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 I was never loyal, except to my own pleasure zone - Ft Cody

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MessageSujet: I was never loyal, except to my own pleasure zone - Ft Cody   Dim 25 Mai 2014 - 20:42



I was never loyal, except to my own pleasure zone 
feat. Cody Z. Stryker


[FLASH BACK]

Dimitri Gabrieli.

24 ans, professeur d'Etude des Moldus. Il suffit simplement de savoir la matière qu'il enseigne entre ses murs pour comprendre qu'il fait défaut à notre monde. Il aurait pu servir la bonne cause : Éduquer les jeunes sangs-purs à connaître leur monde de pourri, d'indigne, pour mieux s’infiltrer dans leur système et les détruire de l'intérieur. Au lieu de ça, il enseigne pour mieux intégrer les moldus à notre monde. Si j'en crois certains élèves, il y prend en plus plaisir, les endoctrine considérablement à voir un être sans pouvoir comme un des notre. Cette petite ordure s'ajoute inévitablement à ma liste.

« Donc voilà, je me dis que si ça peut aider les gamins à avoir une meilleur vision de ceux qu'ils considéraient jusqu'ici comme des tares, alors tant mieux. »

Je l'écoute déblatérer toutes sa connerie que j'aimerais vomir, avec un sourire entendu sur les lèvres.

« Vous avez bien raison ! Je suis sûr que vous vous en sortez à merveille ! »

… Pour leur retourner le cerveau dans le mauvais sens, du con. Je lui pose une main sur l'épaule, comme pour appuyer mes dires, avec un regard encourageant. Je me suis retrouvé à discuter avec cet imbécile uniquement parce que j'en avais besoin et de fil en aiguille nous nous sommes retrouvés à parler de ses cours et de ses doutes quant à sa manière d'enseigner. J'ai dû lui sortir tout un discours pour le caresser dans le sens du poil mais surtout pour qu'il me lâche enfin.

« Merci, mais tu sais tu peux me tutoyer. Tu me rajoutes quinze ans à me dire vous ! »

Je ricane avec lui de manière convaincante. Dire que c'est ce pauvre gamin qui ose me dire ça.

« Okay. Allez, je vais me reposer. J'aimerais ne pas m'endormir lors de mon tour de garde de ce soir.
- Ça serait moche. Les gamins compte sur vous pour ne pas laisser revenir ces enfoirés.
- Ne t'en fais pas, il n'y a aucun danger pour que ça se reproduise. Rivers à mit le paquet... et encore désolé pour Eli. Je ne sais vraiment pas ce qu'il lui a prit.
- C'est rien... La prochaine fois, dis lui qu'elle évite de me donner une calvitie précoce ! »

Il rit, je jubile. Ne t'en fais pas Gabrieli, ça ne sera pas pour aujourd'hui que je viendrais amocher ta jolie petite gueule de traître. Je finis par le saluer de la main et ce n'est que lorsque je pénètre dans ma chambre que j'affiche un sourire qui en dit long sur ma satisfaction. Il n'a rien vu, comme tout ceux qui sont présent dans ce château. Comment pouvait-on être à ce point si stupide ? Je ne vais pas m'en plaindre, leur idiotie arrange fortement nos plans. Celui qui consiste à infiltrer le château sans qu'ils ne se doutent de rien. Le meilleur était de voir à quel point ça avait fonctionné. Toutes ces années à oublier mes racines pour endosser une autre identité... Tout ça, n'avait pas servit à rien. Je retrouve Eli, ma chouette, qui a déposer un petit tas de cheveux sur ma table. Je l'ai depuis mes 20 ans et une chose est sûre, c'est qu'elle est aussi vicieuse que son maître. Elle pouvait se montrer docile avec n'importe quelle personne, mais il suffisait d'un claquement de mes doigts pour que ses griffes ne viennent lacérer le visage de celui qui se trouverait être trop près d'elle.

Il ne fut pas compliquer de lui faire comprendre ce que je voulais de Eli et quelle était sa cible. Elle avait foncé droit sur Gabrieli, déployant largement ses ailes noires en pleins couloirs, toutes griffes dehors pour lui arracher une toute petite poignée de cheveux. Il s'était mit à gronder, menaçant le propriétaire de l'animal jusqu'à ce que je me présente devant lui, essoufflé, confus au possible. Je lui ai bégayé des excuses tout en affichant un air désolé, ma main dans mes cheveux. Il s'est calmé aussitôt... C'était presque trop facile.

Je m'approche d'un pas lent vers la table et saisis entre mes doigts les cheveux de cet imbécile. J'ouvre le petit tiroir et glisse une friandise à Eli tout en lui octroyant une caresse sur le sommet de sa tête. Je respectais cet animal bien plus que la jeune femme qui me servait d'épouse. J'avais reçu un courrier de Luna il y a une semaine de ça, me disant que je lui manquais plus que jamais et qu'elle devait passer quelques examens concernant son cœur. Cette idiote n'avait pas trouvé mieux que de développer une maladie cardiaque quelques semaines après mon arrivée à Poudlard. Nous ne savions pas encore à quel degré la maladie s'avérait être grave mais si elle venait à mourir, je pouvais dire adieu à ma descendance de sang-pur jusqu'à ce que je retrouve une femme digne de ce nom. Je pousse un soupire... Je le savais qu'elle serait plus inutile qu'elle ne l'était déjà.

