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 [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -

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MessageSujet: [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -    Sam 2 Aoû 2014 - 20:20


Mercredi 5 Novembre

« Mon précepteur ?! Nan mais t’es sérieux là ? C’est même pas un sort général ça, Logan, ça vient directement de toi, ‘me prend pas pour un con. C’est quoi le but ? Nous faire flipper ? Nous faire avancer, blablabla… putain, mais tu fais chier bordel ! Et tous les profs sont au courant au moins, rassure moi ! D’ici là que ça dégénère, on est dans une belle merde, t’en es conscient ?? »

Pourquoi il était allé lui sortir un truc pareil ? Est-ce qu’il manquait de confiance en celui qui était devenu directeur ? Oui, peut être. Peut être qu’il avait l’habitude des choses qui tournaient mal ou qu’il craignait l’apothéose de ces conneries d’halloween. A coup sûr, l’idée venait bien du bâtard des Rivers  et il fallait croire qu’Alec n’appréciait pas trop la célébration des sorciers cette année. Pourtant, si, il savait que Logan cherchait surtout à faire les choses au mieux. Cependant, il savait aussi que le directeur n’avait pas exactement eu une enfance de tous repos. Il craignait donc que la manière brutale dont il avait apprit à vieillir puisse se répercuter sur eux à présent. Il était du genre à penser que pour murir et apprendre à se défendre, il faut d’abord être tombé quelques fois. Et c’était justement cette chute qui lui faisait peur.

D’accord, la conversation avait clairement tourné à son désavantage et, bien vite, il avait eu la sale impression d’être pris pour un enfant qui fait un caprice.  Rien de pire. Il avait juste eu l’air con et s’était fait viré comme un mal propre. Merci. Bonjour l’instant de solitude complet.
Comme quoi, gueuler sur un coup de sang, ça ne sert strictement à rien. Allez dire ça à Caitlyn d’ailleurs tient.
Ça, c’était samedi.

Quatre jours plus tard, il ruminait toujours sa réaction absurde. Pourtant, au vu de ce qui se passait encore dans les couloirs de l’école, il aurait probablement dû s’en faire pour sa propre santé. Après tout, il le savait assez bien, malheureusement, il avait bien souvent raison lorsqu’il prédisait le pire.

« Tu ne voulais pas me voir partir. Tu m’y as aidé mais t’as jamais voulu voir ça. Pourquoi petit frère ? »

Il s’était figé, tentant d’ignorer sans succès le frisson qui courrait soudain le long de son échine. Les mâchoires serrées, il s’était arrêté dans le couloir désert où quelques torses distribuaient encore un peu de lumière fébrile.

« Tu fais chier Logan bordel.. »
« T’avais pas le courage d’assumer ça ? Me voir m’éloigner, me soigner ? »
« J’étais trop occupé avec les poings de notre paternel commun, navré. »

Se retournant, le jeune homme s’était attendu à découvrir le visage pâle et souriant de sa sœur derrière lui. Après tout, il avait bien eu le droit à son précepteur, alors pourquoi pas elle à présent ? La crainte de l’abandon, chaque enfant l’a vécue non ? Elle fait partie du développement sain de tout petit. Il avait simplement eu raison d’avoir peur. Pas que d’ailleurs.

« Tu m’y a aidé Alec. T’as jeté au loin la dernière barrière qui te protégeait encore. »
« J’suis quelqu’un de très chevaleresque, que veux-tu. Et je parle à une hallucination. Tout va bien. »
« Combien de coups t’as pris après ça ? Combien de coups t’as pris après que je t’ais abandonné petit frère ? »
« ‘Jamais été doué en calculs. »
« Au revoir la sœur, bonjour la voisine. Cesse un peu de te réfugier auprès des femmes, elles te le feront payer tu sais. »
« Pour quelqu’un qui est partie se cacher chez un artiste raté, j’trouve l’attaque un peu basse. D’autant que ça vient probablement soit de mon esprit, soit de celui malhabile quoi qu’un peu  dérangé sur les bords de mon cousin. Ou alors c’est plus profond que ça, et ça vient du château, auquel cas… c’est la merde. »
« L’humour et la rationalité. Ça ne protège pas de tout tu sais. »
« Tu aurais pu choisir de rester. »
« Tu aurais pu choisir de partir. »

Oui, il aurait pu. Alors pourquoi ne pas s’être enfuit à travers les champs comme sa sœur l’avait fait ? Pourquoi ne pas avoir pris cette échappatoire en supposant qu’il finirait par la retrouver, par vivre avec elle et se reconstruire autre part ? Autrement.
Il revoyait ces journées passées seul chez lui alors que ses parents crachaient des ordres à tous bouts de champs pour retrouver leur fille. Les ordres suivants escomptaient effacer son existence de toute mémoire aiguisée.

« Nan, ça va là. J’ai déjà pas eu cette conversation avec la vraie toi. On arrête les conneries, je ne joue pas le jeu, désolé. Ramenez-moi le fantôme de Descartes et on causera de mon intellect, mais pas avec un sortilège. »
« Tu ne peux pas t’en sortir comme ça tu sais ? Tu cherches à faire le fort mais t’es toujours sur le point de sombrer. »
« Il était un petit homme… »
« Moi je sais comment on fait Alec.. »
« Qui avait une drôle de maison : qui avait une drôle de maisooon. »
« Je sais comment te faire tomber. »

A l’instant même, toute lumière fut balayée, tout bruit, estompé. Même la température semblait avoir baissé d’un cran.

« Ça… c’était très cliché. »

Pourtant il sentit les muscles de son dos se contracter lorsqu’un nouveau frisson se mit à courir le long de sa colonne. Un instant, il resta là à attendre il ne savait trop quoi.

« C’est totalement ridicule. »

Tellement qu’il se surprenait à prononcer ces mots à haute voix.
Inspirant à fond tout en fronçant les sourcils, le Serpentard repris sa route, tentant d’ignorer le mauvais pressentiment qui montait peu à peu en lui. Le son de ses pas montait, solitaire, dans la pénombre avant de se répercuter contre les murs de pierre froide pour revenir à lui, plus sec et dur qu’il ne l’était. Il aurait presque voulu accélérer le pas mais quelque chose d’ancré l’en empêchait. Il n’y avait aucune raison de fuir, aucune raison de paniquer. Rien de tout cela n’était réel, rien de tout ce bordel pouvait le blesser. Tout ça, ce n’était que de la poudre aux yeux balancée pour leur montrer qu’ils n’étaient pas à la hauteur. Sauf que ça n’était pas son cas. Il avait été forgé pour l’être. Il avait été cogné sans relâche jusqu’à ce que sa carcasse ne soit plus malléable, jusqu’à ce qu’elle supporte les coups. Jusqu’à ce qu’il devienne assez tranchant pour faire couler le sang sans tomber.

Non ?

Non.

Lentement, au loin, des bruits avaient commencé à se faire entendre. Insidieusement, indistinctement ils s’étaient élevés en douceur, comme s’ils n’étaient pas réels. Assez faibles pour que le jeune homme doute même seulement d’entendre en effet quelque chose, ils glissaient dans l’air, venaient effleurer sa peau et ses souvenirs. Ils étaient là, pernicieux : les pleurs de sa sœur.
Ses muscles se faisaient lourds alors qu’il tendait l’oreille, se rendant à peine compte qu’il avait cessé d’avancer. Une petite fille serrait les dents, là, quelque part. Une petite fille luttait contre la nausée et, courageusement, elle faisait face. Elle ignorait les larmes qui coulaient le long de ses joues, elle méprisait les sanglots qui hoquetaient dans sa gorge.
Et l’ombre de celui qui lui souriait prenait place, malsaine, elle se glissait dans chacun des recoins de son univers et, déjà, Alec la sentait là, sur lui, dans chaque parcelle de son être. Déjà, il était là avec ses yeux brillants, l’écume de ses lèvres juste là, au coin, comme s’il se délectait de tout ça. Pervers, il prenait le contrôle, il arrachait son assurance au garçon qui posait déjà un pied en arrière.

« Tu.. rien de tout ça n’est réel, c’est juste des conneries. Des… »
« Ça ne peut pas te tuer. Juste te blesser dans la limite légale établie par un homme qui connait la signification du mot supplice..»

Evidemment, vu comme ça, la situation était tout de suite moins rassurante.
Si tant est qu’elle l’ait déjà été.

Alors qu’il se retournait, Alec savait déjà qu’il allait le découvrir, juste là, derrière, avec son putain de sourire accroché au visage.

« T’es pas le pro de la légalité pourtant. »
« Raison de plus. De toute façon, t’es majeur maintenant non ? »

Cette fois-ci, le jeune homme sentit son monde se distordre en même temps que son estomac.
Il était là, ses petits yeux verts si semblables à ceux de sa mère. Là, transpirant de toute sa confiance fièrement acquise : son oncle. Son connard d’oncle. Ça ne devrait plus vouloir rien dire. Ça ne devrait plus avoir aucune importance. Et son discours auprès de Kezabel, et sa rage, sa fureur, elle était passée où alors que ses jambes semblaient d’un coup refuser de le porter. Elle était où son indépendance, sa force alors qu’il jetait un regard affolé autour de lui, cherchant désespérément une aide qui n’était pourtant jamais venue au cours de ces années.
Presque jamais.

Les pleurs redoublaient là, derrière.

« Elle ne pleurait pas autant quand j’étais avec elle. »
« Elle pleurait après. »
« Comme toi. »
« Nan, moi je pleurais pendant. »
« Caché sous l’escalier. Petit pleutre ; ça a toujours été ton surnom. »

Ses mains tremblaient alors qu’il cherchait sa baguette à tâtons, le regard figé sur cet homme en face de lui, tout droit sortis d’un passé qu’il avait furieusement cherché à oublier. Pire, son esprit semblait ralenti, comme planté de millier d’aiguilles prêtes à l’empêcher d’agir au moment opportun.

« Pourquoi tu l’as laissée faire petit ? C’était ton rôle de la protéger. Pourquoi tu lui as fait ça ? Faut pas s’étonner de la voir te fuir au même titre que les autres ensuite. »
« Parce que j’étais un môme à ce moment-là. Parce qu’elle a tout fait pour protéger l’enfant dont les adultes abusaient. ‘Me fait pas porter le chapeau. C’est toi l’ordure. C’est toi qui… »
« ...lui a fait du mal ? Mais nan, rien que du bien, crois moi. Tout ce que tu as manqué, petit… »

Parler. Parler, ça lui faisait gagner du temps, ça lui permettait de réunir ses esprits. Parler… parler, ça n’avait rien changé. Il était même étonné de réussir à aligner trois mots cohérents, mais alors que son oncle se rapprochait nonchalamment de lui, c’était un cri de détresse qui avait voulu se frayer un chemin à travers sa gorge sans pour autant en trouver la sortie.
Secoué de tremblement, il cru une seconde que ses jambes l’avaient définitivement lâchées alors qu’il reculait d’un nouveau pas.

« T’as pas les couilles pour ça gamin. »

Un nouveau pas en arrière tandis que lui en faisait deux.

« J’suis pas un gosse.. »
« Hm. Tu sais, c’est qu’une théorie qui dit qu’en répétant les choses, elles finissent par être réelles. Ça ne marche pas comme ça en vrai. »

Respire. Respire.

« Un petit conseil : tu ferais mieux de te taire. Ça serait con de niquer ta réputation pour quelques gémissements. »

« C’était une enfant. Elle n’avait personne pour la défendre. Elle n’avait personne pour la calmer. »
« Je l’ai calmée moi pourtant, même épuisée si tu veux savoir. »
« Elle n’avait personne pour sécher ses larmes, la rassurer, la mettre en sécurité. Elle n’avait personne pour se dresser entre elle et ceux qui la blessaient. Personne pour couper la pauvre petite queue de la raclure qui l’a prise pour un défouloir. »
« Ah ! Je te retrouve, t’étais pas assez mordant, petit roquet. »

Rappelles-toi. Souviens-toi de ses larmes sous la douche. Souviens-toi de ses hoquets alors que son estomac se révulsait sans n’avoir plus rien à expulser. Souviens-toi des flammes qui brûlaient dans son regard. C’était une gosse. C’était juste une enfant. Vous n’étiez que des enfants et on vous a braqués, violentés, brusqués. On vous a abusé, contraint, blessé. Ça n’est pas ça l’enfance d’un gosse, ça n’est pas les insultes, les défis. Les os brisés n’ont rien à voir avec ça, l’enfermement non plus.  T’as pas à être comme ça. T’as plus à être l’enfant puisqu’il est mort lui, bridé, brisé sous la crasse de leurs erreurs.

Le gamin avait donc fait un pas en avant, puis un autre.

« T’as plus le pouvoir de me faire ça. T’as plus aucun pouvoir. »
« Parce que t’es adulte ? »

La main qui semblait si grand sur sa cuisse à l’époque s’était approchée de son bras alors qu’il lui décochait un coup avec le plus de forces dont il était capable.

« J’aurais toujours ce pouvoir. J’aurais toujours tous les droits sur toi. »

Son visage était du béton. S’il y avait fait attention, Alec aurait probablement entendu ses articulations craquer sous le choc. Comme avec son précepteur, il semblait être incapable de lui infliger un coup valable.

« Ça n’y fera rien. »

-Tu ne fais pas l’poids.- C’était ce que disait son père avec un air affligé à l’époque. Enfin, à l’époque comme actuellement. Puisqu’il y a des personnes comme ça, des personnes pour qui on peut toujours faire au mieux, pour qui on peut tout donner sans que ça ne soit jamais suffisant. Des gens qui avaient le pouvoir, qui avaient la force d’agir, qui avaient le devoir de nous protéger, de nous aider à nous accomplir mais qui n’ont rien fait. Ces gens ne sont que des putains de merdes qui ont chié sur toute la ligne. C’était eux qui auraient dû être là pour l’aider à se relever, mais ils n’étaient que les mains acharnées à lui plonger la tête sous l’eau.

Là, Alec sentit une chape de béton tomber sur son corps. Comme avec son précepteur, il pourrait s’escrimer de toutes ses forces, rien ne le ferait disparaitre. Rien ne le dissiperait. Et l’autre le savait.

Car il souriait.

Ce con souriait encore. Ce con aurait toujours sourit, comme si tout ça était normal, naturel, que ses craintes à lui n’étaient que subtilités, qu’il était dans l’erreur et que l’adulte n’avait pas à douter, pas à remettre en question ses choix, ses actes.

