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 « People help the people. » | Ricardo && Caitlyn

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MessageSujet: « People help the people. » | Ricardo && Caitlyn   Sam 12 Juil 2014 - 21:39

Lundi 10.11.2014
Vers 22h15.

Une semaine. Le "jeu" avait duré une semaine. Il s'était terminé la veille au samedi soir, mais certainement que Halloween 2014 resterait à jamais gravé dans les esprits des jeunes sorciers, tout comme le resteraient aussi les deux années passées sous le joug des Supérieurs. Une semaine sombre, glauque, effrayante et tendue, une semaine pleine de sursauts, de cris, et de larmes. Une semaine qui leur avait à tous rappelé que le combat n'était pas fini, qu'ils n'avaient pas le loisir de se reposer sur leurs lauriers et de se laisser porter par la vie, parce que la vie ne les chouchouterait pas. Caitlyn avait compris le message que le directeur et le corps pédagogique cherchaient à leur faire passer. Elle avait vu ses amis partir les uns après les autres, elle avait vu les morts se relever, elle avait vu ses parents la renier. Et surtout, elle avait vu les Supérieurs revenir. Des armées de Supérieurs, complètement cinglés, riant sourdement ou aux éclats, des lueurs folles et cruelles dans leurs yeux, motivés par la soif de pouvoir, par la haine, par l'envie de vengeance... Oui, une guerre se profilait à l'horizon, elle l'avait désormais compris. Elle avait fait partie de ces gens qui, non pas par couardise ou par peur, mais plutôt par optimisme et espoir, avaient cru que tout allait s'arranger, que le passé était passé et que ça ne pouvait qu'être mieux à partir de maintenant. Que ça ne pouvait pas être pire. Et pourtant, elle ne croyait pas vraiment en le fait que les supérieurs auraient abandonné si facilement ; non, elle se disait bien qu'ils finiraient par revenir avec l'idée de récupérer ce qui leur appartenait. Elle le craignait, le redoutait, et était consciente de la menace qu'ils représentaient. Mais elle n'avait pas vraiment réalisé, admis, que dehors, silencieusement, c'était une vraie guerre se préparait, et qu'ils allaient, un jour ou un autre, être au centre de cette guerre.

C'était comme au Quidditch : elle était consciente du fait que l'équipe adverse voudrait gagner et pourrait gagner, mais n'y pensait pas trop et se concentrait sur son propre jeu. Avec les Supérieurs, c'était similaire. Elle savait qu'ils n'avaient pas apprécié d'avoir été virés ainsi, elle savait qu'ils voudraient revenir, mais elle se concentrait sur sa vie. Peut-être était-ce maintenant le temps de commencer à se préparer, de la même manière qu'elle se préparait aux matchs de Quidditch. Il était temps de prendre le risque que représentaient les Supérieurs un peu plus au sérieux, car elle avait compris, après une semaine passée dans un état de constante vigilance, qu'ils avaient tous encore beaucoup de travail à faire sur eux-même avant de pouvoir affirmer qu'ils étaient prêts à faire face aux Supérieurs et à défendre leur école. C'était certes un peu triste, comme idée, que celle de se dire que des ados étaient contraints à faire la guerre, mais c'était comme ça, ils ne l'avaient pas choisi et devaient faire avec, mieux qu'ils le pouvaient.

Mais maintenant, bien que deux jours après la fin de tout ça, elle était tout simplement fatiguée. Crevée. Physiquement, psychologiquement... de toutes les autres manières possibles et imaginables. Elle avait certes réussi à faire face à ses peurs et à les vaincre tant bien que mal, mais le fait d'en prendre connaissance de cette manière l'avait passablement affaiblie. Si elle ne s'était pas écroulée avant, c'était seulement parce que ça n'avait pas encore été le moment de s'écrouler, qu'avait pas voulu se permettre de flancher avant que tout ça ne soit fini. Beaucoup avaient succombé craqué, surtout parmi les plus jeunes, mais aussi parmi ses amis et même parmi ses aînés. Elle avait passé sa semaine à courir un peu partout, entre les illusions qu'elle devait affronter et les élèves qui avaient besoin d'aide ou de réconfort. Pas tous n'avaient apprécié sa présence à leurs côtés, mais rien que pour les quelques sourires qu'elle avait réussi à redessiner sur les visages angéliques des plus innocents d'entre eux, elle aurait été prête à continuer indéfiniment malgré tout, même s'il fallait dire qu'elle en était à peu près au même stade qu'une bougie dont la mèche baignait dans la cire fondue et qui allait bientôt s'éteindre. Oui, son plus gros défaut était probablement bel et bien celui d'être trop sensible aux émotions des autres, allant jusqu'à s'oublier elle-même pour le bien-être de son entourage... [saut de ligne] C'était d'ailleurs sans doute ça qui lui avait permis de se dépenser autant pendant le bal. Ou alors, c'était la dette en bonne humeur et en insouciance confiante qui lui avait permis de rester éveillée jusqu'à ce qu'elle soit payée. Ou alors, les deux à la fois. Elle n'en revenait toujours pas d'avoir réussi à tenir aussi longtemps. Elle avait chanté, joué, dansé, bu, ri... Oui, elle s'était amusée, mais c'était aussi ça qui l'avait achevée.

En plus, elle avait un entraînement de Quidditch à diriger bientôt... Comment allait-elle bien pouvoir faire ? Elle ne pouvait pas se permettre de le supprimer, puisque leur match contre les Hufflepuff était vendredi prochain, et qu'ils n'auraient plus que le jeudi matin pour s'entraîner ! Elle serait volontiers allée se cacher sous sa couette, mais c'était impossible. Il fallait qu'elle motive et prépare son équipe, et c'était bien ce qu'elle comptait faire, quitte à s'écrouler quelque part une fois l'entraînement terminé. Et en effet, ce fut exactement ce qui se passa. Elle puisa au plus profond de son corps le peu d'énergie qu'il lui restait, usant de ses réserves en détermination et en fierté comme derniers recours, ce qui lui permit de se donner un air fort et en forme jusqu'à la fin de l'entraînement. Elle ne fut pas très exigeante, voyant bien que tout le monde était crevé, mais elle fut tout de même satisfaite de l'heure et demie passée sur le Stade, car malgré tout, elle sentait que l'entraînement avait été efficace. Elle avait volé d'un joueur à l'autre, les encourageant elle les conseillant, elle avait usé ses cordes vocales lorsqu'elle s'adressait à tout le monde à la fois. Bref, elle avait fait son boulot de capitaine, et en tant que bonne capitaine, s'était arrangée pour être la dernière à sortir les vestiaires. Ce n'était pas pour lui déplaire, car elle aurait difficilement réussi à enlever sa tenue de Quidditch plus rapidement. Titubant de fatigue, se sachant blême, elle finit par sortir du vestiaire. Et, comme prévu, elle sentait qu'elle était près de s'écrouler. Elle parvint jusqu'au château, où elle fut obligée de se rendre à l'évidence que les escaliers lui étaient tout simplement impossibles à monter dans l'immédiat. Se laissant glisser le long d'un mur, elle finit assise par terre, ses genoux contre sa poitrine, sa tête vers l'arrière et ses yeux fermés, respirant profondément. Entendant des bruits de pas, elle rouvrit les yeux et aperçut la silhouette imposante de Ricardo. Il avait, comme à son habitude, sa guitare sur son dos, et semblait se diriger vers elle. Elle sourit faiblement.

