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 Juste un au revoir [PV Cameron]

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MessageSujet: Juste un au revoir [PV Cameron]   Dim 28 Déc 2014 - 13:16

~Lundi 15 Décembre, matinée~

Des vacances ? Des vacances de Noël ? Alors ça c’était une bonne nouvelle ! Même si cela ne consistait au final qu’en une pause dans les cours, cela suffisait à rendre la jeune femme heureuse. Certes Emily n’avait rien contre les cours et trouvait au contraire cela intéressant, puisqu’en plus cela l’occupait, elle était tout de même contente de faire une pause. Après tout son organisme commençait un peu à fatiguer à force de se lever tous les matins assez tôt et elle envisageait assez facilement de se faire quelques grasses mats, de pouvoir profiter de plus de temps libre pour faire de la musique et voir plus Ricardo… Oui au final, les vacances même encore enfermée ici ne pouvaient qu’être bonnes.  Alors dès qu’elle avait su que les vacances arrivaient, la jeune femme était devenue enthousiaste. Le vendredi soir après les cours, elle n’en pouvait plus, elle s’était mise à sautiller dans tous les sens n’ayant qu’une envie : faire la fête. Bon ce n’était certes pas la seule chose qu’elle ferait pendant ses vacances mais fallait bien avouer que pour elle cela faisait partie du package. Emily était le genre de personnes qui n’avaient pas besoin de beaucoup de chose pour être heureuse. Elle avait eu un immense sourire figé sur le visage pendant des heures et ne pouvait s’empêcher d’être joviale. D’ailleurs, certains devaient la prendre pour une folle parce que bon, avec son sourire jusqu’aux oreilles elle pouvait parfois l’air un peu effrayante. La demi-mesure était décidément inconnue au bataillon.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Lundi matin. Emily s’étirait doucement dans son lit. Elle avait eut dans l’idée de faire la grasse matinée et pourtant, il fallait bien avouer qu’à force de se lever tôt son corps avait pris le rythme et les petites fêtes n’avaient pas suffit à la transformer en petit loir. A neuf heures, l’écossaise avait les yeux grands ouverts dans sa chambre et avait fini par décider de se lever. Elle était ensuite allée prendre une bonne douche avant de descendre dans la Grande Salle pour prendre son petit déjeuner. Il y avait un peu de monde déjà. Apparemment la plupart des élèves avaient décidé de ne pas se lever trop tard. En même temps beaucoup attendaient de savoir s’ils allaient oui ou non pouvoir sortir du Château. Rien n’avait été dit pour l’instant mais beaucoup avait l’espoir que les portes s’ouvrent. Pour Ems ça ne changeait rien. Elle ne retournerait pas à Edimbourg, c’était bien trop dangereux et au final, elle serait tout aussi bien ici. Peut être que Ricardo resterait aussi… D’ailleurs elle avait cru comprendre qu’avec sa famille c’était pas forcément la plus belle entente au monde. Elle verrait bien en tout cas. Emily décida donc d’aller s’installer à sa table sans se prendre la tête. Elle avait repéré Cameron et décida donc de poser ses fesses à côté de lui en lui donnant une bonne tape bien virile dans le haut du dos.

« Wesh bro’ ! Bien dormi, tout ça tout ça ? »

Bah quoi ? Emily aimait bien parler comme une petite racaille quand elle s’adressait à Cameron. Avec lui à vrai dire elle se permettait toutes les conneries possibles et imaginables. Ils n’étaient plus à ça près en même temps. Ils s’étaient vus l’un l’autre dans tous les états possibles et imaginables. La discussion était d’ailleurs bien lancée grâce à sa petite phrase. Emily en profitait pour se servir une bonne tasse de thé et une tartine. Elle n’avait pas un grand appétit le matin mais avait besoin de son thé pour émerger, comme les petites vieilles. Mais alors qu’elle allait mordre dans sa tartine et se remplir l’estomac, elle fut stoppée nette par une annonce du directeur. Les portes du Château allaient s’ouvrir. Elle entendit des exclamations de joie ce qui la fit sourire. C’était bien que chacun puisse avoir la chance de fêter Noël en famille. La jeune femme allait d’ailleurs faire une réflexion là-dessus à Cameron mais son regard lui fit vite comprendre qu’elle se plantait. Elle ne passerait pas ce Noël avec sa seule famille, s’était inscrit dans ses yeux. L’écossaise posa alors doucement sa tartine et se déplaça pour s’asseoir à califourchon sur le banc et être bien en face de Cameron.

« Tu t’en vas hein ? Tu vas où? J’veux pas tous les détails mais histoire que je puisse t’envoyer un hibou en cas d’extrême urgence ! »

Emily blaguait. Ce serait trop suspect qu’un moldu reçoive un hibou. Mais c’était sa façon à elle de faire comprendre à Cameron qu’elle ne voulait pas s’immiscer dans sa vie privée, juste avoir les informations de base pour se rassurer. Après tout, les temps n’étaient pas non plus aussi calmes qu’ils l’auraient espéré et du coup, elle ne pourrait s’empêcher de s’inquiéter le temps où il serait seul dans la nature. Car il était évident qu’il ne voulait pas qu’on l’accompagne. A force elle n’avait plus besoin de l’écouter parler pour savoir ce qu’il pouvait penser.

« Si on peut retourner au Pré au Lard j’irais quand même t’acheter un cadeau de Noël et on mangera une bûche et des chocolats ensemble, t’y couperas pas ! »

Emily n’était pas habituée aux Noëls joyeux. Dans sa famille on fêtait toujours l’événement mais ses parents avaient rarement envie de partager leur joie avec elle. Mais là c’était différent. Elle savait qu’elle avait une vraie famille et ne pouvait s’empêcher de vouloir faire comme les autres. Mais elle attendrait. Que ce soit avec plusieurs semaines de retard ça n’avait pas d’importance tant que les deux pouvaient passer un moment ensemble, en famille, c’était le plus important. Même si au fond il fallait bien avouer que la jeune femme était un peu triste. Elle aurait aimé pouvoir passer du temps avec lui pendant ses vacances. Mais elle se rappelait cette promesse qu’elle s’était faite, de ne pas l’entraver, de ne pas lui couper sa liberté à cause de sa trop grande possessivité. Alors elle ne ferait aucune réflexion déplaisante sur son départ. Il avait certainement de très bonnes raisons de vouloir s’envoler loin du Château pendant un temps.

« Parce que tu vas revenir hein ? »

Pendant un temps oui elle comprenait mais pas pour toujours. Là était la seule crainte d’Emily. Qu’il ne revienne pas.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Juste un au revoir [PV Cameron]   Lun 29 Déc 2014 - 13:00

Lundi 15 Décembre 2014 – Au petit déjeuner
Juste un au revoir

Emily & Cameron

Les vacances. Les vacances de Noël en plus, avec le froid, la neige et tout ce qui va avec. J’avais presque oublié que ce truc existait et je crois que si l’Atelier de Dim n’avait pas eu lieu mercredi dernier je n’aurai toujours pas capté malgré cette espèce d’effervescence un peu partout dans le château. Je dois avoir l’air blasé, peut être que je le suis un peu, mais tout ça ne m’affecte pas vraiment. Ce qui m’affecte par contre c’est le café brulant que je tiens entre mes mains et qui réchauffe le pauvre petit Californien frigorifié que je suis. Si je m’écoutais je passerai mon temps avec un énorme manteau sur le dos … Ce qui n’a pas de sens parce qu’il fait plutôt bon à l’intérieur mais passons. Et Bam ! Agression. Heureusement que j’étais pas entrain de boire ! Bien sur que non je ne suis pas vraiment énervé, pas du tout même, et c’est avec le sourire que j’accueille la demoiselle qui s’installe à côté de moi.

« Wesh bro’ ! Bien dormi, tout ça tout ça ? »
« Non mais comment est c’que tu parles toi ! Va falloir que je surveille un peu plus tes fréquentations, y a trop de racailles là d’dans ! »

Avec le faux air outré et tout, attention. Et la conversation s’installe, je la regarde se faire une tartine tout en mangeant moi-même et en dégustant – j’vois pas d’autre mot tellement c’est bon – ce café salvateur quand l’agitation latente se calme en une seconde … pour laisser place à l’exaltation celle d’après quand Rivers annonce que les portes vont s’ouvrir et que ceux qui le souhaitent vont pouvoir rentrer chez eux. Des sourires, des rires, même des larmes, c’est la folie furieuse là dedans et mes pensées de ces derniers jours remontent à la surface, puis se solidifie quand je croise le regard de ma Tigresse. Elle a capté, d’un seul regard elle a tout compris. Ça ne m’étonne même pas. Tartine posée, la voilà à califourchon à côté de moi : Elle capte toute mon attention, pas un seul instant il ne me vient à l’esprit de chercher à l’éviter.

« Tu t’en vas hein ? Tu vas où? J’veux pas tous les détails mais histoire que je puisse t’envoyer un hibou en cas d’extrême urgence ! »
« T’as raison, c’est tellement discret ces trucs à plumes ! »

On fait les cons, mais il y a une boule dans le ventre de chacun d’entre nous à l’heure actuelle.

« Si on peut retourner au Pré au Lard j’irais quand même t’acheter un cadeau de Noël et on mangera une bûche et des chocolats ensemble, t’y couperas pas ! »

Je souris, elle aussi, mais le cœur n’y est pas vraiment parce qu’on pense tous les deux à la même chose.

