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 I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim

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MessageSujet: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Mer 30 Juil 2014 - 13:01

Vendredi 14 Novembre 2014 – Après le repas du soir
I’m a banana, look at me move !

Kim & Enzo

Vendredi matin : Grasse mat’, le pied. Je suis plutôt du genre matinal et en général je me lève même relativement tôt pour pouvoir aller courir et/ou surfer avant les cours mais étant donné que je commence à 11h ce matin et que je suis relativement crevé, j’en profite un peu. Seul bémol, Kyle est en cours. J’aurai préféré l’avoir avec moi pour profiter un peu de lui mais tant pis, on se rattrapera ce week end. Enfin j’espère. Je le sens un peu … comment dire ça … y a un truc qui cloche mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. En y repensant ça fait un moment que je ne l’ai pas vu dessiner et ça c’est clairement pas normal mais encore une fois, qu’est ce que je peux faire ? Il ne me dit rien et j’ai peur de faire pire que mieux en le confrontant alors je fais comme j’ai l’habitude de faire : Le guignol, entre deux séances de câlins, histoire de lui changer les idées comme je peux quand on se voit. Cameron est là aussi, peut être qu’il préfère se confier à son ami, ce que je peux comprendre dans le fond, donc j’essaie de rester à ma place même si ça n’est pas facile tous les jours, ni toutes les nuits. Est-ce qu’il pense vraiment que je ne me rends pas compte qu’un truc ne tourne pas rond chez lui ? Enfin bref, on fait avec, mais s’il devient trop absent, trop distant, etc … Là j’irai directement droit au but. Pour l’instant je lui laisse un peu de temps et d’espace si c’est ce dont il a besoin.

Je fini par me lever pour aller en Potion, la journée se passe normalement et tranquillement. Botanique et Métamorphose dans l’après midi, liberté de 18h à 19h donc j’en profite pour … ne pas faire mes devoirs parce que merde, être un bon élève c’est bien mais de temps en temps c’est encore mieux de débrancher donc je monte en quatrième vitesse prendre mon sac magique et redescend exactement de la même manière pour rejoindre mon spot et taper quelques vagues. Le bonheur, la tête vide pendant une heure, et puis direction la Grande Salle où tout le monde est déjà installé. En arrivant je croise un visage familier, une personne avec qui le premier contact deux jours plus tôt a été … comment dire … un peu froid, raté, ou quelque chose dans ce goût là. Pourtant c’est un grand sourire que je lui offre, avec toute ma bonne humeur qui s’exprime. Merci l’endorphine après un bon ride pour finir la semaine ! Je suis sur mon petit nuage.

« Salut Kim ! »

Et puis là ça fait tilt dans ma tête, je me souviens, parce que oui je l’admets ça m’était sorti de l’esprit. Alors la tête penché sur le côté, un sourire en coin et les yeux plissés dans un regard malicieux …

« Garde un peu de place pour le dessert. »

Et ouais, ce soir c’est LE soir … :hin: Enzo, tu sors Rolling Eyes Euh non, je rentre, dans la Grande Salle je veux dire, parce que j’ai méchamment la dalle ! Direction la table des Rouges ? Non, direction Kyle et Cameron, sauf si je sens que je dérange mais c’est pas le cas donc je m’installe et prends mon repas avec eux. Une fois terminé je me lève, attrape mon sac que je n’ai pas eu le temps de déposer dans le dortoir en revenant du Lac et capte l’attention des gars.

« J’ai un truc à régler avec une fille de ma maison, mais je vous rejoins après ? »

Regard légèrement intrigué de leur part puis finalement je n’obtiens qu’un signe de tête légèrement absent. Hum, ok. Peu importe. Je vais vivre ma vie, vivez la votre et à un de ces quatre.

« J’vous ramène une surprise en redescendant, si j’arrive à faire ce que je veux faire. »

Et je m’en vais comme un Prince. Ou pas. Enfin je reprends ma route quoi, direction les cuisines ou je passe un peu trop de temps en ce moment je crois bien … La dernière fois c’était hier et pour une heure de colle, sans compter les points que j’ai fait perdre à Gryffondor après la mini esclandre dans la Grande Salle hier matin. C’est vrai qu’appuyer sur la tête d’un de ses petit camarades pour lui mettre la tête dans son assiette c’est … parfaitement mérité parce que c’est un sale con mais passons. Les Rouges peuvent bien faire la gueule, tant pis, j’en ai marre de l’entendre faire des commentaires cet espèce de crétin. Bref, on n’est pas là pour ça mais pour tenir une pseudo promesse. C’est pas tant que je me sente obligé, j’en ai juste envie, comme ça, parce que ça sort du quotidien, etc … Donc je me débrouille comme je peux, je demande un coup de main aux Elfes qui m’aident à trouver ce que je cherche et je sors de là avec quatre bananasplit, ou en tout cas des trucs qui y ressemblent. Le tout posé sur un plateau, glacé et protégé par un sort pour ne pas que ça fonde en route, et dissimulé magiquement pour ne pas que tout le monde me voit me balader avec ça dans le château. Je suis plutôt fier du résultat, au moins visuellement, même si c’est forcément un peu brouillon mais on s’en tape, c’est pas ça qui compte et puis c’est pas un concours de toute façon. Juste un délire. Direction la Salle Commune !

Quand j’arrive la demoiselle est près de la cheminée entrain de lire ou réviser ou je ne sais trop quoi, elle a l’air concentré en tout cas, et elle est seule. J’arrive donc et me pointe, laisse tomber mon sac par terre, m’assoie sur la table basse – c’est pas fait pour ça Enzo. Je sais – histoire d’être face à elle et j’annule le sort de dissimulation si bien que les coupes apparaissent sur le plateau entre Kim et moi.

« Et voilà, Madame est servie. Promesse tenue. »

Nouveau coup de baguette pour ne libérer deux du sortilège qui les maintient au froid, en tend une à ma camarade, en prend une pour moi et je lance à nouveau les sorts de protection sur les deux autres que je garde pour Kyle et Cameron. S’ils n’en veulent pas … je les filerai à quelqu’un d’autre, c’est pas grave. Ça fera toujours des heureux ou des heureuses, j’en doute pas.
Je lui donne une petite cuillère que j’ai piquer en cuisine et attend qu’elle goûte avant de me lancer à mon tour. Non je n’ai pas empoisonné la glace. Ok ça ne s’est pas super bien passé et je l’admets elle m’a sans doute agacée autant que je l’ai agacé, on ne s’est pas compris, etc … Mais peu importe.

« Alors, verdict : J’suis bon à marier tu crois ? »
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MessageSujet: Re: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Sam 2 Aoû 2014 - 8:07

Vendredi 14.11.2014
Après le repas du soir

Il n'y avait pas à dire, les repas étaient très bons à Poudlard. Merci les elfes de maison ! En fait, ils étaient même tellement bons que Kim devait faire attention à ne pas trop manger, car son handicap faisait qu'elle ne pouvait pas dépenser ses apports alimentaires. Elle avait déjà assez pris de poids comme ça, elle ne tenait pas à finir obèse. Elle savait bien qu'elle n'aurait pas pu empêcher son corps de s'arrondir comme il l'avait fait, car c'était tout simplement incontournable, vu son handicap. Si elle avait maladivement voulu garder sa silhouette, elle n'aurait pu y parvenir qu'en arrêtant quasi-totalement de manger, c'était idiot. Donc voilà, un peu d’embonpoint était inévitable, elle le savait et le supportait assez bien vu qu'elle n'était pas le genre de fille à se prendre la tête pour son apparence physique, mais elle prenait tout de même soin de son corps, et faisait donc plus attention qu'avant à ce qu'elle mangeait et à combien elle en mangeait. C'était une des choses qui avaient changé, dans son caractère, depuis qu'elle avait eu cet accident qui lui avait fait perdre l'usage de ses jambes. Jamais avant, elle ne se serait compliqué la vie avec des restrictions, quelles qu'elles soient, mais comprenant les restrictions alimentaires. Ça ne lui ressemblait pas. Elle passait vraiment pour l'ado je m'en foutiste. Mais que voulez-vous, il fallait bien qu'elle s'adapte, qu'elle s'approprie son handicap, et la surveillance de son alimentation faisait partie de cette adaptation. Pendant un certain temps, ça lui avait fait mal au cœur de devoir s'interdire les bonnes choses qu'elle voyait en libre-service sur les tables, mais cette période là était révolue. Enfin, bien sûr que ça ne la laissait pas de marbre que de voir tout ce qu'elle aurait pu goûter ou reprendre, surtout si ça avait l'air bon, mais voilà, elle se contentait de manger juste assez pour satisfaire sa faim, sans débordement, différenciant bien la faim de la gourmandise. Elle finissait donc souvent bien plus tôt que la plupart de ses camarades rouges, d'autant plus qu'elle ne perdait pas de temps à discuter avec des amis vu qu'elle n'en avait pas. Enfin, il y avait Thomas, et quelques autres gens de son année, mais voilà, elle ne participait pas vraiment aux discussions. C'était de sa faute, elle ne disait pas le contraire. C'était un peu comme si elle n'était pas prête pour se faire de nouveaux amis. C'était pas son but. Elle avait bientôt fini son assiette, et allait passer au dessert, quand elle vit le garçon de l'autre jour passer devant elle. Il était tout souriant, et automatiquement, ses lèvres à elle s'étirèrent elles-aussi, sans raison particulière, mais simplement parce que la bonne humeur du jeune homme était communicative. Malgré leur première rencontre un peu ratée, elle avait eu l'impression qu'ils auraient pu bien s'entendre, qu'ils se ressemblaient un peu sur certains points, et puis, il était une des rares personnes avec lesquelles elle avait discuté vraiment, donc forcément, sa bonne humeur l'atteignait. Par contre, elle ne s'attendait clairement pas à ce que le sourire du garçon lui soit dédié, et encore moins à ce qu'il la salue, ce qui lui fit plaisir.

« Salut Enzo ! »

répondit-elle, d'une voix enjouée. Et elle pensait que ça s'arrêterait là, qu'il ne faisait que passer et qu'il avait dû la voir sourire, ce qui lui aurait donné envie de lui dire bonjour. Mais là encore, elle fut surprise, quand elle l'entendit enchaîner, lui conseillant de garder un peu de place pour le dessert. Non, elle n'avait pas oublié qu'il lui avait promis des bananasplits, mais voilà, elle ne pensait pas qu'il les lui ramènerait si tôt, et qu'il s'y prendrait de cette manière pour la prévenir. Continuant à sourire, elle esquissa un salut militaire en se raidissant et répondit.

« Oui chef ! »

Puis il s'éloigna, et elle réalisa qu'elle n'avait donc plus besoin d'hésiter pour choisir parmi les nombreux desserts proposés par les Elfes de maison, puisqu'elle en recevrait un fait exprès pour elle. Ça voulait donc dire qu'elle avait fini de manger, et qu'elle pouvait quitter la table. Chose qu'elle ne fit pas pendant encore une dizaine de minutes, pour ne pas trop se faire remarquer. Elle discuta donc un peu, poliment, avec ses voisins-voisines, ou plutôt les écouta parler tout en casant quelques répliques pour ne pas paraître désintéressée. Mais au bout d'un moment, elle finit par prendre congé. En temps normal, elle se serait probablement dirigée vers le parc, mais ce soir, Enzo devait la rejoindre. Elle ne savait pas encore quand, mais le lieu le plus probable pour leur rencontre était la salle commune de leur maison. Ce fut donc là bas qu'elle se rendit, et sortit des devoirs et de la lecture. Les cours de droits étaient ceux qu'elle trouvait le plus difficiles, et en plus de ça, c'étaient ceux qui donnaient le plus de devoirs. Des livres à lire, des articles à connaître par cœur, des dissertations à faire... c'était vraiment pas son truc. En fait, rien dans les matières obligatoires de sa première année à l'uni n'était son truc. Elle commencerait presque à se demander si elle avait bien choisi son cursus. Mais c'était comme ça, Poudlard mettait les droits, lettres et défense ensemble, ils divergeraient plus tard, et d'ici là, il allait falloir qu'elle s'adapte et qu'elle fasse profil bas en travaillant de son mieux. Heureusement, il y avait les cours optionnels, qui rajoutaient un peu de pratique à tout ça, en attendant la vraie pratique qui arriverait dans quelques années. Si elle n'abandonnait pas entre-temps par manque de motivation. Parce que là, ça ne faisait que trois mois qu'elle était à l'uni de Poudlard, et même si elle restait assez assidue et déterminée, elle avait encore plein de temps pour perdre sa motivation en cours de route. Absorbée dans sa lecture tout sauf passionnante mais demandant beaucoup de concentration, elle ne vit pas Enzo rentrer, et le bruit de son sac qu'il laissa tomber par terre la fit presque sursauter. Il s'assit sur la table basse qui lui faisait face, lui évitant de devoir manœuvrer pour se tourner vers lui. Elle lui sourit à nouveau, passa une main dans sa tignasse rousse, et tout à coup, elle vit apparaître un plateau avec quatre coupes dans lesquelles se trouvaient des bananes accompagnées de chocolat.

« Et voilà, Madame est servie. Promesse tenue. »

Son sourire s'élargit, et elle posa son livre sur le sac de cours qui reposait à ses pieds, ou plutôt à ses roues. Il lui tendit une des coupes ainsi qu'une petite cuillère, et elle ne se fit pas prier deux fois pour goûter le dessert. Verdict ?

« Heuu, comment dire... ça manque un peu... de bananes. Et de chocolat. Je trouve. »

Le tout dit avec un grand sourire qui voulait en dire long sur le sérieux de cette affirmation. Elle reprit une bouchée.

« Nan, sérieux, c'est vraiment bon. Je suis sûre que tu ferais un très bon mari. »

Et elle continua à manger.

« Et les peaux, alors ? J'espère que tu les as pas jetées ! »

Elle finit son assiette, ou plutôt sa coupe, et la reposa sur la table basse, y laissant la cuillère. Regardant Enzo dans les yeux, cette fois-ci plus sincère que jamais, elle reprit la parole.

« Merci beaucoup Enzo, ça m'a vraiment fait plaisir. Et c'était délicieux. »

Elle s'adossa dans son fauteuil, regardant le feu crépiter à côté d'eux pendant quelques minutes, puis finit par demander.

« Alors cette fin de semaine, pas trop chiants les cours ? »

Elle aurait voulu aussi prendre des nouvelles de son genou et de son poignet, mais pour le coup, elle n'osait pas trop s'aventurer sur ce terrain là... Peut-être plus tard, si elle sentait qu'ils ne risquaient pas de s'agacer mutuellement comme la dernière fois.
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MessageSujet: Re: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Sam 2 Aoû 2014 - 20:05

Pardon mais j’ai réfléchi à cette inter toute la journée quand je me faisais chier au château alors voilà :gla: je la poste maintenant parce que vous semblez vouloir passer le cap « banana split » rapidement et que c'était juste ce sur quoi je voulais rebondir x) Et puis on dira que c'est la balle retour pour vos dernières inter dans les sujets d'Harry xD

Journée de merde, monde de merde. De toute manière, personne ne m’aime. Et puis la vie, c’est trop pourri. En plus, il a Astronomie ce soir. Et j’ai pas envie d’y aller. J’m’en fous, j’irais pas. C’est trop de la merde. De toute manière, personne ne remarquera mon absence. Même pas Kezabel. Elle a pitié de moi, mais en vrai, elle s’en fout. Elle se trouvera facilement quelqu’un d’autre. Je sers à rien. Je ferais rien de ma vie, ça sert à rien d’aller en cours. Je peux même pas être prostitué pour gagner ma vie parce que je suis qu’un gros coincé. Personne a remarqué mon absence au dîner par exemple. C’est vraiment trop pourri. Monde de merde. Ça vaut pas le coup de continuer comme ça. Je peux peut-être essayer de fusionner avec le canapé. Ça doit être cool d’être un canapé, de voir des culs toute la journée. Mais on te pète dessus parfois. Pas cool. Vie de merde.

On l’aura compris, Harry était déprimé au plus haut point ce soir-là. Ça arrivait de temps en temps, des coups de cafard du genre. Un contre-coup du traitement parfois, d’autres fois une simple réminiscence de sa supposée ancienne dépression. Plus rien ne le motivait, il se sentait inutile et se murait dans le silence en espérant que quelqu’un le remarque. Mais si quelqu’un avait le malheur de lui demander s’il allait bien ou ce qu’il n’allait pas, il se faisait un plaisir de l’envoyer bouler. Et bien méchamment.

Toujours était-il que monsieur Turner ne s’était pas présenté au dîner. De toute manière, il n’avait pas faim. Et ça ne servait à rien de manger pour vivre parce que la vie était pourrie. Perdu dans ses idées noires, il n’entendit presque pas le brouhaha revenir. Les Gryffondor revenaient à la salle commune après le repas, grand bien leur fasse. Harrys se fit tout petit dans son fauteuil près de la cheminée, entourant ses jambes repliées de ses bras, le menton sur ses genoux. Il fixait le feu dans l’âtre d’un air absent.

Au bout d’un moment, il réalisa enfin qu’il n’était plus seul. Morose, il parcourut la salle commune du regard. Il aurait pu se lever pour monter dans son dortoir, mais l’idée de remonter « chez les filles » le déprimait encore plus, si c’était possible. Alors il continuait de faire la moue en constatant à quel point tout le monde était heureux autour de lui. Et lui, il ne valait rien, il était trop nul et personne ne le remarquait. Même qu’en face de lui, il y avait Enzo et la fille en fauteuil qui s’empiffraient de banana-split. Ils l’ignoraient totalement alors qu’il était à… deux mètres. Il n’avait même pas le cœur de lancer une pique de très mauvais goût à Ryans n°2. Et pourtant, il y avait de quoi faire. Deux boules et une banane. Mais non, ça ne faisait que le déprimer.

Il les entendait parler de mariage, comme si ça ne suffisait pas. Lui, il ne se marierait jamais, c’était sûr… Et dire que Ryans allait pouvoir le faire. Avec son petit ami tellement parfait dont il était fou amoureux. Putain, la vie était vraiment trop injuste. Et penser à Kezabel le déprimait encore plus, assez bizarrement. Il ne fallait pas chercher à comprendre les mécanismes étranges de son cerveau.

Soudain, il aperçut Lysander s’avancer dans sa direction. Il eut une petite moue en relevant la tête, finalement il n’était peut-être pas ignoré par tout le monde dans ce château. Mais son frère eut le culot de s’arrêter auprès des deux autres Gryffondor, tout sourire.

— Kim ! Comment tu vas ? Tu révisais le droit ? C’est cool, moi aussi. Tu sais, si tu as besoin d’aide, je peux t’aider hein ! Mais bon, après peut-être que tu es meilleure que moi, c’est vrai qu’on a pas encore eu l’occasion de le voir avec les examens ! Ouais bon, c’était donc une de ses copines de cours… Lysander se tourna alors vers le garçon. Et bonsoir… Enzo, c’est ça ? Enfin, je te demande, mais je sais très bien qui tu es et j’imagine que tu sais un peu pourquoi.

Sûr qu’un loup-garou, ça ne passe pas spécialement inaperçu… forcément, tout le monde en parle. Lysander ne disait pas ça méchamment et ça se sentait dans sa vie. Et avec son sourire de timide gentil, aussi.

— Par contre, tu ne dois pas savoir qui je suis, pardon j’aurais dû me présenter, ce n’est pas très poli. Je suis Lysander Turner, Serdaigle. Je suis en cours avec Kim. En tout cas, ça a l’air d’aller vous deux, vous vous faîtes plaisir ! lança-t-il en désignant leurs desserts. Si j’avais pas déjà mangé, j’aurais pu descendre aux cuisines direct pour manger ça moi aussi. Avec le petit rire. Bon, je ne vais pas déranger plus longtemps. Vous étiez sur mon chemin, enfin surtout toi Kim. N’oublie pas, si t’as un souci : je suis là. Vous m’excuserez, j’ai un biberon à donner. Je me sens un peu con de ne pas avoir pensé au chocolat maintenant que je vous vois, je réalise que ça l’aurait certainement fait craquer, ce petit con.
— Le petit con t’emmerde !
— C’est qu’il se reconnait en plus. ricana Lysander en levant les pouces en l'air, comme un winner.

