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 [EVENT 20.12.14] Breathe Underwather - Caem

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MessageSujet: [EVENT 20.12.14] Breathe Underwather - Caem   Lun 8 Déc 2014 - 23:16



[EVENT 20.12.14] Breathe Underwather
Caem & Leiv


[FLASH BACK]

« C’est un appartement sobre, humble. Convenable pour un couple ou un parent insolé, mais si celui-ci ne vous convient pas, je peux vous en proposer un autre un peu plus loin. Il se trouve à deux rues d'ici. »
 
L’appartement est bien trop grand pour moi et si je me trouvais être un homme seul, je me serais contenté d’ une pièce, plus une salle de bain. Rien de plus. Mon père m’aurait sûrement encore affligé de ses remontrances, me rappelant que j’étais un homme riche et qu’en tant que tel, je devais le montrer, en être fier. Mais cet argent, ne me sert à rien. Ces morceaux de papiers qui font tant d’envieux, mettant certains dans des états frisant l’inhumanité, ne me ramèneront pas ma vie passée. Ils ne me ramèneront pas l’amour de Nora, ma plénitude, mon bonheur que j’ai éclaté d’une erreur.
 
Mais je ne suis pas un homme seul.
 
« Moi il me plait beaucoup Papa ! Et ça, ça pourra être ma chambre ? Mais si tu veux j’te laisse la plus grande, j’ramènerais pas tous mes jouets pour faire plus de place ! »
 
Je regarde Adrian s’activer d’une pièce à une autre, m’arrachant un sourire par ses paroles. Je l’intercepte en le serrant contre moi, lui ébourrifant les cheveux puis en m’agenouillant devant lui.
 
« Vu le grand jeune homme que tu seras, il vaut mieux que je te laisse la plus grande ! Ton vieux père ne grandira plus maintenant.
-          T’es pas vieux, t’es encore dans la force de l’âge ! Mais c’est vrai que j’vais être plus grand que toi un jour ! C’est moi qui pourrais mettre du bazar dans tes cheveux. »
 
Je laisse échapper un rire amusé avant de le lâcher et qu’il continue d’explorer ce qui sera notre nouveau chez nous. Du moins, une fois toutes les deux semaines pour lui. Je me tourne vers cet homme qui venait tout bonnement de m’enlever une épine du pied.
 
« Je le prends.
-          Très bon choix. Et puis, vous serez à proximité de votre fils. Ma fille me parle beaucoup de lui, elle est ravi d’avoir un ami de plus avec qui jouer dans le quartier. »
 
Nouveau sourire envers Mr Van Saad avec qui je continuais de discuter quelques minutes avant de ramener Adrian chez sa mère. Je toque trois coups brefs et secs, comme à mon image, et la porte en bois s’ouvre sur cette femme qui, quelques années plutôt était mienne. A ma vue, son visage se durcit, comme à chaque fois. Adrian n’en tient pas compte et exulte déjà de joie.
 
« Tu verrais maman, il est trop coooool ! Et j’aurai ma chambre rien qu’à moi en plus ! Une trop grande parce que papa m’a dit que vu que j’deviendrais un grand garçon il me fallait de la place ! J’vais déjà faire le tri dans mes jouets ! »
 
J’esquisse ce qui semble être un sourire mais Nora me renvoi uniquement son regard dur et glacial, celui qu’elle me réserve spécialement. Adrian revient me serrer dans ses bras avant de repartir dans sa chambre, nous laissant seuls, sa mère et moi.
 
« Contente que tu aies pu te … « rapprocher ».
-          Je ne me voyais pas vivre loin de lui. J’ai aussi trouvé un nouvel emploi en tant qu’Enseignant, dans une école de magie, en Angleterre.
-          Enseignant ?
-          De Médicomagie, pour les Universitaires.
-          Et tu rentrerais chaque semaine ? »
 
Je serre un instant les dents, sachant que cette discussion allait déjà tourner au vinaigre.
 
« Non, chaque vacances. »
 
Nora lâche un rire bref et empreint de mépris mais je ne lâche pas mon regard de glace, gardant une assurance droite et solide.
 
« Tu te fou de moi Leiv ? Tu viens de prendre un appartement tout près d’ici pour n’être là que durant les vacances ? Et après tu oses me faire croire que tu fais tout cela pour le bien d’Adrian ?
-          Nora, il le sait et il l’a très bien prit, je ..
-          Stop, je n’ai pas envie d’en savoir plus. Tâche juste d’être un minimum présent pour ton fils, à défaut de l’avoir été pour moi. »
 
La porte claque, face à mon visage mais je n’esquisse pas le moindre mouvement de recul. Je sens la colère monter crescendo, brûlant chaque partie de mon âme, me donnant l’envie d’éclater cette porte devant moi. La réduire en miette, exprimer ma rage, ma frustration cumulée durant toutes ces années, mais aussi hurler mon pardon. Et surtout, serrer mon fils contre moi. Mes colères se font rares, je suis d’ordinaire un homme au sang-froid et au calme olympien. Mais lorsque il est question de mon fils… et de Nora, j’ai cette sensation qu’encore une fois, tout contrôle m’échappe et glisse entre mes doigts, comme si je tentais vainement de serrer de l’eau au creux de mes mains.
 

Samedi 20.12 - Dans la nuit

Urgence. Venir Rapidement. Dès que possible. Dans l’instant même, si vous le pouvez. Besoin de renfort. Vous verrez sur place.
Le message a été clair, j’étais demandé d’urgence à l’école de Poudlard, sans préambule. J’ai dû prévenir Nora à la dernière minute où j’ai bien cru me prendre une gifle monumentale. A la place de cela, j’ai eu le droit à ce même regard, ce petit geste de tête qui me fait sentir pitoyable et fautif. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même.
 
Je suis désormais dans la rue avec Adrian où, dans ces yeux remplit de sommeil dont je l'ai tiré en pleine nuit, je peux y lire toute la tristesse d’un monde.
 
« Mais… t’avais dit qu’on passerait Noël ensemble. 
-          Je sais bonhomme… Mais… Comment t’expliquer. »
 
J’ai une boule dans la gorge, formée par la honte et la culpabilité. Parce que je préfère mourir que de décevoir mon fils et de le voir ainsi.
 
« Je suis appelée pour une Urgence à l’école, ils ont besoin de moi … Dis-toi que c’est comme si j’avais une mission à remplir.
-          Comme les espions ?
-          Exactement. Quelque chose de très Top secret que même la Reine de ce pays n’a pas le droit de savoir !
-          Hann… » Il baisse la voix et se rapproche un peu plus, comme pour que personne ne nous entende. « Et à moi… tu peux me l’dire ? »
 
J’esquisse un léger sourire, regardant autour de nous avant d’acquiescer.
 
« Mais pas maintenant… C’est trop tôt. Mais aux prochaines vacances, je te promets que je te raconterais tout.
-          Génial ! t’as intérêt d’assurer papa ! »
 
Adrian me saute dans les bras et je le serre plus fort que jamais, m’imprégnant de l’odeur de son shampooing, comme si j’allais définitivement le quitter. Je ne sais pas par quel miracle cet enfant préserve encore une vision si innocente et enfantine, même à l’âge de 11 ans, et je m’en réjouis. La vie est suffisamment dure comme ça sans que nous ayons besoin de les obliger à voir la réalité du monde en face si jeune.
J’ai le cœur en miette lorsque je le vois tourner les talons et rentrer auprès de sa mère qui ne m’accorde pas un regard. Je reste un instant planté là, le vide dans l’âme et la peine alourdissant mes épaules d’ordinaires droites et solides…
 
 
Dans un costume deux pièces, mes valises ayant déjà été transportées dans ma chambre par ce qui semble être des Elfes de maisons, je me trouve comme un idiot, planté au milieu d’un parc immense. Des corps s’affairent sur d’autres, gémissants, ensanglantés, blessés. Ce que j’ai en face de moi est un véritable tableau digne des Urgences d’un hôpital. Lorsque que j’ai reçu la demande expresse de Monsieur Rivers de venir ici le plus rapidement possible… je ne m’attendais pas à ce genre de situation. En réalité, je ne m’attendais à rien de spécial, mais encore moins à ce … type d’urgence. 
 
Une file d’élève s’étire jusqu’à l’entrée du château et je me sens aussitôt stupide et incompatible avec cet univers, vêtu de mon costume trop distingué pour une horreur de ce type. Je ne dis pas que nous avons le droit à un carnage, même si certains semblent être plus sérieusement blessés. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé et en cette seconde je ne cherche pas à le savoir, de toute manière je n’en ai pas le temps, car mes réflexes d'infirmier surgissent aussitôt. Si Monsieur Rivers m’a fait demander, ça n’est pas pour m’évertuer à la contemplation...
 
