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 Et dans l'ombre... En silence. - Ft Riley

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MessageSujet: Et dans l'ombre... En silence. - Ft Riley   Mer 6 Aoû 2014 - 10:07

Et dans l'ombre... En silence.
Riley & Charlen


Mercredi 15.11

« Plus haute ta garde Charleen ! »

Je me fais surprendre et Evan en face de moi manque de me donner un coup en plein visage. Je recule violemment pour esquiver – et aussi par peur de sentir la douleur de son geste - , me prends les pieds dans le tapis et trébuche lourdement en arrière.

« Merde ! Charleen ça va ? 
Oui, oui, t'inquiète, je n'ai rien. »

Je me rassoie avec l'aide de mon partenaire, l'Enseignant accourant vers nous … Et bien évidemment avec plus de la moitié des regards braquer sur moi. Je me sens rougir et m'en veux immédiatement pour ma maladresse excessive. A croire que j'étais né avec deux pieds empottés.

« Tu ne t'es pas faite mal ? Tu n'as rien ?
Non c'est bon professeur. Vous en faite pas, j'suis juste tombée. »

Je me masse discrètement le dos, retenant les larmes de honte qui menace de me submerger. De nature timide, s'il y a bien une chose avec laquelle j'ai du mal c'est le fait d'avoir l'attention braquer sur moi. J'ai passé presque deux ans de ma vie à raser les murs, baisser la tête, minimiser mon existence et jouer les aveugles sur tout ce qu'il se passait. Aujourd'hui, je ne veux plus être comme ça... Je ne veux plus rester tétaniser face à l'angoisse, je ne veux plus rester sans rien faire, sans m'affirmer. Pour moi mais aussi pour Riley et mes proches. J'ai toujours été la plus douce mais aussi la plus faible et même si je ne pourrais jamais changer celle que je suis réellement au fond – et je n'en ai pas forcément envie – j'aimerais au moins prendre de l'assurance... me sentir moins fragile, moins inutile.

Les cours de Self Défense m'aident beaucoup pour cette auto-thérapie mais cette fois … autant dire que j'ai complètement tout fichu en l'air, malgré mes efforts. Evan m'aide gentiment à me remettre debout, l'air complètement confus.

« Je suis vraiment désolée Charleen, j'aurais dû faire plus attention. »

Je secoue la tête, un demi-sourire aux lèvres malgré la honte qui me submerge.

« T'as pas à être désolée, c'est pas ta faute. Je suis naturellement maladroite au point que je serais capable de me casser un bras en marchant sur un cailloux. »

Il rit, amusé et moi je ramène une mèche de cheveux derrière mon oreille. Evan est un jeune Serdaigle de mon âge avec qui je m'entends relativement bien. Il doit faire plus d'une tête de plus que moi et il est le genre de garçon un peu maladroit mais d'une extrême gentillesse. De plus loin que je me souvienne, Evan à toujours été gentil avec moi – Même si je n'étais pas le genre de fille à avoir des problèmes avec ses camarades de classe -, ils nous arrivaient de nous aider pour les cours lorsque Rose n'était pas avec moi par exemple. Il a de grand yeux marrons qui sont assombrit par la noirceur de ses cheveux mais tout sur son visage traduit une douceur peu commune. Je l'aime bien, j'apprécie être en sa compagnie et en sa présence, je me sens un peu moins ridicule qu'habituellement lorsque je me retrouve dans ce genre de cas...

J'attrape la main qu'il me tend pour que je puisse me relever et je forte mon survêtement par automatisme.

« Merci
On reprend ? Et cette fois, n'hésite pas à m'en coller une !
Je n'en suis pas à ce stade mais je prends note ! »

Sourire, position de garde et c'est repartie pour la leçon de défense.

J'ai passé le reste de la journée à flâner avec Rose, faire mes devoirs, discuter, faire une partie de bataille explosive avec Elias avec qui je n'avais pas parlé depuis longtemps. J'aimais me retrouver en compagnie de sa douceur et de sa simplicité. Je crois que c'est l'un des garçons les plus calme que je connaisse mais malgré tout, je trouve que son titre de préfet lui va plutôt bien. Il sait être diplomate mais aussi autoritaire lorsqu'il le faut, même s'il manque de confiance en lui... je suis la plus mal placée pour faire ce genre de commentaire, mais c'est ce qui me constitue et même si j'aspire à prendre plus d'assurance, je ne compte pas changer.

J'ai finis par passer le reste de ma soirée avec Rosalyn dans sa salle commune jusqu'à ce qu'il soit l'heure de descendre. Je ne sais pas si c'était une sorte de traumatisme venant de la semaine des Illusions, mais j'avais toujours cette appréhension lorsque je me baladais dans les couloirs. J'avais cette peur profonde mais silencieuse de rencontrer au détour d'un virage murale, l'ombre de ma mère ou celle de Riley et Papa en sang.  

Les couloirs sont vides, sombres et un peu angoissant… Je presse le pas à la sortie de la salle commune des Serdaigles. Je n’ai pas vu l’heure passée et c’est le genre de chose qui se produit souvent lorsque je passe du temps avec ma meilleure amie. Nous avons beau nous voir tous les jours, nous avons toujours quelque chose à nous raconter et puis après le départ de sa sœur, je ne peux pas la laisser comme ça, seule. Je sais qu’elles n’étaient pas particulièrement proches mais je me mets à sa place et je ne sais pas comment je vivrais le départ de Riley maintenant que nous avons réussi à établir un lien de confiance et de présence. Je m’étais attachée à elle et je crois que l’inverse était évident, l’avoir ici à Poudlard était bien mieux maintenant que l’entente était saine et calme.
 
Je devrais peut-être passer un peu plus de temps dans ma salle commune si je veux éviter de me retrouver dans ce genre de situation trop souvent … Et aussi de me faire réprimander par un professeur. Rien que cette idée me forme une boule d’angoisse au creux du ventre. Je déteste me faire remarquer et encore plus par le corps enseignant qui m’intimide toujours autant aujourd’hui. Et surtout, je devrais proposer à Rose de venir à son tour car croiser Connor était aussi stressant que ma mésaventure actuelle dans les couloirs. Depuis ce qu’il s’était passé au stade et la colère qu’il avait éveillée en moi, je cherchais au mieux de l’éviter. De ne pas croiser son regard, de ne pas le croiser tout court… Et c’était une grosse marque de faiblesse. Surtout depuis que j’avais mis Riley au courant de tout ça. Je pousse un soupir en arpentant les couloirs. La route vers la force de caractère me parait absolument interminable et presque inaccessible. Je donnerais presque n’importe quoi pour me reposer l’esprit chez moi, avec Papa dans la cuisine qui me prépare des gaufres dont l’odeur me réveillera – enfin, qui réveillera tout d’abord mon estomac -.
 
Allez, tu réfléchis trop Charleen ! Tout viendra à point à qui sait attendre, non ? Et puis, pourquoi les autres y arriveraient et pas moi après tout … Ok, je ne suis pas la plus solide de cette école mais j’ai mon caractère. Je suis comme je suis, mon seul but étant de m’endurcir un peu. Pour moi, pour réussir à affronter mes peurs profondes.
 
Mes pas résonnent dans le couloir et malgré mon pull en laine, je me surprends à frissonner.
 
« Hey Charleen ! Ca va ? Tu t’fais une petite balade nocturne ? »
 
Je lève les yeux et arbore un sourire timide. Une vague de gêne m’envahit aussitôt et me contracte l’estomac. Nathan est un garçon de notre maison, un an plus âgé que moi je me suis toujours demandé s’il ne me tournait pas autour bien qu’il ne m’ait jamais réellement intéressé. Il était gentil, parfois un peu brutal mais gentil quand même.
 
« Oui ça va, merci Nathan. Et la nuit c’est pas trop mon truc, je reviens de la salle commune des Serdaigles en fait. Et toi, tu t’amuses à jouer les justiciers de la nuit ? »
 
Il rit d’une voix claire, visiblement amusé alors que je me sentais plus potiche que jamais. J’esquive son regard en un sourire timide avant de remarquer ses yeux injectés de sang, comme si il avait très mal dormi durant deux nuits consécutives.
 
« Justement ! En ce beau métier, je me dois de ne pas laisser une aussi jolie fille que toi se promener toute seule dans les couloirs ! Je vais t’accompagner.
-         Tu… t’es pas obligé hein, t’as sûrement d’autres trucs à faire. Lâchais-je, les joues rouges.
-         Oh non, t’en fais pas. Ça me fait plaisir. »
 
Je lui accorde un sourire de remerciement, en haussant légèrement les épaules.
 
