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 [Event Halloween] Two steps from Hell ▬ Derek

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MessageSujet: [Event Halloween] Two steps from Hell ▬ Derek   Sam 7 Juin 2014 - 18:00

Vendredi 7 novembre 2014 – Début de matinée
Two steps from Hell



Derek & Enzo

Dernier jour. Soulagement ? Pas encore. Je suis de toute façon au dessus de toute considération pour le moment, encore Loup sous la surface. Cette nuit j'ai rencontré deux de mes semblables : L'une était réelle, la marque je porte encore légèrement dans le cou en atteste. L'autre ne l'était pas, il ne l'était plus. Lequel des deux à fait le plus de dégât ? Je crois que la question ne se pose même pas même si j'ai l'impression de passer au travers de tout ça avec une facilité presque déconcertante. Je ne rabaisse pas la Louve, elle est très rapide, très agile aussi, et ses crocs sont venus se planter dans un endroit stratégique mais physiquement elle n'aurait jamais eu le dessus sur moi et ça je pense qu'on en a parfaitement conscience tous les deux. C'est elle qui m'a laissé des traces, enfin une trace puisque les morsures de Loup-Garou mettent plus de temps à disparaître sur un organisme à moitié lupin – la première, celle qui déclenche la malédiction ou peu importe comment on veut appeler ça, reste à vie. Les autres marques ne sont pas visibles et elles sont l'œuvre de Taylor. Enfin … de l'illusion que j'ai croisé cette nuit alors que mes pattes foulaient le sol de manière rapide à la recherche d'une proie quelconque pour évacuer la frustration et l'énervement laissés par ma rencontre avec la nouvelle. Je ne sais pas si ça collera entre nous mais ça n'a pas la moindre espèce d'importance, on se contente de partager un territoire et ça s'arrête là. Si elle avait été un mâle ça n'aurait pas été aussi « simple » mais ça n'est pas le cas.
Nerveux mais épuisé, je revis en pensée le combat de cette nuit. Illusion peut être mais bien palpable cette garce et je n'en suis pas sorti indemne mais je me console en me disant que lui non plus et surtout … Je suis vivant et lui ne peut pas en dire autant. Oui j'en jubile même si c'est mal, j'en jubile parce que je considère ça comme une revanche sur la vie, sur lui, sur tout ce qu'il a pu faire pendant son existence et qui a eu une incidence direct sur la mienne et celle de mes proches. Mes parents en sont morts, le garçon que j'aime aurait très bien pu y laisser la vie lui aussi ou devenir à son tour une monstruosité capable de tuer n'importe qui, n'importe quand. Je n'écarte pas ma responsabilité concernant ce qu'il s'est passé avec Kyle, je sais parfaitement que j'ai mes torts dans cette histoire et si j'ai enfin réussi à laisser cette histoire derrière moi je ne peux pas m'empêcher de ressentir encore une pointe de culpabilité parfois quand mes yeux se posent sur la cicatrice qui orne son avant bras désormais. D'autres auraient pu être atteint, mon frère en premier sur la liste, et Ismaelle a subit son lot de conséquences, mais maintenant tout ça c'est terminé. J'ai gagné, non sans dommages qu'ils soient collatéraux ou pas, mais j'ai gagné et surtout il a perdu en payant cette défaite par le prix de sa vie. Repose en paix espèce d'ordure, j'espère que les fantômes de tous ceux que tu as tué viennent te hanter chaque jour où que tu sois.

Le jour est levé depuis un petit moment maintenant et c'est la capuche sur la tête, les mains cachées dans les manches de mon sweat, les bras enroulés autour du torse et les yeux à peine ouverts que je foule les pavés qui jonchent la cour attenante à la porte du Hall. Le château est déjà plein de vie, mon esprit divague, je n'ai pas de but précis. Aller me coucher ? C'est ce que j'aurai fait en principe, comme chaque lendemain de Pleine Lune, mais cette fois je n'en ressens pas vraiment l'envie. Le besoin très certainement mais c'est comme si totalement anesthésié d'une manière ou d'une autre je ne ressentais plus rien. Retrouver Kyle ? Lui aussi semble loin dans mon esprit, c'est une sensation très étrange. Je crois que quelque part au fond de moi j'ai envie de faire un bond en arrière dans le temps pour pouvoir être mon enveloppe lupine encore un peu. Je n'ai pas envie de redevenir humain, pas tout de suite, tout comme je n'ai pas envie du moindre contact avec cette espèce je crois. Comme je le dis … sensation étrange, indescriptible, impalpable. Je ne me sens pas agressif, pas vraiment sauvage non plus, pas concerné ça c'est presque certain, et toutes ces silhouettes qui s'activent un peu partout ne sont que des ombres, comme une colonie de fourmis qui s'agitent dans un but bien précis sans qu'on ne puisse cerner lequel. En ce qui me concerne la raison est simple : Je n'en ai strictement rien à faire.

Un coup d'œil sur ma montre m'apprend que les cours vont bientôt commencer. Un autre coup d'œil sur la Grande Salle me fait grimacer presque de dégoût : Tous entassés les uns sur les autres, la fourmilière grouille de vie, d'odeur, de cœur qui battent … Hors de question que je mette une patte … un pied là dedans même si mon estomac commence à crier famine. Je n'ai pas mangé hier, je n'ai pas mangé cette nuit, mon corps a besoin de reprendre des forces et j'ai l'air d'un cadavre qui déambule, une illusion parmi d'autres peut être. Les miens me laissent tranquilles depuis hier, je n'en ai plus croisé un seul. Pas même elle, la toute première, mon premier crime signe d'un changement irréversible. Je crois que j'ai fini par m'habituer à sa présence dans les ombres … Direction les catacombes, plus précisément les cuisines, d'un pas lent, presque trainant. Je n'ai pas cour avant 11h mais même si c'était le cas je ne crois pas que j'y aurai mis les pieds. L'idée d'être enfermé dans un espace restreint rempli d'êtres humains ne me branche pas du tout. Peut être qu'après avoir avalé quelque chose Morphée se décidera à venir me chercher. Après tout, il n'a pas été vraiment conciliant ces derniers jours celui là. Je ne croise personne et tant mieux mais ça ne changerait pas grand chose si c'était le cas. Une illusion ? Mes réflexes sont tels que je ne serais sans doute pas capable de réagir assez rapidement donc je finirai probablement au tapis mais … Et alors ? Ça ne me tuera pas. Taylor ne m'a pas tué cette nuit, je ne l'ai pas tué non plus ceci dit, tout c'est évanoui avant que le stade critique ne soit passé, m'abandonnant seul dans la nuit, blessé mais surtout frustré et passablement agacé : Pas vraiment une bonne combinaison quand on me connait.

« Salut cousin. »

Je viens à peine de descendre la dernière marche quand cette voix me prend à partie. Ça pourrait ne pas être pour moi, évidemment, mais je comprends instantanément que c'est bien le cas puisqu'elle sonne bien trop familière à mes oreilles quand bien même je ne l'ai pas entendu depuis plusieurs mois maintenant, et depuis des années avant ça. J'aurai préféré l'oublier, ça c'est une certitude. L'apparition des ombres m'a mis la puce à l'oreille, après tout il n'y a aucune raison pour qu'il soit là, n'est ce pas ? Qu'est ce qu'un Ryans de plus viendrait faire ici ? Je l'admets, j'ai ressenti une certaine angoisse et mon cœur s'est mis à battre très rapidement alors qu'il était jusqu'ici très – tout est relatif quand on parle du myocarde d'un Lycanthrope évidemment – calme tandis qu'un frisson glacial m'a fait trembler des pieds à la tête mais les sens en éveil j'ai rapidement réalisé qu'aucune odeur ne parvenait jusqu'à moi , en tout cas pas la sienne, chose qui aurait du se produire étant donné la proximité ressentie en entendant sa voix. Je n'ai pas de visuel, mais ça ne m'intéresse pas d'en avoir alors je reprends ma route, laissant tout de même échapper quelques mots d'une voix cassée, enrouée, rocailleuse.

« Génial, manquait plus que toi. J'ai pas franchement la tête à ce genre de conneries là donc je vais gentiment t'ignorer et tu vas retourner d'où tu viens, c'est à dire de nulle part. »

Du dédain, du détachement, mais une erreur de ma part.

« Je ne crois pas non. »

Tout a été très vite, je n'ai absolument pas eu le temps de réagir et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire je me suis senti projeté en arrière avant d'atterrir violemment contre le mur au fond d'un couloir sans éclairage. Je n'ai pas perdu connaissance, c'est mon dos qui a tout pris et ma tête a été miraculeusement épargné mais ça ne m'a pas empêché d'être sonné pendant quelques secondes. Quand j'ai repris mes esprit j'ai enfin pu voir cette silhouette familière qui se tenait devant moi, un large sourire sur le visage, les bras croisé sur le torse : Bryton. Mon cher cousin, effectivement. L'obscurité aurait dérangé n'importe qui mais la faible lueur émanant de l'autre bout du couloir suffisent à mes yeux pour pouvoir décerner les choses de manière plutôt clair. Les Loups peuvent voir dans le noir, l'Humain garde une part de cette faculté. En attendant, Humain ou pas, un grondement sourd s'est échappé de ma gorge alors que je lançais un regard assassin à l'illusion tout en essayant de me relever en prenant appuie sur le mur derrière moi mais avant même que je n'ai fait un geste, un seul mouvement vers lui, des barreaux sont apparut de chaque côté de mon corps, et devant moi. Coincé. Emprisonné. Mauvais souvenirs.

« Une belle cage pour la bête de foire que t'es, de toute façon t'as l'habitude n'est ce pas ? C'est là dedans que tu devrais passer tout ton temps, c'est tout ce que tu mérites. »

Réaction immédiate, tout aussi impulsive qu'instinctive, j'attrape les barreaux avec violence et m'acharne dessus mais sans le moindre succès évidemment. D'une parce qu'après une nuit de Pleine Lune mes forces  sont bien sur limités malgré l'adrénaline qui est capable de nous faire faire pleins de choses improbables, mais aussi parce que la Magie des Elfes de Maisons est une des Magies les plus puissantes qui existe. Passé la stupeur et la rage, ses paroles se fraient finalement un chemin jusqu'à moi et me touchent naturellement en plein cœur tandis que de son côté il éclate de rire. Ma respiration se fait de plus en plus rapides, de plus en plus erratique, et je me retrouve coincé entre une haine viscérale, une angoisse latente, et une panique a peine masqué. Une partie de moi rêve de l'attraper et de lui faire payer ça quand bien même il n'est pas réel, l'autre se terre dans un coin à l'idée d'en voir ou d'en entendre plus. Et puis cette cage … Une de mes plus grandes hantises … Non je ne me sens pas bien, vraiment pas. Ça n'est pas vraiment une question de claustrophobie mais plutôt de très mauvais souvenirs qui remontent et surtout le sentiment d'être un animal qu'on enferme et qu'on traite en tant que tel. Pris au piège. Je pourrais crier de toute mes forces pour appeler quelqu'un mais aucun son ne sort de ma bouche, mes mâchoires sont bien trop crispés par tout un tas d'émotions. Mon dos me lance mais plutôt crever que d'admettre la moindre faiblesse devant lui. Et ma baguette dans tout ça ? Elle repose bien évidemment dans sa main. A toi de jouer maintenant petit Gryffondor, sors toi de ce merdier comme un grand et sans Magie.

« T'es une erreur de la nature, Enzo. Déjà avant d'être mordu t'étais pas digne d'être un Ryans mais maintenant je crois que t'as touché le fond. Non seulement t'es un monstre mais en prime tu te permets de salir notre réputation et notre sang en t'exhibant avec cette vermine qui te sert de … petit ami. »

Il a commencé à faire les cent pas devant les barreaux tout en commençant sa tirade, théâtrale au possible, et j'ai beau essayer de faire abstraction je n'y arrive pas. Lui ça n'est rien, mais comment savoir s'il va être le seul à apparaître ? Parce que oui c'est ce qui me fait le plus peur quand bien même je n'arrête pas de me répéter en boucle dans ma tête que ça n'est rien, juste une putain d'illusion, et qu'elle va finir par disparaître avant de faire trop de dégât si jamais je n'arrive pas à la chasser toute seule. Il ne sait pas, le vrai Bryton ne sait pas tout ça. Il ne sait pas pour Loup, il ne sait pas pour Kyle. Personne ne sait en dehors de Grand-Mère, en tout cas je crois. Et cette grimace de dégout … Viens, approche un peu plus près que je te la fasse regretter … Mais bien sur il reste à une distance hors d'atteinte. Il est actuellement le reflet d'une de mes plus grandes angoisses : Celle de devoir faire face à ma famille. C'est quelque chose dont je ne parle jamais, que je tente de chasser dans les recoins de mon subconscient, mais la voilà devant moi, partout autour de moi, et je me sens totalement impuissant.

« Un moldu ? Et un garçon en plus ! Non mais t'es sérieux là ? Tu sais si c'est ta crise d'ado, si t'as envie de te rebeller, faire des expériences, etc … Sincèrement il y a d'autres moyens pour ça. Je sais pas moi, fais comme tout le monde, fume deux ou trois pétards et on en parle plus. Mais ça ? Qu'est ce que tes parents penseraient de tout ça dis moi ? Et Grand-Père ? T'y as pensé à Grand-Père ? Comment tu peux nous faire ça alors que c'est de leur faute si notre famille a perdu trois de ses membres ? »

Nous y voilà … J'imagine qu'il fallait bien que ça arrive non ? Je la sens cette putain de boule qui se forme dans ma gorge et j'ai beau lutter de toute mes forces pour ne pas laisser le serpent du doute s'insinuer dans mes veines, c'est un échec total. Il me paralyse totalement par de simple mots.

