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 [EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.

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MessageSujet: [EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.   Mar 2 Déc 2014 - 16:51

Jeudi 25 décembre 2014,


Les vacances étaient presque finies et on peut dire qu'elles avaient été mouvementées. D'abord, ce qui s'était passé au Pré-Au-Lard. Une simple coïncidence ou pas ? Il n'en savait rien, mais pour lui tout avait été programmé. Ce fait PILE pendant les vacances, quand les effectifs étaient réduits... et puis il y avait eu l'attaque de Salem et l'arrivée d'autres élèves de l'école. Salem était tombée et c'était certain dû aux Supérieurs ou à une organisation semblable aux États-Unis, c'était mauvais signe pour ici. L'heure était proche, ce qui signifiait qu'il allait devoir faire un choix de camp sans possibilité de retour en arrière... Il savait déjà ce qu'il devait faire, ce qu'on attendait de lui, sa famille, les Supérieurs. Il le savait pertinemment, mais est-ce qu'il pourrait réellement rejoindre leur camp s'il y avait une bataille ? Même s'il avait les mêmes idées qu'eux, leurs méthodes ne l’enchantaient toujours pas. Peut-être qu'il devait simplement arrêter de penser à tout cela et aviser comme il le sentait le moment venu. Peut-être qu'il devait continuer à y penser après tout la vie de sa famille était en jeu dans cette histoire le "supérieur" espion l'avait bel et bien précisé. Il ne devait pas jouer avec le feu, il n'en avait pas le droit, pas les moyens. Il n'avait que dix-huit ans, qu'est-ce qu'il était contre les Supérieurs ou même les professeurs et les gardiens ? Quelque chose d'insignifiant très certainement. Non... il n'avait pas le choix, on avait déjà choisi pour lui ce qu'il devait faire.

Melvin et Devin n'étant pas présents, il avait passé le réveillon avec une ou deux autres personnes qu'il appréciait et qui par miracle étaient, comme lui, restées à Poudlard pendant les vacances. Après le repas, il avait préféré retourner dans le dortoir, il n'avait pas franchement envie de faire la fête avec les autres. Comment est-ce que ça se serait passé s'il était revenu avec son cousin ? Certainement qu'il aurait dû regarder la 'mascarade' entre le blond et Jones, c'était certainement un mot trop fort, trop injuste. Ils n'avaient rien demandé mais Tveit leur en voulait un petit peu en quelque sortes, ils allaient finir leur vie ensemble et lui... lui n'avait plus Elinor alors qu'ils s'aimaient. C'était injuste, juste injuste. Elle lui manquait toujours, il en avait des crampes d'estomac. Il s'était retenu de passer les vacances dans la salle d'Illusions, mais cela n'aurait servi à rien mis à part à remuer le couteau dans la plaie. Elle était partie, il ne pouvait pas se lier à une illusion, il devait arriver à faire son deuil... mais pour l'instant il avait bien du mal. Alors histoire de ne pas passer la soirée à broyer du noir, et à trop réfléchir sur la situation actuelle de Poudlard, sur ce qui allait pouvoir se passer et quand, il avait ouvert un bouquin histoire de pouvoir réviser un peu avant d'aller dormir. C'était une des seules choses qui arrivait à bien lui occuper l'esprit et travailler les cours passés et à venir était toujours quelque chose d'utile n'est-ce pas ?

Au bout de très longues heures, il était enfin tombé dans les bras de Morphée pour se réveiller quelques heures plus tard à cause d'un boucan. Explosion et compagnie. Le château était attaqué. La château était attaqué. Pourquoi est-ce qu'il n'était pas rentré chez lui.... Pourquoi ?! Il s'était levé rapidement avait enfilé des habits et avait pris sa baguette. Il ne devait pas rester dans les parages, c'était une trop mauvaise idée. Quelqu'un aurait peut-être la mauvaise idée de croire qu'il avait aidé les supérieurs à venir (bon, c'était ni vrai ni faux) et voudrait se venger sur lui... ou quelque chose dans ce genre-là. Seul, contre tous il n'avait aucune chance. Par ailleurs, si le "Supérieur" qui était dans la château venait lui donner une mission, il préférait... en fait il ne savait pas. Tout se mélangeait dans sa tête, il se doutait qu'il aurait droit à du vérisetarum et qu'il ne pourrait pas mentir sur ses intentions. Il ne voulait que ce "Dimitri" le trouve. Il ne voulait pas être responsable d'un nouveau massacre.... néanmoins il ne voulait pas se cacher non plus. Dans les couloirs, il hésita longuement sur la marche à suivre, mais finalement il se décida à tenter de trouver Cody. C'était le seul qui devait être présent dans ce foutu château qui en savait certainement plus que lui. Seulement arrivé en bas, il y avait les gardiens, professeurs et certains élèves qui se battaient contre... quelqu'un... et pour le coup le Serdaigle ne savait plus comment agir, réagir. Pas de chance pour lui, sans trop comprendre ni comment et pourquoi (un sort perdu ? Autre chose), il fut soudain propulser contre un mur, la tête cognant en premier. Il retomba au sol à moitié assommé, la tête lui faisait un mal de chien, il avait l'impression de voir double, et s'il ne voulait visiblement pas être blessé d'avantage, il n'avait pas d'autres solutions que de se "cacher" dans une salle vide le temps qu'il retrouve ses esprits...

Un certain temps avait passé, le mal au crâne et les troubles de la vision n'étaient pas passés. Les yeux fermés, assis contre un mur il se concentrait sur les bruits qui provenait de l'extérieur, près à se défendre si jamais quelqu'un franchissait cette foutue porte et finalement... peu à peu le calme revint. Poudlard avait gagné. Se relevant avec difficulté à cause des vertiges qui le prenaient, il finit par ouvrir la porte et tomba presque nez à nez avec Jeroen. Le traître, il l'avait vu se battre avec les gardiens, contre les supérieurs. S'il savait ce qui l'attendait, s'il savait ce qui se tramait il aurait peut-être réfléchi deux fois avant d'agir comme il l'avait fait. Ce type le répugnait au plus haut point. Choisir le camp le plus fort pour ne pas avoir d'ennuis. En se passant une main dans les cheveux, il remarqua qu'il devait saigner un peu, mais il n'y dit pas plus attention que cela. Il souffla doucement au vert.

Si quelqu'un apprend qui tu as protégé, tu sais ce que tu risques ?!

Même si ça en avait l'air ce n'était pas des menaces. Ce n'était pas non plus une réelle inquiétude pour l'autre garçon qu'il n'aimait pas, il se demandait juste s'il savait ce qui se tramait ici...

Enfin, remarque, venant d'un traître qui retourne sa veste comme pas possible ça ne devrait même pas m'étonner.

Là par contre, ce n'était pas censé être sympathique comme remarque. Il avait mal, il ne se sentait toujours pas bien, et il avait un peu les nerfs. Il était stressé par tout ce qui s'était passé et espérait que sa famille allait bien. Il espérait que personne n'avait rien tenté contre eux. Oui, il espérait ne pas avoir foutu tous ces efforts en l'air.
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MessageSujet: Re: [EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.   Jeu 4 Déc 2014 - 16:27

Les vacances auraient dû être synonymes de joie et de retrouvailles familiales. A une décision près, il serait chez lui, avec les siens, dans la chaleur de son foyer, avec la sensation, peut-être, d’être protégé du monde extérieur par la présence de son père et de son frère. Il serait devant la télévision, les pieds dans une bouillote hideuse offerte par sa petite sœur, le crâne ébouillanté par tous ces chants de Noël qui restaient dans la tête dès lors qu’on en donnait les trois premières notes. Il aurait dû être là-bas. Il aurait dû rentrer dès le premier jour au lieu de décider de rester encore quelques jours pour être avec Julian.

Il se réveilla en sursaut, en sueur, le souffle court. Toutes les deux heures environ, une sensation de chute le sortait d’un cauchemar qui se répétait inlassablement. Il les cherchait, il les cherchait et ne les trouvait pas, et le sol s’ouvrait sous ses pieds. Ça lui semblait à chaque fois tellement réel que son oreille interne partait du principe qu’il était vraiment en train de tomber, et il se réveillait. Fébrile, incapable de se rendormir s’il ne sortait pas marcher quelques minutes et se rafraîchir les idées, il sauta du lit et enfila un pantalon, des grosses chaussettes, ses chaussures et un pull à même son torse nu. Il n'avait aucune idée de l'heure qu'il était, son horloge internet était totalement déréglée. Il s’empara de sa baguette et quitta le dortoir sans faire un bruit. Il n’avait pratiquement pas mangé, l’estomac noué. Il voulait rentrer chez lui, il voulait les retrouver, les serrer dans ses bras mais…

Il sortit de la salle commune et s’assit contre un mur non loin de l’entrée. Il attendait Slight, partie la veille à Londres. Il sortit la lettre froissée de sa poche. Depuis qu’il avait envoyé un hibou prévenir son père qu’il ne rentrerait pas, le jour-même de la sortie à Pré-au-Lard, il n’avait cessé de recevoir des beuglantes. Il en avait ouvert deux avant d’abandonner et de les laisser exploser, chargés de remontrances de son père. Sale merdeux, il ne pouvait pas refuser de rentrer pour les fêtes de Noël, alors que ça faisait des mois qu’ils ne s’étaient pas vus et que la petite se faisait une joie de le revoir. Pire, il refusait de rentrer parce que la situation dégénérait à Poudlard : il allait totalement à l’encontre de la promesse qu’il avait faite à son père l’été dernier. Rentrer et partir aux Pays-Bas si la situation devenait dangereuse à l’école. Il avait répondu rapidement en s’excusant, ajoutant simplement qu’il avait des choses à régler, et les traces de brulure dues aux beuglantes avaient doublé dans son dortoir.

Et puis il y avait eu cette lettre, écrite par Emeric. Il l’avait ouverte sans attendre de s’isoler, sentant l’urgence dans l’écriture cursive de son nom sur l’enveloppe. L’illusion de sécurité avait disparu en quelques secondes, autant dire qu’il était tombé de très, très haut. Au milieu du couloir, il avait dû se retenir à un mur.

