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 Give up this fight, there are no second chances - Enzo.

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MessageSujet: Give up this fight, there are no second chances - Enzo.    Mar 16 Déc 2014 - 10:14



Give up this fight, there are no second chances
Enzo et Kezabel



Samedi 13.12 - Fin d'après midi.


Ça se passe mal. C’est tout, c’est comme ça et je ne peux pas le nier plus longtemps. Je ne sais pas comment s’est arrivé alors que tout avait si bien démarré. Le regard des autres ? La différence de caractère ? Ou juste l’impatience, la fatigue, la non-compatibilité. Je suis là, comme une idiote, à l’attendre dans le couloir pour le patio des 4 saisons, assise sur les pavés. Je me dis que… peut-être, un peu de temps ensemble, juste lui et moi, pourrait remettre les pendules à l’heure. Peut-être même que l’on pourrait discuter et régler ce qui ne va pas. Oui voilà, discuter tout simplement, il n’y a rien de compliquer à ça d’avoir une discussion entre deux adultes responsables. J’arrive presque à me remettre en confiance, me disant que de toute manière ça ne pourrait pas être pire.
 
Je finalise mes traits, un peu trop déconcentrée à mon goût mais le résultat est celui que je souhaitais. Je tends la feuille devant moi et esquisse un sourire attendri. Je ne sais pas quel effet ce dessin aura sur la personne à qui il est destiné mais je suis plutôt contente de ce que ça donne. Je griffe le derrière de la feuille de ma signature, avec la date du jour et le range soigneusement dans une pochette prévu à cet effet. Aussitôt fait, mon cerveau repart en cavale…
 
Un peu plus d’un mois que je sors avec Harry et la situation s’est dégradée aussi rapidement que nous nous sommes appréciés. Je n’arrive pas à l’expliquer, pas quand je ressens encore cette attirance pour lui et quand ses baisers me réchauffent le cœur. J’aime quand il prend ma main dans la sienne ou qu’il m’attire timidement contre lui. Je ne dirais pas que je suis éprise d’amour pur et fou pour lui mais… il y a une petite flamme, quelque part, qui s’allume quand je le vois.


Je pousse un long soupire, ramenant mes genoux contre moi, appuyant ma tête sur le mur derrière moi, levant les yeux au plafond. Je peux au moins penser à des choses plus positives en attendant non ? Comme par exemple, les vacances scolaires. Je ne sais toujours pas si nous aurons le droit de rentrer chez nous mais si c’est le cas… c’est SKI PARTY ! En famille mais surtout avec Riley, cette petite étoile de ma vie. A en juger par les lettres d’Adam, je ne suis pas la seule à être heureuse qu’elle vienne avec nous si jamais nous en avons la possibilité…Je me demande si sa retenue s'est bien déroulée d'ailleurs. Bref, dans tous les cas, j’ai hâte. De retrouver les miens, passer du bon temps, ne plus penser aux cours. Juste être bien. Et il ne faut pas que j’oublie de prendre un petit cadeau pour Keane que je lui offrirais à la rentrée. Ni d’offrir celui de…
 
Des bruits de pas dans le couloir me tirent de ma rêverie temporaire. Je tourne la tête vers ma droite et l’aperçois, mains dans les poches, emmitouflé dans son sweat, l’air… bougon. Et je me dis que ça n’est pas gagné si nous voulons recoller les morceaux brisés.
 
¥
 
« MAIS ÉCOUTE MOI MERDE ! »
 
J’explose, littéralement. Cette discussion dure depuis facilement un quart d’heure et je suis au bout du rouleau. Ma douceur a volée en éclat tandis que mon agacement et la douleur se font plus présents. Je n’arrive pas à me faire entendre, à me faire comprendre. Ça me frustre, j’ai la sensation qu’un mur est dressé entre nous et que nous ne nous entendons pas. Et pourtant, je n’ai pas envie de lâcher prise, pas comme ça…
 
Il reste là, droit devant moi, le visage fermé et son cœur aussi. Je le sens, imperméable sous sa carapace de je m’en foutiste. Et moi je ne sais plus quoi faire. Je ne devrais pas me mettre dans des états pareils pour un garçon, c’est ridicule. Et pourtant je suis là devant lui, les joues brûlantes et les larmes au bord des yeux. Je suis stupide.
 
« Je te demande juste de m’écouter Harry ! Je te demande pas la Lune bon sang ! On a déjà discuté de ça un million de fois et on en est toujours au même point. Je me fou de ce que tu es t’entends ? Bordel ! Et puis… Arrête de faire cette gueule tout le temps, H-24 ! 
- C’est toi qui m’écoute pas ! Si t’es pas contente tire-toi putain ! Et va te taper un mec, plusieurs même ! J’en ai rien à foutre ! Qu’est-ce que tu comprends pas là-dedans ?! »
 
 
Les mots tombent et je sens mon cœur se soulever. Je fronce les sourcils, sentant déjà les larmes me trahirent. J'ai une effusion de mot qui menace de sortir et de s'éclater contre lui, contre les murs. Je sens l'envie de lui hurler des choses, des insultes. D'exploser. Parce que si je me montre aussi douce qu'un Printemps au quotidien, l'Hiver ne tarde pas à revenir au galop, faisant gronder son orage glacial, cette tempête qui me renverse les émotions comme un vulgaire château de carte. Ma vue se brouille au rythme des secondes.
 
Seul réflexe : Je croise les bras, me redresse et tente de ravaler une vague de larme.
 
« Tu... tu sous-entends quoi là, hein ?
-   T'es quand même pas débile, tu comprends très bien ce que j'suis en train de te dire. Ça m'gave tout ça, cette histoire de couple. J'en ai marre d'me prendre la tête ! J'ai pas envie, t'entends ? »
 
Temps d’absence. Une seconde s’évapore. Puis deux, puis trois…
 
« … Tu n'es qu'un sale con Harry Turner. »
 
Et je pars. Mes pas me dirigent d'eux même vers la sortie, parce que l'air me manque, les larmes me brûlent et malgré moi, mon cœur subit des assauts qui me sont douloureux. Je le dépasse, sans le toucher. Surtout pas. Je ne veux pas ressentir cette douce chaleur lorsque je sens son parfum ou lorsque je le frôle. Je ne veux pas non plus le regarder. Sa demande a été clair... plus que clair. C'est terminé. En cette même seconde, c'est terminé. Et c'est trop con, j'ai pas à me mettre dans des états pareils... pas pour un garçon. Pas pour une histoire aussi légère, aussi...
 
Je me sens pathétique. Je marche d'un pas rapide dans les couloirs, rajustant mon sac sur l'épaule. Mon cœur tambourine dans ma poitrine et je serre ma mâchoire à m’en faire mal. Stupide. Il ne vaut pas la peine que tu pleures, t’entends ? Il n’en vaut pas la peine. Et pourtant… je crois que je suis vexée. Blessée. J’ai fait un tas d’effort pour lui, pour encaisser son humeur de chien et ses réflexions parfois déplacées. Je suis consciente que lui aussi a dû prendre sur lui plus d’une fois, ne serait-ce que pour le regard des autres. Alors pourquoi on en est arrivé là ? C’est juste… la vie. C’est comme ça.
 
J’essuie mes larmes d’un geste rageur avec la violente envie de m’isoler, refaire le point, me retrouver. Parce que Kezabel, c’est aussi ça : Faire face à sa douleur, l’analyser, la ravaler et l’enterrer six pieds sous terre. En gros, relativiser des choses aussi anodines. Anodines lorsque l’on a affrontée une « guerre » à 16 ans, perdu sa mère et vu son frère être paralysé à vie de ses jambes. Mais le visage d’Harry reste tout de même là, ses réflexions aussi. Mais surtout, cet air complètement détaché, comme si il n’en avait absolument rien à faire que tout se termine. Quelle importance, de toute manière ? Ça n’était qu’une amourette d’un mois.
 
Tu ne devrais pas être si fragile.
 
Et c’est la vérité.
 
Je garde un goût amer dans la bouche, tandis que mes larmes cessent malgré mes yeux sûrement rougit et brûlant. Je ne sais pas où j’ai poursuivis mon chemin mais l’envie pressante de tenir un crayon et d’évacuer tout cela sur une feuille blanche, tambourine dans ma tête et dans mon ventre. J’ai déjà tout le matériel dans mon sac alors il ne me reste plus qu’à trouver un endroit où mon cœur pourra s’alléger et où…
 
« Aïe ! »
 
Léger couinement de douleur, je fronce les sourcils en me frottant le front, en reculant de quelques pas. Je viens d’entrer en collision contre un mur de béton ? Mur de béton bouillant dit en passant… Je lève les yeux, encore rougit par les larmes venant à peine de s’arrêter de couler. Je reconnais aussitôt cette bouille adolescente aux traits presque adulte.
 
« Oh Enzo… Je suis désolée, je regardais pas où j’allais. »
 
Faible sourire de ma part, qui ne doit pas être convaincant avec mes yeux encore humides, traitresse d’une douleur vexante. N’y pense pas, pas en présence d’Enzo. Je n’ai pas envie qu’il me voit comme ça, je m’y refuse. N’allez pas me demander pourquoi, je n’en sais rien. L’esprit dans le vague, je perds un peu le nord, restant une seconde absente. Peut-être plus. Avant de me recentrer sur Enzo en clignant rapidement des yeux.
 
« Alors, content d’être en vacance ? Tu as des plans de prévus si jamais nous avons le droit de partir ? »
 
Ma voix est tremblante et je me maudis pour ça. Je me maudis de me mettre dans un état pareil, je me maudis de ressentir cette rancœur, cette blessure. Et je me maudis de me dire que malgré son caractère grincheux, il me manquera, même si actuellement, je lui en veux.
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MessageSujet: Re: Give up this fight, there are no second chances - Enzo.    Lun 22 Déc 2014 - 20:00

Samedi 13 Décembre 2014 - Fin d’après midi
Give up this fight, there are no second chances



Kezabel & Enzo

T’es trop gentil Enzo. La bonne poire qui se laisse humilier sans réagir, qui garde son calme pour ceux qui ne sont pas capables de le faire ou qui n’essaient même pas, qui encaisse sans rien dire parfois même avec le sourire … A quel moment je me suis dit que c’était mieux, que c’était bon pour moi ? Est-ce que j’ai l’air heureux de m’en prendre plein la gueule gratuitement ou de rester poli avec des personnes qui ne peuvent pas m’encadrer et réciproquement ? A quel moment je me suis dit que ça n’en valait pas la peine, que passer au dessus de tout ça et rester calme au moins en apparence était la meilleure chose à faire ? Ne me demandez pas pourquoi je pense à ça maintenant, j’en sais foutrement rien mais j’ai cette espèce de sensation désagréable au creux de l’estomac qui ne me lâche pas depuis quelques heures. C’est comme si j’avais une envie violente et brutale de hurler jusqu’à ce qu’il n’y ai plus une seule trace d’air dans mes poumons, une envie de dire au monde entier que je ne suis pas un paillasson sur lequel on peut s’essuyer les pieds sans avoir peur des conséquences.  Autant de rancœur, de rancune, de frustration … Ça m’étouffe … Et pourtant je sais pertinemment qu’encore une fois je vais me la fermer, attendre que ça passe, remballer tout ça et faire comme si ça n’avait pas la moindre importance. Comme avec cette fille l’autre jour, ou Doryan, Connor et j’en passe. Travail sur soi, c’est ça, prendre sur soi, et pourquoi au juste ? La vérité c’est que des raisons il y en a des tas, et des bonnes, mais aujourd’hui aucune ne me parait suffisante.