Je m'allonge sur mon lit, tentant de trouver le sommeil. Seul le fait de ressasser la traque du dernier moldu qui orne mon tableau personnel, m'aida à dormir jusqu'à l'heure du repas.

*~*

Lundi 3 Novembreentre 11h et 13h.

Gabrieli se trouve être sensiblement de la même taille que moi et pour être honnête, ça m'arrange. Une fois le polynectar – qui est un breuvage tout aussi dégueulasse que dans mes souvenirs – bu jusqu'à la dernière goutte, je me suis vu prendre sa forme, ses traits, ses cheveux plus courts que les miens, sa musculature légèrement supérieure à la mienne. J'ai juste eu à piocher dans le tas de vêtements que j'ai prévu pour ce genre d'occasion, de les enfiler et de passer à la salle d'à côté. J'ai mis un bon mois avant de trouver la salle sur demande, période durant laquelle j'en ai profité pour subtiliser les ingrédients nécessaires à la préparation. Elle était l'endroit le plus sûr pour que je puisse mûrir cette potion en toute tranquillité, sans que personne ne puisse déceler ma couverture et donc, mon identité.

10h55

Dans 5 minutes, tout le monde entrera en cours. J'ai mis de longues semaines avant de trouver le créneau idéal pour rencontrer Stryker. Le Lundi, entre 11h et 13h. Même ces inutiles êtres humains avaient cours de Self Défense. Comme si cela allait les aider à se défendre contre nous... Je me ferais une joie de réduire à néant cette vermine qui pullule dans ces couloirs, au moment venu. Intégrer les moldus, à Poudlard... Cette décision laisse clairement un aperçu navrant du Directeur et de ses manières à gérer ce château. Je finis de m'habiller et attends 15 à 20 bonnes minutes avant de sortir retrouver celui que l'on m'a montré par photo, quelques mois plutôt. Celui qui à pour but de passer un message parmi nous. L'entrevue ne durerait pas plus de 30 minutes et c'était largement suffisant. Une fois terminé, je n'aurai plus qu'à attendre trente minutes supplémentaires avant que les effets de la potion ne se dissipent.

Je croise mon reflet dans une vitre du couloir. J'ai les traits tirés par la fatigue accumulée cette nuit et le peu de repos que j'ai pu m'accorder, mais le jeu en valait la chandelle. Quelques pas me suffisent pour arriver à la salle vide d'à côté et d'y entrer, le plus discrètement possible. J'y trouve déjà Stryker, debout et droit comme un I. Ce que je sais de lui ? Un bon nombre de chose, du moins ce qui est suffisant pour le cerner un minimum et pour savoir à quoi m'attendre. Si moi j'ai pu l'observer durant ses deux derniers mois, lui ne sait absolument pas qui je suis et c'est un critère primordial pour que je ne puisse pas tout foutre en l'air. Je ne suis pas à l'abri de ce gamin, d'une trahison ou je ne sais quoi d'autre, même si sous vérisétarum, il s'est avéré plus que motivé à nous aider.

Mains dans les poches, je m'approche d'un pas lent. Quiconque connaissant suffisamment Gabrieli aurait pu se douter qu'il semblait … différent. Par la démarche, l'expression du visage mais aussi à la manière de s'exprimer. Seul le timbre de voix restait presque semblable. Je n'ai pas été formé à être espion toute ma vie pour merder ce genre de détail.

« Le fameux Cody Stryker, je présume? »

Je me dirige vers lui et me stoppe à quelques mètres avant de sortir ma baguette de la poche de mon jean.

« Anticatimini. »*

Je jette un regard circulaire à la pièce. Aucune manifestation. Aucun intrus. J'arbore une expression neutre et garde ma baguette en main. Toujours garder à l'esprit de ne jamais se reposer sur ses acquis.

« Ne te fis pas à l'apparence, j'ai pris du polynectar avant de venir. »

Je jauge le jeune Serpentard du regard. Blond aux yeux verts, grand, froid. Il semble aussi aimable qu'une porte de prison et c'est bien un détail qui m'importe peu. Ce qui m'intéresse le plus ici c'est de savoir si ce petit merdeux sera à la hauteur de ce que nous attendons de lui et s'il saura tenir sa langue. Je sais qu'à son petit « entretien », il n'y avait visiblement aucun doute, mais je serais prêt à parier que bon nombre d'élèves étant de notre côté ici, ont retourné leur veste suite à notre défaite. La peur est un catalyseur aux changements d'idées, de comportement. Je le sais, je l'ai vu. Combien d'hommes et de femmes n'avaient pas changé de camp, suite à notre traque ? Avec pour unique cause de cette interversion, la peur ?