« Si tes parents ne sont plus là c'est parce qu'ils n'étaient pas capable de rester à leur place. Ils ont voulu faire comme les Moldus et regarde comment ils ont fini : Morts ! Complètement décimés et brulés au fond d'un ravin. Et Grand-Père ! Ce sont eux qui l'ont tué et tu le sais ! Et toi tu pactises avec l'ennemi, tu nous trahis, tu fais honte à la famille en étant tombé dans les filets de ce moins que rien qui ne mérite même pas d'exister ! »

Je n'ai jamais pris de balle, je ne sais pas ce que procure comme sensation l'impact de l'une ou plusieurs d'entre elles sur l'organisme, mais j'ai eu l'occasion de goûter à certains sortilèges et ce plus d'une fois. C'est comme ça que je ressens les choses actuellement, comme si un sort me frappait de plein fouet à chaque attaque de sa part. Tais toi … Oui j'ai envie de porter mes mains à mes oreilles pour ne plus rien entendre mais ma fierté m'en empêche. Toujours bien présente celle ci et d'un côté tant mieux, elle me permet de tenir même si j'ai énormément de mal à encaisser le choc.

« Regarde qui est là. Aller, dis leur bonjour. »

Mon cœur s'arrête, tout comme ma respiration, et je ne peux pas m'empêcher d'étouffer une sorte de cri plaintif tout en reculant jusqu'à ce que mon dos rencontre le mur de mon propre chef cette fois. Deux nouvelles silhouettes viennent de sortir de l'ombre et pas n'importe lesquelles. Mon cousin n'existe plus, je n'ai plus d'yeux que pour mes parents. J'aimerai être plus fort, je me sais capable de bien plus que ça et si j'étais totalement détaché de tout il n'y a pas cinq minutes ça n'est plus du tout le cas actuellement. C'est à peine si je suis encore capable de respirer … Ils sont là, à quelques mètres, le regard perdu dans le vague, les vêtements déchirés par endroit, la peau couverte d'une sorte de suie noire et je crois même discerner des tâches de sang sur le tissus, des blessures sur leur peau blafarde. Non Enzo, tu ne lâcheras pas une seule putain de larme, tu m'entends ? Tout ça n'est pas réel, regarde ailleurs, reprends toi et trouve une putain de solution pour sortir de ce trou à rats. Maintenant. Électrochoc, travail mental payant aussi peut être, c'est comme si toute la vie revenait en moi brutalement alors qu'elle semblait m'avoir quitté quelques secondes plus tôt. Je m'élance sur les barreaux à nouveau, les empoigne de toutes mes forces et laisse un cri de rage m'échapper alors que je tire comme un forcené pour tenter de les faire céder.

« Tu trouves qu'ils ont l'air content de te voir ? Pardonne moi mais je n'en ai pas l'impression. »

Je continue, je force, j'essaie de faire abstraction de sa présence, de ses paroles, de leur présence aussi même si mon regard est irrémédiablement attiré vers eux, mais lorsqu'il s'écroule sur le sol l'un après l'autre ce sursaut de vie s'évapore aussitôt. Au sol il n'y a plus que deux cadavres blanc comme des linges et toute la bonne volonté du monde pourrait bien vouloir m'aider à passer au dessus de cette vison que je sais fausse … Tout ce que je vois ce sont mes parents, morts, étendus sur le sol. Comme si encore une fois je les perdais, comme si cette fois je vivais ce moment passé avec les données que je n'ai pas eu le jour où c'est arrivé ou dont je ne me souviens plus.
Je ne m'étais pas rendu compte que Bryton ou plutôt l'illusion de mon cousin était si près aussi j'ai sursauté quand il a frappé violemment dans la cage. En un instant c'est comme si toute la combativité en moi s'évaporait lentement. Je le fixe intensément, les yeux exorbités, et recule dans le fond de la cage à nouveau alors qu'il enroule ses mains autour de deux des barreaux. Le ton qu'il emploie alors qu'il reprend la parole est doucereux, son sourire en coin en dit long sur le sadisme qui coule actuellement dans ses veines inexistantes. Tout ça n'est pas réel. Tout ça n'est pas réel. Tout ça … a été réel ...

« Ton Moldu il va finir exactement de la même manière parce qu'on va se débarrasser de lui et nettoyer la misère que tu as ramené sur notre nom. »

En tant normal j'aurai réagi mais là je me rends compte que ça m'est impossible. J'aurai bougé, dit quelque chose, tenté quelque chose. Menacer de s'en prendre à Kyle est une chose qui me hérisse le poil en toute circonstances et qui me fait bouillir de l'intérieur mais cette fois … rien, il ne se passe rien. Il y a bien cette petite voix dans ma tête qui tente de me parler mais mon regard est de nouveau braqué sur les deux silhouettes inertes sur le sol et c'est comme si soudainement plus rien d'autre n'existait. Pas même Loup.

« Hein Derek ? T'es d'accord toi aussi, non ? Après tout, t'as déjà essayé plusieurs fois de mettre un terme à cette mascarade mais faut croire que ton cher petit frère a réussi à t'attendrir. C'est pas grave, je sais que toi t'es pas irrécupérable. On le sait tous. »

Derek ? Oui, je crois qu'il est là. Réalité ou fiction ? Et eux ? Tous ? Les parents de Bryton, sa petite sœur, puis le frère de Papa et sa femme, Grand-Mère qui pleure sur le corps sans vie de son fils. Oui, tous ou presque. Ils sont là. Et moi ? Statue immobile, coquille vide, prostré, je ne suis plus vraiment là ...

« Mais lui, ce traitre … Tu crois qu'on a encore quelque chose à en tirer ? »
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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Two steps from Hell ▬ Derek   Sam 28 Juin 2014 - 2:03

J'étais si bien au pays de Morphée. Après ma nuit blanche passée à rencontrer mon grand-père dans la volière et à tenter d'aider Connor avec son propre fantôme, j'étais tombé comme une vraie merde sur mon matelas le jeudi soir. Alors que je croyais que j'aurais peut-être encore de nouvelles visites inattendues dans mes rêves, il n'en fut rien. Un sommeil simple, sans rêve et réparateur qui me fit le plus grand bien après ces derniers jours mouvementés. La tête en dessous des draps, s'était dans la noirceur la plus totale que je m'étais éveillé en ce vendredi matin qui annonçait la dernière journée de la semaine des illusions. Voir la fin de ce cauchemar ne serait pas de refus après avoir assisté à plusieurs de mes peurs et celles de ceux que j'avais croisé sur mon chemin. Si ce n'était pas plaisant pour nous qui étions confrontés à nos propres illusions, ce n'était pas plus agréable de voir une personne terrorisée face à sa peur personnelle. Je ne m'étais cependant jamais arrêté pour venir en aide à qui que ce soit, jugeais que j'avais assez de mes problèmes. De toute manière, je ne connaissais personne parmi ceux que j'avais vu, hormis bien sur Connor qui se trouvait avec moi lorsqu'Elinor était apparue. En plus, il venait tout juste de me sauver de la catastrophe alors... Lui venir en aide était la chose à faire.

Ça devait faire une bonne dizaine de minutes que j'étais réveillé et pourtant, je n'avais pas encore bougé d'un poil. Le corps et la tête bien cachés sous mes draps, je refusais d'en sortir, comme si je me trouvais dans un petit cocon protecteur. Il ne restait qu'une putain de journée à cette semaine merdique et j'avais bien envie de rester dans mon dortoir en échappant aux cours du vendredi. Pourtant je savais bien que je devais encore une fois affronter l'extérieur tout en continuant de porter le masque de l'indifférence sur tout ce qu'il se passait. Après l'épisode de la volière, je me disais que rien de pire ne pouvait m'arriver: deux grandes peurs combinées en une seule, il serait clairement difficile de faire plus terrifiant. C'est justement cette dernière pensée qui me donna la force de retirer mes draps d'un coup sec, dévoilant ainsi ma tête décoiffée et mes petits yeux qui tâchaient de s'habituer à la lumière ambiante du jour. Il était encore tôt, mais pas assez pour que nous soyons en pleine noirceur, malgré le mois de novembre bien débuté. Un petit coup d'œil vers l'heure m'indiqua qu'il était grand temps que je me lève et que j'aille prendre mon petit déjeuner, même si mon ventre était loin de crier famine. Peut-être qu'une petite promenade santé allait m'aider à retrouver ma faim, mais en même temps, rejoindre immédiatement la grande salle serait plus sage compte tenu de la situation tordue à laquelle nous faisions face. Après un petit soupir, je me levai finalement, pris quelques affaires et descendis directement à la salle de bain où je fis une toilette rapide. Je quittai définitivement la salle commune des Serpentards en compagnie de mon kit nécessaire pour survivre au cours d'histoire de la magie qui était la première classe de la journée. Je tâchai de faire le vide dans ma tête tandis que je traversais d'un pas plutôt rapide le chemin qui allait me conduire jusqu'à la grande salle, en priant pour ne rien rencontrer d'étrange durant le parcours.

Sauf que bien entendu, mes prières ne furent pas entendues.

Alors que je me rapprochais des cuisines, une scène semblait se dérouler à quelques mètres de moi. Sur le moment, comme par instinct, je ralentissai légèrement tout en me disant que j'allais simplement passer à côté comme si de rien n'était. Pourtant, je m'arrêtai net lorsque je vis plusieurs personnes qui me faisaient dos, dont deux d'entres elles semblaient avoir des vêtements très délabrés. Ils se tenaient tous devant une cage, comme s'ils assistaient à un spectacle quelconque dans un cirque.


- Ton Moldu il va finir exactement de la même manière parce qu'on va se débarrasser de lui et nettoyer la misère que tu as ramené sur notre nom.

J'haussai les sourcils de surprise en reconnaissant la voix bien distincte de mon cousin du côté de mon père, Bryton Ryans. Mon expression se changea complètement lorsque ce dernier bougea légèrement, m'offrant pleine vue ce qu'il se passait à l'intérieur de la cage.
Ou plutôt qui se trouvait à l'intérieur.


- Hein Derek ? T'es d'accord toi aussi, non ? Après tout, t'as déjà essayé plusieurs fois de mettre un terme à cette mascarade mais faut croire que ton cher petit frère a réussi à t'attendrir. C'est pas grave, je sais que toi t'es pas irrécupérable. On le sait tous.

Cette fois-ci, Bryton s'était retourné vers moi sans même que je m'en aperçoive. D'ailleurs, tous les gens qui se trouvaient là me faisaient tous face désormais et je les reconnu absolument tous. Des oncles, des tantes, la petite cousine, ma grand-mère en larmes et même mes parents qui se trouvaient à être ceux aux vêtements déchirés. Ces derniers étaient sous forme de cadavres tout comme l'était l'illusion de grand-père dans la volière, mais étrangement, ce n'était pas vers eux que mon attention était attirée, mais surtout vers celle de mon frère qui se trouvait derrière les barreaux de la fameuse cage. Il semblait être en état de choc par son immobilité et son expression qui en disait bien long sur ce qu'il ressentait à ce moment là. Je savais que contrairement à eux, lui était bel et bien réel et sa peur était loin d'être un mirage. Je ne savais pas depuis combien de temps il était là, mais tout ce manège l'affectait beaucoup: même un aveugle aurait pu s'en rendre compte. Et le voir comme ça... Aussi perdu et terrifié qu'un gamin, ça faisait naître en moi une colère sans nom. J'étais frustré que ma famille continuait d'être une peur pour nous deux et si moi j'avais réussi à m'en débarrasser (définitivement j'espère), je savais maintenant que ce n'était pas le cas de mon frère. Je voulais l'aider, mais j'avais aussi tellement envie de tous les tabasser pour nous faire souffrir à ce point.

- Mais lui, ce traitre … Tu crois qu'on a encore quelque chose à en tirer ?

Mes yeux se posèrent de nouveau sur Bryton qui me regardait avec cet air fier qu'il abordait toujours et cette simple expression commençait à me faire trembler. La rage commençait à s'en prendre à mes sens et s'il aurait été bel et bien devant moi à cet instant précis, il n'aurait pas fait long feu.

- J'vais te casser la gueule, fis-je entre mes dents.

J'aurais pu sortir ma baguette de ma poche arrière, mais je me contentai de serrer les poings. De son côté, il se mit à rire d'une manière démesurée, comme si mon comportement l'amusait follement. Faisant abstraction de tous les autres qui se trouvaient sur place, j'avançai à grandes enjambées vers lui dans un seul et unique but: lui faire ravaler son rire et le faire saigner.

- Au final, t'es peut-être irrécupérable...

Il pointa sa baguette dans ma direction, mais je donnai un violent coup sur son bras afin qu'il lâche prise sur son arme. L'agrippant bien fermement par le collet, je le rapprochai d'un geste vif vers moi avant de lui répliquer:

- T'es pas ma putain de peur. Ça, t'as pas l'air de l'avoir saisi connard.

Je ne calculai même pas mon coup lorsque je lui donnai un violent coup de tête contre son crâne. Malgré le léger étourdissement et la douleur que ça me procurait, je ne lâchai pas prise et le traînai jusqu'à la cage contre lequel je l'accotai vivement. Mes yeux se posèrent sur mon frère.

- Dis lui d'aller se faire foutre! Envoie le valser, fous lui un sort en pleine tronche, dis lui ses quatre vérités, n'importe quoi! Montre lui c'est qui le plus fort, c'est pas le moment de te laisser abattre!

Je ne criais pas, mais c'était tout comme. J'étais tellement en colère que je pourrais m'acharner longtemps, mais je me contentais seulement de le maintenir en place. Je savais très bien que malgré toute ma bonne volonté, je ne serais pas en mesure de le faire disparaître de moi-même. Dommage, parce qu'il en aurait mangé une tabarnak (Québec powaa!).

- J'ai presque envoyé valsé grand-père y'a même pas deux jours alors t'es capable de vaincre ce petit con! Si je l'ai fais, tu peux le faire!

