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 There's nothing left, no fortress to defend - ft Maxime.

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MessageSujet: There's nothing left, no fortress to defend - ft Maxime.    Mer 4 Juin 2014 - 23:11

Maxime ∞ Mateo
There's nothing left, no fortress to defend

Jeudi 6 Novembre - début d'après midi
T
u me fais honte Mateo. Tu n’es qu’un cobarde(1), un mentiroso et un fouteur de merde, tu l’sais ça ? Camélia doit se retourner dans sa tombe et je me demande encore pourquoi on continue de t’écrire. Tu n’es même pas foutu d’être là pour ta propre Madre ! Non, tu préfères la laisser pleurer à des kilomètres de toi plutôt que de lui offrir la présence de son Último niño (3)! 
- Arrête Papa, je…
- ¡cállate!(4) N’essaie même pas de me répondre, Mat’. Assume tes actes ! »
 
Je ne baisse pas les yeux, la rage au ventre. Une illusion, mon père n’était qu’une putain d’illusion et pourtant il arrivait encore à me foutre les nerfs et à me faire bouillir de l’intérieur. Ses mots ont un impact conséquent et violent sur moi. Je serre les poings à m’en faire blanchir les phalanges qui deviennent douloureuse sous l’étreinte. Il touche là où ça fait mal et rien que pour ça j’ai envie de laisser exploser ma colère. Comme Mardi où je me suis battue avec ce connard juste après avoir fait face à Camélia au détour d’un couloir, pleurant ma lâcheté de fuir la réalité de sa mort mais aussi nos parents qui avaient plus que jamais besoin de moi. Je me suis pris une sacré raclée en retour malgré ma rage de vouloir à jamais décimer le visage de ce petit enfoiré. Il est arrivé au mauvais moment avec la mauvaise réflexion. Je me suis vu entrer dans une rage folle, incontrôlable. Un vrai fou, un vrai malade. J’ai eu de la chance de tomber sur Caldéron plutôt que sur un autre prof car je méritais clairement des points en moins et ça n’était pas arrivé. Mais elle m’a doublée ma retenue initialement prévu et même si je l’ai envoyé se faire foutre avec dédain, je lui dois une fière chandelle de ne pas m’avoir dénoncé au Directeur.
 
Je déteste devoir quelque chose à quelqu’un.
 
Je suis en short, et sweat à capuche, encore transpirant de ma course de ce midi et mon père ne bouge toujours pas, il continue de me reprocher un bon nombre de chose que j’essaie de ne pas écouter. Pour être honnête, je ne sais même pas comment m’en débarrasser. Camélia avait disparu au moment où je me suis battu avec ce type et je soupçonne les ombres de s’être dissipées lorsqu’elles ont vu à quel point nous étions en train de salement nous amocher.  L’infirmière a voulu me soigner mais j’ai refusé. Je n’ai besoin de personne pour m’en sortir et ça n’est pas aujourd’hui que cela changera.
 
« MATEO ! J’te parle MIERDA ! Regarde-moi quand je te parle, fais le comme un hombre ! »
 
J’ai envie de lui dire d’aller se faire foutre. Tu n’es qu’une illusion. Tu as le regard de braise de mon père, celui qui me clouait sur place quand j’étais petit et qui m’enflammait lorsque je suis devenu assez fou pour te répondre, mais tu n’es qu’une illusion. Une foutu illusion trop réaliste.
 
« Dégage. 
- C’est toi qui doit dégager d'ici fils indigne. Tu dois revenir chez nous.
- Non, casse-toi. T’existe pas putain, pourquoi j’continue de t’écouter à sortir toute cette merde alors que t’es même pas réel !
- Peut-être que parce que tu sais que j’ai raison… »
 
Touché. 22 ans et j’ai l’impression d’en avoir 10 en cette instant. J’extirpe ma baguette de ma poche et la pointe droit sur lui, la colère grimpant les échelons trop vite.
 
« Qu’est-ce que tu comptes faire ? Attaquer ton propre padré ?
- T’es rien qu’une illusion, c’est tout. Alors qu’est-ce qui m’en empêcherait, hein ? »
 
Il s’avance d’un pas, jusqu’à ce que sa poitrine touche le bout de ma baguette, un air de défi sur le regard. Si je suis déjà grand à la base, mon père fait bien une tête de plus que moi et se trouve bien plus imposant.
 
« Vas-y Mat’. Es-tu capable de me jeter un sort comme tu as été capable de nous abandonner ta mère et moi ? »
 
Le coup est fatal. Ma main se crispe autour de ma baguette et je me sens tremblant, fébrile et surtout au bord de l’implosion. J’ai envie de lui hurler dessus, de lui crier de me foutre la paix et que tout ça n’était pas vrai. Que je n’y étais pour rien, que j’ai tout fait pour ne pas lâcher Camélia et que je crèverais sûrement de douleur si je retournais à la maison. Mais je n’en fais rien, je préfère recevoir un sortilège impardonnable que d’avouer quoi que ce soit. Culpabilité ou non. Il a raison, terriblement raison mais je l’emmerde. Je vous emmerde tous, je fais ce que je veux putain. Foutez-moi la paix. Alors fais le Mateo, balance lui un sort à la tronche et débarrasse toi de cette Ombre qui t’emmerde depuis maintenant un bon quart d’heure.
 
Quelle lâcheté.
 
Un flash bleuté fait irruption à ma droite et c’est sans lâcher mon « père » du regard que je le vois se dissoudre sous mes yeux. Disparu. Envolé. Mais ses mots restent gravés là où il ne faut pas. Je serre les dents à m’en faire mal à la mâchoire à deux doigts de laisser éclater la rage. Du coin de l’œil, je le vois s’approcher main dans les poches, toujours avec cet air décontracté et aimable, un air qui me fait royalement chier.
 
« J’avais pas besoin de ton aide, j’aurai pu le faire moi-même.
- Sûrement. Mais j’étais là, c’est mon rôle d’aider les gamins d’ici. »

Je regarde Gabrieli se ramener près de moi pour ensuite prendre la place de mon père. Je sais pas depuis combien de temps il est là, si il a tout vu et tout entendu ou si il vient juste d'arriver. Je suis encore incapable de bouger de la mienne, trop en rage, trop … tout. Camélia et maintenant ça. C'est plus qu'il ne fallait pour me foutre en rogne et me mettre dans des états que je ne contrôle pas forcément. Je les emmerde tous, j'ai rien à foutre ici et j'sais même pas pourquoi je reste. Qu'est-ce qui me retient après tout ? Absolument RIEN. Je n'ai aucune attache, aucun lien ici ou ailleurs. J'ferais mieux de m'exiler dans un coin paumé où on me laissera cuver.

« Tu sais, c'était …
- Je sais ce que c'était. Pas la peine de me sortir votre discours de merde pour me rassurer, j'en ai pas besoin. 
- C'est ce que disent ceux qui pensent contrôler la situation. Qui est Camélia ? »

Son prénom évoqué et mon regard s'encre rageusement dans le sien. Je m'approche d'un pas pour n'être qu'à quelques centimètres de son visage que j'affronte sans aucune gêne, les poings serrés.

