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 {EVENT} Will I wake tomorrow from this nightmare ?! •• Kezabel

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MessageSujet: {EVENT} Will I wake tomorrow from this nightmare ?! •• Kezabel   Sam 24 Mai 2014 - 13:21


Mardi 4 novembre 2014, dans la soirée.



La journée s'était déroulée normalement, ou du moins disons à peu près. Pour une fois, il avait du mal à voir passer la semaine. C'était lent, trop lent. Vivement le 9, qu'on ne parle plus de ce jeu stupide. Il en avait déjà sa claque de se demander ce qui allait bien pouvoir lui tomber dessus, il n'était pas du genre spécialement parano (bon d'accord peut-être un peu), mais ce genre de choses avaient tendance à le stresser plus qu'il ne fallait... comme s'il n'était déjà pas un mec assez nerveux comme cela ! Comme, il ne tenait pas spécialement à passer sa soirée avec les autres Ravenclaw, il s'était décidé à rester avec son cousin jusqu'à son cours de Magie Noire, soit jusqu'à 20h00... et après, et bien après il ne savait absolument pas ce qu'il allait bien pouvoir faire. Rester dans le coin ne servirait à rien,  il se voyait mal poireauter pendant deux heures devant la salle d'un cours qu'il mourrait d'envie d'aller voir... Non, il fallait qu'il trouve autre chose ! Si d'habitude, il serait allé voir quelques connaissances chez les Verts, ce soir-là, il en était hors de question.  Il ne voulait pas voir la gueule de Jenkins avec leur "discussion" de la veille. Bref, autant dire que ses possibilités étaient quand même assez réduite et c'est donc en soupirant doucement, qu'il se résolut à retourner cher les Bleus... à moins que.... Il pouvait très bien aller voir Doryan non ?! Le Rouge lui avait bien dit que du moment qu'ils ne se ré-embrassaient pas cela ne poserait pas de soucis à Rafael.... Hum, ouais, allez son ami  lui semblait une bien meilleure idée ! Et depuis de toute manière les dortoirs des deux garçons se trouvaient dans les tours, alors  même s'il changeait d'avis en cours de route, il n'aurait pas tant que ça d'escaliers à monter/descendre.

Il était arrivé au niveau des tours, à cette heure-ci les couloirs étaient  plus ou moins déserts, bon en même temps entre le temps qu'il emmené Melvin à son cours, qu'il se pose plein de questions sur ce qu'il allait faire et qu'il traîne gentiment sa carcasse jusqu'aux tours, une bonne heure, voire même une heure et demie étaient passée. Si bien que l'on se rapprocher plus des 21h30 que des 20h00.  Il avait commencé à aller jusqu'aux dortoir des Rouge, mais il se rappela avant d'arriver là-bas que non, il ne connaissait pas le mot de passe... Retour à la case départ, à savoir le dortoir des Bleus. Humeur massacrante, bonjour ! Si Elinor était toujours là.... Rien qu'à cette pensée il eut l'impression que son cœur se serra....

Pourquoi tu fais encore cette tête d'enterrement ?!

Oh non. Pas maintenant. Pas maintenant... Cette fois, il n'y avait pas d'échappatoire, il ne pouvait pas hurler quelque chose et claquer la porte de la maison. Il savait déjà plus ou moins, ce qu'il allait entendre une nouvelle fois. Ce n'était qu'une illusion. Il ne fallait pas qu'il se mette dans un état de nerf pitoyable pour cela. Il ne fallait pas qu'il attire l'attention sur lui. Il se retourna donc vers la voix, vers l'illusion qui représentait un peu trop son père à son goût. Connor adulait  son père, mais il restait néanmoins cet arrière goût amer de ce tout ce qui avait bien pu se dire cet été, de ce qui n'avait pas été fait.

Tu devrais arrêter de penser à elle. Ça ne sert à rien. Ça montre juste à quel point tu peux être faible.

Si Connor n'avait pas bougé, l'illusion elle c'était avancée jusqu'à lui.

Tu ne veux pas être comme Eux ?! Aussi faible et ridicule, avec tous leurs bons sentiments ?!

