AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 840
Date d'inscription : 05/11/2014
Crédits : Me
Double Compte : Keza & Charleen & Mateo & Will & Dimitri & James & Ora



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2993-leiv-andreas-helland-crucifiez
MessageSujet: La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.    Sam 14 Fév 2015 - 18:47


La folie a-t-elle des limites ?
Ismaelle & Leiv


Vendredi 2.01 – Aux alentours de 17h


J'ordonne mon bureau tranquillement alors que les derniers élèves quittent la salle dans un léger brouhaha. J'assemble mes feuilles des cours, les ranges dans ma pochette violette réservée aux Universitaires, que je cale dans ma malette prévu à cet effet. Première semaine de cours depuis les vacances, dernière journée avec un weekend qui, je l'espère, s'annonce actif. Il n'a pas été compliqué de m'occuper ces derniers jours avec les événements qui sont intervenus pour perturber le quotidien du château et de ses occupants. Tout d'abord l'arrivée des élèves de Salem, blessés et perturbés, choqués. Puis cette attaque à Poudlard où nous avons dû nous défendre comme si nous étions en pleine guerre. Que dis-je... nous y étions, au cœur de cette guerre. Celle du sang, des camps. Pour des idéologies qui n'avaient pas de sens. Nous avons à nous tous, réussi à les repousser mais pour combien de temps ? Aussi égoïste que ça le soit, je suis soulagé que Adrian ne présente aucuns signes de magie et qu'il puisse ainsi, rester auprès de Nora, en sécurité.

D'ailleurs, question sécurité, j'attendais toujours une réponse de Jorleiv concernant les Van Saade. Je sais que cela peut prendre du temps, plus que nous pouvons le croire. La seule lettre que j'ai reçu pour le moment était pour m'informer que ma requête était bien évidemment accepter et qu'il me fournirait toutes les informations dès qu'il en saura plus. J'essaie de veiller au mieux sur Jeroen pour le moment, jetant quelques coups d'oeil dans les couloirs, surveillant ses manières de faire au quotidien après lui avoir dit que je restais à disposition si besoin. Cela va s'en dire que je ne suis pas non plus derrière lui, comme une abeille sur du miel. Je veille juste à ce qu'il ne commette pas l'irréparable. Il y a beaucoup d'élèves à surveiller ici, sans que nous n'en prenions réellement conscience. Je suis presque certains que le psychologue a dû noter une recrudescence des visites quotidiennes.

Je fais craquer mes cervicales en me passant une main sur la nuque après avoir tout mit en ordre sur mon bureau et dans ma mallette. Je range ma chaise correctement, fait un tour de classe pour faire de même avec celles laisser de manière négliger par certains des élèves puis quitte la pièce, fermant derrière moi. Je me dirige jusqu'à ma chambre, saluant de temps à autre des visages plus ou moins familiers. Lorsque je pénètre dans mon espace personnel, à la seconde même où la porte se ferme derrière moi, la première pensée qui me viens :

- Et maintenant... ?

Comment est-ce que je vais occuper les heures qu'ils me restent jusqu'au repas et jusqu'à ce qu'il soit l'heure d'aller dormir ? Je dépose ma mallette à gauche de mon petit bureau qui me sert pour plancher sur les cours à donner mais aussi sur la correction des futurs devoirs que je vais avoir en ma possession. J'ouvre la fenêtre un instant afin que l'air y circule, malgré le froid qu'il peut faire. Il me paraît bien léger et doux par rapport à celui que j'ai connu durant toute ma vie en Norvège. Je prends une douche, plie mes vêtements sales sur mon lit sachant pertinemment que les Elfes de Maison en auront déjà prit possession à la seconde même où je quitterais cette pièce. Je me glisse dans un jean, un tee-shirt et un pull simple en coll v. Premier réflexe ? L'infirmerie. Afin de voir si Mlle Caldéron Llanos n'avait pas besoin d'aide, même si j'en doute. Elle se débrouille très bien et puis, un certain Maxence et Takuma sont aussi là pour assurer une permanence. Seulement, je ne peux pas rester dans ma chambre ou à déambuler dans les couloirs sans objectifs précis, sauf si je souhaite tourner en rond à m'en rendre fou. L'ennui est pour moi mon pire ennemi pour deux choses : Il me force à ressasser de mauvais souvenirs et parfois me tente à vouloir prendre une gorgée d'alcool. Je gère bien plus facilement mon addiction qu'il y a un an mais le danger rôde toujours et je préfère m'en tenir éloigné. Je ne veux pas replonger dans tout ça, j'ai faite une promesse silencieuse à Adrian et je compte bien m'y tenir.

Je pousse la porte de l'infirmerie et n'y vois que Mlle Caldéron Llanos afférée sur un élève qui se trouve allongé sur un des lits, fiévreux.

- Bonjour Mlle. Je viens voir si je peux  venir vous apporter une aide ou non.

Elle lève son regard vers moi et un instant, il me semble vitreux voir fiévreux. Je ne sais pas si c'est l'effet de lumière qui veut ça, mais elle me semble pâle, cernée. Conséquences des derniers jours intenses et horrifiants ? Je n'en ai pas la moindre idée..

- Hola Monsieur Helland … C'est gentil de votre part, mais j'ai le situation bien dans la main.

Toujours ces petites fautes que mon esprit psychorigide se retient de corriger par politesse, bien que cela lui donne un air très charmant. Je me passe une main sur la nuque, cherchant un instant où est-ce que je pourrais trouver occupation mais rien ne va et je sens déjà l'aggacement naitre au creux du ventre.
Elle se relève après avoir fait boire au malade un breuvage avant de s'éloigner, tituber et s'accrocher à la table de chevet. Je m'approche d'un pas rapide vers elle alors qu'elle est prise d'une quinte de toux.

- Vous allez bien ? Vous avez attrapé un coup de froid ?
- No, je vais bien. J'ai... C'est juste quelque chose qui est mal passé.

Elle se dégage doucement de ma main posé sur son coude avant de m'accorder un sourire faible et tremblant.

- Vous avez peut-être besoin de vous reposer. Vous êtes pâle et fatiguée.
- Ecoutez, j'apprécie vraiment votre aide mais je vais bien, vale ?

Le peu que je connaisse de cette jeune femme, je sais déjà qu'elle possède un caractère qui lui est propre et qui est surtout bien trempé. Le genre de femme indépendante qui aiment à se débrouiller seule et je respecte ça, malgré mon inquiétude face à son visage qui semble tout de même reprendre des couleurs.
J'acquiesce en silence, m'écarte d'un pas m'apprêtant à faire demi-tour et partir pour trouver une autre source d'occupation.

- Si vous voulez... J'ai une café chaud. J'ai un peu le estomac à l'envers et je ne pense pas que ça soit un bon idée de le boire. Donc …. servez-vous.

Je me retourne, elle m'accorde un sourire avant de me désigner le mug encore fumant. Je n'ose pas décliner par peur de la vexée alors j'acquiesce et viens saisir la tasse chaude entre mes doigts, lui accordant un signe de tête en remerciement. Je ne suis pas du genre bavard mais plutôt froid et peu avenant, mais j'éprouve tout mon respect envers cette femme que je ne voudrais froisser.

- Vous permettez que je m'occupe des formulaires à remplir pour le stock en attendant ?

Elle hésite puis finit par acquiescer avant de disparaître auprès d'un autre élève venant d'arriver et se plaignant d'un mal de ventre depuis la veille au soir.
Je me dirige au fond de l'infirmerie, buvant une première gorgée avant de m'installer au bureau, prenant soigneusement les formulaires permettant de demander une réapprovisionnement de médicaments, de pommades, de liquides soignants et autres choses pouvant nous être utile. Après les deux attaques, notre stock s'est considérablement amoindrit et il me semble judicieux de faire une demande au plus vite.

Je bois tranquillement mon café au lait bien que je le préfère noir, tout en remplissant les premières lignes de mon écriture fine et italique, où les noms prénoms, activités etc... sont demandées. Une vague de chaleur commence à m'envahir mais je n'en tiens pas compte jusqu'à ce que je me lève et qu'un vertige me prenne violemment. Je m'accroche au bureau, calmement... Ma vu se trouble et ma température corporelle semble grimpée bien plus vite que je ne le crois. Je secoue la tête, gardant tout de même mon calme et tentant d'apaiser les battements fous de mon cœur. Grande inspiration et je me dirige vers l'amoir des médicaments afin de voir ce qu'il y manque, buvant trois autres gorgées de café en espérant que cela me redonne un coup de fouet.

Je tends la main vers la poignet... elle tremble, comme lorsque je subis une crise de manque. Pourtant, je n'en ressens pas les même symptômes si ce n'est que cette vague de chaleur qui ne cesse de s'accroitre. Ma vue se brouille un peu plus, j'écarte d'un doigts le col de mon pull, sentant que l'air me manque. Bon sang, qu'est-ce qu'il m'arrive...

Demi-tour. Prendre l'air. Je croise Katherine qui me regarde avec étonnement.

- Je vais faire un tour dans la cours, besoin d'air.

Je bafouille les mots plus que je ne les parle et tente de descendre au plus vite les marches menant vers l'extérieur car plus j'avance, plus je suffoque. Mon esprit part à la dérive. Crise cardiaque ? Non, je n'ai absolument aucune douleur dans la poitrine. Malaise ? J'en aurai déjà fais un depuis longtemps. Hypertension ? Hyperventilation ? Je n'en sais rien et l'énervement s'accroit au même rythme que la chaleur de mon corps qui, à présent, me fait transpirer du frond. J'essuie les quelques gouttes d'un geste sec de la manche, cherchant une respiration stable mais sans succès. Mes jambes ne sont que deux grandes tiges de côton et je peine à arriver jusqu'au Hall, sans faire attention aux regards que l'on pose sur moi. Je pousse la porte et l'air frais vient violemment me gifler le visage dans un soulagemet non dissimulé. J'avance de quelques pas, m'écarte au plus loin du château pour éviter toute vie humaine. Je ne comprends pas ce qu'il se passe et l'affolement gagne dangereusement du terrain malgré ma respiration qui commence doucement à se calmer. J'avance un peu plus mais je ne sais pas dans quelle direction, ma vision toujours un peu flouté par moment, ce qui me fait perdre un certain équilibre. Je discerne à une centaine de mètre de moi une cabane avec des enclos non loin de moi.

Se calmer Leiv. La mort n'est pas là, tu le sentirais... mais alors qu'est-ce que cette chose qui me brouille l'esprit et me rend fébrile à ce point ? Je tente de réfléchir mais n'y arrive pas, c'est comme si l'ensemble de mes pensées n'arrivaient pas à s'aligner. Je m'appuie sur mes genoux, essayant de reprendre une respiration plus calme, inspirant profondément, m'essuyant de nouveau le front qui continue de perler. J'ai chaud, bon sang. J'ai l'impression d'être dans un sauna vêtu d'un manteau polaire.

J'entends une voix derrière moi et je me retourne précipitamment, titubant un peu. Je connais ce visage je crois ou du moins de vue. Non, je la connais puisque c'est cette jeune femme qui ait venu m'accueuillir après l'arrivée des élèves de Salem pour me faire remplir des papiers et me présenter rapidement l'établissement.
Je me passe une main tremblante sur la nuque puis dans le cou, secouant un peu la tête.

- Je... j'ai l'impression d'être sur un cheval à licorne qui trotte sur des gnomes gelés.

…. qu'est-ce que... Je lève mon regard surprit vers elle. Je secoue la tête de nouveau, l'incompréhenssion commençant à me ronger sérieusement les nerfs.

- Vous avez l'air de plaire beau cul.... BEAUCOUP ! Beau cul, beau coup. Tout est relatif.

La honte s'abbat sur moi, mon cerveau est complètement détraqué, les souvenirs d'Adrian s'efface et je panique. Je ne comprends pas, bordel de merde. La vulguarité qui se présente n'est pas à moi, elle ne m'appartient pas et toutes personnes me connaissant un minimum sauraient que ça n'est PAS MOI qui parle. Surtout pas à une femme que je ne connais pas.
Je m'approche d'elle, presque desespérer et pathétique alors que mon esprit entier hurle de ne pas faire un seul pas de plus. Reste loin d'elle. Je ne sais pas ce qui me provoque ce genre de réaction et de mots mais je ne sais pas non plus si c'est dangereux. Stop. N'approche plus. Je transpire toujours plus, mes muscles me font mal et j'ai l'impression d'avoir une fièvre carabinée.

- J'ai besoin d'aide d'un volcan en éffusion qui vous donnes des formes absolument excitantes et voluptueuses que même un troll pourrait … non... Merde ! STOP !

Je titube encore, mains sur le visage avec la violente envie de m'éclater le cerveau contre le premier arbre que je croiserais et avec une envie de vomir caractéristique de la honte et l'humiliation qui me gagne.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7820
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.    Mar 17 Fév 2015 - 13:41

Vendredi 2 Janvier 2014 – Aux alentours de 17h
La folie a-t-elle des limites ?

Leiv & Ismaelle

Pensive. C’est mon état d’esprit aujourd’hui et pour une fois je ne vis pas ce calme comme quelque chose susceptible de me laisser céder à la panique. Pourtant des raisons il y en a des tas mais il faut croire que c’est simplement une pause, un moment pour souffler avant que tout ne recommence à arriver brutalement. C’est un moment de paix, en somme, et je l’accepte volontiers, de manière plutôt sereine. Il le faut, sinon je vais devenir folle et ça n’est clairement pas prévu dans mon planning déjà bien chargé.
Je pense donc, à tout un tas de choses, mais de manière bien plus apaisée que d’habitude. Je crois que j’essaie simplement de me faire à certaines, d’en assimiler d’autres, d’y voir plus clair surtout. Ils sont assez nombreux à occuper mes pensées en cet instant, les raisons diffèrent relativement.