« Salut. »

Ricardo lui rappelait un peu Jeroen, des fois, et, avec l'un comme avec l'autre, elle s'entendait bien. Ils n'étaient pas forcément proches, ils avaient leurs propres cercles d'amis auxquels elle n'appartenait pas, mais elle pensait pouvoir affirmer qu'elle était tout de même une sorte d'amie pour eux, malgré leur différence d'âge. Ils devaient avoir au moins deux ans de plus qu'elle. Elle ne savait pas vraiment, elle ne leur avait pas demandé, mais voilà. Aucun d'eux n'en disait trop sur sa vie privée, ils étaient réservés, presque mystérieux, mais c'était comme si elle avait trouvé leur longueur d'onde, et quelque part, leur compagnie l'apaisait. Elle ne pouvait pas dire s'ils avaient beaucoup d'autres choses en commun, elle savait qu'ils n'avaient pas les mêmes goûts et les mêmes points de vue sur les choses, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de leur trouver quelques points communs. Quoi qu'il en soit, elle s'entendait bien avec eux, elle les aimait bien. Elle les considérait comme des amis. Elle ne se leva pas en le voyant s'approcher, et ne fit pas non plus d'efforts pour cacher son état pitoyable. En plus, il n'avait pas l'air d'être très en forme non plus. Elle ne l'avait probablement jamais vu aussi pâle... Car oui, même si elle était crevée, elle était toujours encore capable d'observation. D'une voix faible et douce, elle enchaîna.

« C'est moi, ou t'as l'air à peu près aussi vif et plein d'énergie que moi ? »

Il s'était assis à ses côtés. Ne voulait-il pas aller se coucher ? Sa salle co et son dortoir n'étaient pourtant pas si loin que ça ! Un escalier à descendre, et quelques couloirs des sous-sols à traverser pour y être. Mais elle ne fit aucune remarque. Peut-être voulait-il lui parler de quelque chose, comme Jeroen l'avait fait jeudi dernier, et n'était pas le seul à l'avoir fait.

« Alors, comment s'est passée ta semaine ? »
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MessageSujet: Re: « People help the people. » | Ricardo && Caitlyn   Dim 4 Jan 2015 - 18:34

~ People help the people ~
Lundi 10 novembre 2014
Caitlyn Louise Twain && Ricardo Queiros Lopes
Mais quelle idée à la con. D'accord, apprendre à gérer ses peurs, nous forcer à nous battre, d'une certaine manière, vu ce qu'il s'est passé - et se passera sans doute à nouveau, ne nous leurrons pas - c'est nécessaire, mais bordel, y a des mômes qui ont tout juste onze ans là... Je crois qu'au final, je suis plus en colère qu'autre chose. Et exténué, oui, bon. J'ai assez peu dormi, je me suis fait attaquer par à peu près toute ma famille - y compris Avô et ma mère - et par une trentaine de cognards je crois, j'ai vu Ems, et Kay et Ju' se faire torturer par des Supérieurs venus éradiquer les cracmols et né-moldus de la planète une douzaine de fois, aussi, mais... Faut dire ce qui est, savoir que c'était une entourloupe de la direction a pas vraiment joué dans le bon sens, et je m'en suis plutôt bien sorti. La faute à trop de rationalisation, sans doute. Ca n'empêche que je suis mort de fatigue, et que le concert de ce week-end qui marquait la fin de cette vaste connerie a pas été simple à gérer - mais putain ce que ça faisait du bien !

On a presque tous joué à visage découvert, comme si on ne craignait plus rien. Peut-être que certains le voient ainsi, mais je crois pas que ça soit le cas. Ca l'est pas pour moi, ça l'est certainement pas pour ma chanteuse favorite, et je pense pas que ça le soit pour Kay et Lyn non plus. Je crois au contraire que ça a été un moyen de plus pour nous tous de montrer qu'on continuait à se battre. Et particulièrement de la part de la blondinette, je dois bien avouer que je trouve ça fort. Elle avait les traits tirés, mais elle a été jusqu'au bout et s'est manifestement amusée tout le reste de la soirée, ça faisait plaisir à voir. Même si on sait tous, donc, que ce genre de répit ne durera pas.

Alors le peu qu'on a, j'ai pris le parti d'en profiter. Je me défonce en entraînement de Quidditch, je joue dès que j'ai un moment de libre si possible avec Ems, tant qu'à faire, et je garde en tête l'idée qu'on va continuer à se retrouver, tous, entre membres du groupe, de temps en temps. Des soirées dans ma salle co avec Sean et Ju ponctuent mes semaines et... Advienne que pourra, le jour où ça repètera - parce que oui, ça arrivera - on agira en conséquence. En attendant, aujourd'hui, j'ai eu envie d'air, de sortir, et de me recréer ma petite bulle. Alors je suis parti pour aller me poser dehors - malgré la nuit vite tombée et le temps maussade - et jouer un peu, tranquillement. Peut-être m'autoriser une clope ou deux, aussi, même si j'essaie de réduire, Quidditch oblige. Ce que j'ai fait, un moment, après le dîner. Et c'est au retour, près à regagner ma salle commune et me dirigeant vers la grande bâtisse de l'école que je tombe sur Caitlyn, visiblement exténuée.

« Salut.
- Hey...
- C'est moi, ou t'as l'air à peu près aussi vif et plein d'énergie que moi ? »

Un sourire à peu près aussi pâle que ma tronche et je suis venu m'asseoir près d'elle, en silence.

« Alors, comment s'est passée ta semaine ?
- Ben... Comme tu vois... »

Je suis pas idiot, je sais la tronche que j'ai, et je pense que les méga-cernes et le teint cireux vont  attendre encore quelques jours avant de s'effacer.

« Mais on tient le coup. Et toi ?... »

En réalité, j'ai pas trop besoin de réponse à cette question, mais le fait est que je m'inquiète effectivement pour elle. T'as vraiment l'air sur les rotules, miss... Et l'idée de l'aider à regagner son dortoir s'impose légèrement à mon esprit. Plus tard, peut-être, quand elle en manifestera le désir.


Dernière édition par Ricardo Queiros Lopes le Mar 7 Juil 2015 - 14:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « People help the people. » | Ricardo && Caitlyn   Sam 10 Jan 2015 - 14:49

Il était crevé. Crevés, ils l'étaient tous. Après une semaine d'horreur en continu, Caitlyn avait l'impression que les traits étaient encore plus tirés que pendant le règne des Supérieurs sur Poudlard. Probablement parce que la semaine avait été riche et dense en cauchemars, tandis que les Supérieurs étaient moins... moins quoi ? Disons qu'ils ne s'en prenaient pas forcément à tout le monde, et qu'avec un peu de chance, les plus discrets leur échappaient... Et puis globalement, il y avait une sorte de continuité, les cours continuaient, la vie continuait, la pression était là et la peur aussi, mais ce n'était pas systématique. Clairement, les Supérieurs étaient pires, mais pour le coup, Caitlyn avait bien l'impression que les jeunes sorciers ressortaient de cette semaine d'Halloween plus crevés et plus traumatisés que ce qu'elle avait pu voir avant juillet 2014. Ricardo en était la preuve vivante, une parmi tant d'autres. Elle n'avait pas l'habitude de le voir aussi mal en point. Pâle comme un linge, des cernes profondes sous des yeux ternis, les épaules affaissés et les traits tirés par la fatigue, il n'avait pas l'air énormément motivé, et c'était un peu le cas de tout le monde ici. Sauf que là, c'était vers les dix heures du soir, et toute personne sensée était déjà sous ses couettes à rattraper le sommeil perdu de la semaine passée, donc en l'occurrence, il n'y avait qu'elle et lui, assis à même le sol, le dos contre le mur en pierres du rez de chaussée, silencieux jusqu'à ce qu'elle lui demande comment s'était passée sa semaine.