Instinctivement, je reprends mes réflexes, mon instinct d'infirmier, celui que je détiens depuis plus de dix ans. Je me précipite d'un pas rapide vers le château, défaisant par la même occasion les trois premiers boutons de ma chemise afin d'être plus à l'aise dans mes mouvements. Je franchis les grandes portes menant vers le Hall et il me suffit de suivre du regard les élèves allant et venant entre deux grandes portes de bois pour savoir que tous les blessés sont ici. Ce qu'il s'est passé ? Pour le moment, peut m'importe. Il faut que je m'occupe de ceux qui en ont besoin, c'est ici ma seule tâche. Une jeune et jolie créature entre dans mon champ de vision, haut perché sur ses talons aiguilles mais avec une assurance convaincante. Ses longs cheveux bruns me perturbent une micro-seconde, me rappelant un souvenir fugace d'un passé que j'aimerais oublié. Je la rattrape et d'une poigne ferme mais douce, lui saisit l'avant bras.

« Excusez-moi je...
Madre Dios ! Je n'ai pas le temps ! On a besoin de mon ayuda là bas, trop de blessé, pas assez de personnel ! »

Elle me fixe de ses yeux sombres et je ne détache pas mon regard de glace du sien, ma main tenant toujours son avant bras, la retenant à moi.

« JE suis ici pour vous aider. » Mon ton est ferme et sans appel. « Je suis le nouvel enseignant de médicomagie... et infirmier à mes heures perdues. »

Je me radoucis, la laissant intégrer les informations et cette fois, c'est elle qui me surprend en agitant les bras dans tous les sens.

« Porqué vous ne l'avez pas dis plus tôt ! Aaaaaaaaaah ! Suivez-moi ! »

C'est à son tour, ses doigts se referment sur ma chemise et malgré cette sensation désagréable d'être prit pour un chien en laisse, je me laisse entraîné jusque dans l'encadrement des deux grands portes et ce que j'y vois est... Déconcertant. Légèrement violent de part ce nombre d'élèves portant les marques d'une bataille, les yeux exorbités de terreur pour certain, le visage livide pour d'autre et l'inconscience pour le reste. Mes yeux se balades de l'un à l'autre. Chacun d'eux auraient pu être Adrian. Et je ne sais pas pourquoi je pense à cela maintenant, mais ça n'est certainement pas le moment.

« Occupez-vous de la dizaine d'élèves sur votre droite, nous ne sommes que 3 soignants alors... »

Elle ne termine pas sa phrase qu'elle s'évapore telle une tornade, me laissant au milieu de cette agitation. Je ne dirais pas que nous avons le droit à un carnage, mais l'angoisse et la terreur de ceux qui sont présent dans cette pièce se ressentent aussi vivement qu'une plaie. Je quitte ma veste et la jette dans le couloir, remonte mes manches jusqu'aux coudes. J'évalue la situation, cherchant en quelques coups d’œil de repérer les cas des plus urgents au plus simple. Seulement trois me paraissent sévèrement touchés. C'est pour ça que je n'aime pas travailler seul car dans ce genre de cas, il me faudrait des bras supplémentaires pour pouvoir tout gérer. Je suis un véritable solitaire, préférant ma forme animale la plupart du temps, mais lorsqu'il s'agit de mon travail, mon équipe est important et ici... Je jette un regard circulaire tandis que j'évalue l'état de la jeune fille semi-inconsciente devant moi. Nous sommes effectivement en sous effectif...

Mon regard s'arrête sur un jeune homme, à l'air perdu, ne sachant plus où aller comme si tout cela le dépassait, comme s'il ne savait pas quoi faire de son grand corps. Trop grand pour lui.

« Eh, jeune homme ! »

Il se tourne vers moi, surprit. Regarde derrière lui....

« Oui toi ! Viens là, tu vas me donner un coup de main. »

Ma voix tente de percer le brouhaha de la salle, des plaintes et des ordres donnés. Je ne lui laisse pas le choix et c'est peut-être dur de ma part de forcer un gamin de mettre les mains dans le sang mais je n'arriverais pas seul à panser toutes ces plaies, magie ou pas. Il approche et je l'invite à venir vers moi.

« Tu vois ces élèves ? Il faut que tu regardes s'ils ont des plaies profondes ou non, que tu leur demande s'ils ont mal à des endroits particuliers. Tu pourrais me faire un rapport, rapide et concis ? »

Je ne suis plus l'homme froid et distant. Je viens de gagner en chaleur, en autorité mais surtout en confiance que je lui transmet par le regard. Ce n'est qu'un gamin et de savoir qu'il doit s'occuper de blesser doit être effrayant. Non, ça l'est. Qu'ils soient des cas grave ou non, la peur de mal évaluer la situation est constante. Et c'est pour ça que je capte son regard avant d'ajouter.

« J'ai besoin d'une équipe, je ne peux pas m'occuper d'eux tout seul. J'ai besoin de ton aide pour ça. La majorité n'ont pas l'air d'avoir de grave lésions, mais il faut simplement en être certain. »

Et ainsi gagner du temps pour que je puisse essentiellement me concentrer sur les trois élèves qui semble souffrir de martyr.
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MessageSujet: Re: [EVENT 20.12.14] Breathe Underwather - Caem   Ven 12 Déc 2014 - 14:34

Les vacances de Noël… Caem avait eu bien du mal à partager l’enthousiasme de ses petits camarades pour les fêtes de fin d’année. Il avait reçu une lettre de son père. Il lui proposait de rentrer pour l’événement, lui signifiant que son demi-frère et sa demi-sœur seraient très heureux de le voir. Le russe ne pu s’empêcher de repenser au doux sourire de ces deux gosses et pourtant, il déclina la proposition. Il n’avait pas le cœur à faire la fête et surtout il se voyait mal expliquer à son père qu’il était en train de se défaire d’une tendance à la bouteille un peu trop importante. Rien que de penser à cette discussion il se sentait mal à l’aise. Alors il avait fait un beau courrier, s’excusant, expliquant qu’il avait trop de travail à faire et qu’il avait à tout prix besoin de la bibliothèque s’il voulait s’en sortir. En soit ce n’était pas totalement faux. Avec les différents événements, le russe avait un peu perdu pied. Déjà qu’à la base il n’était pas en avance, là ça se compliquait légèrement. Depuis quelques semaines cependant il arrivait à se remettre au travail, à se concentrer un peu. Rester travail ne lui ferait donc pas le moindre mal. Ce mensonge n’en était donc qu’à moitié un. Il espérait juste que les enfants ne seraient pas trop déçus. Il n’y avait que pour eux qu’il aurait pu revenir sur sa décision mais il était sûr de ne pas en avoir la force. Rester était plus simple. Il serait au calme, il n’aurait besoin de se justifier auprès de personne, il n’aurait pas besoin de faire semblant d’avoir le sourire, d’être au top de sa forme. Aussi, lorsque le Château se vidait, lui s’était contenté de regarder les autres partir. Il n’était pas le seul à rester, loin de là. Avec tout ce qu’il s’était passé, plusieurs n’avaient pas d’endroit ou rentrer ou avait plutôt intérêt à rester en sécurité. Mais les plus importants partaient… Il eut le temps de dire au revoir à Enzo, de lui souhaiter de bonnes vacances. Il le savait bien, sans lui ça allait être difficile. Le Rouge était celui qui lui permettait de tenir le choc et en même temps il ne pouvait pas lui demander de rester juste pour ça. Il lui laissa donc sous entendre qu’il lui enverrait un hibou si besoin été et lui adressa un dernier sourire. Le Jaune savait qu’il allait en chier. Puis il regarda Killian s’éloigner. Il n’alla pas la voir, cela aurait été idiot. Il ne savait pas s’il était content ou triste de la voir partir. Au moins il n’aurait pas peur de la croiser, il n’aurait pas affronter son regard rempli de douleur par sa faute. Et en même temps, quand elle était là il pouvait l’observer de temps en temps, discrètement. Si ce n’était pas forcément facile de la voir loin de lui, cela le réconfortait au moins de pouvoir poser ses yeux sur elle… Il allait devoir faire avec…

Les vacances à Poudlard ne furent cependant si calmes qu’il aurait pu le prévoir. Si au début Caem avait pu profiter d’un Château en partie vide, il ne s’attendait pas à ce que la pression recommence à monter. Une sortie au Pré au Lard avait été programmée le 17. Caem avait décidé de s’y rendre pour s’aérer la tête et se faire un petit stock de sucreries. Cependant la petite balade fut bien vite écourtée. Le Poufsouffle n’était pas aux premières loges, il n’avait donc rien vu directement mais il n’y avait pas eu besoin de beaucoup de temps pour que l’information fasse le tour de l’école. Un homme pendu… C’était très mauvais signe. Tout cela allait finir en guerre civile. Le Jaune haïssait les Supérieurs comme ses camarades, s’il n’avait pas été le résistant le plus actif, ses convictions n’étaient pas moins intactes. Mais il ne pensait pas que mener une chasse aux sorcières, c’était le cas de le dire, soit la meilleure solution. Bien au contraire.. Le jeune homme n’avait pu s’empêcher de tourner ça dans sa tête dans les jours qui suivirent. Qu’allait-il se passer si les anti-Supérieurs décidaient de se venger ? S’ils prenaient à leur tour les armes ? Encore des massacres… Voilà ce qu’il gagnerait. Rien de plus. Des bains de sang. Et l’entrée peut être dans un cercle vicieux qu’il serait bien difficile de rompre. C’était loin d’être souhaitable.