Je tentais de l'encourager malgré ma faim de violence grandissante.
Je savais qu'il en était capable. Il était assez fort pour ça.




HRP:

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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Two steps from Hell ▬ Derek   Sam 28 Juin 2014 - 19:35

Memories consume
Like opening the wound
I'm picking me apart again
You all assume
I'm safe here in my room
Unless I try to start again

Qu'est ce qui aurait pu m'arriver de pire que de tomber sur le cadavre de mes parents ? En réalité d'autres choses peuvent valoir ça ou s'en rapprocher mais je ne peux pas m'empêcher de repenser à la conversation que j'ai eu avec Kezabel samedi dernier, à la façon dont parler d'eux et surtout de ma mère a pu la rendre vivante à nouveau, comme si rien ne s'était jamais passé, comme s'il n'y avait qu'un énorme bout de terre et quelques mers entre nous et non pas une barrière qu'on ne franchi que d'une façon et dans un seul sens. Quand je les vois là, étendu sur le sol, le corps meurtris par l'accident, je n'arrive pas à réagir autrement malgré la présence d'autres membres de la famille et surtout malgré la présence de mon frère. Si les autres ne sont que spectres je sais que lui est bien réel puisque sa fragrance parvient parfaitement jusqu'à mon odorat encore plus sensible que d'habitude à cause de la Lune qui était encore présente et surtout pleine il y a quelques heures à peine. Je ne me sens pas capable d'encaisser ça ...

«  J'vais te casser la gueule … »
« Au final, t'es peut-être irrécupérable... »

Il y a du mouvement pas loin de moi, j'en ai conscience, mais mon attention demeure bloquée sur autre chose, sur d'autres corps. La tension est de plus en plus en palpable et elle n'émane plus que de moi, de ça aussi j'ai conscience. La voix de mon frère me parvient très nettement mais c'est comme si je m'étais enfermé de moi même dans une sorte de bulle hermétique. Instinct de d'auto-protection j'imagine … ça n'est surement pas le moment mais le choc est trop fort pour que je parvienne à réagir autrement je crois et de toute façon je n'essaie même pas. En cet instant je ne suis plus le gosse de bientôt 18 ans qui en a suffisamment vu dans sa vie pour se montrer fort quand il le faut, je ne suis plus non plus le prédateur qui se battait avec violence et marchait la tête haute il y a encore quelques heures, je ne suis plus qu'un gamin perdu, un petit garçon bloqué dans un entre deux qui n'a pas la moindre envie d'en sortir. Laissez moi tranquille.

« T'es pas ma putain de peur. Ça, t'as pas l'air de l'avoir saisi connard. »

C'est pas la mienne non plus … Comment ce crétin peut être une de mes peurs ? Pourtant il est bien là et c'est lui qui mène clairement la danse mais je m'en moque, il n'existe plus. Sursaut. De l'autre côté de mes barreaux le choc me fait sans doute revenir sur terre alors lentement je tourne la tête et croise le regard de mon frère. Il est en colère, ça se voit, ça se sent, et notre cher cousin est à sa merci visiblement. Il pourrait être à la mienne, comme une offrande de la part de mon ainé, mais je me contente de rester immobile au milieu de mon entrave, présent mais pas vraiment.

« Dis lui d'aller se faire foutre! Envoie le valser, fous lui un sort en pleine tronche, dis lui ses quatre vérités, n'importe quoi! Montre lui c'est qui le plus fort, c'est pas le moment de te laisser abattre! »

Dire que je n'apprécie pas franchement la façon dont il me parle est un doux euphémisme mais je me contente pourtant de rester statique encore et toujours tandis que ma tête pivote à nouveau de manière à ce que mes yeux rencontrent encore ce macabre point d'encrage. Je n'arrive pas à me détacher des deux corps là sur le sol, comme si mes yeux n'étaient pas capable de regarder ailleurs, alors que mon frangin m'apporte ce connard qui nous sert de cousin sur un plateau d'argent. D'argent … La bonne blague. Aucune importance.
En moi je sens bien que le combat reprend forme, il reprend vie et moi aussi. L'électrochoc n'en est pas vraiment un, c'est plutôt comme une sorte de serpent, quelques choses qui rampe progressivement dans mes veines et envahit petit à petit mon organisme. D'un côté il y a cette petite voix qui me dit de lâcher prise, d'abandonner, parce que je n'ai pas envie de me battre, je n'ai plus envie de luter. Je veux juste … m'asseoir dans un coin et attendre que ça passe, que ça se termine. De l'autre il y a la rancœur, la colère, et plein d'autres émotions toutes plus virulentes les unes que les autres qui commencent à se réveiller. La fierté, l'égo, l'orgueil … Ces trois là – si tant est qu'ils soient réellement différents – ne sont pas du tout d'accord avec ce concept. Ils me soufflent d'attraper ces deux êtres, un dans chaque main, pour leur faire comprendre qu'ils n'ont pas à nous parler de cette manière. Pas le moment de me laisser abattre ? Estime toi heureux que j'en sois encore à ce stade là … Lute interne, c'est évident. Bien sur que non je n'ai pas envie de m'en prendre à mon frère et ça serait une connerie de lui rentrer dedans simplement parce que je n'aime pas cette sensation d'être traité comme un faiblard incapable de se défendre par lui même. Est ce que ça n'est pas ce que je suis ? Bien sur que ça n'est pas ce que je suis ! J'en ai juste assez de tout ça, de devoir me battre sans arrêt, mais ça n'est pas le moment de jouer les victimes, pas vrai ?

« J'ai presque envoyé valsé grand-père y'a même pas deux jours alors t'es capable de vaincre ce petit con! Si je l'ai fais, tu peux le faire! »

I don't want to be the one
The battles always choose

Sauf que chacun a ses propres batailles, y compris mon frère, et ce qu'il vient de me dire ne me laisse pas indifférent même si ça n'est pas vraiment flagrant. Je suis là, presque à me morfondre ou en tout sans aucune réaction face à tout ce qui se trame, mais lui a du affronter quelque chose que je devine être difficile pour lui. La méthode est un peu agressive c'est vrai mais je sais parfaitement où il veut en venir. Il ne fait pas ça pour me descendre, n'est ce pas ? En d'autres temps peut être mais pas aujourd'hui … Je sais que ça n'est pas bien de douter mais je ne peux pas faire autrement. Je connais mon frère mieux que personne, je pense, et dans cette situation je ne sais pas vraiment ce qui prend le dessus. En réalité, je ne suis simplement pas en état de penser et je n'en ai pas la moindre envie. Agir et réfléchir ensuite alors ? C'est prendre le risque de laisser libre court à beaucoup de choses et je ne suis pas certains d'en avoir envie.

« Si je dois régler mes comptes un jour ça sera surement pas avec une putain d'illusion. »

Première réaction de ma part depuis de longues secondes. Je fais désormais face à Derek qui maintient toujours l'illusion contre les barreaux de cette cage que je ne semble plus voir. Je suis bien prisonnier pourtant mais peu à peu la perspective que rien n'est grave se déplace dans ma tête et s'y ancre profondément. Ne te laisse pas atteindre Petit Loup, tout ça n'est pas réel ...

« Lâche le. »

Je sais l'affront que je suis entrain de te faire grand frère, crois moi, mais il n'empêche que si tu veux que je me défendes, si tu veux voir par toi même de quoi est capable ton petit frère, si tu veux que je sois un homme, tu devras le lâcher. Illusion ou pas je ne m'attaquerai pas à un type qui ne peut pas se défendre, c'est comme ça et c'est tout. Loup me souffle des choses pourtant … Lui n'est pas aussi regardant que moi là dessus tant qu'il a un peu de violence à se mettre sous les pattes et sous les crocs. Si je l'écoutais, si je cédais à mes pulsions les plus sombres, ça serait tellement simple d'attraper ce garçon qui partage mon sang et de le réduire à néant. Je pourrais te tuer sans que ça ne me demande plus d'effort que ça tu sais … Rien qu'avec mes mains … Mais tu n'es pas réel. Une part de moi en a envie, je ne peux pas le nier. Peut être pas aussi radicalement mais le faire souffrir serait tellement libérateur … Aller, juste un peu, amuse toi … Non, il n'en vaut pas la peine. Je sais ce que je risque en me laissant aller à ce genre de choses, je sais l'impact que ça aura sur moi et je n'ai pas envie de retomber là dedans. Est ce que je vais emprunter la voie de la sagesse ? Peut être. Tout est une question de point de vue j'imagine, et d'interprétation. Mes mains s'enroulent autour des barreaux de chaque côté de son visage, mon visage se rapproche du sien et mes yeux cherchent son regard pour s'y ancrer. Un sourire malsain étire mes lèvres ...

« J'ai pas peur de toi tu sais, ni même d'eux, et toute cette mascarade ne me foutra pas par terre. »

I don't know what's worth fighting for
Or why I have to scream
I don't know why I instigate
And say what I don't mean
I don't know how I got this way
I know it's not alright
So I'm breaking the habit

Les barreaux s'évanouisse, je suis libre, il recule visiblement libéré de l'emprise de mon frère. Un mouvement puis un bruit attire mon attention vers le sol, j'y vois ma baguette qui roule sur quelques centimètres et devine qu'elle a du tomber de sa poche ou quelque chose ça. Mes pupilles captent Derek et toute la tension qui émane de lui m'électrise brusquement. Je peux y lire plein de choses et quelque part au fond de moi je sais à quoi il pense, je sais aussi que ça serait simple de céder à tout ça. Une avalanche de violence, combinée, ensemble lui et moi, faire front contre un ennemi commun. Il est plein de rage et de colère, c'est communicatif mais je ne peux pas m'empêcher de capter les choses et réagir au ralenti. Nouveau mouvement sur ma droite, mes yeux dérivent vers le cadavre de mes parents, mes oreilles s'attardent sur les pleurs de Grand-Mère, puis je fixe le nouveau venu.

« Regarde … Tu vois c'est même toi qui va faire le boulot de toute façon. Un jour ou l'autre tu finiras par blesser ou tuer tous ceux qui t'entourent. Derek tu devrais te méfier d'ailleurs. Il a pas déjà essayé de te bouffer ? »

Bien sur que cette nouvelle illusion m'atteint, elle n'a rien d'anodin et encore une fois elle décèle d'une part de vérité mais je sais que ça n'est pas lui, pas eux, et là dessus personne ne pourra me faire flancher. J'en suis convaincu. Non ça n'est pas vraiment Kyle un bras en sang - exactement là où je l'ai mordu - et Lune dans l'autre, elle même recouverte de ce liquide vermeille que je suppose être celui du garçon que j'aime et qui est finalement en quelque sorte le point central de tout ce cirque. Néanmoins la barrière est trop solidement érigé entre tout ça et moi, je ne me laisserai pas abattre.

« Il a raison Enzo … Regarde ce que tu m'as déjà fait ... »
« Non ! Non il a pas raison ! Et toi non plus t'es pas réel alors dégage ! »

Je ne suis plus aussi calme que je l'étais, évidemment. C'est comme ça chez moi je crois, ça va et ça vient, sans prévenir. Lunatique … Quoi de plus normal … Elle a bon dos la lune, tout comme Loup. En tout cas c'est bien de la haine dans le fond de mes yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse comme il est venu.

Clutching my cure
I tightly lock the door
I try to catch my breath again
I hurt much more
Than anytime before
I had no options left again

On n'a beau essayer de chasser le naturel il revient sans cesse au galop, je n'ai même pas eu le temps d'espérer lutter une seconde que mon impulsivité a refait surface et c'est sans aucune douceur que j'ai attrapé le col du faux Bryton pour le plaquer violemment contre le mur. Tu voulais voir si ton frangin est capable de se défendre tout seul Derek ? Ben regarde, regarde la bête ou le gosse, le mélange des deux. Lui et moi on n'est pas si différent, je crois qu'on en a d'ailleurs conscience l'un comme l'autre maintenant mais ça n'est pas le sujet.

« Tu sais rien de moi, tu sais pas qui je suis et de quoi j'suis capable. T'en sais rien. Peut être que j'te montrerai tout ça un jour si on se recroise mais en attendant je ne perdrais pas plus d'énergie avec toi, avec la putain d'illusion que t'es. »

Je ne le lâche pas mais mon regard commence à se balader autour tout en évitant celui de mon Serpentard de frère sans trop savoir pourquoi. Tout ce que j'éprouve actuellement c'est du mépris et j'ai encore suffisamment de lucidité pour faire attention à ce qu'il ne pense pas que ça le concerne parce que ça n'est pas le cas. On aura sans doute des choses à se dire après, ou peut être absolument aucune puisqu'on n'est pas doué pour la communication même s'il y a du mieux mais pour l'heure c'est vidage de sac même si ça n'a pas le moindre sens, même si tout ça n'est pas réel. Ça fait du bien, c'est tout ce qui compte. Faites ce que je dis et pas ce que je fais, ne pas gaspiller d'énergie … c'est pourtant complètement ce que je suis entrain de faire et avec la Pleine Lune on ne peut pas dire que j'en ai encore beaucoup à revendre mais je bouffe mes émotions au même titre qu'elles me rongent et dans tout ce merdier elles parviennent à me maintenir debout, la tête haute. Toi tu ne le sais peut être pas mais moi j'ai parfaitement conscience de qui je suis et de ce que je suis capable de faire, que je le vive bien ou pas n'a pas la moindre importance, tout ce qui compte c'est de rester en vie, de se battre pour soi et pour ceux qu'on aime, à n'importe quel prix. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, c'est tout.

« En ce qui me concerne vous n'existez plus et à l'exception de Grand-Mère ma famille est ici, dans ce château. »

Derek et Kyle. La voilà ma véritable famille, la seule et unique. Je n'ai besoin de personne d'autre ou en tout cas pas de ceux là et même si Grand-Mère restera toujours une exception je sais que je pourrais vivre sans elle. Elle est heureuse avec les autres, elle n'a pas besoin de moi de toute façon.