« Tu as un message à me faire passer ? »

Mon ton reste froid. Nous n'étions pas là pour être courtois, mais pour relancer une guerre dont la victoire nous appartenait.
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MessageSujet: Re: I was never loyal, except to my own pleasure zone - Ft Cody   Mar 3 Juin 2014 - 17:16

James & Cody
« i was never loyal, except to my own pleasure zone »




Je n'y croyais plus, mais j'avais finalement déniché la petite perle rare. Ce n'était pas non plus un cinq étoiles, mais c'était tranquille et doté de miroirs, ce qui était un élément essentiel à mes yeux lors de mes pratiques. L'endroit m'était apparu le vendredi soir pendant que je déambulais encore dans les corridors à la recherche de la place idéale afin de continuer à pouvoir exercer mon animagis auquel je n'avais pas touché depuis mon arrivée dans cette nouvelle école. Je me promenais sur un étage choisi au hasard lorsque j'aperçu la toilette des filles qui était un peu plus éloignée. Silencieuse de l'extérieur, elle m'avait semblé déserte et je n'avais donc pas hésité à entrer. De toute manière, même s'il y aurait eu des occupantes de l'autre côté de la porte, ça aurait été bien facile: je n'aurais eu qu'à encore aborder un air perdu et idiot pour me faire pardonner. Sauf que je ne m'étais pas trompé: il n'y avait personne et l'endroit était encore plus vaste que je ne l'aurais cru. Il y avait quelques cabines comme toutes les toilettes ordinaires, mais c'était surtout les grands miroirs qui avaient attirés mon attention. Je fis la tour de la place tel un touriste dans un nouveau pays et au fur et à mesure que mes pas exploraient, un sourire de satisfaction étirait mes lèvres: j'avais trouvé mon nouvel endroit. Il était certain que je pouvais être dérangé à tout moment par la gente féminine, mais rien de plus simple: il suffisait simplement d'aller se mettre à couvert dans une cabine et le tour était joué. De toute manière, la place ne me semblait pas beaucoup fréquenté puisque même un vendredi soir il n'y avait personne. J'allais aussi me constituer un petit horaire en conséquence de « l'achalandage » qu'il pourrait y avoir histoire de ne pas non plus me faire déranger aux cinq minutes. Avec le niveau de concentration que la pratique exigeait, je ne pouvais pas me permettre d'être constamment sur mes gardes. Enfin bref, cette découverte m'enlevait un gros poids de sur mes épaules parce qu'après avoir longtemps cherché, j'étais plus qu'heureux d'avoir enfin un endroit dans lequel j'allais pouvoir reprendre là où j'avais laisser mes changements. Du coup, je restai là une bonne partie du weekend à me pratiquer de nouveau, tâchant de retrouver tout ce temps perdu.

Je ne me fis pratiquement jamais dérangé, ce qui était vraiment fantastique.
J'étais vraiment de nouveau en piste pour mon animagus et rien ne pouvait me mettre de meilleure humeur.


...

Ce lundi matin là, celui du 3 novembre 2014, je reçu un hibou pour le moins particulier. Écrit dans un code que je connaissais bien puisque l'on m'avait « gentiment » conseillé de l'apprendre par cœur, je fus surpris de ne pas en avoir reçu plus tôt. Il s'agissait de l'un d'entre eux qui me donnait rendez-vous après le premier cours de la journée, soit sur l'heure du repas du midi.

Donc l'invasion commençait déjà si je comprenais bien... C'est qu'ils avaient été plus rapides que je ne l'aurais cru...

Je dissimulai bien ma lettre et aussitôt le repas terminé, je m'empressai d'aller la détruire à l'abris des regards. J'ignorais à qui ou à quoi j'allais faire face, mais je ne me sentais nullement nerveux face à ce qui m'attendait. Comme si je me sentais en pleine confiance alors qu'au contraire je savais qu'il ne fallait pas plaisanter avec ces hommes même si celui de cet été m'avait paru d'un mec plus bourré qu'autre chose. Si ça se trouvait j'allais une fois de plus me retrouver face à lui: peut-être avait-il une autre mission à me confier. Dès lors que cette idée me traversa l'esprit, je me trouvai soudain beaucoup plus curieux et excité de voir ce que me réservait ce fameux rendez-vous, mais bien sûr, je n'en démontrai rien. Je restai d'ailleurs bien sage durant mon cours, comme à ma bonne habitude, bien que mon esprit se trouvait totalement ailleurs. Je regardais un peu plus souvent l'heure guettant de près la fin qui me permettrait de me rendre là où je devais aller: sur le septième étage.

Dès que la classe fut terminée, je fus dans les derniers à sortir, histoire de ne pas me faire remarquer par mes autres camarades qui pouvaient être parfois chiants. Ce n'était certainement pas le moment de me retrouver avec une mouche collée au derrière et je n'avais pas plus le temps d'entamer une conversation sur ce que nous venions de voir. Je marchai d'une manière habituelle, c'est-à-dire calme et posée, sauf que je jetai quelques coups d'œil derrière moi afin de m'assurer de ne pas être suivi. Jusqu'à présent je m'en sortais plutôt bien et il était hors de question qu'une simple rencontre éveille les soupçons à mon propos. J'étais déjà plus que chanceux que les numéro trois et cinq de ma liste n'aient rien dit au sujet de mon message alors je devais continuer de maintenir la chance de mon côté.