Est-ce qu’il s’est passé quelque chose de particulier pour déclencher cet état ? Je ne crois pas, en tout cas je ne vois pas mais pourtant je ne peux pas faire abstraction de ce ressentis étrange qui me colle à la peau depuis ce midi., depuis … peu importe.

Besoin d’être seul, donc je m’isole alors que ce matin j’étais d’une humeur particulièrement légère et sociable. C’est pas grave, j’ai une raison toute trouvée pour ce lunatisme qui me colle à la peau : La Lycanthropie. Elle a bon dos la Lycanthropie et surtout elle arrange bien tout le monde. C’est pas grave, laissez le ça lui passera, c’est dans sa nature d’être comme ça … Mais allez vous faire foutre ! C’est pas dans ma nature d’être un putain d’être humain avec des putains de sentiments peut être ? Je ne suis pas pire, ni mieux, je suis simplement moi avec mes forces et mes faiblesses, avec mon caractère, ma particularité certes mais arrêtez d’en faire une putain d’excuse parce que ça vous arrange. J’ai pas envie de revenir à cette époque où la plus part des gens me fuyais, soit par peur, soit par dégoût, mais parfois j’aimerai bien qu’ils impriment un peu à qui ils ont affaire ? Je ne suis pas un chiot inoffensif, j’ai vu, vécu, et commis bien plus de choses dans ma vie qu’un type de mon âge n’aurait du le faire et pour ça, pour être encore debout aujourd’hui malgré tout ça et pour vivre avec au quotidien, ou tout simplement parce que c’est une chose normale et qui concerne tout le monde, je mérite le respect.

Alors non, contrairement à ce que certains doivent penser, je ne vais pas aller me défouler sur quoi que ce soit ou qui que ce soit, parce que la bête sauvage est parquée et elle le restera. Bientôt trois ans que l’on cohabite elle et moi, Loup et moi, et il est bien le seul à qui je peux me raccrocher en n’importe quelle circonstances, le seul à ne pas me juger même s’il ne me rend pas toujours la vie facile. Voilà, c’est un de ces moments où l’Homme me déçoit et ça n’est pas de la colère que je ressens, juste … oui, de la déception. Aujourd’hui je n’ai pas envie de me remettre en question et je ne le ferai pas. On relève la tête jeune homme, et on marche en la portant bien haute.

« Aïe ! »

Leit motiv de la journée, non je ne m’excuserai pas cette fois. J’ai pas envie d’être un gentil garçon bête et discipliné qui se plie en quatre pour arranger les autres. Pas aujourd’hui. Ni avec qui que ce soit. Pourtant quand je croise son regard c’est comme si tout s’estompait en un instant, toute cette rancœur envers l’Humain, et même cette sensation désagréable et indescriptible qui me colle à la peau depuis ce midi. Mon instinct est en éveil, mes sens aussi, mais je ne parviens pas à mettre le doigt sur ce qui cloche. Est-ce que c’est du à ce qu’il s’est passé dans la Forêt ? Probablement.
Elle lève les yeux vers moi et déclenche un élan de douceur dans tout mon être. C’est un fait, je n’aime pas la voir comme ça et instinctivement je m’apaise pour ne pas envenimer la situation en me disant qu’elle n’a certainement pas besoin de faire face à mes états d’âmes. Elle me semble si fragile en cet instant, les yeux rougis même si elle tente de se reprendre. Tu crois vraiment que je ne me rends pas compte que tu as pleuré ? Ne me prends pas pour un con toi non plus s’il te plait.

« Oh Enzo… Je suis désolée, je regardais pas où j’allais. »

Arrête de sourire. Arrête de faire comme si tout allait bien alors que ça n’est pas le cas et que ton corps tout entier le cri. Ça ne me regarde pas, tu n’as pas de compte à me rendre et je ne suis personne d’autre pour toi qu’un gosse à qui tu donnes un coup de main régulièrement mais … c’est complètement faux. Je suis plus que ça, je le sais, et c’est réciproque. Amie ? Je ne sais pas si on peut vraiment dire ça mais en réalité aucun qualificatif ne me vient en tête. Tu es toi, et c’est tout. Tu as de l’importance pour moi, je pense en avoir aussi pour toi dans le sens où on se comprend assez bien. Parlez avec toi est quelque chose qui me tient à cœur, quelque chose que je ne contrôle pas de toute façon mais ça me fait du bien c’est une évidence. Alors non, je n’aime pas la voir comme ça, dans cet état, et ça non plus je ne le contrôle pas. Je ne tente même pas de le faire de toute façon.

« Alors, content d’être en vacance ? Tu as des plans de prévus si jamais nous avons le droit de partir ? »

Arrête …

« On s’en fout de mes vacances. »

Réaction brutale et impulsive, imprévisible et étonnante pour ma camarade je pense mais je ne tente même pas de brider ça. Est-ce qu’on s’en fout réellement ? Sur le moment, oui, ça n’a pas la moindre importance et puis de toute façon je n’ai pas de réponse exacte à lui donner concernant ces fameuses vacances.
Le ton n’est pas agressif, il est sans doute un peu brusque c’est vrai mais pas agressif, et même si mon langage corporel peut sembler un peu intrusif, même si j’ai conscience d’avoir peut être l’air impressionnant voir imposant comme ça là aussi droit devant elle et mes yeux planté dans les siens avec une certaine assurance doublée de fermeté, il n’y a en moi à son égard que de la douceur et un certain instinct de protection qui se réveille. Je me connais, je sais que j’ai l’air d’une brute mais ça n’est partiellement qu’une apparence. Oui, paradoxale, encore et toujours. Et alors ?

« Qu’est ce qui va pas ? »

J’ai parfaitement conscience d’empiéter sur sa vie privée sans en avoir aucun droit, et la forme est peut être à revoir mais en l’état je ne suis pas capable ni n’envisage de réagir autrement. Je m’écoute, avant d’écouter les autres et les conventions, la pression que je me mets sans doute aussi tout seul sur les épaules. Je suis maitre de moi-même et c’est tout. J’assume. Dans tout ça personne ne l’oblige à me répondre après tout, et ça ne me fait pas peur qu’elle me demande gentiment de me mêler de ce qui me regarde mais j’avais envie de poser la question – chose qui n’a rien à voir avec de la curiosité mal placée – et je l’ai fait. Point barre.
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MessageSujet: Re: Give up this fight, there are no second chances - Enzo.    Ven 9 Jan 2015 - 14:55

Ne pas perdre la face, ne pas laisser ce sourire s’estomper. Il reste ma meilleure défense jusqu’à ce jour, évitant ainsi l’occasion au plus vicieux de venir s’immiscer au creux de mes failles comme lorsqu’ils le feraient dans les entrailles d’un labyrinthe. Je ne veux pas être ce labyrinthe. Je ne veux pas que qui que ce soit ne vienne glisser entre mes blessures encore ouvertes. Parce que ça n’est que maintenant que je me rends compte que le temps n’était qu’une illusion, qu’une hypocrisie. Il suffit d’une simple faiblesse, d’une baisse de régime où le cœur est trop lourd pour que tout remonte à la surface, comme si la douleur ne pouvait s’écouler normalement hors de nous. Les conséquences de ces mois insoutenables de terreur et de pression ? Ou simplement le résultat d’une douleur incorrectement soignée, d’un mal couvert hâtivement d’un vieux pansement usagé qui ne tient même plus sur votre peau. Pour que tout aille mieux rapidement, le plus vite possible. Comme étouffer un feu sous un amas de terre. Je sais que tout cela n’est que provisoire, ce bandage de fortune qui dure depuis déjà trois années, bientôt quatre. Bientôt un « anniversaire » à fêter. C’est stupide, pourquoi appelle-t-on ça un anniversaire ? Un évènement censé fêter quelque chose de marquant qui n’arrive qu’une fois par an.
 
Je n’ai pas envie de « fêter » la mort de ma mère qui effectivement, n’arrivera qu’une seule et unique fois. Une première fois qui t’afflige une douleur innommable et te laisse avec des années de rancunes derrière toi. Je ne pensais pas réussir à croire encore en l’Humain, pas après avoir vu cde tableau monstrueux se peindre devant mes yeux avec pour matériel, la douleur, le sang et la violence. Puis il y a eu Lucie, mais surtout Riley. Elle fait partie des personnes qui calment ces hurlements au fond de moi que je ne comprends pas toujours. Les faire taire, c’est ce que je peux faire de mieux. Pardonne-moi.
 
Pourquoi tout cela remonte maintenant ? Parce que je me suis fait larguer bêtement par une garçon idiot ? Moment de faiblesse et les démons reviennent frapper à ta porte, pour te rappeler qu’ils sont bels et bien là, que tu ne t’ai pas débarrassé d’eux. J’ai mal fais les choses. Mais ça n’est pas une raison pour venir  me lamenter et larmoyer auprès de Lui. Enzo, qui se tient devant moi comme un mur de brique. Il doit bien faire deux tête de plus que moi et j’ai… presque envie de m’enfouir dans ses grands bras de jeune garçon qui a l’air d’avoir grandi trop vite. Pourtant, j’arbore un sourire fragile, mes yeux humides sont traitre de ce que je vis en cette seconde. J’en veux à Harry mais je suis avant tout blessé. C’est stupide, encore une fois … et c’est bien pour ça que je ne veux pas exposer cette blessure trop vive à mon goût. Je me suis laissé aller bêtement, à m’attacher. Ca n’était pas l’amour de ma vie, loin de là mais … je ne sais pas, je ne peux pas expliquer. Et puis, il n’y a rien à expliquer. La vie ne s’arrête pas à une chose aussi instable…
 
Mon regard rencontre celui d’Enzo et ce que j’y vois me donne un long frisson étrange le long de ma colonne vertébrale. Sombre, froid, soucieux. Quelque chose à l’air d’avoir changé mais je n’arrive pas à savoir quoi, à déceler cette « différence ».
 