Jake, bien sur, et le fait d’être justement aux enclos actuellement y est probablement pour quelque chose. Non sans parler du fait que ça va être difficile de gérer le quotidien sans lui que ce soit pour la gestion des créatures ou pour les cours, c’est surtout l’inquiétude pour un homme qui est devenu une personne que j’apprécie vraiment avec le temps. Porté disparu, abonné absent, je doute qu’il soit parti de son plein gré sans donner de nouvelles … Impasse de ce côté-là, en espérant que nos yeux et oreilles à l’extérieur parviendront à trouver un indice, une piste, n’importe quoi.
Owen est bien présent lui aussi, d’une manière tout à fait différente bien sur puisqu’il est au château actuellement mais s’il est là physiquement je ne pense pas qu’on puisse en dire autant du reste. Quelque chose le travaille, je peux le sentir, mais il a l’air de me fuir comme la peste et très franchement je n’ai pas le temps de forcer le passage, ni même l’envie. C’est son choix et je le respecte mais je garde un œil sur lui tout comme il l’a fait pour moi pendant des semaines. S’il n’y a aucune amélioration d’ici quelques semaines je prendrais mon courage à deux mains et irai le confronter mais pour l’heure je lui laisse du temps.
J’ai également une pensée pour Victoria, qui doit avoir repris le cours de sa vie à présent. Elle nous a envoyé un hibou récemment à Rina et moi pour prendre de nos nouvelles après avoir eu vent de ce qu’il s’est passé pendant les vacances. Une pour James également, sans trop savoir pourquoi. Lui et moi n’avons pas vraiment de contact régulier mais depuis cet « incident » dans les couloirs ... Je ne dirais pas que je me sens proche de lui mais j’apprécie sa compagnie et quelque chose nous relie malheureusement.
Une autre pensée pour les Ryans cette fois, et c’est la même chose que concernant Jake, le fait d’être là face aux créatures ravive un peu les émotions liées à cette disparition. J’avais l’habitude de voir Enzo trainer ici dès qu’il en avait l’occasion, et dans ma tête l’amalgame se fait sans trop de mal. Je vis assez mal le fait de le savoir dans la nature, livré peut être à lui-même, et j’angoisse à l’idée de recevoir une mauvaise nouvelle. Une de plus. J’ai toujours fait en sorte de maintenir une barrière entre les élèves et moi, chacun à sa place même si je suis sans doute une des plus familières avec eux de cette école, mais avec lui c’est différent et si on en venait à le perdre je …

Soupir. Stop. C’est à présent Jakob qui s’impose à moi et son départ est quelque chose que je gère parce qu’il faut le gérer et que j’ai de toute façon bien d’autres choses à penser mais ça n’enlève rien au fait que même si ça ne devrait pas être le cas c’est assez difficile à vivre et ce pour tout un tas de raisons. Une chose ou plutôt une pensée en entrainant une autre, ma main caresse le bracelet en argent que je porte autour du poignet depuis quelques semaines, et qui devait être la chaine et le médaillon qu’aurait du porter Alexander s’il avait vécu. C’est toujours là, et ça le sera toujours, ce sentiment de manque au creux du cœur, comme si je n’étais plus entière, comme si je ne pouvais plus jamais l’être …

Taska s’agite, elle attire mon attention et me sort de ces « rêveries » alors instinctivement je la remercie et me déplace légèrement le long de la clôture pour m’approcher d’elle.

« Qu’est ce qui se passe ma belle ? »
« Je... j'ai l'impression d'être sur un cheval à licorne qui trotte sur des gnomes gelés. »

Sursaut, accélération immédiate du myocarde, je me suis laissé surprendre et j’en paie le prix. Je n’ai pas du tout vu ni entendu cet homme arriver, c’est comme s’il sortait de nulle part et quand je me retourne de manière très vive je tombe face à Leiv Helland … dans un état relativement pitoyable …

« Je vous demande pardon ? »

Vous le voyez mon air outré ? En réalité il se rapproche plus de celui d’un lapin pris dans les phares d’une voiture. Fenrir n’est pas là, c’est probablement une bonne chose étant donné ses réflexes de chien de garde très protecteur envers moi. A la base il était un chien de combat, il en a gardé des séquelles et elles sont bien plus psychologiques que physiques. Il n’est pas dangereux au quotidien mais ceux qui tentent de s’en prendre à moi ou représente une menace devraient simplement se méfier.

« Vous n’avez vraiment pas l’air bien, vous devriez peut être … »
« Vous avez l'air de plaire beau cul.... BEAUCOUP ! Beau cul, beau coup. Tout est relatif. »

Si mon cœur commençait à se calmer cette fois il repart de plus belle. Je ne peux pas dire que de mauvais souvenirs remontent entrainant dans leur sillage des sensations que je n’ai jamais oublié mais je ne peux pas le nier, si ma main glisse dans la poche de mon pantalon c’est bien pour attraper ma baguette. Mélange d’émotions, c’est ce que je ressens, et parmi elles : La peur en tête de liste. Depuis que Jakob a … Depuis ce jour là je me méfie instinctivement des hommes et sauf exceptions je ne les laisse pas m’approcher. Ce qu’il vient de dire ne m’encourage certainement pas dans cette voie là, même si son état est particulièrement inquiétant. Qui sait de quoi il est capable ? A priori nous sommes seuls, mon corps se souvient parfaitement de ce qu’il s’est passé et réagit en conséquence. J’ai beau savoir qu’ils ne sont pas tous capables de telles choses, j’ai beau savoir que Jakob n’a pas réellement voulu me faire de mal, il l’a pourtant fait et c’est une chose que je n’oublierai jamais. Je me suis retrouvée brisée ce jour là, hors de question que je prenne le moindre risque que ça se produise à nouveau. Alors il fait un pas vers moi, donc je recule mais me retrouve « coincée » par la clôture de bois qui se trouve juste derrière moi. De l’autre côté Taska continue de s’agiter.

« J'ai besoin d'aide d'un volcan en éffusion qui vous donnes des formes absolument excitantes et voluptueuses que même un troll pourrait … non... Merde ! STOP ! »
« Si vous faites un pas de plus je vous balance dans l’enclos des Scrouts. »

Oui, parce qu’il n’est plus vide désormais. Les deux derniers spécimens sont morts l’un après l’autre au courant de l’année dernière mais j’ai réussi à en trouver deux nouveaux individus qui sont arrivés pas plus tard qu’hier. Un mâle et une femelle, à voir s’ils se plaisent ici, et surtout s’ils se plaisent suffisamment pour se reproduire mais pour l’instant ils sont en phase d’adaptation et ça n’est absolument pas la question. Bras tendu, baguette braquée dans sa direction, une part de moi culpabilise et s’inquiète pour lui mais l’autre reste bien campée sur ses positions : Mode défensif activé. Est-ce que je serais capable de mettre mes menaces à exécution ? Absolument.
Pourtant je ne peux pas mettre de côté ma véritable nature, celle qui me pousse à aider les autres ou en tout cas à ne pas les laisser se débrouiller seul s’ils ont besoin d’aide, ne pas les laisser se débattre contre eux même comme cela semble être le cas pour lui. Il est clairement dans un état qui n’est pas un état que je jugerai normal. Il sue à grosse goutte, il titube, ne semble absolument pas maitre de lui-même et surtout de ce qui sort de sa bouche. D’ailleurs, est ce que je suis choquée par ses mots ? Oui, ça serait mentir que de prétendre le contraire. Je n’ai pas l’habitude d’entendre ce genre de choses, et encore une fois mon être tout entier porte les stigmates de l’Homme alors je …

« Calmez vous, asseyez vous et s’il vous plait … arrêtez de parler. »

Oui, surtout arrêtez de parler, par pitié …

J’aimerai m’approcher, reprendre le dessus sur mes émotions et surtout sur la peur mais c’est peine perdu je crois alors je me contente de lui indiquer le chemin à suivre tout en restant à une distance raisonnable. Distance de sécurité. Direction la cabane, et non je ne lui indique pas d’y entrer mais simplement de s’assoir sur les marches de devant. Ma baguette ne quitte pas mon poing serré, prête à servir à tout moment.

« Qu’est ce qui s’est passé ? Est-ce que vous avez bu quelque chose, mangé quelque chose, n’importe quoi susceptible de vous mettre dans cet état ? »

Réellement concernée, réellement inquiète, je fais un pas dans sa direction et me penche vers lui en tachant de me tempérer. Il a pris soin de moi après la bataille du 25, il n’a pas l’air d’être du genre tordu mais je ne le connais pas alors je ne prendrais aucun risque. Une chose est sure, je ne peux décemment pas le laisser seul ici et dans cet état alors … On prend sur soi ! Respire Ismaelle, respire.

« A moins que ça soit votre état normal mais là on va avoir un sérieux problème. »

Je l’admets, c’est sorti tout seul et si ma main n’est pas venu se plaquer sur ma bouche c’est simplement parce que je suis trop crispée pour ça malgré la légèrement apparente de mes paroles. Mais sérieusement, et si c’était son état normal ? Logan, je crois qu’on s’est planté légèrement le jour où on l’a recruté celui là … Mais instinctivement j’en doute, quoi qu’il en soit. Et s’il était tombé sur un élève ? Et s’il pensait chacun de ses mots ? Hum … Enfin, peut être que dans quelques minutes j’aurai envie de rire – même si c’est mal de se moquer – mais pour l’instant ça n’est pas le cas. Je dois l’avouer, la situation me dépasse un peu et je ne sais pas vraiment comment gérer ça, ni lui.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 840
Date d'inscription : 05/11/2014
Crédits : Me
Double Compte : Keza & Charleen & Mateo & Will & Dimitri & James & Ora



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2993-leiv-andreas-helland-crucifiez
MessageSujet: Re: La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.    Mer 25 Fév 2015 - 15:04

« Si vous faites un pas de plus je vous balance dans l’enclos des Scrouts. »

J’ai envie de lui hurler de le faire parce qu’ainsi, je pourrais peut-être retrouver mon comportement normal. Je lève les yeux vers elle alors que la terre tourne brutalement. Sa baguette est pointée sur moi… Bon sang, ais-je l’air aussi dangereux ? Je ne suis pas un fou, je ne suis pas un homme brutal et encore moins vulgaire mais il faut croire que tout porte à la méfiance chez moi. Surtout lorsque ma langue décide de débiter des choses osées sur une personne que je ne connais pas plus que cela. J’ai terriblement honte et rien que pour ça j’aimerai m’enfuir droit vers la forêt interdite et attendre que tout cela me passe mais mon corps refuse de bouger ou du moins, pas trop et pas trop vite. J’ai terriblement chaud, je crois que jamais je n’ai ressenti une vague de chaleur aussi intense au point de me faire transpirer de la sorte. Et ces mots… bon sang, ces mots qui n’en finissent pas. Mais qu’est-ce qu’il m’arrive ?

- Je n’ai pas pour leçon à rendre des scrouts à pétard dans ma tête .. Je… craquage totale. Chaud. Horreur. Troll… Bordel de merde de chien de lune !!

Je le sens au creux de moi, l’homme calme craque. Je ne supporte pas perdre mes moyens de cette manière. Je ne vais pas devenir violent, en tout cas pas envers cette jeune femme mais quelque chose en moi devient insupportable et je ne suis plus en mesure de faire quoi que ce soit. Mes propres gestes sont désordonnés alors que je m’attrape le visage entre les mains dont l’une termine sur mon oreille et l’autre dans mon cou. Rupture d’anévrisme ? Non, je ne serais pas aussi maitre de mes pensées. J’ai soif. Terriblement soif. Et je veux un bain de glaçon, je vous en conjure. Après tout cela, je disparaitrais dans les cachots pour une durée indéterminée, à l’abri de cette honte qui me pulvérise déjà. J’ose espérer qu’elle comprenne que je ne suis pas ce genre d’homme. Je me souviens m’être occupé de son état lors de la bataille de Noël, soignant ses blessures et la forçant au repos au moins pour 48 heures. Alors elle sait que je ne suis pas un fou, une homme n’ayant pas de limites… A moins que non.

« Calmez vous, asseyez vous et s’il vous plait … arrêtez de parler. »

J’acquiesce simplement, essayant de sceller mes lèvres alors que mon regard s’accroche au sien. Elle m’indique un chemin et je tourne la tête pour avoir non loin de moi, une cabane. Sa demeure ? Sûrement. Je fais un pas, puis deux, c’est laborieux. Premièrement parce que j’ai la sensation de marcher en équilibre sur un fil, au-dessus du vide. Je n’entre pas, je me contente de m’assoir sur les marches où je trouve enfin une légère stabilité qui, depuis tout à l’heure, me manquait. Même si elle m’avait invitée à rentrer, j’aurai refusé. Un homme comme moi ne peut pas entrer dans la demeure de cette jeune femme après avoir lancer ce genre d’insanités. Même si au fond, j’ai peut-être raison en disant qu’elle est séduisante et sublime.



Je me crispe. Je n’ai pas le droit de penser à ce genre de chose. C’est comme avec Katherine. Séduisante, mais ça s’arrête là. Point. Cessez moi tout ça, s’il vous plait. Je tremble comme lorsque j’étais en manque d’alcool et que j’étais en pleine crise. Ici, c’est différent et heureusement… Très peu pour moi pour que cette jeune femme assiste à ce genre d’état de ma part. Je me passe la manche de mon vêtement sur mon front transpirant, tentant de respirer calmement.

« Qu’est ce qui s’est passé ? Est-ce que vous avez bu quelque chose, mangé quelque chose, n’importe quoi susceptible de vous mettre dans cet état ? »

Sa baguette est toujours dans sa main. Elle ne me fait pas confiance et je ne peux l’en blâmer.