- Les monstres existent Alec tu sais.
Je sais, je vis dans leur caverne. –

T’as beau tourner le dos au passé, quelque fois, ça n’a pas le moindre impact. T’as beau être solide, dépasser tes peurs, combattre tes démons, parfois, ils sont simplement trop forts.

« Tu devrais lâcher prise parfois. »

Il lui tenait le bras cette fois-ci, et, pour une fois, le jeune homme sentait qu’il ne faisait pas le poids. Que quoi qu’il tente, il serait toujours en dessous. Que quoi qu’il fasse, il était fini. Et cette impression empoisonnait chacune de ses cellules jusqu’à l’empêcher totalement de bouger alors que l’autre explosait de rire face à la pâleur de son visage.

« Vert comme t’es, ça m’inquiète. T’es pas malade au moins ? »

Il s’était glissé derrière lui, faisant tourner violemment le bras du jeune homme pour le bloquer contre sa propre gorge alors qu’il bloquait de son corps le second. Les mâchoires serrées, déjà prêtes à retenir le contenu de son dernier repas alors que son estomac se soulevait déjà, le jeune homme sentait son propre avant-bras bloquer sa respiration alors que, de l’autre, il affleurait un renflement ferme et abject. L’instant suivant, sa tête lui tournant alors qu’il sentait la pression de la main de son oncle glisser jusqu’à la base de sa ceinture.

« Tu sais quoi Gamin ? On nous observe. »

Ses doigts se refermèrent contre lui et, l’instant suivant, plus rien n’était réel. Plus de présence au dessus de lui, plus personne pour le tenir, pour rire ou le toucher. L’illusion s’était simplement évanouie, le lâchant soudainement.

Cette fois-ci, plus aucune force ne l’habitait et le jeune homme s’écroula au sol, sentant ses genoux encaisser tant bien que mal le choc du sol de pierre alors qui se retenait de ses mains pour ne pas s’étaler totalement. La seconde suivante, son estomac se vidait.

La toile magique qui l’avait englouti avait pris deux autres proies avec lui. Elle les avait autorisé à voir sans pouvoir agir, comme si un mur de verre les avait séparé jusqu’à cet instant. Pourtant, à l’instant où les deux jeunes femmes purent le rejoindre, l’arantèle ne s’était pas encore déchirée.
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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -    Dim 31 Aoû 2014 - 22:13

Mardi 05 Novembre 2014 – Alec & Kezabel.

Halloween ! Ces déguisements plus ou moins flippants, ces blagues à deux balles, ces fêtes colorées… Les surprises d’un directeur un peu trop sadique… Oui lorsqu’un Rivers organise les festivités, on peut être sûre que rien ne se déroulera dans le calme et la douceur ! Lorsque c’est Logan Rivers qui est à la tête de la petite « sauterie », les probabilités pour que la semaine soit reposante frôle le néant, voire même le zéro absolu ! Manque de bol, c’est lui-même qui était à la tête de tout ce joyeux bordel et en bon sadique qu’il était, lui et ses petits acolytes n’avaient rien trouvé de mieux qu’une semaine entière consacrée à une remise en question dans les règles de l’art ! Oui lorsqu’il s’agit de vous prouver que vous avez tort, un Rivers sait comment s’y prendre de manière générale. Il tape souvent là où ça fait mal, sans véritablement prendre des gants et sans se soucier des conséquences s’il y en a, qu’elles soient psychologiques ou physiques. Détrompez-vous, la jeune Anglaise ici présente n’a absolument aucune haine latente envers cette famille. Bien qu’un peu spéciale sur les bords et parfois un poil extrémiste, cette famille ne lui avait rien fait à proprement parlé et c’était sûrement mieux ainsi !

Comme beaucoup d’élèves, la belle avait rencontré son premier « souci » dès l’ouverture des festivités, et si elle avait pu se débarrasser facilement des sortilèges de base qu’elle avait rencontré… Il lui avait été bien plus complexe de se débarrasser de ses petites angoisses latentes, du style : pression paternelle qui ne s’était pas manifestée de façon physique mais comme une petite voix redondante lui occupant l’esprit une bonne partie de la matinée et au final ce sortilège avait été plus épuisant que n’importe quel sortilège. Tombant nez à nez avec une Jayden pour le moins souriante, la belle Anglaise avait soupiré, épuisée du petit jeu qui se déroulait depuis maintenant quatre jours. Visiblement, la jolie rousse n’avait pas trop eu de souci d’ordre personnel, à croire qu’elle cachait bien ses propres démons… Ou alors elle refusait d’admettre que tout ça la travaillait au même titre qu’eux… Allez savoir, cette fille était un mystère à bien des degrés, mais elle avait au moins la décence de vous faire oublier vos soucis l’espace d’un instant ! La belle blonde s’était plaint de tout ce cirque, se disant qu’elle ne manquerait pas d’en toucher deux ou trois mots à l’ainé des Rivers, même si elle doutait sincèrement que ses mots auraient un quelconque impact sur le principal intéressé, ça aurait au moins le mérite de soulager sa frustration !

Alors qu’elle marchait non loin de la belle rousse, la jeune Anglaise avait ressenti comme un courant d’air qui lui avait fait froid dans le dos. Une sensation désagréable, lourde qui rendait soudainement l’atmosphère bien plus sombre. Si elle avait tenté de faire abstraction de ce climat pesant, la sensation qui l’envahissait peu à peu ne voulait pas s’atténuer, au contraire et bientôt elle ne put qu’y prêter attention. Au loin, c’était des rires d’enfants qu’elle avait pu percevoir, des rires qu’elle ne pouvait identifier, mais qui lui semblait pourtant bien familiers. Se retournant, elle avait fini par attirer l’attention de Jayden qui avait de ce fait perdu son interlocutrice.

- Mack tu m’écoutes ?
- Hein… Tu as entendu ça ? Les rires ?
- Si tu parles de ceux des greluches de Gryffondor, c’est dur de passer à côté, on les entend limite depuis le parc !

La jeune femme avait souri pourtant, la sensation de malaise ne la quittait plus, peut-être parce que les rires enfantins avaient laissé place à des sanglots plus ou moins étouffés.

- Mackensie t’es sûre que ça va ?
- Oui… Je… j’ai oublié un livre dans ma salle, continue j’te rejoindrai dans la grande salle.

La belle Irlandaise l’avait regardée bizarrement mais n’avait pas insisté, elle aurait tout le loisir de lui demander des explications plus tard. Elle avait donc laissé la jeune Anglaise à ses préoccupations sans se douter de la suite des évènements. De son côté, Mack avait reporté son attention sur cette sensation qui ne la quittait plus. Les sanglots étaient toujours là et plus elle se rapprochait de la source et plus ils lui semblaient familiers. Elle avait déjà entendu cette petite fille pleurer, des souvenirs ténus, lointains presque oubliés qui venaient se rappeler à elle comme des vieux démons ! En se rapprochant encore, la belle avait pu discerner des voix masculines sans comprendre les mots que les deux hommes s’échangeaient. Finalement c’était devant Alec qu’elle s’était retrouvée, Alec et un homme à la silhouette plus ou moins familière. C’était un homme qu’elle avait déjà croisé chez la famille Rivers, lorsqu’elle avait 6 ou 8 ans à peine. Un homme à la carrure imposante qui avait fait frissonner l’enfant qu’elle était à l’époque sans qu’elle ne comprenne vraiment pourquoi. Du moins si, elle savait mais avait préféré taire ses craintes pour éviter les ennuis.

« Pourquoi tu l’as laissée faire petit ? C’était ton rôle de la protéger. Pourquoi tu lui as fait ça ? Faut pas s’étonner de la voir te fuir au même titre que les autres ensuite. »
« Parce que j’étais un môme à ce moment-là. Parce qu’elle a tout fait pour protéger l’enfant dont les adultes abusaient. ‘Me fait pas porter le chapeau. C’est toi l’ordure. C’est toi qui… »
« ...lui a fait du mal ? Mais nan, rien que du bien, crois moi. Tout ce que tu as manqué, petit… »

Voilà les premiers mots qu’elle avait pu discerner et s’ils se bousculaient dans sa tête, ils avaient fini par prendre sens petit à petit au fil de la discussion entre les deux hommes. Elle avait rarement eu l’occasion de voir Alec si affecté, si apeuré, comme un enfant paralysé par la peur face au danger qui le dominait. La ‘discussion’ entre Alec et son oncle avait perduré et la jolie blonde avait peur de comprendre la vérité qui prenait vie sous ses yeux. Les sanglots qui l’avaient attirée jusqu’ici étaient ceux de Janie, ceux qu’elle avait pu surprendre une fois ou deux lorsque l’ainée était loin du manoir Rivers. A l’époque, Janie l’avait rassurée, comme à chaque fois et avait essuyé ses larmes avant de remettre un sourire plus ou moins faussé sur son visage. Maintenant qu’elle comprenait, la jeune Anglaise en avait la nausée. Elle était malade à l’idée même qu’un parent puisse faire ça à des gosses, malade à l’idée de savoir qu’elle avait sûrement eu la chance inouïe de ne pas tomber entre ses mains de déséquilibré mental !

Lorsqu’il avait posé la main sur son ami d’enfance, elle avait voulu s’approcher, lancer un sortilège ou autre mais elle en avait été incapable. Tenue à l’écart par elle ne savait quelle barrière magique, elle assistait à cette infamie impuissante, meurtrie par tant de sadisme ! Puis tout c’était envolé, effacé comme si de rien n’était et si l’ambiance était toujours aussi pesante et malsaine, ce qui la maintenait dans cet état de torpeur avait disparu la laissant de nouveau libre de ses mouvements. Alec s’effondrait et la jeune femme s’était approchée de lui sans même se poser la moindre question.

- Hey, ça va aller, respire !

Sa main avait été se poser contre son épaule pour qu’il sente sa présence. Une présence qu’elle espérait bien plus apaisante que la précédente. Elle ne l’avait pas pris dans ses bras par crainte de se faire rejeter, et surtout parce qu’elle savait qu’il lui fallait du temps pour reprendre ses esprits.

- C’était une illusion, il n’est pas là, il n’est plus là, Alec !

Les mots étaient tout aussi bien destinés à lui qu’à elle. Cet homme lui faisait froid dans le dos et l’idée même qu’il ait pu les toucher, les blesser, détruire l’enfance de deux enfants juste pour son plaisir malsain lui donner envie de pleurer, d’hurler et de tuer cet ordure ! Alors qu’elle s’occupait d’Alec, une main avait glissé dans ses cheveux pour finalement frôler son épaule.

« En voilà une bien jolie demoiselle ! »

En se retournant, elle n’avait croisé que ce regard qui avait fait peur à l’enfant qu’elle était à l’époque et puis plus rien, volatilisé une nouvelle fois alors que le regard de la blonde se posait sur Kezabel, qu’elle n’avait jusqu’ici pas remarquée.

- Aide-moi à l’éloigner d’ici.

Urgence vitale, on fera les présentations plus tard, en attendant l’enfant effrayée qu’elle avait pu être à l’époque refaisait surface à vitesse grand V et l’idée qu’il puisse concrétiser ses angoisses ne lui plaisait pas vraiment, bizarrement !
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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -    Lun 8 Sep 2014 - 21:46

Come here child, I've got some sweet things
Alec - Mackensie - Kezabel



Mercredi 5.11.14 - Début de soirée


« J’vais faire une indigestion si je continue d’ingurgiter quoi que ce soit ! »
 
Je suis allongée – ou plutôt étalée – sur le lit de Riley, une main sur mon ventre avec des papiers de chocolat partout autour de moi. Je crois que nous venons d’assister à une crise de boulimie commune…
 
« T’as plus qu’à venir aux entrainements de Quidditch avec moi pour perdre tout ça !
- Tss, tu parles, j’suis tellement lourde là maintenant que le balai risquerait de rester cloué au sol… »
 
Elle éclate de rire et moi avec. Avec l’évènement de cette semaine, le moral était majoritairement au plus bas pour beaucoup d’entre nous. Savoir que nous pouvions faire face à nos angoisses plus ou moins profondes à un détour de couloir et sans prévenir, était un sentiment qui plongeait presque dans une névrose. Le concept était aberrant pour la simple et bonnes raisons que nous ne pouvions pas forcer qui que ce soit à faire face à ses peurs, que ça soit pour nous forger ou non. Je respecte Mr Rivers sur beaucoup de point, mais cette fois-ci c’est, pour moi, le summum de l’égoïsme. Que fait-il des élèves ayant perdu un proche récemment ? Est-ce vraiment une si bonne idée de le mettre face à sa peur de l’absence de l’autre, si tôt ?
 
J’ai fait face à Maman hier soir et encore aujourd’hui j’en ai la boule au ventre. Seule la présence de Riley réussit à me maintenir sur le bon cap de la bonne humeur – autant que cela soit possible – afin que je n’y pense pas trop puisque comme si cela ne suffisait pas, il avait fallu que je fasse face à Connor. Autant dire que ça s’est mal passé, plus mal que je ne l’aurai cru. J’étais déjà à fleur de peau avant de le voir, au bord de la crise de nerf, alors il n’a pas fallu grand-chose pour que je parte en vrille. La seule chose que je souhaite c’est que tout ça se termine au plus vite. Entendre ma mère prononcer ces mots m’ont complètement retournée et j’en ai fait des cauchemars toute la nuit. La voir dans cet état m’a … Je sais pas. La douleur est présente, latente et j’essaie de la digéré au mieux en la présence de Riley mais je la sens qui persiste un peu plus chaque secondes. Ma culpabilité pour sa mort n’est pas nouvelle mais j’ai appris à faire avec, à l’accepter, à avancer. Tout simplement parce que je ne suis pas toute seule dans cette histoire. Mais disons qu’il y a certains jours qui sont plus compliqué que d’autre… surtout lorsque l’on nous met des illusions en pleine face à 22 heures le soir, dans un couloir glauque.
 
Et comme ça ne suffisait pas, Riley et moi venions de faire un séjour à l’infirmerie après avoir été pourchassé par une accromentule … Résultat des courses ? Katherine avait réussi à soigner totalement la blessure de Riley et nous avait donné un baume pour nos bleus. Dire que les illusions n’étaient pas censées blesser…
 
Bref, tâchons de nous concentrer sur quelque chose de beaucoup plus mignon… c’est-à-dire le boursouflet de Riley qui couine de bonheur sous mes papouilles.
 
« Aaaah il est vraiment trop chou ! Tu me donnerais presque envie d’en avoir un ! »
 
En même temps, il n’a qu’à pas être aussi mignon !
 