« De quoi tu t'mêle hein ? En quoi ça te regarde !
- Je demande simplement. T'as peut-être 22 ans Vargas, mais tu reste un élève alors baisse d'un ton. » Le regard de Gabrieli s'assombrit, sa voix se refroidit et je pourrais presque le trouver impressionnant si je n'étais pas moi même dans un état de rage aussi néfaste.
- Va te faire foutre. »

Je ne contrôle plus rien, je sens la soupape qui menace d'exploser et le voile de colère qui passe dans son regard ne m'inquiète pas outre mesure. Putain mais pourquoi croyez-vous que j'ai été viré de ma précédente école ? J'en ai rien à carrer et ceux qui me catalogue dans les petits branleurs aux grandes gueules, eux aussi je m'en tape comme de la dernière pluie. Manquer de respect à un prof.... Et alors ? Il s'approche de moi, son front presque coller au mieux et je ne me démonte toujours pas, le regardant effrontément. Je mériterais une belle droite dans la gueule mais il n'en fait rien. Contrairement à moi, il respecte la limite Prof / élève et grand bien lui fasse. Ma vue se brouille de colère, j'ai le cerveau à l'envers et la furieuse envie de hurler tout ma haine à leur égard. La proximité de Gabrieli me déplaît et ne fait qu'accentuer mes envies dévastatrices.

Ses yeux sont deux blocs de glace que même la chaleur d'une latine ne pourrait faire fondre.

« Écoute moi bien Mateo. » Il murmure d'un ton sec, comme s'il souhaitait que je sois le seul a entendre. « Avec ce que je viens de voir, je vais passer ton effronterie déplacée sur le compte du choc. Mais la prochaine fois c'est 50 points de moins pour ta maison et si toi tu t'en fou, je doute que tes petits camarades soient du même avis. »

Là encore, j'ai envie de lui répondre que ça n'est pas mon problème, mais il ne m'en laisse pas le temps. J'devrais faire quoi, te remercier en plus de ça ?

« T'as 22 ans, t'es plus un gamin alors arrête de te comporter comme tel. Arrête de croire que c'est en foutant la merde à droite à gauche que tu vas réussir à te défaire de ce que tu as vécu. Crois moi ou non, je sais de quoi je parle. Tout ce que tu vas réussir à faire c'est de te foutre droit là où il ne faut pas et te ramasser un sac entier de culpabilité sur les épaules, que tu vas porter et qui va t'écraser jusqu'à ton dernier jour, jusqu'à ce qu'un beau jour, tu pète une pile. »

Je ne dis rien, le corps tendu au possible jusqu'à ce qu'il s'écarte enfin, les traits de son visage soudainement relâchés.

« Ne fait pas des choses que tu pourrais regretter plus tard. T'as toute une vie devant toi, arrête la gâcher. Il y a peut-être des personnes ici qui peuvent t'aider a passer un cap.
- J'ai besoin de personne. »

C'est moi ou ce connard se permet en plus de sourire ?

« Peut-être, mais si un jour tu change d'avis tu sais où venir me voir. »

Je ne réponds pas mais n'en pense pas moins. Qu'est-ce qu'il vient me faire chier avec sa leçon de morale à deux gallions ? Qu'il aille en enfer celui là aussi, merde ALLEZ-Y TOUS ! Je me passe une main sur le visage, pestant mentalement contre moi même de pas l'avoir ouverte devant son petit discours de bon prof endimancher.Il est partie et je reste toujours comme un con planté au même endroit. Ne pas gâcher ma vie ? Il sait quoi de ma vie, hein ? Rien. Au pire, il aura comprit sans trop de mal que Camélia est morte et qu'elle compte beaucoup pour moi, et après ?

C'est faux, ce connard à sûrement tout entendu et à déjà du comprendre un grand nombre de chose que je m'évertue à dissimuler aux yeux de tous. Je glisse ma main dans ma poche et en sort mon paquet de clope. Même la nicotine que j'inspire ne m'aide pas à apaiser cette boule de rage au creux du ventre, celle qui me fait généralement rapidement péter les plombs. Je reste à fumer ma clope en silence, ruminant tout ce qu'il vient de me dire. Entre Camélia, mon père et ce connard de prof... Mierda. Comme à chaque fois où je me sens coupable, je sens la croix de mon chapelet me brûler la peau, comme si Camélia me punissait pour ma stupidité.

.0.


J'ai enfin réussi à me bouger, il est 15h et je devrais être en arithmancie, mais je n'ai pas envie de faire la sieste. Je suis trop sur les nerfs, trop à vif pour faire quoi que ce soit. La seule chose que je trouve à faire c'est de déambuler dans les couloirs plus ou moins vide, de profiter de la tranquillité pour décompresser et essayer de me chasser de la tête ce qu'il s'est passé à l'heure du déjeuner. Je n'y arrive pas et ça ne sera pas le cas avant au moins demain. Je ne guette même plus les ombres qui pourraient me tomber dessus dans les couloirs. Que pourrait-il m'arriver de pire que ma sœur et mon père ? Rien. Pas à ce que je sache.

J'ai ma troisième clope entre les lèvres, une main dans ma poche, les cheveux encore un peu mouillé et en bataille et le regard complètement paumé. Après tout ça, je n'avais eu que l'envie de prendre une douche, incapable d'aller courir, la haine cette fois me bloquant toute envie de me défouler. Un pull, un jean, j'ai l'air complètement débrailler mais je m'en fou. Le silence règne, j'en apprécie la saveur et malgré moi je repense à ce que Gabrieli me disait. J'ai 22 piges et j'suis encore ici... J'ai rien à foutre là. C'est pas mon terrain, mon territoire.

Je déambule sans réfléchir à tel point que je me suis perdu au niveau du quatrième étage, je prenais plaisir à ma solitude jusqu'à ce qu'une voix rauque mais féminine me coupe dans mon élan de remise en question.

« Putain d'château de merde ! Mangeur de rosbeef de mes … Rag ! »

Je lève la tête, surpris avant de marcher en direction de cette charretière en liberté dans ce château. Toujours clope aux lèvres, je n'ai pas besoin de parcourir une grande distance pour voir au loin la nouvelle qui pestait contre les murs et les portes. Celle là même avec qui je bouffe tous les midis depuis qu'elle est arrivée. C'est simple, sa petite gueule effrontée et farouche, est venu un jour en plein repas, à déposer – Non, à claquer son assiette sur la table – avant de me lâcher un « J'te connais pas, tu m'connais pas mais on veut tous les deux bouffer tranquille. Alors j'te propose un deal : On mange face à face, on s'parle pas et comme ça personne vient nous faire chier. »

A peine arrivé qu'elle a déjà tout compris. J'étais pas du genre à me mélanger à ma maison ou même aux autres pour bouffer, au contraire. J'aimais ma solitude et surtout que personne ne vienne m'emmerder pendant le repas. Ca gêne ma digestion. Ce jour là j'ai à peine eu le temps de lever la tête qu'elle ma sortie son speech. Un speech qui m'allait très bien. J'ai simplement approuvé de la tête, elle s'est installée, fin de l'histoire. C'est comme ça depuis. Les deux grands solitaires à faire comme s'ils étaient potes alors qu'on ne connaît même pas nos prénoms respectifs. Que pouvais-je espérer de mieux ? Tout ce que je sais d'elle c'est que c'est une vraie petite emmerdeuse de première, qu'elle n'a pas froid aux yeux et qui surtout, à une grande gueule. Elle m'amusait plus qu'elle ne m'agaçait.

Pour le moment, elle est dos à moi, elle cherche son chemin et moi ça m'fait marrer. Je la suis en silence, elle est trop occuper à s'énerver contre une statue en armure qui ne veut pas lui indiquer son chemin pour voir que je ne suis qu'à une cinquantaine de mètres d'elle. Elle descend jusqu'au troisième, j'ai le temps de fumer ma clope qu'elle n'a toujours pas l'air d'avoir trouvé son chemin. Je m'adosse d'une épaule contre le mur, un grand sourire aux lèvres.