Sur ces mots, Lysander ficha enfin la paix à Kim et Enzo. Oui, les Turner étaient particulièrement relous, c’était de famille. Mais ils l’étaient chacun à leur manière. Lysander, c’était la colle-attitude. Un vrai pot-de-colle. Il était gentil avec tout le monde. Trop. Ça tenait presque de la naïveté parfois, c’était désespérant. Du point de vue de Harry. Mais il savait se faire aimer, en temps normal. Quand Harry faisait fuir tout le monde à grands renforts d’insultes et de méchanceté.

Lysander s’assit sur l’accoudoir où s’était isolé son frère. Il sortit de son sac une boîte qu’il ouvrit pour en sortir un sandwich qu’il colla sous le nez du Gryffondor.

— Fais AAAAAH.
— Rha, mais t’as rien d’autre à faire que de me faire chier ? J’ai pas faim.
— Tu dois manger quand même, tu veux que je te rappelle à quoi tu ressemblais y a genre… 4 ans ?
— Ça ira…

Harry se releva, s’arrachant à son siège pour la première fois depuis plusieurs heures. Il n’avait pas envie de supporter son frère, même s’il l’aimait beaucoup. Et il n’avait surtout pas envie d’être méchant avec lui, et ça risquait d’arriver s’il restait.

— J’vais dans mon dortoir. Là au moins je suis sûr que tu pourras pas me faire chier.
— Je te jure que quand tu seras chez les mecs, je te harcèlerai jusque dans ton pieu.
— Tu peux toujours rêver.

Et lui aussi par la même occasion. Harry prit la fuite par l’escalier du dortoir des filles, laissant son frère près de la cheminée.

— La prochaine fois, j’essaye la banana-split… marmonna le Serdaigle pour lui même.

Il n’avait plus rien à faire chez les lions. Il remballa ses affaires et sortit de la salle commune, prenant le chemin de la tour de sa propre maison.
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MessageSujet: Re: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Lun 4 Aoû 2014 - 16:42

Bon à marier, on aura tout entendu. L’un dans l’autre, pourquoi pas ? Je parle pas de mariage à venir mais je veux dire, je pense être un mec plutôt facile à vivre – tout est relatif, mais personne n’est parfait – spontané et attentif. Le mec idéal en gros, autant dire les choses clairement. Je ne laisse pas trainer mes affaires, je prends soin de mon chat, tout ça quoi ! Enfin bref, trêve de plaisanterie, si j’ai fait ça c’est simplement de manière spontanée et comme je suis une personne avec un gros besoin d’être occupé physiquement en quasi-permanence, je préfère faire un truc constructif comme ça plutôt que de passer ma soirée à compter les mouches ou je ne sais trop quoi dans ce genre là. Peu importe, on est là pour se détendre et faire plaisir à la demoiselle, sans passer son temps à penser, analyser, etc … Alors, est ce que ça le fait ? Tu peux me le dire si c’est dégueulasse, je ne t’en voudrais pas, je crois …

« Heuu, comment dire... ça manque un peu... de bananes. Et de chocolat. Je trouve. »

Je l’admets, j’ai du afficher pendant un quart de seconde une mine de Chaton triste et déçu mais quand j’ai vu son sourire j’ai compris qu’elle plaisantait et j’ai retrouvé le mien par la même occasion.

« Nan, sérieux, c'est vraiment bon. Je suis sûre que tu ferais un très bon mari. »
« Merci ! »

Ok, stop, y a un peu trop d’enthousiasme dans ce merci Mini-Ryans. Hum, c’est pas faux. J’me calme.

« Et les peaux, alors ? J'espère que tu les as pas jetées ! »

J’allais me mettre à manger à mon tour quand soudain : C’est le retour de la mine déconfite. Et merde, les peaux … Mais le sourire revient aussitôt, de même que la bouille de Petite Garce Manipulatrice qui tente de charmer son monde pour ne pas se faire engueuler même si je sais très bien qu’elle ne va pas me prendre la tête pour ça et que tout ce « cirque » c’est juste pour le fun.

« Ben … Je t’avoue que ça m’est complètement sorti de la tête … »

Comme quoi tu penses pas encore à tout, Monsieur le futur marié en carton.

« Désolé, j’ai pas assuré sur ce coup là. »

Je lâche un rire amusé et me décide enfin à profiter de la glace en m’autocongratulant intérieurement – y a pas de mal à se lancer des fleurs de temps en temps et on n’est jamais mieux servi que par soi même – d’avoir réussi à faire un truc qui claque autant. Oui Monsieur ! Ma glace est super bonne ! Parfaitement ! Et demain matin je me lève aux aurores pour aller courir et évacuer toutes les calories que je suis entrain d’ingérer. Ça va, je plaisante. Oui j’irai surement courir ou faire mumuse avec ma planche, peut être les deux, mais simplement parce que j’en ai envie et c’est tout. Mais quelle gourmande, elle a déjà tout fini ! Et moi je m’en suis mis partout, bravo ! Non c’est pas vrai ça non plus, j’ai juste évité la catastrophe à quelques reprises en me rattrapant in extremis. Le revers de la main sur la bouche en 4ème vitesse, hop, ni vu ni connu je t’embrouille.

« Merci beaucoup Enzo, ça m'a vraiment fait plaisir. Et c'était délicieux. »
« Mais de rien. »

A moi aussi ça m’a fait plaisir.

« Alors cette fin de semaine, pas trop chiants les cours ? »
« Bof, tu sais, la routine, mais ça va je gère. J’crois juste que l’envie de vacances commence à se faire sentir mais on est tous dans la même galère. »

Encore un sourire pour la routine, et j’allais enchainer sur autre chose quand un nouvel être humain a débarqué dans mon espace vital, me faisant ainsi me redresser immédiatement et instinctivement. Je ne l’ai ni senti, ni entendu arriver, et ça ne me plait pas mais on se détend, je sais que tout le monde n’est pas là pour m’attaquer par derrière.

« Kim ! Comment tu vas ? Tu révisais le droit ? C’est cool, moi aussi. Tu sais, si tu as besoin d’aide, je peux t’aider hein ! Mais bon, après peut-être que tu es meilleure que moi, c’est vrai qu’on a pas encore eu l’occasion de le voir avec les examens ! »

Débit de parole impressionnant, félicitations.

« Et bonsoir… Enzo, c’est ça ? Enfin, je te demande, mais je sais très bien qui tu es et j’imagine que tu sais un peu pourquoi. »

Bonsoir, nous sommes en direct de la Salle Commune des Gryffondor avec ce soir la chance incroyable d’avoir en notre présence une célébrité locale j’ai nommé Enzo Loup-Garou-Gay (j'suis pas gay, merci)-Traitre à son Sang Ryans ! Tu choisis quelle option ?

« Euh oui c’est bien ça … Salut. »

Est-ce que j’ai l’air gêné ? Pas du tout … Heureusement j’arrive à me raisonner suffisamment pour ne pas m’énerver face à ce sous-entendu, parce que soyons sérieux, je sais qu’il ne faut pas se fier aux apparences mais le gars n’a vraiment pas l’air méchant. Le seul truc c’est que je me dis que Kim va peut être se poser des questions vu qu’elle ne semble pas me connaitre du tout – et je ne peux pas cacher que c’est assez cool de pouvoir être soit même sans que l’autre en face n’est déjà des apriori qu’ils soient positifs ou négatifs – mais c’est pas la mort. Si ça se trouve elle ne relèvera pas du tout et puis dans le fond même si elle le fait …

« Par contre, tu ne dois pas savoir qui je suis, pardon j’aurais dû me présenter, ce n’est pas très poli. Je suis Lysander Turner, Serdaigle. Je suis en cours avec Kim. »
« Enchanté. »

Ton prénom est plutôt cool. Jamais entendu.

« En tout cas, ça a l’air d’aller vous deux, vous vous faîtes plaisir ! »

T’en veux ?

« Si j’avais pas déjà mangé, j’aurais pu descendre aux cuisines direct pour manger ça moi aussi. »

Fais toi plaisir hein, j’ai dit que j’en ramenai aux deux autres asticots au 4ème mais au moins avec toi je suis sur que ça te fera plaisir alors … Mais non, il s’agite aussi vite qu’il ne parle le bougre ! Ouais, le bougre, je sais pas pourquoi mais le bougre quand même.

« Bon, je ne vais pas déranger plus longtemps. Vous étiez sur mon chemin, enfin surtout toi Kim. N’oublie pas, si t’as un souci : je suis là. Vous m’excuserez, j’ai un biberon à donner. Je me sens un peu con de ne pas avoir pensé au chocolat maintenant que je vous vois, je réalise que ça l’aurait certainement fait craquer, ce petit con. »
« Le petit con t’emmerde ! »
« C’est qu’il se reconnait en plus. »

Je tourne la tête et là je me rends compte que, vraiment, ce soir je suis totalement à la masse. Pas que je connaisse spécialement l’odeur de ce … cette personne, mais je connais son aura négatif et répulsif, de même que sa silhouette, etc …
Quand je réalise que l’autre excité de l’autre fois se trouve à deux mètres de moi je ne peux pas m’empêcher de grimacer mais restons civilisés. Après tout, il n’a pas moufté lui alors ça n’est pas la peine d’aller créer une embrouille juste parce qu’on ne peut pas s’encadrer alors qu’on peut simplement continuer à s’ignorer et rester chacun de notre côté.
En tout cas le plus âgé s’est dirigé vers Monsieur mal b… ENZO STOP ! Oops, pardon. Et ne pense surtout pas à Kezabel. Ceci n’étant pas à interpréter d’une mauvaise manière, S’il vous plait. Bref. Je les regarde, c’est plus fort que moi et ce sans trop savoir pourquoi j’esquisse un vague sourire. Je ne pense pas me tromper en pensant que ces deux là sont de la même famille, et la famille, c’est sacré. Enfin ça dépend mais … On s’en tape.

« Fais AAAAAH. »
« Rha, mais t’as rien d’autre à faire que de me faire chier ? J’ai pas faim. »
« Tu dois manger quand même, tu veux que je te rappelle à quoi tu ressemblais y a genre… 4 ans ? »
« Ça ira… »

J’entends probablement des trucs que je ne devrais pas entendre mais peu importe. On ne peut pas dire qu’ils soient très discret tous les deux. Frères ? J’en mettrais ma main à couper, et visiblement l’ainé est concerné par le sort du plus jeune, qui soit dit en passant n’a pas vraiment l’air dans son assiette. Ça me donne envie de voir le mien de frère, tiens.
Quand le Rouge se lève je le suis vaguement du regard avant de focaliser de nouveau mon attention sur l’autre. La curiosité est un vilain défaut mais dans le fond ça n’est même pas ça.

« J’vais dans mon dortoir. Là au moins je suis sûr que tu pourras pas me faire chier. »
« Je te jure que quand tu seras chez les mecs, je te harcèlerai jusque dans ton pieu. »
« Tu peux toujours rêver. »

L’un disparait dans les escaliers …

« La prochaine fois, j’essaye la banana-split… »

… l’autre par le tableau donc vers l’extérieur de la Salle Commune, nous laissant Kim et moi légèrement perplexes.

« Okay … »

Merci pour le spectacle ?

« J’aurai jamais cru qu’ils étaient frère et … frère ces deux là. »

Tu me diras, beaucoup de gens sont étonnés par le lien fraternel entre Derek et moi alors pourquoi pas.

« Tu fais quoi comme études au fait ? »

Il m’a semblé entendre … Lysander, oui c’est ça, parler de droit tout à l’heure et comme je suis un garçon plutôt curieux, ça m’intrigue. Sait-on jamais, des fois que ça me filerait une nouvelle illumination ou un truc dans le genre. Deviens avocat Enzo, t’as raison, comme ça tu pourras te défendre tout seul quand on viendra te chercher et t’enfermer en prison pour meurtre. Et même que moi des fois quand je m’ennuie, je m’auto-flagelle.
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MessageSujet: Re: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Mer 6 Aoû 2014 - 9:08

Ça faisait longtemps que Kim n'avait pas ainsi profité de la soirée en compagnie de quelqu'un d'autre. D'habitude, ses soirées, elle les passait seule, restant le plus longtemps possible dans le parc puis rentrant directement se coucher, à moins d'avoir des devoirs, auquel cas c'était dans la bibliothèque qu'elle restait, au lieu de dans le parc. Elle ne savait pas encore ce qu'elle allait faire en hiver, vu qu'elle n'avait jamais vécu un hiver écossait, et il paraissait qu'ils étaient assez rudes, mais elle espérait qu'elle pourrait tout de même continuer à arpenter le parc malgré la neige et le froid. Ce dont elle avait vraiment peur, en fait, c'était que ses roues s'enfoncent dans la neige et qu'elle ne soit pas en mesure d'avancer. Probablement allait-elle devoir se confectionner des skis à la place de ses roues, ou alors, glacer la neige devant elle pour pouvoir rouler dessus, mais dans les deux cas, ce serait très glissant et donc assez risqué. Et puis, elle avait aussi un peu peur du froid, que ses jambes ne sentiraient pas, mais qui pourrait geler ses doigts de pied. Elle avait déjà lu des histoires d'amputation de doigts chez des alpinistes, et elle ne tenait pas spécialement à être encore plus handicapée qu'elle ne l'était déjà. Il allait falloir qu'elle fasse attention, plus que les autres, et qu'elle rentre régulièrement se réchauffer les pieds. Elle avait déjà un peu d'expérience avec ce genre de choses, vu que ça faisait six ans qu'elle était dans cet état là, mais voilà, l'hiver en Écosse n'était très certainement pas le même qu'à New York, et elle avait un peu d'appréhension à ce sujet parfois. Pour l'instant, l'automne était surtout très pluvieux, mais elle avait résolu ce problème en jetant à son fauteuil un sort qui lui permettait de se protéger des précipitations. C'était tricher, oui, c'était moins naturel, car elle se privait des coups de vent, des feuilles volantes et autres détails, mais tenir un parapluie lui serait tout simplement impossible, et finir trempée chaque jour n'était pas l'idéal non plus, donc, le parc étant son seul véritable passe-temps, elle s'adaptait. C'était mieux que rien. Mais elle devait bien avouer que la compagnie de Enzo lui faisait vraiment plaisir et sa promenade habituelle ne lui manquait absolument pas.

Elle s'amusait à le taquiner, à trouver des défauts complètement absurdes à son bananasplit dont elle lui dit qu'il manquait de bananes et de chocolat, ce qu'il sembla prendre au sérieux l'espace d'une fraction de seconde, avant de comprendre qu'elle ne faisait que se moquer de lui, et de lui sourire donc en retour. C'était juste trop drôle que de voir à quel point il s'était donné de la peine. Et non, elle n'était pas réellement en train de se moquer de lui, mais c'était sa manière à elle de lui montrer qu'elle était heureuse. Et puis, il était vraiment drôle et mignon, avec son air déçu, ses grands yeux désolés, puis pétillants d'enthousiasme lorsqu'elle le rassura que c'était vraiment bon et qu'il ferait un bon mari. Comme si elle venait de lui faire le plus beau compliment de tous, ou de lui redonner espoir, bref, de lui dire un truc qui lui faisait vraiment plaisir. Elle était certes un peu étonnée, mais en somme, oui, elle trouvait ça juste trop mignon et drôle, et ne se retenait pas de le manifester par un grand sourire ainsi que des petits rires de temps en temps, notamment quand il retrouva le sourire en comprenant qu'elle plaisantait lorsqu'elle lui avait dit que ça manquait de chocolat et de bananes, ainsi que quand il la remercia d'un air tout content, et quand il lui avoua qu'il avait oublié les peaux des bananes.

« Pas grave ! »

Le rassura-t-elle en souriant et en faisant un geste vague de la main. De toute manière, les peaux n'auraient pas marché, et ils n'auraient fait que se rajouter du travail, si ce n'était s'attirer des ennuis des professeurs ou des surveillants. Mais s'imaginer le château plein de peaux de bananes disposées à des endroits stratégiques était tout de même drôle. Un peu comme dans Mariokart. En attendant, le dessert vraiment super bon. Probablement grâce à la compagnie du chef cuisinier. Elle mangeait vite, comme d'habitude, et finit donc sa coupe avant lui, tout en se marrant dans sa barbe quand elle lui jetait des coups d'œil de temps en temps et voyait qu'il galérait à mettre sa cuillère dans sa bouche. Mais elle ne fit pas de commentaire, c'était un miracle qu'elle ait réussi à ne pas faire tomber un morceau de banane sur son pantalon. En fait... mieux valait vérifier, vu que ses cuisses n'auraient pas senti l'impact de la nourriture, et il aurait suffi d'un moment d'inattention pour que ses yeux aussi ne captent pas que quelque chose tombait de sa cuillère. Et en effet, une petite goutte de glace avait atterri sur sa cuisse droite, et elle s'empressa donc de la prendre sur son index et de le porter à sa bouche. Bref, autant pour le miracle. Elle finit par le remercier, à la fois pour le dessert que pour la soirée. Elle se rendit compte qu'elle n'avait pas vraiment envie de retourner à son bouquin et, par la même occasion, à sa solitude. Alors, sujet bateau par excellence : les cours. Il avait besoin de vacances ? Elle hocha la tête.

« Je comprends, moi aussi je...
- Kim ! Comment tu vas ? Tu révisais le... »

Et bla, bla, bla. Mr Lysander Turner était dans la place, et Mlle Kim Collins avait envie de se tirer une balle. C'était grave comment la seule présence de ce mec, et sa manière de parler, pouvaient lui donner des envies de suicide. Ça ne servait à rien d'essayer d'en placer une, elle le savait bien, fit deux-trois tentatives au début mais finit par le laisser continuer son discours assommant en adoptant un air blasé. Il était sûrement en train de lui proposer de l'aide, encore une fois, et de blablater sur les cours, sans attendre de vraie réponse de sa part. Oh, il s'arrêtait ? Probablement pour reprendre son souffle. Il fallait qu'elle en profite !

« Lysander. Salut. Qu'est ce que tu... »

… fous là ?! Il ne la laissa pas finir sa phrase, se tournant vers Enzo pour le saluer, lui disant qu'il le connaissait déjà et que ce n'était pas très étonnant, puis se présenta, s'excusant de ne l'avoir pas fait plus tôt. Ce n'était pas très poli. C'était assez étonnant, de la part d'un Serdaigle, qu'il manque de politesse ainsi. Qu'il monopolise la parole, qu'il coupe les gens qui voulaient lui répondre, qu'il s'immisce dans des conversations, qu'il ne laisse personne parler... C'était entre autres pour ça qu'elle ne lui parlait, la plupart du temps, qu'en lui criant dessus. Pour ça, et aussi parce qu'il l'énervait, tout simplement. Même s'il avait été moins invasif, elle n'aurait pas pu s'empêcher de hausser la voix en lui parlant. Il était le genre de personne qui, même s'ils n'étaient pas des moulins à parole, lui marchaient sur les nerfs. Il lui proposait constamment son aide, et ne pigeait pas qu'elle n'en voulait pas, de son aide. Cela, rajouté au fait qu'il soit très bruyant, résultat, elle avait l'impression de devenir folle. Selon son humeur, elle lui répondait agressivement ou essayait de contenir son sang bouillonnant tout en sachant pertinemment bien qu'elle finirait par exploser s'il n'arrêtait pas. Heureusement, ce soir là, il avait manifestement d'autres plans que de lui imposer sa présence et son aide. Et elle plaignait son autre victime. Mais pas au point de vouloir se sacrifier pour elle. Elle préférait profiter du spectacle de quelqu'un d'autre en train de se faire envahir par Turner. Vu comment il lui parlait, ils devaient être de la même famille. Ce qui expliquerait que Lysander se trouve dans la salle commune des Gryffindors alors qu'il était un Ravenclaw. Elle ne saurait dire combien de fois il était venu ici, puisqu'elle même n'y venait que pour aller dans son dortoir ou en cours. Et si ça lui permettait d'éviter Lysander, elle ne pouvait que s'en féliciter intérieurement. Se calmant peu à peu grâce au petit cirque que les Turner leur proposaient, elle finit même par sentir ses lèvres s'étirer à nouveau en un sourire. Elle leva les yeux lorsque Lysander passa à nouveau devant eux, leur faisant part de sa sage résolution d'emporter du sucré la prochaine fois qu'il viendrait donner à manger à sa sœur. Oui parce que, malgré son apparence de garçon, c'était dans le dortoir des filles que la victime de Turner était partie se réfugier. Enzo et Kim se retrouvèrent alors vraiment seuls dans la salle commune. Il brisa le silence d'une voix perplexe.,et la rousse le regarda, amusée et blasée à la fois, bref, perplexe aussi.

