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 Round 4. Que le monde s'incline - Riley.

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MessageSujet: Round 4. Que le monde s'incline - Riley.    Ven 14 Nov 2014 - 21:26

Round 4. Que le monde s'incline
Riley & Mateo


Vendredi 13.12 - Tard le soir

Il est tard, j'sais pas vraiment en fait, juste que la salle commune est déserte et que j'arrive pas à trouver le sommeil alors que demain j'ai cette putain de retenue avec la malade mentale. Je sais, je l'ai cherché, ouvertement même et je ne peux pas dire que je me suis pas éclaté... Je repense à cette fureur sur son visage et à la situation dans son entièreté et un sourire se dessine tranquillement sur mon visage. Je l'ai tellement mise dans un état de rage qu'elle en a oubliée de récupérer son sac. Ce dernier étant toujours caché quelque part dans le château, bien décider à ne pas lui rendre pour le moment. Pourquoi je m'obstine ? Parce que j'ai envie. La voir dans cet état vaut toutes les retenues du monde. Et puis, c'est pas la fin du monde ! Elle devrait me remercier de pimenter un peu sa vie ! Ca lui changera un peu.

Assit dans le grand canapé face au feu, je tire sur ma clope tranquillement, me demandant quand est-ce que je ressentirais la fatigue nécessaire me poussant à aller me coucher. Je m'apprête à écraser ma clope et à me forcer à me coucher lorsque la porte de la grande salle s'ouvre. Je tourne la tête et là …

« Tiens, qu'est-ce que tu fou là à cette heure ? T'as fais des cauchemars ? 
Ouais, j'ai rêvé de toi. »

Je ricane et me décale pour lui laisser une place. C'était récurrent que Maxime vienne me rejoindre ici ou l'inverse. J'étais visiblement pas le seul à faire copain-copain avec l'insomnie. Un sweat sur le dos, capuche rabaissé, elle s'installe comme un bœuf, en mode « Je m'en bats les steacks que tu sois là » et s'étale de tout son long. Clope aux lèvres, je dégage ses jambes qui s'imposent sur les miennes :

« Raaaaah putain dégage ! Tu prends toute la place, t'fais chier ! »

Elle ricane à son tour, elle s'en branle. Maxime s'en fou de tout, comme moi. Tout nous amuse ou presque et c'est ce qui est le plus chiant pour ceux qui nous emmerde. De voir que toutes situations nous amuse et qu'ils se retrouvent vite plus en rage que nous sur la fin. Comme Jenkins.

« Tu devrais pas dormir prendre des forces pour ta retenue demain matin ?
Ta gueule, si tu dors ici réveille moi à 6 heures. T'es plus matinale que moi. 
Et surtout plus maligne pour pas m'faire choper.
J'me serais pas fais choper si elle n'avait pas interpeller l'école entière... »

Je la regarde et elle affiche cette moue de satisfaction qui m'agace déjà. Vas-y sors là ta réplique...

« N'empêche que sur ce coup... elle a assurée !
J'savais que t'étais un faux frères. »

Je claque ma langue au palais, tiquant un peu mais sans plus. Ouais, j'avoue qu'elle a eu le bon réflexe et que j'me suis bien fait humilié car même si j'ai joué les grands caïd qui n'en avait rien à foutre – et que c'était un peu vrai – elle m'a faite flipper, cette grande malade. Imaginez si elle s'était loupée ? J'serais mort, écrasé en plein grand Hall, tout ça pour avoir volé des p'tites culottes et essayer de les vendre. C'est la crise, faut bien s'en sortir comme on peut.

Je finis ma clope et la jette au feu, un silence s'installant entre Maxime et moi. Un silence qui prend forme, se modèle et prend un peu plus d'ampleur. Un silence qui devient lourd d'une sensation agréable et surtout, bien connu. Je me retourne légèrement vers elle, un demi-sourire aux lèvres. Je commence à la connaître un peu plus et le fait qu'elle soit Loup-Garou, je m'en contre-fou. Mais cet air sur ce visage et ce regard ténébreux ancrés dans le miens...

« J'suppose que t'es pas là pour parler chiffon...
Si, justement. Parlons chiffon. »

Et les gestes se mélangent. Nous avons le même réflexe. Il me faut deux secondes pour me pencher vers elle cherchant déjà ses lèvres affamées, une main sur sa hanche et elle, pour agripper violemment le pull et m’attirer contre elle, avec ce désir pressé que je lui connais si bien...

[Non tu ne liras pas la vie sexuelle et amicale de Maxime et Mateo]

Samedi 14.12 - 6 heures

Je dors... dormais. Dans un profond sommeil douillé, réparateur. Quand une frappe dans mon dos, lourde, me tire difficilement des bras de morphées.

« R'veil toi, 'culé ... 'llez p'tin.
-Hm... pas envie. 
- C'qui qu'a 'llumer l'lumière.»

La main de Maxime se relève et frappe plus fort mon dos, provoquant un douleur sourde entre les omoplates.

« Aïeuuuuh ! Puta de mierda, t'peux pas être plus délicate merde ! »

Je me tourne pour la regarder et là... Rage ultime. Elle s'est déjà rendormie.

« Connasse. »

Merde, j'ai pas envie. Il caille en plus, j'suis bien sous ma couette et avec Maxime comme bouillotte parce que, maintenant, j'comprends mieux pourquoi elle a la peau si brûlante. Enzo avait raison, c'est vachement pratique. Je m'apprête à me rendormir mais le visage de Holt s'impose à moi et son regard glacial me pétrifie d'ici. J'ai sentie Riley se raidir elle aussi lorsque je la tenais contre moi. Une sensation bizarre et semblable semble nous avoir traversée mais avec le bordel que nous avions foutu … quoi de plus normal ?

Y a des jours où je me déteste. Et ca m'fou de mauvaise humeur en plus. Je lutte comme un beau diable pour me lever, finissant par me retrouver debout... A poil.

« Ah oui, merde... »

Bah oui, du con, t'as pas joué aux cartes hier avec la jolie demoiselle qui se trouve dans ton pieu. Eh oh, on parle de Maxime là hein. Bon okay, ta pote améliorée, c'est mieux ? Ouais, j'préfère. J'enfile un caleçon, chope un jean, un pull et me dirige vers la salle de bain. J'ai les yeux collés de fatigue, je sais pas combien de temps j'ai dormi mais j'ai la haine contre Jefferson qui roupille comme un bébé dans MON lit. Mierda !

« Putain mais ... »

Je me tourne et … Oh la vache. Je six grandes traces, longues et bien nettes dans le dos. Pas la peine de faire un dessin … Coucher avec Maxime était toujours une vraie partie de plaisir mais j'repartais jamais sans séquelles. J'hausse les épaules, moi ça m'plait. Je prends une douche rapide, histoire de me réveiller, me lave les dents, enfile mes fringues et ne prends même pas la peine de me coiffé, les cheveux en bataille, une barbe naissante de deux jours qui commence à apparaître. Rien à foutre, j'vais pas rencontrer la Reine d'Angleterre et c'est sûrement pas pour cette frustrée qui n'a pas tiré son coup depuis Noël dernier que je vais me coiffer et me raser. Faut pas déconner.

J'enfile une paire de basket, et traîne des pieds en dehors de la grande salle où, le froid du couloir me saisit.

J'ai encore plus les nerfs et tout ça c'est ta faute, grand couillon.

Mains dans les poches, je descend jusque dans le Hall, sachant parfaitement que POUR UNE FOIS, j'étais à l'heure. Et lorsque je tourne le couloir me menant vers le point de rendez-vous c'est à peine sans surprise que je trouve déjà le Gardien et Jenkins. Tsss lèche-cul. Je ne prononce pas un mot et vient me placer à côté d'elle, toujours les mains dans les poches, cet air de je m'en foutiste agaçant sur le visage sans accorder un regard à Jenkins. J'm'en fou qu'elle soit là, à vrai dire. De toute manière, il y a peu de chance que je la calcule après cette retenue. J'vais lui redonner son sac et ciao bella, tu pourras retourner à ta petite vie paisible et je te foutrais la paix, à jamais. Amen.  

« Je suis étonné de vous voir à l'heure Monsieur Vargas.
Comme quoi, les miracles existent, même pour les cas les plus désespérés. »

Sans un sourire s'il vous plait. Lui par contre, en esquisse un, presque amusé.

« Alors, j'espère que les tourtereaux que vous êtes, avez prit le temps de vous réconciliez ? »

Hein ? ….Ah oui c'est vrai. Le couple, la feinte, le semi-câlin et le bisous sur le front. Quand j'y repense, c'était pas désagréable.

« Bon, j'espère que vous avez bien dormis … Jeudi dans la journée, un petit cours improvisé de potion a été mit en place par une élève de l'Université, pour ceux qui avaient quelques difficultés pour cette matière. L'un d'entre eux à commit une maladresse et la salle à dû être évacuée. Suivez-moi. »

J'hausse un sourcil et le suit, sans un mot jusqu'à une salle du première étage, au fin fond d'un couloir, reclus du monde... Et ce, toujours sans un regard vers Jenkins, traînant mon corps plus que je ne marchais. Monsieur Holt ouvre la porte de la salle en question et...

« Mierda... c'est quoi cette merde.
Votre retenue. Donnez-moi vos baguettes s'il vous plait. »

Mes yeux n'arrivent pas à décrocher de cette salle ravager par …. une espèce de matière gluante, verdâtre et franchement repoussante. Je mets de longues secondes avant de tendre ma baguette à Holt, sans comprendre réellement pourquoi. Jusqu'à ce qu'il fasse apparaître à l'entrée de la salle : Deux seaux en fer remplit d'eau fumante, deux brosses à dents et deux petites brosses à récurer.

Dites moi que c'est une putain de blague.

« Entrez. »

Ils nous précède et je sens Jenkins être tout aussi … abattue que moi mais aussi mal à l'aise. Depuis l'autre fois je le trouve méga flippant.
J'ai l'impression d'assister à une blague, une farce pour je ne sais quel magazine de sorcier, j'en sais foutrement rien mais j'arrive pas à assimiler l'idée que je vais devoir récurer toute cette pièce, SANS BAGUETTE MAIS AVEC DES BROSSES jusqu'à ce qu'elle brille.... Et avec Jenkins. La retenue de la muerte

« J'espère que cela vous aidera à réfléchir à vos problèmes «  de couple ». Vous avez quatre heures. Pas une de plus. »

Et il claque la porte derrière nous. Et le loquet se verrouille. Je me retourne vivement.

« Enfoiré. »

Et là je prends conscience que je suis cloitré avec une hystérique dans une pièce fermée à clé, sans baguette et tout ça … par ma faute.  

Un jour, elle finira par me tuer. Et si j'étais elle, je crois que je l'aurai déjà fais.
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MessageSujet: Re: Round 4. Que le monde s'incline - Riley.    Lun 17 Nov 2014 - 19:09

Samedi 13 Décembre 2014 – 7h du matin
Round 4. Que le monde s'incline



Mateo & Riley

Premier jour officiel des vacances … et je dois me lever super tôt à cause d'un crétin qui se fait tellement chier dans sa vie qu'il ne trouve rien de mieux à faire que d'emmerder le monde. OK ! J'aurai pu ne pas réagir aussi … aussi … Et puis merde, il l'a mérité, c'est tout.

Vendredi soir, je suis allongée sur le ventre en travers du lit de Kezabel, les yeux perdus dans le vide et les jambes en l'air. Un long soupir m'échappe et ma tête se pose sur mes bras croisés.

« Je suis … blasée. »

Et c'est le cas, je suis totalement et complètement blasée. Plus de colère, tout s'est envolé, et même le fait d'avoir retrouvé mon sac avec mon équipement de Quidditch n'a pas réussi à me faire sauter au plafond. Enfin si, un peu quand même, mais je me comprends. Holt m'a collé la frousse, la simple idée de me retrouver près de lui ne m'enchante pas du tout, de même que je n'ai simplement pas envie de me lever à 6h30 du mat pour … la première colle de toute ma vie … Rah ! M'énerve.