« Et laisse nos parents en paix. »

Pression sur lui, il grimace alors que ses os rencontrent sans doute un peu durement le mur mais une illusion ne souffre pas, hein ? Allez, fais moi un beau sourire. Il n'aura suffit que d'une seconde, une seconde pendant laquelle mes yeux noisette ont rencontré à nouveau les siens, pour que Papa et Maman disparaisse à leur tour et cette pointe au cœur que j'ai ressenti m'a fait fermer les yeux un instant pour encaisser la douleur de les savoir à nouveau loin même s'ils n'ont évidemment jamais été là. Je sais que quand tout ça retombera je vais recommencer à partir dans des délires psychologiques interminables mais c'est ma façon à moi de fonctionner et je ne crois pas que ça changera un jour. Peut être que je chercherai Kyle pour lui parler parce que je doute que Derek ait envie de discuter de tout ça ou alors je garderai cet incident pour moi. Après tout, je ne serai pas le seul a pratiquer la rétention d'information puisque je suis certain qu'il ne m'a pas raconté le quart de ce qu'il a pu vivre cette semaine mais je ne peux pas le forcer à me parler donc même si ça me fait chier je fais avec. De toute façon il n'est pas là pour l'instant et vu mon état c'est très bien comme ça, d'autant plus que c'est à moi de régler ce qu'il se passe actuellement, à moi et à moi seul et ça mon frère l'a bien compris. Je sens sa présence, je crois que ça aide, j'en sais trop rien.

« J'ai honte de partager le même sang que toi, d'ailleurs c'est toi qui ne me mérite pas et ce que vous pensez tous j'en ai strictement rien à carrer. Vous m'empêcherez pas de vivre ma vie comme j'le veux, c'est clair ? Alors maintenant vous dégagez et j'veux plus jamais vous revoir. »

Je ne cracherai jamais sur mon nom, sur le nom Ryans, parce qu'il appartient autant à ces personnes qu'à mon frère et mes parents, mais si ça n'était pas pour eux … Famille de détraqués, je vous déteste. Peut être que j'aurai pu finir par m'y faire si on n'avait jamais quitté l'Australie, si l'accident n'avait pas changé nos vie à jamais, mais ça ne s'est pas passé comme ça et il est plus que temps que j'arrête de me prendre la tête avec ça. Ils ne sont pas là, ils n'ont aucun droit sur nous puisqu'on est majeur tous les deux désormais et il en va de même pour le côté Anglais de la famille mais n'ayant aucune nouvelle d'eux depuis qu'on est entrés à Poudlard ça règle le problème. On n'a pas besoin d'eux, on n'a besoin de personne !

J'aurai bien cogné dedans, c'est vrai et c'est peut être ce que Derek attendait de moi mais quelque part c'est mieux comme ça. La violence ne me réussi pas en général alors ça n'est pas la peine de tenter le diable. Il n'empêche que oui j'aurai bien cogné dedans et continué de leur balancé tout un tas de trucs à la figure à tous autant qu'ils sont, pris à mon propre piège, mais ils ont commencé à s'évanouir dans la nature les uns après les autres jusqu'à ce qu'il ne reste plus dans ce couloir sombre que la présence silencieuse de mon frère et moi, de nouveau immobile, fixant le mur où se tenait mon cher cousin seulement quelques secondes plus tôt. Un long soupir m'échappe, toute la tension et l'adrénaline s'évaporent et la fatigue pointe son nez. Ma tête retombe lentement, je fixe le sol puis finalement récupère ma baguette avant d'aller m'asseoir contre le mur à l'opposé, ou plutôt me laisse glisser contre le mur jusqu'à atterrir par terre, vraisemblablement épuisé. Pas étonnant, en temps normal je dors déjà à point fermé à cette heure là un lendemain de Pleine Lune et d'autant plus quand je me suis bien dépensé, ce qui a été le cas. Mon corps ne me fait pas encore mal mais je pense que ça va venir : vestiges de certaines blessures de cette nuit, tensions de ce matin sans parler du mur que j'ai rencontré relativement violemment avant de finir enfermé. Nouveau profond soupir alors que mes doigts jouent avec ma baguette et puis sans prévenir je la balance plus loin avant de me frotter le visage un instant tout en marmonnant trois mots :

« Magie de merde. »

Les yeux fermés, un genou plié et l'autre jambe étendue sur le sol, la tête penchée en arrière et appuyé contre le mur, je sens les tremblements se pointer et effectivement une espèce de douleur infime mais lancinante s'empare de mes muscles et de certains endroits de mon corps. Mon ventre grogne, chose qui m'arrache un sourire plus las qu'autre chose. J'ai froid … Et je crève la dalle. C'est bon, j'ai le droit de me plaindre tant que ça reste dans ma tête et de toute façon je fais ce que je veux, ceux à qui ça ne plait pas je les emmerde.


« Sympa cette réunion de famille improvisée, hein ? »

C'est à ce moment là que je craque ? Est ce que je vais craquer d'ailleurs ? J'en sais foutrement rien. C'est comme si à l'instant T je me sentais totalement vide.

I'll paint it on the walls
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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Two steps from Hell ▬ Derek   Mer 9 Juil 2014 - 1:57

Je me retrouvais de nouveau dans un gigantesque cirque familial digne de notre nom. Bien que ce dernier n'avait rien de réel contrairement à celui qu'il y avait eu durant nos vacances d'été, il me procurait les mêmes effets: de la colère, de la rage et une irrésistible envie de violence brutale. Ça avait été instantané chez moi et la position assez inconfortable de mon frère y était pour beaucoup. Il était celui que j'avais choisi parmi tous les membres de ma famille et le voir dans un tel état de faiblesse n'avait pas amélioré ma condition. Nous devions nous battre contre les autres Ryans pour notre survie et voilà que maintenant ça se répercutait jusque dans les murs de l'école, un événement possible grâce à ce foutu jeu de merde qui commençait sérieusement à me courir sur le haricot. Je pensais en avoir terminé après avoir réglé les choses avec mon grand-père, mais c'était maintenant au tour d'Enzo qui avait ses propres fantômes. C'était grâce à Connor si je m'en étais bien sorti et j'étais plutôt content d'être le premier arrivé sur les lieux de cette future tragédie à la Ryans afin de lui venir en aide. Je ne savais pas trop comment je pouvais lui prêter main forte puisque je savais pertinemment qu'il était le seul qui pouvait faire disparaître tout ce faux monde et c'est pourquoi je laissai mes émotions parler à ma place. Je ne m'étais pas gêné pour répondre à l'illusion qui tentait lâchement de me rapatrier de son côté avec son air de con que je lui connaissais bien. Il fallait dire que ces trucs étaient sacrément réussi quand même: un peu plus et j'aurais été en mesure de sentir sa mauvaise haleine habituelle. C'est pourquoi je ne le ménageai pas lorsque je le plaquai contre la cage dans laquelle Enzo se trouvait. Le maintenir de cette façon était la seule manière que j'avais trouvé pour ne pas le démolir moi-même. Peut-être que s'il réalisait à quel point tout ceci n'était qu'une mise en scène dont nous étions capables de changer le roulement nous-mêmes, peut-être que cela lui redonnerait la confiance et la force qu'il fallait pour nous débarrasser de tout ce beau monde. J'en profitai pour lui glisser un mot sur grand-père qui ne se trouvait pas sur les lieux cette fois-ci, histoire de lui dire que lui aussi était capable de faire la part des choses et de prendre le taureau par les cornes.

Seuls les sanglots de grand-mère continuaient de briser le silence malgré le nombre de personnes qui se trouvaient dans le corridor à ce moment là. Je tentai de les ignorer, sachant parfaitement que tout ceci n'était qu'un spectacle de mauvais goût et je fixai plutôt mon frère qui n'avait pas bougé d'un poil. Il n'avait d'ailleurs pas dit encore un seul mot et s'il tardait, c'était tant pis: j'allais faire la fête à ce con que je continuais de maintenir bien fermement.


- Si je dois régler mes comptes un jour ça sera surement pas avec une putain d'illusion.

Je ne pouvais qu'être d'accord là-dessus, mais il fallait quand même qu'il fasse quelque chose pour que ça disparaisse.
Le voilà qui me faisait face désormais et j'ancrai mes yeux dans les siens comme si je voulais le convaincre de faire quelque chose. Juste un petit truc, n'importe quoi.


- Lâche le.

Je fronçai les sourcils l'espace d'une seconde, l'air de dire: « t'es certain? ». Je continuai de fixer mon frère tout en tenant Bryton encore plus fort, comme si je refusais d'avoir fait ce geste pour rien. J'avais voulu l'aider et il semblait refuser mon aide et franchement, ça ne me faisait pas très plaisir. Voyant qu'il soutenait mon regard et n'abandonnait pas, je n'eus d'autre choix que d'obtempérer, non sans un soupir agacé. Je libérai donc mon cousin avant de reculer de quelques pas. J'avais l'air de m'en foutre, mais ce n'était pas le cas: je me comptais pas louper une miette de ce qui allait s'en suivre puisque j'ignorais absolument tout du plan de mon frère pour s'échapper de son propre piège. Il semblait déjà avoir plus d'assurance lorsqu'il s'était avancé contre les barreaux de sa prison pour offrir une toute autre expression à Bryton.

- J'ai pas peur de toi tu sais, ni même d'eux, et toute cette mascarade ne me foutra pas par terre.

Et il disait la vérité puisque la cage disparue et libéra mon frère alors que l'illusion reculait de quelques pas à son tour. Un tintement sur le sol me fit baisser les yeux et je vis une baguette magique rouler lentement, sans trop savoir à qui elle appartenait: sans doute à Enzo. D'ailleurs, ce dernier me regardait et je fis pareil, attendant encore un mouvement de sa part. Il avait déjà une bonne partie de gagné, mais il n'en restait pas moins que le corridor était encore bien habité et surtout, Bryton n'avait toujours pas disparu. Il observa la scène tandis que je restai fixé sur lui,  n'ayant pas envie de recroiser mes parents cadavériques et le regard rempli de mépris des autres membres de ma famille. J'en avais déjà eu assez avec grand-père pour devoir tout affronter ça encore une fois.

- Regarde … Tu vois c'est même toi qui va faire le boulot de toute façon. Un jour ou l'autre tu finiras par blesser ou tuer tous ceux qui t'entourent. Derek tu devrais te méfier d'ailleurs. Il a pas déjà essayé de te bouffer ?
- Merde, t'as vraiment pas de meilleurs arguments que ça?!
m'exclamais-je d'un ton qui illustrait bien la colère que je continuais de ressentir à l'intérieur de mon être.

Je commençais vraiment à en avoir marre et ça devait se sentir des kilomètres à la ronde.
Mes yeux s'attardèrent sur une nouvelle apparition (comme s'il y en avait pas déjà assez) de Johnson avec le bras en sang avec la chatte d'Enzo dans l'autre et je fronçai de nouveau les sourcils. Génial, il ne manquait plus que lui...


- Il a raison Enzo … Regarde ce que tu m'as déjà fait ...
- Non ! Non il a pas raison ! Et toi non plus t'es pas réel alors dégage !


Je me retenais de toutes mes forces pour ne pas tous leur crier de se la fermer. Au lieu de ça, je serrai un peu plus la mâchoire et tâchai de contenir les tremblements qui voulaient se pointer. L'envie de se défouler devenait trop forte et tout devoir contenir commençait à être difficile. Si mon frère ne réglait pas rapidement ce cirque, j'allais m'en charger jusqu'à temps que j'aie les jointures qui saignent et que je tombe de fatigue. J'allais être perdant dans ce combat et alors? Si ça me permettait de me défouler un peu, je n'allais pas cracher sur l'occasion. Surtout pas pour pouvoir refaire le portrait de mon cher cousin.

Johnson disparu comme il était venu et la seconde d'après, je reportai mon attention sur mon frère qui semblait vouloir s'activer. Attrapant Bryton par le col, il le plaqua contre le mur et aussitôt, un sourire en coin apparu sur mon visage. Enfin il se passait quelque chose de constructif.


- Tu sais rien de moi, tu sais pas qui je suis et de quoi j'suis capable. T'en sais rien. Peut être que j'te montrerai tout ça un jour si on se recroise mais en attendant je ne perdrais pas plus d'énergie avec toi, avec la putain d'illusion que t'es. En ce qui me concerne vous n'existez plus et à l'exception de Grand-Mère ma famille est ici, dans ce château. Et laisse nos parents en paix.

J'hochai la tête à chaque nouvelle phrase comme pour appuyer les dires de mon frère tandis que je ne quittais pas la scène des yeux. Enzo se faisait un peu plus persistant envers le corps de notre cousin, tandis que je remarquais que le corridor commençait à se vider peu à peu. Déjà, nos parents n'étaient plus là et je poussai un second soupir, mais de soulagement cette fois-ci. Il avait la situation en main et j'étais rassuré de savoir qu'il avait prit le dessus sur toute cette mascarade.

- J'ai honte de partager le même sang que toi, d'ailleurs c'est toi qui ne me mérite pas et ce que vous pensez tous j'en ai strictement rien à carrer. Vous m'empêcherez pas de vivre ma vie comme j'le veux, c'est clair ? Alors maintenant vous dégagez et j'veux plus jamais vous revoir.

