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 « Do you want to get a snowball ? » | Mateo && Kim

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MessageSujet: « Do you want to get a snowball ? » | Mateo && Kim   Dim 2 Nov 2014 - 11:01

Lundi 08.12.2014
Après les cours

Le réveil fut dur pour Kim ce matin là. Si elle avait eu le choix, elle serait restée dans son lit pendant une bonne partie de la matinée. D'autant plus qu'ils commençaient par HDM. Certaines personnes de son cursus adoraient les cours d'histoire, mais pour Kim, c'était un véritable calvaire. Barbant au possible, inutile car passé, sans utilisation de baguettes ni même de mains. Mais elle avait un devoir à rendre, elle avait d'ailleurs passé dessus une bonne partie de la soirée la veille, et elle ne pouvait pas le rendre en retard. Elle s'extirpa de ses couettes et entreprit de s'habiller en restant assise dans son lit. Un T-shirt noir, un pull à capuche noir aussi, un vieux jean, de grosses chaussettes, ses éternelles baskets, la voilà prête à attaquer la journée. Elle prenait beaucoup de temps pour se préparer le matin, malgré le fait qu'elle fasse le plus simple possible au niveau des choix vestimentaires et qu'elle ne se douchait pas car elle s'efforçait de le faire le soir justement pour prendre de l'avance. Cheveux attachés à l'arrache, capuche sur la tête pour garder un tant soit peu l'illusion d'être emmitouflée dans ses couettes, elle se rendit dans la grande salle pour le petit déjeuner, puis passa dans sa salle de bains préférée qui se trouvait au quatrième car elle lui évitait bien des trajets. Brossage de dents, eau froide sur le visage pour finir de se réveiller, capuche à nouveau dans son dos car le but était de ne plus se rendormir, puis direction salle de classe. Le professeur ramassa les devoirs puis commença son monologue.

Le reste de la journée se passa de manière tout à fait normale, rien à signaler, bref une journée de cours comme une autre. Sortilèges, langues, DCFM. Elle préférait ce genre de cours, même si les langues n'avaient rien à voir avec l'utilisation de la baguette, et que celle-ci leur demeurait interdite en DCFM. Elle avait mangé seule à midi, et ce fut seule qu'elle se dirigea dans le parc le soir, comme chaque soir, car elle avait besoin de sa dose d'air frais et de liberté quotidienne. Cela faisait plusieurs jours qu'il neigeait, et le froid mordait la moelle des os. Si elle n'avait pas eu l'air d'une mémé, elle aurait volontiers enroulé ses jambes dans une couverture, par mesure de précaution, mais elle n'en fit rien, justement parce qu'elle n'était pas une mémé. Peut-être allait-il falloir qu'elle pense à mettre des collants le matin, sous son jeans. Ah si seulement c'était possible en deux minutes, mais non, elle allait à coup sûr passer cinq à dix minutes à se démener pour faire rentrer ses jambes dans le collant. Elle avait beau ne rien sentir, donc ne pas avoir froid aux pieds, ils n'étaient pas morts pour autant et elle n'avait pas spécialement envie de se faire amputer des doigts parce qu'ils n'auraient pas supporté le froid et qu'elle ne s'en serait pas rendu compte. Ouais, les collants seraient sans doute une bonne idée. Elle s'arrêta à un endroit plat du parc, et prit un peu de neige dans ses mains. Le froid mordant avait cédé sa place à une chaleur caractéristiques de celle qu'on ressentait après un effort, et en l'occurrence, elle devait bel et bien avouer qu'elle avait bataillé dur pour faire ce bout de chemin que, sans neige, elle aurait sûrement fait sans aucune difficulté. C'était parce que mine de rien, la neige, ça glissait, et d'autant plus quand elle était en fauteuil roulant, et elle devait non seulement avancer, mais aussi veiller à ne pas reculer. Elle passa une main humide sur son front pour se rafraîchir puis reprit sa balade de santé.

Et puis, elle aperçut Eliott au loin, près de l'enclos de la garde-chasse. Elle ne savait pas trop ce qu'il pensait d'elle depuis le tour qu'elle lui avait joué après le bal d'Halloween. Il n'était pas devenu méchant avec elle, mais elle avait l'impression qu'il avait du mal à avaler le morceau, que ça lui était resté en travers de la gorge. C'était dommage, il n'avait pas compris que ça n'avait pas été contre lui mais juste pour s'amuser et qu'une personne normale en aurait ri aussi, au lieu de se vexer. Elle essayait de faire genre qu'elle s'en contre-foutait, mais en réalité, elle essayait de faire en sorte qu'il lui pardonne l'incident. Elle n'insistait pas trop, en fait elle ne lui parlait quasiment pas, mais de temps en temps, elle essayait de faire des petites blagues pour le détendre un peu. Quand il en rirait, ce serait la preuve qu'il ne lui en voulait véritablement plus. En l'occurrence, elle avait envie de lui jeter une boule de neige, puis de venir à lui en souriant. Une boule de neige, ce n'était pas un stupéfix, c'était quelque chose d'amical, légèrement provocateur mais surtout badin. Enfin, dans ce contexte là du moins, car une boule de neige ça pouvait aussi faire du mal, elle en savait quelque chose. Elle avait souvent reçu et lancé des boules de neige hargneuses et douloureuses. Là, ce serait pas du tout le scénario. Ce serait une manière de dire salut, d'engager une longueur d'onde spécifique... bref, elle se comprenait. Formant la boule de neige dans ses mains, elle souriait déjà. Il fallait qu'il comprenne qu'elle ne voulait pas se moquer de lui, mais s'amuser avec lui. Pas comme un chat avec une souris, mais comme... ouais, des amis, quoi. Des gens normaux. Elle la lança, mais il était trop loin. Elle avait beau avoir de la force dans les mains, il devait être à une bonne vingtaine de mètres. Nouvel essai, nouvel échec. Cette fois-ci, c'était un arbre qui s'était reçu l'attaque. Eliott ne s'était même pas rendu compte du fait qu'elle le visait. Elle s'approcha un peu, et essaya une troisième fois. Elle sut immédiatement que cette fois ne serait à nouveau pas la bonne et se baissa pour reprendre encore un peu de neige. Elle se releva au moment même où sa boule s'écrasait avec toute la grâce et toute l'élégance du mouvement en plein dans la face d'un mec.

D'où il sortait, celui-là ?! Bouche-bée, elle regardait l'autre mec tourner la tête vers la droite et poser son regard sur elle. Et merde. En d'autres circonstances, elle aurait probablement éclaté de rire, mais pour le coup, elle sentait que ce n'était pas la chose à faire. Pourquoi était-il apparu en plein dans la trajectoire de sa boule de neige au moment où elle croisait la sienne ? Et qu'est ce qu'il foutait en sweat-jogging-baskets dans un parc enneigé, quelqu'un pouvait le lui expliquer ? Bon okay, apparemment, il courait. Génial. Quelle était la probabilité qu'il se reçoive une boule de neige, au juste ? Genre, 0,000001 pourcents ? C'était ce qu'on appelait être au mauvais endroit au mauvais moment. Et quelque chose lui disait qu'il n'avait pas apprécié voir son entraînement interrompu par une boule de neige reçue en plein dans la face. Ou plutôt dans le profil.

« Je suis désolée, c'était pas censé arriver sur toi. »

Il s'énervait et pour un peu, elle aurait presque pu avoir peur. Un accent espagnol, des mots espagnols, une gestuelle espagnole et une carrure de bûcheron...

« Je m'excuse, okay ? J't'avais pas vu, j'ai pas fait exprès ! »
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MessageSujet: Re: « Do you want to get a snowball ? » | Mateo && Kim   Dim 9 Nov 2014 - 21:04

Je m'étire de tout mon long après avoir grogner. Le réveil, un Lundi matin... C'est pas pour moi. J'aurai pu sécher les cours mais avec un Prof comme Rivers aux commandes, j'ai pas trop envie de tester. Et puis, c'est pas comme Histoire de la Magie ou comme Étude des moldus où tu t'emmerde comme un rat. Là, on bouge, on se défend et c'est plutôt marrant même si on en ressort plus muerto que vivant. Je me frotte les  yeux avant de me passer une main dans les cheveux et de les ébouriffer. La vache, j'ai l'impression de pas avoir récupérer de ma cuite avec Ryans... Je me lève et enfile le premier tee-shirt qui me tombe sous la main. Rien à foutre de ce que je vais porter aujourd'hui, j'suis trop dans le gaze pour m'en soucier. J'enfile un jean, un pull, mes baskets et voilà le travail. Je passe par la case salle de bain pour me rafraîchir et me voilà fin près pour la journée. Ou pas. Puisque je jette un coup d'oeil dehors et vois une putain de montagne de neige... Je déteste ce pays. Je déteste la neige. Je déteste le froid. Mon Argentine et son soleil me manque et j'me demande pourquoi je n'y vais pas faire un tour à Noël.

Parce que t'es trop con mon pauvre.

J'attrape ma baguette, passe à la grande salle choper un muffin et un verre de jus et y croise Maxime.

« Tiens, salut grincheux. »

Elle me renvoit chier en grommelant, confirmant son joli petit surnom que je viens de lui attribué. Et je lui en donne un parce qu'elle m'a pas adressée la parole depuis hier où je l'ai entendu, à la fin de sa transformation. Jefferson est un Loup-Garou au même titre que Ryans et même si je lui ai dis que je m'en foutais comme de l'an 40, ça ne lui a pas suffit pour l'empêcher de me menacer en me plaquant violemment à ce foutu arbre. Dire que je m'inquiétais seulement d'entendre des plaintes douloureuses... j'aurai mieux fait de passer mon chemin. Elle a eu le droit à une bonne droite de ma part et même encore aujourd'hui, je n'ai pas honte de l'avoir frapper. Faut arrêter avec les clichés sexistes. C'est une fille et alors ? Ca ne lui donne pas tous les droits de me faire chier, de me frapper ou je sais pas quoi d'autre là. Mierda. Je ne l'ai pas tué non plus, je lui ai juste remis les idées à sa place... J'suis presque certain que si quelqu'un avait assisté à ça, on m'aurait prit pour le mec violent qui serait capable de frapper sa copine. Alors que c'est bien loin d'être le cas …  Puis elle en est pas morte, regarder sa tête elle a même pas un seul bleu. C'est ce qui me gonfle chez les Loups-garous. Toujours plus résistants. INJUSTICE !

Je déjeune rapidement avec elle, toujours dans ce silence qui lui ait propre.

« Bah alors, t'es pas avec ta petite copine de Jenkins ? Tu sais le porte-manteau. »

J'esquisse un sourire de voir ce petit air moqueur, presque rassuré de voir qu'elle n'a pas perdu la forme malgré tout. Je porte la main sur mon cœur et plonge mon regard dans le sien :

« Mi Amor, tou le sais que tou es la seule dans mon cœur ! 
Tsss ! T'es vraiment trop con ! »

Je ricane et elle esquisse un sourire. On y arrive à la sociabiliser cette petite, c'est bien ! En réalité, ça a beau être violent parfois entre nous, ça n'empêche pas que je l'aime bien. Maxime c'est un peu mon alter-ego en réalité. Même caractère, même je m'en foutiste … et mêmes idées de conneries. Même façon de réagir. Bref, c'est presque mon moi féminin. Elle est le reflet de ce que je serais si j'avais une paire de seins... Ca va, j'aurai été plutôt bonne dans mon genre.