« Et t’es encore plus jolie quand tu rougis… »
 
Je bug un instant, toussote et marche à ses côtés, le visage cramoisi. Il ne faut pas me dire des choses comme ça… rien de tel pour que je perde instantanément mes moyens. Je ramène une mèche de cheveux derrière mon oreille. Bras croisés, à la fois pour me tenir chaud et pour me donner contenance, j’avance d’un pas rapide, Nathan toujours à côté de moi. Nous discutons avec légèreté – lui plus que moi – de tout et de rien. Je le surprends à être extrêmement bavard, joviale, lui qui paraissait toujours un peu plus réservé que les autres. Et je ne saurais dire pour quoi mais cette sensation de malaise ne me quitte pas, persistant à me sentir comme… oppressé.
 
« Ça te dirait qu’on aille faire un tour ? J’ai pas envie de rentrer tout de suite à la salle commune.
-         C’est pas que j’ai pas envie Nathan mais il est tard et j’suis un peu fatiguée.
-         Oh Charleen ! On est Samedi, il faut vivre un peu ! T’aura tout le temps de te reposer demain.
-        Je sais, dis-je dans un sourire. Mais j’ai vraiment envie de me poser tranquillement.
-         Justement ! Tu verras, on va aller dans un endroit calme. »

La situation devient gênante, sa manière d’insister aussi et à la seconde où il me saisit par la taille pour m’amener avec lui, je sens un poids lourd m’écraser l’estomac. Des sueurs froides se répandent de ma nuque au bas de mon dos et mon cœur fait une embardé. Je me recule instantanément de lui, d’un geste brusque.

 "Eh ! Arrête s'il te plait... Tu deviens flippant"

Je lâche un rire tremblant et lorsque je lève les yeux, je sens tout un monde s'effondrer sous mes pieds.
C’est en cet instant que j’ai croisé son regard. Un regard sombre, injecté de sang. Brillant, affamé. La sensation de n’être qu’une proie prise au piège m’engouffre dans une panique que je ne contrôle déjà plus. Il s’approche, un sourire mauvais aux lèvres. Je recule, le visage blafard. Il n'est plus ce Nathan avec qui j'appréciais parler de temps en temps, ni celui qui était toujours prêt à rendre service. Il n'était plus qu'un inconnu au regard dérangeant.
 
« Qu’est-ce qu’il t’arrive, Thomson ? T’as pas envie de passer un moment avec moi ?
-         Non Nathan… c’es.. c’est juste que j’veux rentrer."

Je n'ai aucune assurance et je me maudis pour ça. Il n'est plus le Nathan de tous les jours, loin de là. Je n'aime pas sa manière de me regarder, je n'aime pas le ton de sa voix...

-         J’te demande rien qu’un moment. C’est pourtant pas compliqué. Arrête de faire comme si j’allais te faire du mal. »

Je déglutis et glisse ma main sur ma poche, cherchant ma baguette. L'océan à mes yeux, je suis tétanisée, son regard me pétrifie et mon cœur est à deux doigts de mourir entre mes côtes. Le mur froid dans mon dos contraste affreusement avec la chaleur Volcanique qui m'habite. Celle de la terreur.
Il s'approche un peu plus, son corps non loin du mien, son souffle à l'odeur de l'alcool... Je tente de le pousser gentiment, comme une enfant, par peur de le brusquer et donc, qu'il me fasse du mal.

"Écarte toi Nathan, tu es complètement saoul. Laisse moi passer maintenant et laisse moi tranquille...
- Sinon quoi hein? Allez, accorde moi juste un baiser ok?
- Quoi?! Non !" je le pousse plus fort, les larmes dans la voix, la panique aux lèvres. "Pousse toi maintenant ! »

Je me sens pousser avec force contre le mur, me cognant la tête contre une brique. La douleur qui jaillit me donne l’impression d’avoir une aiguille entre les nerfs de mon cerveau. Je lâche un gémissement plaintif, sentant les perles salés roulées sur mes joues. Qu’est-ce qu’il va m’arriver ? Défends-toi Charleen. Ta baguette, bon sang, ta baguette . Le souffle court, j’ai le cœur en tachycardie et un étau autour de la poitrine … J’ai envie de disparaitre, de ne me rendre compte de rien.

Les deux mains de Nathan empoignent mes épaules et je sens la chaleur de son corps, son souffle alcoolisé qui me donne la nausée et l’impression d’être qu’une pauvre petite chose ne me quitte pas.

« Allez, juste un baiser…
- Non Arrête! J'ai pas envie Nathan ! Dégage ! Laisse-moi tranquille ! »

Il se fait plus brutale et ma vue se brouille mais pourtant je me débats et ce, même si s’est perdu d’avance pour moi. La panique me donne un courage que je pensais inexistant, une envie de fuir, de lui faire du mal pour que ses deux mains sur mes épaules disparaissent. Pour que Nathan tout entier, disparaisse.

Mes sens se perdent, je panique encore plus, cherchant l’air qui me manque, me débattant encore alors qu’il tente de chercher mes lèvres pour un baiser que je vomirais à la seconde. Une petite fille. Redevenir une petite fille au creux des draps roses de ma chambre d’enfant pour ainsi oublier le danger de ce monde, les risques et les êtres malsains.

Je suis dans une confusion tellement absolue que je n’entends ni les pas précipités non loin de moi, ni cette voix qui aurait pu rallumer mon phare éteint.
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MessageSujet: Re: Et dans l'ombre... En silence. - Ft Riley   Lun 11 Aoû 2014 - 21:42

Samedi 15 Novembre 2014 – Dans la soirée
Et dans l’ombre … En silence



Charleen & Riley

Je l’admets, coller un entrainement de Quidditch le samedi soir de 20h à 21h30 c’est pas toujours super pratique. Disons qu’après une semaine de cours on a un peu envie de se poser, de passer une soirée avec ses amis, ou de faire la fête de temps en temps, mais je ne vais pas me plaindre, c’est toujours mieux que les Poufsouffle qui doivent se lever super tôt le samedi matin pour la même chose.
Demain c’est le deuxième match de la saison d’ailleurs, les Jaunes contre les Bleus, et même si je garde encore un mauvais souvenir du dernier et surtout notre défaite en travers de la gorge je serais bien évidemment dans les gradins pour les encourager. J’ai des connaissances dans les deux équipes, des gens que j’apprécie dans les deux, mais même si je pourrais très bien ne pas trancher et encourager les deux j’ai choisi d’être pour les Jaune, en grande partie parce que Lukas fait partie de l’équipe c’est certain. Raf, Rosa et Billy ne m'en voudront pas et si jamais ce sont eux qui gagnent alors je serais très heureuse pour eux, c'est une certitude.

Ça fait maintenant huit jours que la fameuse semaine spéciale Halloween est terminée et je crois que comme tout le monde je reprends doucement mes esprits. A vrai dire, je ne crois pas que ça soit ce qui m'ait le plus traumatisé dernièrement mais pour ça comme pour le reste j'ai décidé de me laisser du temps. Je n'ai pas vraiment revu Matthew depuis notre discussion de samedi dernier pendant le bal et je n'attends pas à ce qu'il comprenne et ne m'en veuille pas mais j'ai besoin de ça, de prendre un peu de distance et surtout du temps pour moi. Chose que je fais, donc, et dans le fond ça n'a rien de personnel puisque j'agis comme ça avec d'autres personnes que lui. Derek en fait partie, j'ai préféré annuler notre rancard hebdomadaire pour la DCFM. Je passe donc mon temps entre les cours, les devoirs, les révisions, Monkey, le Quidditch, Kezabel et mes trois petits bébés aka Charleen, Lukas et Jamie. Et ça me va très bien comme ça.
Peut être qu’il y a une fiesta de prévue ce soir, je n’ai pas fait attention et ne compte de toute façon pas y aller. Un esprit sain dans un corps sain donc ça sera repas de sportif à 19h, entrainement jusqu’à 21h30 et ensuite douche puis dodo mais en attendant c’est à la bibliothèque que je passe le temps, concentrée, focalisée sur mon devoir de Botanique.

12h45. C’est bientôt l’heure du repas alors je ferme mes bouquins, range tout mon bazar dans mon sac et redescends tranquillement vers les quartiers des Vert pour y déposer mes affaires. En sortant de la Grande Salle après avoir déjeuner j’emprunte la même direction pour me changer et me mettre en tenue pour le cours de Self Defense. Ça nous arrive de bosser là-dessus aussi avec Derek, c’est devenu un cours que j’aime énormément. Après ce qu’il s’est passé en fin d’année dernière – année scolaire – je ne veux plus jamais me retrouve dans une position où je ne serais pas capable de me défendre par moi-même et surtout face à un homme alors je travaille dur et engrange tous les conseils que peut me donner le Prof. Je pense que je me débrouille pas trop mal mais ça reste à prouver, même si dans le fond j’espère ne jamais avoir à le faire. Je ne suis pas masochiste, ça m’a suffisamment traumatisée comme ça même si dans le fond ça n’était peut être pas grand-chose.
16h. Le cours est terminé et je suis entrain de terminer de m’étirer quand la classe suivante se présente. Il s’agit des 10ème année, donc de Kezabel et Derek, entre autres. Harry, Megan, et j’en passe mais aussi Melvin le colosse de Rhodes. Je ne peux réprimer un sourire en coin en repensant au sortilège d’Alégresse que je lui ai sournoisement lancé il y a quelques jours. Ça été un véritable bonheur de le voir se comporter comme il l’a fait et dans le fond ça n’est pas méchant, c’est même plutôt sympa de ma part puisque ça l’a rendu de bonne humeur, non ? Ok ça n’est pas dans mes habitudes d’agir comme ça, je suis plus du genre à attaquer de front mais d’une je ne suis pas suicidaire et de deux avec la façon dont il s’est pointé dans la Salle Commune, j’ai simplement même pas pris le temps de réfléchir à ce que je faisais. Un sortilège informulé plus tard, il se mettait à chanter comme un bien heureux.