Jeroen, c’est la galère. Ne rentre pas.
Je ne sais pas comment mais ils ont appris pour les Pays-Bas et les projets de papa pour le Ministère. Ils sont venus à l’appartement. Je n’ai rien pu faire, je devais protéger Lily et ils étaient d’un autre niveau. Ils ont brisé nos baguettes, saccagé l’appartement. Même papa n’a rien pu faire. Quand il est rentré, c’est parti en vrille. Ils lui ont fait du mal devant nos yeux. Il va bien, je veux dire, il est entier, je m’occupe de lui comme je peux mais les impardonnables ont laissé des traces. Ils nous ont menacés, ils nous ont dit qu’on ne serait nulle part à l’abri. Que si on bougeait, ils n’hésiteraient pas, que ta trahison ne resterait pas impunie. Quelle trahison, bon sang ?
Je vais rester à Londres m’occuper d’eux. C’est trop sérieux pour qu’on essaie de jouer avec eux. J’ai effacé le souvenir de Lily, et on lui a dit que tu avais des soucis de train. Ne rentre surtout pas, pas pour le moment, tu es plus en sécurité à Poudlard. Envoie régulièrement des nouvelles, nous ferons de même. On ne peut pas se permettre de les laisser à nouveau couper les communications. Je t’enverrai bientôt un colis.
Faute d’avoir tenu ta promesse de rentrer, tiens celle-ci : reste en vie. Je te promets que tu vas le regretter si t’obéis pas.
On t’aime.

Il passa sa main sur son visage et expira lentement. Il n’arrivait plus à dormir. Depuis cinq jours, de nouveaux sorciers de Salem étaient arrivés dans le château et avaient été répartis dans les maisons, mais il ne les voyait plus. Il ne voyait plus rien, hormis le danger et l’impuissance auxquels il était confronté. Il posa sa tête contre le mur froid et se concentra pour reprendre son souffle. Non, il ne pouvait pas les protéger en restant ici. Il ne pouvait plus faire semblant d’être de leur côté d’ailleurs, ce serait se voiler la face. Qu’est-ce qui lui restait ? Survivre, devenir plus fort. Et… se battre. Il deviendrait fou s’il devait rester les bras croisés. Il resta un instant à écouter le silence paisible des couloirs. Peu étaient restés. Il était jaloux.

Soudain, une explosion retentit. Il sursauta, regarda autour de lui. Second grondement sourd qui fit vibrer les murs. Il se leva d’un bond, fourra la lettre dans sa poche, s’empara de sa baguette et se mit à courir en direction du bruit. Il entendit plusieurs bruits de course l’accompagner et ils se retrouvèrent bientôt par dizaines pour contempler les premiers dégâts. Ils étaient là, derrière les remparts de protection, avec leur haine et leurs idéaux destructeurs, et ils avaient déjà entamé leur avancée. Jeroen ne réfléchit pas, il se plaça à côté des enseignants, des gardiens et des élèves venus en renfort et il défendit le château. Ils entrèrent, commencèrent à prendre d’assaut l’intérieur même du château. Cela dura longtemps, très longtemps. Une bonne heure pour tout dire, mais une heure à donner tout ce qu’il avait, à se battre bec et ongle pour empêcher leur progression qui leur serait fatale. Ils ne lui enlèverai pas le seul endroit où il pouvait encore être en "sécurité".

Ce fut éprouvant. Lorsque la lutte commença à se calmer, que les assaillants furent rejetés hors du château, il resta contre un mur pendant un long moment, le temps de regarder les professeurs remettre en place les sortilèges de protection. Blessures superficielles mais épuisement total. Heureusement qu’il était resté dans le périmètre de certains professeurs : leur faire face, yeux dans les yeux, sans personne pour lui sauver les miches lorsqu'il faisait des erreurs ou n'avait pas la puissance nécessaire, à coup sûr il y serait passé. Il prit le temps pour se relever et fit quelques pas dans le couloir. Ça allait mieux, mais il n’avait plus une once de magie à utiliser. Il fallait vraiment qu’il commence à bosser la magie noire…

Une porte s’ouvrit et un gars en sortit, à la limite de le percuter. Connor, ce petit pro-Supérieur à la mord-moi le nœud. Les Tveit étaient de sacrés imbéciles. Vu sa tête, il n’était pas non plus content de voir le serpentard. Bien, ils étaient sur la même longueur d’onde, c’était bien, sauf que Jeroen n’en montra rien. Il avait l’air mal en point le pauvre petit, une blessure superficielle à la tête. C’est dangereux de se cacher.

- Si quelqu’un apprend qui tu as protégé, tu sais ce que tu risques ? lui murmura-t-il.
- Pardon, tu m’as parlé ?

Non parce que ses oreilles sifflaient un peu. Il avait parfaitement compris ce que le garçon lui disait, mais s’il commençait à lui chercher des noises maintenant, ça allait se régler à mains nues. Il lui donnait une chance de faire comme s'il n'avait rien dit. Jeroen se contenta toutefois de ravaler la colère qui montait. Il n’allait pas lancer le débat, si ? Si.

- Enfin, remarque, venant d’un traître qui retourne sa veste comme pas possible ça ne devrait même pas m’étonner.
- Venant d’un gars qui se planque pour ne pas avoir à faire face à l’impuissance de son camp, cela ne me fait ni chaud ni froid.

Parce que, soyons sérieux cinq minutes. Si le garçon n’était pas parti se cacher et les avait attaqués par derrière, et si tous les pro-Supérieurs planqués dans le château avaient agi ainsi, l’issue des combats n’aurait peut-être pas été la même. Il pouvait bien le menacer, le faire passer pour le traître ayant retourné sa veste, mais Connor restait un faible, un idéaliste pantouflard, un crétin incapable d’assumer ses convictions et son camp. Il voulait la guerre ? Qu’il la fasse au lieu de laisser les autres se faire massacrer à sa place, se contentant de lancer des petits coups de pied pour faire semblant d'avoir participé. Jeroen s’approcha et l’attrapa par le col de sa veste. Calmement, froidement, il le plaqua contre le mur et lui lança un regard chargé de l’envie de tuer avec laquelle il avait commencé à vivre depuis quelques jours.

- Eh bien ? Défends-toi donc. Défends tes idées. J’ai protégé Poudlard et la sale vermine qui y vit. Par les fondateurs, quel sacrilège de salir ainsi le sang sorcier qui coule dans nos veines. Et toi, qu’est-ce que tu protégeais ? balança-t-il avec véhémence.

Qu’est-ce qu’il avait à perdre maintenant ? Face à Connor, qui plus est… pas grand-chose. Il lui imprima une pichenette entre les deux yeux, sous-entendant clairement qu’il ne lui faudrait pas plus pour le battre s’ils se retrouvaient face à face, et le lâcha en se détournant.

- Reviens quand tu pourras dire sans mentir que tu n’es toi-même pas un traître à tes idéaux.

Il avait été tenté de faire une remarque quant à sa virilité mais s’il lui assénait trop de blessures à l’amour-propre, le pauvre petit risquait de devenir encore plus stupide et d’essayer de le mordre. Il en chiait déjà suffisamment avec Slight qui s’énervait de le voir dans cet état à la limite de la dépression depuis deux jours.
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MessageSujet: Re: [EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.   Dim 7 Déc 2014 - 11:37

Certainement qu'il aurait du se faire le plus petit possible face à Jero, il était plus grand  et plus âgé, si le vert le voulait, il pouvait le réduire en purée et Tveit en avait totalement conscience et c'est d'ailleurs peut-être pour cela qu'il ne s'était pas gêné à lui dire le fond de sa pensée. Il le détestait, traître qu'il était... ce n'était pas parce que l'autre était plus fort qu'il se taire. De toute manière, même si ça avait été son crédo avec la mission que lui avait confié James, il aurait quand même dû se renseigner sur le Vert et quel meilleur moyen que celui-là ? C'était pile le bon moment, le plus judicieux, d'autant plus qu'il avait été pris sur le fait, il n'y avait plus de doutes à avoir. Le supérieur sous couverture ici devrait en être informé lorsqu'il donnerait signe de vie. Et oui, il lui avait parlé et de façon assez distincte pour que Van Saade ait compris dés la première fois !  Il savait que les paroles qui avaient suivies étaient un peu comme une bombe qu'il avait lâché. Il savait pertinemment que cela énerverait le plus âgé plus qu'il ne fallait.

Venant d’un gars qui se planque pour ne pas avoir à faire face à l’impuissance de son camp, cela ne me fait ni chaud ni froid.
Tu sais aussi  bien que moi Van Saade qu'en huitième année je n'ai aucune chance contre moi, un gardien ou un professeur. Par ailleurs, la violence ce n'est pas trop mon truc.

Il n'avait jamais été dans les cachots pour torturer ses petits camarades. Il avait ses idées qu'il revendiquait point barre. De toute manière, il n'avait caché ce qu'il pensait et ce n'était pas aujourd'hui que ça allait changer. Et... il ne se planquait pas vraiment, disons plutôt qu'il avait préféré  rester en vie...

Est-ce que par hasard j'étais censé être blessé par ce que tu viens de dire ? Parce que si c'est le cas c'est u, voire même vraiment raté !

Est-ce qu'il s'était attendu à se faire choper par la veste et de se faire plaquer contre le mur ? Peut-être pas de cette façon là, mais il s'était bien douté que quelque chose de similaire se passerait ! Il l'e laissa faire sans broncher, de toute manière pour l'instant il préférait ne pas user de violence, et puis il aimait trop foutre l'autre garçon à bout.

Eh bien ? Défends-toi donc. Défends tes idées. J’ai protégé Poudlard et la sale vermine qui y vit. Par les fondateurs, quel sacrilège de salir ainsi le sang sorcier qui coule dans nos veines. Et toi, qu’est-ce que tu protégeais ?

Il fit une petite grimace. Personne, il n'y avait personne à protéger. Devin et Melvin étaient paris, Elinor... toujours sous terre. Les autres, pour la plupart il s'en foutait.

Pas toi, ni tes petits amis visiblement... mais je ne crois pas que ce soit à moi de rendre des comptes, quoi que tu puisses en penser. J'ai toujours dit et assumé ce que je pensais toi... toi... il n'y a même pas de mots. Alors tu peux bien te pavaner, faire celui qui a protégé les autres, mais l'année dernière c'est TOI qui a torturé des gens que tu protèges maintenant, non ? Quelles idées tu défends réellement ? Celles qui t'arrangent ? Celles des plus forts ?