« Alors, on est perdu moustique ? »

Ca ne manque pas, elle se retourne dans la seconde. Je lève les mains, l'air presque étonné de sa réaction.

« Quoi ! Fallait bien que j'te trouve un surnom. »

J'ai vite cerné que cette nana était pratiquement mon reflet mais en femme. Quoi que.. j'aurai eu un peu plus de senos(5)... Elle est aussi plate que les parchemins sur lesquels on écrit. Non, on va dire qu'elle est aussi plate qu'un parchemin avec des tas de taches d'encres. Histoire de dire qu'elle a un minimum de forme. Et le moustique … c'est simplement pour sa grande taille fine. Des grands bras, des grandes jambes. Encore un peu plus et elle pourrait être de la même taille que moi. Autre points communs ? Les tatouages. Elle est aussi marqué que moi et j'en ai presque le sourire.

Elle me menace, je l'ignore. Même si t'es vraiment pas mal dans ton genre, t'es pas la première et tu ne seras pas la dernière. Manque de bol pour toi, t'es arrivée au mauvais moment sur mon chemin, je suis de très mauvaise humeur. T'ira remercier ce connard de Directeur et notre cher prof d'étude des moldus.

« Et non, j'suis pas perdu. Connard. »

Je me relève et esquisse un doux sourire. Tant d'hostilité dans un si petit corps.

« Monsieur Connard, por favor. Et si, t'es perdu. Je t'ai vu demandé ton chemin au mec en armure. »

Je m'avance de quelque part et la sonde du regard. Je repense à ceux que j'ai fais chier dans ce château, sans scrupule, sans remord. Visiblement, je m'apprête à recommencer. Visiblement, t'as foiré ton coup du grand Tonton donneur de leçon Gabrieli. Je sors mon paquet de clope et en place une entre mes lèvres, d'un geste je lui tend en haussant les sourcils. Elle est de mauvaise foie et une vraie tête de nœud, mais ce genre de chose ne se refuse pas. Elle y met une fausse mauvaise volonté mais attrape tout de même le paquet au vol.

« Alors, Moustique, tu comptais voler où comme ça avec tes ailes d'anorexique ? »

Je t'avais dis, Monsieur Connard.
 
 
(1)     : lâche
(2)     : menteur
(3)     : dernier enfant
(4)     : Ta gueule !
(5) : Seins
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MessageSujet: Re: There's nothing left, no fortress to defend - ft Maxime.    Jeu 12 Juin 2014 - 23:30

« Putain d'château de merde ! Mangeur de rosbeef de mes … Rag ! »

Je pousse une porte : rien. Une autre ? Rien, de nouveau. Des portes et des couloirs, et des tapisseries moches, et des portes et des putains de merde de couloirs. Ce château est une vraie bouse, je l’ai pensé dès le début et je le pense encore. Pourquoi je n’arrive pas à m’y faire ? Pourtant c’est pas la première fois que je m’attaque à une escapade du château. Ah ça non pour la bonne raison que c’est surement la chose que je fais le plus souvent. Le plus « excitant » ici parce que question sensations fortes, y’a pas grand choses à tirer de ce lieu branlant à moitié. Tout à l’air de sortir d’une époque à trois milliards d’années lumière de la nôtre. Je tape, râle, souffle, grogne, peste, re-tape du pied et serre les poings. Ma toute petite patience est mise à rude épreuve et me voilà incapable au bout de quelques minutes à suivre une trajectoire logique et raisonnée pour la simple raison que je n’en ai plus rien à foutre ET de la logique, ET de la raison. Déjà de base c’est pas non plus mon trip alors bon. J’avance, toujours, pleinement consciente et heureuse de ma solitude et surtout du ridicule de la situation, paumée là entre douze carrefours, quarante-sept ronds-points, des doubles-files et surtout, des cul-de-sac à chaque quart d’heure. Je ne lâche pas prise, fait défiler les escaliers, insulte à moitié les tableaux qui me voient passer trente fois d’affilées et puis enfin, une armure m’adresse la parole.
J’ai pas tout compris parce que c’est limite du Godefroy de Montmirail là qui me cause. Ça m’énerve rapidement et puis on part au clash. Je ne sais pas faire dans la diplomatie, je suis absolument énervée, fatiguée, à bout, et complètement excitée tout simplement parce que, ce soir, et oui, ce soir… Croix rouge sur le calendrier = pleine lune. Je ne saurais distinctement décrire l’état dans lequel je me trouve mais il y’a quelque chose d’insupportable dans tout ça et c’est pourquoi j’ai voulu me changer les idées en sortant un peu de ma chambre. J’ai croisé des ombres oui, mais mon cœur dans ses sursauts d’intelligence m’a ordonné de courir chaque fois qu’un pelage noir entrait dans mon champ de vision. Ce jeu stupide m’atteint en plein cœur et aujourd’hui je ne suis pas du tout du genre à pouvoir garder mon sang-froid. Le grognement sourd du loup à l’intérieur de moi est insupportable : elle veut sortir, courir, chasser. Moi je taris ses colères à grands coups de masse autant que possible, mais je sais très bien que coure dans mes veines des sentiments tout à fait opposés. A vif, à fleur de peau, il ne me faut pratiquement rien pour péter un plomb, l’exemple est typique ici alors que l’armure a surement simplement voulu m’aider. En temps normal je l’aurais gratifié du « fuck » tatoué sur la tranche de ma main droite et serais partie sans plus accorder d’attention au reste, blasée de nature, mais pas aujourd’hui C’est un jour particulier où mes réactions sont imprévisibles, même moi je ne suis pas capable de prédire à quel moment je vais rester simple et quand je vais sauter et arracher la carotide du mec en face de moi. C’est ça être lycanthrope : bestiale, sauvage, incontrôlable et absolument asociale. Mais tout ça, peut-être que ça vient déjà de mon côté humain, partiellement invivable.

« Alors, on est perdu moustique ? »

Mon sang ne fait qu’un tour et je fais volte-face d’un geste sec. Mes yeux plissés et mon regard froid rencontre celui amusé du mec avec qui je mange peinarde tous les midis pour ne pas être emmerdées par les autres. Ma maison ou pas ma maison, peu m’importe. Je ne peux pas dire que je l’apprécie plus que ça, de base, je le connais pas, ne sait même pas son prénom, le truc c’est juste qu’on se dépanne mutuellement les midis. A partir de là j’ai pas envie de le connaître et pas envie que lui me connaisse point barre. Le seul point qui me dérange là maintenant c’est tout simplement l’équation mâle + loup-garou femelle x jour de pleine lune. Ça me choque, me fout une gifle et mes nerfs se tendent un peu plus comme si derrière moi on resserrait les ressorts dans mon dos. Mes poings sont serrés, je serre les dents et le gratifie d’un :

« Ferme ta gueule ou je t’étripe. »

Pour un peu je sentirais la louve grogner mais je tente de taire ce courroux impitoyable dans ma poitrine. Je désagrège le grognement dans ma gorge. J’ai appris à mater la bête avec le temps même si évidemment c’est bien plus compliqué en jour de pleine lune.

« Et non, j'suis pas perdu. Connard. »

Maxime ou l’amabilité du genre. Adorable, gentille, avenante, prévoyante, presque attendrissante. Chouette hein, je suis parfaite. Bye !

