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 The beast you've made of me [Enzo]

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MessageSujet: The beast you've made of me [Enzo]   Lun 18 Aoû 2014 - 15:47

~Vendredi 21 Novembre, Soirée~

Enfin, une petite soirée avec une bonne dose d’alcool. Cela faisait un moment que Caem en rêvait. Killian n’était pas là ce soir là dans la salle Commune des Poufsouffle aussi le russe avait dans l’intention de se lâcher un peu plus. Devant elle il n’osait pas trop boire. Il ne voulait pas l’affoler, il ne voulait pas lire de déception dans son regard. Cela le rendait malade rien que de penser qu’elle puisse avoir honte de lui, qu’elle puisse désapprouver son comportement au point d’être dégoutée par lui. L’adolescent ne savait pas du tout qu’elle pouvait être la réaction de la Rouge et il se montait sans doute la tête mais il n’était pas prêt à affronter la vérité. Non, pour l’instant il voulait rester dans le mensonge. Quand il envisageait la chose sous cet angle cela lui paraissait un peu fou. Bien qu’il fût doué pour dissimuler ses émotions, il ne s’en servait pas pour mentir. Son but avait toujours été d’être honnête même si parfois il devait reculer les révélations pour protéger les autres. Mais là c’était différent. Au fond de lui il comprenait bien qu’il ne faisait pas ça pour protéger Killie mais pour se protéger lui-même. Il mentait pour se sauver la face.  Ça ne pourrait pas durer éternellement et un jour où l’autre la jeune femme se rendrait compte qu’il avait un sérieux problème avec l’alcool. Mais pour la première fois de sa vie, Caem cherchait à fuir, il se montrait lâche comme jamais et attendait simplement que le temps le prenne de court, qu’il ne puisse plus rien contrôler…

Le Poufsouffle était donc effondré sur le fauteuil de la Salle Commune un verre de vodka à la main, la bouteille posée à côté de lui, à ses pieds. Cela faisait plusieurs verres qu’il enquillait et il commençait enfin à se sentir à peu près bien. Il faut dire que dernièrement les choses avaient été assez compliquées. Après Halloween le personnel du Château avait décidé de leur faire une petite blague fort peu sympathique. Si cela faisait maintenant  presque un mois, il n’avait toujours pas digéré les événements. Même le petit bal, qui avait été fort agréable, n’avait pas réussi à lui faire oublier. Ce qu’il avait vu été ancré dans son cerveau. Voir sa mère, voir son cadavre revenir le hanter. Voir Killie se faire torturer par des Supérieurs…. Au début le Poufsouffle n’avait tout simplement pas su réagir. Puis il avait fini par accepter de se défendre et retrouver sa force et son courage. Seulement voilà, dès que tout cela avait pris fin il s’était retrouvé dans une sorte de profonde dépression. Ce mal être qu’il trainait depuis plusieurs mois était désormais bien plus fort. Il arrivait toujours à se montrer souriant devant les autres mais son envie de boire était chaque fois plus forte et ce soir là, il ne pensait qu’à ça. Caem était peu à peu en train de se transformer en ombre. Il était en train de devenir le père qu’il avait vu dans son esprit toute son enfance, celui qu’il avait haït sans vraiment le connaitre. Il n’était pas l’homme qu’il avait rencontré après la mort de sa mère, le père de famille qui avait su changer. Non, il avait fait l’inverse de son père. Il était passé du jeune garçon intègre à l’homme à moitié alcoolique sombrant chaque jour un peu plus. Oui Caem était sur une pente dangereusement glissante. Il en avait conscience, ce qui ne faisait que l’énerver encore plus et le pousser à boire d’avantage. C’était bien laid tout ça…

Alors qu’il sirotait tranquillement dans son coin, Caem fut rejoint par Zora. A la base il attendait surtout Enzo qui était censé passer. C’était son camarade de beuverie, celui avec qui il pouvait rire et parler sérieusement. Mais il n’était pas encore là et puis il n’avait rien promis alors si ça se trouve il ne viendrait en fait pas… Enfin toujours était il que pour l’instant c’était la jeune femme qui se trouvait à ses côté. Elle prit une chaise qu’elle tira pour s’installer en face de lui et le regarder dans les yeux. Caem fut surpris et se contenta de lui sourire en lui demandant sur un ton jovial comment elle allait. Pourtant, Zora ne lui rendit pas son sourire.


« - Caem, ça va plus. J’arrête pas de t’observer depuis le début de la soirée. Tu n’as fait que boire dans ton coin, tu n’as même pas cherché à venir parler à qui que ce soit, pas même à moi.


-J’étais juste dans les vapes, et puis je suis Russe, les quantités de vodka que j’avale vous choquent peut être mais par chez moi c’est normal.

-Ne te cache pas derrière tes origines Caem. Tu as un problème et… »

Et quoi ? Caem ne le saurait jamais. Sa camarade s’apprêtait sans doute à lui dire qu’elle voulait l’aider ou qu’elle allait en parler avec Killian il n’en savait rien. En effet, il fut obligé de relever la tête et de tourner son attention vers un mec de sa maison. Un gars légèrement plus âgé que lui, nommé Aaron. Ce dernier venait de faire une réflexion comme quoi le petit Caem devait être surveillé par sa maman. Ce n’était pas méchant, à vrai dire Aaron n’était pas un ennemi du Russe, plutôt un gars assez moqueur qu’il avait appris à connaitre et dont il avait appris à connaitre l’humour. Pourtant ce soir là, quelque chose péta littéralement dans le cerveau de Caem. Il était calme jusque là, même les remarques de Zora n’avait fait que le réveiller légèrement de sa transe alcoolique. Mais là… Aaron venait tout simplement de réveiller toute la rage que Caem gardait en lui depuis des jours. A vrai dire, le seul mot qui l’avait fait tiquer c’était le mot « maman ». C’était un sujet sensible certes mais en temps normal il savait distinguer ce qui n’était que de la plaisanterie de base à ce qui faisait réellement référence à sa défunte mère. Mais cette fois non. Le Poufsouffle se leva alors de son siège et posa son verre au sol. Son regard était sombre, voir glacial. Zora se leva à son tour, observant la scène, se demandant ce qui allait suivre. Elle ne s’attendait certainement pas à ça. Sans prévenir, sans un seul mot d’avertissement, Caem se jeta sur Aaron. Oui il se jeta littéralement sur lui. Aaron fut projeté au sol sous le poids du russe. Les genoux de ce dernier heurtèrent le sol avec violence mais il n’y prêta aucune attention. Il ne sentit que son poing droit se lever et venir cogner le visage de son camarade. Il y eut alors un cri, Aaron lui se débattait mais ne rivalisait pas avec Caem. Ce dernier avait soudainement une force surhumaine. Autour c’était la panique, tout le monde était figé. Mais il n’en avait aucune conscience. Non, il se contentait de frapper, encore et encore.

Zora était figée. Qu’est-ce qui lui prenait ? Pourquoi celui qu’elle voyait comme la douceur incarnée venait soudainement de se transformer en un monstre violent ? Elle voulait l’arrêter mais ne savait pas comment. Avec la magie elle risquait de le blesser et physiquement elle n’était pas assez forte. Et les autres… Les autres ne bougeaient pas ne se rendant apparemment pas compte qu’à ce rythme, le russe allait finir par tuer Aaron… C’est alors que les yeux de la jeune femme se posèrent sur Enzo. Elle savait qu’il connaissait Caem, elle savait que ces deux là s’entendaient bien et il avait assez de carrure pour l’arrêter.

« ENZO ! Viens vite !! »

C’était un cri du cœur. Il fallait qu’il vienne, il fallait qu’il l’aide. Parce que Caem était en train de devenir complètement dingue et très dangereux.
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Mer 27 Aoû 2014 - 13:13

Vendredi 21 Novembre 2014 – En soirée
The beast you've made of me



Caem & Enzo
Encore une semaine de passée, encore une semaine qui nous rapproche des vacances et … Bordel, j'en peux plus. J'ai besoin de faire un break, de changer d'air, de voir autre chose que ces murs de pierre et la grisaille du Royaume Unis. Il fait froid, en soit c'est pas trop un problème vu ma température corporelle mais c'est surtout que c'est un froid humide et la petite nature que je suis n'en est vraiment pas fan. Je manque de soleil, je manque de sommeil, ça se ressent sur mon humeur qui est assez sinon massacrante au moins changeante ces derniers jours. Pour éviter de polluer tout le monde avec ça je passe beaucoup de temps tout seul, et aussi parce que les choses se font comme ça c'est tout, mais ce soir j'ai pour plan de casser la routine, laisser les devoirs de côté et passer la soirée avec Caem histoire qu'on se mette bien et qu'on se détende un peu. J'ai rien promis, quand on en a parlé j'avais la motivation d'une marmotte en hibernation mais fait chier, je ne vais pas passer ma vie enfermé dans mon dortoir où à errer dans les couloirs et surtout pas un vendredi soir.
Les mains dans les poches, la capuche sur la tête, ma dégaine habituelle en somme, je descends tranquillement les escaliers sans penser à quoi que ce soit, ni à qui que ce soit. J'en ai simplement pas du tout envie et ça tombe plutôt bien parce que pour une fois et par je ne sais quel miracle, j'y arrive. Autant en profiter alors, ça serait un peu con de ne pas le faire.

Direction la Salle Commune des Poufsouffles et je me demande bien qui sera là. Même si je ne passe pas beaucoup de temps dans les Salles Communes des autres en règle générale celle-ci doit être celle qui me voit le plus. Peut être que Sovahnn sera là, aucune idée. Kezabel, Keane, Lukas, ou même Charleen. Dans le fond tout ça n’a pas vraiment d’importance, on verra bien. Peut être qu’il y a des soirées de prévues, à droite ou à gauche, je n’en ai strictement aucune idée.
Je ne m’attendais à rien de spécial mais en passant la porte d’entrée de leur Salle Commune je fais face à une sorte d’attroupement, et des regards tous braqués dans la même direction. Premier réflexe : Froncer les sourcils en me demandant ce qu’il se passe ici. Il y a de l’agitation, des bruits que mon cerveau commencent à assimiler et …

« ENZO ! Viens vite !! »

Zora, en panique totale. Son regard d’ordinaire rieur figé dans l’horreur m’a glacé le sang et je n’ai pas réfléchit plus longtemps, j’ai juste agis. D’un pas précipité je me suis frayé un chemin entre les autres personnes présentes, pas toujours très tendre alors il se peut que l’un d’entre eux ait fini par terre mais je n’y ai prêté attention, d’autant moins quand j’ai enfin eu un visuel sur ce qui se déroulait ici. J’avais reconnu les bruits de baston, l’odeur du sang s’est frayé un chemin jusqu’à mon odorat et quand j’ai vu Caem entrain de se déchainer de manière aussi violente sur ce pauvre type je n’ai encore une fois pas réfléchi. Je me suis précipité, penché et attrapé son bras pour le dégager de là sans prendre aucune pincette et tant pis si je lui fais mal mais si personne ne l’arrête …

« Lâche-le tout de suite ! »

Il a grogné, peut être qu’il a parlé ou crié je n’en sais rien mais à peine debout et éloigné de son objectif c’est en plein dans mon visage que son poing est allé s’abattre et avec la force qu’il y a mis j’ai reculé de deux pas. Mon regard a croisé le sien, il était furieux, totalement hors de lui, mais je crois que ça n’était pas maitrisé et absolument pas voulu de sa part de me frapper comme il l’a fait. Je me suis mordu la lèvre, tachant de ne pas laisser les émotions m’envahir sinon on allait droit au carnage. Au sol, l’autre ne bougeait plus mais il respirait encore. Son visage était en sang, cet odeur a commencé à me rendre nerveux. Mauvais combo.

« Dégagez, y a rien à voir, on n’est pas au cirque. »

Un ton froid et sec, glacial même, à l’adresse de tous ceux qui étaient là, amassé autour de nous, alors que mes yeux fixaient Caem sans jamais le lâcher une seconde. J’étais près à bondir sur lui s’il le fallait pour l’empêcher de recommencer à se défouler sur l’autre type.

« Y en a pas un qui va l’emmener à l’infirmerie histoire de se rendre utile plutôt ? »

Non je ne parle pas du Russe, parce que celui là il est pour moi et j’en fais mon affaire. Sans attendre un mot ou un geste de plus j’ai attrapé son bras une nouvelle fois et sans lui laisser la moindre chance de m’échapper. Il peut toujours essayer de se débattre, c’est un Loup légèrement sur les nerfs qu’il devra esquiver et ça n’est pas quelque chose de simple à faire malgré la puissance et la force dont il semble faire preuve. Il m’a fait mal, clairement, et je suis probablement bon pour un beau cocard mais je m’en remettrais. Est-ce que je lui en veux ? Oui, mais non. Disons que ça n’a rien de personnel et ça passera très rapidement. J’ai pris un dommage collatéral mais il était hors de question que je le laisse continuer, que ce soit pour Zora ou pour l’autre, mais surtout pour lui je crois.