« Parce que tu vas revenir hein ? »

Elle a peur, et moi je suis entrain de lui briser le cœur. Je me déteste pour ça mais je ne peux pas et ne veux pas aller contre mes propres convictions. C’est Noël, c’est sensé être synonyme de joie et de moment en famille, et bien sur que je m’en veux de ne pas lui offrir ça et de l’abandonner comme je m’apprête à le faire mais c’est comme ça, et on devra tous les deux faire avec parce que c’est peut être ma seule chance de pouvoir enfin tourner définitivement une page pour en ouvrir réellement une nouvelle. Alors je soupire, tout en tachant de garder une consistance et un air serein, mais je ne pense pas que ça serve à grand-chose.

« J’y pensais un peu ces deux derniers jours, sans trop faire une fixette dessus mais visiblement … Oui, je m’en vais. J’sais pas comment, mais oui. »

Et je m’en vais seul. Sans toi, et sans Megan. Je vous abandonne toutes les deux.

« J’vais rentrer à San Francisco, je crois qu’il est temps que je me confronte à moi-même, et à la famille que j’ai laissé derrière moi. C’est pas juste de leur faire ça, de les laisser sans nouvelle. Ils doivent me croire mort et … nan c’est pas juste. »

Encore une fois je ne sais pas si j’arriverai à leur faire face mais je dois essayer, je le leur dois, et je me le dois à moi aussi. Pour le reste …

« J’veux pas te faire de promesse que je ne suis pas sur de tenir Ems, parce que là bas on sait jamais ce qui peut se passer mais sois sure que si je le peux je ne te laisserai pas sans nouvelle toi non plus. »

Et cette phrase peut vouloir dire tout et n’importe quoi, j’en ai bien conscience.

« Et je te promets de faire attention, ça je te le dois et je m'y tiendrais. »

Regard insistant, sérieux. Je sais que je suis un sale branleur qui prend son pied en prenant des risques mais je sais qu'il y a des personnes qui tiennent à moi ici et par respect pour ces personnes, toi en tête de liste, je ne ferais pas le con. Sauf cas de forces majeures, mais pas juste pour le plaisir et l'adrénaline.

« Si tu veux me contacter, tu peux envoyer hibou ou courrier chez Jillian, j’te filerai son adresse en partant. L’idée c’est que je crèche chez elle quelques jours, à Londres, à un moment ou un autre et de toute façon une fois dehors j’me trouverai un téléphone donc elle pourra me joindre ou l’inverse. »

Jill, tu vas servir d’antenne satellite, parfaitement.

« A priori c’est plus la vie que je veux, même si j’sais pas exactement ce que je veux je sais en tout cas ce que je ne veux plus mais c’est pas aussi simple que ça. Quand tu fais parti d’un gang c’est pour la vie, on n’en sort pas si facilement. »

Et puis qui me dit qu’une fois sur place je ne reprendrais pas goût à tout ça ? Sincèrement je ne pense pas mais c’est mon essence même, une énorme partie de ma vie alors voilà pour quoi je ne veux rien promettre. Je suis un gars de parole, et ça me rendrait malade de ne pas pouvoir respecter mes engagements.

« C’est pour ça que je dois faire ça seul, sinon je t’aurai emmené parce que rien ne me ferait plus plaisir que de te faire découvrir mon coin de pays. »

Et avec un sourire tendre sur le visage, ma main vient se poser sur sa tête une seconde. C’est un geste affectueux, celui d’un grand frère pour sa petite sœur.

« C’est tout ce que je peux te dire. Ça et aussi le fait que si je peux, oui, je reviendrai. Je sais juste pas quand mais si tout se passe comme je l’envisage je vais là bas faire ce que j’ai à faire, je reviens au Royaume Unis pour trainer un peu avec Jill et changer d’air, réfléchir, puis je rentre retrouver ma famille ici. »

C’est l’idée de base, certes, mais ça n’est pas forcément un plan fixe. Je pars à l’aveugle, j’en ai bien conscience, et y a trop de facteur dans l’équation pour être certain du résultat alors … On verra, c’est tout ce qu’on peut faire.

« Est-ce que Ricardo reste ici ? »

Traduction : Est-ce qu’il va pouvoir être là pour toi contrairement à ton imbécile de frangin qui prend le large et te laisse derrière lui ?
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MessageSujet: Re: Juste un au revoir [PV Cameron]   Lun 29 Déc 2014 - 17:29

Surveiller ses fréquentations ? Parce qu’il ne le faisait pas déjà ? Emily ne pu s’empêcher de rire à cette réflexion et d’y répondre. En soit elle ne se plaignait pas de Cameron, il n’était pas si intrusif que ça, loin de là même. Mais elle ne pouvait résister à l’envie de le charrier surtout quand elle se rappelait à quel point c’était difficile pour lui d’accepter qu’elle puisse avoir une relation amoureuse. Il ne surveillait pas, non bien au contraire il préférait ne pas savoir. Et c’était aussi ce qui faisait son charme. Cette volonté de toujours veiller sur elle, de toujours être là pour l’aider mais sans jamais envahir son espace vital. Mais en étant toujours là. Et le fait qu’il parte… Cet été déjà il était parti de son côté pour aller se promener en Amérique, sans elle. Mais ils s’étaient retrouvés après ce qui changeait pas mal de chose. Là il y avait plusieurs choses en suspens, plusieurs questions pour lesquelles elle avait besoin d’avoir des réponses. Et Cameron n’aurait presque pas eu besoin qu’elle pose toutes ces questions pour y répondre. Alors il se mit à s’expliquer. A parler de la famille qu’il avait laissé là-bas, qui devait le croire mort… Elle comprenait tout à fait ce que cela faisait.

« C’est sûr qu’ils ont le droit de savoir… »

Oui, ils avaient eux aussi le droit de savoir que Cameron allait bien, qu’il était en train de vivre autre chose. Et surtout lui avait le droit de choisir, de retourner sur son ancienne vie s’il le voulait vraiment. Mais Emily n’était pas capable d’envisager cette solution. Cela lui paraissait impossible, irréel. Il était sa famille, c’était plus fort qu’une simple relation d’amitié. Elle était liée à lui presque depuis son arrivée au Château et elle ne pourrait pas supporter de le perdre. Alors quand il lui parla du fait qu’il ne voulait pas faire de promesse en l’air, du fait de faire attention à lui, la jeune femme sentit sa gorge se serrer. Ne dis pas des choses pareilles imbécile… Elle eut d’ailleurs du mal à soutenir son regard, tentant d’esquisser un sourire à moitié convaincant. Elle ferait quoi s’il lui arrivait quelque chose ? Après tout ce à quoi ils avaient survécu, il n’avait en aucun cas le droit de la laisser tomber si facilement. Respire Emily, laisse le finir, comprend le, ne craque pas surtout… Il lui expliqua alors qu’elle pourrait le joindre par le biais de Jillian. Cette fille était partie depuis un moment de l’école, elle ne se souvenait que peu d’elle mais en cet instant elle la remercia du plus profond de son cœur. Elle serait son relais et surtout, s’il allait chez elle, Cameron ferait sans doute moins de conneries pendant ce laps de temps… Mais elle n’eut pas le temps de trop se concentrer sur cette jeune fille. Cameron lui fit comprendre qu’il devait retourner dans le gang, être sûr de savoir que ce n’était plus la vie qu’il voulait. Mais il ne pu s’empêcher d’avoir un geste tendre, une parole gentille. Emily lui rendit son sourire tant bien que mal, secouant sa tête sous la main de son frère.

« Tu dois être sûr de faire le bon choix… Pour ne rien regretter ! »

Sourire colgate mais pas du tout satisfaisant. Elle aurait aimé découvrir son pays comme il disait si bien. Ems aurait aimé être avec lui pour le surveiller, s’assurer qu’il ne dérape pas. S’assurer aussi que les gars du gang ne lui volent pas son frère. Ils n’avaient pas le droit. Eux ils étaient plusieurs. Alors certes elle n’était pas seule, déjà il y avait Ricardo à ses côtés. Mais elle n’avait que Cameron comme famille, que lui… Lui qui avait apparemment l’intention de rentrer mais sans pouvoir lui donner de tête. Emily eut l’impression d’être fragilisée encore une fois. C’était assez flou ce qu’il venait de dire, ça pouvait se compter en jours comme en mois… Ou pire. Machinalement la jeune femme attrapa sa tasse de thé et bu une gorgée, comme pour se donner une contenance, alors qu’il lui demandait si Ricardo lui restait.

« J’en sais rien, on en a pas parlé comme c’était pas sûr qu’on puisse sortir… Mais je lui poserai la question, de toute façon avec sa famille c’est pas forcément le top alors il restera sans doute. »

Oui, il y avait des chances pour que Ricardo reste. Mais Noël resterait triste s’ils n’étaient que tous les deux. Elle ne savait pas ce qu’il en était des amis de Ricky, peut être qu’ils réchaufferaient un peu l’ambiance… Mais elle en tout cas n’aurait pas sa famille à ses côtés. Ems se sentait fragile, prête à craquer et elle détestait ça. Mais elle venait réellement de se prendre un coup sur l’arrière de la tête. Cameron était trop important à son équilibre et même si elle comprenait tout à fait sa démarche, toute sa possessivité naturelle revenait au galop. Une grande inspiration, un grand sourire de circonstance. Il ne doit pas savoir, tu dois le laisser respirer alors arrête de penser comme une gamine capricieuse.

