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 [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]

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MessageSujet: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Dim 28 Déc 2014 - 18:19

~Nuit du 25 Décembre~

Festin de Noël. Keith n’était pas trop adepte des fêtes, à vrai dire, seule sa femme avait réussit à l’époque à lui donner envie de savourer pleinement ce genre de moments, à se rappeler que cela lui faisait plaisir de voir le sourire sur les lèvres de ses proches. En parlant de ça, le bibliothécaire avait prit malgré tout le temps d’envoyer un message à ses parents. Ils étaient les seuls qu’il aurait pu aller voir pendant les vacances mais n’aurait pas supporté toutes leurs questions, l’air inquiet de sa mère, sa volonté de le protéger comme s’il était encore un petit enfant. Alors il s’était contenté d’une lettre ainsi que de quelques friandises achetées au Pré-au-Lard. Ses parents vivaient dans le monde moldu mais ils aimaient toujours autant l’univers magique. Malheureusement leur âge ne leur permettait pas toujours de se rendre dans les magasins qu’ils aimaient alors il pouvait bien faire ce petit effort pour eux. Ils avaient d’ailleurs répondu immédiatement lui adressant un petit cadeau. Keith ne l’avait ouvert que le 24, avant le repas organisé dans la salle commune. A l’intérieur il y avait une nouvelle écharpe et une belle paire de gant en cuir. Sa mère était tout de même assez douée pour savoir ce qui pouvait plaire à son fils, même si elle était à des années lumières d’imaginer tout ce qui avait pu se passer dernièrement dans sa tête, le montre qu’il avait pu devenir. Le cœur froid de l’homme avait tout de même était touché par cette attention et il s’était senti obligé d’envoyer une autre lettre. Peut être pourrait-il faire l’effort d’aller les voir, juste quelques jours… Il faudrait qu’il voit avec Logan s’il acceptait de le laisser partir un peu de temps, parce qu’après tout il se méfiait toujours de lui et après l’attaque de Salem, tout le monde était sur les dents… Il verrait bien. Avant d’envisager de retrouver ses parents, il devait faire acte de présence au fameux festin de Noël.

Keith avait pris place à table à côté de ses collègues professeurs, gardiens et autres employés du Château. Il échangea quelques mots par convention mais n’était pas très bavard. Il ne s’entendait toujours pas très bien avec ses collègue, n’ayant d’ailleurs en aucun cas cherché à sympathiser. D’ailleurs les nouveaux venus de Salem avaient aussi bien vite compris qu’il n’était pas du genre loquace et semblaient ne pas trop essayer de briser sa coquille. Ils avaient dû être prévenus par les autres que Keith restait l’incorrigible solitaire du personnel, cet homme froid avec qui il était difficile d’avoir une discussion dès qu’elle n‘était pas axé sur des sujets très précis qui le fascinait. Cela n’était pas pour lui déplaire. Il pu au moins profiter pleinement du repas. Il fallait bien avouer que si l’ambiance l’exaspérait un peu, la nourriture était délicieuse. Il mangea donc en silence, prêtant de temps en temps l’oreille aux conversations des autres et glissant un ou deux mots quand on lui demandait son avis. Puis ce fut l’heure de la petite fête. Keith aurait bien aimé s’échapper mais comme il resta pour surveiller. La tension était encore présente dans les esprits et la consigne était clair : assurer la sécurité des élèves. L’homme se força donc à rester éveiller et à surveiller les mioches en train de se trémousser dans tous les sens. C’était pas top mais il avait connu pire. Il prit donc son mal en patience, pensant à son lit et au bon bouquin qu’il pourrait savourer après ça.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Cela faisait bien longtemps que Keith n’avait pas été tiré de son lit avec une telle violence. Le bibliothécaire avait fini par aller se coucher, laissant la surveillance aux gardiens quand une explosion avait retenti. Il ne lui en fallut pas plus pour enfiler des vêtements et dévaler les escaliers à toute vitesse. Heureusement qu’il ne s’était pas trop imbibé d’alcool lors du festin du soir sinon ses réflexes auraient pu en être altérés. Et il en avait besoin. Alors que l’homme arrivait au rez-de-chaussée, un sort lui passa juste au-dessus de la tête et il répliqua immédiatement. Ils étaient attaqués. C’était à peine croyable. Mais Keith ne prit pas le temps de réfléchir. Cela ne servait à rien de se creuser la tête, il suffisait de quelques secondes pour comprendre qui était à l’origine de tout ça. Ses anciens camarades étaient de retour, apparemment bien décidés à reprendre le Château qui avait su se libérer quelques mois auparavant. Cette fois Keith ne les aiderait pas, non bien au contraire. Il profiterait de ce petit événement pour accomplir sa vengeance et en massacrer autant que possible. Il ne se contenterait pas de se défendre, non il ne se contenterait pas d’immobiliser ses adversaires mais il les tuerait sans aucun état d’âme. L’homme partit donc tête baissée dans la mêlée, faisant fuser les sorts. Mais il fut dans l’obligation de se déplacer. Les Supérieurs se montraient plutôt coriaces malgré la bonne défense du Château. Il fallait stopper leur progression et éviter au maximum qu’ils atteignent les hauts étages de l’école, là où la plupart des élèves avaient du trouver refuge. Keith se mit donc à entreprendre une remontée pour pouvoir prendre les assaillants en tenaille. Mais alors qu’il n’était qu’au premier étage, une ombre attira son attention. Il s’approcha alors le plus discrètement possible, dans les couloirs, ne voulant pas se faire repérer par un possible adversaire. Mais à mesure qu’il avançait il se rendit compte que l’ombre était immobile. Il trouva alors au sol une des nouvelles venues de Salem, immobilisée par un sort de stupéfix.

« Enervatum »

Après avoir prononcé le contre sort, Keith tendit sa main à la jeune femme pour l’aider à se relever tout en restant sur ses gardes. Il aurait pu passer son chemin mais pour défendre le Château ils avaient besoin de toutes les mains disponibles et ce n’était pas une bonne idée que de laisser une gardienne dans une position de vulnérabilité ainsi au milieu des couloirs. Et puis, il fallait bien avouer aussi que quelque chose dans cette jeune femme avait attiré Kieth dès le début. Il ne pouvait pas trop expliquer ce que c’était, cela n’avait rien avoir avec des sentiments mièvres. Non c’était juste qu’elle l’intriguait, qu’elle avait l’air d’avoir un certain tempérament et du coup, il n’aurait pas pu la laisser ainsi ici. Mais ce n’était pas le moment de se poser des questions métaphysiques sur Keith et les relations humaines. Pour le moment il fallait agir.

« Vous êtes encore opérationnelle ? Les Supérieurs progressent, il faut qu’on monte dans les étages pour couper leur progression et éviter qu’ils atteignent les élèves. Vous pouvez m’aider ? »

Keith était plutôt du genre à se la jouer solo, la preuve étant qu’il avait décidé de monter dans les étages et d’appliquer sa petite stratégie sans en parler à personne. Certains avaient sans doute eu la même idée que lui et cela ne le dérangeait pas, c’était juste le travail d’équipe qui lui posait un problème. Mais bon il fallait bien avouer que s’ils étaient nombreux à attaquer, il aurait besoin d’un coup de main et puis, si elle venait avec lui, il pourrait garder un œil et vérifier que le sort qu’elle avait subi ne l’avait pas plus chamboulée qu’en apparence ou plutôt, vérifier qu’elle n’avait pas subi d’autres sorts pendant cette période de vulnérabilité.
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Dim 28 Déc 2014 - 21:23

Noël… Le Réveillon, le Père Noël venant squatter les cheminées éteintes, et bientôt la volée de hiboux porteurs de colis. Ça faisait une logistique de fous à gérer. Certaines bêtes étaient de vraies dingues et lâchaient les colis dans les bols de lait. Elle était fatiguée d’avance. Tous ces gamins qui pleuraient, râlaient, couinaient, gueulaient… Si elle avait réussi à se prendre d’affection avec ses élèves de Salem, elle avait encore un peu de mal avec ceux d’ici. La mentalité n’était pas la même, et la situation exceptionnelle tendait à renforcer les méfiances. Ils les avaient acceptés dans l’enceinte de leur château, ils les logeaient et les nourrissaient en ces temps difficiles, mais l’adaptation serait longue - et l’acceptation encore plus. Est-ce que tout cela était vrai ? Elle aurait du mal à le croire avant d’être retournée à Salem pour voir l’étendue des dégâts et les tombes de ceux qui étaient tombés…

Gwen s’étira en couinant. Le jour était encore loin de se lever et elle avait été tentée de rester couchée, bien au chaud. La moitié des gardiens étaient réveillés et occupés à faire des rondes, cela était-il réellement nécessaire de les rejoindre pour surveiller les abords du château, dans le froid ? Déjà, ses pieds s’étaient refroidis en quelques secondes lorsqu’elle les avait sortis de sous sa couette, et elle frissonnait à répétition depuis. Elle était frileuse. Mais enfin, il fallait faire un effort, et les dirigeants de l’école semblaient de bons gars bien sûr d’eux. Mieux valait écouter sagement leurs petits élans de paranoïa et se plier aux règles pour que la cohabitation se passe bien. Elle enfila deux paires de chaussettes et se glissa dans ses bottines.

Non, ce n’était pas si simple. Elle avait du mal à se faire à ce nouvel environnement peu familier. Son sommeil était perturbé depuis plusieurs jours déjà. L’attaque avait laissé des séquelles dans les esprits. Elle passait toute sa journée à gérer ses oisillons traumatisés, à écouter leurs angoisses et essuyer leur morve, à les aider à s’installer alors qu’ils n’avaient aucune affaire personnelle et qu’ils avaient vu la mort de près. Lorsqu’elle pouvait enfin aller se coucher, c’était pour se retrouver face à un sommeil agité, entrecoupé de cauchemars dont elle ne se rappelait même pas la teneur au réveil… Pour elle qui avait toujours dormi comme un bébé, qu’importaient les circonstances, c’était dur à encaisser. Heureusement que cela semblait se calmer petit à petit.

Elle s’arrêta devant la cheminée pour se réchauffer et se dit que le Père Noël ne passerait pas par ici ce soir. Elle avait passé la soirée à surveiller le petit réveillon, avec la sensation d’être mise à l’écart. Le sentiment était partagé avec les autres professeurs de Salem. La méfiance restait de mise. Elle l’avait rapidement compris et quand elle avait vu, non sans un soulagement certain, son hibou revenir après des jours sans nouvelles, elle avait eu le réflexe de s’isoler. Richard était porteur d’une lettre brève, courte, qu’il déposa soigneusement dans ses mains avant d’aller se percher à quelques pas d’elle. C’était il y avait deux jours déjà, et elle avait soigneusement rangé la lettre d’Anton dans une poche secrète de sa sacoche. Il avait été soulagé de recevoir un courrier d’elle disant qu’elle était en vie et à l’abri en Écosse. « Fais attention à toi, ne te mets pas en danger, bla bla… » Toujours aussi insolent ce petit, avec son ton paternaliste et son impudence déplacée. Elle répondrait d’ici quelques jours. Elle ne connaissait pas trop la politique de Poudlard en matière de courriers personnels, mais s’ils venaient à intercepter leurs échanges, cela pourrait leur poser de graves problèmes. Son amoureux lui avait suffisamment rabâché les oreilles sur ce fait pour qu’elle fasse attention.

D’ailleurs, elle avait été étonnée de cette haine palpable qu’elle avait ressentie dans les couloirs de l’école écossaise. Les « Supérieurs ». En quoi étaient-ils supérieurs ? Comme beaucoup d’autres familles de sangs-purs qui se préparaient dans l’ombre à faire une petite coupe claire dans la population moldue et sorcière, les Hall se prenaient pour supérieurs, c’était indéniable. Mais Anton n’avait jamais utilisé ce mot pour désigner sa « cause ». Il n’aimait pas parler de ce qu’il faisait. La protéger de tout ça, c’était son crédo de gentleman autoritaire. Quel emmerdeur. Pourtant, malgré l’envie de lui mettre des gifles depuis quelques jours, elle aurait aimé qu’il soit là pour la prendre contre lui. Elle aurait pu coller ses pieds gelés contre les siens et se cacher dans son dos, le nez glissé entre ses deux omoplates, protégée pour de vrai.

Elle jouait doucement avec la clef qu’elle portait au cou à côté de ses deux anneaux, pensive, lorsqu’une explosion retentit. Elle sursauta et son sang se glaça immédiatement. Cela recommençait. Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, elle allait devoir essuyer une attaque. Peut-être allait-elle voir un deuxième bastion du monde sorcier s’écrouler sous ses yeux, sans avoir rien pu faire ? Lorsque la deuxième explosion retentit, l’américaine se remit en marche. Elle attacha ses cheveux en arrière avec un élastique, enfila une veste ample. Sa sacoche renversée sur le lit, elle tria les fioles d’un geste sûr, glissa celles qui lui serviraient dans sa ceinture, prit sa baguette et quitta la pièce sans regarder en arrière.

Ils avaient entamé les barrières magiques de Poudlard avec une rapidité affolante. À Salem, ils avaient mis nettement plus de temps pour entamer dangereusement les protections et entrer dans le parc. Toutefois, il fallait avouer que là-bas, ils n’avaient pas été préparés à une telle attaque. Elle rejoignit les gardiens et professeurs qui travaillaient déjà d’arrache-pied à protéger le château au moment où les hommes en noir se déversèrent dans le parc. Une armée d’ombres. Ça allait être violent. Encore. Lorsqu’elle se fondit dans la mêlée, ou plutôt que la mêlée fondit sur elle, son esprit se déconnecta et elle laissa son instinct et ses réflexes agir à sa place. À côté d’elle, des jeunes luttaient bec et ongles pour protéger leur école. Elle sauva de peu les fesses d’un élève d’une vingtaine d’années qui la remercia d’un hochement de tête, exténué. Ils reculèrent pour se mettre à l’abri des sorts qui fusaient et elle l’envoya protéger un autre front avec un petit "oust" autoritaire.

Soudain, alors qu’elle vérifiait qu’il n’avait pas eu d’ennuis en s’éloignant, elle se retrouva nez à nez avec un homme masqué. Sans une once d’hésitation, il l’envoya valser contre un mur. La baguette de Gwen glissa de sa main et partit s’écraser au sol à quelques mètres de là. Malgré son souffle coupé, elle se reprit et s’empara d’une fiole explosive pour lui envoyer au visage. Ce fut le masque qui prit le plus, mais elle s’était déjà éloignée de quelques mètres. Court répit. Il jeta l’objet détruit d’un geste rageur, dévoilant son visage marqué par une expression de mi-vexée, mi-haineuse, et leva sa baguette pour la jeter à terre et l’immobiliser avec des liens invisibles. Ça commençait à bien faire ! Impossible d’atteindre sa ceinture et les autres fioles dans sa position. Elle se débattit rageusement en tenant d’invoquer sa baguette, mais l’homme posa son pied sur le morceau de bois. Les liens s’enfoncèrent dans sa peau. Elle commença à avoir du mal à respirer et se concentra pour ne pas paniquer.

Profitant d’un instant d’accalmie dans le couloir, l’homme s’approcha, se pencha et l’attrapa par les cheveux. Elle serra les dents en continuant d’invoquer cette saloperie de baguette qui frémissait mais n’arrivait pas à s’échapper de sous la botte trempée de l’homme. Il sourit et chuchota quelques mots à son oreille, et elle cessa lentement de se débattre. Satisfait, il la lâcha et lui lança un sortilège de stupéfixion pour la mettre d’état de nuire. Bien. Très bien, bravo. Même pas une heure de combat et déjà à terre. Ah l’exemple quoi, franchement. Pitoyable. L'ennemi avait parlé d’Anton, de l’ordre de ne pas la blesser, et paf, elle avait relâché sa magie. Il en avait profité pour l’assommer - ben oui, dans cet état, il n’avait aucune raison de la blesser. C’était nul. Vraiment nul. Tss. Au bout d'un certain temps, elle reprit finalement ses esprits sous l’impulsion d’un enervatum.

- Par Merlin… Je vais le massacrer cet impudent…

Les premiers mots qu’elle prononça avaient de quoi surprendre, mais en disaient long sur le personnage. Elle toussa, rageuse, et jeta un regard autour d’elle. Sa baguette rejoignit sa paume en une fraction de secondes et elle lança un regard méfiant à l’homme qui venait de la réveiller. Qui était ce gars ? Elle n’avait aucune mémoire des visages. Elle se détendit toujours rapidement. Il devait être d’ici vu sa tête d’homme qu’on a sorti du lit récemment, et puis il avait une bonne bouille. Elle accepta donc sans hésiter la main qu’il lui tendait et se redressa prestement en repoussant une mèche de cheveux blonds. Sa coiffure partait en cacahuète.

- Merci.
- Vous êtes encore opérationnelle ? Les Supérieurs progressent, il faut qu’on monte dans les étages pour couper leur progression et éviter qu’ils atteignent les élèves. Vous pouvez m’aider ?
- C’est bon. Je vous fais confiance, je connais trop peu le château pour y établir une quelconque stratégie de moi-même.

Son accent prononcé suffirait à faire comprendre qu’elle n’était pas d’ici, si l’homme se posait encore la question. Elle ramassa une fiole qui avait glissé de sa ceinture et la planta dans l’emplacement prévu pour l’accueillir. Du bel ouvrage, fait sur mesure, c’était plus simple à promener pendant un combat qu’une sacoche peu stable. Quant aux restes de la fiole qu’elle avait envoyée à la tronche de l’homme en noir, dont le masque gisait non loin… elle ferait le ménage plus tard. En emboîtant le pas de l’homme, elle avala quelques gouttes d’un breuvage qui eut pour effet de finir de la remettre sur pied. L’esprit de nouveau clair, elle s’ébroua et se remit en alerte. Et hop, trente secondes d’accalmie, on en profite pour se recoiffer tout en trottinant derrière l'homme de Poudlard.

- Gwen. Et vous ?

Tant pis pour les conventions. Se présenter lui semblait toutefois nécessaire dans leur situation : elle avait moyennement envie de gueuler du « Monsieur l’inconnu à l’evervatum » pour le prévenir d’un danger. Et inversement, recevoir du « Madame l’évanouie du premier étage » lui prendrait rapidement la tête. Donc ce sera Gwen ou ça ne sera pas.

- Désolée, je ne retiens pas les visages. Vous faites quoi déjà à Poudlard ?

L’homme semblait relativement peu causant mais elle avait besoin d’établir un contact pour le cerner. Savoir avec qui elle devrait se battre, connaitre les miches qu'elle devrait sauver et les mains qui sauveraient les siennes. Lors de l’attaque, elle avait été avec d’autres professeurs de Salem, qu’elle commençait à cerner après deux ans à leurs côtés. Certains avaient même été ses professeurs à l’époque où elle avait fait ses classes… Il était normal de vouloir savoir à qui elle avait affaire, non ?
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Lun 29 Déc 2014 - 13:12

Cette école était décidément devenue un refuge. Quand on y réfléchissait, après la chute des Supérieurs, on avait laissé la possibilité aux moldus de rester entre les murs, pour s’assurer une certaine sécurité. Et voilà que Poudlard accueillait maintenant tous ceux qui avaient survécu à l’attaque de Salem. Bientôt ça deviendrait un camp de résistance et de réfugiés plus qu’une école… En soit cela ne dérangeait pas Keith. Plutôt, il se fichait que cette école subisse des transformations et que des gens viennent se protéger ici. Ce qui le dérangeait en réalité c’était le fait qu’il y ait plus de monde. Parce qu’à la base, il était quand même content de voir arriver les vacances car cela signifiait qu’une partie des mioches serait absente… Et voilà qu’ils héritaient d’un nouvel arrivage. Ça ne s’arrêterait jamais. La tranquillité ne pourrait jamais s’installer dans ce Château. Surtout que dès qu’un équilibre semblait être trouvé, il fallait que quelque chose vienne foutre le bordel. Comme une attaque nocturne de la part des autres tarés. Et c’était reparti pour un tour. Keith avait beau dos de les traiter de tarés, après tout, il avait fait équipe avec ces gens là pendant un moment. Mais il avait une capacité assez phénoménal à oublier les tords qu’il avait pu faire, les ressemblances surtout qu’il pouvait avoir avec ses nouveaux ennemis. Ils étaient tarés, lui poursuivait une cause bien précise. Incomparable. Apparemment les Supérieurs n’étaient pas les seuls à avoir un grain. Alors qu’il venait d’aider la « demoiselle en détresse », celle-ci ne commença pas par le remercier mais par se révolter contre celui qui l’avait mise dans cet état. Mais elle ne protesta pas n’importe comment. Si son accent indiquait qu’elle ne venait pas du coin, il y avait quelque chose qui contrastait avec son langage. Elle avait utilisé des termes qu’il n’avait l’habitude de croiser que dans les bouquins, plus que dans la bouche des autres. Sur le coup, le bibliothécaire ne pu s’empêcher d’arquer un sourcil. Il avait visé juste en étant intrigué par cette demoiselle, elle avait l’air d’être un sacré phénomène. Cependant elle accepta par la suite la main qu’il lui tendait et le remercia. Keith ne s’attarda par sur ces détails de courtoisie et entra immédiatement dans le vif du sujet en demandant à la jeune femme si elle était prête à le suivre dans son opération spéciale. Et elle accepta. Parfait, l’homme n’avait pas besoin d’en entendre plus. Il lui fit un léger signe de tête et se mit en route d’un pas pressé vers les escaliers. Ces derniers semblaient être particulièrement têtus en ce jour. Mais ils n’avaient pas d’autre choix que de les emprunter. Alors qu’il réfléchissait au chemin le plus court pour monter avec ces escaliers têtus, la jeune femme décida de mener un petit interrogatoire ou plutôt de faire les présentations. Keith avait oublié ce genre de politesse à partir du moment où il avait mis les pieds dans ce Château et avait décidé de rester seul dans son coin.

« Keith McEwen, bibliothécaire. »

Ce n’était pas parce que la fameuse Gwen avait attiré son attention qu’il allait se transformer en machine à parler dans l’instant. Et puis ce n’était pas forcément le moment non plus de se lancer dans un long discours. Il y avait suffisamment à faire. Keith attrapa alors le bras de la jeune femme et l’embarqua à toute vitesse à sa suite. Il avait trouvé une ouverture dans le déplacement des escaliers mais il fallait agir vite et comme elle ne connaissait pas l’école et ses petits secrets, elle risquait fort de se retrouver coincée. Ils arrivèrent finalement à monter et le bibliothécaire jeta un regard derrière lui. Ils arrivaient. Il fit signe à Gwen de se planquer derrière une rambarde puis, lança les hostilités. Il commença à envoyer les premiers sorts vers ceux qui tentaient à leur tour de monter les escaliers. Il se cachait régulièrement derrière la rambarde, n’ayant pas dans l’intention de mourir tout de suite. A chaque sort qu’il lançait, son regard était rempli de haine. Et quand il faisait mouche, on pouvait lire une certaine satisfaction dans ses yeux.

« Cette fois vous allez tous crever… »

Keith parlait tout seul. A vrai dire, il en avait presque oublié la présence de la jeune femme. Presque puisqu’elle se mêlait aussi au combat et que de temps en temps, dans un éclair de lucidité, il jetait un œil vers elle pou voir si le breuvage qu’elle avait avalé quelques instants plus tôt lui avait bien fait recouvrir ses forces. Mais plus le combat avançait et plus les éclairs de lucidité de Keith étaient rares. Il plongeait peu à peu dans une sorte de folie. Sa vengeance. Il la tenait sa vengeance. Certes elle ne serait pas complète car il était évident que l’ensemble du mouvement des Supérieurs n’était pas venu attaqué Poudlard ce soir là. Mais en en massacrant un certain nombre, il pourrait déjà alléger ce poids qui lui comprimait les entrailles, du moins, c’était ce qu’il pensait. D’ailleurs, à mesure qu’il perdait son contact avec le monde réel, Keith prenait aussi de plus en plus de risques. Il laissa d’ailleurs un type s’approcher pour finalement en venir à se battre au poing. C’était stupide et dangereux car le temps qu’il se battait avec ce mec, il pouvait se faire attaquer par les autres. Mais il s’en fichait. Il enchaîna les coups et quand, après en avoir reçu un certain nombre, il prit l’avantage sur son adversaire, il martela son visage. Encore et encore. Il ne s’arrêta que lorsqu’il ne perçu plus le moindre mouvement. Keith se releva alors lentement, en transe complète. Il était couvert de sang et pourtant un étrange sourire flottait sur son visage. C’est alors que son regard croisa celui de Gwen. Elle devait pas se sentir rassuré et il lâcha quelques mots à son adresse, toujours perdu dans son délire.

« Ne vous inquiétez pas, vous ne faites pas partie des cibles envisagées, je ne vous ferai pas subir le même sort. »

Rassurant. Et drôle en plus. Bravo Keith, tu détiens la palme du mec le plus chelou de Poudlard ! Enfin ce n’était même pas sûr mais en tout cas, ce qui était certain, c’était qu’on connaissait mieux comme comité d’accueil. Cela ne semblait pourtant pas déstabiliser le bibliothécaire le moins du monde, comme si la situation était parfaitement normale. Il reprit alors sa baguette et son poste près de la rambarde pour surveiller l’arrivée des nouveaux assaillants. Bien qu’il ait été tiré de son sommeil, il était plutôt en forme.
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Mer 14 Jan 2015 - 17:42

Le monde devenait fou. Évadée de sa petite cage dorée, Gwen tâtait du jamais vu. Comment pouvait-on arriver à de tels degrés de violence pour une simple idée de suprématie d’une espèce sur l’autre ? Ils avaient cohabité pendant des millénaires, pourquoi tout détruire maintenant ? Elle poserait la question à Anton. Les rouages de la haine, sortis de nulle part, étaient insidieux et chargés d’un mystère problématique. Mais elle n’était même pas sûre que son amant puisse lui répondre sur les raisons qui les poussaient à commettre de tels actes. La jeune femme ne le disait pas, mais il lui faisait penser à un adolescent paumé se contentant de suivre les dires de ses pairs. Formatage. Le problème était qu’en face, ils n’étaient pas formatés pour répondre à une telle attaque - encore moins deux fois de suite. L’esprit focalisé sur la nuque de l’homme qui marchait devant elle, elle se laissa emmener pour se battre à un emplacement stratégique. Elle ne venait pas de frôler la mort, ou quelque chose comme ça ? Un méchant frisson la fit se crisper. Ce n’était pas un jeu. Ils risquaient de perdre ce château comme ils avaient perdu le précédent, et si les attaquants gagnaient, elle aurait l’air bien conne avec une seconde couche d’emmerdes, de sang et de larmes qu’il allait falloir à nouveau éponger.

L’homme, lui, semblait… plus serein ? Plus sûr de lui ? Il était étrange d’observer des inconnus faire face à une agression. Ça faisait ressortir la nature profonde des gens. Parfois, cela permettait de s’attacher à une personne pour sa sensibilité, son sens du sacrifice ou des clichés de ce type. Parfois, cela faisait ressortir l’instinct primitif, la violence contenue derrière de beaux sourires. Elle n’avait pas encore pris le temps de faire la connaissance des professeurs d’ici, mais elle était partagée sur les bénéfices d’une rencontre approfondie dans de telles circonstances. Comme à son habitude, elle prit les devants et se présenta, succincte au possible. Ils n’étaient pas là pour s’étaler en mondanités, et l’homme ne s’offusqua pas de son audace.

- Keith McEwen, bibliothécaire.
- Super, Keith. J’adore les livres, on va s’entendre.

Ça n’avait rien à voir avec le contexte présent, mais détendons-nous un peu voulez-vous ? Elle avait besoin de se focaliser sur quelque chose de simple. Faire parler un homme aux allures d’ours mal léché, quelle belle occupation pour une nuit hivernale ! Pour l’instant, ils n’avaient pas encore rejoint les combats, et elle mentirait en disant qu’elle était impatiente de retourner en découdre. Si elle avait pu rester stupefixiée pendant toute la période des combats, ça aurait été plus simple, en quelque sorte. Irresponsable mais plus simple. Elle avait été formatée pour de la diplomatie, elle.

- Où est-ce qu’on… iiik !

Son petit cri de surprise aigu résonna dans le couloir silencieux. Elle ne s’était pas attendue à se faire embarquer aussi violemment par l’homme. Il avait une poigne ferme pour un homme de lettres ! Peut-être jouait-il aux altères avec ses encyclopédies lorsqu’il s’ennuyait ? N’ayant pas eu le temps de se rattacher les cheveux, Gwen se força à prendre le rythme soutenu de l’homme autant qu’elle put. Ils s’engouffrèrent dans des escaliers qui semblaient sur le point de disparaitre. Tout comme Salem, le château de Poudlard était connu pour ses fantaisies. Les bâtisseurs sorciers du Moyen-Âge avaient de l’humour… Ils s’arrêtèrent en haut des escaliers et Keith l’envoya nonchalamment se planquer contre une rambarde. Ce n’était pas un gentleman ce monsieur.

Ils arrivaient. L’américaine n’aurait su dire d’où, ni combien ils étaient. Cette perte de repères l’incitait à s’appuyer sur son camarade d’infortune, mais celui-ci n’était visiblement pas sur la même longueur d’onde. S’il n’avait pas risqué de dégringoler les escaliers sur la tête, il aurait foncé dans le tas comme une grosse brute. En campement derrière la rambarde, Gwen l’observait faire des flexion-extension pour envoyer ses sorts aux assaillants qui tentaient de monter les escaliers. Son regard avait quelque chose de lointain qu’elle n’arrivait pas à saisir. Elle soupira d’agacement et s’attacha finalement les cheveux en arrière. Une fois sa tignasse mise sous contrôle, elle arma sa baguette et se prépara mentalement à y retourner, mais un sort vint se fracasser contre la rambarde. Le choc dans son dos doucha complètement son peu de combativité.

- Cette fois vous allez tous crever…

Finalement, elle n’avait pas besoin de le faire parler pour savoir à quel genre d’homme elle avait affaire. Discret, aussi chaleureux qu’une porte de prison, grosse rancœur. Autant dire que Gwen devrait se débrouiller pour protéger ses jolies fesses, et qu’il allait falloir couvrir celles de l’homme en plus de cela. Elle se secoua et commença enfin à lancer des sorts dans la défense de l’escalier, point stratégique donc. Soit. L’esprit de Keith semblait à des années lumières d’elle. Pas facile pour tenter une stratégie d’équipe, l’effet de chaos était du plus bel effet et elle devait régulièrement s’arrêter pour reprendre son souffle et essayer de comprendre où ils en étaient. Alors qu’elle baissait sa garde, planquée derrière la rambarde, elle vit un homme arriver à leur niveau. Bon sang, ils avançaient beaucoup trop facilement ! Keith, lui, l’avait bien vu, cet ennemi qui entrait dans la zone protégée, et elle le vit soudain se jeter sur lui comme un chien enragé.

Se battre à la moldue dans une telle bataille relevait de l’inconscience. Cet homme faisait n’importe quoi, à croire qu’il ne se souciait pas réellement de protéger ce château. Laisser le travail à une pauvre fille à peine débarquée, non, vraiment, il avait du boulot l’apprenti gentleman. Gwen peinait à contenir les attaques magiques qui les entouraient. Elle était presque tentée de le laisser là, avec sa folie meurtrière, ça occuperait peut-être les autres cinq minutes… Mais une fois lancée, elle n’allait pas fuir comme une fillette, d’autant qu’ils n’avançaient pas si elle restait en garde constante. Celui qui tenta de monter, protégé par le feu nourri des sorts de ses alliés, se prit une fiole explosive dans les pieds et retourna au point de départ dans un grand fracas. Elle récupéra sa baguette qu’elle coinça dans sa ceinture : un ennemi désarmé était un problème en moins. Lorsqu’elle se retourna pour vérifier que Keith ne s’était pas fait démolir, elle eut la surprise de le voir se relever… couvert de sang. Ce n’était visiblement pas le sien qui avait coulé en telle quantité. L’attaquant gisait à ses pieds, immobile. Gwen réprima un haut-le-cœur. Qu’est-ce que les camarades d’Anton avaient bien pu faire à cet homme pour qu’il éteigne ainsi son humanité ? Et on disait que c’était eux les monstres… Tous dingues. Tous.

- Ne vous inquiétez pas, vous ne faites pas partie des cibles envisagées, je ne vous ferai pas subir le même sort.

En bas, les attaquants tentaient de trouver une autre solution pour forcer le passage. Court instant de répit. L’homme en profita pour reprendre sa place près de la rambarde. Il se comportait comme si tout cela était absolument normal, mais bon sang, rien ne l’était ! Dès lors qu’il fut à sa portée, la blonde lui décolla une gifle monumentale qui résonna dans l’escalier.

- Il ne manquerait plus que ça ! Vous avez fini vos conneries ? Dans votre état, il est difficile de savoir dans quel camp vous êtes. Reprenez-vous ou c’est vous qui devrez vous inquiéter pour vos fesses.

C’était dit. Il était pris d’une folie meurtrière, comme eux. Elle les avait vus tuer, détruire, avec ce sourire singulier aux lèvres, comme si on pouvait tirer du plaisir à prendre des vies. Toutefois, et contre toute attente, elle n’avait pas vraiment peur d’eux ni de lui. Quand bien même les ennemis avaient pour ordre de ne pas la toucher, il était difficile d’imaginer qu’un allié le fasse. Ce sentiment fragile d’invincibilité lui permettait de ne pas perdre pied et de s’imposer. Elle ne laisserait pas le bibliothécaire de Poudlard céder aux forces du mal, même si ça lui coûtait de devoir le réprimander dans un moment pareil. Elle essuya machinalement ses mains sur son pantalon pour ôter le sang et lança un sort en bas des escaliers pour dissuader un homme de pointer son nez à découvert.

- Ça ne sert à rien de me jouer votre numéro de psychopathe en puissance, je n’ai pas peur de vous, balança-t-elle sans détour. Si vous faites une bêtise, je vous calmerai fissa, alors on se reprend et on arrête de se la jouer solo. Nous sommes là pour protéger le château, pas pour nous défouler.

Impossible de rigoler avec celle-là ! Elle marmonna un « espèce d’inconscient » avant de vérifier que le bas des escaliers restait tranquille. Elle était franchement remontée, ça la rendait volcanique. Qu’il ne s’inquiète pas : elle aurait fait de même avec n’importe qui d’autre, son bien-aimé le premier. Par contre, mieux valait ne pas lui résister quand elle était colère. Un accio informulé lui permit de récupérer la baguette du corps inerte sans même regarder. Ils allaient pouvoir allumer un feu de camp avec ses trouvailles, à la fin de la journée. Elle finit par jeter un regard à Keith.

- C’est bon, vous êtes calmé ?

En attendant sa réponse, elle prit quelques secondes pour préparer une attaque. Ses doigts fins pianotèrent un instant sur les bouchons des fioles qu’elle portait à sa ceinture. Elle en sélectionna une, un petit mélange spécial qu’elle balança en bas des escaliers. Léger bruit de verre cassé, un petit nuage se répandit et ils purent entendre des grognements contrariés. Rien de mortel, mais ils risquaient la conjonctivite carabinée s’ils restaient dans les parages. Le nuage bloquait tout un pan d’escalier. Un peu de calme serait bienvenu pour discuter de tout ça...


Dernière édition par Gwen Roberts-Moore le Ven 16 Jan 2015 - 15:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Ven 16 Jan 2015 - 15:44

Elle adorait les livres. Si Keith avait eu cette information dans un autre contexte, elle aurait peut être retenu son attention. Après tout, c’était peut être la seule chose qui arrivait à le sortir de sa bulle, quand quelqu’un parvenait à parler d’un de ses centres d’intérêts avec un minimum de conviction et d’intelligence. Mais pour le moment il n’était pas vraiment d’humeur à savoir quel était le degré d’amour de Gwen pour la littérature et surtout, si son avis et ses réflexions pouvaient s’avérer être intéressants. A vrai dire, il s’était contenté d’hocher la tête et de l’emmener à sa suite, sans faire trop attention au fait qu’il était un peu en train de la secouer la pauvre. Elle n’était décidément pas tombée sur la bonne personne pour la guider dans cette bataille. Quelqu’un de normal l’aurait rassuré, lui aurait proposé un abri peut être ou exposé son plan de manière plus précise. L’homme lui avait décidé de ne rien faire de tout cela. Il se contentait d’aller droit à son but d’être le plus efficace possible. Sauf que son objectif n’était pas seulement de protéger le Château. Ce que voulait Keith au plus profond de son être c’était profiter de cette bataille pour entamer un peu sa vengeance. Il ruminait depuis un bon moment déjà et cette malheureuse attaque était une occasion parfaite. Voilà pourquoi il n’avait pas réfléchi avant de se jeter sur un assaillant et de se battre à mains nues alors que quelqu’un pouvait arriver à tout moment pour le tuer. Voilà pourquoi son cerveau avait décidé de disjoncter royalement à tel point qu’il s’était transformé en animal sauvage et sanguinaire. Déjà qu’en temps normal le bibliothécaire avait un peu du mal avec les codes sociaux et la manière de se comporter avec les gens, là c’était pire que tout. Car si en temps normal il avait au moins la décence de garder le silence sur la plupart de ses pensées, son cerveau avait décidé de le rendre un peu plus bavard et il en était arrivé à sortir cette monumentale connerie à Gwen. Sauf qu’il n’aurait en aucun cas pu s’attendre à une telle réaction. Alors qu’il retournait sagement, enfin façon de parler, s’installer derrière leur barricade, il se reçut une magnifique gifle. Keith ne s’y attendait pas le moins du monde et il resta interdit un long moment alors que la nouvelle venue semblait bien décidée à lui remettre les idées en place.

« On ne sait pas dans quel camp je suis hein… Ça se voit que vous êtes nouvelle. »

Keith avait marmonné ça par automatisme. Il faut dire que s’il ne venait pas de se recevoir une gifle il aurait sans doute ri avec toute l’ironie du monde à ce qu’elle venait de dire. Sauf que bon c’était pas le moment. Et d’ailleurs, alors qu’il était en train de reprendre contact avec la réalité, il se rendait soudain compte qu’il ne pouvait pas laisser passer un tel affront. Il n’allait tout de même pas laisser une nana lui mettre une gifle comme ça alors qu’ils se connaissaient à peine ? Redescendant un peu sur terre, Keith envisagea donc de faire valoir son statut et son autorité mais apparemment Gwen n’avait nullement l’intention de le laisser pavaner. Elle reprit la parole et lui fit comprendre qu’elle n’était pas le moins du monde effrayé par lui et prête à lui remettre les pieds sur terre à tout moment. Mais c’était qui celle là ?

Le bibliothécaire était partagé entre la surprise et la colère. Cela faisait un bon moment que personne n’avait osé lui tenir tête et ce n’était pas pour lui faire plaisir. Oh bien sûr il y avait ses petits jouets qui s’amusaient souvent à le contredire mais c’était totalement différent. Cette fille ne montrait effectivement aucun signe de peur et elle n’était pas en position d’infériorité par rapport à lui. Elle le prenait pour son égal et se foutait royalement de son caractère de cochon. Aussi, alors qu’elle lui demandait s’il s’était calmé, Keith prit quelques secondes pour accuser le coup alors qu’elle s’occupait de nettoyer un peu l’escalier avec ses fioles.

« Écoutez, je ne sais pas qui vous êtes et je n’ai pas le temps de m’occuper de ce genre de détails dans les circonstances actuelles mais sachez une chose. Je ne supporterai pas que vous me preniez de haut et que vous vous permettiez de réprimander mon comportement comme on le ferait avec un enfant ! »

Vexé Keith ? Complètement oui. Mais il ne le dirait jamais en ses termes et surtout, ne l’avouerait certainement pas à Gwen. Cette jeune femme avait attiré son attention au début et voilà qu’elle était en fait une furie qui osait lui mettre une gifle ? Certains de ses collègues auraient sans doute jubilé en voyant la scène. D’ailleurs si ça s’apprenait, beaucoup jubileraient, qui n’avaient pas rêvé d’en mettre une au bibliothécaire ? Mais ce n’était pas son image qui l’inquiétait, il saurait faire taire les petits fouineurs. Non c’était plus une question de principe. Et puis d’honneur aussi. Bref, Keith était vexé comme un pou et le pire dans tout ça, c’est qu’il ne savait même pas vraiment comment il devait réagir. Cela avait un côté très agaçant pour un homme comme lui. Aussi il passa ses nerfs sur un Supérieur qui avait décidé de sortir à l’aveuglette du nuage. Il lui envoya un sort qui le projeta avec une grande violence contre un mur. Mais le pire serait sans doute la chute qu’il ferait depuis le mur jusqu’au sol. Ah, au moins ça ça le détendait un peu.

« Et puis qu’est-ce que ça peut vous faire ? Je les massacre, ils ne font de mal à personne, tout le monde est content. Soit je les tue, soit ils nous tuent, la manière n’est qu’un détail. »

Pour lui non bien évidemment. C’était la manière qui faisait tout. C’était parce qu’il avait abattu ses poings avec une telle violence que la mort du Supérieur avait un goût différent. En cet instant Keith baissa légèrement la tête et réalisa qu’il avait effectivement tué ce type à mains nus et qu’il avait du sang partout. Elle aurait honte. Elle aurait peur. L’image de sa femme venait de traverser l’esprit du bibliothécaire alors qu’il venait d’envoyer un autre sort contre un Supérieur qui avait aussi tenté de se sortir du marasme créé par Gwen. En parlant de Gwen… Sa femme lui aurait sans doute mis une gifle aussi. Si la comparaison s’arrêtait là, cette idée perturba franchement Keith. Son regard se perdit dans le nuage de fumée qui se dissipait, il en oubliait alors de se remettre à découvert. Son cerveau avait décidé d’enchaîner les phases de déconnexion, pour le meilleur et pour le pire…


« Que dirait-elle de tout ça… »


Un murmure à peine audible, un questionnement qui ne cessait de tourner dans l’esprit de Keith.
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Dim 18 Jan 2015 - 17:13

Ce regard était… elle n’aurait su trop dire. Parfois, elle percevait cette étincelle au fond des yeux d’Anton, lorsqu’il pensait qu’elle ne la regardait pas et qu’il lisait les lettres de ses camarades. Elle ne faisait jamais de remarques, car il restait respectueux envers elle et n’avait jamais émis l’idée qu’il puisse un jour la blesser. C’était impensable, tout bonnement. Ce qu’il faisait à côté n’avait pas à influencer leur relation et elle le remerciait de cette considération. McEwen, lui, venait de mettre le doigt en plein sur ce point névralgique, et pas de manière très fine et distinguée. Il n’allait pas l’attaquer et la démolir à mains nues ? Grand bien lui fasse ! Mais ce n’était pas quelque chose à dire avec un tel sourire. Il n’avait aucune notion de retenue, de pudeur. Elle n’attendit pas pour lui faire comprendre son mécontentement. Quitte à faire dans l’absence de retenue, elle voulait pouvoir en profiter aussi, et la gifle siffla. Pour seule réponse, un silence interdit, une incompréhension la plus totale de ce qui venait de se passer. Bien, maintenant il comprenait à quel point elle était paumée face aux événements, ils étaient enfin sur la même longueur d’onde.

- On ne sait pas dans quel camp je suis hein… Ça se voit que vous êtes nouvelle.
- Pardon ? Vous pouvez développer ?

Il n’y avait aucune trace d’affront dans la question de la jeune femme, mais ce marmonnement l’interpellait réellement. Elle se sentait concernée par ce qu’il venait de dire, sans savoir à quel point. Elle ne connaissait pas les camps des gens d’ici, elle n’avait même pas encore eu l’idée que certains pouvaient être d’anciens « Supérieurs » revenus sur leurs idées. D’ailleurs, elle ne se ferait jamais pas à ce terme qui impliquait une effective supériorité des sang-purs. En tant que femme de très bonne famille, elle refusait qu’un sorcier de sang un poil plus pur qu’elle la prenne de haut sous prétexte que l’un de ses ancêtres avait fait une ânerie. Elle avait déjà dû supporter l’humiliation d’être rejetée comme une vulgaire paysanne par la famille d’Anton ; jamais elle ne leur donnerait la joie de les appeler par ce surnom ridicule…

En face d’elle, l’homme semblait se vexer comme un pou. Elle s’y attendait, évidemment, mais à son visage se superposait celui des frères de son amoureux. Ils prenaient toujours tout au pied de la lettre, ces grands dadais. Le moindre affront était comme une attaque en règle de tout l’arbre généalogique, c’en était presque ridicule. Comment Anton avait pu échapper à un trait de caractère aussi odieux ? Évidemment, ce rapprochement la confortait dans son idée de ramener le bibliothécaire à la raison. Elle ne voulait pas des frères Hall pour alliés. Pour le moment, Keith avait quitté sa rage meurtrière pour reporter son attention sur la jeune femme. Elle devait faire attention à ne pas se prendre un coup en retour, mais cela ne l’effrayait pas plus que ça. Elle faisait face sans peur, sans faillir, fidèle à elle-même. Elle était une Roberts-Moore, par Merlin, pas une vulgaire gamine impertinente et casse-pieds !

- Écoutez, je ne sais pas qui vous êtes et je n’ai pas le temps de m’occuper de ce genre de détails dans les circonstances actuelles mais sachez une chose. Je ne supporterai pas que vous me preniez de haut et que vous vous permettiez de réprimander mon comportement comme on le ferait avec un enfant !
- Vous m’insultez. Je suis issue d’une famille de sorciers qui rivalise avec les plus grandes familles de sang-pur, voilà pourquoi je me permets. Toutefois, avant que vous vous mépreniez, j’ai aussi appris à apprécier mes interlocuteurs à leur juste valeur, quels qu’ils soient. Si vous voulez que je vous considère comme un adulte digne de respect, cessez donc de vous rabaisser au rang de bête. Bon sang de bonsoir, je suis énervée !

Quand la miss utilisait son statut social, c’était effectivement qu’elle était irritée. Ce n’était pas très malin avec la pression générale qui existait autour du sang, mais elle n’avait pas pu s’en empêcher. Crotte de zut ! N’étaient respectés que ceux qui le méritaient ! Il ne se comportait pas comme un homme respectable, il n’avait décemment pas le droit de s’étonner qu’elle le traite comme tel. Elle ne ravalerait pas ses paroles, même s’il venait à s’énerver voire à la frapper en retour. Gwen était une grande gueule, une insoumise. Si un comportement la gênait, elle le faisait savoir, et la gifle était pour elle la meilleure façon de remettre en place les idées d’un homme dont l’esprit était parti en vacances à la mer. Keith, lui, était clairement quelqu’un de renfermé, de très secret et sombre. Il devait regretter de l’avoir réveillée et emmenée avec lui, clairement… Mais tant pis, il devrait faire avec, ou envoyer balader la jeune femme. S’il demandait qu’ils se séparent pour se battre chacun de leur côté, elle ne chercherait pas midi à quatorze heures et partirait dans la minute, mais il ne semblait pas encore s'y résoudre… Elle regarda l’homme envoyer un attaquant contre un mur avec une extrême violence et se demanda si ça servait à quelque chose d’essayer de le raisonner.

- Et puis qu’est-ce que ça peut vous faire ? Je les massacre, ils ne font de mal à personne, tout le monde est content. Soit je les tue, soit ils nous tuent, la manière n’est qu’un détail.
- Votre comportement me met mal à l’aise. Devrais-je me taire et vous laisser éviscérer quiconque s’approcherait de l’escalier ? Il peut suffire de récupérer leurs baguettes pour les mettre hors d’état de nuire, vous savez. À agir ainsi, vous allez vous blesser, blesser l’un de vos alliés. La défense du château passe avant le massacre.

Elle ne disait pas non plus qu’il ne devait pas tuer. Évidemment, les hommes en noir étaient là pour tuer, et elle-même n’hésiterait pas si elle n’avait pas d’autre solution. Jusqu’ici, elle s’en était pourtant sortie sans tuer quiconque… Certes, elle avait surtout fait face à des amis d’Anton qui avaient pour ordre de ne même pas la blesser, certes. Mais dans sa tête, c’était du pareil au même. Il y avait une différence entre la légitime défense et le génocide, et la manière n’était pas un détail. Point à la ligne.

- Que dirait-elle de tout ça… marmonna-t-il de manière inintelligible.
- Pardon ?

Maintenant qu’elle avait dit ce qu’elle pensait, elle s’était légèrement radoucie. Il eut un regard vers ses mains pleines de sang. Il était en train de revenir avec elle, du moins il en avait l’air, c’était un bon début. Après un instant de calme, le bas des escaliers étant dégagé par la fumée lourde de son mélange spécial, elle soupira bruyamment et attrapa la ceinture de l’homme pour le tirer à couvert. Il allait se faire attaquer par surprise s’il restait en évidence comme un bécasson.

- Comprenez qu’il y a des limites au supportable. Ces hommes restent humains. Toutefois, si mon comportement vous a froissé, je m’en excuse. Vous m’avez l’air d’un homme intelligent, discutons en conséquence.

Le but était clairement de désamorcer l’escalade de la violence. S’il la voyait comme une ennemie, ils n’arriveraient jamais à avoir une conversation digne de ce nom et leur travail en pâtirait. Dans l’immédiat, évidemment. Est-ce qu’elle avait confiance en leur victoire ? Pas du tout. Après avoir vu Salem tomber en si peu de temps, elle doutait qu’il soit encore possible de gagner contre eux. Elle qui venait d’avoir le poste de Maître des potions de l’école écossaise… C’était peine perdu pour se reconstruire, mais cela les empêchait-il de rester cordiaux entre alliés, au moins pour se battre contre ces fous qui tentaient de toucher aux enfants ? Non, mille fois non.

- Nous ne sommes pas là pour régler nos comptes et je ne veux pas que votre… agressivité, aussi justifiée soit-elle, nous défasse de notre tâche principale. Vous comprenez mon point de vue ?

Ah, tant de démagogie… Il fallait bien ça pour amadouer l’animal. Elle sortit la tête pour vérifier qu’ils étaient tranquilles, jouant avec son collier et les deux alliances qui faisaient office de pendentifs, puis elle lui lança un regard doux.

- Pourquoi tant de véhémence à leur encontre ? Que vous ont-ils fait pour que cela dégénère ainsi ?

Elle parlait clairement du corps mort qui traînait à quelques pas d’eux. Est-ce que tout le monde ici était aussi violent avec les hommes en noir, ou cela était-il spécifique au bibliothécaire ? Qu’est-ce qui le rendait si violent, si aveugle et avide de sang ? Elle voulait sincèrement savoir. Peut-être qu’en expliquant ses raisons, elle arriverait à le comprendre, peut-être même qu’elle le laisserait plus facilement démolir leurs adversaires… En même temps, elle apprécierait de ne pas voir l’ami d’Anton mourir sous ses yeux après qu’il l’a épargnée. Elle l’avait vu pointer le bout de son nez en bas des escaliers, avant d'envoyer la dernière fiole qui avait rétabli un calme temporaire… Il ne fallait surtout pas qu’il monte. Il risquait de la compromettre, et elle n'avait pas envie d'avoir à gérer deux fous furieux en même temps…
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Dim 25 Jan 2015 - 13:35

Finalement Keith aurait peut être mieux fait de la laisser sur place la nouvelle. Elle semblait bien décidé à l’emmerder jusqu’au bout et surtout à ne rien laisser passer. Comme si chaque réflexion, chaque petit mouvement qu’il allait faire devait s’accompagner de plusieurs lignes d’explications. Elle avait l’air complètement folle, à cheval sur des choses qui n’avaient plus lieu d’être depuis longtemps à Poudlard. Aussi, lorsqu’elle lui demanda de développer son évocation à son ancien rang de Supérieur, le bibliothécaire se contenta d’arquer un sourcil. Cette demande lui paraissait complètement absurde premièrement parce que ce n’était absolument pas le moment et puis parce que de toute façon elle l’apprendrait bien assez tôt. A force de promenades dans les couloirs elle comprendrait bien que Keith n’était pas juste un homme solitaire et renfermé mais qu’il avait incarné le diable pendant plusieurs mois pour les élèves de ce Château. Peut être qu’alors elle n’aurait plus envie de le fréquenter, elle déciderait de le laisser tranquille et d’ignorer ce barbare qui était sans doute un cas désespéré. Keith pensait d’ailleurs que ce serait très certainement la meilleure solution. Oui le plus pratique pour lui. Il avait l’impression que l’élan d’attrait qu’il avait eu pour cette jeune femme était sans doute le plus truc le plus idiot qu’il ait pu percevoir depuis des mois. Alors oui, il était pressé que cette histoire se termine, qu’il trouve une porte de sortie et qu’il ne soit plus obligée de continuer à faire la discussion avec quelqu’un qui ne cessait de le juger. Il assumait ses choix, il assumait sa personne mais n’avait nullement envie qu’on vienne se mêler de ses affaires et qu’on lui rappelle ce que la bienséance pouvait penser de ses actions.

Le bibliothécaire était donc un peu désemparé face à la situation. L’avantage quand on est reconnu par la moitié du Château comme l’un des pires  salauds qui soit, c’est qu’on ne se fait pas trop emmerder. Les gens ont tendance à vous foutre la paix, vous laisser tranquille. Sauf qu’elle, avec son ignorance du passé se sentait obligée de jouer les bons samaritains essayant de remettre toutes les brebis égarées sur le droit chemin. Keith traité comme une brebis égarée… Il y avait de quoi rire tout de même. Et encore il n’était pas au bout de ses peines. Alors qu’il faisait comprendre à la jeune femme que son comportement l’agaçait, voilà qu’elle lui expliquait qu’elle se permettait ce genre de choses parce qu’elle était issue d’une bonne famille. C’était une vaste blague, non ? Keith n’en croyait pas ses oreilles. Mais pour qui elle se prenait ? Parce qu’elle était née avec une cuillère en argent dans la bouche il devait suivre à la lettre ses petits conseils ? Là c’en était trop. Trop encore lorsqu’elle lui fit comprendre qu’il suffisait de les désarmer… Ah c’est sûr qu’avec cette technique, il comprenait mieux maintenant pourquoi Salem était tombée.

« Premièrement la prochaine fois que vous osez me parler de votre rang social, je vous stupéfie et je vous abandonne dans un coin. Je suis fils de pêcheur, issu d’un petit village perdu d’Ecosse et je me fiche de ce que ça peut vous faire d’avoir une famille plus noble que la mienne. Deuxièmement, vous essayez de m’expliquer comme défendre une école alors que la vôtre est tombée dans leurs mains… Je pense les connaître bien mieux que vous et savoir parfaitement qu’ils ne s’arrêteront qu’une fois morts. C’est peut être votre sang d’aristo qui vous fait voir le bien partout mais un jour, il vous faudra redescendre sur terre. »

Non mais. Il n’allait tout de même pas se laisser marcher sur les pieds par une petite impertinente qui croyait tout mieux savoir que les autres. Parce que là franchement c’était fatiguant. Et lorsqu’elle osa signifier qu’elle avait entendu son murmure, il se contenta de la foudroyer du regard. Non seulement elle le prenait de haut mais en plus elle voulait qu’il lui explique le fond de ses pensées ? Plutôt crever. Et en plus elle le tirait par la ceinture comme un vulgaire gamin ! Il allait devenir dinguer. Complètement dingue. Cette fille  à l’apparence si douce réussissait à faire tout ce qu’il fallait pour l’énerver et le faire sortir de ses gonds. Incroyable tout de même ! Même les élèves les plus réticents avaient du mal à tout combiner d’un coup. Elle devait avoir un talent tout particulier, il ne voyait pas d’autre explication. Et elle ne semblait pas prête à abandonner de si tôt. La jeune femme lui expliqua alors plus calmement son point de vue, idée qu’ils étaient aussi des êtres humains, que la barbarie ne devait pas tout remplacer… Sa naïveté le rendait dingue. Keith avait été l’un d’entre eux et si ses motivations particulières en avait fait un homme très dangereux, il avait constaté que beaucoup d’entre eux n’avaient pas besoin de la vengeance pour devenir sanguinaire. Ils croyaient en une idéologie prônant l’avilissement de l’autre voire l’épuration raciale. Et elle lui demandait de calmer ses ardeurs ? Et voilà qu’elle recommençait à lui demander des choses sur lui. Respire Keith ou tu vas nous faire un bon pétage de plombs à l’ancienne.


« Ma vie ne vous regarde pas. Mais si ça peut vous clouer le bec je vais vous parler d’une chose. J’ai fait parti des Supérieurs jusqu’à ce que le Château parvienne à se libérer. Pourquoi j’ai changé de camp ? Cela ne vous regarde pas, je laisse votre imagination agir. Mais ce qui compte c’est que je sais parfaitement comment ces gens fonctionnent. Si nous ne les tuons pas, ils nous tueront. Parce que nous ne sommes pas assez purs pour eux, que nous sommes leurs adversaires, que nous nous opposons à leur domination. Alors sortez un peu de votre bulle mademoiselle, le pays des merveilles n’existe pas. »


Keith restait encore relativement calme. A croire que de fréquenter des gamins piailleurs toute la journée l’avait aidé à contrôler ses nerfs. Maintenant il pétait un plomb plus rarement, il arrivait à maintenir enfermées ses colères un peu plus longtemps. Mais pas éternellement non plus et si Gwen continuait à vouloir creuses là où elle ne devait pas, ça allait mal finir.
Profitant que l’escalier soit plus calme et que les Supérieurs soient en train d’établir une stratégie pour savoir comment les contrer, le bibliothécaire se remit à découvert pour observer un peu mieux le terrain. La bataille ne serait pas facile. Il chercha alors à déterminer le meilleur ange pour attaquer ses adversaires avec précisions sans qu’eux ne puissent l’atteindre et il eut l’occasion de tester ses calculs en envoyant un sort sur un homme plus aventureux que les autres. Une fois cela fait, il ne pu s’empêcher de retourner son attention sur Gwen, l’espace de quelques instants.

« Je hais les gamins mais je dois reconnaître une chose à ceux qui sont ici depuis un moment : ils sont bien moins naïfs que vous. C’est bien beau d’apercevoir l’horreur, c’est autre chose de vivre avec au quotidien. Croyez-moi, ces gosses que j’ai pu torturer avec certains de mes collègues comprennent au moins que les scrupules ne servent plus à rien. »

Ce devait être la première fois depuis qu’il était au Château que Keith osait dire quelque chose de positif sur les élèves. Il était vrai qu’il avait beaucoup de mal avec les jeunes mais il constatait effectivement qu’ils avaient pas mal changés. Qu’ils avaient compris que le monde tout rose que leurs parents avaient tenté de conserver autour d’eux pendant un moment n’était plus et qu’ils voulaient survivre, ils devaient exterminer leurs prédateurs. Cela ne voulait pas dire que le bibliothécaire les appréciait ou partager toujours leur façon de voir les choses. Mais au moins, il pouvait leur reconnaître ce réalisme froid qui lui paraissait essentiel pour survivre.

« Alors maintenant laissez-moi massacrer mes anciens camarades comme bon me semble. »
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Dim 1 Fév 2015 - 0:08

Gwen voulait une conversation entre gens sensés, mais cela semblait mal parti. Elle n’aimait pas ça. Est-ce qu’il était vraiment impossible de discuter calmement dans ce genre de situation ? Ou au moins de rester polis l’un envers l’autre, dans la mesure du possible ? Ils étaient supposés être humains, et non des bêtes assoiffées de sang et incapables de dissocier le bien du mal. Elle-même commençait à perdre patience. Cet ours mal léché l’agaçait au plus haut point et faute de volonté pour se concentrer sur la bataille perdue d’avance qui faisait rage autour d’eux, elle l’engueulait. Certes, ça faisait un peu la gamine qui essayait de se justifier à coup d’arguments à deux balles, mais Gwen se fichait bien de l’image qu’elle renvoyait. Lorsqu’on est énervé, on n’a jamais l’air fin ou intelligent. Pour autant, elle ne s’attendait pas à la réponse de l’homme.

- Premièrement la prochaine fois que vous osez me parler de votre rang social, je vous stupéfie et je vous abandonne dans un coin. Je suis fils de pêcheur, issu d’un petit village perdu d’Ecosse et je me fiche de ce que ça peut vous faire d’avoir une famille plus noble que la mienne. Deuxièmement, vous essayez de m’expliquer comme défendre une école alors que la vôtre est tombée dans leurs mains… Je pense les connaître bien mieux que vous et savoir parfaitement qu’ils ne s’arrêteront qu’une fois morts. C’est peut être votre sang d’aristo qui vous fait voir le bien partout mais un jour, il vous faudra redescendre sur terre.

Silence. S’il l’avait stupefixée comme il avait dit vouloir le faire, l’effet aurait été sensiblement le même. C’était une atteinte à son sang, à ses idées, à la lutte qu’ils avaient menée à Salem. Elle tenta de formuler une réponse mais ses lèvres remuaient dans le vide, cherchant de l’air comme si elle était au bord de l’asphyxie. Qu’y avait-il à répondre à cela ? Elle ne pensait pas à mal pourtant. Son statut, c’était ce qui la définissait, ce qui l’avait rendue grande, c’était ce qu’elle pensait au plus profond d’elle-même. Elle n’était pas non plus douée au petit jeu de la guerre, elle ne le niait pas, mais sa remarque sur la chute de Salem la blessa profondément. Est-ce que le fait de n’avoir jamais eu à se battre pour sa vie faisait d’elle une femme inutile et bête, un boulet qui ferait mieux de se taire et de laisser faire les gueules cassées ? C’était exactement ce qu’il sous-entendait. Son avis n’avait aucun intérêt parce qu’elle n’était pas lui, parce qu’elle n’était pas d’ici. En quelque sorte, à voir ces hommes comme des êtres humains, à voir Anton comme un être humain, elle se rendait en plus responsable de leurs exactions. Ce n’était pas vrai, ce n’était pas possible. Il ne savait pas, il ne comprenait pas sa position, ce rustre, cet impudent, ce vilain personnage avide de sang. Pourquoi les paroles d’un tel homme la touchaient-elles autant ? Pourquoi s’attachait-elle à essayer de lui faire entendre raison alors qu’il semblait se complaire dans sa bestialité ? Elle réessaya de la manière douce, en expliquant calmement son point de vue. Il ne pouvait décemment pas balayer tous ses arguments sans même y réfléchir un petit peu… Peine perdue.

- Ma vie ne vous regarde pas. Mais si ça peut vous clouer le bec je vais vous parler d’une chose. J’ai fait partie des Supérieurs jusqu’à ce que le Château parvienne à se libérer. Pourquoi j’ai changé de camp ? Cela ne vous regarde pas, je laisse votre imagination agir. Mais ce qui compte c’est que je sais parfaitement comment ces gens fonctionnent. Si nous ne les tuons pas, ils nous tueront. Parce que nous ne sommes pas assez purs pour eux, que nous sommes leurs adversaires, que nous nous opposons à leur domination. Alors sortez un peu de votre bulle mademoiselle, le pays des merveilles n’existe pas.
- Vous avez raison sur un point : vous auriez dû me laisser stupéfiée dans ce couloir. Ça aurait été plus simple pour tout le monde.

Elle venait à peine de retrouver la parole mais son ton était plein de véhémence. Et elle n’avait pas été aussi profondément sérieuse de toute la conversation. Cet homme était un parfait abruti, sur toute la ligne, il aurait clairement dû la laisser seule dans son couloir où elle était bien plus en sécurité qu’avec lui. Assommée, elle n’aurait pas eu à affronter toute cette violence, toute cette animosité. Elle n’était pas faite pour ça, c’était ainsi, qu’est-ce qu’elle y pouvait ? Était-elle nécessaire à cette lutte perdue d’avance ? Elle ne le croyait pas. Si encore elle connaissait le château, elle aurait su où amener les élèves pour qu’ils soient en sécurité, mais ce n’était même pas le cas. Tout ce qu’elle réussirait à faire, ce serait se perdre et mettre en danger des merdeux. Il existait toutefois un moyen pour rétablir la situation : Keith pouvait l’assommer, ils seraient contents tous les deux. Au lieu de ça, le bibliothécaire envoya valser un ennemi trop intrépide.

- Je hais les gamins mais je dois reconnaître une chose à ceux qui sont ici depuis un moment : ils sont bien moins naïfs que vous. C’est bien beau d’apercevoir l’horreur, c’est autre chose de vivre avec au quotidien. Croyez-moi, ces gosses que j’ai pu torturer avec certains de mes collègues comprennent au moins que les scrupules ne servent plus à rien.
- Depuis quand la naïveté est une tare ? Lâcha-t-elle en perdant son sang-froid. Bon sang, rendez-vous compte du fait que ce n’est pas normal ! Ce sont ces merdeux qui devraient être naïfs et stupides, est-ce que j’y peux quelque chose si vous avez participé à en faire des bêtes qui acceptent la mort comme une évidence ? Je vais vous donner un scoop : je ne suis pas comme eux, je ne viens même pas d’ici. D’ailleurs, je me fiche totalement de ce que vous pensez de moi. Voilà. Zut.

Ouuuh la mauvaise foi. Blessée dans sa fierté, prétendre que cela ne l'atteignait pas était la seule manière qu’elle avait trouvé de se protéger, même s'il était évident qu'elle n'en pensait pas un mot. Pourquoi les propos d’un ours comme Keith McEwen l’auraient-ils touchée, après tout ? Elle était au-delà de ça. Elle était une Roberts-Moore, une femme forte et indépendante. Comme si elle avait besoin de lui pour être légitime. Assise contre la rambarde, elle ramena ses jambes contre son torse, faisant un effort monstre pour retenir ses larmes.

- Alors maintenant laissez-moi massacrer mes anciens camarades comme bon me semble.

Elle lui jeta un regard noir et tout mouillé.

- Bien, allez-y ! C’est vous le maître à bord. Je vais rester là et vous regarder faire, c’est bien ce que vous voulez, non ? Vous êtes le meilleur après tout, vous le mirifique bibliothécaire du grand Poudlard, celui qui a tout connu, qui n’a pas peur de se salir les mains pour sauver l’humanité.

Elle avait mis tout son reste de courage dans sa réponse, mais le mélange entre énervement angoisse accentuait tellement son accent américain qu'elle devait en devenir incompréhensible. Joignant le geste à la parole, elle enfouit son visage entre ses jambes, formant une petite boule. Voilà, elle n’aiderait plus, c’était tout vu. Les limites de ce qu'elle pouvait supporter étaient franchies depuis un moment déjà, ce n'était pas un gros effort pour elle de baisser les bras maintenant.

- Voilà. Comme vous le dites si bien, je ne vous sers à rien. Je ne veux plus me battre. Ça me terrorise. Qu’ils viennent, je m’en fiche, ça n’a aucun sens d’essayer de lutter de toute façon, marmonna-t-elle.

Elle y survivrait. Comme une malédiction, le complexe du survivant allait la poursuivre jusqu’à la fin de sa longue vie sous la protection d’Anton. Elle ne savait pas si c’était mieux ou pire, mais si cela devait être, alors que cela soit. Elle ne s’opposerait pas au sort, elle n’avait pas la carrure pour ça. Voir le monde et les gens s’effondrer lui faisait mal, mais il était tellement plus simple de faire l’autruche, de ne pas voir, de faire comme si tout allait bien. Keith n’avait plus qu’à se débrouiller comme un grand. Il n’avait aucun pouvoir sur elle, et de toute façon il se ferait tuer dès que les hommes en noir auraient pris le château alors mieux valait ne pas s’attacher à lui. Il devait la haïr de toute façon. Elle n’était pas assez forte à son goût… La jeune femme renifla en essuyant ses larmes et agrippa son collier. Si Anton était là, il pourrait la prendre dans ses bras, la rassurer… peut-être même pourrait-il les ramener à la raison… Ce monde devenait fou.
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Dim 1 Fév 2015 - 19:19

Il y avait quelque chose qui avait bien du mal à circuler entre Keith et Gwen. Comme si un des éléments permettant d’établir une connexion avait décidé de sauter, de brûler automatiquement et que, de fait, les deux adultes n’arrivaient plus à se comprendre. Certes cela se voyait assez rapidement qu’ils n’étaient pas de la même trempe, en même temps, rares étaient ceux que l’on pouvait comparer au bibliothécaire tant son caractère insupportable était unique. Mais ils restaient tout de même deux personnes avec assez d’expérience de vie pour avoir appris à communiquer quand il le fallait avec des personnes très différentes. Du moins c’était ce que l’on pouvait espérer et ce qui semblait avoir bien des difficultés à se démontrer. Toutes les connexions, tous les relais semblaient être en train de se couper. La preuve était nette lorsque Gwen affirma que Keith aurait mieux fait de la laisser stupéfixiée dans le couloir. Alors oui en un sens ça aurait été une bonne chose même pour lui, il n’aurait pas eu à s’énerver comme ça face à elle, il n’aurait pas été interrompue dans son petit moment de jouissance personnelle par les états d’âme d’une jeune femme parfaite. Mais quelque chose d’inexplicable avait poussé l’homme à la tirer de cette situation profondément dangereuse, à ne pas la laisser à la merci du premier venu. Et de toute façon, maintenant il était juste impossible de revenir en arrière alors cela ne servait à rien de discuter là-dessus. Cela ne servait à rien de se demander ce qu’il aurait dû faire : il était plus ou moins coincé avec elle jusqu’à ce que la situation se calme et ils allaient tous les deux devoir faire avec.

Mais une chose était sûre dans tout ça, si Gwen n’en pouvait plus du bibliothécaire et aurait préféré ne pas avoir à supporter sa compagnie, elle ne semblait pas pour autant décidée à se taire. Voilà qu’elle se lançait dans un plaidoyer pour défendre la naïveté. Sérieusement ? Alors certes il paraissait que l’ordre des choses voulaient que les enfants gardent leur part de naïveté jusqu’à devenir réellement des adultes, qu’ils ne devaient pas opérer ce changement trop tôt etc. Mais à vrai dire l’homme s’en fichait clairement de ça. Peut être que c’était mieux pour les gosses mais lui ne pouvait pas les voir en peinture et préférait, en ces temps difficiles, avoir à faire à des gens avec la tête sur les épaules plutôt qu’à des jeunes encore bercés d’illusions. Si la situation était plus calme, si les Supérieurs avaient réellement disparu peut être qu’il penserait autre chose ou plutôt qu’il ignorerait le sujet. Mais là il n’en démordrait pas : ces gamins devaient être solides et matures s’ils voulaient survivre. Keith se contenta donc d’ignorer royalement les propos de la jeune femme. Cela ne servait à rien de discuter. Plus le temps passait et plus il restait convaincu qu’elle n’avait pas conscience de ce qui était en train de se dérouler. Keith se concentra donc dans sa mission, lui intimant de le laisser tranquille. Il ne remarqua que lorsqu’elle reprit la parole que Gwen s’était recroquevillée sur elle-même et que ses yeux étaient humides. Sérieusement… ?

« Cessez de réagir comme une enfant.. »

Si la mémoire de Keith était bonne l’écart d’âge entre eux d’eux ne devait pas être énorme et pourtant en cet instant il avait l’impression d’avoir à faire à une enfant. Il poussa un long soupir lorsqu’elle lui servit son discours de fille résignée et désespérée. Ce n’était pas le moment de craquer… La bataille n’était pas finie et si elle restait là, recroquevillée elle restait fort de se faire prendre pour cible. Le bibliothécaire n’avait cependant pas envie de céder aux caprices de la demoiselle et avait donc décidé de l’ignorer, ne se concentrant que sur la voie ouverte qui risquait fort d’être bientôt envahie de Supérieurs. Il l’entendait renifler et faisait de son mieux pour l’ignorer. Il n’allait pas lui faire de câlins, se montrer doux et rassurant juste parce qu’elle n’arrivait plus à supporter la pression liée à la situation. Mais en même temps, il devait bien avouer que l’entendre sangloter comme ça l’énervait passablement. Le bibliothécaire fut cependant tiré de ses pensées alors qu’un assaillant parvint à faire sauter un bout de la rambarde. Keith donna alors un coup de coude à la jeune femme.

« Ce n’est vraiment pas le moment de perdre pied. Vous avez envie de pleurer ? Très bien, ça ne regarde que vous, mais vous pourriez au moins attendre que la bataille soit finie. J’ai dû vous supporter pendant un moment ce n’est pas pour vous laisser mourir maintenant alors bougez-vous. »


Parce que bon, Keith se voyait mal devoir expliquer comment Gwen avait perdu la vie. Et puis, s’il était devenu assez blindé et plutôt du genre à ne pas avoir de peine pour grand-chose, cette nana avait réussi à attirer son attention dans un premier temps. Dans ses réflexions il retrouvait ce discours doux, cette volonté d’un monde beau que sa femme pouvait défendre. Alors certes, il en gardait plus l’image d’une femme forte mais il ne pouvait pas nier que le lien était fait et que du coup, il ne pouvait pas la laisser là se faire massacrer. L’homme décida donc de lui attraper le bras alors qu’il entendait que les autres étaient en train de se rapprocher d’eux. Ils étaient trop nombreux.


« Allez debout ! »


Sans même attendre qu’elle se manifeste, il la fit se relever et se mit à courir, envoyant régulièrement des sorts derrière eux pour éviter qu’ils ne se fassent tout simplement tuer par derrière. Il ouvrit ensuite la première porte qu’il trouva et entra dedans avec Gwen. Il verrouilla la porte derrière eux avant de se tourner vers la demoiselle.

« Écoutez, soit vous restez ici à vous lamenter sur votre sort soit vous venez m’aider à sauver ces gamins qui représentent tant à vos yeux et que vous voulez tant préserver. Vous faites ce que vous voulez, mais en tout cas décidez-vous vite car si on ne va pas aider à la défense, ils risquent d’être débordés. »

Keith se surprenait lui-même. Il aurait très bien pu ouvrir la porte, balancer Gwen dans la salle, verrouiller et protéger la porte et s’en allait, tout simplement. Ça aurait été bien plus simple et au moins il n’aurait pas perdu du temps. Mais sans savoir pourquoi il s’était senti obligé de secouer la jeune femme et de la mettre face à la réalité. A croire qu’elle était vraiment en train de lui faire faire n’importe quoi celle-là…
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Ven 6 Fév 2015 - 15:48

La situation dérapait clairement. La communication s’était rompue. McEwen se prenait pour un grand, un fort. Il était meilleur qu’elle, il en savait plus, il n’avait pas peur et ne se cachait pas derrière ses racines, ce qui faisait de lui quelqu’un de plus fiable. Que pouvait-elle répondre à cela ? Rien, rien car au fond il n’avait pas tout à fait tort, mais pour rien au monde elle ne l’aurait avoué. Toutefois, elle n’allait pas non plus continuer de s’enfoncer, elle n’en avait plus la force. Elle baissait les bras, clairement. Cette bataille, à ses yeux, n’avait aucun fondement. Keith disait d’elle qu’elle était naïve, mais cela témoignait surtout d’une fragilité généralisée. Il avait suffi qu’il la secoue et lui rappelle que les attaquants étaient là dans l’optique de les tuer pour qu’elle s’assoie sur ses petites illusions et ses espoirs de victoire. Recroquevillée contre la rambarde, elle n’était plus qu’une boule de défaitisme vénéneux. À présent, il ne pouvait plus se plaindre qu’elle voyait le monde plus rose qu’il ne l’était ! Évidemment, il n’allait pas revenir sur ses propos, aussi se contenta-t-il de l’ignorer et de retourner se battre. Elle le laissa faire, tâchant de retenir un tant soit peu les larmes qui menaçaient de couler à verse.

- Cessez de réagir comme une enfant…
- Je ne vous permets pas, couina-t-elle.

Ce ton agacé et condescendant ne lui plaisait pas du tout. Il se comportait comme un monstre, balayait les critiques d’un mouvement de baguette et à présent, il lui demandait de cesser de faire l’enfant ? Elle avait le droit de craquer, d’être fragile, d’avoir peur. Certes, son comportement pouvait passer pour de la bouderie pure et simple mais il insinuait qu’elle ne servait à rien. Tout au plus, elle faisait la décoration. Elle lui donnait raison, de quoi se plaignait-il encore bon sang ? Lorsqu’il soupira, elle plissa les yeux et lui jeta un regard méchant. Il se remit à l’ignorer superbement, ajoutant à l’agacement de la jeune femme. Cela tombait bien, il semblait lui aussi s’agacer de ses sanglots. Les deux adultes avaient l’air fins, à se faire ainsi la gueule… Soudain, un morceau de la rambarde explosa sous l’impulsion d’un sortilège. Gwen sursauta et s’écarta, la baguette relevée. Ils commençaient à s’énerver pour de vrai et cela ne sentait pas bon du tout pour eux. Keith lui balança un coup de coude.

- Ce n’est vraiment pas le moment de perdre pied. Vous avez envie de pleurer ? Très bien, ça ne regarde que vous, mais vous pourriez au moins attendre que la bataille soit finie. J’ai dû vous supporter pendant un moment ce n’est pas pour vous laisser mourir maintenant alors bougez-vous.

Elle frotta ses yeux. Il avait raison, évidemment, mais cela lui faisait un mal de chien de l’admettre. Elle pleurait alors qu’il y avait des gamins à protéger, alors qu’elle faisait la morale à Keith… Elle se faisait honte. Toutefois, le choc de ses paroles suffit à la faire cesser de pleurer. Un peu de dignité, par Merlin ! Elle se reconcentra sur la situation. De nombreux bruits leur parvenaient des escaliers : les assaillants commençaient à monter et ils semblaient plus nombreux et furieux qu’avant. Soudain, le bibliothécaire attrapa son bras, l’air extrêmement attentif à ce qui se passait en bas.

- Allez debout !

Il n’attendit pas sa réponse pour l’obliger à se relever et à courir. Prise de cours, elle suivait tant bien que mal les grandes enjambées de l’homme. Son trottinement n’était pas très convaincant mais elle faisait ce qu’elle pouvait. Derrière eux, les attaques fusaient. Concentrée sur la course, elle ne pouvait que se baisser pour laisser son camarade lancer des sorts de défense. Les maléfices qui leur fonçaient dessus étaient tous plus ou moins mortels : ils n’en avaient plus rien à faire des ordres d’Anton, et lorsqu’un sort les frôla tous les deux, elle comprit qu’elle pouvait finalement y laisser sa peau. Cela décupla la dose d’adrénaline courant dans ses veines. Lorsque Keith la poussa dans une pièce, elle fit quelques pas puis s’arrêta et posa ses mains sur ses genoux pour reprendre son souffle. Elle n’était pas sportive pour un sou, quelle idée de la faire ainsi valdinguer dans les couloirs… Mais s’il ne l’avait pas fait, ils seraient certainement morts…

- Écoutez, soit vous restez ici à vous lamenter sur votre sort soit vous venez m’aider à sauver ces gamins qui représentent tant à vos yeux et que vous voulez tant préserver. Vous faites ce que vous voulez, mais en tout cas décidez-vous vite car si on ne va pas aider à la défense, ils risquent d’être débordés.

Elle se retourna vers lui et se redressa, les joues rougies par l’effort. Elle avait bien envie de le frapper, de le secouer, d’en faire un tas de rillettes pour son déjeuner, mais au lieu de cela, elle se frotta à nouveau les yeux. Sa respiration était sifflante, elle avait l’impression qu’elle allait s’écrouler d’une minute à l’autre. Elle baissa légèrement les yeux, pas très fière d’elle et de son comportement.

- Bien ! D’accord, balança-t-elle avec une moue vexée. Je viens. Je n’ai plus beaucoup de fioles mais on va faire ça à l’ancienne…

Elle tentait à présent de sauver les apparences. Bien sûr qu’elle voulait continuer de protéger ces merdeux, même si elle n’avait pas l’impression que cela changerait grand-chose… Et puis, avait-elle juste le droit de dire que cette lutte était perdue d’avance ? L’homme, lui, continuait d’y croire. Les habitants de Poudlard étaient décidément étranges, pour ne pas dire barges, mais ils y croyaient ; et en tant qu’hôtes, en tant que réfugiés, les américains se devaient d’y croire aussi. Elle se secoua, remit ses cheveux en place tandis que le bibliothécaire repartait vers la porte mais ils se figèrent lorsqu’ils entendirent des bruits de pas se rapprocher dramatiquement de la porte. Quelques hommes s’arrêtèrent. Un sort s’écrasa contre la porte qui ne céda pas ; un miracle vu la violence de l’impact. Toutefois, le sortilège de verrouillage de Keith ne tiendrait pas longtemps… Des ordres fusèrent de l’autre côté et des pas s’écartèrent, puis une voix se fit entendre, une voix joyeuse, chantante. Gwen se figea en reconnaissant l’ami d’Anton. Il ne manquait plus que ça.

- Soyez raisonnable. Ça va mal se terminer. Ouvrez cette porte, rendez-vous gentiment et nous vous laisserons peut-être la vie sauve.

Elle tressaillit, le regard rivé sur la porte derrière laquelle l’homme tentait de les amadouer. On sentait l’amusement dans sa voix. Il s’imaginait déjà endormir la méfiance de Gwen à nouveau et lui faire miroiter qu’ils pourraient aussi épargner Keith, mais au fond elle savait qu’ils n’en feraient rien. Peut-être y réchapperait-elle, mais ce foutu bibliothécaire y passerait forcément… Elle lui jeta un regard paniqué.

- Pitié, dites-moi que vous avez des passages secrets, ou une solution, ou n’importe quoi… supplia-t-elle à voix basse.
- N’espérez pas nous duper, continua la voix. McEwen… vous êtes pourtant un homme sensé. Nous avons été déçus d’apprendre que nous vous avions perdu… Mais vous battre pour ces gens, vous êtes tombé bien bas.

La jeune femme avait déjà commencé à caler ses dernières fioles explosives entre les doigts de sa main gauche, sa baguette brandie dans l’autre, face à la porte. S’enfermer dans cette pièce avait été l’idée foireuse du siècle. Mes félicitations monsieur McEwen, s’imaginer que ses anciens camarades s’arrêteraient devant une porte…

HJ:
 
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Sam 7 Fév 2015 - 11:14

Keith avait réussi… Qui aurait pu le croire ? Il venait de réussir à convaincre Gwen de se bouger. Alors certes, elle ne semblait pas être super satisfaite de sa méthode et semblait bouder encore un peu mais il avait trouvé les mots justes. Lui-même n’en revenait pas. Il était loin d’être le meilleur dans tout ce qui touchait à de la relation sociale et, de fait, la plupart du temps il ne réussissait qu’à empirer les choses lorsqu’il cherchait à emmener quelqu’un dans une direction (sauf quand il s’agissait de ses petits jeux de manipulation). Alors oui, là pour le coup, il était complètement scier. Peut être qu’au final cette femme n’était pas si désespérée que ça et qu’elle gardait une certaine force pour réussir à se remettre d’aplomb avec les mots peu réconfortants de Keith. Toujours était-il que les deux étaient prêts à repartir se battre et que ça au moins, c’était une bonne nouvelle. Au moins le bibliothécaire savait qu’il n’allait pas la retrouver morte comme ça, il pourrait garder un œil sur elle et puis surtout, il y aurait des bras en plus pour protéger ce Château qui se trouvait une fois de plus dans une situation des plus délicates. A croire qu’il devait y avoir une malédiction qui pesait sur eux. En même temps, ils avaient réussi à se libérer une fois, ce n’était pas pour retomber dans les mains des Supérieurs. Alors certes dans la bouche de Keith cela pouvait paraitre bien étrange, lui qui était dans les rangs des autres quelques temps auparavant. Mais comme toujours il ignorait royalement cette contradiction. Il avait ses raisons, elles ne regardaient que lui et qu’importe ce que pouvait en penser les autres. Au moins, en cet instant, il se battait pour défendre les sales mioches.

Tout semblait donc s’être arrangé, enfin presque… Keith pensait qu’ils allaient avoir suffisamment d’avance pour que les Supérieurs ne voient pas où ils s’étaient réfugiés ou qu’ils repartent avant qu’ils ne les atteignent. Sur ce coup, il avait été profondément naïf. Ils entendirent soudainement une sourde détonation. La porte résista grâce aux sorts que le bibliothécaire avait jetés dessus mais cela ne risquait pas de durer. Instinctivement, ce dernier se plaça devant Gwen, un bras lui barrant le chemin, l’autre tenant sa baguette en direction de la porte qu’il fixait sans ciller. Une voix se fit entendre, une voix qui leur promettait la liberté s’ils étaient raisonnables. Un sourire mauvais s’afficha sur les lèvres de Keith. Il le connaissait parfaitement ce discours. La nouvelle arrivante lui demanda alors s’il y avait des passages secrets ou une solution quelconque. Toujours avec le même sourire, Keith lâcha quelques mots à on adresse.

« La seule sortie se trouve devant nous. »

Il en était presque sûr. Alors certes ce Château contenait beaucoup de surprises, il cachait encore des choses même à ceux qui l’arpentait depuis des années déjà. Mais pour le coup, le bibliothécaire était presque sûr que cette salle était désespérément normale. La voix derrière la porte fit entendre de nouveau. Cette fois il y avait une adresse directe à Keith. Oui il était raisonnable, mais oui… L’autre croyait vraiment qu’il allait l’amadouer comme ça ? En évoquant une vieille complicité ? Il oubliait peut être que si Keith avait arpenté les rangs des Supérieurs il ne s’y était jamais fait d’amis. Il avait toujours agi en solitaire, pour ses propres intérêts ignorant royalement ce que les autres pouvaient bien faire ou penser. Alors non, cela ne marcherait pas. Et en même temps l’autre type devait s’en douter un peu. Mais il n’en restait pas moins qu’il devait trouver un moyen pour sortir de là. Et si cette porte était le seul chemin possible alors il allait falloir ruser.

« Il faut bien avouer que j’ai des petites tendances opportunistes. Je sais toujours me ranger du bon côté. Ça vous fait peut être mal au cœur mais vous constaterez au moins que je suis toujours en vie et que j’ai une grande liberté de mouvement grâce à ça… »

L’argument était foireux et cela risquait de ne pas réellement convaincre ses adversaires. Mais cela lui importait peu, le but était de gagner du temps. Keith formula alors un sort en silence, entourant la porte d’un champ explosif. Au moment où les supérieurs la traverseraient tout exploserait. Mais cela restait dangereux pour eux. Keith tourna alors légèrement la tête pour murmurer quelques mots à l’adresse de Gwen.

« Je vais déverrouiller la porte. Ça va exploser. Ensuite, faut partir de là, utilisez vos fioles en direction de ceux qui resteraient encore sur leurs pieds. »
« Ton petit discours est assez intéressant Mc Ewen. J’aime pas trop les gens qui retournent leur veste mais il faut dire que tu manques pas de jugeotte. Enfin, ouvre ses portes déjà, on te jugera après. »
« A vos ordres… »

Keith retint sa respiration alors qu’il déverrouillait la porte et que cette dernière s’ouvrait lentement. Il bluffait et les Supérieurs risquaient de se méfier. Voilà pourquoi il agissait vite, pour qu’ils ne prennent pas le temps de réfléchir, pour qu’ils ne se mettent pas à peser le pour et le contre. Au moment où les premiers s’avancèrent pour traverser la porte, Keith poussa Gwen le plus loin possible avant lui aussi de sauter pour s’écarter. Au même moment le souffle de l’explosion se fit sentir.

Puis le silence… Un horrible silence…

Keith se releva lentement. Ses oreilles bourdonnaient et sa vue était trouble. Il n’entendait plus rien, l’explosion l’avait rendu momentanément sourd. Il tituba, cherchant à sortir de là. Il n’avait pas l’air blessé outre mesure, il tenait debout même si son équilibre était précaire. Il y avait beaucoup de fumée autour d’eux et il pu apercevoir le corps inanimé d’un des Supérieurs. Où était Gwen ? Il fallait qu’ils sortent de cette pièce rapidement et qu’ils aillent aider à la protection du Château. Les esprits encore un peu troublé, l’homme fit de son mieux pour avancer vers la porte. Il avait sa baguette à la main mais était trop dans le gaz pour penser à s’en servir et surtout, pour voir s’il y avait ou non encore des adversaires debout. C’est alors qu’il recommença à entendre quelques petits sons. Mais lointain, comme s’il était à des kilomètres de tout. C’était bon signe, son ouïe était peu à peu en train de revenir mais le temps qu’il perdait à essayer de reposer les pieds sur terre était trop long. Il était une proie facile en cet instant. Keith commençait à se rendre compte de cela mais son corps semblait décidé à ne pas lui obéir pour le moment. Comme s’il réclamait une petite pause. En grève le salaud. Ce n’était vraiment pas le moment pourtant…
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Lun 23 Fév 2015 - 0:02

- La seule sortie se trouve devant nous.

Sa réponse sonna comme un coup de feu en pleine poitrine. C’était donc ici que tout allait se terminer. Avait-elle le droit de pleurer à présent ? Elle regarda ce sourire mauvais sur les lèvres de Keith, le même que celui que son ancien collègue devait avoir sur son visage tandis qu’il leur parlait de raison. Un long frisson parcourut l’échine de la jeune femme. Ça sentait le souffre. Elle raffermit sa prise sur ses petites fioles, faute d'être capable de baisser les bras ; c’est qu’elle venait tout juste de se remotiver à sauver ces foutus merdeux… Keith non plus ne se laisserait pas amadouer. Après tout, il était du même acabit que ces fous, il connaissait leur méthode et avait intégré leur violence dans son mode de vie. McEwen savait que c’était la lutte ou la mort. Derrière la porte aussi, ils savaient et leurs mots sonnaient comme une vaste blague. Il n’y avait qu’à les entendre rire et se préparer à donner l’assaut ! Ils se fichaient bien d’être crus ou non, tout ce qu’ils voulaient étaient leur insuffler une pointe de doute pour se donner du temps, ou simplement les rappeler à leur condition de proies piégées et sur le point d’être dévorées. Le bibliothécaire reprit la parole.

- Il faut bien avouer que j’ai des petites tendances opportunistes. Je sais toujours me ranger du bon côté. Ça vous fait peut-être mal au cœur mais vous constaterez au moins que je suis toujours en vie et que j’ai une grande liberté de mouvement grâce à ça…

Un opportuniste… Anton n’était pas un opportuniste. Il avait été formaté pour croire en leur cause, il avait intégré leur lutte au plus profond de lui-même. La différence devait résider dans leurs positions respectives : les Hall étaient des dirigeants, des maîtres. Il n’y avait qu’à voir leur prestance, leur façon de se tenir pour savoir qu’ils avaient le pouvoir. Quant à Keith le fils de pêcheur, il devait être en bas de l’échelle, malgré sa présence pour le moins imposante et remarquable… Il n’y avait donc rien d’étonnant à son retournement de veste. Non, cela n’expliquait pas tout, mais c’était essentiel. Gwen l’observa lancer un sortilège informulé sur la porte. Il préparait quelque chose. Il n'allait pas se rendre sans démolir la moitié de leurs effectifs, quelle idée… Mais qu'est-ce qu'il préparait pour les sortir de ce mauvais pas ?

- Je vais déverrouiller la porte, murmura-t-il à son attention. Ça va exploser. Ensuite, faut partir de là, utilisez vos fioles en direction de ceux qui resteraient encore sur leurs pieds.

Son petit cœur manqua un battement. Il allait les faire sauter en même temps que leurs attaquants ! Cet homme était complètement fou ; mais leurs vies tenaient entre ses mains, ce qui rendait cette décision d'autant plus irraisonnable et nécessaire en même temps… Elle sentit son esprit partir lorsque l'adrénaline marqua un pic dans son sang. Autour d’elle, tout commença à s’accélérer de façon drastique.

- Ton petit discours est assez intéressant Mc Ewen. J’aime pas trop les gens qui retournent leur veste mais il faut dire que tu manques pas de jugeote. Enfin, ouvre ses portes déjà, on te jugera après.
- À vos ordres…

Ils retinrent leurs respirations. La porte fut déverrouillée et commença à s’ouvrir. Dans la seconde qui suivit, Keith poussa Gwen et elle ne se fit pas prier deux fois pour s’écarter. Le temps de faire quelques pas, de se baisser et de mettre ses bras autour de sa tête pour se protéger, l’explosion retentit et la fit s’écraser contre un mur avec une violence inouïe. La jeune femme sentit l’impact contre son flan ; son souffle se retrouva littéralement coupé pendant plusieurs secondes, ce qui augmenta sa détresse. Les oreilles sifflantes, Gwen n’entendait plus que de vagues bruits autour d’elle. Elle fut prise d’une violente quinte de toux, tentant de reprendre son souffle dans cette salle à l’air saturé de poussière. Elle ne voyait plus rien non plus : globalement, ils étaient tous complètement aveugle... mais elle sortit de sa position fœtale pour regarder autour d’elle. Elle réussit finalement à distinguer une silhouette tituber à quelques mètres. Il fallait qu’ils partent rapidement avant que des Supérieurs à l'esprit frais ne viennent achever le travail !

Elle ne comprit pas exactement par quel miracle elle réussit à se relever, mais lorsqu’elle fut sur ses pattes, elle ramassa sa baguette. L’une des fioles avait explosé dans sa main ; elle ne sentait plus vraiment ses doigts, mais elle réussit tout de même à ramasser les autres fioles tombées à côté d’elle. Puis ce fut le moment de s’approcher de la porte. Elle dépassa la silhouette indistincte de Keith sans s’arrêter pour l'aider et sortit de la pièce. Il peinait à marcher mais il était en vie et pour l'instant, c'était l'essentiel. Dès qu’elle fut au-dehors, elle retrouva un peu de visibilité. Des corps au sol, inanimés, morts pour certains vu l’angle de certains de leurs membres. Sacrebleu que c'était sale. Plus loin, certains étaient debout et prêt à reprendre l'attaque. Elle balança ses fioles puis, entre l’instant où celles-ci venaient les percuter et celui où les attaquants relevaient leurs gardes, elle en stupéfia trois. Ceux qui n’avaient pas les bons réflexes s’étaient pris des potions brûlantes en plein visage et bataillaient contre la douleur : ça les occuperait un temps. Elle avisa finalement le pote d’Anton, plaqué contre le mur en face de la porte, blessé et le souffle court.

- Vous lui direz qu’il peut aller cordialement se faire voir avec ses idées à la con !

Elle ne s’entendait pas réellement parler, et elle n’était pas sûre que lui-même ait entendu le message, mais elle n’attendit pas plus longtemps pour le stupéfier à son tour. Elle attrapa sa baguette en passant et la brisa en deux sans autre forme de procès. C’était un juste retour de flamme. Puis elle retourna en arrière, attrapa le bras de Keith qu’elle passa autour de son épaule et se mit à courir au hasard. Ils devaient s’éloigner au plus vite de tout ce chaos, car ils n’arriveraient même pas à se protéger eux-mêmes dans leur état actuel.

- Du nerfs bon sang ! cria-t-elle alors qu’il ralentissait légèrement.

Ils continuèrent de courir un moment, jusqu’à ce que le bruit des combats s’éloigne. Elle se retourna finalement pour vérifier qu’ils étaient seuls, tourna dans un couloir et s’arrêta. L’effort qu’elle dut fournir pour ne pas lâcher Keith comme un gros sac fut monstrueux, mais elle réussit à le poser au sol avec plus ou moins de douceur. Elle se laissa ensuite tomber à côté de lui, à l’angle entre les deux couloirs afin de pouvoir surveiller leurs arrières, puis elle laissa échapper quelques larmes en silence. Où avait-elle trouvé une telle force pour les sortir de cette bouse ? Elle n’en avait absolument aucune idée, mais elle sentait que ses réserves les plus profondes avaient été entamées. Après quelques secondes de laisser-aller, la jeune femme se reprit d'un coup d'un seul, sans prévenir, et détailla Keith pour vérifier qu’il n’avait pas été gravement blessé. Ça semblait aller, même s’il avait l’air complètement sonné. Quant à elle… Elle devrait trouver un moyen pour que ses fioles ne lui explosent plus dans les mains en pleine attaque : elle aurait pu y laisser ses doigts. Elle prit sa baguette et récita le sortilège d’Episkey, après quoi elle put enfin bouger sa main ensanglantée correctement. Gwen vérifia une nouvelle fois le couloir et passa son avant-bras sur ses joues crasseuses et humides.

- Vous êtes tous complètement dingues. Vous le savez ça ? Complètement dingues. Par Merlin !

Discours répétitif, mais elle ne savait pas trop comment décrire cette situation autrement. Dingue.

- Ça va, vous n’avez rien de cassé ? Ne me demandez pas de résumé de la situation, je n’ai aucune idée d’où nous sommes ni du nombre de… de Supérieurs, comme vous dites, que nous avons réussi à mettre hors d’état de nuire. Bon sang de bonsoir ! J’ai les oreilles qui sifflent…

Elle tremblait, surtout. La miss était loin d'avoir la condition physique pour gérer tout ça, et la douleur de ses blessures refermées se réveillait violemment… Heureusement que Keith avait de beaux yeux, elle ne serait jamais allée si loin sinon !
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Ven 27 Fév 2015 - 12:14

Heureusement que Keith n’avait pas choisi ce moment pour faire ressortir sa vieille fierté parfois mal placé. Parce qu’il fallait bien avouer que sur ce coup, si Gwen n’avait pas été là il se serait sans doute retrouvé dans une situation très délicate. Certes sa petite explosion avait eu l’effet escompté, ses adversaires étaient tout aussi sonnés que lui, certains même avaient succombé. Ils avaient donc gagner quelques instants de répit, quelques instants précieux pour aller se mettre à l’abri et trouver un nouveau plan pour les attaquer. Oui sauf que pour ça il fallait être en état de partir en courant et d’aligner plus de deux pensées à la suite ce qui n’était pas vraiment le cas du bibliothécaire. Lui pour le coup était plutôt complètement à l’ouest. L’explosion l’avait sonné et chaque pas lui paraissait être douloureux, chaque fois qu’il essayait d’analyser la situation il avait l’impression que ses idées refusaient de se mettre en place. Comme si quelqu’un avait écrit pleins de mots sur des bouts de papiers, qu’il avait mis dans une boîte avant de secouer très fort. Pour refaire des phrases correctes après ça… Cependant, si tout était en bordel en lui, sa vue semblait enfin décidée à fonctionner correctement et il pu donc voir Gwen s’occupait des derniers petits malins qui se trouvaient devant la porte et glisser quelques mots à l’un d’entre eux. Son ouïe n’était pas encore suffisamment revenue pour qu’il puisse comprendre ce qu’elle venait de dire. Mais une chose était sûre, la jeune femme était remontée et semblait dans une telle montée d’adrénaline qu’elle était prête au combat C’était parfait. Pendant un temps il se demanda si elle allait le laisser là comme un con entrain de se battre contre lui-même pour mettre un pied devant l’autre. Mais elle n’était pas comme lui. Il fallait qu’il arrête de croire que le monde était peuplé de gens tous aussi pourris que lui. Gwen revint vers lui, l’aida en passant un de ses bras et lui intima de se bouger les fesses. Keith grogna sur le coup, par principe, mais il fut au fond bien content qu’elle vienne l’aider et se mit à trottiner pour la suivre.

Les deux compagnons de galère entreprirent donc de prendre la fuite. En même temps pour le coup, ils ne pouvaient pas faire grand-chose d’autre tant qu’ils n’auraient pas repris complètement leurs esprits. Keith avait au début un peu de mal à courir mais petit à petit il sentait que son corps acceptait enfin de lui obéir. Alors certes ce n’était pas encore parfait, sa tête bourdonnait encore et il avait encore l’impression d’être enfermé dans une sorte de brouillard mais ça s’améliorait. Ils arrivèrent donc à mettre assez de distance entre leurs adversaires directs et eux pour pouvoir se faufiler dans un couloir et s’écrouler sur le sol. Keith fut bien content de se retrouver assis. Une pause. Oui il en avait besoin. Il se sait alors de sa baguette et à l’aide d’un sort aguamenti se réhydrata un peu. Les idées commençaient peu à peu à se remettre en place dans sa tête. Gwen lui fit alors comprendre qu’il était complètement fou. Un léger rire passa la barrière des lèvres du bibliothécaire. Oh tient, il recommençait à entendre à peu près convenablement, jackpot !

« Ça c’est pas nouveau, mais de la part d’une coincée comme vous, je vais prendre ça pour un compliment ! »


Et il avait le sens de l’humour ? Non cette explosion devait vraiment avoir causé des dommages dans son cerveau, aucune autre explication n’était possible. Ou alors tout simplement cette fille insupportable aviat un étrange effet sur lui. Mais bon ça il était hors de question qu’il l’admette. Alors oui, on allait tout mettre sur le dos de l’explosion. Il envisagerait peut être d’aller voir un médecin quand tout serait calmé. D’ailleurs, Keith leva alors lentement sa main au niveau de son crâne et se rendit compte que son cuir chevelu était entaillé et qu’une de ses oreilles saignait légèrement. Il fit quelques sorts pour stopper les saignements, le strict minimum. Il s’en occuperait plus tard.


« J’ai l’air d’être plutôt entier et si ça peut vous rassurer, j’ai comme l’impression que cette explosion se répète en boucle dans mon esprit. Quant à nos adversaires, il faudrait qu’on rejoigne nos collègues pour savoir où on peut être utile. Vu nos états, cela ne sert à rien de rester isolés. »


Pire encore, s’ils restaient isolés ils risquaient fort de se mettre dans une situation délicate. Ils ne pourraient pas toujours s’en sortir aussi facilement. Ils avaient besoin de retrouver les autres et de travailler en équipe s’ils voulaient protéger ce Château. A la base Keith voulait mener son combat en solitaire, il voulait en profiter pour mettre au point sa petite vengeance mais là il devait se rendre à l’évidence… S’il continuait ainsi il allait finir par se faire tuer et il n’aurait pas obtenu ce qu’il voulait. Il devait donc s’appliquer à rester en vie encore un peu de temps. Le bibliothécaire décida donc d’essayer de se lever. Au début se fut un peu difficile mais il parvint tout de même à se retrouver sur ses deux jambes. Pour le coup il avait l’impression d’avoir soudainement une centaine d’années tant son corps était endolori. Mais il n’allait pas se laisser abattre pour autant. Il avait vu pire. La douleur physique n’était pas ce qui l’effrayait le plus même s’il était loin d’être un super héro et devait bien avouer qu’à un certains moments, il ne pouvait pas faire n’importe quoi. Keith s’étira alors légèrement pour faire un état des lieux puis se tourna vers Gwen. Pour la première fois depuis leur fuite il fit attention à elle. Elle n’avait pas l’air bien en point, à tous les niveaux d’ailleurs. Keith la transperça de son regard pendant quelques instants avant de se décider à parler. Il n’était plus habitué à aligner autant de mots en si peu de temps.


« On va partir à la recherche des autres. Une fois qu’on les aura trouvés, vous pourrez peut être vous reposer. Si vous n’êtes plus en état, autant vous mettre à l’arrière et aller avec les élèves. »


Les paroles de Keith était un peu rudes, d’autant que Gwen s’était bien battue jusque là. Mais il ne pouvait pas renoncer à son sens pratique, à sa logique implacable. Il était indéniable que s’ils voulaient gagner, il fallait que tous les combattants soient opérationnels. Alors cela ne servait à rien de rester juste par fierté. Chaque personne à son poste et efficace à ce dernier, valait mieux que des gens un peu partout mais incapables de faire les choses correctement….
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Mar 3 Mar 2015 - 23:22

C’était totalement fou. Elle était perdue, désorientée, et en même temps, tout semblait presque clair dans son esprit. Peu habituée à l’adrénaline, elle découvrait les facultés totalement insoupçonnées de son petit corps un peu frêle et peu sportif. Cet homme arrivait à la faire bouger, même après qu’il l’a engueulée et secouée. Elle s’était relevée, elle l’avait sorti de cette pièce pleine de poussière en suspension alors qu’elle aurait pu juste fuir, ou baisser les yeux, se soumettre et ne pas regarder son exécution. Oui, elle aurait pu. Elle était ce type de personnes dont on ne sait pas trop s’ils vont réagir ou non face à la violence. Keith avait réussi à lui insuffler le courage de les sortir de là, bon sang, il était fort. Malgré son statut de sang, il était quasiment de la même trempe qu’Anton. Elle allait presque finir par l’apprécier ce foutu énergumène. Était-ce là un élan de gratitude envers lui et son acte qui aurait pu finir en sacrifice pur et simple ? En tout cas, assise à côté de lui dans ce couloir vide, essoufflée et un peu traumatisée par tout ce qui leur arrivait, elle sentait une sorte de… connexion. D’osmose dans l’épuisement. Ah, avoir failli mourir ensemble, ça rapproche, que voulez-vous ! Pour marquer le coup, Gwen le traita de fou et l’homme éclata de rire. Bien, le ton s’était nettement détendu, le progrès était en marche. Mais il leur restait encore une bataille à gagner…

- Ça c’est pas nouveau, mais de la part d’une coincée comme vous, je vais prendre ça pour un compliment !

Petit couinement suraigu et offusqué. Elle s’empourpra violemment et esquissa un coup dans son épaule, mais elle arrêta son geste avant de le toucher. Sa main était pleine de sang, ce n’était pas très propre. Elle frotta donc sa main encore endolorie à son pantalon, puis elle recommença son geste et lui balança un petit coup sans violence mais bien marqué. Elle n’allait pas passer à côté d’une occasion de signifier son mécontentement. Bien entendu, c’était une réaction tout à fait puérile et un peu invasive, mais Keith ne devrait plus être étonné après ce qui s’était déjà passé. De toute façon, elle n’en avait plus rien à faire. Cela importait-il vraiment qu’elle le touche et râle un peu parce qu’il se moquait d’elle ? Ils étaient tous les deux en vie, voilà ce qui importait avant toute chose. Elle releva les yeux et plissa les yeux en l’observant se réparer le crâne. Des soins ne seraient pas de refus, mais ils devaient encore faire avec les moyens du bord…

- J’ai l’air d’être plutôt entier et si ça peut vous rassurer, j’ai comme l’impression que cette explosion se répète en boucle dans mon esprit. Quant à nos adversaires, il faudrait qu’on rejoigne nos collègues pour savoir où on peut être utile. Vu nos états, cela ne sert à rien de rester isolés.
- Si on pouvait encore prendre quelques minutes… Je ne suis pas sûre de pouvoir me relever tout de suite. Vous me faites faire de ces choses !

Et ce n’était pas un caprice de princesse. En changeant sa position assise, elle sentait ses muscles vibrer sous l’effort, comme un signal indiquant qu’elle arrivait au bout de ses capacités. Soulever un homme de la stature du bibliothécaire, ce n’était pas une mince affaire. Pourtant, il avait raison. S’ils restaient seuls, ils risquaient gros. Les escaliers constituaient un repère relativement sécurisé, mais assis ainsi en plein couloir, ils étaient des cibles toutes désignées. Et les prochains n’arrêteraient pas leurs coups face à Gwen ; elle avait au moins la lucidité d’admettre qu’elle l’avait bien cherché. Keith, lui, avait calmé ses ardeurs et ne semblait plus dans l’optique de tout démolir seul et à mains nues, ce qui la rassurait grandement pour la suite. Leurs remontrances mutuelles n’avaient pas été si inefficaces que ça. L’homme commençait d’ailleurs à se relever, difficilement mais il n’y avait pas urgence vitale. Tout en surveillant le couloir, Gwen vérifiait que le bibliothécaire n’était pas parti pour lui faire un malaise et se cogner la tête - ce serait une mort débile après tout ce qu’ils avaient traversé. Il entreprit ensuite de s’étirer, comme un petit vieux tout cassé, mais la miss était dans le même état. Sentant son regard soudain perçant, elle détourna les yeux en frottant sa main pour effacer les dernières traces de sang. Elle devait garder sa magie pour leur protection, le récurage attendrait qu’ils soient sains et saufs, si tant est qu’ils y arrivent. Ah, oui, elle était bien décidée à se battre mais après une telle attaque, ses espoirs étaient réduits à néant.

- On va partir à la recherche des autres. Une fois qu’on les aura trouvés, vous pourrez peut être vous reposer. Si vous n’êtes plus en état, autant vous mettre à l’arrière et aller avec les élèves.

C’était dur de lui balancer ça maintenant, mais il n’avait que trop raison, une fois de plus. Elle lui jeta un regard plus sérieux et entreprit de se redresser à son tour. Ses jambes, une fois dépliées, la portaient relativement correctement. Il fallait croire qu’elle n’était pas encore allée jusqu’au bout de ses réserves. Ça valait pour toutes ces années où elle n’avait pas eu à se battre contre l’adversité.

- Ça devrait aller. De toute façon, que ce soit avec les élèves ou non, il faudra se battre. J’irai là où il y aura besoin… Je me réserve un droit de rétractation quand nous rejoindrons les autres, mais en attendant ça va aller.

Ils étaient donc repartis pour un tour. Par la barbe de Merlin, elle en aurait des choses à raconter à son amoureux ! Lui qui la pensait un peu fragile et frêle, il serait surpris. Eh non, elle n’était pas la princesse à sauver, désolé de la désillusion. En même temps, il ne s’était jamais fait d’illusions le petit, elle le menait bien à la baguette lorsqu’ils étaient ensemble. Après quelques pas, elle finit tout de même par attraper la manche de son camarade pour se tenir debout. La descente était difficile à gérer et elle hésitait un peu sur ses pattes.

- Si vous vous moquez, je vous fais un croche-patte et je vous abandonne ici.

Elle ne le ferait évidemment pas, mais il était capable de lui envoyer une pique à ce propos et ça l’agacerait. Mieux valait ne pas recommencer à s’invectiver comme des adolescents. Ils traversèrent quelques couloirs sans rencontrer personne. Le silence sifflait dans ses oreilles et lui semblait autrement effrayant. Ils pouvaient surgir de nulle part et les attaquer… La baguette levée, ils faillirent percuter et balancer un sort au visage d’un collègue qui venait de débarquer dans le couloir. Il sonda rapidement leur état et tenta de reprendre sa respiration pour aligner trois mots.

- Ils commencent à reculer. Je crois. Faut nettoyer l’étage, vous en avez croisé ?
- Dans une salle… par là-bas je crois ? répondit-elle en sondant l’approbation de Keith. Elle n’avait pas beaucoup de repères dans ces couloirs qui se ressemblaient tous.
- Une salle explosée ? Ouais, on a fini de nettoyer. Y’en avait encore des vivants.

Gwen serra les lèvres. L’ami d’Anton ne ferait jamais passer le message. Elle se frotta les yeux avec sa manche. Elle n’avait toujours pas lâché Keith, sur lequel elle s’appuyait à peine - lui aussi tenait difficilement debout. Disons qu’ils arrivaient à trouver l’équilibre à eux deux. L’homme leur indiqua l’emplacement des forces alliées et repartit en courant vers un autre champ de bataille à « nettoyer ». Gwen leva les yeux.

- Complètement dingues. Le pire, c’est que vous seriez foutus de gagner. Il vous faudra m’expliquer…

Tout allait si vite…
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Dim 15 Mar 2015 - 12:06

L’ambiance qui était en train de s’installer entre Gwen et Keith était parfaitement étrange. Au début, ils n’étaient que deux adultes, à des années lumière l’un de l’autre, se retrouvant dans l’obligation de se supporter pour le bien de chacun. Et voilà que le bibliothécaire se prenait à faire de petites phrases presque rigolotes, à oser dire des choses non pas parce qu’elles étaient d’une utilité indéniable mais bien parce qu’il avait envie de le faire. Tout cela pouvait paraître parfaitement irréel et pourtant c’était bel et bien la seule manière de décrire ce qu’il était en train de se passer. Pour autant, cela ne voulait pas dire que l’homme était parfaitement à l’aise avec tout ce qui découlait de cette nouvelle ambiance. Lorsque la jeune femme lui donna un léger coup sur l’épaule après qu’il l’ait traitée de personne coincée, il bugua quelques instants. Vraiment ? Elle venait vraiment de le frapper ? Keith faillit se retourner et lui lancer un regard noir. Heureusement, il prit quelques secondes pour réfléchir. Quelques secondes qui permirent à son cerveau de se rappeler que cela n’avait rien avoir avec une quelconque agression et que c’était plus une réponse à sa taquinerie, une marque de mécontentement amusé en un sens. Le bibliothécaire se contenta donc de se masser l’épaule comme s’il avait eut réellement mal mais sans rien répondre. Le silence paraîtrait peut être un peu pesant à Gwen mais à vrai dire il n’avait aucune idée de ce qu’il devait dire ni sur quel ton alors il préférait se taire. Les deux adultes restèrent ensuite là quelques secondes à se soigner ou reprendre leurs forces. Keith concevait tout à fait que la jeune femme ait besoin de quelques minutes de répit, voilà pourquoi il n’avait pas bronché même si son cerveau refusait de s’éloigner de ce qu’il était en train de se passer et qu’il ne cessait de se répéter qu’ils avaient intérêt à déguerpir. Cela lui laissa au moins le temps de se relever doucement et de remettre tranquillement en marche ses muscles endoloris. Après ça il se prendrait quelques jours de repos total. Il s’enfermerait dans son bureau et dormirait, lirait des bouquins, loin des élèves et de tout le monde. Oui c’était un programme tout à fait alléchant. Mais avant ça, il fallait botter définitivement le cul à ses anciens collègues et ce n’était pas une mince affaire.

Heureusement, Gwen semblait avoir abandonné son côté boudeur. Alors que Keith avait été un peu rude avec elle en sous-entendant que si elle n’était pas au top, elle serait un fardeau en première ligne, la jeune femme resta parfaitement calme et objective. A vrai dire, le bibliothécaire s’était presque déjà préparé à pousser un long soupir et à grommeler et il fut pris de court. Mais c’était mieux ainsi. Il se contenta donc de hocher la tête. Oui, ils aviseraient quand ils auraient enfin réussi à les rejoindre. Ils se mirent donc en route seulement ce n’était pas forcément une tâche évidente quand tout votre corps hurlait de fatigue et de douleur. La nouvelle s’était donc accrochée à la manche de Keith pour continuer sa progression. Celui-ci fut d’abord surpris par ce geste mais ne tenta en aucun cas de se dégager.


« Loin de moi cette idée, je vous l’ai déjà dit, je viens peut être de la campagne mais je ne suis pas un rustre pour autant. »


Bon ça, ça restait encore à prouver. Mais Keith avait décidé de mettre un peu d’humour. Non il n’allait pas se moquer d’elle, il avait beau pouvoir être le pire des connards, se moquer des gens l’ennuyait, il trouvait cela bas et primaire. Par contre, il avait réussi à récupérer leur discussion antérieure et à la tourner un peu en dérision. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas parler avec autant de légèreté. En tout cas, les deux jeunes gens purent donc continuer leur progression jusqu’à croiser un collègue. Celui-ci avait d’ailleurs faillit finir projeté dans un mur, heureusement que la vue des deux compères valait encore quelque chose. Ils commençaient à reculer ? Cela était une très bonne nouvelle. Lorsqu’il évoqua la salle qui avait dû être nettoyée, Keith ne pu réprimer un sourire mauvais. Il ne pouvait pas quitter ses bonnes vieilles habitudes. Savoir qu’il avait réussi à exploser dans les règles de l’art une partie de ses fumiers lui faisait réellement plaisir. Il dû cependant s’extraire de son petit délire pour se reconcentrer sur la situation.

« Je vous l’ai déjà dit. Les gens d’ici vivent dans la peur depuis plus de deux ans, ils savent tous se battre et sont prêts à tout pour ne pas revivre la même chose. Et je peux vous dire que ça se comprend parfaitement. »

Oui Keith était bien placé pour le savoir. Il avait été au cœur du système, il avait vu les méthodes et les motivations des Supérieurs de très près et il comprenait parfaitement alors que beaucoup des habitants de ce Château étaient prêts à donner leur vie pour ne surtout pas revivre ça. Enfin, cela ne servait à rien de tergiverser là-dessus pour le moment. Il fallait agir. Keith reprit donc la marche vers les forces alliées. Il commençait vraiment à fatiguer et comme Gwen il aurait peut être eu besoin d’un appui mais ne dit rien à ce sujet. Lorsqu’ils virent enfin les autres, ils comprirent que la victoire était très proche. Ils avaient réussi à se rassembler et à bloquer leur progression. Les Supérieurs étaient alors sur le repli et n’avaient presque plus aucune chance de prendre possession du Château. Il ne fallait cependant pas relâcher la pression maintenant, il restait un dernier effort à fournir. Keith s’arrêta alors quelques instants et se tourna vers sa camarade de galère.

« C’est la dernière ligne droite. Je pense qu’il serait plus sage que vous alliez vous occuper des blessés, ce serait tout de même idiot de vous faire tuer maintenant. »

Oui plutôt. Après ce qu’ils venaient de vivre, il serait vraiment stupide de se faire tuer alors qu’ils étaient sur le point de gagner. Keith aurait pu appliquer ce conseil à sa propre personne mais à vrai dire, cela ne le tentait pas plus que ça. Il était irrécupérable à ce sujet. Il voulait finir ce qu’il avait commencé et puis, si on passage il pouvait trucider quelques Supérieurs, cela serait tout bénéfique. Le bibliothécaire leva donc la tête vers les alliés. Un jeune homme, qui semblait être en train d’aider avec les blessés, passa avec une couverture à la main. Sans trop lui demander son avis, Keith la réquisitionna en lui lançant un regard noir pour couper court à toute éventuelle tentative de protestation. Il la déposa ensuite sur les épaules de Gwen.

« Et à votre place, j’éviterai de trop parler de votre statut social. »

C’était une blague. Prononcée sur un ton maladroit certes, mais il s’agissait bien d’un trait d’humour. Sur ces mots, Keith abandonna la jeune femme pour se mêler à la foule des combattants. Son corps lui faisait mal mais l’adrénaline était en train de revenir et lui faisait oublier ce petit détail. Il se sentait prêt à se battre, à massacrer ses ennemis. Mais la folie meurtrière qui l’avait habité précédemment était partie. Comme si l’esprit du bibliothécaire avait été un peu calmé, un peu apaisé.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: [Event 25/12/14] The Day that Never Comes [Gwen]    Mer 8 Avr 2015 - 22:51

La fatigue était en train de faire son petit bonhomme de chemin dans son corps. Cela commençait par des douleurs diffuses, une sensation de bourdonnement, mais elle ne savait pas comment cela allait évoluer. Elle aurait probablement des courbatures pendant des jours entiers suite à cette bataille, c'était même sûr ! Mais le nombre de bleus, d’éraflures et de douleurs diverses, ça, ce serait la surprise. Keith ne répondit pas à son petit coup dans l’épaule, se la massant comme s’il avait eu mal. Il ne s’était pas agacé de ce geste et il répondait avec un trait d'humour silencieux, ce qui constituait une bonne avancée. Elle l’aurait félicité si elle n’avait pas été aussi percluse de fatigue. Finalement, il hocha la tête lorsqu’elle signifia qu’elle ne jouerait pas les super-héroïnes. Oui, la miss était sensée et réfléchie parfois ; elle ne se jetterait pas dans la mêlée sans réfléchir, elle n’était pas taillée pour ça. Mais en attendant, le temps de rejoindre les autres, ça irait. Elle n’avait pas réellement le choix de toute manière.

- Loin de moi cette idée, je vous l’ai déjà dit, je viens peut être de la campagne mais je ne suis pas un rustre pour autant.
- Oh, ça…

Elle se retint de pouffer nerveusement. Ça, c’était lui qui le disait. Rustre et de mauvaise foi par-dessus le marché. Elle avait de la matière pour se moquer de lui. Ne pas nourrir les trolls, n’avait-il jamais appris cela dans son petit village au milieu des poissons ? Gwen était un troll. Un troll avec une gueule d'ange, certes, mais un troll quand même. Maintenant qu'elle avait trouvé un collègue à embêter, elle ne le lâcherait plus. Ils se levèrent et reprirent leur cheminement vers les foyers de la bataille. L’américaine était épuisée et plus elle marchait, plus son corps l’insultait pour la manière dont elle l’avait maltraité. Pourtant, dès lors qu’ils arrivèrent vers les forces alliées, elle ne se sentit plus aussi lourde et désabusée. Les forces de défense du château étaient en train de reprendre le dessus. Au prix du sang, certes, mais combien d’autres seraient morts s’ils n’entreprenaient pas de nettoyer le château par la violence ? Elle n’aimait vraiment pas ça, mais elle n’avait pas son mot à dire, et Keith le lui avait bien fait comprendre ; un mal nécessaire… Et puis, elle n’avait pas dû elle-même se salir les mains. C’était une réflexion totalement égoïste, mais sa conscience un peu trop sensible n’aurait pas tenu le choc d’ôter la vie à un être humain. Le bibliothécaire s’en fichait, lui, il n’était pas de la même trempe. Son petit sourire mauvais lorsque le collègue énonça le « nettoyage » de la salle où ils se trouvaient déformait son visage et donnait une sensation désagréable dans le ventre. Et pourtant. Elle l’acceptait de manière relative mais elle l’acceptait, comme elle avait accepté la face sombre d’Anton. Au final, elle n’avait pas tout perdu comme elle s’y attendait. Peut-être même avait-elle gagné un allié, un sociopathe avec lequel elle avait potentiellement des atomes crochus. Étonnant, c’était le mot. Mais avec la fatigue, l’étrangeté de ce qui se passait entre eux ne lui effleurait même pas l’esprit. Accrochée à son bras, elle n’en avait rien à fiche de l’irréalité de la situation. Ils étaient vivants, debout, entiers. C’était l’essentiel. C'était réel. Ça rapproche d’avoir failli mourir ensemble, non ?

- Je vous l’ai déjà dit. Les gens d’ici vivent dans la peur depuis plus de deux ans, ils savent tous se battre et sont prêts à tout pour ne pas revivre la même chose. Et je peux vous dire que ça se comprend parfaitement.
- Oui… Je crois que je peux comprendre cette peur que cela se reproduise.

Deux attaques en moins d’une semaine. C’était beaucoup trop pour elle. En même temps, elle ne gérait pas le stress de la même manière. Elle ne serait jamais prête à tout, même après deux ans à vivre dans les mêmes conditions qu'eux, et elle avait le mérite de l’admettre. Mais elle pouvait comprendre. De toute façon, elle baignerait bien assez tôt dans toute cette mélasse de violence et de peur, la pratique serait bien plus parlante que les mots et témoignages divers. Ils reprirent leur marche. Les couloirs ressemblaient à des longs tubes dans lesquels ils se mouvaient comme en pleine hallucination. Ils rejoignirent bien vite un rassemblement. La progression des ennemis s’était arrêtée. Le château était près d’être repris par ses habitants. Gwen s’arrêta par automatisme lorsque Keith cessa de marcher, et releva les yeux vers lui lorsqu’il lui parla. Elle se sentait sonnée. Trop de trucs d’un coup.

- C’est la dernière ligne droite. Je pense qu’il serait plus sage que vous alliez vous occuper des blessés, ce serait tout de même idiot de vous faire tuer maintenant.
- Oui, je vais faire ça. Et vous, ne vous faites pas tuer non plus. Après que je vous ai sauvé les fesses, ça ne se ferait pas.

Elle n’était pas sûre qu’il l’écoute vraiment mais tant pis, elle l’avait dit, c’était l’essentiel. Plus tôt, elle n’aurait pas été chagrinée plus que ça si elle avait retrouvé ce rustre inconnu inerte parmi tous les autres corps qu’ils allaient devoir ramasser dans tout le château. Maintenant, c’était une autre histoire. Elle était revenue le chercher alors qu’il lui aurait suffi de fuir seule pour s’en sortir. S’il faisait une bêtise, réduisant cet effort gargantuesque à néant, elle lui en voudrait. Et ce n’est pas ainsi qu’on traite une dame, saperlipopette ! Soudain, comme sortie de nulle part, elle se retrouva affublée d’une couverture posée sur ses épaules par le bibliothécaire. Ça, c’était un vrai geste de gentleman. Il avait un bon fond au final, même s’il fallait gratter assez fort pour l’apercevoir. Elle prit les bords de la couverture et s’enroula dedans tel un sushi tremblant sur le point de se faire manger.

- Et à votre place, j’éviterai de trop parler de votre statut social.
- Vous de même, Keith le fils de pêcheur.

Elle s’était empourprée à nouveau. Cette remarque la gênait mais il n’avait pas totalement tort. Si le fait qu’elle soit d’une bonne famille risquait de froisser certaines personnes, elle préférait le savoir avant de commettre une bourde qui la placerait au rang d'ennemi public. Anton resterait au fond du placard, comme s’il n’existait pas. Oui, il ne fallait pas qu’ils sachent... Mais pour l’instant, elle n'avait pas à se concentrer là-dessus ; ils avaient un château à reconquérir.

▬ Fin
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