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 [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby

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MessageSujet: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Sam 20 Déc 2014 - 19:59

- Matinée du 20 Décembre 2014 -

Des bruits étouffés, des murmures avaient rempli la pièce depuis un moment déjà. Pourtant, le jeune homme n’y prêtait pas attention : il dormait. Il dormait d’ailleurs relativement bien jusqu’à ce qu’une ombre vienne s’interposer entre lui et la douce chaleur de l’âtre.

« Ya une urgence en bas, on a besoin de toi. »

Un œil ouvert, à contre cœur.

« C’est sérieux, ça peut pas attendre ? »

Nan parce que j’ai une femme nue sur moi là tout de suite, et à vrai dire je préfèrerais profiter du moment si possible. Une femme nue ? Attendez voir… Oui, bien vu mon gars, t’es pas encore tout à fait réveillé.
Lâchant un petit grognement, il était revenu au monde réel, sentant le poids de Dakota contre son corps, endormie contre lui… mais habillée. C’était un rêve, rien de plus. Mais quelle idée de foutre un  gardien en plein dans un rêve où elle serait nue, ça n’a absolument aucun sens. Si encore le gardien l’attirait, pourquoi pas, mais là ça n’était pas le cas, donc concrètement, c’était assez bof comme association. Sauf que…

« Tu m’as entendu ? C’est bien toi Takuma Ishida Hayato non ? Réagis là, j’ai pas le temps pour ces conneries ! »

Sauf que le gardien était tout ce qu’il y avait le plus réel. La situation également.

« Qu.. quoi ? Pardon ? »

Tu me prends à froid, là, tu le sais ça ? Comment ça, qu’est-ce qu’il se passait ? Le nippon avait fini par se redresser sur ses coudes, réveillant du même mouvement la belle blonde qui s’étirait sur lui, encore pétrie de sommeil.

« Maxence, l’infirmier, t’as demandé en bas. »

Ya un souci. Clairement, il y a un souci. Cette fois, le jeune homme avait émergé, comprenant à la mine soucieuse de l’homme qu’il y avait vraiment un problème de grande envergure. Pour que Maxence l’appelle en plein milieu de la nuit, sans prendre la peine de se déplacer, c’était qu’en effet, il y avait quelque chose qui clochait sévère. Surtout qu’il n’était pas précisément la personne à contacter en premier en cas de souci médical. Il y avait Katherine pour ça. Pas lui.

« Qu’est-ce qu’il se passe ? »

Deux ou trois élèves étaient déjà massés devant la fenêtre, les yeux encore embrumés de sommeil mais bien conscients que quelque chose n’allait pas.

« Vous ne bougez pas d’ici, c’est important pour tout le monde. Et toi, dépêches toi. »

Laissant Dakota sur les coussins, il s’était déjà levé, enfilant un jean et le premier t-shirt qu’il avait croisé avant de se rendre à la porte pour suivre le gardien. Instant d’hésitation et il avait fait demi tour, retournant près du canapé où Dakota s’était redressée, les yeux pleins d’inquiétude.

« Tout va bien. Ne bouge pas. Je t’aime. »

C’était court, presque sec pour lui mais il n’était pas encore très bien calibré après un tel réveil et lui aussi s’inquiétait de ce qu’il découvrirait en dehors de cette porte. De toute évidence, l’homme ne voulait pas trop en dire, il aurait aimé n’inquiéter personne et, s’il l’avait pu, il l’aurait embarquer sans que quiconque ne les voient. Mais la situation s’était déroulée différemment et, manifestement, ça déplaisait au gardien.

Déjà dehors, il avait vu l’homme tracer, dévaler les marches alors que le garçon le suivait avec difficulté, encore groggy de sa courte nuit. Pourtant, une fois face à la grande salle, il s’était tout de suite senti plus alerte. Là, devant lui, se tenait un foutoir sans nom. Des élèves qu’il n’avait jamais vu affluaient en tout sens, un brouhaha s’était levé, gonflé de gémissements étouffés, de murmures et d’ordres balancés à la volée. En quelques minutes, il était passé de l’espace confiné et sécuritaire de sa couette, enlacé avec sa copine à un vrai camp de réfugiés. Les mâchoires serrées, il était resté un instant là, interdit, à regarder tous ses inconnus à l’air meurtris, aux traits tirés, aux yeux écarquillés.

« Takuma ! Caem est en train de marquer les blessés ! Occupes-toi des moins atteints ! »
« D’accord ! »

D’accord. Il acquiesçait sans être trop sûr de lui. D’un coup, il lui semblait n’être qu’un enfant incapable et un peu perdu. Un instant, il aurait aimé être pris en charge et non pas celui sur lequel on doit se reposer. Rien qu’un instant. Parce qu’il lui fallait agir, bouger, réagir. Il devait prendre sur lui et faire tout ce qu’il fallait. Longue inspiration et il se lança. Il lui semblait être aspiré dans un tourbillon qu’il ne maîtrisait qu’à peine.
Il passait de personnes en personnes, repérant les signes de Caem, lançant des regards régulièrement vers Maxence, Katherine ou un autre homme qui semblait prendre les choses en main. Non, il n’était pas un meneur, il suivait, il donnait des ordres à ses patients, gardait une voix douce et un petit sourire mais ses sourcils ne cessaient de rester froncés. Et la nuit s’était écoulée comme ça, dans un chaos qui lui semblait total. Tout bougeait autour de lui. Il passait des uns aux autres, repérait ce qui pouvait attendre, ce qu’il fallait gérer vite, mais à quatre, ils n’avaient pas assez de mains pour tout faire. Trop peu de personnes avec des connaissances médicales opérationnelles. Trop peu d’étudiants dans les années supérieures. Trop peu qui soient revenus au château. Les minutes et les heures s’étaient étirées et, bientôt, il lui semblait qu’ils manquaient de tout et surtout de temps.
Qui avait provoqué tout ça ? Il avait entendu parler de Salem. Sérieusement ? Salem, l’école mythique était tombée ?! Comme ça ? Si subitement ? Et ceux qui s’amassaient ici… c’était les seuls survivants ?
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MessageSujet: Re: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Mar 30 Déc 2014 - 11:32



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Takuma Ishida Hayato & Abby S. Eckart


Samedi 20 décembre
Rebondir. Il le fallait absolument. Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit, ou presque, tellement j’étais tendue. Pourtant, l’histoire de Pré-au-Lard datait de quelques jours, déjà. Mais avoir dû faire demi-tour à peine arrivée au village alors que j’avais prévu d’y faire des achats pour les rares personnes que j’appréciais pour Noël : Casey, Kate… Et peut-être deux ou trois autres personnes. Le fait que j’avais à peine entraperçu une silhouette avant de devoir faire demi-tour avec mes camarades pour retourner au château et passer des heures enfermée dans la Grande Salle avait menacé de transformer mon aquaphobie en agoraphobie. Je ne savais pas ce qu’il se cachait derrière les événements du village, mais je craignais fort un coup de ceux que j’avais soutenus pendant deux ans. Surtout, ne pas me laisser reprendre dans leurs filets, si je veux prouver que j’ai changé songeai-je en me retournant une fois de plus dans mon lit.

J’abdiquai au petit matin. Bien sûr, les dortoirs de Serpentard se trouvant au sous-sol, j’aurais été bien en peine de dire s’il faisait déjà jour ou encore nuit. Aussi, repoussai-je doucement mes draps-, pris-je mes pantoufles dans une main et ma robe de chambre dans l’autre pour ne pas réveiller mes camarades, quitte à marcher sur le carrelage glacé. Je ne mis mes chaussons qu’une fois arrivée dans la salle commune et enfilai ma robe de chambre avant d’en refermer les pans, dissimulant ainsi le haut échancré de mon pyjama en satin.

Tiens, il n’y a personne pensai-je en souriant. Un moment de tranquillité que je comptais bien savourer après un détour par les cuisines pour prendre un petit encas. Vivent les vacances

Je m’y trouvais encore lorsque le brouhaha commença et passai la tête par la porte. Ce n’était pas le bruit habituel des élèves se leva tour aller prendre le petit déjeuner dans la Grande Salle, aussi me demandai-je ce qu’il pouvait bien se passer.

« Toi, viens avec nous, puisque tu es debout », fus-je apostrophée avant d’être attrapée par une poigne de fer juste au-dessus du coude.

Je grimaçai sous la douleur vive, mais suivis sans rechigner l’homme, comprenant qu’il n’aurait servi à rien de résister.

« Que se passe-t-il ? » demandai-je.
« Il y a des blessés dans la Grande Salle », fut la seule réponse que j’obtins, mais, dores et déjà, je craignais le pire.

L’école avait-elle été attaquée ? Deux ans plus tôt, j’avais accueilli l’arrivée des Supérieurs presque avec soulagement. Cela m’avait permis de me hisser au-dessus du lot. J’avais pu donner corps à mon mensonge. J’avais pu me protéger. Aujourd’hui, il me semblait que l’enfer déferlerait sur nous s’ils revenaient. Leur fuite avait, pour moi, été l’électrochoc dont j’avais besoin. Enfin… L’aveu à Casey, en réalité. Mais rien que pour elle, je ne souhaitais pas leur retour. Je voulais lui prouver que j’avais dépassé ce stade. Que je n’étais plus l’Abby qui avait pris l’apparence de Billy pour me venger de son refus de coucher avec moi, et avais ainsi couché avec un autre Serdaigle fou amoureux du garçon dont j’avais pris l’apparence. Ce que j’avais fait à l’époque, je l’avais fait alors que notre amitié n’avait pas été reconstruite. Alors que j’étais seule. Si je n’avais jamais perdu Casey, aurais-je été la même ?

Mais cela ne servait à rien de me poser ce genre de question, d’autant que j’arrivai déjà à la Grande Salle. Lorsque les portes s’ouvrirent devant moi, j’eus l’impression d’arriver à l’infirmerie d’un champ de bataille. La salle n’était pas entièrement pleine de blessés, mais néanmoins, il y en avait beaucoup. Je reléguai la pensée de qui j’avais été, de qui j’aurais pu être dans un coin lorsque l’adrénaline monta en moi. Mentalement, je remerciai l’homme de m’avoir trainée jusque là : j’allais pouvoir aider, tester ma volonté de devenir médicomage.

Je m’approchai de la personne la plus proche de moi afin de proposer mon aide : le Serdaigle qui secondait à l’infirmerie.

« Je peux faire quelque chose ? » demandai-je en retroussant mes manches à l’avance.


Dernière édition par Abby S. Eckart le Mar 24 Fév 2015 - 18:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Lun 12 Jan 2015 - 22:35

Il y avait eu pré-au-lard, déjà. Tout le monde en parlait, bien entendu, mais les élèves, finalement, ne savaient pas grand-chose. Il y avait bien entendu des bruits qui courraient, des rumeurs, des affabulations probablement mêlées d’une vérité déformée. Qu’est-ce qui était vrai, qu’est-ce qui ne l’était pas ? Le jeune homme n’en savait strictement rien. Il avait entendu des choses, comme tout le monde mais il ne faisait pas parti de ceux qui avaient pu entre-apercevoir quelque chose ou cru voir quelque chose. Il était loin de là et tout ce qu’il savait d’à peu près confirmé, il l’avait entendu via Maxence lorsque celui-ci parlait à Logan puis à Katherine. Cela, il l’avait gardé pour lui, grinçant des dents, préférant rester dans l’oublie. S’il y en avait en effet quelque chose qui se tramait à l’extérieur qui n’ait apparemment pas de lien avec les Supérieurs, la situation lui faisait plus que froid dans le dos. Non, il ne le sentait pas et il n’était pas sûr que partager ses angoisses avec d’autres soit la chose à faire. Si Logan ne se plantait pas, cela pourrait surtout déclencher de grands mouvements de panique et ça n’était pas la meilleure chose à faire. Pas en ce moment. Qui plus est, si ce genre de fuite venait de lui, il était intimement persuadé que Logan le saurait très vite et il ne manquerait probablement pas l’occasion pour passer ses nerfs sur lui. C’était un homme intelligent, ils le savaient tout deux et ce qui les opposait était censé rester sous silence. Pourtant, ils savaient également tous deux que le jour arriverait où le directeur pourrait lui faire payer sa coucherie avec Aileen, et ça risquait de frapper fort. Le regard qu’il avait pu lui lancer durant la semaine suivant sa découverte… disons simplement qu’il savait très bien que l’homme rêvait de lui faire payer ça. Il avait ses raisons et probablement pas tors dans sa démarche. Il s’était déjà inquiété de ce qui aurait pu se passer lors des examens l’année passée… ça avait été un beau duel cela dit. Et il en était sorti entier : un miracle. Et une bonne note. Ouf.
Cela dit, si à côté Derek réagissait pareil, il risquait de mal finir lui tient. C’est ce qu’on appelle payer ses dérives. Enfin bon. Il n’en faisait pas souvent pourtant sur ce plan-là, surtout depuis qu’il avait arrêté de jouer au con il y avait déjà quelques années de cela.