Mon sourire s'était élargi, ayant les mêmes pensées que mon frère à ce moment là. Nous n'avions besoin de personne. On s'était toujours débrouiller seuls et ce n'était pas demain la veille que l'on viendrait quémander quoi que ce soit à ceux et celles qui constituaient la famille Ryans.
Enzo était si convainquant dans ses paroles que peu à peu, ils s'évanouirent tous et nous nous trouvâmes à n'être que les seuls dans le corridor, comme ça aurait dû être normalement être. Je ne fis cependant aucun pas vers mon frère, attendant plutôt que lui fasse un pas vers moi. Je ne savais pas trop dans quel état j'allais le trouver et je savais que le prendre par surprise n'était jamais une bonne idée, même s'il savait que j'étais là. Après tout, la pleine lune était la nuit dernière et comme nous étions au matin, peut-être avait-il encore quelques vestiges de l'animal sauvage qui sommeillait en lui. Je le regardai s'éloigner en direction du mur opposé avant de se laisser glisser tout le long pour finir les fesses sur le sol. L'imitant, je me reculai jusqu'au mur le plus proche avant de m'assoir à mon tour par terre et ce, juste en face de lui. Je ne le lâchai toujours pas du regard, attendant qu'il brise le silence qui s'était imposé entre nous.


- Magie de merde.
- À qui le dis tu
, fis-je avec un petit sourire découragé.

Si avant je croyais que la magie était la meilleure chose qui me soit arrivée, plus ça allait et plus je l'a méprisais. Cette saloperie faisait plus de dégâts que de miracles et nous avions encore été témoins de cette évidence avec cette scène flamboyante. Heureusement tout c'était bien terminé, mais ça aurait pu causer de sérieux ravages. Autant pour lui que pour moi.


- Sympa cette réunion de famille improvisée, hein ?
- C'était mieux que cet été en tout cas.


J'étais sarcastique et je le disais sur un ton de la rigolade même si en fait ça ne me faisait pas marrer du tout. Je voyais à quel point le poids de notre famille de sang pur pesait fort sur les épaules de mon frère et je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça. Il était différent et ce de plus d'une manière. Des trucs lui avaient été imposés, il avait fait ses propres choix pour d'autres choses et si ça le satisfaisait lui, forcément ça en choquait d'autres. J'avais été le premier à m'opposer à tout d'une manière assez brutale et aveugle et si moi j'avais compris, ce n'était pas le cas de tous. De toute manière, nous avions toujours été à part et ce serait toujours le cas. Nous étions coupés de cette famille à laquelle on ne sentait aucune appartenance et visiblement, c'était réciproque. La seule chose qui nous retenait à eux était cette pureté de sang complètement stupide qui commençait presque à me faire honte. S'il y avait une manière de diluer ce liquide vitale je le ferais, mais à part d'épouser une fille d'un autre sang et d'avoir un gamin avec elle, il n'y avait pas grand chose à faire. J'étais donc prisonnier de mon propre corps pour le moment et il n'y avait rien que je pouvais faire pour remédier à la situation.

- Je me rend vraiment compte à quel point j'étais... commençai-je sans terminer ma phrase.

Mes yeux baissés sur le sol, une main perdue dans les cheveux, j'avais honte de moi. Si honte que si j'aurais pu, je me serrais terrer dans le mur derrière moi.


- Je suis désolé. Pour tout. Je sais que je te l'ai déjà dit, mais je te le redis encore. Je suis bien content que tu ne m'aies pas tourné le dos alors que tu aurais très bien pu. J'ai été tellement ignoble avec toi...

Ça revenait toujours au même sujet et même s'il me disait que tout était correct, je n'arrêtais pas de m'en faire, comme si je lui devais plus que de simples paroles. Déjà accepter d'avoir Johnson avec nous durant les vacances avait été un grand pas de ma part, mais je sentais que ce n'était pas suffisant. J'ignorais ce que je devais faire, mais je me sentais constamment redevable envers lui.
Envers eux.


- On va finir par leur dire tout ce qu'on a à leur dire en pleine gueule et tant pis si ça ne leur plait pas. On ne s'est jamais senti près d'eux alors on ne manquera rien du tout. La prochaine fois qu'on ira à une réunion de famille, si ça dérape encore, on saura quoi faire.

J'avais relevé les yeux vers lui, déjà plus confiant.

- Et c'est vrai ce que je t'ai dis tout à l'heure. L'une de mes illusions à été grand-père et j'ai réussi à lui faire savoir que j'avais changé ma manière de penser, que je tenais plus autant à cette histoire de pureté du sang, tu te rends compte? Si j'ai réussi à faire ça avec grand-père, même si c'était qu'un fantôme, on peut le faire dans la réalité aussi.

Ce n'était peut-être pas le moment d'en discuter maintenant, mais puisque nous étions dans le vif du sujet... Je ne savais pas quand aurait lieu la prochaine rencontre avec les autres membres du clan Ryans, peut-être durant les vacances de Noël, mais j'avais déjà hâte à ce nouvel affront et ce, peu importe dont les choses se dérouleraient. Oui sans doute que ça ferait du mal à grand-mère, mais si elle nous aimait autant, elle devait savoir que cette histoire ne pouvait plus durer. Bryton avait été un vrai connard la dernière fois et il remettrait ça durant la prochaine rencontre. Il était trop stupide pour comprendre après une fois.

- C'est fini de se faire marcher sur les pieds. On en a assez bavé comme ça.
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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Two steps from Hell ▬ Derek   Mer 9 Juil 2014 - 19:52

Tout ça n’est pas réel, on a beau le savoir c’est difficile de l’admettre. Les émotions, les sentiments, les ressentis, eux ne sont pas virtuels et pourtant ils sont provoqués par toutes ces illusions qu’on a tous pu croiser dans les couloirs ou ailleurs ces derniers jours. Illusions personnalisées, qui savent très bien où attaquer et de quelle manière pour faire le plus mal, et tout ça pour quoi ? Pour nous endurcir ? Nous préparer au pire ? Dans le fond l’idée est plutôt intelligente, d’autant plus quand on sait pourquoi on a signé en remettant les pieds ici alors qu’on aurait tous pu rester chez nous ou partir ailleurs, mais je crois qu’on n’était pas prêt à ça, qu’on avait encore besoin d’un peu de calme pour décompresser après ces deux années qui ont laisser des marques sur beaucoup d’entre nous, qu’elles soient visibles ou pas. On a tous nos fantômes, nos démons, nos propres peurs, et j’espère qu’en chassant ces illusions certains des miens mettront les voiles définitivement. Je ne fais pas une fixette sur tout ça, j’y pense parfois c’est vrai mais ça ne m’empêche pas de vivre pour autant. Seulement c’est comme une petite gêne perpétuelle, quoi que je puisse en dire. J’y pense, puis j’oublie, et ça recommence, etc … C’est encore là, ça l’était en tout cas même après tout ce temps et peut être que ça sera toujours là mais si ce jeu à la con à la moindre chance de faire partir un peu de tout ça, même si c’est infime, alors je crois que je prends.
En tout cas j’ai réussi à me libérer de mes entraves, à faire partir ces visages y compris ceux que j’aurai aimé revoir encore un peu mais dans d’autres circonstances et comme à chaque fois c’est un déchirement de les voir disparaitre mais c’est comme ça, on le sait et on fait avec. Ils sont morts, point barre. Epuisé je me suis laisser glisser contre le mur jusqu’à atterrir par terre et j’en suis là, las, les yeux dans le vagues, malgré tout bien conscient de la présence de mon frère là en face de moi, assis lui aussi, et quelque part soulagé qu’il soit là. Si quelqu’un devait voir ça c’est bien lui et personne d’autre, parce qu’il est le seul à réellement pouvoir le comprendre, le seul à en avoir le droit.

« C'était mieux que cet été en tout cas. »
« Mouais. »

Pas sur, parce que cet été j’aurai vraiment pu lui envoyer mon poing dans la gueule, ça aurait été réel, et je sais que j’ai tout fait pour justement pas le faire aujourd’hui mais … Je crois qu’au fond de moi je le regrette un peu. La violence ne résout rien, peut être, mais en attendant ça défoule même si à l’instant T j’ai surtout envie de fermer les yeux et dormir pendant des heures sans penser à rien. Juste … dormir, et oublier tout ça, oublier cette semaine de merde, oublier cette famille, oublier jusqu’à ma propre existence l’espace de quelques heures. Mais merde, c'est vrai que des fois ça fait chier de se retenir, de prendre sur soi pour pas basculer dans une spirale de violence sans être certain de pouvoir se maitriser, s'arrêter, parce que oui ça ferait tache de défoncer la tête de son cousin pendant le dessert mais je dois avouer que l'idée de lui faire sa fête en compagnie de mon frère peut être alléchante … Seulement si je pouvais ne jamais le revoir celui là je m'en porterai bien mieux. Là tout de suite l'adrénaline ne me fait pas rêver, demain peut être ...

« Je me rend vraiment compte à quel point j'étais... »

J’avais les yeux fermés quand il a commencé cette phrase mais quand je les ai rouverts c’est lui qui a baissé la tête comme s’il ne voulait ou ne pouvait pas croiser mon regard. J’ai froncé les sourcils, attentif, pas trop certain de savoir où il voulait en venir. Il me semble mal à l’aise, comme s’il avait honte de quelque chose …

« Je suis désolé. Pour tout. Je sais que je te l'ai déjà dit, mais je te le redis encore. Je suis bien content que tu ne m'aies pas tourné le dos alors que tu aurais très bien pu. J'ai été tellement ignoble avec toi... »

Oh … ça …

Je le regarde droit dans les yeux, ou plutôt droit sur ce que je peux voir de lui parce qu’il ne me regarde toujours pas, et je sais que je pourrais lui dire que c’est rien, que c’est du passé, et que ça n’a pas d’importance mais je sais aussi que je ne le ferais pas. Oui c’est du passé et beaucoup de choses ont changé depuis mais non ça n’était pas rien et oui ça a de l’importance. Il a raison quand il dit que j’aurai pu lui tourner le dos et quelque part je crois que si on avait réussi à sortir d’ici avec Kyle au tout début je pense qu’il n’aurait peut être plus jamais eu de mes nouvelles ou en tout cas pas tout de suite mais les choses ne se sont pas passées comme ça et aujourd’hui malgré tout j’en suis heureux, heureux d’avoir mon frère dans ma vie, heureux d’avoir enfin la relation que j’ai toujours plus ou moins rêvé d’avoir avec lui. Oui il a été ignoble avec moi, pendant des années, et il a atteint le sommet quand il a tout fait pour nous séparer et nous garder loin l’un de l’autre – Kyle et moi – parce qu’il ne tolérait pas que je puisse en arriver à aimer un garçon sans pouvoir, quand il s’en ai pris à ce garçon qui n’a rien demandé si ce n’est un peu d’affection de ma part, mais j’ai pardonné au risque d’en perdre un des deux malgré tout. J’aurai pu avoir à faire un choix, et quelque part ça été le cas pendant un infime moment, mais je crois qu’avec tout ce qui s’est passé je n’ai pas vraiment eu le temps de réellement me rendre compte de tout ça. Aujourd’hui je peux avoir les deux et j’espère que ça sera toujours comme ça, parce que j’ai besoin et envie d’avoir ces deux emmerdeurs dans ma vie.

« On va finir par leur dire tout ce qu'on a à leur dire en pleine gueule et tant pis si ça ne leur plait pas. On ne s'est jamais senti près d'eux alors on ne manquera rien du tout. La prochaine fois qu'on ira à une réunion de famille, si ça dérape encore, on saura quoi faire. »

Et enfin ses yeux bleus percutent les miens, je soutiens, lui aussi. Y a rien de conflictuel dans tout ça, en tout cas pas entre nous, comme toujours ou presque depuis des mois.

« Et c'est vrai ce que je t'ai dis tout à l'heure. L'une de mes illusions à été grand-père et j'ai réussi à lui faire savoir que j'avais changé ma manière de penser, que je tenais plus autant à cette histoire de pureté du sang, tu te rends compte? Si j'ai réussi à faire ça avec grand-père, même si c'était qu'un fantôme, on peut le faire dans la réalité aussi. »

J'esquisse un sourire et lui adresse un signe de tête approbateur, ne trouvant pas spécialement de mot pour exprimer ce que je ressens là tout de suite, sans même savoir si je ressens réellement quelque chose d'ailleurs. J'essaie de me visualiser la scène et puis je me rends compte que les traits du visage de Grand-Père commencent à s'estomper dans mon esprit, presque à le rendre indistinct pour moi. Puis je me demande ce qui a pu se dire entre eux deux, enfin entre l'illusion de notre aïeul et Derek. Et dans tout ça, je me rends compte que c'est la première fois que j'entends mon frère dire clairement les choses alors mon cœur s'emballe un peu je crois, presque pris au dépourvu devant cette évidence. Je le savais, je le sentais, je l'avais observé mais l'entendre le dire c'est autre chose, ça prend plus d'ampleur encore, rend tout ça plus réel, plus concrets. Est ce que j'attends quelque chose de lui ? Je pourrais dire que ça n'est pas le cas mais ça ne serait pas le reflet exact de la réalité puisque j'ai toujours espéré le voir changer sa vision sur certaines choses, voilà c'était plutôt ça, de l'espoir et pas de l'attente. J'aurai continuer à vivre avec parce que pourquoi le changer lui et pas me changer moi ? Chacun ses idées et c'est tout, personne n'a dit qu'on devait tous avoir les mêmes, enfin si mais c'est gens là par principe je ne les écoute pas. Le libre arbitre existe pour tout le monde et si Derek avait continué de penser que le Sang Pur était supérieur au reste, qu'on ne mélange pas les statuts, que deux garçons n'ont rien à faire ensemble parce que ça n'est pas naturel, que ceux qui ont une particularité ne sont pas normaux alors … soit. On s'est côtoyé alors qu'il avait des idées très arrêté là dessus, je crois que j'ai fini par avoir une sorte de passe-droit implicite, et je m'en serais contenté je crois. Visiblement je n'aurai plus à m'en contenter puisque sa vision du monde a véritablement changé et au sens large du terme. Ça ne concerne plus seulement notre famille, enfin majoritairement je pense, que ce soit lui ou moi, à propos de différentes personnes, mais ...