Je me relève et me glisse hors de son lit en m’étirant, courbaturée par notre course de tout à l’heure et endoloris par les quelques bleus. Je lève mon tee-shirt au niveau des côtes et constate une auréole bleu/violet…
 
« Elle m’a laissé un super souvenir, t’as vu ? J’suis sûre que t’es jalouse ! »
 
Katherine avait proposée de m’appliquer cette crème pour atténuer les bleus … mais vu nos antécédents, j’ai préféré refusé. Enfin préféré… Tout est une question de point de vue. :gla: Disons que si je voulais éviter de piquer un phare, il valait mieux pour moi que je me contente de mes petits doigts pour me soigner toute seule.

Cette conversation avec moi-même devient bizarre…
 
Nous descendons dans la salle commune pour jouer à un jeu de carte ou d’échec mais surtout pour se réchauffer au coin du feu et pour profiter de ces instants de plénitude.
 
« Mlle Hasting ? »
 
Je tourne la tête, à droite, à gauche…
 
« Par ici Mlle, levez vos mirettes. »
 
Je lève les yeux au-dessus de la cheminée et fait face à un immense tableau d’une forêt où un chevalier était censé galoper. Mais au lieu de ça, il brossait souvent son fidèle cheval afin de le rendre plus éclatant pour courtiser sa promise. Les tableaux animés étaient une des premières choses qui m’avaient charmé lors de mon arrivée au château. Surtout lorsque nous avions des personnages aussi fantaisistes et drôles que lui !
 
« Oui Chevalier Lambrock ? Vous avez encore besoin de nos conseils pour charmer Lady Jeanne ?
-  Non pas cette fois-ci Miss Hasting ! Mon ami Georges m’a fait savoir que Mlle Hunt, votre professeur de Divination, vous cherche. Elle vous attend dans son bureau. »
 
Mon sourire s’affaisse aussitôt. Je me sens blanchir et c’est comme si on me versait un bac de glace dans le sang.
 
« Mlle Hunt… ? Pour quelles raisons ?
- Malheureusement ma Mie, je n’en sais pas plus ! La seule chose dont j’ai connaissance est qu’elle vous attend dès maintenant.
- D’a…D’accord. Merci Chevalier Lambrock.
- A votre service Miss ! »
 
Je le regarde se retourner pour brosser son cheval avant de porter mon regard sur Riley. Elle était parfaitement au courant de ce qu’il s’était passé avec Mlle Hunt et son silence m’avait quelque peu inquiété puis rassuré. Mais là maintenant, j’angoisse. Je ne sais pas ce qu’elle veut de moi, ni si elle veut continuer à me mettre cette pression abominable pour exécuter ses plans complètement dingues et inhumains… Tout ce que je sais, c’est que la peur me prend aux tripes et que je sens mon cœur s’emballer comme un fou. Je pense aussitôt à ce que je risque avec Adam et Papa mais aussi avec Riley. Et si elle me demandait d’agir contre elle au risque de faire du mal à ma famille ? Non, arrête tes conneries Kezabel. Ça se trouve c’est uniquement pour un devoir et rien d’autre. Si elle en avait encore après toi, elle t’aurait déjà convoquée depuis longtemps…
 
Riley me propose de m’accompagner, je refuse gentiment, disant que je m’en sortirais.
 
« Dans le pire des cas je vais me retrouver dans les cachots suspendu par les gros orteils ! »
 
Je lâche un rire nerveux, absolument pas convainquant.
 
« Allez, t’inquiète ça devrait aller. Je te tiens au courant si ça n’est pas le cas… promis. On se rejoint au repas ? »
 
Elle acquiesce, l’air inquiet et je tourne les talons, la boule au ventre.

De 1) parce que me retrouver seule en tête à tête avec Mlle Hunt me terrifie malgré tout et de 2) Je n’ai pas envie de recroiser une illusion… Je crois que j’ai eu ma dose pour le reste de la semaine.
 
Je quitte la salle et remonte les escaliers qui ont décidés eux aussi de nous ennuyer en nous jouant des tours…
 
« Bon sang, vous pouvez pas arrêter de bouger dans tous les sens ! »
 
Poudlard sans ses escaliers mouvant ne serait pas Poudlard ! Après plusieurs demandes et formules de politesses, ils se décident enfin à me laisser monter jusqu’au 6ème étage où je m’arrête pour une raison bien particulière. Des bruits, des éclats de voix. Mon pas ralenti jusqu’à se stopper complètement. Je tends l’oreille… Curiosité, va-t’en ! Tout ce qui m’inquiète là maintenant c’est que même si je ne discerne pas les mots, l’intonation ne laisse rien présager de bon. Je m’apprête à continuer mon chemin jusqu’à ce que ma conscience me rappelle à l’ordre.
 
Et si c’était un première année  face à une illusion ? Ou tout simplement quelqu’un qui a besoin d’aide ?
 
Je pousse la porte dans l’optique de jeter simplement un coup d’œil afin de m’assurer que tout va bien car si cette semaine nous pousse à faire face à nos peurs, elle nous pousse également à faire preuve de camaraderie et de soutient. Du moins à mon sens.
 
J’entre dans le couloir et me guide par rapport aux voix qui deviennent de plus en plus… étrange. Comme une perversion. Une menace. Un reproche.
 
« Pourquoi tu l’as laissée faire petit ? C’était ton rôle de la protéger. Pourquoi tu lui as fait ça ? Faut pas s’étonner de la voir te fuir au même titre que les autres ensuite. »
« Parce que j’étais un môme à ce moment-là. Parce qu’elle a tout fait pour protéger l’enfant dont les adultes abusaient. ‘Me fait pas porter le chapeau. C’est toi l’ordure. C’est toi qui… »
« ...lui a fait du mal ? Mais nan, rien que du bien, crois moi. Tout ce que tu as manqué, petit… »
 
J’accélère le pas tout en glissant ma main dans la poche pour saisir ma baguette. L’avoir entre mes doigts est toujours apaisant, rassurant. Elle fait partie de moi et j’y tiens bien plus qu’à un vulgaire morceau de bois. Je passe un virage, une voix de femme finit par résonner mais surtout, celle qui me motive un peu plus à accélérer la cadence est celle du jeune homme.
 
« Alec ? »
 
Ma voix résonne en écho et le pire est de ne croiser personne, de n’entendre que soit et d’autres voix un peu plus loin. Autre virage et le voilà enfin.
 
Une jeune femme le soutient, lui parle mais surtout un autre homme est présent. Grand, imposant. Il glisse ses doigts dans les cheveux blonds de … Mon cœur effectue un loupé : Mackensie. Une jeune Serpentard de notre classe à Alec et même. Je lui parles de temps en temps pour les cours quand l'une ou l'autre avons besoin d'aide mais nous ne sommes pas aussi proche qu'elle l'est avec Alec. L'Illusion le frôle l'épaule avant de lâcher d’une voix suave et perverse :
 
« En voilà une bien jolie demoiselle !
-          Qu’est-ce que… »
 
Le dégoût est violent et me tord l’estomac. Mon cerveau analyse rapidement la situation. Alec au sol, à genoux, comme un enfant terrorisé. Mackensie qui le soutient et qui tente de le réveiller de cette torpeur cruelle. Et cet homme aux tendances abjectes. La discussion que j’ai eu avec le jeune Serpentard me revient de plein fouet et je ne sais pas si c’est ce que je crois ou non mais je ne réfléchis pas plus longtemps. Je m’élance d’un pas rapide prête à lever ma baguette. Je n’ai pas parlé à Alec depuis plusieurs mois mise à part des « Salut » lancé de manière légère ou quelques brefs échanges durant les cours mais ça n’est pas une raison. Je me souviens de ce qu’il a fait pour moi, de ce jour où il m’a clairement sauvé d’une paire de mains aux gestes immondes… De cette discussion dans ce « faux » grenier qui était le mien. Je lui dois beaucoup et ça, c'est indéniable. Malgré tout, je l'apprécie même s'il laisse clairement entrevoir un caractère quasi-détestable...

Je suis à leurs côtés, prête à en découdre, ma baguette bien en main. Cet homme est abjecte rien que par le regard et il me colle des sueurs froides le long de ma colonne vertébrale.  

Aide-moi à l’éloigner d’ici. 

Je m'exécute, prenant un bras d'Alec pour le passer autour de mon cou et Mackensie en fait de même. A deux nous arrivons à le mettre plus ou moins sur pieds et même si nous le sentons chancelant, il a l'air de tenir suffisamment debout pour que nous puissions l'emmener loin d'ici et surtout, loin de ce regard … dégoûtant et répugnant.

« Tiens tiens … mais tu en as des jolies copines mon grand. »

Non non non. Oublie moi. Oublie nous. Pourquoi me regarde-t-il ? Pourquoi me suit-il ? Il n'est pas mon illusion, il n'a pas à me coller aux basques...

Sauf si tu as vécue une chose semblable...

C'est l'overdose, je n'avais pas besoin de ça et mes deux comparses non plus. Je serres les dents tout en traînant du mieux que l'on peut Alec avant de lâcher :

« C'est lui son Oncle ? »

Oui il m'a raconté ou il m'a plus ou moins fait sous-entendre ce qu'il s'était passé avec sa sœur. Après, si Mackensie était au courant ? Je n'en savais rien mais mon instinct me laisse entendre qu'elle a déjà dû assister à une scène suffisamment éloquente pour deviner seule ce qu'il se tramait.

Je serres ma baguette un peu plus fort et tourne la tête vers ma gauche... Il n'est plus là. Mon cœur semble se gonfler de soulagement …

« Où vas-tu ma jolie ? »

On se stoppe net toutes les deux, Alec étant trop … atone pour réagir. L'Oncle se poste devant Mackensie et lui caresse la joue d'un geste lent et qu'il trouve visiblement délicieux. Si le jeune Serpentard était amorphe... son amie devenait de même. Elle se trouve complètement tétanisée, les yeux écarquillés d'angoisse, le souffle court. Ce jeu est une vraie plaie et un trou d'immondicités sans fond ! Je rage avec force contre le Directeur et toutes personnes l'ayant poussé dans cette idée complètement … Malsaine ! La présence de son Oncle me rappelle inévitablement le corps de Marcus contre le mien, ses mains déchirant mes vêtements uns à uns, son regard lubrique et ses mots.... immondes. Ma gorge se serre et une boule prend naissance au creux de mon estomac.

« Mackensie ! Réveille toi, c'est qu'une illusion ! Il n'existe pas, il n'est PAS là ! »

Je t'en prie réveille-toi, lâche pas maintenant.

Je ne sais pas pour quelles raisons elle se trouve elle aussi complètement tétanisée devant l'Oncle et mon cerveau se demande si elle n'a pas vécue cette même chose avec la même personne. La nausée me tiraille l'estomac – trop rempli de chocolat et c'est là que je le regrette – et Alec pèse un peu plus lourd, Mackensie commençant à lâcher prise.

« Repulso ! » Mon sort ne provoque rien, du vide. Parce que je ne suis pas le corps enseignant pouvant annuler l'effet. Parce que ça n'est pas mon illusion... «  MACK ! Réveille toi !
Ferme là petite conne ! Laisse moi contempler ce merveilleux spectacle ! Dis moi Duchesse, es-tu aussi délicieuse que la sœur de ce petit merdeux ? »

Abomination la plus totale … L'Enfer vécue par celui que je porte du mieux que je peux, nous plonge droit dans ses flammes.
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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -    Lun 15 Sep 2014 - 0:58

Chaque jour, j’ai tenté de faire avec. Chaque jour, depuis ton départ, je t’ai encouragé, j’ai espéré que tu t’en remettre, que tu récupères, que tu avances. Peut-être que, quelque part, j’aurais vouloir que tu sois plus forte que tu ne l’étais. Peut-être que, sans réellement le savoir, je voulais que tu fasses demi-tour, que tu quittes la vie posée que tu t’es forgée au fur et à mesure pour venir me sortir de là, moi, à mon tour. Pendant des années, finalement, j’ai peut-être attendu. Mais tu as réussi à te détacher de tout ça, à te créer une nouvelle existence, loin de tes souvenirs, loin des larmes et de l’attente, loin des regrets, loin de ces douleurs que nous avons partagé. Si j’ai espéré que tu viennes, ça n’était pas correct et je le sais. T’as déjà fait énormément et tu avais le droit de te détourner de tout ça, d’oublier les mots, les coups et les sourires. T’avais le droit de te protéger. Tu le devais. Tu devais mettre fin à tout ça. Et te détourner de moi. Parce que chaque particule de mon être le sait, t’en as déjà fait bien trop pour moi. Je n’ai jamais mérité que quelqu’un souffre comme tu as souffert.

Il y a certaines parts de vie qui ont une importance légitime et cohérente. Pourtant, quelque fois, il faudrait savoir s’en détacher pour exister différemment, pour ne pas laisser ceux qui vous ont fait du mal durant cette période, prendre une place inhérente de votre existence. Mais il avait eu beau se débattre, être plus fort, prouver sa valeur, montrer qu’il était plus qu’un Rivers, plus que ce qu’on lui avait apprit, plus que le gamin qu’on avait forgé au fer rouge, il n’avait jamais pu être plus que ça. Parce que dans le fond, il ne s’en détachait pas. Il ne pouvait oublier ce regard malicieux, ce petit sourire qui lui foutait la gerbe et les pleurs, là, de l’autre côté de la porte, de sa sœur qui aurait probablement préféré qu’il soit à sa place mais que sa conscience interdisait d’agir différemment. Parce qu’ils ont beau faire des erreurs et mal agir, ils ont une morale ces Rivers. Parfois malmenée et soumise à une logique qui peut échapper à la plupart mais, si on se donne la peine de chercher, de comprendre, elle est souvent tout à fait défendable.  Souvent. Dépendante de la personne qui la manie. Celle de l’oncle d’Alec lui avait toujours échappé et, sincèrement, il ne désirait pas l’appréhender, ni avoir ne serais-ce qu’un fond de compréhension face à ses actes. Non. Chacun d’eux était irrationnel, immonde et dévastateur.

Chaque effleurement, chaque mot…

Il avait tenté d’être plus fort que tout ça. Mais il ne l’était pas. Il n’était pas un enfant à présent. Mais il n’était pas non plus celui qui avait mit fin à tout ça. Il n’avait rien fait, tout comme il était resté immobile quand sa sœur retenait sa nausée. Il y a des fois où il faut savoir mettre ses angoisses de côté et pourtant, s’il faisait systématiquement sa grande gueule, s’il cherchait à se prouver qu’il était plus fort que le système éducatif et social complet de sa famille, il restait pourtant figé par cette simple et affreuse idée qu’un jour, une personne comme son oncle pouvait se rapprocher de lui. Alors il n’agissait pas. Alors, il ne cherchait pas à aider quand il le pouvait, il restait là, comme l’abruti qu’il était, à laisser d’autres personnes chuter, se faire lacérer par un système de pensée déviant, néfaste. Il était là, encore, à trembler comme l’enfant qu’il serait toujours. Parce que personne ne se détache totalement de ses démons, de ces épreuves qui nous font grandir, qui nous fondent, nous martèlent, forgent peu à peu l’essence de nos forces respectives. Ces démons restent là, dans l’ombre, à se gausser de nos faiblesses, à gouter chacune de nos erreurs. Ils savent qu’il en faut peu pour briser ce qui a été si violemment érigé.
Si notre mémoire s’effrite, les stigmates restent là, impatientes, présomptives. Elles savent. Elles savent que toute leçon nécessite répétition pour être acquise.

« Tu devrais lâcher prise parfois. »

Tu devrais te laisser faire. Ça ne dure que quelques minutes. Quelques heures au pire. C’est quoi sur une vie ? De se laisser faire. De les laisser prendre tout ce que tu détiens, fier, rageur, entre tes petits doigts fébriles ? Il suffit de se dire que ça n’est qu’un mauvais moment à passer. Les autres savent, après tout. Les autres savent, eux, ils ont déjà vécus ce que tu traverses. Ils connaissent la vie. Toi tu t’es qu’un gosse présomptueux qui croit toujours être capable d’affronter. Tu penses toujours être à même de te sortir de là, d’être celui que tu veux devenir. Mais t’as rien de ce type là. Tu n’es qu’un petit garçon effrayé et, ce gamin-là, il faudra bien un jour qu’il cède le combat. Tu es en tors de toute manière. Tu as toujours été en tors, es-tu à ce point têtu pour ne pas comprendre l’évidence ? Chacun le dit et le répète, chacun voit tes faiblesses, exprime le dégout que tu déclenche. Tu n’as jamais réussi à te réaliser. T’es juste une erreur qui ne cesse de faire du mal, qui ne cesse d’échouer dans chacune de ses entreprises. Tes minables échecs ne font rire personnes. Ils sont risibles et pathétique, et tu ne vaux rien mon pauvre enfant.

Alec, bloqué, immobilisé contre le torse d’un homme dont il avait tant cauchemardé durant son enfance… Alec incapable de se défendre, figé dans une situation qui lui échappait tout à fait.
Et son souffle… La respiration de son oncle s’était fait haletante, oppressante, impatiente. Et cette avidité qu’il sentait si fort contre lui, calé là, contre ses reins, prête à le détruire comme elle avait pris sa sœur.
L’autre, lui, s’amusait. Tout dans son attitude le prouvait. Il n’existait que pour ressentir cette excitation, cette fièvre de ces instants-ci. Quand il était dominant, tout puissant, qu’il pouvait tout forcer, tout exiger, tout obtenir.
Oui. Oui, Alec en était malade.

« Tu sais quoi Gamin ? On nous observe. »

L’instant suivant, il était libre. Plus de pression contre lui, plus de souffle chaud dans sa nuque, de voix rocailleuse dans son esprit, de supplice. Rien autour de lui. Les pleurs avaient cessés.
Il s’écroula immédiatement, ses jambes refusant de le porter plus encore. Les poings tremblants plantés dans la pierre froide, il vit son estomac se révulser alors que des bruits de pas précipités le rejoignaient.

- Hey, ça va aller, respire !

Mack. Il lui avait presque fallu quelques secondes pour restituer cette voix. Cette présence rassurante qu’il avait finit par trouver dans son existence. Cette jeune femme qui avait accepté sans mot dire certaines horreurs de son existence. Cette jeune femme qui avait donc laissé glisser certains de ses comportements sans lui en tenir rigueur. La seule qui avait pu comprendre, se taire, accepter. Et rester.
Encore une fois, sortie de nulle part, sa voix s’était élevée et, l’instant suivant, elle était à ses côtés. Respirer. Oui. Il parait que ça aide. Pourtant, à peine avait-elle posé sa main sur son épaule que les muscles du dos du garçon se contractaient en spasmes.

- C’était une illusion, il n’est pas là, il n’est plus là, Alec !

Il n’est plus là. N’a jamais été là. Et pourtant, sa présence sordide régnait toujours, comme une épée de Damoclès, prête à chuter, prête à les fendre en deux. Mais il était à Poudlard, loin, très loin de ce couloir aux murs impeccables. Loin des exigences familiales, des injonctions au silence,  du besoin de succès, d’efficacité, de puissance. Loin ? Si loin que ça ?
Non. Chaque bride de leur rigueur était bien présente, froide et impérative.

« En voilà une bien jolie demoiselle ! »

Les spasmes reprirent de plus belle. Et pourtant, les doigts de la jeune femme s’étaient glissés contre sa nuque, doux, réguliers, rassurants. Ils avaient presque réussi à lui faire accepter ce contact que, déjà, il se révulsait à entendre cette voix chuchotant non loin de lui.

- Aide-moi à l’éloigner d’ici.

Quelqu’un d’autre.
Il ne voulait pas. Se redresser, chercher à fuir lui semblait impossible en cet instant. Chercher à bouger, un labeur trop lourd pour un corps qui ne voulait plus réagir. Pourtant, il se contractait déjà d’angoisse, mais pas moyen de réagir réellement autrement. La léthargie.
C’est la réaction naturelle la plus concrète pour une proie : elle fige. Face au prédateur, la pâture voit ses muscles se contracter si violemment sous le coup de l’adrénaline qu’elle est dans une incapacité totale à se mouvoir, à attaquer ou à fuir.

Elles le tiennent, le redressent, sont prêtes à en découdre. Vraiment ?

« Tiens tiens … mais tu en as des jolies copines mon grand. »

Elles cherchent à avancer mais chaque parole mielleuse qui s’élève dans la pénombre les rend plus hésitantes. Il est là, il vous traque, juge chacune de vos réactions, prend la température de votre angoisse, se délecte de votre aversion.

« C'est lui son Oncle ? »

Il faut croire.
Pour certains, un oncle, c’est le frère d’un des parents, parfois à peine plus âgé que soi, chez qui on peut se réfugier, faire des choses que l’éducation déprécie, se rassurer, déblatérer.
Chez d’autres… il en est différemment.

Ils avancent.
Doucement, Alec remet un pied devant l’autre. Le gibier retrouve ses capacités de marche. Tenir debout, c’est beaucoup déjà non ? Que te dis ton instinct ? Si tu n’es ni capable de fuir ni apte à combattre, qu’es-tu ?

« Où vas-tu ma jolie ? »

Elles stoppent.

Tu es son butin. Rien de plus.

Contre son bras, Alec sent les oncles de Kezabel se contracter un peu plus, déclenchant un semblant de douleur dans sa chair.

And I broke my fingers one by one. Just to feel that I am still alive.

Que se passerait-t-il s’il n’y avait plus personne pour te soutenir ? Que se passerait-t-il si chacun de ceux que tu envoie à la lutte tombent à leur tour, chutent à ta place. Souffrent. Hurlent. Payent tes erreurs, tes faiblesses. Ta peur.

« Mackensie ! Réveille toi, c'est qu'une illusion ! Il n'existe pas, il n'est PAS là ! »

Il n’existe pas. Et tu restes figé. Tu te rends compte ? Pauvre petite chose. Pauvre incapable.
Ce sont des tremblements ? Là, sur son épaule. Le bras de Mack tremble lui aussi ? Ou est-ce ses propres trémulations qui se transmettent. Ses propres démons qui répandent leur venir dans les veines des plus téméraires, les plus idiots qui s’approchent un peu trop près, assez pour se blesser.

« Repulso ! »

Rien ne peut me combattre, pauvres idiots.

«  MACK ! Réveille toi !
Ferme là petite conne ! Laisse moi contempler ce merveilleux spectacle ! Dis moi Duchesse, es-tu aussi délicieuse que la sœur de ce petit merdeux ? »

Electrochoc.
Là, plus rien. Juste le vide, les oreilles qui bourdonnent et cette rage, puissante, violente, destructrice.
L’instant suivant, on ne le soutenait plus et son poing partait droit dans la gueule de cette putain de salle merde répugnante. Le choc fut réel.

« Oh ! Vous avez vu ça ! Il se réveille ! »
« Un mot, un pas et j’te détruirais… »
« On y croirait presque, vous en dites quoi ? Tu serais incapable de m’arrêter, gueule autant que tu veux petit roquet. »

Il devenait brume. L’instant suivant, il glissant derrière les jeunes femmes, ses mains coulant sur la poitrine de Kezabel, ses ongles griffant sa peau. Mais son regard fixait, avide Mackensie.

« Vos angoisses sont communes, s’en est risible. Tu sais quoi petit ? T’es hors jeu. »

Un grand mur de glace apparu face aux deux belles blondes, venant projeter Alec un peu plus loin, bloqué derrière les murs de verre.

« Et vous ; vous êtes à moi. »
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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -    Lun 6 Oct 2014 - 22:20

S’éloigner, fuir pour ne plus ressentir cette crainte et avoir à affronter le danger. Elle aurait pu faire comme si de rien, continuer d’avancer et ne pas se mêler de cette histoire après tout, c’était les démons d’Alec et pas les siens. Oui mais la jolie blonde tenait trop à cet idiot pour rester là, prostrée dans un coin à ne savoir que faire. Parce qu’elle avait toujours été présente et qu’elle continuerait sûrement tant qu’il l’accepterait à ses côtés, la jeune anglaise avait cru bon de rejoindre son ami pour tenter de l’apaiser un minimum espérant ne pas se prendre un rejet pur et dur ! Une chance pour elle, ça n’avait pas été le cas et si la tension dans le corps d’Alec était palpable, il avait fini par accepter sa présence. C’était finalement chez elle que la peur avait pris place, lorsque ses doigts l’avaient effleurée, lentement se délectant de chaque parcelle qu’il pouvait atteindre.

Le trio avait fini par s’éloigner, non sans quelques difficultés néanmoins, mais le danger rodait toujours, perfide et caché dans l’ombre prêt à attaquer au moindre signe de faiblesse.

« C'est lui son Oncle ? »


Elle avait acquiescé, un peu surprise qu’elle en sache plus qu’elle sur ce sujet, car visiblement… Elle connaissait les dessous de l’affaire et connaissant Alec, ça avait dû être lié à des circonstances toutes particulières. La belle Serpentard avait stoppé net leur fuite, troublée par cette crainte. Ça n’était pas tant de lui qu’elle avait peur, c’était plutôt de ce qu’il représentait. L’empathie qu’elle éprouvait pour les deux jeunes Rivers faisait qu’elle ne pouvait s’empêcher de penser à tout ce qu’ils avaient pu subir, tous ces beaux sourires de façade masquant en réalité une souffrance tue par une famille entière. Elle s’égarait dans ces craintes, la gamine refaisait surface tétanisée par le regard de cet homme et elle lâchait prise devant l’adversité.

« Mackensie ! Réveille-toi, c'est qu'une illusion ! Il n'existe pas, il n'est PAS là ! »

Elle avait croisé le regard de Kezabel, une illusion, juste une illusion et rien de plus, elle l’avait dit elle-même à Alec quelques minutes plus tôt. Pourtant tout cela semblait bien réel.

«  MACK ! Réveille toi !
"Ferme là petite conne ! Laisse-moi contempler ce merveilleux spectacle ! Dis-moi Duchesse, es-tu aussi délicieuse que la sœur de ce petit merdeux ? »

Si jusqu’ici elle ne savait pas comment réagir, l’envie de pulvériser cet être abjecte venait de renaitre ! Et visiblement, il n’y avait pas eu qu’elle a réagir face à cette phrase car Alec semblait de nouveau opérationnel.

Alec s’était redressé, et s’en prenait à son bourreau qui visiblement n’avait pas encore abattu sa dernière carte puisqu’un mur venait de séparer le trio laissant Alec sur la touche.

« Vos angoisses sont communes, s’en est risible. Tu sais quoi petit ? T’es hors jeu. Et vous ; vous êtes à moi. »

La gamine apeurée n’était plus, bien sûr elle craignait toujours de le voir trop proche d’elle, mais il n’était qu’une illusion, un cauchemar formé à partir de souvenirs, de peur, d’échec ! La brume n’était plus, bien « réel », il s’était approché de Kezabel pour faire naitre les craintes les plus profondes chez la jeune Poufsouffle aculée.

- J'adore tellement ta famille Alec…

Son sourire n’avait de cesse de la transpercer, malsain, elle pouvait presque sentir ses mains glisser sur elle en même temps qu’elle les voyait se balader sur le corps de Kezabel. Elle irait toucher deux mots à Rivers à propos de ses idées grandioses ! Il lui rirait au nez, mais au moins, elle se sentirait mieux après cela ! Sa baguette à la main, la belle blonde fixait sa comparse bien décidée à réduire ce cauchemar à néant une bonne fois pour toute. Et si elle avait hésité avant de lancer le sortilège, ça n’était pas par peur non, du moins pas celle qu’on pourrait croire.

- Sectumsempra !

Le sortilège avait atteint sa cible, du moins elle l’avait cru au départ avant de voir le corps de l’oncle s’évaporer et celui de Kezabel se parer de marques rouges au niveau de l’épaule, endroit où elle avait reçu le sortilège. Le visage de Mack avait dû virer au blanc alors qu’elle réalisait la gravité de la chose. La seconde d’après l’oncle d’Alec projetait la jeune anglaise contre le mur de pierres avant de fondre sur elle.

« Si tu voulais que je m’occupe de toi en premier lieu, il suffisait de le dire ma belle ! »

Sa baguette restée au sol, l’homme l’avait forcée à se relever pour la saisir à la gorge afin de la maitriser sans grande difficulté malgré les coups qu'elle pouvait lui donner pour qu'il la lâche.

« Janie aussi avait ce sens du sacrifice, tu devrais en prendre de la graine. »

Sur les derniers mots, le regard de l’homme avait croisé celui d’Alec avant de revenir sur elle, envieux alors qu’elle se débattait pour le faire lâcher prise. Ses ongles marquaient la chair de l’homme qui la maintenait toujours prisonnière, parfois sa poigne se resserrait tandis qu’il approchait son visage de sa joue pour glisser sa langue contre sa peau, se délectant de ses craintes les plus ancrées.

- Alec !
« Il n’a rien fait pour sa propre sœur, crois-tu vraiment qu’il va risquer sa peau pour ton joli minois ou le sien ? Il est trop lâche pour ça. Et puis entre nous, je crois qu'il a toujours préféré regarder. »

Dans son regard, elle n'avait aucun mal à constater le plaisir qu'il prenait à la contraindre. De son côté, la belle ne pouvait s'empêcher de penser à Janie passer entre ses mains et l'envie de le faire disparaitre n'en fut que plus grande encore. La magie aidant, elle avait senti le tissu de sa robe céder sous la pression tandis qu’elle sentait la rage l’envahir sans qu’elle ne puisse le repousser. Ça n’était pas à elle, ni même à Kezabel de vaincre leurs démons, mais à Alec, lui seul avait la clé.
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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -    Mer 15 Oct 2014 - 12:18

J'ai le cœur qui bat à une vitesse vertigineuse, les jambes tremblantes et des sueurs froides le long de l'échine. Tout ça à l'allure d'un terrible cauchemar et pourtant, malgré l'illusion, tout est réel. Les sensations, le toucher, la peur, tout... et je n'ai qu'une envie : Fuir. Loin de tout ça, loin de cette impression de déjà vu. Marcus. Ses mains, son sourire. Son envie dégoûtant, horripilante. Et ce goût amer qu'il m'a laissé, celui de la honte et de la culpabilité. L'Oncle d'Alec me ramène à des souvenirs que j'ai camouflé au plus profond de mon esprit parce qu'à aucun moment je ne voulais me rappeler ce jour où j'ai failli être... Non, je ne veux pas me rappeler.

Je tente tant bien que mal de sortir Alec d'ici avec l'aide de Mackensie qui se trouve à son tour paralyser. Et malgré mes cris pour la réveiller, j'ai la sensation qu'elle ne m'écoute plus, qu'elle n'est plus là. En revanche.... Alec bouge, son poing venant percuter le visage de son oncle. Est-ce que c'était réellement possible ? N'était-ce pas censé être une illusion ? Une illusion si réaliste…

« Oh ! Vous avez vu ça ! Il se réveille ! »
« Un mot, un pas et j’te détruirais… »
« On y croirait presque, vous en dites quoi ? Tu serais incapable de m’arrêter, gueule autant que tu veux petit roquet. »

A l'instant où une brume épaisse prit la place de son oncle, un poids se libéra de mon thorax, accompagné d'une vague de soulagement. Ca y est, tout est finit ? Je m'apprête à m'approcher d'Alec pour savoir si tout allait bien puis, un éclair violent et presque douloureux me traverse le corps entier. Un éclair de glace paralysant. Une présence malsaine qui me tord le ventre de douleur. Deux mains se posent sur mes épaules puis glissent sur ma poitrine, sous mon tee-shirt, griffant ma peau. Nausée violente, l'envie immédiate de m'évanouir, de partir, de disparaître, m'échapper.

« No... Non. Laissez-moi... »

Son souffle chaud sur ma nuque, la terreur comme compagnie, mon corps entier semble bloqué par une force invisible. J’essaie de me débattre, mon cerveau me hurle de courir et de partir loin d’ici mais c’est comme si des fils invisibles me retenait, me clouait sur place. J’entends des sons, des brides de voix que je ne capte plus correctement, focalisé sur ses mains froides et honteusement sale, répugnantes. Le souffle me manque et je voudrais mourir en cette seconde. Ce sont comme des serpents qui s’infiltreraient sous mon tissu, pour venir m’empoisonner de la chair jusqu’à mon sang. Mon cerveau se bloque et fait une fixation sur ses ongles griffant ma peau de ma poitrine jusqu’aux épaules.

« LAISSEZ-MOI ! Putain m’touchez pas ! »

Ce sont comme des fils qui se coupent et je me débats avec violence, fermant les yeux, hurlant de terreur en revoyant face à moi Marcus et son rictus malsain, aux idées dégueulasses. Sentant son souffle sur ma peau, ses mains, non je ne peux pas. Je veux que tout cela se termine, je vous en prie. Je donnerais n’importe quoi pour avoir mon frère ou mon père auprès de moi en cet instant, Riley qui débarque en hurlant des insultes à tour de bras parce qu’une illusion absolument abjecte est entrain de souiller la peau de sa meilleure amie. Mais rien ne se produit, rien ne se passe et toujours ce corps derrière moi, cette voix grave et imposante. Je comprends la peur d’Alec, je la saisis et me l’approprie malgré moi.

J’ouvre les yeux, levant mon regard vers Mackensie, cherchant désespérément de l’aide. Elle a sa baguette en main et du regard, je la supplie de faire partir cette forme, cette illusion. Elle était peut-être celle d’Alec il y a quelques minutes, mais maintenant, il en a après nous trois.

« Sectumsempra ! »

La douleur et le choc m’arrachent un cri et me pli en deux. Des brûlures atroces se répandent sur mes épaules. La chair se déchire et s’ouvre en deux, laissant place à un flot sanguin qui imbibe mes vêtements. Je suis déjà au sol, allongé sur le côté. La terre tourne à une vitesse vertigineuse… ma vue se trouble. Je m’entends geindre, la souffrance est brûlante, forte, violente. Mes mains se portent à mes épaules et en haut de ma poitrine … Du sang. Partout, en flot, tâches énormes sur moi, s’écoulant doucement sur les pavés du château. Je cherche ma respiration, je cherche l’air et surtout : rester éveillé. Je cherche à tâtons ma baguette. Me soigner ? Je risquerais de faire plus de dégâts que de soin sous l’effet de la panique, de la peur et de la douleur. Ma vue se trouble peu à peu, je cherche Alec ou Mack…

Je ne fais plus partie du combat, je peine à entrouvrir les yeux et à regarder clairement le monde autour de moi. Tout ce que je perçois ce sont deux formes, contre le mur je crois, je n'en sais rien. La voix de Mackensie s'élève, demande de l'aide. Je cherche de nouveau ma baguette mais déjà, mon esprit flanche dangereusement dans l'inconscience.

« Al…Alec… »

Qui que ce soit, venez m’aider. J’ai froid. Les plaies me font mal et je sens mon esprit glissé vers l’inconscient, dangereusement. Resté éveillée. Pourtant, je suis si fatiguée. De tout, de ce jeu qui ne devait pas être dangereux. Résultat ? Nous nous retrouvons avec un pervers pédophile sur le dos, pouvant nous toucher, nous faire mal. Désormais, je suis en sang au sol… Je revois le visage de maman qui me sourit. Celui qu’elle m’a offert ce soir de Printemps quand…. Je ne mourrais pas, le sort n’est pas assez puissant pour ça, si ? Je sais que mal contrôler il peut… je… . Le plafond devient brume, se mélange avec d'autre couleur, celle du sang que je revois dans mes souvenirs.
Dormir. Tout serait plus simple non ? Je ne risque rien à le faire. Sombrer dans l’inconscient pour oublier et ne plus vivre ça. Je ne peux pas mourir, pas avec ce simple sort… Je lutte. Les murailles s’effondrent, la douleur m’emporte. Noir total et inconscience.


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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -    Jeu 13 Nov 2014 - 18:32



C’est comme ça que t’as grandit alors ? Planqué. Caché derrière ce mur de honte qui vient de nouveau de s’ériger devant toi. Il te bloque mais pourtant, c’est toi qui l’a construis. C’est toi qui l’a fait les éloigner. Tu les laisses avec lui ? Vraiment ? Tu l’as cogné, sa mâchoire a craqué sous le choc. Et pourtant, son sourire est toujours là, persistant, symbole de sa toute puissance. Mais tu l’as touché. L’attaque ne venait pas de lui, ça n’est pourtant pas rien ça. Ça pourrait tout changer non ? Alors pourquoi t’es là ? Pourquoi est-ce que tes ongles raclent contre un mur invisible ? T’es de retour dans ta prison de verre, comme tu l’as toujours été. Enfermé, sous l’influence de tes parents, de leurs attentes, de leurs refus. Ce sont eux qui t’ont enfermé. Ils t’ont fait croire à un monde qui n’existe pas, ils t’ont apprit une réalité qu’ils ont forcé dans du cristal. Ils s’aveuglent et se détruisent. Ils abîment tout ce qu’ils touchent. Pas de pot, t’en fait partis. Pas de pot, t’as eu beau gueulé, t’as récolté que des coups. Mais c’est toi qui possède la légitimité. T’étais qu’un gamin, et personne n’écoute les paroles d’un môme, personne ne croit en ses larmes, personne ne prête serment face à ses dires.

Et tout le monde est rassuré lorsqu’il cesse d’appeler à l’aide.

Pourtant le danger n’était pas écarté, il ne l’a jamais été. Et on t’a abandonné, du début à la fin, t’as été seul, et c’est légitime de souffrir, c’est légitime d’avoir mal, t’as pas à t’en vouloir parce que tu as fait au mieux et personne n’aurait sut quoi faire à ta place. D’ailleurs, personne ne t’a apprit ce qui aurait dû se passer, personne ne t’a donné les clefs pour affronter une telle situation. Personne ne t’a dit que quiconque touchait à ton individualité était dans la faute la plus totale. Et personne ne t’a apprit que quiconque touche à ton intimité est dans l’illégalité la plus complète. On t’a juste dit de te taire, d’être fort, de souffrir en secret. On t’a expliqué qu’un Rivers ne se plaint pas. On t’a apprit que tu devais être plus fort que les autres et que pour être respectable, il ne faut pas avoir besoin d’aide. On t’a dit de serrer les dents et d’attendre que ça s’arrête, encore et encore. On t’a apprit à ne même pas panser tes plaies au risque que ça s’infecte, parce que non, ça n’est pas correct de pleurnicher pour ça, ou ça. Pour quoi que ce soit en fait. Mais tu as sut que rien de tout ça n’était convenable. Tu l’as comprit dans les yeux de ta sœur qui cherchaient à ne pas pleurer parce que ça ne serait pas digne d’elle. Tu l’as comprit dans son silence, dans ses cauchemars. Tu l’as sut parce qu’elle a fuit et qu’elle t’a oublié là, seul, face au reste du monde. Et tu sais que ça non plus, ça n’était pas correct. Ça n’était pas de sa faute, mais ça n’était pas juste, et son innocence n’enlève rien à ce fait-là.

Tu te bats pour des causes perdues puisqu’elles appartiennent à un monde qui n’existe que dans les yeux embrumés de ta mère. Tu te bats pour quelque chose qui n’a pas de sens. En revanche, ce qui en a, c’est ce qui se passe devant toi. C’est ce qui mérite qu’on y mette toute son énergie. C’est ce qui mérite un sacrifice. Tu sais, ce mot qui n’a pas à exister chez les Rivers. Ces êtres si forts et si solennels qu’ils n’ont besoin que de diriger. Ils ne sacrifient rien eux, ils ne lâchent rien. Ce sont les autres qui se bousillent pour eux.

Tu sais quoi gamin ?
T’es bousillé.

T’as cas tout lâcher. Manifestement, t’es pas l’un d’eux. Tu t’es gamellé. T’as parfois réagit dans le sens contraire de ce que ton intérêt réclamait, et tu sais pourquoi ? Pour cette petite fille qui pleurait dans le noir, en silence.

Et là, il y a deux autres gamines. Deux adultes qui ont des peurs tout à fait rationnelles parce qu’elles sont au pied du mur. L’une te fixe, regarde la terreur dans ses yeux, elle ne te rappelle rien ? Regarde son impuissance.
Et l’autre. Tu sentirais presque les ongles de ce type entrer dans sa chair.  Pourtant, ils n’ont pas griffé la tienne. Tu l’as fait seul. Pourquoi t’infliger tant de mal ? Pourquoi ce sang quand tu n’aurais pu empêcher les drames de l’époque ?
Mais maintenant tu peux. Maintenant, tu peux choisir que plus rien de ce genre là n’arrive. Tu peux choisir de ne pas être ce type-là. Et tu l’as déjà fait d’ailleurs alors le choix n’est pas bien compliqué. T’avais pas réfléchi cette fois-là. Kezabel était dans la même situation, mis à part qu’elle n’y était pas par ta faute. Parce que ça, tu ne l’oublies pas, n’est-ce pas ? C’est d’ailleurs tout ce que tu vois. Plus loin que ta peur d’être maîtrisé, abusé, brisé. Bien plus loin que ça, t’as simplement peur pour elles. Ce jour-là, ce type, tu l’as arraché de son étreinte. T’as entendu ses os craquer, et, à vrai dire, ça t’a fait un bien fou. Et tu sais quoi gamin ? C’est parce que tu étais là, c’est parce que tu n’as pas fermé les yeux, parce que tu n’as pas eu peur que tu as arraché Kezabel à ce type de torture. Tu as réduit ce type à néant.

Et il n’est pas plus fort que cette merde qui appelait à l’aide là haut. Il n’est pas plus puissant que cette loque qui s’est écroulé sous ta rage.

Alors quitte à te soigner ; détruit.



C’était à l’instant où Kezabel s’écroulait en sang, à l’instant où il voyait la matière vermeille s’écouler que le mur s’était écroulé. Il sentait à peine ses talons cogner le sol alors qu’il rejoignait la jeune femme au sol. Il entendait à peine le reste alors qu’il ne pouvait ignorer du coin de l’œil son oncle sur Mack. Les mâchoires serrées à l’en fait mal, il avait sorti sa baguette d’une main alors que la seconde appuyait sur les plaies de son amie.
Il est des jours où la réalité compte plus que les cauchemars.

« Janie aussi avait ce sens du sacrifice, tu devrais en prendre de la graine. »

Ses pupilles rétractées n’avaient pas lâché un instant celles de son oncle alors qu’il prononçait cette horreur. La rage au bord des lèvres, il avait tenté de prononcer les sortilèges pour soigner la jeune femme, mais rien ne se produisait. Encore une fois. Encore une fois. Encore. Comme disait son père. Encore. Rien à faire.

- Alec !

ENCORE ! ENCORE BORDEL !!

« Il n’a rien fait pour sa propre sœur, crois-tu vraiment qu’il va risquer sa peau pour ton joli minois ou le sien ? Il est trop lâche pour ça. Et puis entre nous, je crois qu'il a toujours préféré regarder. »

Si le monde avait pu s’enflammer à travers son regard, il l’aurait fait. Le sang battait à ses oreilles alors qu’il faisait une dernière tentative infructueuse.

T’as toujours été plus doué pour détruire que pour soigner.

Nouveau sort, différent cette fois. Un sortilège de magie noire qui avait resserré les plaies sans soigner la cause. Il ne faisait qu’arrêter l’hémorragie, prenant toute sa puissance dans le sang répandu. Quitte à connaître la magie du sang, c’était le bon moment pour l’utiliser non ? Il y avait tellement de sang au sol qu’il pourrait durer un petit peu.
Alors, il s’était levé, tremblant de rage, s’avançant doucement face à son oncle, face à sa langue immonde qui glissait sur la peau fine de Mack. Il lui semblait même que le sort qui l’emprisonnait lui renvoyait un reliquat de cette sensation.

« Ça doit être ça. On n’est pas vraiment Hommes d’actions dans la famille hein ? On préfère regarder, commander de loin, sans trop se mouiller. C’est tout ce que t’as jamais été. Un pleutre. Pire, la pauvre ombre d’un connard de pleutre. »
- Si seulement tu étais différent mais tu es…

Il ne le laissa pas terminer, ses prunelles venant chercher celles de son oncle, n’acceptant pas une seule seconde qu’on le coupe.

« Et quand bien même tu serais réel, tu sais quoi ? Vas-y ! Vas-y, fais moi ce que tu veux mais ne les touche pas elles. »

Il avait sourit, encore, et s’était précipité vers Kezabel qui oscillait entre réalité et inconscience depuis que son sang quittait moins violemment son organisme. Mais l’ombre immatérielle fut coupée dans son élan par son bras qui vint lui couper le passage. Son poing s’était abattu sur le mur dans un grand fracas et, là, l’ombre était redevenue tactile, bloquée par un soudain changement de comportement.

« Tu sais quoi ? Vas y, prends tout. Prends ce que tu veux, prends ton plaisir, ma douleur, le sang, les larmes et la merde si ça te plait tant que ça ! »

Tu n’avanceras pas.

« Tu veux profiter de la faiblesse, vas-y ! Vas-y, prend toute l’innoncence que tu veux, j’l’étais déjà plus à cinq ans. Vas-y, baise mes cicatrices, mes gamelles et mes conneries. J’en ai des tas de faiblesses. J’en ai fait des tas de conneries pour me faire payer ça. Mais tu sais quoi ? Au fond ya pas une seule putain de personne faible ici. Ya que toi… Mais toi t’es pas, là, t’existe pas. T’es simplement rien. Un pauvre type paumé, probablement impuissant qui avait besoin d’assouvir ses pulsions sur des proies qui ne sauraient pas réagir. »

Ses prunelles brûlaient dans la pénombre et leur violence ne baissa pas lorsqu’il vint poser son regard sur Mack. Occupe toi d’elle. Vite.

Puis, il revint vers cet homme qui avait hanté sa vie entière. Cet homme qui déclenchait cette haine brute, puissante et viscérale. Une arme capable de tout briser, y compris ce connard de lien qui les retenait ici, dans cet enfer. Alors venait la provocation, la force, la puissance.

« Juste un petit détail. Maintenant je sais. Et le gamin que je suis encore se fera un plaisir de se broyer. Et si on entre dans ce jeu-là, j’te promets que t’en sortiras pas vainqueur. »

Viens m’affronter.

« Je vaux mille fois plus que toi. Pire encore, j’ai des atouts que tu ne soupçonnes même pas et, n’en déplaise à mes parents, je ne suis pas une pauvre petite chose qui va pleurer dans un coin en attendant que ça se passe. Approches-toi, vieux porc. Viens là, et je te détruirais. »

Il ne bougeait pas, il tentait de sourire, mais sa réalité commençait à s’étioler.

« J’ai pas peur. »

Le gamin d’avant avait peur. Le gamin d’avant ne voulait pas l’avouer pourtant, il ne voulait pas parler de tout ce qui le blessait. Le gamin d’avant était seul et n’avait plus rien à protéger puisqu’on l’avait laissé tout seul. Est-ce qu’il avait finalement une raison de se battre ? Pour quoi l’aurait-il fait, une fois qu’il eut atteint un âge raisonnable pour partir en croisade ?

« J’ai pas de raisons d’avoir peur. »

Un grand sourire carnassier s’était dessiné sur les lèvres d’Alec. Seule la haine a la puissance de la destruction.

« T’as déjà eu ce que tu voulais. T’as déjà eu le pire que tu puisses me faire. Tu m’as déjà bousillé. »

Dans la même seconde, il l’avait attrapé par la gorge, ses doigts entamant la chair. En un instant, l’Homme fut au sol, récompensé d’un énorme coup dans le foie, puis dans les parties. Et puis, Alec s’était penché sur lui, sur l’ombre de tout ce qu’il avait craint. Sur celui qui dominait et qui se recroquevillait à présent. Non, il n’avait pas peur. Ce monstre pouvait tout prendre. Ce porc pouvait lui faire ce qu’il voulait, tant qu’il protégeait ce qui comptait vraiment.

« Par la magie ou par mes poings, serre les dents parce que tu risque d’y perdre deux ou trois choses. Mais, allé, viens, on va s’amuser. C’est à moi de te faire découvrir mon septième ciel. Serre les dents, ça finira par passer. »

Un dernier coup et son talon heurta violemment le sol, faisant vibrer son genou.

Et puis plus rien.

L’ombre était partie, son aura avec elle. Il n’y avait plus de pleurs d’enfant, plus de peurs. Juste trois gamins harassés et une blessée.
Il lui avait fallu un instant pour rassembler assez ses esprits pour comprendre ça. Il lui faudrait bien plus que ça pour arriver à comprendre ce qu’il s’était passé là, ou simplement pour y penser. Là, il s’était simplement retourné en voyant Mack penchée sur Kezabel. Elle ne s’en sortait pas et le sortilège qu’il avait lancé devait lui foutre des bâtons dans les roues. La magie noire n’est pas aisée à contourner. Il n’avait pas prononcé un mot, rien dit à Mack, fuyant son regard. Chacun de ses muscles lui faisaient mal mais il avait besoin de bouger, d’avancer, de dégager d’ici.
Attrapant Kezabel, il l’avait soulevée pour la serrer contre lui et partir en silence vers l’infirmerie. C’était donc en courant, sans dire un mot qu’il avait atteint les lieux, déposé la jeune femme alors que Mack arrivait avec Maxence.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé merde ?? »

Quelqu’un avait répondu ? Il n’en savait rien. Tout tournait. Un bourdonnement sourd l’attirait dans un monde où n’existait plus que lui, ce qu’il avait vécu et cette sensation de choc immonde.

« C’est de la magie noire ? »

Sa voix s’était élevée, il avait levé le sortilège, prononçant son nom pour aiguiller Maxence sans vraiment se rendre compte de ce qu’il faisait. La seconde d’avoir, il se retournait et son estomac se révulsait pour expulser la bile acide qui lui brûlait l’œsophage. Sur ses joues, quelques perles vinrent emporter le sang et la poussière.
Son poing était brisé mais il n’en avait pas encore conscience lorsque sa main se referma sur celle de Mackensie.

Il resterait assis sur une chaise dans l’infirmerie, le regard fixé sur Kezabel, sans un mot, jusqu’à son réveil. Là, il partirait.

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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -    Dim 14 Déc 2014 - 17:32

Il y en a que la peur paralyse, dans le cas de la jeune anglaise, elle avait plus tendance à la révolter qu’autre chose. Cet homme la répugnait, la confortait dans l’idée qu’elle avait eu raison de le fuir des années plus tôt et se retrouver coincée entre ses mains à l’heure actuelle lui filait la nausée. Tout chez lui la dégoutait, ses mots, ses actes… sa façon d’être, son regard malsain et ses allusions perverses à son amie. Trop préoccupée à ne pas le laisser faire, la jeune femme n’avait ni le temps de cogiter sur la question ni sur le fait que tout ça reviendrait la hanter une fois la pression retombée. Elle réaliserait bien assez tôt les horreurs qu’ils avaient subies, et elle aurait tout le loisir d’encaisser plus tard. La poigne de l’oncle enserrait toujours sa trachée, sa langue et ses lèvres glissaient contre sa peau tandis que son souffle la faisait frissonner de dégout. Elle avait eu beau le griffer, le repousser, le frapper, rien n’avait d’effet et elle s’épuisait sans réussir à se débarrasser de lui alors qu’elle appelait Alec dans l’espoir qu’il fasse cesser ce carnage.

Près de la jaune dont le sang maculait le sol dangereusement, la jeune Anglaise le savait en difficulté pour réparer son erreur, mais si elle aurait pu arranger cela en temps normal, elle était bien incapable d’agir même lorsque l’oncle l’avait enfin lâchée. Desserrant sa poigne, les pieds de la jeune femme n’avaient pas réussi à la soutenir tout de suite, et il lui avait fallu quelques secondes pour recouvrer l’ensemble de ses facultés motrices et psychiques. Sa gorge lui faisait mal tandis que l’air peinait à retrouver le chemin de ses poumons et elle se surprit à tousser un temps, l’oncle d’Alec ne s’intéressait plus à elles désormais, bien trop occupé par l’obstacle qui se dressait devant lui. Elle avait mis quelques secondes avant de se raccrocher à la réalité, le regard d’Alec lui semblait à des années lumières de celui qu’elle avait pu côtoyer durant des années, froid et violent, elle en aurait presque frissonné si elle ne le connaissait pas. Elle s’était donc tournée vers Kezabel, sa baguette serrée dans la paume de sa main, prête à agir s’il revenait à la charge, non elle ne le laisserait plus la toucher, ni elle ni Kezabel… Ni Alec même s’il avait visiblement assez de capacités pour se défendre seul, elle ne laisserait plus la peur parler à sa place ! A présent aux côtés de sa camarade de classe, elle peinait à réparer ses erreurs, les sortilèges qu’elle tentait d’exécuter était inefficaces comme bloqués, repoussés par elle ne savait quelle magie qu’elle n’avait nullement appris à maitriser malgré les enseignements qu’elle avait reçus. Le sang ne coulait plus mais le mal était toujours là, s’insinuant la privant peu à peu des dernières forces qui l’habitaient encore.

- J’vais arranger ça, accroche-toi Kezabel. Tu m’entends ?! Maxence va arranger ça…

Elle la sommait de ne pas abandonner, de rester consciente et si ses mots se contredisaient quelque peu, c’est qu’elle était perdue face à tout ça. La violence dont faisait preuve Alec la déstabilisait au même titre qu’elle l’effrayait car si elle avait pu constater à plusieurs reprises ce dont il était capable, il s’était toujours garder de montrer ce visage face à elle. Non pas qu’elle avait peur de lui, non mais la violence n’avait jamais fait partie de son quotidien et si elle avait été forcée de s’y faire à force de côtoyer sa famille, elle n’arrivait pas toujours à l’accepter, même si dans le cas présent elle ne pouvait le blâmer de vouloir détruire cet « homme » ! Tout avait finalement pris fin, l’atmosphère pesante avait laissé place à un sentiment de vide et de fatigue intense. Sans un regard, ni même une attention pour elle, Alec prenait la direction de l’infirmerie. Il la fuyait c’était clair, et c’était soudainement le cœur lourd que la jeune femme l’avait suivi, entrant à son tour dans l’infirmerie pour y trouver Maxence.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé merde ?? »

Alec restait muet, Kezabel frôlait l’inconscience dangereusement et si elle avait voulu fuir loin de tout ça, la jeune Anglaise passa au dessus pour expliquer un minimum les circonstances de ce drame.

- C’est ma faute… C’était un accident, j’ai jamais voulu la blesser…
« C’est de la magie noire ? »

La voix d’Alec s’était élevée et le sortilège avait enfin été levé, permettant à Maxence de pouvoir agir plus facilement, réparant les dégâts qu’elle avait causés. Tentant de garder son assurance et son calme, la Serpentard sentait sa voix trembler tandis que l’estomac d’Alec se révulsait un peu plus loin.

- Surprise d’Halloween…

Maxence comprendrait certainement l’allusion, elle était incapable d’en dire plus, alors qu’Alec venait de lui saisir la main. C’était un sentiment étrange qui venait de l’envahir, celui qui réclamait sa présence à ses côtés, et celui qui lui demandait de fuir, de s’isoler le temps d’encaisser tout ce qu’ils venaient de vivre. Ravalant ses larmes pour un temps, la jeune femme prenait sur elle pour lui, pour être là s’il avait besoin d’elle. Instinctivement, elle l’avait rapproché d’elle, le serrant dans ses bras un temps pour aussi bien s’apaiser que tenter de l’apaiser lui, sans un mot avant de se détacher, l’invitant à s’asseoir. Elle avait fini par s’éloigner, non sans lui offrir un sourire faussé qu’il n’aurait sûrement pas de mal à comprendre, un baiser au coin de ses lèvres. Elle avait besoin d’évacuer, de lâcher prise, et elle ne voulait pas qu’il la voit dans cet état.

- Sa main, il ne dira rien mais si vous pouviez faire quelque chose… je crois qu’elle est brisée.

Non elle ne songeait pas à ses blessures minimes, ça n’était que quelques marques au niveau de son cou, quelques griffures et écorchures, rien de dramatique et elle aurait tout le loisir de faire disparaitre cela un peu plus tard. Remontant un pan de sa robe légèrement déchirée auquel elle n’avait jusqu’ici que peu prêté attention, la jeune femme avait porté son attention sur Alec et son air perdu. Ça la brisait de le voir dans cet état, et d’imaginer ce qu’ils avaient pu vivre n’arrangeait rien à son malaise.

- J’ai besoin d’être seule un instant…

Non elle ne comptait pas fuir très longtemps, d’une parce qu’elle voulait être présente au réveil de Kezabel et de deux parce qu’elle ne voulait pas trop s’éloigner d’Alec mine de rien ! La porte passée, la jeune Serpentard s’était laissée glisser contre le mur, se laissant aller, la pression retombait mine de rien alors qu’elle réalisait qu’en l’espace de quelques minutes, elle avait manqué de tuer une élève de sa classe par accident, manqué de finir entre les mains d’un pervers et que ce même type avait été source de cauchemars pour Alec et Janie durant des années. S’en était trop pour elle, elle craquait et laissait toute sa peine se déverser sans chercher à la contenir un seul instant loin des regards. La tête déposée contre ses mains, les larmes avaient envahi ses joues et les sanglots qu’elle pouvait laisser sortir brûlaient sa gorge irritée alors qu’un sentiment de solitude immense prenait possession d’elle. Tout s’arrangerait, il fallait juste laisser le temps au temps.
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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -    Mer 14 Jan 2015 - 10:33

La douleur est diffuse, brûlante et me donne des nausées. Je n’ai plus réellement conscience de rien, comme si je me trouvais dans un entre deux mondes, un pied de chaque côté à me demander à quel moment je retrouverais une réalité. Je me souviens d’Alec, de Mackensie et de cette illusion qui n’était à la base, qu’un homme. Un homme aux tendances perverses et cruelles ayant détruit la vie d’Alec, ayant tenté de nous salir Mackensie et moi-même. Et maintenant ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je suis fatiguée de ce jeu, fatiguée de ces illusions surgissant à chaque détour de couloirs comme si c’était la chose la plus normale qui se produisait sous nos yeux. Mais ça n’est PAS normal de croiser son bourreau dans un couloir, de croiser sa mère morte un beau soir de Novembre qui vous rappelle sans remord que vous n’avez rien fait pour la sauver. Non, tout ça ne devrait pas avoir lieu. Personne n’a à décider pour nous si nous sommes prêts, si nous devons l’être. Pas après tout ce qu’on en a bavé. J’ai une rage profonde au creux de moi, un désir irrépressible d’hurler. Avec tout ce que l’on s’est pris au visage, il faut que nous recommencions à en baver avec des conneries pareilles…

Je suis allongée sur le sol, je sens les pavés sous mon dos, froid contre les parcelles de ma peau à découvert. Je sens aussi un liquide poisseux s’écouler des plaies. Je tremble. J’ai froid. Je veux dormir, partir loin dans un long et profond sommeil pour ensuite me réveiller au petit matin et y retrouver une normalité, un quotidien de vie sans ombre, sans surprise d’Halloween. J’entends des voix s’élever, probablement celle d’Alec ou de la jeune blonde, je n’en sais trop rien. Je ne sais même plus où nous en sommes, s’ils ont enfin réussi à se débarrasser du bourreau ou si l’horreur continue. Mon épaule me lance, trop fort et le sang qui s’écoule… je ne sais pas à quelle vitesse. Je perçois entre deux battements de paupières le visage d’Alec au-dessus du mien et ses mains sur la blessure, sa baguette tentant peut-être de réparer les dégâts. Et peut-être que ça marche… parce que je sens ma peau se refermer légèrement et mon cerveau sombre de nouveau avant de revenir quelques secondes pour sombrer une nouvelle fois. Faisant des allers retours avec la phase d’inconscience et celle d’une réalité que j’aimerais faire marcher en avance rapide.

- J’vais arranger ça, accroche-toi Kezabel. Tu m’entends ?! Maxence va arranger ça…

J’ouvre difficilement les yeux qui semblent porter sur chaque paupière un poids de 3 kilos et je lâche dans un murmurer entrecouper d’un léger rire. Je la crois, vraiment... mais là tout de suite maintenant, j'ai surtout envie de dormir. Profondément. Et longtemps.

« ‘peut dire que t’es pl’tot maladroite… »

Nouveau ricanement amusé. A croire que je tombe folle mais j’arriverais presque à trouver tout ça drôle. Mackensie n’était pas la dernière de la classe loin de là et le fait qu’elle m’ait amochée est presque surprenant. Je n’arrive pas à lui en vouloir, pas avec ce qu’il vient de se passer. Je ferme les yeux, trop fatiguée pour quoi que ce soit et j’ai la sensation qu’à l’intérieur de ma tête la douleur provoque une palette de couleur psychédéliques. Je me souviens avoir ouvert les yeux quelques secondes, avoir vu de nouveau le visage d’Alec et de sentir mon corps bouger. Puis plus rien. Inconscience profonde. Epuisement totale. Envie insoutenable de partir quelques temps pour y trouver d’autres lumières.

Et je les ai trouvés. Lorsque j’ai ouvert les yeux et qu’une douleur sourde vient me vriller le creux du cerveau, j’ai vu deux visages familiers, presque soulager de me voir consciente. J’ai la bouche pâteuse et mes idées sont en vrac, comme si nous les avions faite exploser pour ne plus jamais qu’elles ne retrouvent un ordre précis. Il me faut une grosse poignée de secondes avant de comprendre ce que l’on me dit et que je ne me souvienne de quoi que ce soit car l’espace d’un court instant, même l’endroit où je me trouvais me paraissait inconnu. Je tente de me relever sur ce qui semble être un lit d’infirmerie mais une douleur lancinante m’électrocute l’épaule où j’y porte instinctivement la main. Ma peau nue était recouverte d’un bandage d’un blanc immaculé, propre.

Mon regard se tourne vers Mackensie et Alec dont je n’ai entendu qu’un brouillon de paroles tant la fatigue semble m’assommer toute compréhension.

« Vous… Vous n’avez rien ? »

Ma gorge est sèche, atrocement sèche au point d’avoir la sensation d’avoir un cactus au creux des amygdales. Je suis un peu paumée et je tente de remettre de l’ordre dans tout ça, inconsciemment je chercher Riley du regard.

« J’pourrais avoir… un verre d’eau ? silvouplai. »

Je tousse pour m’éclaircir la voix, essayant tout de même de me relever un peu et de m’adosser contre l’oreiller et la tête de lit, sans manquer de grimacer. La douleur est beaucoup moins forte que dans mes souvenirs mais je suppose que je dois ça aux miracles de la médecine et du talent des infirmiers d’ici. Je me frotte le front, essayant de garder les yeux ouverts pour leur faire face, à mes deux compagnons de galère, avec qui j’ai vécu un véritable cauchemar. Je suis soucieux de la santé mentale et physique d’Alec et de Mack mais ils ne semblent pas être blessés, du moins à première vue.

« Comment ça s’est terminé ? »

Est-ce qu’Alec a pu enfin lui faire face et renvoyer son cauchemar là d’où il vient ? Mes yeux vont vers Mack et de ma main valide je lui attrape la sienne, effectuant une légère pression sur ses doigts pour lui faire comprendre que non, je ne lui en veux pas, trop épuiser pour tenir un long discours sur le fait qu’elle ait simplement voulu m’aider. C’était le cas, elle ne m’a pas non plus crevé un œil et je ne suis pas amputé du bras alors peu importe, non ? Faible sourire de ma part à son attention et je conserve ses doigts au creux de ma paume.

A croire que les évènements de ce genre, rapproche toujours un peu.
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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -    Dim 18 Jan 2015 - 13:48

L’angoisse avait fait face à la rage. Cette violence froide et sourde qui n’avait jamais cessé de faire partie de lui. Elle n’était pas toujours là. Elle attendait simplement son heure, brûlant doucement au creux de son organisme pour lui donner la force quand il le fallait de refuser de rester au sol, de se redresser et de ne pas laisser passer certaines choses. D’avancer peut-être, simplement. De ne pas craquer. De ne pas tout lâcher. Cette colère là, elle était sortie à sa manière quand il était petit. Elle avait fait son chemin, déclenchant toujours sur lui pire que ce qui l’avait allumée. Mais elle ne s’était jamais éteinte, elle n’avait fait que grandir, devenir puissante, au fur et à mesure des années. Mais il avait apprit à la contrôler, à ne la laisser s’exprimer que lorsque le reste foutait le camp. C’était son courage à lui, sa façon d’aller face aux coups la tête haute. Sa façon d’affronter ce qu’il n’aurait jamais dû connaître. Alors non, Mack ne l’avait pas vu souvent puisqu’elle n’avait jamais réellement eu affaire à ce qui avait pu le tuer à une certaine époque. Il s’était souvent montré mauvais ou emporté, c’était vrai et ça venait justement de cette colère qu’il ne savait pas toujours parfaitement gérer. Ça venait aussi de son éducation qui lui expliquait que personne ne le valait. Personne ou presque puisque, finalement, à chaque fois qu’on le rabrouait, il se sentait la pire des merdes. Donc finalement, il avait du mal à faire la part des choses. Mais réellement, il n’avait jamais tellement perdu pied face à elle. Mais là il en avait eu besoin. Là le reste de son corps et de son esprit lâchait simplement prise. C’était trop, trop de ce qu’il pouvait encaisser. Seule cette violence sourde qu’on lui avait inculquée savait prendre le relai. Etait-ce ainsi que Logan affrontait ce qui lui tombait sur la gueule et qu’il ne savait gérer ? Y avait-il simplement quelque chose qui le dépassait ? Ça, le jeune homme n’en savait rien mais, dans son cas, oui, il y avait des choses qu’il n’arrivait simplement pas à affronter calmement et avec intelligence. Alors, il se servait de la dernière puissance qu’il connaissait. Celle qui rendait son regard sombre et glacial, celle qui lui permettait de traverser les flammes en fixant droit dans les yeux son père. Celle qui lui permettait de ne pas flancher. Et c’était ainsi qu’il avait prit Kezabel dans ses bras, évitant volontairement le regard de Mack. Parce qu’en une fraction de seconde, il savait qu’il perdrait cette colère et qu’il chuterait. Et il fallait qu’il tienne encore un peu. Juste un peu. Kezabel devait arriver à l’infirmerie et rapidement pour être prise en charge par quelqu’un à l’esprit plus clair et aux compétences plus nettes. Alors c’était là-dessus qu’il s’était focalisé.

Ainsi, une fois arrivé à l’infirmerie, il n’avait plus envie de rien. Il avait posé la jeune femme avec précautions sur le matelas avant de lâcher prise, sentant son estomac se révulser sous le stress de la situation. Les images ne cessaient de le marteler. Les cris, les pleurs. Son regard, son sourire. Et son courage à elle. Un courage qui avait fini par flancher, laissant place au vide. Plus de Janie, plus de protection. Plus rien. Sauf la rage.

- C’est ma faute… C’était un accident, j’ai jamais voulu la blesser…
« C’est de la magie noire ? »

Raccrochant quelques secondes, il avait donné le nom des sortilèges d’une voix éraillée, éteinte. L’instant suivant, il ne faisait déjà plus attention à ce qui se disait. Il se reposait totalement sur Mack en cet instant et en avait parfaitement conscience. Celle qui avait apporté un peu de douceur dans une existence qui le révulsait n’avait en cet instant pas son soutien. Et pourtant il savait qu’elle en avait besoin. Il savait qu’elle aurait voulu qu’il lui montre qu’il était là, désolé, solide. Mais en cet instant, il n’était rien de tout ça. En cet instant, la fatigue menaçait de le terrasser, mais elle ne pouvait s’exprimer car la rage battait encore dans ses tempes, tentant de masquer difficilement ses angoisses pourtant bien palpables.

Inspirant profondément, il avait tout de même cherché à se forcer. Se redressant, après s’être rincé le visage, il s’était rapproché de la belle blonde avant de prendre sa main alors que Maxence s’afférait. Pourtant, il ne pouvait pas lui rendre le regard qu’elle recherchait. Il ne pouvait pas, simplement.
Ainsi, elle avait fini par le faire s’assoir et ils s’étaient tus le temps que Maxence termine ce qu’il avait à faire et que tout semble rentrer doucement dans l’ordre. Les pieds callés sur sa chaise, le garçon avait fini par perdre son regard au loin, ne sachant lutter contre ce qui lui revenait en pleine face. Cet homme, la façon dont il avait finalement disparu, cette rage mais surtout la peine et la panique qui ne faisaient que revenir en trombes.  
Maxence n’avait rien dit, se contentant de le fixer avec inquiétude. Il n’aurait probablement pas pu le toucher de toute manière.

Ainsi, c’était en entendant quelque chose tomber non loin de lui qu’Alec avait sursauté, recherchant immédiatement Mack du regard. Comme si une lampe au sol pouvait la mettre en danger. Comme si ça aurait pu paraître menaçant pour lui-même.
Lui adressant un petit sourire probablement couteux, la jeune femme s’était approchée de lui, l’embrassant au coin des lèvres avant de s’éloigner. Besoin d’être seule, très probablement. C’était donc avec un frisson désagréable qu’il l’avait observée aller dire quelques mots à Maxence avant de sortir de la pièce, son corps recherchant sa propre chaleur, comme pour se rassurer.

En silence, il s’était contenté de fixer la porte close, une boule grossissant dans sa gorge.
Il ne voulait pas qu’elle voit ça, qu’elle sache ça, ne serais-ce qu’elle pense à ça ou qu’elle ait à faire avec ce monde dont il cherchait pourtant à la protéger. A vrai dire, il aurait cherché à tenir tous ceux qu’il pouvait éloigner de cet univers qui n’avait rien d’avenant, le sien. Et pourtant, ce qu’il s’était passé aujourd’hui prouvait son incapacité complète à protéger les autres, à l’instar de ce qu’il s’était passé pour sa sœur. C’était donc les mâchoires serrées qu’il s’était tourné quelques instants vers Kezabel, toujours inconsciente sous les draps que Maxence était en train de poser sur elle. Propre, désinfectée et soignée autant que faire se peut, elle restait l’image même de ce qu’il aurait voulu éviter. C’était lui qui, pourtant, plusieurs semaines plus tôt l’avait sortie d’un mauvais pas. Lui qui lui avait donné des conseils. Lui qui s’était énervé aussi. Pourtant, malgré la volonté de la protéger de ce genre de situations, c’était bien lui qui l’avait mise dans cet état. Pas Mack. Encore moins son oncle. Même pas Logan dans le fond. Juste lui.

« Hey. »

Sursautant, il avait reporté un regard dur vers Maxence qui s’était approché de lui, attirant son attention un peu trop soudainement à son goût. Un relent de violence était grimpé dans chaque fibre de son être et le regard qu’il avait lancé devait être largement assez explicité. Maxence avait d’ailleurs eu un petit mouvement de recul, doux, histoire de lui laisser plus de place, de toute évidence.

« D’accord… Dis-moi, est-ce que tu serais d’accord pour que je m’occupe de toi maintenant ? Que je vérifie que tout va bien. »

Il lui avait fallu un instant avant de répondre, comme si la voix caverneuse qui avait fini par sortir n’avait plus rien de naturelle en cet instant. Comme si parler était un effort surhumain, qu’il n’avait jamais apprit à utiliser cette faculté quotidiennement.

« Nan.. ça va aller. »

Sec, froid, mal-aimable. Il s’en contrefoutait.

« Okay.. »

Maxence avait hésité à en rester là pour finalement changer d’avis et insister.