Au bout de quelques jours l’absence d’Enzo commençait à se faire sentir. Caem sentait bien qu’il n’était pas aussi fort qu’il le souhaiterait et qu’il oscillait entre des faces d’optimisme et de facilité et des moments très durs. Il avait même faillit craquer. Le 18 au soir. Alors qu’il était dans les couloirs il avait croisé la personne à qui il avait refait le portrait. Il l’avait soigneusement évité et pourtant cette rencontre avait remué bien des choses en lui. Il était un monstre. La seule personne qu’il avait été capable de frapper c’était ce pauvre type alors que pendant l’Occupation il n’avait fait qu’aspirer à une vie normale. Il avait blessée Killian plusieurs fois notamment le jour de l’anniversaire de la mort de sa mère. Il n’était pas l’homme bien qu’il aurait voulu être. Et penser ainsi lui donnait terriblement envie de boire. Le russe était allé jusque devant la salle commune des Serdaigle, il connaissait quelqu’un là-bas qui pouvait lui donner des bouteilles et qui était resté pour les vacances. Mais il s’était arrêté à temps, de justesse… Retournant dans son dortoir il s’était précipité sur un parchemin pour écrire tout ça. Peut être pour l’envoyer à Enzo. Il n’en savait rien mas mettre des mots sur tout ça lui permit de s’apaiser, du moins sur le coup.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le 19 au soir Caem ne trouvait pas le sommeil. Il avait tourné dans son lit jusqu’à deux heures du matin avant de prendre la décision d’en sortir. Il prit un bouquin et se rendit dans sa salle commune. Le jeune homme s’installa auprès du feu et commença à lire tranquillement. Comme il se sentait bien réveillé il se mit à rédiger un devoir de potions qu’il avait à rendre pour la rentrée. Au moins il profitait de son insomnie et ce n’était pas du temps perdu. Et puis, au moins il parvenait à s’intéresser suffisamment à son devoir pour que son esprit ne vagabonde pas dans tous les sens et ne lui donne pas envie de péter une durite. L’adolescent resta donc un long moment penché sur son parchemin jusqu’à ce que des lumières par la fenêtre attirent son attention. Intrigué, le jeune homme s’approcha pour poser son nez contre les carreaux. Au début il avait bien du mal à distinguer autre chose que des petites lucioles au loin. A force de concentration il comprit que les lucioles n’étaient autres que des lumières provoquées par des baguettes magiques et qu’une foule de gens étaient en train de franchir les portails du Château. Mais pas des ennemis non, des gens dans un état pitoyable. Le sang du russe se glaça, il n’attendit pas plus longtemps pour se ruer en dehors de la salle. Il se planqua alors qu’un gardien arrivait justement vers sa salle commune. Ils allaient leur demander de rester sagement dans leurs dortoirs, qu’ils seraient tenus au courant plus tard etc… Caem n’avait pas envie de rester sagement à attendre, pas cette fois. Après avoir évité le gardien il se dirigea donc rapidement vers le hall d’entrée. Il n’eut pas besoin d’aller très loin pour comprendre. Ils étaient beaucoup. Des jeunes pour la plupart, des écoliers. Alors après la perte de Poudlard les Supérieurs avaient décidé de s’attaquer à une autre école ? Les connaissances du jeune homme sur les écoles magiques étaient trop faibles pour qu’il reconnaisse les écussons sur certains vêtements mais au moins, il était sûr qu’il s’agissait d’une école. L’adolescent se dirigea ensuite vers la grande salle et il comprit. Des lits étaient installés en catastrophe, des professeurs couraient dans tous les sens cherchant à soigner les blessures plus ou moins importantes que présentaient les nouveaux arrivants.

Le cauchemar recommençait…

Caem resta un long moment inerte dans un coin. Il observait ce qu’il se passait alors que ses pensées se bousculaient. Personne ne faisait attention à lui et c’était bien normal, il y avait bien trop de chose à faire. Seulement au bout d’un moment, quelqu’un remarqua cet adolescent à l’air paumé et l’interpella. Au début le Poufsouffle n’était pas sûr qu’on s’adressait à lui mais apparemment l’homme qui se tenait devant lui avait compris on hésitation et lui confirma qu’il s’adressait bien à lui. Caem s’approcha alors, se demandant qui pouvait être cet homme qu’il n’avait jamais croisé jusque là dans le Château et qui semblait pourtant bien trop propre et sauf pour avoir été dans le Château attaqué. Le mystérieux homme lui demanda alors de l’aider à trier les blessés. Au début Caem eut du mal à réagir, encore un peu dans un état second. Il ne parvint à réagir que lorsque le nouveau venu lui expliqua qu’il ne pouvait pas tout gérer seul. Caem secoua alors vivement la tête comme pour reprendre ses esprits et releva ses manches.

« Je devrais pouvoir arriver à faire un tri efficace. Si vous voulez je peux faire des marques sur les bras des élèves, avec un code. Une marque verte pour les plaies légères, une marque orange pour ceux qui ont besoin de soins rapidement mais dont la vie n’est pas en danger et une marque rouge pour ceux qui vont mal ? Je peux aussi prendre en charge les plaies légères, j’ai appris pas mal de sorts médicaux récemment… »

Caem était passé de l’incompréhension à l’efficacité la plus totale. Il avait passé son temps dans les bouquins de médecine ces derniers temps et avait appris pas mal de choses. La méthode du triage par contre il la tenait des films de guerre qu’il avait vus dans sa jeunesse. Sans plus attendre, le jaune décida de se mettre en action. Les seuls cas qu’il aurait pu marque de rouge étaient en fait déjà mis de côté par l’homme. Preuve qu’il devait bien s’y connaitre en médicomagie. Caem se dirigea cependant en premier vers les cas qui lui semblait sérieux et fit des examens rapides : prise du pouls, écoute de la respiration et vérification des plaies. La plupart des élèves furent marqués de vert mais quelques uns reçurent une marque orange. Une fois ce premier marquage fait, il retourna voir l’homme.

« J’ai fait un premier tri, il y en a cinq que j’ai marqué de orange, les blessures sont assez profondes, j’ai essayé de stopper les saignements mais je sais pas faire plus… C’est trop avancé pour moi. »

Savoir reconnaitre que ses compétences étaient limitées. Ce n’est pas toujours évident mais Caem ne souffrait pas de syndrome du super héros et préférait se reculer plutôt que de faire des conneries par fierté. Tout en disant cela, il répétait dans sa tête les gestes et sorts qui pourraient lui permettre de s’occuper des blessés légers.
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MessageSujet: Re: [EVENT 20.12.14] Breathe Underwather - Caem   Ven 2 Jan 2015 - 23:14

Mon cerveau occulte le brouhaha autour de moi, le laissant en second plan et me donnant ainsi l'occasion de ne pas me laisser perturber par les cris de douleurs, les ordres donnés, l’affolement voit même, le larmes. J'ai besoin de toute ma concentration afin de gérer ce moment de crise et à aucun moment je ne doute de mes capacités. J'y suis habitué, c'est mon métier mais agir en équipe est préférable lorsque vous avez un certains nombres de victimes à gérer. A aucun moment je n'hésite à interpeller ce jeune homme aux airs perdus pour qu'il réagisse, s'active et vienne me tendre une main secourable. Bon en magie ou non, il pourra toujours m'être utile, je le sais. Si les premières secondes il paraît encore un peu plus perdu, il réagit enfin, secouant la tête. Sûrement pour reprendre ses esprits qui se trouvaient embrumés face à ce spectacle désolant.

Il m'écoute attentivement. Dans ma tête, Nora et Adrian sont relayés au second plan. Ça n'est pas péjoratif mais mon cerveau a besoin de n'être concentré que sur un seul objectif. Et il le fait très bien. Il m'est nécessaire de faire le vide et que mes gestes soient fluides, précis et assurés. Je n'ai aucun mal à le faire, aucune difficulté à gérer la pression et à garder mon sang-froid. Je me retrouve dans mon élément et même si la situation est plus qu'horrifiante, je ne peux m'empêcher de ressentir une palpitation d'excitation au creux de mon thorax. Je revis en pansant la douleur des autres, noyant la mienne par la même occasion.

« Je devrais pouvoir arriver à faire un tri efficace. Si vous voulez je peux faire des marques sur les bras des élèves, avec un code. Une marque verte pour les plaies légères, une marque orange pour ceux qui ont besoin de soins rapidement mais dont la vie n’est pas en danger et une marque rouge pour ceux qui vont mal ? Je peux aussi prendre en charge les plaies légères, j’ai appris pas mal de sorts médicaux récemment… »

Voilà ce dont j'avais besoin. Un esprit clair, méthodique et surtout vif. Je ne sais pas qui il est et pour le moment, cela m'importe peu. Le plus important est qu'il sache très bien ce qu'il a à faire. Il est là, parfaitement éveillé et présent, déjà prêt à passer à l'action. Si nous n'étions pas dans l'urgence, j'aurai pu le saluer pour cette dévotion, pour ce désir d'être utile et surtout pour ce sang-froid. Peut-être est-ce un de mes élèves ? Je le saurais bien assez tôt.