« Monsieur Connard, por favor. Et si, t'es perdu. Je t'ai vu demandé ton chemin au mec en armure. »

Il s’avance, par réflexe je me pose en statue défensive, presque les poings levés. Je n’ai pas peur, juste un réflexe. J’allais pour lui embrayer une jolie réplique gentille et polie quand son paquet de clope traverse l’air tranquillement et je l’attrape avec mauvaise foi. Ouais parce que je peux pas me permettre de baisser automatiquement la garde pour une clope même si pour le coup le mec vient de lire littéralement dans mes pensées. Je lui en pique une que je coince dans mes lèvres et une deuxième, avec un sourire narquois que je cale contre mon oreille. Du genre : tu vois, la prochaine fois j’garde le paquet pauvre tâche. Je lui renvoie son bien sans même le prévenir ou même observer ses réflexes. Et puis d’abord, c’est quoi ces manières d’employer du mexicain à tout bout de champ ? C’est pas la première fois que je l’entends causer, on dirait la potiche de l’infirmerie.

« Alors, Moustique, tu comptais voler où comme ça avec tes ailes d'anorexique ? »

Il sort son briquet. Agilité oblige, je l’attrape avant même qu’il ne puisse allumer sa clope, d’un geste leste, rapide, bref : surement une des seules qualités d’un être humain camé à la lycanthropie. Hahaha. Un sourire mauvais s’étire sur mes lèvres, ça me fait rire, oui oui, faire chier mon monde c’est surement l’activité qui me plait le plus.

« Rends-le moi. »

Le briquet vole de ma main droite à ma main gauche, passe devant ses yeux. Je suis agile, rapide, et s’il venait à tenter quoi que ce soit, je suis suffisamment sur mes gardes pour l’empêcher de me le reprendre. Il s’approche de quelques pas, je recule avec toujours ce même rictus au coin des lèvres. C’est un beau briquet : un zippo qui n’est apparemment pas tout neuf. Peu m’importe, je ne compte pas lui voler et pourtant, délinquante un jour, délinquante toujours. J’ai juste envie de rigoler un peu, mais je sens que mes nerfs et les siens n’apprécient pas la blague. Peu me chaut, je continue mon petit numéro histoire de lui boucler sa grande gueule de grand-frère mexicain. Je continue de balancer le zippo sous mes yeux, un air de teigne collé sur le visage. Lui ne rigole pas vraiment. Moi ça m’éclate. On fait moins le malin, hein ?

« Arrête de jouer à ça, c’est dangereux, c’est pas pour les gamines de ton âge. »
« Dixit le mec qui sait pas causer deux phrases entièrement en anglais. Va falloir rattraper la maternelle mon garçon. Y’a pas d’école anglaise au Mexique ? »

J’écrase un rire narquois. J’adore ça. J’aime voir son petit air figé dans deux sentiments diamétralement opposés. C’est à mourir de rire. Je joue toujours avec le briquet, marche à l’envers dans le couloir, les yeux fixement plantés dans les siens puis oh, mon dieu ! Le briquet me glisse d’entre les mains, entame une chute vertigineuse vers le sol… Que je rattrape au dernier moment. Je redresse la tête, souris toujours à moitié ( incapable de poser cette expression sur l’ensemble de mon visage ) et lui adresse un signe de tête typique de la peste du genre. Il a eu un de recul, la stupeur affichée sur son visage s’évanouit dès lors que je redresse le regard. Ça n’a duré qu’un millième de seconde. Mais ça rend la chose dix fois plus intéressante. Alors mexicano, on tient un peu trop à son briquet ? Mama qui te l’as donné ? Je ris de manière sourde, hachée. C’est léger. Et amusé.

J’allume ma clope, lâche un soupir soulagé, et fourre le zippo dans la poche arrière-droite de mon jean. Avant qu’il aille foutre sa main là, j’ai encore le temps.

« T’as trois secondes pour me le rendre. »
« T’as trois secondes pour me le reeendre. »

Je l’imite à la perfection avec son air de pétasse et ses gestes de poufiasse endimanchée. Il essaie de rester calme, mais je sens ce qui émane de lui et ce n’est certainement pas du calme que je ressens jusqu’ici. Moi, je trouve ça excitant de jouer avec le feu, dans tous les sens du terme alors, mon excitation se réveille, je fais rouler mes épaules pour détendre mes muscles dorsaux. La flamme passe devant mes yeux. Alors, petite ou grande gueule ?
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MessageSujet: Re: There's nothing left, no fortress to defend - ft Maxime.    Dim 15 Juin 2014 - 18:01

Maxime ∞ Mateo
There's nothing left, no fortress to defend

Jeudi 6 Novembre - début d'après midi
Toujours aussi aimable, elle me menace de m'étriper et j'attendrais presque avec impatience de voir ça. J'esquisse un sourire narquois, franchement... Elle est peut-être aussi grande que moi, mais elle est bien plus maigre et je doute que dans ses petits bras résident la force d'une lutteuse professionnel. Je soupire... Un grande gueule de plus, en somme. Ce qui est bien avec cette nana c'est que malgré tout, elle reste de « bonne » compañia puisqu'elle ne parle jamais. Je lui pose la question de savoir où est-ce qu'elle comptait aller et finit par sortir mon zippo de ma poche. En métal et partiellement rayé avec le symbole de la Marine – Une encre enchevêtré d'une corde, le tout au centre d'un cercle -, il appartenait à mon père avant qu'il ne me l'offre lorsqu'il a sut que je m'étais mis à fumer. Oui, je sais c'est un peu étrange sachant que les parents sont censés réprimander mais en vu de la situation, je pense qu'il n'en avait tout simplement pas la force. Bref, j'y tiens et ce, malgré les tensions qui animent mon père et moi.

Je l'approche de ma clope pour pouvoir l'allumer et là... plus rien. Que dal. Mes mains vides. Je relève mes yeux vers la jeune Serpentard, très doucement, mes mains encore figées dans le geste pour allumer ma clope, toujours entre mes lèvres. Je la vois le faire voler de sa main gauche à sa main droite.

De 1) Pour avoir une agilité et une rapidité aussi stupéfiante, il faut : Soit avoir des putains de réflexes, soit avoir un don très particulier.
De 2) Tu viens de commettre une terrible erreur. Parce qu'il y a des choses à laquelle on ne touche pas chez moi et ce zippo en fait partie.

Je laisse mes bras retomber le long de mon corps, prenant ma cigarette entre mes doigts. Je tends mon autre main :

« Rends le moi. »

Ton froid et sec, je n'ai plus envie de rire mais elle, elle à l'air de s'éclater. Elle continue de le faire voler et mes yeux ne la quitte pas. Mon visage reste impassible mais ma patience est aussi grande qu'un Elfe de Maison, donc je sais déjà qu'il m'en faudra très peu pour partir en vrille. Je savais que c'était une casse-couille mais là, j'ai pas tellement envie de voir à quel point elle peut l'être. Je m'approche de quelques pas, elle recule, un rictus méprisable sur le visage. Quelle merde.

« Arrête de jouer à ça, c’est dangereux, c’est pas pour les gamines de ton âge. 
- Dixit le mec qui sait pas causer deux phrases entièrement en anglais. Va falloir rattraper la maternelle mon garçon. Y’a pas d’école anglaise au Mexique ? »

J'hausse un sourcil et elle rigole, narquoise. Question répartie, elle est clairement à chier sachant que c'est le genre de discours que tu entends dans une école de maternelle justement. En plus de ça, je ne suis pas Mexicain. Sortant de la bouche d'Enzo, ça m'a fait plutpit rire, mais de sa part à elle … ça me fait clairement chier. Je ne réponds rien, préférant le silence à la réplique, surtout dans ce genre de cas.. Du moins pour le moment, puisque je sens que si elle continue à se foutre de ma gueule comme ça et à jouer avec mes nerfs, elle risque de comprendre très rapidement ce que c'est d'avoir le sang chaud lorsque nous sommes des Latinos. Je m'apprête à avancer lorsque je vois subitement le zippo lui glisser des mains. Mouvement de ma part. Frayeur absolue. Elle le rattrape...