« Préviens les que s’ils t’accueillent mal, y’a une furie qui risque de venir les castrer ! Et compte sur moi pour envoyer des infos à Jillian, et t’auras intérêt à me répondre parce que sinon ça va mal finir ! »

Emily avait choisi de parler sur le ton de la rigolade. Mais le cœur n’y était pas et elle savait bien que Cameron allait le remarquer. Elle pouvait tromper certaines personnes mais lui c’était tout bonnement impossible. Il la connaissait bien, trop bien. Et Emily restait une fille entière, ayant quelques difficultés à masquer complètement ses émotions. Soupir. Et si elle arrêtait un peu d’essayer de lui mentir. Et si elle lui parlait honnêtement. Ems n’avait pas le droit de l’empêcher de partir, de lui faire changer ses plans, mais elle gardait le droit de lui dire honnêtement que cette idée lui faisait terriblement peur.

« Reviens s’il te plait… Me laisse pas toute seule ici. T’as pas le droit de me laisser tomber. J’vais faire la gamine capricieuse j’avoue mais, j’ai vraiment pas envie qu’ils te gardent là-bas.»

Désolée grand frère mais je n’ai pas la force de te mentir sur toute la ligne. Et j’en ai marre d’être une fille émotive, qui se laisse trop emporter par ses sentiments. J’en ai marre d’être la petite sœur relou qui te condamne à des séquences émotions alors qu’on est d’accord que ce n’est clairement pas notre spécialité. Mais tu me pousses dans mes retranchements aussi !

« Excuse moi, c’est le thé, ça réveille mes côtés féminins, je sais c’est pas habituel… »
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MessageSujet: Re: Juste un au revoir [PV Cameron]   Mar 30 Déc 2014 - 16:23

T’es un monstre sans cœur, Cameron, un incroyable égoïste même … Non, juste un type dont la vie a basculé radicalement sans son consentement et qui se contente juste de faire avec en essayant de penser un peu lui tout épargnant les autres. Evidemment que je culpabilise, évidemment que ça me brise le cœur de lui faire ça, mais je sais que rien ni personne ne pourra m’empêcher de partir. Je sais que ça n’est pas ce qu’elle tente de faire, tout comme je sais que Megan n’essaiera pas une seule seconde, mais Emily est … comment dire ça … C’est ma petite sœur et elle a besoin de moi.
Un instant je lève les yeux et j’aperçois Enzo qui quitte son frère, probablement pour rejoindre Kyle. Pas d’expression particulière sur son visage, et sur celui de mon compatriote ? Je ne le vois pas. C’est vrai que je le considère comme mon petit frère lui aussi, et pourtant la relation n’est pas du tout la même qu’avec la petite asiatique qui se trouve à côté de moi en cet instant. Je ne les compare pas, évidemment, mais j’ai simplement moins de scrupule à laisser Kyle qu’Emily. Peut être parce qu’il a Enzo, et qu’il est plus indépendant j’en sais trop rien. Peut être aussi parce que je suis un peu moins protecteur vis-à-vis de lui et je prends le risque de me faire traiter de macho – chose que je ne suis pas – mais ça vient peut être aussi du fait qu’il est un mec et elle une fille.

Ça n’est pas par point de comparaison que je demande si Ricardo sera là, Emily est tout à fait capable de veiller sur elle-même mais malgré la jeune femme forte qu’elle est il reste une enfant fragile à l’intérieur de ce petit corps et si sa présence à lui peut atténuer un peu mon absence à moi … C’est peut être égoïste encore une fois mais même si j’ai vraiment du mal à me faire à l’idée qu’il … qu’elle … Bref, je préfère la savoir avec lui que toute seule à broyer du noir et à s’inquiéter dans son coin à cause de son crétin de frangin.

« J’en sais rien, on en a pas parlé comme c’était pas sûr qu’on puisse sortir… Mais je lui poserai la question, de toute façon avec sa famille c’est pas forcément le top alors il restera sans doute. »
« Ok. »

La famille, celle du sang, à croire qu’elle est toujours synonyme de problèmes ou de cassures. Dans les personnes qui m’entourent et qui me sont le plus proche, hormis Jill qui est encore en bon terme avec ses parents malgré ce qui est arrivé à sa petite sœur, on ne peut pas dire que ça brille de ce côté-là. Kyle s’est barré de chez lui dès qu’il a pu, ses parents n’étaient … pas vraiment des parents. Megan ne veut plus voir son père, et elle a de très bonnes raisons pour ça. Enzo n’a plus que son frère et sa Grand-Mère dont il se sent proche parce que vivre dans une famille de Sang-Pur conservatrice et élitiste quand on est un Loup Garou amoureux d’un Moldu – Combo ! T’es pas décidé à rentrer dans le rang toi, hein ? – et Emily ? C’est sensiblement la même chose, voilà pourquoi je sais – et parce qu’on a déjà évoqué le sujet – qu’elle ne cherchera pas à les revoir. Ce qui fait de moi sa seule famille, et je l’abandonne. Alors oui, aussi horrible que ça puisse paraitre ça soulagerait ma conscience si Ricardo restait là lui aussi. Et t’as intérêt à prendre soin d’elle ! Oui, je sais, j’suis mal placé pour faire le moindre commentaire. Peut être que Megan restera elle aussi, je suis quasiment certain que ça sera le cas et elles s’entendent plutôt bien toutes les deux alors …

« Préviens les que s’ils t’accueillent mal, y’a une furie qui risque de venir les castrer ! Et compte sur moi pour envoyer des infos à Jillian, et t’auras intérêt à me répondre parce que sinon ça va mal finir ! »

Tu sais que j’y crois pas une seconde à ton sourire, pas vrai ? Mais regarde, le mien aussi sonne pas vraiment comme devrait le faire un sourire convaincu.

« J’y manquerai pas. Et j’te promets que je t’enverrai des nouvelles dès que je me trouve de quoi le faire. Ça sera ma priorité, dès l’instant où je serai dehors. »

Ça c’est une promesse que je peux tenir, celle d’essayer, de tout faire pour ne pas te laisser dans l’angoisse et l’ignorance, l’attente. Silence. Je sais ce qui va s’en suivre, je le sens. Emily a beau être une personne très forte, elle reste humaine, et même si sa réaction me fait mal je n’ai pas le droit de lui en vouloir. D’ailleurs ça n’est pas le cas, pas une seule seconde, mais si ça rend les choses plus compliquées.

« Reviens s’il te plait… Me laisse pas toute seule ici. T’as pas le droit de me laisser tomber. J’vais faire la gamine capricieuse j’avoue mais, j’ai vraiment pas envie qu’ils te gardent là-bas.»

Je suis perdu, entre elle et eux, entre tout ce monde là et moi, et je ne peux pas nier me sentir pris au piège. Tout comme elle à l’heure actuelle ils vont vouloir que je reste, et je vais probablement passer un sale quart d’heure, à vrai dire je m’attends à toutes les possibilités, mais devoir choisir entre mes deux familles …

« Excuse moi, c’est le thé, ça réveille mes côtés féminins, je sais c’est pas habituel… »

J’écrase un rire, on a vraiment l’air de deux cons là tu sais. Soupir, long et profond soupir, et sans réfléchir j’attrape une de ses mains avant d’ancrer mon regard dans ses petits yeux.

« J’te laisserai jamais tomber Emily, t’as ma parole. »

Tu te souviens de ce que je t’ai dit à Pré-Au-Lard, non ?

« Jamais, tu m’entends ? »

Même si je décide que ma vie est là bas et pas ici, ou n’importe où ailleurs, t’y aura toujours ta place quoi qu’il arrive. Ça sera peut être différent, on ne se verra peut être plus tous les jours, mais tu resteras dans ma vie comme je resterais dans la tienne.

« Je sais pas ce qui va se passer là bas, ni même si j’vais être capable d’aller au bout cette fois mais j’te laisserai pas tomber. »

Y a que la mort qui pourrait m’empêcher de tenir cette promesse mais hors de question que je le prononce à voix haute, je pense qu’elle l’entend de toute façon suffisamment bien comme ça. Je ne laisserai de toute façon pas la Faucheuse m’attraper, certainement pas, j’ai encore trop de choses à voir et à vivre et j’ai pas survécu à tout ce merdier pour claquer maintenant.

« Je pense que Megan va rester aussi, d’ailleurs il va falloir que j’aille lui dire que je m’en vais. »

Mais pour l'instant c'est avec toi que je suis.

« J'veux pas que tu crois que je m'enfuis. »
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MessageSujet: Re: Juste un au revoir [PV Cameron]   Sam 3 Jan 2015 - 14:08

L’avantage avec Cameron, c’était qu’Emily savait qu’il tenait ses promesses. Il n’était pas du genre à promettre des choses en l’air et du coup, quand il le faisait, la demoiselle savait bien que c’était sincère. Bon cela signifiait aussi clairement que lorsqu’il ne promettait pas cela avait un petit aspect inquiétant. Mais entre eux, oui elle était bien contente que l’honnêteté et la franchise soient maîtresses. Elle n’était pas non plus du genre à dissimuler, à ne pas dire les choses dans ce type de relations. Avec les gens qu’elle connaissait peu, peut être, pour se protéger un peu. Mais avec ceux qui étaient proches… Il lui arrivait même parfois d’être un peu trop franche et de regretter de ne pas avoir gardé sa langue dans sa proche. Aussi, lorsque son grand frère lui promit qu’une fois dehors il ferait tout pour lui transmettre des nouvelles, elle était sûre que cela était vrai. Au moins elle était rassurée là-dessus. Par contre il y avait encore quelque chose qui la perturbait. Le retour de Cameron. Et le vrai nœud du problème se trouvait bien là. Allait-il revenir ou pas ? Ems ne pouvait pas imaginer qu’il ne le fasse pas. La jeune femme réfléchissait rarement à l’avenir. Elle n’aimait pas se demander ce qu’elle allait faire après son séjour ici parce qu’en réalité, elle n’en avait absolument aucune idée. Mais une chose était sûre, les seuls bouts de son avenir qu’elle apercevait, c’étaient ceux qu’elle partagerait avec ses proches. Elle savait que la famille qu’elle s’était construite ici, elle ne la quitterait jamais. Si pour ça elle devait aller à l’autre bout du monde, cela ne la dérangeait pas. En soit, elle n’avait pas forcément d’attaches précises donc cela n’était pas embêtant. Il fallait juste qu’elle ne se retrouve pas toute seule, surtout pas.