« On s’en fou de mes vacances. »
 
Sa brutalité me gifle avec violence. Je plante mon regard dans le sien, fronçant les sourcils.  Je l’ai rarement connu avec cette brutalité dans la voix et le peu de fois où cela s’est produit, ça ne m’était jamais destiné. Mais cette fois le ton est… différent. Il est brutale, certes et c’est comme ça que je le perçois mais son regard se teinte soudainement d’une douceur et d’une fermeté qui se mêlent et ne me lâche pas. Enzo est un garçon que j’apprécie vraiment beaucoup, énormément même et si je ne devais être que son professeur, les évènements de la vie ont fait que, désormais, je le considère plus comme un ami. Même en cet instant, je ne comprends pas, ni son comportement, ni son ton…
 
« Qu’est ce qui va pas ? »
 
Je ravale ma salive et me sens … paumée. Stupidement paumée. Je réajuste la lanière de mon sac sur mon épaule, puis entoure mon torse de mes bras. Je ne veux pas être faible, je ne veux pas le paraître, je ne veux pas qu’il voit que j’ai pleuré pour un abruti pareil.
 
« Pas ici. »
 
Les mots sont sortis tous seuls. Je maintiens mon regard et lui fais signe de me suivre, afin que nous nous écartions un peu de les va et viens du couloir. Pas que j'ai honte que l'on sache qu'Harry et moi s'est terminé ou je ne sais quoi d'autre, juste que je ne veux pas me mettre à pleurer devant toute la population de Poudlard et que de toute manière, ça ne regarde personne. Et j'avoue ne pas avoir envie ... de voir débarquer Harry, comme ça. Je ne sais même pas pourquoi j'en parle à Enzo... peut-être parce que quelque part ça me fera du bien et que sa présence masculine et amicale est rassurante et vous donne envie d'être consolé dans ses grands bras. Je m'appuie dos au mur en poussant un soupir de lassitude. Je ne sais pas si je suis triste ou en colère, ou alors les deux. En colère que tout ces efforts n'aient servi à rien, d'avoir fait l'impasse sur ses sauts d'humeurs m'ont visiblement uniquement servi à repousser l'échéance de ce qu'il vient de se passer.

J'ai eu envie de lui dire de laisser tomber, que ça irait mieux demain comme d'habitude et que de toute façon, ça n'était rien. Mais Enzo a ce genre de regard qui te fais comprendre que si tu tiens ce genre de discours, ça l'agacera. S'il me demande ce qu'il ne va pas, c'est sûrement pas pour faire le gentil garçon.

« Je viens de me disputer avec Harry. Et ça ne se reproduira probablement plus puisque c'est terminé. »

Clair, bref et concis. Je ne pense pas utile de jouer le drame en pleurant que c'était l'homme de ma vie – puisque ça n'était de toute façon pas le cas -, même si je sens déjà les larmes remonter au bord des yeux. Je me hais pour ça. Regarde toi Kezabel, tu as affronter une guerre et la mort de ta mère en étant toujours debout... Et tu oses pleurer pour quelqu'un comme lui ?

« Je me sens humiliée pour ce qu'il a dit et vexée... Je devrais m'en foutre mais il faut croire que non. »

Je ne le regarde pas, je me repasse rapidement les derniers événements et je secoue la tête, sans réellement m'en rendre compte. Qu'il ne veuille plus... être avec moi, je peux encore le digérer. Même si là, maintenant, c'est douloureux. Mais ce sont les choses de la vie contre laquelle nous ne pouvons rien faire.

« De toute manière, il a été très clair : Il n'en a rien à foutre, je cite, que je me tape quelqu'un d'autre, même plusieurs mecs. Il s'en foutait. Je pouvais bien partir comme ça que ça n'avait pas la moindre importance...»

Je serre les dents, ravalant mes larmes. C'était pas ce que je voulais... Je me suis battue pour lui faire comprendre que le fait qu'il soit transgenre m'importait peu. Que je n'étais pas avec lui pour ça, par curiosité ou je ne sais pas quoi d'autre. Juste parce qu'il était... Harry. Et que dans ces bons jours il était plus qu'adorable, attentionné et présent. Même si c'était rare, c'est arrivé. Mais même après m'être bataillé constamment pour ça...

« Il faut que croire que … j'étais pas à la hauteur. »

Ou qu'il me trouvait pas à son goût, qu'il voulait juste tester. Je n'en sais rien et c'est ça qui me rend mal. Peut-être que j'étais trop entreprenante et que je l'ai dégoûter. Un profond malaise s'installe et j'essaie de ne pas y prêter attention. Ça ne sert à rien de m'ajouter tout ça sur la tête, c'est ridicule. Pourtant, cette vague de honte persiste... Je ne sais plus vraiment quoi penser.

J'affiche un demi-sourire tremblant, relevant mes yeux vers Enzo qui se tenait toujours là :

« Voilà... Tu sais tout de la vie sentimentale de ta prof. Peut-être que je vais être viré pour ça ... »

La tentative d'humour est sûrement vaine, mais c'est la seule manière pour que je ne fonde pas stupidement en larme pour quelque chose dont je rirais avec Riley d'ici quelques mois...
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MessageSujet: Re: Give up this fight, there are no second chances - Enzo.    Ven 9 Jan 2015 - 19:45

« Pas ici. »

Réponse automatique je pense, après quelques instants d’hésitation de sa part et je me contente d’acquiescer d’un signe de tête avant de la suivre sans dire un mot. Main dans les poches, toujours coincé dans cette espèce de fermeté que je ne compte pas lâcher comme ça, je la regarde s’appuyer contre un mur alors qu’elle laisse échapper un soupir qui me parait plein de lassitude. Nouveau silence, ça n’est pas moi qui le briserais.
Debout devant elle, la surplombant de ma hauteur mais gardant une certaine distance par respect pour son espace vital je l’observe sans rien dire, patient, attentif au moindre geste, à la moindre respiration, au moindre battement de cœur. Je pense qu’elle est entrain de se demander ce qu’elle va me dire, si oui ou non elle va répondre à ma question, et de quelle manière, mais visiblement les émotions prennent le dessus et ses lèvres finissent par se desceller.

« Je viens de me disputer avec Harry. Et ça ne se reproduira probablement plus puisque c'est terminé. »

Hum. Ok. Comment est ce que je suis sensé réagir à ça ? Je n’en sais rien, c’est sans doute pour ça que je ne réagit d’ailleurs pas mais quelque chose me dit que de toute façon elle n’a pas terminé. Pas de « je suis désolé » ni de phrase toutes faites. Je ne peux pas dire que je ne comprends pas l’état dans lequel elle est, ça serait mentir, mais chacun vit les choses à sa manière et je n’ai pas à faire le moindre commentaire.

« Je me sens humiliée pour ce qu'il a dit et vexée... Je devrais m'en foutre mais il faut croire que non. »

Elle ne me regarde pas mais je peux facilement sentir le mélange de colère et de peine qui circule dans ses veines et ça ne me plait pas. Je n’ai pas à m’en mêler, je n’ai pas dit que j’allais le faire même si j’ai posé la question qui a déclenché ces informations, mais non ça ne me plait pas qu’elle soit dans cet état à cause de ce … Il vaut mieux que je ne termine pas cette phrase.

« De toute manière, il a été très clair : Il n'en a rien à foutre, je cite, que je me tape quelqu'un d'autre, même plusieurs mecs. Il s'en foutait. Je pouvais bien partir comme ça que ça n'avait pas la moindre importance...»

De l’amertume dans le fond de sa voie, et dans son regard aussi, mais une volonté de rester droite et forte, de ne pas craquer. Je comprends. J’ai envie de lui dire qu’elle en a parfaitement le droit mais encore une fois je garde le silence.

« Il faut que croire que … j'étais pas à la hauteur. »

Cette fois c’est moi qui fronce les sourcils, clairement mécontent d’entendre une telle connerie et je me vois entrain de faire un pas en avant mais m’arrête aussitôt. Elle relève la tête et m’offre un sourire, je lâche un soupir malgré moi.

« Voilà... Tu sais tout de la vie sentimentale de ta prof. Peut-être que je vais être viré pour ça ... »
« Dis pas n’importe quoi. »

La machine se met en marche, le bloc de pierre se fissure un peu et laisse parler son instinct. Par des gestes lents, d’une manière se voulant non intrusive, ma main enroule son bras et la ramène vers moi en douceur mais toujours avec une certaine forme de fermeté. L’instant d’après elle est contre moi, son visage contre mon torse, ma tête sur la sienne et mes bras autour d’elle. Oui, je me suis permis, je n’ai pas réfléchis, et je ne regrette pas. Ca n’est pas calculé, je n’essaie pas de profiter de la situation, juste de lui apporter un peu de ma présence et de ma chaleur parce que je sais que parfois c’est tout ce dont on a besoin.

« T’es pas juste une Prof, Keza. »

Je fixe le mur sans vraiment le voir en prononçant ces mots qui sortent de manière naturelle, mais c’est simplement un fait. Au départ, oui, elle était une fille avec qui ça passait bien et qui me filait un coup de main pour certains cours mais aujourd’hui c’est plus que ça. Je ne sais pas si on peut parler d’amitié, j’ai tendance à être très … comment dire ça … J’en sais rien, mais les gens étant en général unique pour moi une fois qu’ils s’approchent assez près de ma carapace et qu’ils parviennent un peu à la franchir, je dirais simplement qu’elle y a sa place donc non, elle n’est pas juste ma Prof.

Il se passe quelques minutes dans le silence avant que cette étreinte se défasse et je ne sais pas vraiment de qui vient l’amorce de la séparation mais ça n’a pas la moindre importance. Une fois l’un en face de l’autre je cherche son regard, le trouve, et lui sourit en remettant une mèche de ses cheveux derrière son oreille sans rien calculer encore une fois.

« J’vais être honnête, j’peux pas l’encadrer. Enfin à la base c’était lui qui pouvait pas m’encadrer parce que dans le fond, personnellement, j’en ai juste rien à foutre de sa gueule mais j’sais pas, la mienne ne lui revient pas j’crois. Pourtant j’pense pas lui avoir fait quoi que ce soit … »

Instant de réflexion … Mais je me rends compte que ça n’a strictement aucune importance. Il n’est pas le premier à ne pas m’encadrer, alors que ce soit gratuit ou pas … Je m’en tape royalement.

« Ceci dit, j’ai pas à juger votre histoire et je compte pas le faire mais … Le laisse pas te faire croire que tu le méritais pas ou qu’il méritait mieux que toi. T’es une fille géniale Kezabel, on peut qu’avoir envie d’être avec quelqu’un comme toi et s’il a pas compris ça c’est que … »

Que c’est un gros con ? Oui, je le pense dur comme fer mais je vais m’abstenir par respect pour elle.

« C’était probablement pas le bon moment ? »

Haussement d’épaules. Mes mains retrouvent mes poches après que l’une d’elle soit aller abaisser ma capuche non sans frotter un peu l’endroit au dessus de mon arcade légèrement égratignée par ma virée en Forêt de ce midi.