Nous nous quittons pour suivre respectivement notre journée de cours et je termine avec Histoire de la Magie où, sans surprise je dors sans me faire chier par Hasting. Ca change. La fin des cours sonnent et je suis enfin libre d'aller pouvoir faire … je sais pas quoi en fait. Peut-être aller voir Enzo ou d'inventer une autre connerie avec Maxime que je croise au détour d'un couloir. Et c'est naturellement que nous échafaudons un plan pour faire chier cet imbécile de Gabrieli

« Monsieur Vargas… »

Je reconnais aussitôt cette voix froide et flippante, celle qui pourrait faire de votre nuit un affreux cauchemar. Je me retourne et fais face à Mlle Hunt, le regard de glace planté droit dans le mien. J'avais complètement oublié cette putain de mission qu'elle m'avait donnée hier après ma retenue …

« J'attends toujours les plantes que vous deviez me ramener hier. »

Et voilà, grand con. Pas que j'en ai quelque chose à foutre de ces conneries mais ma dernière envie c'est bien d'avoir encore à faire à elle. Elle est pas nette, je l'ai déjà vu parler toute seule et j'vous jure que c'est angoissant comme jamais.

« Alors, c'est qui grincheux maintenant ?
Ta gueule... je serres les dents, murmurant mon injure.
Je vous demande pardon ?
Non rien... Je... J'ai pas eu le temps en fait. Vous savez je... » Réfléchis à une excuse. Plus vite que ça. Et cette abruti de Jefferson qui se marre juste à côté de moi...
Vous ? Allons, quelle nouvelle excuse allez-vous encore inventer aujourd'hui Monsieur Vargas ? 
Mais non, c'est pas une excuse. Je n'y suis pour rien si je me suis fais enlevé par une folle furieuse qui a voulu me séquestrer. Vous savez pas vous le mal que ça m'a prit pour …
Arrêtez de vous moquer de moi, vous y aller maintenant. Ou vous risquez de ne plus reconnaître votre propre corps tant je l'aurai modifié... »

Et elle s'en va, comme si de rien n'était mais laissant derrière elle une aura qui me tétaniserais presque.

« ohohohoh !! Le Looooosseuuuuuuur !
Fais pas chier Jefferson. Putain elle est méga flippante.
Non, tu la trouve flippante parce que t'es une grosse tapette ! »

Et elle se marre comme une dinde. Je la déteste parfois.

« C'est ça. J'suis moins une tapette quand j'me retrouve dans ton pieu. J'suppose que tu veux pas venir avec moi ? »

Elle éclate d'un grand rire.

« Quoi ? Pour aller jouer à la cueillette ? Compte la dessus... »

Et elle se tire en se foutant encore de ma gueule. Un jour je me vengerais Jefferson !

« Espèce de sale lâche !! »

Fausse amie. Puta, cette vieille sorcière m'a rendu de mauvaise humeur avec ces conneries. Cueillir des je sais pas quoi dans le froid et dans cette PUTAIN DE NEIGE ! Comment elle veut que je trouve des plantes là dedans ? Sans déconner, elle vit dans quel monde ? Elle aurait été capable de me donner une mission impossible, de me faire chercher durant des heures un truc qui n'existe pas juste pour m'emmerde.

Je monte dans ma chambre pour me changer et me mets en tenu de sport. Quitte à aller chercher des plantes, autant en profiter pour se remettre en forme non ? Et puis merde, que ça me fais chier. Oui j'suis vulgaire et alors !

Me voilà dehors, à trottiner péniblement dans la neige, à la recherche de plante aux feuilles bleues et à la fleur rouge comme le sang. « Attention à ne pas prendre celle qui comporte des épines jaunes si vous n'avez pas envie de vous retrouver avec des furoncles pour les trois prochaines semaines à venir ». Merci du conseil, Mamie.

Je continue ma trotte vers la lisière de la forêt interdite et … Douche glacée. Je me stoppe net dans ma course, restant immobile une demie-seconde avant d'enlever rageusement la neige de mon visage. Je viens de me prendre une boule dans la gueule. DE NEIGE !

« Je suis désolée, c'était pas censé arriver sur toi. »

Je me tourne et fais face à une meuf en... Fauteuil. Sans déconner, en fauteuil roulant dans la neige.

« Putain mais on t'a jamais appris à viser ? T'es trop con ma parole ! Quoi, t'es trop basse pour viser correctement la bonne personne ? »

Non alors vous emballez pas ! J'suis pas un raciste qui discrimine les personnes en fauteuil roulant, loin de là mais là j'suis en pétard et c'est pas parce que cette meuf est dans un fauteuil roulant que j'vais être plus indulgent. C'est pas une victime, enfin si mais pas comme celle que j'imagine. J'suis l'un des mecs les plus ouvert sur tout mais là, j'suis vraiment pas d'humeur à sentir ce froid s'insinuer jusque dans le creux de mon cou et ça a le don de me foutre un peu plus en pétard. Et puis, encore une fois, pourquoi je devrais plus gentil avec une chica infirme ? Oui, c'est trop con d'être coincé dans un fauteuil mais c'est pas une raison valable pour excuser tout et n'importe quoi et pour en plus venir la voir avec des yeux larmoyants pour dire « Oooooh c'est pas grave tu sais, je te pardonne ». Mierda

« Je m'excuse, okay ? J't'avais pas vu, j'ai pas fait exprès ! »

Je m'approche d'elle en gesticulant des bras, comme un véritable latino. Je m'enflamme vite parce que je suis de putain de mauvaise humeur. J'aime pas la neige, l'autre grand-mère me demande de lui ramener des plantes que j'connais pas et en plus je me ramasse une boule de neige en pleine gueule. Faut pas trop m'en demander.

« Mais j'en ai rien à foutre que tu l'ai pas fais exprès. Il te faut une cible de quelle dimension pour réussir à la viser correctement ! »

Je me baisse et amasse un tas de neige entre mes mains, formant une boule grossière.

« Tiens, mira* j'vais t'apprendre comment on fait, c'est pas compliqué ! »

Et je prends mon élan avant de lui jeter à la gueule cette foutu poudreuse qui me gèle déjà les doigts. JE DETESTE CE PAYS DE ROSEBIEF !  Je ne rate pas mon coup et la boule attérit droit sur son front où je vois la neige se dégrader lamentablement sur ses cuisses. Camélia me frapperait pour mon geste et m'insulterait à l'Espagnol si elle était encore vivante. Je vais peut-être trop loin dans ma colère mais je ne m'en rend pas. Je suis impulsif et un connard depuis déjà de nombreuses années mais voyons le bon côté des choses, j'ai fais un bon nombre d'effort ces derniers temps, alors faut pas trop m'en demander, encore une fois.

«  Voilà ! T'as vu y a rien de compliquer dans la manœuvre ! Donc La próxima vez**, soit tu portes des lunettes ou j'en sais foutrement rien, mais applique toi et évite de me prendre pour une cible vivante ! »

Bah alors, colère le Latin Crétin ? Ça se pourrait bien oui.


*Regarde
**La prochaine fois

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MessageSujet: Re: « Do you want to get a snowball ? » | Mateo && Kim   Mer 12 Nov 2014 - 11:26

Qu'est ce qui lui avait pris, de se mettre à lancer des boules de neige alors que sa cible était éloignée de plusieurs dizaines de mètres ? Qu'est ce qu'elle avait pensé, qu'avait-elle espéré ? Elle avait certes de la force dans les bras, mais personne n'en aurait eu assez pour réussir à atteindre Eliott à cette distance là, alors si en plus il fallait être assis, c'était tout bonnement impossible ! Kim savait tout ça, savait que ça ne servait à rien, sauf peut-être à la ridiculiser, et pourtant, de l'endroit où elle se trouvait, elle lancé le plus fort qu'elle pouvait trois boules en direction d'Eliott. Et la troisième était venue s'écraser en plein dans la face d'un type qui s'était retrouvé comme par magie sur sa trajectoire. Il fallait le faire, quand même, hein ? Une seconde plus tard, et il n'aurait probablement même pas remarqué qu'il venait de passer à travers une zone à haut risque de réception de boules de neige. Elle avait du mal à en croire ses yeux. Mais le personnage qui, après une fraction de seconde d'immobilité sonnée, essuyait d'un geste plein de rage et de colère la neige de son visage était bel et bien réel, et il ne fallut pas plus longtemps à la jeune fille pour commencer à s'excuser, criant presque pour se faire entendre malgré la distance de plusieurs mètres qui les séparait. Si elle s'attendait à ce qu'il le prenne assez mal, c'était un grand euphémisme.

« Putain mais on t'a jamais appris à viser ? T'es trop con ma parole ! Quoi, t'es trop basse pour viser correctement la bonne personne ? »

Si elle avait été le type de fille un peu Barbie sur les bords, pouffe, snob, ce que vous voulez, elle aurait très certainement ouvert grand la bouche pour bien lui faire comprendre combien elle était choquée. Peut-être accompagné de ce petit geste du poignet ridicule. Mais ce n'était pas du tout son genre. Ce ne fut pas l'étonnement incrédule, mais au contraire une colère, non, une rage, grandissante, qu'elle laissa transparaître en sentant son sang se mettre à bouillonner dans ses veines, comme si elle devait exploser bientôt. Se connaissant, elle pouvait dire qu'elle avait rougi au niveau du visage, mais pas de honte, et les éclairs que lancèrent ses yeux pouvaient en témoigner. Le seul avantage qu'elle aurait pu trouver, c'était qu'il ne s'était pas gêné pour la traiter comme il aurait traité n'importe qui de valide : en s'énervant et en l'insultant. Mais elle n'allait pas le remercier pour ça, même pas en rêve ! Et puis c'était quoi ce niveau de merde, il avait rien trouvé de mieux que de lui dire qu'elle était trop bas pour viser correctement ? Ça, c'était vraiment nul. Juste nul. Si elle n'avait pas été dans son tort, elle aurait très probablement répondu avec le même ton, le même vocabulaire et la même hargne. Pauvre petit latino, il s'était pris un peu de neige dans la gueule, c'était vraiment la catastrophe ! Généralement, elle partait au quart de tour, et quand elle était jeune et valide, elle n'hésitait pas à s'engager dans des fight à mains nues, ponctuées de coups de poings, de genou, de pied, qui pouvaient très bien finir par terre et durer plusieurs minutes si personne ne la séparait de son adversaire. Là, elle ne pouvait pas décemment ce permettre grand chose d'autre que de s'excuser une fois de plus, sans trop cacher son agacement, mais c'était comme demander à une roche de se briser toute seule. Il s'approcha en gesticulant, réduisant rapidement la distance qu'il y avait entre eux et continuant à vociférer.

« Mais j'en ai rien à foutre que tu l'ai pas fais exprès. Il te faut une cible de quelle dimension pour réussir à la viser correctement ! Tiens, mira j'vais t'apprendre comment on fait, c'est pas compliqué ! »

J'vais t'apprendre comment on fait ?

« J'te jure que tu fais ça, j'te... »

Et le voilà qui se baissait, ramassait à son tour de la neige, et d'à peine deux mètres, la lui lançait dessus. De toutes ses forces. Sur le front. Et ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Elle avait plus ou moins réussi à se tenir à carreaux pendant qu'il l'insultait et remettait en question sa capacité de viser, et, au prix d'un grand effort, elle pouvait comprendre qu'il n'ait pas apprécié de se prendre une boule de neige dans la gueule, mais là c'était trop. Purement et simplement trop. Ralentissant exprès ses mouvements, sans pour autant atténuer leur D'un mouvement ralenti exprès, elle essuya son visage. Posément, calmement, elle se pencha pour prendre de la neige une fois de plus. Le calme avant la tempête. Qu'est ce qu'il faisait pendant ce temps ? Il en rajoutait une couche, naturellement.