« Alors fonce. »

Ma phrase s'achève à peine que je le vois déjà s’affairer. Je reste une fraction de seconde à le regarder saisir sa baguette, auscultant déjà la première victime. N'importe quel gamin aurait pu paniquer face à ma demande et je l'aurai compris. Nous ne sommes pas tous fait pour ça, pour oser mettre les mains dans le sang, dans les plaies les plus graves tout en gardant un calme olympien, mettant en œuvre des gestes concis et précis. Ce jeune homme n'a pas réfléchit une seule seconde avant de me donner sa réponse.
L'urgence accapare mes sens et je retourne à ma tâche. La jeune femme semble perdre connaissance et la plaie ouverte au creux de ses reins en est sûrement la cause. Prise de pouls, évaluation de l'éveil, auscultation de la plaie. Rapide, efficace. Je saisis ma baguette et sans un mot me concentre sur ma tâche. Le sang cesse de s'écouler et revient au corps, à sa source, redonnant quelques forces sous son passage. La plaie se résorbe sous mes yeux, en quelques secondes, me concentration fixée sur cet unique objectif. Je m'assure qu'elle se referme correctement et que plus une seule goutte de sang ne s'échappe de son corps en l'auscultant une dernière fois. Tout me semble correcte et évalue son état de conscience qui semble plus ou moins stable. Avec les moyens du bord, il m'est difficile d'évaluer correctement son état mais elle semble réactive.

Je me dirige maintenant vers la seconde victime qui semble être dans le même cas avec une plaie béante à la cuisse. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais ses gamins ont souffert. Je m'y atèle comme pour la jeune femme afin de limiter les dégâts et de faire au mieux pour que le sang cesse de couler, n'hésitant pas à faire apparaître des gants et à y mettre la main afin d'arrêter l'hémorragie.

« J’ai fait un premier tri, il y en a cinq que j’ai marqué de orange, les blessures sont assez profondes, j’ai essayé de stopper les saignements mais je sais pas faire plus… C’est trop avancé pour moi. »

Je lève les yeux vers le gamin qui se tient désormais à côté de moi. Dans l'action, je l'avais presque oublié. Main sur la plaie pour arrêter le saignement, je jette un regard circulaire aux victimes dont certaines ne présente qu'une légère boursouflure à la place des plaies légères. Peu ont reçu la marque nécessitant des soins plus approfondis. A vu d’œil, il avait fait du bon boulot. J'acquiesce en pointant ma baguette vers la cuisse du jeune homme qui, conscient, serrait les dents pour ne pas crier.

« Ca va piquer un peu, la plaie est profonde mais l'os n'a pas l'air touché, ni l'artère. »

Je suis bout à bout la blessure de la pointe de ma baguette afin de refermer les deux extrémités de peau et lorsque cela est fait, je me retourne vers le jeune homme :

« Ton prénom ? »

Je l'écoute, acquiesce de nouveau et agite ma baguette faisant apparaître un seau d'eau bouillante, des morceaux de tissu propre, des compresses et du désinfectant.

« Tiens prends ça avec toi. Pendant que je m'occupe des blessés « Orange » tu vas désinfecter les plaies superficielles pour éviter qu'elles ne s'infectent. »

Car les blessures les plus légères peuvent s'avérer mortelles si elles ne sont pas correctement nettoyer. Une infection peut vite se propager, suppurer et contaminer le sang. Septicémie. Mort. Et tout était finit. Certains étaient même décédés à cause d'un ongle incarné mal soigné.

« Et n'oublie pas de changer l'eau au moins à chaque blessé. Et n'utilise jamais le même tissu pour deux personnes différentes. »

De nouveau, Caem ne perd pas de temps à s''affairer et je dois être honnête, j'apprécie la réactivité du jeune homme qui déjà, se trouve être entrain de nettoyer les plaies d'un blessé.

¥

Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé depuis mon arrivé, ni depuis que je me suis affairé à mes patients mais ce n'est qu'une fois debout, en contemplant le résultat que je sens l'épuisement me tirer les muscles. Nous devions être au beau milieu de la nuit et l'adrénaline, bien qu'encore présente, faiblissait à vue d’œil. Manches retroussés sur mes coudes, du sang parsemé sur ma chemise et mon pantalon, je m'essuie le front du dos de la main. Les gémissements se sont déjà calmés depuis un moment, le brouhaha par la même occasion. Des lits de camps ont été mit en place afin de leur permettre de se reposer.

Lorsqu'une jeune adulte passe à côtés de moi, je l'interpelle tout en m'essuyant les mains sur une serviette humide.

« Que s'est-il passé ici ?
Ici ? Rien... par contre, à Salem...
Ce ne sont pas des élèves de Poudlard ? »

Le jeune homme brun secoue tristement la tête en signe de dénégation. Je reste là, stoppant mon geste, mes mains toujours dans la serviette.

« Non, ils ont été attaqués hier soir. Certains ont réussir à venir jusqu'ici, pour les autres... J'espère qu'ils s'en sont tout aussi « bien » sortie. »

Il m'accorde un pauvre sourire avant de partir prêter main forte à la jeune femme de toute à l'heure qui semblait, tout aussi fatiguée que je ne l'étais. Attaqués ? Par qui ? Je reste un instant figé, fouillant dans ma mémoire, cherchant un détail pouvant m'éclairer. Il me semble que Monsieur Rivers m'ait parlé de quelques illuminés extrémistes ayant provoqué plusieurs dégâts ici. Se seraient-ils également attaqués à la plus grandes écoles de magie après avoir échoué ici ?

Je pousse un soupire en secouant la tête. J'espère simplement que je me trompe … Je me retrouve de nouveau face à Caem qui a visiblement finit sa tâche. Nouveau regard vers les blessés qui, pour certains, se lève pour aller rejoindre des camarades de classe, prendre des nouvelles des copains.
Il a les traits tirés, du sang sur les mains et pourtant je ne lis aucune peur dans son regard, juste cette petite étincelle annonciatrice d'une volonté à vouloir aider.

« Tu t'en es vraiment bien sortie. As-tu déjà fais ça avant ? En stage peut-être ? »

L'idée qu'il soit un élève de médicomagie me traverse l'esprit, mais il me semblait être un peu trop jeune pour être universitaire et pas assez expérimenté après 4 mois d'étude. Mais trop pour un simple élève de premier cursus.
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MessageSujet: Re: [EVENT 20.12.14] Breathe Underwather - Caem   Sam 3 Jan 2015 - 14:52

Foncer, comme lui avait indiqué de le faire l’homme, était une très bonne idée. Même si au début Caem s’était demandé s’il serait vraiment capable de mettre les mains dans le cambouis, il avait fini par se rendre compte que oui. Oui c’était réellement ce qu’il voulait faire, aider les autres. Et oui il avait besoin de se distraire. En faisait ça, aussi horrible que cela pouvait paraitre, il parvenait à se vider la tête. Se concentrer sur les autres, rassurer les plus jeunes et les plus effrayés, essayer d’apporter le plus d’aide possible, cela lui permettait d’oublier ses propres démons. Alors il n’allait pas dire qu’il était content qu’une telle chose se soit produite, il ne fallait pas tout confondre. Mais oui, il était content d’être venu participer parce que cela avait mis en lumière pas mal de choses. Le russe était donc tout concentré à sa tâche, faisant de son mieux pour ne surtout rien rater d’important. Ce n’était plus un exercice mais la vie réelle, il n’avait pas le droit à l’erreur. Car chaque erreur pourrait avoir des conséquences dramatiques sur les autres et ça il ne pouvait pas le permettre. Voilà pourquoi il avait été voir l’homme pour lui signifier qu’il avait fini de faire ce qui était dans le domaine de ses compétences et qu’il attendait de recevoir de nouvelles instructions pours avoir ce qu’il pouvait bien faire pour continuer à aider. Alors qu’il débarquait cependant, l’homme semblait bien occupé, les mains dans la jambe d’une jeune fille pour stopper l’hémorragie. Au début, cette image déstabilisa un peu Caem mais il parvint à se ressaisir rapidement. Celle qui était allongé là ne devait surtout pas voir de panique ou d’horreur face à se blessure, bien au contraire. Le russe lui adressa donc un sourire rassurant, lui faisant comprendre qu’elle était tirée d’affaire. Il prit même la main de la demoiselle qui sentait un peu paniquée malgré les paroles de l’homme qui était malgré tout plutôt rassurante. Réconforter restait la spécialité de Caem. Si cela ne se voyait plus trop ces derniers temps, la montée d’adrénaline avait fait ressortir ce côté de sa personnalité. Le Poufsouffle était d’ailleurs tellement concentré sur sa tâche qu’il mit du temps à comprendre que c’était à lui qu’on demandait le nom.

« Caem ! Et vous comment-vous appelez vous ? »

Le jeune homme avait répondu avec un peu de vivacité, lorsqu’il avait enfin compris que c’était à lui qu’on s’adressait, craignant alors de passer pour un malpoli. Il n’avait pas osé retourner directement la question à l’homme, voyant bien qu’il était suffisamment âgé pour faire partie du personnel et Caem se voyait mal l’appeler par son prénom. Mais il avait tout de même envie de connaitre son identité. Cruel dilemme… C’est alors qu’apparut un équipement complet pour soigner les plaies légères. Caem écouta alors avec attention les instructions de l’homme. Bien, c’était noté. Il avait tout compris et pensait en être largement capable, sans rien oublier. Il fit alors un petit signe à la jeune femme toujours allongé, lui prenant la main.