Bref ! Je me sauve à mon tour, non sans accorder un signe de tête discret à Derek pour lui dire bonjour et dépose un bisou sur la joue de ma meilleure amie avant de disparaitre direction la douche. Le reste de la journée se passe dans le calme et la solitude, puis après le repas direction le terrain d’entrainement de Quidditch. Il fait un froid de canard, c’est assez difficile de s’entrainer dans de telles conditions mais on a l’habitude pour la plus part d’entre nous et puis … Il faut souffrir pour être les meilleurs, c’est colle ça.

22h. L’entrainement est terminé depuis une demi heure mais j’ai pris le temps de ranger, de discuter un peu avec chacun puis comme souvent je suis la dernière à quitter les vestiaires après avoir pris une douche encore une fois. Direction le château, non sans une certaine appréhension quant au fait de me retrouve seule, dehors, en pleine nuit alors qu’il fait un noir d’encre … Mais en sortant j’ai la bonne surprise de tomber sur Dimitri, qui m’attend là comme un ange gardien. Un sourire timide, un merci, un câlin en s’assurant que personne n’est là puis il me raccompagne jusqu’au château. On en profite pour discuter un peu, il faut dire qu’on n’a pas vraiment l’occasion de faire ça depuis qu’il est Prof et moi élève, donc ça fait doublement plaisir. Nos chemins se séparent dans le Hall, il prend les escaliers, je me dirige une nouvelle fois vers la Salle Commune des Vert puis mon dortoir où je dépose mes affaires avant de ressortir et de prendre la direction de la Salle Commune des Bleus pour déposer un truc à Jamie et souhaiter bon courage aux joueurs de Quidditch qui seront là mais quand j’arrive au 5ème étage …

« Lâche-la tout de suite ! »

Réaction instinctive et immédiate. J'ai eu le visuel avant le son, il faut croire que j'avais la tête dans les nuages mais je n'ai pas hésité une seule seconde. Elle ou une, un autre, ça aurait été exactement la même chose mais mon myocarde a accéléré d'un coup quand j'ai reconnu cette petite silhouette coincée entre le mur et ce garçon que j'ai plus ou moins reconnu quand il s'est retourné vers moi. J'ai lu la peur dans ses yeux mais c'était trop tard, baguette en main, bras tendu vers lui, le sortilège est parti avant même que je n'ai eu le temps de dire ouf.

« Repulso ! »

Je l'ai regardé décoller du sol sans la moindre trace d'émotion palpable jusqu'à ce qu'il s'écrase sur le sol un peu plus loin et que je le rattrape d'un pas rapide. Comme déconnectée, c'est comme si je n'étais plus que rage et je n'accorde même pas un regard à Charleen que je devine tétanisée dans son coin. Au lieu de ça je me place au dessus de Nathan, que je reconnais cette fois un peu plus précisément. Plus jeune que moi, un an de plus que Cha', pas un mauvais garçon d'après ce que je croyais mais la lueur dans ses yeux ne tarde pas à m'apprendre qu'il n'est pas sobre. Ce qui en soit n'excuse absolument rien. Qu'est ce qui se serait passé si je n'étais pas arrivée ? Non je ne me prends pas pour le Messie, juste pour une fille qui ne supporte pas qu'on fasse du mal à ses proches. Comme n'importe qui de sensé finalement.
C'est d'un regard mauvais que je le toise, ma baguette braquée vers lui qui tente de reculer tout en restant avachi sur le sol. Plus il recule, plus j'avance ...

« Alors toi je te jure que tu viens d’avoir la pire idée de toute ta vie … »

Une voix pleine de ressentiment sort de ma bouche en passant par mes cordes vocales, quand mes yeux se posent sur lui c'est avec haine, mais si le ton était plutôt bas jusqu'ici ça ne dure pas.

« C’est quoi ton problème, hein ?! Qu’est ce que tu ne comprends pas dans le mot « non » ?! »

Tout ça ne devrait pas avoir quelque chose de personnel et pourtant je sais bien qu'au fond de moi tout n'est pas tout à fait clair. Riley tu as un problème avec la gente masculine dirait peut être un psychomage … Peu importe, j'ai mes raisons pour ne pas supporter qu'un homme s'en prenne de cette façon à une femme ou une fille et même si ça n'était pas le cas ça ne changerait rien. Personne n'a le droit de se comporter comme ça, fille ou garçon, parce que quand c'est non, c'est non.
Physiquement il a clairement le dessus sur moi, c'est un adolescent en pleine force de l'âge mais d'une la colère et l'adrénaline font correctement leur boulot dans mes veines et de deux je ne suis pas en sucre, loin de là. Je pars avec un autre avantage : Il est bourré, moi pas. Bien au contraire, je suis en pleine possession de mes moyens, et surtout hors de moi. Alors je me penche, lui attrape le col et le voilà debout devant moi. Il s'est relevé de lui même tant bien que mal mais je ne le lâche pas pour autant et le jeune homme qui se trouve visiblement incapable d'aligner trois mots se retrouve violemment plaqué contre le mur à son tour.

« N.O.N ! Trois lettres ! C’est trop pour ton pauvre cerveau atrophié ?! »

C'est quoi votre putain de problème ?! Hein ?! Riley, calme toi, ne fais pas d'amalgame, ils ne sont pas tous comme ça et tu le sais … Peut être qu'il y a une part d'accumulation de frustration de ma part derrière tout ça, je n'en sais trop rien, mais la gifle par d'elle même et claque brutalement sur sa joue. J'ai les traits du visage tirés par les émotions, tous mes muscles sont tendus et je suis à deux doigts de lui coller mon genoux entre les jambes mais visiblement je commence à me calmer un peu.

« J’veux plus te voir t’approcher de ma sœur, c’est clair ? »

Il secoue la tête et j'en déduis que c'est un signe d'acquiescement de sa part alors après un dernier regard glacial, en accord avec le ton que j'emprunte pour lui parler, une dernière pression sur lui, je m'écarte et le lâche complètement.

« Maintenant va décuver. Dégage. »

Et je te préviens que si tu reviens demain la queue entre les jambes tu t'en prendras une deuxième sans sommation. Sale con. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, y compris pour celle des autres. Il ne demande pas son reste, semble un peu sonné, mais c'est d'un pas rapide – néanmoins pas très stable – qu'il s'éloigne jusqu'à disparaître au détour d'un couloir. Est ce qu'à un moment je m'inquiète de savoir s'il va revenir pour se venger, seul ou avec ses potes ? Pas une seconde, mais peut être que je devrais, seulement je n'ai vraiment pas la tête à ce genre de considération actuellement. Tout ce que je veux c'est réussir à me calmer, à retrouver mes esprits et un peu de bon sens avant de retourner vers ma petite sœur parce que quand mes yeux se posent sur elle c'est un petit être assis par terre et recroquevillé sur lui même qu'ils voient. Je ne vois pas son visage, caché par ses bras et ses genoux, mais je sais qu'elle pleure et ça me brise le cœur. Sérieusement les mecs, vous espérez donner quelle image de vous en agissant comme ça ? J'ai beau avoir de l'affection pour Enzo je ne lui pardonne pas la manière dont il s'est comporté avec elle et ça n'est pas Nathan qui va l'aider à avoir confiance en la gente masculine. J'ai beau me dire qu'ils ne sont pas tous comme ça, parce que c'est la vérité, sur le moment j'ai du mal à le penser et le concevoir. Comment est ce qu'on peut décemment agir de cette façon ? Enfin, merde ! Qu'est ce que vous avez dans le crane ?!

Silencieuse et statique pendant quelques instant je m'active finalement pour faire quelques pas vers la petite blonde puis m'accroupis face à elle. Inspection générale, mes yeux trainent partout où ils peuvent se poser dans le but de vérifier qu'il n'y a rien de suspect, que ce salaud ne l'a pas touché d'une manière indélébile. Elle ne relève pas la tête mais lorsque mes mains se posent en douceur sur ses jambes, je la sens sursauter et avoir un mouvement de recul. Instinctivement je la lâche immédiatement.

