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 Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]

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MessageSujet: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Jeu 13 Nov 2014 - 12:18

~Lundi 1er Décembre – Soirée, après le dîner ~

Elle allait devoir tout dire. Cela paraissait maintenant évident à Julian. Les événements du 25 novembre tournaient en boucle dans la tête de la jeune femme. Elle n’arrivait plus à dormir correctement et quand enfin elle parvenait à se vider la tête, cela ne durait que quelques instants. Au moins elle était bien plus attentive en cours qu’au début de l’année, c’était indéniable. Mais c’était sans doute le seul avantage à la situation. L’adolescente passait son temps à éviter ses amis et Jeroen, elle passait son temps à essayer d’oublier. Le problème, c’tait que dès qu’elle se trouvait en présence de quelqu’un qu’elle appréciait, elle avait la désagréable impression qu’elle allait finir par craquer, que tout son être allait lui dire d’arrêter de se battre seule et de se laisser un peu aller. Sauf que ça, c’était clairement hors de question pour la rousse. Elle ne pouvait parler à personne des menaces de Joshua, elle ne pouvait parler à personne de l’épée de Damoclès qui se trouvait actuellement au-dessus de sa tête. C’était son combat. Personne ne pouvait prendre de risque à sa place, personne ne pouvait s’exposer au danger que représentaient encore les Supérieurs. S’ils n’étaient plus là physiquement, la demoiselle avait maintenant fort bien compris qu’ils étaient encore embusqués et prêts à passer à l’action à la moindre brèche. Alors autant ne pas emmener qui que ce soit d’autre dans sa chute. Et pour ça, elle allait devoir révéler son statut de sang. Cela allait bientôt faire une semaine que Joshua l’avait menacé et si elle continuait à hésiter, Jeroen allait à son tour être pris pour cible et ça elle ne pouvait pas se le permettre. Alors oui, la jeune femme allait devoir faire la révélation la plus difficile de sa vie, hurler au monde qu’elle n’était que le fruit d’un mensonge, qu’une construction. Cela allait sans doute en faire rire plus d’un, apprendre comme ça que celle qui s’était placé en bras droit des Supérieurs n’étaient en fait qu’une sous-merde pour eux. L’ironie du sort. Autant dire tout de suite que la jeune femme n’était pas pressée de voir l’expression de jubilation sur les visages de certain.

Ce jour-là, Julian s’était donc rendue en cours, suivant avec attention ce qui auparavant l’aurait plus emmerdé qu’autre chose. Mais là, elle était l’élève la plus attentive de la salle. Seulement, sa journée avait définitivement dérapée quand elle s’était rendue au cours d’Etude sur les Moldus. Ce cours avait le don de la mettre mal à l’aise. Elle se surprenait à écouter avec attention, comme si elle voulait comprendre ce qui coulait dans ses veines et en même temps, elle ressortait toujours de ce cours avec une terrible envie de vomir. Pourtant, ce jour-là, tout lui apparu comme clair. C’était dans ce cours qu’elle devait faire son annonce. Joshua lui avait demandé de dire haut et fort qui elle était ? Elle le ferait, elle le ferait ici-même. Pourtant, alors qu’elle aurait dû se lever et mettre ses pensées en actions, Ju’ avait eu comme l’impression d’être collée à sa chaise. Les forces étaient venues à lui manquer et elle avait été totalement incapable de se lever, de prendre la parole. La rousse connue pour sa force de caractère s’était transformée en être faible et incapable d’assumer ses décisions jusqu’au bout. Autant dire qu’après ça, Julian avait fini de se transformer en ombre. En cours de Défense contre les Forces du Mal, elle était tout simplement éteinte. A l’heure du dîner, elle passa dans la salle à manger récupérer un morceau de pain, évitant soigneusement Ricardo, Sean et Jeroen avant d’aller s’enfermer dans le dortoir. Son cerveau tournait alors à mille à l’heure. Si elle était incapable de dire à tout le monde qui elle était, la situation allait vraiment devenir merdique. Jeroen ne s’en sortirait peut être pas. Pourquoi le courage était-il venu à lui manquer comme ça ?

Après une bonne heure de réflexion, Julian se décida enfin à sortir de sa cachette et à se rendre dans la salle commune. Elle avait besoin de s’entraîner. De faire l’annonce à quelqu’un avant de pouvoir la faire à tout le reste de l’école. Et elle savait très bien à qui s’adresser. Alec. Lui et elle avaient certes une relation étrange mais c’était quelqu’un de confiance. Il lui avait permis d’user des dons de M. Rivers pour en apprendre plus sur sa vie et il était même venu aux nouvelles après ça. Même s’ils n’avaient obtenu aucune vraie réponse sur le coup, Julian devait bien avouer que cela était significatif. Ils n’étaient pas assez proches encore pour que sa réaction soit prévisible mais ils se considéraient assez pour qu’il n’essaye pas de la tuer sur le champ ou bien qu’il ne complique encore d’avantage la situation. La rousse s’était donc rendue dans la salle commune avec pour seule idée en tête de trouver son camarade de maison et de l’utiliser comme cobaye. Il ne fut d’ailleurs pas difficile à repérer. Il se trouvait là, sur un fauteuil avec deux filles, Jayden et Mackensie. Julian ne les connaissait pas, elle savait jusque que ces deux nanas étaient plus âgées qu’elles et assez canons pour qu’à une période elle les considère comme des adversaires. Maintenant, elle n’en avait plus rien à cirer. Aussi, elle s’approcha sans aucune hésitation, sans chercher à paraitre belle ou à se mettre en avant. Elle avait bien changé la demoiselle…

« Je suis désolée mais va falloir que je vous l’emprunte. »

Sans attendre une réaction de la part de qui que ce soit, Julian se saisit de la main d’Alec et l’entraîna à sa suite dans un recoin de la Salle Commune. Un endroit assez calme pour qu’elle puisse lui parler sans que tout le monde entende leur conversation. Si elle s’apprêtait à faire une sacrée révélation à l’école, elle voulait procéder par étape et n’avait pas envie que qui que ce soit se mêle de ses affaires. Certes elle était effrayée par tout ça mais avait encore suffisamment de fierté pour refuser que qui que ce soit répande la rumeur. Il n’y avait qu’elle qui pouvait faire une telle révélation.

« T’en fais pas, je t’ai pas emmené là pour te sauter dessus. J’ai besoin de toi, tu vas être mon cobaye que tu le veuilles ou non. T’es le seul sur qui je peux compter pour ça. »

Non pas qu’Alec n’était pas assez mignon pour elle, les deux jeunes gens avaient déjà fricoté alors qu’il venait tout juste de mettre les pieds au Château. Mais pour le moment elle n’avait en aucun cas envie de s’adonner à ce genre d’activités et puis, ça n’aurait sans doute pas trop plus à Jeroen. Toujours était-il que la demoiselle se tenait face à son camarade, elle planta son regard dans le sien et sans même attendre qu’il se manifeste d’une quelconque manière, elle lui lâcha sa petite bombe à la figue.

« Je suis une née-moldu »

C’était dit. Et maintenant elle devait attendre, observer, alors que son cœur battait plus vite que jamais et que chose étrange, elle sentait même trembler une partie de son corps.
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Jeu 13 Nov 2014 - 16:56

Pas envie. Simplement pas envie de faire face au danger, d’être fort et d’affronter tout ce bordel avec clémence et humour. Voilà, c’était comme ça. Pas envie. Halloween était loin pourtant, mais il évoluait entre despotisme, humeur exécrable et je m’en foutisme profond. En soi, oui, voilà, il agissait en con. En gamin qui ne veut pas faire face et qui fait strictement ce qu’il a toujours fait : agir comme il ne faut pas. Ça n’était pas le but de la manœuvre et il le savait parfaitement. Oui, mais voilà, ça le rendait malade, tout connement. Chaque fois qu’il y pensait, il menaçait de se boire un verre de plus, de baiser une femme et d’envoyer chier un gosse. En gros. En à peine caricaturé. C’était con, il le savait parfaitement. Tout comme il était con d’envoyer chier Logan qui cherchait à l’aider malgré ses méthodes un peu violentes. Oui, mais voilà, il n’avait pas envie de s’en prendre plein la gueule aujourd’hui. Il n’avait pas envie de mordre la poussière encore et encore et de s’entendre répéter qu’il fallait qu’il se relève. Parce que voilà, il estimait qu’il en avait fait pas mal là depuis quelques temps. C’était trop demander que de rester dans un coin et de vivre une vie de jeune adulte ? C’était trop demander de ne simplement pas avoir de responsabilités ?

Bien sûr, Logan ne pouvait pas comprendre lui qui croulait justement sous ce type de contraintes. Oui, mais voilà, il n’avait pas signé lui. Et plus loin que ça, il ne voulait pas se sentir maîtrisé par quiconque, et surtout pas par un homme plus fort que lui. Là, non, vraiment, il n’en avait aucune envie. Comme quoi, voilà, cette connerie d’Halloween, ça avait surtout fait ressortir des mauvaises choses, des souvenirs qu’il n’avait aucune envie d’affronter et ne l’avait en aucun cas aidé à prendre du recul et à faire table rase du passé. Non, il était sorti de là et avait baisé, bu et râlé. Merveilleuse thérapie. Vachement d’effets tient. Peut-être qu’il n’avait pas envie que ça ait de l’effet. Pas envie d’aller de l’avant, pas envie d’affronter le futur et ses menaces qu’il ne maîtrisait pas. Sérieusement, ça l’amènerait à quoi ? Dans dix ans, il ressemblerait à quoi ? À un type mort ? A un type seul ? À quelqu’un qui n’avait simplement pas d’avenir, qui n’en a jamais eu et à qui on n’a jamais donné les clefs pour qu’il puisse faire quoi que ce soit de son existence. Il regarderait les autres se détruire ou se construire. Il se contenterait de regarder, comme il l’avait toujours fait. Est-ce qu’il acceptait vraiment de se considérer comme il le faisait ? Est-ce qu’il acceptait que le fait d’avoir une si mauvaise opinion de lui-même était lié au fait qu’il avait été élevé par des enfoirés incapables de lui donner la place qu’il aurait dû avoir ? Est-ce qu’il était seulement capable de comprendre qu’il aurait dû être protégé et qu’il avait toute légitimité à en vouloir aux autres pour avoir été balancé face au danger, exposé comme il l’avait été ? Non. Non, vraiment pas. Tout comme il n’acceptait pas que quelqu’un ait un jour eu le dessus sur lui au point qu’il en ait tremblé de peur pendant des nuits et des nuits. Tout comme il n’acceptait pas que les mains d’un homme adulte aient pu toucher le petit qu’il était. Tout comme il n’acceptait pas que ce putain de regard et son foutu sourire aient eu raison de toute sa force naissante de l’époque. Parce qu’il s’en voulait d’être si faible. Encore et toujours. Un enfant. Incapable de se prendre en main. Incapable de protéger. Incapable d’exister.

Un grand sourire aux lèvres, il discutait donc avec Mack et Jayden, racontait cette histoire qui s’était passé avec l’une de leur prof il y avait un petit moment maintenant mais qu’il n’avait pas abordé jusque là. Il y a des moments où il faut profiter du moment pour ne surtout, SURTOUT, pas penser à ce qui nous trotte dans l’esprit. Ainsi, assit en tailleurs, il réagissait aux réactions des deux miss quand son regard fut attiré par une autre magnifique rousse (regardez comme il vous flatte, c’est beau non ?).

« Serais-je bientôt en compagnie plus charmante encore ? »

T’es bien entouré, on ne va pas dire le contraire.

« Je suis désolée mais va falloir que je vous l’emprunte. »

Ça, par contre, c’est bizarre. A vrai dire, il avait espéré qu’elle venait pour… il ne savait pas trop, squatter, discuter, prendre un verre, bref, un peu n’importe quoi. Le fait qu’elle veuille lui parler en priver, en revanche, ne lui disait rien qui vaille.
En partant, il avait jeté un regard aux deux miss, leur faisant comprendre qu’il revenait après. Enfin, du moins, probablement.

Alors qu’ils traversaient la pièce, il ne pouvait s’empêcher de revoir son face à face avec Jeroen lors de cette fameuse merveilleuse semaine pleine de rebondissements. Les évènements qui avaient suivi cet instant de franc malaise s’étaient avérés tellement complexes et durs à vivre qu’il en avait presque oublié ce passage de sa vie. S’il y avait une personne avec qui le garçon aurait pu en parler, d’après ce qu’Alec avait comprit, c’était bien elle. Ok, il lui avait promis de ne pas en parler mais voilà, les promesses chez les humains, ça va, ça viens, ça repart et ça s’oublie, surtout lorsqu’il s’agissait de secrets partagés au sein du couple. Les langues se délient souvent dans ces cas-là. Pas que l’idée d’être une confidence sur l’oreiller lui soit venu à l’esprit mais disons qu’il avait tendance à vite être parano à l’idée de voir son intimité révélée. Pas celle-là. Celle-là ça va.
Et justement, en parlant d’intimité, il y avait un deuxième sujet qui pourrait éventuellement poser problème, et c’était bien évidemment la relation qu’il avait pu avoir avec Julian à son arrivée combinée avec celle qu’elle avait de toute évidence avec Jeroen actuellement. Les deux n’avaient strictement aucun rapport à ses yeux, cependant il n’en était probablement pas de même pour l’autre Serpentard.

« T’en fais pas, je t’ai pas emmené là pour te sauter dessus. J’ai besoin de toi, tu vas être mon cobaye que tu le veuilles ou non. T’es le seul sur qui je peux compter pour ça. »

Froncement de sourcils. O-kay…
Il y avait à peine quelques mois, il aurait pu interpréter cette intervention comme possiblement particulièrement salace. Mais bizarrement, au fait de ce qu’il savait, il se doutait que ça n’était pas aussi sympathique que dans son imagination débridée.
Cela dire, clairement, il ne s’était pas attendu à ce qu’elle lui sorte un truc pareil. En fait, une certaine angoisse était montée en lui au fur et à mesure que son regard dur était planté dans le sien. Trop de sérieux dans ces yeux d’ordinaire pétillants quand ils s’adressaient à lui… Et trop d’émotions ces derniers temps pour apprécier qu’une autre bombe à la figue lui tombe sur la tronche.

« Je suis une née-moldu »

Instant de bug. Ok, ça n’était probablement pas comme ça qu’il aurait fallu réagir, il en convenait. Et pourtant, devant l’incongruité de la situation, et le sujet si éloigné de ce qu’il avait pu craindre, c’était un rire sincère de soulagement qui avait passé les lèvres du jeune homme.

« Ah c’est que ça ! »


J’crois que ta réaction parfaitement détachée ne convient pas à l’angoisse qui était en train de monter dans chacune des cellules de la fille stressée en face de toi, tu le sais ça ? Parce que, oui, c’était énorme pour elle, et il le tiltait à présent, mais, sur le coup, ça lui avait semblé tellement… insignifiant.

« J’veux dire. Pardon. Ok. Euh… ça, ça n’a pas dû être simple à encaisser, j’me doute. Mais.. sans vouloir te vexer, c’est pas un drame. »



« Comment ça se fait ? ‘Fin comment ça se fait, je sais comment on fait les bébés, mais j’veux dire, c’est que tu mens à tout le monde depuis des plombes ou que ça a un rapport avec la dernière fois ? »

Vlan, Ricardo, dans ta face, est-ce qu’un pro supérieur aurait réagit comme ça hein hein ? Muhahaha, chacun ses idées et l’habit ne fait pas le moine. La santé vient en mangeant et un homme averti en vaux deux. Qu’est-ce que je raconte ? J’en sais rien. C’est ces histoires de se prendre des bombes à la figure qui m’ont fait pensé à Ricardo.

« Ça va toi ? »

Oui, parce que c’était surtout ça le plus important dans l’histoire.
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Ven 14 Nov 2014 - 19:34

La tension montait. Julian n’était pas habituée à être victime du stress. En tant que fille plutôt sûre d’elle, elle savait maîtriser ses angoisses. En examens, elle ne se laissait jamais déborder, elle n’avait jamais peur de qui que ce soit et l’autorité n’avait jamais été une barrière très importante pour elle. Mais là c’était différent. Depuis qu’elle avait appris qui elle était vraiment elle était bien plus fragile et surtout, dès qu’elle devait se confronter à ce sujet elle avait l’impression de perdre tous ces moyens. Et puis, il fallait bien avouer qu’elle ne savait pas du tout comment Alec allait réagir. Elle savait juste qu’il n’essaierait pas de la tuer sur le champ, ce qui était déjà une bonne chose. Mais il était un test. Il pourrait lui faire voir un peu comment les autres allaient réagir. Certes une personne ne pouvait pas représenter tout le Château a elle toute seule mais c’était toujours ça de pris. Alors la rousse attendait, ayant la désagréable impression que les secondes étaient très longues. Surtout que la première réaction de son camarade fut de buguer. Elle ne pouvait pas dire combien de temps cela avait duré puisque son cerveau avait décidé de détruire tout l’espace temps autour d’elle. Mais ce qui suivit n’était pas forcément pour le mieux. Alec se mit à rire. Sur le coup elle ne pu s’empêcher de lui donner une tape dans l’épaule. Non mais elle était très sérieuse là, il se foutait d’elle ou quoi ? Mais non apparemment il était soulagé. Alors pour le coup la demoiselle était complètement sur le cul. Elle le regarda avec des yeux grands ouverts, complètement perturbée par sa réaction. Elle avait imaginé des tonnes de scénariis dans sa tête mais celui-ci n’en faisait définitivement pas partie. Elle eut envie de lui demander ce qu’il avait bien pu imaginer pour être ainsi « rassuré » par sa petite révélation mais elle était encore trop sous le choc de son rire pour réussir à formuler la moindre question. En tout cas, Alec semblait avoir pris conscience que sa réaction n’était pas celle attendue puisqu’il s’excusa avant de lui dire que ce n’était pas un drame.

« Pardon… ? »

Encore une fois, Alec avait réussi à la désarçonné complètement. Alors certes elle ne venait pas de lui annoncer qu’elle était gravement malade mais juste de lui dire que sa vie entière était un mensonge et il lui expliquait que ce n’était pas grave ? Ok Julian respire. Il avait décidé de la chambouler complètement en fait ? Il lui demanda tout de même comment c’était possible, preuve qu’il ne prenait pas non plus tout ça à la légère ou du moins qu’il saisissait que ça avait un peu d’importance pour elle. Il lui demanda ensuite si ça allait. Ju’ avait apparemment perdu sa capacité à répondre du tac au tac et resta quelques secondes à le fixer sans réussir à dire un mot. Elle était complètement perdue pour le coup. Comment devait-elle interpréter la réaction d’Alec ? Bon, prendre les choses dans l’ordre l’aiderait peut être à y voir un peu plus clair.

« C’est Logan qui a tout fait ressortir. Pour faire vite, je suis née dans une famille de moldus, mes parents biologiques ont pris peur quand j’ai déclaré mes pouvoirs et mes parents… Enfin ceux que je connais quoi m’ont recueillie et m’ont effacé la mémoire. »

C’était étrange de raconter ça. Certes Julian avait déjà expliqué l’histoire à Jeroen et Ricardo mais pas de cette façon. Quand elle avait eu à le faire elle était tout simplement au fond du gouffre. Là c’était différent, elle n’allait pas bien mais pas exactement pour les mêmes raisons. Ce n’était pas ça qui la bouffait, même si ça en découlait. Julian se passa alors une main dans les cheveux en soupirant. En fait lui expliquer ça ne lui avait pas permis d’y voir plus clair. Alec merde, t’étais censé m’aider pas foutre encore plus le bordel dans mon esprit ! Non mais franchement !

« Et non ça va pas, enfin si ça va mieux mais bref… Il faut que je révèle à tout le monde qui je suis et je t’en supplie me demande pas pourquoi. Je voulais voir ta réaction pour avoir une idée de ce que ça pourrait donner et pour voir comment le dire. Bon le truc c’est que je m’attendais pas à ça… »

Ça c’était le moins qu’elle pouvait dire. Le ton de voix de Julian trahissait clairement l’état dans lequel elle se trouvait. Elle était perdue et son assurance habituelle ne semblait plus être de la partie. Le simple fait qu’elle demande à Alec de ne surtout pas lui poser plus de questions… Ju’ se sentait faible et fatiguée, elle rêvait de pouvoir parler à quelqu’un et Alec était suffisamment éloigné de cette affaire pour qu’elle puisse se confier et pourtant cela restait bien trop dangereux. Ni lui ni personne ne devait savoir quoi que ce soit au risque que tous se retrouvent en danger. Alors il ne fallait surtout pas que le Serpentard creuse, elle avait trop peur de ne pas avoir assez de volonté pour se taire complètement. En tout cas, son problème du moment n’était pas réglé. Elle était prête à parier que les autres élèves ne réagiraient pas comme l’avait fait Alec et elle ne pouvait donc pas se baser sur ce qui venait de passer pour anticiper les potentielles conséquences de sa révélation. Une seule chose s’était éclaircie après tout ça : Elle était maintenant capable de prononcer les fameux mots, d’expliquer que non elle n’était pas celle qu’elle avait toujours cru être et que la réalité était bien différente de ce qu’elle avait toujours cru. C’était toujours ça de prix… Mais ce n’était pas suffisant pour la tirer de son état de stress avancé. La preuve étant que sans même sans rendre compte elle exprima son état de pensée dans un murmure.

« C’est la merde… »
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Mer 26 Nov 2014 - 19:38

D’accord, ça n’était pas tout à fait correct de sa part d’offrir à la jeune femme ce genre de réactions totalement détachée. Elle affrontait quelque chose qui n’était probablement pas simple à aborder et il en était conscient. Mais voilà, il est un poil égoïste ce crétin quand il le veut. Ou plutôt, quand il ne le veut pas. Ainsi, oui, il avait imaginé un certain nombre de scénarii pas forcément très réjouissants et notamment l’idée que Jeroen ait pu lui parler de ce qu’il avait été forcé d’apprendre pendant halloween. Et il s’avérait que ces faits-là l’amenaient forcément à songer à d’autres évènements de son passé qui ne pouvaient que le rendre nerveux. C’était con. Il avait une image qui lui allait parfaitement, celle d’un crétin complet, parfois capable du pire et donc dont il fallait éventuellement se méfier, mais plutôt cool et déconneur la plupart du temps. Ça, ça lui allait parfaitement. L’image du sale con qui avait toujours eu l’enfance la plus dorée qu’il soit, de celui qui avait toujours tout eu et n’avait jamais eu besoin de se battre pour obtenir quoi que ce soit lui correspondait très bien. Pas de questions, pas d’emmerdes. Sa possible aversion pour les moldus lui convenait également, ça évitait qu’un grand nombre de personnes ne viennent le faire chier. Bizarrement, l’idée d’être vu comme un pauvre gamin battu qui avait en plus potentiellement été violé par quelqu’un en qui il aurait dû avoir confiance… quel beau tableau ! Et que d’excuses quant à son comportement dépravé !
Non, clairement, l’idée même que ce genre de choses deviennent publiques lui filaient la nausée.
Ensuite, il y avait aussi la possibilité d’une maladie grave, ce genre de choses. Et, bizarrement, après sa sœur, il pouvait en effet avec une certaine pointe au cœur à l’idée que quelqu’un d’autre puisse lui annoncer quelque chose dans ce goût là. Navré Ju’, il a déjà donné de son organisme pour quelqu’un, c’était énorme pour lui, alors pour une amie et coup d’un soir, j’en doute un peu tout de même…

Bref. C’était donc avec un air ahuri qu’il avait accusé la nouvelle, se détendant étrangement ensuite, provoquant alors un désarçonnement total chez la jeune femme. Ok, d’accord, il était loin d’avoir usé de tact pour le coup. D’un autre côté, il n’était pas particulièrement connu pour ses capacités d’empathie, même si, en le connaissant un peu, on pouvait deviner beaucoup plus de bonnes intentions qu’il semblait déployer. Alors, il s’était finalement rattrapé de manière un peu… très maladroite.

« J’veux dire. Pardon. Ok. Euh… ça, ça n’a pas dû être simple à encaisser, j’me doute. Mais.. sans vouloir te vexer, c’est pas un drame. »
« Pardon… ? »

Stop ! On arrête les réactions foireuses. Je sais que t’as pas forcément vécu des choses faciles ces derniers temps et qu’elles te bouffent pas mal depuis quelques semaines mais il y a un moment où tu peux te dire que, peut-être, ce que vivent les autres peut être dur. Même si ça te semble insignifiant par rapport à certaines de tes blessures. Ça l’est pas. Ok crétin ?

« Comment ça se fait ? ‘Fin comment ça se fait, je sais comment on fait les bébés, mais j’veux dire, c’est que tu mens à tout le monde depuis des plombes ou que ça a un rapport avec la dernière fois ? »

En effet, il imaginait peu à peu les tenants et les aboutissants de ce qu’elle venait de dire et réalisait qu’en effet, si elle venait de découvrir ça – et vu son état, c’était probablement le cas – elle devait être sacrément secouée. Surtout au vu de certaines convictions. D’ailleurs, pour le coup, il devait encore avoir une réaction totalement opposée à ce qu’elle attendait. Comme… assez souvent. Tout le souci de n’être pas précisément celui qu’il paraissait. Et en effet, il n’avait pas toujours envie de faire semblant avec Julian. Voir pas souvent.

« Ça va toi ? »

Parce que c’était surtout ce qui lui importait.

La jeune femme avait mit un certain temps avant de répondre, devant probablement rassembler ses idées. Ça, déjà, ça n’était pas très caractéristique de la belle rousse et ça en disait long sur son état. A ce constat, il ne put que serrer les lèvres sans y prêter gare.

« C’est Logan qui a tout fait ressortir. Pour faire vite, je suis née dans une famille de moldus, mes parents biologiques ont pris peur quand j’ai déclaré mes pouvoirs et mes parents… Enfin ceux que je connais quoi m’ont recueillie et m’ont effacé la mémoire. »
« Wow… dur.. »

Oui, c’était tout ce qu’il avait trouvé à dire. Déjà parce qu’il n’était pas sûr qu’il y ait beaucoup plus à raconter là-dessus en premier abord, mais surtout parce qu’il préférait lui laisser la possibilité de continuer à s’exprimer sur le sujet. Si elle était venue le voir, c’était peut-être aussi parce qu’elle avait envie de vider son sac. Et il était plutôt bon pour garder les choses pour soi.

« Et non ça va pas, enfin si ça va mieux mais bref… Il faut que je révèle à tout le monde qui je suis et je t’en supplie me demande pas pourquoi. Je voulais voir ta réaction pour avoir une idée de ce que ça pourrait donner et pour voir comment le dire. Bon le truc c’est que je m’attendais pas à ça… »
« Ouh… »

Ne demande pas Alec, ne demande pas.
Cela dit, ce qu’il voyait surtout, c’était que la jeune femme avait à faire une démarche qui n’était ni facile ni naturelle, mais, surtout, qu’elle lui était imposée.

« Désolé, tu veux qu’on recommence et que je te flagelle du regard ? »

Il sait faire hein !

« C’est la merde… »
« Ouais.. »

Poussant un léger soupire, il s’était redressé pour aller se poser à côté d’elle et poser une main sur son genou.

« Désolé que ça soit le foutoir comme ça dans ta vie. Cela dit, si tu veux que j’aille péter la tronche de l’ordure qui, apparemment, te fait chier, je peux faire aussi. C’est comme le regard inquisiteur, j’ai plein de talents cachés. »

Il s’en était bien débarrassé du sien, de harceleur. Avant de se faire cogner par Ricardo cela dit. Ou plutôt, avant que, elle, se fasse cogner par Ricardo. Ahem, pardon.

« Comment tu le vis ? J’veux dire, c’est celle que t’es actuellement qui compte, et rien ne peux changer ça. Mais je suppose que tu le vois plutôt du côté « ma vie entière est un mensonge, have fun », donc… »

Et je tiens à préciser que cette main sur son genou est purement innocente ! S’il y a un autre vert qui a les yeux qui traînent dans le coin.
Tient, en en parlant.

« Ya d’autres personnes au courant ? Du type ceux qui sont censés être là pour toi. Genre un vert en dixième année dont le prénom commence par un J. Exemple tout à fait hasardeux.
J’veux juste être sûr que t’es entourée. Et que personne ne s’est encore comporté en con, surtout. »

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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Ven 28 Nov 2014 - 10:22

Dur… Oui c’était une façon assez logique de décrire la situation. Julian avait l’impression de s’enfoncer dans un bourbier sans nom et se demandait bien quand tout allait enfin se calmer. A vrai dire elle commençait à avoir la désagréable impression que ce ne serait pas de si tôt. Si elle ne voyait pas non plus tout en noir, elle avait l’impression qu’il n’y aurait jamais de sortie définitive de ce merdier et qu’elle serait toujours plus ou moins poursuivie par quelque chose. Quelque part, ce n’était pas si terrible, si au moins les menaces de morts arrêtaient de peser… Elle n’était pas si exigeante que ça ? En tout cas Alec lui venait légèrement de changer d’attitude. Comme si après son étrange réaction il venait de se rendre compte qu’il aurait peut être dû agir autrement. Cependant, lorsqu’il demanda à la rousse si elle voulait qu’il recommence et qu’il la regarde méchamment, elle eut un léger rire et ne pu s’empêcher de lui donner une tape sur l’épaule. Certes cette façon de dédramatiser lui faisait un peu de bien mais elle n’allait pas le laisser se moquer quand même ! Mais bon apparemment Alec avait tout de même conscience que ce n’était pas la joie pour elle. Ju’ le regarda se lever et s’asseoir à ses côtés, poser sa main sur son genou. Etrangement elle comprit immédiatement que ce geste n’était qu’amical. Pourtant, la jeune fille avait souvent tendance à jouer de ce genre de petits gestes mais là, non. C’était comme elle aurait pu réagir avec Ricardo, elle savait maintenant clairement qu’entre elle et Alec, ce ne serait rien de plus que de l’amitié. Au moins un bon point ! D’ailleurs, se sentiment fut renforcée par l’intervention de son camarade. Lorsqu’il lui propose d’aller casser la gueule à la personne qui l’emmerdait, elle ne pu s’empêcher de rire. Certes la situation n’était pas drôle et elle avait un goût amer dans la bouche en repensant à tout ça mais il savait rendre les choses plus simples à porter. Une fois sa petite hilarité calmée, elle adressa un regard doux à Alec. Pas charmeur ou quoi, juste doux, porteur de gratitude. C’était pas souvent qu’on voyait se genre d’expression sur le visage de la rousse.

« Je note ta proposition mais j’ai jamais dit qu’on m’emmerdait et je sais me défendre t’en fais pas… »

En réalité elle aurait aimé accepter son aide. Mais elle n’avait pas le droit de parler. Elle n’était pas sûre que se confier à Alec ne complique pas les choses. Alors pour le moment elle se taisait. Car jusque là elle avait encore la force de porter seule son fardeau. Le problème, c’était que Ricardo et Jeroen ne seraient pas dupes éternellement, ils la connaissaient trop bien et finiraient à un moment ou un autre pas la pousser à dire la vérité. Elle n’osait même pas imaginer ce moment. Non ça la rendait clairement malade… La jeune femme allait donc se perdre dans ses pensées lorsque le vert lui demanda comment était sa vie désormais, essayant au passage de la réconforter en lui rappelant que l’essentiel c’était qui elle était maintenant. Il avait raison certes, mais parfois, elle avait du mal à se contenter de ça.

« J’ai passé le plus dur. Maintenant le seul souci c’est que je me fais un peu emmerder par les anciens résistants ou plutôt, ceux qui ont enfin les couilles de l’ouvrir et qu’incessamment sous peu je vais aussi me faire haïr par les pro-Supérieurs. Je crois que je vais me creuser un terrier et faire une sieste pendant quelques années, le temps que tout se calme ! »

A croire que l’approche humoristique et décomplexée d’Alec était contagieuse. En même temps, si cela lui faisait plaisir de parler avec lui, elle n’avait pas envie de l’accabler. La jeune femme avait tout à fait conscience qu’il avait son lot de soucis et n’avait en aucun cas envie de lui rajouter un poids ou simplement de lui prendre la tête avec ses propres emmerdes. Certes, elle pouvait lui rendre la pareille mais elle avait toujours le même sentiment de culpabilité lorsqu’elle s’étendait un peu trop sur ses émotions, sentiments. Mais en même temps son camarade de maison semblait avoir décidé d’être profondément adorable. Lorsqu’il lui demanda si les autres étaient au courant et si personne n’avait mal agit, elle ne pu s’empêcher de rester buguée pendant quelques secondes. Elle connaissait Alec, elle savait que sous les apparences, c’était réellement un type bien mais ça, elle ne s’y attendait pas. Cette façon de s’inquiéter pour elle alors qu’au final il aurait pu royalement s’en foutre.. Alec adorable. Peu de gens la croiraient sans doute mais maintenant elle en était persuadée, en plus d’être une bombe sexuelle il était vertueux. Bon il ne fallait pas qu’elle pense ça trop fort sinon Jer’ risquait d’être jaloux mais il fallait bien de temps en temps admettre les faits.

« Jeroen et Ricardo sont les deux autres personnes à être au courant. Et je te rassure, ils ont assurés. J’ai rien dit à Sean et j’ai pas le courage d’aller lui en parler en face. Mais bon, bientôt, toute l’école le saura ! »

Julian poussa alors un léger soupir. Sean qui était censé être l’un de ses meilleurs amis était loin d’elle depuis un moment déjà. Avec toute cette histoire, elle avait du mal à le regarder en face, redoutant sa réaction. Alors, de la manière la plus lâche possible, elle avait préféré l’éviter et attendre de n’avoir aucun échappatoire pour lui parler. En réalité, elle allait se contenter de lui faire apprendre la vérité en même temps que les autres. Après ça, elle se cacherait sans doute de lui. Fatiguée par tout ça, la jeune femme vint poser sa tête sur l’épaule d’Alec. Encore une fois, il n’y avait rien d’ambigu derrière ce geste. Mais sa présence la calmait un peu. Avec Jeroen, elle était rongée par la culpabilité à chaque fois qu’elle lui mentait, elle avait peur qu’il découvre tout, un peu comme avec Ricardo. Là c’était différent alors elle voulait profiter un peu de ces moments de paix.

« Comme je t’ai utilisé comme cobaye, tu peux aussi m’utiliser si t’as besoin de vider ton sac. Je sais que c’est pas trop ton genre mais on sait jamais… »

Alec n’aimait pas se confier, déballer son sac, passer pour quelqu’un de faible ayant besoin de soutien… Julian était très bien placé pour comprendre ça. Son égo l’avait souvent empêchée de partager ses ennuis. Mais elle y avait été forcée par les événements récents. Alors face à quelqu’un comme lui, elle savait exactement comment s’y prendre : signifier qu’on peut écouter mais ne pas forcer, le dire une seule fois puis ne pas revenir sur le sujet, sauf si l’autre fait un signe. Elle fonctionnait comme ça aussi avant.

« Bon et la prochaine fois je te paye une bièreaubeurre ! »

A croire qu’elle l’appréciait de plus en plus en fait, avec sa gueule d’angelot et son caractère tortueux.
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Jeu 11 Déc 2014 - 0:03

Il y a toujours une manière de dire et de faire les choses. Cette manière, Alec doutait de la posséder. Il pouvait également se battre de toutes ses forces contre elle, juste histoire de faire chier les autres, j’avoue, c’était aussi une possibilité envisageable. A vrai dire, il avait surtout été très tourné vers lui-même durant la première partie de cet échange. Oui, il s’était inquiété de ce qu’elle pouvait bien vouloir lui dire et vu tout ce qui avait tendance à lui tomber sur la poire ces derniers temps alors qu’il ne demandait rien à personne, il fallait avouer que c’était bien naturel. Surtout qu’alors qu’il n’en savait encore rien, d’autres choses se déroulaient derrière son dos. Il risquait de se trouver de nouveau dans une position compliquée du même type que celle qu’il avait dû affronter avec le père de Dakota. Quelle sublime perspective ! Mais en attendant, non, ses inquiétudes étaient plus simples et elles furent bientôt rassurées. Enfin, vis-à-vis de lui-même. Oui, les dires de la jeune femme l’alertaient et son comportement ne pouvait que confirmer ce sentiment. Alors, bien sûr, il avait un peu détendu l’atmosphère, voilà, c’était Alec, il n’allait pas faire dans les violons non plus, il ne fallait pas abuser mais il savait qu’au comportement de la belle rousse, celle-ci était mal et il n’aimait pas ça. D’ailleurs, à ses dires, il avait glissé au passage un certain message : ‘tu cries, j’accoure, pigé ?’. c’était dit à sa manière, avec la possibilité de péter la tronche de quelqu’un, oui, mais le message lui semblait relativement clair.
Petit sourire rassurant aux lèvres, il était venu se poser à ses côtés, déposant une main qui se voulait sécurisante sur son genou. Elle n’était en rien une ouverture en quoi que ce soit comme ça aurait pu l’être à un tout autre moment, et à son regard, Julian l’avait bien comprit. Comme quoi, il ne sert pas toujours de parler pour communiquer. C’était d’ailleurs avec un grand sourire qu’il avait accueilli le coup de poing de mouche qu’il s’était prit dans l’épaule.

« Je note ta proposition mais j’ai jamais dit qu’on m’emmerdait et je sais me défendre t’en fais pas… »

Petit rire amusé.

« Ouais tout comme personne ne m’emmerdait à l’époque du pétage de plomb de Ricardo. »

Aucun besoin d’aide d’ailleurs. Il s’en était très bien sorti tout seul. A l’époque, sa peau avait à moitié changé de couleur pour varier entre le vert et le gris, son corps restait net d’aucune blessures et pourtant celles-ci lui brûlaient la chaire et les os tandis que ses poumons hurlaient en silence. Non, aucun souci. Absolument aucun. Ce mauvais air qui était apparu dans son regard n’avait jamais été dans les yeux d’un gamin quelques années plus tôt d’ailleurs. Jamais.

Enfin voilà, l’idée était passée, du moins il l’espérait, pour la suite, il n’allait pas insister. La jeune femme… était une jeune femme justement. Julian était une grande fille, elle savait faire ses choix et il ne la pousserait en rien. Il garderait un œil sur elle au cas où et ne la laisserait pas déchanter ni se détruire et il savait qu’il ne lui ferait pas le coup qu’il avait fait à Sovahnn si jamais il apercevait quelque chose qui la mettait dans la merde mais… en attendant, il n’était pas là non plus pour la forcer. Ça n’était pas son rôle, c’était aussi con que ça.

« J’ai passé le plus dur. Maintenant le seul souci c’est que je me fais un peu emmerder par les anciens résistants ou plutôt, ceux qui ont enfin les couilles de l’ouvrir et qu’incessamment sous peu je vais aussi me faire haïr par les pro-Supérieurs. Je crois que je vais me creuser un terrier et faire une sieste pendant quelques années, le temps que tout se calme ! »
« Ouais… tu m’y laisses une place ? On est logés à la même enseigne je pense. Sauf que j’ai la grande chance d’être le type qui sait transformer l’eau en alcool. Ça aide. J’suis aussi un potentiel gros connard et donc ça compense mon petit potentiel de type cool. Donc… si t’as une place dans ton terrier, j’veux bien. Je ramènerais une couette. »

C’est mieux pour hiberner.

« Nan mais j’me fais pas trop de soucis pour ceux-là, tu sauras les mater. Et les pro-Supérieurs… deux trois torgnoles administrés par une née moldue et ils auront tellement honte qu’ils chercheront simplement à se faire oublier. »

Disons ça.
Tant qu’il ne s’agissait que de gamins, il n’avait pas trop peur. S’il y avait des adultes avec du relationnel derrière, par contre, ça craignait violemment.
A vrai dire, maintenant qu’il y pensait, Jeroen devait être exactement dans la même situation…
Ils feraient ménage à trois dans le terrier. Ouais, ça le fait.

Et c’était justement à son propos qu’il avait prit des nouvelles. Loin d’une idée de plan à trois, il songeait surtout à la manière dont le jeune homme avait accueilli la nouvelle. Pas qu’il en défiait, il voulait simplement s’assurer que sa belle collègue de chez les verts était bien entourée. C’était le cas normalement mais autant vérifier ses croyances. Car elle avait besoin de soutien en ce moment.

« Jeroen et Ricardo sont les deux autres personnes à être au courant. Et je te rassure, ils ont assurés. J’ai rien dit à Sean et j’ai pas le courage d’aller lui en parler en face. Mais bon, bientôt, toute l’école le saura ! »
« Ouais. Ben deux sur trois, c’est déjà pas mal en réaction positives. Comme quoi, tu fais pas de mauvais choix quand tu te lie avec les autres. »

Petit sourire au passage.
Avoir les bonnes personnes autour de soi. Elle avait déjà ça. Peut-être pas que ça, probablement pas que ça même mais c’était déjà beaucoup, il était bien placé pour le savoir.

« Ça ira. J’vois absolument pas qui est cette personne là tout de suite, mais ça ira ! »

Phrase creuse empreinte d’une autodérision claire. Non, il ne voyait pas qui était Sean et se sentait un peu con pour le coup. Pourtant, puisque la jeune femme avait fini par poser sa tête contre son épaule, ça devait vouloir dire que son désintérêt total envers les autres et son amnésie chronique ne lui étaient pas trop reprochées. Un petit sourire doux s’était dessiné sur les lèvres du jeune homme. Glissant un bras, il l’avait amenée près de lui, se posant le dos sur le dossier. Pause. Cela dit, il était clair que ça faisait du bien aussi. Et pas d’inquiétude Jeroen, il n’y avait là dedans… oui, qu’une pause. Deux amis qui soufflent un peu, à l’abri près de l’autre, des intempéries de la vie.

« Comme je t’ai utilisé comme cobaye, tu peux aussi m’utiliser si t’as besoin de vider ton sac. Je sais que c’est pas trop ton genre mais on sait jamais… »
« Cela dit, j’ai été un très mauvais cobaye, alors j’suis pas sûr d’avoir ce privilège. »

C’est ça, fuit ! Vil manant !

« Bon et la prochaine fois je te paye une bièreaubeurre ! »

Petit sourire, il en avait même profité pour lui pincer le ventre histoire de l’embêter.

« Bonne idée, j’suis fauché, ‘parait qu’on m’a coupé les vivres pour que j’arrête de faire le con. »

Ça n’était que maintenant qu’ils s’y mettaient, oui. Enfin, cela dit, ses différentes payes avaient dû tomber depuis et dormaient probablement à Gringotts puisqu’il n’avait pas dépensé grand-chose depuis son entrée à Poudlard.

Cela dit au passage, pourtant, ayant moi-même gouté une bièreaubeurre récemment, je ne suis pas tout à fait sûre que ce soit un bien pour ce jeune homme à l’estomac fragile (bien sûr que si).

« Nan, j’ai pas de sac particulier à vider, mais c’est toujours sympa de proposer hein. Et… c’est plutôt cool que t’ais pensé à moi en tant que potentiel ami arrieriste dont les réactions violentes peuvent permettre de se préparer au pire. J’suis touché. »

Petit coup d’œil. T’es consciente que je blague, rassure moi ?
Un baisé claqué sur le coin de sa tête, en plein dans sa tignasse rousse – qu’il aime particulièrement vu qu’il kiffe les rousses, oui, on sait – et les choses étaient claires. Non, il en riait puisqu’il savait que certaines personnes pensaient ça de lui et qu’au vu de sa famille, on ne pouvait que les comprendre. Après, vu la position qu’occupait son cousin… ça pouvait changer un peu la donne. Et puis bon, chacun évolue et se prendre certaines claques éducatives dans la gueule hein.


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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Dim 14 Déc 2014 - 19:17

Petit sourire lorsqu’Alec évoqua sa dernière rencontre explosive avec Ricardo. Julian avait presque fini par oublier que ces deux là ne pouvaient pas se saquer et que si elle continuait à bien s’entendre avec Alec, elle allait devoir trouver une solution pour ne plus se trouver coincée entre les deux. Parce que bon, la jeune femme pouvait bien concevoir qu’ils ne s’apprécient pas mais elle n’avait pas envie de faire encore et encore l’arbitre. D’autant que la dernière fois, elle avait quand même fini avec un joli coup dans la figure. Si sur le coup elle n’avait pas trop relevé, elle n’avait pas non plus envie que cela recommence trop souvent… Enfin bon, elle avait le temps de voir venir, elle n’avait pour l’instant pas assez de place dans son esprit pour en plus se prendre la tête avec ça. Comme elle le disait si bien, la rousse avait déjà bien assez de raisons d’envisager de s’enfouir sous terre pour en plus se rajouter cela. D’ailleurs, la demoiselle ne pu s’empêcher de rire lorsqu’Alec lui demanda s’il était possible qu’elle lui garde une place dans son terrier, comme il n’était pas non plus la personne la plus appréciée du Château. Il faisait une belle paire tiens ! Avec Jeroen qui n’était pas non plus toujours bien vu, s’ils continuaient à traîner ensemble ça allait finir par jaser. Et en même temps, ils s’étaient bien trouvés. On est toujours plus fort à plusieurs dans ce genre de situation et c’était peut être ce qui leur permettrait d’affronter les mauvaises langues et les insultes à longueur de journée. Julian le sentait bien en cet instant d’ailleurs puisqu’elle eut encore envie de rire lorsqu’Alec lui signifia que si elle foutait une torgnole aux pro-Supérieurs imbus de la personne ça les calmerait. C’est vrai qu’en y pensant, à l’époque, si une née-moldue était venue la remettre à sa place elle l’aurait mal pris. L’ironie du sort. M’enfin bon, il valait mieux en rire qu’en pleurer, au point où ils en étaient.

Alec continua dans sa lancée de gentil garçon puisqu’il signifia à Julian qu’elle choisissait bien ses relations et que pour Sean, même s’il ne voyait pas qui c’était, que cela se passerait bien. La jeune femme afficha un petit sourire. Ca lui allait bien quand même le rôle de l’ami pas toujours au courant de tout mais bienveillant et toujours prêt à raconter des conneries. Fallait vraiment qu’elle règle elle problème entre lui et Ricardo sinon ça allait devenir compliquer de faire des soirées. Heureusement qu’elle ne savait pas ce qu’il y avait eut en plus entre la nouvelle copine de son ami et Alec parce qui sinon, elle aurait fini par désespérer. Pour le moment en tout cas, cela ne l’empêcha pas de poser sa tête sur l’épaule du jeune homme. Cela ne semblait pas le déranger puisqu’au contraire il l’avait entourée de son bras et il s’était installé plus confortablement. Elle était sûre que leurs camarades allaient faire des réflexions. Les deux personnes considérées comme ayant couché avec la moitié de l’école entrain de se faire un câlin, ça choque. Eux s’en fichaient, parlant de choses bien plus importantes comme une bonne virée alcool.

« Ah bah bravo ! Mes parents continuent à me donner des fonds même si j’ai refusé de les voir… Profitons-en avant qu’on ne devienne deux pauvres exclus pauvres et sans famille ! »

Quand on connaissait leurs noms respectifs, ça faisait bizarre de les imaginer pauvres et sans situation. Et pourtant… M’enfin, ça ne servait à rien de retourner ce genre de pensées. Rire et se vider la tête, c’était le seul objectif. Aussi Julian ne fut pas vraiment étonnée lorsqu’Alec lui déclara qu’il n’avait rien de particulier dont il voulait parler. Bah, il parlerait un jour s’il le voulait, au moins il savait que même si tout le Château venait à le haïr, Julian elle, était prête à rester à ses côtés. Bon sauf qu’il avait bien envie de la charrier sur le fait qu’il passait un peu pour un salaud quand on réfléchissait au pourquoi elle l’avait choisi. Alec pourtant n’était pas vraiment rancunier puisqu’il déposa un bisou dans les cheveux de la jeune femme. Elle ne pu cependant s’empêcher de lui donner une petite claque sur la main.

« Imbécile va ! Je te prends pas tant que ça pour un sale con… Mais bon fallait bien choisir quelqu’un qui avait eu des liens avec les Supérieurs mais qui risquait pas non plus de me tuer. Tu es arrivé en tête de liste j’avoue. »

Julian avait dit cela sur un ton léger. Si il y avait beaucoup de vrai dans ce qu’elle disait, la jeune femme n’avait pas pu s’empêcher d’insister sur des mots clés comme « sale con » ou ce genre de chose. Histoire de poursuivre dans la moquerie. Il voulait la faire se sentir coupable ? Vengeance :face : . Il serait amusant de les voir tous les deux se lancer dans une joute verbale… Sur ce, la rousse se leva, alla fouiller sous un meuble de la salle commune et revint avec une bouteille de martini. Elle alla ensuite reprendre sa position confortablement installée contre Alec et bu une petite gorgée.

« Je sais bien qu’on est lundi mais là j’en ai bien besoin, si t’en as envie, sers toi ! Et je devrais pas le dire mais si tu bois j’aurais peut être plus de chance d’en apprendre un peu plus sûr toi ! C’est vrai qu’au final, je sais presque rien de ta vie. »

Ce n’était pas un reproche, loin de là. Julian respectait tout à fait le silence d’Alec. Si elle était d’une nature curieuse et aimait à tout contrôler, donc à tout savoir sur son entourage, elle avait bien compris que certaines choses pouvaient être tenues secrètes pour de très bonnes raisons. Alors jamais elle ne forcerait Alec à lui raconter sa vie ni à vider son sac. Mais elle aurait bien aimé avoir quelques détails croustillants. Pas sur les aspects sombres de sa vie, pas sur la souffrance qu’il avait peut être endurée. Non plus sur ses amours, les conneries sans graves conséquences qu’il avait pu faire tout ça… Cela devait être clair dans son intonation de voix car jamais elle n’aurait demandé à Alec de parler sérieusement avec un sourire aux lèvres et un ton si léger.

« Ah si, je sais que tu essayes de me voler le titre de « Le Serpentard qui saute sur tout ce qui bouge » ! »

A la tienne Etienne ! Une petite gorgée de plus et un léger rire. Fallait bien avouer que c’était drôle quand même. Avant qu’Alec n’arrive, c’était elle la salope de Serpentard qui séduisait tout le monde et avait vu passer pas mal de monde dans sa chambre. Mais maintenant il y avait le beau et séducteur Alec. Rien que de penser les choses sous cet angle, la demoiselle avait envie de rire.
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Lun 15 Déc 2014 - 15:58

Il fallait avouer qu’ils se correspondaient plutôt bien tous les trois. Ils ne faisaient pourtant pas vraiment partie des mêmes cercles dans le sens où ils ne passaient pas la majorité de leur temps avec les mêmes personnes. Pourtant, il fallait avouer qu’il y avait chez eux un certain nombre de similarités qui les rapprochaient sans aucun doute. Il comprenait pourquoi un certain nombre de personnes qui avaient certaines convictions étaient soudainement revenues sur leurs dires. C’est bien pratique la version de la famille menacée ou ce genre de choses. Bon, d’un autre côté, ça leur ressemblait tellement qu’on ne pouvait qu’y croire. Il avait lui-même fait du mal à Emily dans les cachots alors que ça n’était absolument pas son but. Cependant, voilà, entre la pression, l’épuisement et les différentes souffrances qu’il avait pu subir à ce moment-là, il ne savait toujours pas si c’était ses sorts qui avaient foirés ou s’il en avait profité pour se défouler en partie. Il pouvait faire tellement pire que… disons qu’il préférait se dire qu’il était juste dans un état trop second pour réussir à faire quelque chose de propre à l’image de ce qu’il avait en tête. Enfin, voilà, ça faisait partie de ses casseroles disons, il n’était probablement pas le seul à en avoir et d’autres avaient sûrement fait pire que les siennes. Peut-être dans un rayon de 3 000 kilomètres. Peut-être. Sait-on jamais. Cela dit, il fallait l’avouer, il avait un certain nombre de gamelles et celles-ci avaient fini par provoquer un drame financier : il n’avait plus vraiment accès à la fortune familiale. D’un autre côté, il n’y avait pas eu accès en étant mineur et n’y avait quasiment pas touché une fois adulte. Depuis, il était enfermé ici. Il fallait avouer que comme moyen de pression, on faisait mieux.

Il avait l’air sous pression là ? Etalé dans le canapé avec une fille posée contre lui ? Oui, énormément. Et que ça jase, ça ne serait pas la première fois et il s’en foutait totalement. Que Jeroen n’aille pas se faire un film, c’était tout, puisque, concrètement, non, il n’y avait rien là. Disons que c’était juste un moment de réconfort. Et puis merde, il avait décidé de casser des traditions familiales et d’être tactile, pourquoi toujours voir le mal partout ??
Parce qu’il s’agissait justement de deux personnes particulièrement… tactiles ? Oui oh, tout de suite ! C’est petit ça !

« Ah bah bravo ! Mes parents continuent à me donner des fonds même si j’ai refusé de les voir… Profitons-en avant qu’on ne devienne deux pauvres exclus pauvres et sans famille ! »
« Faisons ça ! »

Aucun remords non. Pourquoi faire ?

Il s’était donc amusé à lui faire une petite remarque sarcastique sur son choix de cobaye. Il l’avait comprit et ne le lui reprochait pas, il aimait simplement lui lancer une petite pique pas si acerbe que ça parce qu’il fallait l’avouer, la situation était assez cocasse.
Hey ! Elle m’a tapé là ! SOS Homme battu !
Oui, tout le monde y croit, je sais, si c’était le cas, il n’aurait pas une once de soutien d’où que ce soit. Enfin, si, éventuellement de Mack.

« Imbécile va ! Je te prends pas tant que ça pour un sale con… Mais bon fallait bien choisir quelqu’un qui avait eu des liens avec les Supérieurs mais qui risquait pas non plus de me tuer. Tu es arrivé en tête de liste j’avoue. »
« Bah c’est une erreur : je suis un sale con ! »

Oui, c’était un grand sourire de débile qu’il lui offrait. Et, à vrai dire, c’était assez étonnant de s’entendre dire qu’elle ne le considérait pas comme un sale con. Ça arrivait tellement peu qu’il y avait des nuances d’exotisme dans ces paroles dis donc.

« Ouais nan mais je ne dis rien, c’est logique. Quelle belle époque que celle pendant laquelle ils me fournissaient… c’était d’un pratique ! Pas d’emmerdes et des avantages. J’ai vraiment merdé quelque part dans l’équation moi.. »

Il fallait avouer qu’il était passé d’un statut de privilégié à une position… problématique de tous côtés. Il était toujours apprécié pour son côté fêtard et les avantages qu’il baladait avec lui par rapport à ça. Mais pour le reste, c’était plutôt compromis : Les Supérieurs avaient probablement dessiné à l’heure actuelle une cible sur son front sur un tableau accroché au mur tandis que les résistants, eux, lui en voulaient parce qu’il avait été d’un neutre au penchant facile. Oui, c’est bien dit n’est-ce pas ? Eh bien, il fallait croire qu’il n’avait pas tant choisi la facilité que ça finalement. Ou qu’il s’était chié sur toute la ligne : autre hypothèse.

« D’un autre côté, j’ai jamais eu le temps de faire de choix moi ici ! Je devrais être considéré comme neutre ! C’est un scandale ! Oubliez moi, je n’ai jamais existé …! »

Avec des grands yeux, il faisait des gestes devant lui à la manière d’un illusionniste… ou des pingouins de Madagascar, comme on veut. S’il riait là-dessus, c’était qu’en effet, il valait mieux en rire qu’en pleurer. Il était arrivé ici sous tutelle de sa famille qui, évidemment, l’avait perdu de vue à cause des évènements du château – il se demandait, au demeurant, toujours s’ils étaient au courant ou non – et s’était alors trouvé face à un autre Rivers... d’un tout autre type : Logan.
Le temps de l’apprécier, l’homme s’était fait embarqué dans les sous-sols et torturé.
Etrangement il l’avait mal prit.
Et PAF ça fait des chocapics.
Bref, les Supérieurs s’étaient fait un nouvel ennemi qu’ils voulaient connaître et POF qui que voilà ? Le petit Alec !
Et si on lui arrachait des infos ?
Mais quelle idée sublime ! Faisons ça !
Et avant de comprendre ce qui s’était passé, il était passé d’un statut à l’autre sans tout suivre. Il ne lui restait plus qu’à trouver sa place, se démerder avec ce qu’il avait et survivre comme il le pouvait. Ah, et choisir son camp le jour où en trois secondes trente, le château avait basculé dans un foutoir total et où il avait suivi Logan pour lui sauver la vie.

C’était un peu résumé à la « Bref. » mais… il fallait avouer que, non, il n’avait pas eu le temps de tout suivre et lui qui tenait à son libre arbitre s’était royalement fait couper l’herbe sous le pied. Eh bien écoute, on fait avec ce qu’on a et puis c’est tout. Que dire d’autre.

De l’alcool ? Ok.

« Je sais bien qu’on est lundi mais là j’en ai bien besoin, si t’en as envie, sers toi ! Et je devrais pas le dire mais si tu bois j’aurais peut être plus de chance d’en apprendre un peu plus sûr toi ! C’est vrai qu’au final, je sais presque rien de ta vie. »
« Avec joie ! L’alcool, pas la discussion perso sur mes grandes joies et peines. Celle-là… pour celle-là il faudra une autre bouteille encore. »

Il avait répliqué ça avec le sourire.
Oui, il y avait des choses lourdes derrière son sourire enjôleur mais non, il ne comptait pas en parler et, de toute façon, ça n’était pas ce que lui proposait la jeune femme. Elle avait comprit depuis longtemps qu’il ne parlait pas beaucoup de lui, pas vraiment du moins. La preuve était bien celle-là : elle ne connaissait quasiment rien sur sa vie. A vrai dire, de son passé, avant son entrée au château, elle n’avait qu’une seule information : Rivers. Un nom qui veut tout et rien dire.

« Ah si, je sais que tu essayes de me voler le titre de « Le Serpentard qui saute sur tout ce qui bouge » ! »
« Quoi ? C’est pas fait depuis le temps ? Tu me vexes là ! »

Il fallait bien avouer qu’il avait visé le trône inconsciemment et était devenu un adversaire de taille. Hein ? Comment ça je compare leurs conneries à un sport épique ? FAUX !
D’un autre côté, il n’avait pas encore posé ses bagages qu’ils s’étaient trouvés tous les deux. Partant de ce postulat, Il fallait bien se douter qu’on parlerait de lui.

« Nan j’ai pas une vie particulièrement trépidante tu sais. … En fait si, elle est particulièrement passionnante, mais si je t’en parlais, il faudrait que je te tue. »

… Tu sais qu’elle n’a pas la référence ? Hein ? Tu le sais ?

« À commencer par le fait que juste avant d’arriver au château, j’ai découvert le monde moldu, la technologie ET les films et les jeux vidéos. Bah s’il y a un truc cool, c’est bien ça. »

Voilà voilà. C’était la vie d’Alec Rivers.

« Sinon, tu sais quoi ? J’ai des parents, c’est un truc de fou ! »

Une mère psychorigide, un père à personnalité narcissique et un oncle pédophile. Top moumoute.

« Et une sœur aussi. Loin. Très loin. Inaccessible. Nan, je le précise au cas où quelqu’un vient fouiller ton crâne. Autre que Logan je veux dire. »



« Tes parents savaient que tu étais une née moldue ? Désolé, je reviens à ça, j’ai imaginé une fraction de seconde mes parents élever un né-moldu et c’était pas particulièrement beau à voir alors… »
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Mar 23 Déc 2014 - 17:50

Alec un sale con ? Non définitivement Julian refusait de croire en cette version des faits. Il avait beau avoir des défauts, comme tout à chacun, elle lui trouvait de nombreuses qualités. Ils ne se connaissaient pas depuis si longtemps ou plutôt ne se parlaient pas souvent et pourtant, il avait su rapidement porter ce regard bienveillant sur elle. Elle ne pourrait pas l’expliquer mais elle le sentait. Si au début ils n’étaient l’un pour l’autre qu’un jeu sexuel rapidement quelque chose d’autre s’était installé, quelque chose qui ne s’encombrait pas de mots. Depuis elle le sentait au fond d’elle qu’il n’était pas celui que tout le monde prétendait. Alors certes elle ignorait presque tout sur sa vie mais elle ne s’intéressait pas qu’aux actes. Ju’ savait bien qu’ils étaient nombreux à avoir fait des choses horribles ces derniers temps. Mais elle restait alors plus convaincue encore que ce qui le définissait était là, au fond de son être, et non seulement dans ses actions. Alors quand il avait voulu affirmer une fois de plus qu’il n’était qu’un sale con, elle s’était contentée d’un soupir. Elle n’entrerait pas dans ce débat. Pas ce jour-là en tout cas. Mais un jour peut être essaierait-elle de lui faire comprendre qu’il de ne devait pas tant s’attacher aux autres et qu’elle referait le portrait à quiconque s’en prendrait à lui. Là c’était trop tard. Ils avaient atteint leur quota de sérieux pour la journée, qui était assez bas il fallait bien l’avouer. Maintenant ils devaient donner dans la légèreté et l’amusement. Même si une des phrases d’Alec fit tiquer la jeune fille. Lorsqu’il parla du fait d’avoir le choix. C’est vrai qu’elle avait fait son choix d’une façon ou d’une autre, mais Alec ? A peine était-il arrivé qu’il avait déjà été catalogué mais sous quel critère ? Elle était curieuse de ça et aurait bien aimé en savoir plus. Mais pour plus tard. Elle l’ajoutait à la longue liste de questions qu’elle rêvait de poser à Alec mais qu’elle remettait à plus tard et qu’elle ne poserait peut être jamais d’ailleurs…

Pour ce qui était de la connerie en tout cas, les deux verts semblaient bien lancés. Et vu ce qu’ils avaient dans la main cela ne risquait pas de s’arranger. Maintenant qu’Alec venait d’accepter de boire un peu d’alcool avec Julian, ça promettait d’être assez distrayant. Et la rousse fut très habile pour lancer le sujet. Lorsqu’Alec évoqua que cela faisait longtmeps qu’il l’avait dépassé sur le titre de Serpentard qui couche avec le plus de monde elle éclata de rire. Si bien que plusieurs personnes dans la Salle Commune se retournèrent pour essayer de comprendre ce qui se passait. Il fallait bien avouer que cela faisait un moment que la jeune femme n’avait pas démontré une telle jovialité en public.

« Il y a quelques mois j’aurais été vexée et je t’aurais frappé encore une fois mais dans ma grande générosité… J’accepte de te céder le titre sans t’imposer les comptes ! »

Après tout depuis le temps, peut être que Julian n’était pas vaincue… Dans tous les cas maintenant ça n’avait plus d’importance pour elle, elle avait Jeroen. Dit comme ça c’était vachement cliché et elle eut besoin de boire une bonne gorgée d’alcool pour s’assurer qu’elle n’était pas en pleine crise de mièvrerie. Elle manqua d’ailleurs de s’étouffer lorsqu’Alec lui expliqua que s’il lui racontait sa vie, il devrait la tuer. Elle se remit à rire. Elle aimait quand le vert était comme ça, qu’il racontait des conneries. Il savait la faire rire. Comme Sean avait su le faire à une époque peut être bien que les deux ne se ressemblent pas vraiment… Enfin bref. Il continua dans sa lancée en faisant semblant d’être sérieux deux minutes, en lui parlant de ce qu’il avait découvert du monde moldu puis en faisant une blague vaseuse. Elle se remit à rire.

« Bon de une, faut que j’arrête de rire, tu vas croire que t’es vraiment drôle. Et de deux, moi ça m’intéresse tes histoires de technologie… Bah quoi ?? Faut bien que je découvre mes racines ! »

Il y avait beaucoup de légèreté dans la voix de Julian. Le sujet était pourtant difficile mais là, elle avait décidé de tout prendre à la légère, de déconner et de pas trop réfléchir à ce qu’elle pouvait bien dire. Certes elle ne se considérait pas comme appartenant au monde des moldus, bien que son sang tende à prouver le contraire, mais cela ne l’empêchait pas pour autant de vouloir en apprendre un peu plus si quelqu’un qu’elle appréciait pouvait l’initier. Elle était un peu moins butée qu’avant. Un peu moins ! Bon, Alec l’informa au passage qu’il avait une sœur. Tiens ça elle ne le savait pas pour le coup. Pourquoi n’était-elle pas ici ? Question à ne pas poser sans doute. Alors que Julian allait faire une remarque sur le fait que personne d’autre ne fouillerait sons crâne impunément sans son autorisation, Alec revint au sujet premier de leur rencontre. De manière assez surprenante d’ailleurs.

« Tu fais vraiment des transitions chelous, tu sais ça ! »

Nan parce que bon, passer de je débite un nombre incalculable de connerie à la minute, à je te rappelle les sujets sérieux faut être fort quand même. Mais Julian ne s’en offusqua pas. Elle ne se sentait pas mal à l’idée d’en parler avec lui étrangement.

« Oui, mes parents biologiques étaient leurs voisins. Ils ont pris peur quand j’ai déclaré mes pouvoirs et mes parents m’ont récupérée. Après les détails je les connais pas, j’ai juste mes souvenirs. Mais en tout cas il le savait très bien. »

Julian ne pouvait d’ailleurs pas s’empêcher de se demander comment ils avaient réagi en découvrant qu’elle était encore plus pro-Sang-Pur qu’eux. Alors que eux savaient très bien ce qu’elle était au fond… Après tous, ses parents avaient sans doute dû remettre leurs convictions en cause pour elle. Penser à ça était en train de lui faire des nœuds au cerveau. Une petite gorgée pour faire passer.

« Je sais pas ce qui les a fait changer d’avis sur les né-modus. Faut croire qu’ils étaient trop désespérés d’avoir un enfant… Ou juste que personne ne peut résister à mon charme ! »

Sourire colgate ! Avoue Alec, toi non plus tu as pas pu y résister ! Dès ton arrivée on était dans les bras l’un de l’autre, franchement c’est un signe ! Ahem… Blague mise à part, Julian n’aurait jamais les réponses à toutes ces questions si elle ne se décidait pas à aller parler à ses parents mais… Elle ne se sentait pas encore prête. Le silence radio lui convenait parfaitement pour le moment.
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Jeu 15 Jan 2015 - 15:16

Alléger la situation. C’était ce qu’il faisait depuis le début, pas forcément de la bonne manière ou avec le bon timing mais il était vrai qu’il tentait un peu d’alléger les choses. C’était vrai, il n’était pas très doué dans le genre, « allé, viens, on va se poser, j’vais te sortir des phrases bateaux mais rassurantes et probablement sincères » et autres conneries dans le genre. De toute façon, il n’était même pas sûr que la jeune femme accueille ça d’un bon œil. Ils avaient une relation particulière et avaient d’une manière générale tous deux tendance à éviter de près ou de loin tout ce qui pouvait tendre vers les licornes et autres niaiseries dans le genre. Bien que les licornes existent. Oui. Je vais m’y faire. Blague à part ; non, Alec n’était pas comme ça, il n’était pas le bon confident puisque lui-même avait du mal avec tout ça, les introspections, les grands débats philosophiques sur la conception de son existence. Ce qu’il voyait, c’était que par rapport à ce qu’il avait imaginé, la situation était bien moins pire et qu’il préférait prendre ça par la déconnade plutôt que de s’embourber dans une discussion qu’il ne saurait même pas tenir.

D’ailleurs, il ne pensait pas connaître assez bien la jeune femme pour réagir différemment. Peut-être qu’un autre l’aurait fait, probablement même mais ça n’était pas ainsi qu’il fonctionnait. Et, finalement, bien que ça n’ait pas particulièrement bien commencé, il avait réussi à la faire rire. C’était même probablement un exploit vu la situation.

« Il y a quelques mois j’aurais été vexée et je t’aurais frappé encore une fois mais dans ma grande générosité… J’accepte de te céder le titre sans t’imposer les comptes ! »
« Oh quel beau geste ! Je m’incline ! C’est merveilleux ! »

Désigné plus grand baiseur de chez Serpentard : quelle classe !

« Ça me fait un de ces bien d’être désigné plus belle salope des verts tu sais… »

Et histoire de compléter la scène, il avait ramené son bras, faisant en sorte de mimer une personne recevant une récompense.

« J’devrais peut-être remercier mes parents pour ce titre, tu penses pas ? »

Alors entre sa répugnance pour l’idée même de pouvoir être considéré comme homosexuel et le pied de nez qu’il venait de faire à sa famille en supposant que son comportement actuel de déséquilibré sexuel (ça aussi c’est ironique, il ne se considère pas ainsi malgré ce qu’on peut en dire) soit attribué à son éducation… une vanne à noter dans les annales. D’accord, la jeune femme ne connaissait ni son éducation, ni son passé, elle ne pouvait donc pas mesurer l’ampleur de sarcasme qu’il y avait dans ses phrases. En revanche, rien qu’en connaissant un peu le personnage… la réplique avait de quoi faire rire. Et, d’ailleurs, il n’avait pas cessé de la faire rire depuis un moment et le jeune homme ne pouvait que sourire de la voir à nouveau se détendre et prendre les choses au second degré. Ça n’était pas simple pour elle vu la situation dans laquelle elle se trouvait et le retour de la dérision ne pouvait que lui faire plaisir. C’était aussi le signe qu’elle prenait de la hauteur et du contrôle sur les évènements. Mine de rien, pour accuser une bande de dégénérés en train de l’insulter, ça pouvait être utile. Parole de bête noire !

« Bon de une, faut que j’arrête de rire, tu vas croire que t’es vraiment drôle. Et de deux, moi ça m’intéresse tes histoires de technologie… Bah quoi ?? Faut bien que je découvre mes racines ! »
« Tu me vexe, moi qui pensait avoir trouvé ma voie. Bah justement, dans tes origines, ils font des spectacles de comique les moldus =D Filmés et retransmis dans le monde entier. Et je t’interdis de penser que j’ai passé des journées devant la télé avec des pop-corns : c’est faux ! »



« Juste une semaine. »

C’était ainsi qu’il en était arrivé à faire une transition un peu étrange. En effet, penser à cette époque le renvoyait systématiquement à la tension qu’il y avait entre lui et le reste de la famille. S’il avait atterrit quelques mois dans ce monde, c’était justement pour lui montrer ce à quoi il avait le droit et qui lui permettait d’avoir une très belle existence, loin des considérations futiles de cette espèce inférieure : les non magiciens. Conclusion : concrètement, il s’était éclaté, n’avait pas été harcelé par sa famille qui avait coupé les ponts pour lui montrer à quel point l’argent et son statut faisaient de lui quelqu’un d’important. Il avait donc vécu en colocation avec des moldus pendant un peu plus d’un mois. Ce temps avait réellement été un véritable panard. Question apprentissage, il n’avait pas forcément été particulièrement à la hauteur mais pour le reste, il avait fait de son mieux pour rattraper le temps perdu, profiter de sa liberté et faire le con. Ses parents avaient donc bien évidemment récupérer un adolescent plus révolté et rejetant le modèle familial qu’il ne l’était déjà. Avec un scandale sur le dos, qui plus est. C’était ainsi qu’il avait atterrit à Poudlard. Avec le recul, il était d’ailleurs de plus en plus persuadé que ses parents étaient bien au courant de l’arrivée des Supérieurs et ça n’était pas pour le rassurer quand à sa propre position actuelle. Mais comme il l’avait dit un peu plus tôt, il n’avait pas eu le loisir de choisir ni son camp ni les conséquences qui lui tomberaient inévitablement sur le coin de la gueule. D’autres s’en étaient chargés pour lui et vu l’état dans lequel il était lorsque l’épisode avec Emily avait eu lieu, on pouvait se douter que ça ne se terminerait pas là.

« Tu fais vraiment des transitions chelous, tu sais ça ! »
« Un peu, c’est vrai. »

Une sale habitude que de penser à trop de choses simultanément.
Il ne s’était d’ailleurs pas rendu compte que le fait d’en revenir à ce sujet pouvait poser souci à la jeune femme, la mettre mal à l’aise ou faire ressurgir les angoisses qu’il avait pourtant cherché jusque là à faire taire.

« Oui, mes parents biologiques étaient leurs voisins. Ils ont pris peur quand j’ai déclaré mes pouvoirs et mes parents m’ont récupérée. Après les détails je les connais pas, j’ai juste mes souvenirs. Mais en tout cas il le savait très bien. »
« …. Bande de trafiquants d’enfants ! »

C’est pas faux. Nan parce que refiler un gamin aux voisins parce que celui-ci fait cramer les rideaux… c’est compréhensible, ok, il ne disait pas le contraire. Mais en revanche, ça n’était pas vraiment éthique, il faut l’avouer.

« Je sais pas ce qui les a fait changer d’avis sur les né-modus. Faut croire qu’ils étaient trop désespérés d’avoir un enfant… Ou juste que personne ne peut résister à mon charme ! »

Oui parce que d’après l’éducation et les pré-requis de la jeune femme, on ne pouvait pas dire qu’ils semblaient porter les nés-moldus – à l’instar des moldus – dans leur cœur. Alors en adopter une relevait du miracle. Ou du masochisme. A voir.

« Tes parents biologiques ont dû payer tes autres parents pour qu’ils te prennent. Je ne vois que ça. Ou sinon tes parents adoptifs sont impliqués dans une affaire de pédophilie infantile…. »



« Quoi ? C’est la seule alternative que j’ai trouvé pour parer à l’hypothèse de ton charme fou. Pardon de ne pas avoir d’imagination ! »

Merde enfin ! J’ai le droit d’avoir des idées pouraves, mal-placées – déplacées même en fait – amorales et gênantes ?! Liberté d’expression ! Clamons nos vices ! … Ou pas !
Elise certifie qu’Alec ici présent et sous sa responsabilité n’est en aucun cas attiré par les enfants ou tout autre activité s’en rapprochant.
Ceci était un message de l’INPES.

« Nan mais c’est ça, tu les as regardé avec un air de coquer et c’est passé. Ils n’ont eu que toi ? »

Pas pratique pour un trafic d’enfant s’il n’y en a qu’un. Ahem.
Un peu plus tard, il avait eu un petit instant de silence avant de finalement sortir une question qui l’inquiétait mine de rien.

« Dis.. ils t’ont jamais fait de mal ? J’me dis que.. enfin, j’sais pas comment ils étaient mais s’ils véhiculent ce genre d’avis sur les moldus… enfin, ça m’inquiète c’est tout. »

Droit dans les yeux et tu ne pourras pas mentir, jeune padawan.
Une question qui faisait tout à fait échos à une enfance qui était bien moins jolie que ce qu’il voulait bien dire tout naturellement face à n’importe qui. D’ailleurs, il éludait toujours la question, mais quand il fallait vraiment exprimer quoi que ce soit, il dépeignait l’enfance dorée d’un enfant roi qu’il n’avait jamais été. Et s’il savait que ce qu’il avait vécu était anormal - grâce à l’exemple que les parents de Mack avaient pu lui donné d’une éducation classique - il avait surtout la crainte que quelqu’un qu’il appréciait ait pu subir ce genre de préjudices. Ceux-là, il les avait vécus sans pour autant juger qu’il était inacceptable qu’il ait eu une telle enfance. C’était comme ça, tout simplement. Ça n’était pas pour autant qu’il avait prévu de rentrer chez lui pour Noel. Pas plus que lors des vacances d’été il y avait quelques mois.
A vrai dire, s’il ne pouvait plus ne voir de sa famille que Janie et Logan, ça lui allait parfaitement.

C’était donc inquiet mais avec un masque relativement neutre qu’il avait abordé la question.
Il savait ce que c’était que de blaguer pour éviter de toucher la corde sensible.
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Ven 16 Jan 2015 - 23:41

Les deux plus belles salopes de Serpentard, ça ferait un bon titre, Julian n’en doutait pas une seule seconde. Et ça la faisait rire. C’était agréable de pouvoir rire ainsi, de pouvoir tout oublier. Oublier ce qui lui bouffait la vie ces derniers temps et se rendre compte que même si certains s’éloignaient d’elle, il restait des gens. Des gens pour l’apprécier pour ce qu’elle était et non ce qu’elle avait cru être pendant des années. Et qu’importe si cela ne se traduisait pas par de grandes accolades comme avec certaines filles. Qu’importe s’il n’y avait pas d’échanges de bons sentiments. Le rire lui suffisait en un sens. Et lorsqu’Alec évoqua le fait de remercier ses parents, elle en eut la confirmation. C’était impression comme avec lui elle avait l’impression de pouvoir rire de tout. Elle en savait peu sur lui mais savait aussi qu’il avait eu son lot d’épreuves et pourtant, là, ils ressemblaient plus à deux jeunes insouciants prenant la vie du bon côté et oubliant ce qui pourrait les détruire. Leur force était peut être là. Dans le rire, dans cette capacité à tourner en dérision ce qui pouvait pourtant faire si mal. Quand le vert parla du fait qu’il avait peut être trouvé sa voie, elle se pinça les lèvres pour ne pas rire, hochant la tête avec un air mi-sérieux mi-amusé. Et puis l’imaginer devant la télé avec son popcorn pendant une semaine l’amusa terriblement.

« Ton joli fessier ne devait plus être en très bon état après avoir été assis pendant si longtemps ! »

Clin d’œil provocateur. Bon ok, elle avait tout de même jeté un coup d’œil rapide pour vérifier que Jeroen n’était pas apparu d’un seul coup dans la salle commune. Parce que bon, il devait avoir bien compris que la jeune femme aimait se lier d’amitié avec des mecs mais qu’elle se mette à complimenter l’arrière-train d’une de ses anciennes conquêtes ça risquait de pas trop lui faire plaisir quand même. Enfin heureusement il n’était pas dans le coin et Julian pouvait donc se satisfaire de sa petit pic en toute impunité. Mais oui Jeroen, tu as un plus joli fessier encore, ne te fais pas de soucis !

La rigolade devait pourtant prendre une pause. En même temps, à force ça devenait trop difficile pour les abdos alors heureusement qu’Alec avait décidé de changer de sujet. Hum. Au moins il admettait que ses transitions laissaient encore à désirer. M’enfin, cela n’avait pas empêché Ju’ de s’embarquer dans le récit de son histoire et lorsqu’il traita ses parents de trafiquants d’enfants elle ne pu s’empêcher de sourire en secouant la tête. Il ne s’arrêtait jamais celui-là ! Et elle ne croyait pas si bien dire. Puisqu’après son petit récit, il dû en rajouter une couche. Bon par contre le coup de la pédophilie ajouté à son charme fou… Là ça devenait franchement glauque. La jeune femme émit un son de dégoût pour montrer son désaccord et s’enfila une nouvelle gorgée comme pour chasser toutes ces sales images de sa tête.

« T’es dégueulasse ! »

Et une petite tape derrière la tête pour la peine. Nan mais oh ! Certes Julian en voulait à ses parents adoptifs mais de là à les imaginer en pédophile, de dire qu’ils avaient craqué pour elle. Beurk. Trop glauque pour son esprit qui commençait à s’échauffer un peu sous les effets de l’alcool. Non elle préférait largement la version selon laquelle il n’avait pas pu résister à son charme d’enfant, pour des raisons tout à fait SAINES ! Oui voilà, les yeux de cocker, c’était une image plus agréable. Julian hocha la tête pour signifier à son camarade qu’effectivement elle était enfant unique. Ce n’était pas étonnant d’ailleurs quand on la connaissait bien, sur certains aspects on pouvait bien voir ressortir en elle le complexe des enfants uniques très choyés. Cette envie d’être toujours au centre de l’attention, cette incompréhension quand le monde ne tournait pas comme elle le voulait. Si Ju’ n’avait pas vraiment été une terreur étant gamine il fallait bien avouer qu’elle avait souvent su jouer de ses charmes et de sa position d’enfant adorée pour obtenir ce qu’elle voulait. C’était le bon temps quand elle y repensait. L’époque où toutes ces histoires de sang n’étaient pas venues noircir le tableau. L’époque où elle n’avait pas besoin de haïr, d’écraser, où elle pouvait sourire et faire l’imbécile sans poser plus de questions. Mais tout ça c’était révolu. Maintenant elle buvait avec sa copine la salope, et bah bravo ! Salope qui était devenue soudainement sérieuse. Julian fut d’ailleurs très surprise lorsqu’il lui demanda si ses parents ne lui avaient pas fait de mal et répondit très vite, sous le coup de l’étonnement.

« Non bien sûr que non ! »

Quand elle pensait à ses parents cette question lui paraissait absurde. Ils avaient toujours été bons avec elle, aimants, faisant tout pour son bonheur… Mais Alec avait raison, quand on y réfléchissait c’était assez fou. Ses parents avaient des convictions, moins fortes que celles qu’avait pu avoir la rousse mais présentes quand même. Et pourtant, en sachant que leur fille était une née-moldue, ils avaient tout fait pour elle. Est-ce qu’ils s’étaient volé la face ou est-ce que l’amour qu’ils avaient pour elle était définitivement plus fort que tout ça ? Cette question troublait la jeune femme. Trop de questions. Trop de réponses qu’elle devait découvrir. Mais quand aurait-elle enfin la force de leur parler ? Soupir. Ju’ baissa alors la tête, fixant le sol comme s’il l’aidait à trouver ses mots.

« C’est vrai qu’on aurait pu croire ça mais non… Ils ont été les meilleurs parents dont on puisse rêver. Ils ont tout fait pour moi, ils m’ont aimée du plus profond de leur être, si bien que jamais j’aurais pu remettre en doute le fait qu’ils soient mes parents… Et c’est ça qui fait mal. Ils m’ont menti alors que j’avais confiance en eux plus qu’en n’importe qui d’autre… »

C’était ça qui lui nouait encore la gorge et qui pesait sur son cœur. L’idée que ses parents savaient tout et que pourtant, ils l’avaient laissé grandir dans des idéaux aussi sombres. Alors bien sûr, pendant l’Occupation des Supérieurs les communications étaient limitées et surveillées et ils n’auraient pas pu prévoir ça mais quand même. Elle aurait aimé qu’ils assument jusqu’au bout ce changement d’opinion qu’ils avaient effectués pour elle. Mais revenir en arrière était impossible. Quand à l’avenir. Trop dur. Et encore une gorgée.

« C’est ça le pire. J’ai eu une putain de vie parfaite en soit. J’ai écrasé des gens, période sombre certes, mais j’avais tout pour être la nana la plus heureuse du monde. Et d’un coup BAM. Tout s’écroule. »

La vie était définitivement imprévisible. Même si Julian aurait aimé apprendre ça d’une manière un peu différente.

« Enfin tout ça pour dire que j’ai pas tant à me plaindre que ça. Et l’enfance d’un Rivers ça donne quoi ? »

Julian posait cette question en toute innocence alors qu’elle regardait de nouveau son camarade. Après tout, elle se demandait si leur éducation avait été similaire, ce qui pouvait être envisagé quand on connaissait juste les noms de famille.
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Sam 17 Jan 2015 - 20:07

Rire de tout, rire alors que c’était quelque chose qu’on ne lu avait en aucun cas apprit, c’était probablement sa revanche à lui contre le monde. La revanche contre une éducation triste et violente qui ne tolérait pas le libre arbitre. Il réfléchissait souvent à ces passages de nos vies dont on se souvient tandis que les autres tombent dans l’oublie et ne voyait que très peu de fois où il avait pu rire clairement, naturellement. Probablement en avait-il oublié la majorité pour se souvenir surtout des brides qu’on leur avait mises, à lui et à sa sœur.

Il luttait contre tout ce qu’il avait pu connaître et ce qui lui avait servit de modèle. Bon, ok, le cynisme, il le tenait probablement de son père et cette seule idée l’agaçait au plus haut point. Mais en soit, les rires d’enfants dans la maison, il n’avait jamais connu, et donc cette capacité qu’il avait – ou du moins qu’il cherchait à avoir – de se servir de l’humour comme arme ou comme barrière lui permettait de prendre une certaine distance face aux évènements tout en lui prouvant qu’il avait la force de se détacher de ce qu’on l’avait formé à être. Il ne voulait pas être sérieux, adulte, on l’avait déjà forcé à être sage, obéissant et morne dès son plus jeune âge. Mais non, justement, non. Et il préférait largement rire de ces conneries et s’entendre parler de son fessier en étouffait un rire clair plutôt que de dominer son monde de l’autre côté de la pièce en grand tyran.

Sa mère avait toujours été bien plus habile que ça. Elle et ses grandes manières, qui souriait toujours poliment en publique et qui manipulait son monde froidement sans que personne ne s’en rende compte. Ça avait toujours été elle qui maîtrisait les évènements. Elle qui faisait faire aux autres ce qu’elle voulait, qui plus est, en leur faisant croire que l’idée venait d’eux. Petit, il regardait toujours avec incrédulité l’entourage de sa mère agir sans sembler être un tantinet conscient de la situation. Ça l’avait toujours tant épaté qu’agacé car lui aussi se faisait prendre comme un bleu qu’il était. Jamais un mot plus haut que l’autre, tout se faisait dans le regard, dans des questions bien placées, dans des phrases clefs. Elle se détournait sans un mot pour lui signifier qu’il l’avait déçue, elle cessait d’écouter pour lui montrer qu’il était insignifiant et qu’ainsi, il ne lui plaisait pas. Des petites choses qu’il comprenait après coup mais qui ne cessaient pas de faire mal.

Jusqu’à ce qu’il se détache de tout ça.

Jusqu’à ce qu’il ne fasse plus qu’exprimer à sa manière sa rage contre toutes ces valeurs, ces savoirs-faires et êtres qui le révulsaient. Pas du le fond. A l’époque, le fond, finalement, il s’en foutait, tout ce qui comptait, c’était de se révolter contre le modèle éducatif. Et quel modèle ! C’était bien entendu pour cela qu’après avoir rit, avoir ramené des sujets compliqués qu’il tournait immédiatement à la dérision, il n’avait pu s’empêcher de poser cette grande question qui avait aussitôt fait réagir la jeune femme. L’interrogation était légitime mais au vu du regard étonné qu’elle lui avait lancé, il avait deviné que, non, elle n’avait jamais eu à faire à ce genre d’actions déplacées. Réellement pas.  

« Non bien sûr que non ! »

Elle ne lui mentait pas, sa réaction était bien trop naturelle pour ça et, ainsi, le jeune homme s’était immédiatement détendu. Avalant quelques gorgées de l’alcool contenu dans la bouteille, il s’était demandé comment il aurait réagit si ça n’avait pas été le cas. Il ne savait pas réellement quelle était la réaction adaptée à ce genre de situations. A vrai dire, il ne savait déjà pas comment lui était censé se positionner par rapport à ce qu’il avait eu comme éducation. Cependant, il ne pouvait que se souvenir des paroles qu’avait eut Jeroen. Le cacher, faire en sorte de garder ce genre de détail pour lui, c’était finalement ça qui faisait que ça pouvait être une faiblesse. Enfin bref, on ne parlait pas de lui et, après un soupire et un regard vers le sol, la jeune femme avait reprit la parole.

« C’est vrai qu’on aurait pu croire ça mais non… Ils ont été les meilleurs parents dont on puisse rêver. Ils ont tout fait pour moi, ils m’ont aimée du plus profond de leur être, si bien que jamais j’aurais pu remettre en doute le fait qu’ils soient mes parents… Et c’est ça qui fait mal. Ils m’ont menti alors que j’avais confiance en eux plus qu’en n’importe qui d’autre… »

Pinçant les lèvres, désolé pour elle, il allait prendre la parole mais se tut en la voyant continuer.

« C’est ça le pire. J’ai eu une putain de vie parfaite en soit. J’ai écrasé des gens, période sombre certes, mais j’avais tout pour être la nana la plus heureuse du monde. Et d’un coup BAM. Tout s’écroule. »
« J'comprends. »

C’est bien Alec, tu apprends.

« Tu sais… ils ont probablement simplement jugé plus juste pour toi de ne pas t’encombrer de quelque chose qui n’était peut-être pas, du moins à leurs yeux… nécessaire. Ce que je veux dire, c’est que cette histoire est compliquée à comprendre pour une petite fille. Et qu’elle est difficile à accepter pour une grande. Peut-être simplement que tu es leur fille. Plus profondément que ce que le sang peut imposer. Et peut-être que… bah finalement, t’es au dessus de n’importe quel sorcier pur souche ou né-moldu qui puisse être, puisque justement, tu étais, et probablement depuis toujours vu ce que tu en dis.. j’sais pas comment on dit ça : leur trésor ? Leur fille tout simplement. Et qu’à partir de là, des détails, derrière, n’avaient juste plus de raison d’être. C’était du coup plus simple pour tout le monde de s’en tenir à ça. À ce qui compte. »

Elle avait reprit quelques gorgées avant qu’il parle et, le regard baissé pour aller chercher le sien, il cherchait simplement à être bienfaisant, à trouver les paroles qui, peut-être, allègeraient sa manière de voir les choses. Ces paroles qui auraient très bien pu être empruntées à Mack et qui l’étaient probablement en partie d’ailleurs. Des mots qu’il avait eu du mal à prononcer, effectuant quelques poses pour chercher des termes qu’il n’avait pas forcément l’habitude d’utiliser. Des mots doux, tout simplement, qui ne lui venaient pas si naturellement que ça. Accepter que des parents puissent être ainsi lui faisaient un mal de chien, mais ça, la jeune femme n’avait pas à le savoir. En revanche, ce qu’il avait pu voir au cours de son enfance, c’était à quel point Mack, sa voisine, pouvait être si profondément blessée par ses relations avec ses parents. Ceux-ci semblaient irréprochables à ses yeux mais, comme tous, ils ne l’étaient pas. Ainsi, durant quelques secondes, il lui semblait être cet enfant qui, pour une fois, cherchait à prendre la place de celle qu’il avait en face de lui pour la réconforter et trouver les mots justes. Il n’y arrivait vraiment pas souvent à l’époque et avait très régulièrement laissé tomber pour fuir la situation plutôt que de chercher à aider Mack en douceur. Mais le petit garçon n’était plus là et l’adulte espérait être plus diplomate quand il voulait épargner ses proches.
Bien sûr, à côté de ça, il estimait que si la situation avait pu être différente, il y avait probablement d’autres manières de faire qui auraient pu ménager la jeune femme. Cela dit, il ne voyait vraiment pas lesquelles et n’aurait probablement rien dit à la place des parents. Autruche, quand tu nous tiens.

« Enfin tout ça pour dire que j’ai pas tant à me plaindre que ça. Et l’enfance d’un Rivers ça donne quoi ? »

Ouais. BAM, tout s’écroule. Ahem.. Euh… quelle réponse apporter ? Grande question du jour.

« Bah écoutes, sommes toutes assez banale ! »

Réponse habituelle. Gros fous-rires dans le jardin, voyages en crête tous les étés et Noel en famille.
Ou pas.

Parce que soudainement, il s’était arrêté, fixant la jeune femme dans les yeux avant de prendre une nouvelle rasade d’alcool. Respire.
Son regard était neutre mais son poult s’accélérait et Jeroen avait raison, ne serais-ce que ça, en soit, c’était pas normal. Pas pour un gars qui estimait qu’il s’en foutait, qu’il était au dessus de ça et que sa famille n’avait pas cette emprise sur lui.

« Ouais… en fait, banale, chez moi, ça veut dire mère passive-agressive, manipulatrice et passablement castratrice ; père dominateur à la personnalité narcissique avec tendance assez sévère à la violence et à l’humiliation ; oncle totalement cinglé et dans l’ensemble une habitude assez malsaine de toujours être au dessus des autres. Toute une famille comme ça, ça donne des réunions de famille à la festivité toute mitigée. »

Petite pause. Il ne baissait pas le regard, pas une seconde.

« Banale, c’est ne voir que 3 ou 4 autres enfants de son âge qui ne soient pas de la famille. Des enfants particulièrement bien choisis par les paroles pour des questions éthiques, ethniques, pécuniaires ou philosophiques. C’est avoir une éducation à la maison basée sur les coups, la pression et l’humiliation puisqu’un Rivers, c’est un dominant, c’est une personne au dessus de tout, capable de tout vivre, de tout subir sans jamais flancher pour pouvoir systématiquement être le dernier debout en cas de crise. C’est donc être enfermé toute la journée sans sortir de la pièce. »

Petit rire jaune.

« Et l’éducation des Rivers, c’est réussir à faire fuir une petite fille mineur en dehors de chez elle, aidée par son frère largement plus petit que ça encore pour aller se démerder seule dans la nature mais surtout loin du domaine familial. Et laisser le petit frère dans la merde, cela dit en passant. Cela dit de manière particulièrement cruelle et égo-centrée. »

Tu es un homme abominable.

« Et l’éducation des Rivers, du coup, manifestement, ça ne marche pas sur tout le monde. Puisque j’en connais au moins trois qui se sont démerdés à leur manière pour aboutir loin de tout ça. C’est plus ou moins réussi, mais disons que la volonté est là. Puisqu’un Rivers, au final, c’est quelqu’un capable de gérer une crise de la manière la plus efficace qui soit. Selon ses possibilités et ses capacités, bien sûr. Quelqu’un capable de se lever au bon moment, d’être assez fort pour prendre certaines décisions et.. j’sais pas ? Tuer un homme, devenant la cible évidente d’un groupe de tueurs particulièrement peu moraux et diriger, même lorsqu’on n’en a aucune envie. Parce qu’il fallait le faire. »

Et qu’importe qui paiera derrière. Si c’est le cousin, ça n’a pas d’importance. Ça aussi, ça fait partie des décisions douloureuses je suppose.

Il avait sorti tout ça sans faiblir, gardant un air parfaitement détaché et un petit sourire indolent mais amer sur les lèvres. Le regard franc, les pupilles rétractées. Un air d’insolence si caractéristique de nouveau au creux des yeux.

Tout naturellement. Comme si tout ça n’avait pas d’importance. Il était d’ailleurs passé de ce qu’il haïssait parmi l’éducation de sa famille jusqu’au modèle qu’il prenait à présent. Un modèle qui écraserait tous ceux qui se mettraient sur sa route, il le savait, il l’espérait. Mais il savait également que Logan était prêt à beaucoup pour pouvoir avancer et faire ce qu’il estimait juste. Même ce qui faisait mal, en témoignait les évènements d’halloween.

Petit rire.

« Et ne me regarde pas comme ça, j’ai l’habitude qu’on me blâme, pas qu’on me plaigne. »

Être enfant battu n’est pas une excuse pour toutes les hérésies qui soient.
Tu as parlé de possibilité de confidences il y a moins de dix minutes non ? Non, c'est pour savoir.
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Ven 23 Jan 2015 - 18:55

Les paroles d’Alec n’étaient pas forcément facil à entendre, et pourtant, Julian les acceptait. Jusque là, elle avait eu surtout des discours compatissants, des discours cherchant à lui faire oublier sa peine et à passer au-dessus de ça. Mais là Alec défendait en un sens ses parents ou plutôt, cherchait à lui montrer qu’elle ne devait peut pas les haïr pour ce qu’ils avaient fait. Quelques semaines plus tôt elle se serait peut être énervée mais là… Là elle devait bien avouer que ce qu’il disait était pétri de logique. Si ses parents ne lui avaient jamais fait de mal, si au contraire ils avaient été si bons avec eux c’était peut être pour une bonne raison. Ils avaient réussi à mettre de côté toute une éducation, toute une façon de pensée rien que pour elle, et maintenant, elle les rejetait ? C’était peut être injuste et égoïste d’agir ainsi. Pourtant, une part de la rousse avait encore du mal à les comprendre totalement. Elle ne sentait pas encore prête à leur parler, à raisonner comme eux, à se mettre à leur place. Elle avait encore besoin de passer un peu de temps dans ce rejet, quelque part, c’était bien plus facile. Elle se protégeait en agissant ainsi. Mais entendre Alec lui dire tout cela lui faisait du bien. Ça la poussait à réfléchir, à mettre un peu de côté sa colère première pour voir plus loin. Son mode de pensée ne changerait pas tout d’un coup, en une soirée grâce à une bonne discussion autour d’un verre, le « traumatisme » était trop ancré. Mais c’était peut être un pas en avant vers une sorte de rémission ou en tout cas d’avancée. Oui peut être que penser ainsi était la seule façon pour elle de passer réellement à autre chose. Elle ne le saurait qu’en essayant de toute façon… Alors la demoiselle décida de garder les paroles d’Alec dans un coin de sa mémoire, bien au chaud pour quand elle aurait envie de se replonger sérieusement dans tout ça, pour quand elle aurait envie de passer à autre chose ou du moins d’essayer de relativiser un peu la situation, de le voir sous un autre angle…

Julian avait donc décidé de remettre la méditation sur les paroles d’Alec à plus tard pour retourner dans un sujet plus léger en posant une question parfaitement anodine à son camarade. Sauf que… Au début lorsqu’il lui lâcha que c’était banal, elle eut envie de le charrier en disant qu’elle ne le croyait pas. Et elle ne pensait pas si bien penser… Lorsqu’il se mit à le regarder droit dans les yeux, une impression étrange s’empara d’elle. Le regard d’Alec n’était pas anormal en soit mais pourtant, il y avait quelque chose d’étrange qui venait de s’installer. Et puis tout s’enchaîna. Lorsqu’il commença à parler, la jeune femme s’immobilisa complètement. Il ne disait pas grand-chose de manière directe, il contournait un peu mais il parlait quand même. Avec sa réserve habituelle il était en train de se livrer littéralement à la jeune femme et ce qu’il disait n’était pas franchement facile à entendre. La rousse ne montra pourtant aucune émotion, ne fit aucune réflexion. Elle se contenta de soutenir son regard tout du loin, de l’écouter avec attention. Les mots qu’il employait restaient difficiles à entendre et elle sentait parfois un frisson lui parcourir l’échine alors que son cerveau ne pouvait s’empêcher de mettre des images sur ce qu’il était en train de lui raconter. L’enfer. Son enfance ressemblait plus à un film sur la maltraitance enfantine qu’à un conte de fées. La jeune femme ne pu cependant s’empêcher d’avoir un léger sourire cynique lorsqu’Alec fit référence à Logan. Oui forcément, s’il se comparait à l’actuel directeur de l’école… Elle n’avait d’ailleurs jamais su comment ils s’entendaient ces deux là. Enfin, ce n’était que secondaire. Lorsqu’il eu fini de parler et qu’il lâcha dans un petit rire qu’elle ne devait pas le regarder avec un air trop attristé elle poussa un léger soupir… Les mecs…

« Je te sortirai jamais le discours du : oh mon pauuuuvre, c’est horrible. Mais ton enfance elle est franchement moche. Et personne ne devrait avoir à vivre cela quoi qu’on en dise. C’est tout ce qui compte. T’aurais pas du vivre ça et c’est injuste, mais t’en fais pas, je continuerai à te traiter de sale con si nécessaire ! »

Bah quoi ? Oui Julian lui rentrait dedans, le taquinait. Si elle était sincèrement touchée par l’histoire d’Alec elle savait une chose : comme cela pouvait être désagréable d’être en permanence considérée comme une victime. Elle-même détestait ça. Certes elle appréciait pouvoir se confier, pouvoir parfois relâcher la pression avec quelqu’un, être réconfortée, se sentir protégée. Mais pas trop. Elle restait une femme fière et se doutait bien qu’Alec était un peu de la même trempe. Cela se voyait dans tout son être mais aussi dans sa façon de raconter tout cela. Quand on ne parle pas des choses c’est aussi parce qu’on ne veut pas que les regards des autres ne change. Il n’y avait rien de plus que Ju’ détestait que de sentir la pitié dans le regard des autres.

« Pour moi tu n’es pas cet enfant maltraité. Tu es adulte qui a su évoluer, grandir malgré ce qui a pu lui arriver. Ça fait partie de toi mais ça te définit pas, ça n’explique pas tous tes choix. Ce serait donné trop de pouvoirs à ces connards qui t’ont fait du mal que d’attribuer ce que tu es à ce qu’ils t’ont fait. Et surtout, qu’importe ce qu’un Rivers doit être, tu es Alec, un être à part entière et si ce modèle t’emmerde t’as pas à le suivre. Alors certes, c’est pas facile d’aller contre ce qu’on nous a toujours appris même si on était déjà contre ce mode d’éducation. Ça reste en nous. Mais tu restes libre de tes choix. »

Une petite gorgée pour faire passer tout ça. Malgré tout ce qu’elle disait, Julian avait été touchée par cette histoire. Elle ne mentait pas en disant tout cela à Alec mais elle avait besoin de temps pour encaisser. Parce que ça la révoltait que des parents puissent faire ça à leur enfant, parce que ça la révoltait qu’Alec puisse se sentir enchaîné toute sa vie à cause d’eux. D’ailleurs, elle devait bien avouer que si elle avait ses parents en face d’elle, elle péterait sans doute un capable, les événements récents l’ayant rendue encore plus téméraire. Mais ce serait sans doute une mauvaise idée…

« Enfin par contre faut que tu saches, maintenant que je sais ça, je vais plus te lâcher. Franchement, j’aurais jamais cru apprendre quoi que ce soit sur ta vie, tu es discret et je le respecte. Et ça va paraître niais ce que je dis mais… Ça me touche que tu me fasses confiance et du coup, je trinque à notre amitié ! »

Alliant le geste à la parole, la jeune femme leva sa bouteille en direction d’Alec et bu une nouvelle gorgée. Une belle bande de bras cassés ces deux là… Si on mélangeait leurs deux vies, on obtenait une magnifique biographie de héro torturé de roman pour adolescent. Bon roman glauque certes mais bon… Cela donnait en tout cas encore plus envie à Julian de montrer que chacun avait son libre-arbitre, que chacun se construisait et que tout n’était pas défini par le sang et l’enfance. Le sang… Oui bizarre, sa pensée changeait vite d’un coup. L’alcool l’aidait peut être à avoir des idées aussi révolutionnaires.
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Dim 22 Fév 2015 - 13:07

D’ordinaire, il était en colère. D’ailleurs, d’une manière générale, il avait cette tendance très banale à être sans arrêt en colère contre tout et tout le monde, pour un rien ou pour bien trop de choses pour qu’il puisse l’assumer. Pourtant, en cet instant, ça n’était pas le cas. Pas alors qu’il tentait de se mettre dans la position de personnes qu’il n’avait jamais compris : les parents. Pas les siens, ça rendait probablement la tâche un peu moins ardue, mais ceux de Julian. La deuxième paire du moins. Celle qui l’avait élevée, qui avait – d’après ce qu’il avait entendu – cherché à faire les choses bien. C’était une réalité qui lui échappait un peu mais qu’il avait pu observer chez d’autres avec ce regard jaloux, frustré et colérique du petit garçon qui n’obtient pas ce qu’il veut. Pas qu’il n’ait pas été habitué à cette réalité depuis tout jeune. Simplement que ça, c’était important. Mais il avait finalement apprit à ne pas taper sur ceux qui jouissent de biens ou de situations qu’il n’avait jamais vécus. Ça n’avait pas été simple et Mack, notamment, avait eu une grande patience et une grande consilience envers lui pour accepter ses éclats de nerfs passagers ou constants. Il avait mûrit, probablement, pour en arriver à là. A défendre des gens qui, pendant un temps, l’auraient sûrement profondément insupporté. Mais voilà, ni elle ni eux n’y pouvaient quoi que ce soit s’il n’avait pas eu le droit à de la patience, de l’amour et des conneries de type des histoires le soir. Après tout, maintenant, il ne cessait d’en rire avec amertume, comme si ça n’avait pas de légitimité, que c’était simplement ridicule, tous ces accès de tendresse, juste risible, rien de plus. Se moquer de ce qu’on désire est malheureusement très humain. Dans tous les cas, il avait fini par proposer une certaine vision des choses à la jeune femme. Un tournant différent dans son cours de pensées. La jeune femme avait fait signe de l’écouter, hochant la tête parfois, les rouages de son cerveau tournant à plein régime derrière son regard grave. Mais elle n’avait pas répondu ni donné son avis sur la question. C’était peut-être trop tôt, peu être hors sujet, il n’en savait rien. Toujours était-il qu’il pensait que ce type de possibilité était bon à envisager pour elle et pour la suite des évènements. Surtout pour leur prochaine confrontation.

Mais lui aussi avait des choses à faire sortir. Quelques unes, manifestement, puisque Halloween, plusieurs semaines plus tôt avait été une sorte de thérapie par la violence. Vla que je te balance tout dans la gueule, avec un peu de chance, ça te permettra de réaliser certaines choses et de passer par-dessus pour aller de l’avant. Ça n’avait pas forcément marché. Il s’était isolé durant un bon moment après ça avant de remettre son masque de grand gaillard fêtard un peu con qui aime se la jouer. Et qui baise. Roi de la nuit, tient, wouh ! Oui, ça aussi ça cachait quelque chose de trop lourd pour lui. Mais ça n’était pas de ça qu’il s’agissait actuellement. Non, pour l’instant, à force de parents, il en était arrivé à lâcher le morceau. Il parait que c’est en assumant ce genre de faiblesses qu’elles finissent par ne plus nous blesser pour finalement devenir des forces. Made in ton copain.

Elle n’avait pas baissé les yeux, n’avait pas servi de pleureuse non plus, bien heureusement. Non, elle avait encaissé toutes ses paroles tintées d’humour noir avec un stoïcisme bien venu.

« Je te sortirai jamais le discours du : oh mon pauuuuvre, c’est horrible. Mais ton enfance elle est franchement moche. Et personne ne devrait avoir à vivre cela quoi qu’on en dise. C’est tout ce qui compte. T’aurais pas du vivre ça et c’est injuste, mais t’en fais pas, je continuerai à te traiter de sale con si nécessaire ! »
« Parfait alors ! Nan, sinon il faudrait encore que je prenne la peine de prouver que j’en suis un et … tu ne peux pas savoir à quel point ça demande énergie et réflexion en fait… »

Humour, toujours, ça ne changeait pas tellement. Ça ne changeait pas et pourtant, ça lui semblait toujours aussi étrange quand il entendait ce genre de discours. Pas qu’il ait eu souvent l’occasion de l’entendre puisqu’il n’y avait eu que Mack à le lui dire mais cette fois, cela venait de quelqu’un qui n’avait pas entrevu les choses comme la belle blonde l’avait fait. Et c’était des années et des années après qu’il ait accepté que sa voisine lui tienne ce discours, moins structuré, moins acceptable pour le petit garçon en colère qu’il était à l’époque aussi. Elle était une enfant aussi, il faut le garder en mémoire, et ça n’est pas simple pour une petite fille de s’exprimer comme il le faudrait. Cependant, tout comme Julian, elle l’avait fait avec sincérité et c’était ce qui comptait. Ainsi, cette fois, il ne s’était pas énervé contre celle qui tenait ce discours. Cette fois, il avait eu le temps d’intégrer le fait que ses schémas sociaux était faux et que ça n’était pas se remettre en question ou abandonner son identité que de l’accepter. Parce que c’était probablement ce qui s’était passé à l’époque, il y avait beaucoup songé depuis et, au moment où il avait entendu Mack lui dire que ça n’était pas normal, il s’était sentit agressé, mis en tors voire mis à nu et, clairement, il n’avait pas apprécié ça. Maintenant, les choses étaient différentes. Il acceptait que, non, un n’enfant n’avait pas à vivre l’enfance qu’il avait eu, et un adulte n’avait pas à accepter que de telles choses se passent. En revanche, il ne l’avait pas encore intégré. Il n’en avait pas conscience profondément. C’était des mots. Des mots qui l’interpellaient voire qui le mettaient mal à l’aise et le forçaient encor et toujours à reconsidérer un certain nombre de choses. Mais ça n’était que des mots. Pas encore une conviction profonde qui fait que l’on peut, peut-être, accepter certaines de ses erreurs pour passer à autre chose. Pouvoir se détacher des faux pas des autres, parce que ce ne sont pas eux qui nous moulent. Ils nous apportent juste des clés. Sauf que pour l’instant, au même titre que la belle rousse, ces clés, elles se modélisaient sous la force de la colère. Et c’était de ça dont il avait besoin pour avancer, pour affronter la réalité d’un monde pourri jusqu’à la moelle. Un jour, peut-être, cela changerait. Un jour, peut-être, il verrait aussi ce qui avait de l’importance positive dans l’existence de chacun et en ferait une force pour avancer.

« Pour moi tu n’es pas cet enfant maltraité. Tu es adulte qui a su évoluer, grandir malgré ce qui a pu lui arriver. Ça fait partie de toi mais ça te définit pas, ça n’explique pas tous tes choix. Ce serait donné trop de pouvoirs à ces connards qui t’ont fait du mal que d’attribuer ce que tu es à ce qu’ils t’ont fait. Et surtout, qu’importe ce qu’un Rivers doit être, tu es Alec, un être à part entière et si ce modèle t’emmerde t’as pas à le suivre. Alors certes, c’est pas facile d’aller contre ce qu’on nous a toujours appris même si on était déjà contre ce mode d’éducation. Ça reste en nous. Mais tu restes libre de tes choix. »

C’était ce qu’il pensait sans vraiment y croire. Mais ça faisait du bien de l’entendre d’autres lèvres. Peut-être en faudrait-il un certain nombre, de ces discours, pour qu’il finisse par les accepter plutôt que de faire comme si c’était déjà le cas. Cette fois-ci c’était donc à son tour d’acquiescer en silence. Il était d’accord, il prenait ces faits pour lui et avait besoin de les entendre. Mais il faudrait du temps pour qu’ils fassent leur chemin et pour qu’il finisse par s’accepter lui-même, avec ce qu’il avait de mauvais comme de bon.

La jeune femme avait avalé une gorgée d’alcool et, avec un petit sourire ironique, il avait tendu la main pour qu’elle lui donne la bouteille afin qu’il l’accompagne avant de lui rendre son bien.

« Enfin par contre faut que tu saches, maintenant que je sais ça, je vais plus te lâcher. Franchement, j’aurais jamais cru apprendre quoi que ce soit sur ta vie, tu es discret et je le respecte. Et ça va paraître niais ce que je dis mais… Ça me touche que tu me fasses confiance et du coup, je trinque à notre amitié ! »

Nouvelle lampée, et, cette fois-ci, il souriait franchement.

« Je note donc : très simple de la saouler via des histoires maladivement glauque sur mon enfance labourée. C’est bon à savoir. Fait gaffe, je m’en servirais ! »

Pourquoi être touchée qu’il lui parle ? Oui, ça lui échappait un peu. Du moins, ça ne rentrait pas dans certains de ses critères. Ce qu’il avait vécu et qui n’était pas simple à vivre ne regardait que lui et c’était déjà très étrange d’en parler, alors accepter que ça pouvait être quelque chose de positif qu’il en parle. Ça aussi il fallait que ça fasse son chemin tient.

« Je ne pensais pas dire quoi que ce soit sur moi à qui que ce soit non plus d’ailleurs. Mais bon, ton copain l’a su pendant halloween alors l’un dans l’autre, moi aussi je pouvais bien me servir de toi comme cobaye. »

C’était bizarre et maladroit ça. Qu’as-tu voulu dire au juste ?
Aucune idée.
Une justification ?

« Nan, je… lâche moi quand même de temps en temps. Nan parce que pour le coup j’suis pas sûr de très bien le vivre. Et j’suis pas particulièrement agréable quand on m’emmerde. Et s’inquiéter sur mon état mental, justement, ça m’emmerde. »

Il l’avait dit sur le ton de la blague, avalant quelques gorgées d’alcool au passage, souriant à la jeune femme. Mais dans le fond, ça n’était pas faux et il le savait très bien. Il n’appréciait pas qu’on le materne, c’était clair et net et ce, même si ça se faisait sous le signe de l’amitié. Même avec Mack ça avait du mal à passer parfois, c’était dire.

« En plus personne ne me croira jamais si je porte plainte pour harcèlement… »
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Jeu 26 Fév 2015 - 16:32

Confronter deux personnes blessées incapables d’admettre leurs souffrances s’avérait en fait être une expérience assez instructive. Julian et Alec ne fonctionnaient pas exactement de la même façon et le jeune homme était très clairement dans un état d’isolement et de repli bien plus avancé que la rousse qui arrivait encore un minimum à communiquer sur ses états d’âme. Cependant, c’était assez drôle de voir ce que cela donnait lorsque ces deux-là se retrouvaient à se confier, à rompre leur pudeur maladive pour lâcher quelques bribes… Ces rires étaient étranges. D’un côté ils étaient sincère, les deux jeunes gens se faisaient vraiment rire l’un l’autre, il y avait vraiment quelque chose entre eux qui faisait qu’ils avaient un humour assez semblable. Cependant, il y avait aussi beaucoup de retenue derrière ces rires. Ils permettaient de cacher tout ce qu’ils n’osaient pas s’avouer, toute cette timidité, cette fierté qui faisaient qu’ils ne pouvaient jamais parler des choses tristes en ayant les larmes aux yeux, qu’ils ne pouvaient jamais livrer leurs états d’âme en adoptant une mine de circonstance. Ils avaient toujours besoin de se cacher derrière l’amusement, derrière ce brin de folie qui les empêchait de tomber dans le pathos. Alors oui, même lorsqu’Alec et Julian décidaient de s’adonner à une session confidence, de loin, on pouvait avoir l’impression qu’ils étaient juste en train de se comporter comme à leur habitude, en buvant et en riant comme des petits fous. Ils étaient incroyables… Mais ce n’était certainement pas maintenant qu’ils allaient changer. Alors, lorsqu’Alec fit une blague sur le fait que Ju’ trinquait à ses confidences, premièrement elle ne fut en aucun surprise mais en plus, cela la fit franchement rire.

« Mince j’avais oublié qu’il fallait que je me méfie de toi… Mais en même temps, tu comptes t’en servir pour quoi ? »

Sourire en coin, petit haussement de sourcil… Bah vas-y mon petit Alec, dis-moi tout… Julian riait en elle-même, jubilant de cette situation. Elle aimait toujours autant provoqué mais se demandait bien ce que son camarade de maison pouvait répondre à ça. Parce qu’il devait bien se douter que s’il essayait quoi que ce soit il risquait fort de s’en prendre une de la part de Jeroen. Bon Julian pourrait peut être éventuellement le défendre, comme elle l’avait fait face à Ricardo mais ça, ça dépendrait de son humeur. D’ailleurs quand on parle du loup… Alec expliqua à la rousse que cela ne faisait pas non plus partie de son plan de départ de se confier mais que vu que son cher non-copain avait déjà eu un aperçu de tout ça. Ju’ haussa un sourcil. Ah oui, elle ne le savait pas ça. En même temps, c’était une bonne chose, ça prouvait que ce cher Jer’ savait réellement garder un secret et qu’il avait un grand sens de l’amitié. Elle respectait ça, sachant bien qu’elle ne pouvait pas tout savoir même s’il fallait bien avouer qu’elle adorait tout contrôler.

« Bizarrement, le mot cobaye dans ta bouche prend tout de suite des connotations étranges ! »

Bon Julian voulait bien avouer que celle-là était plutôt facile. Mais elle n’avait pas pu s’en empêcher, c’était trop tentant. Et puis, il lui tendait des perches aussi alors il devait bien s’attendre à recevoir en retour une belle réplique cinglante de la part de sa très chère amie, sinon il se serait très certainement senti trahi. Bon malgré l’ambiance rigolade, Alec fit doucement une petite mise au point. Certes il n’avait pas changé de ton, toujours en train de rire, mais la rousse avait très bien compris que le message était sérieux et qu’il ne disait pas ça juste pour la blague. Sourire. Pour qui il la prenait, franchement ? Il pouvait vraiment imaginer Julian en maman poule à être toujours sur son dos, à surveiller ses moindres mouvements ? Certes elle irait vers lui lorsqu’elle sentirait que quelque chose n’allait pas mais elle respectait le silence. Elle savait ce que c’était que d’avoir besoin d’être seule face à ses problèmes, d’avoir besoin de réfléchir et de souffrir dans son coin pendant un temps. Alors jamais elle ne se permettrait d’envahir de manière trop nette son espace vital. Enfin, malgré la discrète mise au point, il n’avait pas perdu son sens de l’humour.

« T’inquiète pas, je te surveille, mais je te laisse vivre. Et puis, j’ai déjà ma vie à assumer, pas besoin en plus de subir la tienne vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et je ne harcèle pas les gens, même si certains en rêvent… C’est peut-être pour ça qu’on ne te croirait jamais ! »

A la tienne mon chou ! Julian lui fit un sourire et bu de nouveau. Elle jeta alors un rapide coup d’œil à ce qui était en train de se passer dans la salle commune. A vrai dire pas grand-chose. Au moins personne n’était en train de les espionner. Non elle n’était pas mégalo, elle en jouait juste. Mais elle connaissait aussi bien ses petits camarades et savaient qu’ils attendaient parfois un simple détail pour lancer des rumeurs. Elle savait par exemple très bien ce que les amis de Jeroen avaient pu dire sur elle et elle n’avait pas envie qu’ils ramènent encore des saletés à ses oreilles. Si certains aspects de sa réputation l’amusaient beaucoup, si elle aimait être cette jeune femme désirée, qu’on trouvait belle et charmeuse, elle se considérait comme libérée et non comme une fille de basse vertu et en avait un peu marre d’entendre sans cesse les propos moralisateurs de certains. Bref, elle avait donc jeté un petit coup d’œil histoire de s’assurer qu’elle n’avait personne à transformer en fouine.

« Par contre je pourrais faire un truc rigolo : de trouver une copine pour qu’elle veille sur toi ! »

Julian servit alors à Alec son plus beau sourire faussement innocent. Par réflexe, elle était déjà en position de défense au cas où il veuille l’attaquer d’une quelconque manière pour avoir dit ça, genre en la chatouillant. Elle cherchait la merde et savait maintenant qu’elle devait se préparer à des possibles contre-attaques physiques ou verbales, Alec était comme elle, pas du genre à se laisser faire. Cela ne l’empêcha pas pour autant d’en rajouter une petite couche.

« Y’en a pas une qui te plait dans le Château ? Enfin au-delà d’une attirance purement physique bien sûr parce que là je sais déjà à peu près qui il y a sur ta liste ! »

Smile.
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Dim 15 Mar 2015 - 22:54

Ça n’était pourtant pas bien compliqué d’avouer que, oui, certaines choses lui faisaient du mal. Admettre qu’il ne maîtrisait pas tout et que, parfois, il se sentait simplement désemparé, furieux et mal face au présent ou au passé. Il n’y avait là dedans rien de honteux pourtant. Personne ne peut tout gérer, tout encaisser parfaitement. Il est normal d’exprimer de la douleur quand il nous arrive quelque chose d’inapproprié, d’injuste voire même de terriblement violent. Tout comme il ne devrait pas être normal de se sentir systématiquement coupable. Pourtant c’était ainsi qu’il avait grandit, ainsi qu’il avait apprit à vivre et, forcément, une éducation, ça ne s’efface pas comme ça, même quand on joue le rebelle contestataire. Etrangement, depuis qu’il était passé du stade d’enfant à celui d’un presque adulte, il avait tenté de mettre sa famille en défaut, de leur faire mal, de leur faire payer certaines choses. Parce que, oui, c’était ce qu’il faisait. Mais quand il s’agissait de le dire de face, d’affronter de front ce qu’il leur reprochait réellement, là, il n’y avait plus personne. Tout comme il ne leur avait jamais dit. Il ne l’avait d’ailleurs probablement jamais exprimé d’une quelconque manière que ce soit, même en pensées. Jamais concrètement, précisément. C’est comme ça. Peut-être que cela voulait dire quelque chose en psychologie. Peut-être d’ailleurs qu’il devrait aller y faire un tour, chez cette chère personne qui exerçait cette profession au sein du château.  Sa présence était d’ailleurs tout à fait légitime. Julian pourrait peut-être également y trouver un certain soulagement. Sauf que ni l’un ni l’autre ne sauraient probablement comment s’y prendre face à une telle personne. Le cheminement qui pourrait les amener là bas n’avait rien de naturel pour eux. Ils venaient déjà de faire un énorme pas, là, à l’instant. Un pas et on se rattrape. Un pas et on parle d’autre chose. Et vite. Parce que personne n’aime s’attarder sur les emmerdes des uns et des autres si ? Si. C’est même souvent le principe d’un grand nombre d’amitiés. Oui, d’autres peut-être. Pas eux. Eux, c’était le genre à boire et à rire naturellement quand tout s’écroule parce que c’est comme ça et que c’est mieux ainsi. En quoi parler de ce qui pose problème ou fait souffrir fait avancer le schmilblick hein ? Evoquer les choses, ok. Proposer des solutions, gérer le problème oui. Faire une séance de psychanalyse, là, il n’y croyait pas trop. Ça n’était pas pour ça qu’ils rejetaient les autres. Julian était ainsi et il ne s’était jamais sentis mis de côté, au contraire, elle avait l’intelligence de lui dire que s’il avait besoin, elle était là, même si ça n’était pas la chose la plus évidente au monde pour lui. Et lui… lui il essayait de ne pas trop se conduire en con quand elle avait besoin de lui. Et malgré quelques rechutes, ça n’était pas si mal si ?

« Mince j’avais oublié qu’il fallait que je me méfie de toi… Mais en même temps, tu comptes t’en servir pour quoi ? »
« Comment tu fais pour oublier un truc pareil ? »

Là était la question.

« Et j’en sais rien, les plans machiavéliques avec un quart de bouteille dans les veines, ça ne vient pas comme ça ! J’sais, ça parait parfaitement naturel comme ça mais en fait ça réclame une énergie incroyable ! … et là j’suis flagadouille. Pas d’énergie. Pouf. Coupe du moteur. »

Et il se laissa s’effondrer dans le fauteuil comme si aucun muscle ne le portait.

Non parce que là tout de suite, il n’avait pas la moindre idée de la manière dont il pourrait se servir de ça. Parce qu’il n’y avait pas songé, oui, essentiellement. Pour ce qui était de se prendre un coup de la part de Jeroen, honnêtement, il n’en avait pas grand-chose à foutre mis à part qu’il s’entendait relativement bien avec le jeune homme et que c’était quelque chose d’assez rare avec les hommes. Alors autant ne pas gâcher ça. Maintenant, il le lui avait dit : il n’avait rien à craindre de lui. Oui, il s’était passé un truc entre Julian et lui. Mais ce truc était diamétralement opposé à ce qu’il vivait avec elle. Peut-être que ça n’était pas clair pour le Serpentard mais pour Alec, ça voulait simplement dire qu’il n’avait pas à s’en faire. Il ne serait pas plus que ça pour Julian, un bon ami qui sait comment foutre un bordel monstre dans un bureau tout en éparpillant des affaires partout. Ok, ça, c’était mieux qu’il ne le sache pas. Nan, sérieusement, il n’avait pas beaucoup de considération pour la notion d’amour quand il s’agissait de lui mais restait respectueux des autres, surtout quand il tenait à eux. Même si ça ne se voyait pas franchement au premier abord. Ni au second. Ni à ceux d’après en fait. Mais bon. Julian, au moins, l’avait compris sans qu’il n’ait eu à dire quoi que ce soit, sa réaction quand il s’était rapproché d’elle quelques instants plus tôt le lui prouvait et il n’avait pas besoin de plus. C’était déjà beaucoup … et pas franchement fréquent.

« Bizarrement, le mot cobaye dans ta bouche prend tout de suite des connotations étranges ! »

Petit regard lubrique.
Ahem.
Quoi ? Je disais quoi déjà ? Ah oui, respect des couples, amitié platonique, éviter les allusions et… wait a minute.

Non, ça n’était pas ça, qu’on soit clairs. Il ne ferait rien pour l’éloigner de Jeroen et il ne ferait rien qui, sur le plan physique puisse blesser leur relation ou même leur amour propre. Plus le sien à elle pour le coup. Non parce que question physique entre lui et Jero, là au moins, il pouvait être rassuré, ça ne risquait VRAIMENT pas. Mais outre son léger souci avec l’homosexualité lorsque celle-ci se raccrochait de près ou de loin à lui… non, vraiment, il n’y avait pas de raisons que ça se passe mal. Les blagues, allusions et déconnades, en revanche, n’entraient, à son avis, absolument pas dans le deal.
De toute façon, ils se voyaient mal agir différemment. Ils n’étaient ni l’un ni l’autre, pas vraiment du genre à changer énormément pour quelqu’un. Et donc, non, il ne la voyait pas en maman poule. Cela dit, il y avait certaines choses à rappeler, des cadres à poser et c’était ce qu’il faisait.

« T’inquiète pas, je te surveille, mais je te laisse vivre. Et puis, j’ai déjà ma vie à assumer, pas besoin en plus de subir la tienne vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et je ne harcèle pas les gens, même si certains en rêvent… C’est peut-être pour ça qu’on ne te croirait jamais ! »
« Hm. Bon bah je continuerais d’en rêver en secret alors ! »

=D

Oui, il aimait ça, tout renversé à la dérision, sans arrêt. C’était tout de même une manière moins académique de passer à autre chose sans se prendre la tête. Parce que la question était là, éviter de ressasser et de passer des heures sur des sujets pas tout à fait agréables pour ne pas dire chiants. Car oui, le fait qu’elle n’allait pas le couver n’était pas en soit quelque chose de négatif, le pourquoi ils en étaient là l’était et, clairement, c’était bon, ils avaient parlé – quelque chose comme six secondes – et c’était bien assez. On passe à autre chose.

« Par contre je pourrais faire un truc rigolo : de trouver une copine pour qu’elle veille sur toi ! »

La bouteille au bord des lèvres, il avait arrêté son geste, abasourdi. Les yeux mi-écarquillés de surprise mi- sceptique, le jeune homme avait mit quelques fractions de secondes avant de baisser la bouteille pour l’encourager à continuer. L’air de dire « vas-y, continue, ça a l’air tellement absurde que ça peut être drôle ».

Pas de chatouilles non. Bah non, ça n’est pas drôle, elle s’en doute ! Voyons ! Un peu de logique !

« Y’en a pas une qui te plait dans le Château ? Enfin au-delà d’une attirance purement physique bien sûr parce que là je sais déjà à peu près qui il y a sur ta liste ! »
« Ouais je songe d’ailleurs à rendre cette liste publique. »

Comme ça il y aura une bonne petite centaine de Ricardo à venir tenter de lui retourner le crâne. Such a funny moment it could be. C’est anglais ? Je ne sais pas. Je suis une bille en anglais. Voilà, c’était l’intervention très utile de la joueuse.

« Nan, sérieusement : première chose… »
Petite pause pour rendre ce moment solennelle.

« POUR QUOI FAIRE ? Nan, mais sérieusement, quelle serait l’utilité de la chose ? »

Une petite amie.
La chose.
Tout à fait.
Alec tu vas t’en prendre quelques unes et tu ne pourras pas dire ne pas les avoir mérités.
L’avantage c’est que ça, tu ne le dis jamais d’ailleurs.
Réaliste : c’est bien !

« Et ensuite… j’ai déjà quelqu’un comme ça dans ma vie. L’attirance physique, la complicité, l’affection, l’entraide, la compréhension mutuelle et la protection. L’amour aussi si vous voulez tous partir sur des notions étrangement culcul. Quelqu’un à toujours veillez sur moi alors que ça doit faire 15 ans que je tente de la virer. Tête de mule. Assez pour que je ne sois pas loin de capituler. Assez pour surveiller ses arrières à elle aussi. »

Bug en fixant sa bouteille dont il faisait tournoyer le liquide d’un air distrait.

« Ça y est, l’alcool tape assez violemment pour que je raconte de la merde. »

Pourtant lorsque les images glissaient dans sa mémoire, c’était un élan soudain et tout à fait classique qu’il éprouvait pour Mack le faisait sourire tendrement. Quelle con celle-là. Nan mais c’était vrai, il n’y avait qu’elle pour voir tout ce qu’elle avait vu, pour subir toutes ses crises, ses tentatives de rejets, tout, sans pour autant le dégager de sa vie. C’était elle qui en savait le plus, elle qui s’était trouvé en plein dans le bordel que constituait sa vie mais qui n’en serait sortie pour rien au monde. Elle qui l’aimait assez pour ça. Et, oui, bien sûr qu’il bouillonnait d’affection pour elle. Ça ne pourrait pas changer.

Ce qui les liait était évident pour lui. Leur statut en dehors de toute notion de couple évidemment également. Il ne pouvait clairement pas en être de même pour tout le monde.
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Sam 21 Mar 2015 - 11:31

Alec flagadouille… Franchement c’était un spectacle à ne pas manquer ! Déjà que le mot en lui-même amusait beaucoup Julian mais voir son camarade s’écrouler sur le fauteuil comme un pantin désarticulé ça n’avait pas de prix. Et puis, il fallait bien avouer qu’elle n’était pas tout à fait convaincu par ce qu’il venait de dire. C’était un petit malin et elle était sûre que même complètement alcoolisé il était encore capable d’élaborer des stratégies tout à fait surprenantes. Et puis, elle voyait bien que lorsqu’il s’agissait de faire des sous-entendus étranges, il était toujours prêt ! En effet, alors que la rousse évoquait l’ambiguïté de certains de ses propos, il ne pu s’empêcher de lui lancer un regard parfaitement lubrique. Là elle explosa de rire une fois de plus. Auparavant, ce regard l’aurait beaucoup amusé et la jeune femme aurait sans doute joué la carte de la séduction à fond. Mais là c’était différent. Premièrement sa relation avec Alec avait changé. Bon après, elle n’aurait pas dit non au fait d’être son ami plus plus… Hum. Mais bref. Maintenant elle était avec Jeroen et même si elle pouvait trouver certains hommes très beaux et très attirants, ils ne représentaient plus un point d’attrait comme avant. Il n’y avait qu’avec Jer’ qu’elle avait vraiment envie de s’abandonner et c’était très bien comme ça. Mais no offense Alec, t’es toujours aussi sexy et si un jour par malheur je suis de nouveau célibataire je viendrai me réconforter dans tes bras. :roll :

En tout cas, Ju’ pouvait se réjouir d’une chose, l’atmosphère s’était détendue. Maintenant que les sujets douloureux avaient été abordées, maintenant qu’ils avaient fait le point sur leurs blessures mutuelles, les deux garnements semblaient beaucoup plus emprunts à la déconnade. En même temps ce n’était pas très étonnant quand on savait que ces deux là avaient à peu près le même mode de fonctionnement. Ils n’aimaient pas parler d’eux, s’exposer, se montrer sous un angle de faiblesse. Alors dès qu’ils le faisaient, que ce soit l’un ou l’autre, il fallait ensuite qu’ils repartent dans leurs retranchements en allant sur des terrains plus légers et surtout sur lesquels ils savaient se balader avec aisance. Or on pouvait dire que boire et raconter des conneries faisait partie des spécialités de la rousse. Il était rare qu’elle fasse un faux pas en la matière et elle savait toujours comment entraîner les gens autour d’elle. Et cette fois-là, l’inspiration ne lui manquait pas. L’air de surprise qu’Alec avait affiché lorsqu’elle lui avait parlé d’une petite copine n’avait pas de prix. C’était tout simplement magique. Il venait de prouver que l’expression « air de merlan frit » était tout à fait justifiable. Hum, enfin, elle devait rester concentrer.

« Non, tout le monde aurait envie de te tuer si tu faisais ça mais tu peux me le dire à moi, c’est différent ! »

Julian la commère pouvait aussi garder des secrets. Et puis ce n’était pas comme si elle avait encore des milliards de gens à qui raconter des potins vu que beaucoup de ses amies s’étaient éloignées. Et puis de toute façon c’était Alec, elle ne raconterait pas sa vie à tout le monde. Elle pourrait lui faire croire pour l’emmerder mais ça s’arrêtait là. Enfin, ça ne servait à rien de chercher un sujet pour l’embêter parce que celui-ci semblait parfait. Lorsqu’il finit par lui demander qu’elle serait l’intérêt de tout ça, après avoir amené la chose d’un air très sérieux, Ju’ se mit de nouveau à rire. Elle allait vraiment passer pour une dingue auprès de tous les gens qui étaient encore présents dans la salle commune. Mais bon c’était pas comme si elle en avait quelque chose à faire.

L’hilarité de Julian se calma cependant peu à peu alors qu’Alec se décidait finalement à répondre sérieusement à sa question. A la place du rire, il n’y eut plus qu’un petit sourire. Oui elle trouvait ça attendrissant, oui son petit cœur de jeune fille trouvait cela adorable. Mais elle ne l’avouerait jamais. Non seulement parce que ça rendrait Alec dingue et puis, parce qu’elle n'avait clairement pas envie de passer pour ce genre de filles complètement niaises. Mais malgré tout ça restait touchant. Bon bien sûr, il fallait que son aîné se cache derrière sa coquille en évoquant l’alcool. Pour la peine, la rousse lui arracha la bouteille des mains et avala à son tour une bonne gorgée. Elle sentait que ses idées commençaient à être plus floues et qu’elle parlait avec encore plus d’aisance qu’à la normale. Mais ça ne la préoccupait pas plus que ça.

« J’aimerais bien la rencontrer cette fille parce que pour te supporter depuis 15 ans elle doit avoir une sacrée force de caractère. »

Ju’ adressa alors à un Alec à un grand sourire enfantin, comme pour signifier que ce qu’elle venait de dire était totalement innocent… Oui bon certes ce n’était pas forcément ultra crédible mais bon, elle s’amusait. Et puis, il y avait une part de vérité dans ce qu’elle venait de dire : elle avait vraiment envie d’en savoir plus sur cette fille. Il fallait qu’elle mène sa petite enquête ! Bon peut être que ce n’était pas du goût de son ami et qu’il allait criser mais elle savait être très discrète.

Soudainement, la rousse décida de se lever du fauteuil pour se planter en face d’Alec. Prenant une nouvelle gorgée dans la bouteille qui commençait à se vider à vue d’œil la jeune femme posa ses mains sur ses hanches, l’air déterminée. Oui elle devait faire un peu peur comme ça surtout que son mouvement ne venait de nulle part. Mais c’était du Julian tout craché ça. Enfin du Julian alcoolisé tout craché plutôt.

« J’vais d’apprendre un truc mon garçon ! Les mots on s’en fout. Tu crois vraiment qu’avec Jer’ on passe notre temps à essayer de définir notre relation ? … La réponse est non si tu en doutais. L’important c’est qu’il y a quelque chose entre cette nana et toi et que mine de rien, ce genre de relations, ça peut t’aider à surmonter une masse de trucs ! Crois en mon expérience !... Et surtout ne dit à personne que je viens de dire ça sinon je te pends avec tes propres boyaux. »

La délicatesse incarnée. Pour qui en doutait, Julian venait d’apporter une nouvelle preuve de sa finesse, de sa féminité, de sa douceur innée… Hum. En même temps elle s’en fichait de passer pur une fille parfaite, bien comme il fallait. Elle était elle-même et ce n’était pas parce que dans son cerveau c’était le bordel qu’elle allait se priver de ce genre de moments où elle pouvait être elle, tout simplement. La rousse retourna finalement s’asseoir à côté d’Alec en poussant un long soupir.

« Je crois qu’on encore bien du chemin à faire… »

Et oui… Ces deux là ressemblaient quand même un peu à des cas désespérés sur certains bons. Mais au moins, ils en avaient conscience, c’était déjà ça !
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Sam 4 Avr 2015 - 18:23

« Non, tout le monde aurait envie de te tuer si tu faisais ça mais tu peux me le dire à moi, c’est différent ! »

Mais non ! La majorité du château était au courant de quel con il était n’est-ce pas  Ils savaient aussi qu’en règle générale, quand les jeunes femmes disparaissaient lors des soirées, il y avait une chance sur deux pour que ça soit avec lui. À partir de ce constat, il pouvait comprendre un certain agacement de la gente masculine mais il fallait aussi accepter les choses et arrêter de lui tomber dessus toutes les deux secondes pour la même raison. C’est vrai quoi ! C’est lassant à la fin ! Et puis ils étaient systématiquement deux (au minima, je veux dire, ahem) dans l’histoire, non ? Alors pourquoi les claques étaient focalisées sur lui au juste ?  C’est limite sexiste votre histoire. Elles sont capables de prendre leurs décisions, il me semble. Après le principe des femmes pécheresses qui attirent les hommes dans leurs filets et qui sont donc toujours responsables si un viol leur tombe sur le coin du nez, voilà que les rôles tendaient à s’inverser ! Non, il ne disposait pas d’une sorte d’élixir pour les attirer dans son lit. Elles le faisaient en toute possession de leurs moyens (du moins, en règle générale, ou sinon, lui non plus n’était pas tout à fait sobre) et le faisaient parce qu’elles en avaient envie, pas parce qu’elles s’étaient laissées emberlificotées ou autre. Non, parce que c’est limite insultant pour chacun cette histoire à force ! Merde quoi.

« Toi, t’es en manque de potins surtout ouais ! »

Lui donner une liste de celles qui l’attiraient d’un point de vue autre que physique ? Pour qu’il y ait quelque chose entre eux ? Oulah, ça ne risquait pas d’être simple comme histoire. Et, surtout, il n’avait envie de rien de sérieux et, ça, la jeune femme en avait conscience. C’était d’ailleurs probablement pour ça qu’elle lui avait posé la question. Non, vraiment, les histoires de couples, très peu pour lui. S’il y en avait qui l’attiraient d’un point de vue autre que physique ? Oui. Oui, heureusement, tout de même, il n’était pas totalement superficiel. Pas à ce point. Sauf que ces filles là, loin d’être considérées comme de potentielles petites amies, elles étaient tout simplement ses amies. Elles étaient celles qui le faisaient rire, celles qui le surprenaient, qui avaient toujours quelques piques à lancer, quelques réflexions malignes à exprimer. La notion du couple, elle-même lui échappait totalement. Il avait ce qu’il lui fallait. Il avait probablement plus actuellement au niveau des relations humaines qu’il n’en avait jamais eu. Il avait même un début de relation amicale avec Logan et Jeroen. Et un début de relation non meurtrière avec Enzo. Oui, vraiment, son relationnel positif c’était bien amélioré depuis qu’il était ici, loin de l’influence parentale.

S’il était plus facilement capable de se lier avec des femmes, c’était peut-être d’ailleurs simplement dû au fait que, petit, les seules personnes qu’il estimait et avec qui il était capable d’échanger autrement que dans une relation de confrontation, c’était sa sœur et Mack. Etant donné qu’il s’agissait là de son seul apprentissage en relations humaines, il était logique qu’il ait projeté ça sur sa vie d’adulte non ? Trêve de psychologie. Il avait donc tout naturellement fait le lien vers Mack. Car oui, quelqu’un pour se soucier de lui, pour être toujours là, pour se mettre en danger, même, pour aller l’aider – chose qu’il était loin d’apprécier – il avait quelqu’un. Quelqu’un qui représentait tout pour lui, mais qui ne serait jamais ce qu’on avait prévu entre eux deux. Même si elle aurait bien aimé qu’ils soient en couple, il le savait très bien. Mais les choses étaient mieux ainsi. Ils avaient trouvé un équilibre, et ni l’un ni l’autre ne gagneraient quoi que ce soit à le briser.

« J’aimerais bien la rencontrer cette fille parce que pour te supporter depuis 15 ans elle doit avoir une sacrée force de caractère. »

C’est quoi ce sourire ? Sérieux ?
Il avait éclaté de rire devant son air angélique totalement feint.

« Ouais, elle est résistante, j’ai jamais vu ça. Plus tête de mule, tu meurs. Même moi j’ai fini par arrêter de tenter de la virer de ma vie, c’est dire ! »

Et c’était vrai. Sa première réaction face à la jeune femme avait été de la virer, encore et encore. Comment tout c’était goupillé au juste ? Il en avait un souvenir un peu flou et probablement modifié par le temps et l’effacement des souvenirs. Mais il savait qu’il avait été injuste avec elle un nombre incalculable de fois. Il l’avait blessé, chaque fois plus fort, il lui avait fait mal, il avait été salaud et s’était comporté en con. Mais elle avait comprit. Lui non. Il n’avait jamais su pourquoi elle s’était accrochée comme ça à déceler la vérité, à lui donner une chance, une seconde et une n-ième. Mais elle avait tenu, jusqu’à comprendre qui il était réellement. Et à partir de ce moment là, elle lui avait fait comprendre qu’elle serait toujours là, qu’importe à quel point il chercherait à la virer de sa vie. Parce qu’il en avait besoin, peut-être. Parce qu’il s’était laissé faire à un moment donné, il n’en savait rien. Mais elle était là. Elle avait réussi à gratter la couche de mensonges pour réussir à croiser la personne réelle qu’il y avait là-dessous.

Quelque part, elle n’avait pas eu le choix. Après tout, ils étaient liés depuis tout jeune de par leurs parents. Mais bon. Elle avait été de son côté, et c’était la première et seule personne à le faire réellement. Alors, oui, c’était la seule personne qu’il aime à ce point. Celle qui comptait plus que tout à ses yeux. Mais il n’y aurait rien de plus entre eux.

Il se rendit compte qu’il avait déconnecté quelques secondes en voyant du coin de l’œil Julian se lever et se planter face à lui. C’était donc avec un regard presque ahuri qu’il l’avait regardé mettre ses poings sur ses hanches presque violemment.

« J’vais d’apprendre un truc mon garçon ! [...]
« Oui, maman, répand ta parole, je suis toute ouïe. »

Désolé.
Ça a un peu cassé ton sérieux avoue ? Avoue que tu as envie de rire, là, tout de suite, derrière ton ton presque sévère, tes yeux brillent comme quand tu manque d’exploser de rire.
Face à son air d’institutrice, lui, était resté parfaitement détendu, posant un bras sur le dos du canapé, dans un air parfait du sale gosse qui se moque de la personne en face de lui qui tente de lui expliquer la vie.

[...] Les mots on s’en fout. Tu crois vraiment qu’avec Jer’ on passe notre temps à essayer de définir notre relation ? … La réponse est non si tu en doutais. L’important c’est qu’il y a quelque chose entre cette nana et toi et que mine de rien, ce genre de relations, ça peut t’aider à surmonter une masse de trucs ! Crois en mon expérience !... Et surtout ne dit à personne que je viens de dire ça sinon je te pends avec tes propres boyaux. »
« T’es mignonne à vouloir me faire entendre raison, j’te jure. »

Mignonne. Boyaux. Menaces.
Tout est parfaitement normal. Cette conversation ne semble pas abracadabrante du tout.

« Et… j’ai jamais dit le contraire. J’veux pas définir ce que c’est, juste ce que ça ne sera pas. Sinon c’est elle qui en souffrira. Parce qu’on n’a pas les mêmes attentes. Et c’est pas ce que je veux. »

Tu sais que tu n’as jamais dit ça tout haut jusqu’ici ? L’alcool, c’est mauvais chez toi. Depuis quand t’es aussi loquace ? Aussi honnête, surtout en fait. Probablement parce que, là, il avait ce qui se rapprochait le plus d’une conversation normale entre amis. Il lui faisait confiance, et ça valait de l’or.

Souriant, il la regarda se laisser tomber à ses côtés.

« Je crois qu’on encore bien du chemin à faire… »
« C’est vrai ! T’es pas encore au point pour faire la flagadouille ! »

=D

Eh bien quoi ?

« Bon, ok, et plutôt que de parler de moi, elle se résume comment, ‘ton expérience’, madame bon conseils ? Enfin si tu veux. J’me demande juste ce qui a pu vous réunir vous deux. Mais si tu n’veux pas… passe-moi la bouteille au moins ! »

Non, je ne me redresserais pas.

« Ouais, mes abdos font grève, j’peux pu me redresser. Ils n’ont pas cicatrisé ! »

Tu sais qu’elle n’est probablement même pas au courant de cette histoire d’opération ? Et donc du fait que tes abdos tout à fait esthétiques et sympathiques à voir au réveil, comme disait Elwynn ont été sauvagement charcutés. Les pauvres.
Merci aux heures de sport le matin pour t’isoler. C’était pour ça en fait, avoue. Pour retrouver ton physique. Petit sacripant !
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Mer 8 Avr 2015 - 12:48

Julian en manque de potins? Non impossible… Avant, lorsqu’elle traînait avec sa petite bande, elle était toujours au courant de tout, glanait des informations sur tout le monde et pouvait répandre ce qu’elle voulait dans les murs du Château. Désormais la tâche lui était bien plus difficile. La jeune femme fréquentait moins ses anciennes amies. Certaines pourtant étaient prêtes à renouer avec elle malgré son statut de sang mais la rousse se sentait comme dans un autre monde. Alors elle leur parlait mais ce n’était plus pareil. Donc oui, elle n’avait plus le privilège d’avoir des potins sur tout le monde et cela lui manquait indéniablement. Mais en ce qui concernait Alec c’était un peu différent. Il était son ami alors ce qui ne le concernait ne relevait pas du simple potin mais de choses bien plus intéressantes. Elle voulait savoir des choses sur lui et le maquer parce qu’elle se disait que cela pouvait lui faire du bien. Bref, elle n’était pas juste en manque de potins mais la réflexion de son ami l’avait tout de même fait rire. En tout cas, elle ne l’avait pas arrêtée. Et heureusement d’ailleurs puisqu’elle pu glaner quelques informations de plus sur cette mystérieuse jeune femme. Une tête de mule? A croire qu’il n’y avait que ce genre de filles pour supporter le vert… Bah quoi? On pouvait pas dire que la rousse était du genre résignée et du peu qu’elle avait pu voir de Jordane et Sovahnn… Oui Alec attirait tous les types de femmes mais lorsqu’il s’agissait de ses amies il préférait apparemment celles avec un sacré caractère. Tant mieux. Julian aurait eu dû mal à faire ami-ami avec une pimbêche molle juste pour lui faire plaisir. Bah quoi? Autant être honnête tout de suite:

En tout cas, Ju’ se sentait en forme et avait bien l’intention de continuer un peu à creuser en ce qui concernait Alec et ses relations. Et bien évidemment elle n’avait pas pu s’empêcher de lui déclamer une petite leçon. Sauf qu’elle avait faillit ne pas y arriver. En effet, alors qu’elle s’était levée et venait tout juste de se lancer dans sa tirade, le vert l’avait appelée “maman”. Et ça, c’était juste trop difficile à assumer. La jeune femme avait pouffé mais avait ensuite mis tout son sérieux possible à disposition pour ne pas craquer. Elle voulait lui faire passer le message et elle ne devait pas se laisser avoir par ses tentatives de brisage de sérieux! Oui tout à fait! Parce qu’il semblait déterminé le mignon à mettre tout son discours par terre. Oui elle voulait lui faire entendre raison même si ça semblait vain. Enfin, quand il lui expliqua un peu mieux la situation elle décida de le laisser tranquille pour le moment. Mais pour le moment seulement. Elle allait mener sa petite enquête et ensuite elle reviendrait à la charge parce que quelque chose la dérangeait dans cette histoire. Et si Alec se mentait à lui-même? Humhum… Elle allait devoir accorder du temps à tout ça!

“C’est parce que j’ai naturellement trop de classe pour faire une parfaite flagadouille!”

Tu veux faire le con? Deal, je suis très forte à ça aussi et mes chevilles vont très bien! Julian avait répondu à la vanne d’Alec avec le sourire mais aussi avec un air faussement hautain dont elle avait le secret. Après tout, après tant de temps à mépriser la moitié de la population de ce Château, elle était plutôt forte à ce petit jeu. Bon sauf que là, elle était loin de le mépriser pour de vrai. Il s’agissait d’Alec, jamais elle ne pourrait ressentir de mépris à son égard. Bon sauf s’il se mettait à se dégrader dans son choix de conquêtes mais ça c’était un autre débat. Braiphe.

Alec avait finalement décidé de dévier la conversation, voulant apparemment en savoir plus sur sa relation avec Jeroen. Ah oui vraiment? Es-tu réellement prêt à accueillir tant d’amour? Julian allait lui répondre mais bugua lorsqu’il parla de ses abdos. Cicatrisés de quoi? Il avait eu une césarienne récemment où ça se passait comment? La rousse attrapa donc la bouteille et lui tendit mais d’un air déterminé et aussi sérieux que l’alcool lui permettait.

“Je te raconte tout ça mais après tu devras m’expliquer pourquoi tes abdos n’ont pas cicatrisé mon chou!”

Ju’ n’attendit même pas de réponse de la part d’Alec. Pour elle, il était clair qu’il n’avait pas d’autre choix que d’accepter son deal et qu’il allait donc le faire. Oui l’alcool la rendait un peu moins stratège qu’elle ne pouvait l’être en temps normal mais ce n’était pas comme si elle y attachait beaucoup d’importance. Elle n’avait pas peur, elle ne craignait pas d’abaisser ses défenses en présence d’Alec alors autant accepter d’être moins habile. Et puis, avec tout ce qui se passait dernièrement, elle avait besoin aussi de décompresser, d’oublier et de ne plus toujours être combative ou sur la défensive. Ça elle le réservait pour les moments où c’était vraiment vital.

“En fait à la base, on a commencé un petit combat verbal. On jouait un peu au plus malin et au plus fin. Puis on a recommencé dans une autre salle mais une salle cheloue, et j’ai voulu le battre en utilisant mes atouts naturels sauf que… Ça a eu plus d’implications que prévu.”

Oui quand elle y repensait, tout s’était passé très vite entre eux. A la base, il n’était pour elle qu’un jouet de plus, un type intéressant et mignon qu’elle afficherait volontiers sur son tableau de chasse. Mais rien de plus. Jamais elle n’aurait pu imaginer qu’une relation allait se nouer entre eux, qu’ils allaient devenir ce qu’ils étaient maintenant.

“Je pensais pas que ça deviendrait sérieux. Tu me connais là-dessus… Mais il était différent. Et il m’a soutenu quand c’était vraiment le bordel. Il n’a rien à voir avec les tous les types que j’ai pu mettre dans mon lit, il avait une façon particulière de me regarder…”

Julian devait bien l’avouer, elle avait du mal à expliquer tout ça. C’était juste des faits, Jeroen était important à ses yeux, son cœur devenait dingue quand il était dans les parages et elle ne s’imaginait pas avancer sans lui. Parce qu’il était son repère, sa bouée, mais aussi celui qui savait la faire sourire en un rien de temps. Ouah… Elle en devenait presque niaise c’était effrayant.

“Mais on va s’arrêter là parce que je commence à me faire peur. Alec au secours, je me transforme en guimauve, sauve moiiii”

Julian s’accrocha alors au bras d’Alec comme si elle était réellement en train de dépérir, de se noyer ou quoi que ce soit dans ce genre là. Il lui manquait vraiment une case à cette fille… Ou plutôt, elle était tellement barge que ça pouvait presque en devenir effrayant…
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Mer 29 Avr 2015 - 21:58

Parler de lui et de ses sentiments, ça, clairement, ça n’était pas quelque chose que le jeune homme savait faire. Non, au même titre que son amie, il était plutôt du genre à fuir la conversation, à tout prendre sur le ton de la rigolade et à passer à autre chose, encore et encore. Assez pour que, finalement, on ait du mal à le connaître réellement. Lui, à travers son ancien lui. Disons. Tout comme sa tendance à être particulièrement détestable lui permettait de contrôler le nombre de personnes qui le connaissaient à peu près. Lui, l’actuel. Bref, compliqué de s’expliquer sur soit, surtout quand on a déjà du mal à s’accepter sans que le regard des autres ne vienne s’appliquer sur ses propres mal êtres. Non, il ne comptait pas se mettre en couple, puisque, dans le fond, telle était la question. Et il savait que la jeune femme n’était pas du genre à le harceler sur cette question, c’était bien pour ça qu’il avait fini par lui répondre très honnêtement qu’il y avait en effet quelqu’un. Quelqu’un qu’il estimait énormément, qu’il appréciait assez pour être capable de tout pour elle. Oui. Mais pas en couple. C’était probablement un peu compliqué à appréhender. Et, oui, peut-être qu’il se mentait à lui-même. Mais voilà, ils n’avaient pas les mêmes désirs, pas la même conception de la vie et il ne voulait pas que celles-ci se confrontent une nouvelle fois. Ils s’acceptaient tout deux. Maintenant, il n’y avait pas de voie, pas de chemin pour qu’ils trouvent un autre équilibre. Ils étaient bien ainsi non ? Ça suffisait. Dans tous les cas, il y aurait forcément quelqu’un à souffrir plus que l’autre. Il n’y avait donc aucunes raisons de confronter Mack et ses idéaux sommes toutes assez classiques aux siens qui, eux, ne correspondaient clairement pas à ceux de la société. Il ne pourrait lui offrir l’existence qu’elle souhaitait, qu’elle méritait. Alors pas besoin d’insister.

Passons donc à des conneries. Parce que les conneries empêchent de penser, empêchent de se rendre compte que l’on souffre, que l’on vit bien mal ce qu’on dit accepter. Déconnons chers amis. Déconnons avant que tout ne devienne trop sérieux. Avant que les plaies ne se voient, que la douleur ne transparaisse.

“C’est parce que j’ai naturellement trop de classe pour faire une parfaite flagadouille!”
« OH ! Tu oserais dire que ma flagadouillerie est à l’opposée de la classe ?! Je suis la classe incarnée ! »

Le bad boy, le type blessé et bourré de cicatrices. Ça n’est pas lui que l’on met toujours en avant dans les romans, les films et autres supports d’histoires fictives ou non ? Eh si ! Eh bien c’était bien moins classe que prévu au final. Il attirait, oui, on ne pouvait probablement pas dire le contraire. Et c’était très sûrement sa manière à lui d’obtenir l’attention qu’il n’avait peut-être pas eu lors de son enfance. Toujours était-il n’était pas tout à fait apprécié, au final. Et c’était voulu. Comme quoi, l’image de l’homme sombre qui traîne dans ses ténèbres avec un petit sourire de provocation… c’est bien de loin. C’est bien quand il ne s’approche pas, il ne vous blesse pas, il ne rit pas au nez de vos blessures. Eh oui. La réalité est bien différente des fantasmes. Parce que c’était bien de cela dont on parlait ici.
Enfin !
Dans l’histoire, il y a les cicatrices. Et il en avait évoqué une énorme, sur son torse, sans même se rendre compte de son erreur. Bonjour l’alcool.

“Je te raconte tout ça mais après tu devras m’expliquer pourquoi tes abdos n’ont pas cicatrisé mon chou!”
« Euh… ok. »

Il s’intéressait vraiment à son histoire. Et puis la sienne… après tout, il s’en foutait complètement qu’elle soit connue. Il avait dit à sa sœur de partir, loin. Loin, très loin. Là où il ne pourrait pas la retrouver, dans un lieu qu’il ne connaissait pas, qu’il ne pourrait pas deviner. Là où, s’il ne pouvait plus la trouver, personne ne le pourrait. C’était pour ça qu’il lui avait dit de partir, sans lui dire où. Si les Supérieurs décidaient de s’en prendre à elle pour l’atteindre lui, et par extension, Logan… ils ne pourraient pas et c’était le principal. Alors il pouvait parler d’elle à présent. Il pouvait. Il en avait peut-être besoin, aussi, quelque part.
Enfin !

Focus : histoire d’amour de Julian = beaucoup plus fun à entendre et moins déprimant.
Les potins, il n’y a que ça de vrai !

“En fait à la base, on a commencé un petit combat verbal. On jouait un peu au plus malin et au plus fin. Puis on a recommencé dans une autre salle mais une salle cheloue, et j’ai voulu le battre en utilisant mes atouts naturels sauf que… Ça a eu plus d’implications que prévu.”
« Hin hin… je vois. J’en connais deux autres qui ont fait ça tient. »

Logan et Aileen. Mais on va éviter de tomber dans cette pente là. Elle est dangereuse. Après tout, il n’appréciait pas la métamorphomage, mais il n’allait peut-être pas la mettre en danger non plus ! Il ne fallait pas déconner. Et puis, Logan lui aurait fait payer, clairement. Et déjà qu’il passait de mauvais quarts d’heure quand son cousin lui donnait des cours… qu’est-ce que cela serait s’il voulait réellement lui faire mal ? Honnêtement, il préférait ne pas trop y penser.

“Je pensais pas que ça deviendrait sérieux. Tu me connais là-dessus… Mais il était différent. Et il m’a soutenu quand c’était vraiment le bordel. Il n’a rien à voir avec les tous les types que j’ai pu mettre dans mon lit, il avait une façon particulière de me regarder…”

Un petit sourire était apparu sur les lèvres du jeune homme. Son regard hein ?

« T’es mignonne. »

Elle avait dû le griller puisque, à l’instant, elle l’avait attrapé par le bras, comme si elle allait de noyer et qu’il était tout ce qui l’empêchait de sombrer. Enfin. En moins dramatique quoi.

“Mais on va s’arrêter là parce que je commence à me faire peur. Alec au secours, je me transforme en guimauve, sauve moiiii”

Grand sourire.

« Oh que non, plonge dans ton océan de niaiserie, je t’en prie. Si ça te plait, c’est le principal. »

Et puis…

« Et dois-je en conclure que je n’ai pas de regard spécial ?? C’est ça, c’est ça ! =O … D’un autre côté, tu ne m’as pas mis dans ton lit… on s’est mis sur un bureau, c’est très différent ! =D »

Très.
Sur, sous, à côté. Bref.

« Et… ouais, je comprends. Enfin, j’imagine que je comprends disons. Dans tous les cas, c’est bien s’il t’apporte quelque chose. »

C’était ça le principal non ? Qu’il y ait un sens à toute relation, qu’il y ait un bien d’apporté aux deux protagonistes. Une plus-value, une… Alec, tu intellectualise trop les relations humaines, non, vraiment, je te jure, c’est assez inquiétant. Ça ne peut pas juste être un peu plus… naturel ? Tout bêtement. Mais, non, il fallait croire que non. Surtout quand il s’agissait d’une relation de couple. Il avait finit par trouver un certain équilibre avec ses amies. (es), oui. Ne nous leurrons pas.

« Et pour les cicatrices…. Une bataille affreusement épique contre un dragon ! »

Tout à fait.

« Il est dans un état, j’te raconte pas… »

Affreux. Je l’ai… comment ça c’est une espèce protégée ???

« Ou pas… Non, en fait lors d’une certaine période d’isolement social caractérisée par deux trois poings dans la gueule d’ex mécontents… »

C’est bon, tu as situé chronologiquement parlant le truc ?

« J’étais en fait en train de m’éclater à jouer le larbin d’un connard qui voulait des infos sur mon cousin – au passage – pour le compte de gens trèèès haut placés, de gens de haut rang ! Et… parce qu’en échange, ils me laissaient miroiter la possibilité potentiellement déprimante de tenter de sauver ma sœur mourante. Bref, j’ai fini par faire un saut à l’hôpital, lui donner un bout de foie […] »

Tout en ironie, le jeune homme leva la bouteille d’alcool avec un grand sourire.

« Pour finalement me faire rembarquer avant la fin de l’opération. Disons que je manquais de quelques points de suture. Rien de bien méchant. »

Sovahnn en fait probablement encore des cauchemars et Enzo t’aurais bouffé s’il n’était pas un Loup bien élevé.

« Bref. Voilà. Depuis, j’fais des abdos pour retrouver ma plastique =D ! »

Tu es con.

En plus, ça serait mieux s’ils étaient d’Alexandrie..
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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Mar 5 Mai 2015 - 17:20

Ils formaient une belle équipe ces deux là. Et surtout, on pouvait constater que les deux combinés formaient un égo difficilement mesurable. Entre Julian qui se prétendait trop classe pour faire la flagadouille et Alec qui affirmait être la classe incarnée… Oui sérieusement, c’était une belle brochette de chevilles prêtes à exploser. Et en même temps ça faisait du bien. Ils en avaient tous les deux bavé et pouvoir parfois se lâcher un peu et redorer son blason ça ne faisait pas de mal. Et puis, la rousse avait du mal avec le principe de fausse modestie. Bien qu’elle ait fini de se vanter sur son sang, elle n’avait pas changé du tout au tout. Et oui elle avait conscience d’être une belle femme et n’avait pas envie de prétendre le contraire juste pour faire plaisir aux gens incapables de s’assumer. Etre fière d’elle-même c’était aussi un peu sa façon de garder la tête hors de l’eau, de toujours y voir plus clair. Surtout que ces derniers temps, elle s’était suffisamment remise en cause pour que les moments où elle se mettait en avant se fassent plus discrets. Alors merde, si elle ne pouvait pas déconner avec son ami là-dessus, c’était la fin !

Mais après ce petit intermède de déconade, Julian dû se plonger à nouveau dans un sujet sérieux même si celui si n’avait rien de dramatique : sa relation avec Jeroen. Et il fallait bien avouer que lorsqu’une des reines de la séduction se mettait à expliquer son coup de cœur, cela devenait assez folklorique. Quand Alec lui sortit de but en blanc qu’elle était mignonne, elle ne pu s’empêcher de lui lancer un regard assassin même si elle était loin de mal prendre sa réplique. C’était plus pour le principe. Parce qu’elle ne pouvait pas être cette fille toute douce et mignonne que l’on trouve adorable lorsqu’elle se perd dans le regard de son chéri. Elle n’avait jamais été comme ça et ne pouvait pas devenir totalement comme ça, c’était impossible ! Alors elle défendait sa réputation comme elle pouvait même si elle s’enfonçait elle-même en parallèle. D’ailleurs, à sa grande surprise, Alec ne semblait pas si effrayé que ça par sa plongée dans le monde de l’amûr et des petits cœurs. Quand il lui dit que si ça lui plaisait, elle avait tout intérêt à plonger dans l’océan de niaiserie elle marqua un stop. Vraiment ? Il venait vraiment de lui dire ça ? Incroyable !

« Fais gaffe, si tu m’encourages je vais être tentée de t’y emmener avec moi ! »

Indirectement bien sûr hein… Si Julian venait de faire tout un laïus sur sa relation avec Jeroen ce n’était pas pour rien. Il y avait vraiment quelque chose de particulier entre eux et ne reviendrait pas là-dessus. Mais après tout, elle pourrait s’arranger pour qu’Alec aussi trouve quelqu’un pour l’emmener là-dedans. Comment ça il avait déjà donné son avis sur le sujet ? Julian ne pu s’empêcher de garder cette idée dans un coin de sa tête. Elle ne changerait jamais complètement, c’était un fait. En tout cas, la petite touche d’humour de son camarade arriva à point nommée et la rousse explosa de rire une nouvelle fois. En effet, les situations n’étaient pas comparables !

« Mais oui, c’est le bureau qui a tout changé, il a tout de suite installé quelque chose de plus… Sauvage et informel ! Mais ton regard est adorable mon chou, t’inquiète pas ! »

Julian ne pu s’empêcher de ponctuer sa phrase en agrippant la joue d’Alec et en la secouant légèrement l’espace de quelques secondes. Oui oui, elle savait très bien que ce geste était plutôt insupportable mais elle s’en fichait royalement ! Ou plutôt, son intention première était de l’emmerder un peu, de fait, c’était donc parfait. Elle redevint cependant sérieuses quelques instants, hochant la tête avec un sourire franc sur les lèvres lorsqu’Alec lui fit comprendre que l’important, c’était ce que Jer’ lui apportait. Oui. Et il lui apportait beaucoup. Et même si cela faisait terriblement cliché de penser ainsi, il était indéniable qu’il avait changé sa vie. Cela ne serait peut être pas éternel, elle ne voulait pas se poser la question, pas réfléchir à ça mais en tout cas, à un moment dans sa vie, il avait eu un rôle capital.

Enfin, il était maintenant temps de se concentrer un peu sur Alec. Quand il commença à parler de dragon, elle arqua un sourcil tout en le fixant avec insistance. Mais oui bien sûr mon grand ! Elle ne l’interrompit cependant pas et le laissa continuer dans son délire. Elle savait qu’il finirait par parler et puis au pire, elle ne pourrait pas vraiment le forcer donc bon… Elle attendit donc patiemment et l’histoire lui fut enfin contée. Ju’ écouta avec attention, ne réagissait pas directement. Il fallait le temps qu’elle mette tout ça en ordre dans sa tête, qu’elle comprenne un peu mieux ce qu’il était en train de lui raconter. En tout cas, elle pouvait en déduire une chose : la vie d’Alec était réellement un véritable bordel. On devrait sans doute lui décerner un prix pour ça parce que pour le coup, c’était assez hallucinant. La rousse afficha tout de même un sourire phase à ses moments humoristiques comme le levé de bouteille ou la référence à ses abdos mais dans sa tête, c’était un peu le bordel quand même. Julian était touchée par ce qu’il venait de dire et indéniablement, l’alcool ne l’aidait pas à apaiser ses émotions. Elle n’allait pas se mettre à déprimer pour autant mais c’était tout de même fort ce qu’il racontait. La rousse attrapa la bouteille, bu une gorgée et la rendit à Alec avant de venir poser sa tête sur son épaule.

« Quand tout sera fini, je te jure, faudra qu’on fasse un film ou un bouquin sur ta vie parce que sérieusement, c’est juste hallucinant ! »

Ils pourraient se faire plein d’argent avec ça, Julian n’en doutait pas une seule seconde. Surtout s’ils rajoutaient la petite mention « inspiré de faits réels ». Un carton interplanétaire. Mouais, mais en attendant tout n’était pas encore réglé et certes ombres continuaient à planer sur sa tête. Elle allait vraiment devoir le surveiller. De loin, mais quand même, au cas où. La jeune femme poussa alors un long soupir et ferma les yeux. Elle était bien là.

« Faudra bien sûr que la scène de notre rencontre soit dedans et qu’on choisisse les plus beaux acteurs sur le marché. Même s’ils ne pourront jamais nous égaler ! »

Bien évidemment ! Ils ne seraient que de pâles copies comparés aux originaux et les gens ne pourraient que rêver de rencontrer les vrais personnages de cette histoire. Hum. Oui au moins. Bien sûr Julian. Il fallait qu’elle arrête avec son trip mégalo ça allait devenir effrayant. Mais au moins, en cet instant elle se sentait bien, décontractée. La vie lui paraissait plus agréable. Elle comprenait qu’au final, elle avait peut être perdu pleins de gens dans son entourage mais qu’ils restaient des essentiels et que c’était tout ce qu’il lui fallait pour continuer à avancer…

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MessageSujet: Re: Hey! My whole life is a lie! [PV Alec]   Ven 8 Mai 2015 - 11:53

Un beau duo, c’était clair. Une paire étrangement complémentaire mais assez atypique. Deux crétins qui avaient une manière de faire qui ne plaisait probablement pas à tout le monde mais ils avaient au moins le mérite d’apprécier être ensembles. Ils avaient le même genre de réactions, c’était probablement ce qui avait créé cette relation si particulière qui s’était formée au fils du temps et absolument contre toute attente. Non, parce qu’à la base, ils étaient un coup parmi tant d’autre, rien de plus. Juste une rencontre qui n’avait pas vocation à aller plus loin. Surtout vu leurs caractères à chacun. Ils n’avaient pas dans l’esprit de se confier et, à vrai dire, jusqu’à l’histoire du passé de Julian, il n’y avait rien eu qui puisse tendre vers ce genre de choses. Ils s’appréciaient, c’était indéniable, ils avaient passé de bons moments ensembles, avaient des souvenirs communs et des … connaissances communes. Pas forcément des amis communs, loin de là. Mais ils étaient liés. Mais jusqu’à cet évènement, pourtant, ni l’un ni l’autre ne se connaissaient réellement. Disons que les drames, ça a tendance à rapprocher. Ainsi, ils avaient fini par percer doucement la carapace du passé de l’autre. Bon, d’accord, il avait été plus long et, là, ce qu’il lui disait à présent, c’était les premières choses qu’il lui révélait réellement, des mois après l’avoir aidée. Des mois après qu’elle lui ait dit de venir la voir si jamais il avait besoin de quoi que ce soit, ou de parler. Chose qu’elle avait déjà dit après l’épisode Ricardo. Bref, oui, il était long à la détente et l’alcool ainsi que les circonstances récentes avaient fortement participé à son ouverture soudaine. Comme quoi, finalement, le choc d’halloween avait eu un effet. Fortement négatif en premier lieu, mais positif sur sa capacité à communiquer plusieurs mois plus tard. Oui, encore une question de mois. Ecoutez ! Hein ! Il est lent, il est lent hein ! Chacun son rythme !
Non, sérieusement, bizarrement, ça lui faisait du bien d’avoir cette conversation avec la jeune femme. De s’ouvrir un peu à quelqu’un d’autre que Mack pour une fois. Pour la seule fois de sa vie en fait. Son copain mis à part. À Julian, pas à Mack. Les potentiels de Mack ils… vivaient mal s’il était dans les environs. Oui, il avait dû parler à Jeroen de son passé. Un peu. Très légèrement. Enfin, être un enfant battu n’était probablement pas ce qui lui posait le plus souci dans son passé. Et, surtout, il s’était retrouvé forcé à cause d’Halloween, toujours cette foutue fête. Lui qui l’appréciait plutôt bien risquait de ne plus la supporter à l’avenir. Toujours était-il qu’il avait été tout à fait correct par rapport à lui, alors, oui, il était totalement pour leur relation à tous les deux. Ils étaient des gens biens, avaient des rapports sains et positifs et semblaient là l’un pour l’autre. Bref, ça lui semblait correct. Ça n’était pas ce à quoi il aspirait, du moins, il ne serait jamais capable d’entretenir une telle relation avec qui que ce soit, mais il trouvait ça bien que la jeune femme puisse le faire. Même si cet élan de niaiserie le faisait fortement sourire. Gentiment sourire.

« Fais gaffe, si tu m’encourages je vais être tentée de t’y emmener avec moi ! »
« Mouais. Je ne reste pas convaincu, désolé. D’autres ont déjà tenté, ça n’a pas été très productif. »

Pas trop.
Oui, parce qu’il y a toujours des personnes pour tenter de sauver les âmes en peines. Surtout si elles ont des beaux yeux et des abdos en béton tient ! Oui, il y tient, à ses abdos.
Non, sérieusement, il n’était jamais ressorti quoi que ce soit de bien de toutes ses tentatives. Ça l’avait systématiquement agacé et il avait finit par leur faire du mal, à toutes. Il n’y avait que Mack à bien s’en sortir, mais il fallait dire qu’elle avait une place de privilégiée due à son incroyable capacité à le comprendre, à laisser couler, et à l’accepter. Ça ne voulait pas dire qu’elle n’en avait pas souffert, loin de là. Alors il avait répété, encore et encore qu’il lui fallait quelqu’un d’autre, quelqu’un qui partage ses grands délires, ses désirs sur la vie et l’avenir. Pas lui. Pas le type qui passerait son temps à la décevoir, à être mauvais, à lui faire mal. Parce que ça se passerait comme ça, il le savait très bien. Ils n’aspiraient pas aux mêmes choses. D’ailleurs, si, pour elle, l’avenir avait une forme, ça n’était pas son cas. Partant de ce constat, ils n’iraient pas bien loin, il le savait. Elle voulait l’existence de Janie. Une vie qu’il pouvait envier quelques fois mais qui lui sortait par les yeux la majorité du temps. Non, il ne voulait pas de cet univers plein d’attachement réciproque, de stabilité, de… il n’était pas fait pour ça. Il l’entraînerait dans ses ténèbres. Et elle était trop bien pour ça. Pour lui. Pour toute la merde qui l’entourait systématiquement.

Et pourtant, elle le rejoignait toujours. Qu’importe les risques.

« Enfin, j’veux pas mettre en action ton esprit de compétition hein, je ne doute pas de ton efficacité. J’suis juste un très mauvais élève. »

Très mauvais.
En revanche, il y avait d’autres choses pour lesquelles il était bon dans une salle de cours, un bureau…

« Mais oui, c’est le bureau qui a tout changé, il a tout de suite installé quelque chose de plus… Sauvage et informel ! Mais ton regard est adorable mon chou, t’inquiète pas ! »
« Mon chou ? »

Oui, c’était le truc sur lequel il avait le plus bloqué. Mon chou.
Il ne pouvait s’empêcher de s’imaginer comme un énorme chou fourré à la crème. Quelle image ! Quoi qu’on peut faire beaucoup de choses avec de la crème pâtissière. Sauf quand on est faits de farine, d’œufs et de sucre. Enfin bon. Il avait rit.

Et, encore une fois, la conversation était redevenue sérieuse. Des sujets durs entourés de grands moments de déconade. C’était donc comme ça qu’il était capable de communiquer ? Soit.
Elle avait donc rit quelques fois, à ses moments de connerie, mais elle s’imprégnait de ce qu’il disait, de ces passages un peu moins jouasses qui marquaient son parcours. Il n’aimait pas ça. Qu’elle sache, qu’elle se souvienne. Pourtant, bizarrement, ça sortait, et ça ne faisait pas mal. Non, dans le fond, c’était plus ses pensées concernant Mack qui lui faisaient mal en cet instant. Et le fait d’avoir poussé sa sœur au loin. Les blessures, les cicatrices, les risques à côté de ça, ça n’avait pas d’impact finalement. Ce seraient de grands moments dont il rirait un jour, voilà tout.

Elle avait donc trinqué avec lui avant de venir se poser de nouveau contre lui, sa tête sur son épaule, le faisant sourire doucement.

« Quand tout sera fini, je te jure, faudra qu’on fasse un film ou un bouquin sur ta vie parce que sérieusement, c’est juste hallucinant ! »

Un grand rire cette fois.

« Mais non. Il y a bien plus bordélique. Celle de Logan mériterait probablement d’être portée sur grand écran par exemple tient. Ça serait sans doute plus intéressant. »

Tu te sous-estime. Je ne sais pas à quel point tu en es conscient mon petit.
Tu ne le sais pas, n’est-ce pas ? À quel point tu as traversé des choses compliquées ? À quel point tu as le droit de te plaindre, de lâcher prise, d’être injuste.
Quoi qu’injuste, tu l’es déjà très souvent.
Oublie ce que je dis.

« Faudra bien sûr que la scène de notre rencontre soit dedans et qu’on choisisse les plus beaux acteurs sur le marché. Même s’ils ne pourront jamais nous égaler ! »
« Hm, ouais, c’est un bon plan. Mais jamais ils n’auront notre incroyable charisme ! Et je ne parle pas de l’aspect esthétique ! Quoi que question esthétique… pour ce passage de ma vie, on repassera. Je pense que Sovahnn en a encore la nausée quand elle y repense. Elle ne m’a pas regardé en face pendant des semaines… C’est assez vexant. Franchement ! L’intérieur de mon superbe corps doit l’être tout autant non ? »

Non.
Vraiment. J’te jure. Non.

Il riait. A vrai dire, il se sentait simplement bien en cet instant. Sourire aux lèvres, il soupira doucement, posant sa tête contre celle de la jeune femme. Profitant simplement de cet instant où, lui semblait-il, plus rien n’avait vraiment d’importance. Pas après tout ce qu’ils avaient traversé. Pas après tout ça alors qu’il restait des gens, finalement, tout autour. Et c’était quelque chose qu’il avait un peu trop souvent tendance à oublier.

En cet instant, sentant la fatigue de l’alcool se répandre dans son organisme, il eut un énorme élan de gratitude envers ces quelques personnes qui subsistaient à ses côtés et rendaient finalement les choses bien moins compliquées.
Il se promit de ne plus les oublier.
Il ne le ferait probablement pas cela dit.
Mais ça non plus, ça n’avait pas d’importance.

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