Emily était devenue sentimentale en s’attachant autant aux gens. Elle avait déjà perdue une famille une fois, elle ne voulait pas que ça recommence. Mais par contre lle avait toujours autant de mal à assumer ses petits côtés là de sa personnalité. Voilà pourquoi elle avait fini par sortir une connerie. Cameron se mit à rire mais il était dans le même état qu’elle : il riait parce qu’il sentait qu’il devait le faire mais sans en être totalement convaincu non plus. La jeune femme n’eut cependant pas le temps d’analyser précisément le rire de son grand frère. Ce dernier avait apparemment décidé de la surprendre. Alors qu’elle ne s’y attendait pas le moins du monde, il vint se saisir de sa main. La demoiselle écarquilla les yeux sur le coup, surprise. En général, c’était plutôt elle qui provoquait les gestes tendres. Et puis il lui rappela qu’il ne la laisserait jamais tomber…. Ems hocha alors la tête, un vague sourire sur les lèvres. Elle le savait et pourtant, elle se rendait compte que cela faisait du bien de l’entendre. Comme le fait qu’il ne la laisserait pas tomber quoi qu’il puisse arriver.

« Tu vas réussir à aller jusqu’au bout, il le faut… C’est important pour toi et t’es assez fort pour y arriver. J’ai confiance. »

Emily avait dit ça avec le sourire. Certes elle était triste que son frère s’en aille, certes elle aurait préféré passer les fêtes de Noël avec lui comme une famille le fait habituellement mais elle se devait aussi de le soutenir. Il avait besoin de faire quelque important pour lui, difficile, et elle se devait en tant que petite sœur de lui apporter des encouragements. Elle resterait certes toujours aussi possessive mais ne pouvait pas se permettre d’être égoïste. Enfin c’est parfois plus facile à dire qu’à faire… Lorsque Cameron évoqua le fait qu’il devait aller dire au revoir à Megan, elle eut un petit pincement au cœur. Oui elle aurait aimé qu’il passe tous ces derniers moments ici avec elle, mais c’était impossible…. Heureusement qu’Emily appréciait suffisamment Megan, cela lui permettait de ravaler sa trop grande possessivité et de ne faire aucune réflexion.

Cameron exprima finalement le fait qu’il ne voulait pas qu’Ems croit qu’il était en train de prendre la fuite. Elle eut un sourire un peu moqueur. Bien sûr qu’elle ne croyait pas ça. L’idée ne lui avait même pas traversé l’esprit, sans doute parce que la confiance qui régnait entre eux était trop grande pour qu’elle lui prête ce genre d’intentions. Si bien qu’elle pourrait même être capable de s’aveugler toute seule. Enfin, la question n’était pas là.

« Je sais bien Cam’, t’inquiète pas… »

Petite sourire. Ce fut après ça qu’Emily leva enfin la tête pour voir ce qu’il se passait autour d’eux. Beaucoup de joie. Oui c’était le sentiment dominant. En même temps c’était tout ça fait compréhensible, trop nombreux étaient ceux qui souffraient de l’absence de leur famille. Ils méritaient de la retrouver, comme elle allait se sentir seule quand son grand frère partirait. Elle avait en cet instant l’impression d’être le dommage collatéral du bonheur des autres.

« Tu devrais passer du temps avec Megan avant ton départ… Tu lui dois ça. Mais je ne répéterai pas ça deux fois parce que très honnêtement, j’ai juste envie que tu restes et qu’on déconne un bon coup avant que tu t’embarques dans ton voyage. »

Honnêteté et franchise, comme toujours. Emily arrivait encore à faire la différence entre ce qu’elle voulait au fond de son cœur et ce que son esprit lui dictait. Elle soupira d’ailleurs face à ça. Quelques fois elle s’en voulait d’être devenue un peu plus mature. C’était plus facile de faire la gamine capricieuse (même s’il voulait bien avouer qu’il li arrivait encore souvent de faire la salle gosse).

« Tu veux pas qu’on aille faire un petit tour dehors avant que tu ailles voir Megan et que tu fasses tes valises ? »

Prendre l’air, se fumer une petite cigarette et discuter encore un peu de tout et de rien. Voilà ce dont rêvait Emily en cet instant. Elle appréciait ces moments simples avec son frère, elle aimait ces instants où la vie semblait devenir particulièrement simple. Sans vraiment attendre la réponse de Cameron d’ailleurs, la jeune femme se leva, s’étira, et sortit même déjà son paquet de cigarette de ses poches, déjà prête à aller s’en griller une.

« Bon j’avoue en vrai c’était pas une question. »

Smile.
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MessageSujet: Re: Juste un au revoir [PV Cameron]   Mar 6 Jan 2015 - 13:14

Ce qui n’était jusqu’ici qu’une simple idée, une alternative, devient presque une obsession et surtout un besoin important de liberté. Plus j’y pense, et plus j’ai envie de foutre le camp. Je sais que c’est totalement égoïste mais malgré les liens que j’ai pu tisser ici je n’ai pas envie de me priver des mes propres envies et besoins. Je ne supporte pas la privation de liberté et je sais bien que ça n’est pas ce qu’elles m’imposent – elles ne m’imposent absolument rien – mais le fait d’être attaché à quelqu’un entraine forcément des liens, quelque chose qui nous retient donc quelque part nous emprisonne. Ça sonne négatif dit comme ça, ça n’est pourtant pas le sens que prennent mes pensées mais plus j’y songe et plus je me dis qu’un peu de zonage par moi-même sera bénéfique. Je ne suis pas malheureux ici, loin de là, et même si j’ai toujours été un gars sociable et habitué à vivre en communauté … Bref, j’ai besoin de vivre pour et par moi-même pendant quelques temps, ne serait-ce que pour régler certaines choses.

Malgré tout ça c’est important pour moi qu’elles ne se sentent pas rejetées ou abandonnées, surtout Emily parce que je sais que quelque part elle est sans doute plus émotionnellement impliquée avec moi que Megan – disons que c’est différent, relationnellement et caractériellement – voilà pour j’insiste sur le fait que je ne fuis pas, que je ne m’enfuis pas …

« Je sais bien Cam’, t’inquiète pas… »

… Et sa réaction ne m’étonne pas du tout mais au moins les choses sont dites. La rétention d’infos et de mots c’est pas mon truc. Quand j’ai quelque chose à dire je le fais, peu importe ce que c’est et tant pis si mon vis-à-vis n’est pas prêt à l’entendre. Ce qui n’est pas le cas actuellement, histoire de remettre les choses à leur place.
Elle relève la tête et j’en fais autant mais mon regard ne tarde pas à se reposer sur son visage et c’est finalement elle que j’observe en silence alors qu’elle détaille plus ou moins les autres et surtout l’ambiance générale. Le contraste est là, presque violent. Ils s’en vont retrouver leur famille et elle, elle reste ici, loin de la sienne, sans parler de son frangin qui se fait la malle. Je m’en veux, bien sur, mais elle comme moi savons pertinemment que je ne reviendrais pas sur ma décision.

« Tu devrais passer du temps avec Megan avant ton départ… Tu lui dois ça. Mais je ne répéterai pas ça deux fois parce que très honnêtement, j’ai juste envie que tu restes et qu’on déconne un bon coup avant que tu t’embarques dans ton voyage. »

Tu lui dois ça. Oui je l'admets, cette phrase me fait tiquer et même si je n'ai jamais eu l'intention de partir sans lui dire au revoir, j'ai du mal à me dire que je suis redevable envers quelqu'un, envers … ma copine. Mes frères, mes sœurs, oui c'est totalement naturel et je ne vois pas ça comme un devoir mais … Même si ça fait peut être des mois maintenant qu'on est ensemble et que je l'adore, que j'éprouve un profond respect pour elle, je ne suis pas familiarisé avec ce fait de lui devoir quoi que ce soit. Est ce que c'est réellement comme ça que ça fonctionne ? Peu importe, dans les faits ça ne change rien et Emily n'a pas tort de toute façon. Ouais, c'est juste la formulation qui me dérange un peu, c'est tout. C'est rien que des mots, aucune importance, tant que ça ne me prive pas d’une quelconque liberté de pensées et de mouvements.
Est-ce que j’ai l’intention de la lâcher maintenant pour aller rejoindre Megan ? Non. J’imagine que les départs vont se faire progressivement non ? Et je n’ai jamais été un grand fan des au revoir qui s’éternisent alors j’imagine que ça sera simplement sobre, dans le calme, et elle comme moi allons probablement se comporter comme si c’était un jour et une occasion tout à fait normale. Ça n’est pas toujours facile de lire en elle parce qu’elle peut paraitre presque froide aux premiers abords et toujours en contrôle de ses émotions mais quand on la connait même juste un peu on se rend compte que ça n’est pas du tout le cas et qu’elle est adorable. Et quand j’entends Emily soupirer je me sors de mes pensées et me concentre à nouveau sur elle.