«  Voilà ! T'as vu y a rien de compliquer dans la manœuvre ! Donc la próxima vez, soit tu portes des lunettes ou j'en sais foutrement rien, mais applique toi et évite de me prendre pour une cible vivante !
- Putain de merde, mais c'est quoi ton problème ? Tu veux que je m'applique ? C'est clair que de deux mètres, ce sera plus facile que quand t'es en mouvement à dix mètres. »

Et elle lui jeta la boule de neige dessus. En plein dans le ventre. Après avoir fait semblant de lancer dans la gueule, pour le déstabiliser. Et bien solide, hein, la boule, depuis le temps qu'elle la tassait dans ses mains.

« Alors, ça te va, j'ai bien visé ? Crois moi, j'aurais pu toucher plus bas, si t'en veux la preuve, t'as qu'à me le dire, c'est pile à ma hauteur en plus ! »

Le ton de sa voix était clairement sans appel. Ferme et dur, tout comme le regard dont elle le fixait.

« Au cas où tu serais trop con pour comprendre ce que je t'ai dit, tu peux essayer de viser l'arbre derrière lequel t'es arrivé, ça m'étonnerait que tu réussisses, alors non, c'était pas voulu ! Pis j'suis pas devin, j'pouvais pas prévoir que t'apparaîtrais à un endroit aussi paumé, merde ! »

Pis là, il allait croire qu'elle s'amusait à balancer des boules de neige dans le vide, parce qu'il serait trop con pour voir qu'à encore quelques mètres plus loin, Eliott continuait à leur tourner le dos en s'intéressant aux animaux de l'enclos du Garde-Chasse. Il pourrait toujours lui reprocher d'avoir tiré alors qu'elle-même disait que c'était impossible de viser correctement à une telle distance, mais bref.

« Et pis arrête avec ton délire de footballeur italien, tu vas pas mourir à cause d'une mini boule de neige ! »

Et crois moi, t'as pas envie de voir ce qui se passe quand on me fait vraiment chier.

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MessageSujet: Re: « Do you want to get a snowball ? » | Mateo && Kim   Lun 17 Nov 2014 - 16:31

- Putain de merde, mais c'est quoi ton problème ? Tu veux que je m'applique ? C'est clair que de deux mètres, ce sera plus facile que quand t'es en mouvement à dix mètres. »

Mais ferme ta gueule, nom de Dieu ! Elle raconte un gargouillie de mot que j’ai pas envie d’écouter et qui, de toute manière n’a aucun sens. De quoi elle me parle avec sa distance ? J’en sais foutrement rien et je m’en fou, honnêtement. Là j’me les cailles juste, j’en ai ras le cul d’être dans cette école et j’suis d’une humeur de chien. Je la fixe et je la vois toujours triturer cette boule de neige entre ses doigts. Si jamais elle ose, je la renverse de son fauteuil et lui fourre la gueule dans la neige pour lui faire bouffer en tant que p’tit dej.

Elle lève le bras, s’apprête à viser mon visage que je protège aussitôt pour ensuite la recevoir en plein dans le ventre. J’étouffe un grognement douloureux. Pas qu’elle m’ait transpercé le bide mais elle avait bien durci son arme et lancé à cette proximité, c’est quand même un peu douloureux. Et la fureur ne fait que se décupler. Ma vue se trouble de colère et je serre le point, ne lâchant pas cette conasse du regard.

« Alors, ça te va, j'ai bien visé ? Crois moi, j'aurais pu toucher plus bas, si t'en veux la preuve, t'as qu'à me le dire, c'est pile à ma hauteur en plus !
- J’dirais que t’es surtout pile à la hauteur pour te prendre mon genou dans la gueule. »

Et crois moi, ça me démange. Violent moi ? Pas du tout, foutez-moi la paix, elle me tape juste sur les nerfs, c'est tout. Elle me parle avec une dureté qui ne m’impressionne pas et une froideur qui est loin de me calmer. Je crois qu’elle n’a pas conscience que je me contre-fou de ce qu’elle me raconte et que j’ai juste envie de lui coller une tarte.

« Au cas où tu serais trop con pour comprendre ce que je t'ai dit, tu peux essayer de viser l'arbre derrière lequel t'es arrivé, ça m'étonnerait que tu réussisses, alors non, c'était pas voulu ! Pis j'suis pas devin, j'pouvais pas prévoir que t'apparaîtrais à un endroit aussi paumé, merde ! »

Paumé ? Mais elle s’est cru au tréfonds de sa campagne celle-là ou quoi ? Et en plus de ça, cette cinglée se contredit toute seule… merde, j’suis tombée sur quelle hystéro moi encore. A croire que j’attire toutes les nanas qui sont frustrés et aigrie au possible. Faudrait penser à aller se dégourdir un peu Mesdames. Et le "trop con" t'emmerde, tu vas finir par te le rentrer dans l'crâne.

« Et pis arrête avec ton délire de footballeur italien, tu vas pas mourir à cause d'une mini boule de neige ! »

Et là, c’est plus fort que moi, j’éclate de rire. Franchement. Footballeur Italien ? Non mais cette nana est une vraie perle … Italien… c’est presque une insulte et faut croire qu’elle est à côté de la plaque. Ou qu’elle a simplement voulu faire une comparaison de ces merdeux qui, dès qu’on les frôle, se roulent par terre à l’agonie. C’est presque vexant de me comparer à eux quand je me prends des patates dans la gueule sans broncher. Faut pas me mettre dans la même catégorie, l’hystéro, surtout quand on sait pas de quoi on parle.

Passer l’hilarité, je la regarde un sourire narquois sur les lèvres :

« Revois ta géographie et ta culture générale sur les langues avant de balancer n’importe quoi. Quand on sait pas d’quoi on parle, on s’la ferme, tout simplement. »

Rien de plus, rien de moins. J’aurai pu lui en donner des cours de langues mais elle est pas mon genre.
L’agacement est toujours présent et j’ai pour unique envie de me tirer loin d’elle, d’aller chercher ce que l’autre sorcière me demande – et bordel, je serais pas contre lui donner des services en nature – et de me tirer dans mon dortoir, au chaud, après une bonne douche. Et pourquoi pas passer la soirée accompagnée histoire de se détendre un peu. Et puis merde, l’Italie et l’Argentine, y a quand même une grosse différence !

« Et en plus de ça, tu racontes de la mierda… Si tu sais que tu peux pas atteindre ce foutu arbre, pourquoi tu t’acharne comme une attardée alors. Faut vraiment être con hein ou alors avoir un problème de distance et de proportion. »

Je sors un paquet de clope et m’en allume une.

« Ou alors les deux, va savoir. Mais là, tu serais pas gâté. C’est dommage quand on est si jolie d’être si con. »

Qui a dit que je savais prendre des gants ? Personne hein ? Je suis d’une nature cash, que ça plaise ou non et d’une spontanéité qui parfois, peut surprendre et je me fou de savoir si ça blesse ou non. Je sais que c’est pas forcément la meilleure chose au monde mais j’y suis pour rien. On va pas me changer en un claquement de doigts… déjà quand quelqu’un arrivera à le faire, on en reparlera.

Et j’suis toujours d’une sale humeur. Je tire sur ma clope, espérant y trouver un certain apaisement ou un calme. Je me baisse toujours ma cigarette aux lèvres et forme une boule de neige de taille moyenne entre mes doigts gelés.

« J’hésite, soit j’te la balance dans la gueule et comme ça on est quitte. Soit … »

Je marque un temps d’absence. J’étais prêt à dire « Soit je joue les gentils et je t’épargne… », mais l’épargner pourquoi ? Parce qu’elle est en fauteuil ? Ca n’est pas une excuse, encore une fois.

« Soit rien du tout en fait. »

Et je lui balance droit dans le cœur, sans aucun remord et aucune retenue. Je reprends ma cigarette entre les doigts, tirant une nouvelle bouffée que je rejette, un sourire aux lèvres.

« C’est bon maintenant qu’on a bien fait mumuse à lancer tes petites boules neiges, tu peux m’foutre la paix ? »

Non, j’ai pas l’esprit de Noël et j’ai pas envie de l’avoir. Plus depuis que Camélia est partie. Je déteste la neige et ce pays. Et je déteste cette nana à m’avoir encore plus emmerdé que je ne le suis déjà. Sérieusement, tout est fait pour me faire chier aujourd’hui, alors inutile d’en rajouter une couche. Je la jauge du regard et arque un sourcil, presque intéressé :

« Tu t’démerde comment pour rouler dans la neige comme ça ? »


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MessageSujet: Re: « Do you want to get a snowball ? » | Mateo && Kim   Ven 5 Déc 2014 - 19:23

Touché, coulé. Il grogna. N'importe qui d'autre, à la place de Kim, se serait probablement inquiété, aurait fait marche arrière et profil bas. Il semblait vraiment hors de lui, prêt à péter un câble, mais elle n'en avait rien à foutre, elle voulait juste qu'il arrête de la faire chier avec sa susceptibilité à la con. Elle pouvait comprendre qu'il soit énervé de s'être reçu une boule de neige en pleine face, qu'il lui en veuille, qu'il lui demande de s'excuser, mais elle s'était excusée, et pour le coup, elle ne pouvait pas faire grand chose d'autre. À la rigueur, s'il ne s'était pas mis à péter un câble direct, elle aurait pu lui proposer de le sécher, de le réchauffer, un peu comme elle avait séché et réchauffé le prof de Magie Noire. Mais avec son caractère de chien enragé, il lui donnait tout sauf envie de l'aider. En fait, elle avait bien envie de l'envoyer bouler dans la neige encore plus, ptêtre que ça le refroidirait. De toute manière, s'il croyait qu'il l'impressionnait avec sa colère à deux balles, ses grognements, ses yeux qui lançaient des éclairs et ses bras qui gesticulaient, il se trompait lourdement. Elle n'était pas de ces filles au regard fuyant et à la tête baissée. Elle aussi pouvait gueuler, et frapper, même si elle n'en avait pas l'air. Les apparences étaient trompeuses. S'il voulait jouer à ce jeu là, il allait être servi. Elle n'avait tout de même pas fait exprès de lui lancer une boule de neige dessus, bordel ! Il n'avait pas non plus fait exprès de croiser le chemin du projectile, mais voilà, ya un moment où faut s'arrêter, réfléchir un peu et faire la part des choses entre hasard et intention. En plus, le voilà qui lui disait de se la fermer si elle ne savait pas de quoi elle parlait. Ça leur ressemblait bien, aux mecs, de faire les petites victimes et de propager des morales à deux balles sans les respecter eux-mêmes. Et puis nan, elle ne se la fermerait pas, "tout simplement", et surtout pas parce qu'il le lui aurait demandé.