« A moins que ça soit votre état normal mais là on va avoir un sérieux problème. »

Je lève brutalement la tête, plongeant mon regard dans le sien. Mon état normal ? Bon sang, m’a-t-elle vu une seule fois déroger aux règles ? Une seule fois manqué de respect ? Alors, non. Ca n’est pas mon état normal sauf que je ne peux pas cracher un seul mot sans dire une ânerie supplémentaire. Je me sens légèrement vexé à ce que l’on me prenne peut-être pour un homme idiot et aussi pervers… Puis, je me rappelle que personne ne m’aurait cru capable de tromper Nora. Et pourtant je l’ai fait. Mon Oncle me répète qu’il y avait des circonstances atténuantes mais pour moi, rien ne change. Je n’ai aucune excuse. J’ai fait une erreur et j’en suis le seul et unique responsable. Point.

Alors ici, peut-être que j’ai à faire à la même situation. Face à une femme qui se méfie d’un homme parce que nous ne savons jamais de quoi l’être Humain est capable. Je me balance d’avant en arrière, tentant d’atténuer ce mal que je ne comprends pas. Manger ou bu quelque chose ? Oui, un café et je…

Le café. Je me stoppe net dans mon geste. Les symptômes ont commencés à se montrer à ce moment-là, après avoir bu quelques gorgées. Je me redresse petit à petit, les morceaux du puzzle s’emboitant les uns dans les autres. Serait-ce Mlle Caldéron Llanos qui serait à l’origine de cette maudite farce ? Non, je n’en ai pas l’impression… Je ne la connais pas réellement, je viens d’arriver à Poudlard alors j’aurai tous les droits d’en douter. Seulement, je suis arrivé à l’infirmerie alors que ça n’était absolument pas prévu. Je ne pense pas qu’elle m’ait réservé ce café en attendant que je vienne. Ce qui veut dire que quelqu’un l’a trafiqué et qu’il était réservé uniquement pour elle. Je ne sais pas pour quelles raisons mais lorsque j’aurai le nom de ce petit crétin qui … Calme toi Leiv. N’oublie pas où tu es, ni avec qui.

J’essaie de prendre une profonde inspiration avant de tenter d’articuler malgré les tremblements de mon corps et la chaleur qui semble cette fois, se stabiliser.

- J’ai soluble le petit mouton dans la prairie avec nage droit devant toi petit némo…

Voilà ce que ça donne lorsque nous regardons des dessins animés avec son fils… Je pousse un soupir désespérer en fourrant mon visage dans le creux de la paume de ma main. Quand est-ce que tout cela prendra fin ? Et cette honte qui ne m’échappe pas, qui fait que je n’arrive pas à la regarder en face. Qu’est-ce que j’vais bien pouvoir lui dire lorsque j’aurai retrouvé l’ordre de mes mots ? La colère et la honte sont à part égales en mon esprit et je ne sais pas ce que je préfère ressentir. Tout ce que je sais c’est que lorsque tout cela sera terminé, j’irais rendre visite à Katherine et que lorsque je saurais si quelqu’un à toucher à ce café… Cette personne risque d’effectuer des heures de colle jusqu’à la fin de son existence.

Tout ça me rend dingue, incroyablement dingue. Et cette chaleur qui n’en finit plus. Je me lève, tremblant. Ça recommence, ça grimpe, la température atteint des degrés qui m’angoissent. Qui sait ce qu’il y avait dans ce café ? Un poison ? Non, je serais déjà peut-être mort à l’heure qu’il est. Alors quoi, bon sang. Potion de confusion ? Peut-être, mais alors mal dosé. Très mal dosé. Je n’en sais rien. J’ai chaud. Oui, on le sait, mais j’étouffe. Je tourne la tête, à droite, à gauche. Trouver une échappatoire. Ca grimpe encore et je me sens pathétique… Puis le saint Graal. Là, à quelques mètres de moi. Un bac remplit d’eau fraiche en vue des températures, sûrement destiné à des animaux. Mon corps y réagit comme si c’était vitale et j’y fonce, peut m’importe qui ou quel créature se sert de cette auge pour s’abreuver, j’en ai besoin. Je trébuche une première fois, tremblant puis sans hésité y plonge la tête jusqu’aux épaules.

Soulagement intense…. Mon corps se détend immédiatement, même si la différence de température aurait pu être dangereuse et qu’elle me gifle en cet instant. Plus rien ne compte pas même le fait que je puisse être ridicule là, maintenant. Ce que je veux, c’est ne plus ressentir cette chaleur insoutenable et l’eau glacée fait son effet. Je reste quelques secondes ainsi et si mes poumons me le permettaient j’y resterais un peu plus longtemps, m’abreuvant de ce soulagement profond. J’attends encore un peu avant de relever en douceur ma tête et mon corps par la même occasion, l’air venant fouetter mon visage d’un vent qui me parait désormais glaciale. Je ne m’en préoccupe peu.
Mon corps retombe lourdement sur le sol, assit dans l’herbe mouillée, le visage et le haut de mes vêtements ruisselants d’eau. J’ai la sensation de respirer de nouveau et c’est bien pour ça que j’inspire à fond, avec soulagement, un demi-sourire de contentement aux lèvres jusqu’à ce que je me rappelle avec qui je suis et pourquoi…

J’ouvre les yeux et tente de redresser difficilement, les jambes tremblantes. Cette fois pas de colère, pas de chaleur, juste une honte et une frustration violente qui m’étreint l’estomac.

- Je… Je vous prie de m’excuser Mlle Stoneheaven.

Le miracle se produit. Mes mots se suivent et surtout concorde les uns avec les autres. Je prends appuie sur le bac à eau, voulant me redresser complètement afin de venir présenter mes plus plates excuses pour ce comportement de goujat et d’impolitesse forcée, me sentant d’un coup horriblement gêné.

- Je ne souhaitais pas dire ces…

Je sens mon bras partir avec le bac, mes pieds glissants également sur la terre humide et c’est sur le dos que je me retrouve avec brutalité, l’auge se déversant complètement sur moi. Le froid me saisit de toute part, me faisant me redresser aussitôt sur les coudes et finissant d’achever l’abrutissement de cette fichue potion sur mon cerveau qui, en cet instant, retrouve la totalité de ses moyens. Et ma conscience me rappelle ma chute … Sur le dos, dans la boue, complètement inondé de la tête aux pieds par une eau absolument glaciale face à une femme à qui j’ai lâché des compliments osés, voir tendancieux. Aucune douleur, juste une honte décuplée et fracassante.

Je me le promets. Lorsque je retrouverais le coupable, il passera un très, très mauvais quart d’heure pour cette humiliation commise.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7820
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.    Ven 27 Fév 2015 - 19:18

Cette situation n'est rien qu'une improbabilité totale … ou bien une sérieuse erreur de casting. Il a l'air de s'en offusquer mais après tout je ne le connais pas du tout alors qu'est ce qui me dit que ça n'est effectivement pas son état normal ? Rien, absolument rien. C'est sa parole contre les faits et en l'état, étant donné les mots qui sortent de sa bouche … Permettez moi d'émettre quelques doutes … Hum. Néanmoins mon instinct ne semble pas me dire de me méfier outre mesure de cet énergumène et pour avoir eu affaire à la magie un bon nombre de fois, surtout aux effets secondaires de certaines potions ou certains sortilèges que j'ai pu constater sur des élèves la plus part du temps quand bien même je ne travaille pas à l'infirmerie, je lui laisse le bénéfice du doute. L'image que je me suis faite de lui n'est a priori pas celle d'un désaxé mais plutôt celle d'un homme droit, concentré, pas très bavard certes mais professionnel. Jamais a première vue je n'aurai imaginé entendre de telles … choses sortir de sa bouche et c'est vrai que j'ai eu tendance à céder à la panique mais il faut me comprendre, je pense avoir certaines circonstances atténuantes et que je le veuille ou non, j'ai perdu une grande partie de ma confiance en la gent masculine, c'est comme ça. Je ne me sens pas comme un animal sauvage qui a besoin de temps pour être apprivoisé, simplement comme une femme qui a subit un traumatisme et qui laisse le temps faire son œuvre. Ces derniers mois n'ont pas été simples, ils ne l'ont été pour personne bien sur mais parfois il faut se concentrer sur le côté personnel et penser un peu à soit, chose que je n'ai pas spécialement l'habitude de faire, chose que j'ai fait plus facilement quand Alexander était encore dans mon ventre. Instinct maternel j'imagine, me protéger moi c'était le protéger lui après tout. aujourd’hui je recommence à me concentrer énormément sur les autres et vu la situation je n'ai pas vraiment le choix mais je pense avoir appris à faire la part des choses, en tout cas je l'espère.

Pendant ce temps là notre bon ami en plein délirium semble faire le point lui aussi et à voir son expression faciale, la façon dont il se redresse légèrement, il a visiblement trouvé une faille dans le système. Alors monsieur le Professeur, une illumination ? En attendant, et même si je garde une distance de sécurité entre nous, il me semble que je commence à me détendre. La sensation d'être contrairement à lui en contrôle de la situation doit peser dans la balance, j'imagine.

« J’ai soluble le petit mouton dans la prairie avec nage droit devant toi petit némo… »

Mesdames, messieurs, c'est un craquage ! Pardon. Ça n'a rien de drôle, surtout quand on voit dans quel état il est et à quel point il semble mal le vivre mais c'est plus fort que moi, je sens bien le bord de mes lèvres qui commence à menacer de s'étirer et … Non, Ismaelle, un peu de retenue s'il te plait. S'il soupire, moi aussi, mais simplement pas pour les mêmes raisons. J'essaie de ne pas céder, lui me semble désespéré et je peux le comprendre parce que je crois qu'à sa place je le serais aussi. Qui ne le serait pas ? Est ce qu'il y a quelque chose de plus frustrant que de ne pas être maitre de son propre corps ? Certainement mais je pense que c'est tout de même une des choses qui arrivent en tête de liste.

En revanche quand il se lève je reprends mes esprit instantanément et dans un geste réflexe tend les bras en avant comme pour amortir sa chute mais il parvient à rester debout par je ne sais quel miracle. Pour la suite il va tellement vite que je n'ai le temps de rien si ce n'est ...

« Par Merlin, on est entrain de le perdre ... »

… mais déjà le voilà entrain de plonger sa tête dans l'abreuvoir sous mes yeux probablement rond de surprise et ma bouche totalement bée. Il vient vraiment de faire ça ? Oui, il vient de faire ça … Qu'il s'estime heureux de passer maintenant que la glace est brisée … Je regarde Taska, elle observe la scène d'un air perplexe, se demandant sans doute ce que cet humain fabrique la tête dans l'endroit où elle boit, ça me fait esquisser un sourire tendre. Question : A partir de combien de temps je dois m'inquiéter et lui sortir moi même la tête de l'eau ? Mais ça n'est pas nécessaire puisqu'il fini par le faire de lui même avant de s'assoir dans l'herbe, l'air plus … frais que jusqu'à présent, ce qui me fait pousser un soupir de soulagement.
Il reprend ses esprits, je lui laisse de l'espace et du temps mais il se rappelle finalement qu'il n'est pas tout seul et quand il se relève et que son regard croise le mien j'y lis tout un tas de choses, la gène en tête de liste ...

« Je… Je vous prie de m’excuser Mlle Stoneheaven. »

Je peux facilement lire le soulagement dans son regard à ce moment là, celui d'être de nouveau capable de formuler une phrase normale et je secoue la tête pour lui faire comprendre que c'est oublié, parce que oui ça l'est même si je garde malgré tout une certaine distance avec lui. Ma baguette est toujours dans ma main d'ailleurs, mais elle n'a plus rien de menaçant.

« Je ne souhaitais pas dire ces… »
« Attention ! »

Trop tard … Tout s'est passé très vite et pourtant j'ai eu l'impression de voir la scène au ralentis. Il a voulu s'appuyer contre l'abreuvoir mais celui ci n'a pas supporté son poids – sans offense – et les deux se sont … renversés sur le sol, l'un sur l'autre ou plutôt lui par terre, le derrière dans la boue, et toute l'eau contenu par dessus lui … Moment de flottement, rien ne se passe, le silence s'installe … Jusqu'à ce que je le brise en éclatant littéralement de rire …

C'est foutu, je le sens, je suis partie, et j'essaie, vraiment j'essaie de m'arrêter mais plus j'essaie de m'arrêter et plus je repars de plus belle. C'est encore pire quand je le croise alors je m'éloigne et tourne le dos et quand je pense m'être calmée je reviens vers lui mais ça repart … Je me sens mal, vis à vis de lui, mais d'un autre côté … Je me sens bien, tellement bien … Je ne m'étais pas senti aussi libérée depuis un long, long moment. Je ne passe pas mon temps a pleurer, je ne pleure d'ailleurs que très rarement mais ça n'est pas ce que je veux dire. Les temps sont durs, je souris, je ris aussi parfois, mais comme ça c'est … Hum ...

« Je suis vraiment, vraiment désolée … J'ai honte, vraiment mais ... »

Et j'en pleure, les larmes apparaissent au coin de mes yeux et roulent sur mes joues alors que je porte un bras à mon ventre. L'expression pliée en deux prend tout son sens en cet instant.

« Je n'avais pas ris comme ça depuis … Je ne m'en souviens même plus en réalité mais … Woo, ça fait du bien ! »

Ismaelle ...

« Hum, pardon. »

Ça ne le fait pas, n'est ce pas ? Il va croire que je me moque de lui … ce qui en réalité est un peu le cas et clairement pour le bras droit du directeur ça n'est pas très … Bref ! On ne va pas rester coincé là dessus pendant 200 ans hein, aller, zou ! Si je lui tends ma main pour l'aider à se relever, j'enfonce le clou ? Ne prenons pas de risque.

« Séchez vous, je reviens tout de suite. »

Et je n'attends pas mon reste pour disparaître à l'intérieur de la cabane … pour en ressortir quelques instant plus tard et lui tendre une tasse fumante, avec un sourire avenant.

« C'est du thé à la bergamote, ça va vous réchauffer. »

...