La pichenette par contre il ne s'y était pas attendu, et punaise ce n'était franchement pas agréable. Il inspira profondément pour ne pas perdre son calme. Ce n'était pas le moment. "Dimitri", lui avait fait conscience en quelques sortes, il devait arriver à sa mission, pour sa famille, pour sa vengeance. Il ne devait pas craquer, il ne devait pas faire n'importe quoi, il n'y avait pas que sa vie en jeu !

Reviens quand tu pourras dire sans mentir que tu n’es toi-même pas un traître à tes idéaux.
Je ne suis pas un traître.

Il l'avait dit sans ciller, sans hésiter l'ombre d'une seconde. Il sentait qu'il perdait son calme. Il voulait bien qu'on l'accuse d'être un connard, un méchant ou n'importe quoi dans ce genre-là, il s'en fichait bien. Mais un traître jamais... pas pour le moment du moins.

J'ai juste une manière différente de procéder mais tu sais très bien que je pense comme eux. souffla t-il doucement.

Il l'avait dit à James, il lui avait fait comprendre qu'il était sans problème dans leur camp, mais que la violence, les tortures et compagnie ce n'était pas son truc.

Ce n'est pas pour autant que je cautionne un autre bain de sang.

Encore une fois  il disait la simple vérité, il avança d'un petit pas vers Jero. Au moins maintenant, il était fixé sur ses intentions, il aurait certainement du faire ami-ami avec lui mais ils se détestaient trop pour que cela soit crédible un seul instant. Il n'était pas Devin, il ne pouvait pas jouer ce genre de petit jeu... et là il avait trop mal au crâne pour arriver à penser et réfléchir comme il l'aurait souhaité mais il faisait avec.

Tu comptes faire quoi maintenant ?

Il préféra ne rien rajouter d'autres et laisser libre court à l'imagination du Vert pour cette réponse.  Il voulait tenter de comprendre son raisonnement, ses agissements histoire de pouvoir en informer le Supérieur qui était sous couverture. Il se doutait que ce n'était pas comme ça qu'il aurait de réelles réponses, mais énerver les autres pour les faire sortir de leurs gongs apportaient de suite des réponses un peu plus spontanées. Après ce qui s'était passé avec Caitlyn, ou Jordane par exemple il n'était plus franchement à une blessure près.


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MessageSujet: Re: [EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.   Mer 10 Déc 2014 - 15:53

Ne rentre pas.

Ses mots tournaient dans sa tête. S’il ne gardait pas son calme, cela risquait de lui retourner l’estomac en passant. Il était épuisé par le manque de sommeil, épuisé par la violence de l’attaque. L’adrénaline faisait le boulot mais dès qu’elle partait se ressourcer dans les tréfonds de son corps, elle laissait une impression d’immense faiblesse. Il était faible mais il avait donné tout ce qu’il avait pu. S’il avait été du côté des Supérieurs, il leur aurait conseillé d’attaquer en deux salves : un coup pour les épuiser, et un coup pour profiter de ce qu’ils croyaient être un instant de répit. Ce serait radical. Dommage, il n’avait jamais été de leur côté. Maintenant que cet état de fait était connu, il n’y avait plus rien à cacher. Cela ne l’empêcha pas d’être pris d’un sursaut d’adrénaline lorsque le petit serdaigle l’arrêta, essayant visiblement de le mettre en colère. L’énergie du désespoir, quelque chose dans ces tons-là. Chez Jeroen mais aussi chez Connor, à voir sa tête.

- Tu sais aussi  bien que moi Van Saade qu'en huitième année je n'ai aucune chance contre moi, un gardien ou un professeur. Par ailleurs, la violence ce n'est pas trop mon truc. Est-ce que par hasard j'étais censé être blessé par ce que tu viens de dire ? Parce que si c'est le cas c'est u, voire même vraiment raté !

Le serpentard haussa les épaules. Oui, bien entendu, cela avait pour intention de le blesser, mais il n’était pas encore suffisamment sérieux pour se soucier de savoir si Connor allait en pleurer en rentrant chez sa mère ou s’il n’en avait rien à carrer. Non, cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Ce gars était insignifiant à ses yeux et ne valait pas la peine de s’attarder plus longuement. Un gars qui assume ses convictions tantôt en les gueulant sur tous les toits, tantôt en testant des manœuvres par derrière, c’était juste… fatiguant. Et oui, effectivement, il n’était qu’en huitième année, il avait tout au plus l’air d’un petit roquet mécontent. C’est pour cela que Jeroen se permit de l’attraper par le col et de le coller contre le mur. Il n’était rien, personne. Il venait lui parler mais comme il le disait si bien, il n’avait aucune chance. Lorsqu’il commença à lui demander ce qu’il avait protégé, une grimace apparut. Là, il avait touché un point sensible, n’est-ce pas ?

- Pas toi, ni tes petits amis visiblement... mais je ne crois pas que ce soit à moi de rendre des comptes, quoi que tu puisses en penser. J'ai toujours dit et assumé ce que je pensais toi... toi... il n'y a même pas de mots. Alors tu peux bien te pavaner, faire celui qui a protégé les autres, mais l'année dernière c'est TOI qui a torturé des gens que tu protèges maintenant, non ? Quelles idées tu défends réellement ? Celles qui t'arrangent ? Celles des plus forts ?
- Je n’ai pas à me justifier auprès de toi.

Non, il ne rentrerait pas dans son petit jeu. S’il n’y avait qu’une seule personne auprès de laquelle il accepterait de se justifier, d’expliquer le pourquoi du comment de sa conduite inacceptable… ce serait son père. Après ce qui s’était passé, il lui devait bien ça. Mais pour l’instant, ces histoires de trahison étaient reléguées au second plan. Ils avaient été blessés. Son père, le roc, le chef de famille, avait été blessé. C’était toute une illusion de sécurité qui s’effondrait. Il avait blessé de pauvres gamins, il les avait rabaissé, mais avait-il une seule fois tenté de toucher à leurs repères ou à leurs familles ? Pouvait-on seulement dire qu’il avait été sérieux lorsqu’il les « torturait » ?

Mais tout cela, il n’irait pas l’expliquer à un imbécile. Ça ne servirait à rien d’autre qu’à créer des ouvertures pour enfoncer le couteau un peu plus profond, et non, il ne laisserait pas cela arriver. Connor inspira profondément lorsque Jeroen lui envoya une pichenette. Bien, là, il était en train de perdre son calme. S’il tenait, disons, cinq minutes de plus sans s’énerver, c’est qu’il était peut-être plus digne d’intérêt que prévu. Le serpentard finit toutefois par se désintéresser de lui et fit mine de s’éloigner.

- Je ne suis pas un traître.

Petit geste de la main. Il n’en avait rien à carrer. Définir s’il était vraiment un traitre à son sang ou non, c’était le problème des Supérieurs, pas le sien. Et Jeroen les avait pratiqués, les Supérieurs, il savait comment ça marchait et il ne faisait que parler en leurs termes. Un gamin qui parlait trop mais n’agissait pas était un traitre. C’était simple, limpide, tellement qu’on se demandait pourquoi il existait encore des jeunes gens se revendiquant de leur camp alors qu’ils ne faisaient que partager une parcelle infime de leur fierté mal placée. En tout cas, pour le serpentard, il n’y avait pas à chercher. Ils étaient deux traitres. Bien, très bien, ça leur faisait une belle jambe, mais encore…

- J'ai juste une manière différente de procéder mais tu sais très bien que je pense comme eux. Ce n'est pas pour autant que je cautionne un autre bain de sang.

Le serpentard s’arrêta et se retourna vers lui, le regard vide de toute expression. Qui devait se justifier, déjà ? En tout cas, bravo bonhomme. Ils étaient encore une fois sur la même longueur d’onde. Ils auraient presque pu devenir amis ! Sauf que, haha, Jeroen s’était battu pour éviter le bain de sang. Pendant deux ans, il s’était battu dans l’ombre pour ménager les pauvres merdeux qui lui passaient entre les doigts. Pas Connor. Ou alors, il fallait l’éclairer sur ce qu’il avait fait de bien dans cette histoire. Le serdaigle venait de faire un pas vers lui.

- Tu comptes faire quoi maintenant ?

C’est trop sérieux pour qu’on essaie de jouer avec eux.

- Cesser de jouer.

Il n’estimait pas que tout ce qui s’était passé ses deux dernières années n’était qu’un jeu, mais il n’avait pas encore eu l’occasion et la nécessité de s’impliquer pleinement pour défendre ses idées. Le moment était venu de passer à autre chose, d’effacer les angoisses, de ne plus avoir peur. Il s’était planqué pour analyser, mais il allait falloir accuser tous les coups qu’il ne s’était pas pris pendant l’occupation. En parlant de coups… En deux pas, il couvrit la distance qui les séparait, serra son poing et… envoya un bon revers dans la face de son interlocuteur. Sans sommation. Il cogna juste assez fort pour le faire bouger, mais c’était extrêmement mesuré. Il voulait lui faire peur, simplement le pousser - et évacuer par la même occasion ce besoin de frapper qu’il réprimait depuis des années.

S’il avait voulu, il aurait pu le frapper comme il frappait les cognards sur le terrain de Quidditch. Il y aurait sûrement eu du sang sur les dalles du couloir s’il avait donné libre cours à toute sa force. Connor avait de la chance de tomber sur un gars aussi mesuré. Il désarma son poing, réprimant une grimace en sentant la douleur sourde que le geste avait déclenché dans son épaule jusque-là beaucoup trop crispée, et lui jeta un regard condescendant. Sa colère était froide et maîtrisée à l’extrême, s’échappant de chaque pore de sa peau. Au bout du couloir, quelques élèves regardaient la scène avec les yeux écarquillés, mais ça n’avait aucune sorte d’importance.

- Tu es insignifiant, Connor Tveit. Tu n’as aucune valeur à leurs yeux si tu ne te bats pas. Quand est-ce que tu arrêteras de te prendre pour un leader d’opinion ? Tu es un pantin effrayé par son ombre. Il marqua une pause et fit craquer une vertèbre cervicale coincée. Votre bêtise tue. Même si tu ne te bats pas, tu participes à la mort de gamins et de leurs familles. J’ai peut-être l’air d’un opportuniste, mais tu as plus de sang sur les mains que moi qui ai accepté de faire le sale boulot pour eux.

Il sourit, d’un sourire presque joyeux qui contrastait avec son état général. Son geste aurait pu faire penser qu’il perdait totalement les pédales, mais il était au-delà de tout ça. Ils avaient touché à sa famille. Ils avaient attaqué Poudlard après avoir fait tomber Salem. Fichtre, un petit coup sur le joli minois d’un gamin inutile, qui revendiquait être du côté des Supérieurs alors qu’il en avait lui-même peur… Quelle importance ?