« Toi tu viens par là. »

Ton sans appel, donc, et je tire sur son bras pour l’entrainer avec moi. A l’écart, ailleurs, n’importe où mais pas ici, et s’il veut continuer à se battre alors on peut peut être s’arranger. Je ne suis pas de ces pacifistes qui prônent la non-violence comme peuvent l’être Kyle ou Elias, d’après moi parfois c’est nécessaire.
Nous voilà dans les couloirs et après l’avoir envoyé sans trop de délicatesse contre le mur je le lâche enfin, pointant mon visage du doigt tout en sachant que mes pupilles doivent être légèrement dilatées comme à chaque fois que je m’énerve.

« J'espère que t'avais une bonne raison pour me ruiner ma belle petite gueule. »

Est-ce que c’est une réelle attaque ? Non, bien sur que non. Caem est sinon mon ami au moins un très bon pote, une personne en qui j’ai confiance et s’il a fait ce qu’il a fait c’est qu’il avait ses raisons. Ça le regarde, je ne suis pas là pour lui faire la morale, simplement pour essayer de le calmer, et comprendre peut être s’il est disposé à en parler. Peu importe ce qu’il veut, ce qu’il cherche, il le trouvera avec moi si je suis en mesure de le lui donner.

« Qu'est ce qu'il s'est passé Caem ? Qu'est ce qui va pas ? »

Parce qu’il y a un truc qui ne tourne pas rond chez toi.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Mar 2 Sep 2014 - 18:40

Un coup. Puis un autre. C’était comme un tempo qu’il ne pouvait pas arrêter. Une sorte de rythme qui martelait son cerveau et qu’il devait suivre à tout prix. Sa vie se résumait en cet instant à ses coups, à ce visage qui était en train de se déformer sous lui. C’était la première fois qu’il ressentait une telle rage, une telle envie de détruire. Et pourtant en cet instant c’était comme si c’était inscrit dans son code génétique. C’était bien ça le problème, son code génétique. Caem en cet instant se transformait en son père. Du moins c’était la façon dont il analyserait la situation. Mais pour l’instant il était bien loin de toutes ces considérations. Le monde autour de lui avait disparu, il n’avait pas entendu le cri de désespoir de Zora, il ne faisait plus attention à la masse de gens qui venaient de s’amasser pour observer la scène. Il n’y avait que lui et Aaron qui s’était tout simplement transformé en défouloir. Cela aurait pu durer des heures et des heures. Le russe ne sentait pas la fatigue, il ne sentait pas la douleur dans ses poings alors ses phalanges commençaient à être à vif. Il aurait pu continuer dans cette voie et puis, soudainement, quelqu’un l’avait retenu. Il sentit une emprise sur son bras, il se sentit tiré en arrière. Et une voix qui lui demandait de lâcher l’autre type. Sur le coup, le Poufsouffle n’avait fait attention à rien. Il ne savait pas qui venait de le séparer de sa victime. Sur le coup, il ne parvint pas à réfléchir et alors qu’il se débattait, il envoya un violent coup de poing dans le visage de celui qui venait de l’interrompre. Ce fut après ce coup que son regard se posa sur le trouble fête. Enzo. Merde. Pour le coup, ce fut une sorte de douche froide. La colère qu’il avait ressentie quelques instants auparavant, la rage qui avait pris possession de lui venait de changer complètement. Il se sentait encore bouillir mais cette fois, c’était son propre visage qu’il avait envie de marteler. Une sorte de bourdonnement s’immisça alors dans son esprit. Il ne fit pas attention au discours d’Enzo, à la façon dont il envoya valser tout le monde. Tout ça c’était ailleurs, dans le monde réel. Alors que pour Caem l’univers se résumait en cet instant dans son esprit. Tout se passait dans sa tête. Il était seul avec son cerveau, avec ce bourdonnement et les images de la scène précédente qui défilaient devant ses yeux sans qu’il n’arrive à comprendre, sans qu’il n’arrive à en tirer quoi que ce soit. Il ne fut que partiellement tiré de sa transe lorsqu’Enzo le tira par le bras en lui intimant de le suivre. Il n’opposa aucune résistance, à vrai dire, il n’était pas en état de résister de quelque façon que ce soit.

Les deux garçons se retrouvèrent alors bientôt à l’abri de tous les regards, dans un endroit calme. Enzo ne se laissait apparemment pas démonter par l’accès de violence du russe, comme s’il ne craignait en aucun cas la force qu’il venait de démontrer vu la façon dont il venait de le jeter contre le mur. Sans importance. Caem n’avait pas l’intention de se déchainer sur lui, non il était certes dans un état peu normal mais il n’en était pas encore au point de frapper quelqu’un à qu’il appréciait sincèrement. Du moins il l’espérait sincèrement. Le Gryffondor lui demanda alors s’il avait une raison pour s’en prendre ainsi à son visage. Caem fit alors une grimace, quelque chose qui pouvait ressembler à un sourire douloureux, à une expression de dégoût profond. C’était assez difficile à décrypter d’autant que le russe lui-même n’avait aucune idée de ce qu’il se passait actuellement dans sa tête.

« Quelle idée de vouloir arrêter un russe en furie franchement… »

Tentative d’humour. Un peu foireuse à vrai dire. Caem n’était pas convaincu par son trait d’humour et à vrai dire, il n’avait nullement envie de rire. Il avait juste envie de disparaitre. C’était ça. Le russe avait envie de se foutre dans un coin, de rester là, de se saouler jusqu’à tout oublier et attendre que la vie se passe. Il ne voulait voir personne. Il craignait de voir qui que ce soit. La vue d’Enzo avait réussi à le calmer pour le moment mais combien de temps cela allait-il bien pouvoir durer ? Après tout lorsqu’il s’en était pris à Aaron, Zora était à ses côtés, elle avait son regard sur lui et pourtant, sa rage s’était tout de même déchaînée. Seulement voilà, Enzo ne semblait pas vouloir le laisser tranquille tout de suite. Pourtant son comportement était tout de même surprenant. Il ne l’engueula pas, il ne le traita pas d’imbécile. Il se contenta de lui demander ce qui tournait pas rond dans son esprit. Au moins il ne jouait pas au moralisateur. Le russe s’adossa alors contre le mur et laissa reposer sa tête dessus, fixant le plafond. Il faisait doucement  bouger ses doigts endoloris comme pour garder la sensation des choses ou peut être se rappeler la douleur.

« Y’a pas de problème. Le problème c’est moi, c’est le sang qui coule dans mes veines. Il fallait bien que ça arrive à un moment ou un autre. »

Toute sa vie Caem avait craint cet instant. Le moment où il deviendrait ce monstre qu’il avait haït pendant toute son enfance. Et maintenant, il ne voyait nullement comment revenir en arrière. C’était fini. Maintenant qu’il s’était montré si violent, le pire était à craindre. Qui serait sa prochaine victime ? Le russe passa alors une main sur son visage, comme si cela allait l’aider à se réveiller, à sortir de toute cette merde. Mais cela ne servait à rien. Il était dans la réalité, tout s’était réellement passé et il n’avait aucun moyen de revenir en arrière. Prendre la fuite. Oui il fallait qu’il prenne la fuite, il fallait qu’il parte au plus vite de cet endroit, de ce Château. Il ne pourrait plus regarder Zora en face et encore moins Killian. Il ne pourrait plus regarder personne. D’ailleurs, la preuve en était, il ne cessait de fuir le regard d’Enzo, ne se sentant pas prêt à le soutenir. Il craignait d’y voir un jugement, une peur ou peut être simplement son propre reflet.

« Laisse tomber Enzo, y’a rien à faire. Tu ferais mieux de me laisser disparaitre dans mon coin. »

Oui c’est ça. Laisse moi dans ma merde Enzo, ne prend pas de risque.
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Jeu 11 Sep 2014 - 23:06

Quelle idée ? Je te le demande ! On ne dirait pas comme ça mais c'est qu'il a de la ressource le petit Russe, et une sacré droite au passage. Petit … C'est une façon de parler, il n'a rien de petit, on va dire que c'est affectif et d'un point de vue âge … Aucune idée de qui est le plus vieux. Lui, probablement, mais ça n'a pas la moindre importance. Ce qui importe c'est qu'il ait arrêté sa frénésie, cette violence qui je dois bien le dire m'a choqué. Je me sais capable de réagir de la même manière, je ne juge pas, mais ça ne m'empêche pas d'être étonné pour la simple et bonne raison que je n'ai jamais eu l'occasion de le voir comme ça, dans cet état. Jusqu'ici nous deux c'était délire et connerie, biture et pari à la con, que du fun quoi et c'est plus ou moins ce qui était prévu pour ce soir d'ailleurs. Alors oui, le voir comme ça m'étonne mais surtout ça me fait chier parce que clairement il ne va pas bien. Est ce que c'est l'alcool qui a parlé pour lui ? Je pense que ça n'a pas aidé mais c'est surement plus que ça et s'il s'est jeté sur ce type c'est que l'autre à du lui balancer quelque chose qu'il n'avait pas besoin ni envie d'entendre. Parfois on marche sur un fil, funambules, et il suffit de pas grand chose pour basculer d'un côté ou de l'autre. Malheureusement pas toujours du bon, c'est comme ça, c'est la vie.
Est ce qu'il est calmé ? Je dirais que oui mais je garde une part de réserve quand même et reste sur mes gardes. Je n'ai pas peur de me prendre encore un coup, même plusieurs, mais ça n'est pas non plus quelque chose dont j'ai envie soyons sérieux. Pourtant je le pense dur comme fer, s'il a encore besoin de se défouler je suis prêt à trouver un moyen pour l'aider dans le processus. Je sais trop ce que c'est que d'avoir une espèce de rage sanguine en soi et parfois il faut en passer par la violence pour l'évacuer. Ça ou alors tout le contraire, mais d'une je ne sais pas si Killian a ce même effet calmant pour lui que peut l'avoir Kyle pour moi et de deux elle n'est de toute façon pas là. Tu m'excuseras mon pote mais je ne vais pas te faire un câlin pour te calmer, sans offense.

« Y’a pas de problème. Le problème c’est moi, c’est le sang qui coule dans mes veines. Il fallait bien que ça arrive à un moment ou un autre. »

Le regard fuyant t'es pas obligé, mais je comprends. Un instant je ferme les yeux et c'est plus fort que moi, un soupir m'échappe. C'est quoi encore ces conneries, ces histoires de sang ? Pourquoi est ce qu'il faut toujours qu'il se pointe et foute la merde celui là au juste ? Je ne sais pas de quoi il parle c'est vrai, et ça peut avoir plusieurs signification mais les faits sont là, on en revient toujours à ça. Le sang, son statut, la famille, … Est ce qu'on a juste le droit d'être nous même ?

« Laisse tomber Enzo, y’a rien à faire. Tu ferais mieux de me laisser disparaitre dans mon coin. »
« T'espère vraiment que je vais te laisser ? Rêve pas trop mon pote, viens avec moi. Oui je sais, encore, va savoir j'ai peut être l'intention de te faire faire le tour du château. Tu verras bien. »

Le ton est calme, je souris même et … ça fait mal. Je vais devoir rendre des comptes à cause de toi, on va encore me balancer des trucs du genre … En fait rien, mais les regards sont parfois bien plus éloquent. Peu importe. Je ne marque de toute façon pas longtemps, merci la Lycanthropie, alors si ça se trouve je n'aurai rien du tout d'ici à demain matin et qui je trouverais bien de la glace là où je veux aller. Ma main sur son épaule un instant, pression, je l'attire légèrement vers moi et passe finalement mon bras autour de son épaule pour l'entrainer avec moi. On est pas mignons comme ça ?
En tournant la tête j'aperçois Zora qui se tient, inquiète, dans l'embrasure de la porte de la Salle Commune des Poufsouffles qui n'est pas très loin de nous. Je lui adresse un signe de tête pour la rassurer, lui faire comprendre que son ami est entre de bonnes mains, elle hoche la sienne à son tour. J'imagine qu'elle nous suit du regard mais toute mon attention est désormais focalisée sur le Russe. Quelle direction ? Les cuisines. Le chemin se fait en silence et s'il proteste je n'écoute pas. Je ne sais pas s'il a réellement envie d'être seul mais de toute façon je ne lui laisse pas le choix et donc nous voilà à destination un peu plus d'une minute plus tard. Tout est calme, personne hormis quelques Elfes, tant mieux.