« Désolée. J’aurai sans doute pas du m’énerver comme ça. »

Mais je n'ai pas été capable de réagir autrement … Et j'ai parfaitement conscience d'avoir eu l'air d'une folle hystérique et dangereuse mais ça n'a pas la moindre importance. Je ne regrette pas une seule seconde.

« Ça va ? »

Question stupide, la réponse est malheureusement bien trop évidente.

«  Charleen, parle moi ... »

A présent totalement calme, c'est l'inquiétude qui se pointe et me tord l'estomac dans tous les sens.
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MessageSujet: Re: Et dans l'ombre... En silence. - Ft Riley   Mer 20 Aoû 2014 - 19:16

J'aimerais me noyer dans une bulle de douceur pour ne rien sentir mais surtout pour repousser le film qui se créer au fur et à mesure dans ma tête. Qu'est-ce que Nathan sera capable de me faire pour obtenir ce qu'il veut ? Qu'est-ce mal sera-t-il capable de provoquer pour assouvir ce furieux besoin de plaquer ses lèvres contre les miennes ? J'ai mal au ventre, je tremble, l'envie de vomir s’accrut et j'ai envie de hurler de tout mon être, comme si cela pouvait atténuer tout ce qu'il se passe, tout ce qui se trouve autour de moi.

La question qui me taraude est de savoir pourquoi ce genre d'idée ait pu lui traverser l'esprit ? Je ne veux pas savoir ce qu'il se passe dans sa tête, je ne veux pas savoir ce qu'il veut dans une finalité. Tout ce que je veux c'est disparaître, transplaner dans ma chambre et me barricader. Oublier cette soirée, oublier ce qu'il se passe. J'essaie de me débattre, de m'écarter de son étreinte tout en ayant une sorte de perte d'audition, comme si la scène se passait sous silence tant mon cerveau accumulait d'un coup. Tout est lourd, tout est douloureux, tout est étouffant.

Puis le vide, l'absence, mon corps lourd qui glisse contre le mur et je me mure dans un silence de plomb. Je suis perdu dans l'ombre de ma propre imagination et je ne sens même pas les larmes roulées sur mes joues. J'entends des voix au loin, de manière étouffées. Féminine. Féroce. Enragée. Mais je ne bouge pas d'un poil, trop endoloris par ma propre peur qui me refuse tout mouvement de la part de mon corps. Je suis une masse de plomb.

Encore une fois, j'ai été incapable de me défendre. Encore une fois je suis la victime. Encore une fois, je n'ai servi à rien malgré mes efforts.

Tu te lamente sûrement trop, comme une petite fille gâtée et fragile.

Il serait temps que je grandisse, non ? Il serait temps que je me prenne en main. Les lèvres de Nathan envahissent mes pensées et me donne la chair de poule, suivit d'une vague de nausée. Ses mains sur mes épaules étaient comme deux enclumes. Pourquoi elles n'y sont plus d'ailleurs ? Est-ce que Nathan a mit les voiles ? Je n'arrive pas à me recentrer sur la réalité, trop écœuré par l’événement. Je veux juste dormir.

Je sursaute violemment lorsque je sens deux mains sur mes genoux, prête à crier au secours si Nathan s'avisait encore de me salir de son regard. Les sons me parviennent doucement au fur et à mesure, comme si je sortais d'un malaise. Je lève mon regard vers un visage qui prend forme et je reçois un coup de jus qui me fait reprendre conscience avec la réalité.

« Désolée. J’aurai sans doute pas du m’énerver comme ça. »

Riley se tient en face de moi et je sens déjà les larmes me monter un peu plus aux yeux. Je regarde autour de moi affolée et n'y vois plus Nathan. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Les éclats de voix me reviennent et je me demande si c'était le fruit de mon imagination ou Riley qui était intervenu. J'en sais rien, je sais plus et de toute manière, c'est pas important non ? Elle est là et de la voir ici me soulage, m'apaise et m'enlève un poids si énorme que je me sens tout à coup vide.

Mais toujours aussi terrorisé.

« Ça va ? »

Mon regard se plante dans le sien, incapable de lui répondre.

Nathan à voulu abuser de moi avec ses lèvres, avec sa manière de penser.. Que serait-il advenu s'il avait pu aller plus loin ? La question persiste jusqu'à me donner une nausée encore plus violente que la précédente. Je me sens tremblante et paumée comme jamais.

«  Charleen, parle moi ... »

J'ai envie qu'elle me serre contre elle, de tout oublier dans les bras de ma grande sœur qui pourtant, quelques mois auparavant, était une source de conflit. Aujourd'hui, je ne voudrais la perdre pour rien au monde. Elle avait sa place dans mon cœur d'enfant et je ne veux pas que qui que ce soit l'en déloge. J'ai appris à la connaître chaque jours passés ici depuis la rentrée et je n'en suis que plus heureuse à chaque fois de voir que finalement, nous n'étions pas si voué à se détester que ça.

Mon cerveau est encore à l'envers et je tente vainement de me remettre les idées en place

« Je … »

Je sens des larmes brûlantes rouler sur mes joues et en cet instant j'oublie complètement la notion de faiblesse, trop perdue pour ça.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Je bredouille, me passe une main tremblante dans les cheveux tout en regardant autour de moi pour surveiller à ce qu'il ne revienne pas, qu'il ne soit pas de nouveau là pour … c'est dégoûtant. Absolument dégoûtant et ça me tord le ventre.

« Il … il est où ? Je comprends pas ce qu'il s'est passé, je … Il était là à vouloir m'embrasser, il puait l'alcool.. »

Des flashs d'images me giflent le cerveau, ma gorge se noue et mes deux mains s'agrippent à mes genoux.

« J'voulais pas j'te jure, j'ai essayé de le repousser …»

L'océan déferle sur mon visage et c'est à la fois de la honte et de l'énervement qui se manifeste au creux de moi. Au delà d'être choqué, je me sens … si en colère. En colère d'être de nouveau dans une situation si dégradante, furieuse de me retrouver encore à pleurer devant Riley. Est-ce qu'au moins une fois je réussirais à ne pas me mettre dans des situations aussi gênante ? Enzo, Connor et maintenant Nathan ? Quand est-ce que j'allais enfin apprendre à me défendre toute seule, d'arrêter de pleurer pour rien, d'arrêter de pleurer tout court.

D'arrêter d'avoir peur.

Je ramène un peu plus mes genoux contre moi, essuyant d'une main toujours aussi tremblante les larmes sur mes joues avant de réajuster une mèche de cheveux derrière mon oreille.

« J'suis désolée Riley, j'arrête pas de me mettre dans des situations aussi stupide à chaque fois et c'est encore toi qui recolle les morceaux. J'en ai marre de ça, marre d'être toujours la petite chose fragile et vulnérable. Marre que ça soit toujours toi qui soit obligé de venir me défendre. J'suis désolée de te faire ça à chaque fois, pardon... »

Je secoue la tête et me glisse les mains dans les cheveux, écœuré par tout ça. Je ne suis même pas capable d'être là pour elle, de l'aider si elle en avait besoin, je ne suis même pas capable d'être aussi présente qu'elle ne l'est. Elle joue son rôle de grande sœur à merveille et je n'ai jamais été aussi heureuse de l'avoir qu'aujourd'hui mais j'ai la sensation de faire un bon nombre de faux pas de mon côté.

Nathan n'est plus là mais j'ai l'impression de sentir quand même sa présence tout autour de nous. Mon cœur bat encore trop fort dans ma poitrine et je tente de reprendre tranquillement mon souffle, maintenant en sécurité auprès de Riley.
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MessageSujet: Re: Et dans l'ombre... En silence. - Ft Riley   Jeu 21 Aoû 2014 - 13:47

« Je … »

Je déteste la voir comme ça, dans cet état, ça me déchire le cœur comme je ne l’aurai jamais pensé. Je me sens mitigée, partagée, entre cette peine que je ressens en la voyant comme ça, cette empathie presque, et la colère qui court encore doucement dans mes veines. J’ai beau m’être calmé, mon myocarde fonctionne encore à 100 à l’heure.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Oh trois fois rien, ta grande sœur a simplement pété une durite. Je l’admets, ces mots ont failli sortir de ma bouche mais par je ne sais quel miracle je les ai gardé pour moi. Je ne suis pas sur qu’employer l’ironie soit de circonstance, pas après ce qui vient de se passer, et pas avec elle, pas comme ça.

« Il … il est où ? Je comprends pas ce qu'il s'est passé, je … Il était là à vouloir m'embrasser, il puait l'alcool.. »
« Il est parti, t’en fait pas. »

Et quand je la vois aussi terrorisé j’ai envie de retrouver ce crétin pour lui faire sa fête mais je sais que c’est totalement stupide comme réaction, que ça ne changera rien si ce n’est que ça me défoulera mais probablement pour de mauvaises raisons. Aller, on se calme, tout ça c’est communicatif et elle n’a surement pas besoin de ça mais plutôt d’une personne sereine près d’elle.