« J’veux pas rentrer dans la psychologie à deux balles, surtout que j’sais pas ce qu’il peut être entrain de vivre d’un point de vue perso mais … enfin … J’en ai quand même une petite idée de ce que ça fait d'être ... en transition, on va dire ça comme ça. »

C’est pas facile de devoir vivre avec des changements, une personnalité complexe, un être qu’on n’est pas vraiment, celui qu’on se croit être, qu’on veut être. Bref, on a tous nos problèmes et des moments difficiles.

« En tout cas c’est pas une excuse pour te traiter comme il l’a fait, on n’a pas le droit de traiter les gens comme ça sous prétexte qu’on va pas bien ou je sais pas quoi. Faut savoir prendre sur soi un peu. »

Kyle a suffisamment eu affaire à mes sautes d’humeur pour savoir que je sais de quoi je parle, et que par conséquent oui d’un certain côté je peux envisager de comprendre Harry mais ça ne l’excuse en rien de même que ça ne m’excuse pas moi non plus. Je ne suis pas calé dans le domaine mais j’imagine que sa transition ne doit pas être de tout repos. La mienne ne l’était pas, même si elle est différente, alors oui je pense comprendre un peu. Je ne suis pas passé d’un sexe à l’autre, je suis « simplement » devenu à moitié animal, mais je pense sincèrement que certaines conséquences sont les mêmes. En attendant, d’un point de vu typiquement humain et masculin …

« J’devrais sans doute pas dire ça mais tant pis, j’le dis quand même : Tu mérites mieux. »

Je ne cherche pas à esquiver son regard, j’assume parfaitement ce que je dis même si … Comment est ce que je l'aurai pris si quelqu'un avait dit la même chose à Kyle me concernant ? Je n'aurai pas apprécié, ça c'est certain, mais je pense qu'avec le recul j'aurai compris puisque de toute façon je l'ai moi même pensé. D'ailleurs, à la réflexion, quelqu'un le lui a déjà dit, et il me l'a dit à moi aussi. Il mérite mieux que toi … Oui c'est certain ça fait mal à entendre mais ça n'est pas comme si je me préoccupais réellement de ce que peut ressentir Harry Turner.

« Tu mérites d’être avec quelqu’un qui te respecte, quelqu’un qui est gentil avec toi et qui te fait te sentir bien. Pas un … »

Stop. Silence. Une seconde. Une deuxième. Sourire mi-gêné, mi-sarcastique et main dans les cheveux tout en regardant le sol quelques instant avant de relever les yeux vers le plafond.

« C’est pas facile de parler de lui sans lâcher tout ce que je pense réellement. »

Et j’écrase un rire amusé même si en soit la situation n’a rien de drôle mais c’est réellement pas évident de me retenir. Bref, concentration ! Si je ne peux pas parler de lui sans être désagréable alors je vais parler d’elle, de la vision que j’ai d’elle en tout cas.

« T’es gentille, attentive, compréhensive, drôle, t’as toujours un mot ou une attention pour faire sourire et remonter le moral, t’es intelligente, généreuse, et super jolie, ce qui ne gâche rien même si le physique c’est pas le plus important et surtout totalement subjectif. »

...

« Et je ferais mieux de me taire. »

Cette fois c'est un rire amusé qui m'échappe mais j'assume néanmoins encore une fois tout ce que je viens de dire et le pense sincèrement.

« Tu sais, si t’as besoin de quelqu’un pour lui casser la gueule … Enfin si j’peux rendre service … »

Tentative d'humour pour détendre l'atmosphère ? Oui … mais avec un semblant de vérité, on ne se le cachera pas. Cela étant, je ne me vois pas réellement le frapper, j'ai mes raisons pour ça et ne les étalerais pas.

« Sauf si tu veux tenter d’arranger les choses entre vous deux, évidemment. »

Oui parce que j’avoue ne pas avoir songé une seule seconde à cette éventualité mais si c’est ce dont elle a envie, j’ai pas à en juger. Enfin je peux toujours le secouer un peu quand même, j’lui dirai pas que c’est pour toi c’est tout *out*
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MessageSujet: Re: Give up this fight, there are no second chances - Enzo.    Mer 14 Jan 2015 - 15:09

« Dis pas n’importe quoi. »

Ce genre de situation stupide nous fait toujours dire n’importe quoi. Je le sais parce qu’Harry n’est pas le premier à m’avoir fait comprendre qu’il se fou de moi. Je ne veux pas jouer ma martyre ou la jeune femme venant pleurer dans les chaumières mais j’ai un goût amer de ce qu’il se passe, comme un retour en arrière où Izaak m’a lâchement trompé avec cette autre femme, lorsque j’avais 16 ans. C’est le seul garçon dont j’ai réellement et sincèrement été amoureuse, et j’en ai désormais un très mauvais souvenir malgré nos moments passés ensemble. J’ai mis des semaines avant de ne plus ressentir ce trou béant à la place du cœur … Puis il y a eu cette guerre et Izaak n’a été qu’une petite peine relayé au second plan. Je n’y ai plus vraiment pensé jusqu’à maintenant où Harry venait de m’envoyer chier comme un vieux vêtement usé. Alors peut-être que oui, je ne suis pas à la hauteur, à la leur. Peut-être que je suis trop bête, niaise ou je ne sais quoi d’autre dans ce genre.  Et ça m’agace profondément, ça me blesse aussi, comme une entaille au creux du cœur, béante.

Je me sens tirer vers Enzo sans que je n’offre aucune résistance, seulement une surprise que je n’ai pas réellement le temps d’afficher. Il me sert contre lui, en douceur… une infinie douceur chaude et rassurante. Ses grands bras m’entourent, sa tête se pose sur ma tête et je laisse quelques larmes couler en silence, parce que c’est humain, parce que ça fait du bien et parce que l’on se sent un tout petit peu plus importante, d’un coup.

« T’es pas juste une Prof, Keza. »

Je sens les larmes affluées. Non, tu ne vas pas en plus pleurer comme un bébé alors je serre les dents et ravale le sanglot qui menaçait de venir exploser dans ma gorge. Je finis par enrouler mes bras autour de sa taille et de m’abreuver de cette chaleur incandescente que son corps dégage au travers ses vêtements. Et ça fait un bien fou, réellement. Je sens mon cœur s’alléger de façon brève mais suffisamment pour en ressentir un petit soulagement. Enzo a toujours été pour moi un garçon à part. Pas seulement parce qu’il est le Loup Garou qui nous a sauvé la vie à Riley et à moi, mais parce que j’ai trouvé en lui un garçon plus sensible que ce que j’ai vu ou entendu dans ces couleurs. Il est comme un gosse fracturé en un million de morceaux d’avoir perdu ses parents trop violemment et qui, aujourd’hui, cherche à recoller le tout du mieux qu’il peut, en s’écorchant souvent les mains. Il me fait beaucoup penser à Adam, dans ses manières de faire, de réagir et dans ce regard fissuré mais pétillant de bêtise adolescente. Je le serre un peu plus fort, éprise par cet élan d’amour pour ce grand gaillard qui tente de recoudre la blessure que l’on vient de me faire, avec ces gros bras de jeune homme.

Je n’oublie pas à Harry, je n’oublie pas ses mots ni l’incompréhension mais le tout s’apaise, le feu s’abaisse et mon corps se détend. Mes larmes s’estompent et j’inspire et expire à fond. Une paix nouvelle m’enveloppe tout doucement, comme un voile de coton. C’est dingue, mais je pourrais y rester des heures. Je ne sais pas pourquoi, parce qu’il forme comme une carapace qui me donne un répit bref, mais bienfaiteur. Et je me rends compte en cet instant que je n’ai jamais réellement lâchée prise, ni maintenant, ni avant. Par rapport à tout ça, maman, Izaak même si finalement, ce n’est qu’une futile histoire désormais.

Nos deux corps se séparent sans trop savoir pourquoi, sachant que j’étais réellement bien dans le creux de ses bras mais toutes les bonnes choses ont une fin. Et je le sais mieux que personne. Il me ramène une mèche de cheveux derrière l’oreille et je me dis que si quelqu’un voit cette scène, il ou elle imaginera tout et n’importe quoi. Bizarrement, je m’en fou, c’est le cadet de mes soucis.

« J’vais être honnête, j’peux pas l’encadrer. Enfin à la base c’était lui qui pouvait pas m’encadrer parce que dans le fond, personnellement, j’en ai juste rien à foutre de sa gueule mais j’sais pas, la mienne ne lui revient pas j’crois. Pourtant j’pense pas lui avoir fait quoi que ce soit … »

Il était clairement évident pour beaucoup de personne que Enzo et Harry ne s’entendaient pas aussi bien que lui et Mateo par exemple, même si je n’ai jamais réellement compris pourquoi et que je n’ai pas cherché à le savoir. Pour le moment je suis debout face à lui, mon regard dans le sien.

« Ceci dit, j’ai pas à juger votre histoire et je compte pas le faire mais … Le laisse pas te faire croire que tu le méritais pas ou qu’il méritait mieux que toi. T’es une fille géniale Kezabel, on peut qu’avoir envie d’être avec quelqu’un comme toi et s’il a pas compris ça c’est que … C’était probablement pas le bon moment ?»

Et c’est reparti. Je sens de nouveau un sanglot se former dans le creux de ma gorge et je serre très fort les poings pour ne pas craquer et pleurer de nouveau face à ses compliments qui me vont droit au cœur, si bien que je sens que je vais finir par craquer de le voir si adorable avec moi. Si je suis sensible ?... Non, vous trouvez ? Et c’était surtout pas le bon moment plus pour lui que pour moi.

« J’veux pas rentrer dans la psychologie à deux balles, surtout que j’sais pas ce qu’il peut être entrain de vivre d’un point de vue perso mais … enfin … J’en ai quand même une petite idée de ce que ça fait d'être ... en transition, on va dire ça comme ça. »

Je comprends ce qu’il essaie de me dire, le problème étant que j’ai fait des pieds et des mains pour lui montrer que j’étais prête à le suivre dans ce changement, à l’encourager, à l’aider à s’accepter. Mais il faut croire que pour certaines choses à ce niveau, nous ne pouvons gérer les choses que par nous-même et avec l’aide de personne. Je me demande aujourd’hui comment Enzo a vécu son nouveau « statut », de devoir aller se transformer une fois par mois pour aller chasser en forêt et répondre aux besoins irrépressibles de la nature. Comment a-t-il réussit à faire avec, à vivre avec et à finir par accepter cela  comme une seconde nature, une autre partie de soi.

« En tout cas c’est pas une excuse pour te traiter comme il l’a fait, on n’a pas le droit de traiter les gens comme ça sous prétexte qu’on va pas bien ou je sais pas quoi. Faut savoir prendre sur soi un peu.
- Je sais… »

Et c’est tout ce que je trouve à dire, « je sais », en baissant les yeux vers le sol. Parce qu’il a raison sur tous les points. Sur le fait qu’Harry n’était peut-être pas prêt, sur le fait que je n’avais peut-être pas à m’en manger plein la gueule comme ça ces derniers temps. Bref, sur l’ensemble des choses et j’ai été trop naïve de croire que je pourrais changer quelque chose dans l’existence d’Harry, que je pourrais y apporter un peu de bonheur et de soutient. J’ai du mal à le digérer.