J'arrivai à l'endroit indiqué le premier. Du moins, c'était ce à quoi ça ressemblait puisque j'étais seul dans la pièce. Je fis quand même le tour afin de m'assurer qu'il n'y avait rien de caché ou je ne sais quoi d'autre: je n'aimais pas les surprises. Mais mon inspection ne me révéla rien du tout: j'étais bel et bien seul et il ne me restait plus qu'à attendre celui ou celle qui m'avait convoqué ici. J'attendis donc et ce sans aucune nervosité, mais plutôt avec curiosité. Je gardai ma baguette dans mes poches et je n'avais pas l'intention de m'en servir sauf en cas d'extrême urgence. Je pouvais m'attendre à tout et n'importe quoi, mais mon instinct me disait que je n'avais rien à craindre. Sans doute que ma confiance en moi était trop grande, mais au moins peut-être m'évitait-elle du stress inutile.

Quoi qu'il en soit, je n'eus pas à attendre bien longtemps puisqu'à peine cinq ou dix minutes plus tard, la porte devant laquelle je me trouvais à quelques mètres s'ouvrit. Je demeurai bien droit et tâchai de ne montrer aucune émotion, pas même mon excitation. Demeurer impassible était de circonstances et sans doute que ça le serait à chaque fois qu'il y aurait quelque chose entre moi et eux. La porte s'ouvrit donc et même si je fus légèrement surpris de me retrouver face au prof d'études des moldus, je n'en démontrai rien. Après tout, cette apparence pouvait être une couverture: les visages étaient assez trompeurs et ça, je l'avais su dès ma première fois. Il suffisait simplement que j'use de mon sens de l'observation pour répondre moi-même à ma question.


- Le fameux Cody Stryker, je présume?

Cette simple question me mit aussitôt la puce à l'oreille: je n'avais pas Gabrieli devant moi puisqu'il m'enseignait déjà depuis près de deux mois et demi et savait donc sans doute qui j'étais. Encore plus s'il savait que j'étais le « messager ». Et cette manière qu'il avait de s'approcher de moi, sa façon de marcher en général était différente et ça, ça ne trompait pas réellement. Sans doute que celui qui se trouvait dans le corps n'avait pas bien étudié la gestuelle de son « emprunt », mais j'allais très certainement observer tous ses tics et sa manière de s'exprimer afin de peut-être retrouver le véritable visage camouflé en dessous du costume.

Il continua de s'avancer avant de s'arrêter et de sortir sa baguette magique. Je ne bronchai pas et demeurai toujours aussi impassible, mais je ne loupai aucun de ses mouvements, comme un crocodile qui guetterait sa proie.


- Anticatimini.

Sa précaution magique lancée, il gardait pourtant son arme à la main, mais je ne m'inquiétai pas pour autant. Pour le moment je ne me sentais toujours pas menacé.

- Ne te fis pas à l'apparence, j'ai pris du polynectar avant de venir.

On me l'a déjà fait celle là vieux.

Il me jaugea de son regard et moi je ne quittai pas ses yeux tout en restant en contrôle de tout. Je devais avoir l'air d'un bon petit soldat, mais allez savoir ce que lui pensait de moi. Sans doute qu'il me trouvait trop ci ou trop ça et franchement, je m'en foutais carrément. Nous n'étions pas là pour jouer une partie d'échec version sorcier, mais pour autre chose. Autre chose de beaucoup plus grand, de beaucoup plus dangereux.


- Tu as un message à me faire passer ?
- Ça dépend
, répondis-je sur le même ton froid.

Je ne savais pas s'il s'agissait d'une sorte de test et je savais encore moins ce que lui ou elle me voulait, mais je devais écouter mon instinct. Et à ce moment là, il me disait de faire très attention à ce que je m'apprêtais à dire. De ne pas trop en dire, mais d'en dire assez à la fois. De simplement faire fonctionner ma cervelle et de garder mes sens constamment en éveil. De continuer à l'observer au fur et à mesure de notre conversation pour en apprendre le plus sur mon interlocuteur. De ne jamais regarder sa baguette pour ne pas qu'il ou elle croit que je me sens menacé par son arme.

- Si t'es là c'est parce que tu l'as sans doute eu. T'as même du l'avoir avant d'atterrir ici.

Ça, c'était si il ou elle parlait réellement « du » message que je devais transmettre aux autres. Et d'après ce que je savais, aucun d'entre eux n'avaient été averti sauf par mon entremise, ce qui me prouvait que le faux Gabrieli qui était devant moi était arrivé soit après moi, un peu avant moi ou carrément en même temps que moi. Jamais ils ne sauraient risqué à envoyer un hibou pour larguer une telle bombe, même écrit en code et ce, peu importe la position réelle occupée par leur destinataire. J'avais cerné leur manière de faire bien avant et je savais que bien que certains d'entre eux semblaient être prisonnier d'une stupidité chronique, d'autres prenaient d'extrêmes précautions. Si ça se trouvait, il ou elle était également un espion, sauf peut-être à un titre différent. Une autre tâche différente.

- Du coup, je pense que c'est peut-être toi qui a un message pour moi. Ou encore que tu veux des informations sur la manière dont se déroule les choses, je me trompe?