« J'voulais pas j'te jure, j'ai essayé de le repousser …»
« Je sais Charleen, je sais. T’en fais pas, je sais. »

J’ai a peine eu le temps de voir mais de toute façon je n’ai pas besoin de ça pour le savoir. C’est vrai que je ne peux pas prétendre la connaitre par cœur, ça ne serait pas juste ni correct de ma part après l’avoir maintenu loin de mois pendant des années, mais je pense cerner assez bien le personnage et après les diverses discussions qu’on a peu avoir au fil du temps je pense pouvoir affirmer ce que je pense. Il y a tout un tas d’émotions qui la bousculent, ça se sent, et elle ne sait pas comment les gérer, ça aussi ça se sent. Quoi de plus normal ?

« J'suis désolée Riley, j'arrête pas de me mettre dans des situations aussi stupide à chaque fois et c'est encore toi qui recolle les morceaux. J'en ai marre de ça, marre d'être toujours la petite chose fragile et vulnérable. Marre que ça soit toujours toi qui soit obligé de venir me défendre. J'suis désolée de te faire ça à chaque fois, pardon... »

Y a trop de pression sur tes épaules tu sais ? Et c’est toi qui l’y mets. Débranche petite sœur. T’as 17 ans, j’en ai 19, c’est mon rôle de prendre soin de toi.

« Ne va pas te mettre une seule seconde dans la tête que tu cherches quoi que ce soit, d’accord ? Il y a un ramassis impressionnant d’abrutis dans cette école, c’est normal de ne pas pouvoir tous les éviter. »

Comme des vautours sentent la charogne, ou les prédateurs sentent la maladie, ils sentent la faiblesse chez autrui. La comparaison n’est pas belle, pas franchement glorieuse non plus mais elle est réelle. A leur yeux Charleen est une petite chose fragile, exactement comme peut l’être Jamie, ou même Lukas parfois. Ils deviennent rapidement des proies faciles pour ceux qui ressentent ces choses. Attention, quand je parle de faiblesse c’est uniquement selon certains critères et ça n’est absolument pas un jugement de valeur. A mon sens ce sont ceux qui s’abaissent à de telle « pratiques » qui sont faibles, les bourreaux et non pas les victimes, mais dans les faits ce ne sont malheureusement pas eux qui subissent, ce ne sont pas non plus eux qui vivent dans la peur et finissent en larmes au détour d’un couloir.
Ma main se pose tranquillement sur son genou, je ne la prends pas dans mes bras mais m’assoie plutôt en tailleur face à elle et après avoir inspirer un grand coup je me lance, avec quelque chose de précis en tête même si je n’y ai pas vraiment réfléchis avant d’aborder ce sujet. Ça me semble juste … une bonne chose à faire.

« Tu sais, le jour où tout à éclaté ici, en juillet, je me suis plus ou moins retrouvée dans la même situation que toi ce soir. Je me suis sentie totalement paralysée, j’étais incapable de faire le moindre mouvement, cet homme me tétanisait complètement. »

J’ai essayé de le frapper, je m’en souviens maintenant, mais il a rapidement eu le dessus sur moi. Je me suis retrouvée incapable de crier, incapable de bouger, et je sais que ça n’avait rien à voir avec une quelconque magie. C’était lui, juste lui, et surtout moi incapable de réagir, totalement figée par la peur.

« Il ne m’a pas … disons qu’il s’est contenté de me faire peur avec ses mots et son emprise physique mais si quelqu’un n’était pas intervenu pour me dégager des griffes de ce … »

Ne termine pas cette phrase Riley, ça vaut mieux pour la langue anglaise et ton éducation. Quand je repense à tout ça, à sa main qui glissait sur mon ventre, à son souffle contre ma joue et mon oreille, je ressens encore une crampe à l’estomac. J’y pense donc le moins souvent possible, je n’en parle jamais, j’essaie de faire comme si ça n’avait jamais existé mais ce soir c’est différent.

« Je préfère ne pas penser à ce qui aurait pu se passer, tout ce qui compte c’est que quelqu’un est venu me sortir de là et à partir de ce jour là j’ai décidé que plus aucun homme ne réussirait à avoir une telle emprise sur moi alors j’ai redoublé d’effort pour apprendre à maitriser certains sorts de défense, je me donne à fond dans les cours physiques comme le sport et le self-defense, et j’ai demandé à cette fameuse personne de m’aider à bosser, de m’entrainer pour avoir les cartes en main si un jour ça doit se reproduire. »

Chose que je ne souhaite pas, évidemment, mais on ne sait jamais ce qui peut se passer.

« Je sais que ça ne changera peut être rien mais au moins j’ai des chances de mon côté. »

Et l’un dans l’autre, ça permet de faire travailler la confiance en soi, en plus de se fixer des objectifs. J’ai toujours été assez compétitrice, ambitieuse, j’ai soif de réussite envers moi-même, et je n’ai pas peur de travailler pour parvenir à mes fins. En gros je suis une Serpentard qui a parfaitement sa place chez les Vert si on s’en tient au descriptif de cette maison, non ?

« Tu vois, j’me prends peut être pour Xena la Guerrière et c’est peut être ce que je dégage quand on me voit mais … »

Mais je continue d’avoir peur dans le noir, de réagir comme une petite fille face à certaines choses ou certaines personnes, et j’en passe.

« Tout le monde a des faiblesses Charleen, y compris les gens comme ça. »

Le « comme ça » est assez vague finalement, d’autant plus que je ne suis pas certaine que Nathan rentre réellement dans cette case mais il n’empêche que la façon dont il s’est comporté est inexcusable. On peut toujours tomber sur plus fort que soit, il n’y a aucune exception à ça et cette question de force ou de faiblesse est complètement relative. Je le pense dur comme fer. On peut très bien avoir une tonne de muscle mais une boite crânienne totalement vide et ça d’après moi c’est une faiblesse par exemple.

« Qu’est ce que tu dirais qu’on bosse ensemble de temps en temps ? Je sais que tu le fais déjà avec Rosa et je n’empiéterais pas là-dessus mais si tu, ou même vous deux d’ailleurs, avez besoin de quelqu’un un peu plus formé en matière de magie et si c’est ce que tu veux alors ça me ferait plaisir de vous aider. »

J’aide Jamie et Lukas surtout pour la théorie, pour ce qui est de la pratique je travaille parfois avec Kezabel ou en solo, pour la DCFM c’est Derek qui s’occupe de mon cas mais peut être que je peux moi aussi donner de ma personne pour filer un coup de main et d’autant plus s’il s’agit de personne que j’apprécie autant que je peux apprécier Charleen et Rosalyn.

Et parce que parfois il faut combattre le feu par le feu alors j’aime autant savoir qu’elle a les moyens de se défendre si un jour elle en a besoin. C’est la tête qui doit se débloquer, certes, mais ça ne se fait pas comme ça et je pense que commencer par le corps peut aider dans le processus, non ?
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MessageSujet: Re: Et dans l'ombre... En silence. - Ft Riley   Mer 3 Sep 2014 - 23:48

Sa présence me rassure, on dirait que tout en elle est née pour apaiser, réconforter. Je n'aurai pas pu espérer mieux comme grande sœur que Riley. Et même si je me déteste de paraître si fragile à ses yeux, j'aime à la voir … prendre soin de moi. C'est sûrement égoïste et j'aurai préféré que tout cela se passe dans d'autres circonstances mais de savoir que je pouvais désormais compter sur Riley était quelque chose de rassurant. Je m'entends pourtant plutôt bien avec toutes les personnes que je fréquente, je ne pense pas être quelqu'un d'imposante, lourde même si parfois ma timidité et ma maladresse peut être énervant mais malgré tout, je ne fais confiance qu'à quatre personnes : Riley, Kezabel, Rosalyne et Elias avec qui je n'ai pas discuté depuis d'ailleurs longtemps. Mais la seule personne que je souhaitais avoir auprès de moi en cette instant c'était ma sœur.

Le corps encore tremblant et le cœur battant comme un fou, je n'arrive pas à me défaire de cette aura angoissante. Qu'est-ce qu'il va m'arriver lorsque je vais recroiser Nathan ? Il m'a prouvé ce soir que j'étais loin de le connaître, je ne sais pas à quoi m'attendre avec lui et oui, j'ai peur qu'il me retrouve et qu'il ne finisse ce qu'il a commencé malgré l'intervention de Riley. J'ai trop de questions en tête, trop de chose, trop de peur, de pression. Et surtout, j'ai cette culpabilité au fond de moi qui n'arrête pas de me répéter que je ne devrais pas faire subir tout ça à Riley. J'étais encore et toujours cette petite femme-enfant fragile qui ne savait pas se débrouiller seule et qui n'avait pas un gramme de courage. J'aurai même été capable de donner des signes de consentement à Nathan sans m'en rendre compte... C'était arrivé une fois avec Enzo – cette fois, je le voulais bien... - et là une deuxième fois... Peut-être est-ce tout simplement de ma faute à moi ? Je sais plus, je ne sais pas où j'en suis à l'intérieur.

« Ne va pas te mettre une seule seconde dans la tête que tu cherches quoi que ce soit, d’accord ? Il y a un ramassis impressionnant d’abrutis dans cette école, c’est normal de ne pas pouvoir tous les éviter. »

Je renifle et m'essuie quelques larmes avant de ravaler un hoquet. Mais alors pourquoi j'ai la sensation de les attirer plus que les autres ? Je pense à Connor qui prend plaisir à me descendre dès qu'il le peut tout ça parce qu'il me trouve... faible. Faible et incapable. Et j'ai lutté pour ça, je lutte encore en m’entraînant avec Rose, en étudiant plus dur chaque fois. Où sont les résultats dis moi ?

Sa main sur mon genou, Riley s'assoit face à moi. Elle prend une grande inspiration et articule distinctement :

« Tu sais, le jour où tout à éclaté ici, en juillet, je me suis plus ou moins retrouvée dans la même situation que toi ce soir. Je me suis sentie totalement paralysée, j’étais incapable de faire le moindre mouvement, cet homme me tétanisait complètement. »

Je relève la tête, surprise. Et horrifiée parce qu'elle est entrain de me dire.

« Il ne m’a pas … disons qu’il s’est contenté de me faire peur avec ses mots et son emprise physique mais si quelqu’un n’était pas intervenu pour me dégager des griffes de ce … »

Pause. Je n'articule pas un seul mot. Ca fait mal.

« Je préfère ne pas penser à ce qui aurait pu se passer, tout ce qui compte c’est que quelqu’un est venu me sortir de là et à partir de ce jour là j’ai décidé que plus aucun homme ne réussirait à avoir une telle emprise sur moi alors j’ai redoublé d’effort pour apprendre à maitriser certains sorts de défense, je me donne à fond dans les cours physiques comme le sport et le self-defense, et j’ai demandé à cette fameuse personne de m’aider à bosser, de m’entrainer pour avoir les cartes en main si un jour ça doit se reproduire. Je sais que ça ne changera peut être rien mais au moins j’ai des chances de mon côté. »

Je suis comme absente... ce jour de Juillet où tout a changé, où nous avons tous vu des corps tombés sans vie, mort. Pendant que Riley subissait cette horreur, où est-ce que j'étais ? Tapis dans un placard avec Rose... lamentablement cachée, dissimulée du danger pendant que d'autres risquaient leur vie pour la nôtre. La honte est violente et me fait venir les larmes que je ne retiens pas. Comment ais-je pu rester les bras croisés pendant que ma propre sœur … Charleen, comment t'as pu faire ça ? Où sont donc toutes tes valeurs ? Je suis là à me plaindre, pour Enzo, Connor et maintenant Nathan mais pendant qu'elle en avait besoin, où est-ce que j'étais moi ? Je m'en veux comme jamais. Est-ce qu'il lui a fait du mal ? A l'écouter, la douleur a plus été psychologique que physique. Mais même... pour le ressentir ce soir, je sais désormais le cauchemar vécue pour Riley parce que la même angoisse va m'étreindre dans les prochains jours.

J'entends et comprends ce qu'elle veut me dire, au fond de moi l'idée qu'elle puisse me comprendre est rassurante.

« Tu vois, j’me prends peut être pour Xena la Guerrière et c’est peut être ce que je dégage quand on me voit mais … Tout le monde a des faiblesses Charleen, y compris les gens comme ça. »

J'acquiesce en silence et m'essuyant les dernières larmes versées par culpabilité... La honte me noue la gorge. J'ai trop de … sentiment au creux de moi. Trop de chose qui me dépasse et j'en perds le nord. Je ne sais plus où donner de la tête ni sur quelle sensation m'arrêter. La peur ? La honte ? La colère ? Maman, si tu m'entends tout là haut parmi les Anges... aide moi s'il te plait. Je ne sais plus où j'en suis.

« Qu’est ce que tu dirais qu’on bosse ensemble de temps en temps ? Je sais que tu le fais déjà avec Rosa et je n’empiéterais pas là-dessus mais si tu, ou même vous deux d’ailleurs, avez besoin de quelqu’un un peu plus formé en matière de magie et si c’est ce que tu veux alors ça me ferait plaisir de vous aider. »

Je lève les yeux vers Riley, toujours silencieuse. J'ai un tas de chose qui me traverse l'esprit mais le soulagement est réel. Le silence du couloir est lourd, pesant. Elle attend une réponse mais mon cerveau est débranché et ça, pour pleins de raisons. Je pousse un profond soupire avant de me passer une main sur le visage. Il faut que tout ça change non ? Je ne veux plus me retrouver dans cette situation de petit anima piégé, ni dans celle du mois de Juillet. Peut-être que c'est l'occasion ici de me prendre en main, de ne plus me laisser faire, de prendre confiance en moi. Riley a toujours été la plus forte de nous deux, la plus téméraire, la plus courageuse. Elle est l'exemple même que je souhaiterais suivre...

« Si ça ne te prends pas trop de temps... Alors je veux bien, oui. J'ai plus envie de me sentir... comme ça. »

J'écarte les bras pour me désigner avant de me remettre dans ma position initiale et de ramener mes genoux contre ma poitrine, menton posé dessus.

"Je sais pas si Rose viendra mais j'pense pas qu'elle sera contre savoir se défendre. J'aimerais vraiment apprendre avec toi et puis je sais que tu seras un bon professeur."

Si on m'avait dit qu'elle me donnerait des cours six mois plus tôt, je ne l'aurais jamais cru.

« J'suis... désolée pour ce qui t'ai arrivé. Tu vois, j'aurai dû être là pour toi, me battre à tes côtés. A VOS côtés, au lieu de ça je suis resté caché comme une lâche... j'veux plus que ça arrive. Je veux plus me retrouver aussi tétanisée, angoissée et apeurée. Et... j'admire ta manière d'affronter les choses. »

Je veux savoir me battre, me défendre .. même si la violence est quelque chose qui est pour moi, contre-nature, je veux avoir les cartes en main pour pouvoir esquiver les coups que l'on me porte. Je me frotte l'oeil de la manche de mon gilet avant de lever les yeux vers ma grande sœur qui, en cet instant, je chérissais plus que tout.

« Tu sais que mon épouvantard... c'est la peur ? C'est une espèce de brume qui m'enveloppe et qui me tétanise, m'angoisse et me paralyse. Parce que … »

J'hésite... Je parle de tout ça très rarement tant je trouve cet épouvantard aussi ridicule qu'angoissant. Mais c'est Riley et j'ai envie de lui en parler je crois.

« En fait, j'ai peur de ce que la peur peut engendrer chez moi, comme de ne pas pouvoir bouger ou être capable d'agir en cas de crise. . C'est bête hein ? »

Mais il est là, tapi au fond de moi.

« Je suis qu'une trouillarde tu sais, j'suis pas comme toi parce que même si tu as tes faiblesses, t'es quelqu'un de forte tout au fond de toi et tu es capable d'agir en cas de crise... »

Pâle sourire de ma part.

« Moi pas. Mais... j'vais apprendre. Je vais essayer. Je promet de faire attention de pas te tuer avec ma maladresse. »

Pauvre rire. Faible et tremblant. Nathan reste toujours présent sur ma peau mais je crois que ça fait un peu moins mal bien que ça reste angoissant. Demain sera pire et je le sais, parce que dès que je le croiserais dans un couloir, mon ventre va se tordre de douleur, mon cœur s'emballer comme un fou comme pour fuir ce qu'il se passe et mon corps trembler d'angoisse. Je prends une nouvelle inspiration. Détends-toi Charleen... trop de pression. Trop de pression.

« Comment tu le vis aujourd'hui ? Ce que tu m'as raconté... Comment tu as réussi à traverser ses couloirs tous les jours avec cette peur au ventre qu'il ne revienne ? Comment... t'as affronter ça ? »

Dis moi comment je dois vivre ce lendemain, Riley.
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MessageSujet: Re: Et dans l'ombre... En silence. - Ft Riley   Lun 8 Sep 2014 - 18:25

Dans mes souvenirs j'ai l'impression d'avoir toujours plus ou moins été une personne de caractère, enfin avec un fort caractère et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds même si évidement j'ai moi aussi mes petites rechutes comme tout le monde mais quand je regarde Charleen, ou même Lukas et Jamie, j'ai conscience d'être légèrement différente puisque même à leur âge j'étais déjà … comment dire ça … peut être un peu plus débrouillarde ? Ça n'est pas un jugement de valeur ou un reproche, aucunement, juste un constat. On n'est pas tous fait pareil, c'est tout, et avec ce que je viens de lui raconter elle peut avoir un aperçu de la petite fille que je reste malgré tout à l'intérieur. Si elle m'avait vu samedi dernier, roulée en boule dans mon lit comme elle l'était elle même il n'y a pas si longtemps, l'image qu'elle se fait de moi ne serait sans doute plus la même. Ça n'est pas une question de fierté, en tout cas je ne crois pas, mais je n'ai pas envie qu'elle me voit comme ça. Je suis l'ainée, c'est mon rôle d'être une figure rassurante non ? C'est en tout cas ce que je crois et comme ça que je continuerai à fonctionner.

Soupir de sa part, long, profond, il faut croire que les émotions commencent à se calmer un peu et s'évacuer. Tant mieux, c'est une bonne chose. Silencieuse, son regard est de toute façon très éloquent mais au bout d'un moment elle reprend la parole. Je l'observe, attentive.

« Si ça ne te prends pas trop de temps... Alors je veux bien, oui. J'ai plus envie de me sentir... comme ça. »

Je la regarde allier le geste à la parole et se désigner quand elle évoque ce fameux « ça ». Pas vraiment de réaction de mon côté si ce n'est un léger sourire. Elle accepte mon offre, je n'aurai pas été déçue qu'elle refuse puisqu'après tout elle a le droit de prendre ses propres décisions et de faire ses propres choix mais je pense que c'est une bonne chose, ça nous permettre en plus de ça de passer du temps ensemble. Pas que ça ne soit pas déjà le cas mais si on peut mêler l'utile à l'agréable et si je peux rendre service alors c'est tout bénéfice, non ? Le tout va être de trouver un peu de temps dans tout ça mais même si parfois les journées ne semblent pas assez longues de leur 24h on trouvera bien, je ne m'en fais pas trop pour ça.

« Je sais pas si Rose viendra mais j'pense pas qu'elle sera contre savoir se défendre. J'aimerais vraiment apprendre avec toi et puis je sais que tu seras un bon professeur. »
« Attends d'avoir eu à me supporter avant de te prononcer ... »

Je ne sais pas si Lukas et Jamie, ou même Enzo pendant un moment, seraient d'accord avec toi. Certes je n'ai bossé que la théorie avec eux mais je pense être assez exigeante. Je le suis avec moi, je le suis avec les autres, probablement mon petit côté Serpentard qui ressort. Pour ce qui est du pratique on verra bien mais je doute être aussi … aussi Rivers que ne l'est Rivers. C'est un bon prof, et un bon sorcier, c'est indéniable, mais on ne peut pas dire qu'il soit tendre et je ne suis pas certaine que ce genre d'apprentissage fonctionne réellement avec des personnes comme la petite blonde que j'ai sous les yeux. Je ne dis pas que je vais faire son boulot, c'est pas du tout ça, je n'ai pas cette prétention, mais je ne fonctionnerais pas comme ça c'est certain.

« J'suis... désolée pour ce qui t'ai arrivé. Tu vois, j'aurai dû être là pour toi, me battre à tes côtés. A VOS côtés, au lieu de ça je suis resté caché comme une lâche... j'veux plus que ça arrive. Je veux plus me retrouver aussi tétanisée, angoissée et apeurée. Et... j'admire ta manière d'affronter les choses. »
« Tu sais quoi, moi je suis contente que tu te sois mise à l'abri, te dire le contraire serait mentir. »

Qui de sensé aimerait voir ses proches dans la bataille ? Certes on ne peut pas dire qu'à ce moment là on était très proches mais ça ne m'a pas empêché de penser à elle et de m'inquiéter. Ça n'est pas que je la considère comme une petite chose fragile mais la vision qu'elle a d'elle même est probablement assez réaliste malgré tout. Elle n'est pas une lâche pour autant, rien à voir, seulement on n'est pas tous fait pareil, c'est tout. Nous ne sommes que des gosses, on ne devrait même pas avoir à s'inquiéter de tout ça ...

« Tu sais que mon épouvantard... c'est la peur ? C'est une espèce de brume qui m'enveloppe et qui me tétanise, m'angoisse et me paralyse. Parce que … En fait, j'ai peur de ce que la peur peut engendrer chez moi, comme de ne pas pouvoir bouger ou être capable d'agir en cas de crise. . C'est bête hein ? »
« Pas plus que d'avoir peur du noir. »

Elle sourit, moi aussi, comme si on essayait toutes les deux de dédramatiser la situation. Je ne suis pas fier de mon épouvantard mais j'ai appris à l'accepter et à vivre avec, je pense qu'elle en fait autant et je ne le trouve pas bête du tout. J'ai du mal à le visualiser mais je comprends le symbole, quelque part c'est assez original. Pas franchement pratique, mais original. Note à moi même : Bosser les Patronus en premier ?

« Je suis qu'une trouillarde tu sais, j'suis pas comme toi parce que même si tu as tes faiblesses, t'es quelqu'un de forte tout au fond de toi et tu es capable d'agir en cas de crise... »

Arrête, je vais finir par rougir ou alors mes chevilles vont exploser !

« Moi pas. Mais... j'vais apprendre. Je vais essayer. Je promet de faire attention de pas te tuer avec ma maladresse. »
« T'as plutôt intérêt ! Sinon je viendrais te hanter jour et nuit ! »

Je ne suis pas douée pour les discours, elle le sait très bien, alors non je ne rajouterai rien à tout ça si ce n'est cette pointe d'humour qui je pense nous détend un peu toutes les deux.

« Comment tu le vis aujourd'hui ? Ce que tu m'as raconté... Comment tu as réussi à traverser ses couloirs tous les jours avec cette peur au ventre qu'il ne revienne ? Comment... t'as affronter ça ? »

Bonne question, merci de l'avoir posé. Comment est ce que je le vis ? En vérité j'ai enfermé tout ça dans une petite boite que j'ai jeté loin dans les tréfonds de mon inconscient. Je ne sais pas comment j'y arrive mais ça fonctionne. Ça ne m'empêche pas de ressentir un frisson glacial me remonter la colonne vertébrale quand je repense à ce jour là, à ces jours là, mais ...

« Disons que … Là où j'ai eu de la chance dans mon malheur c'est qu'il a fichu le camp avec ses autres petits copains. Enfin je pense, en tout cas il n'est plus là. »

Lui raconter que ça n'était pas la première fois que nos chemins se croisaient ? Non. Ça n'est pas pour la gloire, simplement pour ne pas l'effrayer encore plus. Ensuite, rien ne dit qu'il ne va pas revenir, lui et tous les autres, mais j'essaie simplement d'y penser le moins possible et de mettre toutes les chances de mon côté pour être capable de me défendre si jamais ce genre de situation devait se reproduire, avec lui ou un autre.

« Je pense que j'arrive à laisser assez « facilement » derrière moi les choses qui me fragilisent ou me font peur. J'essaie de m'accrocher à quelque chose d'autre, au positif, j'essaie d'aller de l'avant et de me dire qu'on apprend de ses erreurs, etc … Je ne sais pas si tout le monde est capable de faire ça mais je ne me focalise pas dessus, je me mets dans le crane que la personne face à moi à des faiblesses et par conséquent qu'elle n'est pas intouchable, ce genre de choses. »

Haussement d'épaule.

« Et puis le temps fini toujours par faire son œuvre à mon avis. »

Sourire.

« Nathan n'est pas mauvais dans le fond, d'après ce que j'en sais, je crois juste que l'alcool ne lui réussi pas et qu'il ne sait absolument pas comment s'y prendre avec les filles. Ceci dit je n'excuse en rien ce qu'il vient de faire et s'il recommence il en entendra parler. Je doute que ça se produise mais si jamais c'est le cas … vise l'entre jambe. »

Et c'est plus fort que moi, je ne peux pas m'empêcher de lâcher une sorte de rire bref. Je ne minimise en rien ce qu'elle vient de vivre, ni même le geste de Nathan, le danger qu'il a représenté. Je ne le connais pas assez bien pour savoir de quoi il est capable et s'il aurait été prêt à aller jusqu'au bout mais même si cette pensée me glace le sang et me met très en colère, je préfère la balayer de mon esprit. Quant au fait de viser l'entre-jambe, c'est de bonne guerre. Ils ne pensent qu'avec et par ça, alors il faut combattre le mal à sa source non ? Ça peut paraître sexiste à mort comme réflexion mais jusqu'ici ils sont peu à m'avoir prouvé que j'avais tort de penser de cette manière. Tôt ou tard leurs hormones finissent par les rendre con, même si c'est l'espace de quelques minutes. Les filles ne sont pas toutes blanches non plus, ça n'est pas ce que je dis, mais à ma connaissance ce type d'agression est plus souvent masculin que féminin. Les statistiques vont dans mon sens, c'est tout.