« Je te présente Lysander Turner, Serdaigle, futur médecin ou un truc du genre. Tu vois, lui, il me saoule. »

Sous-entendu : pas toi, malgré ce qui s'est passé la dernière fois.

« J'aurais jamais cru qu'ils étaient frère et … frère ces deux là.
- Perso, j'aimerais vraiment pas être sa soeur. Il arrête pas de me coller, comme si j'étais, je sais pas, une de ses patientes. C'est juste chiant. Enfin bon, désolée, c'est pas à toi que je devrais dire ça, t'y peux rien. »

Et, oui, elle jugeait sans connaître vraiment, sans aller dans la profondeur. En vrai, elle n'en savait rien si oui ou non, Lysander était un bon frère. Il lui rappelait un peu Thomas sur certains points. À toujours vouloir tout contrôler, aider tout le monde, être partout à la fois... Peut-être que le plus jeune des Turner avait besoin de quelqu'un comme Lysander, vu ce que ce dernier avait sous-entendu par rapport à son passé, tout comme Gary avait besoin de quelqu'un comme Thomas. Mais Kim n'était pas comme eux. Elle supportait très mal quand quelqu'un la harcelait et s'imposait à elle, que ce soit par pitié, par autorité ou par amour. Elle l'avait souvent reproché à sa sœur, lorsque celle-ci se prenait pour sa mère ou sa nounou, bref sa responsable. Heureusement, ce n'était pas tout le temps, et même si elle avait, pendant son adolescence, voulu prendre le plus possible ses distances de Ann, elles s'entendaient bien aujourd'hui, s'acceptaient l'une l'autre, et son amitié lui était précieuse. Ses réflexions furent tout à coup interrompues par une question de Enzo, qui devait avoir remarqué son air pensif. Ou pas. C'était peut-être par pure curiosité qu'il voulait savoir ce qu'elle faisait comme études.

« Heu, ben là, je suis dans un tronc commun pour les littéraires, politiques, artistes et d'autres trucs, donc ça te dit pas grand chose, mais en gros, j'veux travailler dans la défense. Plus précisément, je voudrais être auror. »

L'instant fatidique. Elle craignait vraiment les réactions des gens auxquels elle faisait part de son projet professionnel, de son rêve. Car une auror en fauteuil roulant, c'était impensable, inimaginable. Certains le considéraient comme impossible, et pour le coup, elle pouvait comprendre ce point de vue. Si elle avait été raisonnable, elle aurait depuis longtemps renoncé à ce rêve, mais elle n'arrivait pas à s'y résoudre. C'était le côté ambitieux et déterminé de son caractère qui se manifestait, et elle comptait vraiment tout faire pour aller au bout de ses rêves. Quitte à apprendre du droit, à lire des bouquins philosophiques, à faire des dissertations et autres trucs littéraires du genre, qu'elle n'aimait pas du tout et qu'elle n'avait jamais aimés. C'était, à ses yeux, une sorte de sacrifice nécessaire. Elle voulait vraiment réussir, et chaque personne qui le désapprouverait, qui n'y croirait pas, lui faisait mal. Elle essayait d'en sortir plus forte, plus déterminée encore, mais c'était bien une graine de doute que les gens semaient dans son esprit à chaque fois qu'elle leur faisait part de son projet. Bien sûr, elle aurait pu rester vague, s'arrêter au fait qu'elle voulait travailler dans la défense et les laisser s'imaginer un boulot au ministère, mais elle voulait assumer son choix, c'était la première chose à faire pour l'atteindre, c'était la première épreuve, pour ainsi dire. Si elle ne s'assumait pas, elle ne pourrait jamais réussir. Mais elle ne pouvait pas empêcher son rythme cardiaque de s'accélérer un peu et ses muscles de se tendre pendant qu'elle attendait en quelques sortes le verdict, la réaction de l'autre. Et non, elle n'allait pas se mettre à s'énerver et à défendre sa cause s'il considérait son projet comme impossible, ce serait peine perdue. Elle préférait ne pas en parler, de toute manière. Elle ne l'assumait pas encore assez pour s'étendre dessus pendant des plombes. Alors, elle lui demanda en retour :

« Et toi, t'as déjà une idée de ce que tu veux faire ? T'as quel âge au fait ? »

Franchement, si elle avait dû lui donner un âge, elle n'aurait certainement pas réussi. Il avait l'air très jeune et très âgé à la fois. Son regard, son sourire, son visage, son attitude, sa taille et sa corpulence, autant de paramètres qui se contre-disaient mutuellement, si bien qu'elle ne savait absolument pas dans quelle année il pouvait bien être. Un peu comme ce jeune homme qui avait disparu dans le dortoir des filles, et qui semblait assez vieux mais en même temps vraiment immature. Curieuse, elle demanda à son nouvel ami :

« Et l'autre là, c'était qui, le frère de Lysander, et pourquoi il est rentré chez les filles ? »

Ouais, vraiment, elle ne connaissait pas grand monde, dans sa maison, à force d'éviter la salle commune. Elle ne le faisait pas volontairement, c'était pas de sa faute si la maison des Gryffindors était aussi mal placée pour quelqu'un qui circulait en fauteuil roulant. Remonter dans sa salle commune était pour Kim un peu comme s'enfermer dans une prison. Elle ne savait jamais si elle n'aurait pas besoin de quelque chose qui se trouvait dans les étages inférieurs du château, genre la bibliothèque, la cuisine, l'infirmerie, les professeurs... Rien que pour des gens qui n'avaient pas perdu l'usage de leurs jambes, c'était sans doute assez épuisant de devoir constamment monter et descendre les escaliers en colimaçon qui desservaient leur tour, en plus de ceux, droits et magiques, qui reliaient entre eux les étages principaux du château. Alors pour elle, malgré son expérience en sort de lévitation, dont elle se servait depuis des années, c'était au moins deux fois plus compliqué. Non, vraiment, la salle commune des Gryffindors n'était pas un endroit fait pour elle, elle n'y restait que le samedi et dimanche matin et soir, parfois, avant de descendre pour prendre son petit déjeuner ou après avoir mangé le repas du soir, quand elle était sûre qu'elle n'aurait plus besoin de rien d'autre, mais voilà, c'était vraiment un peu comme une prison pour elle, si bien qu'elle n'y allait pas souvent, et ne connaissait donc pas grand nombre de ceux qui, au contraire, y passaient leurs journées et soirées. Et même si elle doutait qu'elle allait lui reparler un jour, elle était tout de même curieuse d'en savoir un peu plus sur ce "petit con" auquel Lysander était venu donner le biberon. Puis elle se souvint de ce que le Raven avait dit, et qui l'avait un peu interloquée. Fronçant les sourcils, elle finit par lui poser la question.

« Et en fait, il te connaissait d'où, Lysander ? Et ça voulait dire quoi, son "je sais qui tu es et je pense que tu sais pourquoi" ? »

Et elle s'éloigna un peu du feu car elle avait vraiment chaud au visage et au torse, à défaut d'avoir chaud aux jambes. Puis, elle le regarda dans les yeux, attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Mer 6 Aoû 2014 - 20:01

Lysander Turner, futur médecin ou un truc du genre, grand frère de … En fait, je ne connais même pas son prénom … Bref, l’ainé des deux frangins soule Kim ici présente et ça me fait rire. J’ai trouvé le gars assez dynamique alors je me dis qu’au quotidien ça peut sans doute devenir fatiguant mais qui je suis pour juger ? Personne. Ça m’amuse juste de la voir « s’énerver » comme ça et se livrer un peu sans même s’en rendre compte. Pas que je m’attendais à ce qu’elle le fasse ni que ça me procure quoi que ce soit mais je me rends simplement compte que je trouve cette situation agréable, tout comme sa présence à elle. C’est simplement naturel et spontané, on ne se prend pas la tête et à première vue on s’entend plutôt bien tous les deux. Je ne sais pas si je suis entrain de me faire une nouvelle amie, à vrai dire je ne me pose même pas la question, mais c’est plutôt cool de trainer avec elle ce soir. Tu vois que toutes les filles ne sont pas hystériques finalement ? Ah ça va hein, je le sais déjà, mais je me méfis parce qu’elles sont difficiles à suivre. L’hôpital qui se fout de la charité, oui, ça aussi je le sais, merci mais chut. Enfin moi ce qui m’intéresse pour l’instant c’est de savoir ce qu’elle fait de sa vie.

« Heu, ben là, je suis dans un tronc commun pour les littéraires, politiques, artistes et d'autres trucs, donc ça te dit pas grand chose, mais en gros, j'veux travailler dans la défense. Plus précisément, je voudrais être auror. »
« Oh, ok. Mon frère aussi veut être Auror. »

Et ? Et rien, c’est juste un fait. Est-ce que je vois bien Derek devenir Auror ? Je pense sincèrement qu’il en ferait un bon, oui, mais ça n’est pas la question. Je l’admets, je suis un peu surpris parce que … certes je ne suis pas du genre à juger les gens ou quoi que ce soit mais un Auror en fauteuil roulant ? Après tout, si c’est ce qu’elle a envie de faire alors ça la regarde et je n’ai rien à dire là-dessus. Et puis qu’est ce que j’en sais après tout, c’est peut être temporaire son immobilité ? Elle m’a dit qu’elle ne sentait rien mais je sais pas, peut être que la science et la médecine pourrait faire quelque chose si la Magie elle n'a rien pu faire ? Est ce que j'avais le droit de dire que mon frère veut être Auror ? C'est une question pertinente. De toute façon si ça se trouve elle ne connait pas du tout Derek et donc ne sait absolument pas qui est mon frère. Mais ... Est ce que t'es au moins sensé le savoir Enzo Ryans, que ton frère veut être Auror ? Euh ... Joker.
Enfin bref, j'ai bien capté qu'elle ne supporte pas qu'on la traite comme si elle était différente, incapable de se gérer ou quelque chose comme ça donc pas de regard étrange de ma part, juste un signe de tête pour acquiescer et tout va bien. Chacun ses rêves et chacun ses buts après tout, je crois même que ça rend la chose encore plus intéressante, passionnante et motivante quand il y a une part de challenge dans le lot et autant le dire, je crois que là s'en est un gros. Si elle s'en sent capable alors elle a bien raison, qu'elle fonce, c'est sa vie après tout.

« Et toi, t'as déjà une idée de ce que tu veux faire ? T'as quel âge au fait ? »
« 17. Enfin 18 dans deux mois. »

Et c'est peut être con mais je crois que j'ai hâte, même si dans le fond c'est rien qu'une date dans un calendrier. C'est juste que je n'ai pas fêté mon anniversaire depuis des années et ça me manque j'en ai bien l'impression. En plus c'est comme passer une étape, grandir un peu plus, marquer le coup, comme une sorte de but ça aussi. Félicitations ! T'auras au moins vécu jusqu'à 18 ans !!! Oui j'adore le cynisme, désolé, j'arrête, mais je l'admets ça tient un peu du miracle si je suis encore là aujourd'hui. Le seul truc qui m'emmerde c'est d'avoir 18 ans et d'être toujours en 6ème année mais c'est comme ça, j'ai pas trop le choix et je fais avec. Et puis pendant un mois j'aurai le même âge que Kyle donc impossible de le charrier là dessus mais dès le 14 février il en entendra à nouveau parler. Mon p'tit vieux adoré !

« J’suis qu’en 6ème année, j’ai eu … on va dire un contre-temps mais bref, je suis encore loin de pouvoir faire ce qui me plait vraiment. »

Parce que agiter ma baguette dans tous les sens, apprendre à faire des potions, connaitre les vertus de telle ou telle plante et l'histoire des sorciers depuis la nuit des temps, ça ne m'éclate pas des masses et j'ai bien l'impression que c'est de pire en pire. Heureusement qu'il y a des cours qui me plaisent pour rattraper le tir mais j'ai jamais été un grand fan de la Magie et je crois que ça se vérifie chaque jour un peu plus. Pour un Sang-Pur élevé dans une famille traditionaliste, ça fait un peu tache mas on n'est plus à ça près hein ? Non. Mes parents n'étaient pas vraiment comme ça de toute façon, au contraire ma mère était fascinée par les Non-Magiciens, alors on va dire que je tiens d'elle.

« Mais j’aimerai bien faire un truc en rapport avec l’Océan, et les animaux. C’est vraiment deux trucs qui me tiennent à cœur et je crois que c’est vers ça que je vais me diriger. Je viens d’Australie et j’ai grandi avec l’Océan, c’est vraiment un truc dont je peux difficilement me passer. »

Même si pour le coup, ici, j'ai pas vraiment le choix mais je fais avec. Je dois bien avouer que parfois j'ai le mal du pays et que je n'accroche toujours pas spécialement au Royaume Unis mais je m'y suis fait et j'attends que ça passe. Ma famille gâche un peu le tableau là bas mais j'aimerai quand même revoir ma maison, etc ...

« On va dire que pour l’instant je creuse la question. »

Et que ça devient au fil des semaines de plus en plus clair dans ma tête. Je veux être en contact avec l'Océan, faire quelque chose pour lui et pour ses habitants, me rendre utile, les étudier, l'étudier lui, eux, bref au final pas grand chose à voir avec les Sortilèges ou autre.

« Et l'autre là, c'était qui, le frère de Lysander, et pourquoi il est rentré chez les filles ? »

Parce que c’est une fille coincé dans un corps de mec ? Enfin d'après ce que j'en ai compris. Oui, j’aurai pu répondre ça mais je n’ai pas l’intention de le faire tout simplement parce que si explications elle doit avoir, ça ne viendra pas de moi. Je n’ai rien à dire sur ce type, si ce n’est qu’il ne peut pas m’encadrer et que je le trouve un chouilla trop susceptible, ce qui fait que je ne peux pas le blairer non plus parce que j’ai pas vraiment digéré sa petite crise existentielle de l’autre fois. Je me contente donc de hausser les épaules, affichant un air mi-évasif, mi-détaché par rapport à la question. Heureusement, ou pas, elle enchaine sur autre chose. Je n'ai jamais été un grand adepte des ragots, je le suis encore moins depuis qu'on en a balancé un paquet sur moi. Parce qu'il est beau le « Laisse parler les gens » mais bien plus facile à dire qu'à faire. A côté de ça je me doute bien qu'il n'y a pas curiosité malsaine et déplacée de la part de ma camarade Gryffondor mais je m'abstiendrai quand même.

« Et en fait, il te connaissait d'où, Lysander ? Et ça voulait dire quoi, son "je sais qui tu es et je pense que tu sais pourquoi" ? »
« J’suis une star locale, c’est pour ça. »

Réponse du tac au tac et avec un sourire doublé d’un air de petit con imbu de sa personne : Instinct d’autoprotection qui se manifeste je pense. J'imagine qu'il fallait que je m'y attende, mais je ne peux réprimer un soupir alors que je fixe mes pieds quelques secondes avant de relever la tête, me passer une main nerveuse dans les cheveux pour les ébouriffer et de lui offrir finalement un sourire même s'il est peut être moins large que les précédents.

« En fait, y a plusieurs raisons qui pourraient coller … Et je t’avoue que je sais pas trop comment je dois le prendre mais il n’a pas l’air méchant et même si c’était pas très délicat, j’ai arrêté de me formaliser pour ça parce que sinon j’en fini pas avec ces conneries. »

Il n'empêche que le palpitant bat assez fort là dans ma poitrine, mais inutile de prendre des détours, autant y aller franco et on verra bien.

« Je suis un Loup-Garou. »

Doublé d’un Sang-Pur qui sort avec un garçon sans pouvoir mais ça j’ai pas envie de l’étaler comme si c’était un truc incroyable poussant à la curiosité parce que d’une j’ai juste pas envie de mêler Kyle à ça et de deux ça n’a rien d’incroyable que deux personnes soient ensemble. J’aime pas parler de Statut de Sang et oui deux mecs ensemble ça choque encore certaines personnes mais c’est juste commun et normal d’après moi. Y a vraiment pas de quoi en faire un plat, surtout pas quand on a un frère en transition. C’est comme ça qu’on dit ? Peu importe. Je veux juste dire que c’est surement à ça qu’il faisait allusion même si le contexte dans lequel mon secret a éclaté a été un peu particulier.

« Jusqu’à il y a quelques mois c’était encore un secret mais les … »

Blocage. Non, là c'est trop, j'ai clairement pas envie de parler de ça.

« Disons qu’on a décidé pour moi que ça n’en serait plus un. »

Nouveau haussement d'épaule, plus las qu'en colère et ça n'a bien évidemment rien à voir avec elle. Personne ne m'a forcé à lui répondre mais à quoi ça sert de mentir ou de se cacher ? J'aime bien cette fille, j'ai envie d'être sincère avec elle alors voilà, je me fis simplement à mon instinct et comme ça elle voit à qui elle a vraiment à faire. A elle de voir si elle s'enfuie en hurlant ou pas.

« Alors voilà, je pense que c’est à ça qu’il faisait allusion. L’info a rapidement fait le tour du château, j’imagine que tu sais très bien que les gens adorent parler et surtout de choses qui ne les regardent absolument pas. »

Et là dessus crois moi j'en garde encore un goût amer mais on apprend à ne plus écouter, même si on ne cesse jamais d'entendre. Parfois ça pète, comme hier, où j'ai craqué et plus ou moins fait comprendre à Stanton qu'il fallait qu'il arrête mais la plus part du temps je ne fais pas attention. J'ai autre chose à foutre de ma vie que de prêter le moindre intérêt à des gens qui au contraire n'ont visiblement pas grand chose à faire de la leur.

« Entre la pitié, le dégoût, une espèce de fascination déplacée, etc … L’embarras du choix quoi. Dès que tu sors un peu de la masse, volontairement ou pas, t'es rapidement pointé du doigt j'ai l'impression. »

Bon après je suis d'accord, la Lycanthropie c'est un peu spécial, de même que le Vampirisme, et dans le fond je comprends que ça puisse faire peur mais a priori si on nous laisse en liberté c'est qu'il y a une raison. Ça va, je suis déclaré comme un bon petit chien, fiché comme une bête, et promis je ne mordrais pas le facteur.
Je ne sais pas si elle a vécu tout ça, les ragots, les messes basses et tout ce genre de bordel mais elle est différente, qu'elle le veuille ou non, alors je me dis qu'elle n'a pas du passer entre les mailles du filet non plus. La connerie humaine n'épargne rien ni personne en règle générale, enfin d'après ce que j'ai pu en voir jusqu'ici dans ma courte existence.

« D'ailleurs, ma réaction étrange l'autre jour quand tu t'es mise à saigner ... »

Regard entendu de ma part, je pense qu'elle aura fait le lien toute seule comme une grande.
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MessageSujet: Re: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Lun 11 Aoû 2014 - 0:44

Il rigolait. Il se marrait littéralement, et c'était communicatif. Bientôt, l'énervement de la rousse suite au passage de Lysander se transforma en amusement et un sourire naquit sur ses lèvres en réponse à celui qui éclairait le visage de Enzo. Elle passa une main dans ses cheveux pour les décoiffer un peu, histoire de se détendre et de s'aérer la tête, puis les réarrangea vite fait. Elle ne riait pas vraiment, mais elle aurait sans doute pu. En tout cas, elle se moquait un peu de soi-même, de la vitesse à laquelle elle s'était laissée emporter. Et encore, là, ce n'était rien comparé à d'habitude. Heureusement que Lysander n'était pas susceptible, vu le nombre de fois où elle l'avait engueulé et insulté. Elle savait bien que la grande majorité de ses camarades de classe appréciaient le Raven pour sa gentillesse et sa loyauté, ainsi que pour son intelligence, son sens de l'humour, etc, etc. Bref, il était parfait, il était le prototype du bon élève, du bon ami, du bon frère. Mais, malheureusement pour lui, Kim n'était pas comme les autres, elle avait du mal avec les gens trop parfaits. Elle les trouvait lourds. Surtout si, comme c'était le cas pour Turner n°1, ils étaient trop affectueux et trop collants. Au fond, elle s'en fichait bien de la taille de leur cerveau ou de la qualité de leurs blagues. Son critère à elle, pour apprécier quelqu'un, c'était la marge de liberté qu'il était capable de lui donner. Et, autant Ann pendant l'adolescence, autant Lysander maintenant, lui donnaient l'impression d'étouffer, si bien qu'elle ne ressentait envers eux que de la rage et de la révolte. C'était très puéril, certes, mais elle ne pouvait pas apprécier quelqu'un qui pénétrait son espace vital, et Lysander était exactement le genre de mec qui voulait bien faire mais qui en faisait trop. Il voulait l'aider, il voulait la seconder, lui faciliter la vie, tout ça était très beau et très noble, mais dans son altruisme, il ne se rendait pas compte qu'il était plus égoïste qu'autre chose, car il ne tenait pas compte de ses préférences à elle. Imposer de l'aide à quelqu'un, ce n'était pas l'aider, et il ne le réalisait absolument pas. Elle avait beau lui gueuler dessus ou au contraire lui faire la gueule, il ne comprenait pas qu'il devait arrêter de la prendre pour une poupée en chiffons. C'était ridicule, et oui, le sourire qui était apparu sur son visage était clairement un sourire d'autodérision. Et puis, ça lui faisait du bien de sourire avec Enzo. Elle l'aimait bien, ce mec là, il était cool. La preuve, il ne fit pas de commentaire désobligeant lorsqu'elle lui dit qu'elle voulait être auror.

« Oh, ok. Mon frère aussi veut être Auror.
- Ah bon ? Il est en quelle classe ton frère ? »

Oui, c'était vraiment cool de sa part. Elle ne savait pas s'il se retenait ou si c'était naturel, mais son expression n'avait rien de dédaigneux ni de moqueur. Elle était passée d'étonnée à neutre, et c'était quelque chose qui, au fond, faisait énormément plaisir à la rouquine, même si pour le coup, elle conservait une expression normale elle-aussi, avec des répliques banales. Car non, elle n'était pas vraiment intéressée par le niveau de son frère. Elle n'était pas du genre à aller stalker quelqu'un qui voulait faire le même métier qu'elle, elle n'était pas du genre à jouer sur les relations et les connaissances comme le faisaient tous les hypocrites de la planète. Si Enzo la présentait à son frère, elle serait sans doute contente de connaître un futur Auror, mais elle n'irait certainement pas lui demander de l'aide ou des infos ou quoi que ce soit. Et ça marchait aussi dans l'autre sens, c'est à dire qu'elle ne serait absolument pas une bonne référence pour des gens qui voudraient poser des questions dans l'espoir d'en apprendre plus sur le parcours, la difficulté, les aspects pratiques etc. Elle n'était pas faite pour suivre, elle n'était pas faite pour mener. Ni brebis ni bergère. Elle était seule, vivait sa vie, et les seules relations qu'elle acceptait, c'était les relations d'égal à égal. Les relations d'amitié. Même Ann avait dû arrêter d'être sa sœur et devenir son amie pour que le courant passe. Et les adultes, il y avait ceux qu'elle méprisait et ceux qu'elle respectait, mais dans les deux cas, c'était réciproque. Et puis, ses relations avec les adultes, les parents, les professeurs, ne définissaient pas sa vie. Elles l'influençaient, comme beaucoup de choses, mais ne changeaient rien au fait qu'elle en faisait ce qu'elle voulait. Malheureusement, depuis qu'elle était en fauteuil, c'était plus difficile pour elle de faire comprendre aux autres qu'elle était autant capable de se gérer que l'était quelqu'un de valide. Mais il y avait tout de même certaines personnes, comme Enzo ici-présent, qui le comprenaient et l'acceptaient, ou du moins en donnaient l'air, ce qui lui faisait beaucoup de bien. Oui, elle se sentait bien avec lui, elle appréciait cette soirée et n'avait pas franchement envie de la terminer de si tôt.

Il n'avait même pas dix-huit ans. C'était étrange. Sur certains points, il avait l'air vraiment gamin, comme un ado de quinze ans. Sur d'autres, il donnait l'impression d'être plus mature que beaucoup de personnes de vingt voire vingt-cinq ans. En fait, même plus mature que la vieille mère d'Oscar Reid, mais ça, c'était parce qu'elle avait des valeurs traditionnelles couplées à une âme de commère. Et puis, il y avait son physique. Grand, baraqué, fort... comme s'il avait eu le temps de s'entraîner au fitness pendant des années. Ce n'était pas le corps de quelqu'un qui sortait à peine de l'adolescence. Pourtant, dix-huit ans, ça lui allait bien, comme âge, au final. C'était une sorte de juste milieu. Par contre, son histoire de contre-temps rajoutait au mystère. Car oui, c'était presque un mystère pour la rouquine, bien qu'elle ne le montrait pas. Et en même temps, elle se rendait compte qu'il lui ressemblait sur beaucoup de points, plus qu'elle ne se l'imaginait. Lors de leur première rencontre, elle avait seulement pu conclure que leurs caractères se ressemblaient un peu sur certains aspects, notamment l'histoire des bananes, ainsi que celle du skate. Qu'ils avaient un sens de l'humour et une manière de vivre assez semblable. Aujourd'hui, elle réalisait que ça allait plus loin. Car elle aussi pouvait se montrer très immature puis posée, elle aussi avait un âge assez difficile à déterminer – entre la rousseur de ses cheveux, l'étincelle dans les yeux, son sourire espiègle et ses sautes d'humeurs qui la rajeunissaient, contrairement à sa froideur, sa distance solitaire et sa détermination – et puis, il y avait cette histoire de décalage entre l'âge et le niveau scolaire. À vingt-trois ans, n'importe quelle sorcière aurait été employée dans le domaine qu'elle souhaitait, mais Kim, à cause de son fauteuil, n'avait été prise nulle part. Trop de jugements, trop de préjugés. Elle avait clairement du retard sur ses anciens camarades de classe. Elle ne savait certes pas ce qu'il sous-entendait par contre-temps, probablement une histoire avec les Supérieurs – ils avaient les doigts un peu partout, ces crétins là – mais pour le coup, il y avait un peu de ressemblances avec son handicap, même si les problèmes de décalage scolaire n'étaient arrivés que plusieurs années après son accident.

« Mais j’aimerai bien faire un truc en rapport avec l’Océan, et les animaux. C’est vraiment deux trucs qui me tiennent à cœur et je crois que c’est vers ça que je vais me diriger. Je viens d’Australie et j’ai grandi avec l’Océan, c’est vraiment un truc dont je peux difficilement me passer. On va dire que pour l'instant, je creuse la question.
- Moi je viens d'Amérique, New-York. Mais je suis d'origine irlandaise, donc mon accent... c'est un peu un mixe, on va dire. Enfin, je dis ça, parce que les gens se posent des questions, des fois. Bref. C'est cool, l'océan, à part ça. Et j'ai toujours voulu aller en Australie. Un jour, tu m'apprendras à faire du... du bodysurfing ? C'est comme ça qu'on dit, hein ? »

Elle ne pourrait jamais se mettre debout sur un surf, mais ce n'était pas important. Elle voulait voyager, elle voulait voir du pays. Les plages de sable doré, les montagnes enneigées, les savanes, les forêts tropicales, les déserts et les toundras... Facile à s'imaginer les roues de son fauteuil s'enfoncer dans le sables, se coincer dans la neige, glisser sur le verglas et se tordre dans les cailloux, certes, mais, tout comme beaucoup de choses, le voyage ne lui était pas impossible, malgré son handicap. D'ailleurs, si elle arrivait à exercer la profession dont elle rêvait, le voyage ferait probablement partie de son quotidien. Le voyage... c'était au cours d'un voyage qu'elle avait perdu l'usage de ses jambes, et que Kat avait sombré dans le coma. Bref.

Kim n'était pas une fan des ragots. Elle en était victime bien trop souvent à son goût, d'une, et de deux, elle ne s'y était jamais vraiment intéressée, de toute manière. Les commérages lui passaient par dessus la tête, ce n'était pas son trip. Elle n'avait pas une mentalité assez féminine pour ça. Elle, lorsqu'elle en voulait à quelqu'un, elle ne diffusait pas des ignominies dans son dos, mais allait le voir bien en face, soit pour lui dire ses quatre vérités, soit pour lui refaire le portrait. Ou encore pour faire les deux à la fois. Souvent, ça partait respectivement soit en engueulade, soit en baston, ou encore en un peu des deux, mais bref. Quoi qu'il en soit, elle avait beau ne pas apprécier les commérages, elle avait tout de même une certaine curiosité. Notamment par rapport à ce mec qui avait le malheur d'avoir pour frère Lysander Turner et qui était rentré dans le dortoir des filles. Et puisqu'Enzo ne répondait pas à sa question autrement que par un haussement d'épaules désintéressé, elle rebondit sur Lysander et sur ce qu'il avait dit à Enzo tout à l'heure.

« Je suis une star locale, c'est pour ça. »

Elle rit. En fait, il aurait probablement même pu ne rien rajouter, elle n'aurait pas été du genre à insister pour en savoir plus. Et puis, elle serait bien restée sur le ton badin qu'ils avaient adopté depuis le début de leur soirée-dessert. Mais la mine d'Enzo s'assombrit et, devint plus grave, plus sérieuse... plus triste, presque. Il y eut un petit silence qu'elle n'osa briser pendant qu'il hésitait, baissant les yeux puis tripotant ses cheveux, avant de lui sourire faiblement et de lui expliquer qu'il y avait plusieurs raisons pourquoi Lysander l'aurait connu avant de l'avoir véritablement rencontré.

« Je suis un Loup-Garou. »

… Ah. Alors celle-là, elle ne s'y était pas attendue. Elle ne fit aucun effort pour réprimer le froncement immédiat et réflexif de ses sourcils, comme si elle était concentrée sur quelque chose. Un Loup-Garou. Ça expliquait pas mal de choses...

« Jusqu'à il y a quelques mois c'était encore un secret mais les … Disons qu'on a décidé pour moi que ça n'en serait plus un. »

Au moins, il avait pu choisir, pendant un certain temps du moins, de le garder secret, contrairement à elle et son handicap. Mais elle ne pouvait décemment pas comparer une simple paraplégie à un don de Lycanthropie. Elle savait bien qu'il était spécial, différent, ne serait ce que par son comportement, mais elle ne s'était vraiment pas attendue à quelque chose d'aussi important. Apparemment, toute l'école avait été mise au courant quelques mois plus tôt. Elle n'était pas encore arrivée, donc. C'était probablement à l'époque des Supérieurs, comme ils disaient. S'était-il interrompu justement pour ne pas avoir à les mentionner ? Les Supérieurs auraient décidé de le dévoiler au grand public ? Beaucoup de questions trottaient dans la tête de la rouquine, tandis que le jeune homme enchaînait.

« Alors voilà, je pense que c’est à ça qu’il faisait allusion. L’info a rapidement fait le tour du château, j’imagine que tu sais très bien que les gens adorent parler et surtout de choses qui ne les regardent absolument pas.
- Ce serait pas drôle, sinon. »

Ce n'était pas une réplique du tac au tac. Ce n'était pas une réplique pleine d'énergie, accompagnée d'un rire cristallin et d'un clin d'œil espiègle. Disons que c'était un réflexe atténué. Le ton un peu las, avec haussement d'épaules et pincement de lèvres. Elle comprenait que trop bien ce qu'il était en train de lui dire là, et hochait la tête lorsqu'il continua.

« Entre la pitié, le dégoût, une espèce de fascination déplacée, etc … L’embarras du choix quoi. Dès que tu sors un peu de la masse, volontairement ou pas, t'es rapidement pointé du doigt j'ai l'impression.
- Ouais. »

Elle aurait pu dire tellement plus que ce ouais ! Elle connaissait, tout ça. La pitié, le dégoût, l'espèce de fascination déplacée... Le mépris, la dérision, la suffisance, la curiosité... Les regards braqués sur elle, les doigts pointés vers elle, les chuchotements derrière son dos ou à son passage... Enzo était différent une fois par mois, s'il savait bien cacher son jeu. Elle, elle était différente chaque jour. Chaque putain de jour. Et voilà, c'était reparti pour le sang qui bouillonnait en elle et le regard qui se durcissait. La colère qui montait en elle, comme chaque putain de jour où deux personnes ou plus la dévisageaient. Elle était presque parano, à force, tellement elle détestait ça. Elle prenait sur elle, gardait tout pour elle, ne créait pas d'émeute, ne protestait pas, mais au fond d'elle-même, elle avait tout simplement envie de foutre des claques aux imbéciles qui la regardaient comme si elle était une bête de foire. Heureusement, Enzo coupa court à ses réflexions, encore une fois, en lui rappelant ainsi la conclusion qu'elle aurait tiré quelques instants plus tôt s'il ne s'était pas remis à parler. Le sang. Oui, elle comprenait mieux maintenant son air fermé et livide de l'autre jour, lorsqu'elle avait eu la bonne idée de foutre ses doigts dans sa plaie devant ses yeux. Elle comprenait mieux, aussi, pourquoi il était aussi grand, aussi musclé, aussi fort. Et elle comprenait aussi qu'elle avait un nouveau point commun avec ce garçon. Ils étaient différents. Tous les deux étaient différents, et en cela, ils se ressemblaient. Ça les rapprochait. Car non, elle ne comptait pas s'éloigner du jeune homme juste parce qu'elle venait d'apprendre qu'il était un Loup Garou. Elle n'en avait jamais encore côtoyé un ainsi, ou du moins pas à sa connaissance, et on lui avait souvent répété que c'était dangereux, mais on lui avait aussi souvent répété qu'elle ne pourrait pas devenir Auror, et elle ne croyait ni l'un ni l'autre.

« Ouais, je vois, je suis désolée. »

Une seconde de silence, puis ce fut comme une illumination, et un sourire vint à nouveau étirer ses lèvres lorsqu'elle dit

« Un Loup qui veut s'occuper de l'Océan. C'est... original ! »

Qu'il ne le prenne pas mal, hein !

« Je veux dire... à la base, c'est un animal typiquement du nord, genre les forêts, la neige, tout ça... c'est LE truc qu'on ne trouve pas sur une plage en Australie, quoi ! »

En gros, c'était un peu comme...

« Un peu comme une meuf en fauteuil qui veut être Auror, en gros, hein ? »

Même si lui, au moins, les gens ne lui disaient pas que c'était impossible. Quoique, elle n'en savait franchement rien...

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MessageSujet: Re: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Lun 11 Aoû 2014 - 18:59

« Oh, ok. Mon frère aussi veut être Auror. »
« Ah bon ? Il est en quelle classe ton frère ? »
« 10ème année. »

Autant dire que même si comparé à moi c’est un « vieux », à côté de toi c’est un tout petit bébé. Oui bon ok j’exagère mais on s’en tape. Il y en a au moins un dans la famille qui réussi ses études, c’est déjà pas mal. Derek a toujours été un bon élève, et contrairement à ce que certains pourraient peut être penser c’est parce qu’il s’en donne les moyens. Oui je suis fier de mon frère, parfaitement ! Il est intelligent – même s’il ne le met pas toujours à profit mais c’est un mec après tout – et travailleur, il a donc tout pour réussir et je suis certain qu’il atteindra son but, peu importe lequel. On est bornés et déterminés dans la famille, donc je ne me fais pas trop de soucis pour lui de ce côté-là. Et bordel ce que ça fait du bien de discuter avec quelqu’un qui n’a absolument aucun a priori. Elle ne me connait pas du tout, je ne ressens aucun jugement de sa part et c’est vraiment agréable. Ici tout le monde ou presque sait qui je suis, bien souvent pour de mauvaises raisons, quant à mon frère en général le lien est rapidement fait et les grimaces viennent avec. Ce que je peux comprendre d’un certain côté mais c’est franchement pénible à la longue. La rédemption, le droit à l’erreur, etc … Ils ne connaissent pas ? Évidemment tout le monde n’est pas comme ça, certaines personnes s’en tapent totalement et tant mieux, mais avec Kim c’est encore différent puisqu’elle n’est pas au courant de toutes les histoires sordides qu’il y a pu avoir, tout ce qui a pu se passer ici pendant deux ans, et c’est vraiment … pas libérateur, le terme est sans doute un peu fort, mais ça fait du bien. Tout comme discuter de tout et de rien le plus naturellement du monde d’ailleurs.

« Mais j’aimerai bien faire un truc en rapport avec l’Océan, et les animaux. C’est vraiment deux trucs qui me tiennent à cœur et je crois que c’est vers ça que je vais me diriger. Je viens d’Australie et j’ai grandi avec l’Océan, c’est vraiment un truc dont je peux difficilement me passer. On va dire que pour l'instant, je creuse la question. »
« Moi je viens d'Amérique, New-York. Mais je suis d'origine irlandaise, donc mon accent... c'est un peu un mixe, on va dire. Enfin, je dis ça, parce que les gens se posent des questions, des fois. Bref. C'est cool, l'océan, à part ça. Et j'ai toujours voulu aller en Australie. Un jour, tu m'apprendras à faire du... du bodysurfing ? C'est comme ça qu'on dit, hein ? »
« Bodyboard. Enfin je pense que c’est à ça que tu fais allusion. »

Pas mon truc, ça ne l’a jamais vraiment été d’ailleurs. J’en ai fait, comme tout le monde, enfin comme beaucoup de surfers et notamment quand j’étais petit mais j’ai rapidement pris le pli de vouloir me mettre debout et mon père ne m’en a pas empêché, au contraire il m’a même encouragé. En revanche ça n’est pas parce qu’on est couché que les jambes ne servent pas, bien au contraire, ce sont même elles qui donnent la propulsion, elles servent aussi de gouvernails, alors dans sa condition ça risque d’être compliqué, mais pas impossible. Rien n’est impossible avec un peu d’imagination et puis si c’est juste pour le fun, c’est toujours marrant de se laisser porter et pousser par la vague, sans faire réellement d’effort. Tant qu’elle arrive à maintenir ses bras et ses mains accrochés, et par conséquent le haut de son corps sur la planche, c’est bon. J’imagine qu’elle a d’ailleurs du développer une certaine force en utilisant plus ses bras que ses jambes, alors clairement ça n’est pas impossible selon mes critères. Etre handicapé ne signifie pas arrêter de vivre.

« Quoi que le bodysurfing existe aussi, tu surfes ... avec ton corps, sans planche, mais personnellement j'ai toujours trouvé ça un peu étrange comme concept. »

Pour le reste, on en revient toujours au même, le surf, mon spot, c’est mon petit monde à moi et pour l’instant, ici, je ne me sens pas prêt à le partager.

« Pourquoi pas. »

Parce qu’il ne faut jamais dire jamais, et que je suis un garçon poli … Des fois.

La discussion s’engage ensuite sur quelque chose de plus sérieux, je pourrais décider de lui monter un gros bobard mais je choisi la vérité ou en tout cas une part de la vérité. Pour quelle raison Lysander me connait ? Parce que je suis un Lycanthrope. Voilà, c’est dit, et elle ne s’est pas barrée en hurlant. Elle a eu l’air étonné, sans doute un peu « choquée » ce qui peut se comprendre mais je n’ai ressenti aucune peur, aucune animosité, aucun dégoût venant de sa part. Et puis cette histoire de sang …

« Ouais, je vois, je suis désolée. »
« Alors maintenant c’est toi qui t’excuse et je devrais accepter sans broncher ? »

Parce que la conversation devient trop sérieuse et que je n’aime pas ça, et puis surtout parce que je suis un emmerdeur qui adore faire chier le monde avec son sourire de sale petit branleur. Retour à l’envoyeur, comme on dit, c’est de bonne guerre.

« Surtout que c’est vrai que t’as fait exprès de saigner et que c’est pas du tout la faute d’un p’tit con qui ne regardait pas où il allait … »

Le ton est détaché, exagérément détaché, de même que l’expression de mon visage et mon langage corporel tout entier … avant que je ne lâche un sourire en coin.

« Un Loup qui veut s'occuper de l'Océan. C'est... original ! »
« Parait que je souffre d’un manque d’attention, du coup je fais un peu tout et n’importe quoi pour me rendre intéressant, tu vois le genre. »

A moins que ça ne soit un manque d’affection ? Oui c’est ça, c’est d’un manque d’affection que Logan avait parlé jadis – et ce mot est vraiment étrange, surtout quand il sort de ma bouche. Je ne suis plus vraiment en manque d’affection mais même si c’était histoire d’être désagréable il n’avait sans doute pas tout à fait tort. J’ai besoin de ma dose de câlins pour aller bien, je ne vois pas où est le problème …

« Je veux dire... à la base, c'est un animal typiquement du nord, genre les forêts, la neige, tout ça... c'est LE truc qu'on ne trouve pas sur une plage en Australie, quoi ! »
« A priori non. Des Dingos éventuellement mais ça reste des chiens, pas des loups. Quoi qu’ils douvent en descendre mais … J’te dis, c’est encore mon côté égocentrique qui ressort ça ! »

L’ironie, l’autodérision même, et surtout la spontanéité encore et toujours.

« Un peu comme une meuf en fauteuil qui veut être Auror, en gros, hein ? »
« C’est un peu ça oui. En fait toi aussi t’essaies d’attirer l’attention par tous les moyens, tu vois ça nous fait encore un point commun. »

Regardez nous, les deux estropiés de la vie. C’est comme si le grand cirque des gens bizarres reprenait forme après le départ d’Elwynn et même si nos différences ne sont vraiment pas proches l’une de l’autre – je veux dire, elle ne peut plus se servir de deux de membres sur quatre et moi j’en ai huit qui fonctionnent très bien. Non je ne suis pas une araignée, merci, et oui je sais je n’ai pas huit membres mais simplement quatre qui changent de forme mais c’était de l’humour – mais ça reste des différences donc quelque part on peut se comprendre. Je ne dis pas que Kim va devenir ma meilleure amie parce qu’on est deux bras cassés mais ça rapproche, c’est indéniable. Reste à voir si nos caractères sont compatibles mais jusqu’ici ça passe plutôt bien, non ?
Et puis comme souvent, un miaulement attire mon attention et à peine une seconde plus tard je me retrouve avec une boule de poils blanche sur les genoux. Un instant j’oublie que le monde existe, trop occupé à admirer ma minette, à lui grattouiller la tête et la caresser tandis qu’elle ronronne en posant ses pattes avant sur mon torse pour frotter le sommet de son crane sous mon menton, en appuie sur ses pattes arrière. Il y a des choses qui ne changent pas et ces moments là sont vraiment précieux pour moi-même si ça peut paraitre anodin. Mais revenons à nos moutons, enfin à Kim en l’occurrence, qui n’a absolument rien à voir avec un mouton soit dit en passant.

« Et qu’est ce que tu penses d’un Loup qui a un chat ? »

Je sais que c’est un truc qui étonne parfois les gens et pourtant je ne suis pas le seul dans cette situation. Ever aussi à un chat, et à ma connaissance ça se passe très bien. Souvent c’est tout l’un ou tout l’autre avec les animaux et plus précisément avec les chats. Soit ils ne me supportent pas ou ont peur, soit ils m’adorent. Lune m’a tout de suite adopté et moi j’ai craqué à la seconde même où j’ai croisé ses grands yeux bleus. Sans parler de ce qu’elle a représenté pour moi à une époque. Je suis complètement gaga mais je le vis bien.

« J’te présente Lune aka Mlle Sale Caractère. »

Et c’est peu de le dire. Comment est ce qu’elle va se comporter avec Kim ? En règle générale Mlle n’aime pas particulièrement la gente féminine, à quelques exceptions près. Elle tolère Kyle – c’est pas une fille oui je sais merci, je m’en suis rendu compte – mais ça a été compliqué au départ, visiblement la jalousie et la possessivité est un truc qu’on a en commun mais peu importe. Avec les autres … En fait, la plus part du temps elle ignore tout le monde et c’est a peu de chose près ce qu’elle est entrain de faire avec ma camarade Gryffondor d’ailleurs mais malgré tout ça j’adore ce chat et malgré son caractère un peu particulier, elle absolument adorable avec moi. Même avec les autres quand elle le veut bien. Kyle m’a dit qu’elle venait dormir avec lui quand j’étais dans le coma, personne ne pourra me dire qu’elle est dénuée de cœur après ça. Je ne sais pas si elle faisait ça parce qu’il avait mon odeur sur lui ou bien pour le réconforter mais elle l’a fait et c’est tout ce qui compte.

« C’est marrant que tu viennes d’Amérique … Enfin non ça n’a rien de marrant, c’est juste que je suis impressionné par le nombre d’Américains qu’il y a dans ce château. Hier encore je parlais avec un type, Eliott, qui vient de là bas lui aussi. Y en a minimum trois chez les Non-Magiciens, et j’imagine qu’il y en a encore d’autres cachés quelque part. »

Poudlard Erasmus *out*

« C’est quand même dingue de venir d’un peu partout dans le monde comme ça et de se retrouver tous ici. J’veux dire, on vient quand même de l’autre côté de la planète pour certains, toi et moi en l’occurrence. »

Et surement plein d’autres. En ce qui me concerne si j’avais eu le choix je n’aurai jamais mis les pieds ici mais peu importe, j’y suis et concernant certaines choses je ne le regrette pas du tout. Je n’aurai – entre autre – probablement jamais rencontré le garçon qui fait battre mon cœur si j’étais resté en Australie. D’ailleurs j’en serais où dans ma vie actuellement ? Je pense qu’elle serait radicalement différente et moi aussi probablement mais ça ne sert à rien de penser à ça. C’est ici que je suis pour l’instant et pas ailleurs.

« J’ai un de mes potes qui est Russe tiens d’ailleurs. »

Oui Caem, je parle de toi ! Mon ex – c’est bizarre de dire ça tiens – était Canadienne – non tu ne me manques absolument pas Tallulah – Mael est Allemand, etc … Des exemples il y en a un paquet.

« T’as voyagé un peu déjà ? »

Et avant de lui laisser le temps de répondre …

« Ah au fait, si t’as encore faim, j’en ai deux autres en stock. »

Je sais qu'à la base ils sont pour Cameron et Kyle mais ... Je crois que je ne vais pas redescendre finalement, pas envie, et je pense pas qu'ils vont pleurer pendant 10 jours parce que je leur ai posé un lapin. A vrai dire je ne sais même pas s'ils m'ont écouté quand je suis parti tout à l'heure.
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MessageSujet: Re: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Mar 19 Aoû 2014 - 10:17

Quelqu'un a dit que Kim était associable et avait un sale caractère ? Honnêtement, là, on n'aurait absolument pas dit. Elle discutait, sourire aux lèvres, riait parfois, était à l'aise. Elle ne donnait pas du tout l'air de quelqu'un de distant, de solitaire. Ça lui faisait du bien. Et elle se rendait compte que la solitude lui pesait un peu quand même, bien qu'elle ne veuille pas se l'avouer car mine de rien, elle la supportait quand même mieux que beaucoup. Disons qu'elle préférait être seule que mal accompagnée, ce qui ne lui laissait pas trop de choix. Mais avec Enzo, le courant passait étonnamment bien. Peut-être avait-elle besoin d'être poussée, d'être bousculée, pour apprendre à connaître quelqu'un et devenir son amie ? D'elle-même, elle n'allait que très rarement vers les autres. Ça devait-être ça, le problème. S'y rajoutait le fait qu'elle sentait très clairement qu'elle n'appartenait pas ici, parmi les élèves de Poudlard, qu'elle était HS. Et puis en plus de tout ça, elle était en fauteuil, et les réactions, jugements et attitudes des gens lui faisaient peur. Et puis de toute manière, des amis tout comme de la famille, elle en avait à New York. Elle n'était pas venue à Poudlard pour se trouver des potes-bouche-trous. Quatre raisons pour lesquelles elle n'était pas encline à engager des conversations, à se rapprocher de ses camarades de classe, et à tisser des liens. C'était donc plutôt compréhensible, comme comportement, non ? En tout cas, elle n'était pas contre les relations, qu'elles soient familiales, amicales ou amoureuses, et d'ailleurs, elle était extrêmement fidèle et loyale à ses amis, donc non, elle n'était pas associable ou antisociale. Quant à son sale caractère... non, elle n'allait pas le nier, elle n'allait pas affirmer qu'elle était facile à supporter et à vivre, elle n'allait pas prétendre qu'elle était gentille, docile, et calme. Elle était très spontanée et très vive, comme fille. Elle l'avait toujours été. Et même si elle avait fait de grands progrès dans ce domaine là en grandissant, même si elle arrivait aujourd'hui mieux à prendre sur soi qu'avant, elle n'en restait pas moins quelqu'un au caractère très fort donc très peu compatible. Mais ce soir là, c'était comme si on l'avait échangée. Oui, ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas été aussi détendue et ressenti autant de plaisir, de joie. Ça lui faisait du bien.

Elle apprit que le frère d'Enzo voulait être Auror comme elle, mais qu'il n'était qu'en dixième année, ce qui lui laissait finalement encore pas mal de temps pour se décider vraiment et pour changer d'avis. Elle apprit qu'Enzo et lui étaient Australiens, et qu'il avait envie de consacrer sa vie aux animaux marins. Elle lui dit qu'elle venait d'Amérique mais que ses origines étaient irlandaises. Son accent pouvait d'ailleurs en témoigner. Elle mêlait prononciation irlandaise, slang new-yorkais et vocabulaire soutenu anglophone, qui étaient respectivement la trace de sa famille, celle de son quartier et celle de sa scolarité. Peut-être qu'après trois-quatre ans à Poudlard, elle prendrait aussi une intonation écossaise pour compléter son langage ? En tout cas, elle doutait qu'elle pourrait un jour réussir à se débarrasser de cette caractéristique qu'était sa manière de parler, et elle savait que ça soulevait pas mal de questions parmi ses interlocuteurs. Bon, et bien sûr, il y avait ses cheveux roux qui n'étaient certainement pas d'origine Américaine. En même temps, il n'y avait rien de vraiment américain, mis à part le style de vie et l'alimentation. Autrement, tout avait été importé sur le continent, ce qui était assez malheureux pour les indiens qui l'occupaient avant d'en être expulsés. Mais bref, elle n'était pas là pour refaire un cours d'histoire, de toute manière, elle avait toujours été plus branchée par la pratique, et ce fut donc tout naturellement qu'elle émit l'hypothèse d'apprendre à faire du surf avec Enzo en Australie un jour. Elle n'était pas forcément sérieuse, vu que ce n'était pas demain la veille, mais ça la tenterait bien, car elle savait qu'on pouvait faire du surf à plat sur la planche, donc sans forcément devoir trop se servir des jambes, ce qui, pour une paraplégique, était tout de même préférable.

« Bodyboard. Enfin je pense que c’est à ça que tu fais allusion.
- Sans doute, je t'avoue que je ne m'y connais pas trop en la matière, mais je sais qu'on peut faire du surf sans forcément être debout dessus... »

Elle se doutait bien que les jambes, en temps normal, devaient sans doute être tendues, gainées, et peut-être même servir de gouvernail, mais bon, elle ferait bien sans, comme elle faisait sans au quotidien. De toute manière, si elle faisait du bodyboard un jour, ce serait probablement que pour le fun, histoire de pouvoir dire qu'elle avait essayé. Car mine de rien, le sport, ça lui manquait. Elle se promenait dans le parc quasiment chaque jour, et se faisait donc des muscles aux bras, certes, mais ce n'était pas pareil que de rentrer à la maison épuisé et ruisselant après avoir couru pendant deux heures à la suite d'une balle, ou fait du vélo, ou joué au badminton et ce genre de choses. Elle avait toujours été quelqu'un de très sportif – ou plutôt de très physique, car elle ne faisait pas de sport en club ou quoi, mais passait son temps dehors à courir – mais depuis son accident, elle avait pris pas mal de poids à force de devoir rester assise dans son fauteuil. Donc, lorsqu'elle tombait sur un sport qu'elle pourrait potentiellement essayer, elle était contente.

« Quoi que le bodysurfing existe aussi, tu surfes ... avec ton corps, sans planche, mais personnellement j'ai toujours trouvé ça un peu étrange comme concept.
- Ah ouais... perso, je trouve que ça a l'air stylé, mais je crois que je vais commencer avec une planche. Dans l'hypothèse où j'irai un jour en Australie, bien sûr.
- Pourquoi pas. »

Elle apprit ensuite que la raison pour laquelle Lysander le connaissait alors qu'ils avaient au moins quatre ans et six classes d'écart, c'était non pas parce que Enzo était une star locale, mais parce qu'il avait la particularité d'être lycanthrope et qu'on avait décidé pour lui de le dévoiler au grand jour. Cette nouvelle la surprit assez, car elle ne s'y était absolument pas attendue. Elle n'était pas choquée, terrifiée, dégoûtée ou quoi que ce soit. Tout simplement surprise, mais son étonnement disparut assez rapidement, même si probablement pas aussi vite qu'il était venu. Encore une chose qui prouvait bien qu'elle n'appartenait pas ici, qu'elle était l'étrangère, la touriste, l'intruse. Et puis elle se demanda comment ça aurait été si elle avait pu choisir de ne pas montrer qu'elle était paraplégique. Comment les gens auraient réagi en l'apprenant. Elle n'imaginait que trop bien le mépris dans les yeux des sorciers qui auraient découvert que c'était une voiture moldue qui l'avait mise dans cet état, et que c'était l'hôpital moldu qui lui proposait comme solution un misérable fauteuil. Elle ne sentait que trop bien les regards sur sa nuque, insistants, fascinés, curieux, provocateurs. Je suis paraplégique. Elle n'était même pas sûre d'avoir déjà dit ça à quelqu'un. Elle n'avait eu besoin de personne pour décider à sa place si oui ou non sa différence resterait un secret. Elle eut un sourire amer. Et puis, il mit l'accent sur la réaction qu'il avait eue lorsqu'elle avait soigné sa plaie devant lui, et elle comprit son air figé, concentré, terrifié, fasciné et plein d'autres émotions à la fois. Elle s'excusa, c'était idiot et il ne tarda pas à lui faire remarquer qu'elle-même n'aimait pas ça.

« … Redésolée ? »

Ça par contre, c'était de la pure provocation. Oui, elle s'excusait de s'être excusée. Avec un grand sourire aux lèvres, qui était tout sauf innocent. Elle pouvait être assez forte au jeu du plus con, même si elle n'était pas forcément très patiente, donc elle finissait rapidement par abandonner.

« Surtout que c’est vrai que t’as fait exprès de saigner et que c’est pas du tout la faute d’un p’tit con qui ne regardait pas où il allait … »

Elle ne quitta pas son sourire de sale gosse, mais ne répliqua plus rien. Et après un très court silence, elle eut comme une illumination, et s'ils avaient été dans un dessin animé, elle aurait très certainement eu une ampoule allumée au dessus de la tête pour signifier que quelque chose venait de faire tilt dans son esprit. En fait, elle venait remarquer qu'il était Loup et qu'il s'intéressait à l'océan, deux choses qui, d'après elle, n'allaient absolument pas ensemble, donc c'était drôle.

« Parait que je souffre d’un manque d’attention, du coup je fais un peu tout et n’importe quoi pour me rendre intéressant, tu vois le genre. »

Elle leva les yeux au ciel, mais continua sur sa lancée, dans son petit trip. Ben quoi, c'était quand même original, un Loup qui s'occupe d'une étoile de mer ou d'un requin, non ? Et qui bouffe des algues en bronzant sur la plage... Bref, le truc complètement improbable, dit comme ça. Un peu comme elle et sa volonté de devenir Auror malgré son handicap, en quelques sortes.

« C’est un peu ça oui. En fait toi aussi t’essaies d’attirer l’attention par tous les moyens, tu vois ça nous fait encore un point commun.
- Alléluia, enfin quelqu'un qui me comprend ! »

Et elle rigola. C'était une conversation complètement dénuée de sens, comme s'ils ne savaient rien faire d'autre que jeter des vannes ou blaguer. Et d'un coup, une boule de poils blanche atterrit sur les genoux de Enzo qui se mit à la caresser, la gratouiller, la cajoler... bref, un chat, et il était complètement à fond dedans, ce qui la fit sourire.

« Et qu’est ce que tu penses d’un Loup qui a un chat ?
- J'en pense qu'il n'en aura bientôt plus... mais peut-être que je me trompe ? »

C'était pas une très bonne blague, celle là. Ou du moins, elle n'était pas sûre de comment il la prendrait. Elle espérait qu'il ne se vexerait pas, car elle était tout de même un peu en train de sous-entendre qu'il finirait par bouffer son chat. Mais apparemment, il n'était pas dans l'humeur de prendre la mouche pour si tôt ce soir là.

« J’te présente Lune aka Mlle Sale Caractère.
- Enchantée, Mademoiselle. Sale Caractère, on me l'a souvent reproché aussi... Je comprends ta douleur. »

Dit sur un ton théâtralement dramatique, et surtout, complètement faux.

« C'est ça, ignore-moi, vazy. »

Lune n'avait même pas daigné accorder un regard à la pauvre fille rousse en fauteuil qu'était Kim. Elle leva les yeux au ciel.

« C’est marrant que tu viennes d’Amérique … Enfin non ça n’a rien de marrant, c’est juste que je suis impressionné par le nombre d’Américains qu’il y a dans ce château. Hier encore je parlais avec un type, Eliott, qui vient de là bas lui aussi. Y en a minimum trois chez les Non-Magiciens, et j’imagine qu’il y en a encore d’autres cachés quelque part.
- Ah, Eliott. Je le connais. Enfin, je connaissais un de ses frères, qui était dans ma classe, parce que j'ai deux ans de plus qu'Eliott si je ne me trompe pas. C'était assez bizarre, oui, de le retrouver ici. Je pensais vraiment que je serais la seule venant de Salem, mais apparemment, non... »

Si elle l'espérait ? Peut-être un peu. Elle ne fuyait pas son pays, son passé, ou quoi que ce soit... mais en fait, elle avait eu envie de changement de milieu, donc non, elle ne s'attendait pas à tomber sur Eliott en Écosse, ni sur n'importe qui venant de l'Institut.

« On s'est parlé, à la fin du bal, il était complètement bourré, c'était trop drôle. Il savait même pas comment rentrer dans son dortoir, il m'a demandé de le guider... et il s'est réveillé dans une salle au pif du rez de chaussée. »

Le retour du sourire de sale gosse.

« J'espère qu'il ne m'en veut pas trop, mais je pouvais pas m'en empêcher ! »

Si encore elle avait été sobre, elle aurait probablement réussi à se dire que ce n'était pas très gentil de faire ce genre de blagues, mais sans être bourrée, elle avait tout de même une certaine quantité d'alcool dans le sang, et était assez gaie, dira-t-on, donc forcément, elle avait voulu s'amuser un peu... Pauvre Eliott.

« C’est quand même dingue de venir d’un peu partout dans le monde comme ça et de se retrouver tous ici. J’veux dire, on vient quand même de l’autre côté de la planète pour certains, toi et moi en l’occurrence.
- Mais c'est cool. Enfin, je trouve. »

C'est la mondialisatioooooon ! Les échanges culturels, matériels... La libre circulation des biens et des personnes... L'essor des transports, des voyages, tout ça !

« J’ai un de mes potes qui est Russe tiens d’ailleurs.
- Ma meilleure amie est genre Ukrainienne ou Bulgare, je sais jamais. »

… Et voilà. C'était la première fois qu'elle parlait de sa meilleure amie à Poudlard. C'était la première fois qu'elle la mentionnait à l'oral. Et... ça lui faisait quelque chose. Un pincement au cœur, l'impression de sentir ses poumons se comprimer... Mais elle n'en montra rien. Elle avait beau être très expressive au niveau des mimiques du visage, elle savait aussi rester impassible, normale. Ni trop tendue, ni pas assez. Rien. Alors qu'elle avait l'impression d'imploser. C'était sorti comme ça, c'était ça le pire. C'était sorti naturellement, spontanément. Elle était vraiment conne, des fois. Heureusement, la conversation continuait tout naturellement.

« T’as voyagé un peu déjà ?
- …
- Ah au fait, si t’as encore faim, j’en ai deux autres en stock. »

Dilemme. Elle jeta un coup d'œil à sa coupe précédente qui était posée, vide, sur la table basse... On ne pouvait pas dire qu'elle n'en avait pas envie, mais...

« Et ma ligne, alors ? Je suis déjà assez grosse comme ça... Rhooo mais c'était super bon, et j'imagine que j'en aurai pas avant longtemps, donc allez, tant pis. T'es vraiment pas gentil, de m'en proposer d'autres. Pourquoi t'en as fait quatre, au juste ? »

Avoue, tu veux m'engraisser pour me manger, c'est ça hein ? En plus, sur mon misérable fauteuil, je serai une proie à la fois facile et amusante... Nope, je n'ai absolument pas pensé à toi comme à un prédateur, promis ! En vrai, je te trouve gentil et mignon, et je ne te considère absolument pas comme un danger potentiel, même si mon sang t'a fait de l'effet l'autre jour. Bref, je n'ai rien dit, rien pensé, rien écrit, on oublie tout ça.

« J'ai voyagé seulement en Amérique. À pieds, à vélo, en voiture... On en a fait plusieurs, des road-trips comme ça, à travers les States. Mais j'ai jamais pris l'avion ni le bateau, et je suis jamais allée à l'étranger. Même pas en Irlande. En fait, on a pas trop les moyens pour ça... »

Elle était sincère, comme fille. Elle n'était pas du genre à faire des cachotteries inutiles. Et puis, il avait été sincère aussi. Elle sentait qu'elle pouvait lui dire beaucoup de choses. Peut-être allait-elle même finir par lui dire que Kat était dans le coma depuis six ans, et que c'était à cause de l'accident de voiture qu'elle avait eu, et que c'était depuis ce moment là qu'elle était en fauteuil roulant... Après tout, avec ce qu'elle venait de lui dire, il devait avoir compris qu'elle n'avait pas toujours été paraplégique, qu'elle n'était pas née comme ça. Si elle évitait d'en parler lorsqu'elle ne le jugeait pas nécessaire, elle n'avait pas de raisons de le cacher lorsque c'était la question. Et puis, Enzo n'était pas du genre à craindre ses réponses, contrairement à d'autres personnes qui n'osaient pas demander par peur de la blesser ou quoi que ce soit. Et elle, en retour, n'avait pas peur de le choquer ou de le mettre mal à l'aise, que ce soit en parlant de son handicap ou de son argent. Ils n'étaient vraiment pas riches. Disons qu'ils étaient contents s'ils arrivaient à payer le loyer, l'eau et l'électricité, plus toutes les taxes genre l'école, l'assurance, etc, tout en mangeant à leur faim. Autant dire qu'ils avaient de la peine. Donc des vacances en Europe ou à l'étranger ne rentraient absolument pas en considération. Kim n'en avait pas honte. C'était comme ça, point. Elle ne voyait pas pourquoi elle devrait se retenir de dire la vérité sur les moyens de sa famille. Ce qu'elle ne voulait pas, c'était voir de la pitié dans les yeux de ceux à qui elle faisait comprendre qu'elle n'était pas riche. Ou alors du mépris, mais ça, c'était plus facile de le gérer. La pitié, elle n'en voulait pas. Mais ce n'était pas une raison pour prétendre qu'elle pouvait se permettre tout ce qu'elle voulait sur le plan financier. Donc non, elle ne lui cachait pas qu'elle avait un jour marché, elle ne lui cachait pas qu'elle vivait dans un environnement modeste voire pauvre. Elle le lui disait ouvertement, sans hésiter, comme si de rien n'était, et c'était à lui de voir comment il se dépataugeait avec la nouvelle.

« En tout cas, ça fait de moi la première de la famille qui ait été sur un autre continent depuis des générations, c'est plutôt cool non ? »

Et dire que je suis en fauteuil roulant, et qu'on m'a toujours fait comprendre que je n'étais bonne à rien d'autre qu'à rester enfermée chez moi...

« Et toi ? T'as eu l'occasion de voir du pays, à part ton Australie et l'Écosse ? T'es déjà allé en Amérique ? Il me semble que beaucoup de gens veulent visiter les States, un peu comme les Américains veulent visiter l'Europe, si j'ai bien compris... »

Il fallait dire qu'elle ne s'intéressait pas trop aux destinations préférées de la société.

« Moi j'ai envie d'aller... En Afrique, dans le désert. Ou encore, dans une jungle. C'est les deux trucs que j'ai vraiment jamais vus de ma vie. La neige, la mer, les champs, je connais. Mais je suis jamais allée dans la Vallée de la Mort, c'est un désert aux States, donc j'ai pas vu le désert, et on n'a pas de forêt tropicale, donc j'ai jamais vu non plus. Et puis sur une montagne, genre, je sais pas, les Alpes. Bref, des trucs nouveaux, quoi. Un jour, je me ferai assez de fric pour pouvoir voyager. »

Et elle passa une main dans ses cheveux, étonnée d'avoir parlé autant. Après ce soir, plus personne ne pourrait jamais dire qu'elle était associable !
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MessageSujet: Re: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Mer 20 Aoû 2014 - 12:25

Je jouerai bien les machos en disant que parler surf avec une fille c'est n'importe quoi mais je ne le ferai pas parce qu'il y a des nanas absolument douées pour ce sport et pour pleins d'autre encore. C'est vrai que j'ai une vision de la femme assez étroite quand je m'y mets, et que je peux être un véritable connard méprisant et tout ce qui va avec mais je suis tout à fait capable de reconnaître certaines évidence. J'en ai été témoin, que ce soit pour le surf ou autre chose, ici ou ailleurs, et là dessus je ne ferai pas de commentaire. De toute façon le surf est déjà suffisamment sectaire comme ça pour que j'y rajoute ma touche personnelle mais tout ce que je dis c'est qu'ici, à Poudlard, et même parfois quand j'étais encore à Lakes, quand je surfe j'aime le faire en solo la plus part du temps. Enfin bref, je sais pas si ça sera avec moi mais qui sait, peut être qu'un jour elle aura l'occasion de tester et ça serait plutôt cool. Je ne peux pas me mettre à sa place, encore une fois je ne sais pas à quel point c'est grave ni si c'est définitif, mais je crois sincèrement qu'avec un peu d'imagination et d'aide on peut tout faire ou presque. Alors pourquoi pas du surf ?
Quant à manger Lune, non merci. Cette idée ne m'a même jamais traversé l'esprit, peu importe ma forme et heureusement. Les Loup-Garous ne sont pas des chiens, le chat n'est donc pas leur ennemi/proie héréditaire Madame ! Faut suivre les cours de SACM et DCFM un peu plus sérieusement … Notre truc c'est l'humain, rien à voir :gla: T'as fini de faire le malin dans ta tête toi ? Non. Ok.

Enfin voilà, je passe la soirée en tête à tête avec une fille – façon de parler, y a du monde autour – et ça ne m'était pas arrivé depuis … des lustres. Aucune ambiguïté là dedans, encore une fois la formulation c'est pour faire le con, mais c'est juste vrai en fait. Y en a un paquet que je trouve insupportables mais concernant Kim ça n'est pas le cas. Certes ça n'est que la deuxième fois qu'on se parle et elle est peut être tout aussi hystérique que les autres mais en tout cas je ne le ressens pas actuellement et le feeling passe plutôt bien et de façon naturel. Au risque de me répéter, c'est agréable. Je n'ai pas la moindre idée de ce que les gens peuvent bien penser d'elle, visiblement elle s'auto-qualifie comme étant quelqu'un avec un sale caractère mais ça n'est pas flagrant de prime abord. Peut être parce qu'entre personnes avec un sale caractère on se comprend ? Personnes et chat, ne pas oublier Lune, surtout pas. Blague à part, et si je mets ma misogynie de côté, un peu de compagnie féminine ça fait du bien. Pas que j'en ai marre des mecs mais … c'est différent, c'est tout. Ça change et ça ne fait pas de mal.

« Et ma ligne, alors ? Je suis déjà assez grosse comme ça... Rhooo mais c'était super bon, et j'imagine que j'en aurai pas avant longtemps, donc allez, tant pis. T'es vraiment pas gentil, de m'en proposer d'autres. Pourquoi t'en as fait quatre, au juste ? »

La preuve, est ce qu'un mec s'inquièterait pour sa ligne ? Y en a, je dis pas, mais c'est quand même rare d'entendre ce genre de trucs sortir de la bouche d'un mâle. Même de la mienne, oui, parfaitement !

« Quoi ta ligne ? T'es très bien comme ça, arrête. »

N'allez pas me dire le contraire, je trouve ça plutôt évident en fait. Elle est très jolie, et de ce que j'en vois je trouve qu'elle porte super bien ses rondeurs. Cette fille ne provoque rien d'équivoque chez moi mais ça n'est pas pour autant que je n'ai pas d'avis sur la question. En plus de ça les goûts et les couleurs c'est subjectif mais sans parler de ça, même si je comprends qu'on puisse s'en faire pour ça et sans doute d'autant plus dans sa situation parce qu'elle ne peut pas se dépenser autant qu'un valide pour éliminer donc j'imagine qu'elle doit faire attention mais je suis sincère quand je dis qu'elle est très bien comme elle est. C'est quand même plus agréable à regarder une fille comme ça qu'un sac d'os, pardonnez moi l'expression. Après je ne vais pas jouer les hypocrites dans le sens où les filles que je me suis tapé – comment tu parles Enzo Ryans ?! – étaient toutes ce que le commun des mortels appelleraient bien foutues mais … voilà. Aujourd'hui toute mon affection, mes envies et j'en passe sont focalisés sur un garçon qui pour le coup n'est pas bien épais alors faut juste pas se fier aux apparences je crois. Pas quand il s'agit d'un truc réel et sérieux en tout cas, mais chacun vit sa vie comme il veut et comme il peut, point. On va s'arrêter là pour ce débat stérile.

« Fais toi plaisir. »

Un coup de baguette magique plus tard et les deux autres coupes apparaissent. J’en attrape une et la lui tend.

« Je les ai fait pour des personnes qui n'ont même pas calculé ce que je disais je crois alors c'est pas très grave. Au moins à toi je sais que ça fait plaisir et puis tu sais quoi, je vais t'accompagner. Rien à foutre. »

Comme ça on se plaindra ensemble de nos kilos en trop comme deux gonzesses et puis c’est tout. Le truc c’est que … je ne grossis pas. Petit j’étais pas vraiment ce que je suis actuellement c'est-à-dire l’équivalent de ce que les Non-Magiciens appellent une armoire à glace – ou un joueur de football américain comme le dit Kyle parfois – j’étais même plutôt tout le contraire et je ne mangeais pas des masses alors forcément pour grossir … Etant donné que je me dépensais sans arrêt ou en tout cas très souvent, c’était encore moins faisable. J’étais petit, enfin normal je dirais, disons de taille moyenne et pas très épais. Et puis l’adolescence a pointé son nez, la Lycanthropie a suivi et … voilà le résultat. 1m90 de hauteur, une largeur que je n’ai pas envie de voir devenir plus large, et un nombre de kilos suffisant pour porter tout ça. Non, je n’ai toujours pas l’intention de dévoiler mon poids, désolé. Vous pouvez toujours rajouter au moins un kilo d’ici demain matin parce que j’attaque la deuxième glace sans aucun scrupule.

« J'ai voyagé seulement en Amérique. À pieds, à vélo, en voiture... On en a fait plusieurs, des road-trips comme ça, à travers les States. Mais j'ai jamais pris l'avion ni le bateau, et je suis jamais allée à l'étranger. Même pas en Irlande. En fait, on a pas trop les moyens pour ça... »

A pieds. Donc elle a déjà marché. J’avais cru comprendre mais je n’étais pas sur. Ok, c’est enregistré. Pas que ce soit une information capitale en soit mais je note quand même. Idem pour le vélo, et la voiture … Est-ce que c’est à cause de ça qu’elle est dans ce fauteuil aujourd’hui ? Cette invention de malheur a couté la vie à mes parents, ça ne serait pas étonnant, mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir trouvé ça cool chaque fois que j’étais dedans. J’ai culpabilisé pendant un moment, maintenant je me dis que c’est comme ça, que ça n’est pas plus la faute de la voiture que celle de Taylor, du hasard, de ce camion, de la Pleine Lune, etc … C’est la vie, c’est comme ça. Et puis cette idée de faire un road trip … ça devait être carrément génial ! Je crois que ça me plairait bien de faire ça, de bouger tous les jours, de découvrir quelque chose de différent chaque fois que je me lève le matin, etc … L’été prochain j’aurai 18 ans, ce qui veut dire que je serais majeur dans pas mal de pays, donc peut être que … Enfin on verra, ne pas se projeter dans le futur, j’ai tendance à oublier. Vivre l’instant présent. Enfin c’est pas interdit de rêver et d’imaginer alors merde. Jamais pris l’avion non plus, le bateau si par contre, mais quand on habite au bord de l’eau c’est plutôt un passage obligatoire je dirais. La dernière fois c’était cet été pour aller voir les baleines d’ailleurs, et c’était vraiment cool. Quand je l’entends dire qu’ils n’avaient pas trop les moyens de voyager, ça me conforte dans l’idée que j’ai été un petit privilégier pendant toute mon enfance et le début de mon adolescence, et que je le suis encore d’ailleurs. Ma famille a de l’argent, je ne sais pas à quel point mais beaucoup d’argent et clairement personne chez les Ryans – et même du côté maternel il me semble – ne vit dans le besoin. Nos Grand-Parents ont une gigantesque propriété à Bairnsdale, nos oncles et tantes c’est quasiment la même chose, et si nos parents nous ont élevé dans une maison tout à fait normale je sais qu’ils étaient eux aussi relativement aisés. On n’a jamais manqué de rien, on bougeait souvent dans le pays, notre famille a un chalet dans les montagnes, etc … Je sais que cette chance n’est pas donné à tout le monde, j’en ai bien conscience, mais je ne pense pas être de ceux qui prennent de haut les personnes qui justement n’ont pas cette chance. Je pense que de ce côté-là nos parents nous ont bien élevés, on ne se prend pas pour des êtres supérieurs juste parce que notre famille a de l’argent. Enfin je crois. Si on se prend pour des êtres supérieurs c’est juste parce qu’on est canons, rien à voir :ga: Tête à claque.

« En tout cas, ça fait de moi la première de la famille qui ait été sur un autre continent depuis des générations, c'est plutôt cool non ? »
« Ouaip ! »

« Et toi ? T'as eu l'occasion de voir du pays, à part ton Australie et l'Écosse ? T'es déjà allé en Amérique ? Il me semble que beaucoup de gens veulent visiter les States, un peu comme les Américains veulent visiter l'Europe, si j'ai bien compris... »
« Non jamais. J'ai jamais mis les pieds en dehors de l'Australie. »

Et t’es où là, gros malin ?
Ah oui, c’est vrai.

« Enfin j'te raconte des conneries parce que y a ici, forcément, et on a aussi passé quelques semaines à Londres dans la famille de ma mère avant de débarquer à Poudlard y a deux ans mais … J'sais pas si on peut dire que ça compte vraiment. »

Faut dire que c'est à peine si j'ai mis un pied dehors pendant ce temps là, hormis la fois – enfin les fois – où mon oncle m'a gentiment enfermé dans leur maison de campagne pour les Pleines Lunes parce qu'il ne voulait pas de monstre chez lui susceptible de blesser ses chers enfants. Ce qui en soit est compréhensible mais la manière était un peu … Bref. Et on a passé que le mois d'aout là bas mais comme je suis un petit veinard il y a eu non pas une mais deux Pleine Lune dans le mois ! Joie. Oui je reste amer vis à vis de tout ça même si je sais bien que c'est le passé, etc … Mais c'est comme ça.
Et oui, ma mère était anglaise et j’ai tendance à l’oublier assez régulièrement. Elle a même fait ses études ici à Poudlard mais je n’ai pas le souvenir d’avoir su dans quelle maison elle avait atterri. Peut être que notre Tante, sa sœur, nous l’a dit quand on était chez elle mais comme je l’écoutais une fois sur trois … C’est de ma faute. Je ne regrette pas spécialement, seulement je l’avoue ça pousse un peu ma curiosité. Je pense qu’elle aurait fait une bonne Serdaigle, mais peut être que je me plante. Elle était calme, elle adorait apprendre et découvrir de nouveaux trucs, dans mes souvenirs de gosses en tout cas … Peut être qu’ils ont des registres ici, avec tous les anciens élèves ? C’est peut être la solution si je veux le savoir parce que Grand-Mère ne le sait pas et je n’ai pas vraiment envie de renouer le contact avec l’autre moitié de la famille même si je devrais peut être. Après tout, à ma connaissance on a encore notre Grand-Père maternel et même si on ne l’a jamais vu … Enfin peut être qu’il est moins … disons plus … Enfin différent du Père de notre Père, plus tolérant. Peut être que ça aussi c’est une question que je devrais creuser, que j’aille fouiller dans mes racines côté maternel même si le simple fait d’avoir du sang anglais me fait grimacer. Je sais, c’est complètement stupide mais je n’aime pas ce pays et je tiens à rester Australien à part entière. C’est du caprice, parfaitement.

« Moi j'ai envie d'aller... En Afrique, dans le désert. Ou encore, dans une jungle. C'est les deux trucs que j'ai vraiment jamais vus de ma vie. La neige, la mer, les champs, je connais. Mais je suis jamais allée dans la Vallée de la Mort, c'est un désert aux States, donc j'ai pas vu le désert, et on n'a pas de forêt tropicale, donc j'ai jamais vu non plus. Et puis sur une montagne, genre, je sais pas, les Alpes. Bref, des trucs nouveaux, quoi. Un jour, je me ferai assez de fric pour pouvoir voyager. »
« Il paraît qu'il faut croire en ses rêves, c'est peut être utopique de penser de cette façon mais … En tout cas moi j'ai envie de fonctionner comme ça. »

Haussement d’épaule.
Sourire.

« J'te souhaite d'arriver à faire tout ça, sincèrement, et y a pas de raisons que t'y arrive pas ! »

Et manger une glace avec un chat sur les genoux c’est vraiment pas pratique, surtout quand le chat en question donne des coups de pattes sur la cuillère dès qu’elle passe au dessus de sa tête …

« Rah mais Lune, arrête ! Regarde, je m’en fous partout à cause de toi. Et puis t’as l’air fin, t’en as sur la tête grosse maligne. »

Chose tout à fait amusante, au demeurant, alors je me marre évidement et pose ma glace sur la table pour tenter de réparer un peu le carnage. J’ai une belle tache sur le sweat mais après avoir enlevé le plus gros tout en le portant à ma bouche avec le doigt je me concentre sur la tête de ma minette et essaie de lui enlever le petit bout qu’elle a sur la tête mais qui est déjà entrain de fondre. Un p’tit regard vers Kim …

« J’te jure, l’élevage … »

… puis concentration sur Lune. Une fois la glace sur mon doigt je le lui tends, juste devant son petit nez rose.

« Tiens, lèche. »

Sauf que bien sur, elle le renifle, met trois plombes dans le procéder, et décide qu’en fait non elle n’en a pas envie.

« Non mais je rêve, t’es vraiment une emmerdeuse. »

Ah les femmes ! J’en fais quoi moi maintenant ? Quelqu’un a un mouchoir ou un truc du genre ? Non ? Bon ben c’est le sweat qui va prendre alors, tant pis. Il sera bon à laver et j’ai l’air d’un bébé qui ne sait pas manger mais c’est pas grave.

« J'ai pas d'idées vraiment précise de mon côté, je crois que j'ai comme porté des œillères toute ma vie, c'était comme s'il n'y avait que l'Australie qui existait et donc uniquement elle que je voulais voir. On a pas mal bougé à l'intérieur du pays avec nos parents, il y a énormément de choses à voir, de climats différents, etc … Du coup j'en étais jamais lassé et tant que j'avais l'Océan pas loin de moi j'étais le plus heureux du monde. »

Et je ne peux pas m’empêcher de sourire en repensant à tout ça, à tous ces bons souvenirs, à cette vie qui me parait tellement lointaine maintenant alors qu’il y a encore trois ans tout était encore comme ça.

« Maintenant … Ouais je crois que j'aimerai bien aller faire un tour en Amérique, histoire de voir comment c'est fait là bas et tout ça. »

La véritable raison ? En réalité l’Amérique ne m’a jamais attiré plus que ça, disons que je n’y pensais pas, mais … J’aimerai découvrir le pays où a grandi Kyle, j’aimerai qu’il m’emmène dans les endroits où il a trainé quand il était plus jeune, j’aimerai en apprendre plus sur lui, sur sa vie là bas, sur la personne qu’il était à ce moment là, peut être même sur ses parents même s’ils sont des personnes … à la moralité discutable, etc … Je connais le Kyle d’ici, celui que j’ai rencontré il y a deux ans, mais je voudrais apprendre à connaitre celui de là bas. Est-ce que ça arrivera un jour ? J’en sais rien. J’aimerai bien c’est sur mais ça doit venir de lui je pense donc … On verra. Je sais qu’il a tiré un trait sur tout ça, il n’en parle jamais ou presque, tout comme il ne parle pas souvent de lui d’ailleurs, mais c’est son passé, ça fait parti de lui qu’il le veuille ou non et … Enfin bref, peu importe. Ça sera sa décision et pas la mienne.

« Ensuite y a tous les grands spots de surf qui me font rêver forcément mais là c'est autre chose. »

Le pays en soit … Je ne peux pas dire que je n’en ai rien à faire parce que ce n’est pas vrai mais ça n’est pas la terre qui m’appelle en premier lieu, c’est tout. J’aimerai bien tester d’autres vagues que les vagues Australiennes, histoire de voir ce que je vaux vraiment, pour me tester, me mettre au défis, etc …

« Je crois que c'est une question qu'il va falloir que je creuse ça aussi mais là, à chaud comme ça, le premier pays qui me vient en tête c’est le Brésil. Ne me demande pas pourquoi, j’en sais absolument rien. Peut être juste parce que ça sonne bien quand on le prononce. »



« Brésil. Mouais, ça fait un peu rêver non ? Ça fait déjà voyager rien qu’en le disant. »

Et puis c’est évident que j’aurai plutôt tendance à aller là où le soleil brille.

« Dis moi, est ce qu'il y a des sports que tu peux toujours pratiquer même en fauteuil ? Genre le basket par exemple. »

Je sais, je change de sujet sans prévenir. Bon c’est sur qu’il y a besoin des jambes pour courir mais si on remplace la course des pieds par celle du fauteuil, est ce qu’il n’y a pas moyen d’avoir au moins une main de libre pour dribler et tirer ? Ca vaut peut être le coup d’essayer, enfin si le basket l’intéresse évidemment. Même si c’est l’histoire de simplement tirer quelques paniers, je sais que rien que ça parfois ça me fait du bien personnellement.
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MessageSujet: Re: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Jeu 21 Aoû 2014 - 21:12

Pourquoi est-ce qu'elle avait l'impression de s'entendre aussi bien avec ce garçon, au juste ? Elle n'en savait trop rien, en fait. La seule chose qu'elle savait, c'était que le courant passait plutôt bien. Et elle n'allait pas s'en plaindre, bien au contraire. C'était souvent comme ça, en fait, avec Kim. Une histoire de ressenti, de feeling comme on disait. Et elle avait tendance à croire que tout se décidait lors de la première rencontre - si ça se passait mal, c'était irrécupérable, et si a se passait bien, c'était le début d'une amitié éternelle - mais elle devait bien se rendre à l'évidence qu'en fait, c'était souvent la deuxième rencontre qui déterminait sa relation avec une personne. Bien sûr, il y avait des cas où elle savait dès le départ que l'entente serait impossible, ainsi que des cas contraires, mais, de plus en plus, elle réalisait que c'était bien plus compliqué que ça, en fait. Peut-être qu'avant, elle arrivait à se faire des amis et des ennemis facilement et rapidement, mais aujourd'hui, c'était différent. Elle ne savait même pas vraiment comment l'expliquer, comment l'exprimer, mais elle sentait qu'elle avait besoin de temps pour apprendre à connaître la personne en face d'elle avant de pouvoir dire si oui ou non elle la considérait comme amie, le tout en conservant une part de spontanéité et de feeling. Bref, elle n'allait pas s'enfoncer plus loin dans l'analyse du processus par lequel elle tissait ses liens. L'essentiel était qu'avec Enzo, le courant semblait vouloir bien passer, et que cette soirée en tête à tête lui faisait plaisir. Ce qui lui faisait encore plus plaisir, c'était qu'il semblait l'apprécier à peu près autant qu'elle. Elle était contente que, malgré leur première rencontre assez explosive et tendue, ils avaient trouvé le moyen de l'ignorer, car franchement, ça en avait valu la peine.

Il lui rappelait un peu sa propre manière d'être, quand elle était plus jeune. Et non, elle n'allait pas dire "quand elle avait son âge", car à dix-huit ans, elle était déjà en fauteuil, Kat était déjà dans le coma, et sa vie avait déjà commencé à changer, mais disons vers treize-quatorze ans, elle était bel et bien du genre à faire des pitreries, à Salem, tout comme Enzo faisait le mariole sur son skate à Poudlard. Oui, elle avait un sale caractère, elle était insolente, elle n'en faisait qu'à sa tête, ne pensait qu'à s'amuser et faire des blagues, ne respectait pas l'autorité des personnes qui ne la respectaient pas en retour, ne les acceptait pas s'ils n'acceptaient pas sa manière d'être à elle. Elle était compliquée à cerner, un peu comme un animal sauvage, farouche, qui ne se laissait pas approcher, mais qui, une fois apprivoisé, s'avérait être le meilleur compagnon du monde. Parmi les dizaines de professeurs de Salem, deux ou trois seulement avaient su voir en elle autre chose que la gamine effrontée, l'élément perturbateur, dont on la traitait. Oui, rares avaient été ceux qui avaient regardé au delà de son hyperactivité, de sa spontanéité, de sa désobéissance, et qui avaient pu apprécier sa franchise, sa loyauté, sa bonne humeur et sa volonté de bien faire. Les autres ne faisaient que se plaindre d'elle en essayant de la dompter avec des pluies d'heures de colle, mais, tout comme un mustang ne se laisse pas monter de force, les sanctions des adultes s'étaient avérées sans grand effet. Elle ne pouvait clairement pas prétendre de connaître Enzo assez bien, mais il y avait parfois dans le reflet de ses yeux et dans les plis de son sourire cette petite lueur caractéristique des gens qui aimaient dire et faire des conneries au nez et à la barbe de tout le monde. Et entre sales gosses, ils se comprenaient. Enfin non, ça aurait aussi pu tourner au vinaigre, mais ce n'était pas le cas. Et peut-être qu'un jour, la dénommée Mlle Sale Caractère finirait aussi par daigner une approche féline ? Sauf si elle était de l'avis qu'il ne pouvait y avoir deux tigres sur la même colline...

« Quoi ta ligne ? T'es très bien comme ça, arrête. »

Elle ne comptait pas répondre quoi que ce soit à ce sujet. Elle aurait pu lui demander s'il la trouvait vraiment très bien, ou alors elle aurait pu dire sur le ton de l'autodérision qu'elle n'était pas encore obèse comme la plupart des Américains, ou encore insister sur le fait qu'elle devait faire attention à ne pas tout se permettre, etc etc etc, mais bon, ce n'était pas vraiment son genre, d'être complexée par son poids – ni par quoi que ce soit d'autre, d'ailleurs – même si, oui, elle se surveillait assez étroitement car elle savant que tout kilo en plus serait difficile à éliminer. Elle se contenta donc de hausser les épaules pour couper court cette discussion, tandis que le jeune homme jetait un sort au plateau pour faire apparaître les deux autres coupes qu'elle avait pu entrevoir tout à l'heure et lui en tendit une.

« Fais toi plaisir. Je les ai fait pour des personnes qui n'ont même pas calculé ce que je disais je crois alors c'est pas très grave. Au moins à toi je sais que ça fait plaisir et puis tu sais quoi, je vais t'accompagner. Rien à foutre. »

Elle eut un grand sourire en le regardant se faire plaisir lui aussi. En tout cas, oui, il pouvait être sûr qu'elle appréciait sa compagnie et son dessert. Elle revint ensuite sur le sujet du voyage, vu qu'il lui avait demandé si elle avait déjà voyagé, pour lui dire qu'elle n'était jamais sortie des States mais qu'elle les avait plutôt bien arpentés, même si bien sûr, elle n'avait pas tout vu. Elle ne lui cacha donc pas qu'elle avait un jour marché, fait du vélo, conduit une voiture, bref, eu des expériences normales d'une humaine valide. Elle avait aussi fait du basket, du badminton, du foot, de la natation, du quidditch. Elle avait joué au loup, fait des courses, donné des coups de pied. Mais elle n'avait jamais pris l'avion ou le bateau, et encore moins la limousine ou le carrosse, tout simplement car elle n'en avait pas les moyens. Elle lui retourna ensuite la question, et il lui donna une réponse similaire à la sienne, à savoir qu'il n'avait jamais quitté l'Australie, sauf pour l'Angleterre, où il avait apparemment débarqué deux ans plus tôt, mais il ne considérais pas que ça comptait comme un voyage, et pour le coup, elle était plutôt d'accord avec lui là-dessus. Pour elle, voyager, c'était découvrir de nouveaux endroits, paysages, personnes, cultures. Alors certes, Poudlard était un lieu nouveau, avec des vues magnifiques et une société tout à fait particulière, inconnue pour la jeune femme, mais ce n'était pas ce qu'elle appelait voyager. Elle s'empressa de faire part à Enzo du genre de lieux qu'elle voulait voir, un jour dans sa vie. Pour faire bref, ça se limitait au climat aride, tropical et montagnard.

« Il paraît qu'il faut croire en ses rêves, c'est peut être utopique de penser de cette façon mais … En tout cas moi j'ai envie de fonctionner comme ça. »

Elle hocha doucement la tête tandis qu'un voile nouveau ternissait légèrement ses yeux jusque là pétillants et que ses traits devenaient à peine plus sérieux, plus graves. Croire en ses rêves. Oui, c'était ce qu'elle faisait depuis une éternité. Et au fond, elle n'avait que deux rêves. Deux rêves qui n'avaient rien à voir avec un des destinations de vacances ou autres loisirs. Deux rêves très profonds, existentiels. Devenir Auror envers et contre tout, et, surtout, voir Kat se réveiller de son coma. Et elle y croyait, en ces rêves-là, elle y croyait vraiment. Cet air tendu ne voulait absolument pas dire qu'elle avait perdu espoir ou qu'elle était déprimée. Si elle avait d'un coup changé d'expression, c'était parce qu'il venait de toucher une corde sensible et réveiller en elle un sujet qu'elle ne prenait pas à la légère.

« J'te souhaite d'arriver à faire tout ça, sincèrement, et y a pas de raisons que t'y arrive pas ! »

Il lui souriait, et il semblait vraiment sincère. Il ne se rendait absolument pas compte de la portée de ses paroles. Elle lui sourit en retour.

« Merci, c'est vraiment...
- Rah mais Lune, arrête ! Regarde, je m’en fous partout à cause de toi. Et puis t’as l’air fin, t’en as sur la tête grosse maligne. »

Merci, Lune ! Les yeux de Kim se remirent à pétiller, ses traits se détendirent à nouveau, son sourire s'élargit et se fit plus léger, moqueur. Car en effet, un coup de patte de la part de Mlle avait suffi à ce qu'Enzo se mette de la glace un peu partout, et à ce qu'elle-même s'en reçoive sur la tête.

« J’te jure, l’élevage… Tiens, lèche. Non mais je rêve, t’es vraiment une emmerdeuse. »

Et Kim qui se marrait, qui ne cherchait même pas à s'en cacher. Après tout, chacun son tour, hein ? Elle devait encore avoir une tâche à cause de la goutte de glace qui était tombée sur sa cuisse lorsqu'ils mangeaient leur première coupe. Ils étaient quittes. Même si bon, Enzo ne s'était pas moqué d'elle. Bref, retour de la conversation à propos des voyages.

« J'ai pas d'idées vraiment précise de mon côté, je crois que j'ai comme porté des œillères toute ma vie, c'était comme s'il n'y avait que l'Australie qui existait et donc uniquement elle que je voulais voir. On a pas mal bougé à l'intérieur du pays avec nos parents, il y a énormément de choses à voir, de climats différents, etc … Du coup j'en étais jamais lassé et tant que j'avais l'Océan pas loin de moi j'étais le plus heureux du monde. »

Hochement de tête, les yeux rivés dans les siens pendant qu'il parlait.

« Maintenant … Ouais je crois que j'aimerai bien aller faire un tour en Amérique, histoire de voir comment c'est fait là bas et tout ça. »

Rebelote.

« Je crois que c'est une question qu'il va falloir que je creuse ça aussi mais là, à chaud comme ça, le premier pays qui me vient en tête c’est le Brésil. Ne me demande pas pourquoi, j’en sais absolument rien. Peut être juste parce que ça sonne bien quand on le prononce. »

Sourire amusé. Oui, le Brésil était tentant, et elle non plus ne saurait expliquer ça autrement que par la manière dont ça sonnait à ses oreilles.

« Brésil. Mouais, ça fait un peu rêver non ? Ça fait déjà voyager rien qu’en le disant.
- J'avoue. Et puis, j'aime bien leur drapeau, aussi. Fond vert, avec au centre un espèce de blason jaune et bleu... ça rend bien, je trouve. »

Seconde de réflexion.

« Argentine, aussi, tu trouves pas ? »

Pourtant, ce n'étaient pas franchement des couleurs qui s'accordaient, et malgré son désintérêt pour la mode, Kim le voyait bien... mais quelque part, c'était beau, c'était exotique, c'était original... Franchement, ce drapeau l'interpellait.

« Mais à part ça, ya pas grand chose au Brésil. Des champs, des vaches, des paysans... »

C'était pas un pays à explorer. La majorité de la population était pauvre, rurale. Les viles étaient sales, l'architecture banale... Pas de plages vraiment connues... Du moins, c'était comme ça que le voyait la rousse. En fait, la seule chose qui la tentait, c'était, comme déjà dit, la forêt tropicale, la forêt Amazonienne.

« Dis moi, est ce qu'il y a des sports que tu peux toujours pratiquer même en fauteuil ? Genre le basket par exemple. »

Changement de sujet ? Okay, ça me va !

« Le basket ? Ouaip, je peux. J'ai vu des joueurs paraplégiques à la télé, c'était assez impressionnant d'ailleurs. Le floorball, aussi. Et puis, ya des courses genre en athlé, aussi. J'ai jamais essayé le floorball, et les courses, à la longue, c'est lassant, mais le basket c'est vachement cool. On avait un vieux panier, dans mon quartier à New York, sur un vieux poteau. Des fois, on faisait des matches, avec les potes. Et des fois, j'essayais toute seule, aussi. C'est assez chaud, de tirer quand t'es assis, en fait. »

Elle se souvenait encore son premier tir. Un big fail, c'était le cas de le dire. Non seulement n'avait-elle pas assez de forces dans les bras – car mine de rien, un ballon de basket, c'était lourd, et la hauteur du panier était inadaptée, et le fait qu'elle soit paraplégique l'empêchait de prendre appui sur ses jambes pour se propulser et lancer plus facilement – mais en plus, ses yeux n'avaient absolument pas été capables d'estimer la distance. Elle rigola en secouant la tête, puis leva les yeux au ciel.

« J'ai vu des gens nager, aussi, mais j'en suis pas encore à ce stade là, je crois. Et puis sinon, Thomas m'a promis de m'aider à me remettre au Quidditch. »

Voilà, elle avait plus ou moins fait le tour. Sauf un détail.

« Mais pour les sports moldus, ils ont des fauteuils spéciaux, genre avec des roues inclinées, pas verticales. C'est plus pratique pour l'équilibre... »

Parce que là, il suffisait qu'elle mette un peu trop de force dans son bras droit pour qu'elle manque de tomber sur le côté gauche. Tandis qu'avec un fauteuil adapté, les sportifs paraplégiques étaient sûrs de rester "debout".

« Pourquoi, tu fais du basket ? »


Dernière édition par Kim Collins le Dim 24 Aoû 2014 - 20:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Ven 22 Aoû 2014 - 10:25

Argentine ? C'est chez Mateo ça, non ? Si il me semble. Ce crétin – c'est « affectueux » – de Maracas est Argentin donc un de ces quatre j'irai me faire payer l'apéro tiens. Après tout si mes compétences géographiques ne sont pas trop à chier, l'Argentine est à côté du Brésil alors je ferai d'une pierre deux coups ! Quant aux champs, vaches et paysans Brésiliens … Je l'admets je n'y avais pas vraiment pensé mais ça fait partie de la culture locale alors je prends. Ce qui m'intéresse surtout là bas de toute façon je ne peux pas dire que ça soit les gens. La faune, éventuellement la flore parce que mine de rien ça va avec, l'Océan bien sur et puis les vagues, enfin tout le package nature quoi. Oui, je crois bien que plus j'en parle et plus ça me fait envie alors je vais peut être sincèrement penser à tout ça et une fois en vacances j'aurai du boulot. J'ai déjà plus ou moins en tête de me renseigner sur mes études, sur ce que j'ai envie de faire plus tard, etc … Je rajoute ça, se renseigner sur les voyages et les pays, à ma liste et peut être que j'essaierai de trouver la librairie où Kezabel m'a acheté le bouquin sur les créatures marines la prochaine fois qu'on ira à Pré-Au-Lard, histoire de voir si je ne trouve pas déjà un support pour tout ça. Tu fais des projets d'avenir petit ? Il semblerait bien. Après tout, je ne vais pas rester enfermé ici toute ma vie, c'est hors de question. L'Australie me manque, c'est vrai, mais plus on évoque le sujet et plus j'ai envie de découvrir le monde. Peut être que j'ai des envies de liberté, d'évasion, de quitter ce train-train et de me changer radicalement les idées, j'en sais trop rien. En fait je crois que j'ai simplement envie de vivre, c'est tout.

Et donc voilà comment j'en viens à aborder un autre sujet qui me tient à cœur : Le sport. Sous a peu près toutes ses formes finalement, si on fait abstraction du Quidditch bien sur, et du vol sur balai en général de toute façon. Les airs c'est pas mon truc, le balai non plus. Franchement, c'est quoi cette idée de voler sur ces machins là ? Il n'y avait que les sorciers pour avoir une idée pareille. Et donc le basket, parce que je crois bien que c'est devenu une de mes activités préférées avec le temps, après le surf bien entendu. Je passe plus de temps sur ma ou mes planches que sur le terrain, plus de temps à taper la vague que taper la balle, mais j'adore ça. Ça fait bosser tout un tas de trucs mais surtout c'est vraiment amusant comme truc. Plus marrant à plusieurs, la compétition rend forcément le truc un peu plus pimenté et vivant mais ça m'arrive d'aller jouer tout seul quand ça me prend. Pour me vider la tête, me dépenser, ou juste lancer le ballon dans le panier parce que j'en ai envie, sans but précis. Tout ce qu'on fait n'a pas toujours besoin d'avoir un but après tout. Est ce que j'ai une idée derrière la tête en abordant ce sujet avec elle ? Ça se pourrait bien ...

« Le basket ? Ouaip, je peux. J'ai vu des joueurs paraplégiques à la télé, c'était assez impressionnant d'ailleurs. Le floorball, aussi. Et puis, ya des courses genre en athlé, aussi. J'ai jamais essayé le floorball, et les courses, à la longue, c'est lassant, mais le basket c'est vachement cool. On avait un vieux panier, dans mon quartier à New York, sur un vieux poteau. Des fois, on faisait des matches, avec les potes. Et des fois, j'essayais toute seule, aussi. C'est assez chaud, de tirer quand t'es assis, en fait. »

Je bois ses paroles, sincèrement je pense qu'il n'y a pas d'autres mots. J'ai l'impression de découvrir tout un tas de trucs en discutant avec elle et c'est vraiment génial. Peut être que c'est parce qu'elle est plus âgée, donc qu'elle a potentiellement vécu plus de choses, mais ça m'éclate. Elle peut jouer au basket, ça c'est cool. Pour le reste, je n'ai jamais entendu parler du floorball, et d'ailleurs …

« C'est quoi le floorball ? »

Parce que je suis un garçon curieux et avide d'en savoir toujours un peu plus. Je ne vais pas rester là à faire la plante verte et hocher la tête comme si je comprenais tout alors que c'est pas le cas, c'est ridicule.

« J'ai vu des gens nager, aussi, mais j'en suis pas encore à ce stade là, je crois. Et puis sinon, Thomas m'a promis de m'aider à me remettre au Quidditch. »

Remettre ? Chouette, une joueuse de Quidditch … Ah ça va, je plaisante. J'ai des amis qui y jouent, ma vision sur la question a un peu évolué faut pas croire. Le petit con que j'étais en arrivant ici à ouvert un peu son esprit. C'est vrai que j'ai du mal à voir comment elle pourrait s'y remettre mais encore une fois avec un peu d'imagination il y a surement une solution et si ce Thomas pense qu'il peut l'aider alors tant mieux. Affaire à suivre, parce que oui ça m'intéresse et qui sait je pourrais peut être filer un coup de main si besoin. Quoi que ... vu mon aversion pour ces trucs là, Quidditch, balai, et ... j'en doute mais peu importe.

« Mais pour les sports moldus, ils ont des fauteuils spéciaux, genre avec des roues inclinées, pas verticales. C'est plus pratique pour l'équilibre... »
« Oh … Ok. Astucieux. »

Comme quoi, il n'y a pas besoin de la Magie pour faire avancer les choses. Parfois j'ai l'impression que les Sorciers sont vraiment bloqués dans des temps un peu ancien et j'ai toujours vécu comme ça mais le monde des Non-Magiciens est … tellement plus … J'en sais rien, il a l'air vraiment intéressant et j'aimerai bien le découvrir un peu plus, directement sur le terrain, même si j'aurai sans doute l'air d'un demeuré qui n'y comprends rien et découvre la vie comme un gamin de 5 ans. Peut être pendant les prochaines vacances, qui sait.

« Pourquoi, tu fais du basket ? »

Hein ? Qui me parle ?
Enzo, redescends sur terre.

« De temps en temps, oui. »

C'est pas un sport que je pratiquais avant d'arriver ici et d'ailleurs je l'ai un peu découvert sur le tas mais j'adore ça. Et je suis plutôt doué … Oui mes chevilles se portent toujours aussi bien, merci ! On vous dira que c'est parce que je suis grand, moi je réponds qu'il n'y a pas que ça, que grand ou petit le talent ça ne s'invente pas c'est tout. Tête à claques, oui je sais, faudrait voir à changer de disque un peu hein.

« En fait j'ai des potes qui se sont trouvés un p'tit coin il y a moment et grâce à la magie le terrain est devenu praticable pour ce sport. Tout ça c'est une surtout une question de métamorphose, notamment pour ce qui est ballon et panier. J'ai appris les sorts, à les maitriser, du coup j'y vais régulièrement que ce soit tout seul ou avec quelques personnes qui sont dans la confidences. »

Riley et Cameron au départ, mais Killian ensuite, puis Rafael, Kyle de temps en temps et Derek récemment. Peu de gens mais c'est très bien comme ça. Pas que ce soit un secret d'état mais je crois qu'on tient tous à ce que ça reste un peu intimiste même si dans le fond on ne se cache pas vraiment. C'est vrai que le terrain en question est assez bien planqué derrière le stade de Quidditch mais au final n'importe qui peut débarquer n'importe quand parce que quand on joue on fait du bruit après tout. C'est juste qu'une fois qu'on quitte les lieux on annule les sorts et l'endroit redevient comme il était avant qu'on arrive.

« Si ça te dit je t'emmènerai un de ces jours, on pourra se faire quelques tirs et tout ça. »

Le voilà le but de ma question. C'est vrai que je ne connais pas vraiment Kim mais elle me laisse vraiment une bonne impression et j'ai envie de partager ça avec elle alors je propose et elle dispose. Je ne me vexerai pas du tout si elle dit non, bien sur, et ça ne changera pas ma vie mais quelque chose me dit que ça pourrait peut être lui faire plaisir parce que si je me fis à mon instinct elle m'a tout l'air d'être quelqu'un qui tient difficilement en place.

« En ce moment c'est peut être pas le temps idéal mais quand les beaux jours reviendront. Ça arrive au Royaume Unis ça tu crois ? »

Les beaux jours je veux dire. Vilain Enzo ! Je sais. J'aime pas ce pays, ça ne changera jamais simplement parce que j'ai décidé que ça ne changerait pas et que je suis encore plus têtu qu'une mule. Voilà. Et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la glace est terminée de mon côté alors après encore quelques minutes de discussion, après un bâillement de ma part qui est assez significatif ...

« Bon aller, j'vais redescendre ça. J'crois que je vais aller me poser dans mon lit après et bouquiner un peu, j'suis crevé. »

Je sais, on s'en fout de ma vie. Se coucher aussi tôt, et seul, un vendredi soir, ça craint un peu non ? Tant pis. Quant à Kyle, il sait où me trouver donc s'il veut mon côté radiateur pour dormir il n'aura qu'à venir se glisser sous mes draps, il sait que la porte lui est toujours ouverte. Quant au « ça » en question c'est bien sur les coupes et le plateau.

« C'était sympa de discuter avec toi Kim, je trouve que t'es une personne vraiment intéressante. Et puis on se redit pour le basket, c'est quand tu veux. »

Je suis sincère, c'était vraiment intéressant comme conversation. Ça m'a permis d'apprendre à la connaître un peu, de me rendre compte que finalement la première impression n'est pas forcément toujours la bonne, et par le biais de ses questions j'ai pu en apprendre aussi sur moi. Je crois que ça fait très longtemps que je n'avait pas discuté avec quelqu'un de cette façon et ça m'a vraiment fait du bien. Mon petit côté égocentrique apprécie d'avoir reçu un peu d'attention et d'intérêt, je ne peux pas le nier mais je crois que c'est juste un peu normal en fait, non ? J'veux dire, je vois des gens tous les jours c'est vrai mais depuis combien de temps je n'ai pas eu une conversation comme ça, où pleins de sujets sont abordés des questions sont posés, etc … ? C'est toujours agréable d'avoir le sentiment d'exister et je ne dis pas que ça n'est pas le cas avec les autres, juste que ces derniers temps j'ai parfois la sensation d'être un peu seul. Peut être que ça vient de moi, peut être que je ne fais simplement pas attention, j'en sais trop rien, mais peu importe. Pas la peine d'en faire des caisses, c'était sympa et c'est tout.

« Aller, descends de là toi. »

Non je ne parle pas à Kim, évidemment, mais à Lune qui me regarde avec ses grands yeux bleus et pour lui faire comprendre de quitter mes genoux parce que je vais me lever. Puisqu'elle ne réagit pas si ce n'est en m'adressant un miaulement je bouge un peu la jambe et elle fini par descendre de son perchoir, l'instant d'après je suis debout et penche la tête vers elle.

« Tu veux venir avec moi ? »

Nouveau miaulement.

« Alors viens. »

Je secoue la tête et esquisse un sourire en coin avant de retrouver le regard de la demoiselle aux cheveux roux. Une fois que c'est fait mon sourire s'élargit un peu plus.

« Bonne soirée et bonne nuit. »

Aller hop, direction les cuisines, ça va me faire marcher un peu pour éliminer mais surtout pour détendre un peu mes muscles avant de me coucher.

▬ Fini pour moi ▬

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MessageSujet: Re: I’m a banana, look at me move ! ▬ Kim   Dim 24 Aoû 2014 - 20:44

En vrai, Kim n'avait pas beaucoup de culture générale, et ce qu'elle disait à propos du Brésil pouvait très bien être du gros n'importe quoi. Des champs, des vaches et des paysans... qu'est-ce qu'elle en savait, si les villes étaient belles, si la culture était attirante, si les paysages étaient intéressants à voir ? Elle ne disait que son raisonnement, basé sur trois fois rien – un pressentiment, quelques rumeurs, ce genre de choses – et elle ne s'était jamais intéressée de plus près à la civilisation brésilienne. La seule chose qu'elle savait du coin, Argentine incluse, c'était que la culture était un peu hispanique, et donc probablement chaleureuse. Ah, et il y avait ce fameux Carnaval de Rio, aussi. Mais sinon, voilà, elle mangeait de la viande bovine provenance Brésil, du blé, maïs, sucre et soja provenance Brésil, bref, le pays était à ses yeux une sorte de grosse ferme axée non pas sur le respect et le soin des animaux, mais sur leur commercialisation et l'amélioration de leur rendement. Ça ne lui donnait absolument pas envie de le visiter. Mis à part, bien sûr, la partie du Brésil qui était occupée par la forêt amazonienne, vers le nord-ouest, si elle se souvenait bien. Et il lui semblait que la forêt s'étendait aussi sur l'Argentine, et probablement sur d'autres pays d'Amérique du Sud. Et plus elle y pensait, plus elle réalisait deux choses. D'une, elle aimerait vraiment aller voire cette facette là de la nature – la jungle, les tigres, les serpents, les araignées, les chutes d'eau, les lianes, ce genre de choses – et de deux, c'était probablement la chose la plus difficile qu'elle pouvait avoir envie de faire. Dans le désert, ses roues pourraient s'enfoncer, certes, et sur les montagnes, elle pourrait galérer à cause du terrain caillouteux, mais se démener dans une végétation hostile... voilà.

Le sport, en revanche, c'était autre chose. Notamment le sport moldu, car si elle était probablement la seule paraplégique dans le monde sorcier, elle savait qu'il y avait pas mal de gens comme elle parmi les non-magiciens. Basket, floorball, athlé, natation n'étaient que des exemples parmi bien d'autres de sports que les moldus avaient su adapter aux handicapés. Enzo voulait savoir si elle pouvait faire du sport avec son fauteuil, et, voyant qu'il était intéressé, elle détailla sa réponse, parlant de la télé, du panier dans son quartier, de ses matches avec les potes, de ses entraînements seule... Non pas qu'elle soit une mordue de basket ou de quel autre sport que ce soit – elle était ouverte à tout, disons, à doses modérées – mais elle s'était plusieurs fois retrouvée seule sur le pseudo-terrain au bout de la rue, à côté de la pseudo-place-de-jeu, à lancer des balles. La nuit tombée, ou dans la pluie, ou sous le soleil aride, bref, à des heures où les gens ne sortaient pas. Probablement parce qu'elle avait besoin de faire le vide, de s'épuiser. Ou parce qu'elle avait besoin de se défouler, d'évacuer sa colère, sa frustration, sa tristesse, ce genre de choses. Elle avait tout de même passé deux ans chez ses parents à rien foutre. … Enfin non, quand même pas deux ans, et quand même pas rien. Disons qu'elle avait eu une période assez longue de démotivation et de dépression, puis elle s'était lentement reprise en main, se forçant à mettre à jour ses connaissances moldues pour essayer de trouver un emploi dans monde, à défaut de pouvoir faire ce qu'elle voulait. Et elle avait passé au moins quatre jours à l'hôpital, chaque semaine, à discuter avec Kat. Et, comme elle le sous-entendait, il lui était arrivé plusieurs fois, donc, de sortir pour faire un peu de sport, s'aérer, se changer les idées. Mais elle n'allait certainement pas raconter à Enzo dans quelles circonstances elle avait commencé le basket en fauteuil. Mais ce qu'elle lui disait semblait l'intéresser, et ça lui faisait plaisir.

« C'est quoi le floorball ? »

Sourire amusé. Elle avait oublié qu'il était un sorcier pure souche et qu'il ne connaissait pas forcément tous les sports moldus, probablement ne savait-il même pas ce que c'était que la télé, ni les ordinateurs, ni même l'électricité...

« Le floorball... je pourrais te dire que c'est un peu comme le hockey mais en salle, sauf que ça ne t'aidera pas trop, je suppose ? Bah, en gros, t'as un petit ballon et une crosse, avec laquelle tu fais rouler le ballon sur le sol, un peu comme une batte et un cognard sauf que c'est pas dans les airs et la balle ne bouge pas toute seule. Et sinon, c'est un peu comme tous les sports, c'est par équipe, et celle qui marque le plus de buts a gagné. Le hockey c'est sur de la glace, avec des patins, et le floorball c'est dans un gymnase, et tu cours au lieu de glisser. Sauf si t'es en fauteuil, là tu roules. En gros. »

… Tout ça pour ça. Si ça se trouvait, il s'en fichait complètement, de tous ces détails. Certes, elle aurait pu lui en donner bien plus, mais elle aurait aussi tout simplement pu lui dire que c'était un sport d'équipe avec des buts à marquer.

« Et ya du handball, j'ai oublié. C'est presque comme le floorball, sauf que la balle ne doit pas rouler sur le sol, c'est les joueurs qui se la lancent, comme au quidditch. Ouais je crois que c'est ça qui se rapproche le plus du Quidditch. Sauf que ya pas de balais, pas de cognards, et une seule cage au lieu de trois cercles. »

Et puis, elle lui dit qu'elle savait que les paraplégiques pouvaient aussi nager, mais elle-même n'avait jamais essayé et n'était pas près de le faire. Elle précisa ensuite que pour tous les sports moldus, les fauteuils étaient adaptés, les roues plus écartées en bas qu'en haut, par soucis d'équilibre, et il sembla intrigué.

« Pourquoi, tu fais du basket ?
- De temps en temps, oui. En fait j'ai des potes qui se sont trouvés un p'tit coin il y a moment et grâce à la magie le terrain est devenu praticable pour ce sport. Tout ça c'est une surtout une question de métamorphose, notamment pour ce qui est ballon et panier. J'ai appris les sorts, à les maîtriser, du coup j'y vais régulièrement que ce soit tout seul ou avec quelques personnes qui sont dans la confidences.
- Oh, c'est cool ça ! »

Elle n'avait absolument pas pensé au fait que par quelques coups de baguette, elle pouvait s'aménager un terrain de basket.

« Si ça te dit je t'emmènerai un de ces jours, on pourra se faire quelques tirs et tout ça.
- Ouais, ça me tenterait bien !
- En ce moment c'est peut être pas le temps idéal mais quand les beaux jours reviendront. Ça arrive au Royaume Unis ça tu crois ?
- Haha, pas sûr... On verra bien, pour l'instant la pluie ne me gène pas, en tout cas. »

La preuve, elle sortait dans le parc par tous les temps. Bon, certes, elle avait jeté un sort à son fauteuil pour qu'il la protège de la pluie, mais voilà. Néanmoins, elle avait quand même bien hâte qu'il se mette à neiger, car elle devait avouer qu'elle préférait la neige à la pluie, et elle le fit remarquer à Enzo. Ils discutèrent encore un petit moment, à côté des quatre coupes vides posées sur la table, puis Enzo bailla, ce qui la fit bailler à son tour. Elle sourit.

« Bon aller, j'vais redescendre ça. J'crois que je vais aller me poser dans mon lit après et bouquiner un peu, j'suis crevé. »

Elle hocha la tête.

« C'était sympa de discuter avec toi Kim, je trouve que t'es une personne vraiment intéressante. Et puis on se redit pour le basket, c'est quand tu veux.
- Ouaip, tu sais où me trouver ! Merci pour les bananes, et pour la soirée, c'était sympa. »

Elle n'allait pas lui dire qu'elle trouvait qu'il était une personne intéressante, ce n'était pas son genre, mais en tout cas, il devait bien avoir compris que ce moment avec lui lui avait fait plaisir. Elle n'avait pas beaucoup l'occasion de discuter avec des gens comme ça, de tout et de rien, depuis qu'elle était à Poudlard. Et même avant, d'ailleurs. Mais avant, il y avait Kat, et même si Kim n'était pas du genre à avoir besoin de parler d'elle, elle passait des heures à lui raconter sa vie, à l'hôpital, tout simplement parce qu'elle était la seule à encore pouvoir parler. Aujourd'hui, c'était Ann qui parlait à Kat à sa place, lui lisait les lettres qu'elle envoyait en moyenne une fois par semaine. Elle voulait que Kat soit au courant de tout ce qui se passait dans sa vie, comme c'était le cas avant qu'elle ne tombe dans le coma. Et quelque part, inconsciemment, elle le considérait un peu comme un devoir, mais elle ne se l'avouait pas. Quoi qu'il en soit, la conversation avec Enzo lui avait fait beaucoup de bien, et elle avait bien envie d'en apprendre plus sur ce garçon dans lequel elle se reconnaissait parfois mais dont elle ne pouvait absolument pas affirmer qu'elle le connaissait. Elle le regardait parler à son chat, à la fois naïf et mature, différent et tolérant, ouvert. Oui, vraiment, parler avec lui lui avait fait du bien.

| THE END |
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