« Ça n'a rien à voir avec la langue ou la géographie, c'est une question de comportement, et manque de bol, le tien ressemble à celui des joueurs de foot italiens qui se roulent par terre pour un rien. »

Donc non, c'est pas censé être un compliment. Probablement qu'une boule de neige dans la gueule fait un peu plus mal qu'un pseudo coup de pied dans le mollet, mais c'est pas pour autant que faut en faire tout un caca nerveux. Bref, allez, continue à causer, ça fait la troisième fois que tu me dis que je suis con, ça ne me fait plus grand chose tu sais. Change de registre mon p'tit gars. Oui, bon, d'accord, il avait aussi dit qu'elle était attardée, et jolie, même si ça c'était sûrement plus pour mieux pouvoir la rabaisser après. C'était bien, il faisait des progrès ! Et on ne dira rien par rapport au vocabulaire de Kim elle-même, hein. Elle le savait très bien, elle parlait comme un mec, n'était pas très originale, avait un accent de merde et n'avait pas peur de gueuler un bon coup. Elle n'avait jamais été très axée sur la littérature, mais ça ne voulait pas dire qu'elle ne savait pas reconnaître la richesse d'un certain style. Et autant dire que celui du mec en face d'elle était très pauvre. Le voilà avec une clope au bec. Pauvre petit, c'était trop de stress en trop peu de temps ? Elle n'allait pas attendre plus longtemps, elle avait d'autres choses à faire que perdre son temps avec un ptit con dans le genre. En fait pas vraiment, mais elle préférait de loin ne rien faire, plutôt que se prendre la tête avec lui.

« Ouais... ouais, c'est ça, c'est dommage. »

Et non, elle n'allait pas lui expliquer l'histoire de la distance, de l'arbre, de Eliott, et de la boule de neige. De toute manière, ça ne changerait rien, il avait décidé qu'elle était con donc voilà. Elle commença à manœuvrer son fauteuil pour le tourner un peu et se mettre à avancer, tout en lui rajoutant, sur un ton faussement dramatique.

« Mais que veux-tu, on choisit pas la taille de son cerveau ni celle de ses seins. »

T'as saisi le manque d'intérêt ? En gros, ta gueule, tu ne m'intéresses pas.
Elle espérait bien qu'il allait lui fiche la paix. Après tout, il n'avait pas non plus trop l'air de vouloir continuer à faire la causette, elle était bien trop con et attardée pour lui, hein ? Ils se sépareraient et tout le monde serait content.

« J’hésite, soit j’te la balance dans la gueule et comme ça on est quitte. Soit … »

Elle se retourna. Quoi, il était encore bloqué sur cette histoire de boule de neiges ? Visiblement, il y tenait, à son image de footballeur italien. Mais c'était pas comme ça que ça marchait, avec elle. S'il voulait menacer quelqu'un, il pouvait passer son chemin. Au moins, il ne l'avait pas attaquée par derrière, mais qu'il ne s'attende pas à ce qu'elle le supplie de l'épargner. Elle le fixa bien droit dans les yeux, haussant un sourcil, sans broncher.

« Soit rien du tout en fait. »

Et il lui jeta la boule de neige droit dessus. Mais elle était prête, et elle avait de bons réflexes. Elle ne se laisserait pas avoir deux fois. D'ailleurs, elle ne savait même pas pourquoi elle n'avait pas évité la première boule qu'il avait lancée en direction de sa tête. Mais cette fois, elle leva son bras droit et essuya fit dévier le projectile sans trop de peine. Une petite douleur au niveau de l'avant-bras droit, certes, mais sans plus. Elle se dépêcha cependant de replacer sa main au niveau de la roue droite de son fauteuil qu'elle sentait glisser, le terrain étant probablement un peu en pente. Il souriait niaisement, avec sa clope entre ses doigts, sa tête entourée de fumée et de vapeur. C'est bien mon bébé, gouzi gouzi, tu veux un bonbon ? Ahm.

« C’est bon maintenant qu’on a bien fait mumuse à lancer tes petites boules neiges, tu peux m’foutre la paix ? »

Non mais vous l'entendez, il se croit où ce mec ? Déjà, c'était pas seulement ses petites boules de neige, et s'il n'avait pas tenu à lui en jeter une dernière, elle lui aurait déjà foutu la paix depuis bien longtemps, et sans se faire prier. Elle ne savait même pas quoi répondre à ça. Elle se contenta de lever les yeux au ciel, avant de constater qu'il la détaillait de haut en bas. Elle resta donc là, à attendre sans le quitter des yeux. Alors, verdict ?

« Tu t’démerde comment pour rouler dans la neige comme ça ? »

À son tour, elle arqua un sourcil.

« Tu voulais pas que je te foute la paix ? »

Ou t'es trop con pour te souvenir de tes propres décisions ? Ahm, on va pas dire ça, hein. Elle ne savait pas trop si c'était censé être une blague ou si elle était sérieuse en le rembarrant comme ça. Elle était sur ses gardes. Non pas parce qu'elle le craignait, mais parce qu'elle n'était pas très sûre de vouloir rester là à taper la discute avec lui. Elle sentait encore les restes de colère, de frustration, et de mépris. Ce n'était pas avec ces sentiments là qu'elle allait pouvoir être de très bonne compagnie. Elle était très impulsive, comme fille, et très franche. Elle ne savait pas faire semblant, elle ne savait pas jouer les hypocrites et les faussement intéressés. Elle ne savait pas parler pour ne rien dire, et surtout pas avec des gens qu'elle n'aimait pas. Elle n'avait pas mauvais fond, et elle voulait bien faire des efforts, mais elle se connaissait et savait que sa capacité de prendre sur elle pouvait être assez réduite dans certaines situations et qu'elle avait meilleur temps d'éviter tout contact plutôt que de se risquer à engager une conversation tendue avec quelqu'un.

« J'me démerde. »

Après un temps d'hésitation, elle avait répondu à sa question. En apparence, c'était comme si elle ne faisait aucun effort pour cacher son ton sec et cette sorte de mépris, ou plutôt juste de ressentiment, qu'elle éprouvait vis à vis de lui et surtout vis à vis de la conversation puérile qu'ils venaient d'avoir, mais en réalité, elle utilisait beaucoup de volonté rien que pour se décider à dire ces deux mots et demie. Dans sa tête, c'était réflexion intense. Lui tourner le dos et le planter là, comme elle avait failli le faire tout à l'heure, ou accepter cette sorte de main tendue et faire la paix ? Faire la paix, pff, qu'est ce qui lui disait que c'était ce qu'il voulait ? Elle n'était tout de même pas aussi naïve pour penser ça ! Non, elle n'était pas aussi naïve, mais n'empêche que finalement, qu'est ce qu'elle risquait ? Allez, soyons fous.

« On dirait pas, hein, mais j'ai pas mal de force dans les bras. »

Et voilà un sourire qui naissait sur les lèvres de la rousse. Léger, le sourire, hein. Mais sourire quand même. Pis le ton de la voix, et l'espèce de pseudo clin d'oeil qu'il n'avait probablement même pas vu... bref, l'attitude en générale avait un peu changé. Mode guerre off, mode trêve on.

« Et toi, qu'est ce que tu fous là ? J'me trompe peut-être, mais j'ai comme l'impression que la neige c'est pas trop ton truc. »

Autrement dit, si tu viens pas d'Italie, tu viens certainement d'un pays hispanique, donc du sud. Le soleil, la mer, tout ça. Ouais, c'est des préjugés puissance trois-cent-mille, mais bon. Et re-autrement dit, si tu viens pas d'Italie, d'où viens-tu ? Promis, tu peux me retourner la question, j'y répondrai.
Elle lâcha une fois de plus la roue droite de son fauteuil, pour enlever les mèches qui lui tombaient devant les yeux depuis l'agitation de tout à l'heure, mais ce fut le geste à ne pas faire, car elle sentit à ce moment là le fauteuil glisser sur la neige qui avait été trop tassée déjà et qui était devenue liquide sous ses roues. Et elle eut beau replacer sa main sur la roue, elle n'était pas en train de rouler, mais simplement de glisser, donc ça ne changea rien. S'entendant crier un juron, elle tenta le tout pour tout et poussa sur ses roues pour reprendre le contrôle. Elle accéléra, mais arrêta de déraper sur la neige et se remit à rouler, et elle finit par les arrêter, cette fois-ci sur terrain plat et peu pratiqué, si bien que le risque de glisser y était moindre. Sentant son cœur battre la chamade, elle souffla de soulagement et put enfin enlever les cheveux qui lui retombaient un peu n'importe commente devant les yeux suite à tant de péripéties. Le tout s'était passé extrêmement rapidement, et au final, elle n'avait glissé que sur trois-quatre mètres, mais elle avait vu la chute arriver à vitesse grand V. C'était presque un miracle qu'elle ait su l'éviter et qu'elle n'ait pas trop paniqué, malgré l'énorme « Oh putain ! » qu'elle avait sorti en sentant son fauteuil déraper.

« Ça, c'était chaud. Mais t'as vu, j'me démerde ! »

Après tout, fallait bien. Si elle voulait être Auror, fallait qu'elle s'attende à bien pire, comme dangers, qu'une simple glissade sur un peu de neige !

HRP:
 
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MessageSujet: Re: « Do you want to get a snowball ? » | Mateo && Kim   Mer 17 Déc 2014 - 11:35

« Tu voulais pas que je te foute la paix ? »
 
Si j’le voulais mais j’ai une capacité à passer d’un état à un autre, assez impressionnant. Et je dois aussi sûrement ça à ma spontanéité. Je me pose la question donc je demande, ce n’est pas plus compliqué que ça. Et puis, il y a de quoi attiser une certaine curiosité, non ? Pas qu’elle soit en fauteuil, de ça je m’en fou c’est pas ma vie, c’est la sienne, son problème, son intimité. Non, ce qui me rend curieux c’est de savoir comment elle fait pour évoluer dans le château et grimper ces foutus escaliers qui sont pas fichus de nous écouter.
 
« J'me démerde.
- Ca j’avais bien compris, mais ça m’dit pas comment. »
 
Mais si t’as pas envie d’en parler alors rien à foutre. J’hausse les épaules et tire de nouveau sur ma clope qui est d’ailleurs bientôt terminée. Je sais pas c’que je fou encore là, je devrais être en train de chercher les plantes pour Mlle Hunt qui, au passage, est la dernière personne que j’ai envie de contrarier. Si je la crains ? Ça n’est pas tant ça, mais je suis conscient de sa faculté à nous coller jusqu’à la fin de ma scolarité et j’aimerais éviter un carnage pareil. Si la moitié des profs ici sont aussi intimidant qu’un Elfe de Maison, la prof de Divination fait clairement partie de ceux que t’as pas envie de faire chier.
 
Quant à la nana devant moi, il faut visiblement pas trop lui en demander. L’élocution n’a pas l’air son fort et l’amabilité non plus – et c’est moi qui dit ça… -.
 
« On dirait pas, hein, mais j'ai pas mal de force dans les bras. »
 
Logique quand on passe la moitié de sa vie à pousser son poids sur un fauteuil. J’arque un sourcil face à son léger sourire… Serait-elle en train de se détendre ? Tu pourrais peut-être faire pareil, même si tu te les cailles et que t’en as déjà marre d’être ici. Puis c’est moi qui l’avait mis dans cet état donc je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. Vu que je m’en fou, ça n’a pas de très grandes importances. Et concernant sa force dans les bras, visiblement elle n’en a pas suffisamment pour viser la bonne personne. Me da igual…
 
« Et toi, qu'est ce que tu fous là ? J'me trompe peut-être, mais j'ai comme l'impression que la neige c'est pas trop ton truc. »
 
Je lâche un rire sec et affiche un sourire en retirant ma clope d’entre mes lèvres avant de la laisser tomber dans la neige. Inutile de l’écraser, elle s’éteint aussitôt qu’elle entre en contact avec la poudreuse. Qu’est-ce que je fou là ? … venir atténuer une énième connerie que j’ai faite. Avec Maxime, nous sommes les champions pour ça. Je crois même qu’on pourrait établir un tableau de score tellement on en cumule. Je crois même que c’est pire depuis qu’elle est là. Entre les crasses faites aux autres élèves ou les tests de potions pour savoir qui fera le plus exploser le chaudron… Ouais, on tiendra peut-être un livre.
 
Je regarde la neige à mes pieds en écartant les bras.
 
« Ouais, disons que comparer à l’Arg…. » Je plisse les yeux et la fixe. « C’est moi ou t’es entrain d’glisser ? »
 
J’ai à peine le temps de terminer que je la vois glisser un peu plus vite en arrière, sur la neige, tandis qu’elle essaie tant bien que mal d’arrêter sa course. Je suis trop loin d’elle mais j’essaie de venir l’aider, trébuchant sur la neige qui est trop épaisse pour moi. Elle lâche un « Oh putain » paniqué, j’accélère le mouvement. Elle pousse sur ses roues, patine, pousse encore et … se stabilise, tout comme moi, là devant elle.
 
« Ça, c'était chaud. Mais t'as vu, j'me démerde ! 
- Putain mais ils font pas des chaines pour les roues d’un fauteuil ? Tu sais, le truc pour les bagnoles des moldus. »
 
Sans déconner, ce truc est hyper dangereux en fait. Ou c’est elle qui est complètement con de prendre le risque de rouler dans ce truc froid, dégueulasse et humide. Qui ne sert à rien de surcroit. Elle a juste faillit se briser la nuque sur le sol mais elle semble contente d’elle. Et moi j’me maudis d’avoir eu cet élan pour l’aider. Ramollis du genoux !
 
« Ça t’éviterais de te casser la gueule tous les 5 mètres. Ou alors les tissus antidérapants là… »
 
Arrête de me regarder comme ça merde, je sais que j’essaie de te trouver une solution mais va pas croire que c’est parce que j’t’aime bien ou que j’ai d’la pitier pour toi. C’est dommage que tu sois en fauteuil mais c’est pas mon problème… Même si là, je porte un peu trop d’intérêt à mon goût. Je lève les yeux au ciel et soupire en sortant ma baguette. Tu vois Camélia, je fais un tas d’efforts… Je marmonne une formule et enveloppe ses deux roues d’un tissu grisâtre avec une couche antidérapante. Je range ma baguette, ressort mon paquet et me remet une clope entre les lèvres. Je suis pas très doué pour les sorts … mais pour des trucs à la con, j’sais pas pourquoi ça passe mieux. Peut-être parce que c’est d’un niveau égale à ma connerie. Hum… Si c’était le cas, j’aurai déjà terminé mes études avant 3 diplômes en poche.
 
« Et pour la neige, non j’aime pas ça. Je préfère les étés Argentins. »
 
Voilà, maintenant tu sais que j’viens pas de ce foutu pays qu’est l’Italie. Et oui ça va j’ai bien compris qu’elle parlait de l’exagération de ces joueurs de foot qui passe plus de temps à jouer la comédie sur la pelouse qu’à réellement jouer… Dire qu’ils se gagnent des putains de millions.
 
« J’suis ici pour m’éviter une colle de 100 ans avec la prof de Divination. Parait qu’il faut que j’lui trouve des plantes… »
 
J’allume ma cigarette, range mon briquet et souffle ma fumée en faisant des ronds. Détails stupides, je vous l’accorde. Mais vous remarquerez que je fais un effort absolument extraordinaire pour tenir une conversation avec cette nana que j’insultais d’un « t’es trop con », il n’y a pas cinq minutes. A croire que nous sommes bipolaires elle et moi.
 
« J’m’improvise Jardinier personnel pour Mlle Hunt. Sauf que j’me la tape pas. »
 
Comme dans les séries que tu peux voir à la télé. La nana se tape toujours le Jardinier ou le plombier. Ca fait clicher, mais ce sont les aléas de la société d’aujourd’hui. C’est moche, j’suis le premier à le reconnaitre … Même si concernant la prof je serais pas contre pour qu’elle m’apprenne deux trois trucs que le temps lui a instruit. Non j’déconne, elle est trop flippante pour ça.
 
« Et toi à part être tireur d’élite de fête foraine, t’es quoi ? Universitaire ? Apprenti avec un prof ? »
 
J’l’ai vu uniquement dans les couloirs et nulle part ailleurs. Pas que j’y porte quelconque intérêt mais c’est histoire de faire la conversation pour m’éviter d’aller chercher comme un con des plantes pour je ne sais quoi …
Nouvelle latte, nouvelle brume de nicotine. J’ai froid. Putain d’neige.
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MessageSujet: Re: « Do you want to get a snowball ? » | Mateo && Kim   Sam 20 Déc 2014 - 19:03

Ouais, elle se déridait, lentement mais sûrement. Ça ne voulait pas dire qu'elle oubliait ni qu'elle pardonnait et encore moins qu'elle lui faisait confiance, mais c'était tout simplement parce qu'elle ne voulait pas se prendre la tête. Elle tirait un trait sous leur engueulade, sans pour autant l'effacer ni tourner la page ou quoi, mais voilà, elle passait à autre chose, puisque c'était visiblement ce qu'il faisait aussi. Tout à coup, Monsieur ne la traitait plus de trop con, ne voulait pas qu'elle lui foute la paix et ne semblait plus vouloir lui en coller une ? Fort bien, elle n'en serait pas incapable non plus. Elle avait beau être quelqu'un de spontané, et surtout de direct, ça ne voulait pas dire qu'elle restait bloquée sur chacune des disputes qu'elle avait. Heureusement, d'ailleurs, car elle ne connaissait pas une personne avec laquelle elle ne se serait pas engueulée. Même Kat avait eu le droit à des sautes d'humeur de sa part, et le fait qu'elle soit sa meilleure amie ne voulait en rien dire qu'elle ne connaissait pas son sale caractère.

De toute manière, elle préférait de loin dire les choses franchement, quitte à se taper dessus, plutôt que de les laisser la ronger de l'intérieur. Est-ce que ça voulait dire qu'au final, elle appréciait l'affrontement qu'elle venait d'avoir avec le jeune homme ? Au moins, il avait eu le mérite d'être sincère, même s'il l'avait fait chier à s'exciter comme un con et qu'elle avait eu envie de lui foutre son poing dans la gueule. Et puis, elle avait bien vu qu'il la traitait comme il aurait traité n'importe qui d'autre, fauteuil ou pas, et elle devait bien avouer qu'elle avait apprécié ce comportement. Clairement, elle préférait se faire traiter de trop con et se recevoir des boules de neige dans la gueule de la part d'un mec aux poings serrés jusqu'à en blanchir ses phalanges et aux yeux durs remplis de colère voire de haine, que de voir quelqu'un se forcer à lui pardonner des choses sous prétexte qu'elle était en fauteuil, donc vulnérable. Ça aurait été bien le genre de Lyander, d'ailleurs, et force était de reconnaître qu'entre elle et Turner, c'était loin d'être l'amour fou. Ce mec avait juste le don de la mettre hors d'elle, c'était incroyable. Trop gentil, trop attentionné, trop pot de colle. Argh, elle détestait sa manie de vouloir la dorloter ou quoi, elle détestait l'impression qu'il lui donnait de vouloir la paterner. La dépendance, c'était pas son truc.

Bref. Aussi bizarrement qu'elle était arrivée, la colère repartait, et un semblant de conversation sorti de nulle part s'installait entre les deux jeunes gens. Mais alors qu'elle se détendait progressivement, sa vigilance s'abaissait et elle finit par se sentir glisser en arrière, les roues patinant dans la neige qui en avait manifestement marre de se faire rouler dessus et qui avait décidé de prendre sa revanche en profitant d'un moment d'inattention de la rousse. Instant de panique, mouvements réflexes quasi-inconscients. Le cœur battant, elle regardait l'autre mec qui semblait aussi essoufflé qu'elle...

« Putain mais ils font pas des chaines pour les roues d’un fauteuil ? Tu sais, le truc pour les bagnoles des moldus. »

… mais au moins cent fois plus énervé. Kim pour sa part avait depuis longtemps arrêté de se prendre la tête avec tous les défauts et manques du fauteuil. Ou alors, elle était trop sonnée pour réaliser la gravité du risque qu'elle venait d'encourir. Quoi qu'il en soit, ce fut avec un haussement d'épaules et un ton assez blasé qu'elle lui répondit.

« Une voiture aurait glissé aussi, j'pense.
- Ça t’éviterais de te casser la gueule tous les 5 mètres. Ou alors les tissus antidérapants là… »

Et le voilà qui levait les yeux au ciel avec un soupir et sortait sa baguette en marmonnant une formule destinées aux roues du fauteuil qui s'enroulèrent d'une peau de phoque sous les yeux ahuris de la rousse qui n'avait jamais entendu parler de ce matériau de sa vie. Décidément, ce mec ne cesserait probablement jamais de la surprendre. Un coup il semblait prêt à la frapper, le coup d'après il lui améliorait son fauteuil... Mais elle se ressaisit bien vite et sourit, de ce sourire plus taquin que moqueur.

« T'as bien failli te casser la gueule aussi, hein, mais on ne dira rien ! »

Quoi, t'attendais ptêtre que je te remercie ? Ne me dis pas que tu veux l'entendre te dire que c'est gentil ! J'te vois bien me dégueuler dessus et me forcer à retirer... non ? Bref.

« Ça a l'air pratique ce truc, j'connaissais pas, c'est quoi ? »

Il devait sans doute se demander pourquoi elle était d'aussi bonne humeur. Ou alors il s'en foutait, certes, mais le fait était qu'elle avait une manière étrange de voir les choses, et alors que lui semblait passablement énervé par un peu de neige, elle n'avait pas l'air de s'en faire plus que ça par rapport à la chute qu'elle n'avait évitée que de justesse. Inconscience ? Penchants suicidaires ? Résignation ? Aucun des trois. C'était juste un trait de caractère, que de dédramatiser les choses, de ne pas trop se prendre la tête avec. Elle était bien consciente du danger, et elle n'avait rien d'une suicidaire, quant à la résignation, c'était probablement pas quelque chose qui soit inscrit dans ses gènes. Elle était juste spontanée et n'aimait pas se priver de choses sous prétexte qu'elle soit en fauteuil ou juste qu'elles soient dangereuses.

« Et pour la neige, non j’aime pas ça. Je préfère les étés Argentins. J’suis ici pour m’éviter une colle de 100 ans avec la prof de Divination. Parait qu’il faut que j’lui trouve des plantes…
- Des plantes avec cette neige ? C'est pas des fraises au moins, rassure-moi ! »

Référence de la joueuse à un conte dans lequel une gentille jeune fille du nom de Marie se fait envoyer par sa méchante marâtre à la montagne en plein hiver pour cueillir des fraises.

« J’m’improvise Jardinier personnel pour Mlle Hunt. Sauf que j’me la tape pas. »

Elle eut un rire, en secouant la tête.

« Une prof de divi, sérieusement ? Chacun ses goûts, hein, mais perso je suis bien contente de plus avoir cette... heu, j'sais même pas si on peut appeler ça une matière. Bon après, j'connaîs pas votre Mlle Hunt, donc j'en sais trop rien mais nous on avait un vieux bouc, c'était pire que HDM j'te jure. »

Non franchement, la divi, c'était pas du tout son truc. Comme l'HDM, la bota, les potions et tout ce qui était trop théorique, tout simplement parce que c'était chiant. Ennuyant au possible, inutile, inintéressant... enfin, encore, potions, ça passait. Mais le reste... Bref.

« Et toi à part être tireur d’élite de fête foraine, t’es quoi ? Universitaire ? Apprenti avec un prof ?
- Ouais, uni, première année. À la base, j'étais à Salem, mais je me voyais pas passer encore, quoi ?, minimum trois ans dans le même bahut »

Pourquoi elle lui racontait ça, au juste ? Elle n'en savait trop rien. Mais après tout, pourquoi pas ? C'est pas non plus comme si elle lui faisait des confidences, elle lui disait juste d'où elle venait et pourquoi elle n'y était pas restée. Quant au fait qu'elle ait repris les études alors qu'elle disait plus ou moins clairement que c'était pas trop son truc ? Elle n'avait pas franchement envie de lui parler du fait qu'elle n'avait pas pu faire le métier qu'elle voulait à cause de son handicap, et du fait qu'elle soit venue à Poudard pour tenter sa chance autre part, en quelques sortes. Elle préférait revenir sur l'histoire des boules de neige.

« Et le tireur d'élite t'emmerde ! »

Avec le sourire, bien sûr.

« Bref, c'est quoi c'te plante que tu dois trouver ? »

Si elle lui proposait de l'aide ? Il se pourrait bien que oui. Elle avait beau ne pas être une passionnée de botanique – et c'était peu dire – elle avait tout de même de solides connaissances. Après tout, même si elle n'était pas une intello de première classe, elle avait de l'ambition et s'était donné les moyens de réussir ses examens haut la main. Ils ne lui avaient pas servi à grand chose au final, mais ça c'était une autre histoire.

« Au fait, enchantée, moi c'est Kim. »
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MessageSujet: Re: « Do you want to get a snowball ? » | Mateo && Kim   Lun 5 Jan 2015 - 21:22

Ma colère s’est déjà calmé depuis un moment malgré le froid qui me transperce de part en part. Je déteste ce putain de pays et si j’avais été moins cons, je serais peut-être sous un Soleil bien plus chaleureux que celui-ci. Et il faut croire que les miracles existent car malgré ma rage de tout à l’heure, l’handicapé devant moi ne s’est toujours pas retrouvé en femme tronc, c’est que tout va bien pour le moment et que nous avons chacun réussit à contenir notre colère mutuelle. Ouais parce qu’elle est peut-être blanche comme un cul, elle n’en reste pas moins à avoir le sang aussi chaud que le mien. Et ça me plait bien d’ailleurs. Pour preuve, je lui customise son super fauteuil. Quitte à avoir ce machin imposant pour le reste de sa vie – Ouais, on a pas le même machin imposant elle et moi, mais ce n’est qu’un détail  -, autant faire en sorte que ça claque dans les couloirs.
 
Elle me rappelle que j’ai faillis me casser la gueule quand j’ai vu qu’elle-même allait devenir aveugle en plus d’être paralysé, en tombant face contre terre et se crevant les yeux sur la roche, mais je balaye sa petite réflexion d’un geste de la main imbibé de je m’en foutiste. Même si j’étais tombé, je l’aurai fait avec grâce. Regardez là, elle rigole même à mes blagues. Pour un peu, je pourrais presque lui faire du rentre dedans et la draguer ouvertement. Mais j’suis pas d’humeur, t’as pas de chance.
 
Et concernant Mlle Hunt… Certes, chacun ses goûts… mais viens pas me dire qu’elle n’est pas potable parce que là, t’aurai définitivement de la merde dans les yeux. J’sais pas quel âge elle a, mais elle n’a pas non plus 150 ans. Elle a sûrement beaucoup de chose à m’apprendre alors j’suis preneur ! Je ne suis pas un grand fan de ses cours, même si je m’y intéresse un peu plus que je ne voudrais l’accepter. Souvent je me suis demandé si elle avait la possibilité de communiquer avec les disparus, les morts en somme. Et j'ai pensé plus d'une fois à aller la voir pour le lui demander, sans jamais le faire. Par fierté mais peut-être aussi par peur de la réponse. Et puis j'aurai l'air trop con. Hunt n'est pas le genre de professeur à prendre des pincettes avec les élèves, si une vérité doit être dite, elle le lâchera aussi naturellement que si elle nous demandait quel parfum de thé nous préférions. Je n'attends clairement pas à ce qu'elle soit délicate avec moi, loin de là, mais disons que c'est pas la bonne période pour que j'entende des choses que j'veux pas. Et puis on s'en branle en vrai.

« La Divination est une matière à part entière, tout comme le Vol sur Balai ou les Runes anciennes. Après s'est une question de goût. Nous ne sommes que des gamins, j'suis pas sûr que nous soyons bien placé pour juger si une matière en est une ou non. Après, si toi ça te passionne pas, ça t'regarde. Mais y en a, à qui ça intéresse. En plus, elle a plutôt l'air de savoir de quoi elle parle, c'est pas comme si s'était toi ou moi qui donnions le cours... »

Ouais, j'viens de jouer la grande diplomatie. Beaucoup de cours me font absolument chier et j'suis le premier à le dire mais de là à dire que ça sert à rien … Chacun pense ce qu'il veut, perso l'Histoire de la Magie me passionne pour mes siestes.

"Ouais, uni, première année. À la base, j'étais à Salem, mais je me voyais pas passer encore, quoi ?, minimum trois ans dans le même bahut »

Je laisse échapper un ricanement amusé en finissant par laisser tomber ma cigarette dans la neige, où une légère fumée s'y échappe au contacte de l'embout incandescent.

« Parce que tu compte changer d'école tous les ans, par ennui ? Voilà qui n'manque pas d'originalité. 
Et le tireur d'élite t'emmerde ! »

J'effectue une petite courbette :

« Cordialement.
Bref, c'est quoi c'te plante que tu dois trouver ? »

J'arque un sourcil, presque étonné. Serait-elle entrain de me sous-entendre un : Bon ok, j'vais te filer un coup d'main même si t'es vraiment un connard.

J'crois bien que oui. Je hausse les épaules, ne me formalisant pas de cette fierté qui paraît aussi grosse que la mienne, à croire que j'ai presque mon jumeau devant moi. Je dis presque parce que moi, je marche. Ok, ça n'a aucun rapport, j'le pensais juste comme ça. Non ça n'est pas de la discrimination, faut arrêter de voir le mal partout.

« Au fait, enchantée, moi c'est Kim. »

Signe bref de la tête.

« Mateo. »

Pas d'enchanté, pas de ravis de faire ta connaissance. Tout ça ce sont des conneries, les formes de politesse ne sont qu'une putain d'hypocrisie.

« Par contre, si tu cherches avec moi.... Oui parce que je considère que tu vas me filer un coup de main... tu permets... »

Je m'avance vers elle, mains dans les poches et me place derrière son fauteuil pour la pousser.

« Pas que tu m'fasse chier – enfin plus maintenant – mais j'ai pas envie de passer 40 ans à t'attendre pour que t'avance et à chercher cette merde. »

Elle peut protester, je m'en fou. C'est pas de la pitié, encore une fois, juste que j'ai pas envie de perdre de temps. C'est simplement du réalisme. Je la pousse sans trop de difficulté même si parfois je patine sur de gros morceaux de neige, l'amélioration de ses roues aidant à avancer plus rapidement que si elle n'en avait pas.

« Pour ce qui est de la plante... je m'en souviens plus du nom. Ca ne pousse qu'en hiver – ouais logique -, c'est aussi gros qu'une main avec des feuilles bleues et la fleur rouge sang. Ah et elle m'a dit de pas prendre celles avec des épines jaunes, sinon c'est furoncles bien purulents pour les trois prochaines semaines... »

Il fait atrocement froid mais pousser le fauteuil de Kim me permet au moins de faire suffisamment d'effort pour me réchauffer. Mes pas s'enfoncent dans la neige et je maudis encore un peu plus Mlle Hunt de m'avoir envoyer faire ce périple à la con. Et Jefferson qui s'foutait de ma gueule... Faux frère, même pas là pour m'donner un coup de main.

Je continue de la pousser sans trop de difficulté avant de tilter sur un détail...

« Eh mais... attends. Tu m'dis que tu viens de Salem ? T'es arrivé quand ? J'viens aussi de là bas et j'ai pas le souvenir d'avoir déjà croisé une casse-couille en fauteuil roulant dans leur couloirs …»

Je suis pas une lumière désolé... je mets du temps à percuter certaines choses.
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MessageSujet: Re: « Do you want to get a snowball ? » | Mateo && Kim   Dim 18 Jan 2015 - 21:07

« La Divination est une matière à part entière, tout comme le Vol sur Balai ou les Runes anciennes. Après s'est une question de goût. Nous ne sommes que des gamins, j'suis pas sûr que nous soyons bien placé pour juger si une matière en est une ou non. Après, si toi ça te passionne pas, ça t'regarde. Mais y en a, à qui ça intéresse. En plus, elle a plutôt l'air de savoir de quoi elle parle, c'est pas comme si s'était toi ou moi qui donnions le cours... »

Ouuuh là lààà, mais c'est qu'il est humble et sérieux, l'monsieur ! Ils n'étaient que des gamins, n'étaient pas en passe de juger si une matière en était une ou non, c'était une question de goût. De la grande philosophie. Bon allez, ça va, arrête de faire ton irritée, admets que t'étais pleine de préjugés à l'égard de ce mec que t'as jamais vu de ta vie, et qu'il vient tout simplement de les détruire les uns après les autres d'un coup de maître. Kim resta sans rien dire face à la petite tirade du latino, mais elle n'en pensait pas moins que ça sonnait comme une réplique toute faite. Elle ne pouvait tout de même pas s'empêcher d'avoir l'impression qu'il faisait limite exprès de renverser des stéréotypes, par d'autres stéréotypes qui plus était, et elle ne savait pas si elle devait trouver ça impressionnant ou ridicule. Le fait était qu'elle ne s'attendait pas à ça de sa part, mais alors vraiment pas. Et pas de cette manière, quoi. Fin quand même, cette véhémence, cet emportement ! Certes, il était latino et le lui avait déjà joliment prouvé quand ils s'étaient engueulés, mais limite elle avait l'impression qu'elle avait touché un point sensible et qu'il avait sorti toutes les armes pour le défendre. Qu'il se détende un peu, elle n'était pas non plus en train de l'attaquer personnellement, si ? Bon elle n'aurait peut-être pas dû trop généraliser et prétendre que l'Astro n'était pas une matière à part entière, mais elle n'avait fait que dire son avis. Lui aussi, d'accord. Mais c'était pas pareil, fallait qu'il se détende un peu, il s'excitait pour rien là. Ou alors... ou alors il le faisait exprès, pour rire en imitant un mordu des cours, un petit intello, et ne pensait rien de ce qu'il avait dit. Franchement, elle n'en savait rien. Quelle importance, après tout ? Ils n'allaient pas entrer dans un débat aussi con qu'inutile, chacun pensait ce qu'il voulait, c'était pas comme si elle allait changer sa vie pour lui ni lui pour elle. Elle ne le connaissait pas, ne savait rien sur les raisons qui faisaient qu'il était celui qu'il était, la réciproque était vraie aussi. BREF !

Il relança la conversation, lui demandant d'où elle venait, et bientôt, le voilà à nouveau qui se moquait d'elle, cette fois-ci rebondissant sur son changement d'école qu'il trouvait apparemment un peu trop en mode coup de tête. Elle leva les yeux au ciel. Génial, elle était tombée sur un sacré numéro. Bon allez, c'était juste une habitude à prendre que de le voir faire des commentaires sur tout ce qu'elle disait ou faisait, c'était pas dramatique. Ou du moins, fallait pas que ça devienne dramatique. C'était ptêtre sa nature, elle n'en savait rien en fait mais s'il était du genre emmerdeur de première classe, mieux valait le laisser et prendre ses remarques à la légère. Parce que s'indigner et prendre la mouche pour tout et n'importe quoi, ça ne ferait qu'aggraver les choses. De toute manière, c'était pas du genre de Kim de se casser la tête sur ce genre de trucs. Enfin, ça dépendait. Elle n'était pas non plus du genre à se laisser marcher sur les pieds, mais voilà, elle n'allait pas faire de remarques sur ses remarques, sinon, ils ne s'en sortiraient pas. Elle lui demanda donc quelle était cette plante qu'il devait trouver. Ouais, elle était un peu en train de lui proposer de lui filer un coup de main, même si c'était vraiment un crétin. Crétin nommé Mateo. Argentin, faux philosophe, pas un trop mauvais fond malgré tout. Enregistré.

« Par contre, si tu cherches avec moi.... Oui parce que je considère que tu vas me filer un coup de main... tu permets...
- Quoi ?! Ho ! »

Sourcils froncés, griffes sorties, lèvres retroussées, le chien était prêt à mordre. Oui, parce que c'était un "Oh" en colère, pas un "Oh" surpris. Et, contrairement aux filles en général, elle gardait la voix assez grave en s'énervant, donc l'entendre gueuler un bon coup n'était pas comme entendre une sirène ou une cantatrice soprano d'opéra, mais bien comme... eh bien, comme un chien qui aboie et qui ne compte pas faire de cadeau.

« Pas que tu m'fasse chier – enfin plus maintenant – mais j'ai pas envie de passer 40 ans à t'attendre pour que t'avance et à chercher cette merde. »

Mais elle n'avait pas le choix, il avait pris les poignées du fauteuil et la poussait vers la forêt interdite. Enfin si, elle aurait pu choisir de pousser sur les roues de son fauteuil pour le semer et se retourner face à lui, poignées hors de sa portée. La manœuvre aurait été vite effectuée. Ou alors, il aurait suffi d'un coup de baguette pour l'envoyer balader un peu plus loin. Mais est ce que ça valait vraiment la peine ? Si c'était pour s'engueuler avec lui à nouveau, et pour si peu, non merci. Fallait qu'elle ravale un peu sa fierté.

« Pour ce qui est de la plante... je m'en souviens plus du nom. Ca ne pousse qu'en hiver – ouais logique -, c'est aussi gros qu'une main avec des feuilles bleues et la fleur rouge sang. Ah et elle m'a dit de pas prendre celles avec des épines jaunes, sinon c'est furoncles bien purulents pour les trois prochaines semaines... »

Génial, des furoncles purulents pendant un mois. Heureusement que Monsieur avait daigné la mettre en garde contre ce détail, hein ?!

« Bon bah ça va, alors. Feuilles bleues et fleur rouge, on risque pas de se tromper. »

Il pataugeait un peu dans la neige, mais globalement, il s'en sortait assez bien, à pousser son fauteuil. Et puis, même si ça ne lui plaisait pas, Kim devait bien avouer qu'elle commençait à avoir mal aux bras, donc elle le laissait faire tout en tâchant de ne pas oublier qu'elle n'était pas forcément très contente. En tout cas, elle ne le remercierait pas, c'était quasiment certain. Après tout, il ne le faisait pas pour lui faire plaisir, et n'attendait donc pas de remerciements. Au moins, la prochaine fois, peut-être qu'il ne le referait pas. Et s'il décidait de lui reprochait son ingratitude, elle lui dirait bien ce qu'elle pensait. Mais ce n'était pas pour tout de suite.

« Eh mais... attends. Tu m'dis que tu viens de Salem ? T'es arrivé quand ? J'viens aussi de là bas et j'ai pas le souvenir d'avoir déjà croisé une casse-couille en fauteuil roulant dans leur couloirs … »

Froncement de sourcils, qu'il ne pouvait bien sûr pas voir, mais la surprise était bien là.

« Oh, okay, ben j'suis arrivée là cette année, j'ai fait toute ma scolarité à Salem, jusqu'à ya deux ans. Donc nan, je changeais pas d'école tous les ans par ennui, si jamais. »

Ouais, finalement, elle rebondissait tout de même sur sa remarque, bien qu'avec un peu de retard, mais c'était parce que la conversation s'y prêtait. Elle enchaîna sans lui laisser le temps de l'interrompre.

« Et le fauteuil, il date de... heu, 2008 je crois. Ouais, été 2008, c'est ça. Donc j'sais pas, mais logiquement, si t'étais là entre 2008 et 2012, on a du se croiser. Et ptêtre même avant, d'ailleurs. »

Mateo, Mateo. Yen avait, des Mateos, à Salem. C'était une grande école, avec plein de nationalités différentes, à l'image des États-Unis d'ailleurs. Même Kim n'avait pas grand chose de très américain. Sauf qu'elle était née en Amérique, comme pas mal de générations avant elle, et qu'elle avait un peu l'accent et le vocabulaire étasunien, mixé à des restes d'Irlandais. Mais globalement, elle ne savait pas trop si elle se sentait très Américaine. Sa nation, en gros, c'était son quartier. Le reste, elle n'avait pas trop eu le temps de s'y intéresser, vu qu'elle avait passé son adolescence à Salem, où il n'était pas trop question de patriotisme Américain et encore moins de politique, vu que tout ça n'étaient que des préoccupations moldues. Enfin bref, pourquoi elle pensait à ça déjà ? Ah oui, parce qu'elle cherchait à se rappeler d'un certain Mateo, Argentin, qui aurait apparemment vécu entre les mêmes murs qu'elle pendant plusieurs années.

« T'as quel âge au fait ? Et t'étais dans quel coven ? »

HRP:
 
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MessageSujet: Re: « Do you want to get a snowball ? » | Mateo && Kim   Lun 26 Jan 2015 - 12:46

« Oh, okay, ben j'suis arrivée là cette année, j'ai fait toute ma scolarité à Salem, jusqu'à ya deux ans. Donc nan, je changeais pas d'école tous les ans par ennui, si jamais. »

Je suis toujours entrain de pousser son fauteuil en l’écoutant parler. J’ai l’impression d’être dans un hospice pour vieux avec son air grincheux. Elle a toujours l’air grognon quand j’y repense. Je réfléchis un instant et à aucun moment je ne me souviens pas de l’avoir vu à Salem. Maxime oui, je l’ai aperçue plusieurs fois avec sa bande de copains mais jamais je ne lui avais adressé la parole auparavant. Et puis, autant être honnête, je ne suis pas le genre de gars à faire réellement attention au monde qui m’entoure. En y repensant, il arrive que mes potes de là-bas me manquent parfois. Ceux avec qui je faisais mes conneries, avec qui je séchais les cours. Je ne sais même ce qu’ils sont devenus.

« Et le fauteuil, il date de... heu, 2008 je crois. Ouais, été 2008, c'est ça. Donc j'sais pas, mais logiquement, si t'étais là entre 2008 et 2012, on a du se croiser. Et ptêtre même avant, d'ailleurs. »

Je réfléchis toujours, tout en continuant à la pousser dans la neige. Ouais, non, j’ai beau y penser j’ai pas le souvenir de l’avoir vu. J’ai sûrement dû la croiser dans les couloirs, c’est certain, mais à aucun moment je ne me souviens de son visage.

« Honnêtement, j’me souviens pas de ton visage. On a sûrement du se croiser ouais mais j’fais jamais gaffe à ce qu’il se passe autour de moi. Enfin, rarement à vrai dire. »

J’observe toujours de manière un peu trop dérangeante les personnes qui s’adressent à moi ou à qui je parle mais sinon, le monde continue de tourner et moi j’avance sans pour autant faire attention à ceux qui se trouve autour de moi. Egoïste ? J’crois pas, enfin même si c’était le cas je m’en foutrais. C’est con quand on y pense, de pouvoir changer de personnalité en quelques années suite à un drame familiale. J’ai toujours été un peu impulsif – ok beaucoup – et casse-couille, mais je m’en foutiste comme ça ? Je savais me tempérer, à l’époque. Camélia était là, c’était différent. Ouais, TOUT était différent en fait. Parfois je m’arrête de faire le con et je me demande où j’en serais si elle était toujours en vie. Sûrement encore à Salem, avec des résultats moyens mais avec un minimum d’investissement comparé aujourd’hui. Et surtout, je serais peut-être un peu moins con que maintenant. J’en sais foutrement rien et je le saurais probablement jamais.

« T'as quel âge au fait ? Et t'étais dans quel coven ?
- 22 ans. Et j’étais dans le coven Terre. Et toi ? »

Ouais 22 ans et toujours à l’école. Merci à mon baobab dans la main qui m’empêche de travailler correctement. Eh ! Ne vous m’éprenez pas, c’est vachement compliqué de se donner la peine avec un truc comme ça au creux de la paume. C’est pas évident tous les jours, Maxime peut également en témoigner. Il y a une année que j’ai redoublée lorsque Camélia est morte. Si certains portent le courage de se battre malgré tout, moi je ne l’ai pas trouvé. Parce que je l’ai déjà manifesté un bon nombre de fois lors de son vivant, pensant positif, la faisant rire lorsque ses forces se faisaient rares. J’ai tout donné pour lui redonner la vie, je n’ai pas bronché lorsque j’ai fait don de ma moelle osseuse, pour qu’elle puisse s’en sortir. Tout ça en priant Dieu que ça fonctionne et qu’enfin je puisse retrouver ma sœur en forme. Je ne sais pas encore comment j’ai pu réussir à m’accrocher à mes prières lorsque je vois le désastre d’aujourd’hui.

Mes yeux se promène à l’horizon en cherchant toujours ces foutus plantes qui me font patauger dans cette neige de merde et qui me gèle les pieds. Je pousse un peu plus le fauteuil de Kim jusqu’à ce que je pousse un soupir de soulagement.

« Ah bah les voilà ses plantes de mierda »

Je la laisse en plan, lâchant un :

« Bouge pas j’reviens… »



« Ouais bon en même temps c’est pas comme si tu pouvais t’enfuir en courant. »

Je me retourne, comme si de rien n’était. Et de toute façon, c’est le cas. C’est une réalité, non ? Il n’y a rien de méchant dans ce que je dis hein, juste que bah… c’est ce que je vois, donc je constate. Bref, on s’en tapote la coquillette en réalité. Je m’approche des fleurs en question, hésitant un instant sur la méthode à exécuter. Faut pas que j’y touche si j’ai pas envie de ressembler à un Troll pour les trois prochaines semaines à venir… Surtout que ça ferait bien trop plaisir à Hunt que ça m’arrive.