Je le plante quelques secondes et reviens avec un torchon dans chaque main, les deux remplis de glace, je lui en tends un et attrape son bras pour regarder ses mains. Grimace. Du sang. Pas suffisamment pour me rendre nerveux mais que ça soit le sien ou celui de l'autre mec n'a pas la moindre importance. Autant limiter la casse, on ne sait jamais alors je lui fais comprendre de s'essuyer les jointures avec le torchon ou ce qu'il veut. Non, je ne te materne pas, promis.

« C'est pour moi que je le fais, pas pour toi. Et puis t'as surement pas envie non plus que j'te saute dessus et que je commence à te bouffer hein ? »

Sourire de ma part, qui aurait cru que je pourrais plaisanter de ça ? Comme quoi tout est possible. L'instant d'après je suis assis à une table et l'invite d'un signe de tête à me rejoindre alors que le torchon rempli de glace que j'ai gardé atterri lentement sur ma pommette. Le premier qui me traite de petite chose fragile je l'explose, et l'option steak n'était pas envisageable, je l'aurai probablement mangé donc c'est contre productif … Mais parlant de nourriture, il aurait fallu s'en douter, même pas le temps de dire ouf que quelques victuailles apparaissent sur la table juste à côté de nous. Entre nous deux plus exactement puisqu'on est installé face à face.

« Mange. »

T'en as besoin pour évacuer les litres d'alcool que t'as du ingurgiter avant que j'arrive. Tu m'as même pas attendu, faux frère.

« J'te lâcherai pas tu sais. »



« Je sais que t'es jaloux de mon sex-appeal mais t'aurais pu viser ailleurs. J'vais être obligé de me balader torse nu pour dévier l'attention maintenant, c'est malin. »

T'arrête jamais de dire des conneries toi ? Non, et surtout pas dans ces moments là. Ceci dit je sais aussi être sérieux et d'ailleurs ...

« T'as peut être pas envie d'en parler, ou alors pas avec moi mais c'est pas grave je tente le coup quand même. C'est quoi cette histoire de Sang ? »

All this bad blood here, won't you let it dry ?
It's been cold for years, won't you let it lie ?
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Mar 16 Sep 2014 - 12:59

Apparemment rester dans son coin ne faisait pas partie des choses envisageables. Caem avait juste envie d’être tranquille, il voulait juste se retrouver seul et noyer le monstre qui venait de grandir en lui dans des litres d’alcool. Et en même temps, il ne pouvait pas vraiment être surpris par la réaction d’Enzo. Il aurait été le premier à chercher à calmer les esprits et à en savoir plus pour aider son vis-à-vis. Alors oui, il ne pouvait que comprendre sa demande et il n’opposa pas de résistance lorsqu’il décida de l’entraîner à sa suite. Ce type était vraiment quelqu’un de bien et son sens de l’humour était assez appréciable. Clairement il comprenait pourquoi il s’était autant amusé avec lui à imiter un meuble de salon. Mais là il n’avait pas assez de recul pour réussir à rire à ses petites blagues. Mais il n’opposa pas de résistance et ne ronchonna même pas. Après tout il pouvait bien le suivre pour le moment, il lui devait bien ça après le coup qu’il venait de lui mettre. Mais alors que les deux jeunes gens se dirigeaient on ne sait où, le russe aperçu Zora. Le jeune homme baissa alors immédiatement la tête. Il ne pouvait pas supporter le regard de la jeune femme. Elle était la première à avoir vu son côté sombre mais elle ne l’avait jamais vu devenir aussi fou. Et il avait vraiment honte de ce qu’il avait fait. Zora était sa meilleure amie, il n’avait pas envie de la décevoir, il n’aimait pas voir cette peur dans ses yeux. Le sol était alors devenu terriblement intéressant. Le russe avançait sans trop réfléchir, se laissant simplement guider par son camarade. Ils se retrouvèrent alors les cuisines du Château. Caem se laissa asseoir sans trop protester, l’esprit toujours complètement ailleurs. Le Poufsouffle fut tiré de ses pensées par Enzo qui revenait avec des torchons et de la glaces pour ses mains qui étaient de toute évidence dans un sale état. Sans un mot, il s’en empara et s’occupa de ces blessures. Il épongea le sang et posa un peu la glace pour apaiser la douleur. Enfin, surtout pour éviter qu’il se retrouve avec des mains gonflées comme des ballons. Son camarade lui expliqua alors qu’il faisait ça pour éviter de le bouffer. Pour le coup, il réussit à arracher une grimace à Caem. Il en faisait des efforts d’autodérision pour l’aider, c’était assez fou.

« Je dois avoir un bon goût pourtant, il parait que la viande marinée à l’alcool c’est délicieux »

Mouep. Il était vraiment imbibé en plus pour le coup. Des victuailles arrivèrent alors entre eux d’eux. Ca permettrait peut être à Enzo d’avoir envie de manger autre chose que son camarade. Mais apparemment il souhaitait surtout que le Russe se nourrisse. Ce à quoi ce dernier répondit par une grimace significative. Il n’avait clairement pas faim, la nourriture lui donnait en cet instant plus envie de vomir qu’autre chose. Certes cela l’aiderait peut être à avoir des idées plus clair mais il n’en avait vraiment pas envie… Mais apparemment Enzo n’avait pas non plus l’intention de lui foutre la paix. Le russe poussa un long soupir et avala une bouchée. Il lui adressa alors un sourire faux, comme pour lui demander si maintenant il était satisfait. Son camarade de son côté était toujours dans la décontraction. Du moins en apparence. Il commença par lui reprocher sur le ton de la rigolade d’avoir abimé son beau visage. Il fallait avouer qu’il n’y était pas allé de main morte.

« Désolé vieux, j’voulais pas t’abimer. »

Caem n’était pas trop d’humeur à relever sa petite boutade mais il devait bien s’excuser. Il n’avait jamais eu l’intention de frapper Enzo, il ne lui avait rien fait de mal, au contraire, il l’avait empêché de faire une terrible connerie. Mais il s’était aussi exposé… Mais bon, il se doutait qu’au fond Enzo ne lui en voulait pas réellement et qu’il avait bien compris que c’était plus un accident qu’autre chose. C’était tout les mecs ça, faire semblant de se battre, de se chamailler alors qu’au fond, ils s’apprécient… Ça avait un petit côté désespérant parfois. Enfin, toujours était-il qu’Enzo n’était pas là pour des excuses mais bel et bien pour percer le secret de Caem, pour comprendre ce qui avait fait de lui une bête assoiffée de sang. Caem poussa alors un long soupir et passa une main sur son visage. Il n’avait jamais parlé de ça. Sa mère oui, il savait en parler maintenant mais ça…. Même Killian n’était pas au courant, il ne savait pas comment aborder le sujet et à vrai dire il n’avait jamais eu envie de le faire. Mais là…. Étrangement il avait presque envie de se confier quand bien même il ne savait pas trop à quoi cela le mènerait.

« Mon père battait ma mère. C’est pour ça qu’on a fuit en Russie, c’est pour ça que j’ai pris son nom et que j’avais complètement oublié l’anglais. »

C’était étrange de mettre des mots sur cette partie de son histoire. Il n’était encore qu’un gosse quand sa mère et lui étaient partis pour la Russie. Il ne se souvenait que très peu de cette période, seulement des flashs. Mais c’était aussi cette période qui avait décidé de tout le reste de sa vie. Cette période avait fait de lui ce qu’il était maintenant. Mais bon, cela ne répondait pas totalement à la question d’Enzo. Même s’il avait déjà donné plus d’informations que jamais ça aurait été con de s’arrêter maintenant. Oui clairement il pouvait facilement en dire plus maintenant. D’autant qu’il fallait bien avouer que l’alcool l’aidait beaucoup dans sa démarche. Caem poussa donc un second soupir, hésita quelques secondes puis reprit sa petite histoire.

« Mon père était alcoolique. Il a changé depuis. Après le décès de ma mère je suis venu habiter chez lui. Il a une fille et un fils. Il prend soin d’eux, il a su s’améliorer…. Mais pour ça il a dû d’abord foutre en l’air la vie de quelqu’un, celle de ma mère. »

Caem avait su pardonner à son père. Mais il fallait être honnête, sans lui, sa mère n’aurait jamais fini dans cet état. Pardonner mais ne pas oublier, c’était ainsi que fonctionnait le Russe.

« Je suis comme lui Enzo. J’ai passé ma vie à essayer d’être l’enfant parfait, le gentil petit garçon car j’avais horriblement peur de devenir comme lui. Mais en réalité, je peux rien contre ça. J’ai besoin de l’alcool. Et quand j’en bois, je deviens comme lui. Aujourd’hui j’ai tapé un mec au hasard. J’aurais pu le tuer. Et la prochaine fois ce sera qui ? Et si tu n’es pas là pour m’arrêter ? Je suis un danger Enzo et on ne peut rien y faire. »

Voilà c’était dit. Caem repoussa alors l’assiette qui se trouvait devant lui et posa son regard dans celui d’Enzo. Comme pour le défier de répondre à ça, comme pour lui dire « tu voulais savoir, et maintenant t’es bien avancé ? ». Mais il ne dit rien. Enzo n’avait rien fait de mal. Il était juste… Le malheureux qui se trouvait à tout se prendre dans la tête.


Dernière édition par Caem Kaliayev le Jeu 18 Sep 2014 - 11:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Mer 17 Sep 2014 - 23:52

Quand on s’intéresse aux gens, quand on tient un minimum a une personne, ça me semble complètement normal d’avoir envie et besoin de savoir ce qui ne va pas, non ? Alors oui j’ai posé une question tout en sachant que ça pouvait faire plus de mal que de bien mais tant pis, j’assume complètement. Soupir. Silence. Je lui laisse le temps dont il aura besoin, peu importe quelle sera sa réaction à mon intrusion dans sa vie privée. Au moins je lui ai tendu une perche mais en observant son langage corporel je me rends compte qu’il s’apprête à prendre la parole alors comme si j’avais peur que le moindre mouvement de ma part le casse dans son élan, je reste totalement immobile, et attentif.

« Mon père battait ma mère. C’est pour ça qu’on a fuit en Russie, c’est pour ça que j’ai pris son nom et que j’avais complètement oublié l’anglais. »

Grosse claque. Qui s’attendrait à entendre ça de la bouche de qui que ce soit ? On a beau savoir que ça existe, j’ai beau être parfaitement conscient que toutes les familles ne sont pas comme la mienne – je parle de mes parents là – c’est comme si je tombais des nues à chaque fois que je me retrouve devant le fait accomplis. Je n’en montre rien, autant que je peux, histoire qu’il ne se sente pas mal à l’aise ou je ne sais trop quoi dans ce genre là.

« Mon père était alcoolique. Il a changé depuis. Après le décès de ma mère je suis venu habiter chez lui. Il a une fille et un fils. Il prend soin d’eux, il a su s’améliorer…. Mais pour ça il a dû d’abord foutre en l’air la vie de quelqu’un, celle de ma mère. »

Il y a un peu d’amertume dans sa voix mais pas autant que ce à quoi j’aurai pu m’attendre et dans tout ça mon cœur a un raté quand il évoque la disparition de sa mère. Encore un.

« Je suis comme lui Enzo. J’ai passé ma vie à essayer d’être l’enfant parfait, le gentil petit garçon car j’avais horriblement peur de devenir comme lui. Mais en réalité, je peux rien contre ça. J’ai besoin de l’alcool. Et quand j’en bois, je deviens comme lui. Aujourd’hui j’ai tapé un mec au hasard. J’aurais pu le tuer. Et la prochaine fois ce sera qui ? Et si tu n’es pas là pour m’arrêter ? Je suis un danger Enzo et on ne peut rien y faire. »

Comment réagir après de telles confidences ? Quoi dire ? Je suis désolé pour ta mère, je compatis, mais j’ai eu la chance d’avoir des parents géniaux alors je ne peux pas vraiment te comprendre pour le reste. Non, pas de pitié, pas de compassion, pas de paroles qu’il n’a surement pas envie d’entendre. Je ne peux pas me mettre à sa place alors c’est hors de question que je commence à faire comme si c’était le cas.

« Y a toujours quelque chose à faire. »

La voilà ma façon de réagir, après quelques instants silence durant lesquels les infos se sont frayés un chemin dans mon esprit. Ça n’est pas agressif, absolument pas dans le jugement non plus. Je ne suis nullement ici pour faire la morale.