« Je vais aider tes camarades. T’en fais pas, tout va bien se passer maintenant. Si tu te sens angoissée hésite pas à me faire signe, je viendrais te voir. Mais surtout ne te lève pas ! »

Caem sourit de nouveau à la demoiselle avant de s’en aller s’occuper de ses affaires. Il avait vu la peur et la souffrance dans les yeux de la jeune fille. Il connaissait tout ça très bien. SI pendant l’occupation il n’avait jamais été en première ligne, comme tous les autres, il n’avait pas pu échapper l’horreur. Il avait vu bien des choses qui n’avaient fait que confirmer d’ailleurs son envie de se tourner vers le milieu médical. Il savait donc aussi comment réconforter, rassurer. A force, c’était un exercice qu’il connaissait bien. Celui auquel il s’adonnait un peu moins mais il restait confiait. Il s’agissait juste de plaies à désinfecter, ce n’était pas bien dur. Le jaune ne se précipita cependant pas et fit ça calmement, avec la plus grande application. Il prenait aussi le temps d’échanger quelques mots avec ceux dont il s’occupait. Il vérifiait ainsi leur état mental. Quelque chose comme ça, ça traumatise et quand on l’a vécu, on sait immédiatement reconnaitre quelqu’un qui est complètement chamboulé et quelqu’un qui, malgré le traumatisme, est capable de relever la tête. La dernière bataille à Poudlard avait fait naitre des traumatismes similaires.

Impossible pour le Poufsouffle de savoir combien de temps il avait passé à désinfecter, rassurer et panser. Un bon moment en tout cas. Il était tellement concentré sur ce qu’il faisait qu’il lui était totalement impossible de garder la notion du temps. Et puis à vrai dire cela était presque secondaire. Quand il finit de soigner le dernier blessé qui lui était assigné, de manière implicite, le jeune homme poussa un long soupir et s’étira. Ses muscles étaient crispés. Il se rendait alors compte qu’il avait tout de même était un peu stressé par la situation et que si cela ne s’était pas vu de l’extérieur, son corps lui s’était exprimé, tendant tous ses muscles. Il allait avoir besoin d’un bon repos après ça. Mais au moins il avait fait quelque chose d’utile. Pour la première fois depuis des semaines. Caem observa alors ses mains maculées de sang et entreprit de se les rincer lorsque l’homme s’approcha de lui, le félicitant pour son attitude et lui demandant s’il avait déjà fait ça. Tout en se rinçant les mains, il répondit avec le sourire, sur un ton assez léger. Ce même ton qu’il abordait en permanence avant et qui semblait avoir un peu disparu de son répertoire ces derniers temps.

« Merci, j’ai fait au mieux en tout cas. Et non c’était une première. J’avais déjà vu des scènes de ce genre quand Poudlard était occupé mais je n’avais jamais aidé. C’est juste que dernièrement, je me suis beaucoup documenté sur la médecine. »

Le mot était faible. Caem avait découvert que c’était la seule chose qui lui permettait de rester à flot. Il était en train de se noyer depuis qu’il avait commencé son sevrage, depuis qu’il se questionnait sur sa vie entière, sur ce qu’il était, sur ce qu’il avait le droit d’avoir… Le jeune homme était en pleine période de remise en question et il n’y avait que lorsqu’il se consacrait à la médecine qu’il connaissait le répit. Alors oui, il avait passé des heures entières à travailler sur le sujet. Une fois qu’il eut les mains bien propres et mêmes désinfectées, Caem tendit sa main droite à l’homme.

« Ravi de faire votre connaissance au fait. Vous êtes nouveau ici, non ? Je ne vous ai jamais vu avant mais vous ne semblez pas venir de l’école qui a été attaquée. »

Sens de l’observation. En même temps ce n’était pas difficile. L’homme semblait plus ou moins en forme, n’avait aucune blessure et des vêtements impeccables avant qu’il ne commence à soigner les blessés. Et puis, à Poudlard, les nouveaux professeurs et membres du personnel ne cessaient d’arriver, l’école cherchant à se remettre à flot après tous les événements. Caem regarda alors autour de lui et remarqua un petit rebord sur lequel il s’assit. Il n’en pouvait plus d’être debout et commençait réellement à sentir la fatigue. Et en même temps, il avait envie de discuter un peu, de continuer à se vider la tête car une fois seule dans son lit, il n’était pas sûr de trouver véritablement le sommeil.

« En tout cas bienvenue, vous verrez, ici même quand on est un parfait étranger, on s’adapte bien. »

Caem parlait en connaissance de cause. Même s’il était arrivé dans des circonstances plus que particulières, les autres élèves l’avaient en majorité accueilli comme il fallait. Alors qu’il n’était qu’un adolescent paumé, Russe, avec un sale accent, qui avait fini par s’atténuer et un lourd bagage derrière lui. Mais ça c’était avant qu’il foute tout en l’air et qu’il se replie sur lui-même. Ce dernier mot avait été très difficile. Mais ce soir c’était différent. Cette nuit là, il avait presque l’impression d’être celui qu’il avait toujours voulu être.
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MessageSujet: Re: [EVENT 20.12.14] Breathe Underwather - Caem   Dim 11 Jan 2015 - 18:19

« Merci, j’ai fait au mieux en tout cas. Et non c’était une première. J’avais déjà vu des scènes de ce genre quand Poudlard était occupé mais je n’avais jamais aidé. C’est juste que dernièrement, je me suis beaucoup documenté sur la médecine. » 

Je suis un peu étonné et je ne m'en cache pas. Pour un jeune homme qui s'est simplement documenté, il était particulièrement à l'aise dans ses gestes et dans ses décisions. Je le regarde se rincer les mains quand moi même je suis entrain de les nettoyer au creux du serviettes en attendant de pouvoir aller prendre une douche brûlante afin de détendre tous mes muscles crispés par la fatigue et l'adrénaline. Si Caem n'était qu'un amateur en la matière, il avait de toute évidence le sang froid nécessaire et la volonté évidente de vouloir effectuer ses gestes avec précisions et surtout dans un seule but : Aider. Et pour faire ce genre de métier, c'est une qualité nécessaire car sans l'envie de le faire et si nous considérons ce métier comme un fardeau alors il est inutile de s'y obliger, au risque de mettre des vies en danger. Ce jeune homme n'a pas l'air d'être de cette trempe, bien au contraire. Parfois, certaines personnes ont le feeling particulier pour ce genre de situation et de métier, peut-être en fait-il partie.

Il me tend sa main droite que je serre sans aucune hésitation, d'une poigne ferme :

« Ravi de faire votre connaissance au fait. Vous êtes nouveau ici, non ? Je ne vous ai jamais vu avant mais vous ne semblez pas venir de l’école qui a été attaquée. » 

Je regarde un instant ma tenue... Il est vrai que je n'ai absolument pas l'air d'un réfugier ou d'un de ses Enseignants ayant eu à faire à une troupe d'illuminés fanatiques. Quant bien même mon pantalon et ma chemise se trouvent être tâchés de sang, je ne présente aucunes blessures, écorchures ou un quelconque signe de lutte. Je relève la tête vers Caem qui, a bien y regardé, ou plutôt à écouter, portait les traces d'un léger accent qui m'était plus ou moins familier.

« En effet, je suis le nouvel Enseignant de Médicomagie pour les Universitaires et Directeur de Serdaigles. Monsieur Helland. »

Tout en sobriété, comme à mon habitude parce que je n'aime pas m’épancher bêtement mais je n'en suis pas pour autant froid, même si je sais que la plupart du temps l'image que je renvoi est que je suis un bloc de glace qui paraît plus intransigeant que sociable. En soit, ça n'est pas particulièrement faux. Mais peu importe.

« En tout cas bienvenue, vous verrez, ici même quand on est un parfait étranger, on s’adapte bien.
- Merci jeune homme, même si j'aurai préféré que nous fassions connaissance... dans d'autres circonstances. »

Je jette un regard circulaire à la salle, veillant par la même occasion sur mes patients qui, pour la plupart, dormaient déjà, complètement épuisés par cette nuit mouvementée et traumatisantes. Je sens que le psychologue du coin risque d'avoir du sacrer boulot durant les prochaines semaines car je doute que ces gosses réussissent à faire l'impasse sur tout ça en 24 heures. Je n'ai jamais participé à un événement de cette ampleur malgré mes interventions en montagne où plus d'une fois il a fallut récupérer un groupe de copains coincés par les tempêtes de neige, mais rien n'égale leurs visages horrifiés et le tremblement de leur corps. Encore moins la raison de cette barbarie. Je ne sais pas comment j'aurai réagis si Adrian se serait retrouvé au cœur de cette « guerre » de sang, comme beaucoup d'autre se trouvent au centre d'une guerre de religion. Je suis un homme avec un grand sang-froid mais si un seul Homme sur cette terre touche à mon fils, je sais déjà que je n'hésiterais pas à devenir suffisamment fou pour ôter la vie.