« Eh t’aurai pas un sac en plastique sur toi ? »

Ouais, c’est sûr que tout le monde à ça dans sa poche et puis à moins qu’elle ait des vomissements compulsifs… je cherche des yeux quelque chose susceptible de m’aider jusqu’à ce que j’appelle :

« Accio sac à dos. »

Il ne met que quelques secondes avant de venir jusqu’à moi jusqu’à ce que je l’attrape à la voler et que je l’ouvre. Nouveau moulinet du poignet et les fleurs se détachent de manière grossières – rien à foutre, j’suis pas là pour jouer les jardiniers – avant de les mettre dans mon sac. J’en prends quelques-unes et j’me dis que c’est dingue de voir d’aussi jolies choses capables de vous faire autant de mal.

« Voilà ! Maintenant, j’me casse et j’rentre au chaud. Tu viens ou tu préfères rester ici pour devenir la nouvelle statue de glace du coin ? »

Tant de délicatesse dans ce corps de rêve. *La joueuse assomme son fils*

Mademoiselle Kim l’Impossible souhaite que Seigneur Mateo la reconduise à son humble château. Que de poésie en ces écrits absolument formidable. Je me place derrière son fauteuil et pousse de nouveau mais cette fois pour la conduire dans le Hall. Franchement, j’sais pas ce qu’elle foutait là avec toute cette neige. Ouais ok, elle est capable de se débrouiller toute seule, on est tous d’accord sur le sujet mais au bout d’un moment faut être réaliste. Cette meuf doit avec les bras en acier à force. Tant mieux pour elle.

« Et ça t’es arrivé comment c’truc ? »

Peut-être que des cours de politesse et de délicatesse ne serait pas exclue jeune homme… Je continue mon œuvre jusqu’au Hall, un peu essoufflé. Pas qu’elle pèse lourd, mais pousser ce truc dans la neige et sur les cailloux, c’est pas génial non plus. Au moins, ça m’a réchauffé et ça m’a fait de l’exercice pour la journée.

« Bon, pas que j’m’ennuie mais j’vais rapporter ça à Mlle Hunt. »

Avant qu’elle ne vienne me dépecer comme un lapin et ce servir de mes os pour prédire notre prochain avenir… la vache, j’en ai des frissons rien que d’y penser. N’empêche, on pourrait presque se sentir en sécurité avec elle non ? Je me doute qu’ils n’ont pas engagés une prof de Divination en carton… Peut-être qu’elle peut vraiment prévoir des trucs de dingue, voir parler avec les morts. Ça serait bien que j’aille un jour lui demander. Au risque de me faire renvoyer chié comme un chien galeux, je sais.

« Allez, à plus Robin des Bois en carton ! »

Je lui fais quand même un sourire pour lui dire que j’rigole, que j’suis pas toujours un méchant, voir jamais. Enfin ça dépend en réalité mais là aussi, on s’en fou. Je lui lance un signe de la main avant de l’abandonner dans le Hall ne me demandant pas un seul instant si elle avait besoin d’aide, partant du principe qu’elle évoluait dans ce château comme tout le monde… c’est qu’elle avait bien dû trouver un plan B !
Je grimpe les marches jusqu’au bureau de Mlle Hunt qui, avant même que je ne frappe…

« Entrer. »

Madré Dios… Ouais, archi flippante.


FIN POUR MOI
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MessageSujet: Re: « Do you want to get a snowball ? » | Mateo && Kim   Mer 28 Jan 2015 - 10:21

« Honnêtement, j’me souviens pas de ton visage. On a sûrement du se croiser ouais mais j’fais jamais gaffe à ce qu’il se passe autour de moi. Enfin, rarement à vrai dire.
- Ah ben on dirait que c'est réciproque. »

Et Kim était bien contente que ce soit le cas. Elle n'avait aucun souvenir de la tête de Mateo. Et elle était tout de même assez soulagée de voir que c'était le cas pour lui aussi. Elle se sentait moins coupable, moins fautive. Car c'était pas très flatteur de ne pas se souvenir de quelqu'un qui se souviendrait d'elle, mais puisque ce n'était pas le cas, elle n'était pas obligée de trop s'en vouloir. Pas de Mateo dans les souvenirs de Kim, pas de Kim dans les souvenirs de Mateo, ce statut quo lui allait très bien. Il fallait dire qu'elle n'était pas trop le prototype de la fille sociable et ouverte, amie avec tout le monde, populaire etc. Ça, c'était plus le genre de Ann, bien qu'elle soit un peu trop douce et discrète pour pouvoir réellement dire qu'elle était populaire. Kim, on la connaissait pour ses bêtises, pour ses heures de colle, pour ses bagarres et ses disputes. Pour sa spontanéité et les conséquences de celle-ci, en gros. Peu de gens savaient qu'elle était une bosseuse avec de l'ambition et de la détermination. Et en dehors des quelques personnes avec qui elle s'entendait très bien et des quelques autres avec qui elle s'entendait très mal, il n'y avait plus ou moins que les profs et les pions qui savaient qui elle était. Donc c'était plus ou moins normal que Mateo ne la connaisse pas, et qu'elle ne connaisse pas Mateo.

« 22 ans. Et j’étais dans le coven Terre. Et toi ?
- Moi 23, coven Feu. »

Elle garda pour elle les remarques qu'elle aurait pu lui faire, bien contente qu'il ne puisse pas voir son froncement de sourcils. Coven Terre ? Étrange, elle n'aurait pas dit qu'un tel comportement puisse l'envoyer dans le coven Terre. Ouais, c'était encore et toujours des préjugés. Il allait décidément falloir qu'elle s'en débarrasse, car depuis le début de leur conversation, il ne faisait que les réfuter un par un. Finalement, il n'était peut-être pas tant que ça le joueur de foot italien. Enfin, ça devait dépendre des situations, car elle n'allait pas retirer que sa réaction à cette histoire de boule de neige avait été ridiculement exagérée, mais globalement, il n'était peut-être pas celui dont il avait l'air. Quant à son âge… il avait seulement un an de moins qu'elle, et pourtant, elle n'avait pas l'impression qu'il soit à l'université. Sachant qu'elle avait deux ans de plus que l'âge qu'elle aurait dû avoir en entrant à la fac, puisqu'elle avait terminé son enseignement secondaire en 2012, à 21 ans comme tout le monde… combien d'années de retard avait donc Mateo ?

« Ah bah les voilà ses plantes de mierda. Bouge pas j’reviens… »

Il lâcha son fauteuil qu'il avait poussé jusque là et se dirigea vers les plantes en question.

« Ouais bon en même temps c’est pas comme si tu pouvais t’enfuir en courant. »

:lol:

« Aha, aha, aha. »

Oui, bon, en vérité, elle trouvait sa blague vachement drôle, mais elle était à la fois tellement nulle que Kim fit exprès de faire semblant de rire tout en levant les yeux au ciel. Il était vraiment con ce mec. Bien sûr qu'elle n'avait aucune chance de lui échapper en poussant sur les roues de son fauteuil, malgré les peaux de phoque dont il l'avait amélioré, car elle pataugerait dans la neige et il l'aurait tôt fait de la rattraper, mais il oubliait visiblement la baguette magique dont elle se servait quotidiennement pour monter les escaliers et dont elle pouvait très bien se servir dans le parc enneigé ou sur tout autre terrain qui n'était pas propice aux fauteuils roulants. Il suffirait qu'elle se fasse léviter, comme elle en avait l'habitude, et il n'aurait rapidement plus aucune chance de la rattraper s'il tentait de le faire. Bien sûr, elle ne comptait pas réellement s'enfuir ou quoi, et elle n'allait pas rentrer dans le débat. Si ça l'amusait de se foutre de sa gueule, tant mieux pour lui. Et puis d'un côté… elle ne le prenait pas vraiment mal.

« Eh t’aurai pas un sac en plastique sur toi ?
- J'crois pas, nan. »

À défaut de sac plastique, Monsieur décidait d'utiliser la magie. Il appela son sac à dos, l'attrapa à la volée et arracha grâce à sa baguette les plantes sans trop les ménager pour les fourrer dans le sac.

« Voilà ! Maintenant, j’me casse et j’rentre au chaud. Tu viens ou tu préfères rester ici pour devenir la nouvelle statue de glace du coin ?
- J'pourrais me démerder toute seule, hein, mais puisque t'insistes si gentiment… Fais toi plaiz' »

Je sais que tu meurs d'envie de pousser mon fauteuil comme on pousse celui de sa vieille mère flétrie, je sais que t'adores sentir tes godasses s'enfoncer dans la neige et s'imbiber d'eau, je sais que tu rêves de pouvoir souffler comme un phoque et sentir ton cœur battre la chamade à cause de l'effort que ça te coûte que de me pousser dans le parc enneigé. Ouais, fais toi plaiz'. Non, en vrai, tu sais que j'aime pas me faire aider comme ça, mais je sais que tu n'aimes pas forcément devoir obéir à tes obligations de chevalier galant, donc démerde toi. Oui, c'était la vengeance personnelle de Kim. Il s'amusait à la rabaisser, à manifester son impatience, alors qu'il se prenne la tête à la pousser. Il aurait aussi pu ne rien dire et elle l'aurait suivi sans broncher, mais il avait choisi de la faire chier, alors elle le ferait chier en retour. Merde.

« Et ça t’es arrivé comment c’truc ? »

Le pire c'était qu'il était assez sympa, autrement. Elle aurait presque pu bien s'entendre avec lui. Après tout, elle non plus n'était pas facile à vivre tous les jours. Mais elle n'était pas sûre d'être capable de supporter ses remarques à longueur de journée. Elle ne savait pas s'il le faisait exprès pour la blesser ou si c'était juste sa manière à lui de communiquer et qu'il ne le pensait pas personnellement, mais voilà. Quant à cette question, presque désinvolte et désintéressée, elle était clairement la preuve d'une certaine curiosité, tout en lui rappelant son je-m'en-foutisme.

« Accident de bagnole. »

J'étais au volant, j'avais bu, il pleuvait des cordes et la route était sinueuse. J'ai pas géré. Mais j'vais pas te raconter tous les détails. Il lui laissait la liberté d'en dire autant qu'elle voulait, elle savait bien qu'il n'insisterait pas, il était trop désintéressé pour ça. Tant pis s'il croyait qu'elle était innocente dans l'histoire alors qu'elle était clairement responsable du truc. Tant pis s'il savait pas que son handicap n'était pas la seule conséquence. Elle ne mentait pas, mais ils n'étaient pas assez proches pour qu'elle aille lui déballer sa vie. Elle se contenta de hausser les épaules, signe que la conversation s'arrêtait là. Ils arrivèrent dans le hall, il était essoufflé.

« C'est physique, hein ? »

Au moins, tu t'es réchauffé et t'as fait ta cardio de la journée. Ou de la semaine, comme tu veux, je m'en fous.

« Bon, pas que j’m’ennuie mais j’vais rapporter ça à Mlle Hunt.
- Ouais, va.
- Allez, à plus Robin des Bois en carton !
- C'est ça, dégage, le jardinier. »

Le voilà même qui lui souriait et lui faisait un signe de la main. Elle lui rendit son sourire en arquant les sourcils. Ce mec était décidément plein de surprises. Elle ne tarda pas à prendre enfin le contrôle de son fauteuil et à se diriger vers ses escaliers chéris. Sept étages à monter puis une tour. Les doigts dans le nez !

~ Clôture ~
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