« Si on laisse des gens comme moi en liberté, c’est qu’il y a une bonne raison. Je pense sincèrement que personne n’est irrécupérable, en tout cas certainement pas un type comme toi. »

Sérieusement, on laisse des Vampires et des Lycanthropes en libre circulation tout en sachant qu’ils sont capables de décimer tous ceux qui auront le malheur de se trouver sur le chemin si ça dérape alors qu’est ce qui est le pire dans tout ça ? Je ne cherche pas à minimiser son problème, absolument pas, ni même à me faire mousser ou m’apitoyer sur mon sort en lui faisant un truc du genre : Regarde, mon problème à moi il est bien pire que le tien alors arrête de chialer. C’est clairement pas mon genre et j’espère qu’il ne l’interpréta pas de cette façon.

« Je ne vais pas te dire quoi faire ni comment le faire, juste t’expliquer comment moi je fonctionne, comment je perçois les choses et t’en fera ce que tu voudras. »

Je me racle la gorge et me redresse un peu tout en restant assis face à lui, coude sur la table, concentré.

« Ok j’ai pas ton problème, mais avoir des accès de violence, devenir dangereux pour les autres et même pour moi, je connais. Je ne vis peut être pas avec ça depuis aussi longtemps que toi mais j’ai eu le temps de faire mon lot de conneries moi aussi donc je pense que c’est potentiellement comparable. »

Comparer la Lycanthropie et l’alcoolisme – si c’est bien de ça dont on parle – est ce vraiment logique et judicieux ? C’est bien plus large que ça d’après moi, de personne à personne.

« Dans tout ça j’ai appris à chercher des astuces pour … me calmer, me canaliser, me défouler si besoin, trouver des alternatives. »

Se concentrer sur une chose pour faire abstraction d’une autre ça n’est pas toujours facile mais c’est à mon sens une grande partie de travail à faire. De mon côté je sais que je me raccroche beaucoup à mes proches – j’en avais pris l’habitude en tout cas – et surtout à Kyle même si ça n’est pas toujours simple mais il n’y a pas que ça. Je fais beaucoup d’exercice physique, et quand bien même c’est un plaisir c’est aussi une nécessité. Peut être que certains pratiquent la méditation ou ce genre de trucs, j’en sais trop rien, et personnellement je n’ai jamais essayé mais des possibilités il y en a pleins d’après moi.

« Et puis les addictions ça se soigne, non ? Je me doute que t’as sans doute pas envie de parler de tout ça mais peut être qu’en toucher un mot à Maxence et/ou à … Merde, j’ai oublié son nom … Kingsley ! Bref, peut être qu’ils auraient des solutions pour toi, à ce niveau là, au moins pour ça. »

Est-ce que je l’ai fait moi ? En partie. Et je sais que j’aurai probablement du aller rendre visite au psy mais il est arrivé à un moment où je gérais bien les choses, je n’avais pas envie de remuer à nouveau toute cette merde même si elle a été réveillée en partie par tout ce qui s’est passé à Halloween. Peu importe, ça n’est de toute façon pas de moi qu’on parle ici mais je peux quand même partager mon expérience.

« J’ai eu des soucis d’angoisses, de tensions, instabilité, cauchemars et j'en passe, au début de l’été et Takuma m’a filé quelques choses pour me calmer et apaiser tout ça. J’suis pas spécialement adepte des traitements ou que sais-je encore mais ça m’a rendu la vie beaucoup plus facile ça c’est certain. »

Ça m’a permis de retrouver le sommeil, et un sommeil moins agité, ce qui était déjà quelque chose de relativement énorme. Après tout ce qui c’est passé à ce moment là, c’était plus que nécessaire.

« Tu peux aussi compter sur le soutien de tes proches, ça faut pas te le sortir de la tête, mais je peux parfaitement comprendre que tu préfères les maintenir à l’écart. »

Parfois c’est plus simple comme ça, quoi qu’on en dise.

« T’es pas obligé d’être comme lui si t’en as pas envie, t’as ton libre arbitre Caem, t’es une personne à part entière et pas un clone de ton père. Et même si c’était le cas, tu l’as dit toi-même, il a changé alors pourquoi est ce que tu pourrais pas en faire autant ? »

Si on remonte dans la filiation, parce que mes parents eux n’étaient pas comme ça, ça veut dire que je devrais être Pro-Sang-Pur ? Du pareil au même.

« Et si je peux faire quoi que ce soit pour t’aider faut surtout pas que t’hésite, d’accord ? »

Tu peux aussi juste me dire de fermer ma gueule, peut être que je le prendrais mal mais tant pis pour moi.
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Jeu 18 Sep 2014 - 13:12

Caem avait bien vu qu’Enzo était perturbé parce qu’il venait de lui apprendre. A vrai dire, après avoir parlé de sa mère à Killian, il pensait que tout le monde était au courant. Ou plutôt, il ne voyait plus ça comme un secret alors il ne faisait plus trop attention à la façon qu’il avait de parler de ça. Mais là il fallait bien avouer qu’il venait d’enchaîner les révélations coup de poing. Ça mettait forcément mal à l’aise ce genre de choses, c’était sans doute pour ça que le russe était bien content de garder ses petites histoires pour lui. Il n’aimait pas qu’on se mette à la regarder avec un air de pitié, il n’aimait pas avoir l’impression d’être regardé différemment. Caem restait Caem, le type souriant et plein d’entrain quand bien même il avait une vie difficile. Ou plutôt un passé difficile. Tout ça il ne l’avait pas choisi, le reste, il ne se sentait pas en droit de s’en plaindre car c’était entièrement de sa faute. Oui bien sûr il expliquait que cela venait de ses gènes mas ce n’était pas pour autant qu’il niait toute responsabilité. Mais il fut agréablement surpris par la réaction d’Enzo. Celui-ci ne chercha en aucun cas à lui exprimer sa pitié, à lui dire qu’il était désolé alors qu’en soit il n’y était pour rien et n’avait donc aucune raison de formuler ce genre de choses. Non il se contenta de lui dire qu’il y avait quelque chose à faire pour régler tout ça. Il ajouta là-dessus que si lui en tant que Loup-garou avait le droit de se promener en liberté, il n’y avait pas de raison pour que lui ne puisse pas le faire. A cet instant, Caem eut envie de l’arrêter. Il comprenait son raisonnement mais il avait clairement envie de lui dire que ça n’avait aucun rapport. Le Gryffondor n’y pouvait rien, la lycanthropie le contrôlait alors que lui… Lui il se laissait contrôler l’alcool parce qu’il était trop faible pour s’en passer. Le russe s’apprêtait donc à exprimer un signe de mécontentement mais Enzo semblait décidé à parler et lorsqu’il lui expliqua qu’il voulait juste lui exposer son avis, Caem lui adressa un petit signe de la main, comme pour lui donner l’impression. Il l’écouterait jusqu’au bout, il lui devait bien ça…

Enzo commença par lui expliquer qu’il avait des techniques pour maitriser sa colère. Jusque là il pouvait comprendre. Le problème étant que Caem avait tendance à penser que cette rage n’était en lui qu’une fois qu’il avait bu. Comme si elle apparaissait. Mais le vrai problème, n’était-ce pas toute cette rancœur qu’il n’avait jamais pu manifester ? Il n’était pas capable de s’en rendre compte en tout cas pas tout seul. Et cela rejoignait un point du Gryffondor. Voir un psy… Sur le coup il ne pu s’empêcher de rire. La proposition de son camarade était logique, et en soit il croyait en la psychothérapie, le problème n’était pas là… Juste cela le rendait dingue de se dire qu’il en était arrivé là, lui qui se gérait toujours tout seul, lui qui était toujours là pour aider les autres avec leurs soucis. C’était un peu l’hôpital qui se moquait de la charité… Par contre les médicaments… Caem avait un avis assez divergent là-dessus. Il avait vu sa mère en prendre, en avoir besoin pour vivre, por dormir et clairement…. Il voulait pouvoir s’en sortir sans ça. Caem resta cependant silencieux. Son camarade évoqua alors ses proches, le fait qu’il puisse changer, et sa dévotion…. Quand il eut fini, le russe poussa un long soupir. Il s’ébouriffa les cheveux, comme pour essayer de remettre ses idées au clair. Que répondre à ça ?

« Ecoute Enzo… Je pense que je suis pas prêt à aller demander de l’aide à un médecin ou un psy. Très franchement. Je pense objectivement que tu as raison mais… Tu sais bien, c’est dur d’être objectif avec soi-même. »

Caem adressa alors à son camarade un petit sourire de circonstance. Au moins il arrivait à être lucide là-dessus. Le jeune homme posa alors le regard sur ses mains abîmées tandis que les paroles d’Enzo tournaient en boucle dans sa tête. Il avait un regard idéal sur le sujet, il était en état de le comprendre, ne le jugeait pas et ne cherchait pas non plus à le faire passer pour un pauvre petit garçon malheureux. Mais voilà, Caem ne se sentait pas tout à fait prêt à l’écouter. Enfin si, il venait juste de soulever un point dont il avait particulièrement envie de parler.

« Mais j’ai besoin de toi pour quelque chose. Ne dis rien à Killian. Elle va sans doute apprendre ce qui s’est passé mais j’ai pas envie de lui parler de ça…. A vrai dire, je me demande parfois si je devrais pas m’éloigner d’elle. Le temps… Le temps de trouver une solution… »

Caem n’avait pas envie de parler du problème en lui-même. Mais ça il avait besoin que ça sorte et Enzo faisait maintenant parti de ses confidents. Il aurait pu en parler à Zora mais il avait besoin du regard d’un garçon. Oui oui, machisme de bas étage, il n’en était plus à ça près. Et puis la question était bien plus importante que tout ça. Bref. Caem avait besoin de l’avis d’Enzo. Ça lui arrachait le cœur de penser à ça mais il ne craignait qu’une seule et unique chose, c’est qu’un jour il ne se mettre à la frapper. Il avait déjà fait un cauchemar là-dessus et l’image lui était restée en tête. Killie était une femme forte certes mais elle ne méritait pas ça.

« Je dois protéger mes proches Enzo. Et elle en premier. »

Caem cogna alors son poing contre la table. Les assiettes bougèrent sous l’impact et une partie de la nourriture se retrouva à côté du contenant. Il s’en fichait. Un autre problème venait de se dresser devant lui et l’alcool dans son sang ne faisait qu’accentuer ses émotions. Il se leva alors brutalement. Oui l’alcool rendait ses propos un peu décousus et lui donnait une étrange énergie. Il se mit à faire les cent pas, la phase de calme était terminée. Il se mit alors à chercher une bouteille d’alcool dans les cuisines. Il voulait oublier pour ce soir, il n’avait plus envie de réfléchir, plus envie d’envisager toutes les possibilités.

« J’vais devenir fou Enzo. Je suis un danger. Vraiment. Regarde moi ! Je tiens plus en place, j’ai juste envie de mettre des coups dans tout ce que je trouve, de me noyer dans l’alcool ! J’vais leur faire du mal ! »

Caem ne contrôlait plus vraiment son débit de parole. Il avait clairement haussé le ton et s’il parlait à Enzo il était tout autant en monologue intérieur. Que faire ? Il ne savait pas. Il ne comprenait plus rien. Il perdait le contrôle, une fois de plus. Caem était saoul. Il était perdu. Il débloquait complètement.

« J’dois plus les approcher Enzo ! »
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Sam 20 Sep 2014 - 1:14

Je ne sais pas si je fais les choses bien, je suis simplement mon instinct comme je le fais toujours et je laisse  les mots sortir comme ils le veulent, sans les filtrer. J'ignore totalement s'ils auront le moindre impact sur lui, positif ou négatif, mais la simple idée de rester là à rien faire, à rien dire, ça n'est pas envisageable. Sa réaction ? Un soupir, long et profond soupir, que je ne sais pas vraiment comment interpréter … Est ce que ce que je viens de dire n'a pas le moindre sens ni intérêt pour toi ? Je ne m'en formaliserais pas, pas le moins du monde, je serais simplement frustré de ne pas être capable de t'aider.

« Ecoute Enzo… Je pense que je suis pas prêt à aller demander de l’aide à un médecin ou un psy. Très franchement. Je pense objectivement que tu as raison mais… Tu sais bien, c’est dur d’être objectif avec soi-même. »
« Sans déconner. »

Il sourit, ça sonne faux. Je lève les yeux au ciel, sarcastique. Je ne peux pas le blâmer ni lui faire le moindre commentaire, d'ailleurs je n'en ai absolument pas envie. Tout ce que j'ai fait c'est exposer certains possibilités, pour le reste c'est à lui de jouer et s'il ne se sent pas prêt alors soit, c'est comme ça.