« C'est fini de se faire marcher sur les pieds. On en a assez bavé comme ça. »

Nous sommes de ceux qui ne renoncent pas,
Des chiens enragés, des teigneux, des acharnés.
Nous sommes de ceux qui comptent bien devenir capable de tout encaisser,
Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité,
Pour reprendre la main, jouer selon leur propres règles et forcer le destin.
Nous sommes de ceux qui en ont assez de leur propre férocité,
Des requins-tigre en bout de course, des voyous qui demandent pardon,
Des apprentis repentis.
Nous sommes de ceux qui veulent à tout prix tabasser leur part d'ombre,
Et faire taire leur sales travers.

© Fauve ▬ De Ceux ©

« J’suis désolé que t’aies du faire face à Grand-Père, j’sais que … Enfin tu m’as compris. »

Et oui je sais, c’est pas de ma faute donc j’ai pas à être désolé parce que je n’y suis pour rien mais peu importe, c’est une façon de parler, histoire d’exprimer ce que je ressens parce que j’imagine que ça a du être difficile pour lui de faire face à ça. Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé et je ne poserai pas de question parce que je connais mon frère, il n’aime pas s’étaler sur ce genre de trucs, et je respecte ça, mais ça ne m'empêche pas de compatir, c'est tout.
Le silence s'installe, je remets mes idées en place, lutant pour rester éveillé et chasser tout un tas de pensées de mon esprit parce qu'il y a comme souvent un véritable embouteillage là dedans. J'ai des choses à dire, à lui dire, et c'est là dessus que je veux et dois me concentrer alors après m'être raclé la gorge, légèrement serré contre moi même à cause du froid qui reste bien présent, et redressé un peu contre le mur sans pour autant quitter la position assise, je me lance et me connaissant ça risque d'être long.

« Je sais pas si c’est déplacé de dire ça ou quoi mais j’suis fier de toi Derek, de tous les efforts que t’as fait depuis un moment pour ouvrir les yeux sur pas mal de choses, prendre sur toi, accepter, etc … Je sais que ça n’a pas été tous les jours facile pour toi, j’en ai bien conscience, mais je suis vraiment content que toi non plus tu ne m’aies pas tourné le dos parce que … parce que toi aussi t’aurais pu le faire et j’ai pas peur de le dire, j’ai vraiment pas envie que tu sortes de ma vie. »

Je te l'ai déjà dit ça, que t'auras toujours une place dans ma vie, mais pour le reste je crois pas.

« T’es mon frère, je tiens à toi-même si tu vas sans doute me traiter de tapette pour dire une chose pareille mais je m’en cogne. T’es ma famille. »

J'écrase un rire, après cette sorte de déclaration fraternelle teinté d'une part d'humour comme souvent. Ça fait passer la pilule plus facilement auprès de notre égo et notre virilité. Parce qu'un homme c'est dur, c'est fier, ça n'exprime pas ses sentiments ! J'ai appris avec le temps que tout ça c'était des conneries mais tout dépend des circonstances et de la personne qu'on a en face de soi. C'est plus fort que moi, face à mon frère j'ai besoin de garder … la face justement. Avec Kyle c'est différent, avec certaines autres personnes aussi même si c'est plus rare, mais ça n'est globalement pas quelque chose que j'aime ou que j'ai l'habitude de faire.

« Quant à eux … J’ai pas peur de devoir faire sans, au contraire, ou peur de leur représailles sur moi, ou même sur toi parce que je sais que t’es parfaitement capable de te défendre et aussi parce que j’espère qu’ils auraient assez de bon sens pour ne pas s’en prendre à leur propre sang mais … »

Quoi que ça j'en suis même pas sur tellement la connerie peu parfois rendre aveugle, et en réalité je m'inquiète pour lui mais encore une fois c'est surtout pour caresser sa fierté dans le sens du poil que je prétends le contraire. T'es un gros dur frangin, je sais, mais ça ne m'empêche pas de m'inquiéter pour toi et je crois que tu le sais. Je devrais peut être le formuler clairement mais je ne sais pas vraiment comment m'y prendre. Chaque chose en son temps peut être.
Mais quoi ? Mais je sais, enfin je crois et j’espère, qu’ils ne sont pas au courant pour le moment mais j’ai peur qu’ils s’en prennent à Kyle. J’le supporterai pas, pas encore, il en a trop bavé jusqu’ici lui aussi. Et c'est peu de le dire. Si je ne formule pas ça non plus c'est parce que sans trop savoir pourquoi je n'ai pas envie de mentionner Kyle, comme si je ne voulais pas l'immiscer entre nous deux, comme si je voulais que cette conversation reste entre nous et pour nous.
Encore une fois je le répète, peut être que tout ça ne sont que des craintes infondés et que tout se passerait finalement pas si mal s'il venait à le découvrir mais d'une j'en doute fortement et de deux je crois que ça m'arrange d'avoir une excuse pour couper les ponts avec eux. Je ne me suis jamais senti à ma place dans cette famille au sens large du terme, ça n'est certainement pas maintenant que ça va changer. Quand Papa et Maman étaient encore là pour faire barrage et nous préserver, me préserver en tout cas, c'était différent et puis j'étais gosse, je ne me posais pas de questions. Maintenant c'est différent, j'ai ouvert les yeux sur pas mal de choses moi aussi.

« J’ai pas choisi tout ça. J’ai pas choisi de me faire mordre dans ce putain de ravin et de devenir un Lycanthrope, j’ai pas non plus choisi de tomber amoureux d’un garçon, d’un Moldu, ou de redoubler ma 6ème année ou je sais pas quoi encore, mais pourtant c’est ce que je suis et même si j’essayai de changer ça serait impossible. J’en ai pas envie de toute façon, j’en ai plus envie. »

Parce que oui ça été le cas et ce pour les deux, que ça soit le fait d’être un Loup-Garou ou bien de tomber amoureux d’un garçon. J’ai essayé de luter contre ça, de toutes mes forces même, mais j’ai fini par baisser les bras, par accepter, et les choses ont été beaucoup plus simples à gérer après ça.

« Aujourd’hui je m’accepte enfin comme je suis, et probablement pour la première fois de ma vie. Et j’suis bien, j’suis heureux. J’dis pas que c’est tout beau tout rose tous les jours mais c’est la vie ça, c’est normal. »

Et bordel ça fait du bien de plus être entrain de se battre en permanence contre soi même ! J'ai pas envie de revenir en arrière. Je suis différent par certains côté c'est vrai mais dans le fond je suis juste un gamin avec ses problèmes et ses particularités comme il y en a plein d'autres et je ne suis certainement pas le premier à ne pas être raccord avec le reste de sa famille.

« Je sais pas si tu te rends compte à quel point c’est important pour moi, à quel point ça compte que tu m’acceptes finalement toi aussi comme je suis sans attendre quoi que ce soit d’autre ou de différent de ma part. Quand j’étais gosse j’avais beau te détester ou essayer de me convaincre que je te détestais, je t’admirai, j’avais envie d’être comme toi. T’étais fort, t’avais plein d’amis et des gens prêt à te suivre n’importe où, n’importe quand. T’étais doué à l’école et en magie, t’avais peur de rien, Papa était fier de toi, Grand-Père j’en parle même pas, … »

Est ce que j'étais jaloux ? J'ai pas le souvenir que ça ait vraiment été ça, sincèrement je pense pas, envieux peut être un peu mais pas jaloux. Tout ce que je voulais c'était trouver ma petite place dans tout ça, dans ton existence, mais ...

« C’est vrai que t’as franchement été ignoble avec moi ... »

Et j'éclate de rire, un rire nerveux, en repensant à certaines crasses qu'il a pu me faire tout au long de mon enfance. Tout ça c'est du passé maintenant et comparé à tout ce qu'on a pu vivre ici c'est vraiment pas grand chose. Alors je relève la tête vers lui, sans me départir de mon sourire et m'essuie un œil parce qu'une larme de fatigue, de fou rire, menaçait de s'en écouler.

« Tu te souviens de la fois où tu m'as dit que j'avais été adopté ? Merde Derek, ça m'a brisé mon cœur de mioche, t'avais vraiment pas honte ! »

Et je ris de plus belle, parce que c'est peut être con mais tout ça ce sont nos souvenirs à nous et rien qu'à nous, même s'ils ne sont pas tous joyeux. C'est juste qu'avec le recul ça fait sourire, c'est tout, parce que dans le fond c'est un truc de frères ça, et qu'on n'est surement pas les seuls à avoir vécu ça étant mômes.

« Malgré ça j’ai adoré chaque moment qu’on a passé ensemble et où tout se passait bien. Et je sais que j’suis ton p’tit frère et pas ton pote mais j’aime bien trainer avec toi de temps en temps alors si t’as un peu de temps pour moi parfois .... »

Non je ne terminerai pas cette phrase parce que je ne sais pas comment faire mais je crois que les expressions de mon visage et mon langage corporel, ma gestuelle, parlent d'eux même. Je ne sais pas si on pourra rattraper le temps perdu mais on peut toujours profiter de celui qu'on a maintenant, t'en pense quoi ?

« T’es entrain de devenir quelqu’un de bien frangin, on va peut être finalement réussir à faire quelque chose de toi. »

Encore une attaque tintée d'humour, histoire de détendre un peu l'atmosphère. Je ne juge pas mon frère, je serais bien mal placé pour faire ça parce que moi non plus je ne suis pas un saint et qu'on à tous nos travers, tous fait des erreurs et des choses moches … Mais je crois qu'on a aussi pas mal de circonstances atténuantes malgré tout même si ça n'excuse rien. Un monde où tout est soit tout blanc soit tout noir, ça n'existe pas, personne n'est parfait et heureusement d'ailleurs.
A mesure que les secondes et les minutes passent je me détends, ça n'est pas un luxe, mais je m'endors chaque fois un peu plus aussi alors après avoir laissé mon corps se secouer sous l'emprise du rire je retrouve mon calme, et une posture bien trop affalée pour être celle d'un type au sommet de sa forme. Je crois que le terme loque humaine serait un des plus approprié pour me qualifier en cet instant.

« Alors c’est toi et moi maintenant ? »

Les frangins Ryans contre le monde. Sauf que jamais je ne lui demanderai de choisir et j'espère qu'il en a bien conscience. Si la famille était importe pour lui, je n'irai pas essayer de le convaincre de couper les ponts et de me choisir moi, jamais de la vie, mais je crois qu'il a fait son choix tout seul et encore une fois ça serait mentir si je disais que ça ne me fait pas plaisir, quand bien même le mot plaisir n'est pas le plus adapté mais c'est le seul qui me vient à l'esprit. Et il y a encore tellement de choses que je voudrais lui dire ou lui faire comprendre mais je ne sais pas comment faire. Merci, pardon, etc ... Je me rassure en me disant que certaines choses se sentent et n'ont peut être pas besoin d'être formulées.

« Oops, désolé. »

So glamour le ventre qui grogne à en faire trembler les murs, oui j'exagère un peu évidemment, mais dans ce couloir vide et sombre il n'empêche que ça résonne alors bonjour la discrétion.

« Faut que je mange un truc sinon j’vais tourner de l’œil j’crois. Et je crève de froid. »

Petite chose fragile. Si on m'avait laissé le temps, j'aurai probablement mangé cette nuit, et je vous passe les détails, promis. Il n'empêche que c'est comme ça, c'est la chaine alimentaire, l'instinct du prédateur, etc …
En attendant, je me dis qu'il a sans doute cours et qu'il ne va pas tarder à me laisser mais j'en ai pas envie, alors je prends mon courage à deux mains et me jette à l'eau.

« C'est pas que je veuille te détourner du droit chemin parce que t'as surement cours mais tu crois que tu sècherais ou que t'arriverais en retard pour aider ton p'tit frère à trainer sa carcasse jusqu'aux cuisines ? »

Et rester encore un peu avec moi, même si Kyle doit m'attendre et sans doute s'inquiéter. Chaque chose en son temps, chaque personne en son temps, j'irai le rassurer le plus rapidement possible, d'autant plus que mon corps commence à le réclamer lentement mais surement, et si j'avais suffisamment la pèche je lui enverrais mon Patronus mais c'est pas le cas alors … Tant pis, il comprendra, j'en suis sur.
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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Two steps from Hell ▬ Derek   Ven 18 Juil 2014 - 1:35

La poussière était retombée et maintenant que tous les autres avaient disparu, nous laissant seuls dans ce corridor qui m'avait l'air très vide désormais, je tentais de reprendre un certain contrôle de moi-même. Le fait de ne plus avoir Bryton devant les yeux et d'entendre ses paroles débiles m'aidait déjà à réduire les envies de tremblements qui avaient prit d'assaut durant tout le « spectacle ». Il fallait dire que les paroles cinglantes de mon frère m'avaient aidé à retrouver le sourire et pour le coup, j'avais été très fier de lui. Moi, fier de mon frère... Qui aurait cru que cette simple idée me traverserait l'esprit un jour? C'était pourtant le cas. Parmi toute cette famille de dégénérés il y avait encore quelqu'un sur qui je pouvais compter et à qui je me raccrochais. En cet instant précis, alors que nous étions chacun assis contre notre mur respectif, je n'avais qu'une seule envie et c'était de m'allier à lui pour venir foutre une raclée monumentale à Bryton et à sa bande de sang-pur qui se prenaient pour les maîtres du monde avec leurs anciennes histoires à dormir debout. La honte s'abattait sur moi lorsque je repensais au fait qu'il n'y avait pas si longtemps que ça j'étais un fervent croyant à ces récits que balançaient les purs sorciers dans le monde magique concernant leur prétendue force surpuissante à cause de leur sang pur et tout le tralala habituel. J'avais moi-même clamé haut et fort ces idioties à qui voulait bien l'entendre, croyant d'une manière sans faille que j'étais doué en magie uniquement à cause de mes gènes qui me classaient dans une catégorie à part. Si les autres sangs pouvaient nous mépriser par jalousie ou simplement par discrimination, ils ignoraient tout ce que la « qualité » de sang-pur incluait. Toute cette pression, ce fardeau de devoir se comporter d'une telle manière et pas d'une autre, tout ce que l'on attendait de nous, tout ça nous était divulgué dès notre plus jeune âge afin que nous soyons conditionnés d'une telle manière. Mes parents avaient tout fait pour nous en préserver puisque je ne me souvenais pas qu'ils avaient déjà tenu des discours racistes à notre endroit (enfin peut-être que mon père pouvait échapper un mot ou deux, mais ma mère n'en faisait rien). Si ce genre de trucs m'étaient entrées en cervelle, c'était sans aucun doute à cause de mon grand-père et ce n'était que cette semaine que j'avais pu en faire le constat. Je me souvenais comment Enzo était souvent absent lorsqu'il se mettait à me raconter des histoires de haine profonde alors que moi je buvais toutes les paroles qui lui sortaient de la bouche, aspirant un jour à devenir aussi fort et aussi haineux que lui. Toute ma famille était endoctrinée de cette manière et Enzo (et peut-être un peu grand-mère qui n'avait jamais réellement partagé les idées de son mari) était le seul résistant. Voilà que je me joignais à lui dans cette rébellion qui était peut-être perdue d'avance, mais qui méritait de se faire entendre.