Peut-être était-ce un peu risqué, mais puisque je n'avais reçu aucune lettre jusqu'ici et que jamais je n'avais envoyé quoi que ce soit, ils n'avaient aucune idée de mes avancées. J'ignorais si lui (elle) avait d'autres contacts extérieurs ou si lui (elle)-même sortait parfois pour leur rendre visite (tout cela dépendait de son âge et de sa position réelle, bien entendu), mais peut-être qu'il (elle) servait carrément de hibou humain. Je n'avais pas l'intention de lui demander et de toute manière, je m'en foutais complètement.
Je pris tout de même les devants, étant toujours guidé par mon instinct.


- Les numéros trois et cinq ont eu une visite, dis-je simplement.

S'il (elle) savait tout alors il (elle) savait exactement de quoi et de qui je parlais.




HRP:

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MessageSujet: Re: I was never loyal, except to my own pleasure zone - Ft Cody   Dim 8 Juin 2014 - 22:43



I was never loyal, except to my own pleasure zone 
feat. Cody Z. Stryker


« Ca dépend. »

Il est froid et impassible, tout comme je le suis en cet instant face à lui. Je sais qu'il se méfie un minimum car qu'est-ce qui pourrait lui confirmer que je ne suis pas qu'un imposteur ? Il me scrute, je le sens attentif à mes moindres gestes, cherchant à détecter quelque chose de familier, une attitude qu'il aurait déjà pu rencontrer. Mes gestes modifiés, il était clairement peu probable à ce qu'il me reconnaisse au prochain croisement de couloirs, mais rien n'était impossible. Pas avec un garçon comme lui qui a l'air aussi attentif que serein.

«  Si t'es là c'est parce que tu l'as sans doute eu. T'as même du l'avoir avant d'atterrir ici. »

Attentif et loin d'être idiot et stupide. Il me sonde, me teste. Sauf qu'ici, la personne a tester ça n'est pas moi, mais toi jeune homme. Pourtant, je ne peux pas nier que je prends presque plaisir à le voir si sûr de lui, maître de ses mots, de sa gestuel, de ses paroles. Sa manière d'agir m'aide plus qu'il ne le croit à me faire une petite idée sur le personnage, en personne. Parfois les dossiers ne sont pas suffisant pour cerner le caractère réelle d'un homme ou d'une femme. Ici, j'ai tout le loisir de me faire ma propre image de qui était Stryker.

« Ravis de voir que tu es aussi perspicace. »

J'esquisse un léger sourire, restant toujours immobile face à lui. Je ne fais jamais confiance à qui que ce soit, si ce n'est mes trois compagnons de fortune : Tony, Matt et Lucia. Alors que Stryker soit de notre côté n'y changera rien. Tout ce que je dois m'évertuer à faire était de garder une image différente à chacune de notre entrevue afin d'éviter un quelconque risque.

« Du coup, je pense que c'est peut-être toi qui a un message pour moi. Ou encore que tu veux des informations sur la manière dont se déroule les choses, je me trompe? »

Voilà qui est plutôt intéressant. Je me recule et m'assoit légèrement sur la table derrière moi, toujours baguette en main. Je joue avec, toujours le même air impassible sur le visage tandis que Stryker reste lui même stoïque. Nous sommes tous les deux méfiants et nous serions bien fou de ne pas l'être. Surtout lui qui ne voit pas mon vrai visage. Mais il a rapidement comprit que seul un espion ou un membre faisant partie intégrante de notre Ordre pouvait savoir de quoi il parlait : Les messages à délivrer. Une liste de sept personnes à informer de notre retour imminent. Sept personnes ayant lutter à nos côtés, que ça soit de manière discrète ou ouverte.

Je croise les bras sur ma poitrine, ne dérobant pas mon regard.

« Je t'écoute. 
Les numéros trois et cinq ont eu une visite. »

J'aurai presque l'envie d'esquisser un sourire. Il était bon, patient et adroit car pas un seul moment je n'ai entendu un bruit de couloir ou une émeute craintive à ce sujet. Le numéro trois : Connor Tveit, un jeune Serdaigle qui affichait ouvertement son mépris contre ceux dépourvus de pouvoir présent dans ce château. J'ai eu quelques fois l'occasion d'entendre ses propos qui se révélaient être convaincants … Mais rien ne nous assurait qu'il aurait autant de hargne lorsque nous reviendrons. Il assumait parfaitement sa position, il restait à savoir s'il la tiendrait jusqu'au bout.

Le numéro cinq : Jeroen Van saade. Serpentard, froid, calculateur. Du moins, c'est l'impression qu'il donne. Il est plutôt d'un genre silencieux et calme. J'ai cru comprendre que ce gamin a plus ou moins agit avec nous pour effectuer la sale besogne et qu'il rechignait rarement voir jamais. Mais la même question se posait : Serait-il toujours de notre côté alors que nous avions été dissout au sein de Poudlard ?

Le reste de la liste que je connaissais par cœur, me reste en tête. Je me récite mentalement les noms tout en y posant des visages. Tout comme Stryker, j'ai eu le droit à quelques clichés afin de poser des traits précis pour chacun d'eux. J'ai eu tout le loisir de les voir au moins une fois et aussi d'analyser rapidement qui ils étaient au quotidien.

« Et que penses-tu de leur réaction ? S'ils en ont eu une. »

Je m'informe, voulant savoir quelles ont été leur manière de réagir face à cette nouvelle car s'il y a bien une chose que je ne ferais pas : c'était de leur accorder toute ma confiance. J'écoute Stryker sans sourciller, restant aussi droit et froid qu'à mon entrée, les mains appuyées de part et d'autre de mes hanches, sur la table.