« J'ai même plus envie de le tuer, j'voudrais juste … qu'il n'existe pas en fait. »

Oui, j'en suis à ce stade là, mais le fait que la fatigue pèse dans la balance. L'hiver est là, avec tout ce que ça implique, et je pense que je suis peut être un peu plus « sensible » que d'habitude. Il n'empêche que je le pense, et que j'ai pas envie de passer mon temps sur le qui-vive, à me demander qu'elle va être sa prochaine invention pour me faire chier. Oh je ne le prends pas personnellement, je sais qu'il est comme ça avec pas mal d'autres gens, mais qu'il ne s'amuse pas à faire chier Charleen, Lukas ou même Jamie parce que la Dragonne c'est plus les griffes et les crocs qu'elle va sortir, mais carrément le feu et ça risque de faire très mal.

« Vivement les vacances, et y a intérêt qu'on puisse partir d'ici sinon je pète une pile et y aura des morts. »

Et cette fois mon visage est carrément enfoncé dans la couverture, caché par mes bras. La soirée risque d'être palpitante …

~*~

Samedi matin, 6h30. Ça pique … Sale con, voilà la première pensée qui me traverse l'esprit en ouvrant les yeux. Je me lave en vitesse, enfile des vêtements chaud mais auquel je ne tiens pas spécialement et ne prends même pas le temps de descendre manger un truc. J'aurai du me lever plus tôt pour ça mais … Non. Tant pis pour moi, je survivrais.
C'est donc les yeux à peine ouvert et les mains dans les poches que je me pointe au rendez-vous pour constater que je suis la première arrivée. Holt arrive quelques secondes plus tard, me faisant sursauter au passage, et je lâche une sorte de bonjour à peine audible tout en m'appuyant contre le mur. Non, je n'ai pas envie de parler et de toute façon on n'est pas là pour ça.

Génial, voilà la star … Aucune importance, il n'existe pas.

« Je suis étonné de vous voir à l'heure Monsieur Vargas. »
« Comme quoi, les miracles existent, même pour les cas les plus désespérés. »

Et sinon, tu peux pas juste fermer ta gueule ?

« Alors, j'espère que les tourtereaux que vous êtes, avez prit le temps de vous réconciliez ? »

Grognement interne, je le fusille du regard puis tourne la tête. Je suis clairement pas d'humeur, est ce qu'on peut juste passer directement à la raison de notre présence ici ou vous avez l'intention de faire salon de thé ?

« Bon, j'espère que vous avez bien dormis … Jeudi dans la journée, un petit cours improvisé de potion a été mit en place par une élève de l'Université, pour ceux qui avaient quelques difficultés pour cette matière. L'un d'entre eux à commit une maladresse et la salle à dû être évacuée. Suivez-moi. »

Frisson. Depuis que j'ai croisé son regard glacial, l'idée de devoir suivre ce type ne m'enchante pas vraiment et j'ai beau détester ce type mais encore une fois, et même si ça me fait mal de l'admettre, la présence de Mateo me rassure. Je n'aimerai pas me retrouver seule avec Holt, il m'impressionne beaucoup trop et malgré le temps qui passe, je ne suis pas vraiment à l'aise en compagnie d'un homme adulte qui m'impressionne. Je n'en montre rien bien sur, j'ai beaucoup trop de fierté pour ça, mais c'est pourtant bien là. Les Profs que je côtoie depuis des années ne sont pas un problème pour moi, mais les Gardiens c'est autre chose.
Néanmoins ça n'est pas comme si j'avais vraiment le choix alors je leur emboite le pas à tous les deux. Silencieuse, un peu en retrait, mains dans les poches, bien emmitouflée dans mon gros pull en laine un peu trop long. Pour un peu on dirait que je l'ai volé à mon père ...

Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre, en réalité j’aurai plutôt pensé qu’il nous mettrait tous les deux dans une pièce avec un devoir supplémentaire à faire ou quelque chose comme ça mais étant donné que c’est ma première colle – et qu’il n’est pas Prof, je persiste pour moi il n’a pas le droit de faire ça mais passons – j’en sais rien. Ceci étant, je « déchante » bien vite en voyant l’état de la pièce dont il vient d’ouvrir la porte. J’en reste bouche bée, ce qui naturellement n’est pas le cas de mon cher codétenu.

« Mierda... c'est quoi cette merde. »
« Votre retenue. Donnez-moi vos baguettes s'il vous plait. »

A l’intérieur c’est flubber, clairement, et c’est sans quitter le carnage des lieux que je lui tends ma baguette sans réellement y prêter attention. Ça n’est pas comme si j’avais le choix de toute façon. Mon regard est critique, celui de la bonne élève qui se demande qui est celui ou celle capable d’un tel désastre ? Quand on s’improvise prof particulier, autant faire ça bien. Oui, bon, ok ça n’est pas le prof en question mais un de ses élèves qui a foutu ce bordel mais la moindre des choses ça aurait été de nettoyer non ? Toute une éducation à refaire ! Voilà ce que j’en dis.

Seulement voilà, toute cette agitation interne est rapidement calmée quand je vois apparaitre sous nos yeux deux seaux remplis d’une eau encore fumante ainsi que deux brosses à dents et deux brosses un peu plus grosse. Pas besoin d’être Einstein pour savoir qui va devoir réparer ce massacre … Est-ce que je suis énervée ? Si peu. Je bouillonne.

« Entrez. »

Passé l’énervement et surtout l’agacement, c’est la lassitude qui prend sa place. C’est encore pire de près … Génial.

« J'espère que cela vous aidera à réfléchir à vos problèmes «  de couple ». Vous avez quatre heures. Pas une de plus. »

La porte claque, je sursaute, le loquet se verrouille et un certain sentiment de claustrophobie me fait paniquer. Le Gardien n’est plus là, il n’y a plus que l’autre vendeur à la sauvette et moi …

« Enfoiré. »

Il fixe la porte, visiblement en colère, et je l'observe pendant quelques secondes sans trop savoir pourquoi avant de lâcher un profond soupir et de remonter mes manches pour aller attraper un seau, et deux brosses. Apprenons l’humilité …

« Écoute Vargas, j'ai pas plus envie d'être là que toi et si t'avais pas fait le malin on n'en serait pas là alors fais ce que tu veux mais fais le en silence. Et dis toi que plus vite on s'y mettra, plus vite on aura terminé, et plus vite on sera débarrassés. »

De ça, mais aussi toi de moi et surtout moi de toi. Mais visiblement Monsieur n’est pas content. Alors quoi ? C’est se rabaisser que de devoir faire le ménage ? Ta virilité ne t’autorise pas à ça ?

« Qu'est ce qu'il y a ? Tu penses que tes mains sont pas faites pour tenir une brosse à cause de ton chromosome Y ? Ben j'ai un scoop pour toi, ça fonctionne très bien. »

Et sans prévenir je lui lance une des brosses les plus grosses. S’il a de bons reflexes il la saisira au vol.
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MessageSujet: Re: Round 4. Que le monde s'incline - Riley.    Mar 25 Nov 2014 - 11:02

Agacé est un euphémisme. Non, je suis complètement en pétard dans un premier temps. Contre moi-même puis contre Jenkins. Parce que si elle n’avait pas fait un esclandre de la vente de ses petites culottes, on en serait pas là. Elle aurait aussi bien pu me casser la gueule discretamente mais non, il faut que MADAME Jenkins s’affiche en publique. Et ma mauvaise foi vous emmerde au passage. Quoi qu’il en soit, je suis de mauvaise humeur, un peu plus que lorsque je me suis levé. Il va bien falloir relativiser mon vieux, si t’es ici c’est aussi à cause de toi.

Mes yeux vont du seau d’eau fumante à la salle qui est dans un état désastreux et je me dis que ce sont vraiment des enfoirés d’avoir laissé ça macéré. J’suis certains que Holt l’a fait exprès, pour que nous galérions un peu plus aujourd’hui à récurer tout ça. Il en serait foutrement capable comme tous ces profs dans ce château. J’sais même pas pourquoi je m’obstine à rester ici, je devrais quitter l’école pour aller trouver un job ailleurs, avaler ma rancune envers mes parents et vivre ma vie comme je l’entends. Mais au lieu de ça, faut croire que l’idée d’essayer de rendre fier Camélia et los padres persiste. Quelle connerie. Puis franchement, l’idée de faire du ménage … Ca me rappelle ces Dimanches après-midi où il fallait donner un coup de main pour nettoyer de fond en comble la maison.

Je sens Riley bouger et je la regarde distraitement remonter ses manches, attraper le seau et les deux brosses. En voilà au moins une qui a l’air presque motivé, c’est bien, comme ça tu passeras tes nerfs en frottant.

« Écoute Vargas, j'ai pas plus envie d'être là que toi et si t'avais pas fait le malin on n'en serait pas là alors fais ce que tu veux mais fais le en silence. Et dis toi que plus vite on s'y mettra, plus vite on aura terminé, et plus vite on sera débarrassés. »

Je fronce les sourcils… Est-ce qu’elle est en train de se foutre de ma gueule ? Je suis d’accord avec elle sur le fait que j’ai pas envie d’être là et que j’ai envie d’être rapidement débarrassé de toute cette merde, mais pour le reste j’ai l’impression d’avoir à faire à une vaste blague. On en serait pas là si j’avais pas fait le con ? Certes, mais pas que Miss-Parfaite-J’ai-Jamais-Rien-Fais. Une vraie fille à Papa à qui on pardonne tout, faut croire qu’on lui a jamais appris à assumer ses propres conneries.

« Qu'est ce qu'il y a ? Tu penses que tes mains sont pas faites pour tenir une brosse à cause de ton chromosome Y ? Ben j'ai un scoop pour toi, ça fonctionne très bien. »

Mais pour qui elle se prend ? J’ai envie de l’encastrer dans le mur avec ses propos à la mort moi le nœud. Au lieu de ça je me retourne, préférant pour cette fois, de fermer ma gueule et de l’ignorer, tout simplement parce que j’ai pas envie de lui parler ni de répondre à ces attaques stéréotypées. C’est le comble putain, cette nana est le genre de fille à faire comprendre qu’il n’y a pas de différence à avoir entre hommes et femmes et c’est la première à me balancer un cliché à la gueule. Pauvre abruti. Elle peut croire ce que bon lui semble, je m’en branle comme de l’an 40, même si mes nerfs sont à vif.

Sauf qu’à la seconde où je me tourne – et je l’ai vu bien trop tard – elle me lance une brosse qui m’atterrit lourdement sur l’arrière du crâne. Une vive douleur se répercute dans l’ensemble de ma boite crânienne… Ok, elle ne l’a pas non plus lancé avec toute sa force mais ce simple geste et cette douleur minime à le don de me foutre dans une colère noire. Et je ne perds pas de temps d’ailleurs à me retourner, furieux :

« Espera*, c’est quoi ton putain de problème Riley ? T’en a pas assez pour aujourd’hui ? T’as encore envie de chercher la merde ? »

Je m’approche vivement, les dents serrées. Je n’ai aucune attention de lui lever la main dessus, je ne suis pas ce genre d’homme même si j’ai collé une patate à Maxime Dimanche matin, mais c’est différent. Elle m’a elle-même collé une droite sans raison, c’était purement un réflexe. Puis c’est Maxime. Jefferson n’a rien à voir avec elle mais elle me met suffisamment sur les nerfs pour que je m’approche d’elle, à moins d’un mètre.