- Nous pourrions presque nous ressembler, tu sais. Énerver pour faire parler… Tellement prévisible. Mais tu as encore un peu de boulot pour réussir à faire mieux qu’eux.

Si tant est qu’il en avait le courage.

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MessageSujet: Re: [EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.   Ven 12 Déc 2014 - 14:23

Il essayait de montrer à son adversaire qu'il était lucide, qu'il savait qu'il n'était pas un surhomme et que du haut de ses dix-huit ans il ne pouvait pas vaincre des adultes. Il ne savait pas trop forcément comment parler à Jero, comment voir ce qu'il avait réellement derrière le crâne. On ne pouvait pas dire qu'il avait spécialement peur du Vert, au pire il se prendrait quelques coups, quelques sorts, rien qu'il ne puisse surmonter. Il devait penser à sa mission et uniquement à sa mission. Quoiqu'il dise même en essayant de le titiller un peu il n'arrivait pas à obtenir une "vraie" réponse.

Je n’ai pas à me justifier auprès de toi.

C'était vrai, il n'avait pas à faire ça et pourtant Tveit aurait bien voulu quelques réponses, mais pour l'instant il préférait laisser tomber. Il ne voulait pas trop insister de façon à ne pas mettre la puce à l'oreille à l'autre garçon. Pour l'instant c'était vraiment la chose à éviter absolument, si on lui faisait encore boire du verisetarum il était mal, très très mal même. Il risquait de déballer sans le vouloir le plan des supérieurs, ce qui planait au dessus de sa tête de sa famille. Si cela arrivait il était certain que sa famille y passerait alors il ne pouvait pas avoir le luxe de faire la moindre erreur. Seulement Jero lui dit quelque chose qu'il ne lui plu franchement pas. Traitre. Il n'était pas un traître, il ne le serait jamais, il détestait réellement ces nés-moldus, il les avait en horreur, il aurait voulu qu'ils dégagent tous mais pas qu'il y ait de bain de sang. Il y avait d'autres manières de faire que la violence n'est-ce pas ? Il y avait d'autres moyens d'arriver aux mêmes fins, et cette méthode aurait pu épargner bon nombre de vie, mais ça tout le monde s'en foutait. Non, quoiqu'en pense Jero il n'était pas un traître, rien que cette idée le rendait malade. D'ailleurs James ne l'avait jamais considéré comme cela vu la petite conversation qu'ils avaient eu... Il avait tenté une manœuvre pour rétablir l'ordre des choses, mais encore une fois sans trop insister... peut-être qu'il valait mieux que l'autre le prenne pour un traître qui faisait que parler. C'était plutôt bon pour ses affaires. Il lui avait alors demandé ce qu'il comptait faire, la réponse que lui fit Van Saade le laissa un peu perplexe.

Cesser de jouer.

Cesser de jouer ? Mais qu'est-ce qu'il voulait dire par là ? Où était le jeu ? A quel moment est-ce qu'il avait joué ? Est-ce qu'il parlé de son "jeu" auprès des supérieurs, ou bien d'autres choses ? Il y avait pas mal de possibilités mais pour Tveit, l'autre garçon voulait certainement dire qu'il allait -enfin- jouer franc jeu. Un peu trop concentré sur cette phrase, il n'avait pas eu le temps d'esquiver le coup et se prit le coup en pleine tronche, il recula d'un ou pas sous le coup et la surprise mais c'était beaucoup moins fort qu'il ne l'aurait pensé. Il aurait certainement un petit bleu mais rien de grave. Mentalement les insultes fusaient, mais il était plutôt content et satisfait de cette réaction. Il avait réussi à l'énerver assez pour qu'il le frappe. Il lui fit un petit sourire et aller répliquer quelque chose mais l'autre garçon avait reprit la parole avant lui, lui coupant donc l'herbe sous le pied

Tu es insignifiant, Connor Tveit. Tu n’as aucune valeur à leurs yeux si tu ne te bats pas. Quand est-ce que tu arrêteras de te prendre pour un leader d’opinion ? Tu es un pantin effrayé par son ombre. Votre bêtise tue. Même si tu ne te bats pas, tu participes à la mort de gamins et de leurs familles. J’ai peut-être l’air d’un opportuniste, mais tu as plus de sang sur les mains que moi qui ai accepté de faire le sale boulot pour eux.

Il se retint de lui sauter à la gorge. Il devait se contenir, il n'était pas comme lui à frapper parce qu'il avait un coup de sang. Il ne devait rien faire de stupide, il ne devait pas lui faire comprendre qu'il savait qu'il se trompait, parce que si, il était utile, certainement moins que Melvin, certainement moins qu'Elinor l'aurait été si elle avait été là, ou encore que Cody, mais il servait à cette cause. Il aurait voulu lui faire comprendre à quel point il se trompait et à quel point il était loin de la vérité mais il ne pouvait. Il se contenta alors d'un petit rire jaune.

Tu peux dire tout ce que tu veux Van Saade, je sais très bien ce que je vaux contrairement à toi. Et n'essaye de pas de justifier ce que tu as fait en me disant que c'est moi qui est du sang sur les mains. Ta mauvaise conscience, tu peux la garder et tu la dois à tes choix pas aux miens.
Nous pourrions presque nous ressembler, tu sais. Énerver pour faire parler… Tellement prévisible. Mais tu as encore un peu de boulot pour réussir à faire mieux qu’eux.
Qui te dit que je cherche à faire mieux Jeroen ? C'est peut-être prévisible, mais sur toi ça a plutôt bien marché non ? Et je ne pense pas te ressembler, tant mieux d'ailleurs parce que ça n'aurait pas été une bonne nouvelle aussi bien pour toi que moi.

Il fallait qu'ils aillent tous à la grande salle pour vérifier qu'il n'y avait pas de personnes manquantes mais pour l'instant Tveit n'avait pas spécialement envie de bouger. Il aurait voulu apprendre encore plus de choses sur lui mais ce n'était certainement pas le bon moment. Il secoua donc doucement la tête avant de lui faire un petit sourire en coin.

Et ce n'est pas de ma faute si tu as toujours un sentiment de culpabilité fort en toi. Tu es un des seuls responsables de ça. Tout comme je suis responsable de tout ce que j'ai pu dire et faire ces deux dernières années. On a tous des choix à faire, ça ne sert à rien de se cacher derrière de pseudos excuses.

Bon les supérieurs aussi... Tout comme lui se sentait coupable pour la mort d'Elinor et qu'il en tenait également Twain responsables -et en quelque sortes le groupe de musique et les supérieurs-. La personne qui lui était le plus cher lui avait été enlevé, et il risquait de perdre le peu qu'il lui restait: la famille... il pouvait très bien comprendre le Vert sur ce point-là bien qu'il ne l'avouerait jamais.
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MessageSujet: Re: [EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.   Dim 21 Déc 2014 - 0:13

Se justifier, ne pas se justifier. Tenter de faire bonne figure, mais pourquoi faire ? Devant quel public ? Ce gars insignifiant ? Ce rejet de Supérieur qui n’a même pas la force magique pour se lever pour ses idéaux ? En temps normal, Jeroen respectait les plus faibles que lui. S’il ne les respectait pas, il respecterait beaucoup trop peu de gens après tout. Mais celui-là, ceux qui appartenaient à leur mouvement, ceux qui soutenaient leurs actes dans l’ombre, ils participaient à la monté de la haine, il participait à envenimer la situation et à augmenter la violence des attaques lancées « pour eux ». Pour le bien de la communauté sorcière. Quelle blague. Le sang-mêlé faisait ce qu’il voulait du sang-pur. Il pouvait le faire reculer. Le frapper. Sans réaction. Elle était où, la colère divine des grands sorciers qui voulaient nettoyer la planète de la vermine ? Jeroen était chaud. Il les attendait. Si bousculer un de leurs petits chiots pouvait en faire venir un ou deux planqués çà et là, il ne dirait pas non.

Il avait de la colère à évacuer. Beaucoup de colère. Jusqu’ici, il l’avait retenue, mais dès que la bataille avait repris, il s’était comme senti revivre. C’était l’adrénaline, la peur, la colère qui le faisaient avancer. Un peu effrayant mais c’était mieux que de se terrer dans un coin en attendant la fin. C’était cela, cesser de jouer. Il avait arrêté de croire que ça pouvait s’arranger. Il ne s’arrêterait plus un instant pour souffler, quitte à être systématiquement dans les pattes des gardiens. Il avait besoin de se battre. De vider son énergie. De servir à quelque chose ici, faute d’avoir pu être là à Londres… Allez, Connor, fais ta petite tête mécontente. Ce n’est que l’échauffement. Jeroen n’attendait qu’une raison, un mot de travers pour laisser aller sa rage.

- Tu peux dire tout ce que tu veux Van Saade, je sais très bien ce que je vaux contrairement à toi. Et n'essaye de pas de justifier ce que tu as fait en me disant que c'est moi qui est du sang sur les mains. Ta mauvaise conscience, tu peux la garder et tu la dois à tes choix pas aux miens.
- Quand ai-je nié avoir une responsabilité là-dedans ? Tu t’embrouilles. On dirait que tu rabâches un discours insipide répété toute ta vie. Heureusement qu’ils ne t’utilisent pas comme espion, ce serait tellement facile…

Il doutait grandement que les Supérieurs puissent donner des informations importantes à un type pareil. Non, Jeroen n’en démordrait pas, Connor était un traître, un faible qui se planquait et qui s’attaquait à un ennemi une fois qu’il avait bien usé toute sa magie au combat. C’était risible. Il se cachait derrière ses beaux mots pour ne pas voir la vérité en face, et n’entendait que ce qu’il voulait bien entendre. Il était comme les autres, au fond : il était fragile et avait peur d’eux. Mais il était casse-bonbons alors zut, pas de quartier.

- Qui te dit que je cherche à faire mieux Jeroen ? C'est peut-être prévisible, mais sur toi ça a plutôt bien marché non ? Et je ne pense pas te ressembler, tant mieux d'ailleurs parce que ça n'aurait pas été une bonne nouvelle aussi bien pour toi que moi.
- Vous êtes complètement fêlés.