« Tu leur fais confiance ? »

Je n'attends pas qu'il me réponde pour enchaîner :

« Moi non. »

Bref, sec. Je me relève, une main sur le menton, réfléchissant rapidement à la situation. Les prévenir étaient pour moi dangereux. Je le répète, nous n'étions à l'abri de rien puisque personne ne pouvait nous assurer que sur ces sept personnes, tous seraient encore loyaux. Non, la peur est une cause première d'un retournement de veste et c'est une chose, un détail que nous ne pouvons ignorer à ce stade du jeu.

« Je ne serais pas surpris que la moitié d'entre eux aient retourné leur veste. La fiabilité est une rare vertu de nos jours, c'est une qualité qui se perd. »

Je glisse mes mains dans mes poches, rangeant par la même occasion ma baguette. Je me méfiais peut-être du jeune Serpentard, mais je sais aussi que je serais suffisamment habile ou rapide pour le parer si jamais il venait à effectuer le moindre geste contre moi. Seulement, à le jauger depuis tout à l'heure il n'a pas l'air très enclin à vouloir mettre un peu de désordre. Je crois même que c'est le genre de garçon qui n'y verrait aucun intérêt.

« La peur. L'angoisse. La mort. Des catalyseurs extraordinaires pour les faire changer d'avis. Nous avons perdus, certains se sont sûrement rangés aux côtés du vainqueur par sécurité. Par faiblesse. »

Parce qu'ils ne sont que des insectes effrayés au moindre signe de danger. Des hypocrites, incapable de maintenir leurs idées sur le même cap. Ils me feraient presque de le peine s'ils ne me dégouttaient pas autant. Le message a passer auprès de cette liste me force à redoubler de vigilance et surtout à les observer deux fois plus même s'il était certains que je ne pourrais pas être sur tous les fronts en même temps.

Je stoppe net mon pas... Il est là, de notre côté. Pourquoi ne pas m'en servir ? Si je me souviens correctement de ce que j'ai lu dans son dossier, ce gamin était le roi pour semer le trouble parmi les tranchées les plus solides. Et surtout, je ne sais pas si Stryker était au courant ou non, mais nous en savions long sur sa vie mais aussi sur sa petite sœur, Ruby. Un faux pas de sa part, un seul, un doute et cette petite tête blonde et angélique serait la première à goûter à mon plaisir naturelle pour la souffrance. Il serait dommage d'abîmer un si jolie visage... Mais je garde cette menace sous silence, persuadée qu'elle me sera d'utilité bien plus tard si jamais Stryker venait à faillir comme tous ces misérables.

Je me tourne vers lui, face à face :

« Garde un œil sur eux, aussi discrètement que tu sais le faire. »
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MessageSujet: Re: I was never loyal, except to my own pleasure zone - Ft Cody   Jeu 12 Juin 2014 - 23:40

Je me retrouvais encore dans une espèce de jeu tout comme je l'avais été au début du mois d'octobre avec Jeroen dans les vestiaires, sauf que là, c'était complètement différent: je jouais dans la cours des grands. Pourtant je n'avais pas peur. Je savais que tant et autant que je restais en contrôle de mes paroles et actions et que je restais sur mes gardes à tout moment, il ne pouvait rien m'arriver. De toute manière, ça serait bien idiot de la part de l'autre de m'attaquer comme ça, en pleine école, alors que sa petite bande se trouvait clairement en minorité (à moins qu'ils soient plusieurs à être dissimulés dans le château). Nous étions là pour discuter et rien de plus. Dû à son introduction assez faible, je dus prendre les devants tout en tâchant de ne pas dire trop de conneries. Après tout, il pourrait s'agir d'un piège envoyé par Marek, mais jusqu'ici je n'avais commis aucune faute, sauf si Connor ou Jeroen avaient décidés d'aller discuter ouvertement ce que je leur avais confier à leur directeur, mais j'en doutais fortement. Il s'agissait tout de même d'un risque que je prenais en compte: il pouvait m'arriver des bricoles à tout moment et je devais toujours être prêt. Je décidai donc de parler avec les numéros et non les noms. Au moins, s'il s'agissait d'un imposteur il n'aurait aucune idée de qui je parlais et ainsi je serais le seul à être foutu en l'air. Sa réaction suite à ces informations fut plutôt bonne: il semblait savoir de qui je parlais précisément, mais brouiller les cartes était si facile. Je ne faisais pas confiance au faux Gabrieli tout comme je ne faisais confiance à personne dans ce château, hormis peut-être Ruby qui avait rejoint Poudlard depuis peu. D'ailleurs, peut-être était-ce là un problème sachant que désormais j'avais un point faible, élément que je n'égarais pas non plus tout en prétendant qu'ils savaient pour son entrée ici. Cet été, je ne pensais pas qu'elle réussirait à se faire expulser pour venir me retrouver (je ne l'aurais même jamais cru capable d'une telle chose), mais sa présence changeait des choses. J'allais demeurer beaucoup plus vigilent vis-à-vis de sa sécurité à elle: plutôt encore prendre les coups à sa place que la voir souffrir.