« Mais j’ai besoin de toi pour quelque chose. Ne dis rien à Killian. Elle va sans doute apprendre ce qui s’est passé mais j’ai pas envie de lui parler de ça…. A vrai dire, je me demande parfois si je devrais pas m’éloigner d’elle. Le temps… Le temps de trouver une solution… »

Cette fois c'est à moi de lâcher un soupir tout en m'affalant sur le banc, le torchon plein de glace toujours sur la pommette, plus parce que je l'ai oublié que par une réelle nécessité en réalité. Ne rien dire à Killian. On ne va pas se mentir, c'est délicat comme situation dans le sens où je me sens quasiment aussi « proche » de l'un que de l'autre et j'adore la Rouge, je n'aime pas l'idée de lui cacher une chose pareille mais je comprends aussi tout à fait Caem et respecte parfaitement sa décision. L'un comme l'autre m'ont déjà confié des secrets, alors un de plus ou un de moins …
Pour le reste, ce qu'il a dit en dernier, je sais que je n'ai pas mon mot à dire mais je ne peux pas m'empêcher de penser que ça n'est pas la meilleure solution, je ne peux pas m'empêcher encore une fois de comparer son cas au mien. J'ai réfléchis de cette manière pendant un moment, quand on voit ce que ça a donné … La première fois Kyle à fait une tentative de suicide et si Cameron n'était pas intervenu aujourd'hui il serait mort. La deuxième je me suis rapidement rendu compte que c'était … pas la solution, et que loin de lui ça n'arrangeait rien. J'ai compris avec le temps et l'expérience que ce choix ne me revenait pas, pas tant qu'il avait toutes les cartes en mains mais s'il pense lui que c'est la meilleure chose à faire, disons que je le comprends. Il n'y a rien de pire que de voir ou savoir la personne qu'on aime entrain de souffrir, et c'est d'autant plus dur quand on sait en être la raison principal, pire encore quand on est le responsable direct de cette souffrance et qu'on représente un risque réel pour cette dite personne. Mes pensées sont contradictoires, comme souvent finalement. Ça n'est quoi qu'il en soit pas la décision la plus simple à prendre dans une vie, quoi qu'on en dise. Tu mérites mieux, tu seras mieux sans moi … Mais il implique la notion de temps, donc ça n'est pas définitif ? Peu importe, je n'ai pas mon mot à dire.

« Je dois protéger mes proches Enzo. Et elle en premier. »

Je sais, je sais, et crois moi je comprends parfaitement ton ressenti. C'est peut être des mots que j'allais formuler mais je n'en ai pas eu le temps. Quand son poing s'est violemment abattu sur la table j'ai sursauté et mon mode défensif s'est activé instantanément. Sens en éveil. Il se lève brusquement, j'en fais autant tout en laissant tomber le torchon et la glace sur la table, le surveillant au millimètre près, envahi par sa propre tension. Ce que j'ai devant moi c'est un fauve en cage, une personne qui perd totalement pied et la présence de l'alcool dans son organisme n'arrange surement rien.

« J’vais devenir fou Enzo. Je suis un danger. Vraiment. Regarde moi ! Je tiens plus en place, j’ai juste envie de mettre des coups dans tout ce que je trouve, de me noyer dans l’alcool ! J’vais leur faire du mal ! »

Il me faut quelques secondes pour comprendre mais j'en arrive à la conclusion que c'est ça qu'il est entrain de chercher : De l'alcool. C'est vrai, je ne mesure absolument pas l'ampleur de ce qu'il peut ressentir en cet instant. J'essaie de le comprendre, de me mettre à sa place, mais au fond de moi je sais que c'est impossible.

« J’dois plus les approcher Enzo ! »
« Hey, hey ! »

Je ne réfléchis plus et en un instant je fonds sur lui avant de le plaquer contre le mur. Je n'ai pas envie de le brutaliser, mais j'ai encore moins envie de le voir se détruire et si personne ne l'arrête je pense sincèrement que c'est ce qu'il va faire. Lui, et le reste avec. Qui sait s'il ne s'en prendra pas à un Elfe ? De toute façon mes réactions sont totalement impulsives, cette situation, cette discussion, me touche profondément.

« Premièrement ici il n’y a que toi et moi, d’accord ? Et j’ai pas peur de toi, j’suis parfaitement capable de me défendre tout seul donc si t’as besoin de péter un câble, vas-y, fais le maintenant. »

On peut se battre si c'est ça que tu veux, ça ne me dérange absolument pas.

« Si tu dis que ton problème se manifeste quand tu bois, tu dois commencer par régler ça, ton addiction, et me dis pas que c’est pas possible. »

Je le dis et je le répète, je ne prends surement pas l'ampleur de ce qu'il vit, je n'ai pas la moindre idée de ce que ça peut faire d'être … en manque de ce genre de substance mais peu importe, j'y crois dur comme fer.

« Regarde-moi. J’te laisserai pas te foutre en l’air, tu m’as bien compris ? J’vais passer la nuit avec toi s’il le faut mais tu ne boiras plus une goute d’alcool ce soir et la prochaine fois que cette … frénésie te prend je veux que tu viennes me voir tout de suite. Tu te démerdes pour me trouver, j’te donne mon emploi du temps s’il le faut mais t’attends pas une seule seconde, c'est clair ?! »

Je suis déterminé, c'est plutôt évident.

« J’dirai rien à Killian, j’te le promets, et j’te dirais pas non plus ce que tu dois faire en ce qui concerne votre relation, idem concernant Zora. J’vais juste te dire que c’est pas en te privant de ce qu’il y a de mieux dans ta vie que tu te répareras, c’est tout. »

Parce que ces mots là je ne peux pas les retenir.

« Et je pense aussi qu’elles ont le droit d’avoir le choix mais ça t’en fais ce que tu veux. »

Est ce que c'est pour lui ou pour moi que je parle ? Disons que mon expérience personnelle s'exprime sur le sujet et que même si j'aimerai être plus tranquille, au moins pour lui, je sens bien que tout commence à se mélanger dans ma tête. Il y a des choses qui remontent à la surface, des liens qui se font entre ce qu'il vit, ce qu'il expose, et ce que j'ai vécu ...

« J’ai failli tuer Kyle. »

A l'instant même où les mots franchissent la barrière de mes lèvres une partie de moi hurle. J'ai beau savoir que c'est Caem, une personne que j'apprécie beaucoup et en qui j'ai confiance, je n'aime pas parler de ça. Pourtant c'est trop tard. Je m'éloigne de lui et c'est à moi de commencer à faire les cents pas sans jamais réellement m'éloigner de lui. Nerveux. Perturbé par ce … souvenir et tout ce qu'il a entrainé.

« Je sais que nos deux histoires ne sont pas vraiment comparables mais … »

Mais les faits et les impacts sont pourtant similaires, quoi qu'on en dise.

« Très peu de personnes sont au courant et c’est certainement pas un truc donc j’aime me venter mais … ça fait des mois et je ne me le suis toujours pas pardonné mais je vis avec. Je ne rentrerai pas dans les détails mais après ça il m’a largué et même si ça m’a fait un mal de chien j’ai accepté parce que … »

Je me fige un instant, une main sur la nuque, l'autre dans les cheveux, puis mes bras retombent lourdement contre mon corps alors que je lâche un rire cynique tout en le regardant droit dans les yeux.

« Parce que merde, j’ai failli le tuer ! C’est pas une bonne raison de se barrer ça ? »

Question rhétorique, évidemment. Est ce que j'ai l'air d'un fou en cet instant ? C'est possible.

« Il en garde encore les traces, il les gardera toute sa vie et moi j’oublierai jamais. Deux fois je l’ai éloigné de moi, je me suis éloigné de lui, en plus de cette fois là où c’est lui qui a pris le large, pour les mêmes raisons que tu ne veux plus approcher tes proches, et j’ai jamais été aussi malheureux et mal dans ma peau. Aujourd’hui il sait parfaitement à quoi s’en tenir, il sait que je ne peux pas lui promettre de ne plus jamais lui faire de mal mais il reste malgré tout et c’est son choix. »

Choix que j'ai remis en cause plusieurs fois mais … Même si parfois je trouve mon comportement égoïste, je ne peux juste pas supporter d'être loin de lui tant qu'il voudra de moi. S'il était une fille, est ce que je réagirai de la même façon ? Rien n'est moins sur, j'en ai parfaitement conscience et ce même si ça peut paraitre stupide. Je ne dis pas que parce qu'il est un garçon c'est moins grave, pas du tout, c'est juste ... différent. Là où je veux en venir c'est que je le comprends, je comprends qu'il est une trouille bleue de faire du mal à Killian parce qu'il ne tourne pas rond et désolé Cat Woman mais t'as beau être costaud et parfaitement capable de te défendre ... je comprendrais très bien qu'il s'éloigne de toi même si ça n'est pas ce que je souhaite. Disons ... que je suis mitigé.

« Que tu le veuilles ou non y a des personnes qui tiennent à toi et quoi que tu fasses, tu pourras pas les empêcher de s’inquiéter. Maintenant t’es un grand garçon, les décisions c’est à toi de les prendre. Fais ce que t'as à faire, ce que tu penses être le mieux pour toi comme pour les autres. »

...

« Mais bordel t’es pas une putain de fatalité ! »

Essaies au moins ! Qu'est ce que t'as à perdre ? Beaucoup, je sais.
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Ven 26 Sep 2014 - 11:50

C’était reparti. Caem était retombé dans une phase de délire intense provoqué par l’alcool. Alors certes il était toujours connecté au monde réel et était d’ailleurs en train de s’interroger sur ce dernier mais ce n’était pas ça le réel problème. Le réel problème c’était qu’il exprimait à voix haute son intériorité et que cela l’exposait. Il se trouvait d’un coup plus fragile et beaucoup moins apte à contenir ses réactions. C’était comme s’il était soudainement capable de faire un carnage sans même pouvoir s’en rendre réellement compte. Il perdait le contrôle une fois de plus. Alors heureusement en cet instant la colère n’était que contre lui-même et il n’avait pas l’intention de détruire le visage de quelqu’un d’autre mais cela restait dangereusement. Mais Enzo ne semblait pas impressionné par la situation. Il avait conscience du danger que tout cela représentait mais il n’avait pas peur. En effet, il bondit rapidement de sa chaise pour venir plaquer le russe contre le mur et tenter ainsi de remettre ses idées au clair. Sur le coup, le jeune homme fut scotché, il regarda son camarade avec de grands yeux. C’était comme si en partant dans son délire, il avait en partie oublié sa présence. Le rappel fut alors assez violent. Non seulement Enzo venait de le faire revenir par ce contact physique mais voilà qu’il lui proposait de péter un câble sur lui si cela l’amusait. Cela eut pour effet de calmer le jeune homme pendant quelques instants. Il n’avait pas envie de faire de mal au Gryffondor, vraiment pas. Ce fut sans doute pour cette raison qu’il n’essaya en aucune manière de se débattre. Mais voilà, il était difficile de rester calme lorsqu’Enzo mettait le doigt bien là où ça faisait mal. Oui son addiction pouvait se régler, d’autant qu’il n’avait pas encore atteint un stade catastrophique. Si Caem buvait bien plus que ce que la raison préconisait, il pouvait passer des journées sans une goutte ce qui montrait qu’il n’était pas encore totalement perdu. Mais pour ça il fallait qu’il se prenne en main dès maintenant. Enzo lui expliqua alors qu’il ne le laisserait pas tomber et qu’il était prêt à l’aider à affronter ce problème tant qu’en contrepartie il promettait de ne plus se laisser emporter sans appeler à l‘aide.

« J’vais voir ce que je peux faire… »

Encore une fois, Caem était face à une évidence, Enzo avait raison, non seulement il proposait une bonne solution mais en plus il se plaçait déjà en tant qu’acteur de cette dernière. Oui il apportait réellement du bon à tout ça mais le russe avait bien du mal à réfléchir de manière logique et objective. Son camarade embraya alors sur le sujet épineux, Killian. Caem l’écouta sans faire un mouvement. Oui il voulait la protéger. Et oui il comprenait qu’elle aurait sans doute envie d’avoir le choix, il ne l’aurait jamais laissée tomber lui… Mais il craignait que Killian se voile la face, qu’elle refuse de voir que pour une fois, la situation allait finir par la dépasser clairement… Le Poufsouffle s’agita alors légèrement. Penser à tout ça le rendait nerveux et oui paradoxalement, il pensait qu’en buvant encore ne serait-ce qu’un petit verre il aurait les idées plus claires, que le choix serait plus facile. Oui c’était absurde mais il ne savait plus vraiment penser autrement. Pourtant pour une fois, cette idée s’en alla rapidement. Alors que d’habitude il lui fallait céder à la tentation pour ne plus sentir ce besoin dévorant, là tout s’effaça de son esprit en un temps record. Enzo venait de lui dire clairement qu’il avait faillit tuer son petit-ami, Kyle. Caem s’immobilisa alors tout comme son camarade et le fixa. Lorsqu’il lui expliqua son histoire, le russe fut totalement absorbé. Il écoutait chaque mot. Il avait perdu le contrôle, avait faillit le tuer et il était revenu ? Le jeune homme resta complètement bugué, les mots de son ami résonnant dans son esprit. Il ne revint à la réalité que lorsqu’il lui rappela qu’il n’était pas une fatalité. Le Poufsouffle garda le regard dans la vie mais repris finalement la parole.