« Je vous promets que je n'ai rien mis d'autre dedans si ce n'est une certaine dose de sucre pour vous faire reprendre quelques couleurs. Vous êtes vraiment pâlot. Est ce que ça va mieux déjà ? »

Il a l'air en tout cas.

« Erreur de dosage ou mauvaise blague d'élèves à votre avis ? »

Une chose est sure, je me sens beaucoup plus légère.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 840
Date d'inscription : 05/11/2014
Crédits : Me
Double Compte : Keza & Charleen & Mateo & Will & Dimitri & James & Ora



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2993-leiv-andreas-helland-crucifiez
MessageSujet: Re: La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.    Mer 4 Mar 2015 - 16:15

J’ai froid et l’humidité traverse sans peine tous mes tissus. Ma chute a été brutale, fracassante et je me retrouve désormais sur le postérieurs, appuyé en arrière sur mes mains. Je dois l’admettre, ça n’est pas ma chute qui est la plus douloureuse, mais l’humiliation écrasant qui s’abat sur moi. Comme si tout ce que je venais de tenir comme propos n’était pas suffisant… Il fallait qu’en plus, je me ridiculise physiquement parlant. Et pas d’une manière discrète et simple. Non. Une chute à cause d’un bac rempli d’eau glacée. Et là, j’entends un rire cristallin à côté de moi. Clair, profond, sincère. Je fronce les sourcils et lève lentement la tête vers Mlle Stoneheaven qui n’en peut plus de rire. Elle tente pourtant de se retenir mais je crois que c’est trop tard pour elle et mon égo se prend une nouvelle gifle. Seulement, je suis bon joueur, pour la simple et bonne raison que je crois au Karma. Et que ce dernier est venu me jeter ce retour de flamme suite à mes propos.

Nous disons souvent que les rires sont communicatifs. Et je crois que les faits se prouvent en cet instant, puisque je me permets un sourire en coin, en lâchant quelques ricanements sec mais présent, tout en secouant la tête tant je me trouve pathétique. Je ne parles même pas de la situation en elle-même qui est plus que déplorable.

« Je suis vraiment, vraiment désolée … J'ai honte, vraiment mais ...
- Honte ? Croyez-moi… après ce que je vous ai dit et ce qu’il vient de se passer, je viens de battre un record inexistant de honte cumulée en moins de dix minutes.

Et tout cela dit avec un demi-sourire qui moi-même me surprend malgré le malaise que je ressens. Je frissonne de la tête aux pieds, me sentant poisseux, ainsi installé dans cette flaque de boue.

« Je n'avais pas ris comme ça depuis … Je ne m'en souviens même plus en réalité mais … Woo, ça fait du bien ! »

Nouveau regard vers elle, arquant un sourcil.

« Hum, pardon. »

Je lève la main en signe de résignation.

- Je préfère vous voir rire de la sorte plutôt que d'avoir l'air d'un psychopathe déboussolé.

Ce n’est que justice et à aucun moment je ne lui en veux. Le vent se loge sur mes vêtements humides et un nouveau frisson me parcoure. Nous sommes encore en Hiver et nous sommes surtout en Ecosse. Je suis certes habitué aux grands froids de ma Norvège natale mais je ne suis pas non plus un surhomme et le froid commence sérieusement à me gagner.
Je prends appuie sur mon bras et d’un coup de bassin me redresse sur les genoux puis me remet debout, raide comme un tronc d’arbre évitant de trop bouger pour remuer cette sensation de glace qui parcoure ma peau.

« Séchez vous, je reviens tout de suite.
- Ne vous inquiétez pas pour moi je…

Elle se trouve déjà chez elle, à l’intérieur de sa cabane alors que je ne demande qu’une chose : Fuir. De honte et de culpabilité. Comment voulez-vous que je puisse regarder cette jeune femme dans les yeux après cet instant qui, pour moi, est le type même d’une humiliation ? Je pourrais partir tout de suite et rejoindre mes appartements mais à aucun moment je ne commettrais une impolitesse de ce genre. Et encore moins après ce que je venais de lui présenter comme spectacle ridicule. Je ne veux pas lui manquer plus de respect que je venais de le faire. Alors je prends sur ma lâcheté et entreprend de saisir ma baguette dans le creux de ma poche et commence à me sécher de la tête aux pieds grâce à la magie. L’opération n’est pas très longue, dieu merci, et j’ai presque terminé lorsqu’elle revient, une tasse fumante entre les mains. Elle me la tend, un sourire aux lèvres qui apporte un peu de chaleur à ma stupidité. Je termine de me sécher et range ma baguette dans ma poche. Je me sens déjà un peu mieux même si le froid reste présent sur ma peau.

« C'est du thé à la bergamote, ça va vous réchauffer. »

Et en plus de ça… Elle est attentionnée. Oui, j’aurai préféré qu’elle me jette en m’insultant et me hurlant dessus, en me disant que je ne suis qu’un goujat sans aucunes manières. Mais ça n’est pas le cas. A la place j’ai le droit à une douceur naturelle et une bienveillance dans sa voix. Ma culpabilité ne fait qu’enfler autant que cette chaleur de sa part me touche.

Je m’apprête à tendre la main jusqu’à ce qu’un déclic. Une nouvelle boisson ? Je regarde Ismaelle et laisse ma main en suspens. Ce n’est pas que je deviens paranoïaque mais qui me dis qu’elle ne voudrait pas se venger de mon comportement ? Elle ne me parait absolument pas être ce genre de personne mais je crois que ma toute récente expérience m’a vacciné contre les boissons chaudes proposées avec gentillesse.

« Je vous promets que je n'ai rien mis d'autre dedans si ce n'est une certaine dose de sucre pour vous faire reprendre quelques couleurs. Vous êtes vraiment pâlot. Est ce que ça va mieux déjà ? »

Mes lèvres esquissent un léger sourire d’excuse avant de saisir cette tasse qu’elle me présente.

- Merci.

Je garde le récipient entre mes deux mains et ne peux m’empêcher de lâcher un soupire de bien être lorsque je sens la chaleur se reprendre entre mes mains. La culpabilité est là, elle me taraude mais je tente de la faire taire. Je me contente de rester tranquille.

- Oui, ne vous en faites pas. Disons que je n’ai pas la tenue appropriée pour me balader en plein milieu du parc mais c’est beaucoup mieux que tout à l’heure.

Même si je fais l’impasse sur les longs frissons qui me parcourent l’échine, disons que tout va bien pour le moment. Et cela m’apprendra à venir jouer les adolescents de 15 ans avec des propos incohérents. Même si … je n’y suis pour rien. Je porte la tasse à mes lèvres, prenant garde à ne pas me brûler et absorbe doucement le breuvage avec un soulagement non dissimulé. La chaleur se repend aussitôt dans mon œsophage jusqu’à mon estomac avant de se propager dans mon thorax.

« Erreur de dosage ou mauvaise blague d'élèves à votre avis ? »

A mon avis ? Une personne qui va passer un très mauvais quart d’heure en ma compagnie lorsque j’aurai retrouvé le ou la coupable. Et croyez moi qu’elle sera trainée par tous les moyens jusqu’à Ismaelle pour également lui présenter des excuses. Il ou elle ne s’en sortira pas si bien et je compte aller voir Mlle Caldéron Llanos personnellement afin qu’elle puisse m’offrir plus d’indications et le coupable viendra également lui présenter ses excuses. Car même si je suis la personne ayant subis ce breuvage, il faut garder en tête qu’il lui était en premier lieu destiné. Et je me demande bien pourquoi… j’espère simplement que nous n’avons pas voulu lui faire de mal.

- Mauvaise blague. Très mauvaise… Qui semblait être destinée à Mlle Caldéron Llanos, en premier lieu.

Je bois une nouvelle gorgée avec toujours autant de soulagement que la première fois, la chaleur revenant progressivement même si nous étions toujours dehors. Peu importe, tout cela est mérité. Je fronce les sourcils et abandonne un instant mon sourire, imaginant quelle punition sera affligée au petit malin concerné.

- Disons que nous lui avons donné un café tout chaud mais qu’elle n’en voulait pas. Elle me l’a gentiment proposé, chose que j’ai naturellement acceptée. Vous… connaissez la suite.

Ça, pour la connaitre. Elle l’a connait. Nouvelle gorgée, pâle sourire avant de lâcher sur un ton un peu plus léger.

- Au moins… grâce à ça, vous avez pu avoir une avant-première de mes goûts cinématographiques. Comme vous avez pu le constater, je suis un friand de grands classiques…

Nage droit devant toi le petit nemo. Mais qu’est-ce qu’il m’est passé par la tête ? Une potion destinée à te faire perdre les pédales. Et je dois l’avouer, ce fut une brillante réussite. Adrian adore ce dessin animé et j’y ai le droit à chaque fois que nous passons quelques jours ensemble au point de connaitre tous les dialogues sur le bout des doigts. A chaque visionnage, il me réclame à ce que je fasse la voix du Requin lorsque Marin et Doris sont invités à la réunion des mangeurs de poissons anonymes. Et bien évidemment, comme à chaque fois, je ne peux le lui refuser et me retrouve à faire ces dialogues de ma voix rauque et profonde. J’entends encore son rire clair et enfantin.

Mon fils me manque. Plus que jamais.

Je termine ma tasse de thé et la garde au creux de ma main, assumant mes responsabilités avant de planter mon regard dans le sien.

- Quoi qu’il en soit, je vous dois des excuses. Vous avez dû me prendre pour un fou.

Je ressens une gêne au niveau du thorax lorsque je repense à tous ce que j’ai pu dire mais j’en fais abstraction et continue sur ma lancée.

- Je ne voulais pas vous dire toutes ces choses. Je sais que c’est l’effet de la potion qui m’a rendu ainsi mais j’en suis affreusement gêné. Je vous présente mes excuses.

Et tout cela dit avec mon calme quotidien ponctuée d’une légère gêne lorsque mon cerveau retrace ces mots déplacés. Certes, Ismaelle est une jolie femme mais tout de même… Je préfère ne plus y penser. Au lieu de cela, je lui tends la tasse, sans la lâcher du regard.

- Si je peux faire quoi que ce soit pour me faire pardonner, n’hésitez pas. Vous n’avez qu’à demander.

Dans la mesure du possible, cela va de soi mais je suis un homme de parole et de confiance même si j’ai bien remarqué sa crainte de tout à l’heure. Comment lui en vouloir lorsque vous avez un homme qui vous ai presque complètement inconnu, débarquer ainsi près de votre lieu de vie en tenant des propos complètement incohérents. J’aurai pu être un fou dangereux, un déséquilibré qui voulait lui faire du mal. Peu importe, ses réactions étaient absolument justifiées et lorsque j’y repense, ma culpabilité ne fait que s’accroitre.
Même si elle ne le souhaite pas, je tâcherais de rattraper mon erreur. Comme je le fais depuis trois ans auprès d’Adrian… et de Nora.

Un coup de vent vint se loger entre nous et je ne peux réprimer un frisson provoqué par le froid de Février
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7820
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.    Lun 9 Mar 2015 - 13:38

« Mauvaise blague. Très mauvaise… Qui semblait être destinée à Mlle Caldéron Llanos, en premier lieu. »
« Vous pensez ?! »

Ah non, non, non ! Je ne suis pas d’accord ! Peut être que je ne suis pas aussi proche de Rina que l’était Victoria mais quand même, on ne touche pas à la belle hispanique ! C’est pêcher ! Non je ne me transforme pas en Mama hystérique pour autant mais je l’admets, je me suis esclaffée avec un peu de virulence.
Je le regarde boire son thé sans vraiment le voir, néanmoins attentif à ses réactions tout en visualisant une potentielle scène dans ma tête. Qui de sensé irait s’en prendre à Katherine, sincèrement ? Tout le monde l’aime, elle est simplement adorable …

« Disons que nous lui avons donné un café tout chaud mais qu’elle n’en voulait pas. Elle me l’a gentiment proposé, chose que j’ai naturellement acceptée. Vous… connaissez la suite. »
« Faites moi plaisir, si vous arrivez à trouver les coupables – et qu’il s’agit bien d’une blague – prévenez moi. »

Au bûcher ! Oui c’est vrai, je m’en moque un peu qu’ils – ou elle(s) – s’en soient pris à lui – disons qu’il y a moins d’affecte – mais Rina … Non. S’en prendre à des Profs quand on est élève est une chose qui existe depuis la nuit des temps, une chose qu’on accepte quand on entre dans le corps professoral parce qu’on fini par comprendre qu’on y passera tous un jour ou l’autre – même si pour ma part j’ai la chance d’être épargnée la plus part du temps – mais s’en prendre à un tel rayon de soleil c’est comme tirer sur l’ambulance, ça ne se fait pas. Non mais !

« Au moins… grâce à ça, vous avez pu avoir une avant-première de mes goûts cinématographiques. Comme vous avez pu le constater, je suis un friand de grands classiques… »
« Malheureusement je n’ai pas reconnu … J’ai visiblement de grosses lacunes dans le domaine, désolée. »

Est-ce qu’il s’agit d’un dessin animé ? C’est fort probable, d’après la tendresse que je peux lire dans ses yeux actuellement. Cet homme aurait-il des enfants ? Vu son âge, ça serait tout à fait possible … tout comme il est possible que je me plante totalement ou qu’il soit simplement fan de dessins animés, finalement. Pour ma défense, en passant onze ans à Poudlard, quatre ans dans l’armée et deux ans enfermée ici je n’ai pas vraiment pris le temps de me cultiver sur le sujet, d’autant plus que la télévision n’a jamais été mon grand truc. Quand j’étais petite, à l’hôpital, je crois que j’ai pris ma dose pour toute une vie et depuis je passe le plus de temps possible à l’extérieur ou en tout cas à être physiquement occupée. Peut être qu’avec Alexander j’aurai pu rattraper le tir, oui, peut être, mais ça ne serre à rien de sortir les violons.