Si lui avait décidé de s'asseoir sur la table derrière lui, moi je ne bougeai pas d'un poil. Je ne le quittais toujours pas des yeux non plus, mais je ne regardai pas sa baguette avec laquelle il jouait. Baisser les yeux vers elle l'espace d'une seconde indiquerait une faiblesse et une peur de se faire attaquer, chose que je ne ressentais pas sur le moment. Je n'avais pas envie de lui donner cette satisfaction, peu importe qui c'était.


- Et que penses-tu de leur réaction ? S'ils en ont eu une.
- C'était sensiblement la même chose: la surprise, l'incompréhension et finalement l'assimilation.


Je n'allais pas donner mon point de vue sur ces réactions puisque je n'en n'avais pas. Moi, j'avais fait mon boulot et c'était à eux, les destinataires, de faire le reste. Je ne faisais parti du camp de personne: ni des supérieurs, ni des destinataires, ni même de ces gardiens qui avaient instaurés le château presque en même temps que moi. Je menais mes petites affaires personnelles, j'aidais un peu et le reste ne m'intéressait pas. En réalité, toutes leurs petites manigancés me passaient bien au-dessus de la tête: ça allait simplement être une partie de plus à jouer, ça allait être drôle et après ce serait terminé.

- Tu leur fais confiance ? Moi non.

Question stupide à laquelle je ne répondis pas, tandis qu'il se relevait.
S'il avait un peu de jugeote, il connaissait déjà la réponse.


- Je ne serais pas surpris que la moitié d'entre eux aient retourné leur veste. La fiabilité est une rare vertu de nos jours, c'est une qualité qui se perd.

Une idée que je n'avais pas écarté et ce, depuis le début de ma petite mission. Je savais parfaitement que les gens pouvaient changer d'avis à tout moment et ce pour n'importe quelle raison. C'était sans doute ce qui mettait le plus de challenge dans mon travail: ne pas savoir. Avaient-ils bien effectué leurs recherches avant de constituer cette petite liste? Étaient-ils certains que ces noms figuraient encore dans leur équipe de ténébreux criminels? Difficile de savoir puisque je n'avais pas posé de question lorsque l'on m'avait remis le matériel nécessaire. À quoi bon de toute manière puisque ne m'aurait probablement pas révéler la vérité. J'allais devoir tout découvrir seul et ce serait moi qui prendrait s'il y aurait une petite erreur de leur part. Enfin pas que moi: ça fouetterait tout en l'air toute leur opération. La liste avait beau être minime sur le nombre de gens qui résidaient au château, mais il ne suffisait que d'un individu pour créer un ras de marée.

- La peur. L'angoisse. La mort. Des catalyseurs extraordinaires pour les faire changer d'avis. Nous avons perdus, certains se sont sûrement rangés aux côtés du vainqueur par sécurité. Par faiblesse.

Sa baguette finalement rangée, il fit quelques pas vers la porte et je me fis la réflexion que ça devait déjà être la fin de notre entretient. Au moins, pour les prochaines fois, j'allais savoir de quoi il s'agissait: un simple rapport dans lequel je devais dire qui sur la liste savait. Le problème était que je ne savais pas à quand aurait lieu notre prochaine convocation et encore une fois, il ne serait pas nécessaire que je pose la question. Je continuerais simplement à faire comme d'habitude, c'est-à-dire avec mon instinct et parfois le fruit du hasard pour divulguer mes autres messages. J'avais encore deux élèves de Serpentard à aller voir, je devais aller faire un petit tour à la bibliothèque pour commencer à me renseigner sur mon animagus, je devais trouver le vampire qui se faisait franchement discret et l'enseignante d'études des runes avait foutu le camp, ce qui me faisait une personne de moins à contacter. D'ailleurs, je ne savais pas si l'autre savait pour ce départ hâtif, mais j'allais garder cette information pour moi, me disant qu'il devait sûrement savoir. Puisque je n'étais pas de son camp, je n'allais pas l'aider plus qu'il ne le fallait non plus: il allait finir par le découvrir lui-même.

- Garde un œil sur eux, aussi discrètement que tu sais le faire.

Il s'était retourné et nous nous faisions désormais face.
Pour la première fois, j'eus une petite réaction: je lui fis un petit sourire qui sous-entendait mon amusement général.


- J'ai déjà commencé.

Le Quidditch et ses entraînements réguliers étaient parfaits pour garder un œil sur Jeroen. Le fait d'être dans la même maison que trois personnes sur la liste (Abby, Melvin et bien sûr Jeroen) était également très favorable à mes observations. Je n'étais pas dans la même année que Connor, mais ça ne m'empêchait nullement de l'observer dans la grande salle lors des repas ou de le croiser dans les corridors. Je ne m'étais pas encore rendu à la bibliothèque, mais puisque je n'avais pas encore informé Keith, je me disais qu'il n'y avait rien à voir pour l'instant. Quant à Kazuo... Il était celui qui me posait le plus de problème puisque je ne l'avais pas encore croisé, même lorsque je me baladais tard le soir, mais je n'allais rien dire à mon interlocuteur de ce petit soucis: je trouverais bien une solution moi même.