« J’ai peut-être fait une sale blague que t’as pas l’air de digérer mais en attendant, si t’avais pas fait un espectáculo** dans le Hall à m’accrocher à ce putain de lustre, on en serait pas là ! Donc j’suis pas le seul fautif dans l’histoire mais moi j’ai au moins l’intelligence de le reconnaitre et de l’assumer. »

J’abuse ? On s’en fou à ce stade je crois. Je sais que j’ai raison, j’assume entièrement mes actes et si c’était à refaire, je le referais. Mais qu’elle reconnaisse au moins que si on est ici avec pour devoir de récurer une salle entière d’une substance bizarre, ça n’est pas que de ma faute, mierda.
Je me retourne, ramasse la brosse et revient vers elle, avec cette fois aucune once de je m’en foutiste sur le visage. Je la fais tourner entre mes doigts avant de lâcher un petit ricanement sec :

« Mon chromosome Y te dit d’aller te faire foutre au passage, Miss Perfección***. C’est un comble de voir une nana comme toi balancer des clichés pareils. Sous prétexte que tu me vois jouer les machos argentin dans les couloirs, tu penses que j’suis qu’un connard qui envoie une femme aux fourneaux et au ménage, pendant que je me gratte les parties devant un match de foot ? »

Sans déconner, ça m’ferait presque marrer dans un autre contexte. Si j’ai le malheur de me comporter comme ça, je donne pas cher de ma peau car pour le coup je me prendrais une branler par mon père mais aussi par ma mère, qu’ils soient non-violent ou non. Ils m’ont inculquées des valeurs alors même si j’ai l’air d’un gros macho la plupart du temps, ça n’est pas une excuse.

« Redescend sur terre, j’ai pas trois Poudlard Express de retard. Je passais un Dimanche sur deux à aider ma mère à nettoyer la maison de fond en comble avec ma sœur. Alors je te remercie pour ton p’tit cours sur la capacité de mon Chromosome Y, mais je m’en passerais.»

Et j’sais même pas pourquoi j’lui raconte ça, bordel. Je m’en veux aussitôt d’avoir fait ça et ça m’énerve deux fois plus.

« Pense c’que tu veux de moi, Jenkins. J’m’en contre fou mais ne l’ouvre pas sans savoir. »

Aigrie de service. Je me redresse, la regardant de haut en bas avant d’écarter les bras et de m’exclamer.

« Et puis arrête de tirer une gueule pareille… t’as eu une punition, et alors ? Tu vas faire quoi ? Allez chialer auprès de papa maman pour cette injustice ? C’est bon, c’est pas non plus la fin de ton petit monde Jenkins et ça changera un peu ta vida. Parce que, que tu le veuille ou non t’as pris ton pied à faire ce que t’as fait. Alors arrête d’en faire toute une montagne en tirant une gueule de 15 kilomètres de long. »

J’ai le souffle court mais je n’ai pas bougé. Elle peut même me coller une gifle ou une droite si elle veut, je m’en tape aussi. C’est vrai bordel, qu’elle apprenne un peu à prendre des risques, qu’est-ce que ça lui coûte hein ? Une colle et après ? J’ai bien vu que ça la faisait jubiler de me ridiculiser en plein Hall, malgré son état de rage. Les faits sont là, elle y a pris plaisir malgré tout. C’est pas le plus important ?

Mad World.




*Attends
**Un Spectacle
***Perfection
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MessageSujet: Re: Round 4. Que le monde s'incline - Riley.    Mer 26 Nov 2014 - 13:12

Je ne m’étais pas attendu à ça, je pensais qu’il attraperait la brosse et qu’il le croit ou non mon intention n’était pas de lui faire mal, de l’agresser physiquement mais malheureusement le mal est fait et le regard qu’il me lance quand il se retourne me fait reculer d’un pas malgré moi.

« Espera*, c’est quoi ton putain de problème Riley ? T’en a pas assez pour aujourd’hui ? T’as encore envie de chercher la merde ? »

Est-ce qu’il me fait peur ? Je ne suis pas du genre à me laisser impressionner facilement, surtout pas avec des types de son âge ou plus jeune mais il faut voir la réalité en face, sans baguette je ne fais pas le poids et je ne sais absolument pas de quoi il est capable. C’est d’ailleurs pour sa que je ressens l’envie de me recroquevillée sur mon même telle une petite souris quand il s’approche de moi. Je n’en fais rien, évidemment, puisque malgré le fait qu’elle ne soit pas très active ma fierté reste un minimum présent mais je n’en mène quand même pas large. Le but c’est simplement de ne pas lui montrer. Il m’a appelé par mon prénom : Non signe ou mauvais signe ? Aucune idée.

« J’ai peut-être fait une sale blague que t’as pas l’air de digérer mais en attendant, si t’avais pas fait un espectáculo** dans le Hall à m’accrocher à ce putain de lustre, on en serait pas là ! Donc j’suis pas le seul fautif dans l’histoire mais moi j’ai au moins l’intelligence de le reconnaitre et de l’assumer. »

Je ne me sens pas très épaisse là dans ma culotte, c’est un fait, mais parmi ce manque de réaction il y a quand même une petite part de colère. Je ne dis rien, je sais qu’il a en parti raison mais il ne m’enlèvera pas que c’est lui qui a commencé tout ce merdier et là-dessus je n’en démordrais pas. Il a peut être un fort caractère et une tête de mule mais si on se lance dans cette compétition il aura une adversaire de taille.
Il repart, mes épaules s’affaissent et la brosse que j’ai dans la main se sent probablement un peu moins crispés entre mes doigts. Ça ne dure pas longtemps, il revient à la charge et je me barricade instantanément à nouveau.

« Mon chromosome Y te dit d’aller te faire foutre au passage, Miss Perfección***. C’est un comble de voir une nana comme toi balancer des clichés pareils. Sous prétexte que tu me vois jouer les machos argentin dans les couloirs, tu penses que j’suis qu’un connard qui envoie une femme aux fourneaux et au ménage, pendant que je me gratte les parties devant un match de foot ? »

Là j’ai envie de réagir, de lui dire qu’il se fout de la gueule du monde mais aucun mot ne sort et je reste totalement figée face à lui. Ça veut dire quoi ça « une nana comme toi » hein ? Tu m’expliques ? Et le pire c’est qu’il le dit lui-même qu’il joue les machos alors à quoi est ce qu’il s’attendait ? Je ne suis pas féministe dans l’âme, et j’en ai rien à faire de tout ça, j’aurai sorti ça à n’importe quel mec sans différence, plus pour la forme qu’autre chose. Ça n’est pas de ma faute s’il le prend mal, c’est que quelque part ça le touche quand même et qu’il y a peut être une part de … vérité j’en sais rien, mais de fierté masculine froissée en tout cas ça c’est certain. C’était pas le but, je crois, en fait je pense qu’il n’y avait simplement pas de but …

« Redescend sur terre, j’ai pas trois Poudlard Express de retard. Je passais un Dimanche sur deux à aider ma mère à nettoyer la maison de fond en comble avec ma sœur. Alors je te remercie pour ton p’tit cours sur la capacité de mon Chromosome Y, mais je m’en passerais.»

Pourquoi est ce qu’il …

« Pense c’que tu veux de moi, Jenkins. J’m’en contre fou mais ne l’ouvre pas sans savoir. »

Pas le temps de réagir encore une fois, même si je pense que je ne l’aurai simplement pas fait, mais quand il écarte les bras je n’arrive pas à retenir un sursaut et en cet instant je le déteste de me mettre dans cette situation.

« Et puis arrête de tirer une gueule pareille… t’as eu une punition, et alors ? Tu vas faire quoi ? Allez chialer auprès de papa maman pour cette injustice ? C’est bon, c’est pas non plus la fin de ton petit monde Jenkins et ça changera un peu ta vida. Parce que, que tu le veuille ou non t’as pris ton pied à faire ce que t’as fait. Alors arrête d’en faire toute une montagne en tirant une gueule de 15 kilomètres de long. »

Là, cette fois, c’est trop, et je le sens que tout ça se mélange dans ma petite tête, que ça m’atteint en plein cœur et que ça me chamboule pour plusieurs raisons parce qu’il pointe du doigt certaines choses et il n’en a absolument pas le droit. Alors enfin je sors de ma torpeur, même si je sens que je commence à trembler et je n’aime pas ça du tout.

« D’abord mon collier, ensuite tu me mates sous la douche et tu te barres avec mes sous-vêtements que tu t’amuses à vendre à n’importe qui dans le Hall, et tu t’étonnes que j’ai réagi un peu « excessivement » ? »

C’est mon intimité que t’as touché là, au cas où t’aurais pas remarqué, et ça n’est pas rien ! Pas pour moi en tout cas. Non seulement c’est extrêmement gênant mais c’est surtout désagréable, perturbant, mais aussi bouleversant d’une certaine façon et pas de manière positive. Je pourrais le dire tout ça, le formuler à voix haute, mais à quoi bon ? Apparaitre comme une petite chose fragile à ses yeux, non merci.

« Oui ! Je suis tout aussi responsable que toi pour cette colle, t’es content ?! »

C’est vrai que je n’aurai sans doute pas du faire ce que j’ai fait mais je ne regrette pas, malgré le fait que je n’aime pas spécialement ça, ce truc qui fait qu’effectivement j’ai pris mon pied à avoir du contrôle sur lui et à lui faire payer ce qu’il m’avait fait. Il l’avait mérité, là n’est pas la question, mais je ne veux pas être … comme ça.

« Et si tu t’en contre fou alors pourquoi tu te justifie ? Toi ou un autre ça aurait été pareil, et viens pas te plaindre que les gens te jugent quand tu te donnes en spectacle comme tu le fais en permanence ! Mais t’as raison, j’vais aller chialer auprès de papa et maman. C’est toujours ce que je fais hein ? Bien sur, c’est vrai que tu me connais par cœur, tu sais tout de ma vie donc même si moi j’ai pas le droit de te juger je t’en prie, fais toi plaisir, balance moi dans la case fille à papa si ça t’amuse. »

Parce que c’est ce que je suis, d’une certaine façon, mais tu sais pas … T’en sais rien et tu sais pas de quoi tu parles, bordel ! Tu sais pas tout ce que j’ai vu, vécu, entendu, et que je leur ai volontairement caché pour ne pas qu’ils s’inquiètent. Tu ne sais pas à quel point j’ai peur pour mon père parce qu’il n’a pas de pouvoir et que les deux ans qu’on a passé ici, enfermés, ont été une véritable torture puisque les nouvelles se faisaient très rares. Tu sais pas tout ça ! Et t’en sauras rien parce que je ne vais certainement pas t’en parler ! Et merde ! Tu me fais chier ! Tu me fais chier de me mettre dans cet état ! Parce que oui, elles sont là, je les sens, en plus des tremblements. Elles sont là ces putains de larmes, entrain de se former au bord de mes paupières, et j’veux pas que tu les vois.
Alors je me retourne, plonge violement la brosse dans le seau et commence à frotter le mur sans un regard, non sans avoir passé ma manche sur mon visage dans un geste désespéré pour caché la misère tant bien que mal en espérant que t’auras rien vu, en replaçant une mèche de mes cheveux derrière une de mes oreilles pour donner le change.

« Maintenant il est 7h du mat, on est samedi matin, je suis crevée et t’es la dernière personne avec qui j’ai envie de passer du temps alors excuse moi de faire la gueule ! »
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MessageSujet: Re: Round 4. Que le monde s'incline - Riley.    Mer 26 Nov 2014 - 16:12

« D’abord mon collier, ensuite tu me mates sous la douche et tu te barres avec mes sous-vêtements que tu t’amuses à vendre à n’importe qui dans le Hall, et tu t’étonnes que j’ai réagi un peu « excessivement » ? »

Elle mélange tout, j’parle pas de ce que j’ai fait mais de LA MAINTENANT. Pourquoi faut-il qu’elle ramène toujours tout à un passé ? C’est bon, tout ça est fait on va pas s’épancher dessus pendant encore dix ans, mierda ! Est-ce qu’on peut pas juste passer à autre chose ? Elle m’a fait payer mes actes, maintenant on est quitte non ? Alors pourquoi faudrait-il encore s’éterniser sur ça. Et puis putain que ça m’fait chier d’être là avec elle.