«J’devrais sans doute pas dire ça mais tant pis, j’le dis quand même : Tu mérites mieux. »

Je relève mon regard vers Enzo, haussant les sourcils. Il ne me lâche pas, plante ses deux prunelles bien au fond des miennes, accrochant mon attention, serein, tranquille. Le monde qui défile non loin de nous n’existe plus réellement, comme un peu effacé d’une vie.

« Tu mérites d’être avec quelqu’un qui te respecte, quelqu’un qui est gentil avec toi et qui te fait te sentir bien. Pas un … » Silence, léger sourire, main dans les cheveux… j’ai comme qui dirait deviné la suite de sa phrase et bizarrement, ça ne m’énerve pas. « C’est pas facile de parler de lui sans lâcher tout ce que je pense réellement. »

C’est bête mais Harry fait souvent cet effet-là d’agacer les gens, je suis la première à le reconnaitre puisqu’il me tapait moi-même sur les nerfs au début. Mais lorsque nous apprenons à le connaitre un peu, ce n’est plus du tout la même personne et j’ai même été surprise de voir à quel point il pouvait être …. Doux. Ne retombe pas là dedans Keza.

« T’es gentille, attentive, compréhensive, drôle, t’as toujours un mot ou une attention pour faire sourire et remonter le moral, t’es intelligente, généreuse, et super jolie, ce qui ne gâche rien même si le physique c’est pas le plus important et surtout totalement subjectif. »

Silence… Je sens un sourire naitre sur mes lèvres.

« Et je ferais mieux de me taire.
- Enzo Ryans, je vais finir par croire que vous allez me demander en mariage… »

Ah non c’est vrai, c’est Maxime ta femme :gla:

Je me sens un peu rougir sous cet assaut de compliments qui me vont droit au cœur… Je pourrais même facilement prendre la grosse tête avec tout ce que me dis Enzo mais je n’en fais bien évidemment rien, loin de là. Au contraire. J’ai toujours été très intimidé par ce genre d’attention alors ma seule réaction est de sourire timidement, baisser les yeux et rougir, essuyant une larme furtive et traitresse qui s’est enfui sans mon accord. Et je crois qu'après tout ça, j'irais courir voir Riley pour un second câlin.

« Tu sais, si t’as besoin de quelqu’un pour lui casser la gueule … Enfin si j’peux rendre service … Sauf si tu veux tenter d’arranger les choses entre vous deux, évidemment. »

Je le regarde avec une moue sérieuse, les sourcils froncés, les yeux remplis de colère :

« Alors puisque tu en parles, j’aimerais que tu aille le voir et que tu lui refasse le portrait, que tu lui arrache les deux jambes et que tu le laisse périr dans un cachot du château… »



« Non, je plaisante en réalité. »

Mon visage se détend et je laisse échapper un petit rire enroué avant de ramener mes yeux vers Enzo, tout en rajustant la lanière de mon sac sur mon épaule. Si je voulais qu’il aille lui faire du mal ? Non, même si j’ai furieusement eu envie de lui claquer ma main dans sa tête de noix pour qu’il puisse porter un dernier souvenir de moi pendant une petite demi-heure, voir une heure. Mais je n’en ai rien fais, parce que je ne veux pas avoir la main leste et parce que je ne peux pas reprocher à quelqu’un de ne … plus vouloir être avec moi. Même si la gifle aurait été justifiée pour ses manières. Bref, c’est un vaste débat sur laquelle je n’ai plus la force de venir défendre mes idées. Je suis fatiguée, encore blessée. C’est trop frais pour moi, tout ça, mais j’ai bizarrement le cœur plus léger. Et je ne le dois qu’à Enzo.

« Je pense qu’il vaut mieux… que je m’arrête là le concernant. Comme tu le dis, ça n’est peut-être pas le bon moment, surtout pour lui. Même si je pense rester amer sur le sujet un petit moment... Je pense que j'ai sûrement mit la barre trop haute en me disant que peut-être, je serais celle qui l'aiderai à passer un cap... enfin. Bref.»

Pauvre sourire, mais sourire quand même.

« Merci pour tout ce que tu as dit Enzo… » Je porte la main à sa joue avant de lâcher : « Quoi que puisse penser les gens de toi, tu es quelqu’un d’adorable. Merci d’être là. »

Je lui dépose naturellement un bisou sur la joue, n’ayant bizarrement plus de crainte d’empiéter sur son espace vitale puisque je sais pertinemment que je n’en abuserais jamais et qu’à aucun moment je ne m’imposerais trop souvent ou de trop, tout simplement. Ce fut donc un bisou léger, furtif mais tendre que je lui offre, sans une once d’hésitation ou de gêne.
Je sais que suite à ce qu’il s’est passé en cours d’EDM il y a plusieurs mois, lorsqu’Ils étaient encore là, certains ont pris peur ou on eu la langue bien pendu à son sujet. Mais s’ils prenaient la peine de fouiller un peu plus qu’à la surface, ils auraient bien des surprises. Peut-être que je devrais donc faire de même avec Mateo… Voir même Maxime. M’oui, nous verrons ça un peu plus tard…

« Et je préfère que tu me fasse un gros câlin comme tout à l’heure plutôt que tu aille lui casser la gueule. »

Dis avec un naturel qui parfois, pourrait déconcerter. De toute manière, j’ai toujours été quelqu’un de cash et de franche même si je sais que souvent, ce trait de caractère peut déplaire. Mais il faut croire que ma douceur fait peut-être pencher la balance.  
Je me remets doucement de mes états d’âme, certaine qu’à la seconde où je me retrouverais toute seule, le moral chutera sûrement mais il parait que cela fait partie du processus. Je sais que ça ne durera pas longtemps, que je ne passerais pas une éternité à me morfondre, mais pour le moment j’encaisse le coup doucement.

Puis une étincelle, je tilte. J’avais complètement oublié ce que je finalisais – et surtout pour qui - avant d’aller au rendez-vous avec Harry et il faut croire que le destin joue bien ses cartes lorsqu’il se décide à être clément puisque c’est justement Enzo que je devais aller voir après … si tout se passait bien. Bref.

« Au fait, tant que tu es là… j’ai un petit cadeau de Noël pour toi, en avance je sais mais je voulais te le donner maintenant, au cas où nous aurions le droit de partir. »

Je fais glisser mon sac sur mon ventre pour l’ouvrir et y sortir délicatement un rouleau de papier d’au moins 30 centimètres  que je lui tends avec un sourire.

« J’espère que ça te plaira. Je ne savais pas trop quoi t’offrir alors je me suis dit que quelque chose fait main serait pas mal. »

Je le laisse saisir le présent qui n’est autre qu’un dessin fait de ma plume. Un portrait. Je me souviens de ce jour où il faisait particulièrement beau pour un mois de  décembre, frais mais beau. J’avais décidé de sortir un peu pour aller dessiner, de profiter de ce temps pour sortir mes crayons, mes plumes et tout le reste de mon matériel. Et c’est en allant dans le parc que je les ai vus, tous les deux, enlacés, regardant vers le lac. Kyle assit entre les jambes d’Enzo, les mains enlacés, leurs yeux dirigés vers le même point d’horizon, comme si leurs deux âmes s’unissait pour ne former qu’un seul et même regard.
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MessageSujet: Re: Give up this fight, there are no second chances - Enzo.    Ven 16 Jan 2015 - 23:47

Regarde toi Enzo, une fois encore mêlé aux histoires des autres, ou plutôt endossant le rôle du confident … Sauf que cette fois ça n’a rien à voir. Pas spécialement parce que j’ai posé la question qui a déclenché ces confidences mais simplement parce que c’est elle. Kate, Doryan, Kevin, Eliott, et je ne sais trop qui encore … ça n’a pas d’importance, ils n’ont pas d’importance, ils ne sont que des connaissances, mais Kezabel c’est différent. Elle est entrée dans ma vie en douceur et ma carapace s’est légèrement fissurée pour la laisser y entrer comme elle le fait pour très peu de gens. En surface il y a peut être beaucoup de monde mais à l’intérieur ça n’est pas le cas. Je suis comme ça, je crois que je l’ai toujours été même si étant plus jeune ça ne se manifestait pas spécialement puisque je restais seul la plus part du temps, mais aujourd’hui ça se confirme clairement et c’est en l’ayant là devant moi que je m’en rends réellement compte la concernant. Il y a quelques mois, ou quelques années maintenant, j’aurai probablement tenté de résister mais ça n’est plus le cas aujourd’hui. J’ai changé, j’ai grandi, j’ai appris que s’attacher n’est pas toujours synonyme de complications même si bien sur ça en entraîne forcément, mais ça n’est pas pour autant que je vais m’attacher réellement à beaucoup de personnes. Dans tout ça, je crois que le gros bébé que je suis est vraiment heureux d’avoir vu débarquer une personne comme elle dans son existence parce que … J’en sais rien, elle a un petit côté maternel, attentionné, qui me fait beaucoup de bien. Je crois que la preuve est plus que flagrante, alors même que j’étais dans un état de tension assez palpable juste avant, je me sens déjà beaucoup plus calme et apaisé maintenant que je suis là avec elle. Peut être que c’est simplement du au fait que je me suis changé les idées en me concentrant sur ses problèmes et plus les miens mais je doute que ça soit uniquement ça. Je suis un garçon qui fonctionne énormément à l’instinct, ma sensibilité parfois exacerbé est un très bon indicateur et même si je suis un sacré bordel parfois, même si je ne sais pas comment me gérer de temps en temps, je me connais quand même un minimum. De là à la demander en mariage ? C’est mal me connaître que d’affirmer que ça n’arrivera pas un jour. Demandez à Elwynn, elle y a eu le droit, de même que Sovahnn d’ailleurs. Il faut croire que c’est une de mes grandes spécialités ! Et pourquoi tu ne poses pas la question à Kyle, Don Juan ? Parce qu’il n’est pas une jolie fille. Ok, je sors.