Je m'amusais comme un petit fou pour l'instant et je n'avais pas l'intention d'arrêter là. Et ça, je pense que l'autre s'en doutait.



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MessageSujet: Re: I was never loyal, except to my own pleasure zone - Ft Cody   Mer 18 Juin 2014 - 22:52

Perspicacité, calme, impassibilité. Stryker avait plus de ressource qu'il ne voulait bien le laisser paraître et peut m'importe ses motivations, il me serait utile. Là est ma seule demande, faire ce que je le lui dis. Et je suis certain que si mes indications permettaient de semer le doute, la souffrance et d'autres multiples états d'âmes douloureuses, il se ferait un plaisir de les suivre et de les accomplir. J'ai ma propre petite liste en tête. Deux mois que je les observe, que je les étudie dans leur petit quotidien. Mais ça n'est pas suffisant, non. Pour profiler un tueur en série, il faut que l'expert réussisse à se mettre dans la peau du criminel, qu'il vive et ressente les choses comme lui. Il doit faire surgir sa propre part d'ombre, penser comme le prédateur. Il doit être le prédateur. Sans cela, il ne pourra pas comprendre ses agissements et ainsi anticiper. C'est assez amusant de voir que la règle s'applique à l'inverse. Pas que je me considère comme un criminel, non. Je ne fais que rendre service à l'humanité, c'est différent. Je suis ici pour observer chacun de leur faits et gestes, ceux du Directeur et de sa pitoyable Co-Directrice. Ismaelle Stoneheaven. Une bien jolie blague qu'était c'était jeune femme enceinte jusqu'au cou. En plus d'être un refuge pour notre sous-espèce, cette école devenait une maternité. Je l'ai vu à l'oeuvre avec les élèves et je dois qu'elle s'en trouve être écoeurante. Plusieurs fois je suis venu l'observer dans l'ombre, m'imaginant avec un plaisir non dissimulé la jouissance ultime que je ressentirais lorsque je ferais couler le sang de ses petits protégés, juste devant ses yeux. Torturer un corps était un plaisir mais torturer une âme, s'immiscer en elle jusqu'à faire craqueler la faille pour contempler la folie du désespoir … Ca c'était une réjouissance incommensurable. Je me demande quel objet je pourrais lui prendre pour orner mon tableau.


« J'ai déjà commencé. »

Oups. Je l'avais presque oublié celui là.

Je n'affiche absolument aucune surprise, cela ne m'étonne pas de lui. La liste qu'il devait prévenir restait pour moi un danger que nous prenions. Malgré plusieurs discutions avec certains de mes « collègues », je fus bien obligé de me plier à la majorité. Ils sont corrompus jusqu'à l'os et fragiliser au possible. Je reste persuadé qu'une partie des noms ne sont plus de la partie et il y en a un qui, d'ailleurs, me reste à l'esprit. Un jeune Serpentard que je me plais à voir se pavaner. Sûr de lui, tranquille, il ne se doute pas un seul instant que la pointe de l'épée est entrain de frôler son cuir chevelu. Je n'aime pas la trahison, c'est un sentiment que je trouve répugnant et je ne suis pas le genre d'homme à laisser passer ce genre de détail. Je punis les traîtres. Celui-ci le sera particulièrement. Lentement, mais sûrement.

Mon attention se reporte sur Cody et j'affiche pour la première fois, un petit rictus de plaisir :

« Surveille particulièrement tes courriers Stryker, j'aurais sûrement quelques petites choses à te faire faire où je suis certain, que tu y trouvera ton compte. »

Mon sourire élargie en dit long – ou plutôt celui de Gabrieli – et je ne doute pas une seule seconde qu'il comprend le but de ces « quelques petites choses ». J'ai déjà mes petites idées mais chaque chose en son temps. Discrétion et patience. Ne pas aller trop vite, ne pas se laisser gagner par l'excitation et l'impatience de voir leur visage tirer par la colère ou la souffrance. Et puis, plus je prendrais mon temps, plus mon plaisir en serait plus grand.
Mains dans les poches, je lui accorde un dernier sourire et regard qui pourrait traduire l'espace d'un instant, la folie qui m'habite, pour ensuite tourner les talons. Ce n'est que lorsque j'arrive à la porte et que ma main se pose sur le métal froid de la poignée que je juge bon qu'un petit rappel à l'ordre est nécessaire.

« Ah, une dernière petite chose... » Je me retourne, le regard brillant. « Tu es loin d'être stupide, tu le sais que je t'observe. Je ne voudrais pas me sentir obligé de rendre une petite visite de courtoisie à ta petite sœur. »

Dernier sourire feignant l'innocence et la politesse hypocrite et je sors de la salle avant de déboucher dans le couloir aussi vide qu'il y a dix minutes. La menace est claire. Stryker sait à quoi il s'expose en « s'alliant » à nous, mais il a beau être malin et doué, au sein de ses murs le danger était un poison venant rogner petit à petit les résistances de chacun. Cody n'était pas exclue à cette règle. Mais il venait malgré tout égailler ma journée, du moins le bonheur sera complet lorsque j'aurai enfin quitter le corps de ce bon à rien de Gabrieli. Oui, décidément ce petit séjour à Poudlard allait être un vrai plaisir...

- FIN -
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