« Tu veux pas qu’on aille faire un petit tour dehors avant que tu ailles voir Megan et que tu fasses tes valises ? »

Sa phrase à peine terminée la voilà déjà debout entrain de s’étirer avant de sortir son paquet de clopes. Moi, je souris et secouant la tête, amusé par son comportement que je cerne très bien sans pour autant m’offusquer.

« Bon j’avoue en vrai c’était pas une question. »

Sans déconner ? Et je laisse m’échapper un rire avant de me lever à mon tour et de lui emboiter le pas jusqu’à l’extérieur. Il y a du monde un peu partout, certains sont déjà agglutinés dans la cours avec leur valise, prêt à partir par je ne sais trop quelle et un frisson me parcoure l’échine quand je repense aux sensations procurées par le Transplanage. C’est … désagréable au possible ce truc, les Sorciers sont vraiment pas net, mais on ne peut pas nier que ça soit plus rapide et surtout moins cher que l’avion donc je ne vais pas me plaindre. La dernière fois j’étais parti avec Drew et l’ancien Prof de HDM, avec qui est ce que je vais faire le voyage cette fois ? On verra bien.
Première taffe, j’expire lentement la fumée tout en me tassant un peu sur moi-même pour luter contre le froid et fini par concentrer à nouveau toute mon attention sur la frangine.

« Tu veux que je te ramène un truc de là bas ? Genre j'sais pas, un sweat avec écrit I Love San Francisco ou un autre truc à touriste dans le genre ? Un bon gros sweat bien chaud pour les froides nuits d’hiver du Royaume Unis. Probablement fabriqué en Chine ou à Taïwan par des pauvres gamins payés à coup de pied au cul. »

Mais on ne refera pas le monde, n’est ce pas ? En tout cas pas l’être humain.

« J'te promets de t'y emmener un jour, à SF j’veux dire, pas en Chine ou à Taïwan, et si tout se passe bien je te ferai découvrir les endroits où j'ai grandi, les lieux où j'adorai trainer, tout ça ... »

D’ailleurs y en a un qui me vient en tête particulièrement.

« Quand j’étais gamin Sulli me trainait sur le Golden Gate le matin ou le soir, pour voir le soleil se lever ou se coucher, et j’ai jamais perdu cette habitude quand j’étais encore là bas. »

Inutile de dire que c’est totalement interdit et qu’on s’est souvent fait courser par les flics mais les seules fois où ils nous ont chopé on était encore mineur tous les deux. Pas d’bol ! Vous passerez le bonjour à Papa de notre part !

« On ira. »

Sourire. Nouvelle taffe. Et sans trop savoir pourquoi, penser à mon frère, puis à mon père m’amène à penser à ma mère. Un soupir m’échappe, mes yeux bleus se perdent un peu vers le Lac et puis comme ça, de but en blanc …

« J’me tâte à essayer de trouver des traces de ma mère. »

Ça aussi c’est un truc qui m’a trotté dans la tête quelques fois et je n’ai pas profité de cet été pour me lancer là dedans parce que … parce que j’avais mes raisons mais cette fois, pourquoi pas ? Je n’ai aucune idée d’où chercher, surtout qu’elle est peut être retournée en Russie mais … qui ne tente rien n’a rien il parait.
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MessageSujet: Re: Juste un au revoir [PV Cameron]   Jeu 8 Jan 2015 - 17:07

Entendre le rire de Cameron fit un bien fou à Emily. Comme quoi même dans les pires séquences émotions, son naturel finissait par revenir au galop et elle parvenait à amuser son grand frère. Il suffisait de cela pour lui remonter le moral. Cette capacité à changer d’émotion aussi vite surprenait souvent les gens. La jeune femme quant à elle ne cherchait plus à comprendre, ayant appris bien vite que la lutte était inutile. Elle était comme ça tout simplement. Si elle pouvait parfois se sentir profondément blessée, avoir l’impression que son monde partait en lambeaux, il suffisait de peu, d’un petit détail pour lui redonner espoir. Sa bonne humeur de fait était elle aussi assez fragile mais ça elle le cachait plutôt bien. Elle préférait que les gens ne voient qu’un aspect de la chose. Elle voulait être vue comme la nana capable de retrouver le sourire en dix secondes et de projeter un peu de bonne humeur (et quelques coups de poings) dans ce monde parfois maussade. Bref, faire rire Cameron lui avait rappelé qu’elle ne voulait pas gâcher ces moments avec lui par des discours larmoyants et qu’elle avait plutôt intérêt à garder un grand sourire en tête. Les deux jeunes gens commencèrent donc à se diriger vers l’extérieur. Il y avait déjà pas mal de monde prêt à partir et Ems glissa une petite réflexion sur les plus jeunes qui semblaient avoir des valises plus grosses qu’eux. Elle avait toujours eu du mal à saisir ce concept… Enfin bref, les deux jeunes gens finirent pas atteindre l’extérieur et elle n’attendit pas plus longtemps pour allumer sa cigarette et remplir ses poumons de cette fumée destructrice et libératrice. Dehors le froid était tout de même assez saisissant et par réflexe, Emily adopta une démarche assez particulière qui consistait à sautiller légèrement pour se réchauffer. Le ridicule ne tue pas, une devise qu’elle avait adoptée depuis un moment déjà. Alors qu’ils progressaient dans les allées du Château, Cameron proposa à sa petite sœur de lui ramener un petit souvenir de son voyage. Elle l’écouta et ne pu s’empêcher de rire tout en réagissant comme une gamine de huit ans.

« Ouiii, je veux je veux je veux ! Laisse-moi oublier le sens moral et redevenir une gamine qui fait un caprice pour qu’on lui offre un joli sweat ! »

Emily adressa un grand sourire à son frère avant de reprendre la marche. S’il lui ramenait effectivement le pull elle se voyait bien pavaner avec dans les couloirs mais aussi dormir avec et l’enfiler dans les moments difficiles. Ce serait un peu sa relique, son objet fétiche qui lui apporterait réconfort quand l’autre grand dadet serait trop occupé. Oui elle s’imaginait déjà porter ce pull. T’as pas intérêt à l’oublier en route hein ! La jeune femme redevint un peu plus sérieuse cependant lorsque Cameron lui parla de l’emmener à San Francisco. Ses yeux par contre brillaient toujours de la même façon. Elle avait envie d’y aller. Oui vraiment, elle serait plus qu’heureuse de partager ça avec lui, de découvrir là où il avait grandi, où il était devenu en partie celui qu’il était maintenant. Elle l’écouta alors avec attention et lorsqu’il parla du pont et du coucher de soleil, son imagination était déjà partie très loin. Ça devait être magnifique. Elle avait déjà vu des photos de San Francisco mais ayant vécu toute sa vie à Edimbourg, elle avait du mal à tout bien concevoir. Alors oui, alors qu’il lui disait qu’ils s’y rendraient, elle ne pouvait pas s’empêcher de rêver.

« Ce serait génial ! Je t’imagine bien en guide touristique en plus ! »

Bon elle était prête à parier qu’il ne lui montrerait pas que les coins conseillés dans les guides. Et en même temps c’était bien le but. Il avait vécu là bas et pouvait donc lui montrer réellement comment était cette ville et non que ce qu’elle voulait montrer au touriste. Cette idée plaisait beaucoup à Emily. Elle était d’ailleurs prête à harceler son frère de question mais les pensées de ce dernier étaient déjà partis très loin. La jeune femme resta quelques instants silencieuse lorsqu’il évoqua sa mère. Elle ne s’attendait pas vraiment à ce qu’il parle de ça comme ça tout un coup et avait besoin de réfléchir avant de parler. Cameron n’était pas du genre à parler de lui, si bien qu’Emily n’avait connu son histoire qu’après un caprice qu’elle avait fait dans les cachots… Mais bref, le fait qu’il lui parle comme ça de ses envies c’était rare. Elle ne voulait surtout pas réagir d’une façon qui aurait pu lui faire croire qu’il avait eu tord de lui parler.

« Ça fait combien de temps que cette idée te trotte dans la tête ? »

Il n’y avait dans la voix d’Emily aucun reproche, aucune intonation qui pouvait laissait entendre une quelconque pensée négative. La jeune femme essayait surtout de se lancer dans le sujet doucement, avec toutes les précautions du monde. Tout en se demandant ce qui pouvait bien se passer dans la tête de son frère. Elle comprenait quelque part cette quête d’identité. Même si elle n’avait pas été confrontée à la situation, elle pouvait supposer qu’au final, quand il manque une part de nous même, on a besoin d’en savoir plus. De mieux se comprendre en comprenant ceux qui nous on fait… Mais retrouver quelqu’un n’a jamais été facile et même avec la magie à leur disposition, ce n’était pas dit que cette tâche serait couronnée de succès. Pourtant, Ems n’avait nullement l’intention de partager ce genre de réflexions avec Cameron. Parce que ce n’était pas que la quête en elle-même qui l’intéressait mais bien ce qu’il y avait derrière.

« Tu te rappelles quoi de ta mère ? »

Elle était partie alors qu’il n’avait que 5 ans, Emily se demandait bien ce qu’il pouvait rester dans la mémoire de Cameron. A cet âge là, les souvenirs commencent à peine à se former alors il était même possible qu’il ne se souvienne de rien. Mais son histoire était si marquante que peut être qu’il avait réussi à garder une petite image de sa mère. Grandir sans une mère… Ems avait eut « la chance » que ses parents ne se comportent pas mal avec elle avant un certaine âge. De fait, elle avait le souvenir d’une enfance lointaine mais heureuse, avec une mère et un père aimant. Etrange d’ailleurs avec le recul et pourtant… Alors comment on grandit quand on n’a personne de ce type ? Et est-ce qu’on s’imaginer une mère idéale ? Es-ce qu’on se cache derrière des souvenirs.