« Quoi qu’il en soit, je vous dois des excuses. Vous avez dû me prendre pour un fou. »
« Je l’admets, ça m’a effleuré l’esprit … »

Mais mon sourire en dit long, oui, je plaisante et le taquine.

« Je ne voulais pas vous dire toutes ces choses. Je sais que c’est l’effet de la potion qui m’a rendu ainsi mais j’en suis affreusement gêné. Je vous présente mes excuses. »
« Et elles sont acceptées, n’en parlons plus. »

Et les mots sont appuyés par un geste de la main qui balaie la question. Il a l’air mal, vraiment mal, et moi je n’ai surtout pas envie de revenir sur le sujet parce que s’il est gêné c’est aussi mon cas malgré le fait que je ne le montre pas du tout. Ses mots … Bref, n’en parlons plus.
Il me tend la tasse, tasse que j’attrape sans réfléchir tout en me rendant compte que je scotche totalement sur ses yeux avant de secouer la tête pour me défaire de ce regard. Des yeux d’un bleu et d’une profondeur saisissante, c’est assez déroutant, comme … de la glace.

« Si je peux faire quoi que ce soit pour me faire pardonner, n’hésitez pas. Vous n’avez qu’à demander. »
« Attrapez ces petits malins, appelez moi, et on leur rendra leur monnaie de leur pièce. »



« Comment ça, ça n’est pas très pédagogique ? »

Il faut croire que je suis restée bloquée en mode fou rire puisque mon sourire ne me lâche pas et tout ce qui sort de ma bouche n’est qu’une manière de plaisanter. Je n’ai pas l’intention d’arrêter, ça fait trop de bien pour ça, mais ça ne m’empêche pas d’avoir les idées claires pour autant.

« Plus sérieusement, vous ne me devez rien, ce sont des choses qui arrivent. Ne vous en faites pas. Et puis … Si mes souvenirs sont bons, vous m’avez pris en charge le jour de Noël … J’étais « légèrement » dans les vapes mais je ne pense pas me tromper alors considérez qu’on est quittes. »

Légèrement … oui, c’est ça. J’étais totalement vidée de toute mon énergie surtout mais ça n’est qu’un détail. Je ne me souviens pas de tout ce qu’il s’est passé, juste que Everett m’a ramené dans la Grande Salle après que je sois tombée d’épuisement à l’extérieur en rétablissant les sorts de protection en compagnie d’autres sorciers et quand j’ai ouvert les yeux c’est son visage à lui, à Leiv, que j’ai vu en premier. J’ai paniqué, je l’admets, et je dois avoir l’air d’une vraie sauvage mais je ne peux pas faire autrement ni faire taire mes réflexes d’autoprotection, ni calmer cette peur presque panique de l’homme que je ressens parfois. Le temps fera son œuvre, malgré les mois qui passent je ne suis pas encore totalement guérie à ce sujet mais il y a du mieux.

« D’ailleurs, merci encore. »

Encore ? A vrai dire je ne me souviens même plus si j’ai pris le temps de le remercier une première fois en y réfléchissant bien. Je ne suis pas une personne qui prend à la légère ce genre de choses en général mais j’admets avoir eu la tête pas mal occupée ces derniers temps alors ça serait tout à fait possible. Il n’y a pas mort d’homme, certes, mais quand même. Enfin au moins c’est désormais chose faite si ça n’était pas le cas jusqu’ici.
Puis l’esprit pratique fait son grand retour, parce que je ne reste jamais bien longtemps sans être concentrée sur quelque chose alors quand mon regard se pose alentour je ne réfléchis pas vraiment et pose la tasse sur un rebord avant de faire quelques pas vers un des enclos pour finalement me retourner vers lui.

« Ceci dit, maintenant que vous êtes là … Si vous vous sentez d’attaque, est ce que ça vous ennuierait de m’aider à faire rentrer les Niffleurs dans leur cabane ? Il est temps que je nettoie leur enclos et que je leur donne à manger seulement ça n’est pas possible en les ayant dans les pattes et comme mon chien n’est pas dans les parages ... »

D’ailleurs où est ce qu’il est cet innocent là ? Peut être entrain de déprimer dans un coin à cause du départ de Maya … Mon pauvre loulou, il était heureux d’avoir une copine mais point positif – si on veut – il a toujours Lune, même si elle n’est pas un chien. Au moins ils s’entendent bien, c’est déjà ça.

« Il s’improvise chien de berger parfois, c’est assez amusant à voir. »

Il doit avoir ça dans le sang j’imagine, mais on s’en fiche du capital génétique de mon chien …

« Je n’utilise jamais la Magie sur aucune de ces Créatures, sauf si c’est pour leur prodiguer des soins. »

La Magie pourrait certes rendre la chose plus facile et plus rapide mais c'est une ligne de conduite que je me suis fixée et je n'y dérogerais pas. Et jusqu’ici il y avait toujours quelqu’un pour m’aider en cas de besoin, notamment Jake même s’il était plutôt branché grosses créatures, ou alors Enzo qui passait beaucoup de temps à trainer là. Il n’était pas le seul, bien sur, mais un des plus présents, voir le plus présent, et surtout il a développé un réel lien avec certaines des Créatures mais ça ne sert à rien de remuer le couteau dans la plaie. Désespérer ne les fera pas revenir, il faut rester concentrés, positifs, et faire confiance à nos yeux et nos oreilles, à notre instinct aussi.

« Par contre si vous avez de l’or sur vous … Enfin si vous acceptez bien sur mais ça n’est pas du tout une obligation. Vous devez être relativement épuisé après cet incident … »

Et Merlin sait s'il faut de l'énergie pour gérer des Niffleurs ...

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 840
Date d'inscription : 05/11/2014
Crédits : Me
Double Compte : Keza & Charleen & Mateo & Will & Dimitri & James & Ora



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2993-leiv-andreas-helland-crucifiez
MessageSujet: Re: La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.    Dim 15 Mar 2015 - 12:37

« Attrapez ces petits malins, appelez moi, et on leur rendra leur monnaie de leur pièce. »

Je reste un instant surpris, haussant un sourcil.

« Comment ça, ça n’est pas très pédagogique ? »

Elle ne se défait pas de son sourire que je me surprend à partager, même si ça n'est qu'à demi.

- Comptez sur moi.

Elle semble prononcer cela sur le ton de la plaisanterie, mais pas moi. Il est certain que je retrouverais le ou les coupables et que je me ferais un plaisir de les présenter tout d'abord à Katherine pour des excuses et pourquoi pas, une aide pour des tâches comme récurer les toilettes de l'infirmerie avec une brosse à dent. Pour la suite, je le ou les conduirais ici même, afin qu'ils présentent également leurs excuses à Mlle Stoneheaven. Sans oublier leurs trois mois de retenues que je leur procurerais. Et sur cela aussi, je suis également sérieux.

« Plus sérieusement, vous ne me devez rien, ce sont des choses qui arrivent. Ne vous en faites pas. Et puis … Si mes souvenirs sont bons, vous m’avez pris en charge le jour de Noël … J’étais « légèrement » dans les vapes mais je ne pense pas me tromper alors considérez qu’on est quittes. »

Légèrement ? Je me souviens très bien de ce moment où le Gardien est venu porter une Ismaelle à bout de force, s'écroulant par la suite d'épuisement. La nuit de Noël a été rude pour tout le monde et elle en avait fait elle aussi les frais. Je l'ai effectivement prise en charge mais je lui ai surtout permis d'avoir un sommeil réparateur afin qu'elle puisse récupérer les forces qu'elle avait durement épuisée lors de cette bataille sanglante. Je me souviens de son visage parfois apaisé, parfois soucieux, aux traits tirés. Et surtout, il y a un détail qui contraste énormément avec la femme qui, aujourd'hui, se tient devant moi. La fragilité qui transparaissait aux travers les traits de son visage lorsqu'elle semblait profondément endormie. Donnant l'impression que toutes barrières se rompaient en même temps que ses forces épuisées.

« D’ailleurs, merci encore.
- Ne vous en fait pas. Je n'ai fais que mon travail, il est normal de vous avoir aider. »

Jamais je ne laisserais un ou une patiente à l'écart, peu importe son état de gravité. Il est de mon devoir d'apporter une aide médicale et je fais de mon mieux pour ne pas être négligeant ainsi que pour être le plus efficace possible. Cette nuit de Noël a été mouvementé mais surtout riche en émotions, aussi bien pour le personnel que pour les blessés dont le nombre ne semblait pas vouloir décroître. Mais je ne peux le nier, j'ai été entouré d'une équipe compétente, réactive et efficace. Je pensais me sentir perdu mais l'intégration et la confiance se sont vite installées même si je suis certain que la situation a fortement aidé à cela.

Même si Ismaelle est reconnaissante pour l'aide que je lui ai apporté ce jour là pour moi ma dette n'est pas remboursé. Je trouverais un réel moyen de me faire pardonner, au moment venu. Et j'évite à tout prix de me remémorer cet instant où je me suis mis à sortir tout un tas de phrases incohérentes et désobligeantes.

Un nouveau frisson me parcoure mais je serre les dents sans pour autant avouer que je donnerais n'importe quoi pour l'un de mes gros gilets de laine qui se trouve dans l'armoire de ma chambre. Je regarde Ismaelle déposer la tasse vide sur un rebord avant de se diriger vers un enclos en se retournant vers moi.

« Ceci dit, maintenant que vous êtes là … Si vous vous sentez d’attaque, est ce que ça vous ennuierait de m’aider à faire rentrer les Niffleurs dans leur cabane ? Il est temps que je nettoie leur enclos et que je leur donne à manger seulement ça n’est pas possible en les ayant dans les pattes et comme mon chien n’est pas dans les parages ... Il s’improvise chien de berger parfois, c’est assez amusant à voir. »

… Des Niffleurs ? Je reste stoïque face à sa demande, m'imaginant déjà entrain de courir après ces petites bestioles qu'Adrian trouvait si adorable. Je fixe Ismaelle sans prononcer un seul mot. Et surtout, sans aucunes issues de pouvoir lui refuser cette demande. Après ce que je venais de lui faire subir avec un comportement qui fut bien plus qu’insupportable et désobligeant, je n'avais aucuns droits de lui dire non et de ne pas apporter mon aide à.. Bon sang. Faire rentrer des Niffleurs. Je regrette un instant que son chien ne soit pas présent pour les rassembler. Peut-être qu'avec la magie je...

« Je n’utilise jamais la Magie sur aucune de ces Créatures, sauf si c’est pour leur prodiguer des soins. »

Si je ne prenais pas sur moi, je suis presque certain que mes épaules s'affaisseraient de déception. Je respecte bien évidemment sa manière de voir et de faire les choses, ce qui est d'ailleurs plutôt honorable de sa part de ne pas user de la faciliter afin de s'occuper de tout ce petit monde... mais je sais aussi que ces petites bêtes sont endurantes, actives et difficile à rassembler de part cette énergie qui font d'elles des êtres aussi tenaces que les taupes ou les lapins.

« Par contre si vous avez de l’or sur vous … Enfin si vous acceptez bien sur mais ça n’est pas du tout une obligation. Vous devez être relativement épuisé après cet incident … »

C'est le cas, j'ai la sensation que la potion m'a vidée de toute énergie et je ne serais absolument pas contre une douche bien chaude et quelques minutes de sommeil afin que mon cerveau puisse récupérer le nécessaire de force que j'ai perdu durant cette entrevue. Mais encore une fois... Je ne peux absolument pas me permettre de dire non. Et je n'ai pas envie de lui refuser mon aide, bien au contraire. Si je peux me faire à demi-pardonner en courant après des Niffleurs, alors soit.

- Non ne vous en faite pas... Je suis opérationnel pour vous aider.

Et alliant le geste à la parole, je remonte mes manches jusqu'aux coudes d'un geste soigné et toujours ce demi-sourire aux lèvres. Jamais je n'aurai penser me retrouver dans cette situation à devoir partir en « chasse » après des Niffleurs mais puisqu'il y a toujours un début à tout comme on dit...

- Je possède bien une montre qui brillerait suffisamment pour les attirer … Cependant, j'ai peut-être un moyen plus efficace.

Je garde mon sérieux tout en conservant ce demi-sourire que je n'avais pas afficher depuis si longtemps, hors cadre de mon travail. Je cherche du regard un endroit où la discrétion serait de mise et opte pour l'arrière de sa demeure. Je ne suis pas certain qu'elle apprécierait de me voir entrer en son lieu de vie sans y être inviter ou même à lui demander si je pouvais y rester quelques instants sans sa présence. Et encore moins après la démonstration de tout à l'heure, quand bien même je n'y étais pour rien.

Je désigne l'arrière de sa cabane d'un geste de la main.

- Vous permettez ? Je reviens dans quelques instants. Ne bougez pas.

Ça n'est pas un ordre mais plus une requête que j'ose lui faire. Je n'aimerais pas qu'elle assiste à une scène qui pourrait nous mettre tous les deux mal à l'aise.

- Ah et lorsque je vais revenir... Vous risqueriez d'être un peu surprise mais ne prenez pas peur

Je lui offre un regard qui cette fois se veut moins dur qu'à l'accoutumer afin de la rassurer et de lui prouver de nouveau que j'étais loin d'être une personne dangereuse, avant de me diriger d'un pas tranquille vers l'arrière de sa cabane qui, d'ailleurs, inspirait un sentiment de chaleur et de calme. Je regarde autour de moi et constate qu'un tas de bois s'y trouve. Ça sera parfait. Je regarde aux alentours et à moins d'une malchance chronique personne ne devrait m'y voir, camouflé par des bosquets un peu plus loin. J'entreprends de défaire les boutons de ma chemise d'un geste léger, de l'enlever et de la plier avec soin avant de la déposer sur le tas de bois, sans qu'un plie de lui fasse défaut. Même chose pour mon tee-shirt, mon pantalon et mes chaussettes. Je dépose également ma montre sur ma chemise avec une infime précaution. C'est un cadeau d'Adrian pour la fête des pères lorsque Nora et moi étions encore ensemble... Je ne tiens pas à la perdre ou même à y faire une seule éraflure.
Le froid me fait frissonner violemment mais je serres les dents. Je dispose mes chaussures parfaitement alignées près du tas de bois et entreprend de me concentrer. Je ferme les yeux et sens aussitôt un mouvement au creux de mon ventre, le froid devenir supportable. Mon odorat devient plus accrue et je sens déjà mes muscles et mes os se modifier, me provoquant un fourmillement tout le long de ma colonne pour ensuite se répandre dans l'ensemble de mon corps. Mon corps se rétrécit, mes os se rétractent et lorsque j'ouvre les yeux, le sol me semble plus près malgré ma taille imposante en tant que Leonberger.