« Ça peut paraître cliché mais c'est probablement ce qu'il y a de plus efficace. »

Leur plus grande faiblesse … C'est mal Riley !

« Tu veux venir avec moi chez les Verts ou que je t'accompagne chez les Jaunes ? »

Ça n'est pas que je tiens spécialement à mettre fin à cette conversation mais je ne suis pas certaine qu'en parler pendant des heures arrangera les choses. D'autant plus que rester dans un bout de couloir, là où s'est produit le méfait, ça je sais que ça n'aidera pas.
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MessageSujet: Re: Et dans l'ombre... En silence. - Ft Riley   Mer 17 Sep 2014 - 11:27

Je ne pensais pas que ce genre de chose m’arriverait un jour, qu’un garçon tenterait de force de me toucher, d’obtenir ce qu’il veut. Je me suis sentie sale, comme un vulgaire morceau de viande que l’on aimerait obtenir, goûter, malmener. Mais surtout, je me suis sentie plus fragile et vulnérable que jamais. Pourtant je suis une sorcière, j’aurai pu attraper ma baguette et le repousser mais c’est comme si j’avais été paralysée, incapable d’effectuer le moindre mouvement. Mon ressenti est exactement comme Riley me l’a décrit. On se sent impuissante, tout simplement. C’est angoissant.

Pour le moment, je me sens plus en sécurité qu’il y a 5 minutes. Je suis encore fébrile, tremblante, les yeux un peu humide mais la présence de Riley m’apaise considérablement et ça me fait un bien fou de l’avoir à mes côtés. Je l’écoute parler des faiblesses, des forces, de comment nous pouvons vaincre pour sortir de tout ça, de cet engrenage qui me paralyse. Mais j’ai besoin de savoir comment elle a affronté ça, elle, de son côté car si j’ai bien compris, c’était un homme qui rôdait tous les jours par ici. Dire que je n’ai rien vu… Je sais que nous ne nous parlions pas ou peu à l’époque mais peut-être aurais-je dû faire un effort de mon côté.

« Disons que … Là où j'ai eu de la chance dans mon malheur c'est qu'il a fichu le camp avec ses autres petits copains. Enfin je pense, en tout cas il n'est plus là. »

Je l’espère et si ça n’est pas le cas et qu’il repose les yeux sur ma sœur … Je ne le laisserai pas faire. Je ne sais pas si les Supérieurs reviendront et j’espère tout au fond de moi que jamais nous les reverrons. J’en suis presque certaine, avec un Directeur comme Mr Rivers et les Gardiens, nous ne risquons rien, non ?

« Je pense que j'arrive à laisser assez « facilement » derrière moi les choses qui me fragilisent ou me font peur. J'essaie de m'accrocher à quelque chose d'autre, au positif, j'essaie d'aller de l'avant et de me dire qu'on apprend de ses erreurs, etc … Je ne sais pas si tout le monde est capable de faire ça mais je ne me focalise pas dessus, je me mets dans le crane que la personne face à moi à des faiblesses et par conséquent qu'elle n'est pas intouchable, ce genre de choses. Et puis le temps fini toujours par faire son œuvre à mon avis. »

Je lève les yeux vers elle, concentrée sur ses mots. Je ne saurais pas l’expliquer mais ce qu’elle me dit me …. Perturbe. Je sais pas, ça me provoque quelque chose tout au fond de ma poitrine. Comme une source de courage, comme si un nœud énorme et douloureux venait de se dénouer. Riley venait de m’offrir une solution que je n’appliquais jamais : Voir le meilleur côté des choses. Je n’y arrivais pas par peur, angoisse. Et si ça se passait mal, et si il m’en voulait, et si c’était moi qui n’était pas assez bien.. Et si, et si, et si.

Et si je me détendais 5 minutes ? Pour, comme Riley, m’accrocher à quelque chose de plus positif. Sa présence, celle de Rosalyn, de Kezabel. Papa que je vais revoir bientôt et que je pourrais enfin serrer tout contre moi. Circée et son pelage qui m’apaise lorsque ça ne va pas. Et puis… nous sommes en vie, non ? On a eu cette chance que d’autre non pas eu pendant cette bataille. Oui, je me suis cachée lâchement mais peut-être que je peux corriger ça. Je n’en sais trop rien, ça me travaille tout ça.

« Nathan n'est pas mauvais dans le fond, d'après ce que j'en sais, je crois juste que l'alcool ne lui réussit pas et qu'il ne sait absolument pas comment s'y prendre avec les filles. Ceci dit je n'excuse en rien ce qu'il vient de faire et s'il recommence il en entendra parler. Je doute que ça se produise mais si jamais c'est le cas … vise l'entre jambe. »

J’écarquille les yeux avant de rire avec elle. J’imagine soudainement mon genoux écraser l’entre jambe de Nathan et … aussi horrible que soit cette action, elle me tire un grand sourire. J’essuie mes dernières larmes avant de poser mes mains sur mes genoux.

« Je sais qu’il n’est pas méchant mais je crois que je n’avais pas remarqué que ça faisait plusieurs jours qu’il était … entreprenant. Enfin, c’est un grand mot. J’avais juste pas vu, pas remarqué… A croire que je suis souvent aveugle ! Mais je prends bonne note de ta recommandation, même si je risque de viser à côté douée comme je suis.
- Ça peut paraître cliché mais c'est probablement ce qu'il y a de plus efficace. »

J’imagine sans peine combien ça puisse être douloureux…. Je suis une anti-violente, je déteste ça mais si ça peut m’éviter de me retrouver une nouvelle fois dans cette situation alors, tant pis. Qu’aurais-je fais si Riley n’était pas intervenu ? Qu’est-ce qu’il aurait fait de moi ? Mon cerveau imagine tout seul la scène et je frissonne de dégoût. J’ai eu de la chance pour cette fois-ci, mais ça ne sera pas toujours le cas alors autant que je sache me défendre un minimum, non ? Et puis, les cours avec Riley me seront d’une grande aide j’en suis certaine.

« Tu veux venir avec moi chez les Verts ou que je t'accompagne chez les Jaunes ? »

Je réfléchis un instant et tourne la tête à l’endroit où Nathan a fui tout à l’heure. Je me crispe un peu en sentant l’angoisse revenir… J’hésite quelques secondes avant de ramener une mèche blonde derrière mon oreille et de demander d’une voix timide et tremblante :

« En fait… Est-ce que … Enfin, j’peux dormir avec toi cette nuit ? »

Je plante mon regard dans le sien, un peu nerveuse sans savoir pourquoi. Peut-être pas peur qu’elle me dise que je ne suis plus un bébé et qu’il faudrait penser à grandir, même si ça n’est pas le genre de Riley de dire ça mais je possède une capacité à m’angoisser qui est assez conséquente. Je travaille déjà sur moi pour arranger les choses mais je sais que ça viendra progressivement. Mais là, je n’ai pas envie de passer la nuit toute seule pour diverses raisons mais surtout parce que je me sens encore trop vulnérable et que malgré cette conversation avec Riley, je me sens… fragile.

« T’es pas obligée de me dire oui ! C’est juste que je … J’veux pas rester toute seule. »

Elle m’offre un grand sourire qui m’apaise aussitôt mes peurs avant de me dire qu’il n’y a pas de problème. Un nouveau nœud se délie et avec son aide, je me lève doucement, les jambes encore tremblantes. Je jette un œil derrière moi, sentant toujours cette boule au creux de ma gorge. Je sais déjà que tout ça va me hanter cette nuit et les prochaines mais … Ce que m’a dit Riley n’a pas été sans effet sur moi. Il va me falloir quelques jours mais je passerais au-dessus de ça en m’accrochant à quelque chose de plus positif.

Nous commençons à marcher jusqu’à sa salle commune, l’air commence à se rafraichir même dans les couloirs et je mentirais si je disais que je ne sentais pas une légère pression autour de moi. Mais c’était finit, avec Riley à mes côtés, j’étais tranquille. Et puis… j’ai affronté la semaine des Illusions presque sans dommage alors je suis capable d’affronter certaines choses finalement.

« Merci pour tout Riley … Tout ce que tu fais et dis, pour moi. Je suis contente de t’avoir. Je vais faire des efforts pour voir les choses autrement. Et je t’avais bien dis que tu étais une grande sœur formidable, mais … »

Je laisse planer le doute, l’incertitude avant de lui afficher un grand sourire, plus lumineux que les précédents :

« Je te paris un sachet de friandise de chez Zonko que je te mets ta pâté à la bataille explosive ! »

J’éclate de rire lorsqu’elle relève le défi avec taquinerie et répartie. C’était peut-être avec des instants comme ceux-là que le monde et ce qu’en fait les Hommes, paraissaient moins difficile à surmonter.


- FIN POUR MOI -
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Et dans l'ombre... En silence. - Ft Riley
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