« En tout cas, elle ne pourra être que fière de toi si tu la retrouves. Je suis sûre que pour une mère, c’est important de voir que son fils est devenu quelqu’un de bien. »

Car oui Cameron, sous ta carapace et malgré ton passé de gangster, t’es vraiment un mec bien. Des comme ça, ça court pas les rues alors oui. Emily était convaincue que sa mère, où qu’elle pouvait être, devait être fière de ce garçon qui avait réussi à grandir et à se construire dans un monde qui pourtant n’avait fait que lui montrer de l’hostilité.
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MessageSujet: Re: Juste un au revoir [PV Cameron]   Sam 10 Jan 2015 - 1:05

Ramener un sweat à la frangine, voilà, c'est mentalement imprimé sur ma liste de choses à penser pendant ces deux semaines. Ça sera mon cadeau de Noël sans vraiment l'être parce que peu importe la période de l'année, je le lui aurai rapporté quand même. Et pour les autres ? On verra, tout dépendra de comment ça se passera là bas et si j'ai la tête à faire du shopping – ce qui n'a jamais été mon truc soit dit en passant. En plus de ça quand je regarde les autres avec leurs énormes valises je me revois revenir ici en septembre avec mon pauvre sac militaire trouvé je ne sais même plus où et mes maigres affaires. Ça ne me dérange pas, la possession n'est pas une fin en soi et c'est même d'ailleurs plus pratique de pouvoir emmener toute sa vie avec soi n'importe où. J'ai quelques dollars de côté, un peu de monnaie anglaise aussi et quelques pièces Sorcières au cas où, mes papiers récupéré de manière pas très légale cette été, des fringues et autres trucs d'utilité dans le même style, mon couteau, mon zippo, mes clopes, ma weed, quelques dessins de Kyle et voilà. J'ai pas besoin de plus, je me nourris de l'humain, des contacts, et j'ai toujours réussi à me débrouiller avec peu jusqu'ici.

Et sans trop que je sache pourquoi, comme ça, entre deux taffes, me voilà entrain d'évoquer ma mère. Je ne parle quasiment jamais de tout ça, de mon passé, à qui que ce soit même si c'est plus « simple » avec certaines personnes éventuellement. Ça n'est pas que j'en ai honte ni même que ça me fasse mal de l'évoquer mais ça ne vient simplement jamais ou presque dans la conversation. Tout ça c'est du passé, j'ai jamais eu pour habitude de vivre dans le passé alors … Mais pourtant cette fois j'ai ressenti le besoin de laisser sortir les mots et quand ils se sont pointés je n'ai pas essayé de les retenir. Emily sait d'où je viens, elle connait mon histoire, je n'ai pas peur de montrer cette facette là de moi avec elle mais je vois bien qu'elle en reste malgré tout surprise. Je ne dis plus rien, elle n'ouvre pas la bouche, sans même s'en rendre compte on s'est éloigné de l'effusion je crois. Instant de réflexion de son côté ? Je crois bien. Je ne m'en formalise pas, d'ailleurs je n'attends rien de spécial dans le fond.

« Ça fait combien de temps que cette idée te trotte dans la tête ? »

Cette fois ci c'est moi qui garde un temps de battement avant de réagir, histoire de creuser dans ma mémoire pour essayer de me souvenir où, quand et comment cette lubie a pu me traverser l'esprit. Nouvelle taffe. Expiration, lente. Mes yeux sont rivés vers le Lac.

« Hum … J'en sais trop rien, le temps est devenu une notion assez abstraite depuis quelques années mais ... J'dirai après le départ des Sup peut être ? Quoi que, je crois me souvenir y avoir pensé quand j'ai rencontré Tallulah et qu'elle a commencé à m'apprendre quelques mots en Russe. »

Mouais. C'était plus pour le délire qu'autre chose mais je crois que ça m'a fait remonter un peu vers mes racines, sans trop que j'y fasse attention. J'aurai pu en parler plus tôt, à Emily comme à Megan ou même Kyle voir même Enzo mais je pense simplement ne pas avoir ressenti de réelle impulsion jusqu'ici. Aujourd'hui je l'exprime, c'est un cran au dessus, ça veut dire que j'y pense sérieusement même si … Chaque chose en son temps. Ça n'est pas l'objet premier de mon retour à San Francisco.

« Tu te rappelles quoi de ta mère ? »

Qu'elle m'a abandonné quand j'avais 5 ou 6 ans ? Je ne peux pas le nier, j'ai longtemps ressenti de la colère envers elle, surtout à l'adolescence puisque gamin j'étais trop jeune pour avoir ce genre de ressenti je pense, puis ça m'est passé, tout simplement. Aujourd'hui la rancune n'est plus vraiment là, mais qui sait ce qui pourrait bien me passer par la tête si je me retrouve face à elle ? Je ne m'attends à rien, c'est surement mieux comme ça j'imagine.

« En tout cas, elle ne pourra être que fière de toi si tu la retrouves. Je suis sûre que pour une mère, c’est important de voir que son fils est devenu quelqu’un de bien. »

Rire écrasé, sourire, soupir. Est ce que ça me touche ? En plein cœur, évidemment, mais je ne suis pas du genre sentimental et elle le sait très bien. Ça ne m'empêche pas de saisir parfaitement la teneur de ses paroles.

« C'est gentil. »

Et c'est tout, mais elle me connait suffisamment pour lire à travers ce que je ne dis pas. Est ce que je suis réellement quelqu'un de bien ? Ça n'est pas à moi d'en juger.

« J'me rappelle pas grand chose d'elle. Parfois j'ai l'impression d'être capable d'entendre encore sa voix quand elle me chantait des berceuses en Russes mais je sais pas si ce sont de vrais souvenirs ou pas. A vrai dire je ne sais même pas si je la reconnaitrais si je l'avais en face de moi. »

Probablement pas. Je me souviens simplement qu'elle était blonde aux yeux bleus mais pour une Russe jusqu'ici rien d'improbable. Je me souviens de son prénom, de son nom, je sais aussi qu'elle était très jeune et qu'elle ne parlait pas beaucoup notre langue. J'ai du savoir parler un peu Russe étant gamin, j'en suis presque convaincu, mais j'ai du tout perdre quand elle est partie.

« La dernière image nette que j'ai d'elle n'est pas franchement la plus belle, et j'aimerai vraiment me rappeler d'autres choses que les fois où mon père s'en prenait à elle mais … J'crois que le seul véritable souvenir distinct que j'ai de cette époque là c'est quand Sulli a appuyé sur la gâchette pour ... »

Je tourne la tête vers elle, mes yeux s'ancrent dans les siens, je tire une autre taffe.

« Arrêter les frais, on va dire ça comme ça. »

Employer des mots plus crus pour décrire ce qu'il s'est passé ce jour là n'est pas un soucis pour moi. Les faits sont ce qu'ils sont, mais c'est l'instant de protection du grand frère qui m'empêche et me retient d'être trop brutal dans mes propos. Mon frère a tiré sur notre père à bout portant alors qu'il était probablement entrain de tuer ma mère à force de lui taper dessus. Dimanche en famille totalement typique, non ?

« Mais je me dis que ça peut être un bon moyen pour se tourner vers l'avenir, sans oublier pour autant d'où je viens. »

Pensées philosophiques, bonjour. Peut être que j'ai tout simplement envie ou besoin de tourner cette page là aussi. Rattraper le temps perdu ? Renouer avec elle ? Je ne suis pas assez utopique pour ça.

« Tu penses que tu reprendras contact avec ta famille un jour ? Est ce que t'en ressens l'envie parfois ? »
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MessageSujet: Re: Juste un au revoir [PV Cameron]   Mar 13 Jan 2015 - 12:51

Pendant deux ans personne n’avait pu penser librement, de quelque façon que ce soit. Avec les Supérieurs, avec la peur, les pensées étaient presque en permanence prises en otage et cela devenait un combat permanent que de chercher à se débarrasser de ce carcan. Certains y arrivaient mais même lorsqu’ils arrivaient à s’échapper, nécessairement, certains sujets finissaient par passer à la trappe. Parce qu’on ne veut pas aller penser à ce qui est problématique, à ce qui pose trop de questions dans un esprit déjà suffisamment embrumé. Alors quand Cameron expliqua à Emily qu’il avait songé à retrouver sa mère après le départ des Supérieurs, elle ne fut en aucune surprise. C’était tout à fait logique. Même s’il disait y avoir peut être pensé avant, il n’y avait qu’à ce moment là que son projet était devenu plus ou moins réalisable. Emily se contenta donc d’hocher la tête. Au moins il n’avait pas attendu un an pour lui parler de ce projet. La jeune femme partit alors quelques instants dans ses pensées avant de retourner dans le vif du sujet, de poser des questions et de rassurer Cameron sur ce que pouvait penser sa mère de lui. Ce sourire, ce rire, elle les comprit très bien. Ems n’avait pas besoin qu’il explique, qu’il fasse de grands gestes, qu’il se montre plus expansif que jamais. Elle savait que derrière les mots simples qu’il avait utilisés il y avait de vrais sentiments forts et cela lui suffisait amplement. Elle avait appris à décoder son grand frère et en était contente. Elle préférait même qu’il reste discret parfois parce qu’au moins elle était sûre de sa sincérité, elle n’avait pas l’impression qu’il puisse réellement lui mentir ou prétendre face à elle. Alors oui cette réponse lui suffisait et elle était maintenant prête à faire comme si de rien n’était.