Ouaip, il n’avait pas grand-chose d’autre à dire. Bravo bonhomme, comprendre qu’il laissait entrevoir un peu de ses pensées en allant le cogner, quel exploit… Mais il arrivait en retard, preuve que les Supérieurs n’en avaient rien à faire de le mettre au courant de ce qui se passait réellement dans l’ombre. Il n’était qu’un pion qui se croyait utile à son échelle. De la chair à canon, ouais. Le serdaigle secoua la tête avec un petit sourire insolent.

- Et ce n'est pas de ma faute si tu as toujours un sentiment de culpabilité fort en toi. Tu es un des seuls responsables de ça. Tout comme je suis responsable de tout ce que j'ai pu dire et faire ces deux dernières années. On a tous des choix à faire, ça ne sert à rien de se cacher derrière de pseudos excuses.

Perte du sang-froid en cours. Perte du sang-froid complète. Le coup qu’il envoya fut nettement plus violent et envoya balader Connor un peu plus loin. Jeroen garda les poings serrés, pupilles dilatées, souffle maîtrisé malgré une envie de démolition qui suintait par tous les pores de sa peau. Il n’avait pas peur de se battre à la moldue. Mains nues, il pouvait ressentir les effets de ses coups dans tout son corps, se répercutant dans ses os, contractant ses muscles. Même si frappait le serdaigle ressemblait à une correction à sens unique, même s’il avait l’impression de s’attaquer à un ennemi à terre vu le peu de résistance qu’il rencontrait, il s’en fichait.

Il ne fallait pas toucher à la culpabilité. C’était précisément le point sensible qu’il ne fallait pas effleurer. Évidemment, le frapper à ce moment-là équivalait à dire « hé, t’as touché le jackpot ! », mais c’était plus fort que lui. Ça allait passer, il était en voie de guérison. Bientôt, il serait obligé d’en parler à son père et ils régleraient ça pour de bon. Papa serait capable de lui faire faire une visite de courtoisie d’Azkaban pour lui faire comprendre l’étendue de sa bêtise, et le fils accepterait. Il ne se cacherait pas derrière des excuses. Il avait fait ce qu’il avait à faire, et s’il avait pu retarder de deux ans et demi l’attaque de sa famille, alors il avait accompli sa mission à sa petite échelle. Maintenant, le vent tournait. Un petit rictus se forma sur ses lèvres.

- Alors ? On assume ? Comme des grands ? J’ai assumé chaque coup que j’ai donné. Tu pourras noter que j’assume bien aujourd’hui aussi. Démolir ton joli visage ne me pose aucun problème de conscience. C’est bien, on va bien avancer.

Il s’avança de quelques pas vers l’autre et son sourire s’accentua.

- Tu vas aller pleurer dans leurs jupons maintenant ? Répéter que je t’ai frappé ? Quel vilain bonhomme quand même. Toucher un sang-pur, j’ai honte tu sais, tellement honte ! Il fit claquer sa langue avec mépris. Imagine, s’ils apprennent que tu te cachais et que tu t’es laissé faire par un sang-mêlé, un traître. Tu assumerais ces choix-là ?

Lui, oui. Il assumerait le fait d'avoir frappé un fils Tveit, quitte à se prendre la famille dans la tronche. Pour ce qu’il avait encore à perdre… Bien entendu, ils pourraient tuer sa famille, tout simplement. Mais abattre un employé influent du Ministère, ami avec pas mal d’aurors et de tireurs de baguettes, toucher à un membre de sa famille, c’était dangereux. Très dangereux. Jeroen pensait que, quelque part, ils auraient pu les tuer s’ils avaient pu. Ça aurait été plus simple. Pourtant… ils n’avaient rien fait. La traîtrise du fils ne comptait pas assez pour prendre ce genre de risques. Il sortit finalement sa baguette et la pointa sur Connor.

- En parlant de traîtrise, tu ne saurais pas qui m’a balancé ici ? Simple question.

Élément manquant. Posait problème. On peut toujours essayer, qu’est-ce qu’il y perdrait de toute façon ?

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MessageSujet: Re: [EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.   Sam 27 Déc 2014 - 16:52

Quand ai-je nié avoir une responsabilité là-dedans ? Tu t’embrouilles. On dirait que tu rabâches un discours insipide répété toute ta vie. Heureusement qu’ils ne t’utilisent pas comme espion, ce serait tellement facile…

Ahahaha. Est-ce qu'il avait le droit de rire à la dernière phrase de Jeroen ? Non, ça risquerait de casser sa "couverture". Dommage pour toi le Vert, mais là tu fais un peu fausse route et pour le reste le plus âgé avait plus ou moins raison... C'était plus ou moins le discours qu'il avait entendu toute sa vie qu'il répétait comme un automate, un discours qu'il croyait pourtant dur comme fer. Il grimaça le foudroyant du regard.

Finis ta phrase ? Ça serait tellement facile de quoi ? C'est sûr toi t'es tellement génial.... à changer de camps en suivant les gagnants comme un petit mouton. Et c'est vrai tu ne nies pas avoir une responsabilité là-dedans mais ça donne cette impression là...

Son attitude, sa façon de faire, oui pour Connor Jeroen faisait tout pour faire oublier quelle part de responsabilité il avait eu ses deux dernières années et bien sûr il y avait des abrutis pour le pardonner facilement, comme si son changement de camp ou ses actions passées n'étaient rien, comme si on pouvait tout pardonner par de simples excuses, mea culpa. Remarque, avec Devin c'était plus ou moins le schéma sauf qu'elle était de leur côté, du côté des supérieurs, c'était presque drôle à voir la façon dont elle manipulait ses pauvres taches. Ils étaient si crédules !

Vous êtes complètement fêlés.
Pardon ?!

Il n'avait pas compris pourquoi est-ce qu'il disait. Déjà le "vous" correspondait à qui exactement ? Même s'il avait son idée sur la question, il n'était pas certain avec certitude de la réponse, or, s'il ne voulait pas commettre de faute bête, il devait faire attention à ne pas semer d'indices. Et puis s'il voulait mener à bien sa mission... il devait comprendre tout ce que disait le slytherin ! Ils avaient encore échangés quelques paroles avant que Connor touche un point sensible: la culpabilité que pouvait éprouver Jero. Comment est-ce qu'il en était arrivé à cette conclusion, il n'en était plus très sûr, mais c'était certainement grâce à un ressenti général. Vu le coup qu'il ne tarda pas à se recevoir en pleine tronche et qui le fit reculer de plusieurs pas il avait du viser plus que juste et c'était franchement une information très intéressante qu'il faudrait peut-être étudier de plus près un de ces jours. Aujourd'hui ça n'était peut-être pas trop le moment si cela continuait ils allaient finir par se bagarrer réellement et ça ne c'était pas trop bon pour son compte. Le directeur ne se montrerait pas forcément très compréhensif et... il fallait qu'il se calme, qu'il calme le jeu qu'il pourrait reprendre un autre jour. Pour l'instant, il avait déjà réponse à pas mal d'interrogations du faux Dimitri.
Tveit se frotta doucement l'endroit où l'autre ahuri avait cogné histoire de faire circuler le sang et de ne pas avoir une trop grosse marque même s'il se doutait que s'il ne faisait rien il aurait un énorme hématome, mais ce n'était rien, rien comparé à tout ce qu'il avait pu apprendre. C'était pour "la bonne cause" en quelques sortes.

Alors ? On assume ? Comme des grands ? J’ai assumé chaque coup que j’ai donné. Tu pourras noter que j’assume bien aujourd’hui aussi. Démolir ton joli visage ne me pose aucun problème de conscience. C’est bien, on va bien avancer.

La vérité c'est qu'il ne savait pas franchement pas trop quoi répondre à cela. Il n'y avait même rien à dire. Ils assumaient, très bien... et Connor se doutait que l'autre n'allait pas mal dormir pour avoir frapper un "plus jeune" que lui. Van Saade avait avancé de quelques pas vers lui mais Connor n'avait pas bougé d'un pouce se contentant de le regarder avec presque un air de défi -et mépris- ancré sur la face.


Tu vas aller pleurer dans leurs jupons maintenant ? Répéter que je t’ai frappé ? Quel vilain bonhomme quand même. Toucher un sang-pur, j’ai honte tu sais, tellement honte ! Imagine, s’ils apprennent que tu te cachais et que tu t’es laissé faire par un sang-mêlé, un traître. Tu assumerais ces choix-là ?

Il eut un petit rire sarcastique de circonstances, il savait que c'était le moment où il ne fallait pas qu'il rate son coup. Il réussit à faire un petit sourire narquois avant de reprendre la parole

T'as cas aller leur raconter, il me tarde de savoir leur réaction. Je peux même t'attendre là si tu veux !

Autrement dit, tout le monde s'en fout ici et de toute manière tous les supérieurs ont été chassé, je n'ai rien à craindre. Il savait que c'était faux et que ça faisait et lâche plus ou moins de façon sous entendue et c'est ce qu'il fallait. C'est typiquement une phrase qu'il aurait pu sortir en d'autres circonstances, rien qui aurait pu le trahir en tout logique !

Et de toute manière, comme tu l'as justement fait remarquer à plusieurs reprises, je ne me suis jamais battu... Ce n'est pas aujourd'hui que ça va recommencer et Ils le savent très bien pour m'avoir côtoyé pendant deux ans.

Et aussi parce que son père l'avait assez emmerdé avec ça pendant l'été, mais après tout il fallait de tout pour faire un monde non ? Tout le monde ne pouvait pas être comme Melvin et juste taper au lieu de réfléchir, il savait pertinemment qu'il avait d'autres qualités non négligeables et comme tout le monde il avait des défauts.

Et pour ta gouverne je ne me cachais pas, je crois qu'on a déjà parlé de ce point-là. Ta mémoire devient défaillante Van Saade, tu commences à radoter !

Par contre il ne s'était absolument pas attendu à ce qu'il sorte sa baguette et la pointe sur lui, par réflexe Tveit se tint prêt à riposter ou à se protéger si c'était nécessaire... quant à la question elle l'avait laissé sans voix.

En parlant de traîtrise, tu ne saurais pas qui m’a balancé ici ? Simple question.
Qui t'a balancé ? demanda t-il sincèrement étonné Je ne suis pas certain de comprendre ce que tu veux dire. L'année dernière t'étais de l'autre côté, cette année tu as changé du tout au tout, ça se voit comme le nez au milieu d'un visage...