Et puis qu’est-ce qu’il lui dit que je l’ai mater sous la douche ? Bon, okay je l’ai fait et c’est pas très…éthique mais en même temps t’as qu’à pas être aussi jolie.

« Le fait de t’avoir maté sous la douche, tu devrais vraiment l’prendre pour un compliment. Pour une fois que j’t’en fais un. »

Les dents serrés mais j’l’ai craché quand même parce que c’est la vérité et que je n’ai pas de demi-mot. J’suis un impulsif et un spontané. Je dis parfois les choses de manières abruptes, mais je sais reconnaitre certaines choses, même si j’ai une fierté qui ne passe pas les portes. J’ai encore la brosse en main mais je la lâche dans le seau qui, au passage éclabousse légèrement mon jean. M’en fou. J’veux juste me tirer de cette pièce, quitte à enfoncer la porte.

« Oui ! Je suis tout aussi responsable que toi pour cette colle, t’es content ?! »

Non en vrai je m’en branle. Là maintenant, je m’en fou mais j’dis rien, poing serré, bien droit, sans la lâcher du regard. Pourtant je lui ai ouvertement reproché que si on était là c’était aussi de sa faute, pour me rendre compte qu’en réalité je m’en fou. Et elle me fou sur les nerfs. Avec ce regard. Avec tout ce qu’elle représente.

« Et si tu t’en contre fou alors pourquoi tu te justifies ? Toi ou un autre ça aurait été pareil, et viens pas te plaindre que les gens te jugent quand tu te donnes en spectacle comme tu le fais en permanence ! Mais t’as raison, j’vais aller chialer auprès de papa et maman. C’est toujours ce que je fais hein ? Bien sur, c’est vrai que tu me connais par cœur, tu sais tout de ma vie donc même si moi j’ai pas le droit de te juger je t’en prie, fais toi plaisir, balance moi dans la case fille à papa si ça t’amuse. »

J’ai touché un point sensible de la même manière qu’elle vient de me foutre une branler psychologique. Pourquoi j’me suis justifié ? Putain, j’en sais rien. Ma mâchoire se serre à m’en faire mal et il est hors de question que je le laisse comme ça, sans rien dire. Elle m’a cherchée, elle m’a trouvée, c’est pas plus compliqué que ça. Maintenant, j’suis en rage et elle n’aura qu’à faire avec jusqu’à la fin de la retenue. Si j’me suis justifié c’est que je ne supporte pas l’idée qu’elle puisse me prendre pour un branleur de 1er ordre qui ne sait pas faire le ménage parce que ça serait, pour moi, entacher toute l’éducation de ma mère.

Mais il y a un moment où il faut se poser les bonnes questions…

Justement, que penserais ta mère si elle voyait la réputation que tu te colles au cul depuis des années. Qu’en penserais Camélia ?

Mais putain ! On s’en fou de ça !

Je m’apprête à tourner le dos aussitôt sa phrase finie mais il y a des choses qui m’interpellent et une en particulière, qui me fige et me clou au sol. Elle tremble, comme une feuille. Mais surtout, elle est à deux doigts de pleurer. Première réaction, j’suis prêt à lui rire à la gueule en lui balançant clairement « Il n’y a que les vérités qui blessent » et que c’est visiblement bien une fille à Papa de venir pleurer comme ça à la moindre altercation. Mais il y a des choses, des comportements qui diffèrent d’une simple susceptibilité. Et je ne sais pas pourquoi ça me fait cet effet là.

Je me souviens d’un soir où mon père rentrait d’une garde d’une semaine, pour une raison qu’il n’avait pas voulu nous révéler, pour ne pas que nous nous inquiétions pour rien. Bien évidemment, ma mère l’était, mais le dissimulait comme elle le pouvait. Il est revenu donc, mais à la place de son sourire traduisant le bonheur de retrouver sa famille, nous avons eu le droit à un regard dur, froid et à un visage fermé. Ma sœur et moi n’avons pas insisté car nous savions parfaitement qu’il était le reflet d’une colère profonde et d’un état de nerf proche de l’implosion. Il a été retrouvé maman dans la cuisine et à hurler. Je ne l’ai jamais vu dans un état pareille, cette rage qui émanait de lui était nouvelle et Camélia me bouchait les oreilles pour ne pas que j’entende ce qu’il racontait. J’avais… huit ans, à l’époque. J’ai flippé, comme un vrai gosse. Je flippais de voir mon père levé la main sur ma mère. Quand bien même il n’était pas violent, il restait impulsif. Il criait, des tirades sans que ma mère n’ait le temps de réagir, d’en placer une.

Puis, tout est retombé. Il faisait les cents pas, les poings sur les hanches. Il s’est arrêté, à tourner la tête vers ma mère et lorsqu’il a vu ses larmes… Son visage s’est brisé. Dans une colère aussi aveugle, vous ne vous vous rendez compte de rien, ni de l’impact des mots, ni de la personne que vous avez en face de vous. Et c’est exactement ce qui arrive ici. Aveuglé par ma colère, je n’ai pas vu les signes précurseurs de ses larmes et de ses tremblements. Et tout retombe d’un coup dans ma tête. Je revois mon padré encore une fois, en colère, puis le visage défait. Je revois Camélia et son regard bourré de reproche envers lui où, prenant son courage à deux mains, elle est venu le pousser en disant qu’il était injuste, qu’il était parti depuis une semaine sans donner de nouvelle et que la première chose qu’il trouve à faire c’est de hurler contre notre mère. Mère en larme, tremblante.

Comme Riley.

Et moi, comme mon père.

Je sens le poids de Camélia derrière moi, comme si son regard me transperçait de part en part. Le regard d’une culpabilité qui ne fait qu’accroitre mon énervement. Je suis un impulsif. Un sanguin et je réfléchis rarement avant d’agir, voir jamais.
Jenkins s’est déjà retournée, frottant le mur, passant une manche sur son visage.

« Maintenant il est 7h du mat, on est samedi matin, je suis crevée et t’es la dernière personne avec qui j’ai envie de passer du temps alors excuse-moi de faire la gueule ! »

Je me déteste déjà pour ce que je vais faire, vraiment. Je pense qu’à la seconde où je sors d’ici, je vais voir Max’ et je lui demande de me coller une droite dans la gueule pour me remettre les idées en place. Je me dirige en quelques pas vers elle et la force à se retourner, avant de soulever son visage par le menton, d’un geste ferme mais sans douleur pour qu’elle puisse me faire face, le regard droit dans le mien. Mon visage n’est qu’à quelques centimètres du sien, parce qu’en plus de ne pas avoir de demi-mot, moi et la proximité on est copain. Je sais pas quel regard j’ai, peut-être sombre, peut-être vide, peut-être rempli de trop de truc parce que Camélia me martel le cerveau. Je vis en permanence avec un fantôme et si ça s’était calmé depuis ma discussion avec Cameron, j’ai l’impression que ça revient.

« Arrête de pleurer. Les nanas comme toi, ça ne pleure pas pour des types comme moi. Ceux qui les font chier juste pour le plaisir. »

C’était ma manière de dire désolée et mon égo me dit de récupérer mes couilles en sortant. Mais je ravale, malgré cette colère d’être … touché par ses larmes et par sa réaction dans son entièreté. Et puis merde, j’vais aller me jeter de cette putain de tour tout à l’heure, peut-être que je retrouverais ma dignité en bas.

Je reste toujours dans la même position, sans la quitter du regard, la mâchoire serré.

« Dans le pire des cas, ça les cogne. Une bonne droite, tu vois ? Et on en parle plus. Ça défoule, ça remet en place et s’est terminé. »

Et je sais pas pourquoi je continue et même si son souffle que je sens sur mon visage me provoque une sensation étrange, je ne me démonte pas un seul instant. C’est comme si Camélia me poussait un peu plus, me dirigeant cette fois vers un chemin moins douteux, moins écorcher. Et pourtant, ces mots me coûtent et me sont difficile. Avec Maxime, on est l’genre à jamais s’excuser ou alors on le fait mais avec des insultes ou des répliques acerbes.

« Mais en aucun cas, tu ne dois pleurer à cause d’eux ou pour eux. T’es Riley Jenkins et t’es certainement plus solide que ça. »

Parce que nous sommes le genre de gars détestables, que t’as envie de cogner à chaque fois qu’il ouvre sa grande gueule. J’en suis conscient et ça me gêne pas. Mais je me souviens d’un Ryans qui a failli m’encastrer dans la cheminée, d’un Elias qui avait toutes les raisons du monde de réagir de la même façon, d’une Kezabel qui m’en a collé plus d’une parce que je ne suis qu’un mufle et qu’un connard. Mais c’est comme ça, je crois que j’y suis pour rien.

C’est ce qu’on appelle un revirement de situation, de comportement. Un tableau qui t’offre une image cachée que tu ne vois que sous un angle, que sous une lumière précise. Ce petit défaut ou cette beauté que t’avais jamais vu avant. Il y a cinq minutes j’avais envie d’exploser cette porte et de me tirer, peut-être que c’est toujours le cas. Et maintenant je me trouve face à elle, formulant des excuses dissimulées sous des mots qui étaient les miens à l’époque où ma sœur était en vie.


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MessageSujet: Re: Round 4. Que le monde s'incline - Riley.    Ven 28 Nov 2014 - 12:49

Il l’admet, donc c’est vrai, il s’est rincé l’œil. Et c’est vrai, peut être que je devrais le prendre comme un compliment mais je ne le vis surtout comme une atteinte à mon intimité. Je n’irai pas jusqu’à dire comme un viol, c’est beaucoup trop fort, mais ça n’en reste pas moins intrusif et pour le moment c’est tout ce que je ressens : Du négatif. J’essaie juste de faire en sorte que ça ne m’atteigne pas trop, d’une manière ou d’une autre. C’est du passé, c’est fait et impossible à effacer, maintenant j’ai dit ce que j’avais à dire donc est ce qu’on peut juste passer à autre chose ? Et j’entends par là ce pourquoi on est ici, c'est-à-dire nettoyer cette pièce de cet amas immonde et dégoulinant, purger notre « peine » et reprendre notre route chacun de notre côté.
Faire tout ça sans lâcher une seule larme, tu crois que c’est possible Riley ? Oui, bien sur que c’est possible. Ça va être difficile mais je vais y arriver parce qu’il est hors de question qu’il me voit pleurer, que qui que ce soit me voit pleurer. Hormis Kezabel. Je déteste ça, je déteste qu’on puisse me voir vulnérable parce que même si je le cache bien c’est pourtant ce que je suis. En tout cas ça fait partie de moi, comme de tout le monde j’imagine mais chacun gère ça comme il le veut. Chez moi, pour moi, c’est comme ça que ça se passe. Maintenant les bases sont posées, la pièce est suffisamment grande pour qu’on soit chacun d’un bord sans avoir à se regarder ni à se parler alors …

… alors mon rythme cardiaque s’accélère instantanément quand j’entends le bruit de ses pas qui se rapproche de moi mais quand il me saisi je ne suis pas capable de faire autre chose que lâcher la brosse qui retombe dans le seau. En temps normal, il aurait gagné une belle claque, peut être même pire que ça, mais … rien. Sa main s’empare de mon menton et je me retrouve figé, complètement bloquée et incapable de faire le moindre mouvement. Mes yeux sont obligatoirement rougit, je ne peux rien cacher cette fois et à quoi bon ? En cet instant je ne sais pas ce que je ressens, je me sens simplement incroyablement vide. Ça n’est pas moi. Ca n’est pas moi plantée là devant un type, aussi près, sans la moindre réaction. La dernière fois que je me suis retrouvée incapable de réagir face à un homme restera gravée dans ma mémoire et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je me suis promis que ça n’arriverait plus, la raison pour laquelle j’ai demandé son aide à Derek en partie parce que c’est lui qui est venu me sortir de là ce jour là, et aussi parce que … Oui parce qu’à lui je n’ai pas peur de lui faire mal, et inversement. On y trouve tous les deux un intérêt et c’est très bien comme ça. J’ai découvert un garçon que je ne connaissais pas vraiment, et je crois que je peux le dire maintenant : Je l’apprécie. Tout ça reste entre nous, je crois que personne n’est trop au courant qu’on se voit régulièrement. Et non, je ne ferai pas le moindre commentaire sur des choses qui ne regardent personne.
Quoi qu’il en soit ici c’est différent, je ne me sens pas réellement menacée même si je ne peux pas le nier, il m’impressionne. Seuls, enfermés, sans magie … Je ne le connais pas, je ne sais pas de quoi il est capable y compris si c’est s’en prendre à moi physiquement et j’ai beau avoir une certaine force et de bons réflexes, je n’aurai pas le dessus pour autant soyons réalistes. Mais non, je ne me sens pas réellement menacée, simplement prise au dépourvu je crois, parce qu’il n’y a pas de … comment dire ça … son regard n’implique pas la moindre menace ou quelque chose comme ça. Je n’en mène pas large c’est vrai, et quelque part je suis tétanisée, mais ça n’est pas de la peur. Pas vraiment. Je ne vis pas sa proximité comme une agression. Une intrusion ça c’est certain, mais pas une agression et ça fait toute la différence. Il faut croire que j’ai épuisé mon stock de réactions hystériques la semaine dernière …

« Arrête de pleurer. Les nanas comme toi, ça ne pleure pas pour des types comme moi. Ceux qui les font chier juste pour le plaisir. »

J'ai envie de lui dire que ça n'a rien à voir avec lui, que ça n'est pas lui qui me fait pleurer ni même cette situation, mais quelque chose de plus profond. Mais je ne dis rien. J'ai envie de lui dire que c'est bien qu'il admette enfin qu'il me fait chier juste pour le plaisir, même si on le savait déjà tous les deux. Mais je ne dis rien. Parce que je ne comprends pas sa réaction à lui, entre autres.

« Dans le pire des cas, ça les cogne. Une bonne droite, tu vois ? Et on en parle plus. Ça défoule, ça remet en place et s’est terminé. »

J'aimerai pouvoir dire que c'est ce que j'ai envie de faire, que c'est ce que j'ai l'intention de faire et donc que je vais faire, mais ça n'est pas vrai. En cet instant il n'y a absolument pas une seule trace de violence en moi. Juste un profond sentiment de vulnérabilité, d’incompréhension et … et c’est tout je crois. J’en sais trop rien.

« Mais en aucun cas, tu ne dois pleurer à cause d’eux ou pour eux. T’es Riley Jenkins et t’es certainement plus solide que ça. »

Je suis Riley Jenkins. Je suis plus solide que ça. Comment est ce qu’il peut le savoir ? C’est vrai, qu’est ce qu’il en sait ? Il ne me connait pas, ou en tout cas il n’est pas sensé me connaitre mais à force de côtoyer des personnes, de les observer sans même s’en rendre compte, on en apprend beaucoup sur eux et l’image qu’il a de moi me pousse à croire que c’est un peu plus que ce à quoi je m’attendais. Il en va de même pour lui, concernant le visage qu’il montre au grand jour, cette désinvolture insupportable qui n’est pourtant pas là actuellement.
Sans prévenir, sans attendre, le déclic se pointe de mon côté et c’est comme si je retrouvais une consistance. Mon corps se redresse un peu de lui-même mais je ne recule pas, je ne m’éloigne pas, je ne lâche pas son regard. La confiance revient, elle est bien là, et sans m’en rendre compte j’arbore une expression bien plus forte, une posture, une attitude générale. Je ne suis pas sur la défensive, absolument pas.

« J'pleure pas pour ou à cause de toi, Mateo Vargas. »

Et c'est la vérité. Oui c'est bien lui qui a déclenché cette montée d'émotions mais simplement parce qu'il a touché sans le savoir une sorte de point sensible, des choses se sont bousculées là dans ma tête et elle n'ont absolument rien à voir avec lui. Il a été … l’élément déclencheur, c’est ça. Juste ça.
J’ai prononcé ces mots en le regardant droit dans les yeux, sans détour, sans agression, d’un ton calme et d’une voix tranquille mais ferme à la fois. Et pendant ce temps là, contre le mur, ma main rencontre la matière gluante. Intérieurement je grimace mais n’en montre rien, accaparant toute son attention avec mes yeux parce que une petite voix me souffle qu’il ne baissera pas le regard. Trop de fierté dans son sang chaud, non ?

« J'avais juste une poussière dans l'œil. »

Et sans faire un geste brusque, calmement, lentement mais surement, ma main pleine de cette glue indescriptible se pose sur sa joue. Je souris, sourire le plus neutre possible, alors qu’intérieurement j’ai envie de rire. J’en suis à me mordre la joue pour ne pas le faire et pas une seule seconde je me demande pourquoi j’ai fait ça. Je l’ai juste fait, et ma main reste sur sa joue, pleine de matière. Est-ce que j’ai peur de sa réaction ? Je devrais surement, mais ça n’est pas le cas. Peut être que c’est ma manière à moi de sauver les apparences, de reprendre du poil de la bête en détournant l’attention de mon moment de faiblesse, mais c’est surtout un moyen de passer à autre chose et de sortir de cette situation qui me dépassait complètement. Quand bien même tout ça n’est pas vraiment calculé. Ne pas réfléchir, c’est bien parfois. Souvent même.
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MessageSujet: Re: Round 4. Que le monde s'incline - Riley.    Ven 5 Déc 2014 - 9:48

« J'pleure pas pour ou à cause de toi, Mateo Vargas. »
 
Elle se dresse de toute sa hauteur, restant droite, bien face à moi, au point que nos visages sont un peu plus proches. Trop proches pour moi. Je recule de quelques centimètres, doucement, mes doigts tenant toujours son menton. Si elle ne pleure pas pour ce que je lui ai dit, alors pour quelle raison ? Je suis un peu curieux, je dois bien l’avouer. Peut-être qu’elle a des problèmes ou peut-être qu’elle est tout simplement fatigué. En soit, on s’en fou, non ? Le principale étant que ces larmes ont presque déjà disparues. Et je dirais même qu’elle est entrain de reprendre contenance à me fixer ainsi, me parler de cette voix ferme et sûre d’elle. Je ne détache pas mon regard du sien. Il est tout simplement hors de question que je baisse les yeux, c’est une question de fierté. Ok, j’ai eu une vague de peine pour elle, croyant que je l’avais blessé là où il ne fallait pas, mais ça n’est pas une raison pour m’avouer vaincue devant cette folle alliée.
 
« J'avais juste une poussière dans l'œil. »
 
D’un geste calme, je la sens poser sa main sur ma joue. L’espace d’une fraction de seconde, mon cerveau s’est trouvé être électrisé par son geste. Juste une tout petite et stupide seconde où je me suis demandé pourquoi ce geste et ce qu’il en résulterait…. Mais maintenant que je sens cette substance gluante et répugnante sur ma joue mal rasée, je saisis mieux son petit jeu. Je viens de me faire avoir comme un crétinos que je suis ! Je contracte ma mâchoire sous ses doigts et je ne la lâche toujours pas du regard. Elle ne dit rien de plus, ne fait plus le moindre geste mais je sens son visage se crispé sous un fou rire qui ne devrait pas tarder à exploser. Cette femme ne manque pas de ressource et je dois dire que … ça m’amuse. Mais jamais je ne le montrerais. En tout cas, pas maintenant, pas comme ça. Et puis mierda, on se trouvait à s’engueuler comme des forcenés il n’y a pas cinq minutes et maintenant… regardez nous ?
 
J’ai envie de grimacer, mais je me retiens… Ce liquide est visqueux, collant mais sans odeur, fort heureusement. Mais je ne peux pas nier que c’est d’une répugnance sans nom, pourtant … Je m’en fou royalement. Mais c’est pas tellement l’expression que j’arbore là, maintenant.
 
Sans plus attendre, je glisse ma main sur sa hanche et l’approche un peu plus de moi. La proximité se réduit de moitié et je sens son souffle glisser sur la peau de mon visage. Toujours ce même ancrage du regard, ne pas lâcher prise. Ne pas se dégonfler. Je la force à reculer, les traits sérieux, déterminés mais sans une once de colère ou d’envie de vengeance. Non. C’est différent. Mon autre main remonte le long de ses reins, mes gestes ne sont pas… malsains. Ni provocants. Ils sont bien au contraire doux et à la fois autoritaires. Un autre pas en arrière pour Riley, un autre en avant pour moi. Mon visage qui s’approche un peu plus, mon front qui frôle le sien et…
 
« Oops… »
 
Stratagème réussit ! Son dos est désormais collé à la paroi du mur pleine de cette gelée gluante. J’affiche un grand sourire et m’écarte soudainement, rompant le contact, fier de ma connerie. Ma joue est pleine de substance mais Riley, elle, ne fait plus qu’une avec. J’éclate alors d’un rire clair et franc, en agitant le doigt en signe de négation :
 

« Eh ! On n’apprend pas au vieux singe à faire la grimace ! AMEN ! »
 
Je suis un p’tit connard mais ce n’est que le retour de la médaille Mademoiselle ! N’empêche qu’elle m’a eu sans que je ne grille quoi que ce soit, elle s’est servi de ma fierté Latine pour mieux me coller ce truc sur la tronche… Bordel, je sais pas ce que c’est cette merde mais j’suis pas sûr qu’on réussisse à bien s’en défaire une fois sortie de là. Et honnêtement… j’ai comme une envie de ne pas la faire, cette colle.
 
Elle commence tout juste à se décoller du mur, évaluant les dégâts tandis que je suis déjà pencher sur le sol, ramassant une grosse poignée verdâtre bien compacte entre mes doigts. Je prends mon élan, comme au baseball et …
 
« BOULET DE CANOOOOON !!! »
 
Je lance une boulette verte droit sur Riley et …
 
« Putain ! Mais t’es une flèche ! »
 
Elle l’a adroitement esquivé, agile comme un chat et je regarder ma boule de neige intergalactique s’écraser mollement contre le mur. Je ne sais pas si c’est dû au Quidditch ou non mais je dois avouer que je suis presque impressionné. Non, en réalité je le suis et …c’est d’ailleurs la seconde de trop à contempler le résultat qui me vaut un choc dans le cou et la sensation d’avoir une famille de limace qui me rampe sur la peau. Je râle pour la forme et d’un geste de la main j’en défais une grosse partie et je cours en sa direction, esquivant de justesse une autre boule de gelée mais pas suffisamment, puisqu’elle vient s’accrocher à mon pantalon.
 
« Aaah… tu déclares donc la troisième guerre mondiale ? »

Et sans prévenir, je lui cours après, les mains pleines de substances… sans me rendre compte que nous sommes là, à jouer comme deux gros gamins à celui qui étalera le plus de cette merde sur le corps de l’autre. Alors que j’ai vendu ses culottes, qu’elle me fait chier comme jamais et que nous crions presque sur tous les toits que nous ne nous aimons pas. Alors que je suis qu'un connard qui passe son temps à faire chier le monde qui l'entoure, accompagné de sa fidèle pote d'emmerde, Maximus Brutus. Ca n'est pas censé être moi, tout ça, tous ces rires, tout cet amusement. Ca l'était, mais avant.

Et je sais pas pourquoi mais en cet instant, je ne réfléchis pas à tout ça. Toutes ces idées sont loin, en dehors de cette salle et c’est juste… hors du temps. Hors de toute compréhension.
 
Je cours, je glisse, me ratrappe de justesse à une table sous les rires de Riley qui résonnent en écho dans la salle puis me remet sur mes deux jambes jusqu’à ce que je réussisse à la coincé et à lui étaler mes mains sur les siennes, ses vêtements, les épaules, bref, partout où je peux.
 
« Eh voilà, t’as l’air de… »
 
Je lâche un de ses bras et la contemple, d’un œil critique avec une moue dubitative, le souffle court.
 
« Disons que t’as l’air … d’être tout droit sortie de la narine d’un Troll. »
 
Et ne me remercie pas pour ma délicatesse, c’était totalement gratos 
 
Ma main tiens fermement son bras, tandis que je ricane face à ma comparaison, comme si j’avais soudainement 5 ans de moins. Le monde semble tourner à l’envers, car pas une seule seconde je me serais imaginer à jouer à ça avec elle, à lui courir après pour une bataille de je ne sais quoi,  à rire comme des enfants. Mais dans cette salle, en cet instant, c’est comme si tout semblait normal, dans l’ordre des choses. L’imprévu est la meilleure des adrénalines.
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MessageSujet: Re: Round 4. Que le monde s'incline - Riley.    Mar 9 Déc 2014 - 22:13

Electric lights
Blow my mind
But I feel alright


Il est peut être 7h30 maintenant, je n'en ai pas la moindre idée mais une chose est sure : Mon esprit jusqu'ici embrouillé et embrumé est parfaitement bien réveillé. Je ne sais pas vraiment à quoi c'est du, je ne cherche pas réellement à le savoir pour autant, tout ce que je vois c'est les larmes qui disparaissent en emportant dans leur sillages les prémices d'un état d'esprit dont je ne veux pas, et un fou rire qui monte, monte, monte … Comme la petite bête, exactement, et comme ma main juste avant de se poser sur la joue de Mateo sans jamais avoir le moindre geste de recul, la moindre hésitation. En cet instant tout me semble positif, je ne me formalise plus de la situation ni même de tout le ressentiment que j'éprouve pour ce garçon qui en temps normal me sort par les yeux. Cette « attaque » n'est même pas une revanche, c'est juste … un acte irréfléchis et sans raison, totalement gratuit. Aucune agressivité, pas la moindre trace de violence, juste une envie de s'amuser qui s'exprime et se laisse aller. Est ce que je vais le regretter ? A vrai dire, à ça non plus je n'y pense pas … C'est assez déroutant cette capacité brutale à fermer totalement son esprit comme je viens de le faire, ce réflexe de bloquer les mauvaises sensations, celles qui dérangent, sont négatives en tout, mais … Tant mieux, non ? Peu importe.

Ce que je n'avais pas prévu non plus c'est sa réaction. Je crois que je m'attendais un peu à tout sans vraiment le faire mais certainement pas à … ça. C'est vrai qu'on est physiquement très proche et que jusqu'ici je ne l'avais pas réellement remarqué mais quand sa main se pose sur ma hanche et qu'il me rapproche de lui je me laisse prendre au piège comme une … fille. Je ne peux pas nier ressentir un frisson, frisson qui est bien loin d'être glacé, et si je n'étais pas aussi … bloquée, je crois que ma fierté se réveillerait d'un coup sec. Accélération du rythme cardiaque, je te déteste Riley Jenkins, tu es faible. Mais ses mains ont des arguments tranquillisants, électrisants, et là c'est lui que je déteste. Pourtant, même si mon fou rire a été tué au berceau par ses gestes, mon sourire revient alors que je ferme les yeux et me mord la lèvre pour la simple et bonne raison que je viens de comprendre que je me suis faite avoir comme une bleue. Un côté de moi est rassuré par ça, ce retournement de situation, je crois, mais ça n'a pas d'importance.

« Oops… »

C'est ça, fait le malin … En même temps tu peux, parce que sur ce coup là c'est moi qui n'est pas été tellement maligne mais va pas croire que tes beaux yeux de Gitano vont te sauver. Je pourrais être en colère, vexée, et tout ce qui va avec – et d'ailleurs ça m'étonne de ne pas l'être – mais ça n'est pas le cas. Mes yeux s'ouvrent à nouveau et je fronce les sourcils en le fusillant du regard – sans quitter mon sourire – alors que tout mon corps par l'intermédiaire de mes vêtements pataugent dans cette glue non identifiée. Je le répète, celui qui a fait ça n'est vraiment pas doué.

« Eh ! On n’apprend pas au vieux singe à faire la grimace ! AMEN ! »

Un partout, balle au centre. En attendant je ne vais pas rester collée dans ce truc toute la matinée mais je me rends rapidement compte qu'il y a entourloupe qui se prépare ...

« BOULET DE CANOOOOON !!! »

Tu ne sais pas à qui tu as affaire mon pote ! Esquive, et on remercie la souplesse naturelle, la rapidité et l'agilité gagnées au fil des années grâce au Quidditch.

« Raté ! Apprends à viser Jack Sparrow ! »

Je suis bien contente de ne pas m'être pris ce truc en pleine tête étant donné lui bruit peu ragoutant qu'il a fait en atteignant le mur derrière moi.

« Putain ! Mais t’es une flèche ! »
« J'ai été lémurien dans une autre vie ! Mais tu pourrais peut être l'être aussi si tes chevilles n'était pas aussi lourdes à porter ! »

Ben quoi ? Ne cherchez pas de rapport avec le lémurien, y en a pas ! Alors comme ça Monsieur est impressionné hein ? Je sais, c'est comme les abdos, ça envoie du rêve. Et hop, chacun son tour ! Je suis peut être rapide mais heureusement que je ne suis pas Poursuiveuse parce que j'ai clairement un soucis avec la visée. Ce qui devait atterrir en plein dans sa tronche lui touche finalement le coup, dommage. Il râle, j'éclate de rire puis me fige avant de crier comme … une fille, encore une fois, et de partir en courant.

« Aaah… tu déclares donc la troisième guerre mondiale ? »

And never stop, it's how we ride
Comin' up until we die


C'est partie pour la course poursuite, pendant laquelle chacun de nous deux manque de se rétamer au moins trois fois. Je crie, je ris, qui aurait pu croire ça ? Je suis rapide certes mais l'espace est restreins et malheureusement pour moi je finis par me faire attraper. Là, c'est le drame. J'ai beau me débattre il est bien plus costaud que moi et le constat, la sentence même, tombe rapidement. J'en ai partout, et c'est franchement dégueulasse.

« Eh voilà, t’as l’air de… »

De ?

« Disons que t’as l’air … d’être tout droit sortie de la narine d’un Troll. »

Un instant je bloque, le dévisage avec un air potentiellement ridicule, la bouche ouverte et tout ce qui va avec. Le souffle est court chez nous deux, mais je finis par lâcher un nouveau rire alors que je contemple l'étendu des dégâts et me débarrasse de ce que je peux. Petite pensée pour Holt, je crois que s'il débarque maintenant on passe tous les deux par la fenêtre. Les mains pleines de substance visqueuse je grimace puis relève lentement la tête sans pour autant le regarder.

« Hum … C'est … C'était cosy à l'intérieur. »

Et ce sourire qui ne me quitte pas … Cette fois je reprends un semblant de calme, affiche un air tout à fait sérieux et plante mes yeux vert dans les siens, non sans me mordre la joue pour ne pas rire à la simple vision de son visage encore à moitié recouvert de ce truc, au niveau de sa joue.

« Je pense que tu devrais venir visiter toi aussi ... »

I'm such a star
Queen boulevard
Blaze through the dark


Vous savez ce que je viens de comprendre ? C'est que les cours de Self-Defense ne sont pas uniquement là pour filer des courbatures et sans attendre une seconde de plus j'attrape son bras avec ma main libre, prends tant bien que mal mes appuies, me glisse sous le dit bras et par je ne sais quel miracle – ou simplement parce que ma prise est bien réalisée, attention lancé de fleurs – j'arrive à le faire basculer. Une seconde après je m'assoie sur lui et commence à le badigeonner de substance partout où je trouve une parcelle de peau visible tout en étant parfaitement consciente que l'effet de surprise ne durera pas et que je vais probablement voler dans peu de temps.

« Oh, un petit masque, tu verras c'est bon pour la peau ! »

Et la gamine que je suis se marre comme une petite folle. Oui, une gamine, c'est tout ce que je suis en cet instant et ça me va très bien. Même si c'est en compagnie de Mateo Vargas, le roi des emmerdeurs. Roi des emmerdeurs qui est sorti sans sa couronne ce matin.

« Y a pas à dire, ça fait ressortir ton charme latino. »
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MessageSujet: Re: Round 4. Que le monde s'incline - Riley.    Mer 17 Déc 2014 - 14:10

La pièce se remplit de rire, de souffles courts, de fleur que l’on se lance sans retenue et de comparaison avec des lémuriens. En gros, un grand n’importe quoi et je crois que tout le monde s’en fou. Et ce tout le monde c’est Riley et moi. On pouvait pas se voir en peinture à la base, je lui ai volé ses sous-vêtements, je l’ai maté sous la douche, elle m’assassine de ses regards et m’affuble de répliques acerbes lorsqu’elle me croise. Ouais, tout est fait pour que l’on se déteste. Alors il faut m’expliquer pourquoi on est en train de jouer aux gros gamins dans une salle rempli d’une substance visqueuse à l’aspect plus que douteux. Elle me déteste, mais ça ne l’a pas empêché d’être troublé lorsque j’ai voulu la pousser contre le mur, jouant le grand stratège. Et moi ? Je passerais au paragraphe suivant s’il vous plait ?
 
Je pense qu’il y a simplement quelque chose qui est en train de se briser. Comme si nous étions coincé dans un cube de verre, à se sentir étouffés et nerveux de pas pouvoir sortir, jusqu’à ce que les fissures apparaissent et que l’air entre à nouveau. Mais pourquoi y apporter une importance ? J’ai pas envie, il est un peu plus de 7 heures du matin et franchement, j’ai pas envie de me torturer la cervelle avec des questions pour savoir pourquoi je suis maintenant entrain de lui courir après pour la barbouiller de ce truc complètement dégueulasse. Les questions c’est pas mon truc de toute manière. Je suis tout en spontanéité et rien n’est calculé chez moi… En gros, il faut s’attendre à tout. C’est ma marque de fabrique : L’imprévisibilité Vargassienne.
 
Ici je perds 5 ans, voir plus. Riley aussi. Je ne nous reconnais pas mais de ça aussi, on s’en fou. On profites de l’instant présent, c’est le plus important pour moi qui n’aime pas les prévisions et les journées programmées comme des montres Suisses.
 
Je lâche le bras de Jenkins après lui avoir gentiment dit qu’elle paraissait sortir droit de la narine d’un Troll… Ses vêtements sont imprégnés et je parles même pas des miens et de ma gueule où je sens encore cette gélatine bizarre sur la joue, là où quelques minutes plus tôt, Riley y a posé sa main.
 
Je reprends ma respiration me disant que peut-être, un jour où les miracles existeront, j’arrêterais de fumer. Elle reste là devant moi, bloquant quelques secondes avant de me suivre à ricaner comme une gosse pendant qu’elle essaie d’enlever tout ce qu’elle peut sur elle.
 
« Hum … C'est … C'était cosy à l'intérieur. 
- Ouais ça avait l’air… »
 
Et franchement, j’ai pas tellement envie d’aller y faire un tour. En réalité… sa ressemble à quoi l’intérieur d’un nez de troll ? Ok j’arrête, j’vais gerber.
Elle plante son regard dans le mien et c’est à mon tour de bugué. J’sais pas pourquoi mais j’avais jamais remarqué qu’ils étaient si… beaux. Enfin, ils sont verts mais ils sont beaux. Comme ceux de Maxime avec ce bleu profond. Elle, c’est carrément l’émeraude aux allures sombres qui vous tombe dans les mains.
 
« Je pense que tu devrais venir visiter toi aussi ... »
 
C’est proposé si gentiment que …
 
« PUTA DE MIERDA ! »
 
Elle glisse sous mon bras, je glisse moi-même tout court et me retrouve en cinq secondes chrono sur le dos, Riley a califourchon sur mon ventre et mon cerveau à l’envers qui n’a absolument RIEN pigé de ce qu’il vient de lui arriver. Je grimace sous la légère douleur dans le bas du dos mais ne dit rien, trop … trop merde quoi !
 
« Eh mais arrête ! T’es pas fairplay ! »
 
Elle me badigeonne de cette substance dégueulasse partout sur la gueule sans que je ne puisse rien faire si ce n’est me débattre avec les bras. J’ai rien compris, 10 secondes plus tôt elle était face à moi à jouer de son regard et avec des gestes incroyablement précis et souples, je me suis retrouver comme un con sur le dos, soumit à cette nana qui est tout aussi imprévisible que moi. Et ouais ça me fait super mal à l’égo mais … j’suis bon joueur aujourd’hui. Tout cela me rappelle les après midi passées avec Camélia a se chamailler en courant partout dans la maison ou alors ces étés avec mes cousins où plus rien ne comptait que nos rires et nos envies de faire du n'importe quoi, sans ce soucier des autres. Et c'est ce qu'il se passe ici. C'est comme si je retrouvais une part de moi que j'avais paumé en cours de route.

 
« Oh, un petit masque, tu verras c'est bon pour la peau ! 
- Tu m’as prise pour un cobaye de produit d’beauté ou quoi ! Attends que j’te… »
 
Et voilà que t’en as sur la bouche, sur les yeux et que j’vois même plus qui est quoi.

« Y a pas à dire, ça fait ressortir ton charme latino. »
 
Elle se stoppe, fière de son résultat et mes bras suspendus en l’air vienne amener mes mains vers mon visage. Je n’ose même pas respirer, ni ouvrir les yeux. Elle rit et moi…. Je ricane aussi. C’est nerveux et puis la situation y est pour beaucoup. Je suis pris d’un fou rire même, qui me secoue tout le torse. J’essaie de me dégager les yeux, les joues et la bouche de cette merde, comme je peux, en essuyant mes mains sur mon tee-shirt. Voilà, j’y vois plus clair.
 
« T’imagine si tu m’en avais mis dans l’œil, ça se trouve je me serais retrouver aveugle à cause de toi. »
 
Et franchement, tout sauf ça. Je fais comment pour mater les nanas du coin après ? Je me redresse sur mes deux coudes en l’interrogeant du regard.
 
« Au fait, t’as bien dit que t’étais un lémurien dans une autre vie, non ? »
 
Elle acquiesce et moi je souris… avant de me relever d’un coup pour glisser mes mains sur ses reins et la chatouiller sans retenue, me retrouvant à mon tour à califourchon sur elle.
 
« Eh bien moi j’étais un Ninja !! »
 
Et je continue, glissant mes doigts sur mes côtes et elle se tortille dans tous les sens. Un coup de rein me suffit pour la renverser sur le dos et de continuer ma torture suprême.
 
« Ahaha ! On fait moins la maline là ! »

La guerre est déclarée ! Ses rires se répercutent en écho sur les murs et ils rendent euphorique. Tout ça, rend euphorique. J’ai l’impression d’avoir quitté une peau que j’ai laissée à l’entrée de cette salle et d’être venu ici sous une autre forme… Je ricane aussi avec elle, comme deux enfants, jusqu’à ce qu’elle trouve le moyen de me badigeonner de nouveau la gueule de cette substance.

 
« … Tu fais chier Jenkins… »
 
Mais mon cerveau a perdu sa faculté logique car il aurait été bien de m’essuyer la bouche avant de parler… Et ça m’aurait probablement évité à ce que cette substance glisse entre mes lèvres. Je la recrache aussitôt sur le côté, d’un air de dégoût, prêt à vomir jusqu’à ce que…
 
« Eh mais… »
 
Je m’affaisse légèrement, Riley n’ayant toujours pas bougé. Je colle ma langue contre mon palais puis… prudemment sur mes lèvres. Bordel, je rêve…
 
« Putain… c’est du sucre ! »
 
Je me penche rapidement vers Riley et viens chopper un morceau sur la commissure de ses lèvres et le porte à ma bouche en le mâchouillant. Merde, c’est que c’est super bon en plus !
 
« J’te jure, goûte ! C’est comme du chewing-gum mais qui fond dans ta bouche. Ca à le goût de… j’sais pas d’un bonbon. Mais on s’en tape, c’est vachement bon. »
 
Regard suspect de sa part.
 
« Eh, tu crois vraiment que je me serais risqué à bouffer ça juste pour que tu le fasse ? »
 

 
« Bon okay, j’aurai pu en être capable mais tiens, goûte. Promis, c’est sans danger. »
 
Je lui tends un morceau collé à mon tee-shirt. Je m’appuie sur ma main qui est posé juste à côté de la tête de Riley attendant qu’elle agisse mais évitant de m’appuyer trop sur elle… On fait quand même pas le même poids.
 
Seulement… Je vous ai dit que j’étais un garçon tout en spontanéité ? Je ne sais pas ce qui me traverse l’esprit, ni le corps. Je ne réfléchis jamais à mes actes, je les fais toujours sous impulsion, sous … adrénaline. Et mes veines en sont remplit. Je la regarde faire, reprenant mon souffle puis me penche subitement vers Riley avant de glisser mes lèvres contre les siennes. Elle sont chaudes, sucrés par la substance ou alors elles le sont naturellement, je n’en sais trop rien et je m’en tape. Juste que c’est agréable et que la pièce semble se réchauffer subitement. Je me retire de quelques millimètres après une poignée de seconde, plongeant mon regard dans le sien sans une once d’excuse, restant naturelle et spontané, je murmure :
 
« J’avais besoin de vérifier si je racontais pas de connerie. »
 
A propos du sucre.

Et je recommence, sentant son souffle sur ma joue, ma main venant se glisser dans le creux de son cou. L’échange que je lui offre se fait à la fois sauvage et doux. Mon cerveau ne réfléchit plus, bloqué sur ses lèvres et sa respiration qui semble légèrement s’accélérer.
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MessageSujet: Re: Round 4. Que le monde s'incline - Riley.    Jeu 18 Déc 2014 - 18:39

Pas farouche. Oui c’est clairement un qualificatif qui me correspond bien mais je dois l’admettre, jamais je n’aurai pensé en arriver à ça avec ce type. Je le déteste, nos deux caractères et tempéraments ne sont visiblement pas du tout compatible, j'ai failli lui en coller une … Hum, en fait je lui en ai collé une, au temps pour moi mais une ou plutôt une seule fois ça n'est rien si on tient compte du nombre de fois où j'ai eu envie de le faire. Pourquoi est ce que je me suis toujours retenu ? Pour ne pas lui donner d'importance, tout simplement. C'est ce qu'il cherche, attirer l'attention, provoquer, faire tourner les autres en bourrique et il y arrive très bien. On ne se connait pas du tout, il ne sait rien de moi au même titre que je ne sais rien de lui et ça nous convient parfaitement je crois. Ne pas avoir le moindre contact avec lui est une joie pour moi, en avoir était jusqu'ici un calvaire et pourtant … Pourtant je ne peux pas le nier : Je m'amuse. Je m'éclate même carrément et si Kezabel voyait ça je crois qu'elle se précipiterait pour prendre ma température et vérifier que je suis bien dans mon état normal. Rien ne laissait présager ça, ni même que je passerai du rire aux larmes de cette façon, surtout pas grâce à lui. Grâce à lui ou à cause de lui ? Vaste débat, ou peut être absolument pas finalement.
Le fait est que les conflits ne m'ont jamais réellement dérangés, ou en tout cas ne m'ont jamais fait peur. Ils existent, ils sont parfois nécessaires d'ailleurs et on ne peut de toute façon pas s'entendre avec tout le monde. J'aime les personnes qui ont une personnalité bien propre à eux, mais je peux ne pas en apprécier certains exactement pour les mêmes raisons. J'ai été un long moment en conflit justement avec ma mère, pour des conneries d'adolescente en partie même si je lui en ai vraiment voulu pour certaines choses mais je ne suis pas mécontente que tout ce soit arrangé aujourd'hui parce que mine de rien c'est une sacré perte d'énergie. Je ne suis pas entrain de dire que Mateo et moi allons devenir les meilleurs amis du monde, et peut être que ça n'est simplement qu'une sorte de trêve avant que l'on recommence à se taper dessus mais c'est agréable, c'est tout. Oui, je passe un bon moment même si c'était clairement mal parti. Il faut croire qu'on est capable d'être un minimum compatibles quand on met tous les deux nos caractères bien trempés de côté.

C'est donc tout naturellement que je me retrouve assise sur lui sans que ça ne dérange absolument personne dans cette pièce … Une chose est sure, je suis particulièrement fière d'avoir réussi à mettre ce grand dadet beaucoup plus impressionnant que moi d'un point de vue physique par terre et si je m'écoutais je laisserai clairement exulter cette joie. C'est d'ailleurs un peu ce que je fais sans pour autant porter atteinte à sa virilité. On ne sait jamais avec les garçons … Pas que ça me poserait réellement un soucis qu'il le prenne mal et qu'on recommence à se regarder en chien de faïence mais c'est tout aussi bien comme c'est à présent et surtout ça ne m'est simplement pas vraiment venu à l'esprit. C'est beaucoup plus amusant de lui en mettre plein la tronche et je pense que ça se voit d'ailleurs. Que ça m'amuse, j'entends. Il a l'air de s'amuser lui aussi, non ? Alors tout le monde est heureux. Holt ne le sera surement pas mais … on s'en tape, il n'avait qu'a pas nous enfermer tous les deux là dedans et c'est tout. Oui, en cet instant je me moque totalement des conséquences, même si ça doit me coûter encore quelques heures de colles. Mais dis donc, Mlle Jenkins se rebelle ? Laisse tomber, ça n'a rien de nouveau, je ne m'étais simplement jamais fait pincer avant, c'est tout. Tu m'as fait baisser ma garde Vargas … Tu vas devoir en payer le prix, et il est très élevé. Aller mange ! Sous moi je sens son corps qui vibre, secoué par les rires, quasiment en stéréo avec les miens. T'es plutôt confortable garçon, on ne te l'a jamais dit ? Ça devient une manie en ce moment chez moi de m'assoir sur les gens …

« T’imagine si tu m’en avais mis dans l’œil, ça se trouve je me serais retrouver aveugle à cause de toi. »
« Moh, pauvre petit. »

Inutile de dire que quand il se redresse sur ses coudes je suis à deux doigts de soulever son T-shirt pour regarder son ventre comme si on avait gardé les Hippogriffes ensemble … La spontanéité c'est bien mais avoir des limites ça peut être pas mal aussi.

« Au fait, t’as bien dit que t’étais un lémurien dans une autre vie, non ? »
« Ouaip. »

Erreur fatale petit scarabée, tu as baissé ta garde et sous-estimé ton adversaire. Résultat ? Après un cri strident de fille et un geste bien calculé de sa part je me retrouve sur le sol entrain de me tortiller dans tous les sens sous l'assaut de ses chatouilles.

« Eh bien moi j’étais un Ninja !! »

T'es pas franchement très bridé pour un Ninja ! Mais les clichés ils ne sortent pas de ma bouche, tout ce qui en sort ce sont des cris aigus et des rires que je n'arrive pas à arrêter.

« Ahaha ! On fait moins la maline là ! »
« Arrête ! »

Hyper convaincant, n'est ce pas ? Réflexe à la con qu'on a tous quand on subit ce genre de torture mais tu sembles oublier une chose chéri, tu n'as pas affaire à n'importe qui … Riley Sarah Jenkins ne se rend jamais ! Elle lute jusqu'à la mort ! Et hop, un peu de glu dans la main, direction son joli petit minois de latino.

« Huuuum … Miam ! Bon manger ! »
« … Tu fais chier Jenkins… »

Je sais, c'est ma spécialité ! Un peu comme toi en fait, quand on y repense. Il en avale en parlant, j'éclate de rire et continue de me tordre sur le sol mais cette fois secouée par le fou rire tout simplement. Ce truc est peut être dangereux, c'est ça le pire, mais je crois qu'aucun de nous deux n'y pense pour le moment.

« Eh mais… »

Hum ? Tu fais peur avec cette tête là … Je me calme, fronce les sourcils et l'observe, dubitative, presque inquiète. Qu'est ce que ...

« Putain… c’est du sucre ! »

Wait … what ? Un truc qui est aussi dégoûtant au visuel et potentiellement à l'odeur ? Tu te fous de moi ? Et le voilà entrain de se servir directement sur mon visage, mais je t'en prie c'est self service, fais toi plaisir. Il mange ce con ! Mais t'es malade !

« J’te jure, goûte ! C’est comme du chewing-gum mais qui fond dans ta bouche. Ca à le goût de… j’sais pas d’un bonbon. Mais on s’en tape, c’est vachement bon. »
« C’est ça ouais … »
« Eh, tu crois vraiment que je me serais risqué à bouffer ça juste pour que tu le fasse ? »
« Tu tiens vraiment à ce que je réponde à cette question ? »

Parce que la réponse je pense qu'on la connait tous les deux, gros malin. Alors on fait quoi ? On lèche la parois jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien sur les murs ? C'est une idée ...

« Bon okay, j’aurai pu en être capable mais tiens, goûte. Promis, c’est sans danger. »

Et il est là, à me tendre son doigt recouvert de ce truc dégoulinant qui me fait grimacer sans retenue.

« Et t’as pensé aux effets secondaires éventuels ? Hors de question que je … »

Arrêt sur image. Arrêt du cœur. Arrêt … de tout. Je n'ai rien vu venir et surtout je ne comprends rien, je ne comprends plus. Je reste là, complètement scotchée par son geste auquel je ne m'attendais pas du tout sans ressentir autre chose qu'un arrêt total du corps et de l'esprit. Ses lèvres sont sur les miennes comme si c'était pour lui la chose la plus naturelle à faire puis quand il s'éloigne de seulement quelques centimètres et que ses yeux se plongent dans les miens j'en reste tout autant bloquée. Plus rien ne fonctionne, plus rien ne circule. Pas de question, pas de réaction, rien. De son côté aucune gêne, pas l'ombre d'une excuse. C'est ...

« J’avais besoin de vérifier si je racontais pas de connerie. »

Que … Quoi ? Nouveau black out, il recommence et sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit mon corps se remet à vivre, il réagit, et pas du tout de la manière dont il devrait le faire. Il se laisse aller, se laisse envelopper de cette chaleur transmise par son corps à lui, là, tout près, par ses lèvres et par sa main qui maintenant s'enroule autour de mon cou. J'y réponds, consciemment ou pas, j'y réponds à tout ça et n'y reste pas insensible. Mon cœur se remet à battre violemment et tambourine lourdement et rapidement dans ma poitrine alors que je me surprends entrain de me cambrer là sous lui, comme si mon enveloppe corporelle cherchait le contact encore un peu plus. Autant de nous il n'y a plus rien qui existe, il n'y a plus que lui, moi, et ce retournement de situation qui me laisse sans voix et sans souffle, répondant à chacun de ses gestes, ne maitrisant plus rien, ne tentant même pas de le faire.
Seulement il y a toujours un moment où la conscience revient frapper à la porte et elle te dit des choses que tu n'as pas vraiment envie d'entendre, des choses qui font mal, qui sont brutales : Je croyais que tu ne voulais plus être cette fille là, Riley ? Hum ? Je croyais que c'était terminé de te laisser aller entre les mains d'un garçon qui ne sera rien de plus qu'un visage parmi d'autres ? Ils disent qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien mais toi tu sais que ça n'est pas bien, que tu ne devrais pas. Tu n'as même pas de raison particulière à ça si ce n'est une image de toi que tu ne supportes pas. Parce que tu es une femme forte, indépendante, pas une poupée entre leurs mains, pas juste un corps avec lequel on peut jouer de temps en temps. Ça brule, ton corps ne veut pas s'en défaire mais ta tête te l'ordonne. Non. Ça n'est pas bien. Pas comme ça, pas juste parce qu'il l'a décidé sans t'en demander la permission. C'est ton corps qui se sent aussi, c'est lui qui te trompe, et lui que tu ne dois pas écouter. Tu as d'autres choses à penser, et surtout une  tête à relever, des esprits à reprendre. Si tu n'arrêtes pas tout ça maintenant, comment est ce que ça va se terminer ? Comme à chaque fois. Il aura pris du bon temps, et après ? Après rien. Non, tu n'es pas un jouet, un nom parmi d'autres, un numéro dans une liste. Si Derek ou Matthew n'ont plus le droit de poser leurs mains sur toi ça n'est pas pour laisser son corps à un autre. Du pareil au même. Stop.

Lentement l'esprit reprend ses droits, il impose sa loi au corps qui se détache, montre des signes de réticences, se contracte et là tu te rends compte que ta main droite est perdue dans ses cheveux alors que la gauche c'est égaré dans son dos. Bientôt elles demeurent toutes les deux sur le sol, tu tournes la tête et tes yeux se rivent sur le mur. Est ce que tu trembles ? Ça n'est que l'adrénaline, c'est tout.

« Arrête s'il te plait. »

Le vide, le froid, l'appréhension, et ces envies, ces besoins contradictoires. L'instant d'après je me dégage et me relève sans jamais le regarder dans les yeux une seule fois. J'en suis incapable, perdue entre un milliard d'émotions contradictoires. Je m'en veux, je lui en veux, j'extrapole dans tous les sens mais tout ça ne mène à rien. Fermer les yeux, inspirer profondément, tirer un trait sur ce qu'il vient de se passer, les rouvrir et expirer tout l'air accumulé dans mes poumons. Reprendre son souffle et laisser son cœur se calmer tant bien que mal. Une seconde plus tard et après quelques pas ma main plonge dans un des sauts et en ressort en tenant fermement une des brosses.

« On a du travail »

Les mouvements ne sont pas francs, ils sont fragiles presque. Tout comme toi murmure une petite voix dans ma tête et je tente de la faire taire en frottant plus fort encore. C'est comme si toutes mes forces, toute ma force, s'envolaient centième de seconde après centième de seconde, mais je le sais, je resterais debout.
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MessageSujet: Re: Round 4. Que le monde s'incline - Riley.    Lun 5 Jan 2015 - 14:34

Le temps s’évapore, les bruits avec et je ne sens que son corps sous le mien, la chaleur de sa peau sous mes doigts mais aussi ce petit goût sucré sur ses lèvres. Mon cœur s’accélère un peu, je le sens qui s’emballe mais je l’ignore. Je ne me fie jamais à lui, ce n’est qu’un muscle présent pour nous faire vivre, il n’a rien à voir avec les émotions. C’est toujours mieux de penser de cette façon, parait-il mais pour moi, il reste un frein à bien des choses. Alors je ne l’écoute jamais, aussi bien que pour la peur, que pour la joie. Je ne me fis qu’à mon instinct et à ma spontanéité. Et là, ça donne mes lèvres sur celle de Jenkins, qui s’entrouvrent pour accentuer l’échange qui est, soyons honnête, absolument délicieux. De toute façon, Riley n’est pas la fille la plus repoussant de l’école, loin de là. Je sens son corps se cambrer sous le mien et ma main part de son coup, jusqu’à ses côtes, puis le creux de ses reins. Je sais que j’ai fait ça avec une spontanéité qui peut déranger – et ça m’a valu bien souvent deux ou trois droites dans la gueule – mais je n’y suis pour rien. La vie m’a montrée une facette suffisamment horrifiante pour que je ne freine aucune de mes envies. Je regardais Riley, j’ai eu le besoin furieux de l’embrasser, alors je l’ai fait, point. Et de toute évidence, je ne suis pas le seul à y trouver plaisir. La pièce s’échauffe légèrement, les soupires commencent à s’accentuer et les gestes deviennent plus oser. Sa main accrochant mes cheveux fait naitre en moi une première explosion de braise qui guide ma main sous son tee-shirt où sa peau se trouve être bien plus douce que je ne l’aurai cru…

Jusqu’à ce que la chaleur se brise, ses gestes hésitent et je sens son corps se crispé littéralement sous le mien. Ses mains quittent mon corps et son visage se tourne vers sa droite, les yeux fixé sur le mur…

« Arrête s’il te plait. »

Elle tremble ? Je n’ai pas le temps de réellement m’en rendre compte que Riley roule déjà sur le côté et s’extirpe de mon étreinte, sans que je ne la retienne, ni ne dise un mot. Je cherche son regard mais ne trouve qu’un vide, qu’un refus de me voir. Et surtout, je ne comprends absolument rien à ce qu’il s’est passé. Mon cerveau remonte le temps de quelques secondes, voir quelques minutes. Il me rappelle que nous étions en train de jouer comme deux grands gamins, sans se soucier de quoi que ce soit malgré notre dispute et les coups de putes que je lui ai fait. Elle riait aux éclats, j’ai failli m’étaler sur le sol, puis ça a tourné aux chatouilles… et à ce geste soudain de ma part. J’ai pas le souvenir d’avoir été déplacé ou trop pressant. Honnêtement, j’en sais foutrement rien mais bizarrement ça … me reste dans le crâne. A l’instant où elle s’est glissée loin de moi, je me suis assis, bras sur les genoux, sans la lâcher une seule fois des yeux.

Elle est dos à moi, face au mur, plongeant sa main dans le seau pour saisir une des brosses.

« Eh… Y a un truc qui va p…
- On a du travail. »

Ouais, j’pige définitivement plus rien. Je fronce les sourcils… Peut-être qu’elle s’est tout simplement souvenu qu’en réalité elle ne pouvait pas m’encadrer et que c’est pour elle, agir contre son éthique que de coucher avec moi ou voir même, de m’embrasser.
Je pousse un léger soupire en haussant les épaules.

« Ok, comme tu voudras señorita. »

Je reste naturel, inutile de rajouter du plomb à l’ambiance qui s’est soudainement rafraîchie. Dommage, on s’amusait bien. Je me lève et à mon tour me dirige vers le seau que j’amène à l’opposé. Mes yeux se braquent un instant sur ses gestes mal assuré. Je l’avoue, je me demande ce qui a pu la mettre dans cet état. J’ai envie de lui dire que si elle pensait que j’allais la forcer ou abuser d’elle, elle se trompait complètement. J’suis peut-être un gros connard, mais j’suis pas CE genre de connard. Ou alors elle a subi un traumatisme dans son enfance. Et pourquoi tu t’poses toutes ces questions ? J’en sais rien… peut-être parce que je m’inquiète. Un poco. J’hésite un instant, voulant lui poser la question. Mais pour l’une des rares fois, je m’abstiens, hausse les épaules et retourne face à mon côté du mur.

Je saisis la brosse et m’attèle à la tâche, frottant cette substance verdâtre sur le mur tout en sifflant un air espagnol que mon père avait l’habitude de chantonner en travaillant dans son garage. Jenkins ne prononcera plus un mot durant l’heure de colle, préférant sûrement ignorer ma présence plutôt que de se souvenir de moi et de mon geste. Je ne prononce pas un mot moi non plus, si ce n’est quelques paroles à droite à gauche, chantonné tranquillement, me plongeant dans mes souvenirs où le regret plane. Je repense à ces Dimanche où je râlais tout ce que je pouvais à l’idée de nettoyer la maison avec mes parents et Camélia, où chacun y mettait du sien. Je grognais pour ça, souvent. Mais aujourd’hui, je donnerais n’importe quoi pour retourner quelques années en arrière, à ces mêmes moments, si cela pouvait me permettre de revoir ma sœur une dernière fois.

- FIN POUR MOI -
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Round 4. Que le monde s'incline - Riley.
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