Emily décida donc après tout ça de garder le silence et de laisser à Cameron l’occasion de s’exprimer. Il n’aimait pas forcément parler de lui ou du moins avait du mal avec ça alors elle ne devait pas l’oppresser mais plutôt laisser les mots venir comme il le sentait, le laisser mettre en parole ce qu’il voulait. Son grand frère commença d’ailleurs en lui parlant des rares souvenirs qu’il pouvait avoir, de cette impression qu’il pouvait être faux, du fait qu’il ne pourrait sûrement pas la reconnaitre… Si Ems ne pouvait certainement pas comprendre ce qu’il ressentait réellement, elle tentait de se mettre à sa place, de se projeter et aussi de relativiser. Il n’était pas étonnant qu’il ne puisse sans doute pas la reconnaître, après toutes ces années… D’autant que son cerveau avait sans doute voulu occulter certains passages, comme un instinct de protection pour le développement de l’enfant qu’il était. En tout cas, elle ne pouvait s’empêcher de voir son cœur se resserrer. Cette sensation fut d’ailleurs d’autant plus violente lorsqu’il lui expliqua que son vrai seul souvenir remontait au jour où son frère avait tué son père. Emily maintint son regard et pourtant, elle se sentait profondément triste. Triste pour lui qui avait dû se construire avec cette image martelant son esprit. Elle était incapable d’ajouter quoi que ce soit. Elle finit par baisser la tête jusqu’à ce qu’il sorte sa petite pensée du jour. Elle afficha alors un léger sourire et se sentit enfin prête à dire quelque chose.

« Je suis assez d’accord avec toi pour le coup. Même si tu n’as cessé d’avancer depuis tout ça, il te manque des éléments. Tu as besoin de prendre le contrôle sur ce passé que tu n’as jamais pu maîtriser. Aller la revoir c’est comme montrer que maintenant tu choisis, tu diriges ta vie. Et quoi que ça donne, tu auras toujours une famille. »

Ce n’était pas comme si Cameron était suspendu à un dernier espoir, comme si la possibilité de retrouver sa mère était la seule chose qui l’aidait à respirer. Non c’était une envie, un choix, qui ne risquait pas de détruire ce qu’il avait, qui ne pouvait que lui apporter des réponses. Même si cela se soldait par un échec, même si sa mère n’était pas ce qu’il attendait il aurait de quoi s’appuyer, de quoi repartir. Et il aurait mené sa propre barque. Oui Emily en un sens ne pouvait qu’approuver sa démarche et comprendre pourquoi il la menait. Peut être qu’elle avait tord, peut être que quelqu’un d’autre n’aurait pas donné le même conseil mais il était hors de question qu’elle travestisse sa pensée face à lui, et tant pis si elle n’était pas la plus fine psychologue, la personne la plus apte à parler de cela. Elle disait ce qu’elle ressentait au fond de ses tripes, tout simplement.

En parlant de tripes, Cameron avait réussi à toucher un point sérieux, sensible et auquel pourtant Emily ne prenait que rarement le temps de réfléchir. Est-ce qu’elle voulait revoir ses parents ? La jeune femme se tint quelques secondes dans un certain mutisme, elle avait même stoppé tout mouvement. Elle ne semblait pas pour autant attristé, perdue ou quoi que ce soit. Non elle réfléchissait tout simplement le plus sincèrement du monde car elle n’avait pas de réponse toute faite.

« Avoue que c’était une question piège ! »

Emily avait adressé un sourire à Cameron en disant cela. Ce n’était pas un reproche mais une constatation. Ce n’était peut être pas volontaire mais il avait presque réussi à lui clouer le bec et ça pour le coup, il fallait bien l’avouer, c’était un sacré exploit.

« J’en sais rien… Je les hais depuis mes 11 ans. C’est ce qui m’a permis d’avancer et de continuer à respirer. Surtout après mon arrivée ici. »

Eux et son frère… Elle n’avait sans doute jamais haïs comme ça, jamais été aussi en colère. La preuve en étant qu’elle avait bien faillit tuer Stefan à coup de poings. Et pourtant… Pourtant elle avait l’impression qu’elle ne pouvait pas se contenter de dire cela, que ce n’était pas suffisamment honnête. Elle avait fini par épargner son frère et n’avait jamais réessayé de s’ne prendre à lui, se contentant d’ignorer son existence. Quant à ses parents ? Elle ne pensait presque plus à eux. Pourtant lorsqu’on hait quelqu’un, cette personne vous obsède. Alors que maintenant, elle était plus dans l’indifférence. Son père avait été monstrueux avec elle et sa mère n’avait rien fait pour rattraper tout cela et pourtant, elle n’avait pas envie de passer sa vie à les détester.

« Et pourtant, j’ai l’impression maintenant d’être indifférente à tout ça. Peut être que les revoir me permettrait aussi de tourner la page définitivement. Parce que maintenant je suis quelqu’un, j’ai réussi à me construire et que j’ai l’impression qu’ils ne peuvent plus me détruire. Et puis, c’est étrange mais j’ai encore des souvenirs de mon enfance. De quand ils ne savaient pas encore que j’étais la honte de la famille et qu’ils m’aimaient, sincèrement. »

Aussi fou que cela pouvait paraître, c’était vrai. Ems évitait en général d’évoquer ses souvenirs ou même de se les figurer. Mais toutes ces années de colère n’avaient pas réussi à les effacer pourtant, ils restaient là, au fond de son être.

« M’enfin le truc c’est que je suis pas sûre qu’ils soient aussi relax à mon sujet et ce serait peut être un peu dangereux d’aller leur faire coucou ! »
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MessageSujet: Re: Juste un au revoir [PV Cameron]   Ven 16 Jan 2015 - 13:55

Vie de merde. C’est vrai que d’un point de vue extérieur je pourrais être le candidat idéal pour une virée chez un psy histoire de parler de mon enfance un peu sordide mais … Je ne l’ai jamais vécu comme ça. C’est atypique, c’est vrai, mais j’ai survécu et je ne pense pas être un mec trop déséquilibré non ? Alors tout va bien. Des familles recomposées il y en a des caisses, des maris qui tapent sur leur femme et leurs gosses aussi, et … Oui, bon, ok, c’est sans doute pas tous les jours qu’un gosse de 15 ans tire sur son père devant son petit frère de 5 ans … Et oui c’est grave, traumatisant, etc … Mais je pense sincèrement être passé au dessus de ça et j’en ai vu d’autre depuis. Je dis pas, peut être que ça ressortira un jour quand je m’y attendrai le moins, comme si c’était un truc éteint et rangé dans un coin de ma tête, en sommeil, prêt à se repointer un jour ou l’autre mais pour l’instant c’est pas le cas, donc pas besoin d’en faire un drame. Et c’est d’ailleurs pas ce qu’on fait même si je vois bien que ça la touche. J’ai pas l’habitude de parler de ça, j’en oublie parfois que ça peut atteindre les autres même si ça n’est pas mon cas mais je pense que c’est simplement une réaction normale, humaine.

Une chose est sure en tout cas, elle a raison sur un point non négligeable et c’est sans doute pour ça que je ne me mets pas la pression – pour l’instant en tout cas, même si ça n’a jamais été dans mon caractère : Quoi que ça donne, j’ai toujours une famille. Elle, Kyle, Megan aussi même si c’est d’une manière différente, Enzo et Jill à leur propre façon, et même mes frères que j’ai laissé là bas, quand bien même je sais que je pars pour tirer un trait sur eux. Parce que la famille c’est sacré, et que soit on en fait partie à part entière, soit on se casse. Jusqu’ici personne ne s’est jamais barré et ça me lacère le bide d’être le premier à devoir faire ça. Si c’est comme ça que ça doit se passer.

Enfin pour l’instant j’essaie de ne pas trop y penser, donc je me concentre sur la frangine qui elle est belle et bien là, avec moi. Blocage, silence, j’ai appuyé à un endroit qui n’a pas l’habitude d’être emmerdé.

« Avoue que c’était une question piège ! »
« Hey ! On va quand même pas faire que de parler de moi ?! »

Dérision, toujours.
Parfois c’est une question de survie.

« Bon après ça peut se comprendre, je suis tellement exceptionnel que ça pourrait durer des heures mais ... »

Et bam, coup de coude, ma main qui ébouriffe ses cheveux. Juste deux gamins, des gamins qui s’aiment comme un frère et une sœur. Une famille. Et puis le calme revient, sa réflexion avec.

« J’en sais rien… Je les hais depuis mes 11 ans. C’est ce qui m’a permis d’avancer et de continuer à respirer. Surtout après mon arrivée ici. »

Je ne connais pas ses parents mais je connais son frère. Une pourriture, même si ça reste son frère. Elle a toute les raisons de les haïr mais malgré tout … ça reste les personnes qui lui ont donné la vie et avec qui elle a grandi.

« Et pourtant, j’ai l’impression maintenant d’être indifférente à tout ça. Peut être que les revoir me permettrait aussi de tourner la page définitivement. Parce que maintenant je suis quelqu’un, j’ai réussi à me construire et que j’ai l’impression qu’ils ne peuvent plus me détruire. Et puis, c’est étrange mais j’ai encore des souvenirs de mon enfance. De quand ils ne savaient pas encore que j’étais la honte de la famille et qu’ils m’aimaient, sincèrement. »

Et tout ça pour quoi ? Parce qu’ils ont des pouvoirs et pas elle, ou en tout cas qu’ils ne se sont jamais développé. Magie de merde, on ne m’enlèvera jamais ça de la tête, pas quand on balance encore des exemples comme celui là et c’est loin d’être le seul. C’est juste un clivage parmi d’autre, certes, mais j’en ai trop vu et trop entendu pour arriver à l’accepter réellement un jour.
Dans tout ça elle arrive à garder les bons souvenirs et quelque part je trouve ça vraiment cool, ça montre qu’elle ne se laisse pas ronger par la colère, la rancœur et l’amertume, et oui, c’est une bonne chose. Elle a grandi, elle est passée à autre chose, elle s’est construite sans eux et tout comme moi elle n’est pas seule. Toi aussi t’as une famille petite sœur. Tu m’as moi.

« M’enfin le truc c’est que je suis pas sûre qu’ils soient aussi relax à mon sujet et ce serait peut être un peu dangereux d’aller leur faire coucou ! »
« Ouais, effectivement. Ou alors avec une armada de super sorciers en renfort, en cas de besoin. »

Même si ça fait chier de l'admettre mais bon avec le temps on apprend à composer, à faire avec … même si ça fait chier !

« Si un jour tu veux y aller, si tu veux tenter le coup et que tu ne veux pas le faire toute seule ... »

Nouvelle taffe.

« Enfin tu peux compter sur moi. »

Ok j’ai pas de pouvoir mais ça n’a pas d’importance, je serais là, et je pense qu’au fond de toi tu le sais parfaitement. Mais bordel, c’est moi ou on est carrément sentimentaux aujourd’hui ?! Dans le fond ça ne me dérange même pas, je n’ai jamais été du genre à masquer ce que je ressens et à ne pas dire les choses pour protéger ma virilité comme le font certains autres mecs. Je trouve que ça n’a tout simplement rien à voir, et si je reste pudique sur moi-même c’est plus par habitude qu’autre chose.
En attendant c’est peut être pour ça que le silence s’installe finalement au bout d’un moment, mais une fois ma clope terminée je me rends compte que reculer l’échéance ne fera que rendre les choses plus difficile alors …

« Bon, écoute, va falloir que j'y aille et ... »



« J'suis vraiment pas fan des au revoir donc ce que je vais faire c'est que je vais écraser ma clope comme si c'était le truc le plus intéressant du monde à faire ... »

Alliant le geste à la parole c’est exactement ce que je fais, tout en ramassant le mégot dans une de mes poches,  avant de la prendre dans mes bras sans prévenir et de manière sans doute un peu précipitée je l’admets.

« Te faire un câlin, comme ça, parce que quand même, et un bisou pour la route, te souhaiter de bonnes vacances, et te dire à bientôt avant de m'éclipser pour aller ramasser vite fait mes affaires. »

C’est pas comme si j’en avais des tonnes à vrai dire, je voyage léger, c’est plus pratique.

« A bientôt frangine. T'auras de mes nouvelles, d'une manière ou d'une autre. »

Je te dirai bien que je t'enverrai une carte postale mais ... A vrai dire c’est peut être possible … Enfin bref, oui, t’auras de mes nouvelles si je suis en mesure de t’en donner aka si je respire toujours mais il n’y a pas de raisons que ça ne soit pas le cas.
Un pas en arrière, un dernier sourire, un signe de la main, demi-tour et je ne me retourne pas. L’idée c’est de passer dire au revoir à Megan, sans doute de manière tout aussi expéditive, de ramasser mes affaires et de partir. Plus vite ça sera fait, mieux ça sera.

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MessageSujet: Re: Juste un au revoir [PV Cameron]   Dim 18 Jan 2015 - 15:51

Pour être exceptionnel ça il n’y avait aucun doute, Cameron l’était. Mais peut être pas dans le sens qu’il l’entendait ! Indéniablement, Emily n’avait jamais croisé quelqu’un comme lui. Il était capable de passer du sujet le plus sérieux à la blague la plus vaseuse, jouant à merveille d’une fausse vantardise comme de l’autodérision. Admirable. Mais bon après, elle était désolée de le décevoir, mais il en restait pas moins un être humain, même pas un sorcier alors franchement… Bon non elle ne lui dirait pas ça, il risquerait de mal e prendre quoi que rien que de voir sa tête, se demandant si ce qu’elle lui balançait c’était du lard ou du cochon, ça devait valoir de l’or. M’enfin, la jeune femme était lancée dans une discussion plus sérieuse et elle abandonna, en partie, ses envies de blagues. Enfin plutôt, elle évita de dévier le sujet car elle n’avait aucune raison de le faire même si elle garda face à tout cela un certain recul. Depuis quelques temps maintenant la cracmolle était capable de parler de sa famille, de son passé avec une distance qui avait mis des années à s’installer. Aussi atroces qu’aient pu être les derniers mois à Poudlard sous les Supérieurs au moins cela lui avait appris à relativiser et surtout, à ne pas trop regarder en arrière. Ne pas oublier certes, mais ne pas vivre dans le passé, c’était essentiel. Certes ce n’était pas facile tous les jours et Ems ne blâmait pas ceux qui n’arrivaient pas à fonctionner ainsi. Mais elle restait intimement persuadée que la seule façon de s’en sortir face à tout ça, c’était de toujours voir l’avenir. En parlant d’avenir, l’écossaise pouffa légèrement en s’imaginant arriver devant la porte de sa maison avec une petite troupe de sorciers pour qu’elle puisse régler ses comptes avec ses parents sans le moindre problème. Scène caustique qui aurait au moins le don de mettre ses parents mal à l’aise. Leur petite cracmolle défendue par des sorciers, impossible ! Mais le plus important n’était pas là. Le plus important c’était la porte que venait d’ouvrir Cameron en lui laissant entendre que si elle avait besoin de tirer un trait sur tout ça, d’aller les voir, il était prêt à l’accompagner. Sourire et remerciement silencieux. Voilà tout ce dont elle avait besoin, savoir que sa famille serait toujours là.

Mais une famille présente ne signifie pas une famille qui ne s’absente jamais. Et Cameron finit par rappeler la raison principale de leur petite marche sentimentale : son départ. Emily avait presque fini par oublier ce détail, comme si la conversation était devenue plus importante que ce qui avait pu la motiver. Mais la réalité devait les rattraper. Ems regarda donc attentivement son grand frère écraser sa clope après l’avoir préalablement annoncé. Sourire. Nouveau sourire, encore plus franc encore lorsqu’il la prit dans ses bras. Son geste était vif, un peu trop peut être mais elle s’en fichait. Elle se laissa faire, simplement, se serrant pendant quelques secondes contre lui. Un dernier petit rire pour la route alors qu’une nouvelle fois Cameron annonçait avec une grande précision comment allait se dérouler les choses.

« Tu as peur que je sois trop surprise et que je fasse une crise cardiaque, c’est pour ça que tu me décris tout en avance ? »

Se moquer de Cameron avait toujours été la solution préférée d’Emily. C’était son moyen de combler les moments de silence qu’elle trouvait trop sentimentaux, de s’exprimer de manière voilée et surtout, d’apporter de la bonne humeur dans toutes les circonstances. Encore une fois, elle le pensait au plus profond de son être, ce n’était pas pour rien qu’ils avaient survécu et pour ça, ils se devaient de positiver, d’envisager la vie différemment de tous ceux qui en sont encore à se demander pourquoi ils sont là. Vivre avec le sourire sinon rien, ordre du commandant Anthon ! Malheureusement, son petit trait d’humour n’empêcherait pas Cameron de s’en aller. Alors qu’il lui promettait de lui donner des nouvelles au plus vite, ils se détachaient et son grand frère s’apprêtait à s’éloigner.

« A bientôt Cam’, pas trop de conneries surtout et pense à mettre une petite laine pour te protéger du froid ! »

Une dernière petite moquerie pour la route et Emily le laissa s’éloigner, retourner vers le Château pour qu’il s’occupe de son départ. La jeune femme quant à elle resta quelques instants à contempler le paysage. Elle n’avait pas envie d’aller à l’intérieur. Il y aurait beaucoup d’agitation avec cette annonce des départs, trop de gens pressés, stressés.. Beurk, ça ne lui disait rien de bon. Et puis, elle n’avait pas envie de faire le compte de ceux qui restaient. Elle attendrait que tout soit calmé. Enfin avant elle irait voir Ricardo. Mais là, elle avait besoin de prolonger encore un peu sa pause. Une autre cigarette pour la route ?

« Bon ma p’tite Emily, le Noël en famille c’est pas encore pour cette année mais bon, y’a quand même du progrès ! »

La jeune femme écrasa un rire alors qu’elle venait tout juste de finir de se parler à elle-même. Si quelqu’un passait par là en cet instant, il la prendrait très certainement pour une folle. Ce qui en soit serait assez légitime. Mais ça n’avait pas d’importance. Ems venait d’entrer dans sa petite bulle. Pour quelques minutes elle avait décidé de se recroqueviller dans son monde intérieur, pour faire le point sur tout ce qui venait de se dire, pour faire le point sur les vacances qui arrivaient. Si Ricky restait, le tableau serait sans doute fort sympathique. Il n’y était pas question de comparer Cameron et Ricardo mais une chose était indéniable, tant qu’ils ne la lâchaient pas tous les deux en même temps, elle pouvait garder le cap.
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Juste un au revoir [PV Cameron]
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