Je m'ébroue d'un geste et lâche un soupire de soulagement. Cela faisait trop longtemps que je ne m'étais pas retrouvé dans la peau de mon animagi et je ne peux le nier, j'en ressens un profond contentement. Je trouvais déjà en cette transformation un sentiment de rédemption après que Nora ait demandé notre Divorce. Je passais des heures, plus que je ne le devrais, à parcourir les forêts et les champs dans la peau du Leonberger. J'usais également de ce « don » lorsque je voulais voir Adrian en catimini, à l'époque où Nora refusait catégoriquement à ce que j'approche mon fils. Une époque rude mais méritée en vue de mon erreur passée.

Je commence à avancer sur mes quatre pattes et me dirige prudemment vers l'endroit où je me trouvais tout à l'heure, c'est à dire non loin d'Ismaelle. Je ne m'approche pas plus pour le moment, ne voulant pas brusquer les choses mais surtout, lui provoquer une peur soudaine qui pourrait enchaîner des réactions démesurées. Je m'assoie donc sur mon arrière-train canin et attend patiemment à ce qu'elle intègre l'idée de voir un chien de 80 cm de hauteur du sol au collier. En somme, un chien géant, au pelage fauve parsemé de tâches foncés avec une longue traînée blanche sur le flanc, signe d'une cicatrice que je porte sur les côtes en tant qu'Homme. Et surtout, je la laisse me reconnaître de part mon regard de glace qui ne se modifie pas lorsque je me transforme.

Si je me sens intimidé ou honteux de me présenter sous cette forme ? Absolument pas. Ce Léonberger fait désormais partie intégrante de ma vie, de mon organisme et j'en suis fier. J'ai mit de très nombreuses années avant de réussir une transformation partielle, ne serait-ce que de modifier mon nez ou mes oreilles. Je hume l'air et constate que la brise m'apporte le parfum d'Ismaelle que je surprend à apprécier. Une odeur fruité qui ne m'agresse pas l'odorat comme pourrait le faire les senteurs acres ou acides. Je me délecte de ce vent léger qui ne me provoque désormais plus aucuns frissons. Je suis bien conscient que ma venue ainsi peut surprendre et c'est bien pour cela que je reste un instant calme et tranquille. Sans bouger.

Sous cette forme je serais bien plus efficace pour l'aider à rassembler les Niffleurs que sous ma forme humaine où mon degré de maladresse risque d'être bien trop élevé pour réussir un assemblement correcte. Je me mets finalement sur quatre pattes, reniflant le sol à la recherche d'une odeur familière pour apercevoir un peu plus loin un museau sortir d'un fourré. Je m'élance aussitôt après lui, mes muscles se sentant soudainement soulagés de pouvoir enfin se laisser aller à courir, libre, sans entrave.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7820
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.    Mer 18 Mar 2015 - 18:27

Le calme après la tempête, de son côté comme du bien, et je crois qu’on apprécie tous les deux ce retour … au calme justement. Il est mal à l’aise, ça se voit, et j’imagine que son organisme en a pris un coup quant à moi je me remets tranquillement des émotions provoquées par son attitude et les mots qui sont sortis de sa bouche. Logan aurait dédramatisé tout ça, en me disant que je suis une petite nature et que ça n’est qu’une paire de mains sur des hanches, pas vrai ? Non Leiv ne m’a pas posé les mains sur les hanches, c’est juste une référence à un moment passé dans ma Cabane avec Maxence et Logan il y a … un siècle, c’est en tout cas l’impression que ça me donne en y repensant mais avec tout ce qu’il s’est passé depuis ça n’est pas très étonnant. Oui, Logan aurait dédramatisé, mais Logan ne sait pas et je n’ai pas envie d’y penser.

L’important c’est que l’atmosphère se détend, il se détend tellement que j’en viens à lui demander de l’aide sans réellement m’en formaliser et il faut le dire, agir sans se poser de questions, sans avoir peur, sans laisser les ombres du quotidien s’imposer, ça fait le plus grand bien.

« Non ne vous en faite pas... Je suis opérationnel pour vous aider. »

Il sourit et déjà remonte ses manches avec une certaine délicatesse qui ne m’échappe pas. Je m’interroge un peu, quel genre d’homme ai-je face à moi ? J’ai l’habitude de fréquenter tout un tas de personnes différentes au sein de ce château et je crois qu’il a sans doute lui aussi sa manière de se démarquer bien propre à lui mais ça n’est pas la question. Je me demande néanmoins s’il se sent obligé, redevable, pour éponger cette « dette » qui d’après moi n’en est pas une mais je n’entreprends pas de l’arrêter pour autant. Je pense qu’il est suffisamment grand pour prendre ses propres décisions, non ?

« Je possède bien une montre qui brillerait suffisamment pour les attirer … Cependant, j'ai peut-être un moyen plus efficace. »
« Non ça n'est pas ... »

Ça n’est pas ce que je voulais dire, mais bien tout le contraire. Les Niffleurs sont attirés par l’or comme un prédateur par une proie et j’allais justement lui dire de s’en séparer avant d’entrer dans l’enclos s’il ne voulait pas se retrouver avec une dizaine de petite bestiole énergique accrochées au pantalon mais je crois qu’il est déjà parti … ailleurs, je ne sais trop où. Concentré, il semble chercher quelque chose autour de nous et ça m’intrigue bien sur mais avant que je n’ai le temps d’exprimer ce que je ressens il désigne l’arrière de la Cabane d’un geste de la main.

« Vous permettez ? Je reviens dans quelques instants. Ne bougez pas. »

Je ne recommence pas à me méfier, mais je l’admets je recommence à le trouver un peu étrange comme personnage et je ne comprends pas du tout où il veut en venir. Un moyen plus efficace, un moyen qui le pousse à aller se cacher … Est-ce que c’est à ce moment là que j’appelle à l’aide ? Ou alors le Psychomage et deux ou trois Gardiens peut être …

« Très bien, je ne bouge pas ... »

Ne fais pas de geste brusque Ismaelle … On ne sait jamais …

« Ah et lorsque je vais revenir... Vous risqueriez d'être un peu surprise mais ne prenez pas peur. »
« Et c'est sensé me rassurer ça ? »

Oui là je l’admets c’est sorti tout seul, de même que l’expression du poisson hors de son bocal que je dois afficher actuellement sur mon visage, mais visiblement ça ne le formalise pas plus que ça puisqu’il s’éloigne déjà et ne tarde pas à disparaitre derrière le bâtiment. Un instant j’hésite, la curiosité piquée au vif, mais au lieu de faire quelques pas pour … Je ne sais pas, entendre ou voir quelque chose je me dirige plutôt vers Taska et commence à lui gratouiller l’encolure à l’endroit où elle y est le plus sensible. Elle roucoule en se dandinant d’une patte sur l’autre, c’est instantané et ça me fait sourire immédiatement.

« Il est un peu étrange, non ? »

Oui je parle aux Hippogriffe et non je ne m’attends pas à ce qu’elle me réponde, merci. Les secondes s’écoulent, et si je jette des coups d’œil réguliers vers l’endroit où il a disparu – et où il va réapparaitre a priori – mon attention est tout aussi captivée par la jeune Hippogriffe qui a bien grandi elle aussi. Elle ne se mélange pas vraiment avec les siens, à l’exception de Crash et Patrouille qui se comporte avec elle comme de véritables grands frères – jusqu’à ce qu’elle devienne mature sexuellement, probablement … ahum – mais ça n’a rien de très étonnant étant donné que sa mère l’a abandonné à la naissance. Elle se plait ici, avec ces deux congénères, les Sombrals les moins craintifs et les Abraxans de temps en temps. Sans oublier Fenrir bien sur ! L’être humain c’est encore autre chose, de nature timide elle ne se laisse pas facilement approcher et quelque part … Tant mieux. Ça n’est pas que je ne fais pas confiance aux élèves mais – enfin pour certains si c’est le cas – mais je préfère ça plutôt qu’une erreur soit faite et prenne des proportions dangereuses pour tout le monde.

Et puis je tourne la tête à nouveau …

« Par Merlin ! »

S’en suit un bond en arrière, un beau sursaut et la main sur le cœur qui est passé d’un rythme normal à un rythme endiablé en une demi-seconde à peine. J’ai devant moi un … chien, en soit ça n’a rien d’incroyable même si ça surprend puisque Fenrir est de nouveau le seul chien présent dans le château depuis le départ de Maya et de sa maitresse – Vicky, tmtc, ouais je m’autodédicace et alors – mais c’est surtout que ce chien – un superbe Leonberg si je ne m’abuse – n’en est pas tout à fait un et ça ne me prends que quelques secondes supplémentaires pour le comprendre.

« Alors là je dois dire que je ne m'attendais pas à ça, mais alors pas du tout ... »

Un Animagus. Une information qu’on aurait sans doute du avoir dès le départ mais ça n’a pas la moindre importance sur le moment et ça n’en aura pas plus tard non plus d’autant plus qu’il y a plus discret comme forme s’il voulait jouer les espions, etc … Leiv Helland, le nouveau Professeur de Médicomagie, est donc un Animagus. Soit. Idée intégrée et je lute déjà pour ne pas laisser mes réflexe d’amoureuse des animaux se manifester parce que croyez moi, avec une telle peluche – impressionnante la peluche, certes, mais peluche quand même – face à soit il est facile d’avoir envie de craquer et de s’accroupir pour la faire venir … Un peu de tenue, c’est un Homme que j’ai face à moi, intégrons l’idée.

« Vous êtes magnifique. »

Hum. Bref. Station assise, c’est fait, station debout aussi et il en est d’autant plus impressionnant. Je me demande à quel point ça doit être grisant de pouvoir être dans la peau d’un animal et je crois que pendant une seconde je l’envie mais la sensation me passe tout aussi vite qu’elle n’est arrivée, tout comme lui qui s’élance déjà à la poursuite de je ne sais quoi, apprivoisant visiblement totalement sa nouvelle forme. C’est un véritable plaisir pour les yeux de pouvoir observer une telle créature … Mais on n’est pas là pour enfiler des perles alors après l’avoir observé quelques secondes et en lui adressant un sourire …

« Venez. »

Signe de tête de ma part, c’est partie pour le show ! Direction l’enclos de ces petits fous.

« Ils vont peut être avoir un peu peur au départ puisqu'ils ne vous connaissent pas mais l'idée c'est de les diriger vers leur cabane. Si vous pouvez les rabattre par la gauche, je prends la droite et je ferme dès qu'ils sont tous dedans, d'accord ? »

Il acquiesce d’un signe de tête, et ça n’est pas du tout totalement étrange de parler avec un chien … pas du tout. J’ai déjà fait l’expérience avec Jeremiah qui lui aussi était Animagus mais plus particulièrement avec un Loup, et non ça n’était pas Enzo puisque la seule fois où je l’ai vu sous son autre forme il était inconscient. Il en va de même pour Everleigh, quant à Maxime et Hey Mi, elles me sont ou m’était lupinement inconnue. Bien sur je parle tous les jours à toutes ces créatures dont je m’occupe mais cette fois c’est différent puisqu’il y a un véritable échange quand bien même il ne peut pas parler. Sa réflexion d’humain est toujours bien présente et je la ressens alors les choses se font naturellement finalement.
Quelques secondes plus tard nous voilà tous les deux dans l’enclos et c’est déjà la folie. Les Niffleurs sont très malins, ils savent parfaitement pourquoi je suis là et ce qu’il ne faut pas oublier c’est que le Niffleur ceruse … L’enclos est donc pleins de galeries mais un sortilège les empêche de s’éloigner et d’aller détruire tout le sol du Parc fort heureusement. Ils ont un certain territoire, parfaitement adapté, a leur nombre. La chose facile avec eux c’est qu’ils sont tous très curieux donc il n’est pas difficile de tous les avoir dans les pattes sans avoir à aller les chercher sous terre. Je les compte, ils sont tous là, et d’un coup de baguette j’étends le sort qui les « entrave » à leur galerie pour ne pas qu’ils y replongent tête baissée sinon on en a pour le restant de la semaine et la suivante. Ils sont là, entrain de courir partout, Bango est naturellement déjà sur mon épaule entrain de fouiller dans mes cheveux et les autres … observe cette grosse – sans offense – créature qu’ils ne connaissent pas … J’éclate de rire, c’est plus fort que moi mais la situation est tout simplement drôle et complètement attendrissante seulement voilà, on n’est pas là pour lambiner alors c’est parti !

Je crois qu’il est d’abord un peu surpris par la rapidité et l’effervescence de ces petites bestioles mais Leiv s’en sort très bien et parvient à rabattre quelques spécimens vers moi qui les pousse à mon tour vers la cabane. En général Fenrir s’éclate complètement à faire ça et bien qu’il ne soit pas vraiment un chien je me demande si mon homologue ici présent s’amuse autant que peut le faire ma boule de poils blanche.

« Bien joué ! »

La vérité c'est que … je m'éclate comme une folle et je cherche même pas le cacher par … pudeur ou je ne sais trop quoi. Adulte, oui, et alors ? Devenir adulte n'a jamais dit qu'on n'avait plus le droit de profiter de la vie et de ses plaisirs simples, surtout pas quand la plus part des jours sont sombres, surtout pas après tant d'épreuves. Alors j'en profite, je ris, je m'amuse, je le montre et m'exprime, et ça me fait énormément de bien.