L'adolescent avait secoué la tête, en signe que non, il ne voulait pas être comme Eux. Ces nés-moldus, ou moldus. Il aurait voulu répliquer quelque chose, mais quoi ?! Devant lui, il n'était généralement plus qu'un petit garçon qui ne voulait pour rien au monde décevoir son père, qui voulait juste le rendre fier. Un gamin qui craignait d'être renié, de ne plus être le chouchou de la famille en quelque sorte. Non, jamais il ne serait comme ces Eux. Jamais.... mais en ce qui concernait ces sentiments envers Elinor, il n'arrivait pas à les combattre. Il n'arrivait pas à l'oublier. Il ne voulait même pas s'y résoudre. Il ne savait même pas comment exprimer tout ce qu'il pouvait ressentir à cet égard. Pas trop de sentiments. On ne pleure pas. Pleurer c'est pour les faibles....  Et il assistait plus ou moins impuissant à sa propre déchéance, sans pouvoir rien y  faire.

Ton père  a raison Conny, je te l'ai déjà mille fois. Tu fais trop dans le sentimental.
Ta gueule Ellie.

Il avait lâché ça d'un ton rageur, presque pas automatisme avant de se rendre compte.... Il ferma les yeux pendant quelques secondes. Elle ne pouvait pas être là. Il ne voulait pas la voir. Elle était morte. Morte. Il fallait juste qu'elle dégage. Qu'elle s'en aille. Il ne voulait pas entendre une nouvelle fois le son de sa voix. Ça faisait trop mal.  Sans s'en rendre compte, il avait viré dans les tons blancs; et lorsqu'enfin il daigna poser son regard sur elle, il eut presque un haut le cœur. Ce n'était pas son ex petite amie de tous les jours... non, c'était celle qui était morte le 20 juillet. Les mêmes habits. Le sang qui coulait.

T'as laissé cette petite pute me tuer... Comment t'as pu faire ça ?!

Coupable. Voilà ce qu'il était. Voilà juste comment il se sentait. Il aurait du la sauver. Il s'en voulait tellement … Tellement. Il n'arrivait plus à la quitter du regard. Il avait certes bien compris qu'il fallait réagir, qu'il fallait se battre contre ses peurs pour voir l'illusion disparaître. Et même si c'est ce qu'il souhaitait le plus à ce moment-là... il n'arrivait à rien si ce n'est à la regarder.  L'illusion de son père s'était peut-être évaporé, il n'en savait rien, d'autres personnes même auraient pu être là depuis le début de la scène qu'il s'en serait même pas aperçu.

Je suis désolé. fut la seule réponse concrète qu'il réussit à balbutier.
C'est parfois à se demander ce que tu fouts encore avec une baguette... tu n'as même pas été capable de t'en servir pour me venger.
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MessageSujet: Re: {EVENT} Will I wake tomorrow from this nightmare ?! •• Kezabel   Jeu 29 Mai 2014 - 22:50

Will I wake tomorrow from this nightmare ?!


Connor & Kezabel
Mardi 4 Novembre – Aux alentours de 22h30


Ce prof est aussi sombre et froid que les ombres qui nous pourchassent dans le château depuis 4 jours. Nous peinons à suivre le cours correctement et pas un seul bavardage ne vient le perturber. Même Vargas à l’air complètement dans le vide, lui qui est d’habitude si nonchalant et  je m’en foutiste. Il a l’air tendu, comme nous tous. Si je parcours chacun des visages, je peux voir sans peine les cernes pour certains, les mâchoires crispées pour d’autre. Des teints livides, des nerveux, des endormis. Mais Mr Reid ne fait aucun passe-droit. Nous sommes là en cours et qu’il soit 22h ou minuit, peu lui importe et si jamais il surprenait l’un d’entre nous entrain de sommeiller ou de dormir complètement, la sanction et les réflexions ne tardaient pas à fuser. Je n’aimais pas Mr Reid. Pas parce qu’il était un mauvais professeur, au contraire. Il était évident qu’il savait de quoi il parlait et qu’il maniait sa matière d’une main adroite et de fer. Non, c’était plus du côté de la personne avec qui j’avais du mal. Froid, intransigeant, mais surtout insultant. Rien qu’à sa manière de parler ou de nous regarder, nous avions l’impression d’être rabaisser de dix étages ou d’avoir une lame glaciale qui nous traverse la colonne. Ça n’était que mon avis personnel puisqu’il était évident que certains l’appréciait beaucoup ici… j'ai l'impression de flotter dans une brume cotonneuse où tout s'adouçit…

« Mon discours vous ennuie Mlle Hastings ? »

Je sursaute légèrement et me rend compte que je somnolais, perdu dans mes pensées vaporeuses. Je me frotte l’œil, parfaitement réveillé sous le coup de l'adrénaline mais surtout sous le regard de Mr Reid qui est aussi intransigeant que possible. Je me redresse, les regards braqués sur moi avec celui de Megan qui me soutient, je le sens. Je me sens piqué un phare, ne sachant pas quoi répondre.