Elle ne savait pas trop si c'était une vraie question ou si elle ne le demandait que de manière rhétorique sans vraiment attendre de réponse. Disons que la réponse, elle la connaissait plus ou moins déjà. Crevante, tout simplement. Il n'y avait pas de meilleur mot pour décrire l'expérience qu'ils avaient faite. Pour une fois, tout le monde en avait pâti de la même manière, proportionnellement à leur capacité de gérer la situation bien sûr. Caitlyn savait bien que le but du jeu était de les préparer et de les rappeler à l'ordre, de leur faire comprendre que la guerre n'était pas terminée, et qu'une bataille vaincue ne voulait pas dire la victoire assurée. Après tout, tout ce qui s'était passé en juillet n'avait été qu'une question de chance, de hasard, d'improvisation, et elle en était bien consciente. Ils n'avaient pas le droit de se reposer sur leurs lauriers, pas encore, et le corps pédagogique avait manifestement trouvé une solution pour s'assurer que tout le monde aurait compris cette triste réalité. Les supérieurs avaient fui Poudlard, certes, mais ils n'avaient pas disparu de la surface de la Terre pour autant, et il y avait fort à parier qu'ils tenteraient de reprendre le château lorsqu'ils seraient prêts. D'ailleurs, cette idée angoissait assez fortement la jeune Raven, qui savait son groupe de musique en ligne de mire. Les Supérieurs n'avaient très probablement pas apprécié leur petit spectacle – en même temps, tant mieux, c'était le but – et voudraient se venger tout comme ils voudraient se venger de tous les merdeux qui avaient participé à leur évacuation hors du château. Oui, ils reviendraient, c'était obligé, et la semaine d'Halloween était censée le rappeler aux élèves... mais pour le coup, si les Supérieurs avaient entrepris de revenir dans les prochains jours, il se pourrait bien qu'ils y arrivent, tellement les élèves étaient épuisés.

« Ben... Comme tu vois... Mais on tient le coup. Et toi ?... »

Nouveau sourire de la part de la jeune femme. Sourire faible, mais sourire tout de même.

« Moi... je pète la forme. »

Mi-humour, mi-ironie, mais rien de méchant dans le ton de sa voix.

« Nan, sérieusement... j'crois que la semaine, puis le concert, puis ce soir le Quidditch, ça m'a un peu crevée. »

Elle n'était pas du genre à se plaindre en temps normal, mais là, elle n'avait pas vraiment de choses à cacher. Il voyait bien qu'elle était crevée, et il savait très bien pourquoi, donc au final, elle ne lui apprenait pas grand chose en lui confessant qu'elle n'en pouvait plus. Ce qu'elle ne disait pas, c'était que globalement, ce n'était pas ses propres illusions qui l'avaient fatiguée, mais presque plutôt celles des autres. Comme le disait Enzo, elle était un Saint-Bernard, incapable d'aller bien quand elle voyait d'autres aller mal, donc incapable de s'empêcher de voler à leur rescousse, si bien qu'elle finissait crevée à force de trop aider les autres. Bien sûr, elle avait pas mal pâti de ses propres cauchemars aussi, mais disons que sans les opérations sauvetage qu'elle avait effectués, elle ne serait probablement pas dans l'état dans lequel elle était aujourd'hui.

« Mais c'était quand même bien, le concert je veux dire. Ça nous a permis de penser à autre chose, et de se défouler un peu aussi... »

Elle hésitait à lui dire. Lui dire que plusieurs de ses Illusions avaient pris la forme des membres du groupe en train de se faire torturer sous ses yeux, comme ça avait été le cas pour Elias cet été. Lui dire qu'elle avait peur pour eux, peur de représenter une menace pour eux. Il n'était pas difficile de se douter qu'elle faisait partie du groupe, le bibliothécaire lui avait ouvertement posé la question à la rentrée, et même si elle l'avait réfutée, elle savait qu'il savait. Aujourd'hui, tout le monde savait, vu qu'ils avaient joué devant tout le monde samedi soir, mais il n'empêchait qu'elle restait une cible de choix et qu'à travers elle, ses amis étaient en danger aussi. Elle finit par se décider.

« Mais c'est quand même assez... flippant, non ? Enfin, je veux dire... »

Comment le dire ? Elle soupira légèrement.

« Bon ça change rien, j'vais pas fuir ou quoi, et on est tous conscients de ce qu'on risque, mais... Tsais, la semaine dernière... j'vous ai tous vus vous faire torturer, et c'était... c'était moche, quoi. »

Si elle avait gardé ses yeux dans le vague depuis le début de leur étrange conversation, elle tourna alors la tête vers son ami et les plongea dans les siens. Elle se sentait comme une gosse, à se plaindre, à se confier, à chercher du réconfort. Faible et vulnérable. Elle n'était pas comme ça, en temps normal. Elle prenait sur elle, elle tenait le coup, se relevait après être tombée. Mais après tout, elle restait humaine, et elle avait besoin que parfois, quelqu'un lui tende une main et l'aide à se relever. Et puis, peut-être pourrait-elle ensuite l'aider en retour ?
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MessageSujet: Re: « People help the people. » | Ricardo && Caitlyn   Lun 2 Fév 2015 - 23:18

~ People help the people ~
Lundi 10 novembre 2014
Caitlyn Louise Twain && Ricardo Queiros Lopes
Je comparerais pas vraiment cette semaine au règne des Sup' parce qu'à mon sens, ça a pas grand chose à voir. La réalité contre une fiction orchestrée, certes difficile mais... a priori, on n'avait pas de risque mortel, cette fois. Une semaine factice contre deux années d'horreur. Je suis mort de fatigue, et ça se voit, mais je crois définitivement pas que ça soit comparable. Ca n'empêche pas que des risques il y en avait, et nombre d'entre nous sont passés par la case infirmerie - j'aurais peut-être dû y faire un tour à un moment, mais c'était trois fois rien et je me démerde assez en potions pour avoir pu gérer ça tout seul, ce qui m'allait très bien. Wargrave et Calderon avaient déjà bien assez à faire comme ça, pas la peine de les emmerder avec un bobo de rien du tout. Pas mon genre non plus. Puis c'est pas comme si j'étais très fan d'être sur un lit d'hôpital. Ni de me faire plaindre ou quoi que ce soit du genre. Fierté masculine mal placée, peut-être, mais à en juger par la réponse de ma camarade, y a pas que le chromosome Y de concerné.

« Moi... je pète la forme.
- Je vois ça. »

Petit sourire tout aussi ironique que son ton. On sait tous les deux que c'est faux, mais est-ce qu'il y a vraiment grand chose à en dire ? Je me garderais bien de critiquer ça, je suis le premier à répondre « ça va » même avec des cernes de trois kilomètres sous les yeux, après tout.

« Nan, sérieusement... j'crois que la semaine, puis le concert, puis ce soir le Quidditch, ça m'a un peu crevée.
- On le serait à moins... »

Il y a de quoi être lessivé, si tant est qu'on se donne un minimum dans ce qu'on fait. La semaine en elle-même, ça a déjà été une épreuve pour tout le monde, et un concert à partir du moment où on est un minimum investi, c'est pas vraiment ce qu'il y a de plus reposant. Alors enchaîner avec un entraînement, je visualise à peu près l'état dans lequel ça peut mettre. Le nôtre, il est un peu passé à la trappe, horaire incompatible avec la soirée oblige. Et pour une fois, je suis plutôt soulagé. Je suis pas sûr que j'aurais tenu le coup non plus, dans le cas contraire.

« Mais c'était quand même bien, le concert je veux dire. Ça nous a permis de penser à autre chose, et de se défouler un peu aussi...
- Tu sais moi, à partir du moment où je joue, je vais pas te dire que c'était pas bien... »

Je sais pas si ça m'a vraiment permis de penser à autre chose, je sais pourquoi je joue à la base dans cette formation-là, mais pour ce qui est de se défouler, je peux que confirmer. Je suis pas le mec le plus empathique du monde, encore moins le plus fin psychologue, mais Caitlyn, je commence un peu à la connaître à force, et je la sens prête à ajouter quelque chose, bien que j'ignore quoi. Alors je la laisse venir, prendre son temps pour formuler ce qu'elle a manifestement sur le bout de la langue. Le silence me pose jamais vraiment de problème de toute façon.

« Mais c'est quand même assez... flippant, non ? Enfin, je veux dire... »

Oui ? J'entends son soupir et je garde le regard posé sur elle, sans insister pour le moment. Je lui répondrai si elle ne trouve pas les mots qui semblent lui manquer, là, mais je laisse encore quelques instants de silence, pour le cas où...

« Bon ça change rien, j'vais pas fuir ou quoi, et on est tous conscients de ce qu'on risque, mais... T'sais, la semaine dernière... j'vous ai tous vus vous faire torturer, et c'était... c'était moche, quoi.
- Ca risquait pas d'être beau à voir, tu sais... »

Elle a tourné la tête vers moi, sur ses derniers mots, et j'ai gardé mes prunelles claires dans les siennes.

« Ca a toujours été le risque. Et peut-être qu'un jour ça arrivera réellement... J'espère que non évidemment... »

D'autant que parmi les victimes possibles, y a Emily, et j'ai pas vraiment envie de la voir se faire torturer elle non plus, encore moins que les autres, quoi.

« Mais c'est normal de le craindre, et c'est normal que ça t'ébranle. Ca prouve que tu tiens un peu à nous, c'est cool... »

Je suis vraiment pas le type le plus à même de remonter le moral des troupes, je crois. Parler, ça a jamais trop été mon fort. Les relations humaines, en général, ça a jamais trop été mon fort. Mais je crois que quelque part, j'essaie de dédramatiser un peu la chose. Je suis pas sûr que ça fonctionne, mais j'ai pas de meilleure idée pour le moment alors...


Dernière édition par Ricardo Queiros Lopes le Mar 7 Juil 2015 - 14:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « People help the people. » | Ricardo && Caitlyn   Lun 2 Mar 2015 - 19:03

« On le serait à moins… »

Faible hochement de tête, petit sourire. Ça faisait du bien d'entendre Ricardo justifier l'état d'épuisement de Caitlyn. Oui, ils avaient tous de très bonnes raisons d'être crevés, et des gens normaux auraient probablement depuis longtemps arrêté de se battre. Mais à Poudlard, ils étaient des warriors. Des warriors malgré eux, qui n'avaient jamais rien demandé, et encore moins de devenir des warriors, mais qui n'avaient pas eu le choix que de le devenir. Des gosses qui devaient vivre une guerre, se battre pour survivre et faire face aux pires horreurs qui soient. Ils avaient vécu en deux ans et demie bien plus que ne vivraient des jeunes de leur âge en toute une vie. Ils s'étaient endurcis, ils étaient devenus plus résistants. C'était le gain collatéral à tout ce qu'ils avaient perdu. Maigre consolation face à tous les sacrifices qu'ils avaient été contraints de faire. Clairement, Caitlyn aurait préféré garder sa naïveté et son innocence, quitte à passer pour une petite fille choyée par la vie, si ça lui avait permis de ne pas perdre sa famille et ses amis. Mais la vie en avait décidé autrement.

Pourtant, la jeune femme restait quelqu'un d'optimiste, de positif. Elle essayait de tirer le meilleur de chaque situation, et continuait à passer pour quelqu'un de naïf et d'inconscient. Disons que c'était sa manière à elle de faire face, de continuer à avancer. Et puis, elle ne voulait pas se transformer en une machine de guerre, qui réfléchissait à tout ce qu'elle faisait et calculait tout par avance, qui n'avait pas de sentiments et pas de faiblesses. Elle avait sa fierté, mais celle-ci passait aussi par la conservation de sa personnalité envers et contre tous. Elle y avait le droit, à son humanité, et elle le conserverait quand bien même elle avait envie d'être forte. Elle était assez paradoxale. Ses émotions prenaient parfois une place très importante dans ses réactions, mais d'autres fois, elle n'éprouvait aucune difficulté à les mettre de côté. Dans certaines situations, elle raisonnait comme une véritable Serdaigle, ne faisait rien sans avoir analysé toutes les conséquences possibles de ses actes, contrôlait chaque mouvement de son corps et de son âme. Dans d'autres, elle laissait totalement son instinct et ses réflexes prendre le dessus et diriger ses actions. Et s'il y avait d'autres gens avec elle, selon la situation dans laquelle elle était, ils la considéreraient soit comme trop spontanée, soit comme trop réfléchie. Dans les deux cas, elle avait tendance à se sentir incomprise. Non, elle n'était pas une gamine inconsciente qui ne réfléchissait pas avant d'agir. Non, elle n'était pas une sur-femme qui calculait tout à l'avance et qui contrôlait tout. C'était frustrant.

L'exemple du groupe illustrait bien cette ambivalence. Elle avait beau être consciente des risques qu'ils couraient en défendant leur opinion, elle n'en craignait pas moins de voir la rage des supérieurs s'abattre sur eux. Et puis… il y avait un autre aspect qui entrait en jeu. Elle n'en avait réellement pris conscience que récemment, à cause de l'apparence qu'avaient prise certaines Illusions de cette semaine d'Halloween, mais cette réalité prenait des dimensions assez impressionnantes. Alors qu'elle s'engageait à fond dans ce qu'ils faisaient et n'hésitait pas pour défendre son opinion en temps normal, elle en était arrivée à se demander s'il ne serait pas mieux pour elle et pour eux qu'elle arrête tout, c'était pour dire. Car elle ne supporterait pas d'être celle qui causerait la perte du groupe. C'était une de ses plus grandes peurs, et les Illusions s'étaient chargées de bien le lui faire comprendre. Elle avait l'impression d'être celle dont l'appartenance au groupe était la moins secrète. Ce serait tellement facile de juste s'en prendre à elle pour connaître le reste du groupe. Alors certes, le concert de samedi dernier les avait tous plus ou moins dévoilés, mais elle ne pouvait s'empêcher d'angoisser à l'idée de pouvoir trahir malgré elle ses amis. Il suffirait de quelques gouttes de Véritaserum, et elle verrait Ricardo, Emily, Matthew, Casey et Adrianna se faire torturer devant elle, en vrai cette fois-ci. Elle avait horreur de devoir revivre quoi que ce soit de semblable à son expérience de juillet, quand elle avait causé et assisté à la torture de son copain. Au quotidien, elle ne sentait pourtant pas cette peur, se contentait de faire le juste et tant pis si elle ne faisait pas toujours le bien. Mais après ce qu'elle venait de voir, elle devait bien se rendre à l'évidence qu'elle avait peur, qu'elle était terrorisée à l'idée de voir quelqu'un souffrir par sa faute.

« Ca risquait pas d'être beau à voir, tu sais… Ça a toujours été le risque. Et peut-être qu'un jour ça arrivera réellement... J'espère que non évidemment... Mais c'est normal de le craindre, et c'est normal que ça t'ébranle. Ça prouve que tu tiens un peu à nous, c'est cool... »

Elle lui sourit. Il avait raison, évidemment. C'était normal de craindre les conséquences de leur musique, elle n'était très sûrement pas la seule à avoir peur de la réponse des Supérieurs. Ils étaient tous conscients des risques qu'ils prenaient. D'ailleurs, ils étaient libres de quitter le groupe s'ils ne se sentaient pas de continuer. Mais quelque part, c'était impossible de vraiment arrêter. Une fois qu'ils avaient joué cette musique et chanté ces paroles, ça n'intéresserait personne de savoir s'ils avaient arrêté au bout de deux ou trois concerts. Ils avaient fait leur choix, et ils l'assumaient du mieux qu'ils pouvaient. Du moins, c'était comme ça que Caitlyn le sentait. Elle aimait ce qu'elle faisait, elle ne comptait pas arrêter… mais voilà, les Illusions l'avaient pas mal ébranlée. C'était le moins qu'on puisse dire. Elles avaient remis en question toutes les convictions de la jeune femme. Après tout, n'était-ce pas à cause du groupe que des dizaine voire des centaines de jeunes sorciers étaient morts en Juillet ? Certes, le château avait réussi à se libérer, mais elle s'en voulait de plus en plus, et ne pourrait pas vivre avec elle-même si elle finissait par trahir le groupe malgré elle. Il n'y avait qu'à voir comment le bibliothécaire avait sous-entendu avoir voulu les exterminer. Ce n'était prétendument plus le cas, car il serait passé à autre chose, mais Caitlyn ne doutait pas qu'il serait tout à fait capable de les détruire s'il en faisait son but, et qu'il n'hésiterait pas à l'utiliser elle pour ce faire.

« J'ai pas envie d'être celle qui vous trahira. J'ai l'impression que vous êtes tous en danger à cause de moi… genre qu'à partir de moi, on pourra remonter jusqu'à vous tous. C'est chiant »

Elle se souvenait très bien de ce que lui avait dit Jeroen en juillet. Ils avaient les moyens de faire parler. Elle avait beau être convaincue qu'elle ne dirait rien quelle que soit la douleur, ils trouveraient une manière d'obtenir ce qu'ils voulaient. La torture physique ou psychologique, le chantage par torture d'un autre devant elle ou par menaces de s'en prendre à ses proches, ou tout simplement le Véritaserum. C'était ridiculement simple. Elle enfonça ses doigts dans ses cheveux et ferma les yeux en soupirant faiblement. Le meilleur serait qu'elle aille se coucher, pour oublier toutes ces réflexions envahissantes qui finiraient par la rendre folle. Elle dormirait d'une traite et se réveillerait aux aurores, pleine de sueurs, frissonnante et brûlante à la fois, paniquée, haletante, le cœur battant la chamade mais sans aucun souvenir du cauchemar qui l'aurait réveillée. Pourtant, avec un peu de chance, elle serait un minimum reposée et aurait assez de forces pour ne plus se laisser avoir par les pensées noires qui se bousculaient dans sa tête.

« Enfin bon, désolée, je dramatise un peu le truc, faut pas m'écouter. C'est parce que je suis fatiguée, faudrait que j'aille me coucher je crois. Mais j'ai la flemme. En fait je me prépare psychologiquement à devoir monter tous les escaliers. T'as rien à raconter, toi ?  »

Rien que pour passer le temps, se distraire un peu, et – qui sait – permettre à son corps de rassembler un peu ses forces avant d'effectivement devoir monter jusqu'en haut de la tour Ouest afin de rejoindre son lit. Et puis il fallait bien avouer que l'instinct protecteur de Caitlyn voulait s'assurer que tout allait bien pour son ami et qu'il n'avait pas de traumatismes majeurs suite à cette semaine de terreur. Allez, confie-toi à Tata Lyn !
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MessageSujet: Re: « People help the people. » | Ricardo && Caitlyn   Ven 3 Avr 2015 - 14:42

~ People help the people ~
Lundi 10 novembre 2014
Caitlyn Louise Twain && Ricardo Queiros Lopes
Bien sûr que ça se justifie. Ici, après cette semaine, après ces deux années même, on a tous le droit d'être crevés, et de craquer. Est-ce qu'on s'y autorise ? Ca, c'est un autre souci. A force de ne pas avoir eu d'autre choix que de se battre, encore et encore, est-ce qu'on n'oublie pas un peu comment c'est, de lâcher prise ? Est-ce que j'ai vraiment jamais réussi à réellement lâcher prise d'ailleurs ? Pas sûr. Mais je suis comme je suis, et je me pose pas vraiment ce genre de question, ou plus exactement, je n'y accorde pas tellement d'importance. Et que ça plaise ou non, qu'on me comprenne ou non, il y a bien longtemps que j'ai abandonné l'idée de faire cas de l'avis des autres. Faut dire que quand il me concerne, il a eu plutôt tendance à être négatif qu'autre chose, alors j'ai vite appris à le laisser de côté pour continuer à avancer.

Ce qu'on a vus, ces derniers jours, nous a tous marqués d'une manière ou d'une autre, je crois. Pour ce qui me concerne, je suis pas surpris de la teneur des illusions qui se sont emparées de moi, et je mentirais si je disais que j'avais tout le temps bien réagi, mais je m'en suis pas trop mal sorti, je crois. J'ai même pas fini à l'infirmerie, c'est dire. Et au final, je crois pas que mes proches y aient fini non plus, ce qui me soulage pas mal aussi. Lyn' me fait part de ses craintes, et je tente de la rassurer comme je peux, mais je suis pas sûr d'être très doué pour ça. Cela étant, je comprends - et pour cause, c'est le genre de crainte que je partage tout à fait. Et à vrai dire, je serai surpris que l'un d'entre nous ne les partage pas. On savait tous les risques qu'on prenait en s'engageant dans ce projet, pour nous comme pour les autres. On savait que ça se ferait pas sans qu'il n'y ait le moindre mort. Qu'on pourrait pas se libérer des Supérieurs sans un combat sanglant, et que tout ce qu'on pourrait faire, c'était de prier pour que les pertes soient le moins nombreuses possibles. On est tous un danger potentiel pour les autres, mais on a tous été des messages d'espoir aussi. Tout n'est pas blanc ou noir.

« J'ai pas envie d'être celle qui vous trahira. J'ai l'impression que vous êtes tous en danger à cause de moi… genre qu'à partir de moi, on pourra remonter jusqu'à vous tous. C'est chiant.
- C'est le cas pour chacun d'entre nous. Ils pourraient très bien s'en prendre à moi, ou à Ems, ou à n'importe lequel d'entre nous pour toucher les autres. On savait qu'il n'y aurait pas de risque zéro, mais si on est tous toujours en danger, c'est pas à cause de toi, ni d'aucun d'entre nous en fait. On n'a jamais été en sécurité dès lors qu'ils ont débarqué au château. Qu'ils s'en prenne à Casey parce qu'elle a ouvert sa gueule un jour, parce qu'elle est née-moldue, ou parce qu'elle nous connaît nous, ou même, par hasard, qu'est-ce que ça change au final ? »

Je minimise pas le fait que la culpabilité soit un poids lourd à porter, mais... c'est une réalité. Personne n'était en sécurité, et c'est pas encore ça aujourd'hui, que ce soit à cause du groupe ou non.

« Enfin bon, désolée, je dramatise un peu le truc, faut pas m'écouter. C'est parce que je suis fatiguée, faudrait que j'aille me coucher je crois. Mais j'ai la flemme. En fait je me prépare psychologiquement à devoir monter tous les escaliers. T'as rien à raconter, toi ?
- J'ai rarement grand chose à raconter en fait... »

C'est pas pour rien d'ailleurs que c'est Ems qui écrit les paroles, hein... Enfin c'est pas tout à fait vrai, je pourrais en raconter, des trucs, mais c'est tellement pas glorieux que j'ai pas vraiment envie d'en parler.

« Ou en tout cas, pas grand chose dont j'aie réellement envie de parler... »

Et ouais je me rends compte que ça doit vraiment donner l'impression que je vais me pendre dans cinq minutes alors je rajoute :

« En dehors des illusions de cette semaine, c'est la routine habituelle, j'ai envie de dire. Je suis crevé comme tout le monde et... voilà... »

J'ai pas de truc transcendant à raconter, ma belle, ma vie a rien de très folichon en fait. Et j'ai pas envie de mettre le poids de mes propres drames familiaux sur tes épaules, ni me faire plaindre parce que mon ex m'a plus ou moins jeté cet été, d'autant moins que je suis pas du genre à me morfondre non plus. Pas grand chose à dire, donc... A part que...

« Enfin si... Ca se passe plutôt bien avec Ems... »

Un léger sourire, m'est avis que t'as besoin d'entendre un truc positif, et je crois que c'est la chose la plus positive qui me soit arrivée depuis... un bon moment. Je sais pas si elle l'avait repéré, je le crie pas sur les toits mais je m'en cache pas non plus à vrai dire.

« Et on va avoir du pain sur la planche pour fêter dignement ton anniversaire... »

Mais peut-être qu'on en parlera à un moment où on aura tous les deux les neurones davantages en fonction. D'ici là, d'ici à demain même...

« Tu veux venir chez nous plutôt ? Histoire de pas te taper tous les étages de l'école... »

Un des avantages d'être chez les verts, tu vois ? Je te propose pas ma chambre, mais c'est tout comme, parce qu'on sait tous les deux qu'il se passera rien, c'est pas un problème pour moi de dormir avec une amie en tant que tel. J'ai beau être un ado plein d'hormones, je sais me tenir, quand même... Et puis c'est pas comme si j'en avais quelque chose à foutre de ce qu'on pourra bien en dire non plus.


Dernière édition par Ricardo Queiros Lopes le Mar 7 Juil 2015 - 14:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « People help the people. » | Ricardo && Caitlyn   Lun 20 Avr 2015 - 15:33

Un château hanté pour Halloween, rien que ça. Grandeur nature, bien sûr, sinon c'est pas drôle. En soi, l'idée était justifiée, et Caitlyn pouvait comprendre le but du jeu. Les rappeler à l'ordre, les préparer, les souder, les endurcir. Mais pour des gosses comme eux, était-ce vraiment la bonne solution ? Combien étaient tombés encore plus bas qu'ils ne l'étaient déjà ? Combien avaient été traumatisés encore plus fort ? Au final, la jeune femme avait presque été plus touchée par la détresse des autres que par la matérialisation de ses propres craintes. Alors oui, entre les cours, le Quidditch, les devoirs, le groupe, ses illusions et celles des autres, elle était au bord du claquage. Sur tous les plans. Est-ce qu'elle se l'avouait, est-ce qu'elle se l'autorisait ?

Jusque là, elle avait vécu dans le déni le plus total, essayant de gérer, de tenir, pour les autres. D'apporter son aide un peu partout, malgré la force avec laquelle l'ébranlaient ses démons. Mais aujourd'hui, elle voyait bien qu'elle était au bout du rouleau et n'essayait plus de le cacher. Elle n'avait même plus la force d'être semblant. Elle parlait, les mots sortaient de ses lèvres sans passer par la case censure. Elle était crevée, elle était inquiète. Outre le retour des Supérieurs, les reproches de ses parents et l'agression de Wallenstein, elle avait pu voir ses amis se faire torturer à cause d'elle, notamment les membres du groupe. Un à un, aucun n'avait échappé au châtiment. À cause d'elle. Matthew et Emily, sans aucun moyen de se défendre. Adrianna, qui n'avait rien demandé à personne. Casey, qui commençait à peine à se reconstruire, à recoller les morceaux. Ricardo, qui avait bafoué son statut de sang-pur. À cause d'elle. Ça lui faisait tellement peur !

« C'est le cas pour chacun d'entre nous. Ils pourraient très bien s'en prendre à moi, ou à Ems, ou à n'importe lequel d'entre nous pour toucher les autres. On savait qu'il n'y aurait pas de risque zéro, mais si on est tous toujours en danger, c'est pas à cause de toi, ni d'aucun d'entre nous en fait. On n'a jamais été en sécurité dès lors qu'ils ont débarqué au château. Qu'ils s'en prenne à Casey parce qu'elle a ouvert sa gueule un jour, parce qu'elle est née-moldue, ou parce qu'elle nous connaît nous, ou même, par hasard, qu'est-ce que ça change au final ? »

Elle savait, oui, elle savait très bien qu'il suffisait de quelques séances de torture ou de quelques menaces pour faire avouer n'importe quoi à n'importe qui. Elle savait qu'il suffisait de quelques gouttes de Véritasérum pour faire parler les plus silencieux. Mais n'avait-elle pas été la première à attirer l'attention sur elle, avec cette dissertation d'EDM qui allait à l'encontre de tout ce dont ils avaient essayé de les endoctriner ? N'avait-elle pas été la plus inconsciente d'entre eux en juillet, si bien que Jeroen, Rivers, même McEwen, s'étaient doutés de son rôle dans le groupe ? Aujourd'hui, tout le monde connaissait l'identité des musiciens, ils s'étaient exposés aux yeux de tous samedi soir, révélant leur identité. Mais elle ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir pour les risques qu'elle avait courus et fait courir à ses amis. Pourtant, elle n'insista pas, s'excusa de s'être laissée aller à dramatiser ainsi sous l'effet de la fatigue, et s'enquit de son état à lui.

« J'ai rarement grand chose à raconter en fait… »

Ça, elle l'avait remarqué, depuis le temps. Elle n'avait jamais trop compris la raison de son silence, si raison il y avait. Mais elle l'avait toujours accepté comme une partie de lui. Naturellement, elle tendait à ne pas trop parler non plus, lorsqu'elle était à ses côtés, histoire de ne pas le noyer sous son flot de paroles, presque par respect. Elle ne le connaissait pas des masses, mais ils s'entendaient bien, elle se sentait proche de lui malgré tout. Peut-être un peu de la même manière que lorsqu'elle avait rencontré Jeroen. Sauf que le jeune Van Saade était devenu un de ses meilleurs amis, alors que Ricardo pas forcément. Il n'empêche qu'elle était contente de le compter parmi ses proches, car elle savait qu'elle pourrait compter sur lui si elle en avait besoin. Il avait cet aura rassurante des personnes calmes et posées. La force tranquille. Mystérieux, secret, ténébreux, mais fort et fiable. Rassurant.

« Ou en tout cas, pas grand chose dont j'aie réellement envie de parler... »

Elle hocha la tête en silence. Elle aurait pu trouver ça blessant, qu'il ne veuille pas lui dire certaines choses, comme s'il ne lui faisait pas assez confiance ou quoi, mais elle fit taire cette petite voix dégradante. Il n'avait pas dit qu'il n'avait pas envie de lui en parler, il avait dit qu'il n'avait pas envie d'en parler tout court. Et elle pouvait tout à fait le comprendre. Après tout, elle ne lui avait pas tout dit non plus, et ne comptait pas le faire. Ce n'était pas parce qu'elle le trouvait indigne de confiance, mais tout simplement parce qu'elle ne sentait pas le besoin de venir raviver ces souvenirs désagréables. Elle n'avait pas besoin de psy pour parler de ses traumatismes car elle les avait admis et savait les gérer. Et elle estimait qu'il n'avait pas besoin d'entendre des récits d'événements douloureux en plus de ceux qu'il avait eus à vivre.

« En dehors des illusions de cette semaine, c'est la routine habituelle, j'ai envie de dire. Je suis crevé comme tout le monde et... voilà... »

Elle eut un petit sourire. Oui, "voilà", comme il disait. La routine habituelle. La vie suivait son cours. Et ils se relevaient, encore et encore, continuaient à avancer malgré leurs chutes. Ils étaient des warriors, des bêtes de guerre, des gosses forgés par les difficultés qu'ils avaient traversées et qui n'était pas prêtes de disparaître. Ils ne parlaient pas de leurs blessures, ils ne parlaient pas de leurs douleurs. Ils faisaient abstraction, essayant de regarder le bon côté des choses.

« Enfin si… Ça se passe plutôt bien avec Ems... »

Son sourire s'élargit, ses yeux pétillèrent.

« Ha ! Je le savais ! »

Et je ne m'attendais pas le moins du monde à ce que tu me dises ça.

« Ça fait combien de temps ? Et vous comptez le cacher encore longtemps ? »

Elle n'allait certainement pas les afficher, c'était à eux de le faire s'ils le souhaitaient, mais elle voulait tout de même savoir s'ils avaient prévu de s'assumer en public ou s'ils craignaient des répercussions en rapport avec leur appartenance au groupe, leur statut de sang respectif, leur passif, tout ça – chose qu'elle comprendrait totalement, soit dit en passant.

« Et on va avoir du pain sur la planche pour fêter dignement ton anniversaire... »

Son anniversaire. Elle avait complètement zappé ce détail. Elle allait avoir dix-huit ans dans moins de dix jours. Et Ricardo aurait… la vingtaine, si elle ne se trompait pas.

« Genre mon anniversaire. Non non, on le fête ensemble comme on a dit, t'y échapperas pas ! Par contre, là tout de suite, je sais pas si je serai très efficace pour organiser quoi que ce soit. Enfin perso, je voudrais bien, mais mes neurones et mes muscles ne sont pas trop d'accord je crois. »

Elle réfléchissait à aller se foutre dans une placard à balais et y passer la nuit. Elle aurait aussi pu rejoindre son chéri, mais sur le coup, l'idée ne lui vint même pas à l'esprit tellement elle était crevée. Si ça n'avait tenu qu'à elle, elle se serait endormie là, à même le sol, dans le Hall.

« Tu veux venir chez nous plutôt ? Histoire de pas te taper tous les étages de l'école... »

Elle fronça les sourcils. Comment ça, chez eux ? Genre, chez les Slytherin ?

« Anh mais elle est trop bien cette idée ! Moi qui me voyais déjà en mode clocharde dans un placard à balais ou dans une salle vide… Mais tu penses pas que, genre, je ferai tâche ? »

Une pointe d'inquiétude pouvait se lire sur son visage hésitant. Elle n'était pas vraiment du genre à accorder trop d'importance au regard des gens, mais elle comprendrait que certains Slyth ne soient pas trop d'accord qu'une inconnue squatte leur territoire. Et par rapport à Elias, était-ce bien réglo ? Il ne se passerait rien, clairement, mais Elias était plus jaloux qu'il n'en donnait l'air. Et Emily ? Non, finalement, elle n'était pas sûre d'être réellement aussi désintéressée par rapport aux éventuelles rumeurs qu'elle ne le prétendait. Pourtant, son corps entier lui rappelait qu'elle mourait de fatigue, et elle avait bien envie de passer du temps avec son ami. Elle avait juste besoin d'être convaincue, de se faire prier, avant de se relever difficilement.

« Juste, ça te gène si on passe par les cuisines d'abord ? Mine de rien, le Quidditch, ça creuse. »

Elle n'avait pas franchement l'habitude de manger après le repas, mais s'en priver alors qu'elle manquait cruellement d'énergie serait certainement une grosse erreur. Son état de fatigue était en majeure partie dû à un cruel manque de sommeil, mais un casse-croûte contribuerait lui-aussi à redonner des forces à son corps épuisé. Elle continuait cependant à cacher sa faiblesse derrière un sourire rassurant et des yeux pleins de bonté. Elle n'allait tout de même pas tomber dans les pommes, non plus ! Ils descendirent aux sous-sols, récupérèrent un sandwiche ainsi que quelques sucres rapides, puis se rendirent dans la Salle Co' des Slyth où il lui laissa le temps de les manger, assis sur des fauteuils devant les braises de la cheminée. Puis ils se dirigèrent vers le dortoir des Slyth. Elle lui jeta plusieurs regards hésitants, comme pour trouver de l'assurance et du réconfort.

« T'es sûr ? Tu vas réussir à dormir ? Je bouge, dans mon sommeil. Il paraît que je couine, aussi, un peu… Tu sais, je peux aussi remonter chez moi, ou j'sais pas, m'aménager vite fait une autre salle. »

Elle chuchotait en montant les quelques escaliers en colimaçon qui menaient à la porte du dortoir. La salle commune avait heureusement été quasiment vide à cette heure tardive du lundi soir, mais entrer dans un dortoir plein de mecs de vingt ans lui faisait, mine de rien, un peu peur. Mais en vrai, n'avait qu'une envie : se coucher, se blottir dans les bras protecteurs de Ricardo, et s'endormir sans penser au réveil brutal qui l'attendait inévitablement chaque matin. Gardant T-shirt et culotte, elle se faufila sous la couette en se félicitant mentalement d'avoir pris sa douche après l'entraînement de Quidditch. Ricardo la rejoignit. Elle eut une envie soudaine de papoter, lui rappeler qu'il pouvait tout lui dire s'il avait besoin de parler, le prévenir qu'elle faisait des cauchemars dont elle ne gardait aucun souvenir à part les réveils… Mais elle n'en fit rien, ferma les yeux, et se laissa emporter dans un sommeil réparateur.

~ Fin pour moi ~
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MessageSujet: Re: « People help the people. » | Ricardo && Caitlyn   Jeu 21 Mai 2015 - 22:55

~ People help the people ~
Lundi 10 novembre 2014
Caitlyn Louise Twain && Ricardo Queiros Lopes
Comprendre la démarche, le but de la manœuvre, c'est une chose. Accepter les conséquences de ce petit jeu en esr une autre, et je restais assez convaincu que ce n'était pas vraiment le moment. Évidemment, il n'y aura jamais vraiment de bon moment, et je suis conscient qu'une attaque des Supérieurs ne serait pas annoncée, qu'elle tomberait forcément mal, qu'on ne serait pas forcément prêt et qu'il faudrait improviser. Mais autant de préparations de ce genre - à mon sens -risquent de finir par avoir l'effet inverse à celui recherché. L'espoir est une chose terriblement puissante, et c'est ce qui a sans doute fait tenir la plupart d'entre nous. Nous prouver sans cesse que nous ne sommes pas prêt, je crains fort que ça finisse seulement par décourager pas mal d'entre nous, particulièrement parmi les plus jeunes, et qu'ils n'essaient même plus de se battre.

Le remède serait sans doute pire que le mal en ce cas, et j'espère franchement qu'on en est pas arrivés là. Mais quand je vois l'état de fatigue de Caitlyn, quand je vois comme on est tous à saturation, je peux pas m'empêcher de le craindre assez fortement. Mais des craintes on en a tous et on en aura toujours. Le plus compliqué reste de ne pas se laisser dévorer par elles. Le risque zéro n'existe pas et il n'a jamais existé, il n'existera jamais. D'une certaine manière, c'est ce qui nous pousse à avancer et à nous dépasser.

Et même si dans le cas présent, ça n'a pas grand chose de positif, on ne peut pas y changer quoi que ce soit alors... Personnellement, je me contrefous de savoir qui a commencé à se faire remarquer, qui a pu attirer l'attention des supérieurs sur ceux qui s'opposaient à eux. N'importe lequel d'entre nous est fautif en ce cas, tout comme ceux qui jouaient des poings ou de la baguette dans les couloirs, ceux qui gueulaient plus ou moins fort, ou ceux qui protégeaient les autres. Des rebelles pas vraiment masqués, il y en a eu d'autres, et si ça frôlait peut -être l'inconscience, ça forçait aussi le respect. Et puis on savait tous les risques que ça représentait, quel que soit l'endroit d'où puisse venir la faille. Alors se torturer mentalement avec ça ne sert à rien et j'aimerais qu'elle arrête, j'aimerais trouver les mots pour la soulager mais on sait tous que ça n'a jamais été mon fort.

Si je pouvais lire dans ses pensées, je crois que j'éclaterais de rire Mystérieux, secret, ténébreux, fort et fiable, rassurant. Rien que ça ? Mon ego n'en finirait pas d'enfler, une chance que ça soit ma mère la legilimens et pas moi. Enfin c'était... C'est une des nombreuses choses dont je n'ai pas envie de parler, à qui que ce soit. Peut -être qu'un jour, je finirai par le faire, par expliquer à quelqu'un ce que sa mort signifie pour moi, et ce que j'ai ressenti quand je l'ai appris, coincé ici, quelques temps après l'enterrement, avec les reproches à peine déguisés de ce qu'il me reste de famille. Peut -être, mais ça n'est même pas sûr. Tout comme Cait ne veut pas m'accabler de son fardeau, je ne suis pas sûr de vouloir décharger le mien sur quelqu'un d'autre, qui que ce soit. À force, on a pris l'habitude de le porter et de continuer à avancer. Je suppose que c'est auss ce qui fait qu'on savoure les petits plaisir de la vie quand ils se présentent à nous, sans trop se poser de question. Comme ma relation avec Emily par exemple...

« Ha ! Je le savais ! Ça fait combien de temps ? Et vous comptez le cacher encore longtemps ?
- On se cache pas vraiment. Je suis juste pas super démonstratif et on n'est pas tout le temps collés l'un à l'autre c'est tout... »

L'avis des autres au final, je m'en fiche éperdument, et Ju et Jero sont déjà au courant. Sean aussi même s'il occulte un peu ce point.

« Je crois qu'on peut dire que ça a commencé un peu après la rentrée. Au moment de la sélection pour les équipes de Quidditch. »

J'ai repris ma place de gardien, et je me suis rapproché d'Ems. Plutôt cool, cette rentrée. Même si les choses ne pouvaient pas être que positives, donc, mais j'ai toujours pas l'intention de rester bloqué sur le négatif. Et dans le genre petits détails positifs à venir, on doit pouvoir citer nos anniversaires conjoints.

« Genre mon anniversaire. Non non, on le fête ensemble comme on a dit, t'y échapperas pas ! Par contre, là tout de suite, je sais pas si je serai très efficace pour organiser quoi que ce soit. Enfin perso, je voudrais bien, mais mes neurones et mes muscles ne sont pas trop d'accord je crois.
- On se débrouillera bien va. J'ai pas vraiment des goûts de luxe, et ceux qui seront pas contents de l'organisation auront qu'à aller voir ailleurs... »

Non parce qu'au fond, je sais bien qu'on le fêtera tous les deux et quoi que je ne sois toujours pas très expansif à ce sujet, ça me fait plaisir de partager ça avec une personne que j'apprécie réellement comme la bleue à mes côtés. C'était une drôle de coïncidence, qu'on soit nés le même jour, mais ça fait partie des petites bizarreries sympathiques de la vie. Des petites choses dont on aurait tort de pas profiter.

Quand elle a évoqué son dortoir perdu dans les tours, j'ai instinctivement proposé qu'elle vienne chez nous, sans réfléchir à l'impression que ça peut donner et dont je me contrefous tout autant que de beaucoup de choses à vrai dire.

« Anh mais elle est trop bien cette idée ! Moi qui me voyais déjà en mode clocharde dans un placard à balais ou dans une salle vide… Mais tu penses pas que, genre, je ferai tâche ?
- Qu'est -ce qu'on en a à foutre ? »

Hors de question de la laisser passer la nuit en mode clocharde comme elle dit. Quant à la jalousie de nos moitiés... Je dois bien avouer que si je transposais, ça me ferait sans doute pas super plaisir au début, mais si Ems m'expliquait que son pote était vraiment en galère, même moi et ma jalousie maladive, on aurait compris. Et puis Cait a beau être une jolie fille, je crois que je la vois plus comme un pote et que ses chromosomes X me passent complètement au-dessus. De toute façon, j'ai jamais vraiment été obsédé par ça et Rubi mise à part parce que j'étais célibataire - ces surnoms dans ma tête sont ridicules - j'ai jamais eu envie de quelqu'un d'autre que ma copine. Enfin on ne parlera pas du cas particulier d'Abby que j'ai plutôt envie d'occulter bizarrement. Bref... rien à craindre, proposition - tout à fait décente quoi qu'il y paraisse - faite, à toi de voir Cait...

« Juste, ça te gène si on passe par les cuisines d'abord ? Mine de rien, le Quidditch, ça creuse.
- Pas de souci. »

Je ne peux que valider cette affirmation, évidemment, et on a donc pris la direction des cuisines, histoire de palier d'abord à sa faim avant de gérer la fatigue. Un en-cas en main, on s'est installés dans les fauteuils de ma salle co, le temps qu'elle se rassasie, et puis malgré ses regards hésitants, on a gagné mon dortoir.

« T'es sûr ? Tu vas réussir à dormir ? Je bouge, dans mon sommeil. Il paraît que je couine, aussi, un peu… Tu sais, je peux aussi remonter chez moi, ou j'sais pas, m'aménager vite fait une autre salle.
- T'es là maintenant, et je suis une enclume. »

C'est pas tout à fait vrai, mais elle est pas obligée de le savoir et je suis pas trop mauvais niveau poker face. Quant à mes petits camarades, aucun risque non plus, parce que personne ne touche à mes potes. Avec le temps, ils ont fini par l'apprendre... Elle s'est mise un peu plus à l'aise, j'allais lui proposer un t-shirt quand elle s'est glissée sous la couette, si bien que je me suis contenté de faire à peu près pareil et de la rejoindre.

« Bonne nuit Cait… »

Mais elle a déjà rejoint les bras de Morphée et ne m'entend déjà plus, si bien que je ne tarde pas à faire de même.

¤ Terminé ¤
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