Petite conne.

Je reprends mon impassibilité, balayant rapidement ma stupeur mais aussi la colère qui commence à bouillir gentiment mais sûrement au fond de mes tripes. Elle joue à un jeu à laquelle je n'adhère pas et qui risque de me faire péter les plombs plus rapidement que prévue. Elle s'amuse, cherche la merde et c'est clairement pas le bon moment. Si elle avait fait ça avec un autre, j'aurai passer plusieurs minutes à me dire combien elle est sexy quand elle est chiante mais là c'est pas la première idée qui me vient à l'esprit. Elle rit face à ma brève inquiétude et moi, je reste stoïque, fulminant de rage sans rien dire.

Je la regarde allumer sa clope. PERSONNE n'a jamais utilisé mon zippo et elle se permet là, devant moi, de s'accorder ce plaisir, ce privilège. Je crois que tu ne sais clairement pas à qui tu as à faire, querida.

« T’as trois secondes pour me le rendre. »
« T’as trois secondes pour me le reeendre. »

… Très bien, là tu commence sérieusement à me chauffer. Elle roule des épaules, ricane et se fou royalement de ma gueule. Mais t'as pas compris que nana ou pas, si j'dois t'en coller une, j'le ferais. Je sais que j'ai pour principe de pas taper les nanas mais elle, c'est pas une vraie fille. Elle est coupée d'un mec grande gueule avec une fille chiante au possible. C'est peut-être son prénom mixe qui veut ça, allez savoir. Cette fois, je m'approche et me plante face à elle, à moins de deux mètres, les nerfs complètement tendus, au paroxysme de l'impatience.

« Dis moi, t'es sûre que tu ne veux pas venir en maternelle avec moi ? Parce que pour avoir des répliques aussi à chier et aussi mâture que ça, j'me dis qu'on à sûrement due se tromper sur ton orientation scolaire. Je suis sûr qu'un gamin de cinq ans fait beaucoup mieux que toi. » J'esquisse un sourire à mon tour. « C'est presque décevant. »

Je n'ai peut-être pas les réflexes de cette grande gueule mais suffisamment pour sortir ma baguette et la pointer sur elle :

« Bloclang !»

Effet immédiat. Je sais déjà que sa langue se colle à son palais et les seuls sons qu'elle peut prononcer sont d'interminables gargouillis inintelligibles. Dommage, parce que t'es quand même plutôt pas mal. Je profites de son moment de surprise pour lancer un accio et récupérer mon briquet.

« C'est vachement mieux quand tu te tais, tu sais ? »

Je range ma baguette dans le creux de ma poche. J'suis peut-être un mauvais en cours, mais les sortilèges aussi con de ce genre, c'est à la portée de tout le monde. D'un geste lent et serein, je finis par allumer ma clope avant de ranger également mon zippo soigneusement dans mon jean.

« C'est pas pour rien que j'aime bien manger avec toi, c'est parce qu'à la base tu parles jamais mais là je trouve drôlement bavarde et c'est chiant. »

Son visage blafard devient cramoisi de rage et son poing s'abat directe dans ma mâchoire. J'encaisse le choc en reculant d'un pas. La douleur s'étend directement jusque dans mon cerveau et aussitôt un goût métallique se répand dans ma bouche. Je crache un filet de sang au sol en me massant l'orée de la mâchoire, endoloris mais ça ne m'empêche pas d'esquisser un léger sourire presque satisfait. Mierda, j'sais pas où elle a apprit à se battre mais j'commence à me poser de sérieuse question après la droite qu'elle m'a mise tout à l'heure parce qu'honnêtement... elle frappe sacrément fort.

« Au moins t'as le mérite de bien cogner pour une tia... Mais c'est tout ce que tu sais faire ? Gueuler et cogner comme un caniche ? »

T'as cherché la merde, tu la trouvée. Il ne lui faut qu'une demie-seconde pour se jeter sur moi et me plaquer au mur d'à côté, ses mains agrippant mon tee-shirt. Je la repousse avec violence mais elle n'est pas décider à lâcher le morceau de tissu qu'elle tient et qui se déchire sous l'emprise.Elle s'apprête à me cogner une deuxième fois et ce coup là, je réussis à le dévier pour qu'il ne m’atteigne qu'à l'épaule et même là, elle réussit à me faire mal. Putain, t'es quoi au juste, une machine de guerre ? J'dis pas qu'elle a une force surhumaine mais pour un gabarit comme le sien, elle se défend drôlement bien. J'attrape l'un de ses poignets et me glisse sur le côté pour venir plaquer mon torse contre son dos lui affligeant une clef de bras, agrippant ses cheveux par la même occasion en lui relevant la tête. J'suis pas un expert en combat, loin de là, mais on va dire que le métier est un peu rentrer avec toutes les castagnes à laquelle j'ai participé après la mort de Camélia.

« J'dois dire que tu te défends plutôt bien mais là tu commence à clairement m'faire chier le moustique. »

Une chose : Je ne pouvais pas prévoir que cette nana était gorgée de ressource...

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MessageSujet: Re: There's nothing left, no fortress to defend - ft Maxime.    Mer 2 Juil 2014 - 21:58

« Bloclang ! »

Attends mais qu... Oh bordel. Dans l'immédiat je sens ma langue se coller à mon palais et stopper le flot incessant de ma connerie. Je suis stupéfaite si bien qu'il arrive à récupérer le zippo avec aisance et moi je reste là comme une abrutie, les mains sur la mâchoire comme si cela pouvait changer quelque chose. Non rien ne se passe et surtout, moi je suis condamnée à émettre des gargouillis de degueulis jusqu'à ce que lui ou quelqu'un d'autre se décide à me libérer puisque un finite serait impossible quand on parle Troll. Ce qui m'amusait il y a deux minutes me rend folle de rage désormais, déjà que je suis pas mal entamée niveau colère, la lune approchant, les choses risquent d'être compliquées et ne pas s'arranger.

La colère monte, comme une moutarde, et si j'étais un réservoir, croyez moi que je serais remplie à une vitesse folle.

« C'est vachement mieux quand tu te tais, tu sais ? »

Je fronce les sourcils, les poings serrés et plaqués contre mon corps. S'il continue avec jouer il va finir par tomber et se faire mal, il n'a pas conscience qu'il se trouve sur un fil sans attache à trente mètres du sol, et que je suis de l'autre côté avec ma paire de ciseaux. Il ronge lui même sa corde comme un con, une parole de plus et...

« C'est pas pour rien que j'aime bien manger avec toi, c'est parce qu'à la base tu parles jamais mais là je trouve drôlement bavarde et c'est chiant. »

Je lui refais le portrait. Poing en avant, le corps balancé sans ménagement, je ne contrôle pas ma force et ai plutôt tendance à l'amplifier pour lui en coller une droit dans la mâchoire, bien précisément où ça fait mal et résonne dans le crâne. Il fait un pas en arrière et je le vois vaciller mais ça ne me fait même pas rire. Des gars dans son genre, j'en ai tabassé des tas, ils m'ont bien rendu les coups alors il ne me fait pas peur. Sa petite gueule de malin latino va se retrouver en quatre s'il n'arrête pas. Quelque part je sens que ça me fait du bien, que l'excitation est là - no comment - et que lui en coller une m'a fait du bien, mais pas assez pour me dérider.
Il crache du sang et ça, ça me tire un sourire. Ça fait mal hein « Chico » ? Crois moi t'as pas finis, je suis du genre butée. Sans en avoir conscience et surement par réflexe je me suis positionnée en défense, prête à amener le deuxième coup si le besoin s'en fait sentir. J'ai presque envie de lui dire d'y aller, de ne pas se gêner, ça me fera du bien de lui administrer une correction et ravager sa jolie gueule me fera aussi plaisir que saccager cette connasse de Joconde.

« Au moins t'as le mérite de bien cogner pour une tia... Mais c'est tout ce que tu sais faire ? Gueuler et cogner comme un caniche ? »

Un caniche ? Sans le savoir il fait mouche, incapable de supporter la comparaison avec un clebs. Si j'arrive à contenir celui qui est en moi c'est pas pour adopter le même comportement sous forme humaine. Mon poing part plus vite que la décision prise par mon cerveau. Le minot a bien comprit la manipulation et esquive mais j'atteins avec succès l'os de son épaule, ce qui me console de n'avoir pu choper l'autre côté de son visage. Prise dans les filets de mon égo je n'ai pas vu le revers arriver et pourtant, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le latino s'est entiche de mon poignet pour me faire valser avec violence. Je me retrouve le visage vers le plafond, le bras coincé dans sa manipulation et même si j'essaie de me défaire, son emprise est telle que je n'ai aucune marge de manœuvre. Cette situation me rend folle de rage, la langue toujours bloquée au palais, le corps entravé, la rage au cœur mais aucun moyen de pouvoir l'expulser. Il aurait pu être mon exutoire si j'avais mieux joué mon coup. J'aurais parfaitement pu le tabasser, cette idée me séduit dans sa totalité, comme un prédateur face à sa proie. J'ai l'impression d'approcher une limite, un point de non-retour vers lequel il me pousse. Par ma faute. Pour un briquet. Parce que je l'ai pris pour cible, comme ça. Parce qu'il me fait chier avec ses airs de vainqueur blasé de la vie et ses victoires. Parce qu'il est plutôt pas mal et que mes hormones en prennent un coup. Je l'ai pris pour cible parce qu'il était là tout simplement et qu'il m'a adressé la parole.

« J'dois dire que tu te défends plutôt bien mais là tu commence à clairement m'faire chier le moustique. »

Mon premier réflexe est simple, même moi je ne l'avais pas prévu mais c'est trop tard, avant même que je ne le décide réellement, je soulève ma seule jambe disponible et abat mon talon sur le dessus de son pied avec toute ma force: l'effet est immédiat. Cri étouffé, injures, toutes les couleurs passent sur son visage. Moi de mon côté j'en profite pour m'extirper de l'emprise qu'il relâche sous la douleur ou la surprise, ou bien les deux.
Et comme par miracle, alors que je me tiens désormais debout, massant mon bras tandis qu'il s'attarde sur sa propre douleur, ma langue se délie. Un sourire qui tient plutôt du rictus se pointe sur mes lèvres alors que je me retourne pour lui faire part de cette nouvelle. Son visage semble tiraillé par la retenue habituelle qu'il arbore et le vrai sentiment de frustration et de colère qu'il renferme. Je lâche un rire sarcastique, et finalement, peut être que c'est de trop. Il se redresse, impulsif, un vrai latin et se rue sur moi. Je l'esquive - de justesse - la première fois et me marre allègrement. Ma rapidité l’étonne, peut-être. Peu m’importe. Je crois qu’elle l’énerve, surtout, et une seconde fois il se rue sur moi. Cette fois le corps est rapide, élancé, il a saisit comment je me défile et sur quel côté je préfère me déporter.

Prise au dépourvu ma seule défense m’étonne moi-même : il est là à quelques centimètres, prêt à m’attraper pour surement me balancer dans les escaliers et me régler mon compte, je le devance. J’attrape le tissu déchiré par mes soins, de son t-shirt et au lieu de le repousser, je l’attire contre moi et pose mes lèvres violemment contre les siennes.
Ça réussit, il est désarçonné. Moi aussi.

Trouver une feinte, rapidement. Mes mains glissent rapidement vers ses poches et, avec agilité, je récupère le briquet. D’un geste aussi furtif que le baiser, je le quitte et le laisse en plan pour me retrouver face à lui, quelques mètres plus loin. Je suis sonnée, par mes propres faits et gestes. Quelque part, quelque chose en moi est ravi, transporté par l’adrénaline et le jeu. L’envie du combat, de la confrontation. Mais je ne perds pas face devant lui et, au lieu de ça, je brandis un sourire hermétique, à toute épreuve, sarcastique au possible.

Je lève la main. Lui montre le zippo, arbore un air de victoire en redressant les épaules. Il touche ses poches, réalise. J’t’ai eu, « chico ».

« T’as mal retenu ta leçon, dude. » J’insiste sur le « dude » avec mon accent New-yorkais à casser la baraque. « T’es une proie trop simple. J’ai même plus envie d’jouer. » Et contre toute attente, alors que rien ne présageait mon geste, je lui balance son zippo. A lui de faire attention s’il veut le rattraper.
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MessageSujet: Re: There's nothing left, no fortress to defend - ft Maxime.    Lun 14 Juil 2014 - 23:32

Elle ne manque pas de culot ni de cran, et surtout pas de caractère. Plus pourri que ça, j'ai rarement connu. Et pendant que je me perds dans ces déductions, une douleur violente et subite dans le pieds.

« PUTA DE MIERDA !! »

Je la lâche, agitant les mains dans tous les sens en sautillant sur place. Cette salope venait de me donner un coup de talon bien placé sur les orteils. Comment est-ce qu'un gabarit comme ça pouvait avoir autant de force, merde. La colère remonte violemment et je n'ai qu'une envie, c'est de lui porter un coup sur son jolie petit visage méprisable qui affiche désormais un sourire narquois. Regarde-moi cet air fier et détestable qu'elle arbore. Pourtant, je me retiens avec je ne sais quelle patience de me jeter sur elle. Jusqu'à la seconde où elle lâche un rire plein de sarcasme. J’atteins le point de non retour et je sens quelque chose péter quelque en part en moi. Quelque chose qui libère et diffuse une rage brûlante et intense. Caractère propre à mes origines. Sans réfléchir à ce que je lui ferai, je m'élance dans l'unique but de lui faire du mal et de lui faire ravaler son petit rire à la con. Ce n'est qu'une gamine prétentieuse qui croit avoir le contrôle sur tout et je compte bien lui montrer que sa supériorité n'est qu'illusion.

Elle m'esquive, je rage, je fulmine complètement. Mais elle ne m'aura pas deux fois car si elle est rapide, je n'en suis pas moins malin. Je me demande d'où lui vient ses putains de réflexes mais ça ne fait que de m'énerver de plus belle. La seconde fois je ne la loupe pas, et tout se passe à une vitesse incroyable. Je suis à deux doigts de la saisir par les épaules et de la jeter au sol dans un élan de rage incontrôlé mais de nouveau, ses gestes sont lestes, rapides, fluides. Je me sens tiré par le tee-shirt et c'est l'implosion. Mon être crépite et un volcan explose avec violence lorsque nos lèvres se scellent. La colère se mute en désir violent de lier le plaisir à la douleur. Tout ne dure que quelques secondes car son corps fuit presque aussitôt le mien et se glisse derrière moi. Je suis déboussolé, paumé mais je n'en laisse rien paraître. Je reste droit comme un I, le corps tendu au possible, la mâchoire crispée à m'en faire mal. A quoi joue cette petite conne ? Le problème est que désormais, la flamme était allumée. Elle venait de créer une étincelle juste sur la flaque d'essence que j'étais. Je me retourne, très lentement, mes yeux sombres se braquant sur le zippo qu'elle m'a extrait de la poche que je touche par réflexe, avec habilité.

« T’as mal retenu ta leçon, dude. »

Je vais te tuer. S'est définitif. Je vais lui faire ravaler son accent américain avec ce sourire détestable. J'ai apparemment trouvé quelqu'un d'aussi con et méprisable que moi. Enchanté, c'est un plaisir.

« T’es une proie trop simple. J’ai même plus envie d’jouer. »

Elle me jette le zippo que je rattrape d'un geste précis et vif. Je glisse aussitôt ma main dans mon autre poche, sors mon paquet de clope et m'en remet une entre les lèvres, l'allumant dans la foulée. Me détendre, inspirer, souffler, me détendre. Je ferme les yeux, me gorgeant du plaisir de la nicotine afin d'y trouver un point d'ancrage pour ne pas lui faire la peau tout de suite. Je crois qu'elle n'a pas encore très bien à qui elle fait face car si ça n'est pas maintenant que je vais lui régler son compte, ça sera dans peu de temps, très peu de temps.

« Visiblement, non. J'suis pas le genre bon élève, j'retiens rarement les leçons qui n'servent à rien et qui sont aussi inutiles. » Je lâche un ricanement amusé et moqueur. « Dis plutôt que tu te décourage simplement trop vite, mujer »

Je m'approche d'elle d'un pas tranquille, plus calme. En réalité, je ne suis qu'une bombe à retardement qui va lui exploser à la gueule au moment où elle s'y attendra le moins. Pour le moment, je me délecte de ma clope, reprenant un peu mes esprits parce que je suis un con mais je suis avant tout un homme. Et je crois que tout mec auraient perdu un peu le nord avec le baiser qu'elle m'a donné. C'était sucré et passionné, furieux, violent. Tout comme je les aime.

J'inspire et saisis la cigarette entre mes doigts, contemplant le papier se consumer.

« N'empêche, t'es stupide mais t'embrasse bien. J'peux au moins t'accorder ça. Après, pour ce qui est du reste... » Mes yeux la scrutent de la tête au pieds, sans aucune gêne. « C'est plutôt pas mal non plus, le paysage n'est pas dégueulasse à regarder. »

Mode connard activé. J'affiche toujours ce sourire narquois sans la lâcher du regard. Elle était devenue en l'espace de quelques secondes une vraie chieuse profonde mais aussi … un jeu. Car je ne pouvais nier ce petit plaisir à l'emmerder aussi bien qu'elle le faisait elle même. Une nouvelle excitation planait au dessus de nous et je ne doute pas une seconde que la lueur que je perçois dans son regard se reflète également dans le mien. Ce baiser échangé me reste sur les lèvres et j'en souris de plus belle.

« Au moins t'as le mérite d'être moins gaudiche que les nanas du coin, ça aussi j'peux te l'accorder. Et tu cache quoi d'autre derrière ta fierté de la taille d'un continent ? Des supers pouvoirs ? T'es genre quoi, un mutant ? Non parce que j'ai rarement connu de gonzesses aussi rapide et … comment dire» Je détaille de nouveau son corps de la tête aux pieds. « Le terme musclé ne te va décidément pas. Bref, t'as quand même quelques choses dans les bras même si on dirait que tu vas perdre un os au prochain coup de vent. »

Nouvelle latte, nouvelle expulsion brumeuse et mon sourire ne fait que s'élargir.
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MessageSujet: Re: There's nothing left, no fortress to defend - ft Maxime.    Lun 25 Aoû 2014 - 23:17

Je sens la puissance et l’excitation. Je sens l’animosité dans mes veines, la colère, furieuse et douce à la fois, palpiter sous ma peau. Je sais que la lune n’est pas loin, que ce n’est certainement pas le bon jour pour chercher la merde avec un autre débile siphonné comme moi. Car je le vois bien, je ne suis pas folle ni stupide : ce mec a l’air aussi timbré et sanguin que moi. Mais c’est plus fort que moi, rivaliser, emmerder, toujours plus. Chercher quelqu’un qui se voudra bien être mon exutoire du jour, ma petite partie de jambe en l’air ou de chasse à l’homme. Jamais je ne serais la proie, et cette petite pédale de mexicaine n’a pas encore compris le principe. Je suis le prédateur, ce cabot à l’intérieur de moi est le seul être qui exerce une pression sur moi. Jamais ce type ne sera à cette place. Et il serait temps de lui faire comprendre.

« Visiblement, non. J'suis pas le genre bon élève, j'retiens rarement les leçons qui n'servent à rien et qui sont aussi inutiles. Dis plutôt que tu te décourage simplement trop vite, mujer. »

Je lâche un rire aussi sarcastique que désintéressé. Cause toujours tu m’intéresses, mon petit gars, je vois bien que t’es qu’un autre « hombre » comme les autres, et qu’un léger baiser t’allume aussi vite qu’une allumette. Je lui souris toujours de cet air incroyablement méprisant pour la simple et bonne raison qu’il est hors de question que sa feinte assurance entache la mienne. Ma fierté de femme-animal, c’est plus fort que moi, ne baissera jamais la garde devant lui. Je sais aussi que mes hormones (ohmother !) se déplacent dans tous les sens et que la présence d’un être potentiellement potable physiquement parlant selon mes critères, qui plus est de sexe masculin ( bien que je ne m’attache pas à ça… ), n’arrange rien. Mais ça, je n’ai certainement pas envie de lui montrer.

Je respire un bon coup, lui tourne le dos sans la moindre hésitation, et fais quelques pas, tranquille. En tout cas d’apparence, et j’aurais pu presque faire partie d’une troupe de théâtre tant mon jeu est admirable. Je laisse échapper un petit rire narquois qui m’est uniquement adressé.

« N'empêche, t'es stupide mais t'embrasse bien. J'peux au moins t'accorder ça. Après, pour ce qui est du reste... C'est plutôt pas mal non plus, le paysage n'est pas dégueulasse à regarder. »
« Si tu pouvais éviter de me radoter ce que je sais déjà, petit. »

Je ne dis rien, mais son regard est brûlant dans mon dos, sur mes courbes ( je ne suis pas si plate qu’il n’y paraît bande de merdeux. ), bref, toutes les petites parties de chair qui lui sont visibles, il ne manque pas d’un faire un passage. Espèce de… mâle. Je laisse échapper un soupir désabusé. C’est qu’il parle beaucoup, comme une gonzesse. Je ne manquerais pas de lui rappeler.

« Au moins t'as le mérite d'être moins gaudiche que les nanas du coin, ça aussi j'peux te l'accorder. Et tu caches quoi d'autre derrière ta fierté de la taille d'un continent ? Des supers pouvoirs ? T'es genre quoi, un mutant ? Non parce que j'ai rarement connu de gonzesses aussi rapide et … comment dire… Le terme musclé ne te va décidément pas. Bref, t'as quand même quelques choses dans les bras même si on dirait que tu vas perdre un os au prochain coup de vent. »

Ce que je cache ? Ça mon grand, jamais tu ne sauras. Je lui adresse un sourire plein de mystère par-dessus l’épaule et alors l’odeur de sa cigarette me parvient. Tiens, ça ne lui sert à rien ces cochonneries, c’est pas beau de fumer mon grand. Tata Maxime va s’occuper de ton cas et… hop. Tout est rapide avec moi, j’aime en jouer. Si ma force n’est pas celle d’un alpha, ma rapidité compense ce que nous les femmes perdons dans nos muscles. Ses petites réflexions ne m’atteignent pas, je sais de quel bois je suis constituée. Je passe derrière lui, amène mon bras par-dessus son épaule et attrape la cigarette, puis murmure :

« Je cache des choses, petit, qui te feraient trop peur. Je m’inquiète pour ton cancer, tu me donnes ça ? »

Et je reviens devant lui, il ne bronche pas, l’appeler petit est une provocation. Je marche à reculons, savoure la cigarette. Et il me suit. Il me regarde droit dans les yeux et j’aime le fait qu’il soutienne mon regard. Peut-être qu’il a quelque chose dans le pantalon, je tourne la tête sur le côté et jauge ce type comme un morceau de viande. A mon tour de jouer au goujat.

« T’as pas beaucoup de poigne mon garçon, mauviette ou pas ? Une fille qui t’en fous plein la gueule, pauvre chaton. Pas trop mal à la virilité ? Et ton pied ? Pas besoin d’aller voir Mademoiselle Caldéron Chianos ? »

Petit rire narquois.

« T’as réussi à la serrer cette pétasse là ? C’est une latina, hmm, elle doit être pas mal malgré ses airs de pouffiasse. »

Je fais une grimace et secoue la main dans un signe irrespectueux. C’est vrai qu’elle est plutôt bonne tant qu’elle l’ouvre pas celle-là. Ma stupidité animale. Mes yeux sont des jolies flammes qui tendent à grandir encore.

« Oh excuse moi, peut-être que tu préfères les mecs. Tiens ça m’étonnerait pas, petit, j’ai rien contre ça je t’assure hein, moi non plus j’ai pas de préférence. Même si j’avoue que j’préfèrerais plus viril, là maintenant. »

Je tire une latte sur ma cigarette, et lui tourne le dos. Allez, à tchaobye mon garçon.
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MessageSujet: Re: There's nothing left, no fortress to defend - ft Maxime.    Sam 30 Aoû 2014 - 23:08

« Je cache des choses, petit, qui te feraient trop peur. Je m’inquiète pour ton cancer, tu me donnes ça ?»

Elle attrape ma clope et ce sont ses cheveux que je vais tirer si elle continue d'être aussi relou. Le « petit » qu'elle me lance me fou les nerfs... Tout ça parce que cette grande conne est … bah grande. Elle est presque aussi grande que moi et elle en joue, essaie d'atteindre ma virilité. Et le pire pour moi c'est qu'elle réussit à me foutre en rogne avec ses petites réflexions à la con. A aucun moment je ne baisse les yeux face à elle, c'est une question de fierté et je ne laisserais pas cette petite merdeuse avoir le dessus. Elle parade, elle pavane, elle a de la gueule et du cran, j'crois que c'est pour ça que je l'ai pas encore clairement renvoyé chier.

« Dommage, j'adore les histoires qui font peur. Raconté par une meuf comme toi, ça doit être sensas'. »

Avec tes cheveux noirs, j'pourrais presque te voir devant des entrailles de je ne sais quel animal pour y lire l'avenir. Depuis tout à l'heure, elle marche à reculons et moi j'avance, toujours sans la lâcher du regard. Baisser les yeux seraient perdre face à cette grande gueule et ça, j'ai pas envie. Avec d'autres, j'en aurais rien eu à foutre, mais j'sais pas, faut croire qu'elle un peu plus intéressante que les autres pouffiasses du coin.

« T’as pas beaucoup de poigne mon garçon, mauviette ou pas ? Une fille qui t’en fous plein la gueule, pauvre chaton. Pas trop mal à la virilité ? Et ton pied ? Pas besoin d’aller voir Mademoiselle Caldéron Chianos ?
Merci de t'inquiéter pour ma virilité, mais elle se porte très bien … Si c'est ça ce que tu appel en foutre plein la gueule, j'ai connu mieux. Mais bon, le principal, c'est d'essayer. »

Nouveau sourire de ma part alors qu'à l'intérieur, j'ai qu'une envie c'est de lui exploser sa jolie petite gueule.

« T’as réussi à la serrer cette pétasse là ? C’est une latina, hmm, elle doit être pas mal malgré ses airs de pouffiasse. 
-Oh sûrement mieux que la petite conne que tu es. »

Si tu réouvre ta gueule, je t'explose. Elle commence à me taper sur les nerfs et elle pousse le bouchon loin, trop loin. C'est pas que j'en ai quelque chose à foutre de Caldéron mais qu'elle me prenne pour une mauviette, je cautionne moins, parce que crois moi que si j'me pointe bien en face de toi, la mauviette va te faire ravaler ta façade narquoise. Mon caractère latino prend le dessus et je le sens vibrer dans chacune des mes veines. Je suis pas connu pour être patient et je crois que là encore, je vais en faire les frais.

« Oh excuse moi, peut-être que tu préfères les mecs. Tiens ça m’étonnerait pas, petit, j’ai rien contre ça je t’assure hein, moi non plus j’ai pas de préférence. Même si j’avoue que j’préfèrerais plus viril, là maintenant. »

… Qu'est-ce que t'entends par là, tanta ? J'ai les nerfs en boules et j'explose, comme si ma journée n'avait pas été assez merdique il faut qu'une pauvre conne comme elle vienne m'emmerder et me sous-entendre que j'suis qu'une tapette sans aucune virilité ? (Désolé comparse Pirate, c'est pas contre toi). Mon visage se ferme et je la regarde partir, toujours ma clope entre ses lèvres et je ne réponds plus de rien. J'ai les nerfs en vrac, le cœur qui tambourine comme un fou et j'ai pas le temps de réagir que je me retrouve déjà prêt d'elle. D'un geste sec, je la retourne face à moi et la pousse avec violence contre le mur en lâchant entre mes dents serrés un « petite conne ».

Je perds tout le contrôle, mes lèvres se plaquent aux siennes avec violence et ferveur, comme pour effacer ses mots grotesques de sa bouche de pouffiasse. Et je ne m'arrête pas là, la machine est lancée et je ne compte pas l'arrêter même si ce que je suis entrain de faire est sûrement une grosse connerie. Rien à foutre, elle la cherché putain. Mes mains agrippent son débardeur sous son hoodie et le déchire d'un geste sec tout en continuant de l'embrasser avec fouge. Mon corps se plaque au sien, imposant sa présence et je ne m'attendais peut-être pas à une réaction de sa part, mais de sentir ses mains s'agripper à mes cheveux et à mon tee-shirt qui part déjà en lambeaux, redore ma virilité et mon ego plus que je ne l'aurai cru. Mes mains se glissent déjà sur ses hanches et je constate que sa peau n'est qu'un lieu de braise, brûlante et vibrante... Et ça bordel, ça me fou les sens à l'envers. Le désir grimpe d'un coup et elle y répond avec une putain d'ardeur qui me rend ivre. C'est une vraie lutte, un corps un corps qui s'engage et qui termine sa course, à l'abri des regards, dans une salle vide où chacune de nos fringues terminèrent en charpies mais surtout où j'allais lui prouver que ma virilité n'était pas morte.
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There's nothing left, no fortress to defend - ft Maxime.
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