De fil en aiguille - c’est quoi cette expression au juste ? - je me retrouve entrain de lui demander si elle veut que j’aille casser la gueule à Harry, normal … Enfin pour moi oui c’est normal et même si c’est dit sur le ton de l’humour je pense qu’on sait très bien tous les deux que c’est une éventualité que je ne rejetterai pas totalement. Enfin en certains termes en tout cas, parce que non, je me connais, je ne serai pas capable de le frapper ou alors je m’en voudrais à mort même si c’est une certaine forme de … comment dire ça …d’intolérance ? Non, c’est trop bizarre. Je sais qu’il n’est pas une fille, pas dans sa tête en tout cas, ni même peut être dans son corps qui change, de même que son odeur n’est pas/plus celle d’une nana mais … quand même, ça me pose problème. Je m’en fous de qui il est vraiment, je ne l’aime pas, il ne m’intéresse pas, mais sur ce point là je ne peux pas faire autrement. Avouez que c’est plutôt une bonne chose d’un côté, non ? Parce que taper sur les gens, c’est mal Enzo … On me l’a suffisamment répété comme ça, et je sais que c’est vrai, mais des fois ça fait juste du bien en fait … Bref ! Alors ? Son expression en dit long, moue concentrée, sourcils froncés, les traits tirés par une colère qui ne me semble pas vraiment réelle …

« Alors puisque tu en parles, j’aimerais que tu aille le voir et que tu lui refasse le portrait, que tu lui arrache les deux jambes et que tu le laisse périr dans un cachot du château… »

J’écarquille les yeux et accuse un mouvement de recul en lâchant un rire bref sous l’effet de la surprise. Entendre de telles choses sortir de la bouche de cette fille c’est … Perturbant et bien sur je ne peux pas m’empêcher de visualiser l’éventualité d’une telle scène. Est-ce que je me vois réellement lui arracher les deux jambes ? J’évite, d’autant plus en sachant qu’une fois par moi j’en serais capable …

« Non, je plaisante en réalité. »

Je n’en ai jamais douté mais pour mon hypersensibilité c’est quand même bien de le préciser et puis va pas ruiner l’image toute douce que j’ai de toi enfin !

« Je pense qu’il vaut mieux… que je m’arrête là le concernant. Comme tu le dis, ça n’est peut-être pas le bon moment, surtout pour lui. Même si je pense rester amer sur le sujet un petit moment... Je pense que j'ai sûrement mit la barre trop haute en me disant que peut-être, je serais celle qui l'aiderai à passer un cap... enfin. Bref.»

Retour au sérieux. Un instant je baisse les yeux et regarde le sol avant de les relever vers elle tout en dansant d’un pied sur l’autre, pas trop sur de savoir quoi faire de ma grande carcasse, ni quoi dire. C’est sans doute pour ça que je décide de garder le silence, de toute façon qu’est ce que je pourrais dire de plus ? Ça c’est pas mon histoire, et je pense qu’elle est suffisamment mature pour savoir ce qui est le mieux pour elle-même si dans ce genre de situation je crois qu’on est tous d’éventuels préposés au désastre, à l’autodestruction et au masochisme. On a beau avoir mal, on est parfaitement capable d’en redemander … Elle sourit, je vois bien que l’effet n’est pas prêt de passer, ce goût amer qu’on traîne avec soit après une telle finalité, mais elle sourit quand même. C’est déjà bien d’en être encore capable, enfin je pense.

« Merci pour tout ce que tu as dit Enzo… »
« J’le pense. »

Et me voilà entrain de hausser les épaules tout en esquissant un léger sourire avant de sursauter légèrement quand elle pose sa main sur ma joue. Ça me surprend un peu, c’est vrai, mais je ne fais rien pour échapper à ce contact.

« Quoi que puisse penser les gens de toi, tu es quelqu’un d’adorable. Merci d’être là. »

Elle lève la tête, instinctivement je me baisse un peu et l’impact de ses lèvres sur ma joue me fait un peu rougir je pense mais c’est surtout ses mots qui me font frissonner. D’une parce qu’ils m’atteignent en plein cœur, aussi parce qu’il me ramène à des choses auxquelles j’essaie de ne pas trop penser ou faire attention, mais surtout parce que … Oui, ça me touche, réellement. J’ai beau dire que je me contre fou de ce que les gens peuvent bien penser de moi, ça n’est pas totalement vrai. Bien sur que ça me m’atteint chaque fois que j’entends certains mots ou que je capte certains regards, mais sans parler de ça, j’ai surtout besoin d’être rassuré assez régulièrement par les personnes qui m’entourent parce que non, malgré les apparences, je ne suis pas un champion de la confiance en soi. Je n’essaie pas d’impressionner mon monde ni même d’être ce que je ne suis pas mais … Peu importe, c’est important pour moi et c’est tout. Ça me fait plaisir d’entendre ça venant de sa part.

« C’est gentil, merci. Et de rien. »

Enzo Ryans, t’es un gros nounours.

« Et je préfère que tu me fasse un gros câlin comme tout à l’heure plutôt que tu aille lui casser la gueule. »

Encore un rire pour la route, c’est bien, ça détend tous les nerfs et tous les muscles. Le mental aussi, soit dit en passant. Qu’Est-ce qui est le mieux, un câlin ou une baston ? Je dirai que ça dépend des jours.

« Hum, dommage, je vais devoir trouver une autre excuse … »

Et on laisse planer le doute avec un air très sérieux … Avant de sourire à nouveau avec un air de sale petit branleur … Adorable ! Adorable le branleur, c’est la demoiselle qui l’a dit !

« Je plaisante. J’me tiendrais tranquille, promis. »

En ce qui la concerne en tout cas parce qu’il est clair que s’il me cherche encore une fois, il me trouvera et je ne suis pas uniquement capable de faire mal avec mes poings alors il a plutôt intérêt à faire profil bas.
Et moi, Est-ce que ça n’est pas ce moment là que je choisi pour m’éclipser ? Je ne vois pas vraiment ce que je peux faire de plus, et j’imagine que si elle a envie de craquer, se laisser aller, en parler encore un peu ou que sais-je encore, elle le fera sûrement avec Riley - parce que je ne suis pas sa copine moi *out * - alors …

« Au fait, tant que tu es là… j’ai un petit cadeau de Noël pour toi, en avance je sais mais je voulais te le donner maintenant, au cas où nous aurions le droit de partir. »

Je l’admets, j’ai le « Encore ?! » qui m’a démangé mais je me suis retenu par je ne sais quel miracle. Pas dans le sens où je ne suis pas content, c’est pas du tout ça, c’est juste que c’est déjà le deuxième cadeau qu’elle m’offre et je me sens un peu bête de ne jamais lui avoir retourné le … la chose, on va dire ça comme ça parce que je ne trouve pas d’autre mot. Le livre qu’elle m’a offert la dernière fois trône encore régulièrement sur ma table de chevet même si je l’ai déjà lu en long, en large et en travers et cette fois je me demande bien ce qu’elle me réserve comme surprise même si la situation me dépasse un peu. J’en sais rien, ça me gène, je ne sais pas trop où me mettre. Il n’empêche que quand elle sort un rouleau de parchemin de son sac et qu’elle me le tend je l’attrape sans trop réfléchir, malgré l’infime hésitation dans mon geste alors que mon regard se veut légèrement interrogateur.

« J’espère que ça te plaira. Je ne savais pas trop quoi t’offrir alors je me suis dit que quelque chose fait main serait pas mal. »

Nouvelle hésitation, je la regarde et recommence à danser d’un pied sur l’autre tout en gardant le parchemin entre mes doigts mais quand elle me fait signe de la tête pour que je l’ouvre je secoue la tête pour me sortir de cet état et déroule l’objet avec toute la délicatesse dont je peux faire preuve parfois. Je fais toujours très attention aux dessins de Kyle par exemple, ou à ma planche, mon chat, mon petit ami accessoirement, donc oui sous mes airs de grosse brute j’en suis capable et …

« Oh … Wow. »

J’en suis … sur le cul, je crois qu’il n’y a pas de meilleure manière de le dire même si c’est bien évidement une façon de parler. Les yeux rivés sur les traits fins, la bouche entrouverte, je suis vraiment scotché par ce que je vois. Kyle, et moi, assis l’un contre l’autre près du Lac. Depuis que je sors avec lui j’ai pris l’habitude de voir des centaines et des centaines de dessins et bien sur ils ne me parlent pas tous ou ne me touchent pas tous mais celui là c’est différent. C’est … J’en sais rien, ça me colle un nouveau frisson qui me secoue des pieds à la tête et je ne sais pas trop comment réagir. D’un côté ça me fait vraiment bizarre qu’elle nous ait dessiné tous les deux, et de l’autre je suis vraiment content qu’elle l’ait fait parce que … Parce que je sais pas, ça touche beaucoup le grand sensible que je suis, c’est tout. Je le vois lui, mais je nous vois rarement nous. Je veux dire, c’est pas comme si on passait des heures à se regarder ensemble dans le miroir … ça n’arrive d’ailleurs jamais, ou très rarement, mais de nous voir comme ça tous les deux dessinés par quelque un d’autre et donc à travers le regard de quelque un d’autre c’est déroutant, et non je ne vais pas me mettre à chialer, mais je suis ému c’est incontestable. Après tout ce par quoi on a pu passer, j’ai tendance à prendre les choses très à cœur, et tout simplement parce que c’est dans ma nature probablement mais chaque jour, chaque chose, chaque situation, à un côté unique pour moi, et donc important.

« Désolé, j’me sens un peu con. »

Grimace, sans lâcher mon sourire, et hop la main qui se balade dans les cheveux avant de s’accrocher à ma nuque comme chaque fois que je suis un peu nerveux. Je me sens vulnérable, c’est un fait, et je n’aime pas trop ça c’est vrai mais ça n’est pas comme si Kezabel représentait la moindre menace et je sais qu’elle ne me jugera pas. J’aime pas paraître sensible devant les autres, j’aime pas ça c’est plus fort que moi, mais … Bref.

« Merci beaucoup, il est trop beau. »

Tu voulais un autre câlin, et bien voilà. Décoinçage amorcé, ma grande carcasse se déroule et s’affaisse un peu jusqu’à ce que je l’enroule à nouveau de mes bras pour quelques secondes et que je lui colle à mon tour un bisou sur la joue avant de me redresser et de reposer mes yeux sur le dessin. L’effet est exactement le même que la première fois.

« Tu l’as fait à partir de modèle ? Enfin j’veux dire … Peu importe, il est génial, je l’adore. J’vais le montrer à Kyle, je pense qu’il sera impressionné par ton coup de crayon. J’lui ai déjà dit que tu dessinais super bien mais là il va pouvoir le voir par lui-même. »

Je pense que ça l’intéressera vraiment, parce que même s’il aime dessiner dans son coin, je me dis que c’est toujours bien de voir comment travaille les autres. Et puis il y a de toute façon le côté personnel. Une chose est sure, je vais garder ce dessin précieusement, avec ceux que j’ai déjà et qui me vienne de lui, et des gosses de l’atelier de Noël parce que oui j’ai gardé les cartes.

« J’te ramènerai un truc d’Australie, normalement j’vais y faire un tour. »

Si on peut partir, évidemment, et je préfère ne pas trop m’avancer parce que c’est toujours un peu le flou artistique quant à ce qui va se faire ou pas. Au moins l’Australie je suis a peu près sur de mon coup.

« D’ailleurs j’suis désolé pour mon ton un peu braque tout à l’heure, j’suis un peu à cran depuis ce midi, j’sais pas bien pourquoi mais peu importe, c’est pas une excuse. »

Ni pour Harry, ni pour moi, ni pour personne.