« Non ! Bango viens ici !!! »

Nouvel éclat de rire quand le plus jeune et le plus foufou des Niffleurs fait demi tour pour escalader le grand Leonberg sans une once de peur.

« Désolée, celui là c'est le pire, une vraie vedette qui n'en fait qu'à sa tête mais il est adorable. »

C'est sur la tête du chien – enfin de mon collègue – que je récupère le jeune mâle et l'attrape alors qu'il escalade mon bras aussitôt pour retourner fouiller dans mes cheveux. Tout va à cent à l'heure, pas le temps de réfléchir, c'est exactement ce dont j'avais besoin.

« Viens là petite peluche, allez zou, vas rejoindre tes frères et sœurs. »

Je le saisis délicatement et me dirige vers la petite cabane où les autres sont déjà enfermés. Nouvelle opération risquée : Ouvrir la porte pour le faire entrer sans que les autres ne ressortent … Attention … Un, deux … Trois ! Et c'est une victoire ! Isma 1 – Niffleurs 0 ! Enfin, rectification, Leiv et Isma 1 – Niffleurs 0 ! D'ailleurs je me retourne vers lui après avoir poussé un petit cri de victoire justement – je garde la danse de la victoire pour quand je serais toute seule, faut pas non plus briser le mythe trop tôt – et me rapproche de lui d'un pas tranquille, enjouée, tout en enlevant la poussière de mon pantalon en tapotant sur mes cuisses.

« Beau travail d'équipe, non ? »

Personnellement je trouve que si.

« Merci. »

Et mon sourire ne s'estompe pas, malgré mon regard circonspect alors que je le regarde tout en croisant les bras, la tête penchée sur le côté, concentrée … Ou pas du tout, difficile à dire en fait.

« C’est extrêmement perturbant, en réalité. J’ai beau savoir qu’un humain se cache là-dessous, ça donne quand même incroyablement envie de vous grattouiller entre les oreilles. »

Ismaelle ! Shocked
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 840
Date d'inscription : 05/11/2014
Crédits : Me
Double Compte : Keza & Charleen & Mateo & Will & Dimitri & James & Ora



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2993-leiv-andreas-helland-crucifiez
MessageSujet: Re: La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.    Jeu 26 Mar 2015 - 10:04

Me retrouver dans la peau du Leonberger me fait plus de bien que je ne voudrais me l’avouer. Quitter mon corps d’homme l’espace de quelques minutes, pouvoir détendre mes muscles, défouler mes articulations et me prêter à cette endurance digne de ce chien géant est grisant et m’emplit d’un bien être que je n’avais pas connue depuis bien longtemps. Je passais des heures dans cette peau pour Adrian, afin de lui redonner ses sourires lorsqu’il réclamait mon retour à la maison ou lorsque je lui manquais trop. Il aimait à monter sur mon dos, jouant ainsi aux jeunes chevaliers téméraires. Ces souvenirs me font intérieurement sourire. Mon fils me manque atrocement.
Je dois bien avouer que je ne m’attendais pas à une réaction aussi positive de Mlle Stoneheaven et encore moins un compliment de la sorte à laquelle je réponds par un léger signe de tête. Si j’étais homme, j’aurai sûrement baissé les yeux par intimidation, n’étant pas habitué à ce genre de remarque agréable. Seule Nora le faisait lorsqu’elle me voyait. Aujourd’hui, elle me méprise comme une vermine d’égouts, à tel point que lorsque je croise son regard je me demande si elle est bien la femme que j’ai aimée. Aucune trace ne subsiste de l’amour qu’elle m’a porté durant toutes ces années et la réalité est parfois monstrueusement douloureuse.

« Venez. »

Je lève le museau et la suit en trottinant et me rappelle ces semaines de difficulté afin de maitrisé parfaitement la démarche d’un chien. Aujourd’hui et de par l’expérience, tout est devenu plus simple voir, comme un seconde nature. Je suis aux abords de l’enclos, non loin d’Ismaëlle dont son parfum embaume encore mon odorat.

« Ils vont peut être avoir un peu peur au départ puisqu'ils ne vous connaissent pas mais l'idée c'est de les diriger vers leur cabane. Si vous pouvez les rabattre par la gauche, je prends la droite et je ferme dès qu'ils sont tous dedans, d'accord ? »

J’écoute attentivement avant d’acquiescer de nouveau d’un signe de tête, presque surprit qu’elle se fasse aussi rapidement à ma forme d’emprunt, sans pour autant m’épancher plus sur la question. Si je peux lui être utile et lui donner un coup de patte – Oui Leiv fait un peu d’humour à ses heures perdues… - alors, cela sera un plaisir de l’aider.

Et je pars à la « chasse » aux Niffleurs. Je m’élance aussitôt sur mes pattes et entame une course effrénée auprès de ces petites bêtes qui se trouvent être bien plus malines que je ne l’aurai cru. Je me laisse surprendre par leur rapidité, moi qui les croyais plus lent que moi. Je prends rapidement note de leur manière d’agir, de leur trajectoire et m’adapte en conséquence. Et je me prends surtout… au jeu. Simplement et avec une facilité déconcertante, si bien que je me laisse aller à japper après eux pour les surprendre et ainsi les pousser vers Ismaëlle afin qu’elle puisse les faire rentrer dans leur cabane. Mon cœur bat un rythme effréné sous ma course et j’y prends plaisir. Je ne me sens plus totalement homme mais chien. Animal joueur et doux, faisant retentir le rire limpide et doucereux de Mlle Stoneheaven face à mes entourloupes pour piéger les Niffleurs… ou à celles des Niffleurs pour me piéger. Je m’amuse comme un chien le ferait et je n’en ai pas honte. Pour une raison que je ne pourrais expliquer, je me sens plus à l’aise sous cette forme et me permet ainsi de relâcher cette pression qui me maintient naturellement droit et froid au quotidien.

L’herbe sous mes coussinets – que c’est attendrissant venant de Leiv, n’est-ce pas ? –, le vent sur ma truffe et l’amusement générale de ma comparse et de moi-même semble avoir un effet positif sur ma personne et je pourrais presque sourire jusqu’aux oreilles. Chose qui se fait rare, tout comme ce ressenti au creux de la poitrine. Une joie sereine que je ne connais uniquement lorsque je suis auprès de mon fils.

« Bien joué ! »

Je jappe pour lui répondre et ralenti ma course lorsque tous les Niffleurs sont bien à leur place, haletant, la langue pendante.

« Non ! Bango viens ici !!! »

Avant même que je n’ai eu le temps de réagir, le Niffleur est déjà entrain d’escalader la monture que je représente pour lui et vient s’installer sur ma tête, de manière absolument normal alors que je me trouve être assis. Je lève les yeux et y vois son museau alors qu’il me renifle le poil. Je pousse un long soupire désabusé sans pour autant bouger ou de tenter de le dégager de moi, attendant patiemment qu’il souhaite partir et rejoindre sa famille dans sa petite cabane. Quant à Ismaelle, elle ne cesse de rire de la situation, chose que je comprends parfaitement. Elle semble s’amuser de tout cela, d’y prendre plaisir et je ne peux pas nier que je partage cet état d’esprit même si j’ai conscience de le faire de manière plus réservé.

« Désolée, celui là c'est le pire, une vraie vedette qui n'en fait qu'à sa tête mais il est adorable. »

Bango me renifle les oreilles alors que ma collègue vient le récupérer, mais il ne perd pas de temps pour escalader son bras et venir renifler ses cheveux, la chatouillant au passage alors qu’elle rit de nouveau. Je songe un instant à amener Adrian auprès de ces enclos afin qu’il puisse lui aussi s’amuser avec autant de ferveur, mais c’est avant de me rappeler qu’il ne verra jamais l’ombre de Poudlard. Peut-être que je pourrais me débrouiller afin de lui en montrer, à l’extérieur.

« Viens là petite peluche, allez zou, vas rejoindre tes frères et sœurs. »

J’observe la jeune femme et constate que c’est avec une infime douceur qu’elle transporte Banco auprès des siens, tout comme il est évident qu’elle semble être une amoureuse de toutes espèces animales. Lorsqu’elle pousse un cri de joie après avoir déposé le Niffleur dans la cabane, je jappe en écho afin de lui faire part de mon propre contentement. Je me laisse bien plus allé sous cette forme que lorsque je suis un homme et je sais déjà dès lors que je trouverais ma forme humaine, je me revêtirais de ce voile de droiture.
Pour le moment je n’y pense pas, profitant de ces instants sous ma forme animale et de la présence de Mlle Stoneheaven qui se trouve bien plus agréable que je ne l’aurai cru.

Tandis qu’elle s’approche et qu’elle frotte son pantalon, je m’ébroue, secouant mes poils afin de me débarrasser des brins d’herbes récoltés lors de ma course auprès des petits malins et de toute leur familles.

« Beau travail d'équipe, non ? »

Nouveau jappement afin d’approuver ses mots. Pour sûr que nous avions fait du bon travail elle et moi et je me surprends encore une fois à me dire que je ne serais pas contre pour remettre le couvert. Toujours assis sur mon arrière train, je suis bien moins essoufflé que tout à l’heure.
Je lève mes yeux bleus glaces vers Ismaelle et constate qu’elle m’observe, un sourire aux lèvres. Passé la surprise et cette partie de plaisir, elle semble me redécouvrir. J’ai la sensation que nous sommes loin de ce qu’il s’est passé tout à l’heure où je me suis couvert de ridicule. Ma culpabilité ne décolle pas de ma peau mais je me sens plus apaisé après cette séance de sport improvisé.

« C’est extrêmement perturbant, en réalité. J’ai beau savoir qu’un humain se cache là-dessous, ça donne quand même incroyablement envie de vous grattouiller entre les oreilles. »

Je penche la tête de côté, accueillant ses mots tout en souriant intérieurement. Après avoir passé tant de temps sous la forme de mon Leonberger, j’ai la sensation d’avoir accru ce côté animal, de l’avoir développé et parfois d’en perdre « le contrôle ». Je ne saurais pas comment l’expliquer. Je reste maitre de ce que je suis, de l’animal, mais il semble que parfois ma conscience se laisse aller au jeu à laquelle se prêtent tous les chiens. Je me suis aperçue de ce trait de caractère lorsque je m’amusais avec Adrian dans une cours ou dans un parc où, lorsque je me sens léger et apaisé, je me débride bien plus que si j’étais sous forme humaine. Le côté canin se demande une fraction de seconde ce que cela ferait de sentir les doigts d’Ismaelle se loger derrière mes oreilles.

Et je crois que c’est pour cela que je lève la masse de poils et de muscles que je suis, marchant tranquillement jusqu’à elle. Je lui arrive sans problème à la taille, mon museau au niveau de ses hanches. Du front, je la pousse légèrement, levant le museau vers sa main qui se rabaisse légèrement vers moi. Comme un chien le ferait, je glisse ma tête sous sa paume afin de l’inviter à un court échange. Ses doigts se posent, s’entremêlent à mon poil, juste derrière mes oreilles et je me laisse faire, tranquillement, profitant de ce moment de calme et de plénitude que je n’ai pas ressenti depuis longtemps. Je me suis laissé griser par cette sensation lors de ma course auprès des Niffleurs et je me retrouve maintenant, assit, entrain de me faire gratter la tête par une jeune femme que je connais à peine mais qui semble vouer un amour sans faille à l’espèce animale. Une douce sensation de chaleur m’envahit, un apaisement … indescriptible pour l’homme que je suis. Celui ayant tant de temps vécu dans une forteresse de glace et dont le contact physique avec d’autres humains ne se limite qu’à une poignée de main. Mais sous cette forme, je laisse en général les passants me tapoter la tête avec légèreté ou m’affubler d’une caresse derrière l’oreille. Pour moi, il n’y a aucune humiliation là-dedans. Ce chien est ma forme d’Animagus et j’en suis fier, quoi qu’on en dise.

Pour être honnête, je m’oublie quelques secondes. Je ne laisserais pas n’importe qui me toucher de la sorte, pas aussi longtemps du moins mais Ismaelle éveille chez ma toute petite part « animal » une sensibilité à laquelle je ne suis pas indifférent. Un quelque chose que je perçois, que je sens, mais que je ne saurais pas expliquer.

Je plonge mon regard dans celui d’Ismaelle avant de réagir, de revenir sur terre. Je me lève tranquillement et me dirige en trottinant à l’arrière de sa cabane. Je concentre mon esprit et sens déjà les fourmillements familiers le long de mes muscles, caractéristique de ma transformation. Un coup de froid me fait aussitôt frissonné et je retiens un grognement de frustration de quitter si vite ma forme de Leonberger dans laquelle je me sentais si bien et surtout au chaud. Mes affaires n’ont pas bougées de place et j’entreprends de m’habiller rapidement et soigneusement, prenant soin de ne pas faire un pli ni à ma chemise, ni à mon pantalon. Montre autour du poignet, chaussures enfilés et chemise boutonnée, je reviens vers Ismaelle qui est toujours là. Je lui offre un très léger sourire. Je pourrais me sentir gêné par le contacte de tout à l’heure, surtout lorsque je possède encore la sensation de ses doigts dans mes cheveux et cette idée me provoque un blocage considérable au creux de moi. Je repousse cette sensation et me concentre sur ma collègue.

- Voilà qui est une bonne chose de faite. Si jamais vous avez encore besoin de moi pour quoi que ce soit, n’hésitez pas. Ça serait un plaisir de vous fournir une aide.

L’Homme droit, soigneux dans son apparence et dans ses mots, est de retour. Et le contraste entre ce que je suis maintenant et l’animal de tout à l’heure peut être parfois surprenant et déstabilisant. Nora me le répétait souvent.
Je pose mon regard sur elle et constate que je ne sens plus ce parfum quelque peu fruité, mes sens étant amoindris.

- Je dois avouer que ce fut particulier… mais amusant. Vos compagnons ne manquent pas d’énergie.

Et je repense à mes journées d’ennuis. J’apporte une aide précieuse à Katherine à l’infirmerie mais soyons honnête, les élèves ne se bousculent pas pour venir se faire soigner et il arrive que parfois, je me trouve être sans activités durant plusieurs heures, en particulier les Dimanches. Cette absence d’action me rend souvent nerveux et accroît mon besoin de rangement, de droiture et de perfection dans mon environnement. Des tocs dont je n’arrive pas à me défaire et contre lesquels je n’ai pas envie de lutter, pas lorsqu’ils m’offrent la sensation d’avoir une emprise sur ma vie.

- Vous gérez seule les enclos ? Je pourrais vous apportez un soutient, de temps en temps, lorsque je ne suis pas à l’infirmerie avec Katherine. Enfin, si vous êtes d’accord, bien entendu.

La proposition est sortie toute seule, avec soin. Je repense à Katherine qui semble être… affaibli. Surtout épuisée par le travail fourni durant les vacances mais aussi par cette toux qui ne semble pas vouloir disparaitre. Je suis actuellement en train de préparer une petite lotion qui pourrait l’aider à s’en débarrasser mais surtout, à ce sentir mieux. Mlle Caldéron Llanos est un rayon de soleil pour les élèves, contrairement à moi qui ne représente qu’un Hiver inaccessible. J’ai bien vu à quel point elle portait une affection particulière pour ces enfants et malgré le fait qu’elle et moi soyons deux entités bien distinctes, je me surprends parfois à apprécier sa présence et ses grands gestes. Volontairement et par inquiétude, je garde un œil sur elle, un œil d’infirmier guettant des signes qui peuvent se montrer inquiétant quant à cette toux persévérante.

Je reste là, non loin d’elle, sans lâcher Ismaelle du regard sur qui je me concentre de nouveau.

- Mes cours ne me prennent que peu de temps sur la semaine et pour être tout à fait honnête, je ne supporte pas l’inactivité. Et je ne voudrais pas imposer ma présence à Mlle Caldéron Llanos lorsque cela n’est pas utile.

Traduction : Je ne veux pas entraver ses gestes et l’empêcher d’être efficace lorsqu’elle n’a pas besoin de ma présence.

- Je ne suis pas un expert concernant l’espèce animal, mais j’apprends vite. Encore une fois, si vous êtes d’accord. Cela va de soi.

Tout cela est dit sur un ton calme et tranquille, en ayant parfaitement conscience qu’elle puisse méconduire en m’informant qu’elle se débrouillait très bien seule. Mais la demande s’est formulée avec naturelle et avec un réel désir de prêter main forte. Je lutte contre l’ennui depuis trop de temps et je la porte en erreur pour de multiples raisons. Si je pouvais m’éviter des heures de sommeil et si cela n’était pas une obligation afin de se maintenir en forme et en bonne santé, je m’en passerais volontiers.
Nouveau regard vers Ismaelle et expression sereine sur mon visage, je patiente tranquillement.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7820
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.    Lun 30 Mar 2015 - 13:28

Faire confiance à un être mi-Homme, mi-Animal … J’ai comme une impression de déjà vu malgré tout ou plutôt j’avais mais il faut remettre les choses à leur place : Cette sensation un peu étrange est passée rapidement et naturellement. Il n’est pas un Loup-Garou, la nature et la lune n’ont pas d’effets … disons non désirables sur lui, et de toute façon cette dernière n’est pas pleine puis nous sommes en plein jour. En réalité, ce sont les moments les plus susceptibles de me faire paniquer : Avant et après. Ça suffit, il n’y a absolument aucun point commun entre cette situation et celle qui me hante encore régulièrement même si d’une manière étrange et peut-être pas toujours très saine l’objet de ma peur me manque parfois. Tout ça est bien trop compliqué et je n’ai pas envie de me prendre la tête avec ça, ni aujourd’hui, ni demain. La vie est comme ça, il faut faire avec et passer à autre chose. Jakob n’est plus là et nos chemins ne se recroiseront plus jamais. Je n’ai plus à avoir peur de lui et je dois simplement le laisser sortir de ma tête tout en retrouvant petit à petit la confiance en les autres qu’il m’a fait perdre. Quant à Alexander, il ne sortira jamais de ma vie même s’il n’y est pas physiquement. Il fera toujours partie de moi, quoi qu’il arrive.

Quoi qu’il en soit ce qui est entrain de se passer pourrait sembler un peu déroutant, et quelque par ça l’est, mais tout se passe le plus naturellement du monde. La preuve en est les mots qui sortent de ma bouche … Je me rends compte à quel point j’ai changé depuis deux ans. Quand j’ai débarqué à Poudlard en temps que jeune professeur fraichement débarquée dans ce milieu, j’étais pleine de principe et de discipline, limite psychorigide dans le sens où chaque chose devait être à sa place, etc … Aujourd’hui je n’ai plus l’impression d’être la même personne, il faut croire que les épreuves et le fait d’avoir à gérer autant de personnes m’a transformé et même si parfois je me suis fait peur je me rends compte que j’aime assez la nouvelle personne que je deviens, que je suis devenue. Je dis les choses telles que je les pense, telles que je les ressens, et il aurait pu s’en offusquer, en être choqué, mais à son comportement je n’ai pas l’impression que ça soit le cas et si j’appréhende un peu quand il  s’approche de moi je le laisse néanmoins faire. J’ai beau savoir qu’il s’agit d’un humain, c’est un chien que je vois et … je n’ai pas peur des chiens. Mon organisme garde cette information en mémoire, alors quand il se pose près de moi je ne peux pas m’empêcher de sourire et lute contre cette envie irrépressible de m’accroupir pour lui faire pleins de papouilles. Je le laisse faire ce qu’il a envie de faire, je le laisse donc me pousser un peu avec son front et recule d’un pas plus par reflexe qu’autre chose, tout comme je le laisse glisser sa tête sous ma paume. On reste immobile comme ça quelques secondes, je crois que j’attends comme une sorte de signal de sa part mais finalement le corps réagit sans demander son avis à l’esprit et mes doigts s’enfoncent dans son pelage comme il le ferait avec n’importe quel chien, comme ils le font dans le pelage de Fenrir. Il ferme les yeux, j’ai l’impression qu’il est complètement détendu et je me dis qu’il a de la chance parce que ça doit être sacrément agréable de se faire gratouiller la tête, non ? Pas une seconde je ne me dis qu’il profite de la situation, je pense sincèrement qu’il a simplement cédé à mon caprice en réalité et … Ismaelle, tu es entrain de caresser un de tes collègues … Bien sur que non ça n’a rien de bizarre …

« J'en connais un qui va être jaloux ... »

Je ne sais pas si l’odeur du chien reste une fois que l’être vivant a repris sa forme humaine, je ne sais pas si Fenrir va sentir cette fragrance canine étrangère sur moi quand il débarquera tôt ou tard et même s’il n’est pas d’un naturel jaloux il est néanmoins très protecteur alors … Il s’agit d’un autre mâle en plus de ça, j’imagine que les données sont donc différentes. Il me laissait gratouiller Maya sans aucun problème, mais c’était une femelle. En attendant je crois qu’on s’oublie un peu tous les deux, Leiv et moi, ce magnifique Leonberg et moi, mais chaque bonne chose à une fin et quand il lève la tête et me regarde je récupère ma main et lui adresse un sourire tranquille. Les animaux ont se pouvoir, celui d’apaiser les tracas de l’Homme, et cet échange m’a fait beaucoup de bien même s’il est incroyablement étrange quand on pense à l’idée qu’il s’agit là d’un collègue à qui je n’avais jusqu’ici quasiment pas adressé la parole. Les faits parlent d’eux même : Pendant l’espace de quelques secondes je n’ai plus pensé à rien et je me sens incroyablement légère. Quand il s’éloigne vers la cabane je le regarde et mon sourire ne s’efface pas, c’est comme si j’étais sur une autre planète. Je me demande ce qu’il peut bien ressentir mais chasse ces questions et sensations de ma tête l’instant suivant en redescendant sur terre. Tu as du boulot ma fille ! Ne t’endors pas. La seconde d’après je suis de nouveau dans l’enclos des Niffleurs et leur parle à travers la porte pour les tranquilliser un peu. Ils n’aiment pas être enfermés, ça peut totalement se comprendre, alors l’idée c’est de faire ça vite pour leur rendre leur liberté le plus tôt possible. Sans trop savoir pourquoi je me surprends à regarder ma paume quelques instant, celle qui a glisser sur la tête du … de … C’est difficile de le qualifier en réalité. Homme, chien, collègue, … Et d’ailleurs quand on parle du … de lui, le revoilà, bien campé sur ses deux jambes. Il m’adresse un sourire et je me sens bloquée l’espace d’une seconde en réalisant que j’avais ma main dans ce qui est maintenant ses cheveux il n’y a pas cinq minutes. C’est … perturbant.  

« Voilà qui est une bonne chose de faite. Si jamais vous avez encore besoin de moi pour quoi que ce soit, n’hésitez pas. Ça serait un plaisir de vous fournir une aide. »
« Je vous remercie, ça ira, mais c'est très gentil. »

Le contraste est affolant, entre le chien qui est venu chercher le contact et cet homme qui se tient devant moi droit, sans un pli sur sa chemise, le regard avenant mais distant. Ça aussi c’est perturbant, comme si on avait vécu quelque chose de particulier qui finalement n’existe plus dès l’instant où il redevient lui.

« Je dois avouer que ce fut particulier… mais amusant. Vos compagnons ne manquent pas d’énergie. »
« Ah oui ça c'est le moins que l'on puisse dire ! »

Dit elle appuyée sur le manche d’un râteau.

« Vous gérez seule les enclos ? Je pourrais vous apportez un soutient, de temps en temps, lorsque je ne suis pas à l’infirmerie avec Katherine. Enfin, si vous êtes d’accord, bien entendu. »

Je l’admets, je suis surprises d’une telle proposition de sa part et sans trop savoir pourquoi je ne sais pas vraiment comment réagir. Je crois que j’ai un peu du mal à me dire qu’une nouvelle personne pourrait venir « prendre » la place de ceux qui ne sont plus là et surtout ça me ramène à leur absence. Je suis habitué à voir défiler les mêmes visages ici, les créatures aussi, et d’une manière ou d’une autre je sens bien que je ne sais pas trop comment réagir à l’idée qu’une nouvelle tête débarque dans ce petit havre de paix qui est en quelque sorte mon refuge.

« Mes cours ne me prennent que peu de temps sur la semaine et pour être tout à fait honnête, je ne supporte pas l’inactivité. Et je ne voudrais pas imposer ma présence à Mlle Caldéron Llanos lorsque cela n’est pas utile. »
« C'est vrai qu'il y a aussi Maxence et Takuma mais parfois quatre personnes ça n'est pas de trop vu le nombre d’élèves et la capacité déconcertante de certains à prendre des risques. »

Faire du skate dans les couloirs n’est pas l’idée du siècle par exemple … Enfin ça n’est pas comme si … bref.

« Je ne suis pas un expert concernant l’espèce animal, mais j’apprends vite. Encore une fois, si vous êtes d’accord. Cela va de soi. »

Est-ce que je suis d’accord ? Disons que ça mérite réflexion mais d’un autre côté, je dois admettre qu’après ce qu’on vient de partager – je ne parle pas des grattouilles derrières les oreilles, pas de méprise – je me dis que le courant passe plutôt bien entre nous et vu sa carrure il pourrait m’être du certaine aide parfois. Je ne peux pas dire si je lui fais suffisamment confiance ou pas mais je n’ai pas envie de passer mon temps à me méfier sans arrêt des gens et j’ai plutôt un bon a priori. Fie-toi à ton instinct Ismaelle, et laisse les créatures faire le reste. Les animaux ressentent les mauvaises ondes qui émanent des personnes dont les intentions sont discutables, je leur fais confiance. Et puis sans Jake, sans Enzo qui passait quasiment tous les jours, je sais que j’aurai parfois besoin d’un coup de main même si j’ai l’habitude de me débrouiller seule.

« Et bien à vrai dire, j'ai toujours plus ou moins eu quelqu'un pour m'aider depuis que je suis en poste ici mais depuis quelques semaines … Disons que les deux personnes qui passaient le plus de temps ici avec moi ne sont pas là en ce moment. Ceci dit il y a toujours des élèves prêts à donner un coup de main de temps en temps et je m'en sors relativement bien mais il se peut que j'ai besoin d'aide de manière ponctuelle alors si jamais le cœur vous en dit je pourrais effectivement parfois vous demander un service ou deux, à l'occasion. »

Si Fenrir est d’accord, parce que ça n’est pas dit qu’il accepte … Je plaisante.

« En tout cas merci encore Leiv, c'était très gentil de votre part. Je vais vous laisser maintenant, je ne tiens pas à laisser ces énergumènes enfermés trop longtemps et puis ça ira, à partir de là je peux me débrouiller sans problème. On se verra surement ce soir au diner. »

Un dernier sourire pour la route et quand il s’éloigne après une formule de politesse je me remets pleinement à la tache. D’ici une heure j’aurai sur moi plus de poussière et de boue que de parcelles de peau et de vêtements propres.

▬ Finito ▬
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.    

Revenir en haut Aller en bas
 
La folie a-t-elle des limites ? - Ismaelle.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» la nuit est chaude, elle est sauvage ♫ 31.03.11 à 01h42
» La Solitude mene trop souvent a la folie [ Libre ]
» Veut voir Abdel mais tomber sur Nirina (Pv elle)
» La «frontière» est-elle carrément fermée entre Haïtiens et Dominicains même au Q
» La folie des BAM ! [FINI]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Hogwarts' Outside :: Le Parc de l'Ecole.-
Sauter vers: