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 Et sur ce... Joyeux Noël. - Ft Gwen.

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MessageSujet: Et sur ce... Joyeux Noël. - Ft Gwen.    Mer 21 Jan 2015 - 21:54


Et sur ce... Joyeux Noël
Gwen & William


Nuit du 24 au 25 Décembre

« Mobiliard ! »
 
La commode se déplace subitement et fonce droit vers l’homme tentant de fuir. Le bois s’éclate en plusieurs morceaux mais surtout, le Supérieur s’écroule sur le sol, sonné, peut-être mort. J’en sais foutrement rien et ça n’a pas la moindre importance. Je suis en plein cauchemar. Un putain de véritable cauchemar. Qui se répète, comme une scène flippante dans un film que t’as pas envie de revoir mais qui réapparait quand même en pleine gueule. J’ai le souffle court, mes yeux se perdent dans l’action, cherchant Macy du regard. Elle était avec moi il y a quelques secondes et je ne la vois déjà plus dans ce bordel sans nom. C’était trop beau pour être vrai, Poudlard ne pouvait pas être une terre d’Asile pouvant nous accueillir en toute sécurité sans qu’ils ne viennent foutre leur bordel jusqu’ici. C’était couru d’avance mais je ne pensais pas que ça arriverait si tôt. Ca fait à peine 5 jours que nous sommes arrivés que les évènements nous rattrapent ici. Et en plus d’avoir perdu Macy de vue, impossible de foutre la main sur Maxime. Je viens à peine de retrouver cette connasse, c’est pas pour la perdre maintenant. Merde.
 
« Macy ! » Je hurle dans ce couloir, comme un pauvre malade. « Macy ! »
 
Je l’appelle, je marche entre les gravats, avance entre les élèves désorientés et ceux qui cherchent encore l’ennemi pour leur foutre une branlée. Et c’est ce que je fais moi-même à la moindre occasion. Parce que je leur en dois une, une grosse, une belle. J’ai une bonne mémoire et un bon sang-froid, alors maintenant Will’, tu te calmes cinq minutes. Je prends une profonde inspiration, mes doigts crispés autour de ma baguette toujours en cherchant ma meilleure amie. C’est plus que ça, c’est comme une frangine. Pareille pour Maxime. Elles sont les seules qu’il me reste, alors elles n’ont pas intérêt à se faire abattre connement par des pourritures pareilles.
Je suis encore en pyjama, n’ayant eu le temps d’enfiler qu’une veste par-dessus mon tee-shirt. Enfin, pyjama, plutôt ce qu’il en reste avec les entailles et les déchirures un peu partout.
Je continue de chercher, balançant des sorts à droite, à gauche, contre ceux qui viennent pour nous terrasser.
 
« Macy ! Putain mais t’es où bordel de merde ! 
- Will ?? Will ! J’suis là ! »
 
Je me retourne et je vois une tête blonde courir droit sur moi, un œil au beurre noir, le souffle court. Je la prends dans mes bras aussitôt qu’elle se trouve à proximité, la serrant au maximum, soulager plus que jamais de l’avoir retrouvé en vie et non démembrer dans un coin de ces couloirs. Je m’écarte, prends son visage plein de poussière entre mes mains et la scrute rapidement de mon regard aiguisé, repérant déjà des écorchures partout sur ses bras.
 
« Ça va ? t’as rien ?
- Non c’est bon. T’as trouvé Maxime ?
- Non… »
 
L’angoisse se profile, je le vois dans ses grands yeux verts, mais je ne lâche rien. Depuis que Dean a disparu et que nous avons vu Spencer se faire exploser le torse devant nous, autant dire que la peur profonde de perdre notre dernière pote se fait plus forte et plus grande. Je la prends par la main, la trainant avec moi dans les dédales de l’établissement. Macy est une nana de caractère, indépendante et qui jure comme une charretière. Si un autre homme que moi lui prenait la main de cette manière pour lui faire comprendre de le suivre, elle l’aurait déjà castré sur place. Mais pas lorsque c’est son « frangin » qui le fait. Pas quand c’est Will. Macy est la plus angoissée d'entre nous, elle était toujours celle qui paniquait et qui faisait preuve d'une anxiété parfois inconsciente.
 
Les sors volent de tous les côtés, aussi bien de la part de Macy, que de la mienne jusqu’à ce que nous arrivons devant l’escalier menant vers le Rez-de-chaussée. Et putain, ça pue. C’est blindé de monde et plus de Supérieur que de gentil. Je lâche une insulte, crispant mes doigts autour de celle qui est censé me protéger. Comment on a pu en arriver là putain. Nous étions en… pleine guerre. J’ai le cœur qui bat comme un dingue et je me demande encore ce qu’on va faire.
 
« LA ! Elle est là ! » Macy pointe du doigt la foule mais je ne distingue pas tout de suite Maxime qui, pourtant, devrait assez bien se démarquer avec sa grande taille. « MAXIME ! On est là ! 
- MACY NON ! ATTENDS ! »
 
Putain. Putain. Je cours déjà après cette inconsciente impulsive qui est plus rapide, plus agile et qui se trouve bien avant moi aux pieds des escaliers, appelant Maxime en hurlant par-dessus le vacarme. Je trébuche sur une marche, puis sur une deuxième avant de glisser en avant et de me rattraper de justesse à la rambarde, m’étalant sur le dos.
 
« Bordel… »
 
Je grimace de douleur, la panique venant me secouer aussitôt pour me relever. Et la vision d’horreur s’impose droit sur nous. Je repère parfaitement Macy parmi tous ceux présents, avec ses longs cheveux blonds en bataille qui se démène pour rejoindre Maxime, lançant des sorts pour se défendre mais sans remarquer que deux Supérieurs se profilaient derrière elle. Je ne cherche pas plus longtemps, ne réfléchit pas et fonce droit dans le tas.
 
« Stupéfix ! »
 
Le sort atteints le premier alors que je cours toujours droit sur le deuxième, prenant tout mon élan avant de lui balancer mon pied dans la rotule que j’entends salement craquer. Rien à foutre. Tu touches pas à mes potes. Un deuxième coup de pieds s’écrase contre son visage, l’envoyant valser sur le dos, inconscient.
 
« Joyeux Noel, enfoiré de raciste ! »
 
Merci d’avoir gâché la fête et les retrouvailles. Connard.
 
« WILLIAM ! »

La douleur est sourde, net, précise. Droit dans les côtes et mon corps s’envole comme une poupée de chiffon contre le mur. Ma conscience vient de se briser comme un vase au sol. Je crois que c’est la voix de Maxime que j’ai entendu. Je ne suis sûr de rien. Comme je ne suis pas sûr que ça soit ce p’tit con de Latino qui est entrain d’achever un mec de ses phalanges. Comme j’suis pas sûr que ça soit Maxime qui me secoue dans tous les sens en me hurlant dessus…
 
BLACK OUT

25 Décembre - fin de soirée
 
« T’es une vraie tapette putain ! T’es même pas foutu de faire une guerre correctement ! 
- Ta gueule Maxime. On est pas tous un bonhomme comme toi. »
 
Je grimace alors que je tente de m’assoir sur mon lit à l’infirmerie, m’adossant contre des oreillers qu’une femme à l’air toujours pressé vient me remettre correctement en me disant de me reposer, puis en repartant en agitant les bras vers un autre élève trop audacieux à son goût.
 
« T’es sûr que ça va aller Will ?
- C’est bon, j’suis pas en sucre. L’infirmier m’a dit que ça devrait être régler demain, c’est juste une côte fêlée.
- C’est pour ça que t’es tombé dans les vapes… avoue le. T’as pas supporté la douleur.
- C’est ta gueule que j’ai pas supporté de voir. »
 
Maxime me donne une frappe sur l’épaule en grognant alors que Macy ricane. J’arrive pas à croire que l’école ait réussit à s’en sortir face à l’invasion de ces salauds. Et que ni Blondie, ni Joan Jett n’ai rien. Oui, on avait l’habitude d’appeler Maxime et Macy comme ça… Pour leur couleur de cheveux principalement, même si le caractère va avec de temps en temps.
J'ai l'impression de retourner quelques années en arrière où je me retrouvais à l'hosto, la gueule démontée et Jude... mort. Absent. Qui ne sera plus jamais là. A cause d'enfoirés comme ceux qui sont venu cette nuit à Poudlard. J'ai ce goût amer au fond de la gorge, celui de la revanche et de la haine. Je suis le plus calme de la bande – du moins... de ce qu'il en reste – mais je suis un grand rancunier. Peut importe les années que cela prendra, j'aurai ma revanche. En temps et en heure. Rare sont les fois où je manifeste de la violence, mais lorsque tu touche à un cheveux d'une personne proche, j'ai bien du mal à retenir ce flot subit.

« T'as pas une clope, s'teuplait ? »

Maxime en sort une et me la tend, je la saisis avec mes lèvres et j'ai à peine le temps de l'allumer que …

« NONONONONONO !!! »

Cette grande folle hispanique me l'arrache de la bouche et l'écrase grossièrement entre ses doigts.... Mes yeux s'arrondissent d'horreur... 

« Mais m'dame …
- AH tu te tais ! On ne fume PAS ici ! On est dans l'infirmerie, pas dehors ! »

Et elle se tire. Comme ça. Furibonde. Alors qu'elle vient d'exploser une clope toute neuve... Mes yeux se tournent vers Macy et Maxime, à la limite du désespoir.

« Eh les meufs, déconnez pas, vous m'laissez pas ici.
- Désolé Will, t'as voulu joué au guerrier, maintenant... t'assume! 
- D'ailleurs, Macy, une clope ça te tenterait pas toi ? 
- Bande de faux frères. »

Et elles se cassent, grand sourire aux lèvres en me laissant seul, ici. Avec ma solitude et surtout, mon angoisse naissante et les souvenirs douloureux qui va avec.

¥

26 Décembre - Milieu d'après midi

On doit être en pleine après midi, je m'ennuie comme un chaton mort, j'ai la tête comme un ballon. Je suis plein de métaphore en fait. J'ai cauchemardé de Jude, de la tête des agresseurs qui sont tranquillement entrain de terminer leur peine en prison, qui sortirons d'ici quelques mois, la bouche en cœur comme si de rien n'était. Je ne sais pas si c'est la violence des derniers jours qui me ramènent à ce genre de souvenirs mais il me manque plus que jamais. Avec cette tête de grand enfants aux yeux brillants, toujours prêt à la douceur. Après avoir revisité la mort de Jude en large et en travers, son visage a été remplacé par celui de Spencer, avec sa peau sombre comme le début d'une nuit, son énergie inépuisable ressemblant étrangement à de l'hyperactivité. Je revois en boucle son corps éclaté parce sort, sortie de nul part. Macy et moi qui hurlons son nom. Mon amie se ruant sur son corps en sang, pleurant sur lui, espérant qu'il revienne à la vie. Bordel, qu'est-ce qu'il me manque ce grand con.

J'ai une boule dans la gorge, ça m'rends dingue. Je fais le point sur ces derniers années qui ont été catastrophiques. Et maintenant, nous voilà rescapé d'une guerre de gang et de sang. Si mes parents l'apprennent – et ils l'apprendront -, je me donne deux jours avant de recevoir un courrier suppliant à ce que je rentre à la maison. Il en est hors de question. Je veux finir mes études et pour rien au monde j'abandonnerais Macy et Maxime. Elles sont fières comme tout un clan de Paon réunit, mais je suis le seul mec restant et je sais que ni Dean, ni Spencer ne me pardonneraient de jouer aux lâches. T'façon, ça n'est pas dans mon caractère.

J'ai le regard dans le vide, part la fenêtre en fait. Au point que j'n'ai pas remarqué la présence à mes côtés. Je sursaute légèrement des épaules avant d'offrir mon plus beau sourire, quant bien même il était carrément forcé en cette seconde parce qu'avec deux morts en face des yeux, j'ai pas tellement envie de faire l'imbécile heureux.

« Eh ! Faut pas m'faire des peurs comme ça, Mademoiselle. Vous voulez m'achever ? »

Mlle Roberts-Moore. Professeur de potions – et pas des moindres – de Salem. J'adore cette prof. Parce qu'elle me fait marré avec sa petite tête et ses beaux yeux. Bon, j'ai déjà eu affaire à ses remontrances parce que c'est chiant d'avoir un élève comme moi : De très bons résultats mais un comportement à chier la plupart du temps. Que voulez-vous, on ne peut pas me refaire. Il faut bien que jeunesse se fasse, etc etc... Mais je l'aime bien quand même.

Je me redresse sur mon lit, sans grimacer puisque, comme promis, la douleur s'est estompée et il ne me reste qu'un jolie bleu sur les côtes en plus de ceux que j'ai sur la gueule. J'ai pas à me plaindre lorsque je vois tout ceux qui sont bien plus touché que moi ici... sans compter, ceux qui n'ont pas survécu. Ne pas y penser. Occulter.
Mon regard la scrute rapidement avant de lui dire, dans un sourire soulagé.

« Vous avez l'air d'aller bien. »

Ce qui n'était malheureusement pas le cas de plusieurs d'entre nous. Je repense à cette nuit... c'était du pure délire. Comme dans un film, des sorts partout, des morts, du sang, de la pierre explosé. Des larmes, des cris, des pertes entre les fratries ou les potes. Un vrai merdier. Flippant, angoissant.

« Au fait... Joyeux Noël, malgré tout. »

Ouais, une putain d'ambiance en ce 26 Décembre, n'est-ce pas ? Oui, on est plus le 25 et ça aussi, on s'en tape.

« C'est moche tout ça hein ? A croire qu'on a mené ces enfoirés jusqu'ici en venant jouer les réfugier... »

Parce que c'est peut-être le cas. Et si ça l'est... J'préfère pas y penser en fait. Et Will, ta mère t'as au moins demandé d'être polis avec le corps enseignant. Oui désolé, ce sont les nerfs, la nervosité. Parce que « ces enfoirés » justement peuvent revenir à n'importe quel moment, en un plus grand nombre. Et plus meurtrier qu'en cette nuit de Noël. L'époque de cette fête en famille me semble loin, tout comme l'odeur de la Dinde aux marrons mais surtout, la chaleur d'un foyer, en sécurité. En famille. Entre pote.
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MessageSujet: Re: Et sur ce... Joyeux Noël. - Ft Gwen.    Mar 3 Fév 2015 - 18:23

Gwen s’arrêta à l’entrée de l’infirmerie et jeta un coup d’œil à l’immense pièce. Plusieurs rideaux étaient tirés, offrant un peu d’intimité aux blessés. Il faisait bon ici. Les potions médicinales et les herbes diffusaient une fragrance douce ; on était loin de l’odeur de sang quasi omniprésente des premières heures. Les hallucinations dues au choc s’estompaient peu à peu pour faire place à une espèce de torpeur. La jeune femme s’était isolée un moment dans son nouveau bureau de Maître des potions. Elle avait besoin de réfléchir, de se détendre un peu loin de toute cette agitation. Cela faisait beaucoup à gérer et elle saturait complètement. Six jours… déjà… Il avait fallu moins d’une semaine pour que leur monde s’écroule, ne laissant que des ruines, des visages tuméfiés, une liste longue de morts à enterrer. Et beaucoup, beaucoup de larmes. Un trait de crayon avait suffi pour effacer l’aspect rougi de ses yeux. Elle n’avait jamais attendu la rentrée avec autant d’impatience…

La miss salua l’infirmière avec un sourire calme, puis elle se dirigea vers l’un des lits. Elle resta un moment avec le petit Tibo, un élève de troisième année. Il était soigné pour diverses contusions et un début de pneumonie dû au froid dans lequel ils avaient fait le voyage depuis Salem. Mais aujourd’hui, il avait repris du poil de la bête et il était temps qu’il libère le lit. Il fallut lui expliquer deux, trois choses concernant la rentrée à venir et les annonces qu’il avait manquées. Puis elle le confia à ses amis venus exprès le chercher et les regarda partir bras dessus, bras dessous. Elle était heureuse de savoir ses élèves aussi soudés : ça la déchargeait d’un poids et la rassurait quant à leur intégration dans cette nouvelle école.

Au suivant. William Jackson, un élève de neuvième année fort sympathique et intelligent, quoique parfois un peu trop nonchalant à son goût. Son état de santé allait en s’améliorant ; il n’y avait qu’à écouter le récit de ses premières âneries avec ses amis pour savoir qu’il allait mieux qu’au début. Elle n’était pas encore venue discuter avec lui de tout ça. Certes, ce n’était pas son rôle de professeur de faire le tour des chevets de tous ses élèves, d’ailleurs elle s’obligeait un peu à le faire… Mais elle pouvait bien faire ça pour eux. Ils avaient vécu la même chose après tout, les mêmes horreurs, la même violence. Elle s’assit sur une chaise à côté du lit. L’élève avait le regard perdu dans le vague, loin au-delà de la fenêtre qu’il fixait. Il sursauta lorsqu’il la remarqua, puis lui offrit un sourire auquel elle répondit avec douceur.

- Eh ! Faut pas m'faire des peurs comme ça, Mademoiselle. Vous voulez m'achever ?
- Excuse-moi si je t’ai surpris, ce n’était pas mon intention. Tu semblais ailleurs.

Le garçon semblait se forcer à sourire, et cela ne l’étonnait pas. Tous les sourires qu’elle rencontrait semblaient provenir d’un effort gargantuesque pour maintenir l’illusion que tout allait bien. C’était un peu triste, et en même temps, ils n’y pouvaient pas grand-chose. En tant que professeurs et encadrants, ils pouvaient juste s’assurer que les conditions de leurs élèves étaient bonnes et que le changement d’environnement ne venait pas s’ajouter à leur mal être. Lorsqu’il fit mine de se redresser, elle fronça les sourcils. Certes, il allait mieux, mais il devait continuer de se reposer encore un peu… Toutefois, elle se retint de le repousser sur son séant, voyant qu’il n’avait pas l’air d’avoir mal. Hormis les bleus sur son visage et son regard un peu absent, il avait repris des couleurs. L’infirmière disait qu’ils s’en remettraient tous ces petits, qu’ils étaient forts. Gwen voulait bien la croire…

- Vous avez l'air d'aller bien.
- Oui, merci, ça va. Tu as repris des couleurs, ça fait plaisir à voir. Je serai contente quand vous aurez tous déguerpi de l’infirmerie.

Allait-elle vraiment bien ? Elle ne saurait dire. Depuis l’attaque de Salem, la vie quotidienne ressemblait à un tunnel dans lequel elle se laissait vaguement aller. Elle s’était souvent laissé aller dans sa vie de tous les jours, cédant à la facilité et à l’ennui pour ne pas se remettre en question. Mais cette fois-ci, ce sentiment d’avoir enclenché un mode automatique était omniprésent. Elle passait le plus clair de son temps à aller à la rencontre des élèves et professeurs de Salem pour prendre la mesure des choses et vérifier qu’ils allaient bien, et parfois elle se posait dans son nouveau bureau et réfléchissait à ce qu’allait être la rentrée à venir. Cela l’effrayait un peu. Mais tout cela, oui, toute cette angoisse qu’elle ressentait pour l’avenir incertain qui les attendait, elle n’en montrait absolument rien. Physiquement, elle allait bien, hormis quelques égratignures mineures, et pour rien au monde elle n’aurait parlé de ses états d’âme à un élève. Elle prit finalement son air de professeur mécontente, fronçant les sourcils et pinçant un peu ses lèvres.

- Il paraît que tu as voulu fumer ici ? Quelle idée saugrenue ! La dépendance à un si jeune âge, c’est bien dommage.

Ces jeunes étaient de vrais énergumènes ! L’intention des amis qui lui avaient amené une cigarette était adorable, mais avec le cerbère qui servait d’infirmière, ils n’avaient aucune chance. Elle adorait l’accent caractéristique de cette Katherine quand elle racontait les sottises de ses patients ! Mais en tant que professeur du jeune homme, Gwen se devait de le réprimander un peu pour sa bêtise. Comme d’habitude, elle n’était pas du tout dans l’agression mais son petit air pincé parlaient pour elle. Finalement, son expression se radoucit lorsque le garçon reprit la parole.

- Au fait… Joyeux Noël, malgré tout.
- À toi aussi, Joyeux Noël.

Car oui, la vie continuait, tout simplement. Ils avaient pu fêter un semblant de réveillon de Noël. Ils avaient pu profiter un instant d’un peu d’insouciance, même si cela n’avait pas duré et que Poudlard s’était fait attaquer en pleine nuit. Elle aurait bien promis que l’année prochaine serait meilleure, mais pouvaient-ils en être sûrs ? Le climat d’instabilité n’était guère encourageant… Mieux valait ne pas leur donner de faux espoirs. Keith était un rustre mais au fond, il avait raison sur un point : s’ils voulaient s’en sortir, il fallait qu’ils s’endurcissent eux aussi.

- C'est moche tout ça hein ? A croire qu'on a mené ces enfoirés jusqu'ici en venant jouer les réfugier...
- Personne n’aurait pu prévoir ce qui est arrivé, dit-elle en tapotant la main du jeune homme l'espace de quelques secondes. Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que ça ne se reproduise pas.

Pas une troisième fois. Ceux de Salem n’y survivraient pas : ils n’avaient pas la résistance des élèves de Poudlard ni leur organisation. Mais pour l'instant, il s’agissait d’être rassurante, de limiter la sensation de responsabilité de ces pauvres gamins. À la limite, ça avait été le choix des enseignants de venir se réfugier ici. S’il y avait des responsables, c’était donc eux, mais ils avaient fait ce qui leur semblait bon dans le feu de l’action et c’était tout ce qui importait. Cette alliance dans leur malheur restait judicieuse : ici, l’équipe enseignante était parée à une nouvelle attaque, et même si les assaillants avaient pu entrer dans le château écossais et perpétuer leur massacre, ils n’en avaient pas pris le contrôle… Ils allaient peut-être pouvoir reprendre une scolarité à peu près normale en attendant que les choses se tassent.

- Il m’a semblé que tu avais retrouvé des amis ici, n’est-ce pas ? C’est important de reprendre un rythme de vie normale, même si ce n’est pas aisé… Ça ira pour la reprise des cours ?

Il fallait bien continuer de vivre. Continuer d’être des élèves et des professeurs. Ils étaient là pour ça après tout…

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MessageSujet: Re: Et sur ce... Joyeux Noël. - Ft Gwen.    Mer 18 Fév 2015 - 19:23

Je n'attends qu'une chose c'est de pouvoir me sortir d'ici et d'aller rejoindre les copains qui, soit dit en passant, m'ont lâchement abandonné ici avec cette grande folle hispanique. J'dis ça mais je l'aime bien en fait. Elle fait un peu penser à une maman et tout le monde aimerait recevoir ce genre de chaleur sur le front en ces temps si durs, même le plus machos d'entre nous. Pour le moment, Mlle Moore – j'ai la flemme de tout prononcé dans ma tête, permettez moi des raccourcis – est à mon chevet et ça me fait plaisir de la voir ici et surtout en vie. Nous avions quand même vécus deux batailles consécutives et je me demande toujours si c'est un coup de chance ou si – comme mes parents me le répéteraient à tour de bras – Dieu n'a pas encore choisit notre heure de mort. Par contre, il faut croire que celle de Spencer était arrivée quelques jours plus tôt. Quelle incroyable connerie.

Visiblement, notre jolie prof est en forme puisqu'elle à la foi de me réprimander sur le fait que j'ai eu envie de fumer ici. Bordel, à croire que les nouvelles allaient quand même vachement vite ici. Je suis adossé contre mes oreillers, sur la tête de lit et je me dis qu'elle a une voix tranquille qui est tout de même apaisante. Et ça fait du bien après avoir vécu toutes ces merdes et avoir perdu autant de monde. J'en suis venu à me demander si effectivement, nous ne les avions pas rameuter ici, comme des affamés auraient pu être attirés par de la viande fraîche. Qu'est-ce que cherches ces enfoirés hein ? Ceux-là même qui ont été tuer notre meilleur pote, juste devant nos yeux mais aussi des gamins d'à peine 12 ans. Merde. Comment mes parents peuvent encore réussir à croire en Lui quand nous assistons à tout ça.

Parait que c'est aussi une question d'épreuve. Mon cul ouais.

- Personne n’aurait pu prévoir ce qui est arrivé.

Elle tapote ma main, geste que je regarde d'un air surpris. C'est bizarre d'avoir à faire à l'autre partie du prof, pas celle que tu te coltine en cours et qui te réprimande lorsque tu n'entre pas dans le moule de l'élève tranquille, assidue et silencieux.

- Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que ça ne se reproduise pas.

Est-ce que j'y crois ? Non. Pas au fait qu'ils ne fassent pas ce qu'ils peuvent pour empêcher que tout ça ne nous pète entre les doigts mais plutôt sur le fait que ça ne se reproduise pas. Mlle Roberts n'est pas idiote, au contraire. C'est quand même une prof de potions hyper doué, elle nous en a fait la démonstration plus d'une fois. Elle a en a dans la tête et j'suis pas sûr qu'elle même croit en ces mots. Mais ce qu'elle fait en cette seconde, auprès de moi, qui a plutôt envie de faire la gueule que de sourire, c'est ce que nous sommes censé faire en temps de crise : Rassurer l'autre, quoi qu'il se passe. Spencer me manque bordel, et même Macy va bien et que nous avons retrouvé Maxime … Rien n'est plus pareil sans lui. C'était la pile électrique du groupe, il était … j'sais pas bordel. C'était Spencer quoi. Je revois encore son torse exploser dans mes cauchemars. Ça n'aurait pas dû tomber sur lui. C'est la deuxième personne que je perds pour des idéaux à la con.

- Je sais bien, oui. Même si nous savons tous les deux que rien ne pourra les empêcher de revenir.

J'accorde un faible sourire à ma prof, résigné. Je suis la pensée positive du groupe mais là je dois avouer que c'est un peu plus compliqué de réussir à voir le meilleure dans le pire.

- Il m’a semblé que tu avais retrouvé des amis ici, n’est-ce pas ? C’est important de reprendre un rythme de vie normale, même si ce n’est pas aisé… Ça ira pour la reprise des cours ?

Je lève mes yeux bleus vers elle. Décidément, elle s'est bien renseignée, comme si elle tenait absolument à ne passer au travers aucuns détails, pour prendre soin de nous.

- J'ai retrouvé une amie après en avoir perdu un. Je sais pas si on peut parler de cette phrase « La boucle est bouclée » mais... ouais, Macy et moi avons retrouvé Maxime. Spencer est mort. Maxime est vivante. Un incroyable bordel.

Après qu'elle ait disparu pendant un an, sans donner la moindre nouvelle alors qu'on la croyait morte. Bordel, quand je me repasse cette scène en tête, où elle hurle mon prénom et que je lève mon regard vers elle pour prendre conscience que oui, Maxime Jefferson se tenait bien devant moi, vivante. En vie. Respirant le même air que moi. Je lui en ai voulu, vraiment. Elle aurait pu m'envoyer un foutu courrier pour m'expliquer ou simplement me dire que non, elle peut rien dire mais qu'elle va bien. Au lieu de ça : Silence. J'ai digérer la chose rapidement parce que quoi que j'en dise j'suis foutrement content de l'avoir retrouvé. Macy est comme ma petite sœur, mais Maxime c'est différent. Je l'ai jamais lâché et elle a été la première à vouloir retrouver ceux qui ont tué Jude. Et puis avec Spencer mort, nous n'avions pas le droit de nous tirer dessus pour des « conneries ». Et puis Macy n'a même pas prit le temps de lui en vouloir tellement elle était heureuse de retrouver sa grande Maxime. Au moins, sa présence l'aidera à surmonter l'absence de cet idiot de Spencer. J'ai encore du mal à dire les mots « Spencer » et « mort » dans la même phrase, d'ailleurs j'ai un peu la voix qui tremble et ça me dérange.

- Les cours, ça ira. Même si ça à l'air pas mal différent mais j'm'y ferais, vous en faite pas. On peut pas dire que nous sommes mal accueilli en plus de ça. Par contre... vous trouvez pas que leur noms de maisons sont quand même à mourir de rire.

J'esquisse un large sourire, sincèrement amusé. Je passe volontairement à autre chose, parce que je n'ai pas envie d'étaler mes états d'âme comme ça, comme on pourrait déballer son sac à dos.

- Je crois que le mieux c'est Poufsouffle. Quand j'le prononce j'ai l'impression d'avoir 5 marshmallow dans la bouche.

Je ne pense pas que ça soit la meilleure chose à dire à un prof mais c'est pas grave, personnellement j'ai besoin de me détendre un peu et puis, c'est pas comme si je les critiquais, bien au contraire. On a quand même de la chance qu'ils aient pu nous accueillir et pas nous laisser à l'abandon, dans le froid, où la moitié serait déjà probablement mort d'une pneumonie.

- Et vous, vous avez retrouvé quelqu'un ? Vous allez exercer quelle fonction maintenant ? J'espère que l'intégration sera aussi facile pour vous que pour nous. Les profs ont l'air sympa.

Elle pouvait me dire clairement ce qu'elle pensait si elle le voulait. En cette seconde, j'ai un peu de mal à la voir comme une prof.. C'est étrange, mais je suppose que ce sont les circonstances, les événements et situations qui font que je voix Mlle Roberts comme... Mlle Roberts. Et pas comme notre Professeur. Et puis, ça n'a aucune importance. Pourquoi on s'emmerderait avec des manières alors que nous avons faillit mourir il n'y a même pas 48 heures.
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MessageSujet: Re: Et sur ce... Joyeux Noël. - Ft Gwen.    Dim 8 Mar 2015 - 15:19

L’infirmerie faisait un peu penser à un cocon avec plein de rideaux. Il ne fallait surtout pas déborder sur l’espace vital des autres, faire de remous ; cet espace était hors du temps, hors du monde, tranquillité protectrice tout en étant presque pesante si l’on s’y attardait trop en tant que visiteur. Gwen se sentait comme rassurée en venant rendre visite à ses collègues et élèves. Cela constituait une sorte de pause dans le dérangement de son bureau, cet espace de travail encore chargé de la marque du précédent professeur. L’infirmière était une femme adorable et maternelle qui mettait une énergie folle à bien s’occuper de ses petits protégés. Si Gwen avait été lourdement blessée dans la bataille, elle n’aurait pas été contre l’attention démesurée de l’espagnole, ni contre la visite de collègues. Évidemment, son rapport aux élèves était différent. Elle venait leur rendre visite mais n’aurait pas attendu que l’inverse se produise, au contraire. Elle était là pour s’inquiéter un peu pour eux, dans les limites du raisonnable, pas l’inverse. Les jeunots avaient donc tout intérêt à s’inquiéter pour eux-mêmes ; de toute façon, elle ne parlait pas de ce qui la tracassait, ils n’avaient pas à savoir. Non, tout ce qui comptait, c’était qu’ils étaient bien au chaud à l’infirmerie et qu’ils se réparaient sagement pour redémarrer du bon pied.

Le jeune Jackson semblait impatient de quitter son lit pour retrouver ses amis. Qui ne l’aurait pas été à sa place ? Ils avaient tous souffert de ce qui s’était passé. Tout le monde avait besoin de retrouver ceux qui comptaient, les amis qui pourraient faire passer le goût amer auquel ils avaient goûté. Dans l’isolement de tous ces rideaux, il n’était pas étonnant d’avoir un sentiment d’oppression et de solitude. Loin de chez eux, dans une école étrangère, cela donnait le vertige… Mais ils avaient pu limiter la « casse », empêcher que cette attaque ne soit qu’un génocide insensé et impossible à contenir. Là, maintenant, ils étaient en vie. Pour l’instant, il fallait se concentrer là-dessus, mais il fallait aussi ajouter un peu de légèreté à tout cela, montrer qu’il était encore possible de s’inquiéter pour des futilités. Fumer ici, sérieusement ? Petit chenapan. Avec l’infirmière qui rôdait sans discontinuer, c’était perdu d’avance… Puis la professeur se radoucit. Le petit chenapan commençait à entrouvrir son bocal à angoisses. Évidemment, elle perçut le regard un peu étonné du jeune homme face à sa petite démonstration de douceur, mais elle n’en tint pas compte. Les circonstances étaient exceptionnelles et constituaient une très bonne raison de déroger à sa petite règle quant à la distance obligatoire entre professeur et élève. Bien entendu, il ne fallait pas y prendre goût ; dès que les cours reprendraient leur cheminement habituel, elle redeviendrait le dragon explosif habituel. Mais pour l’instant, ils avaient eu assez d’explosions comme ça.

Croyait-elle à ses propres mots ? Elle ne savait pas trop. Bien entendu, ils allaient faire tout ce qu’ils pouvaient pour les protéger, mais elle ne pouvait promettre que leurs efforts porteraient leurs fruits. La jeune femme comprenait les angoisses qu’ils partageaient presque unanimement ici. Elle n’avait pas aussi mal dormi depuis des années ; depuis qu’elle avait été humiliée par les frères Hall, en fait. Elle avait mis un temps fou à encaisser cette agression et à passer à autre chose, alors que ses parents et les parents d’Anton avaient « réglé » le problème de manière civilisée et satisfaisante. Aujourd’hui, cela revêtait une toute autre ampleur. Cette attaque était une perte de repères d’une violence inouïe qui avait fait couler beaucoup trop de sang. Sauf qu’elle s’était fait secouer par McEwen ; elle n’avait pas le droit de se mettre à pleurer sur son sort alors qu’ils avaient les moyens de protéger sinon tout le monde, au moins la majorité d’entre eux. N’était-ce pas déjà une petite victoire en soi ? Il s’agissait maintenant d’insuffler un brin d’espoir dans leurs têtes d’adolescents paumés, le calme de ce château ferait le reste.

- Je sais bien, oui. Même si nous savons tous les deux que rien ne pourra les empêcher de revenir.
- Après avoir vu ce que les gens d’ici ont été capables de donner pour protéger ce château, je ne serais pas aussi catégorique sur ce point.

Ce n’était peut-être qu’une question de vécu. À Poudlard, ils avaient subi deux ans de siège de la part de ces fous. Ils avaient un désir de liberté et de vivre que les américains n’avaient pas - pas encore, du moins. Allaient-ils, en quelques mois, devenir des guerriers aguerris et prêts à tout pour leurs idéaux ? Allaient-ils devenir capables de tuer de sang-froid pour ne pas être les prochaines victimes ? Rien n’était moins sûr, mais les anglais seraient là et cela pouvait changer la donne. C’était peut-être s’appuyer un peu trop sur eux, mais Gwen ne voyait pas comment faire autrement pour le moment. En conclusion, si, ils pourraient peut-être les empêcher de revenir et de perpétuer un nouveau massacre. Il fallait y croire, sinon autant ouvrir les portes, poser les baguettes et se soumettre totalement à leur « monde idéal » où très peu d’entre eux auraient leur place. Même une Roberts-Moore, pourtant privilégiée dans le monde rêvé d’Anton, acceptait difficilement l’idée… Argument difficile à avancer puisqu’elle n’était pas censée avoir une amourette avec l’ennemi. Par la barbe de Merlin en salopette ! Elle ne savait pas trop quoi dire de plus…

- J'ai retrouvé une amie après en avoir perdu un. Je sais pas si on peut parler de cette phrase « La boucle est bouclée » mais... ouais, Macy et moi avons retrouvé Maxime. Spencer est mort. Maxime est vivante. Un incroyable bordel.
- Je suis désolée pour Spencer.

Elle marqua une légère pause. Spencer était loin d’être un élève modèle, mais cela ne rendait pas sa mort acceptable. Ils avaient dû faire la liste des disparus et cela leur avait donné le vertige. Comment peut-on faire un tel massacre sur des enfants ? Ils n’avaient pas non plus de nouvelles de la directrice. La connaissant, il était effrayant de penser qu’ils aient pu abattre la pièce maîtresse de l’Institut de Salem… Comme disait ce jeune homme avec un poil de vulgarité, c’était le bordel.

- Maxime… Je ne me souviens plus de son nom, mais oui, il m’a semblé croiser quelques élèves que je connaissais de Salem. Le monde est petit.

Et elle ne ferait aucune remarque sur la « boucle » ainsi créée. Ce serait un affront d’estimer qu’avoir retrouvé une amie remplacerait la perte d’un autre. En même temps, il était difficile de ne pas se sentir, comment dire, rassuré ? de revoir d’anciens élèves et connaissances en vie. C’était toujours cela de gagné sur la mort. Oui, faire la liste des survivants faisait moins mal au cœur que faire la liste des pertes, et rajouter un petit nom d’une miss portée disparue, c’était bien. William avait encore du mal à encaisser, ce qui était bien normal quelques jours seulement après les événements, mais il arriverait à surmonter cela avec ses deux amies. Passons à d’autres sujets plus légers, d’accord ? C’était une discussion en dents de scie mais tant pis.

- Les cours, ça ira. Même si ça à l'air pas mal différent mais j'm'y ferais, vous en faites pas. On peut pas dire que nous sommes mal accueillis en plus de ça. Par contre... vous trouvez pas que leurs noms de maisons sont quand même à mourir de rire. Je crois que le mieux c'est Poufsouffle. Quand j'le prononce j'ai l'impression d'avoir 5 marshmallow dans la bouche.
- Eh bien, que de railleries ! dit-elle avec un sourire. Ils doivent trouver nos Covens bien rudimentaires comparés à leurs Maisons. Mais je trouve cela intéressant, justement, cette différence culturelle. Leur manque d’intérêt pour la facette élémentaire de la magie est pittoresque.

Bon, n’est-ce pas bientôt fini de se moquer de leurs homologues écossais ? Car oui, elle trouvait cela très drôle aussi. Elle n’allait pas se laisser aller à s’esclaffer comme une baleine devant un élève mais c’était difficile de garder son sérieux. De plus, ses ancêtres auraient très bien pu décider de rester en Angleterre, et elle aurait alors baigné dans cette culture-là. Tout cela tenait à très peu de choses. Elle se demandait d’ailleurs dans quelle maison le Choixpeau l’aurait envoyée… Peut-être bien poufsouffle, d’ailleurs. Hihi. L’élève reprit, relançant le sujet sur sa prof. C’est qu’il s’accrochait, mais elle était forte dans l’art d’éluder les questions sur sa personne.

- Et vous, vous avez retrouvé quelqu'un ? Vous allez exercer quelle fonction maintenant ? J'espère que l'intégration sera aussi facile pour vous que pour nous. Les profs ont l'air sympa.
- Leur professeur de potions est parti au début des vacances : je vais donc reprendre son poste laissé vacant. Malheureusement pour vous, vous aurez toujours droit à mes cours sur les explosifs !

Ou l’art et la manière de sauter la première question avec un naturel déconcertant. Même si elle avait retrouvé quelqu’un ici, un quelqu’un appartenant à la sphère de l’intime, cela n’aurait pas été son problème. Et puis, bon sang, qu’elle aurait eu l’air bête si elle s’était retrouvée face à Anton, la seule personne qui était susceptible de venir à Poudlard en ces temps troublés ! Il n’avait pas fait une seule allusion à l’endroit où il se trouvait en ce moment, mais tant qu’il n’était pas ici, cela lui convenait. Elle acceptait de n’avoir pour seule compagnie que ses anciens et nouveaux collègues, dont elle ne se plaignait pas, par ailleurs.

- Et oui, les professeurs me semblent compétents et bons pédagogues. Il n’y a pas de raisons que cela se passe mal. Inquiète-toi d’abord de maintenir de bons résultats scolaires, avant de t’inquiéter pour tes profs : nous sommes assez grands pour nous occuper de nous-mêmes !

D’autant que la miss avait déjà quelques anges gardiens ici, parmi l’équipe administrative. Elle avait peu de souci à se faire, même si elle ne connaissait pas encore tous les professeurs. Les balancer « compétents et pédagogues » relevait de l’expectative la plus pure, mais ce qu’elle en savait était de bon augure. De plus, les professeurs d’ici avaient vécu les mêmes choses que les élèves et avaient su maintenir des conditions d’études optimales. Ils devaient donc être compétents, non ? Pédagogue, on y reviendra à propos du bibliothécaire, mais enfin, ne faisons pas de la mauvaise publicité à un homme comme les autres, humain et abimé à sa manière par les événements. Gwen soupira et croisa ses mains sur ses genoux, jouant avec un petit fil qui dépassait de la couture de son pantalon.

- Est-ce que tu as des questions ? À propos du fonctionnement de l’école ou d’autre chose… Si tu te reposes bien, tu pourras rapidement rejoindre ta Maison. D'ailleurs, Serdaigle, c’est moins ridicule que Poufsouffle, c’est bon ?

Non, mais... C’était trop tentant. Un aigle était un animal profondément majestueux et le nom était agréable à prononcer… Mais mieux valait, au-delà de la simple considération nominale, s’assurer que le passage des Covens aux Maisons s’était fait en accord avec leurs caractères respectifs…
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MessageSujet: Re: Et sur ce... Joyeux Noël. - Ft Gwen.    Mar 17 Mar 2015 - 16:12

Quand est-ce que j’vais pouvoir sortir de là, dites-moi ? L’infirmière est jolie, certes. Et on est plutôt bien accueillit même s’il est difficile de mal accueillir un malade ou un blessé. C’que je veux dire c’est que ça pourrait être pire, on pourrait nous considérer avec peu d’intérêt et beaucoup de négligence. Pourtant, cette jeune femme Hispanique – même si elle peut s’avérer être un véritable dragon – nous laisse un rayon de soleil dans le cœur. Celui qui réchauffe doucement votre être pour vous faire sentir mieux après. Ok, elle bouge et parle trop mais elle m’amuse. Elle semble parfois faire le pitre avec ses fautes de grammaire ou de vocabulaire même si j’ai bien saisi qu’elle doit cela à son accent. Ça lui donne un petit côté adorable et maladroit qui la rend attendrissante.
Puis il y a la prof de potion, Mlle Moore-Roberts qui, en cours, se révèle être une vraie tornade dévastatrice si nous osons lui manquer de respect ou si non manquons de volonté à donner le meilleur de nous-même. Et puis, elle reste un professeur, un visage d’autorité. Alors le fait de discuter comme ça avec elle est à la fois très étrange et apaisant. Elle se montre douce, prévenante et attentionnée. Pour tout avouer j’ai du mal à la voir comme une prof ‘ là maintenant mais on s’en fou non ? C’est pas tellement l’heure de jouer aux prudes et de froncer les sourcils sur les bonnes manières. C’est de plus, pas mon genre et j’ai la tête bien trop occupée pour me formaliser de ce genre de chose. Si Spencer était là, tout deviendrait beaucoup plus simple. Comme à chaque fois. N’empêche qu’elle finit par se moquer gentiment de cette école avec moi mais toujours avec cette petite réserve comme si « Ooh c’est mal ce que je dis, non c’est pas bien ». Elle me fait sourire.

Je change la donne et m’intéresse moi aussi à sa situation. Bah quoi ? C’est pas parce que j’suis un élève que j’ai pas le droit de me préoccuper du sort d’une de mes profs. Et puis, ça m’évite de penser à Spencer et de revoir son corps s’écrouler devant moi. En plus, elle est quand même vachement sympa et peut-être que son petit geste d’intention pour savoir si je vais bien et si l’intégration ira aussi me touche un peu. Beaucoup peut-être. Ce sont ces guerres, ça m’rend sensible.

- Leur professeur de potions est parti au début des vacances : je vais donc reprendre son poste laissé vacant. Malheureusement pour vous, vous aurez toujours droit à mes cours sur les explosifs !

Un large sourire apparait sur mes lèvres. Vous croyez quoi ? Qu’on a réussi à faire péter certains trucs ou faire fondre un métal résistant par la magie du Saint Esprit ? Non, c’était par la Magie de Sainte Roberts-Moore. Et Spencer adorait ses cours qu’elle donnait sur des potions un peu plus explosifs que d’autre et j’vous assure que ça nous a servi plus d’une fois à l’extérieur. Et ouais, c’est pas bien mais j’ai jamais dit que j’avais fait que des choses bien dans ma vie.

-J’dirais plus que j’suis content mais j’veux pas m’faire passer pour l’élève qui vous lèche les doigts d’pieds.

En somme : j’veux pas être vu comme le plus gros lèche-fion de cette école. Déjà que j’ai eu le droit à la session « tête d’ampoule » j’ai pas tellement envie que nous en rajoutions à mon palmarès.

- Et oui, les professeurs me semblent compétents et bons pédagogues. Il n’y a pas de raisons que cela se passe mal. Inquiète-toi d’abord de maintenir de bons résultats scolaires, avant de t’inquiéter pour tes profs : nous sommes assez grands pour nous occuper de nous-mêmes !

Je ricane avant de me relever un peu plus, l’envie de bouger se faisant un peu plus furieuse. C’est pas que j’suis pas bien allongé dans ce lit mais j’ai envie de rejoindre Macy et Maxime. Ça fait un an que j’ai pas vu cette grande tige alors perdre du temps ici aurait tendance à m’agacer. Mais pour le moment, je me tiens bien. Jouant machinalement avec le bord du drap replié sur ma petite couverture. Cette posture dans ce lit me rappelle de mauvais souvenirs que je chasse aussitôt qu’ils s’imposent à moi.

Elle pousse un soupir et je ne cesse pas de la regarder.

- Est-ce que tu as des questions ? À propos du fonctionnement de l’école ou d’autre chose… Si tu te reposes bien, tu pourras rapidement rejoindre ta Maison. D'ailleurs, Serdaigle, c’est moins ridicule que Poufsouffle, c’est bon ?

Je lâche un ricanement amusé. Au moins, elle a le sens de l’humour. Maxime et Macy sont chez Serpentard. Ca leur va bien je crois… Du moins de ce que m’en a dit Maxime. C’est pas comme si elle n’était pas super fière de sa maison qui est, selon elle, des vrais ! Des doués et des volontaires. Son égo surdimensionné m’avait presque manqué.

- C’est sûr qu’entre faire partie des blaireaux ou des aigles… Le choix est vite fait.

Ca va j’rigole !

- Pour les notes, vous inquiétez pas. N’oubliez pas que j’suis l’un des premiers de la classe. Et puis, avant d’être prof vous êtes des Humains. Des Humains qui nous ont sauvé la mise en nous mettant à l’abri ici… Alors il est normal de s’inquiéter pour vous.

Sourire de ma part et à aucun moment je ne mens. Ils venaient quand même de nous sauver la peau des fesses et je pense qu’à un moment il faut arrêter de se foutre des barrières Elèves/Profs. On a vécue deux batailles dans la tronche, j’ai pas envie de réfléchir comme ça parce qu’au fond, ça n’est pas QUE ça. Justement. Et questions notes… c’est bien la chose dont j’peux être le plus tranquille dans ma vie. C’est toujours ça de prit, non ?

Je me passe une main dans les cheveux avant de me gratter la nuque et de lâcher dans un soupir :

- Et non, pas de question ! Enfin pas dans l’immédiat mais si jamais j’en ai, j’hésiterais pas à venir vous enquiquiner. Vous pouvez compter sur moi. J’vous dis, avec Maxime comme guide… j’devrais plutôt vite m’intégrer et me faire à ce château.

J’pourrais lui demander si les familles ont été avertie de notre arrivée, si nous allions retourner un jour à Salem mais rien que cette idée me déplait. Je n’veux pas retourner dans un endroit qui pue la mort et le sang, dans un endroit où je n’y trouverais plus Spencer et surtout, je ne veux pas partir d’ici alors que nous avons retrouvé Maxime.
J’entends les talons de l’infirmière claquer sur les pavés pour venir nous rejoindre, grand sourire aux lèvres adressés à Mlle Roberts. Ah, faut que j’me repose y parait. Je n’ose pas protester de peur d’offenser la dame et ne fait qu’accorder un sourire à ma prof de Potion.

- C’est gentil d’être venir me voir en tout cas, encore merci. Prenez soin de vous prof’.

Je la regarde une dernière fois avec un sourire de remerciement, attendant à ce qu’elle prenne congé pour m’enfoncer de nouveau dans mes draps et dormir un peu. C’est peut-être rien mais j’appréciais l’idée que des têtes connues soient présentes dans ce château et ce, même si c’était une prof. Justement. Et puis, elle était gentille et prévenante. Un peu de douceur ne faisait jamais de mal.
Plus je me repose, plus j’augmente mes chances de sortir d’ici afin d’aller retrouver les filles. Peut-être qu’à nous trois, nous réussirons malgré tout à continuer ce petit bout de chemin que nous avions commencé il y a 8 ans, gardant Spencer, Dean et Jude auprès de nous.

- Fin pour moi -
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MessageSujet: Re: Et sur ce... Joyeux Noël. - Ft Gwen.    Ven 10 Avr 2015 - 1:23

Quel allait être son rôle dans ce petit château étranger ? La question revenait systématiquement. Elle ne réalisait pas encore totalement ce qui lui arrivait, d’ailleurs. La salle de classe n'était pas encore sienne, il ne s'y tenait pas encore son foutoir habituel. Un professeur rangé et soigneux, cela aurait pu leur faire du bien. Elle oscillait entre le regret de ne pas avoir connu un homme qui semblait aussi droit et apprécié, et l'appréhension à l'idée de le remplacer - et de ne pas être à la hauteur, évidemment. Mais enfin, ses élèves ne seraient pas dépaysés. Faute d'adorer ses méthodes parfois un peu brutales, ils avaient l'habitude de ses sautes d'humeur, du bazar qu'elle laissait dans toute la salle de classe et des explosions inattendues. Cela donnait un petit quelque chose de dynamique à ses longues heures devant des chaudrons à concocter des potions rébarbatives. Et au vu de la réaction du jeune William, ce dernier n'avait pas l'air traumatisé pour un sou. Tant mieux, évidemment. Elle appréciait les élèves qui appréciaient ses excentricités, c'était aussi simple que cela. Mais la jeune prof n'était pas venue spécialement voir les bons élèves, elle n'avait pas ce type de considérations en dehors des cours. Il n'était pas question de ses méthodes mais du bien-être de tous ces marmots tout paumés qu’elle avait sous sa responsabilité. Jackson retrouvait le sourire, au moins pour un instant, et c'était bien.

- J’dirais plus que j’suis content mais j’veux pas m’faire passer pour l’élève qui vous lèche les doigts d’pieds.
- Oh, c’est trop tard, jeune homme. Je vois clair dans ton jeu depuis le début.

Elle sourit avec un air espiègle de circonstance. C'était une boutade ; bien entendu, elle ne le traitait pas de lèche-botte de l'école. Elle avait déjà vu bien pire. Certains élèves étaient même tellement insistants qu'elle finissait par les saquer pour s'en débarrasser. Parce qu'elle était jolie, gentille, vive d'esprit... Diantre, ce n'étaient pas des raisons valables pour le harcèlement. Ils n'avaient jamais recommencé, d'ailleurs, car on ne harcèle pas miss Roberts-Moore sans en subir les lourdes conséquences. William, quant à lui, était tout simplement bon en cours, intéressé et avenant, il n'y avait pas de quoi en faire tout un plat. Elle lui rappela tout de même qu’ils étaient des professeurs et eux des élèves, donc qu’il n’avait pas à se soucier d’eux. Eh oui, même si cela ne se voyait pas de prime abord ces derniers jours, la miss était très attachée au rapport hiérarchique qui les séparait. Ce n’était pas le cas de tous les enseignants, mais avec elle, mieux valait éviter d’être trop familier ; elle ne répondait pas et finissait par s’agacer si l’élève s’acharnait à la traiter comme une bonne copine. Elle finit par lui demander s’il avait des questions. Elle était bien là pour cela, après tout, pour répondre à ses interrogations et l’aiguiller s’il avait des problèmes d’intégration… bien qu’il ait l’air d’avoir déjà assez d’amis ici pour que sa présence ici ne soit pas un poids outre mesure.

- C’est sûr qu’entre faire partie des blaireaux ou des aigles… Le choix est vite fait. Pour les notes, vous inquiétez pas. N’oubliez pas que j’suis l’un des premiers de la classe. Et puis, avant d’être prof vous êtes des Humains. Des Humains qui nous ont sauvé la mise en nous mettant à l’abri ici… Alors il est normal de s’inquiéter pour vous.
- Nom d’une pipe ! lâcha-t-elle en roulant des yeux. Ça, c’est ce que j’appelle un frotte-manches. Contentez-vous donc de faire comme si nous n’étions pas humains et les moutons seront bien gardés.

Parce que crotte de bique. Elle n’avait pas besoin qu’un jeune homme tout perdu s’inquiète pour elle, ce n’était pas son rôle. Cela lui semblait totalement invraisemblable et déplacé de s’ouvrir sur ses états d’âme auprès d’un élève. Bien entendu, elle restait touchée par cette marque d’attention, mais il ne fallait pas lui demander de se comporter comme un « humain », avec ses failles et tout ce qui va avec. Pour lui, elle était enseignante, entité distincte et existant uniquement par le biais du savoir qu’elle transmettait. Point. Oui, c’était une vision relativement archaïque de la relation élèves-professeurs mais elle y tenait beaucoup. Créer des interférences dans leur bon apprentissage pouvait poser de gros soucis par la suite, et elle n’avait pas envie d’être responsable de cela.

- Et non, pas de question ! Enfin pas dans l’immédiat mais si jamais j’en ai, j’hésiterai pas à venir vous enquiquiner. Vous pouvez compter sur moi. J’vous dis, avec Maxime comme guide… j’devrais plutôt vite m’intégrer et me faire à ce château.
- Bien. C’est ce qu’il faut. Nous nous occupons du reste.

De prévenir les familles des élèves qu’ils s’étaient réfugiés à Salem, mais que les morts et disparus se comptaient par dizaines. D’organiser les cours et la cohabitation dans cet espace totalement étranger. De lancer les recherches de ceux dont ils n’avaient aucune nouvelle, notamment leur Directrice… entre autres problèmes petits ou grands à gérer au jour le jour. Ils avaient beaucoup trop de choses à faire mais cela faisait partie des aléas du travail. Elle irait certainement se plaindre auprès d’Anton, Anton qui faisait toujours semblant de comprendre ce qu’elle ressentait mais qui s’inquiétait réellement pour son bien-être. « Voilà ce que tes idéaux à la mords-moi le nœud entrainent, mécréant » serait sûrement sa phrase de conclusion. Vivement la prochaine lettre, qu’elle puisse se défouler un peu. Les talons de l’infirmière la sortirent des pensées dans lesquelles elle venait de se plonger. Elle releva les yeux vers l’hispanique et lui sourit largement en retour.

- Nous avions fini. Je vous le laisse. Je ne doute pas qu’il soit entre de bonnes mains.

Elle se leva et sourit avec douceur à son élève.

- C’est gentil d’être venir me voir en tout cas, encore merci. Prenez soin de vous prof’.
- Diante ! Pas de « prof’ » avec moi, s’offusqua-t-elle avec humour. Et remets-toi, j’aimerais avoir des bons élèves en état pour la rentrée.

C’est un ordre, et on ne discute pas les ordres. Elle lui adressa un petit signe de tête et tourna les talons. Oui, ils étaient entre de bonnes mains, choyés comme des petits princes. Elle se sentait mieux qu’à son arrivée à l’infirmerie, leurs sourires lui avaient rendu un peu de sa motivation. Évidemment, ils venaient de débuter leur traversée du désert, mais s’ils gardaient le moral, cela finirait par passer. Il était maintenant temps de retourner déranger l’ordre de son nouveau bureau ; elle avait une petite odeur de brûlé à y coller pour qu’elle finisse de se sentir chez elle.

▬ Fin
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