« Tu vas faire quoi toi pendant ces deux semaines si on peut partir ? »
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MessageSujet: Re: Give up this fight, there are no second chances - Enzo.    Mer 21 Jan 2015 - 13:12

« Oh … Wow. »

Je l’avoue, j’ai appréhendé sa réaction… Je suis là, à me tordre discrètement les doigts, un léger stress au creux du ventre, attendant de savoir si oui ou non, ce dessin allait lui plaire. C’était quand même de quelque chose d’assez intime ce portrait, avec Kyle et lui enlacés tranquillement dans un autre espace-temps, coupé d’un monde qui les entoure. Et puis bon, certains n’aimeraient pas avoir ça en guise de cadeau de Noël. Bref, je me pose encore trop de questions… Inutiles en plus, puisqu’il a l’air… Comment dire ? Emu ? Il est là, la bouche entrouverte, contemplant les traits devant lui et un soulagement chaleureux se diffuse au creux de moi. Visiblement, je n’ai pas fait fausse route !

« Désolé, j’me sens un peu con. »

Je lâche un rire franchement amusé. Regardez-moi ce grand dadet qui ne sait pas quoi faire de son grand corps tout intimidé ! Oui, je laisse ressortir mon instinct maternel lorsque je le vois comme ça et que je me laisse complètement attendrir, mais ça n’est pas grave. Nous ne vivons qu’une fois et je ne peux refréner ce sentiment envers Enzo. Il me rappelle un tas de chose, il me rappelle Adam, il me rappelle aussi notre douleur commune : La perte d’une mère, d’un parent. La brutalité de la vie. Alors, personne ne nous reprochera de vivre ce moment de douceur.

« Merci beaucoup, il est trop beau.
- De rien, c’est nor… »

Ma propre peine s’atténue et se suspend, accroche sur la toile du temps pour ce moment privilégié où son grand corps m’encercle dans ses bras, tout contre lui. Mon cœur fond, mes muscles se détendent et je me laisse aller en lui agrippant le dos, posant mon menton sur son épaule. Puis c’est partie pour le bisou sur la joue qui me fait ricaner bêtement alors que ma main se perd dans ses cheveux dans le même mouvement, délicatement et tendrement.
Son regard se porte de nouveau sur le dessin et je réajuste la lanière de mon sac sur mon épaule, glissant une main dans la poche de mon gilet. Quand j’y repense… C’est qu’il est sacrément grand pour un garçon de son âge. Je ne fais plus tellement attention à ceux qui traverse le couloir non loin de nous, ni à cette douleur qui palpe mon cœur à la recherche d’un nid pour s’y loger. Pour le moment je suis avec Enzo et je n’ai pas envie que quelque chose d’aussi négatif interfère dans ce moment tranquille, calme.

« Tu l’as fait à partir de modèle ? Enfin j’veux dire … Peu importe, il est génial, je l’adore. J’vais le montrer à Kyle, je pense qu’il sera impressionné par ton coup de crayon. J’lui ai déjà dit que tu dessinais super bien mais là il va pouvoir le voir par lui-même. »

Comment ça je suis entrain de rougir de savoir qu’il ait parlé de mon coup de crayon à Kyle ? Pas du tout ! Bon, ok… un peu quand même. Par intimidation et par pudeur je crois. Pas que je lui en veuille d’en avoir parlé, absolument pas ! Mais je suis de nature timide – oui, même si ça ne se voit pas toujours, je suis d’accord – et surtout, j’ai beaucoup de mal à mettre en avant ce que ma mère appelait un talent. J’aime me perdre des heures dans un dessin, lorsque les traits sont fluides et ne sont que la simple prolongation de mon crayon. Le monde s’estompe un instant avec pour seule vision, celle de mon modèle. Cela m’aide beaucoup à relativiser, me calmer lorsque parfois les crises d’angoisse reviennent, aussi rares soient-elles. Mais plus les mois passent, plus j’ai cette sensation étrange au creux de moi, d’un deuil mal effectué, d’une rage endormie et je ne cache pas que parfois, elle m’effraie. Peu importe, ça n’est pas le problème aujourd’hui.

« Oui… Ne m’en veux pas mais il n’y a pas longtemps je vous ai vu tous les deux dans le parc. Et j’ai voulu vous prendre comme modèle et l’idée de t’en faire cadeau m’ait venu ensuite. Et merci du compliment … Il faudrait que j’aille voir Kyle un de ces jours pour parler entre « artistes » ! »

Nouveau rire, léger. C’est vrai qu’Enzo m’avait déjà parlé du talent de Kyle et que je m’étais faite la réflexion qu’il serait bien d’aller le voir, un de ces jours. Juste pour discuter, se donner des conseils et pourquoi pas dessiner ensemble. L’idée pourrait être plaisante, à voir comment ça se passerait avec lui-même si je suis pratiquement certaine qu’il ne soit absolument pas réfractaire à ce genre de contacte.

« J’te ramènerai un truc d’Australie, normalement j’vais y faire un tour.

- Sérieux ?! Génial ! Merci ! »

Mon visage s’éclaire complètement. Me ramener un truc de là-bas ? Oui, j’ai le cœur qui fait un bon parce que je suis absolument friande des petits souvenirs tout bête venant de tous pays que mes proches puissent visiter. Même si ça n’est qu’une carte postale de là-bas, j’en serais heureuse. Je crois même qu’un jour je m’inviterais chez Enzo de force ! Pour voir enfin ce paysage dont il m’a décrit la saveur il y a plusieurs semaines. Il m’a fait complètement rêvé… Ouais, j’irais avec ma boulette parce qu’un jour, on fera le tour du monde toute les deux pendant un an ! En réalité, je ne sais pas… mais l’idée est clairement tentante.

« D’ailleurs j’suis désolé pour mon ton un peu braque tout à l’heure, j’suis un peu à cran depuis ce midi, j’sais pas bien pourquoi mais peu importe, c’est pas une excuse. »

Je fronce un peu les sourcils devant ses excuses. Je ne les attendais pas, même si je dois avouer que sur le coup ça m’a fait bizarre qu’il me parle comme ça. Mais nous sommes tous humains et nous avons tous nos moments de faiblesse ou d’agacement. Et puis, ça n’est pas comme si il m’avait manqué de respect non plus.

« Tu vas faire quoi toi pendant ces deux semaines si on peut partir ? »

Ce jeune homme essaierait-il de noyer le poisson ?
Je lui affiche un grand sourire en secouant légèrement la tête :

« Tu n’as pas à t’excuser, ce n’est rien ! Ça peut se comprendre avec la fatigue des cours, la pression de savoir si oui ou non, on pourra rentrer chez nous… A moins que tu n’aies une raison plus précise d’être à cran ? »

Je plante mon regard dans le sien. Attention garçon, tu sais que tu ne peux pas me mentir ! Plus sérieusement, il sait que si il veut m’en parler, il est le bienvenu. Surtout après ce qu’il venait de faire pour moi. Il aurait pu tout aussi bien me renvoyer boulet en me disant que ça ne regardait que moi ou alors ne rien me demander du tout, pourtant il a calmement prit le temps de parler avec moi malgré le fait qu’il ait voulu aller lui casser les dents sous ma demande.
Je l’invite d’un signe de tête à me suivre pour que nous marchions un peu sans pour autant lui avouer que je crains plus de croiser Harry en restant ici sans bouger, qu’autre chose. Je ne veux ni croiser son regard, ni son sourire, ni quoi que ce soit pour aujourd’hui. Je veux juste une paix, un calme serein et de quoi me remettre d’aplomb.

« Pour les vacances, si on peut partir bien sûr… Je les passes avec mon père et mon frère. Droit vers la montagne Monsieur ! Ah et Riley vient avec moi pour quelques jours ! J’ai hâte de la voir comment elle va se débrouiller sur ces deux morceaux de bois ! »

Et oui, je prends un plaisir malsain à l’imaginer se prendre une ou deux gamelles… Mais elle ne m’en voudra pas puisque je risque moi aussi de me prendre un arbre ! Quoi qu’il en soit, rien que d’en parler j’ai affreusement hâte de revoir ma famille et de me retrouver dans ce chalet. Manger des fondues, des raclettes, entendre de nouveau cette douce langue française, passer des soirées pyjamas entre copines. BREF ! Un bonheur à l’état abreuvé de plaisir simple.  

« D’ailleurs, je te ramènerais un petit quelque chose moi aussi puisque nous serons en France normalement ! Bon j’éviterais de te ramener du camembert et du vin… La valise risque de ne pas apprécier. »

Et puis, je ne suis pas certains qu’il soit un fervent de fromage. Quoi qu’après tout, je n’en sais strictement rien, peut-être même que c’est un de ses plaisirs coupable ! Allez savoir !

« Et toi alors ? Tu partirais les deux semaines en Australie ? Tu as prévues des vacances avec Kyle ? »

Et je l’écoute me raconter ce qu’il envisagerait, aimerait et je me rends compte que de parler avec lui reste toujours un réel plaisir et un moment de plénitude que j’apprécie particulièrement. Je ne pensais pas que nous en serions là aujourd’hui, pas il y a trois mois où je suis venu lui demander des explications pour Tallulah. J’aurai pu lui en vouloir pour ce qu’il lui a fait, pour l’avoir considérer comme une fille de plus et ce, sans tact. Mais…Elle est allée trop loin, malgré les explications et avec le temps, j’ai pris un recul nécessaire qui m’a permis d’en arriver à ce stade avec Enzo. Et je ne regrette absolument rien.

Nous continuons notre ballade tranquille le long des couloirs, sans que je ne fasse particulièrement attention à la masse autour de moi… Jusqu’à ce qu’une grande chevelure brune attire mon attention et que je repère Riley un peu plus loin, discutant tranquillement avec Charleen et Luka. Je ne sais pas pourquoi je sens une boule se former au creux du ventre… Peut-être parce que je sais pertinemment que je ne pourrais rien cacher auprès de ma meilleure amie qui savait que je devais normalement passer du temps avec Harry cette après-midi et non avec Enzo… et que lorsqu’elle me demandera comme ça s’est passé, je ne serais pas fichu de lui sortir un mensonge. De toute manière, inutile de me voiler la face, j’ai besoin de lui en parler.

Je laisse finir Enzo, avant de me planter devant lui.

« Quoi qu’il en soit, profites de ces vacances, okay ? Profites de ton amoureux, profites de tout et vie à fond. »

Je le prends une dernière fois dans mes bras, un peu plus fort que tout à l’heure en lui murmurant non loin de son oreille :

« Et surtout prends soin de toi… Merci pour tout Enzo. »

Je lui claque un bisou sur la joue en douceur, comme je le ferais avec Adam finalement. Aujourd’hui, ce fut la journée des câlins tout chaud et des bisous tout doux. Un peu de tendresse dans ce monde de brute, ne fait absolument pas de mal.

