l’éclate mais j’peux t’arranger ça. Enfin un minimum… »

L’instinct et les vieux reflexes d’autoprotections sont toujours bien présent chez moi, je crois qu’il le sent d’ailleurs mais en même temps ça ne doit pas être difficile à constater j’imagine.

« T’inquiète, j’ai des A dans la majorité des matières. Non j’me vante pas mais j’ai au moins ça pour moi a défaut de pas croire en Dieu comme mes parents et de pas être un gentil garçon avec un casier judiciaire vierge. Eh, on peut pas être parfait. »
« Si, regarde-moi. »

Sourire en coin, puis signe de tête de ma part, la seconde d’après la Magie fait son œuvre et les écorchures disparaissent les unes après les autres. Je me surprends à penser que cette garce aurait peut-être pu soigner Sullivan … Mais j’en doute, une balle dans le Thorax et une autre en plein dans le foie ça ne pardonne pas. Au moins il est parti rapidement, c’est déjà ça.

« C’est le mieux que j’puisse faire. Vaut mieux que t’aille à l’infirmerie voir Rina… Ou quelqu’un d’autre. J’pense à Rina parce que c’est elle qui m’a soignée après la super bataille. Et même moi j’étais content que ça soit elle. »

Même toi ? C’est sensé vouloir dire quelque chose ? On s’en fout, c’est pas important, et puis Rina … J’oublie pas ce que j’ai vu, ce que je n’aurai pas du voir ni même ce qu’elle a vu mais même si on ne s’est pas vraiment reparlé depuis je garde une petite place pour elle dans ma mémoire. Ça aussi c’était un moment hors du temps.

« Merci c’est cool. »

Je bouge mes doigts, ferme et ouvre mon poing a plusieurs reprise, ça tire un peu mais ça n’est rien comparé à ce que ça devrait être ça c’est certain.

« Tu viens Démolition Man ? J’t’accompagne comme ça on pourra continuer à faire les préparatifs pour notre futur mariage. »
« Tu veux pas me présenter à tes parents d’abord ? Autant faire les choses bien, non ? »

Et on se marre, comme deux cons, tout en se mettant en route pour le septième étage. En temps normal j’aurai probablement dit non mais aujourd’hui, maintenant, je n’ai plus envie de réfléchir alors je me laisse porter.

▬ Fini ▬
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: I guess I need to smell like Bob Marley ▬ William   

Revenir en haut Aller en bas
 
I guess I need to smell like Bob Marley ▬ William
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Tamao no... BAKA! {T-d-T, libwe I guess...}
» Knock Knock ! Guess who's there ?!
» GUESS YORK FEMELLE DISPARUE DANS LE DEPARTEMENT 38
» [done] Guess who ? ⊱ LULA
» 08. I guess this is goodbye

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Hogwarts' Inside :: Cinquième Etage.-
Sauter vers: