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 [Event Freakshow] « Undisclosed desires. » | Edward && Caitlyn

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MessageSujet: [Event Freakshow] « Undisclosed desires. » | Edward && Caitlyn   Lun 9 Juin 2014 - 13:57

Spoiler:
 

Vendredi 07.11.2014
En soirée, après le repas.

Caitlyn sortit du château. Le repas du soir était passé, et c'était vendredi, donc la plupart des élèves iraient sans doute se détendre ou faire la fiesta dans les salles communes. Elle, pour sa part, avait l'intention d'aller s'entraîner un peu au Quidditch, afin de se vider la tête de toutes les visions préoccupantes qui la torturaient à l'intérieur. Le "jeu" arrivait à sa fin, et les dizaines d'illusions qu'elle avait dû affronter l'avaient passablement affaiblie, ainsi que ramenée à la réalité, l'obligeant à admettre que la guerre n'était pas finie, et qu'ils n'avaient pas le droit de se reposer sur leurs lauriers ni de se laisser porter par la vie, car la vie ne les chouchouterait pas. Les supérieurs n'étaient pas du genre à abandonner aussi facilement, voilà le message principal qu'elle avait retenu des illusions qui lui étaient apparues. Elle s'en doutait déjà, mais avait décidé de l'ignorer, et de profiter de la paix tant qu'elle le pouvait. Désormais, elle savait que c'était idiot, et qu'elle ne faisait que se mentir à soi-même. Elle craignait leur retour, et c'était mieux que de ne pas vouloir le voir, car c'était plus réaliste. Plus déprimant, aussi, mais plus réaliste et donc plus prudent. Par contre, elle continuait à être de l'avis qu'il ne fallait pas non plus se laisser terrasser par l'idée d'un retour possible des Supérieurs. Il fallait trouver un juste milieu. Et si elle ne se défoulait pas un peu, si elle ne se changeait pas les idées, elle sentait qu'elle allait devenir folle.

« Vos parents ne vous ont pas appris à dire bonjour à vos aînés, et surtout à vous professeurs ? »

Elle eut un hoquet de surprise, retint un sursaut, tourna la tête. À sa gauche se trouvait Edward Wallenstein. Elle reconnut immédiatement sa silhouette grande et large, ténébreuse, menaçante, malgré la pénombre qui les entourait, tout comme elle avait immédiatement reconnu le timbre de sa voix. C'était pas normal, elle pensait qu'il était encore dans la grande salle à manger, elle était presque sûre d'être partie avant lui, elle l'avait vérifié exprès avant de sortir de table. Tous les sens aux aguets, elle se força à continuer à avancer, pour s'éloigner le plus rapidement possible. Elle ne voulait surtout pas se trouver seule avec lui ! Parano ? Peut-être... Certainement, même, mais pour l'instant, peu importait. L'essentiel, c'était de continuer à avancer. La mine déterminée – fierté oblige – mais n'en menant pas large à l'intérieur, essayant de se rassurer. Tout se passerait bien, elle n'avait rien à craindre, il la laisserait tranquille, elle pourrait... Merde. Une poigne venait de se refermer autour de son bras, forte et dure, la forçant à s'arrêter. Le rythme de son cœur s'accéléra, son ventre se noua. Elle avait peur. Elle était terrorisée, même. Elle voulait s'enfuir. Prendre ses jambes à son cou, en hurlant à l'aide, comme une gosse de cinq ans.

« Qu'est ce que...
- C'est pas parce qu'ils sont morts que vous devez oublier votre éducation, Miss Je sais tout ! »

Elle ne tilta même pas qu'il n'était pas censé avoir connaissance de la mort de ses parents. La seule chose qui importait désormais, c'était la menace qu'il représentait à ses yeux ainsi que la colère et la peur qui se mélangeaient dans son esprit.

« Je suis désolée, j'étais perdue dans mes pensées et je ne vous ai pas vu. »

Une excuse bidon, oui.

« Excusez-moi, j'suis pressée. »

Et elle essaya de se défaire de l'étreinte que sa main continuait à exercer autour de son bras, mais ça ne servit qu'à lui faire encore plus mal que ce n'était déjà le cas, car il ne lâcha pas la prise. Au contraire, il la resserra et elle étouffa un cri tandis qu'il la mettait dos contre la paroi extérieure du château. Il venait de la plaquer contre un mur ? Sa respiration s'arrêta, elle voulut crier ou se débattre, mais son corps ne lui obéissait plus. Terrorisée ? Traumatisée ? Oui, ça devait être ça. En plus, elle était trop crevée pour aligner une idée cohérente, dans son esprit se bousculaient des bribes de pensées mêlées à des observations qu'elle faisait sur le moment. Edward Wallenstein, le prof de bota. Pervers. Flippant. Venait-il d'effleurer sa joue ? Pitié ! Pourquoi elle ? Il avait fait d'elle son assistante, l'an dernier, juste pour l'avoir plus près de lui. Était-il en train de la prendre par la taille ? Dégage ! Au secours ! C'était... c'était une agression ! Elle était en train de se faire agresser ! Pas une seule seconde elle ne pensa que ça pouvait être une de ces fichues illusions, c'était trop réel, trop logique. Elle y croyait spontanément, parce que c'était là une de ses plus grandes craintes et hantises qui était en train de se réaliser, parce qu'elle avait en quelques sortes prévu, soupçonné que ça se passerait un jour. Elle s'y attendait. Elle le craignait, mais elle s'y attendait. Prisonnière de la poigne de fer serrée autour de son bras gauche, elle sentit la main de l'homme se glisser sous son pull et tâter son dos en l'attirant vers lui jusqu'à ce que leurs ventres soient accolés. Elle était complètement à sa merci, maintenant. Il allait pouvoir faire ce qu'il voulait d'elle. Il allait la violer, et elle allait se laisser faire.

« NON ! »

C'était comme un déclic. La peur qui l'avait pétrifiée venait de laisser place à la révolte, et elle se mit à gigoter un peu dans tous les sens pour tenter de se libérer, mais il était fort, très fort, et elle s'était laissée faire trop longtemps, si bien qu'elle était prisonnière de ses deux bras. Il lui sembla entendre un grondement sorti de la gorge du professeur, mais elle continua à se tortiller pour essayer de se défaire de son étreinte. Et ce fut à ce moment là qu'il approcha sa tête et leurs lèvres se touchèrent par un baiser forcé et tout bonnement dégueulasse. Elle lui assena un coup de pied dans le mollet de toutes ses forces, et parvint finalement à libérer sa main droite de laquelle elle le gifla, mettant fin au baiser. Elle commença à lui crier des insultes, auxquelles il répondait sans se gêner, et ils furent bientôt en train de se gueuler dessus. Des larmes de dégoût et de rage vinrent lui embuer les yeux, tandis qu'elle essayait de le pousser vers l'arrière de sa main libre, toujours dans l'optique de lui échapper, sauf que malgré le coup dans le mollet et la baffe, il n'avait pas faibli, et semblait au contraire d'autant plus déterminé à garder le contrôle. Elle avait toujours trouvé ça très bas, mais elle finit par lever un genou de sorte à lui foutre un coup là où ça faisait mal, et il hurla qu'il la détestait, la haïssait, et qu'il allait la tuer, commençant à la pousser à nouveau vers le mur du château duquel ils s'étaient éloignés de quelques pas. Elle parvint finalement à sortir sa baguette et à l'expulser grâce à un sort, sauf que ce fut ensemble qu'ils volèrent, pour finalement s'écraser dans l'herbe. Il avait lâché sa taille, et elle se releva le plus vite possible en marchant sur son autre bras pour le forcer à lâcher la prise au dessus de son coude. Elle avait à peine couru quelques mètres qu'elle l'entendit derrière elle.

« Je t'aurai, espèce de pute ! »

Elle se retourna, et jeta un sort de pétrification. C'était la fin. Promis, c'était la fin. La fin de tout, et elle voulait juste se laisser tomber dans l'herbe pour pleurer, pour cracher toute la salive qui n'était pas la sienne, pour sentir sur son corps autre chose que les mains avides de son agresseur. Mais en même temps, elle voulait aller se doucher, se laver de ce contact douloureux, désagréable et dégradant, même si elle savait que l'impression d'avoir été salie persisterait quelle que soit la quantité d'eau qu'elle laisserait couler sur son corps. Indécise, elle continuait à courir, les joues mouillées de larmes, courir loin du professeur de botanique. Et tout à coup, elle s'arrêta net. Devant elle, elle voyait sa silhouette. NON ! C'était pas possible ! Elle recula d'un pas malgré elle, puis :

« Stupéfix ! Expelliarmus ! Aguamenti ! »

Qu'il dégage ! Qu'il la laisse tranquille ! Elle ne se retiendrait plus, désormais ! Elle ne se forcerait plus à garder son calme, et surtout pas quand elle serait seule avec lui ! Peut-être que le temps d'en parler à quelqu'un était enfin arrivé. Pas forcément Logan, mais déjà au directeur de sa maison, ou alors au moins à un préfet. Elias, Rafael... Oui, il fallait qu'elle en parle à quelqu'un, aussi humiliant que ce soit. Elle interrompit le jet d'eau qui était sorti de sa baguette pour aller s'écraser droit sur le professeur de botanique, et se remit à courir, cette fois-ci non pas en direction du château, mais en direction du lac et de la forêt interdite, puisque Wallenstein lui barrait l'entrée du bâtiment. Elle tenterait d'y rentrer plus tard, quand il n'y serait plus.
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MessageSujet: Re: [Event Freakshow] « Undisclosed desires. » | Edward && Caitlyn   Lun 9 Juin 2014 - 18:56

La semaine d'Halloween, le directeur avait vu grand. Les élèves allaient morfler … il aurait peut-être du y aller plus doucement après tout ce qu'ils ont vécu, il risque d'y avoir des burn out, des frayeurs et d'autres cas plus psychologiques qu'il faudra sans doute prendre en charge, mais bon après tout … ce n'est pas mon problème et puis même nous à tout moment ont peu tomber sur une illusion. Pour le moment j'ai eu assez de chance. Je ne sais même pas ce que mon illusion pourrait être. Je n'ai vraiment aucune idée alors forcément je suis assez tendu et encore plus de mauvaise humeur parce que je me suis fait jeté par Hell et que je n'ai plus vraiment de goût à rien. Mes cours me défoulent un peu, mais ils s'en prennent pleins la tronche aussi, ce n'est pas vraiment la solution. Il faudrait que je trouve le bon équilibre, mais c'est compliqué pour le moment.

Le soir est tombé sur le château, je suis allé dîner, rapidement, je n'ai pas d'appétit ces derniers temps, je n'ai pas sommeil non plus. Je passe la plupart de mes nuits dans la serre à faire toutes sorte d'expériences et à dormir aussi généralement vers deux où trois heures du matin je pars me coucher, une courte nuit, mais c'est assez. Je ne suis pas un gros dormeur et pas quand j'ai des soucis. J'ai vite quitté la grande salle. Il ne fait pas très clair, même dans le château, forcément les lumières ne sont pas toute allumée et leur luminosité à été réduite pour la semaine. Je n'ai pas vraiment peur de ce que je pourrai croiser. Je suis capable de me défendre, tout ça m'est un peu égal, même si j'avoue ne pas savoir à quoi m'attendre si jamais une illusion se présente à moi.

J'ai mis à peine le pied hors des grande portes qu'un sort m'est lancé, j'ai juste le temps de l'éviter, mais le second me touche en plein fouet et je me retrouver propulsé à terre. J'ai fait quelques mètre avant de m'arrêter de glisser. Je suis trempé comme si j'avais pris une douche. Une douche très froide. J'ai un mauvais pressentiment. Je me relève, passe une main sur mon visage et me dirige vers l'endroit où les sorts ont étés lancés. J'aperçois alors Caitlyn, miss je sais tout apparemment en mauvaise posture. Je crois que je commence à comprendre. Elle a du me prendre pour une illusion, merci pour moi. Elle s'est mise à courir. Je crois qu'il faut que je fasse pareil, pour la retenir, lui dire que s'est terminé et que c'était bien moi. Je ne sais pas pourquoi elle a peur de moi, ni ce que j'ai pu faire dans son illusion, mais tout ça ne sens pas bon.

« Cait! Ne soyez pas stupide, revenez enfin!»


C'est qu'elle court vite la petite, mais je la rattrape et passe devant elle, essouffler comme un bœuf, ce n'est pas très classe, mais je suis loin d'être un grand sportif. Au moins je sèche un peu. Je m' accroupie légèrement les bras devant moi pour qu'elle s'arrête et qu'elle m'écoute. Je la regarde plongeant mes yeux bleus dans les siens et après avoir repris ma respiration et malgré la colère en moi à cause d'avoir reçu ses sorts je fini par lui dire :

« Regardez-moi Caitly, je ne suis pas une illusion. Je suis le vrai Edward. Je ne sais pas ce que vous avez vu, mais fuir dans la forêt ça s'est stupide et au passage vos sorts ont presque tous réussis. Maintenant calmez-vous, vous n'avez pas à fuir.»

Elle ne pourra pas croire que c'est une illusion là , du moins je l'espère parce que je n'ai pas envie de me reprendre des sorts, ni de lui courir encore après, j'ai envie qu'elle comprenne que je n'ai plus rien contre elle … enfin presque plus rien.
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MessageSujet: Re: [Event Freakshow] « Undisclosed desires. » | Edward && Caitlyn   Ven 13 Juin 2014 - 17:42

Si seulement elle avait su que tout ce qui s'était passé était une illusion. Si seulement elle avait compris que c'était une de ses peurs qui s'était matérialisée devant elle, alors qu'elle longeait le château pour aller rejoindre le stade de Quidditch et se défouler un peu. Mais cette idée ne lui avait même pas traversé l'esprit. Elle était convaincue que le professeur de Botanique voulait tout simplement la violer, ni plus ni moins, et qu'il avait sauté sur l'occasion qu'elle lui présentait, seule, la nuit tombée, ce vendredi soir. C'était le moment ou jamais, après tout. Pendant des mois, il l'avait harcelée dans les couloirs, forcée à prendre des cours particuliers avec lui, fait d'elle son assistante, espérant "l'avoir rien que pour lui", comme il le lui avait expliqué en septembre. Pendant la bataille de juillet, il lui avait dit qu'il avait changé, qu'il n'était plus dans le camp des Supérieurs, et il lui avait en effet semblé qu'il voulait repartir à zéro. Elle avait décidé de lui donner une nouvelle chance, et les deux premiers mois depuis la rentrée sans les supérieurs avaient été vraiment reposants, mais elle aurait presque préféré que ce ne soit pas le cas, parce que là, elle avait juste l'impression que c'était pire qu'avant. C'était un plan terrible qu'il avait eu là, et il était vraiment très bon acteur, vu comment il avait réussi à feindre le changement pendant des semaines ! Il avait fait tout ça pour la rendre folle, la faire craquer, et ça avait très bien marché. Elle se sentait trahie, prise au piège, et surtout, complètement conne. Comment avait-elle pu accepter de lui faire confiance à ce point ? Comment avait-il réussi à se l'enrouler autour du doigt ainsi ? Elle se détestait pour ça, et se jurait qu'elle ne se laisserait plus jamais avoir de la sorte, qu'elle se méfierait de lui à partir de maintenant, et qu'elle resterait aux aguets à vie s'il le fallait. Parano, certes, mais au moins, elle serait prête à tout, et en particulier aux situations comme celle qu'elle venait de vivre.

Elle n'en revenait toujours pas. Elle avait failli se faire violer par son prof de botanique. Le truc qu'elle craignait depuis des mois venait enfin de se réaliser. Enfin, pas totalement, mais il avait tout de même réussi à la serrer dans ses bras et à l'embrasser. Elle s'en était débarrassée de justesse, mais son cœur battait encore la chamade, sa respiration restait accélérée, ses pensées continuaient à fuser à tort et à travers dans son esprit et elle conservait - et conserverait probablement à jamais - cette impression d'avoir été salie, rabaissée, utilisée. Elle avait ensuite couru, l'abandonnant au milieu du parc et essayant de réprimer son envie de se laisser tomber par terre pour pleurer et s'épuiser pour évacuer le dégoût. Il fallait qu'elle rejoigne un endroit où elle ne serait pas seule, où il y aurait des témoins, même si dans sa tête elle resterait sans doute seule pour la fin de la soirée. Des larmes coulaient sur ses joues, ses cheveux étaient en bataille, mais elle s'en fichait. Pour l'instant, ce qu'elle voulait, c'était rentrer. Sauf que tout à coup, sorti de nulle part, voilà qu'Edward lui avait barré le chemin. Comment avait-il fait pour la doubler ? Elle n'avait pas eu le temps de se poser de questions et encore moins de chercher des réponses. Elle l'avait stupéfié, désarmé, arrosé. Probablement lui avait-elle fait mal vu comment le jet d'eau sortit de sa baguette était fort, mais elle s'en fichait. Elle avait tourné les talons et pris ses jambes à son cou, en direction cette fois de la forêt interdite. Ce ne seraient sans doute pas les arbres qui lui serviraient de témoins ou qui prendraient sa défense s'il l'y retrouvait, mais ils auraient au moins l'avantage de lui offrir un moyen de se cacher ainsi qu'un abri sous leur feuillage au cas où elle devait y passer la nuit.

Sauf qu'encore une fois, il s'était retrouvé devant elle. Si elle ne voulait pas le renverser en lui fonçant dedans, elle devait soit le contourner, soit s'arrêter, et ce fut la deuxième option que son corps lui imposa, comme s'il n'avait pas été capable de prendre la décision de le contourner. Comme si tout avait été trop vite pour lui, et qu'il refusait de fuir. Elle comptait lui montrer qu'elle n'était pas une nana qui se laissait faire. Elle pensait déjà le lui avoir fait comprendre lors de quelques uns de leurs tête-à-têtes, mais apparemment, le message n'était pas rentré. Il était sans baguette, épuisé, soufflait comme un phoque, s'appuyait sur ses genoux par ses mains, et la regardait dans les yeux en lui ordonnant de faire de même. Il lui disait qu'il n'était pas une illusion, qu'il était le vrai Edward, et qu'elle n'avait rien à craindre, qu'elle n'était pas obligée de fuir. Il essayait de la calmer, mais ça ne marchait pas. Ça ne marcherait plus jamais. Elle ne se laisserait plus avoir par ses airs de repenti. Quand à son histoire d'illusion, elle n'y pigeait rien, ne savait pas comment il avait eu l'idée de parler de ça, et de toute façon, c'était justement parce qu'il n'était pas une illusion qu'elle le craignait. Ses illusions, elle les gérait, elle les comprenait. Que ce soient ses parents, leur assassin, les supérieurs ou des images de ses proches en train de souffrir ou mourir ou la renier, elle les avait gérées et fait partir. Lui, il était là toute l'année, et à moins de s'enfermer dans son dortoir, elle était un peu obligée de le voir presque chaque jour.

« Partez. »

Sa voix fut pleine de menaces, autoritaire, grave et tendue à l'extrême. Elle pointait sa baguette sur lui, illuminant son visage par un lumos qu'elle n'avait pas pris la peine de prononcer et qu'elle était prête à remplacer par n'importe quel autre sort sans hésiter si elle estimait en avoir besoin. Elle était essoufflée aussi, mais retenait sa respiration malgré l'impression d'étouffer que ça lui procurait. Elle était beaucoup trop concentrée pour se permettre de reprendre son souffle correctement et donc bruyamment. Elle avait l'impression que son cœur était bloqué dans sa gorge et qu'il l'empêchait d'inspirer, mais tant pis, car pour le moment, c'était une vague de violence envers son professeur qu'elle essayait de retenir.

« Partez, bordel de merde, et laissez moi tranquille au moins pour une fois, ou je vous jure que je ne réponds plus de moi-même. »

Elle voulait le voir humilié à son tour, ou se tordant de douleur. Elle voulait le voir souffrir comme elle avait souffert à cause de lui, comme Elias avait souffert à cause de lui, et comme tant d'autres avaient souffert à cause de lui. Elle voulait le voir torturé mentalement, mais elle savait qu'elle n'était pas capable de gagner à ce jeu là avec lui, alors elle était sujette à des envies de meurtre. Ce qu'elle ne savait pas, c'était qu'il était justement torturé mentalement à cause d'elle, et que sa volonté de "l'avoir rien que pour lui" était en réalité beaucoup plus forte que ce qu'elle croyait, qu'il était probablement près de devenir fou à cause de ça. Mais c'était involontaire et inconscient. La seule chose dont elle avait conscience, c'était qu'il était dangereux pour elle, et qu'elle devait se méfier quel que soit la manière. Et comme il ne semblait pas vouloir partir, il allait falloir qu'elle l'y oblige.

« J'vous ai dit de dégager ! Repulso (1) ! Mutismus (2) ! Lumus Solem (3) ! »

Elle enchaînait les sorts l'un après l'autre, et tant pis si ça signifiait qu'elle s'en prenait à quelqu'un qui n'était pas armé. Elle l'avait désarmé, de toute façon, donc ça faisait partie des règles du jeu. Elle se sentait en danger avec lui, en danger immédiat, et ne comptait plus fermer les yeux dessus, ne comptait plus se voiler la face en essayant de se convaincre qu'elle ne risquait rien. Ses instincts avaient encore une fois été bons, et elle aurait dû les suivre comme d'habitude, non pas les refouler. L'expulser vers l'arrière, l'empêcher de bouger puis l'aveugler avec une lumière puissante, oui, ses sorts avaient réussi et continuaient à réussir.

« Levicorpus (4) ! Écoutez moi bien, maintenant ! Vous allez me laisser tranquille, ou je vous jure que je vais en parler à quelqu'un qui m'aidera à régler le problème ! Et ne faites pas l'innocent, j'ai bien compris votre petit jeu. Maintenant, on va changer les règles. Killian l'a très bien dit dans votre cours l'autre jour, les Supérieurs sont partis, donc je peux avoir le soutien de toute l'école si je veux, et vous n'avez aucun droit de faire ce que vous faites. Vous feriez bien de vous rentrer ça dans la tête et d'arrêter de me chercher parce que vous pourriez facilement être renvoyé ! »

Oui, elle venait d'en passer aux menaces. C'était clair comme de l'eau de roche. Elle s'était approchée de lui en lui disant ça, jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres de son visage, tout en continuant à le maintenir en l'air par les pieds. Si après ça, il n'aurait toujours pas compris de quoi il en retournait, elle n'hésiterait pas à aller réellement parler à quelqu'un, quitte à ce que ce soit le Grand Rivers en personne ! Bon d'accord, probablement que le lendemain, elle aurait changé d'avis et se sentirait moins déterminée pour aller raconter ses malheurs – elle restait tout de même égale à elle même, c'est à dire fière et solitaire, mettant un point d'honneur à résoudre elle-même ses problèmes – mais bref, ça, il ne le savait pas, et l'essentiel, c'était qu'elle lui fasse clairement comprendre qu'il devait arrêter de l'importuner. Ses yeux lui lancèrent un dernier éclair, puis elle mit fin à l'incantation, si bien qu'il retomba lourdement au sol alors qu'elle s'éloignait à nouveau, toujours en direction de la forêt, mais cette fois sans pleurer et sans courir, mais d'un pas déterminé.


(1) Répulso : Repousse l'objet visé et expulse la pèrsonne visée(sort contraire: Accio) Sort beaucoup plus puissant que flipendo.
(2) Mutismus : Empêche l'adversaire de bouger pendant cinq secondes.
(3) Lumus Solem : Produit un rayon de soleil puissant. (film)
(4) Levicorpus : Soulève par les pieds la personne visée dans les airs.
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MessageSujet: Re: [Event Freakshow] « Undisclosed desires. » | Edward && Caitlyn   Ven 13 Juin 2014 - 18:26

Caitlyn ne semblait pas comprendre que c'était une illusion qu'elle avait vu et d'ailleurs je vais finir par croire que c'est vraiment moi qu'elle fuit, que c'est vraiment moi à qui elle demande de partir. Je ne sais pas exactement ce qu'elle à vu, mais ça ne devait pas être très joyeux et tout ça m'agace au plus au point, heureusement que les illusions ne se promènent pas derrière leur créateur parce que j'aurais été de très mauvaise humeur de voir des doubles de moi suivre certains élèves. Je reconnais que j'aurai du être moins sur certains élèves, que j'aurai pu la laisser tranquille, que j'ai eu tort et tout ce que vous voudrez, mais je ne peux pas changer ce qui est arrivé, elle va devoir trouver le moyen de faire avec de tourner la page. Je comprends également qu'elle ne m'accorde pas une deuxième chance, mais franchement je ne comprend pas pourquoi elle m'attaque de la sorte, alors que jamais, jamais je ne l'aurais attaqué, du moins pas physiquement, elle sait pourtant que j'ai toujours utilisé la torture mentale, alors je lui aurais été reconnaissant si elle avait fait pareil, mais jamais je n'aurai usé de sortilège contre elle, contre d'autres peut-être, mais pas contre elle.

Sa voix était grave et menaçante, je ne l'avais encore jamais vu dans cet état là et du coup je me pose tout de même pas mal de question, surtout une seule en fait des plus importante, qu'est-ce que je lui ai fait pour qu' elle me haïsse à ce point là? J'ai été dur avec elle, oui sans doute, mais parce qu'elle a toujours eu des disponibilités pour la botanique, parce qu'elle est brillante et qu'elle peut faire de grande chose, qu'elle le croit ou non c'était pour elle tout ça. Oui j’admets que j'ai durant plusieurs mois eu envie qu'elle soit rien qu'à moi, mais c'était peine perdu et puis Hell à croiser ma route … Hell … je crois qu'il vaudrait mieux que je ne repense pas à ça, je me suis déjà excuser pour ça.

« Ecoutez-moi Caitlyn, je vous assure que vous vous trompez sur mon compte. J'ai fais tout ça pour vous, pour que vous réussissiez et vous avez réussis! Vous êtes brillante, je me suis trompé dans la manière de faire les choses je l'admets et je me suis déjà excusé pour tout ça. Ça ne vous donne pas le droit de me jeter des sorts!»


Elle ne m'écouterait pas, elle n'entendrait qu'elle et sa peur, sa peur de moi. C'est vraiment trop étrange de me dire que j'ai pu apparaître comme une illusion. C'est limite vexant. J'ai fait des efforts, bon pas en ce moment parce que je suis assez sur les nerfs à cause d' Hell, mais je ne lui ai jamais envoyé de sortilèges et j'aurai aimé qu'elle comprenne mon point de vus. Les supérieurs ne m'auraient jamais cru de leur camps si j'avais été gentil. Elle commençait vraiment à s'énerver et m'envoya à nouveau des sorts, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire je me retrouvais encore une fois à terre, parce que je n'avais pas eu le temps de la voir arrivée. Bon sang, je commence à être trop vieux pour ce genre de bêtises. J'arrive à bloquer son deuxième sort, m'y étant cette fois préparer, mais je n'ai pas eu le temps de me relever, qu'une lumière aveuglante jaillit de la baguette de la serdaigle. Je fermais les yeux, me disant que j'aurais du l'écouter et la laisser toute seule avec cette saloperie d'illusion, au moins je n'aurai pas eu l'air si ridicule. J'allais me relever, mais un autre de ses sorts me suspendis en l'air comme une poupée de chiffon. Ma baguette était loin de moi et je ne pouvais pas vraiment me défendre, mais la fureur commençait à se marquer sur mon visage.

«Lâchez-moi immédiatement Twain, je ne sais pas ce que vous avez dans la tête, mais vous êtes entrain de faire un grossière erreur!»


Ce n'était pas facile de parler la tête en bas, et pas agréable non plus, je prie pour que personne ne me vois dans cette état, surtout pas Connor, surtout pas Hell, surtout pas un autre professeur et encore moins le bibliothécaire de l'école. Il se ferait un malin plaisir à me voir ainsi. Elle avait lever l’incantation après m'avoir bien fait comprendre que je n'avais pas le droit de faire tout ça, que toute l'école soit disant aurait été derrière elle, des petites menaces qui selon moi n'avait pas d'importance, ce n'est pas là le fond du problème elle commençait déjà à partir et je ne pus m'empêcher de lui hurler tout ce que je retenais depuis de mois:

« C'est ça barrez-vous, fuyez! La réalité vous rattrapera de toute façon! Vous n'êtes pas le centre du monde, vous l'étiez oui c'est vrai!J'ai eu la prétention d'avoir des sentiments pour vous! Et je suppose que vous ne savez pas ce que ça fait d'être rejeter simplement parce qu'on est trop vieux, pas assez intéressant, pas assez puissant! Non vous ne savez rien du tout, vous faite la fière, mais au fond vous n'êtes qu'une enfant. Ma deuxième chance je l'ai eu! Je l'ai eu, mais elle aussi vous voyez elle m'a laissé tombé! Il n'y a pas vous qui avez souffert dans la vie!»


J'avais réussis encore la rattrapé, mais je n'avais plus envie de la retenir, plus envie de comprendre quoi que se soit. « Et ce n'est pas vous qui souffrez encore.» Avais-je fini par lâcher en étant arriver à son niveau, mais ne croyant pas qu'elle avait entendu. J'étais trempé, secoué et je commence à avoir mal au dos, alors je préfère me résigner et la laisser croire qu'elle a gagnée, pour cette fois, mais au fond je sais très bien que cette fois se sera elle qui ne me laissera pas partir.
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MessageSujet: Re: [Event Freakshow] « Undisclosed desires. » | Edward && Caitlyn   Sam 14 Juin 2014 - 23:58

Comment pouvait-il donner à ce point l'air de ne pas comprendre de quoi il en retournait ? Comment arrivait-il a garder cette tête étonnée, surprise, comme s'il ne savait pas pourquoi elle lui jetait des sorts les uns à la suite, comme s'il ne savait pas ce qu'il avait fait pour mériter ça ? Comme s'il était innocent dans l'histoire. Comme s'il ne l'avait pas harcelée pendant des mois avant le départ des supérieurs, comme s'il ne lui avait pas menti en disant qu'il changeait de camps alors qu'en vérité il voulait juste gagner à nouveau sa confiance et se l'enrouler autour du doigt, comme s'il ne l'avait pas menacée dans son cours vers mi-octobre et jeté des regards méchants depuis, comme s'il ne venait pas de l'embrasser et d'essayer de la violer ! Elle avait envie de lui cracher à la figure, de lui foutre une claque, comme dans les films où les meufs faisaient leurs drama-queens. Au lieu de ça, elle lui avait demandé de partir, d'une voix tendue à l'extrême, luttant toutes ses forces contre cette rage et cette peur qui menaçaient d'éclater. Mais il s'était mis à lui raconter qu'il s'y était certes mal pris, mais qu'il n'avait fait qu'essayer de l'aider parce qu'elle était brillante, et qu'il s'était déjà excusé mais qu'elle n'avait pas le droit de lui jeter des sorts ainsi. Et ça lui donna l'envie de le buter encore plus. Comment pouvait-il ?! Comment osait-il ?! Il venait de lui affirmer qu'il la trouvait brillante, alors que depuis deux semaines maintenant, il l'ignorait quand elle participait en cours, voire la menaçait, et chouchoutait son cher neveu ! Non, elle n'avait pas oublié ce qu'il lui avait dit par rapport à la chance liquide dont elle devait, d'après lui, garder un peu sur elle au cas où. Elle n'avait pas oublié sa manie de l'appeler Miss Je sais tout, elle n'avait pas oublié ses regards noirs et un peu trop insistants à son goût. Et il osait nier tout ça, il osait faire comme si de rien n'était, il osait sous-entendre qu'il n'était pas dangereux, qu'il n'était pas du côté des supérieurs, et même pire, qu'il était de son côté à elle, qu'il ne voulait que son bien à elle ! Alors qu'en vérité, c'était juste à lui qu'il pensait. Il l'avait contrainte, du temps des supérieurs, à prendre des cours particuliers avec lui, puis à devenir son assistante. Oh, certes, elle s'était bien améliorée dans cette matière, probablement avait elle depuis longtemps dépassé les dixièmes années, mais s'il avait fait tout ça, c'était purement et simplement pour lui être plus proche, pour la contrôler, pour la manipuler et pour la mater en douce, toucher ses mains en l'aidant à tasser la terre, sentir son odeur en se penchant par dessus de son épaule... S'il pensait qu'elle ne l'avait pas compris, il se trompait lourdement !

Il voulait savoir, il voulait comprendre ? Manifestement, oui, vu qu'il ne s'était pas décidé à partir. Elle l'avait prévenu qu'elle risquait de perdre le contrôle s'il ne la laissait pas tranquille immédiatement, et c'était ce qui s'était passé. Elle avait attaqué son professeur, pour la deuxième fois de la soirée, l'avait expulsé vers l'arrière, immobilisé quelques secondes, aveuglé, puis suspendu par les pieds dans les airs. Au moins, comme ça, ils pouvaient parler, et peut-être que, retourné à l'envers, son cerveau marcherait mieux. Ignorant son ordre de le lâcher et la colère qui se lisait sur son visage, elle se rapprocha de lui, menaçante, ses yeux verts lançant des éclairs. Elle en avait marre de son petit jeu de merde, elle en avait marre d'être son heureuse élue, sa cible préférée. Elle s'était plus ou moins laissée faire jusque là, mais la situation pouvait très facilement changer, se retourner contre lui, maintenant que les supérieurs étaient partis. Elle pouvait aller demander de l'aide si elle sentait qu'elle en avait besoin, et il pouvait être sanctionné, voire même renvoyé, pour ce qu'il faisait. Elle voulait qu'il comprenne tout ça, qu'il se le rentre dans la tête ! Oui, c'étaient des menaces, pures et dures. Elle attaquait et menaçait un professeur, mais ça lui était égal. Ce n'était plus vraiment une question de relation prof-élève. Ça ne l'avait jamais été, avec lui, de toute manière, et c'était entièrement à cause de lui, donc maintenant, il allait devoir assumer. Le vent se tournait, et elle comptait bien faire en sorte qu'il se mette à souffler dans le sens qu'elle voudrait. Et en attendant, elle n'avait toujours pas renoncé à son besoin d'être seule, donc, avec un dernier regard lourd de significations, elle avait levé l'incantation, et s'était détournée de lui, le laissant s'écraser par terre tandis qu'elle commençait à partir d'un pas déterminé en direction de la forêt interdite où elle pouvait être sûre que personne ne viendrait la déranger.

Il criait, hurlait, derrière elle. Il cria qu'elle ne pourrait pas fuir indéfiniment, qu'elle n'était pas le centre du monde, qu'il avait eu des sentiments pour elle, qu'elle ne savait pas ce que c'était que de se faire jeter, qu'elle ne savait pas ce que c'était que d'être rejeté parce qu'on était trop vieux, trop banal, trop faible, qu'elle n'était pas la seule à avoir souffert. Elle ne se retourna pas, se forçant à continuer à marcher, espérant toujours pouvoir être tranquille. Il hurla qu'il avait eu sa deuxième chance et que celle-ci l'avait laissé tomber aussi. Elle sentit des larmes poindre aux coins de ses yeux, des larmes de dépit et de rage, des larmes de lassitude, de fatigue, d'épuisement, mais continua à avancer, presque effrayée à l'idée de se retourner vers lui. Et finalement, elle le sentit à nouveau près d'elle, il l'avait rattrapée, et lui murmurait qu'elle n'était pas la seule à souffrir encore. Il ne fallait pas qu'elle pleure, putain, pourquoi pleurait-elle ? Heureusement, il ne pouvait pas le voir, il ne manquerait plus qu'il croie qu'elle pleurait pour lui, qu'il la touchait avec ses belles paroles, alors que la seule raison, c'était qu'elle en avait marre, de tout !

« Mais c'est quoi votre problème ? Je ne fuis pas la réalité, la seule chose que j'essaye de fuir, c'est vous, et vous voulez savoir pourquoi ? Vous voulez vraiment savoir pourquoi ? Je vais vous le dire, pourquoi ! Parce que je me sens harcelée, menacée. Parce que vous me faites flipper un truc de malade ! Parce que j'aime pas votre regard, et parce que j'ai plus envie que vous... que vous...
- Que je t'embrasse, poupée ? »

Elle sursauta. Il venait de reconnaître qu'il l'avait embrassée ?! Alors qu'il ne faisait que le nier depuis le début ? Elle essuya rapidement ses yeux d'un revers de manche, et réalisa que d'un coup, il y avait devant elle deux Edwards. L'un d'entre eux semblait être à bout de forces et vouloir rentrer, l'autre était beaucoup plus collé à elle et elle pouvait sentir son souffle sur sa joue. Elle recula en hâte de quelques pas, paniquée. Qu'est ce que ça signifiait, encore ? Deux Edwards ? Les yeux écarquillés, la surprise se propageant partout dans son corps, elle commençait à y voir plus clair. Elle venait de rejoindre l'endroit où elle avait laissé son agresseur avant qu'elle ne le rencontre sur son retour au château. Mais ce n'était pas le même Edward, c'étaient deux personnes différentes, et la première était certainement une illusion ! Elle comprenait maintenant pourquoi la deuxième avait dit qu'il était le vrai Edward, et même si elle ne comprenait pas comment il avait pu y penser, elle ne s'en occupait pas. Elle les regardait tour à tour, réfléchissant à comment elle allait pouvoir s'en débarrasser, tandis que l'illusion reprenait, d'une voix suave et commençant à se avancer vers elle à nouveau.

« Que je te touche, que je te caresse ? Que je couche avec toi ?
- Ne vous approchez pas ! Taisez-vous, je veux plus rien entendre ! Dégagez, tous les deux, vous avez compris ?! »

Elle brandissait sa baguette devant elle, la dirigeait successivement vers l'un et vers l'autre Edward, prête à attaquer une fois de plus. Pour le coup, si le Directeur avait voulu leur apprendre à combattre, il aurait probablement été satisfait en la voyant. Surtout, il ne fallait pas qu'elle se laisse déconcentrer, maintenant. Elle pouvait le faire, elle allait se débarrasser de ses peurs ! Elle décida alors de s'adresser au vrai Edward.

« Vous comprenez, maintenant ? Ne me dites pas que c'est pas vrai, tout ça. D'accord, c'était pas vous qui m'avez embrassé et essayé de me violer tout à l'heure, mais ne me dites pas que vous n'y avez pas pensé, parce que ce genre de choses, ça se sent ! Pourquoi vous croyez que j'en aurais peur, sinon ? Parce que je me sens en danger avec vous ! J'aurais peut-être pas dû vous attaquer tout à l'heure, mais j'en ai marre, d'accord ? J'en ai marre putain, qu'est ce que j'ai fait pour que vous me détestiez ainsi ?!
- T'avais qu'à être moins belle, poupée.
- Vous, chut ! Et restez loin de moi, ou...
- Ou quoi ? On est deux contre une. T'es une petite gamine, t'auras jamais le dessus sur nous deux. Il fait noir, on est loin de tous... quoi de mieux pour profiter un peu de ta fichue beauté, tu trouves pas ? »

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MessageSujet: Re: [Event Freakshow] « Undisclosed desires. » | Edward && Caitlyn   Mar 17 Juin 2014 - 14:11

Tout ça n'a aucun sens. Je commence à me demander si je n'aurai pas mieux fait de la laisser se débrouiller toute seule. Elle et sont égocentrisme, si têtue qu'elle est au moins je n'aurai pas eu à subir tout ses sorts. Je me sens fatigué, fatigué de me justifier toujours autant. Ce que j'ai fais je l'assume entièrement, mais j'avoue que ça devient pesant de se faire juger sur ça. Les gens devraient comprendre que parfois les erreurs nous caractérise, on ne peur rien faire pour l'éviter, on fonce juste dedans, sans que ce ne soir pour la bonne cause. L'erreur est humaine, si je n'avais pas changé de camp je me serais tiré, mais à présent mon job c'est tout ce qu'il me reste, alors pourquoi partir?Pour leur faire plaisir? Jamais de la vie. Je continuais à marcher, mais je me suis arrêté et retourné tandis qu'elle m'avoue ce qui semble être la raison pour laquelle elle agit comme ça ce soir. Je ne suis pas sûr de tout comprendre … Je me doutais que je faisais peur aux élèves, et ça m'aurait amusé avant, mais la situation est différente. Je n'ai plus envie de faire peur. J'ai envie qu'on me fiche la paix avec ça, mais se sera mission impossible. Elle n'a pas fini sa phrase et je lui demande :

« Que je fasse quoi? ...»


Je n'ai pas vraiment le temps d'en savoir plus parce que son illusion à l'air d'être revenu. J'ouvre les yeux grands comme des soucoupe étonné de voir mon double, du moins un pseudo double, parce que bon ce qu'il lui dit ne me correspond pas du tout. J'ai secoué la tête comme pour me sortir de ce cauchemars. Elle croit sérieusement ça? Je crois que je me suis trompé sur son compte. Le reste des paroles de mon double m'agacèrent. Elle me voit vraiment comme un pervers, ça craint un peu beaucoup. Comment peut-être penser ça, elle sait très bien que je ne joue pas à ce genre de jeu. Elle aurait du savoir tout de suite que ce n'était pas moi.

« Bon ben au moins maintenant vous me croyez. Je ne suis pas vôtre stupide illusion. Je vous croyez intelligente. Je ne joue pas à ces jeux-là. Je suis tout même plus fin que ça et de l'imagine que vous avez de moi.»


Je n'en reviens pas qu'elle pense que j'aurais pu lui faire autant de mal. Elle n'a pas idée à quel point elle se trompe. Je me prendrai jamais violemment à elle, parce que oui c'est vrai que j'avais des sentiments, mais je suis pas fou à ce point là. Je n'ai pas envie de perdre ma place dans cette école. Je ne suis pas irresponsable à ce point. Je ne pourrai jamais lui faire ça, non seulement parce que je n'aimerai pas que ça arrive à une de mes fils, mais parce que je respecte les femmes, toutes les femmes. Je n'écoute plus mon double, j'en ai assez entendu et elle devrait se rendre que tout ce qu'elle pense n'est pas vrai.

« Je vous croyais intelligente Miss Twain. Je croyais que vous aviez compris que je ne ferais jamais ce genre de chose. J'ai eu une femme vous savez, je ne lui aurai jamais fait ça et je ne le ferais à personne. Je ne suis pas le monstre que vous imaginez.»


J'en ai assez de tout ça, j'en ai assez et l'autre continue de déblatérer des conneries, super, vive l'image qu'elle à de moi. Puis tout à coup la voix change:

« Tu as eu une femme que tu a abandonné sans scrupules Ed'.»


C'est la voix d'Hell. Je ferme les yeux et soupire, maintenant l'illusion semble se retourner contre moi. Super, c'est tout ce qu'il me fallait. Elle va comprendre maintenant …

« Tu ne m'a jamais parlé d'elle … Moi aussi tu va me laisser? ...»


Je n'ai pas envie d'entendre la suite, je me sers d'un sortilège de bloque langue pour la faire taire. Elle continue de parler, mais aucun son ne sort. Je n'ai pas très envie que Caitlyn sache que je suis sorti avec une de ses camarades, on s'est quitté d'un commun accord. C'était mieux pour tout le monde.

« Très bien, maintenant que les choses soient clair, entrez ça dans votre petite tête: « Je ne suis plus des leurs! Arrêter de me voir comme un monstre. Arrêtez de prétende tout savoir de tout le monde et pendant qu'on y est, je vous interdit de revenir dans un de mes cours, c'est clair?»


Ma voix était ferme et direct, je n'ai pas l'intention d'avoir des ennuis à cause d'elle. Je n'ai plus du tout envie de la voir pendant mes cours, ni de la voir ailleurs. Au moins elle comprendra peut-être que je ne suis pas celui qu'elle croit.
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MessageSujet: Re: [Event Freakshow] « Undisclosed desires. » | Edward && Caitlyn   Mer 18 Juin 2014 - 16:56

Ridicule. Pathétique. Elle se sentait prise au piège. Rabaissée, humiliée. À la base, c'était à cause de ce baiser forcé, à cause de ses mains sur son corps. Maintenant, c'était parce qu'elle réalisait que tout ça n'avait été qu'une stupide peur, et parce qu'elle s'était trahie devant le vrai Edward. Il pouvait voir à quel point il la faisait flipper, il pouvait voir ce qu'il était à ses yeux, et elle aurait voulu s'enfoncer à cent mètres sous terre pour échapper à la fois à la perversité de l'illusion et au jugement de la vraie personne. Mais c'était impossible. Elle restait là, comme pétrifiée par sa propre connerie, incapable de leur tourner le dos et de dégager. C'était comme si quelque chose la retenait, l'obligeait à leur faire face, jusqu'au bout. Certainement y avait-il une certaine dose de fierté, car il était bien connu qu'elle en avait trop, et elle se trouverait encore plus ridicule que ce n'était déjà le cas si elle se mettait à fuir. Mais il n'y avait pas que ça. Ce n'était pas qu'une question de fierté. C'était bel et bien une peur, la peur de se faire attaquer par derrière, la peur de ne pas savoir ce qui allait se passer après. La peur de ne pas être prête. Son illusion était tout à fait capable de l'agresser une fois qu'elle aurait le dos tourné, c'était d'ailleurs ce qu'elle craignait le plus. Et le vrai prof ? Elle voulait qu'il lui dise ce qu'il avait à lui dire en face, et pas qu'il le crie pendant qu'elle serait en train de s'éloigner. Elle avait peur de ce qu'il lui dirait, craignait qu'il se vexe, qu'il se mette en colère... Elle ne le connaissait vraiment pas autant qu'elle ne le croyait. Elle lui avait été proche, bien plus que quiconque de cette école, mais ça avait été une proximité forcée de laquelle elle n'avait tiré que la crainte,les scénarios dans sa tête, les films de son imagination bouillonnante alimentée par le feu de la peur. Elle ne savait même pas comment il allait réagir à ça. Elle se sentait prise au piège. Pathétique. Ridicule.

« Bon ben au moins maintenant vous me croyez. Je ne suis pas vôtre stupide illusion. Je vous croyez intelligente. Je ne joue pas à ces jeux-là. Je suis tout même plus fin que ça et de l'image que vous avez de moi. »

Pour le coup, elle ne savait pas si c'était rassurant ou au contraire encore pire qu'avant. Il était plus fin que cela. Ça pouvait vouloir dire tellement de choses différentes... ! Il ne jouait pas à ces jeux là. Signifiait-ce qu'il n'était pas une brute irréfléchie ? Signifiait-ce qu'il était plus fourbe, plus insidieux ? Qu'il était plus patient, qu'il attendrait, qu'il y irait doucement pour l'attirer à lui comme le chant d'une sirène attire les marins pour les engloutir dans les profondeurs de l'océan ? Il fallait qu'elle se réveille, elle était en train de devenir complètement parano, et c'était de plus en plus ridicule.

« Je vous croyais intelligente Miss Twain. Je croyais que vous aviez compris que je ne ferais jamais ce genre de chose. J'ai eu une femme vous savez, je ne lui aurai jamais fait ça et je ne le ferais à personne. Je ne suis pas le monstre que vous imaginez.
- C'est pas une question d'intelligence, Monsieur Wallenstein. C'est pas quelque chose que je peux contrôler, sinon, ce serait facile, vous croyez bien que j'aurais depuis longtemps mis fin à tout cela. Même les plus intelligents d'entre nous ont peur de quelque chose, et croyez moi, je suis loin de le faire exprès. La notion d'instinct, ça vous dit quelque chose ? »

Non, bien sûr, il ne comprendrait pas. Il ne pourrait jamais comprendre, et il ne voulait même pas comprendre. Il ne voyait que lui et sa prétendue souffrance. Bien sûr qu'il y avait une grande part d'imagination et d'extrapolation dans l'illusion de la jeune femme, mais si elle l'avait, c'était bien parce qu'il lui avait donné de bonnes raisons pour l'avoir. Elle pensait que tout cela s'était arrêté, elle pensait qu'il avait vraiment changé. Il le lui avait affirmé lors de la bataille de juillet, et il le lui avait expliqué à la rentrée de septembre. Elle avait vraiment cru que tout irait mieux, elle avait été prête à recommencer de zéro, à faire des efforts pour oublier les mauvais souvenirs qu'elle avait de lui du temps des supérieurs. Et depuis quelques jours, c'était encore pire qu'avant. Elle se souvenait encore de ce mardi où il s'était ramené avec une vingtaine de minutes en retard pour leur cours, où il avait déversé sur les huitième années toute sa mauvaise humeur, où il avait semblé vouloir les dégoûter de sa matière qu'il chérissait tant en temps normal. Elle se souvenait encore de ce regard noir qu'il lui avait lancé en sous-entendant qu'elle aurait besoin de chance. Comme s'il repassait à l'attaque après deux mois de tranquillité, comme s'il voulait se venger sur elle. C'était depuis ce jour là que ses démons étaient revenus, en mille fois pire qu'avant. Depuis ce jour là, elle craignait de se retrouver à nouveau seule avec lui comme ça avait été un peu trop souvent le cas avant le départ des supérieurs. Elle avait perdu l'habitude, et était donc encore plus terrorisée qu'avant à l'idée de pouvoir revenir en arrière. Oui, elle s'imaginait des choses, elle exagérait, lui conférait des manières et des comportements qui n'étaient pas les siens en vérité, mais tout cela était pour une bonne raison, et il ne semblait pas vouloir le comprendre, tout comme il n'avait pas voulu le comprendre en septembre. Il ne voyait que lui et son propre prétendu désespoir. Mais cette fois, elle n'arrivait pas à compatir à la souffrance de quelqu'un d'autre. Cette fois, elle avait besoin que quelqu'un compatisse à la sienne, de souffrance. Sans la juger, sans la mépriser, sans l'humilier encore plus qu'elle ne l'était déjà. Sauf que ça, le professeur n'en était pas capable.

« Tu as eu une femme que tu a abandonné sans scrupules Ed'. »

Elle fronça les sourcils. Une voix féminine, comme sortie de nulle part. La voix de Hel Galloway, une Huffle de 11ème année si elle se souvenait bien. Qu'est ce qu'elle venait faire là ? C'était donc elle, la deuxième chance dont il avait parlé, la deuxième chance qui l'avait laissé tomber à son tour ? Était-ce à cause d'elle qu'il avait changé, en juillet ? Était-ce à cause de leur rupture qu'il était redevenu morose comme avant ?