Je viens m’asseoir à côté de lui, laissant pour un instant de côté mon statut de professeur à élève, voir d'adulte à jeune adulte. Parce que je viens d'arriver et que je n'ai pas à m'imposer comme un arrogant. Pour le moment je suis juste un homme venu plutôt que prévu dans ce château dans l'unique but de prêter mains fortes au corps médicale pour sauver des vies et panser les plaies.

Mon regard se perd sur l'étendu des dégâts avant de sentir un poids lourd sur mon estomac. Un poids qui me provoque un profond sentiment de malaise, quelque chose qui ne m'ait pas inconnu et contre laquelle j'ai durement lutter ces derniers temps. Je me perds un instant, une poignée de seconde à cette vague de chaleur et à ce trouble qui prend naissance d'abord au sein de mon estomac, puis qui remonte le long de ma gorge. La première pensée fut : j'ai besoin d'un verre. Et à la seconde même où elle s'immisce entre mes idées, la honte revient en force. Non, Andreas, tu n'as PAS besoin d'un verre. Tu n'en as plus besoin depuis longtemps. Pourtant, parfois l'envie se glisse vers moi délicatement, vicieuse, voulant me faire plier de nouveau vers un verre, puis un deuxième, jusqu'à ce que je sois ivre mort, comme il y a trois ans.
Je me crispe un instant, sentant la sécheresse gagner mon palais. Il est hors de question que je ne me permettre une seule faiblesse et ainsi rompre une promesse. Pas une goutte, rien. Je ne suis pas en pleine crise, loin de là mais il arrive que certains moments soient plus compliqués que d'autres et que l'idée de céder vous traverse l'esprit. Comme en cet instant. Mais boire ne serait-ce qu'une petite gorgée serait la porte ouverte à l'Enfer et à la dépendance. Une nouvelle lutte contre soi-même.

Je me recentre sur Caem, toujours assit à côté de moi mer permettant par la même occasion de chasser au mieux cette soudaine envie naissante.

« Dis moi si je me trompe mais tu as l'air d'avoir un léger accent qui n'a rien à voir avec l'Angleterre. »

Dixit l'homme qui comporte encore un accent fortement prononcé de la Norvège.
Je pose la serviette à côté de moi et me rince les mains à mon tour, non loin de lui, tout en l'écoutant. Le sang s'écoule sous l'eau avec facilité, ne tâchant pas la peau. Une fois les mains propres – et entièrement propre – je reviens m'installer à côté de Caem, tranquillement. Attitude qui pourrait presque déteindre avec la situation.

« Tu t'es plongé dans des ouvrages de médecine par curiosité ou par envie ? Je dois avouer que tu as un sacré sang-froid qui pourrait être utile si jamais tu décidais de te lancer dans cette filière. »

L'honnêteté fait aussi parti de ce que je suis et je sais reconnaître lorsqu'un que quelqu'un à un bon feeling. Beaucoup auraient perdu pieds à sa place, je ne dis pas qu'il est surdoué, non, mais qu'il possède au moins une qualité nécessaire et utile à cette catégorie de métier. La réalité est là. Il peut également faire preuve de sang-froid sans pour autant avoir l'envie particulière d'être médecin, secouriste, infirmer. Peut-être qu'il sera Enseignant, bibliothécaire ou même sportif, allez savoir. Je ne le connais pas, je ne peux juger de sa vie. Je traduis simplement ce que je vois.

« Tu es un étudiant de quelle année ? Tu es à Poudlard depuis longtemps ? »

Je pourrais lui dire de profiter de ce moment d'échange qui ne se reproduira peut-être pas avant de longs mois parce que pour le moment je suis toujours dans la peau du secouriste qui veille sur ses patients, prêt à agir aux moindres signes de détresse, laissant Mr Helland et ses tocs loin derrière moi, pour quelques minutes encore.
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MessageSujet: Re: [EVENT 20.12.14] Breathe Underwather - Caem   Mar 13 Jan 2015 - 16:25

Nouveau professeur de médicomagie ? Ca c’était fait pour l’intéresser. Certes Caem n’en était pas encore au stade de l’Université mais le fait que les deux écoles se trouvent dans le même bâtiment laissait présager qu’il pourrait aller questionner Monsieur Helland en cas de besoin, s’il avait besoin d’aide pour progresser de son côté ou s’il s’interrogeait sur son avenir. Le russe était donc d’autant plus content de faire sa connaissance même si comme le soulignait l’homme, il aurait été plus plaisant que tout cela se fasse dans d’autres circonstances. Evidemment… Le jeune homme n’allait jamais oser dire qu’il était content qu’une telle chose soit arrivée, que des gens aient été blessés car grâce à cela il avait pu avoir un petit entretien avec un professeur de l’Université. Non c’était plus qu’il cherchait à voir le bon côté des choses, ce qui n’était pas forcément son point fort ces derniers temps. C’était donc à noter ! En tout cas, pour le moment il avait surtout besoin de se poser et de respirer. Voilà pourquoi il s’était assis sur le rebord. Il ne fit aucun commentaire lorsque l’homme vint s’asseoir à côté de lui. Au contraire. Il était plutôt content de voir qu’il n’y avait pas de gêne et qu’au moins dans ce moment assez particulier, l’homme ne se sentait pas gêné par la différence de statut. Après tout ce n’était pas le moment de s’encombrer avec ça, de faire des chichis. En cet instant ils étaient deux personnes fatiguées par ce qui venait de se passer, ayant juste besoin de partager un moment simple, que ce soit dans la parole ou dans le silence mais un moment d’humanité. Le Poufsouffle s’était en effet rendu compte comme il était important après de graves événements de revenir au moins un peu à des choses simples, se retrouver dans quelque chose de basique permettant de repartir du bon pied après. Prendre une grande bouffée d’air pour mieux affronter les futurs obstacles.

Les deux hommes étaient donc dans un moment de pause qui était plus qu’agréable. M. Helland finit tout de même par briser le silence, qui n’avait en soit rien de gênant, en soulignant le fait que Caem avait un accent qui montrait bien qu’il n’était pas en anglais. Le jeune homme ne pu s’empêcher de rire car en cet instant il se rendit compte que le nouveau professeur avait lui aussi un accent. Avec tout ça il n’avait même pas fait attention. Aussi, alors que l’homme était parti à son tour se laver les mains, le Poufsouffle accepta de faire la lumière sur cette prononciation encore marquée malgré tous ses efforts.

« En effet. Mon nom de famille c’est Kaliayev, je suis Russe et ayant grandi là-bas j’ai un peu de mal à me séparer de mon accent, même s’il s’est pas mal atténué. Et vous vous venez d’où si ce n’est pas indiscret ? »

Caem se souvenait à intervalles régulier que c’était bel et bien un professeur qu’il avait devant lui et que par conséquent, il ne pouvait pas non plus se permettre de parler n’importe comment ou de poser n’importe quelle question. Et en même temps, même si le russe avait un grand respect de l’autorité en général, cela étant sans doute dû à ses origines, il n’en restait pas moins quelqu’un qui appréciait le contact humain et dont la facilité sociale lui faisait parfois oublier quelques conventions. M’enfin, si son professeur ne souhaitait pas répondre, il ne s’en vexerait pas et osait espérer que ce dernier n’allait pas non plus se braquer pour une simple question. D’autant qu’il semblait lui aussi en avoir plusieurs à poser. Alors qu’il venait se réinstaller près de lui, le professeur lui demanda coup sur coup ce qui l’avait motivé à s’intéresser à la médecine ainsi que où il en était dans sa fréquentation de Poudlard. Mais ce qui marqua aussi Caem ce fut la réflexion sur son sang froid. S’il savait… S’il savait ce qu’il avait il y avait un peu moins d’un mois… Mais après tout il n’avait pas tord, hormis cet accident, le russe avait toujours été connu pour son calme. Et puis, même si cette réflexion avait fait ressurgir quelques mauvais souvenirs, au fond de lui, le jeune homme en était tout de même flatté.

« Je sais depuis un moment déjà que je veux travailler dans le médical. Et dernièrement j’avais un peu de temps à revendre alors je me suis décidé à me pencher un peu plus sur la question. »

Du temps à revendre ça c’était certain. Cela pouvait paraître bizarre dans la bouche d’un étudiant, si on oubliait le détail vacances scolaires. Mais en même temps, ces nuits devenaient tellement longues que oui, il fallait bien qu’il tue le temps.