« Si jamais on ne se revoit pas avant de partir… Enfin, si on part ! Joyeux Noël et ne te gave pas trop de Dinde aux marrons ! »

Tout en reculant, mon sac sur les épaules, lui offrant mon plus beau et grand sourire. J’ai trouvé en lui une source de réconfort que je ne pensais pas trouver. Rien d’amoureux, l’idée ne m’a jamais traversé l’esprit. C’est autre chose, c’est différent. C’est juste Enzo. Je me retourne pour aller rejoindre Riley qui se sépare des deux jaunes, qui eux, partent de leur côté… d’ailleurs cette différence de taille entre Luka et Charleen est aussi mignonne que comique.
Riley me voit, me sourit, attendant un verdict. Je viens lui saisir la main et ce, peu importe ce que peuvent en dire les autres qui, je suis certaines ce sont déjà fait un tas de scénario sur elle et moi, avant de l’entrainer un peu plus loin, retenant cette boule qui se forme déjà dans le creux de ma gorge.

« Viens, je vais t’expliquer … mais avant, j’ai besoin d’un petit remontant. Tu as toujours une réserve de chocolat ? »

Bien entendu. Toujours lorsqu’il s’agit de faire face aux crises du cœur.
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MessageSujet: Re: Give up this fight, there are no second chances - Enzo.    Mer 21 Jan 2015 - 18:50

Je l’admets, l’idée de l’imaginer entrain de nous observer Kyle et moi alors qu’on était ensemble et probablement dans un de ces moments où le reste du monde n’existe plus a quelque chose d’un peu perturbant. Je ne me sens pas agressé, ni même empiété sur mon espace vital et mon intimité mais c’est un peu gênant néanmoins. Qui sait ce que j’ai pu dire ou faire à ce moment là, ce qu’elle a pu voir ou pas ? Je me connais, quand je suis avec lui je me lâche complètement et montre des facettes de moi que personne d’autre n’a le droit de voir alors … Hum, bref. C’est Kezabel, ça n’est pas très grave, je sais qu’elle n’est absolument pas du genre à juger les autres mais une partie de moi reste un peu perplexe quand même. Je ne lui en veux pas, d’autant moins quand je vois son dessin, mais je crois que c’est à moi que j’en veux un peu. J’ai relâché ma vigilance, je n’ai jamais su qu’elle était là et … Je sais que ça n’est pas une mauvaise chose, au contraire, mais quand même. Détends toi un peu Enzo, arrête de penser que le monde entier est une menace et que la moindre marque de « faiblesse » de ta part va entrainer des conséquences néfastes. Malheureusement je n’y peux rien, c’est plus fort que moi.

Holding too tightly, afraid to lose control …

Tout ça pour dire que non, bien évidemment, je ne lui en veux pas et même si j'ai toujours un semblant de réaction un peu étrange quand j'entends quelqu'un me parler de Kyle, je fais des progrès là dessus. Qu'elle aille le voir, qu'ils parlent dessins ou de ce qu'ils veulent, qu'ils passent un bon moment ensemble en partageant leur passion commune, c'est tout ce que je leur souhaite à tous les deux.

Une chose en entrainant une autre j'en arrive à m'excuser d'avoir été un peu « brutal » au démarrage de cette conversation puis enchaine sans trop y faire attention sur des projets de vacances éventuels. Quand je vois son regard inquisiteur je comprends que si moi j'ai sauté l'étape « je m'explique un peu plus sur le fait que je sois un cran » visiblement ça n'est pas son cas à elle. Elle sourit puis secoue la tête, je penche la mienne sur le côté sans trop y faire attention.

« Tu n’as pas à t’excuser, ce n’est rien ! Ça peut se comprendre avec la fatigue des cours, la pression de savoir si oui ou non, on pourra rentrer chez nous… A moins que tu n’aies une raison plus précise d’être à cran ? »

Soupir. Est ce que j'en ai une ? J'aimerai le savoir. Je devrais être habitué à ces changements d'humeur intempestifs et inopinés, et c'est le cas, mais cette fois je sens qu'un truc ne colle pas. Est ce que je devrais m'inquiéter de ce malaise, en parler à quelqu'un ? Est ce que je devrais tenir compte des signaux d'alarmes que mon être tout entier m'envoie sans que je ne comprenne pourquoi ? C'est comme une sensation d'urgence qu'on ne comprend pas, chose extrêmement frustrante et quand on me connait un minimum on sait que la frustration n'est pas quelque chose que je gère très bien. Ça va déjà mieux, beaucoup mieux que ce midi après ma rencontre fortuite avec les deux Gardiens dans la forêt, et je n'ai pas spécialement envie de remuer tout ça mais bien de passer à autre chose alors à mon tour je souris et secoue la tête tout en chassant tout ça d'un geste de la main.

« Nan, t’as raison, ça doit juste être ça. »

En tout cas ce sont des raisons tout à fait valables parce que oui je suis fatigué, un peu sous pression également et même si je tente de me préserver et de ne pas trop penser au fait que cette attente devient insupportable par moment, je ne peux pas totalement être hermétique à tout ça.

« Tout va bien, t’en fais pas. J'suis lunatique de toute façon, c'est loin d'être un scoop. »

Quoi de plus normal pour un Loup-Garou finalement ? C'est en tout cas une excuse plutôt pratique, je ne peux pas le nier et ce même si je m'en plains parfois. Bref, les vacances ! C'est bien plus intéressant, non ?

« Pour les vacances, si on peut partir bien sûr… Je les passes avec mon père et mon frère. Droit vers la montagne Monsieur ! Ah et Riley vient avec moi pour quelques jours ! J’ai hâte de la voir comment elle va se débrouiller sur ces deux morceaux de bois ! »
« T’es sadique. »

Je n'ai aucun mal à imaginer Riley sur des skis, je suis certain qu'elle se débrouillera très bien et surtout qu'elle ne s'arrêtera pas au premier obstacle ni à aucun d'ailleurs. La montagne, les descentes de pistes enneigées, tout ça me rappelle ma propre enfance, et les début de mon adolescence. J'ai eu l'occasion d'y goûter un peu cet été quand on est allé se perdre dans le chalet de ma famille avec Kyle – merci l'inversion des saisons en fonction du pôle – et je dois avouer que même si j'ai hâte de retrouver l'été, le soleil, la chaleur, l'océan et le surf, le snowboard c'est vraiment le pied. J'ai eu la chance d'y goûter tout petit grâce à mes parents et je ne les remercierai jamais assez pour toutes les choses supers qu'on a pu faire. Tout le monde n'a pas cette chance, j'en ai bien conscience. J'ai grandi dans une famille qui a les moyens, j'espère que ça ne fait pas de moi un petit con arrogant et méprisant, mais je pense garder suffisamment d'humilité et de respect envers les autres. Je l'espère en tout cas.

« Mais en tout cas c’est génial, j’suis content pour toi. »

Rien que pour la famille, parce que même si je ne peux pas prétendre connaître Kezabel parfaitement, je suis presque certain qu'elle doit trépigner d'impatience de revoir son père et son frère. Je le serais aussi à ça place, et je suis d'ailleurs très heureux de revoir Grand-Mère même si ça n'est pas exactement pareil. Enfin ça, c'est seulement si on peut sortir d'ici bien sur.

« D’ailleurs, je te ramènerais un petit quelque chose moi aussi puisque nous serons en France normalement ! Bon j’éviterais de te ramener du camembert et du vin… La valise risque de ne pas apprécier. »

Du … camembert … Qu'est ce que c'est que ce truc ?
Peu importe.

« Tu me gâtes vraiment, vraiment trop Keza, sérieusement. Qu’est ce que j’ai fait pour mériter autant d’attention de ta part ? »

...

« C’est mon regard, c’est ça ? C’est vrai que j’obtiens à peu près tout ce que je veux grâce à mes yeux. »

Ben quoi ? J'y peux rien si c'est vrai ! Ok j'ai pas les yeux bleus de mon frère mais ils n'en sont pour autant pas moins efficaces, croyez moi, et ça j'ai mis du temps à m'en rendre compte mais maintenant que c'est acquis … Oui, j'en use et j'en abuse, parfaitement. J'ai la couleur des yeux de mon père, mais les grands cils de ma mère, et ça fait un effet assez efficace. Comment ça je me lance des fleurs ? Oui, totalement.

« Et toi alors ? Tu partirais les deux semaines en Australie ? Tu as prévues des vacances avec Kyle ? »
« Y a encore trop rien de fixé pour le moment si ce n’est que effectivement je passerai en Australie mais je ne sais pas encore pour combien de temps. J’ai prévu d’aller rendre visite à Jill aussi, avant de rentrer à Poudlard, mais sinon … On verra, j’ai plusieurs trucs en tête mais j’veux pas me porter la poisse alors … »

Alors je préfère me taire, tout simplement.

« En tout cas, sauf changement de dernière minute ou désaccord sur certains trucs, j’embarque Kyle dans mes bagages, ou lui m’embarque dans les siens. »

Hors de question qu'on se sépare, sauf si vraiment on n'a tous les deux envie de faire des choses différentes et que ça ne peut pas se concilier. Et oui, clairement, il va falloir que je prenne énormément sur moi pour le laisser partir ou rester ici, en tout cas être loin de moi et seul si c'est comme ça que ça doit se passer. Très sincèrement, ça va me rendre dingue si ça se produit, je me connais suffisamment pour l'affirmer mais je ne veux pas le priver de quoi que ce soit alors … Voilà. Je suis prêt à faire des efforts à ce sujet, et Merlin sait qu'il va m'en falloir.

« Quoi qu’il en soit, profites de ces vacances, okay ? Profites de ton amoureux, profites de tout et vie à fond. »
« J’en ai bien l’intention. Toi aussi profite bien. »

Et encore un câlin. Dis donc, c'est la journée du câlin ou quoi ? Je ne vais certainement pas m'en plaindre quoi qu'il en soit.
PS de la joueuse : C'est vraiment la journée du câlin aujourd'hui :lol:

« Et surtout prends soin de toi… Merci pour tout Enzo. »
« Prends soin de toi aussi. »

Et un autre bisou.
Je ronronne.
Quoi ?

« Si jamais on ne se revoit pas avant de partir… Enfin, si on part ! Joyeux Noël et ne te gave pas trop de Dinde aux marrons ! »
« J’peux rien te promettre, j’ai de la surface à nourrir après tout ! »

1m90 de hauteur et un certain nombre de kilos, c'est que ça mange cette bête là !

« Joyeux Noël à toi aussi mais si jamais on part, j’essaierai de te dire au revoir avant de mettre les voiles. »

Un clin d'oeil pour la route, elle s'éloigne et récupère Riley au passage. J'adresse un signe de la main à la Verte, qu'elle me rend, puis reprends mon chemin sans trop savoir où mes pas vont me mener. Je crois que je vais essayer de trouver Lune pour passer un moment avec elle, ouais, ça me tente bien. Un salut aux deux Jaunes et me voilà dans les escaliers direction la Salle Commune des Gryffondor, dans un bien meilleur état qu'il y a seulement quelques minutes.

▬ Fin ▬
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