« Écoutes, ça ira pour elle. Et Mack est assez inquiète comme ça. Si au moins tu pouvais être en bonne santé physique, ça pourrait aider tout le monde, tu ne penses pas ? »

Tient donc, soudainement, sa santé est digne d’intérêt. Quoi qu’il prenne le biais de Mack pour faire passer l’idée qu’il pouvait être soigné. Il y avait quelques temps pourtant, il n’était pas digne de rester auprès de son cousin non ? C’était donc avec une certaine colère qu’il avait de nouveau fixé l’infirmier, haïssant l’idée de se laisser faire, palper, toucher.
Presque brusquement, il avait donc simplement tendu sa main qui lancinait lointainement. Elle aurait fait mal, très mal probablement, mais plus tard. Autant améliorer ça tout de suite. Son regard devait être assez explicite puisque Maxence s’était occupé de sa main, la soignant de quelques coups de baguette, lui donnant quelque chose à boire avant de lui bander la main. Il ne fit rien de plus, comprenant manifestement qu’Alec ne le laisserait pas faire.

Il lui fallait de l’espace en cet instant et, s’il n’y avait pas eu autant de dégâts par sa faute, il se serait déjà éloigné.
Cherchant à focaliser, finalement, son attention sur autre chose, le jeune homme avait écouté Maxence parler doucement à une jeune femme, lui expliquant qu’il faudrait passer le baume qu’il avait en main sur les contusions des jeunes gens pour qu’elles s’effacent. Ce baume, il avait fini par le poser, expliquant qu’il supposait qu’il valait mieux  qu’une femme se charge de soigner Kezabel, inconsciente tandis qu’il proposerait aux deux autres de le faire eux-mêmes. Certains semblaient quelques peu réactifs.
Ça devait être lui ça.
Cependant, il doutait que Mack se laisse papouiller via une potion malodorante en ce moment. Pas par n’importe qui. Pas après avoir été agressée comme ça avait été le cas. Son corps bloqué entre le mur et ce porc lui revenait à l’esprit. Son regard, sa voix étouffée. Sa force de ne pas accepter ce qu’il se passait.

Fermant quelques secondes les paupières avec tellement de violence qu’il avait fini par voir quelques étoiles danser, il s’était finalement levé pour aller prendre le pot, toujours à côté de Maxence. Sans un mot, il était sorti dans le couloir pour rejoindre une Mack qui s’était calmée comme elle le pouvait. Cela faisait un bon moment qu’elle était ici à présent et en la voyant, Alec sentait distinctement un poids presser sa poitrine comme s’il cherchait à l’écraser. Les lèvres pincées, inspirant doucement, il s’était agenouillé à ses côtés, posant de nouveau sa main valide sur la sienne, tentant doucement de lui sourire. A vrai dire, ce qui avait abouti ressemblait plus à une grimace mal effectuée mais bon, l’idée y était. Il aurait pu dire un grand nombre de choses mais, honnêtement, là, il n’aurait ni su, ni pu trouver les mots. Il n’avait simplement pas envie d’entendre de nouveau le son de sa propre voix, persuadé que s’il faisait ça, ça provoquerait quelque chose qu’il n’apprécierait pas. Comme si c’était la dernière faible petite barrière qui lui restait avant de finir dans le même état que Mack, probablement roulé en boule dans un coin. Alors il ne parlait pas.

Il s’était contenté d’ouvrir le petit pot et de s’occuper des marques qui apparaissaient graduellement sur la peau fine de la jeune femme. Sa faute.

Sa faute.

Ce ne fut qu’à cet instant que toute colère disparu de son regard. Juste du remord, trop pour qu’il puisse le dissimuler cette fois. Pas à chaud.

Quelques temps plus tard, il était de retour dans l’infirmerie, s’asseyant au bout du lit de Kezabel, ramenant un genou contre lui, se forçant à laisser une jambe pendre mollement pour ne pas avoir cette position d’enfant martyr qu’il haïssait.
Ainsi avait commencé l’attente.

Régulièrement, il lançait des regards vers la jeune femme, persuadé qu’il l’avait sentie bouger, persuadé qu’elle avait émis un son. Mais non.

Il fallu encore près de vingt minutes pour qu’elle émerge réellement. Il n’avait pas pensé à aller chercher quelqu’un qu’elle connaissait. A vrai dire, il n’avait pas pensé à grand-chose hormis ce qu’il venait de ce passer et ce qui était arrivé dans le passé. Ainsi, lorsque la jeune femme avait ouvert les yeux et semblé chercher quelqu’un d’autre qu’eux dans la pièce, il n’avait pas réagit tout de suite qu’elle aurait pu avoir besoin de quelqu’un d’autre à son chevet.

« Vous… Vous n’avez rien ? »

Soulagé. Elle ouvrait les yeux, avait échappé au pire et c’était le mieux qu’ils avaient pu faire. En cet instant, ça lui semblait déjà beaucoup et pourtant tellement dérisoire. Ce genre de choses n’auraient même pas dû arriver. Il secoua négativement de la tête. Non, il n'avait rien. Elles étaient probablement toutes deux plus blessées physiquement que lui et ça le tuait.

« J’pourrais avoir… un verre d’eau ? silvouplai. »

Il n’avait pas bougé. Pas réagit était plus juste d’ailleurs.
Au bout de quelques instants, sa main était simplement retournée se poser sur le tibia de la jeune femme, à travers le drap, exerçant une pression douce alors que son pouce exerçait un petit mouvement sans qu’il s’en rendre réellement compte.
Elle était dans cet état par sa faute. Pas parce que Logan avait lancé un jeu débile pour leur prouver qu’ils étaient tous des imbéciles écervelés mais simplement parce qu’il était incapable de protéger les autres et de prendre du recul par rapport aux évènements du passé.

« Comment ça s’est terminé ? »

Là non plus, il n’avait pas répondu, son regard de nouveau dans le vague. Ce n’était qu’après quelques secondes qu’il avait fini par se redresser.

« Je suis.. profondément désolé de ce qu’il s’est passé. »

C’était tout. Tout ce qu’il avait réussi à sortir. Il y aurait eu tellement à dire pourtant..
Mais ça, il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas parler naturellement ou même affronter leurs regards. Il se sentait immonde en cet instant, incapable et insignifiant. Fautif. Affreusement et profondément coupable, responsable, condamnable.
Le monde lui semblait tourner autour de lui alors qu’il se levait finalement, évitant leurs regards.

« Désolé. »

Sans rien attendre, il était sortir, fuyant, s’échappant plus qu’autre chose. Il lui fallait prendre l’air, d’urgence. Les yeux secs, il lui semblait qu’il lui fallait courir jusqu’au bout du monde pour tenter de faire sortir ce qui se battait en lui, tentant de le déchirer de l’intérieur. La peur, l’angoisse, la rage, la colère, la salissure, le vice, l’imperfection de son être. La culpabilité, violente, étouffante, dévorante.

Partir. Être seul. Avoir assez d’espace pour sembler pouvoir respirer. Mais assez d’espace, cela n’existait pas. Même dans le grand manoir des Rivers, seul entre ces murs froids, il n’avait jamais eu assez d’espace. Même lorsqu’aucun bruit ne venait troubler la vieille demeure et qu’aussi profondément qu’il puisse chercher, il ne trouvait que solitude, il n’y avait pas assez d’espace.

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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -    Dim 1 Fév 2015 - 22:44

« ‘peut dire que t’es pl’tot maladroite… »

La jeune Serpentard n’avait pu s’empêcher de sourire à la remarque de la Poufsouffle. Malgré son état, elle trouvait encore le moyen de plaisanter pour la faire déculpabiliser. Tâche loin d’être aisée, il fallait au moins l’admettre et si Kezabel semblait ne pas lui en tenir rigueur, la jeune femme s’en voulait d’avoir ainsi foiré son coup. D’autant qu’elle peinait à réparer son erreur, à croire qu’il ne lui restait rien de son éducation. Elle aurait voulu s’excuser auprès d’elle, lui dire qu’elle était désolée mais rien ne sortait tant la situation la déstabilisait.

Une fois à l’infirmerie, la jeune Serpentard avait pris sur elle, avait pris les choses en main pour soulager Alec qui semblait ailleurs, voire à des années lumières ressassant à coup sûr les évènements qui venaient d’avoir lieu. Elle prenait la faute sur elle, car après tout c’était elle qui avait balancé ce sortilège, elle qui avait mine de rien manqué sa cible et avait certainement manqué de peu de tuer Kezabel par la même occasion. Après un temps, voyant qu’une accalmie se profilait à l’horizon, la jeune femme avait préféré s’éloigner un temps, elle savait qu’Alec n’allait pas bien, qu’il aurait certainement préféré la garder près de lui mais dans l’état actuel, elle avait juste besoin de laisser sortir ce trop plein de pression à l’abri des regards et en particulier de celui d’Alec. Kezabel était toujours inconsciente, elle ne pouvait donc rien faire pour le moment alors elle avait franchi la porte ne tenant pas très longtemps avant de s’effondrer littéralement.

Elle ne pouvait s’empêcher de songer à Alec et Janie entre les mains de cette ordure. Ne pouvait s’empêcher de repenser aux larmes de son amie qu’elle avait surpris parfois et qu’elle s’était empressée d’effacer en mettant un joli sourire faussé. Elle avait toujours pensé que les maux provenaient de coups, de paroles comme ça avait souvent été le cas, la vérité était amère et la jeune femme sentait la nausée l’envahir au même titre que la rage de vouloir voir cet enfoiré six pieds sous terre ou même sous la torture du doloris s’il le fallait ! Aucun sortilège ne serait, de toute façon, assez cruel pour égaler la souffrance qu’il avait pu infliger à des enfants ! De longues minutes s’étaient écoulées avant qu’elle n’entende la porte qui la coupait du monde s’entrouvrir. Le sursaut qu’elle avait fait prouvait à lui seul que malgré ses efforts, la jeune Serpentard n’avait pas réussi à se calmer pleinement et qu’elle restait sur le qui-vive, prête à brandir sa baguette et à envoyer valser quiconque chercherait à s’approcher d’elle sans son accord. Son état de tension était néanmoins descendu d’un cran en voyant Alec passer la porte pour s’approcher d’elle.

La jeune femme l’avait laissé faire, même si elle cherchait à lui éviter la vue de son malaise, elle ne refusait pas sa présence au contraire. Il restait celui qu’elle voulait près d’elle. L’espace d’un instant, elle crut qu’elle allait céder et craquer de nouveau en voyant les efforts qu’il faisait pour être présent alors qu’il ne devait vouloir qu’une chose : fuir et être seul. Il n’avait pas prononcé un seul mot, n’avait pas besoin, elle lisait cette culpabilité dans son regard, il s’en voulait et la voir dans cet état ne devait pas améliorer les choses. Se forçant à sourire, la jeune femme rêvait de pouvoir faire disparaitre ce sentiment qui le hantait alors qu’il s’occupait de ses blessures.

- J’vais bien Alec. Tout ça c’est rien, j’suis juste un peu secouée… J’vais bien ! Arrête de t’en vouloir s’il-te-plait…

Elle n’aurait pas de réponse, elle le savait mais elle avait eu besoin de prononcer ces mots. Non elle ne le tenait pas pour responsable de tout ça. Le seul responsable était le créateur de ce jeu stupide ! Celui qui avait défini les règles et fait en sorte qu’une personne seule devait détruire l’illusion ! Elles n’avaient absolument aucun impact sur l’issue du combat, les dès avaient été truqués dès le début pour que tout ça se déroule de cette manière et pour qu’elles soient touchées de la sorte. Ca devait faire partie de ce jeu sadique, cette prise de conscience de leur faiblesse… A quelques reprises, la jeune Anglaise n’avait pu réprimer une grimace malgré la douceur évidente d’Alec, certains coups avaient été plus violents que d’autres, mais elle s’en remettrait. Ca n’était rien que quelques hématomes, rien de dramatique en soit !

Lorsqu’il était retourné dans l’infirmerie, la jeune femme lui avait rapidement emboité le pas. Reprenant contenance, elle endossait pleinement le rôle de celle capable de gérer en temps de crise. Elle aurait le temps de ressasser, le temps d’encaisser et de poser des mots sur ce qu’elle pouvait ressentir. Kezabel avait fini par émerger, doucement mais elle était revenue semblant chercher quelqu’un d’autre.

« Vous… Vous n’avez rien ? »


La jeune femme avait confirmé, elle n’avait rien, ses plaies cicatriseraient bien vite, les hématomes disparaitront avec le temps. Elle avait juste besoin de temps.

« J’pourrais avoir… un verre d’eau ? silvouplai. »

La belle s’était empressée de le lui rapporter, elle culpabilisait quoi qu’on en dise. C’était elle l’auteur du sortilège, elle qui n’avait pas su contrôler ses gestes et maitriser un sortilège qu’elle avait pourtant appris à maitriser par le passé. Elle aurait voulu faire plus, l’aider à aller mieux mais elle ne voyait pas vraiment quoi faire. Ils avaient l’air fin tous deux. Culpabilisés pour une chose dont ils n’étaient pas maîtres…

« Comment ça s’est terminé ? »


La main de la poufsouffle avait gagné la sienne, tentant de la rassurer, de la déculpabiliser mais ça ne marchait pas comme ça. C’était ce moment qu’avait choisi Alec pour se redresser.

« Je suis.. profondément désolé de ce qu’il s’est passé. »

Le cœur de la jolie blonde venait de se serrer dans sa poitrine alors qu’elle entendait sa voix emplie de culpabilité et de détresse.

« Désolé. »

La porte était franchie, sans un regard et la jeune Anglaise n’avait même pas cherché à le retenir. Elle s’étonnait déjà qu’il soit resté si longtemps auprès d’elle, alors qu’il ne devait avoir qu’une envie : s’isoler pour digérer le tout sans regard. Les voir lui rappeler sa culpabilité, même si aux yeux de la jeune femme il n’avait rien à se reprocher ! Elle lui laisserait le temps qu’il faut, comme elle l’avait toujours fait avant d’entrer de nouveau dans son cercle.

- Il l’a fait disparaitre… Tout est redevenu calme d'un coup. Comme si rien ne s'était passé.

Mais à quel prix ? Est-ce qu’il se sentait mieux après ça, se sentait-il libéré d’un poids d’avoir affronté ses craintes ? Tout ça n’avait strictement servi à rien, si ce n’est les miner un peu plus ! Reportant son attention sur Kezabel, la jeune femme lui avait souri, ne lâchant pas vraiment son étreinte.

- Est-ce que j’peux faire quelque chose pour toi ? Aller chercher quelqu’un peut être ? Kezabel j’suis sincèrement désolée pour ça. J’sais pas ce qu’il s’est passé… J’aurai pas dû employer ce genre de sortilège ! C’était débile, j’aurai pu te tuer…

Un jour peut-être, la culpabilité s’effacera. Pour le moment, tout ça était encore trop frais. Les blessures trop fraiches à n’en pas douter !

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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Come here child, I've got some sweet things - Mack, Keza -    

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