« Je suis désolé qu’une telle chose te soit arrivé. Et j’espère vraiment que Kyle t’aidera à surmonter tout ça.. »

Mais je n’ai pas ta force Enzo. C’était ce qu’il avait envie de lui dire. Contrairement au Gryffondor, s’il en venait à manquer de tuer Killian il n’aurait jamais la force de se pardonner. Il n’aurait jamais la force de continuer à avancer. Alors il ne pouvait s’exposer à ça, autant pour elle que pour lui. Et pourtant qu’est-ce qu’il pouvait lui dire ? Killie était tout pour lui, et lui faire du mal, même psychologiquement, était inenvisageable pour lui. C’était comme si, dans tous les cas, il allait finir par la blesser. Caem porta alors finalement son regard sur son camarade.

« Je veux bien essayer de me battre. Je veux bien te laisser une chance de me prouver que je peux aller contre ce que je pense être. Mais personne d’autres ne doit être exposé au danger que ça représente. En me sevrant je peux péter des câbles, et si ça ne marche pas, qui sait ce que je vais devenir… »

En réalité, si cela ne fonctionnait pas, Caem n’envisageait que le pire pour sa personne… Mais là n’était pas le débat. Il voulait bien laisser à Enzo s’occuper de lui, l’aider à remonter la pente. Mais seulement Enzo. Il savait que lui pouvait résister, qu’il n’aurait aucun problème avec sa force physique. Tous les autres allaient devoir s’éloigner. Il allait devoir vivre ans le monde sans en faire vraiment partie. Il allait devoir s’éloigner de toutes ses connaissances, de tous ceux qu’il aimait…

« Je vais te demander une chose atroce mais… J’ai besoin de toi pour m’aider à les éloigner. Killian, Zora et les autres… Ils doivent s’éloigner jusqu’à ce que ça arrive. Elles deux en particulier ne doivent pas savoir la vraie raison sinon elles voudront s’accrocher. Qu’elles me prennent pour un salaud si c’est la seule solution mais je refuse de les exposer. »

Caem était en train de s’arracher le cœur. S’il y avait de la détermination dans sa voix, accentuée par l’alcool qui avait tendance à exagérer ses émotions, il ne restait pas de marbre face à tout ça. Il était en train de demander à Enzo de l’aider à éloigner sa petite amie, d’éloigner sa meilleure amie… Son sang battait rapidement dans ses tempes et la tête lui tournait légèrement. C’était douloureux, c’était atroce. Mais avait-il le choix ? Caem se sentait coincé et il était sûr pour une fois, de prendre la meilleure décision possible…
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Ven 26 Sep 2014 - 18:07

Aller, tiens, remues donc un peu la merde parce que ça faisait longtemps. C’est vrai que les mots sont sortis comme ça et que je n’ai rien fait pour les arrêter mais … ça reste là, coincé dans ma gorge comme un truc avalé de travers. Avec le temps j’ai plus ou moins arrêté de ressasser tout ça et même si chaque fois que mes yeux se posent sur la cicatrice que Kyle porte au bras je ne peux pas m’empêcher de grimacer intérieurement en me prenant un uppercut mental je crois – ou en tout cas je croyais jusqu’ici – être plus ou moins passé à autre chose. Ça fait des mois, on a passé plusieurs Pleine Lune ensemble depuis et ça s’est toujours très bien passé. Je ne perds jamais de vue que effectivement je pourrais à nouveau représenter un danger pour lui et ce à tout moment mais je crois que je me fais suffisamment confiance pour savoir quand c’est le bon moment et quand ça ne l’est pas. J’arrive toujours à ressentir les choses à me dire : Bon, aujourd’hui ça va pas alors reste dans ton coin. Jusqu’au jour où je n’en aurais pas la possibilité … C’est une éventualité que je ne peux pas renier. Je suis un danger et je le serais toute ma vie, il est en première ligne, notre histoire peut très bien se terminer du jour au lendemain en un claquement de crocs. Mais ce jour là, ça n’était pas vraiment de ma faute …

« Je suis désolé qu’une telle chose te soit arrivé. Et j’espère vraiment que Kyle t’aidera à surmonter tout ça.. »
« Merci. »

Le soupir qui m’échappe à ce moment je ne peux pas le retenir. Dans ma tête se mêlent et se démêlent beaucoup de pensées, certaines choses se demandent si elles ne devraient pas être remise en cause. Est-ce que c’est bien ce que je fais ? Est-ce que c’est juste de risquer la vie du garçon que j’aime comme je le fais en restant près de lui ? Juste ou pas, je sais que sous ma forme humaine je … Non, même ça je ne peux pas le certifier. Ça n’est jamais arrivé, je ne m’en suis jamais pris à lui physiquement même si mes mots ont été dur parfois, alors pourquoi est ce que je craquerais maintenant ? Des raisons il y en a des tonnes, qu’elles soient valables pour le commun des mortels ou pas. Je suis un danger, oui, et je le resterais, mais je ne veux pas m’éloigner de lui-même si c’est égoïste. J’ai … j’ai trop besoin de lui et même s’il est en première ligne en cas de dérapage il est aussi l’équilibre qui me permet de ne pas craquer parfois. Tout va bien se passer, j’y crois dur comme fer, et à chaque jour suffit sa peine. Puis si ça se passe mal … alors on avisera. S’il te plait Enzo, ne laisse pas le doute se semer dans ta tête … Pas maintenant, pas après ... tout ça.

« Je veux bien essayer de me battre. Je veux bien te laisser une chance de me prouver que je peux aller contre ce que je pense être. Mais personne d’autres ne doit être exposé au danger que ça représente. En me sevrant je peux péter des câbles, et si ça ne marche pas, qui sait ce que je vais devenir… »
« Je comprends. »

C’est son histoire, ça le regarde. Il n’y a que lui qui puisse décider de ce qu’il a envie de faire et je n’irai pas contre ça. Même si ça doit impliquer une part de souffrance pour des personnes que j’apprécie énormément. Surtout une en l’occurrence. Il a l’air complètement perdu c’est un fait mais paradoxalement très sur de lui sur la marche à suivre. C’est à lui de prendre la décision.

« Je vais te demander une chose atroce mais… J’ai besoin de toi pour m’aider à les éloigner. Killian, Zora et les autres… Ils doivent s’éloigner jusqu’à ce que ça arrive. Elles deux en particulier ne doivent pas savoir la vraie raison sinon elles voudront s’accrocher. Qu’elles me prennent pour un salaud si c’est la seule solution mais je refuse de les exposer. »

Je sais que ça n’est probablement rien face à ce que lui-même doit ressentir mais je crois que malgré tout mon cœur a eu un raté et je suis resté là, immobile, secoué, incapable de réagir, tout ça pendant quelques secondes avant de recommencer à cligner des paupières. Oui, clairement, ce qu’il vient de me demander est atroce, c'est très dur. Comment est ce que je pourrais faire une chose pareille ? Sincèrement ? La réponse est pourtant claire : En me mettant dans la tête que c'est pour aider quelqu'un qui en a besoin, une personne qui m'a aidé par le passé et surtout une personne que je compte parmi les gens que j'apprécie le plus. Au détriment d'autres personnes, oui c'est vrai, mais il m'est clairement impossible de lui dire non. J'essaierai juste de trouver ... un juste milieu, un moyen de faire les choses biens, de la meilleures façon possible, pour que ce soit un minimum acceptable pour tout le monde.
Perturbé, mélangé, confus, légèrement angoissé aussi, j’ai recommencé à faire les cents pas en oubliant totalement tout le reste, complètement concentré sur ce qu’il vient de me demander. Une minute s’est écoulé, peut être deux, ce qui m’a semblé être une éternité dans ce silence mais j’ai fini par m’arrêter et me tourner vers lui. Une main sur la taille, l’autre accroché à ma nuque.

« Pour ce qui est de Zora, je ne la connais pas très bien, et je n’ai aucune idée de la façon dont elle va pouvoir réagir. De plus je n’ai pas vraiment d’affecte vis-à-vis d’elle mais Killian … »

Je secoue la tête, c’est plus fort que moi. Je ne peux pas prétendre la connaitre par cœur mais je sais à quel point on se ressemble sur certains points. Là-dessus justement j’ai un doute me concernant mais je suis presque convaincu qu’elle ne le laissera pas s’en tirer comme ça. S’il s’éloigne d’elle, elle aura besoin de comprendre, c’est presque une évidence et c’est totalement compréhensible. Quand Kyle m’a quitté après la morsure je n’ai pas cherché à retourner vers lui, à essayer de recoller les morceaux entre nous ni à essayer d’avoir des explications puisque je savais très bien pourquoi il avait réagit comme ça mais là … Si elle n’a aucune carte en main …

« J’vais faire ce que je peux. »

A ce stade c’est tout ce que je peux te dire, malheureusement ou pas. Je ne sais pas vraiment dans quoi je m’engage mais oui je suis presque certain d’une chose c’est qu’elle ne lâchera pas le morceau aussi facilement.
Est-ce que je lui en veux ? Au Jaune j’entends. Un peu, malgré tout, même si j’ai parfaitement conscience de m’être entrainé dans cette situation tout seul. Le problème étant qu’ils sont mes amis tous les deux, et que la simple idée de devoir faire souffrir Killian que ça soit directement ou pas me hérisse le poil et me colle des crampes à l’estomac. C’est comme si je devais choisir un camp, chose que je ne ferais pas évidemment mais peut être qu’on le fera pour moi. Il est fort possible qu’elle finisse par me détester, peut être avec raison, mais ça ne me détournera pas de cet … objectif. Elle souffrira, quoi qu’il arrive, et je tiens réellement à faire tout ce que je peux pour aider Caem à s’en sortir alors s’il faut en passer par là … Soit. Peut être que d’une façon ou d’une autre j’arriverai quand même à l’aider elle aussi ou au moins lui apporter un peu de soutien ... Une chose est sure, c'est que si je ne fais rien, si je laisse Caem dans sa merde, et s'il fini par s'en prendre à elle, je ne me le pardonnerais pas tout comme je ne lui pardonnerais sans doute pas totalement à lui non plus. L'un dans l'autre, je crois que le choix est finalement plutôt évident. Tout ça ne sera peut être que temporaire, je l'espère pour eux en tout cas, quant à moi ... On verra comment je me sortirai de tout ça. Ça n'est pas moi l'important dans cette histoire de toute façon mais je vais quand même tâcher de ne pas y laisser trop de plumes tout en essayant de préserver les leurs comme je pourrais. Quoi qu'il arrive je ne peux plus rester à l'écart maintenant.