« Mais je ne suis qu’en huitième année. Et ça va faire un peu plus d’un an que je suis à Poudlard, avant j’étais en Russie avec ma mère. »

A peine avait-il parlé que le jeune homme regrettait d’avoir fait référence à sa mère. Il aurait pu dire ça de pleins de façons différentes… En même temps il n’avait pas eu trop envie de s’appesantir sur le fait qu’avant cela il n’était pas scolarisé car il alternait entre sa fonction de garde malade et d’homme de ménage, du coup il avait cherché la solution la plus neutre. Qui n’était pas forcément la meilleure. Il n’était pas à ça près en même temps. Le jeune homme se contenta donc d’un léger soupir. Il avait l’impression que cela faisait une éternité qu’il était dans ce Château, qu’il avait eu le temps d’y vivre comme une seconde vie. Et pourtant, le temps écoulé n’était pas si important que ça. En même temps, ce qu’ils avaient vécu ici pesaient sur les épaules comme des années entières, des décennies pour certains. Ils étaient creusés, marqués à vie. Le jeune homme chassa ses pensées d’un mouvement de tête alors qu’un jeune qu’il connaissait s’approchait d’eux. Il était de sa maison mais plus âgé, il était même à l’Université, c’était sans doute pour cela qu’il était debout, pour aider.

« Salut… Caem c’est ça ? Bonjour monsieur. Je sais que c’est pas très réglementaire, mais on fait tourner des petits remontants après ce qui vient de se passer, t’en veux un peu ? »

Alors que le jeune homme lui tendait une flasque, le russe sentit son cœur rater un battement. Il en avait envie, terriblement. Il suffisait qu’il tende la main et il obtenait ce qu’il voulait. Après tout une petite gorgée ne lui ferait sans doute pas de mal. Enzo penserait sans doute la même chose, les événements étaient particuliers et puis juste une gorgée… Ce n’était pas comme s’il allait se bourrer la gueule en s’enfilant une bouteille entière…

« - Hum… Jake, je te présente M. Helland, nouveau professeur à l’Université.

-Oh merde… Excusez-moi monsieur, je… Ce n’était que du jus de citrouille ! »

Caem regarda alternativement Jake et Monsieur Helland, se demandant bien comment ce dernier allait pouvoir réagir. En fait, il espérait presque qu’il allait asseoir son autorité. Parce qu’il s’était retranché derrière lui. Le russe ne savait pas comment il avait réussi à dire non mais en tout cas, il avait réussi à trouver une excuse pour déguiser son refus et il avait foncé.
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MessageSujet: Re: [EVENT 20.12.14] Breathe Underwather - Caem   Mar 20 Jan 2015 - 10:54

L’envie était là, faible, mais présente. Je gère généralement bien ce genre de légère crise, où je ne trouve aucune complication à y faire face. C’est même une victoire à chaque fois que je prends le dessus sur cet appel à l’alcool et par conséquent, à l’ivresse. Car je sais pertinemment qu’une fois le goût de la douce saveur traitresse d’un whisky ou d’un de ces liquides sur mon palais, je ne pourrais peut-être plus m’arrêter et je ne veux prendre aucun risque. J’en ai beaucoup trop baver pour me sortir de cette spirale infernal, j’ai failli en perdre totalement la garde de mon fils et s’il y a bien une chose que je ne supporterais pas c’est que l’on m’enlève mon enfant. Il est ma seule raison de vivre, la seule vie à laquelle je me raccroche aujourd’hui. Mais ce soir, c’est différent. Il y a ces blessés, cette semi-guerre, ces cris et ces pleurs qui me mettent sous pression sans que je ne m’en rende compte. J’ai dû quitter mon domicile en urgence, abandonner Adrian alors que je lui avais promis de faire Noël avec lui, sa garde a failli m’échapper, je n’arrive pas à me faire au regard assassin de Nora qui me ramène toujours à mon erreur passé… bref, tout un tas d’éléments qui font qu’en cette seconde, un verre d’alcool ne serait pas de refus.

J’essaie malgré tout de me concentrer sur ce gosse, Caem, qui s’est révélé plus apte que je ne l’aurai cru à gérer cette situation de crise. Il m’attire une certaine sympathie même si je sais que je ne suis qu’un bloc de glace en temps normal. Seulement, nous ne sommes pas dans un instant « normal », parce qu’il ne sera jamais « normal » d’avoir tous ces gosses blessés, subissant les attaques d’une idéologie. Dans la peau du Leiv/infirmier, je me sens toujours un peu plus à l’aise et je crois que la fatigue aide en ce sens. Au point que nous discutions, d’homme à homme.

« En effet. Mon nom de famille c’est Kaliayev, je suis Russe et ayant grandi là-bas j’ai un peu de mal à me séparer de mon accent, même s’il s’est pas mal atténué. Et vous vous venez d’où si ce n’est pas indiscret ?
- De Norvège. L’hiver Britannique doit te paraitre bien léger face à celui que tu as déjà connu. »

Il me semblait bien que ce petit accent ne m’était pas inconnu… Même s’il me semble bien léger. Peut-être est-il déjà ici depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. A force de fréquenter un lieu où nous parlons une autre langue, il est évident que nous perdions notre accent de jour en jour, j’en ai la preuve ces derniers mois passés à Londres où j’arrivais à mieux me faire comprendre avec mon anglais haché menu.

« Je sais depuis un moment déjà que je veux travailler dans le médical. Et dernièrement j’avais un peu de temps à revendre alors je me suis décidé à me pencher un peu plus sur la question. Mais je ne suis qu’en huitième année. Et ça va faire un peu plus d’un an que je suis à Poudlard, avant j’étais en Russie avec ma mère.»

Voilà qui expliquerait donc ce sang-froid et cette bonne volonté de bien faire. Il existe bien évidemment des personnes qui possèdent déjà cette qualité sans pour autant avoir l’ambition de devenir l’un des chirurgiens les plus doués de cette planète mais sa connaissance sur quelques sorts s’expliquaient de par la propre éducation et instructions qu’il se faisait à parti des bouquins. J’affiche un sourire perdu, repensant au jeune homme que j’étais. Introvertie avec cette soif de connaissance inépuisable pour la médecine. Et pourtant, je ne m’en suis limité qu’au poste d’infirmier, ce qui représente déjà beaucoup pour moi, même si j’aurai pu aller plus loin. Quoi qu’il en soit, il semble que Caem soit déterminé et il est motivant de voir ces jeunes gens prêts à mettre la main dans les blessures pour sauver la vie d’autrui.

Pourtant lorsque je le regarde en coin, ce n’est pas un sourire que je vois mais l’ombre d’un soupire sur son visage, comme si il était en pleine réflexion. Je ne sais pas ce qui a l’air de le préoccuper de la sorte et je ne le saurais peut-être jamais puisqu’un autre jeune homme nous interrompt, d’un geste las, le visage tiré par l’épuisement.

« Salut… Caem c’est ça ? Bonjour monsieur. Je sais que c’est pas très réglementaire, mais on fait tourner des petits remontants après ce qui vient de se passer, t’en veux un peu ? »

J’hausse les sourcils, fixant le jeune homme face à nous, tenant entre ses mains un plaisir coupable que je tente de fuir depuis déjà longtemps. Deuxième réaction : Le choc. De l’alcool ? Dans une école ? Comment se fait-il que ce genre de substance circule dans les couloirs, même en une occasion aussi horrifiante ? Mon regard s’assombrit pour deux choses : Le fait qu’il y ait des gamins qui puissent se procurer aussi aisément une flasque d’alcool et parce que mon ventre se tord dans tous les sens, les battements de mon cœur s’affolent légèrement, signe d’une envie pressante de faire glisser le breuvage le long de ma gorge, comme si j’étais assoiffé. Pourtant, je ne cille pas, ne bronche pas. Mon visage se ferme simplement et je reste un instant à le regarder.

« - Hum… Jake, je te présente M. Helland, nouveau professeur à l’Université.
-Oh merde… Excusez-moi monsieur, je… Ce n’était que du jus de citrouille ! »

J’arque un sourcil avant de me relever. Est-ce vraiment l’heure de jouer le bon vieux professeur psychorigide ou dois-je encore attendre encore un peu avant de manifester mon autorité ? L’espace d’une seconde j’hésite sérieusement, me disant que je n’ai pas à jouer ce rôle alors que je viens à peine d’arriver. Pourtant, je sais que si je n’impose pas mes limites maintenant, cela suffit à certain pour s’engorger d’une confiance démesurer face à un adulte représentant une forme d’autorité.

« Dans ce cas, je pense qu’il serait une très bonne idée à ce que vous alliez boire ce … « jus de citrouille », loin d’ici. Loin de moi. »

Il jette un regard vers Caem et j’ajoute, d’une voix peut-être un peu trop dure :

« Seul, j’entends. »

Il était tout simplement hors de question que je le regarde servir un élève aussi jeune, juste sous mes yeux de surcroit. Je sais qu’il faut bien que jeunesse se fasse et que je ne suis surtout pas leur père. Mais je reste un Enseignant et je me dois de suivre une certaine ligne de conduite. Et la mienne c’est : Pas d’alcool dans ces couloirs. Ou en tout cas, pas devant moi. Je ne peux pas non plus les attachés à leurs chaises pour qu’ils se tiennent correctement.

« Euh… oui, d’accord. Désolé M’sieur.
- Je comprends qu’en vue des circonstances, vous avez besoin de vous détendre. Mais il y a d’autres moyens pour ça. »

Mais tu n’es pas non plus leur père … S’ils veulent s’amuser dans leur coin, ça ne regarde qu’eux, non ? Je pousse un soupir, avant de reposer mon regard sur le fameux Jake qui se retrouve un peu penaud, laissant retomber son bras avec la fiole, toussant dans sa main.

« Faite ce que vous voulez, je fermerais les yeux pour ce soir. Mais pas ici. Et sachez simplement que si je vous reprends avec une fiole douteuse en plein couloirs d’ici demain, je serais beaucoup moins indulgent que maintenant. »

Il acquiesce, toujours aussi penaud avant de faire un signe de salut à Caem et de tourner les talons. Je me sens d’un coup trop statique avec le besoin furieux de bouger, de m’occuper l’esprit. Je sais que je peux paraitre aussi aimable qu’une porte de prison et je sais aussi que la majorité de la population a pour réflexe du juger à la première impression, mais je me souviens que Nora disait souvent que je n’étais qu’un masque et qu’au fond j’étais bien plus chaleureux et tendre. Elle se trompait.
Toujours debout, bien droit, je me retourne vers Caem, essayant de décrisper mon visage.

« Je vais aller faire un tour voir si on a besoin de moi. Tu as bien aidé ce soir. Va te reposer, tu en as besoin… »

Léger sourire de ma part, je suis au moins satisfait d’avoir eu un premier contact avec un élève de manière si positive. Et puis, il me rappelle un peu moi lorsque j’étais jeune. Peut-être à cause de cette petite étincelle au fond de son regard.

« Si jamais tu as besoin de conseil ou d’informations… Je reste à disposition. Je devrais peut-être donner un coup de main à l’infirmerie, je verrais si tu peux venir de temps en temps faire un tour, je dois d’abord en parler aux principaux concernés. Enfin tout cela, si tu te montres être un élève assidue et travailleur. »

Parce qu’il est hors de question que je perde mon temps avec un jeune homme qui ne veut pas se donner la peine ou qui ne prends pas ma proposition et conseil au sérieux. Mais Caem ne semble pas être ce type d’élève, il m’a prouvé ce soir qu’il pouvait se montrer présent, dévoué et assidue. Ca n’est pas pour rien que j’ai proposé mon aide ainsi, de manière très spontanée. Et puis, cela m’occupera lors de mes jours d’ennuis. Concernant l’infirmerie, il fallait que je vois avec cette jeune femme si, de temps en temps, je pouvais venir donner un peu d’aide. Je ne supporterais pas de rester cloitrer dans ma chambre les weekends, sans rien avoir à faire. J’en ai touché deux mots à Mr Rivers et il n’y voit aucun inconvénient. Je verrais tout cela plus tard. Pour le moment, des patients m’attendent et la nuit risque d’être encore longue…


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MessageSujet: Re: [EVENT 20.12.14] Breathe Underwather - Caem   Dim 25 Jan 2015 - 14:13

Alors comme ça ce nouveau professeur était en plus originaire du Nord ? Il aurait été facile de deviner en même temps mais sans qu’il sache pourquoi, cela faisait plaisir à Caem. Même si la Norvège n’avait pas la même culture que la Russie, même si les deux pays étaient très distincts, l’idée d’avoir un compatriote du nord lui faisait plaisir. Alors certes il n’allait pas pour autant devenir ultra familier avec M. Helland qui restait un professeur. Mais il avait l’impression qu’il ne serait plus seul avec cette nostalgie de son pays d’origine. Et qu’il ne serait plus seul non plus à s’amuser des airs frigorifiés de ses camarades, comme le soulignait son aîné, quand le thermomètre descendait péniblement vers les moins 10. En Russie ce n’était pas du tout la même donne et Caem avait donc appris à résister au froid mais surtout à savoir se couvrir. Il riait toujours lorsqu’il voyait des petites minettes se plaindre du froid mais refuser de prendre des vêtements réellement chauds par peur d’un manque de style. Tout cela le dépassait mais ne l’énervait pas pour autant. Chacun mener sa vie et il n’avait aucune raison de juger ou de s’en mêler.

Caem était donc doublement content de l’arriver de ce nouveau professeur. S’il ne pouvait pas être content des circonstances, il devait bien avouer que grâce à ces dernières il avait pu rencontrer l’homme en dehors des cadres universitaires, l’approcher et s’ouvrir les possibilités de parfaire son savoir avant même d’entrer à l’Université. Car malgré tout il lui restait encore un peu de temps avant d’atteindre ce niveau et si la priorité du jeune homme n’était pas de brûler toutes les étapes, il avait besoin de satisfaire sa curiosité. Parce que c’était aussi ce qui lui permettait d’avancer chaque jour un peu plus, d’accepter qu’un truc clochait définitivement chez lui. Alors se dire que M. Helland pourrait l’aider à continuer dans cette voie l’enchantait. Et d’ailleurs il aurait pu le questionner un peu plus sur la médecine, lui demandait s’il accepterait ne serait-ce que de lui prêter certains bouquins. Mais il n’en eut pas l’occasion. C’est à ce moment là que Jake décida de faire sa petite entrée fracassante. Caem fut bien content que le professeur soit là à ses côtés. Sinon, il aurait eu bien du mal à se sortir de cette situation. Mais là, même si son corps semblait choisir autre chose que sa tête, il parvint à rester calme et à utiliser la carte de l’autorité pour se cacher derrière. Et cela fonctionna parfaitement. M. Helland semblait être assez intransigeant en la matière et fit comprendre qu’il avait intérêt à s’éloigner avec sa fiole. Lorsqu4il appuya sur le fait que Caem n’avait pas intérêt à le rejoindre, ce dernier baissa la tête par réflexe. Mais en soit il était soulagé. Il n’aurait pas à s’inventer une excuse et la tentation était en train de s’éloigner toute seule comme une grande. Le russe se contenta donc de lancer un regard d’excuses à Jake. Il avait voulu l’entraîner dans un moment de détente et s’était retrouvée coincé. Mais bon, M. Helland semblait avoir décidé d’être tolérant même si cette histoire d’alcool semblait l’agacer au plus haut point. Etrange mais en tout cas, cela valait mieux pour tout le monde. Au final, c’était comme si chacun s’en tirait à bon compte, Caem voyant sa privation comme une sorte de bénédiction.

Le Poufsouffle était donc en train de se concentrer sur sa respiration et son rythme cardiaque qui avaient enfin décidé de se calmer lorsque le professeur lui signifia qu’il allait faire un tour et que lui avait tout intérêt à aller se reposer. Certes le jaune se sentait un peu fatigué, ce qui ne lui arrivait pas souvent ces derniers temps. Peut être que les événements l’aideraient à trouver le sommeil aussi étrange que cela puisse paraître… Enfin, il bouquinerait sans doute avant d’essayer de dormir. Mais ce qui l’enthousiasma surtout ce fut lorsque M. Helland lui fit comprendre qu’il allait essayer de faire en sorte que sa soif de savoir dans le domaine de la médecine soit assouvie.

« Je saurais être un élève assidu ! Et puis, si je pouvais juste avoir accès à certains ouvrages ce serait déjà une grande chose pour moi. »

Oui. Caem n’en demandait pas beaucoup. Alors bien sûr, il serait plus qu’honoré de pouvoir aider à l’infirmerie de temps en temps ou ne serait-ce qu’observer. Ce serait une bonne occupation, cela remplierait encore plus son agenda, lui laissant peu de temps pour réfléchir. Mais surtout, cela lui donnerait l’impression de s’engager réellement vers quelque chose, de pouvoir être utile et il avait l’impression que c’était essentiel. Essentiel pour qu’il reste à flots et qu’il puisse continuer à se regarder dans une glace. Le russe se releva donc à son tour, bien conscient que de toute façon cela ne servirait à rien de rester là à part s’exposer à des situations délicates. Il avait tout intérêt à rejoindre son dortoir et à essayer de dormir. Oui il avait envie de croire que cette nuit peut être il parviendrait à se reposer presque normalement. Il sentait bien que ses muscles commençaient à tirer et que le fait d’avoir été réellement actif physiquement l’aidait à mieux sentir la physique psychologique et l’appel du sommeil.

« Au fait monsieur, Merci. »

Merci pourquoi ? En réalité Caem voulait remercier M. Helland de l’avoir débarrassé de Jake et de sa fiole d’alcool. Il appréciait son camarade mais savait qu’il était encore trop fragile pour accepter sereinement que les autres boivent devant lui sans être tenté. Il n’était pas à un stade avancé, il avait décidé de se sevrer avant d’être alcoolique au sens propre du terme et pouvait de ce fait peut être même espérer un jour pouvoir boire un verre une fois par mois sans devenir fou. C’était son objectif. Mais il en était encore très loin et savait que cela prendrait peut être des années avant qu’il ne soit capable de ça. Alors oui, il voulait remercier son professeur qui inconsciemment venait de l’aider et qu’importe s’il ne comprenait pas trop ces remerciements. Caem lui fit donc ensuite un signe de tête respectueux et se dirigea vers les dortoirs. Il adressa au passage quelques sourires aux blessés qui semblaient eux aussi être sur le point de s’endormir. Décidément, dans ce Château, il ne pourrait jamais avoir la vie normale dont il avait toujours rêvé. Mais bizarrement, il avait fini par se faire plus ou moins à l’idée.
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[EVENT 20.12.14] Breathe Underwather - Caem
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