Mais là il n’en était pas à ces vieilles histoires – malgré son réveil avec une femme contre son corps – il était face à des considérations bien plus terres-à-terres. Les mâchoires serrées, il en avait oublié Dakota et son t-shirt trop grand qui laissait deviner des formes qui le rendait fou. Il en avait oublié ces histoires de magie noire dans laquelle il refusait de se lancer ou Alec qui se révélait bien trop doué pour être honnête dans cet art. Il en oubliait même la sale impression qu’il avait en l’imaginant rire avec celle qu’il aimait.

Agenouillé auprès d’une jeune femme, il était en train de vérifier son état, Caem l’ayant mise dans la file des personnes les moins touchées. Il la rassurait donc, pensant ses blessures quand il sentit quelqu’un se présenter proche de lui. Se retournant, il s’attendait à voir une autre personne en état de choc nécessitant des soins mais non. La seule aide qu’elle souhaitait, c’était celle qu’elle pouvait bien apporter. Et ça, vu la personne, ça avait tout de l’évènement du siècle. Cependant, vu la situation… l’évènement était ailleurs, il faut l’avouer.

« Je peux faire quelque chose ? »

D’accord, son regard devait en dire long.
Oui, il savait qui était la jeune femme pour la raison très simple qu’elle avait très souvent été un sujet de conversation chez les Serdaigles. Il s’était passé certains scandales qu’il n’avait pu faire autrement qu’entendre puisqu’il dormait tous les soirs dans la salle commune, sur l’un des canapés, devant le feu. Dur de faire autrement. Dur de ne pas être choqué par le contenu de cette histoire également.
Il savait également – bien sûr – que la jeune femme s’était bien vite mise du côté des Supérieurs, se faisant appeler ainsi elle-même grâce à sa position. Stratégie ou non, il s’en foutait, son culot lui faisait grincer des dents.

« Ça c’est un retournement de situation. »

Une seconde, il avait terminé ce qu’il faisait, terminant de penser la plaie de la jeune femme et lui demandant de prendre une gorgée dans une petite fiole qu’il lui tendit avant de la récupérer.

« T’es sérieuse ? »

La question méritait d’être posée et, oui, elle pouvait blesser. D’ailleurs, habituellement, il était plutôt du genre à rester loin de tous les conflits et à ne pas prendre parti. Mais voilà, la situation faisait aussi qu’il avait besoin de réponses claires et il ne fallait pas qu’elle le lâche au passage parce que ça n’améliorerait rien. Lui qui, habituellement riait de tout, faisait le con comme un gosse avait soudainement l’air grave et la mine adulte. Il ne cherchait à insulter personne, simplement à avoir une réponse claire et honnête. C’est comme ça, il y a des jours où ne peut pas tout enrober et faire dans la dentelle. Prend sur toi, répond simplement, voilà ce que son regard semblait dire. Si c’est oui, on mettra de côté toutes ces conneries pour lesquelles tu es connues, véridiques ou non, bien qu’il ne doutât pas que, malheureusement, elles le soient.

« Okay, ah génial, tu vois la fille derrière ? Sovahnn ? Taille moyenne, blonde, les cheveux en mode porc-épique, jean et top noir ? Va la voir, dis lui de monter chez les Serdaigle et d’me ramener mon sac. Elle saura de quoi je parle. Reviens là après, on ne sera pas trop de deux j’pense. »

Parfois, je me demande vraiment dans quelle position tu dors Sovahnn pour que tes cheveux aient cette tronche là au réveil. Enfin bref. Petite lionne chez les blaireaux va.

Le jeune homme était toujours étonné de s’entendre donner des instructions, quelles qu’elles soient. Ça n’était tellement pas dans ses habitudes qu’il en gardait toujours un gout étrange en bouche. Mais il n’avait pas le temps d’être détaché et joueur, il y avait trop autour de lui pour qu’il se contente d’être passif. Pas quand il savait comment agir.
Ainsi il n’avait prit qu’une demi seconde pour observer la belle brune rejoindre la belle blonde. Pas le temps d’être esthète, trop de laideur là, autour, pour qu’il s’y attarde.

Ainsi, c’était concentré que le garçon avait passé les quelques minutes suivantes. Et, bientôt, la jeune femme était de nouveau dans les alentours.

« Merci. Euh dis, ce qu’on peut faire c’est… est-ce que tu saurais nettoyer les plaies ? Et est-ce que ça ira surtout ? »

Parce que mine de rien, s’ils n’étaient pas auprès des personnes qui risquaient gros, il y avait tout de même des blessures … pas particulièrement jolies disons. Certains avaient pu être en contact avec un milieu bactérien qui plus est, et il savait très bien que certaines choses étaient compliquées à appréhendées. L’odeur, l’aspect. Tout ça. Sans vouloir rentrer dans les détails... voilà.

Le regard braqué dans celui de la jeune femme, il attendait sa réponse.

Il ne manquerait plus que son sac. Pourvu qu'il lui parvienne vite.
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MessageSujet: Re: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Ven 6 Fév 2015 - 20:14

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Takuma Ishida Hayato & Abby S. Eckart


Samedi 20 décembre
Manches retroussées, je ne m’attendais pas forcément à recevoir un très bon accueil de la part des personnes présentes, et encore moins de ceux qui étaient là pour soigner les blessés. Mais je pouvais toujours essayer, d’autant que je voulais absolument me rendre utile et voir si médicomage était bel et bien fait pour moi. Mais c’était, clairement, ce que je voulais faire depuis que j’étais toute petite. Enfin… A l’époque, je voulais être médecin puisque je ne savais pas encore que j’étais une sorcière.

« Je peux faire quelque chose ? » avais-je demandé.

Le regard qui accueillit ma proposition en disait long sur ce qu’en pensait le Serdaigle qui me faisait face : c’est du lard, ou du cochon ? Ni l’un, ni l’autre. C’était une vérité vraie. Je voulais faire quelque chose, montrer à tous que j’étais plus que la salope sans cœur qu’ils avaient toujours connue.

« Ça c’est un retournement de situation. »

Je me figeai sur place en faisant tout mon possible pour ne rien laisser paraitre. Qu’il pense ce qu’il voulait, ce n’était pas mon problème, tant que je pouvais faire quelque chose. Sans ciller, je le regardait finir son bandage avant de reposer mon regard dans le sien et d’attendre la suite, car il n’en avait sûrement pas terminé.

« T’es sérieuse ? »

« Si je ne l’étais pas, je ne poserais pas la question de savoir si je peux faire quelque chose. » répondis-je d’un ton sec, malgré moi. Il fallait que j’arrive à me contrôler, mais ce n’était pas gagné.

Respire, Abby. Ils ont besoin de ton aide. Au pire, il t’enverra voir quelqu’un d’autre. C’est tout. C’est pas la mort du petit cheval.

« Okay, ah génial, tu vois la fille derrière ? Sovahnn ? Taille moyenne, blonde, les cheveux en mode porc-épique, jean et top noir ? Va la voir, dis lui de monter chez les Serdaigle et d’me ramener mon sac. Elle saura de quoi je parle. Reviens là après, on ne sera pas trop de deux j’pense. »

Je haussai un sourcil en regardant la fameuse fille blonde. Il voulait que je fasse coursier pour commencer ? Non mais… Il était pas un peu malade ? Toutefois, je n’étais pas en position pour protester. Tout ce que je devais faire, c’était dire amen et obéir, ou bien aller carrément me faire voir. Donc…

« Ok. » répondis-je simplement en prenant la direction de la fille.

Tout en m’approchant d’elle, je me demandais si j’avais déjà eu à faire à elle pendant les deux années de règne des Supérieurs. Ce ne fut qu’une fois face à elle que je fus certaine de ne jamais lui avoir fait de mal. Je poussai un soupir de soulagement.

« Hey ! Euh.. Sovahnn, c’est ça ? Le gars, là-bas, Takuma, je crois, m’a demandé de venir te voir. Il a besoin de son sac qui est dans son dortoir. Et, euh… Merci. »

Je lui adressai un sourire malhabile et fis demi-tour pour revenir vers le Serdaigle. Merci… Ca me faisait vraiment bizarre, de dire ça. Ca laissait un goût étrange sur ma langue tant je n’avais pas l’habitude.

« Merci. Euh dis, ce qu’on peut faire c’est… est-ce que tu saurais nettoyer les plaies ? Et est-ce que ça ira surtout ? »

D’autres personnes, à contrario, le disaient plus facilement.

« Ca ne me fait pas peur. » répondis-je.

De toute façon, j’étais une pro de l’autosuggestion, non ? Alors ça ne pourrait qu’aller, n’est-ce pas ? Je regardai vers une blessure, clairement peu ragoutante. Mais le pire, ça ne serait sans doute pas tant la vue que l’odeur.

« Juste à me boucher le nez, et ça sera parfait. » dis-je en tentant une pointe d’humour.


Dernière édition par Abby S. Eckart le Mar 24 Fév 2015 - 18:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Ven 13 Fév 2015 - 15:59

D’accord, ça n’était pas sympa et pourtant, il faisait relativement partie des personnes assez avenantes. Mais voilà, il avait été tiré du sommeil en plein milieu de la nuit et se trouvait face à ce qui lui semblait être des centaines de réfugiés pour une majorité en sale état. Il entendait beaucoup de choses et en retenait une grande majorité donc, oui, il avait entendu parler de la jeune femme tout comme il avait entendu parler de Connor. Alors, oui, sa première réaction n’était pas des plus agréables, il en était conscient. Il n’avait pas foi en l’Humanité, pas toujours et pas en cet instant. Pas alors que sa chemise présentait déjà des traces de sang et de crasse. Il ne pouvait se permettre de perdre du temps si jamais elle faisait ça avec un but quelconque. Oui, ça serait particulièrement bas, lâche et désolant mais avec ce qu’il avait entendu et malgré sa volonté d’être tolérant avec un maximum de personnes, avec ce qui se trouvait en face de lui, il préférait être prudent. Si les choses avaient été différentes. S’il avait le temps et pas de responsabilités, il n’aurait pas été aussi désagréable. Là il cherchait surtout à faire au mieux. Donc, oui, il avait posé une question qu’il aurait personnellement trouvé très blessante.

« T’es sérieuse ? »
« Si je ne l’étais pas, je ne poserais pas la question de savoir si je peux faire quelque chose. »

Parfait alors. Il avait fait totalement fit du ton qu’elle avait utilisé, se concentrant sur ce qu’il terminait tout en réfléchissant. Parmi tout ce dont il avait besoin, qu’est-ce qui urgait le plus ? Des affaires. De quoi pouvoir être efficace face aux plaies, aux contusions et autres infections qu’il pourrait croiser. Il avait bien vu que la jeune femme avait un peu tiqué sur ce qu’il lui avait demandé. Oui, elle était le hibou du jour et si elle n’appréciait pas, c’était le même bébé. Là, concrètement, oui, il y avait des tâches ingrates et elles devaient aussi être effectuées. Il pouvait comprendre que ça n’était pas ce à quoi elle s’attendait mais, là, à cet instant précis, c’était vraiment la chose dont il avait le plus besoin. Il verrait pour la suite. Ainsi, il avait entendu la jeune femme s’éloigner derrière lui et s’était de nouveau concentré sur ce qu’il faisait. La plaie de cette gamine était infectée et ça n’était pas exactement pour lui plaire. Tandis qu’il lui demandait de se concentrer sur lui et de lui dire quand exactement elle s’était fait ça et depuis combien de temps ça trainait ainsi, Sovahnn, elle, réceptionnait la demande du nippon.

Passons de coursier en coursier.

« Sa..lut. Oui, ok, le sac, ça marche, j’y vais. »

Un peu pâlotte, la jolie Poufsouffle en était encore à tenter de se faire à la vision des retranchés qu’elle avait autour d’elle et prenait la demande de la belle brune comme un soulagement. Elle avait quelque chose sur quoi se concentrer et ça lui allait parfaitement. Tout comme le fait de remonter quelques minutes reprendre ses esprits. C’était donc avec un petit sourire poli qu’elle avait quitté la Serpentard, un peu ailleurs et non concentrée sur les relations humaines et cordiales. Bref, merci VS pas merci, elle n’y avait même pas pensé. Perturbée, elle avait retenu l’information et s’était exécutée, prenant cette excuse pour pouvoir prendre l’air trois secondes et accuser le coup de l’événement.

De son côté, Takuma vit réapparaitre la Serpentard à ses côtés.

« Merci. Euh dis, ce qu’on peut faire c’est… est-ce que tu saurais nettoyer les plaies ? Et est-ce que ça ira surtout ? »
« Ca ne me fait pas peur. »

Il la vit jeter un coup d’œil vers la plaie. Ça n’était pas la plus esthétique sur laquelle commencer mais il faudrait qu’elle s’en contente.

« Juste à me boucher le nez, et ça sera parfait. »

Lui adressant un petit sourire d’encouragement, Takuma ne put qu’être amusé par la vanne de la jeune femme.

« Ça marche alors. »

Respire quand même.

« Au bout d’un moment, tu n’y seras plus sensible. Ça prendra juste deux ou trois heures. »

Moins que ça en fait, mais c’était toujours plus sympa de prendre ça sous les traits de l’humour.

« C’est l’infection qui fait ça. »

Et pour ça, il lui fallait son sac.

« Par contre si ça ne va pas, vraiment, n’hésite pas à le dire. C’est pas une faiblesse, c’est juste ton corps qui réagit à un stimulus qu’il peut analyser comme dangereux pour lui, t’y es pour rien ok ? Et si ça arrive, j’préfère être prévenu, que tu t’éloignes deux minutes plutôt que tu tournes de l’œil à un moment où ça pourrait poser souci ou juste que tu n’arrives plus à te concentrer et qu’une erreur soit commise quoi. J’doute pas de tes compétences ni de quoi que ce soit, j’suis juste clair, un poil direct, j’avoue, mais c’est pas le moment de gérer des urgences inutiles quoi ! »

C’était donc avec un petit sourire plus ou moins complice qu’il avait terminé sa petite séance explications et mises aux points. Clairement, il préférait que tout se passe au mieux.
Quelques instants plus tard, il lui expliquait comment faire couler doucement de l’eau de sa baguette puis l’absorber avec un maximum de débris, poussières et autres déchets. Et recommencer au moins trois fois. C’était la technique la plus simple et sûre.
Ainsi, il avait observé la jeune femme faire, attentif, lui donnant des conseils par-ci, par-là, avant d’acquiescer, la félicitant, et laissant finalement faire.

Quelques instants plus tard, leur jeune patiente s’évanouissait et, vérifiant son pouls, il s’était retourné vers Maxence qui passait non loin de là à cet instant.

« Maxence ! Tu as un baume de Bardiane ?? »
« Là haut ! »
« Merde. »

C’était cet instant précis que Sovahnn avait choisi pour apparaitre derrière eux, déposant le sac aux pieds de Takuma.

« Génial, merci. Dis, est-ce que tu.. »
« Compris, j’y vais. D’autres choses ? »

Oui ! Et elle était repartie avec une liste inscrite sur son avant bras de différents ingrédients que Maxence, lui ou d’autres soigneurs souhaitaient.
Comme quoi, s’entraîner au footing au petit matin, ça servait à quelque chose.

Un instant encore, il s’était concentré sur la jeune femme, lui faisait avaler quelques gouttes d’une huile qu’il avait sorti de son sac. Ça abaisserait sa fréquence cardiaque, la maintiendrait dans un état un peu vaseux et, surtout, abaisserait sa douleur. Il se retourna vers Abby.

« C’est bon, pas de soucis ? Si je te demande de faire ça sur le mec d’à côté au niveau de sa jambe, ça ira ? »

En entendant sa réponse, il détourna son attention jusque dans son sac. Non, définitivement, le baume dont il avait besoin n’était pas dans son sac. Forcément, ça n’est pas drôle sinon. En revanche, il avait un peu de poudre de thym, de feuilles de choux blanc et de berbérine traités pour en optimiser les capacités antibiotiques. Il en fit avaler avec un peu d’eau à la jeune femme et en versa dans la blessure.

« Quand Sovahnn apportera le baume, tu pourras en mettre le long des plaies ? Ça permettra d’enrailler un peu les infections déjà démarrées, mais surtout d’endiguer les futures. »

Il lui apprit au passage comment stériliser ses mains. Un sort que Maxence lui avait apprit il y avait peu. Comme quoi, il avait eu une bonne idée en lui proposant cet apprentissage là. Tous les quarts d’heure, il en enverrait un autre sur la jeune femme pour le compléter. C’était un sort un peu complexe et il ne l’avait pas maîtrisé immédiatement, ainsi, il préférait compléter l’action de la jeune femme avec la sienne. Une septicémie pour cause d’un sortilège mal effectué, ça serait tout de même dommage.

« Je stabilise sa température, je m’occupe de l’infection plus en profondeur et le temps de laisser poser quelques minutes le baume, je te montre comment refermer proprement une blessure en peu de temps, ça te vas ? »

Oui, il lui en demandait beaucoup, mais elle était attentive et débrouillarde et s’ils pouvaient aller plus vite avec les prochains blessés, c’était un gros avantage.
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MessageSujet: Re: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Mar 24 Fév 2015 - 20:37

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Takuma Ishida Hayato & Abby S. Eckart


Samedi 20 décembre
Je m’étais bien rendue compte que la blondinette avait blêmi lorsque je m’étais approché d’elle pour faire la commission de la part de l’asiatique. Mais j’étais passée outre, c’était tout à fait le genre de réaction auquel j’étais habituée. De toute façon, je n’avais pas le temps de lui rétorquer que je n’allais pas – plus – la manger. Ce n’était pas réellement l’impression que je voulais donner de moi. Si je voulais réellement passer à autre chose, il fallait que je fasse comme si mes camarades n’avaient pas de réaction de rejet / recul face à moi, ce qui n’était pas toujours simple, je devais bien le reconnaître.

Sitôt mon message passé, et sitôt la réponse donnée par la jaune, surtout, j’avais fait demi-tour, espérant que le bleu n’allait pas me dire d’attendre le retour de la demoiselle avant de pouvoir faire quelque chose. Fort heureusement, il semblait décidé à me faire mettre tout de suite la main à la pâte. C’était parfait, c’était ce que je voulais faire. Au propre comme au figuré, je remontai mes manches, prête à me mettre au travail. Nettoyer les plaies. Okay. Je devais bien être capable de le faire, pas vrai ? Même si la première plaie sur laquelle j’allais œuvrer n’avait rien de ragoutant. Tant pis, je ferai avec. Le pire, c’était quand même l’odeur de sang.

« Juste à me boucher le nez, et ça sera parfait. »
« Ça marche alors. »

J’espérais être parvenue à l’amuser un peu, et surtout à détendre l’atmosphère qui restait quelque peu pesante, du moins de mon point de vue.

« Au bout d’un moment, tu n’y seras plus sensible. Ça prendra juste deux ou trois heures. »

J’esquissai un sourire à son propre trait d’humour.

« Pff… Deux ou trois heures, ce n’est rien ! »
« C’est l’infection qui fait ça. »

Je hochai la tête, je voulais bien le croire sur parole. En attendant, j’attendais les ordres. Je devais bien reconnaître que je n’aimais pas beaucoup recevoir d’ordres par quelqu’un qui était plus jeune que moi, mais il fallait que je fasse avec, d’autant que lui, il avait l’expérience dans ce domaine que je n’avais pas encore.

« Par contre si ça ne va pas, vraiment, n’hésite pas à le dire. C’est pas une faiblesse, c’est juste ton corps qui réagit à un stimulus qu’il peut analyser comme dangereux pour lui, t’y es pour rien ok ? Et si ça arrive, j’préfère être prévenu, que tu t’éloignes deux minutes plutôt que tu tournes de l’œil à un moment où ça pourrait poser souci ou juste que tu n’arrives plus à te concentrer et qu’une erreur soit commise quoi. J’doute pas de tes compétences ni de quoi que ce soit, j’suis juste clair, un poil direct, j’avoue, mais c’est pas le moment de gérer des urgences inutiles quoi ! »
« Pas de soucis, je te préviendrai si ça arrive. » répondis-je avec un sourire.

Je me détendais au fur et à mesure de la conversation / explication alors que l’ambiance se détendait entre lui et moi. Au final, peut-être était-ce moi qui avais ressenti cette tension. Mais ses premiers mots à mon encontre m’avaient envoyée dans mes retranchements. J’essayais rapidement de suivre les consignes qu’il m’avait données, corrigeant mes bêtises en fonction de ce qu’il me disait, afin qu’il puisse, lui aussi, faire ce qu’il avait à faire sans avoir à me surveiller, sans perdre de temps. Après tout, j’étais là pour aider, pas pour lui faire perdre du temps.

« Maxence ! Tu as un baume de Bardiane ?? »
« Là haut ! »
« Merde. »
« Génial, merci. Dis, est-ce que tu.. »
« Compris, j’y vais. D’autres choses ? »

Je suivais l’échange d’une oreille distraite, plus pour me tenir au courant qu’autre chose, d’autant que cela ne me concernait pas directement. Je le vis ensuite donner quelques gouttes d’un potion à la jeune femme dont je nettoyais la plaie.

 «  Tu lui as donné quoi ? » demandai-je en même temps qu’il me parlait :
« C’est bon, pas de soucis ? Si je te demande de faire ça sur le mec d’à côté au niveau de sa jambe, ça ira ? »
« Toi d’abord » lui dis-je pour le faire répéter.

J’acquiesçai à sa question et répétai ma question.

« Quand Sovahnn apportera le baume, tu pourras en mettre le long des plaies ? Ça permettra d’enrailler un peu les infections déjà démarrées, mais surtout d’endiguer les futures. »
« Oui, bien sûr. »

J’avais la chance d’apprendre les sorts relativement vite, et parvins à maîtriser relativement rapidement les deux sortilèges : nettoyage des plaies et désinfection des mains. Toutefois, je devais bien admettre que je fus gré à Takuma de compléter ce que je faisais pour être sûrs et certains que c’était efficace.

« Je stabilise sa température, je m’occupe de l’infection plus en profondeur et le temps de laisser poser quelques minutes le baume, je te montre comment refermer proprement une blessure en peu de temps, ça te vas ? »
« D’accord » acquiesçai-je encore.

Je devais reconnaître que c’était épuisant de me concentrer comme ça, et qu’assez rapidement, je sentis un voile de sueur couvrir mon front. Je l’essuyai avec ma manche dans le pli de mon coude avant de courir le risque que cela ne tombe sur une des plaies. Mais c’était prenant et je ne vis pas revenir ni la Poufsouffle, ni le Serdaigle auprès de moi.

Etait-ce mal de dire que j’adorais ce que j’étais entrain de faire ?
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MessageSujet: Re: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Lun 23 Mar 2015 - 11:56

Alors, entendons-nous bien, non, la petite blondinette n’avait pas blêmis à l’approche de la Serpentard. Non, elle avait blêmi bien avant, en se trouvant confrontée à cet aspect d’abri pour réfugier qu’avait prit la grande salle. Là, en cet instant, elle n’en avait pas grand-chose à foutre de savoir ce qu’Abby avait pu dire ou faire. Tout ce qu’elle voyait c’était de la souffrance, des gens qui avaient besoin d’aide et un réel décor de guerre. Bien au contraire, elle avait été soulagée de voir qu’on lui demandait de remonter dans la salle commune pour descendre un sac, ça lui permettrait de se ressaisir. Et c’était d’ailleurs ce qu’elle avait fait, s’éloignant des lieux pour respirer un peu histoire d’être efficace quelques secondes plus tard et pouvoir agir pour le mieux, apportant un sac tout d’abord puis repartant vers l’infirmerie pour apporter ce qu’on lui demandait. A défaut d’être une bonne magicienne, au moins était-elle bonne en endurance. Quelle idée toutes ces marches enfin ! Rien de plus pratique en cas d’urgence, tient !

De son côté, Takuma qui, lui, avait une condition physique digne de… Kung fu panda – asiatique, kung fu, clichés, tout ça – était très loin de ses vieux ennemis : les escaliers de Poudlard. Non, lui, il avait la tronche dans une plaie qui s’était infectée depuis quelques temps déjà et dont il fallait s’occuper. Il avait l’esprit tourné vers la médecine et tentait de ne pas s’en éloigner, de se concentrer sur ce qu’il faisait et ce qu’il pouvait dire à Abby. A part avec Sovahnn, il n’avait pas très souvent endossé le rôle de l’enseignant et il fallait dire qu’il avait toujours cette peur de faire une erreur dans ses propos, surtout vu la situation actuelle.
Ils ne pouvaient pas vraiment s’offrir le luxe de se planter ou de perdre du temps, c’était aussi pour ça qu’il avait expliqué à la jeune femme que si elle ne se sentait pas bien, ça ne servait à rien d’insister, elle prévenait, s’éloignait, prenait l’air. Bref, elle évitait de s’écrouler en plein sortilège ou pendant qu’elle avait les mains dans une plaie par exemple. Ça serait probablement une super idée pour faire plus de dégâts que de bien et ça n’était vraiment pas le but.
Ce à quoi la jeune femme répondit qu’elle avait compris. C’était d’ailleurs ce qu’elle avait fait plusieurs fois ensuite. Concentrée, attentive, elle retenait les informations importantes, était efficace, apprenait vite et faisait de son mieux. Il n’en demandait pas plus et ça lui allait parfaitement.

Bon, d’accord, lui avait laissé passé l’une de ses questions, lui montrant une seconde fois ce qu’elle devait faire tout en songeant au temps d’action du baume qu’il avait posé et du besoin urgent d’un autre ingrédient. Il entendait Maxence rager non loin de là et ça ne lui disait rien qui vaille. Il l’avait déjà vu ainsi et il n’aimait pas ce qu’il entendait, ça voulait dire que son mentor commençait à perdre le contrôle de tout ce qu’il faisait, donc qu’il y avait un imprévu de plus.

La jeune femme répéta sa question.

« Euh oui. Un mélange de thym, choux blanc et berbérine, ça a été traité avec un certain nombre de sorts et des catalyseurs histoire d’en optimiser l’action. Et crois-moi, la miss qui vient d’en boire n’a absolument aucune envie d’entendre ce que sont les catalyseurs en question. Des trucs de type bave de crapauds et autres trucs bien clichés histoire de coller un peu à notre image… »

Il lui avait ensuite expliqué qu’il lui faudrait appliquer le baume que Sovahnn amènerai quelques minutes plus tard. Ainsi, lui pouvait se concentrer sur une tâche beaucoup plus compliquée : infiltrer le corps de la jeune femme (les réflexions sous la ceinture, vous les gardez pour vous !) afin de modifier la structure thermique interne de ses cellules le temps de pouvoir gérer l’infection. Elle risquait de monter trop en température sinon et donc… bah disons que ça ne se passerait pas au mieux.

Alors qu’Abby se concentrait sur sa tâche, il en fit donc de même, lui faisant signe à un moment qu’il ne fallait pas qu’on le dérange. En quelques instants, le monde devint silencieux autour de lui alors qu’il s’afférait, brisant les barrières de la jeune femme pour finalement agir tel qu’il le voulait.
Lorsqu’il en eut finit, il revint vers Abby, ne remarquant pas le petit sourire satisfait de Maxence non loin de là. Pas le temps de parler, de féliciter ou quoi. Il souriait, fier de son disciple. C’était déjà beaucoup. Même si celui-ci n’en avait pas conscience.

« Ok, bon ! »

Ça n’était que la cinquième fois qu’il faisait ça depuis le début, et il se sentait déjà totalement épuisé, des gouttelettes de sueur perlant au niveau de son front. La journée serait longue.

« Tient, Sovahnn est repassée ? »

Une petite fiole était là, prête à être utilisée. De toute évidence, Sovahnn était revenue entre temps, donnant l’objet à Abby, comprenant probablement qu’il n’y avait rien à attendre de lui. Abby lui avait peut-être fait signe qu’il ne fallait pas le déranger aussi, c’était une possibilité.

« Tu.. oui tu en a étalé, niquel. »

C’était ce qu’il lui avait demandé avant de se concentrer sur son dernier sort, donc il n’y avait rien d’étonnant là dedans. Au contraire, elle agissait en prenant des initiatives mesurées quand il n’était pas totalement présent pour lui répondre, c’était bien. Tant que c’était des choses qu’il lui avait demandé et qui n’étaient pas potentiellement dangereuses, c’était bien en tous cas.

« Bon alors le principe de ce sort c’est que tu va projeter une certaine énergie qui va devoir utiliser les intensités autour de la plaie pour s’en servir pour la refermer. C’est un peu bizarre dit comme ça, mais tu comprendras en le faisant. Ça demande énormément de concentration et c’est mieux d’éviter de déraper on va dire. Tes quelques premiers essais ne seront pas parfaits, c’est normal. Ça serait même assez flippant si t’y arrivais du premier coup en fait… Bref. On s’en fout. Tu commences sur ses petites plaies à la jambe et au bras pour comprendre. Si ça n’est qu’à 50% refermé ça sera déjà très bien pour ces zones là et ça te permettras dans tous les cas de voir un peu comment ça marche parce que c’est particulier comme mécanisme. Ensuite tu feras celle de son abdomen, ça marche ? Je resterai à côté pour te guider, et en cas de soucis donc ne t’en fais pas, t’as un filet de sécurité. »

Attendant la réponse de la jeune femme il lui avait ensuite expliqué comment manœuvrer pour effectuer un sortilège le plus parfait possible. Le mouvement du poignet, l’articulation des syllabes et l’élan avec lequel il fallait projeter la magie vers certaines zones pour les ramener les unes contre les autres et ainsi fermer la plaie.
Il avait agit quelques fois, la guidant en intervenant également afin de lui permettre de comprendre la démarche. C’était également ainsi que Maxence avait fait pour lui. Il avait simplement eu le gros avantage d’en avoir beaucoup lu sur la médecine magique avant de commencer à mettre en pratique ce qu’il savait.
Ainsi, très rapidement, il avait cessé d’intervenir, observant bien ses gestes et l’intonation de son incantation avant de décider qu’elle était prête pour s’occuper de la blessure plus importante de la jeune femme. Il l’avait bien entendu stabilisée auparavant. Le baume était mit, bref, pour elle, ils étaient dans la dernière ligne droite.

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MessageSujet: Re: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Mar 24 Mar 2015 - 20:25

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Samedi 20 décembre
J’étais sans doute un peu plus blanche qu’en temps normal, mais j’étais réellement concentrée sur ce que je faisais, au point de ne pas prêter grande attention à ce qu’il pouvait se passer autour de moi. Au point que je n’entendis même pas le râle de l’infirmier en chef. Tout ce qui importait pour moi, en cet instant, c’était la blessée que j’étais entrain de soigner, ce que je faisais, et les conseils que Takuma me dispensaient, bien qu’il soit plus jeune que moi, ou pas, en fait… Le coin de ma tête qui continuait malgré moi à analyser ce qu’il y avait autour se souvenait que nous étions, l’un comme l’autre en 11e année, même si nous ne nous étions jamais parlé, jusque là. Mais ce n’était pas parce que j’étais concentrée, que je ne prêtais pas attention à ses précisions, bien au contraire. Surtout qu’il répondait à ma question de la composition d’un baume qu’il venait d’appliquer sur une blessure.

« Euh oui. Un mélange de thym, choux blanc et berbérine, ça a été traité avec un certain nombre de sorts et des catalyseurs histoire d’en optimiser l’action. Et crois-moi, la miss qui vient d’en boire n’a absolument aucune envie d’entendre ce que sont les catalyseurs en question. Des trucs de type bave de crapauds et autres trucs bien clichés histoire de coller un peu à notre image…
- J’imagine… On va éviter devant les blessés, alors, mais en dehors, ça m’intéresse quand même de savoir. »
répondis-je.

J’imaginais tout à fait ce dont il pouvait s’agir. Takuma avait parlé de bave de crapaud, mais il pouvait tout aussi bien s’agir de trucs du style… Fiente de phénix, ou urine d’hippogriffe. Je secouai la tête, afin de chasser la composition du baume de mon esprit, pour me concentrer uniquement sur les soins : nettoyage des plaies, désinfection des mains. C’était, certes, répétitif, pourtant, je refusais de céder à la facilité en ayant des gestes mécaniques, et je vérifiai plusieurs fois que je procédais comme il le fallait, même si, au bout d’un moment, je cessai de guetter l’appréciation du Serdaigle, préférant faire deux fois chaque geste plutôt que d’attendre qu’il repasse derrière moi. Si j’étais là, c’était pour lui faire gagner du temps, pas en perdre. Et je devais bien reconnaître que j’étais assez fière de moi.

Je hochai la tête lorsqu’il m’expliqua pour le baume que Sovahnn allait bientôt rapporter, mais il fallut que la jeune femme attire mon attention pour que je me rende compte qu’elle était là.

« Oh, euh… Pardon, Sovahnn. Je ne t’ai pas entendue revenir. » m’excusai-je avec douceur, bien loin de mon rôle de garce habituelle.

Cette façon de parler était, d’ordinaire, réservée à Casey. Mais Casey n’était plus… STOP ABBY… Si tu penses à Casey maintenant, tu risques de faire une catastrophe. A la place, j’ajoutai à l’attention de la Poufsouffle :

« Je ne sais pas si Takuma a besoin de quelque chose d’autre, mais je ne crois pas qu’il soit disponible pour le moment… »

Après tout, il était tout aussi concentré que moi sur ce qu’il faisait, si ce n’était plus, et c’était autrement plus difficile que ce que je faisais moi. Je marquai un pause quelques secondes pour le regarder procéder, admirative, avant de me remettre à l’ouvrage et d’appliquer le nouveau baume comme Takuma me l’avait expliqué plus tôt. Et j’oubliais totalement Sovahnn.

« Tient, Sovahnn est repassée ?
- Oui, mais tu étais occupé, donc, nous ne t’avons pas dérangé.
- Tu.. oui tu en a étalé, niquel.
- Tu m’avais dit que ce serait à faire quand le baume arriverait, donc, je n’ai pas voulu attendre. J’espère que ça ne te dérange pas… »


Même si vu qu’il venait de dire « nickel », j’étais pratiquement certaine que ça ne le dérangerait pas que l’aie fait sans lui avoir dit. Au fur et à mesure que nous œuvrions ensemble, je sentais ma dureté habituelle me quitter. J’avais sans doute l’air plus abordable, moins… Moins… Que d’habitude.

« Je reviens… » m’excusai-je en sentant une envie pressante se manifester avant qu’il ne commence à m’expliquer le nouveau sortilège.

Clairement, cela devait faire un moment que j’avais besoin d’aller aux toilettes, mais, concentrée que je l’étais, je ne m’en étais pas rendue compte avant le petit répit que l’intervention du bleu venait de m’accorder. Je fis donc un aller-retour express aux toilettes avant de revenir dans la Grande Salle. Ce petit trajet m’avait, également, permis de changer d’air et de revenir avec plus de couleurs que quand j’étais partie.

« Ok. Je t’écoute. Je suis prête pour a suite. »

J’adressai un sourire au jeune homme, et me reconcentrai en bonne élève attentive.

« Bon alors le principe de ce sort c’est que tu va projeter une certaine énergie qui va devoir utiliser les intensités autour de la plaie pour s’en servir pour la refermer. C’est un peu bizarre dit comme ça, mais tu comprendras en le faisant. Ça demande énormément de concentration et c’est mieux d’éviter de déraper on va dire. Tes quelques premiers essais ne seront pas parfaits, c’est normal. Ça serait même assez flippant si t’y arrivais du premier coup en fait… Bref. On s’en fout. Tu commences sur ses petites plaies à la jambe et au bras pour comprendre. Si ça n’est qu’à 50% refermé ça sera déjà très bien pour ces zones là et ça te permettras dans tous les cas de voir un peu comment ça marche parce que c’est particulier comme mécanisme. Ensuite tu feras celle de son abdomen, ça marche ? Je resterai à côté pour te guider, et en cas de soucis donc ne t’en fais pas, t’as un filet de sécurité. »

Clairement, j’avais bien fait d’aller aux toilettes. Au moins, je ne serais pas déconcentrée par une envie quelconque. En écoutant ses explications, mon orgueil se manifesta, me donnent l’envie de le faire flipper en réussissant le sortilège du premier coup. Mais j’étais réaliste, et je savais que ce ne serait pas possible. J’espérais, cependant, que je parviendrais à mieux que 50% pour refermer les plaies, même les moins graves. Mais une chose était sûre, je préférais largement avoir un filet de sécurité.

« D’accord. Les petites plaies d’abord, et quand j’y arrive, celle de l’abdomen. Et tu es là si je foire totalement mon coup pour rattraper le coup. » lui dis-je avec un clin d’œil.

Je l’observai attentivement lorsqu’il me montra le geste. Mouvement du poignet, articulation, élan, intention. Je répétai le tout plusieurs fois avant de me lancer sur une plaie située sur le pied, me disant que s’il restait une cicatrice, ce serait moins grave à cet endroit là qu’à un endroit plus voyant. Le fait était que ma réalisation n’était pas parfaite, mais Takuma m’indiqua de continuer avec les autres plaies plutôt que de revenir plusieurs fois sur la même. Sans doute ne partie pour ne pas perdre de temps, et parce que le sortilège risquait de pomper rapidement mes forces et que c’était aussi « dur » pour la cible. Bien trop rapidement à mon goût, il me dit de m’attaquer à celle de l’abdomen.

« Tu es sûr ? » demandai-je, ma belle assurance envolée.

Certes, j’étais parvenue à refermer totalement les dernières blessures que j’avais traitées, mais… Il m’encouragea encore et j’avalai une grande goulée d’air que j’expirai ensuite lentement avant de refermer la blessure la plus grave de la jeune femme. Tu peux le faire, Abby… Tu peux y arriver… Ah… elle était loin l’ancienne élève supérieure qui prenait tout le monde de haut… Et il me fallait bien reconnaître que je préférais cette Abby là, qui aidait, plutôt que celle qui blessait. Mais il aurait fallu me payer cher pour l’admettre, et je risquais fort de me cacher encore un moment derrière l’Abby froide et dédaigneuse…
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MessageSujet: Re: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Lun 6 Avr 2015 - 10:27

Répondre aux questions, détailler la procédure, donner des détails, ne pas se déconcentrer, agir encore et encore sans perdre le fil. Il y avait tellement à faire. Là, les personnes s’alignaient, chuchotaient en regardant du coin de l’œil ceux qui semblaient plus amochés qu’eux. Les petits groupes d’amis se rassemblaient, pleurant ceux qu’ils avaient perdus, réalisant ce qu’ils avaient traversé. Et eux, ils essayaient de faire au mieux pour leur apporter un peu de réconfort, un peu de sécurité toute relative. Et ça commençait par des soins. Sauf qu’en cet instant, tout géni qu’il puisse être dans son apprentissage, il se sentait affreusement jeune. Un gamin parmi tout ce bordel. Juste un gosse qui essayait de prendre les choses en main et de s’improviser professeur. Et, elle, elle n’était qu’une gamine aussi. Mais ils essayaient, c’était déjà pas si mal non ? Non. A vrai dire, non. Mais c’était comme ça, que voulez-vous.
Alors, après avoir effectué un sortilège plus compliqué que d’autres, il était retourné auprès d’Abby pour lui apprendre ce qu’il savait, dans la mesure de ses moyens. Bien entendu, il connaissait d’autres choses plus complexes mais les apprendre à quelqu’un dans de telles conditions n’était pas raisonnable. Il fallait commencer sur… quelque chose qui ne soit pas vivant, disons. Ça pouvait être un bon début histoire d’éviter de faire plus de dégâts que de bien. Ils verraient ça plus tard si elle avait envie de se perfectionner. Ils auraient besoin de personnes capables dans les semaines à venir, en cet instant, il en était réellement persuadé. S’ils avaient pu être plus en cet instant à savoir à peu près comment agir pour aider les blessés, ils auraient pu être bien plus efficaces.

Ainsi, il lui avait expliqué comment rapprocher les bords d’une blessure et, alors, invoquer certaines forces bénéfiques pour permettre à la blessure de cicatriser. Ça n’était peut-être pas parfait au début, mais le principe même de ce sortilège était un peu compliqué à aborder et à appréhender. Cela lui avait semblé diamétralement opposé à ce qu’il avait pu apprendre concernant les autres sortilèges que l’on découvrait dans les années précédentes. Pas simple. Mais la jeune femme s’en sortait bien malgré quelques dérapages. Il avait redressé la barre quelques fois, avait murmuré d’autres instructions, la guidant dans sa tâche en faisant en sorte d’intervenir le moins possible, la laissant agir le plus possible sans vouloir tout contrôler. Le principe, de toute manière, c’était qu’elle soit efficace seule le plus vite possible. Volontaire, elle n’avait de toute façon pas peur de prendre des décisions. Tout à fait le trait de caractère qu’il fallait dans de telles situations. Malheureusement, il y avait aussi le risque de prendre la mauvaise décision, surtout qu’elle en savait moins que lui sur la médecine, mais c’était un pari à prendre. Dans tous les cas, ils faisaient tous avec ce qu’ils avaient. Et elle faisait de son mieux et ne restait pas passive. C’était déjà énorme.

Quelque part derrière son dos, il avait entendu des petits pas marteler le sol, allant d’un sens alors qu’il entendait les ordres de Maxence, puis partant de l’autre côté. Direction la forêt interdite.
Se retournant une seconde, il serra les mâchoires en voyant Sovahnn se précipiter vers la porte du grand hall. Maxence était en rupture de stock, il avait besoin de quelqu’un qui savait ce dont il avait besoin et Sovahnn avait déjà fait ça auparavant. Cependant, voir son amie sortir dans la nuit dans une forêt dangereuse, ça n’était pas tout à fait pour le rassurer. Surtout qu’elle n’était pas tout à fait à même de se défendre. Débrouillarde, oui, il n’en avait jamais douté. Mais ça ne l’empêchait pas de ressentir un pincement au cœur tout à fait caractéristique d’une panique naissante. Mais, non, il n’en  avait pas le droit. Ça n’était pas le moment. Il avait trop à faire de son côté. Elle irait bien. Elle devait aller bien.

C’était donc en se mordant la lèvre qu’il en était revenu à ce que faisait Abby, lui exprimant que c’était bon, qu’elle était prête à tenter une blessure plus profonde : celle de l’abdomen.

« Tu es sûr ? »
« Mais oui ! Tu te débrouilles bien. Et j’suis juste derrière, je te guide si je vois que tu ne sais plus comment t’y prendre ou autre. J’te lâche pas. »

Et c’était ce qu’ils avaient fait. Tout en concentration, en conseils, il lançait parfois le sort à son tour pour la guider mais s’arrêtait vite. Elle ne faisait pas d’erreurs, ne mettait pas la personne en danger donc à partir de là, il la laissait faire, elle apprendrait beaucoup plus vite ainsi que s’il lui tenait la main à chaque pas. Non, il  la dirigeait simplement, lui laissait un maximum de marge de manœuvre pour comprendre le geste, l’espèce d’impression très personnelle que ce sort produisait, comme si on dirigeait réellement un flux d’énergie, qu’on arrivait presque à tenir les bords de la plaie à travers le filet de magie qui s’extirpait du bout de nos baguettes. C’était sensitif, alors, forcément, expliquer ça… mieux valait le vivre. Et c’était bien pour ça que parfois, il intervenait magiquement parlant afin de la guider plus facilement.
Oulah lah, c’est presqu’intime ça dites moi +out+.

Et c’était, bien entendu, à cet instant que le hasard avait choisi d’agir, de la manière la plus désagréable possible.
Il avait été sorti de sa concentration par les plaintes d’une personne juste à côté. Des hoquets, des appels à l’aide entrecoupés de toux, de chuintements à la respiration. Ouh, pas bon. Ouh, pas bon du tout.
En se retournant, il comprit bien vite qu’il ne pourrait pas tout à fait tenir sa promesse. Le visage de l’homme se teintait d’une couleur anormale, ses yeux, embués, semblaient l’appeler à l’aide.

« Merde merde merde ! »

Il s’étouffait là hein ? Oui hein ? D’accord, mais pourquoi ?? Pourquoi quelqu’un se mettrait comme ça, sans raisons apparentes à s’étouffer ??

« Désolé, mais tu vas devoir continuer seule ! »

Un regard vers elle.

« J’suis pas loin. »

Cris en cas de problème :gla:..

C’était donc ainsi qu’il s’était éloigné de la jeune femme pour se précipiter auprès de l’homme dont l’état empirait à chaque seconde.

- Qu’est-ce qu’il a ??? -

Les cris de panique d’un proche. De mieux en mieux, vraiment.
Il lui avait répondu qu’il n’en savait rien, qu’il avait besoin de calme pour se concentrer, qu’il s’en occupait, que ça irait bien. Mais, ça, finalement, il n’en savait trop rien. Les gestes qu’il faisait là, ils n’étaient pas encore reflexes. Ses lectures défilaient devant ses pupilles alors qu’il reproduisait avec un maximum de précision les protocoles qu’il avait pu lire. Vérifier telle ou telle constante, utiliser tel sort pour savoir ce qui clochait dans telle zone du corps.

Et l’autre qui gueulait…

Redressant les yeux pour lui dire de se taire, il se rendit compte qu’elle était passée des hurlements hystériques à l’halètement fébrile.

« Et merde… »

Elle tremblait de partout. Simple panique ou pire ?

« Abby, t’en es où ?? Tu peux arrêter ou pas ? J’ai besoin de toi par ici ! »

Un regard vers Maxence qui avait bien compris l’urgence de la situation. Mais l’infirmier avait les mains pleines de sang et, dans son regard, le jeune homme compris qu’il ne pouvait pas se dégager en cet instant. Ils devraient gérer l’urgence seuls. Génial, vraiment.
Et le prof ?? Celui qui enseignait la magie médicale ?? Celui qui était assisté de Caem ?!
Trop loin, beaucoup trop loin. Il avait à peine aperçu le jeune homme, alors son mentor…

Merde.
C’était le mot.

« Décrits-moi ce qu’elle a ! »

Avait-il crié à Abby, tout en tentant de repérer ce qui clochait avec son propre patient.
Il fallait qu’il se calme pour pouvoir gérer au mieux la crise. Il fallait qu’il rassemble ses connaissances. Après tout, c’était ce qu’il savait faire de mieux dans la vie, enregistrer les choses. Alors il pouvait bien le faire non ? Non ?!
Ils pouvaient le faire.
Son regard était allé chercher celui d’Abby.

On ne panique pas, on respire, et on fait au mieux.
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MessageSujet: Re: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Lun 27 Avr 2015 - 23:28

[je coderai un autre jour]

M’occuper de la plaie à l’abdomen, vraiment ? Je perdis, en un instant, toutes mes certitudes, incertaine de la façon dont ça allait se passer. Bien sûr, sur les petites plaies, je n’avais plus de soucis (ou si peu). Mais cette blessure là, c’était autre chose et je cherchai à me faire rassurer par le Serdaigle.

« Mais oui ! Tu te débrouilles bien. Et j’suis juste derrière, je te guide si je vois que tu ne sais plus comment t’y prendre ou autre. J’te lâche pas. »

Il ne me lâchait pas. Il couvrait mes arrières. Tout ça devait me rassurer et je pris une grande inspiration avant de m’attaquer à ladite blessure. Le sortilège employé, la façon dont les flux d’énergie se mouvaient… Tout cela ressemblait à une danse, ensorcelante, intimiste, une scène d’amour entre deux amants, presque. Mais j’étais à mille lieue de tout cela, concentrée que je l’étais sur ce que je faisais, écoutant les conseils du jeune homme, faisant et refaisant des gestes tellement précis qu’ils ressemblaient à une chorégraphie. J’étais tellement concentrée que je n’entendais pas, que je ne voyais pas ce qui n’était pas Takuma, ma blessée et moi et je sursautai lorsqu’il commença à jurer – fort heureusement, pendant une fraction de seconde de temps mort.

« Merde merde merde ! »

Quoi ? Je redressai la tête vers lui, sans comprendre.

« Désolé, mais tu vas devoir continuer seule ! »

Hein ? Pardon ? Je n’étais pas certaine de saisir ce qu’il sous-entendait par là.

« J’suis pas loin. »

Non.. Ce n’était pas possible ! il ne pouvait pas me laisser là sans chaperon, je risquais de faire une erreur ! Un éclair de panique pure passa dans mon regard mais il ne s’en aperçut pas, à moins qu’il ne me pense réellement suffisamment douée pour me débrouiller seule. Mais ce n’était pas possible ! Toujours en panique, je regardai autour de moi pour vérifier si je ne trouvai réellement personne d’autre pour être mon garde-fou en cas de problème, mais toutes les personnes valides qui étaient là étaient déjà penchées sur des blessés. Je n’avais, donc, pas le choix. Je pris une profonde inspiration afin de me reconcentrer et de finir de soigner la malheureuse jeune femme devant moi. Mais il me fallait admettre que ma bulle de sérénité avait explosé et que, maintenant, j’entendais tout ce qu’il se passait autour de moi. J’avais une conscience accrue des autres blessés qui appelaient au secours. J’achevai de soigner la blessure à l’abdomen quand Takuma m’interpela :

« Abby, t’en es où ?? Tu peux arrêter ou pas ? J’ai besoin de toi par ici !
- J’ai fini » répondis-je en essuyant mon front en sueur et en y dessinant un trait de sang.

« Décris-moi ce qu’elle a ! »

Décris-moi ce qu’elle a. Ce qu’elle a qui ? Je suivis le regard de Takuma vers la jeune femme qui cédait à une crise de panique et me précipitai à son chevet. Avant de commencer à décrire ce qui n’allait pas, je m’attachai à capter le regard de la jeune femme en lui prenant les mains et n lui intimant de prendre des inspirations les plus profondes possibles.

« Peux pas… Peux pas… » suffoqua-t-elle avant que je ne lui intime de m’imiter.

Petit à petit, son rythme commença à se calmer, suffisamment, au moins, pour que je puisse regarder ce qui n’allait pas. Rapidement, mon regard fut attiré par sa jambe droite dont le mollet ne semblait plus rattaché au genou que par un ligament. Je fus prise d’un haut le cœur et ravalai rapidement ma bile afin de répondre à Takuma après avoir demandé à la fille de s’allonger.

« Blessure à la jambe. Je… J’endors la jeune femme et je te décris. »

Ce que je m’empressai de faire tout en nouant un garrot composé de deux morceaux de tissus autour de la cuisse de la fille pour arrêter le saignement avant qu’elle ne se retrouve exsangue
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MessageSujet: Re: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Mer 29 Avr 2015 - 19:54

Samedi 20.12.2014
Avant l'aube

Caitlyn fut réveillée par des bruits de pas qui résonnaient sur le sol de pierres d'un couloir voisin à celui dans lequel elle dormait, allongée sur le lit de camp qu'elle avait aménagé pour une jeune femme blonde. Cette dernière s'était finalement révélée être moins crevée que la jeune Raven, malgré les péripéties traumatisantes qu'elle avait vécues à Salem. Arrivée avec ses collègues et ses élèves dans l'espoir de trouver asile à Poudlard, elle avait utilisé Caitlyn pour s'extirper du tas de gosses qui s'étaient endormis sur elle, et s'était arrangée pour s'en débarrasser en les laissant sous la responsabilité de la jeune Raven, l'obligeant par la même occasion à se reposer auprès d'eux. Elle ne savait pas combien de temps elle avait dormi là, mais malgré l'engourdissement de son corps, elle se sentait déjà un peu moins fatiguée qu'avant. Les cheveux en bataille, les yeux plissés et des traces de sommeil sur sa joue droite, elle s'était redressée sur son coude et s'employait à analyser son entourage sans bouger. Les bruits de pas, lentement, se rapprochaient, et bientôt, elle put distinguer dans la pénombre une silhouette à quelques mètres d'elle. Il s'agissait d'un jeune garçon, avec un air effaré au visage. Il sembla se ressaisir en voyant qu'elle le regardait, puis une lueur d'inquiétude sembla animer son regard et il fronça les sourcils avant de demander.

« Est… est-ce que ça va ? »

Caitlyn fut relativement surprise par cette question, surtout de la part d'un inconnu qui lui semblait bien plus mal en point qu'elle, avant de se rendre compte de l'effet qu'elle devait avoir à le fixer ainsi sans bouger et sans rien dire. Elle sourit, s'assit sur le lit, arrangea machinalement ses cheveux et le rassura.

« Oui oui, tout va bien ! Et toi ? Tu cherches quelque chose ? »

Il sembla se détendre et sourire faiblement à son tour. Mis à part l'épuisement et le dépaysement qu'elle pouvait lire sur les traits de son visage et qui la laissaient supposer qu'il faisait partie des rescapés de Salem, il semblait en relativement bonne santé, bien qu'un peu affaibli.

« On m'a dit que les cuisines étaient au sous-sol, mais j'arrive pas à trouver le chemin.
- Ah ben je viens d'y être, il me reste du thé et des biscuits. Tiens, sers toi, et viens t'asseoir. »

Il jeta quelques coups d'œil autour de lui, comme s'il craignait quelque chose, puis, hésitant, vint s'installer sur le lit de camp de Caitlyn sous le regard bienveillant de celle-ci. Elle lui tendit la boite de biscuits et une tasse vide qu'elle remplit. Puis tout alla très vite. La tasse se fracassa par terre, le liquide se répandit autour, et Caitlyn laissa tomber la boite de biscuits sur le lit afin de libérer sa main droite pour retenir le jeune garçon devenu tout mou. Elle reposa précautionneusement la bouteille de thé au pied du lit pour ne pas la renverser tout en lui parlant doucement mais avec insistance. Elle l'adossa au mur et le recouvrit avant de lui remplir l'autre tasse et de la lui coller aux lèvres pour le faire boire. Déshydratation et hypoglycémie étaient les causes de malaises les plus faciles à traiter et on les négligeait trop souvent. Bientôt, il sembla aller mieux à nouveau, et elle déplaça la boîte de biscuits pour la poser par terre avant de donner un coup de baguette qui nettoya le sol où était tombée la première tasse. Elle était à nouveau complètement réveillée et se sentait prête à apporter son aide partout où il y en avait besoin. Elle avait envie de retourner dans la Grande Salle, maintenant qu'elle ne risquait plus d'aggraver la situation à cause de son état de fatigue. L'urgence était passée, et elle recommençait à sentir cette impulsion, ce besoin pressant, de se rendre utile, de venir en aide aux autres.

« Écoute, ça te va si je te laisse là ? Tu pourrais jeter un œil sur les enfants, et te reposer surtout. Je vais y retourner, si t'as besoin de quoi que ce soit, on est dans la Grande Salle, ok ? »

Elle attendit qu'il acquiesce et qu'il commence à s'allonger sur le lit de camp, puis tourna les talons et s'éloigna dans le couloir vide. Elle se massa le crâne pendant qu'elle avançait et finit par attacher ses cheveux en un chignon le plus consciencieusement possible pour achever de se réveiller. Se coiffer avait le don d'augmenter sa capacité de concentration, elle ne savait pas si c'était purement psychologique, mais c'était comme ça. Elle arriva dans la Grande Salle et fut submergée par la détresse de ses occupants qui, malgré les soins que leur consacraient le personnel de Poudlard depuis plusieurs heures, continuaient à souffrir et à attendre leur tour. Elle regretta l'espace de quelques secondes de s'être accordée la petite sieste. Elle regretta aussi de ne pas avoir des connaissances très approfondies en matière de soins. Si elle connaissait et maîtrisait le Vulnera Sanentur, ce n'était que parce qu'il lui était venu à l'idée de l'apprendre dans son coin, se doutant qu'il allait lui servir vu le contexte de guerre dans lequel ils évoluaient. Le reste de ses aptitudes étaient principalement dû à des réflexes et à des raisonnements logiques de sa part, ainsi qu'à une certaine capacité à garder la tête froide. Il lui arrivait parfois de céder à la panique et à l'hystérie, mais elle savait que c'était contre-productif et s'efforçait de rester calme et de prendre sur soi au moins le temps que la situation l'exigeait. Libre à elle de craquer par la suite, si possible après s'être isolée quelque part dans le parc ou sur le terrain de Quidditch. Elle sentait d'ailleurs qu'elle aurait bien besoin d'aller se décharger de toutes les émotions que lui provoquait la scène de l'arrivée à Poudlard des survivants de Salem. Mais pour le moment, elle se devait de faire de son mieux pour aider le personnel de soins à les prendre en charge. Avisant un groupe de jeunes qui semblaient encore attendre leur tour, elle se dirigea vers eux et entreprit de refermer leur plaies superficielles et nettoyer celles qu'elle n'avait pas le niveau de soigner.

* * *

« Merde merde merde ! »

À travers les cris, les gémissements, les pleurs, les soupirs, les sanglots et les autres bruits qu'émettaient les blessées et soignants de la Grande Salle, Caitlyn perçut la flopée de jurons angoissés traduisant l'urgence d'une situation. Elle se retint de se retourner : elle devait rester concentrée si elle voulait réussir un des sortilèges qu'elle avait appris, à peine quelques heures auparavant, du gardien qui l'avait sollicitée pour l'aider à soigner les blessés. Satisfaite du résultat, elle finit d'inspecter son patient qui s'endormait, cédant à la fatigue, et le recouvrit avant de se retourner vers la source des injures et d'autres cris de panique. C'était cet asiat' de sa maison, Takuma si elle se souvenait bien, qui passait ses nuits sur un canapé de la Salle Co', et qui secondait l'infirmier, mais il avait l'air d'être en proie à une angoisse grandissante, entouré de patients dont l'état semblait se détériorer rapidement. Il avait clairement besoin d'aide, et Caitlyn comprit rapidement qu'elle avait beau ne pas être près de lui géographiquement parlant, elle était probablement une des seules à ne pas être occupée autrement. Elle entreprit donc de se frayer un chemin à travers la Grande Salle remplie de blessés et elle eut un pincement au cœur au vu de tous ceux qui avaient besoin d'aide mais qu'elle contournait sans s'arrêter. Il fallait faire des choix, définir des priorités, et une urgence était une urgence. Elle ravala ses larmes. Ce n'était pas le temps de pleurer, elle pourrait le faire plus tard. Lorsqu'elle arriva à la hauteur de son camarade, son visage était presque trop fermé, tellement elle s'efforçait à garder son calme.

« Salut, ya besoin d'aide ? Qu'est ce qui se passe ? »

Elle n'avait pas parlé très fort, mais sa voix était tendue, comme l'était son corps entier. Du moins, c'était ainsi qu'elle le percevait, mais ce qu'elle ne savait pas, c'était qu'elle avait effectivement l'air très sereine de l'extérieur et que ça avait l'effet escompté sur son entourage, à savoir celui de se sentir un tant soit peu rassurés.

« Blessure à la jambe. Je… J’endors la jeune femme et je te décris. »

Une jeune femme brune au teint pâle, presque verdâtre, s'adressait à Takuma qui était manifestement censé gérer plusieurs situations en même temps mais qui semblait dépassé. Caitlyn entreprit d'analyser l'état des lieux, espérant qu'il ne la considérait pas comme une charge en plus mais comme une aide potentielle.

« Il fait de l'asthme ? J'avais une amie qui faisait de l'asthme, elle m'avait expliqué que si elle avait une crise et qu'elle n'avait pas de Ventolin, il fallait qu'on lui étire au max la poitrine, genre, en lui écartant les épaules. »

Se mettre dos à dos, entremêler les deux paires de bras au niveau des coudes et se pencher vers l'avant, obligeant l'autre à se décrisper. Elle n'était pas sûre qu'il s'agisse d'asthme, mais son esprit logique lui disait qu'appliquer cette méthode là ne serait très probablement pas contre productif... Que disait l'esprit logique de Takuma ?

HRP:
 
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MessageSujet: Re: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Sam 2 Mai 2015 - 18:03

Oui, il savait qu’il l’abandonnait et que ça n’était pas la meilleure des situations pour Abby, tout comme il savait qu’elle avait besoin de quelqu’un à ses côtés et, que si quelque chose se passait mal, il aurait probablement du mal à gérer trois urgences en même temps. En toute honnêteté, ça risquait fort de s’avérer compliqué. Mais voilà, il n’avait pas tout à fait le choix. Ils étaient quoi ? Quatre soignants plus ou moins formés et deux réellement aptes. Ça fait peu pour tous ces rescapés plus ou moins gravement blessés. Tous avaient besoin de se reposer, de se restaurer et surtout de se réhydrater. Mais ça, c’était pour ceux qui avaient le moins besoin de soins urgents. Ceux qu’on amenait au fur et à mesure dans d’autres pièces pour qu’ils se reposent loin de ce foutoir que la grande salle offrait. Parce que pour être un foutoir, ç’en était un. Tout ne semblait que douleur et lamentation et, pourtant, la plupart prenaient sur eux du mieux qu’ils pouvaient. Oui, tout le monde faisait au mieux. Pour ce que ça valait…

Alors lorsqu’il s’était retourné pour rechercher de l’aide de la part de Maxence ou du professeur, il n’avait pas eu le succès qu’il avait escompté. Non, en cet instant et en se précipitant vers le jeune homme de quelques années plus vieux que lui, il se sentait affreusement seul. Cette sensation se changea en angoisse quand il entendit une femme paniquer en face de lui. L’urgence de la situation, il l’avait vu, pour ça, il n’y avait pas de problèmes. Savoir comment s’occuper de tout, en revanche, relevait d’une autre compétence. Et, voilà, finalement, il n’était qu’un gosse et malgré tout ce qu’il avait apprit et tout ce qu’il avait fait jusque là, il se rendait soudain compte qu’il était dans une situation affreusement inconnue, bourrée de responsabilités et atrocement complexe.

Appelant Abby, il espérait qu’elle puisse venir à son aide pour pouvoir gérer la jeune femme, la calmer, lui décrire ce qu’il se passait et donc pouvoir agir à sa place. Malheureusement, il ne pouvait être partout et c’était probablement ce que tous se disaient en cet instant. Il aurait fallu un retourneur de temps. Et il aurait fallu que les problèmes de paradoxes temporels potentiellement destructeurs n’existent pas. Sauf que ça n’était pas le cas.

« Salut, ya besoin d'aide ? Qu'est ce qui se passe ? »

Il ne l’avait même pas vue approcher et sursautait en se rendant compte qu’on l’interpelait. Caitlyn, une fille de sa maison… et surtout : deux mains et un cerveau ! Merveilleux ! Surtout qu’elle semblait calme… ou détachée. Enfin, dans tous les cas, elle n’était pas en panique et, en soit, c’était déjà beaucoup.

« Euh, oui ! Lui, il s’étouffe, elle, elle hurle et est en crise de panique et … bah tous sont plus ou moins mourants. Voilà. »

Merci Takuma. La dernière phrase, c’était de l’humour noir non utile en cet instant. Oui eh bien, il est bien connu – du moins dans le milieu – qu’il en faut très souvent pour arriver à garder une certaine distance psychologique indispensable, une forme de prise de contrôle.

« Blessure à la jambe. Je… J’endors la jeune femme et je te décris. »
« Okay ! Elle perd beaucoup de sang ? Essayez de ne pas paniquer, bloquez tout et ouvrez grand que je puisse voir s’il y a quoi que ce soit d’obstrué. Lumos. Tu as des connaissances en médecine ? Dis-moi que oui ! »

Bonjour je change d’interlocuteur toutes les trois demi-secondes. Abby tout d’abord, concernant l’état de la jeune femme, puis le jeune homme qui s’étouffait et, enfin, Caitlyn qui se situait à ses côtés.

« Nan, ya rien… »

Pas facile de voir quelque chose en même temps.

« Immobilisez votre langue ! »

Elle n’était pas gonflée ou quoi que ce soit, en revanche, le fond de sa gorge s’il ne semblait pas si enflé que ça était rougeâtre, comme lors d’une inflammation. Penché au dessus de l’homme, il serrait les dents, se servant de sa baguette pour illuminer la trachée sans arriver à voir ce qu’il souhaitait.

« Il fait de l'asthme ? J'avais une amie qui faisait de l'asthme, elle m'avait expliqué que si elle avait une crise et qu'elle n'avait pas de Ventolin, il fallait qu'on lui étire au max la poitrine, genre, en lui écartant les épaules. »
« Est-ce que vous faites de l’asthme ? »

Regard d’interrogation du gars. C’est quoi ? Un non ? De la panique ? Un ‘je ne sais pas ce que c’est’ ?

« Du mal à respirer, la respiration saccadée, pas l’impression d’avoir un apport d’oxygène en cas d’effort ou de stress ? Oh et puis c’est con, s’il en faisait, il le saurait je pense non ? »

Regard vers Caitlyn.

« Cela dit c’était pas con du tout… »

Qu’est-ce que ça pouvait être d’autre ?

« Abby, il y a un petit flacon rouge dans mon sac, dépose-en quelques gouttes sur la plaie, ça calmera l’hémorragie ; tu t’en sors ? »

Inspirant à fond, le nippon avait fermé les paupières une seconde, sentant la main de l’homme se serrer de plus en plus compulsivement contre son bras. Respire, respire à fond. Rappelle-toi. Il tournait les pages mentalement de tous les livres qu’il avait avalé ces derniers temps, réentendait les conseils de Maxence, retrouvait les informations, les symptômes, les…

« Une allergie ! Vous avez avalé un truc ? Ça s’est pas déclenché comme ça merde ! »

L’homme émettait un sifflement inquiétant alors qu’il se mit à pointer du doigt le flacon qu’Abby avait fait boire à l’autre jeune femme un peu plus tôt.

« Sérieusement ?? Caitlyn, tu peux aller chercher dans le sac, c’est un petit pot en terre, avec une inscription latine à moitié effacée ? Merci.. »

Il s’était déjà mis à lancer un sort au jeune homme. Première fois qu’il l’utilisait : vous êtes rassurés comme ça hein ?
Il pouvait, sa respiration semblait plus profonde, dans la mesure du possible du moins, au fur et à mesure que le sortilège avançait. Ça irait, il fallait qu’il termine cela rapidement avant de pouvoir passer à la suite et se servir de la poudre, mais ça irait.
Quelques secondes plus tard, il posait sa main sur le petit pot de terre et se retournait vers Abby.

« Il faut désinfecter, et elle aura besoin de sang, ça tu ne peux pas le faire, commence par refaire ce que je t’ai montré pour te désinfecter, mais directement sur elle. Il va falloir l’anesthésiée avant, c’est douloureux. »

Du moins d’après ce qu’elle avait décrit de la plaie, pour elle, ça le serait, et pas qu’un  peu.

« Merci Caitlyn, tu peux aller aider Abby, ça ira de mon côté, c’était ça. C’est l’asthme qui m’y a fait penser.. »

Ouvrant le petit pot, il commençait à préparer les choses. Et elle fait comment pour l’anesthésier au juste ? Euh… avec un sort qu’elle ne connait pas ? Ou de l’alcool au choix.

« Ne referme pas avant d’avoir nettoyé surtout. Je finis et j’arrive, j’peux pas le laisser pour l’instant. »

Il respirait à peu près mais ça n’était qu’un artifice. Se retournant, le jeune homme se concentra de nouveau, l’instant suivant, il ne prêtait plus attention à rien mis à part à ce qu’il faisait.
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MessageSujet: Re: [EVENT 20/12/14 ] Still standing here - Abby   Jeu 9 Juil 2015 - 9:51

C'était une urgence, ni plus ni moins. Une urgence aux mains de trois gosses. Tenez, démerdez-vous, c'est cadeau ! Caitlyn devait avouer qu'elle ne s'était pas franchement attendue à une situation aussi grave lorsqu'elle avait pris la décision d'aller donner un coup de main à Takuma. Elle l'avait entendu jurer alors même qu'elle n'était pas tout près, et avait assez vite compris qu'il n'y avait pas grand monde de disponible pour venir l'aider. Elle avait pris le temps de finir ce qu'elle avait entrepris, histoire de ne pas laisser son propre patient en plan, puis s'était frayé un chemin à travers la Grande Salle remplie de blessés arrivés de Salem en plein milieu de la nuit jusqu'à l'endroit où s'affairait le jeune nippon. Pas besoin d'être savant pour voir qu'il était dépassé. Elle s'efforça d'écarter de son esprit toutes les émotions qu'avaient provoqué en elle les cris et les larmes qu'elle venait de contourner et d'ignorer. Ce n'était pas franchement le moment de craquer et céder à l'hystérie, elle le savait très bien. Elle n'était pas forcément toujours la pro en la matière, mais elle pouvait plutôt bien garder son sang froid quand c'était nécessaire, et pour le coup, ça l'était vraiment. Elle manifesta sa présence à Takuma qui ne semblait pas l'avoir remarqué et le fit sursauter sans le faire exprès avant de lui proposer de l'aide et de lui demander ce qui se passait.

« Euh, oui ! Lui, il s’étouffe, elle, elle hurle et est en crise de panique et … bah tous sont plus ou moins mourants. Voilà.
- Génial, merci. »

Elle leva les yeux au ciel mais un sourire vint tout de même étirer ses lèvres. En temps normal, elle n'aurait pas franchement apprécié le genre d'humour que venait d'avoir nippon, mais il fallait bien admettre que la situation avait besoin d'être un peu dédramatisée et qu'au fond, la manière n'importait pas tant que ça. Elle regarda son camarade qui avait l'air perdu sous l'avalanche de responsabilités auxquelles il devait faire face. Un jeune homme en train de suffoquer, une femme dont l'articulation du genou était manifestement à l'air, des proches en train de succomber à la panique… De plus en plus de petits détails attiraient l'attention de la belle Raven qui se contentait pour le moment d'analyser la situation dans laquelle elle venait de se retrouver plongée. Une autre jeune femme, un trait de sang barrant son front moite, les cheveux en pagaille et les pupilles dilatées par la concentration et l'épuisement, venait de s'approcher de la patiente au genou blessé pour entreprendre de la calmer avant de rapidement décrire le problème à Takuma. Celui-ci intégra tant bien que mal les différentes informations qu'il recevait en même temps et sa réponse fusa.

« Okay ! Elle perd beaucoup de sang ? Essayez de ne pas paniquer, bloquez tout et ouvrez grand que je puisse voir s’il y a quoi que ce soit d’obstrué. Lumos. Tu as des connaissances en médecine ? Dis-moi que oui ! »

La dernière partie de sa tirade s'adressait pour le coup directement à Caitlyn et elle ne put qu'esquisser une moue gênée.

« Désolée, pas plus que ça. »

On pouvait dire qu'elle avait appris quelques notions par-ci par-là, qu'elle n'avait pas trop eu le choix parfois. Le contenu des cours pendant les deux années où les Supérieurs occupaient l'école n'était pas vraiment axé sur les connaissances en soins, et c'était donc de son propre chef qu'elle avait appris quelques sortilèges qu'elle jugeait assez essentiels pour les gosses grandis trop vite qu'ils étaient. Le Vulnera Sanentur, notamment, et qui n'était habituellement enseigné qu'à des élèves plus âgés qu'elle. Mais elle ne pouvait pas pour autant se considérer comme une pro en la matière. Ses seuls atouts étaient sa logique et son sang-froid, mais elle n'allait pas se mettre à expliquer tout ça à Takuma. Pourtant, alors que ce dernier inspectait la gorge de son patient, elle émit l'hypothèse d'une crise d'asthme. Ce n'était pas forcément l'idée la plus intelligente au monde, mais c'était une piste à ne pas négliger et à exclure s''ils voulaient avancer dans leur diagnostic. Après tout, le stress avait le don de provoquer des problèmes respiratoires comme l'hyperventilation ou autres, et elle ne serait pas franchement étonnée qu'un asthmatique puisse devenir symptomatique dans une situation comme celle-ci…

« Est-ce que vous faites de l’asthme ? Du mal à respirer, la respiration saccadée, pas l’impression d’avoir un apport d’oxygène en cas d’effort ou de stress ? Oh et puis c’est con, s’il en faisait, il le saurait je pense non ? »

Elle haussa les épaules sans rajouter grand-chose, mais son geste voulait clairement dire qu'elle était totalement d'accord avec le raisonnement de son camarade.

« Cela dit c’était pas con du tout… Abby, il y a un petit flacon rouge dans mon sac, dépose-en quelques gouttes sur la plaie, ça calmera l’hémorragie ; tu t’en sors ? »

Même si l'ordre ne s'adressait pas à elle, Caitlyn n'hésita pas une seconde et alla fouiller dans un sac qui traînait à leurs pieds et qui ne pouvait être que celui du jeune homme. La dénommée Abby avait en effet l'air bien occupée à mettre en place un garrot au niveau de la cuisse de la jeune femme qu'elle soignait. Elle trouva le flacon rouge, le leva machinalement au dessus de sa tête pour le montrer à son propriétaire comme dans l'attente d'une confirmation puis suivit les instructions de ce dernier et déposa quelques gouttes sur la plaie. Elle n'avait pas franchement trop l'occasion de prendre des initiatives et se contentait de suivre les ordres dans le but d'aider le plus possible ses camarades, de leur alléger la tâche sans trop les encombrer. Et déjà, Takuma reprenait la parole, d'un ton presque triomphant.

« Une allergie ! Vous avez avalé un truc ? Ça s’est pas déclenché comme ça merde ! »

Et voilà l'homme qui pointait du doigt un autre flacon apportant la réponse et la confirmation aux déductions du nippon.

« Sérieusement ?? Caitlyn, tu peux aller chercher dans le sac, c’est un petit pot en terre, avec une inscription latine à moitié effacée ? Merci.. »

D'un bond, elle fut à nouveau près du sac et y rangeait le flacon rouge tout en cherchant le petit pot en terre. Elle finit par le trouver au fond du sac et l'en extirpa rapidement mais précautionneusement. Elle l'apporta à l'apprenti infirmier qui avait entrepris de lancer un sort au patient et attendit donc qu'il ait fini avant de le lui tendre. Alors qu'il ouvrait le petit récipient rempli de poudre, il en revint à nouveau au cas d'Abby.

« Il faut désinfecter, et elle aura besoin de sang, ça tu ne peux pas le faire, commence par refaire ce que je t’ai montré pour te désinfecter, mais directement sur elle. Il va falloir l’anesthésiée avant, c’est douloureux. »

Pour le coup, Caitlyn devait avouer qu'elle était assez impressionnée par la capacité de Takuma à gérer deux choses à la fois. Elle ne connaissait pas réellement le jeune homme qui était son aîné de plusieurs années et qui semblait parfois assez spécial… En fait, c'était probablement la première fois qu'elle lui parlait aussi longtemps – et elle avait été surprise qu'il connaisse son prénom, soit dit en passant, même si pour le coup, elle connaissait le sien.

« Merci Caitlyn, tu peux aller aider Abby, ça ira de mon côté, c’était ça. C’est l’asthme qui m’y a fait penser… »

Elle n'attendit rien pour rejoindre Abby auprès de la jeune femme qui semblait souffrir de douleurs atroces. Comme venait de le dire Takuma, elle avait besoin d'une anesthésie. Locale ou totale, peu importait en vérité. Un seul sortilège vint à l'esprit de Caitlyn et elle n'était pas franchement certaine que ce soit le bon choix mais avec un peu de douceur, de contrôle et de volonté, il y avait peut-être moyen d'en faire quelque chose d'efficace.

« Heu… Je pourrais tenter un Stupefix… en le rendant moins violent. »

Elle connaissait bien sa baguette et savait gérer la force des sortilèges pour obtenir un effet adapté. Elle avait à plusieurs reprises dû jouer là dessus car elle n'avait pas franchement un très large répertoire de sortilèges, donc elle compensait en modulant l'effet des sorts qu'elle connaissait. Par contre, elle n'avait pas encore fait ça sur un Stupéfix. Mais il n'y avait probablement pas de meilleure option. Ils n'avaient pas franchement le temps pour lui administrer une potion antalgique et attendre qu'elle agisse, et elle doutait qu'ils n'aient les moyens pour faire des piqûres comme le faisaient les moldus. Elle jeta donc un regard à Takuma et un autre à Abby, puis prit une inspiration et pointa sa baguette sur la jambe droite de la blessée.

« Stupefix. »

Elle avait prononcé le sortilège de sa voix la plus douce tout en tachant de faire en sorte qu'elle reste ferme, tendue, et avait effectué avec sa baguette un geste relativement lent mais précis et fluide. Le corps de la jeune femme eut un soubresaut mais ne fut pas propulsé vers l'arrière, ce qu'elle considérait déjà comme un succès. Par contre, elle n'avait pas réussi à confiner le coma magique à la jambe visée, si bien que le corps entier avait sombré dans l'inconscience. Tant pis, ils n'allaient pas chipoter. Elle s'empressa de faire apparaître une couverture et de l'étendre au moins sur la moitié supérieure de la jeune femme blanche comme un linge et à moitié vidée de son sang afin de remédier à la baisse de température et si possible éviter l'hypothermie. Elle regarda ensuite à nouveau ses compagnons et leur adressa un sourire un peu plus tendu que celui de tout à l'heure, ne sachant pas trop à quoi s'attendre comme réaction de leur part, pour leur signifier qu'elle avait fait sa part et que c'était au tour d'Abby de jouer.

« Ne referme pas avant d’avoir nettoyé surtout. Je finis et j’arrive, j’peux pas le laisser pour l’instant. »

Et il se retourna vers son patient, s'isolant complètement de ce qui se passait autour de lui pour se consacrer aux soins qu'il s'apprêtait à lui administrer.

« Si tu veux, je peux refermer la plaie, j'y arrive plutôt bien. Par contre, pour désinfecter, je sais pas vraiment comment m'y prendre donc je te laisse l'honneur. Et ya qu'à me dire, je peux te passer tout ce dont tu auras besoin. »

Elle retourna donc fouiller dans le sac de Takuma et regarda Abby jeter un sort puis endiguer les contours de la plaie avec du baume.

« Je pense qu'on peut progressivement commencer à relâcher le garrot… »

Elle savait qu'un garrot trop serré ou laissé trop longtemps pouvait au final causer plus de mal que de bien, et pour le coup, ça commençait à faire un bon petit bout de temps que le membre inférieur de la jeune femme était coupé de la circulation sanguine. Elle desserra donc un peu le nœud tout en gardant un œil sur les conséquences de ce geste sur l'état de la plaie. Tout sembla se passer plutôt bien, et elle sourit faiblement à Abby qui finissait avec sa désinfection. C'était donc à Caitlyn de jouer et elle se positionna de sorte à pouvoir facilement pointer sa baguette sur le genou de la patiente.

« Vulnera Sanentur. »

Chantonna-t-elle doucement une première fois, et la quantité de sang qui avait légèrement augmenté dans l'articulation à l'air diminua à nouveau.

« Vulnera Sanentur. »

Murmura-t-elle une deuxième fois, concentrée, et l'énergie qu'elle sentait la quitter au travers de sa baguette vint ressouder les tendons déchirés et rapprocher les berges de la plaie de la jeune femme endormie jusqu'à ce qu'elles se scellent complètement.

« Vulnera Sanentur. »

La troisième incantation ne fut qu'un faible chuchotement et finalisa la cicatrisation du genou dont plus personne n'aurait pu dire qu'il avait été ouvert. Caitlyn resta un moment immobile, comme pour s'assurer que rien n'allait se détériorer dans les secondes qui suivirent la fin de son sortilège. Puis, elle passa sa main gauche dans ses cheveux et secoua un peu la tête pour se tirer de l'espèce de torpeur dans laquelle elle s'était plongée. Un sourire illumina bientôt son visage pâle aux grands yeux bleus exorbités. Malgré la petite sieste qu'elle avait prise dans le couloir après avoir été chargée par la Maître de Potions de Salem de garder un tas d'enfants qu'elle accompagnait, la fatigue recommençait à se faire sentir. Ça faisait tout de même bientôt vingt-quatre heures qu'elle était debout et sa journée n'avait pas été de tout repos non plus. Elle se tourna vers Takuma qui avait manifestement fini de s'occuper du jeune homme.

« Bon, eh bien, on dirait que c'est tout bon par là, non ? »

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