« Comment est ce que tu comptes procéder ? »

Pas sur que ce soit le moment idéal pour poser cette question étant donné son état mais puisqu'on est là ...
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Sam 4 Oct 2014 - 15:29

Il faisait du mal autour de lui. Et ce n’était que le début. Caem se sentit mal à l’aise en voyant la réaction d’Enzo. C’était évident que ce qu’il lui demandait était réellement horrible à ses yeux. C’était évident qu’aller voir Killian qu’il considérait sans aucun doute comme une amie proche, et lui faire du mal serait pour lui une terrible épreuve. Le russe s’en voulait réellement de lui faire endurer ça. Le Gryffondor ne voulait que l’aider, le guider dans ce difficile combat face à lui-même et voilà qu’il allait se retrouver à mener un combat qui n’était pas le sien mais qui lui déteindrait indéniablement dessus. C’était profondément injuste. Aussi, lorsqu’il le vit se mettre à faire les cents pas, Caem ne cherchait en aucun cas à l’interrompre. Il se contenta de le regarder, d’observer, d’essayer de lire un peu sur son visage. Allait-il lui dire de se débrouiller seul ? Ce serait un véritable coup pour lui d’entendre ça car il était actuellement absolument persuadé de ne pas pouvoir s’en sortir seul. Seulement voilà, il ne pouvait que comprendre que pour Enzo s’était se retrouver dans une situation délicate et désagréable. Alors il attendait tout simplement, que tout cela fasse son chemin dans l’esprit du jeune homme, qu’il se sente prêt à s’exprimer. Finalement, il se décida enfin à arrêter son marathon et à reprendre la parole. Sûr que pour Zora il ne pouvait pas prévoir sa réaction, à vrai dire, Caem ne savait pas s’il y avait grand monde qui connaissait bien cette petite demoiselle discrète. Mais lui pouvait prévoir une bonne partie de ses réactions. Parce que c’était sa meilleure amie, celle pour qui il était prêt à beaucoup de chose, celle avec qui il avait appris les codes et la vie à Poudlard. C’était sa petite Zora et aussi horrible que cela pouvait paraitre, c’était ce qui lui permettrait de l’éloigner… Quant à Killian… Comme Caem l’avait prévu, Enzo marqua un stop à son évocation. C’était bien elle le problème. Les deux rouges étaient trop liés pour qu’il puisse penser à tout cela en restant serein. Pour autant, après une légère pause, il se déclara près à faire son possible. Le russe poussa alors un léger soupir de soulagement. Il avait besoin d’entendre ça. Oui il l’entraînait dans sa merde mais pour une fois, il voyait les choses de manière égoïste et prenait ça pour une bonne nouvelle.

« Merci. »

Je te revaudrai ça. Caem le pensait très fort mais il n’ajouta rien. Il n’avait pas envie de rentrer dans les grandes déclarations, dans le style mélodramatique. Le plus simple était le mieux. Et puis, malgré tout, même si parler de tout ça l’avait plutôt ramené sur terre, il avait encore pas mal d’alcool dans le sang ce qui pouvait rendre parfois ses propos un peu flous. Or là, il voulait juste signifier à Enzo qu’il avait conscience du sacrifice que cela représentait pour lui et qu’il ne prenait pas son engagement à la légère. Les deux jeunes hommes allaient désormais être liés plus qu’ils ne l’avaient jamais été. Peut être que le rouge devait regretter maintenant cette fameuse soirée. Cette soirée où autour d’une bouteille d’alcool ils avaient finis par tisser une amitié, de la manière la plus improbable possible. Les meubles de salon… En quelques mois les choses avaient évoluées bien vite. Mais de toute façon, cela ne servait à rien de ressasser le passé. Le retour en arrière était de toute façon impossible.

L’instant présent. Ou plutôt l’avenir. Caem n’eut pas d’autre choix que de s’y plonger alors qu’Enzo lui demandait comment il comptait s’y prendre pour éloigner les filles. Il avait bien une idée en tête, une idée très précise mais qui serait difficile à assumer. Lorsqu’il avait dit au Gryffondor qu’il était prêt à se faire passer pour un salaud, ce n’étaient en réalité nullement des paroles en l’air. Oui cela lui semblait être la meilleure solution. Il devait faire mal pour être crédible. Killian et Zora ne pourraient jamais s’éloigner du Caem qu’elles connaissaient. Par contre, elles pouvaient ressentir du dépit face à un nouveau russe, un russe ne ressemblant pas à celui qu’elles avaient toujours connu. Alors bien sûr, un changement radical pouvait éveiller les soupçons et leur mettre la puce à l’oreille. Le jeu d’acteur de Caem serait alors la clef de voute de tout l’édifice. Il allait devoir faire étalage de tous ses talents. Ça ne serait pas simple. Il n’en sortirait pas indemne, mais c’était peut être sa seule chance de s’en sortir…

« Je pensais faire croire à Killian que je l’ai trompée… Mais en me comportant suffisamment comme un con pour qu’elle ne pense pas que ce soit de sa faute, mais juste que j’ai pété une durite. En plus, si je commence à devenir un vrai sale con, Zora en aura marre. Alors elle cherchera forcément à comprendre mais j’arriverai à la maintenir loin tout seul, j’arriverai à tenir le coup face à elle. »

Ce serait très douloureux, il le savait, mais il arriverait à tenir Zora écartée même si elle revenait à la charge. En fait, c’était sans doute parce qu’il savait que Zora pourrait peut être lui pardonner. Il se disait que la jaune comprendrait quand il lui expliquerait et c’était sans doute pour ça qu’il arriverait à jouer son rôle jusqu’au bout. Mais face à Killian… L’idée de la voir souffrir, l’idée qu’il risquait de la perdre à jamais car elle pourrait ne pas lui pardonner d’avoir agi ainsi… C’était douloureux, presque impossible à supporter. Alors il pourrait jouer la comédie quelques temps mais pas sur une durée trop longue et si elle revenait sans cesse, ce serait un véritable combat de nerfs. Oui, là il aurait vraiment besoin d’Enzo. Mais dans quel rôle ?

« J’aurais besoin que tu sois là pour Killian, que tu l’aides à tenir et à ne pas douter d’elle… Que tu l’aides à passer à autre chose… »

Ces mots lui arrachaient la gorge mais il était convaincu de leur bien fondé. Pour que Killian supporte l’idée qu’il ait pu la tromper, elle devait réussir à tirer un trait sur lui. Caem avait en cet instant envie de hurler, de dire à Enzo de ne pas l’écouter mais sa raison était plus forte. Il serrait les poings mais ne se contredit en aucun cas. C’était la meilleure solution il en était convaincu. Il allait devoir se blinder, devenir presque insensible…
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Lun 6 Oct 2014 - 13:55

Ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas. Ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas. Trop tard. Je ne regrette pas, pour moi rester à l’écart et le laisser faire n’importe quoi était inconcevable tout simplement parce qu’il compte suffisamment pour moi, pour ça. Après discussion, après interrogation et confidence, voilà où on en est. Double tranchant et dommages collatéraux, je crois que si on devait écrire ce chapitre c’est comme ça qu’on l’appellerait. On a donc le fond, et maintenant la forme alors ?

« Je pensais faire croire à Killian que je l’ai trompée… Mais en me comportant suffisamment comme un con pour qu’elle ne pense pas que ce soit de sa faute, mais juste que j’ai pété une durite. En plus, si je commence à devenir un vrai sale con, Zora en aura marre. Alors elle cherchera forcément à comprendre mais j’arriverai à la maintenir loin tout seul, j’arriverai à tenir le coup face à elle. »

Le soupir et le hochement de tête de manière négative, je n’ai pas pu les retenir et je n’ai même pas essayé. C’est … lâche, et ça je suis désolé mais je ne peux pas m’empêcher de le penser. A quoi ça rime ? D’un autre côté je comprends parfaitement le but de la manœuvre, il lui faut quelque qui mettra suffisamment Killian en colère pour qu’elle ne veuille plus jamais le voir. Seulement ça n’est pas aussi simple, d’après moi. J’essaie d’inverser les rôles, ou plutôt de me mettre dans sa situation et même si je ne suis pas Killian … Si Kyle me faisait un plan pareil, je me connais trop, je finirai tôt ou tard par débarquer et lui demander des comptes. Enfin, qui a dit que ça serait facile de toute façon ? Et puis ça ne sert à rien de comparer, d’essayer d’imaginer ce qui va bien pouvoir se passer. On verra, et puis c’est tout. Concernant Zora il a l’air sur de lui, c’est déjà ça. C’est vrai que je n’arrive pas à m’impliquer autant pour elle que pour Killian mais ça ne veut pas dire que ça me passe totalement au dessus pour autant. Elle ne mérite pas de souffrir non plus, même si c’est pour une cause qui se défend, seulement est ce qu’il y a d’autres solutions ? C’est à Caem de gérer.

« J’aurais besoin que tu sois là pour Killian, que tu l’aides à tenir et à ne pas douter d’elle… Que tu l’aides à passer à autre chose… »

Pendant un instant, je l’admets, je me sens légèrement décontenancé parce qu’il vient de dire et pas très certain d’avoir réellement saisi. Je passe assez rapidement par tout une phase d’émotions liées à tout ça, dont certaines assez virulentes, mais je fini par me résonner. Il ne peut décemment pas être entrain de me demander de … prendre la place qu’il occupe dans la vie de Killian, donc non ça n’est pas de cette façon là qu’il me dit les choses, ça n’est pas ce qu’il me demande. C’est trop tordu pour être vrai et même s’il est dans un état second et ce pour plusieurs raisons … Non, ça n’est pas ça. En plus de ça il sait très bien que Kyle est là, et que jamais je ne lui ferai ça. Il est la raison principale mais bien loin d’être la seule, soit dit en passant.

Au fond de moi j’ai envie de lui dire que tout ça c’est des conneries, que c’est la pire idée du siècle et que de toute façn ça ne fonctionnera pas, que tout ce qu’il va faire c’est blesser la fille qu’il aime alors qu’il pourrait simplement lui expliquer les choses. J’ai beau comprendre son point de vue, les raisons qui le poussent à … raisonner justement de cette manière, j’ai du mal à l’accepter. Cat Woman est loin d’être conne, elle comprendrait. Elle est impulsive c’est vrai, et je doute qu’elle réussisse à se résoudre à « l’abandonner », à le laisser gérer ses problèmes par lui-même et à se tenir à l’écart par conséquent mais … Et puis merde, de toute façon j’ai signé, et je m’y tiendrais. Mon avis on ne me le demande pas et même si c’était le cas je n’ai pas à le donner, ça ne me regarde pas, je suis simplement là comme élément extérieur, comme ami, comme aide pour l’un et pour l’autre même si je sais très bien que la Rouge ne me laissera pas faire. Comment est ce qu’elle pourrait m’accepter dans son périmètre alors qu’elle comprendra très bien que je sais des choses que je ne peux pas dire ? Tout ce qu’elle verra en moi quand elle posera ses yeux sur ma carcasse c’est … un traitre, pas un ami. Ça ne me fait pas peur, pas plus que ça, parce que même si t’es bornée ma jolie je peux l’être tout autant que toi. Dans tout ça elle a aussi sa sœur même si elles ne sont pas toujours très proches, et ses amis, des types comme Rafael ou même Kevin si je ne me plante pas, sans parler de ses potes de Quiddich. Je suis qui moi dans tout ça ? Juste le mec un peu bizarre qui a « aidé » sa sœur et qui la comprend plutôt bien. Mais je serais là, et je ne la laisserai pas tomber tout comme je ne le laisserai pas tomber lui non plus. Néanmoins il est hors de question que je lui fasse du mal directement, c’est totalement exclu.

Nouveau soupir de ma part alors que le silence s’installe et que je me perds dans mes réflexions internes.

T’es entrain de te détruire mec, et pour te réparer c’est elle que tu vas anéantir. Non, je ne peux pas m’empêcher de le penser mais aucun mot ne franchira la barrière de mes lèvres, en tout cas pas dans ce sens. Je ne juge pas, je constate simplement ce qui pour moi va probablement être un profond désastre. Désastre nécessaire ? Difficile à dire mais de toute façon c’est comme ça. Je comprends Caem, je comprends le fond de sa démarche mais ne valide pas la forme pour autant.

Je ne ferais aucun commentaire, il n’en a pas besoin parce qu’il souffre déjà bien assez comme ça et je crois que je vais simplement attendre de voir comment tout ça se passe et surtout voir ce que je peux faire une fois que tout ça sera enclenché. Qui sait si demain matin il n’aura pas changé d’avis quand l’alcool sera un peu plus sorti de son organisme ? J’en doute, mais sait-on jamais. En attendant …

« Je vais rester avec toi cette nuit. »

Même si au fond de moi j’ai juste envie et besoin de la présence de Kyle, d’un peu de réconfort et de calme, d’affection et de tendresse aussi. Il est hors de question que je laisse le Jaune tout seul, ici et dans cet état, hors de question que je le laisse replonger sur la première bouteille qu’il trouvera donc oui, je vais rester avec lui parce que ça commence maintenant, tout de suite, et que tu vas t’en sortir mon pote. Je ne te laisserai pas le choix et si tu ne le fais pas pour toi alors fais le au moins pour les filles. Fais le quand même un peu, même beaucoup, pour toi. Quant à moi je vais m’accrocher à l’élastique de ton caleçon et ne plus te lâcher.