Après quelques secondes de silence qu'il passa à réfléchir intensément il se demanda surtout comment il savait que quelqu'un l'avait balancé. Est-ce qu'il avait eu des ennuis ou quelque chose comme ça ? Intrigué plus qu'autre chose, il reprit finalement la parole:

Si tu veux la vérité, il est possible que je l'ai mentionné dans une lettre à la famille, tu sais quand on raconte ses journées blablabla... Comme n'importe qui ici aurait pu écrire ce genre de chose... Du genre "oh il y a un des vilains de l'année dernière qui est devenu plus gentil".

Bon d'accord, après une courte réflexion, il l'avait "balancé" à James à cause de la potion de vérité... mais, cela pouvait être également être la faute de Cody ou de n'importe qui d'autres comme dans l'exemple qu'il avait cité. Les lettres, il suffisait qu'elles soient interceptées par la mauvaise personne et hop.

Donc... si je résume bien la conversation. Tu assumes totalement ce que tu as fait les années précédentes comme ton changement de camps... Tu voudrais voir ma tête sur une pique ou peut importe comment tu appelles ça histoire de te venger de tous les autres bien que tu penses que je sois un lâche. Tu te sens coupable d'un truc et .. visiblement le bruit court dehors que tu as changé de camps. Le tout étant étroitement lié, je suppose que tu es dans la merde et que tu as tellement la haine que tu t'en prends à moi. C'est fou comme c'est mature.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.   Mer 14 Jan 2015 - 17:29

Une grimace lui répondit. Il avait touché juste, c’était bon à savoir. L’automate. Le petit mouton qui pense sagement ce qu’on lui dit de penser mais qui, si on ébranlait ses convictions, se retrouverait sans rien, cul par terre et air de chien battu. Non, clairement, utiliser ce genre de jeunes comme espions, c’était un mauvais pari. Jeroen ne ferait pas une bêtise pareille à leur place : trop à gérer pour peu de résultats. Comment ça, il se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude ? Oui mais il était énervé. L’énervement ça excuse tout. Voilà.

- Finis ta phrase ? Ça serait tellement facile de quoi ? C'est sûr toi t'es tellement génial… à changer de camps en suivant les gagnants comme un petit mouton. Et c'est vrai tu ne nies pas avoir une responsabilité là-dedans mais ça donne cette impression-là...
- C’est bien, bravo, tu as tout compris.

Il applaudit avec une ironie non feinte. Décidément, il ne connaissait pas l’adage : « Il n’y a que les abrutis qui ne changent pas d’avis » ! Et puis il n’allait pas justifier son changement de camp auprès d’un élève dont il se fichait éperdument - un punchingball tout au plus, et encore, ce n’était même pas drôle de frapper un gars qui ne réagissait même pas. Jeroen n’avait jamais été du côté des Supérieurs. Il avait agi en sachant que ce qu’il faisait était mal. Ce n’étaient pas des petits remords d’après-coup et peu de gens lui pardonnaient réellement ses actes. Il ne s’était même pas excusé, faire du mal à d’autres comme il l’avait fait était rarement pardonnable. Les gens passaient juste à autre chose, de l’eau passait sous les ponts. Voilà ce qu’il en était de ses changements de camp et de sa responsabilité.

Il finit par cracher ce qu’il avait toujours pensé en silence. Les Supérieurs et leurs petits toutous étaient complètement fêlés. Ce besoin de destruction et de prise de pouvoir témoignait seulement d’un gros manque dans leurs petites vies de classe prétendument supérieure. Ils ne valaient pas plus que les autres mais ils avaient tellement peur des autres qu’ils se sentaient obligés de les détruire pour avoir assez de place. La réaction fut immédiate, mais il ne s’énerva pas, comme s’il n’avait pas trop compris… Sa seule supériorité, c’était peut-être d’avoir un chromosome de plus ! D’accord c’est petit. Mais sa tête appelait les claques non ? Allez, encore une petite pour la route ? Qu’il soit plus jeune n’était pas le problème. S’il avait été une fille, il aurait sûrement fait pareil - quoiqu’une fille réagisse plus aux attaques psychologiques, c’était juste une question d’efficacité. Il se frotta la joue sans riposter. Que c’était agaçant ! Jeroen comprenait enfin ce que ça faisait quand lui ne réagissait pas aux attaques. Ça donnait encore plus envie de frapper, de tirer une réaction de l’autre, mais il ne tomberait pas dans cet excès. Ça allait finir en chantier de démolition et seul le serpentard serait en faute dans cette histoire… Petit rire sarcastique du serdaigle.

- T'as qu’à aller leur raconter, il me tarde de savoir leur réaction. Je peux même t'attendre là si tu veux ! Et de toute manière, comme tu l'as justement fait remarquer à plusieurs reprises, je ne me suis jamais battu... Ce n'est pas aujourd'hui que ça va recommencer et Ils le savent très bien pour m'avoir côtoyé pendant deux ans. Et pour ta gouverne je ne me cachais pas, je crois qu'on a déjà parlé de ce point-là. Ta mémoire devient défaillante Van Saade, tu commences à radoter !
- Tes arguments rasent les pâquerettes.

Encore fallait-il les trouver, ces Supérieurs. Et il ne parlait pas des sous-fifres dont tout le monde connaissait la position, non, il parlait des Walters, des Cudrow et des Willbott… Si les sous-fifres se planquaient au moment de se battre, on pouvait imaginer que les décideurs n’étaient pas si faciles à retrouver non plus. Et oui, il avait enregistré que Connor s’était planqué pendant la bataille et ça ne changerait pas. Lorsque Jeroen sortit sa baguette, la réaction fut plus immédiate et le serdaigle se mit en position de défense. Il suffisait donc de ça pour le faire réagir ? C’était finalement trop facile…

- Qui t'a balancé ? Je ne suis pas certain de comprendre ce que tu veux dire. L'année dernière t'étais de l'autre côté, cette année tu as changé du tout au tout, ça se voit comme le nez au milieu d'un visage...
- Cette hypothèse ne me satisfait pas.

Son changement de camp n’était pas si évident que ça puisque les trois quarts du château le percevaient encore comme un ennemi. Et le gamin insignifiant qui parle de ça dans une lettre à sa cousine par alliance de machin truc, ça ne menait pas à une attaque aussi violente envers un employé respecté du Ministère et ses deux gamins. Il n’avait pas envie de penser que ça pouvait être si simple. Que s’était-il passé qui lui avait échappé ? Il avait constamment la sensation d’oublier quelque chose lorsqu’il y pensait, mais il n’arrivait pas à dire quoi. Ils passaient finalement aux vraies questions, et Connor semblait sérieusement se creuser la tête cette fois-ci… Pas trop dur de réfléchir par soi-même ?

- Si tu veux la vérité, il est possible que je l'aie mentionné dans une lettre à la famille, tu sais quand on raconte ses journées blablabla... Comme n'importe qui ici aurait pu écrire ce genre de chose... Du genre "oh il y a un des vilains de l'année dernière qui est devenu plus gentil".
- Tu n’es pas crédible. En plus, tu parles de vous comme des « méchants », ça en dit long sur ta perception des Supérieurs…

Mais s’il s’avérait être effectivement responsable de cette fuite aux conséquences graves, Jeroen s’occuperait de lui personnellement. Juste pour se venger, oui. C’est humain d’avoir besoin d’évacuer sa frustration après tout. Bien sûr, il n’allait pas trop en dire maintenant, il fallait garder un peu de surprise et de suspense, mais c’était clair que depuis qu’il avait reçu la lettre de son frère, il menait sa petite enquête pour trouver qui était responsable dans le château. Il ne laisserait pas un tel acte impuni.

- Donc... si je résume bien la conversation. Tu assumes totalement ce que tu as fait les années précédentes comme ton changement de camps... Tu voudrais voir ma tête sur une pique ou peu importe comment tu appelles ça histoire de te venger de tous les autres bien que tu penses que je sois un lâche. Tu te sens coupable d'un truc et… visiblement le bruit court dehors que tu as changé de camps. Le tout étant étroitement lié, je suppose que tu es dans la merde et que tu as tellement la haine que tu t'en prends à moi. C'est fou comme c'est mature.
- Je me fiche d’être mature, ou même de me venger de toi. Tu es insignifiant, tu te rappelles ? Tu diras juste à tes « potes » d’arrêter de chercher. Ils ne font pas le poids. Ils ne gagneront pas, parce que plus ils nous attaqueront, plus ils tenteront de nous détruire… plus on jouera le jeu pour les détruire en retour. Voilà le résumé de cette conversation. Tu veux que je te l’écrive sur un papier pour t’en souvenir ?

Bien sûr, il enterrait clairement la question de la culpabilité et du fait que oui, il était dans la merde. Indirectement, mais s’en prendre à sa famille, c’était s’en prendre à lui. Il était arrivé à un point où ce qui lui importait était de faire réagir les coupables pour commencer le grand nettoyage. Ça ferait une bonne conclusion de cette discussion animée. Un gardien venait à leur rencontre dans le couloir. Ils étaient censés être descendus pour le comptage depuis un moment déjà. Début des emmerdes… Mais Jeroen était de trop mauvaise humeur pour se laisser faire de toute façon.
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MessageSujet: Re: [EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.   Sam 17 Jan 2015 - 16:50

Ma gorge me brûle, les nerfs sont à vifs et je suis prêt à tuer n'importe qui pour peu que cela puisse me soulager de cette haine brûlante, vivante, lacérante. Jamais je ne pourrais oublier son dernier regard exprimant tant de chose à la fois, trop pour que je ne puisse analyser, comprendre. J'ai cru y percevoir une pointe de colère, je n'en sais foutrement rien. Je sais même pas où je vais, j'ai plus envie de me battre là maintenant. J'ai juste envie de hurler ma colère encore une fois, contre ces deux petites putains à cause de qui j'ai dû tuer mon meilleur ami, de ma propre baguette, comme si leurs vies à elles étaient plus importante que la sienne. Merde. La vengeance sera assassine, je me le promet, me le jure, elles ne s'en sortiront pas comme ça, peu importe ce que cela doit me coûter, Phaedre et Katherine monteront en tête de liste à éliminer. A faire souffrir. Et croyez-moi j'ai ce qu'il faut pour que cela arrive. Et putain, je ne me retiendrais pas, je m'armerais de patience certes, mais je les réduirais en poussière, elles et leur cœur.

Mon corps déambule dans les couloirs tandis que mon visage n'est que l'expression de la colère, ce la haine. Mes yeux cherchent comme un fou, non pas la trace d'une vie d'un élève ou d'un Enseignant, mais celle de l'un des miens. Et d'étages en étages, je n'y trouve que du vide. Rien. Le silence de leur cris, de leur hurlement de guerre. Cette absence de leu être ne signifie qu'une seule et unique chose... La défaite. Rapide, violente, honteuse défaite. Un échec cuisant. Notre Ordre a été repoussé par une armée de petites merdes de sang-impurs. La rage s'amplifie, s'accumule et mes poings se serrent. Je vois rouge, mon cerveau est en ébullition et deux parts de moi s'affrontent sans relâche. Celle blessée par ce que je venais de commettre, la mort d'un ami, d'un frère, qui n'avait que pour seule envie : partir d'ici. Fuir cet endroit et enfin laisser libre cours à mes envies. L'autre part de moi veut et exige à ce que je reste en ce lieu, que j'aille me défouler une bonne fois pour toute pour qu'ensuite je reprenne mon rôle sur de meilleure base dans l'unique but de me venger. Parce que cette heure arrivera et elle sera la pire de leur vie.

Se reprendre, se calmer. Je n'y arrive pas. Je veux étreindre leur gorge entre mes doigts. Les entendre gémir de douleur et me supplier de les laisser sauves. Chose que je ne ferais pas. Pourtant, il faut prendre sur soi et se contrôler. C'est ça, se contrôler, garder une maîtrise, même infime. Pour ne pas péter une durite et buter le prochain qui se pointera sur mon chemin. J'en croise pourtant des cibles, des tas de cibles. Élèves de Salem, de Poudlard. Des petites merdes de né-moldus. Des retardataires descendant tous dans le même sens que moi pour assister au comptage. Et ma olère ne se fait pas attendre pour se manifester.

« Qu'est-ce que vous foutez là ?! Allez à la Grande Salle immédiatement ! »

Ils courent, détalent comme des lapins, sachant pertinemment que ça n'est clairement pas le moment de m'emmerder avec leur gémissements explicatifs.
Puis j'aperçois Ismaelle qui aurait dû rejoindre sa saloperie de gosse, quatre pieds sous terre. Je continue de jouer mon rôle, les mains tremblantes de rage, cherchant à droite à gauche comme si je surveillais les environs alors que je n'en ai pour le moment, plus rien à foutre. J'ai tué Bill. Je l'ai tué. Tué. Assassiné. Tué. Ôter la vie.

Respire.

Mes pas me mènent dans un couloir au Rez-de-Chaussée où des voix s'élèvent. Enragés, pleines de sarcasmes. Et ces deux vois, je les connais. Oh, ça oui... je les connais.

- Donc... si je résume bien la conversation. Tu assumes totalement ce que tu as fait les années précédentes comme ton changement de camps... Tu voudrais voir ma tête sur une pique ou peu importe comment tu appelles ça histoire de te venger de tous les autres bien que tu penses que je sois un lâche. Tu te sens coupable d'un truc et… visiblement le bruit court dehors que tu as changé de camps. Le tout étant étroitement lié, je suppose que tu es dans la merde et que tu as tellement la haine que tu t'en prends à moi. C'est fou comme c'est mature.
- Je me fiche d’être mature, ou même de me venger de toi. Tu es insignifiant, tu te rappelles ? Tu diras juste à tes « potes » d’arrêter de chercher. Ils ne font pas le poids. Ils ne gagneront pas, parce que plus ils nous attaqueront, plus ils tenteront de nous détruire… plus on jouera le jeu pour les détruire en retour. Voilà le résumé de cette conversation. Tu veux que je te l’écrive sur un papier pour t’en souvenir ?

Je range ma baguette au creux de ma poche tandis que mon cerveau me rappelle la mission de Connor. Oui, parce que c'est bien le jeune Tveit que je vois au loin, face à Jeroen, ce traître, ce fils de chien qui mériterait la mort sur le champs. Les mots du jeune Serpentard résonne encore dans mon crâne. Nous ne faisons pas le poids, vraiment. Et ce connard a raison, ici, ce soir, nous avons prouvé que nous avions mal calculé notre coup. Pourtant, je leur ai dis, j'ai transmis mes impressions mais non, il faut que leur avidité de puissance prenne le dessus au lieu de garder patience et sang-froid. La colère règne en mon cœur et il menace d'exploser sur ces deux garçons, en particulier sur Van Saad. L'envie de lui rappeler qu'ici, ils ne sont rien, que cette soirée ne fut qu'un avant-goût de ce qu'ils les attends me démange. Pourtant, le masque du Gardien doit refaire surface et dissimuler les stigmates d'une colère sans limite.

Leurs paroles sont significatives. Connor cherche sûrement à savoir de quel camp se trouve Jeroen malgré mes indications. Bordel, si en plus je dois être accompagnés d'élèves INCAPABLES d'effectuer les missions correctement... Mes pas se précipitent vers eux. Il n'est pas utile à ce que Connor aggrave les choses.

« Bon sang ! Qu'est-ce que vous foutez encore ici alors que vous devriez être dans la Grande Salle ! »

Je les attrape tous les deux par le col et les éloignes l'un de l'autre le visage de Tveit pour les marques d'un combat, mais je suis bien incapable de savoir si ce sont des coups donnés par Jeroen ou simplement pour avoir fait face à nos alliés malgré tout.

« Vous croyez vraiment que c'est le moment de vous foutre sur la gueule ? On vient de subir des pertes et de se faire attaquer. Vos états d'âmes se régleront plus tard Messieurs alors maintenant, déguerpissez dans la grande salle, et vite ! »

Je ne mâche pas mes mots et encore moins mon agacement puisqu'au fond, j'avais raison et je le sais. Et puis ça n'était pas le moment de venir m'emmerder avec leur connerie qui a bien failli foutre en l'air la mission. Jeroen ne doit absolument pas comprendre ce qu'il se passe depuis sa perte de mémoire puisque si tout s'est bien déroulé, son père a déjà subit les conséquences de l'incompétence de son rejeton mais aussi de sa place au sein du ministère. Sans compter les beuglantes que j'ai intercepté de la part de Van Saad Señor. Et Tveit n'est pas stupide... alors soit tout compte fait, il l'est et n'a absolument pas compris ce que je lui ai envoyé, soit le message ne lui ai pas parvenu... Peu importe. Ça n'était plus la question.

Je les pousse en avant, les invitants vers la grande salle où les portes étaient grande ouverte et où nous pouvons y voir un bons nombres de blessés, voir de morts. La seule et unique satisfaction à cette bataille. Je croise par la même occasion Lancaster qui m'interroge du regard, un œil sur la blessure à ma hanche.

« Tu devrais aller faire soigner ça James.
Non, ça n'est pas le moment, j'irai plus tard. Laissez moi d'abord faire un autre tour pour être sûr qu'ils ne sont plus là et que des élèves blessés n'ont pas encore été trouvés. »

Il hésite un instant, un autre œil sur ma hanche en sang dont la douleur commence doucement à se réveiller.

« D'accord mais d'abord.. » Il sort sa baguette et cautérise rapidement la plaie où je sens une légère chaleur s'élever. « Maintenant, vas-y. Et soit prudent, lance un sort si besoin d'aide. »

J'acquiesce, ne demandant qu'une chose : Sortir et m'éloigner de lui. Prendre l'air. Arrêter ces foutus tremblements de haine et cet appel au sang, avant de ne commettre l'irréparable.

- FIN POUR MOI -


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MessageSujet: Re: [EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.   Dim 18 Jan 2015 - 14:38

Ils parlaient, se disputaient et au final le dialogue n'avançait pas vraiment étant donné qu'ils restaient tous deux sur leurs arguments. Ils se répétaient plus ou moins mais ce n'était pas bien grave. Le plus important était qu'il garde son sang froid, chose que Van Saade avait visiblement perdu en le frappant. Tveit savait pertinemment que ça énervait les autres quand il ne répondait pas et il en jouait pour les énerver un peu plus, quitte à se faire frapper davantage... Pourquoi agir comme ça ? Premièrement parce qu'il aimait se prouver qu'il pouvait garder son sang froid plus facilement que les autres; deuxièmement, parce que quand lui était amoché et que l'autre n'avait pas la moindre égratignure, la faute retombait forcément sur l'autre. Il faisait quand même attention avec ce genre de chose, il n'aimait pas spécialement s'en prendre plein la tronche et un jour sa "tactique" si on pouvait appeler ça comme ça se retournerait forcément contre lui.

Tes arguments rasent les pâquerettes.
Moi au moins j'en ai  qui tiennent la route contrairement à toi.

Ce n'était, certes, pas la phrase la plus intelligente du siècle mais c'était vraiment ce qui lui était venu naturellement à la bouche. Certainement que la situation devait trop gonfler Jeroen car il n'avait pas tardé à sortir sa baguette bientôt suivi par le Bleu qui préférait quand même l'avoir à porter de main pour se défendre si l'autre hurluberlu se mettait à péter un câble. On ne savait pas trop quoi s'attendre avec ce genre de type. Seulement la nouvelle réplique du Vert le laissa quelque peu perplexe. Il parlait du fait de s'être fait balancer mais Tveit ne voyait pas vraiment de quoi il parlait... étant donné qu'il trouvé que cela se voyait qu'il avait beaucoup changé -un peu comme Edward.

Cette hypothèse ne me satisfait pas.
Ah bah j'y suis pour rien moi... J'te dis comme je vois les choses, et je  ne dois pas être le seul à le penser. Il y a, je suis certain, plein de possibilités. Tu t'es foutu seul dans la merde en plus en changeant de camp, en les trahissant.

Fallait pas venir se plaindre ... même si maintenant Connor se posait un peu plus de questions. C'était peut-être ce qu'il avait dit à l'Espion qui avait mit le vert dans la merde même si cela semblait plus ou moins probable. Pour lui, même si plein de gens le détestait encore, Jeroen avait trahi son camps et ça se savait. Pas besoin que quelqu'un vienne rapporter ces faits qui étaient visibles aux yeux de tous, n'est-ce pas ?

Si tu veux la vérité, il est possible que je l'aie mentionné dans une lettre à la famille, tu sais quand on raconte ses journées blablabla... Comme n'importe qui ici aurait pu écrire ce genre de chose... Du genre "oh il y a un des vilains de l'année dernière qui est devenu plus gentil".
Tu n’es pas crédible. En plus, tu parles de vous comme des « méchants », ça en dit long sur ta perception des Supérieurs…
T'es débile ou tu le fais exprès Van Saade ?! Quand je dis n'importe qui, je parle de tes nouveaux petits amis. Je t'aimais déjà pas avant, alors crois moi que c'est pas comme ça que je vais te trouver plus gentil.... et j'ai autre chose à foutre qu'à écrire ce genre de détails à ma famille.

Connor avait remis sur le tapis que l'autre se sentait coupable de quelque chose et que le bruit courrait dehors que van saade avait changé de camps et donc qu'il avait des ennuis. Il n'était pas certain de ce qu'il avançait mais avec tous les dires de l'autre garçon cela collait parfaitement.  Chaque pièce du puzzle prenait sa place ce qui lui donnait une sorte de mini avantage. Le Vert ne pensait pas l'ombre d'une seconde de ce qui se tramait ici, et Tveit avait réussi à avoir des informations sur l'état psychologique de Jero, et il avait réussi à avoir un petit rab qu'il pourrait peut-être utiliser pour voir les réactions du faux Dimitri.

Je me fiche d’être mature, ou même de me venger de toi. Tu es insignifiant, tu te rappelles ? Tu diras juste à tes « potes » d’arrêter de chercher. Ils ne font pas le poids. Ils ne gagneront pas, parce que plus ils nous attaqueront, plus ils tenteront de nous détruire… plus on jouera le jeu pour les détruire en retour. Voilà le résumé de cette conversation. Tu veux que je te l’écrive sur un papier pour t’en souvenir ?

il eut un petit rire sarcastique mais n'eut pas le temps de répliquer quoi que se soit qu'un gardien avait fait interruption entre eux.

 Bon sang ! Qu'est-ce que vous foutez encore ici alors que vous devriez être dans la Grande Salle !  Il avait failli dire que c'était l'autre qui l'avait agressé mais cela ne servait pas à rien et le gardien n'était pas aveugle. S'il y avait des conclusions à faire elles seraient de façon implicite. Pas question qu'il se plaigne ou qu'il fasse sa victime. Les deux élèves s'étaient fait chopper par le cou  Vous croyez vraiment que c'est le moment de vous foutre sur la gueule ? On vient de subir des pertes et de se faire attaquer. Vos états d'âmes se régleront plus tard Messieurs alors maintenant, déguerpissez dans la grande salle, et vite !


Il se retint fortement de répliquer quelque chose qui aurait pu le faire renvoyer. Ce n'était pas le moment de faire de vagues. La vie de sa famille en dépendait, son avenir professionnel aussi certainement et il ne voulait pas être un traître. Il aimait bien faire les choses, et là, il avait plutôt bien réussi sa mission n'est-ce pas ? Ou du moins c'est ce qu'il croyait dur comme fer vu qu'il n'avait jamais reçu le contre ordre d'oublier " l'implication de Jeroen". Il fit donc signe au gardien qu'ils avaient compris et commença à se diriger vers la grande salle en jetant un regard meurtrier à l'autre garçon. Il avait envie de le provoquer mais jugea que ce n'était pas le moment. L'autre était trop sur les nerfs, ils s'étaient déjà fait reprendre une fois ce n'était pas la peine d'attirer plus l'attention sur eux; par ailleurs à trop en "faire" pour son camps, Jero pouvait se douter de quelque chose. Non le silence était de mise même si ce n'était pas évident.

- Fin pour moi-.
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MessageSujet: Re: [EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.   Mer 21 Jan 2015 - 21:25

Jeroen s’énervait rarement, très rarement. Il était l’un de ces hommes au calme olympien qui agaçaient totalement les gens plus impulsifs que lui, c’est-à-dire les trois quarts de l’humanité. C’était comme ça qu’il fonctionnait, qu’il contrôlait son petit monde et se faisait des amis comme des ennemis… Mais là, ce n’était plus possible. Il avait un tel trop plein de violence que s’il ne l’évacuait pas, il risquait de prendre un abonnement pour l’infirmerie. Contradictoire pour quelqu’un qui veut se battre et risque ainsi de se blesser ? Mais bon sang, il y avait passé une nuit pour une petite crise de nerfs, alors qu’après une lutte acharnée pour la défense du château, il n’était même pas assez blessé pour avoir besoin d’un simple pansement. Rencontrer une résistance comme Connor, c’était la cerise sur le gâteau : il fallait qu’il tombe sur un gars calme LE jour où il ne l’était pas lui-même… C’était le monde à l’envers. Cet échange n’avait aucun sens, il tournait en rond, Jeroen n’arrivait pas à voir où l’autre voulait en venir vraiment et le contraire pouvait être vrai aussi. C’était encore plus agaçant ! Après, d’un point de vue purement stratégique, il passait pour l’hystérique de service. Image qui pouvait toujours servir pour magouiller tranquillement dans leur dos. Ouais, il allait peut-être faire ça maintenant que sa couverture était foutue, histoire de brouiller un peu les pistes… et de soutirer des informations ?

- Ah bah j'y suis pour rien moi... J'te dis comme je vois les choses, et je  ne dois pas être le seul à le penser. Il y a, je suis certain, plein de possibilités. Tu t'es foutu seul dans la merde en plus en changeant de camp, en les trahissant.

Il disait qu’il était peut-être responsable, puis qu’il n’y était pour rien. C’est vrai que son raisonnement tenait parfaitement la route ! Encore cette question de trahison. Le disque était un peu rayé. Toujours ce mot, en boucle, comme une fatalité, quelque chose qu’il devrait regretter le pauvre petit, et pourtant il en était fier. Il n’était pas comme eux, et la traîtrise le plaçait en parfaite opposition avec les Supérieurs. Parfait. Allez, on passe à autre chose ?

- T'es débile ou tu le fais exprès Van Saade ?! Quand je dis n'importe qui, je parle de tes nouveaux petits amis. Je t'aimais déjà pas avant, alors crois-moi que c'est pas comme ça que je vais te trouver plus gentil… et j'ai autre chose à foutre qu'à écrire ce genre de détails à ma famille.
- Merci pour la réponse, du coup.

Ah, passer pour un imbécile faisait ressortir la vérité. Monsieur n’en avait que faire du serpentard qui jouait au yoyo. À croire que Connor acceptait de répondre à un con mais pas à une personne sensée… C’était noté. Imaginez sa tristesse à l’idée que cet idiot ne l’aimait pas déjà avant… Terrible. C’était ironique bien sûr. Le peu d’amour que le serdaigle portait au serpentard était réciproque et pas vraiment un secret. Même sous le joug des Supérieurs, Jeroen ne s’était intimement lié avec personne, même de manière hypocrite, ça évitait les ennuis par la suite… Il finit finalement par lui cracher ses quatre vérités à la tronche. Allez oust, du vent le déchet, l’inutile, les « gentils » vaincront, inutile de s’accrocher à leurs petites illusions puériles de conquête du monde. Problème, ce fut pile ce moment-là qu’un gardien choisit pour se ramener dans le couloir et les engueuler comme du poisson pourri.

- Bon sang ! Qu'est-ce que vous foutez encore ici alors que vous devriez être dans la Grande Salle !

Jeroen lui lança un regard mauvais. Sa colère n’était pas encore passée, mais lorsqu’il vit celle que contenait l’homme, il se dit que leur bagarre, c’était de la rigolade. Toutefois, il eut un geste qui crispa totalement le serpentard. Se faire attraper par le col de cette manière était d’un dégradant ! Il repoussa la main et s’écarta de lui-même. Ce gardien, ce James Holt… Il avait été presque gentil, la première fois qu’ils avaient discuté et qu’il l’avait récupéré à la petite cuillère dans un couloir, mais là, il l’aimait moins d’un coup. Encore heureux qu’il ne leur demandait pas de rendre des comptes quant aux marques de coups sur le minois du serdaigle, il aurait sûrement fallu maîtriser Jeroen vu les fourmillements d’adrénaline qu’il ressentait encore dans sa main…

- Vous croyez vraiment que c'est le moment de vous foutre sur la gueule ? On vient de subir des pertes et de se faire attaquer. Vos états d'âmes se régleront plus tard Messieurs alors maintenant, déguerpissez dans la grande salle, et vite !
- Ne me touchez pas. J’en ai ras le bol d’être pris pour un merdeux qui n’y comprend rien. Ras le bol.

Si Connor n’avait rien répondu, Jeroen n’avait pas gardé cette retenue. Au point où il en était, qu’est-ce que ça changeait ? Non, bien sûr que ce n’était pas le moment de se battre avec d’autres élèves, évidemment. Mais il n’y avait jamais de bons moments pour ça, juste des circonstances qui s’y prêtaient. Là, maintenant, ça avait été le moment parfait, l’ébullition du lait qui se déverse partout sur la gazinière. Alors oui, hanlala, ça salissait. Les professeurs et gardiens l’insupportaient pour cela : il leur fallait toujours une vision d’un monde propre, sans un mot au-dessus d’un autre, comme s’ils pensaient que les élèves se concentraient sur leurs études et en oubliaient de se haïr entre eux. Cette vision du monde biaisée voire négationniste lui donnait envie de gerber. En plus de ça, Jeroen était profondément blessé dans sa fierté, à se faire traiter comme un merdeux à qui on cache tout. Bon sang, il était plus intelligent et fort que ça, il avait aidé à la protection de ce foutu château… Il avait même abandonné sa famille pour eux. Il aurait dû être à Londres en ce moment-même, mais non, il était là à se faire engueuler parce qu’ils n’étaient pas de parfaits moutons. Lorsque le gardien les poussa en direction de la Grande Salle, Jeroen faillit lui mettre un pain mais se retint de justesse. Il rangea sa baguette d’un geste sec, jeta un regard plein de véhémence à Connor. Vu que l’autre aussi lui lançait un regard meurtrier, on aurait pu s’attendre à une reprise des hostilités mais cette interruption les avait douchés. Le serpentard se passa la main sur le visage, et lorsqu’ils arrivèrent dans la Grande Salle, il oublia le serdaigle et se mit en tête de vérifier que tous les gens qu’il connaissait étaient bien là. Il aperçut Julian qu’il rejoignit aussitôt, mais pas de traces de Caitlyn. Plein de blessés, des morts… Bon sang, quelle violence… Quand cela allait-il cesser ?

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[EVENT 25.12] Traitrise •• Jeroen.
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