« Tu ne m'a jamais parlé d'elle ... Moi aussi tu va me laisser ? ... »

Un sort de bloclang plus tard, la jeune femme parlait sans qu'aucun son ne sorte de sa bouche. Au moins, on ne pouvait pas dire qu'Edward ne savait pas faire face à ses peurs, ça c'était clair. Et ce même s'il n'avait pas été capable de se défendre face à la jeune Raven quelques instants plus tôt. Caitlyn pensait qu'elle avait compris, désormais. Et pourtant, elle n'arrivait toujours pas à compatir avec le professeur. Elle n'arrivait pas à compatir avec quelqu'un qui la détestait. C'était comme avec Connor. Elle n'arrivait pas à éprouver de la sympathie alors qu'il la haïssait. La seule chose qu'elle pouvait à la rigueur ressentir, c'était cette espèce de pitié mêlée à du mépris. Peut-être que ça aurait arrangé un peu les choses, si elle avait essayé de compatir, d'aller au delà de la simple pitié et de la simple compréhension. Mais en l'état actuel des choses, c'était trop lui demander. Elle était encore trop sonnée par sa propre illusion, par tout ce qu'elle avait vécu en une vingtaine de minutes à peine. Et puis, il ne faisait aucun effort non plus. Elle était lasse, extrêmement lasse, de devoir toujours prendre sur elle. Il pensait qu'il était le seul à souffrir, qu'elle ne comprenait pas ce qui se passait dans sa tête ? Eh bien ça tombait bien, car c'était réciproque. Et elle voulait qu'il la comprenne avant qu'elle n'essaye de le comprendre en retour. Égoïstes, voilà ce qu'ils étaient tous les deux, et peut-être bien qu'il s'en fichait autant qu'elle s'en fichait. Peut-être bien qu'il faisait exprès, tout comme elle faisait exprès, de ne pas chercher à comprendre ce qui se passait à l'intérieur. Ils avaient chacun vu l'illusion de l'autre, mais c'était comme si ça ne changeait rien.

Elle avait envie de lui dire plein de choses. D'enfoncer un couteau dans son coeur, de le remuer dans la plaie. Elle avait envie qu'il ait mal, comme elle avait mal. C'était terrible, elle ne s'était encore jamais vue dans cet état. Heureusement, elle gardait son calme, elle se maîtrisait totalement en apparence. C'était seulement à l'intérieur qu'elle bouillonnait, qu'elle imaginait les pires scénarios et les pires discussions. Elle avait envie de lui dire qu'elle ne savait pas ce qui s'était passé dans sa vie, et que ça l'étonnerait qu'il veuille le lui expliquer. Sa famille, sa vie privée, ça ne la regardait pas. Et pourtant, elle avait l'impression que c'était à elle qu'il reprochait tous ses malheurs. Comme s'il était jaloux de sa bonne humeur. Comme s'il voulait briser sa vie d'apparence parfaite. Il en savait à peu près aussi peu sur elle qu'elle sur lui, au final. Il pensait qu'elle ne connaissait pas la douleur, la tristesse, les malheurs. Il était tellement naïf, tellement aveugle, tellement égocentrique ! Rien que pour ça, elle avait presque envie de pleurer de dépit. Elle ne lui avait donné aucune raison de la détester. Elle avait toujours été une fille parmi tant d'autres, ne lui avait jamais rien demandé, ne l'avait pas provoqué. Du moins pas volontairement, car comme l'avait dit l'illusion, il y avait manifestement une certaine beauté qu'il aurait voulu n'avoir rien que pour lui, et qu'elle ne lui avait logiquement pas donnée. Était-ce donc juste à cause de ça ? Juste parce que son physique lui plaisait plus que celui des autres filles ? Parce qu'il avait eu es sentiments pour elle, comme il le lui avait déjà dit plusieurs fois en cette soirée, mais qu'elle n'avait pas répondu à ses attentes, parce qu'elle avait été inatteignable ? Ou peut-être était-ce parce que ses sentiments étaient injustifiés et déplacés, parce qu'il s'en voulait, et lui faisait donc vivre un enfer, comme ces héroïnes tragiques qui détestaient leurs amours impossibles ?

« Vous êtes ridicule. »

Oui, c'était la seule chose qu'elle lui avait dite, finalement. À la place de tous ces ébats, à la place d'une argumentation énorme pour atteindre un résultat impossible de toute manière, elle n'avait fait que le traiter de ridicule avec une voix tendue et froide, comme depuis le début de leur "conversation". Elle aurait pu s'enflammer, s'exciter, lui faire un spectacle dans le but de le rendre ne serait-ce qu'un petit peu sensible à sa détresse, mais elle savait que c'était peine perdue de toute façon, et ne voulait pas s'abaisser à ça. Elle aurait espéré et apprécié de voir qu'il était un minimum désolé d'avoir été la cause de son illusion, mais il n'y voyait manifestement qu'une preuve de bêtise, et préférait donc lui faire comprendre qu'elle le décevait et qu'elle n'était pas aussi intelligente qu'il ne le croyait, alors ce n'était absolument pas une question d'intelligence. Elle espérait qu'au moins, ce qu'elle venait de lui dire, lui irait droit au coeur, et qu'il s'en rappellerait encore longtemps.

« Très bien, maintenant que les choses soient claires, entrez ça dans votre petite tête : je ne suis plus des leurs ! Arrêter de me voir comme un monstre. Arrêtez de prétende tout savoir de tout le monde et pendant qu'on y est, je vous interdit de revenir dans un de mes cours, c'est clair ? »

Très clair, merci. Virée de cours. Indéfiniment. Tant mieux ! Il ne voulait pas la voir ? Ça tombait bien, elle non plus. La conversation était terminée. Il attendait peut-être une réponse de sa part, mais elle ne comptait plus rien lui dire. Vexée ? Oui, très clairement. Vexée d'être virée d'un cours. Vexée de ne rien pouvoir faire contre, d'être impuissante. Après un dernier regard noir adressé au professeur, sans plus aucune trace de larmes et de peur, elle lui tourna le dos et pris la direction du stade. Connard, voilà ce qu'il était. Un gros con qui ne méritait plus aucune attention de sa part. Au moins, elle pouvait être sûre que sa peur, elle l'avait vaincue. Enfin, plus ou moins sûre. Elle ne cesserait probablement jamais de se demander ce qu'il ressentait pour elle, mais elle ne se laisserait plus faire. Elle ne fut même pas essoufflée lorsqu'elle eut rejoint à pas déterminés les vestiaires. Elle attrapa un balai d'études au hasard, une batte et la caisse avec les balles, puis entra sur le stade. Elle libéra un cognard, enfourcha le manche du balai et s'envola à la suite de la balle qui ne tarda pas à lui revenir droit dessus. Elle le frappa de toutes ses forces, tourna sur elle même puis le regarda s'éloigner à des centaines de mètres. Impatiente, exaspérée, elle alla libérer le deuxième cognard. Bientôt, la sueur inondait son front et sa nuque, y collant ses cheveux. Ses muscles se firent douloureusement sentir tout comme les coups des balles belliqueuses qu'elle n'avait pas réussis à contrer. Sa gorge la piquait, ses poumons menaçaient d'exploser, son coeur battait la chamade, son visage était presque givré à cause de la sueur mêlée au vent froid et à la vitesse de son vol. Il faisait nuit noire depuis le début, mais elle s'en fichait. Elle resta plus d'une heure à frapper de toutes ses forces dans les balles, changeant de mains de temps en temps pour laisser à l'autre le temps de se reposer. Lentement, sa colère laissait place à de l'épuisement...

The End.
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