J’allais lui proposer de monter chez les Rouges mais c’est prendre le risque de croiser Killian là haut donc je doute que ça soit l’idée du siècle. D’autant plus qu’il y a de fortes chances que ça soit  à peu près la même ambiance que chez les Jaunes, et ce dans toutes les Salles Communes finalement. Rester ici ? Pourquoi faire ? La Salle sur Demande peut être une option, et vu le quasi-état d’urgence il se peut qu’elle se montre conciliante si elle n’est pas déjà occupée bien sur. Ou autrement …

« Est-ce que tu veux prendre l’air un peu ? »

Parce que je connais quelques tuyaux pour accéder à l’air libre, faut juste pas avoir le vertige et passer au travers de mailles du filet des Gardiens mais je pense que là-dessus ils ferment simplement les yeux.
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Mer 15 Oct 2014 - 22:12

Le processus était désormais lancé et il serait alors difficile de revenir en arrière. A vrai dire, Caem n’en avait pas envie pour le moment. Il était motivé, décidé à se prendre en main et à essayer de se combattre. Au fond de lui, il avait peur que cette envie ne dure pas. Après tout, elle était née de sa discussion avec Enzo, elle ne venait pas des profondeurs de son âme. Alors oui, ça risquait sans doute de ne pas être facile tous les jours. Il allait devoir se battre et il était certain que seul il en était totalement incapable. Il pouvait compter sur le soutien d’Enzo, maintenant il le savait et pourtant, il ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable. Il était en train de lui demander de trahir une amie presque, d’être son pilier, d’être son point d’ancrage. Il était en train de lui demander de soutenir un cadavre sans aucun scrupule. C’était beaucoup, peut être même trop. Le Gryffondor devait sans doute avoir envie de prendre la fuite en cet instant, de dire au Russe de rester tout seul avec sa merde et de ne pas le mêler à ça. Et pourtant, il ne dit rien de tout ça. Bien sûr, son soupir mais ne passa pas inaperçu mais il ne fut accompagné d’aucun commentaire. Caem décida alors de ne rien ajouter et de laisser planer le silence qui était doucement en train de s’installer. Le jeune homme se retrouva alors soudainement seul avec ses pensées. Même si son esprit était embrumé par l’alcool, parler de tout ça l’avait en partie fait dessaouler. Il ne pouvait alors s’empêcher d’imaginer la journée de demain et les suivantes. Comment allait-il se confronter à Killian ? Devait-il lui dire les faits en face puis s’en aller en prenant le risque de ne pas supporter sa souffrance ? Ou devait-il agir comme le pire des lâches par le biais d’un intermédiaire que ce soit un message ou la parole d’un autre ? Bien sûr la première solution était bien plus respectueuse mais il craignait de ne pas être assez fort pour assumer la souffrance qu’il allait faire naître chez sa petite amie. Cela faisait un moment maintenant que le jeune homme ne s’était pas senti aussi faible, aussi démuni et il fallait bien avouer que cette horrible sensation ne lui avait pas manqué. Et pourtant, il avait l’impression, sans doute justifiée, que ce sentiment ne le quitterait pas de si tôt…

Au moins, Caem ne serait pas seul avec tous ses horribles sentiments pour sa première nuit de bonnes résolutions. Si quand Enzo avait déclaré qu’il resterait avec lui cette nuit il avait eu envie de protester, il n’avait même pas pris de la peine. Au fond, il savait que ces protestations ne seraient en faite que formelles, prononcées par habitudes parce qu’il savait que c’était mieux pour lui de ne pas être seul. Bien sûr il aurait aimé pouvoir méditer tranquillement, il ne voulait pas déranger le Rouge et se sentait coupable mais c’était plus sûr ainsi. Seul face à lui-même il risquait fort de déraper. Le russe se contenta donc d’un simple hochement de tête. Les deux garçons se comprenaient pour le coup, même s’ils n’étaient pas d’accord sur tout, ils se comprenaient et parfois, ce n’était pas la peine de rajouter des mots. Le Rouge lui proposa alors de se rendre dehors, de prendre un peu l’air. Ce n’était pas une mauvaise idée. L’air frais du soir finirait peut être de lui remettre les idées en place.

« Je te suis, je crois que ça ne peut pas me faire du mal. »

Caem adressa alors à son camarade ce qui pouvait ressembler à un sourire et lui fit signe qu’il était prêt à le suivre. Par réflexe, il avait faillit lui proposer de prendre une petite bouteille pour se réchauffer mais à peine l’idée lui avait-elle traversé l’esprit qu’il avait eut envie de se frapper tout seul. Les vieilles habitudes allaient sans doute être difficiles à perdre… Ce serait un combat permanent contre lui-même. Le russe secoua la tête comme pour vider toutes ces mauvaises idées de son esprit et emboîta le pas de son camarade. Les deux jeunes hommes partirent donc en expédition pour pouvoir accéder à l’extérieur. Pendant le trajet, Caem préféra rester silencieux. Un peu de calme pour réfléchir mais aussi, pour formuler ce qu’il avait envie de dire à Enzo. Il lui serait éternellement redevable pour ce qu’il entreprenait pour lui. Il voulait lui faire comprendre qu’il le remerciait du fond du cœur mais surtout, qu’il avait le droit de s’en aller quand il le souhaitait. Il ne devait pas se sentir faible ou lâche mais se rappeler qu’il ne devait pas sacrifier son bonheur pour un cas à moitié désespéré comme le sien. Bon il ne pourrait pas lui dire en ces termes parce que sinon il risquait de refuser net ces propos mais l’idée y était.
Après quelques acrobaties et des techniques de camouflages dignes des meilleurs films d’espion, les deux adolescents finirent par se retrouver à l’air libre. A peine dehors, Caem prit le temps de fermer les yeux pour profiter de l’air frais sur son visage. Oui cela lui faisait du bien. Le froid ne lui faisait pas peur, pire encore, pour lui, tout ça ce n’était qu’un brin de fraîcheur. Lorsqu’il les rouvrit, il trouva enfin les mots qu’il voulait adresser à son ami.

« Merci. Je te suis très reconnaissant mais surtout, ne te sens pas dans l’obligation. Si un moment tu n’en peux plus, ne te pourris pas la vie surtout. Je peux supporter de plonger mais pas d’emmener quelqu’un avec toi. Alors je veux pas t’entraîner parce que tu es assez généreux pour m’aider. »

Caem avait prononcé ces mots sur un ton calme. Il avait réussi à retrouver un peu de douceur, à s’apaiser un peu. Si bien sûr tout ne s’était pas effacé en quelques secondes, l’air frais lui avait permis de trouver quelques minutes de calme. Le calme avant la tempête peut être. Mais en tout cas, un calme salvateur. Le jeune homme s’allongea alors sur le dos pour fixer le ciel. Il était assez nuageux mais quelques étoiles pouvaient se distinguer et cela lui suffisait déjà.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: The beast you've made of me [Enzo]   Jeu 16 Oct 2014 - 20:44

C'était sensé être une soirée détente, sans doute une soirée délire, un truc pour casser un peu la routine et la monotonie du quotidien au sein de ce château qui finalement reste une sorte de prison quoi qu'on en dise.  Finalement ça ne se passe pas du tout comme ça, c'est même tout le contraire mais dans tout ça de quoi je me pleins au juste ? Ça n'est pas moi qui souffre ou va souffrir dans cette histoire, ça n'est pas moi qui va devoir lutter contre de sales démons, de sales travers, et une image de soi qui s'effrite complètement. Ce sont des sensations que je connais bien, c'est peut être aussi pour ça que je me sens aussi concerné mais ça vient surtout du fait qu'il s'agit de Caem et que ça me semble une ineptie totale de le laisser dans sa merde, de le laisser se démerder tout seul avec … tout ça. Alors voilà où on en est dans notre super soirée qui aurait sans doute du être du style Meubles de salon 2.0, après des confidences, des éclats de voix, des gestes brusques, des mauvais souvenirs remontés et des problèmes soulevés avant d'essayer d'en trouver une voir des solutions. C'est comme ça, c'est la vie, comme on dit.

Prendre l'air, ça peut paraître con mais parfois ça semble être la meilleure solution à plus ou moins tout. Pour moi en tout cas, quand je me sens oppressé par quelque chose qui peut être matérialisé comme pas du tout, quand le contact avec l'être humain devient trop étouffant, quand j'ai besoin de me changer les idées, changer d'air, etc … Un simple coup de vent, l'attention attirée par tout autre chose que soit même, le bruit de l'eau, ou bien juste le silence de la nuit quand les prédateurs ne sont pas encore en chasse ou bien qu'ils traquent silencieusement. En ce qui me concerne la libération totale arrive avec la Pleine Lune mais même sous forme humaine j'arrive à trouver un peu de paix à l'extérieur alors je me dis que ça fonctionnera peut être avec lui aussi, non ? Il n'a peut être pas toute sa tête ce soir, raison de plus justement. Le simple fait de marcher, de se concentrer sur quelque chose, et de prendre le froid le dégrisera probablement bien plus rapidement que si on reste ici, là où la tentation peut être présente qui plus est.

« Je te suis, je crois que ça ne peut pas me faire du mal. »

Non, effectivement. Semblant de sourire des deux côtés, signe de tête du mien et je le laisse amorcer la marche avant de poser ma main sur son épaule quand il me passe devant dans un geste que je qualifierai de réflexe mais pas seulement. C'est une sorte de marque de soutien, une manière de lui démontrer ma présence, un contact physique comme on en a parfois besoin. Expédition enclenchée, dans le silence le plus total. Il marche, je marche, on ne se regarde pas, on ne se parle pas, je crois que de toute façon tout à déjà été dit et ni lui ni moi n'avons vraisemblablement envie de repartir dans le débat. Il a un objectif, je lui apporterai mon aide, point barre. Ma capuche a retrouvé sa place sur ma tête, mes mains se tiennent tranquilles dans mes poches et mon regard se balade à droite et à gauche, sens aux aguets le but étant de rejoindre l'extérieur sans se faire choper. Après quelques minutes et quelques acrobatie c'est chose faite, au sixième étage, sur un pan de toit qui a déjà vécu pas mal de soirée dont une relativement alcoolisées en compagnie de Cameron et Alec il y a quelques mois. Souvenirs que je garderais pour moi évidemment et je l'aurai bien emmené un peu plus haut, là où j'ai l'habitude d'aller de temps en temps, là où j'ai emmené Caitlyn l'autre fois, mais ça me semble trop haut et trop périlleux comme accès pour y trainer un type qui a encore 4 grammes voir plus dans le sang. Ici, ça sera très bien.

Comme je m'y attendais le premier contact avec l'air libre est presque salvateur et mes yeux fermés je prends un profonde inspiration avant de la bloquer quelques secondes pour finalement tout relâcher en silence. Le fond de l'air est froid, mais pas trop humide, au pire Caem s'en sortira avec un rhume et moi … sans rien, comme d'habitude. Merci la Lycanthropie. Et puis soudain le silence nocturne se brise ...

« Merci. Je te suis très reconnaissant mais surtout, ne te sens pas dans l’obligation. Si un moment tu n’en peux plus, ne te pourris pas la vie surtout. Je peux supporter de plonger mais pas d’emmener quelqu’un avec toi. Alors je veux pas t’entraîner parce que tu es assez généreux pour m’aider. »
« T’en fais pas pour moi, j’ai de l’endurance. »

Réponse instinctive. Sourire. Le ton est calme, calqué sur le sien. La tension semble être redescendu d'un cran, de son côté comme du mien.

« Mais je prends note. »

Nouveau signe de tête entendu. Non je ne me rendrais pas malade pour une histoire qui n'est pas le mienne, je ne mettrais pas ma vie de côté non plus, mais ces deux là comptent suffisamment pour moi pour que je fasse tout ce que je peux pour les aider d'une manière ou d'une autre. Et puis … Oui, j'ai de l'endurance, ça je crois que je n'ai plus vraiment à le prouver même si peu de personnes sont au courant de ne serait-ce que la moitié de ce que j'ai pu vivre ces dernières années. Ça me va très bien comme ça, je ne tiens pas à devenir un martyr ni à ce qu'on me prenne en pitié. Chacun a son lot d'emmerde après tout.

Un instant je le regarde alors qu'il s'est allongé et même quand je m'assoie à côté de lui mon regard ne le quitte pas. Je suis … pas soucieux, simplement pensif et pendant un instant certaines choses me viennent en tête, des choses que j'ai envie de lui dire comme merci, par exemple. Il m'a aidé à passer un certain cap sans même peut être s'en rendre compte, en dédramatisant des choses que je prenais sans doute trop à cœur après ma « sortie du placard » comme ils appellent ça. Tu parles …
Quoi qu'il en soit je me ravise et garde le silence. Je crois que c'est tout ce dont il a besoin et ça me va très bien alors je lève la tête et laisse mes yeux se perdre dans le ciel jusqu'à ce qu'une de boule de poils blanche débarque de nulle part et prenne ses quartiers sur mes genoux, m'extirpant un sourire tranquille et plein de tendresse.

▬ Fin ▬
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