Après avoir présenté de nouvelles excuses à mon frère, je lui parlai un peu plus de ce qu'il s'était passé avec grand-père. Bien sûr je n'entrai pas dans les grandes lignes, je ne mentionnai même pas la présence de Connor qui m'avait été extrêmement utile sur le coup, mais je lui présentai le principal. Le fait que j'avais définitivement changé et que mon héros d'enfance n'en était plus un désormais. Jamais je ne pourrais nier l'affection que j'avais eu pour cet homme et que j'avais encore au fond de moi, mais les choses avaient changés, évolués. Désormais, c'était moi et mon frère contre le monde entier et je ne me gênai pas pour lui en faire part.


- J’suis désolé que t’aies du faire face à Grand-Père, j’sais que … Enfin tu m’as compris.

J'hochai la tête d'un mouvement tranquille.
Bien sûr qu'il savait. Il était le mieux placé pour le comprendre. Il n'y avait pas d'autres mots à ajouter là-dessus.


- Je sais pas si c’est déplacé de dire ça ou quoi mais j’suis fier de toi Derek, de tous les efforts que t’as fait depuis un moment pour ouvrir les yeux sur pas mal de choses, prendre sur toi, accepter, etc … Je sais que ça n’a pas été tous les jours facile pour toi, j’en ai bien conscience, mais je suis vraiment content que toi non plus tu ne m’aies pas tourné le dos parce que … parce que toi aussi t’aurais pu le faire et j’ai pas peur de le dire, j’ai vraiment pas envie que tu sortes de ma vie. T’es mon frère, je tiens à toi-même si tu vas sans doute me traiter de tapette pour dire une chose pareille mais je m’en cogne. T’es ma famille.

Il se mit à rigoler et moi je lui fis un nouveau sourire.
Non pour une fois, je n'avais pas l'intention de le traiter de tapette ou autres. Ce qu'il me disait m'allait directement au cœur et j'étais heureux qu'il mette des mots sur mes efforts. J'avais passé par pas mal de trucs pour me rendre où j'étais, mais j'étais content que quelqu'un s'en aperçoive. Il y en avait d'autres qui connaissaient ces changements, comme Connor et Melvin et même si je me doutais qu'ils n'appréciaient pas trop ce revirement de situation, au moins ils ne m'en tenaient pas trop rigueur. Du moins jusqu'à maintenant. L'important c'était mon frère. Que lui m'accepte tel que j'étais et tant pis pour les autres même si quelques pertes pouvaient faire mal comme Megan. Encore là ce n'était pas pour les mêmes raisons, mais bon, passons.


- Quant à eux … J’ai pas peur de devoir faire sans, au contraire, ou peur de leur représailles sur moi, ou même sur toi parce que je sais que t’es parfaitement capable de te défendre et aussi parce que j’espère qu’ils auraient assez de bon sens pour ne pas s’en prendre à leur propre sang mais …

Si lui l'espérait, que ça n'en vienne pas à la violence, moi je le souhaitais de tout mon cœur. Il y avait peut-être des choses qui avaient changés chez moi, mais cette soif de violence et de vengeance ne m'avait pas encore quittée et je ne savais pas si elle le ferait un jour. Elle était presque ce qui pouvait me définir et je vivais bien avec. J'aimais me défouler de toutes les manières possibles et cogner était encore ce que je préférais, peu importe les gens. Si c'était des personnes qui le méritaient vraiment comme ma famille alors soit. Je tuerais bien volontiers Bryton même si ça indiquait Azkaban direct.

- J’ai pas choisi tout ça. J’ai pas choisi de me faire mordre dans ce putain de ravin et de devenir un Lycanthrope, j’ai pas non plus choisi de tomber amoureux d’un garçon, d’un Moldu, ou de redoubler ma 6ème année ou je sais pas quoi encore, mais pourtant c’est ce que je suis et même si j’essayai de changer ça serait impossible. J’en ai pas envie de toute façon, j’en ai plus envie.
- Je sais... Je ne le sais que trop bien.


Pour avoir tenté à maintes et maintes reprises de le faire changer sans jamais y parvenir, je savais qu'il n'y avait aucun remède pour effacer sa lycanthropie ou encore lui enlever cet amour inconditionnel qu'il éprouvait pour Johnson. Ça m'avait pris une éternité avant de le savoir, mais maintenant que j'en avais pris conscience, je laissais les choses aller. Cette morsure était ce qu'il lui avait sauvé la vie: si ce gros emmerdeur de mes deux ne l'aurait pas fait, j'aurais perdu trois membres de ma famille dans cet accident. C'était environ la même chose pour Johnson. Même si jamais je ne l'admettrai à voix haute, je savais que d'une autre manière, il était parvenu à sauver la vie de mon frère alors qu'il était à son plus bas. Avec ces deux éléments combinés ensemble, mon frère était plus vivant et plus heureux que jamais: un seul coup d'œil suffisait pour le comprendre, surtout pour une personne qui le connaissait bien comme moi.

- Aujourd’hui je m’accepte enfin comme je suis, et probablement pour la première fois de ma vie. Et j’suis bien, j’suis heureux. J’dis pas que c’est tout beau tout rose tous les jours mais c’est la vie ça, c’est normal.
- Et je suis vraiment content pour toi mon frère. Si t'es heureux comme ça, alors je le suis aussi.


Ça pouvait paraître sarcastique venant de ma part, mais ça ne l'était pas du tout. Il y avait un moment que j'avais cessé de souhaiter du malheur à mon jeune frère. Désormais, je ne lui souhaitais que le meilleur et ce en tout temps.

- Je sais pas si tu te rends compte à quel point c’est important pour moi, à quel point ça compte que tu m’acceptes finalement toi aussi comme je suis sans attendre quoi que ce soit d’autre ou de différent de ma part. Quand j’étais gosse j’avais beau te détester ou essayer de me convaincre que je te détestais, je t’admirai, j’avais envie d’être comme toi. T’étais fort, t’avais plein d’amis et des gens prêt à te suivre n’importe où, n’importe quand. T’étais doué à l’école et en magie, t’avais peur de rien, Papa était fier de toi, Grand-Père j’en parle même pas…

Mon sourire s'était élargit tandis que je replongeais dans certains souvenirs d'enfance. Il était vrai que j'avais souvent eu la belle vie. Le genre d'enfant modèle devant les adultes, mais qui agissait comme une vraie peste avec les autres enfants, en particulier ceux qui avait le « malheur » d'être légèrement différents ou pas doués. Pourtant, Enzo avait raison: j'avais plein d'amis, mais combien d'entre eux avaient été réels? Sans doute pas beaucoup. J'étais déjà assez craint étant gamin que certains étaient avec moi simplement pour s'éviter des moqueries ou autres mauvaises blagues. Et mon petit frère était comme une honte à mes yeux. Déjà il était moins beau (je le trouvais si ordinaire contrairement à moi qui, déjà à cet âge, me trouvait pas mal), il était plus petit et je le trouvais tellement... Arf, enfin tout ceci n'avait plus d'importance à présent. Aujourd'hui il m'avouait qu'il aurait voulu être comme moi et j'étais content qu'il ne le soit pas devenu. Imaginez l'espace d'une seconde les carnages que ça aurait fait si dans le château il y aurait eu deux véritables Ryans au lieu d'un seul? Sans doute que notre duo aurait été le plus dominant de toute l'école, mais à quel prix?

- C’est vrai que t’as franchement été ignoble avec moi ... Tu te souviens de la fois où tu m'as dit que j'avais été adopté ? Merde Derek, ça m'a brisé mon cœur de mioche, t'avais vraiment pas honte !

Il éclata de rire et je fis pareil tout en me remémorant cette fois où j'avais dû le faire pleurer pendant une bonne heure jusqu'à temps que mes parents me demandent ce qu'il se passait.

- Si tu savais le savon que maman m'a passé après ça... Oh lala... J'ai cru qu'elle allait me pétrifier sur place tellement elle était en colère.

Je me passai une main sur le visage tout en tâchant de retrouver un minimum de sérieux.
C'était sans doute là des mauvais souvenirs pour lui tout comme pour moi, mais désormais, on plaisantait sur la chose. C'était comme n'importe quoi: tout nous semble toujours horrible sur le moment et après on en plaisante, comme si ça n'avait rien été. Heureusement, il ne semblait plus m'en vouloir pour cette histoire et j'étais certain que si nos parents auraient été là, eux aussi ils auraient ri.


- Malgré ça j’ai adoré chaque moment qu’on a passé ensemble et où tout se passait bien. Et je sais que j’suis ton p’tit frère et pas ton pote mais j’aime bien trainer avec toi de temps en temps alors si t’as un peu de temps pour moi parfois ....

Il laissa sa phrase en suspend, mais il n'eut pas besoin de la terminer. J'hochai la tête avec un petit sourire tranquille cette fois-ci. On arrêtait pas de se le dire, mais il fallait passer plus de temps ensemble. Mon horaire devenait de plus en plus troué et peut-être que c'était aussi le cas de son côté. Nous devions chacun faire un effort et nous trouver du temps. Et si je passais plus souvent près de la salle commune des Gryffondors? Ça m'avait déjà aidé, peut-être que ça le referait encore. Enfin, j'allais bien trouvé une solution.

- T’es entrain de devenir quelqu’un de bien frangin, on va peut être finalement réussir à faire quelque chose de toi.
- Il parait que la sagesse vient en grandissant. Il était temps qu'elle arrive cette salope.


Il n'était pas trop tard.
Il ne serait jamais trop tard je pense.


- Alors c’est toi et moi maintenant ?
- Toi et moi jusqu'au bout contre le monde. On devrait même se créer un slogan tu en penses quoi?


Je disais ça sur le ton de l'humour, mais qui sait, peut-être que ça ferait très accrocheur. Ça ne serait sûrement pas très sérieux, mais ça on s'en fou.
J'éclatai de rire une fois de plus lorsque j'entendis son ventre gronder assez bruyamment.


- Je pense que tu le tiens notre slogan!
- Oops, désolé. Faut que je mange un truc sinon j’vais tourner de l’œil j’crois. Et je crève de froid.


Bien sûr qu'il était exténué même s'il ne le disait pas comme ça. Je l'avais bien vu, mais disons que j'en avais fait abstraction le temps de notre petite conversation. Hier avait été la pleine lune et il devait être crevé d'avoir passé la nuit debout à courir partout je ne sais où, mais il était temps qu'il bouffe un truc et qu'il aille dormir comme tout lycanthrope qui se respecte. C'était pourquoi, aussitôt sa dernière phrase terminé, je m'étais levé et j'avais commencer à me diriger vers lui.

- C'est pas que je veuille te détourner du droit chemin parce que t'as surement cours mais tu crois que tu sècherais ou que t'arriverais en retard pour aider ton p'tit frère à trainer sa carcasse jusqu'aux cuisines ?
- Tu rigoles?! C'est clair que n'importe quelle raison sera valable pour rater un cours d'histoire de la magie.


J'étais habituellement bien assidu, mais raté un cours pour une aussi bonne raison n'allait certainement pas me dérangé. J'étais donc arrivé près de mon frère et je l'aidai à se remettre sur pied avant de lui prendre le bras et de le mettre par-dessus mes épaules.

- Amène toi le frérot. Ton aîné va prendre soin de toi comme il aurait du le faire bien avant. C'est toi et moi contre le monde et ça commence dès maintenant.

Je lui fis mon sourire en coin signature (bleuh) avant de nous diriger lentement, mais sûrement vers les cuisines désirées.

Finalement tout ce cirque n'avait peut-être pas été une mauvaise vision. Peut-être que ça avait fait mal sur le coup, peut-être que ça avait éveillé en moi une étincelle de rage bien placée, mais ce truc nous avait rapproché. Je le savais, je le sentais. Nous étions sur la même longueur d'onde avec cette famille de retardés et c'était en unissant nos forces que nous allions être en mesure d'avoir notre propre famille à nous.
Famille qui avait déjà débutée d'ailleurs.

Ryans seconde version nous voilà!



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MessageSujet: Re: [Event Halloween] Two steps from Hell ▬ Derek   Dim 20 Juil 2014 - 19:39

Avec cette discussion j'en oublierai presque tout ce qui s'est passé cette semaine, y compris ce qui a eu lieu à l'instant même si c'est de ça que tout est parti, même si c'est ça qui a déclenché cette fameuse discussion entre mon Derek et moi. Et ça me fait du bien, un bien fou, je me sens vraiment plus léger et je sais que ça n'a pas tout à voir avec le fait que je sois épuisé donc potentiellement entrain de m'endormir. Il s'est dit des choses ce matin qui ne se sont jamais dites avant, pas vraiment, pas avec autant de profondeur en tout cas, et je crois que ça nous a fait du bien à tous les deux. Ça n'est pas comme si on se retrouvait parce qu'on ne s'était pas perdu mais je crois que ça renforce encore le lien qui existe entre nous. Celui d'un grand frère et son petit frère, certes, mais je crois qu'après tout ce qu'on a vécu ces dernières années – et aussi un peu tout ce qui a pu se passer avant – ça va au delà de ça.
Enfin bref, on ne va pas non plus en faire des caisses pendant trois heures, c'est simplement que je suis content, et je crois que c'est réciproque. L'ambiance se détend un peu, on en vient à faire de l'humour et puis mon ventre s'en mêle, me rappelant à son bon souvenir. J'avais un peu oublié tout ça, il faut bien le dire. Ça et le reste, comme le cadavre de nos parents qui gisaient sur le sol il n'y a pas dix minutes et les paroles de notre cher cousin. Tout ça ne compte pas, ça ne compte plus, ce qui compte ce sont les présents et les vivants. Je ne tire pas un trait sur Papa et Maman, pas le moins du monde, mais ils ne sont plus là et on a largement eu le temps de s'y faire à présent. Ça fait plus de deux ans et demi et un paquet de Pleine Lune.

Donc voilà, mon ventre, qui s'exprime et nous fait rire tous les deux. C'est vrai que c'est pas mal comme slogan. Un peu difficile à dire et il faudra se mettre à jeuner pour le ressortir mais ça n'est qu'un détail. Et voilà sa manière de répondre à ma question alors qu'il est déjà devant moi.

« Tu rigoles?! C'est clair que n'importe quelle raison sera valable pour rater un cours d'histoire de la magie. »
« C'est très mal, encore une fois tu me montres le mauvais exemple frangin. »

La tête levée vers lui, un sourire en coin, je le charrie encore un peu tandis qu'il me tend son bras que j'attrape et avec une poussée de mon côté et une tirée du sien, me voilà sur pied. C'est que c'est une certaine masse à relever quand même … Non je n'ai toujours pas l'intention de donner mon poids à qui que ce soit, c'est un des nombreux secret que j'emporterai dans la tombe et puis de toute façon on s'en tape royalement. Je suis plus lourd que lui, c'est surtout ça. C'est pas grave, ça va lui faire travailler ses biceps et il me dira merci ! Et me voilà avec un de mes bras par dessus ses épaules et un des siens autour de ma taille pour m'aider à marcher. Je ne suis pas encore au bord de l'écroulement mais mieux vaut prévenir que guérir.

« Amène toi le frérot. Ton aîné va prendre soin de toi comme il aurait du le faire bien avant. C'est toi et moi contre le monde et ça commence dès maintenant. »
« Et après tu viendras me border et me lire une histoire hein ? »

Oui, ça suffit d'être sérieux, je crois qu'on a tout donné là. Il m'empêche qu'encore une fois ses paroles me vont droit au cœur mais ça suffit aussi de faire dans le sentimental. Ryans Rules. Heureusement il n'y a pas beaucoup de chemin à faire et en à peine trois minutes nous voilà à bon port. Derek a à peine le temps de me lâcher et moi j'ai à peine le temps de me laisser tomber sur un banc qu'un Elfe se pointe et pose devant moi un plateau remplis de trucs à manger et à boire. J'en reste sur le cul, je crois que je ne m'habituerais jamais.

« Petit déjeuner spécial Loup-Garou lendemain de Pleine Lune. »
« Wow ... Merci beaucoup. »

Pas de steack saignant, dommage. Je déconne ! Quoi que. Jus de citrouille, un truc chaud non identifié, des croissants, bref plein de trucs. Trucs qu'on retrouve aussi sur un deuxième plateau que l'Elfe pose sur la table juste en face de moi avant de regarder Derek avec un grand sourire.

« Et petit déjeuner pour frère du Loup-Garou. »

On est gâté, y a pas à dire. Mon ventre se remet à grogner et je décide que tant pis pour les bonnes manières, je n'attends pas que le frangin soit assis avant de me jeter comme un affamé sur la nourriture. Je ne prononce pas un mot pendant de longues minutes, un vrai sauvage, mais aucune importance. Je sens qu'après ça je vais faire une de ses siestes ! Rattraper ma nuit blanche et réparer l'épuisement causé par les transformations surtout mais tout le monde a compris l'idée.

« Putain ça fait du bien par où ça passe. »

La grande classe, je sais, mais je ne vois pas d'autres mots ni d'autres manières d'exprimer ce que je ressens actuellement alors que la nourriture se fraie tranquillement son chemin dans mon estomac et dans mon organisme tout entier. Je me sens un peu plus réveillé même si c'est un sursaut du à l'énergie ingurgité, de même que je ne ressens plus le froid avec autant de vivacité que tout à l'heure.

« J'me suis encore battu cette nuit. Contre un vrai Loup, et contre une illusion. Je sais, j'suis intenable. »

Mais c'est elle qui m'a sauté dessus comme une sauvage ! Réaction super mature et non je ne dirai rien de plus sur ce Loup en question. A part pour Hammerschmitt, personne – ou très peu de monde – n'est au courant de l'identité des autres Loups et même si je fais confiance à mon frère ça n'est pas la question. Je n'irai pas non plus me venter de m'être battu avec une Louve, c'est pas très classe, et après coup elle m'a expliqué pourquoi elle m'avait attaqué mais avec ou sans ça il était plutôt clair que je ne pouvais pas la laisser repartir comme ça, sans représailles. Question de fierté, de territoire, de hiérarchie et de tout un tas d'autres trucs de Loups. Ici c'est chez moi et je ne vais très certainement pas laisser une femelle faire la loi, manquerait plus que ça.
Est ce que je vais me faire engueuler ? Je ne crois pas. Est ce que je vais en parler à Kyle ? J'en sais rien. Je me sens un peu comme un gosse là, limite fier de sa connerie et prêt à montrer ses blessures de guerre même si finalement je n'en garde plus vraiment de trace. Peut être un peu encore dans le cou à cause de la morsure de la Louve mais en tout cas je ne sens plus rien à cet endroit là.

Le temps passe, la nourriture est ingurgité, on discute un peu et puis vient le temps de partir. Lui en cours, ou plutôt je ne sais trop où en attendant le prochain, et moi dans mon lit. Je me lève sans trop de mal, disons que c'est beaucoup mieux que tout à l'heure, et idem pour marcher même si le pas est lent. Une fois dans le couloir je pose ma main sur l'épaule de Derek pour attirer son attention.

« Je devrais pouvoir réussir à grimper les étages tout seul comme un grand maintenant que j'ai repris un peu d'énergie, ça va aller mais merci frangin en tout cas. »

Sourire entendu des deux côtés, on se charrie encore un peu et puis après une poignée de mains – ultra virile la poignée de mains, parce qu'on est des mecs, des vrais et je sors – nos chemins se séparent. Je remonte dans le Hall, le château est très calme puisque tout le monde est en cours. C'est agréable, et surtout j'aurai eu du mal à supporter une marée humaine alors que seulement quelques heures plus tôt j'étais encore un animal. Je commence à monter les marches comme un zombie, devinant facilement la pâleur de ma peau et les cernes sous mes yeux, mais arrivé tant bien que mal au troisième étage je me dis que je vais peut être m'arrêter au quatrième et aller m'écrouler dans le lit de mon homme plutôt que de me taper encore plusieurs étage. Option validée par mon organisme tout entier, en plus de ça j'aurai son odeur dans les narines.
Donc je vais me pointer comme ça, tant pis, de toute façon il n'y a personne en principe parce qu'ils ont cours de Sport si je ne me plante pas, et si je choppe quelqu'un entrain de fouiller dans ses affaires, je lui brise la nuque. Comment ça c'est un peu trop radical ? Désolé, effet post-pleine lune … Il n'empêche que si un jour je tombe sur celui ou celle qui a mis son nez dans ses affaires, volé quelques trucs et détruit ses dessins, il passera un sale quart d'heure. A ma connaissance ça n'a pas recommencé et même si Kyle me cache des choses, je crois que là dessus, à ce sujet là, je peux lui faire confiance. Il m'en aurait parlé si ça s'était produit une autre fois. Il serait venu me chercher immédiatement pour que je me serve de mes sens pour essayer de capter la fragrance de l'intrus. Il était vraiment pas bien à cause de ça, je déteste le voir pas bien, et je ne suis pas du tout entrain de gronder tout seul dans les escaliers, absolument pas … On se calme Enzo, ou Loup, les deux, un seul, même entité.

Quelques minutes plus tard j'entre dans le dortoir, il est vide, tant mieux. Enfin oui et non parce que j'aurai bien aimé le trouver là mais c'est pas plus mal qu'il n'y soit pas finalement. Il faut que tu dormes Enzo Ryans. Oui Maman. Mais avant ça je me permets d'ouvrir un tiroir de Kyle, prendre un parchemin, de l'encre et une plume pour écrire un mot :

Ton obsédé de Loup-Garou de petit ami a écrit:
Désolé de ne pas m'être pointé, j'ai croisé Derek en rentrant au château et on a trainé un peu. J'aurai du te prévenir mais pas la force d'envoyer un Patronus. Tout va bien. Je squatte ton lit, trop crevé pour monter dans les tours. Bon cours et à plus tard.

PS : Transpire en pensant à moi, ça passera plus vite.

Ton obsédé de Loup-Garou de petit ami qui réchauffe tes draps.

Et si ça tombe entre les mains de la mauvaise personne, la Prof dans le pire des cas ? Tant pis, je suis au dessus de ce genre de considération pour l'instant. Au pire Kyle se tapera la honte et même si ça n'est évidemment parce que je souhaite, c'est pas la mort non plus, il s'en remettra. Hop, le parchemin est plié en forme d'avion, ensorcelé – un truc que j'ai appris à faire récemment et c'est bien pratique – et lancé par la fenêtre. Il y a plus qu'à espérer qu'il arrive jusqu'à lui mais en principe ça fonctionne plutôt bien. L'option Patronus m'a traversé l'esprit mais d'une j'ai pas assez de force et de deux un gros loup argenté qui débarque et se met à parler c'est encore moins discret qu'un avion en parchemin.

Affaires rangées, chaussures virées, positions horizontale, glissage sous les draps, miaulement … miaulement ? Lune, évidemment. Ça m'aurait étonné, elle sait toujours où me trouver celle ci et je crois qu'elle est passée par la fenêtre – que j'ai volontairement laissé ouverte parce qu'un Loup Garou un lendemain de pleine lune ça sent le fauve mais là j'ai juste pas le courage d'enlever mes vêtements et de prendre une douche – pour rentrer … Espèce d'inconsciente ! Tel maitre, tel chat, oui je sais.

« Salut ma Princesse. »

La voilà déjà contre moi entrain de ronronner et de palper avec ses pattes. Mes yeux se ferment, dernier sursaut plus ou moins lucide de ma part : Peut être que je devrais mettre une pancarte sur la porte : ATTENTION LOUP-GAROU ENDORMI ! Parce que c'est dangereux de réveiller un Loup qui dort, l'effet de surprise ça rend pas terrible en général. Enfin de toute façon les rideaux du lit sont baissés et Morphée m'embarque avant que je n'ai eu le temps de dire ouf.

~*~

Quelle heure il est ? Aucune idée, mes yeux refusent catégoriquement de s'ouvrir. Tout ce que je sais c'est que Kyle est là et le seul repère que j'ai c'est son odeur. Il rentre du sport donc il doit être un truc comme 11h et des bananes. Son odeur après l'effort … Effet instantané sur ma libido de Loup-Garou un lendemain de Pleine Lune, évidemment, mais avant que je n'ai eu le temps de dire ouf il s'en va à nouveau et j'ai beau essayer de le rattraper et de le retenir, je me retrouve avec un bras tendu dans le vide.

« Huuuuuuuummmm ... Non, reste là … »

Trop tard. S'il a parlé je n'ai rien entendu et je me suis rendormi la seconde suivante de toute façon. Et le gros bébé que je suis va bouder s'il se réveille sans son doudou ! Je me connais par cœur, à chaque fois c'est la même chose. Ça dur cinq minutes mais c'est systématique. Enfin bref ! Lune n'est plus là non plus d'ailleurs. Bande de lâcheurs ! Ta gueule et dors. D'accord.

~*~

Nouvelle prise de conscience. Ça doit être la pause du midi parce que je sens les odeurs de nourriture qui remonte dans tout le château. J'ai récupéré mon mâle, je sens sa présence et ce dans tous les sens du terme.

« J'aime bien ton odeur Johnson … »

Genre on ne le savait pas déjà Rolling Eyes Il est allongé à côté de moi, je me rends compte que j'ai enlevé pas mal d'épaisseur de vêtements que j'avais sur moi à mesure que les heures passait puisque ma température corporelle redevenait « normale » et j'ai une jambe par dessus drap et couverture. Les rideaux sont toujours tirés je crois mais je ne me sers pas de ma vue, mes yeux refusant toujours de s'ouvrir. Je suis conscient, mais toujours à moitié endormi. Mon nez traine dans son cou pendant qu'une de mes mains se balade sur lui.

« Je préférai celle de tout à l'heure mais … Tu m'as piqué mon savon ? »

Aucune importance. Tu sais que si tu ne te sauves pas genre maintenant, tout de suite, c'est foutu pour toi ? J'ai pas eu ma dose hier, tu sais comment je suis encore un lendemain de Pleine Lune … Tiens toi un peu Enzo ! Non.

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