« Euh Ou.. Non ! J'suis désolée Monsieur. »

Je bafouille lamentablement, prise au dépourvu. Je ne suis pas du genre à répondre aux profs et encore moins lorsqu’ils sont comme le prof de magie noire. Peut-être éventuellement en cas d’injustice, mais là autant dire que je préfère me taire. Il m’envoie une bonne réplique cinglante que je tente d’ignorer au mieux. La fatigue s’était dissipée sous ce coup de pression mais je ne peux ignorer ce poids sur mes épaules. Nous n’étions que le 4… il nous restait encore 3 jours de calvaire avant de pouvoir respirer. Autant dire que nous avons l’impression que ces derniers jours représentent une éternité. Je crois que je n’ai jamais autant dormis avec Riley depuis le début de notre amitié. Au moins, nous étions deux pour affronter tout ça. Je continue de croire que cette idée est complètement stupide… Okay, nous n’avons pas à baisser notre garde mais on veut juste un peu de paix, bon sang. J’ai pu voir le visage déconfit de Riley, Charleen, Enzo et même Harry et franchement, ça me fait plus mal au cœur qu'autre chose et surtout, ça ne fait que raviver la crainte profonde de ce qu'il peut m'attendre dès que je quitterais cette salle.

22 heures

J'ai la boule au ventre quand je sors, je ne le cache pas. La seule chose que je veux là, maintenant, c'est de courir vite et loin, et de rejoindre Riley où elle se foutra sûrement de moi à me voir essoufflée, les cheveux en bataille. Pourtant, je tente de garder un minimum de maîtrise malgré mes pas pressés. Calme, tu peux le faire... t'as déjà affronté bien pire que ça, tu devrais être blindé. Mais justement, le pire risque de revenir l'espace de quelques minutes et ça, je n'y suis pas prête et je ne le serais jamais. Surtout, je n'ai pas envie que ma peur profonde soit exposée aux yeux de tous. Tout cela m'appartient, cette angoisse, cette douleur, ce qu'elle représente pour moi : C'est à moi et à personne d'autre. C'est une intimité que je m'efforce de préserver parce qu'ils n'ont pas à savoir, ni à comprendre. Je m'arme depuis 4 ans à faire front, à faire face. A me tenir bien droite sur mes deux jambes avec un fin et doux sourire peint sur mon visage. Je n'ai pas fais tous ces efforts pour rien. Je sais que si j’aperçois ne serait-ce que l'ombre de ses cheveux ou entend un filament de sa voix, je me verrais sombrer tête la première là où j'ai le plus souffert.

Il fait frais et je frissonne légèrement, me calant un peu plus dans mon gros pull. J'ai hâte de retrouver le feu d'une des salles communes et de m'y blottir quelques minutes, pour me détendre un peu et ne plus être crispés. J'arpente les couloirs, marchant d'un bon pas jusqu'à ce qu'un flash se fasse au creux de mon cerveau...

« Eh merde. »

Ca m'échappe spontanément pour la simple et bonne raison que j'avais promis à Charleen de déposer un devoir pour Rosalyne. Quand je l'ai vu terrifiée à l'entrée des Poufsouffle tout à l'heure, je n'ai pas pu me résoudre à la laisser y aller. Je sais que ça ne rentre pas dans les délires du jeu mais je ne pouvais pas la laisser mourir de peur face à quelque chose dont elle n'avait pas envie de faire ça. Je sais que Riley ne m'en voudra pas de laisser du temps à sa sœur pour se durcir un peu le caractère. Nous étions tous différents et personne ne pouvait se permettre de prendre la décision de forcer l'autre à affronter ses angoisses.

C'est tout de même avec une légère boule au ventre que je trace ma route jusqu'aux Tours...Je crois que je n'ai jamais traversé ses couloirs aussi vite. A croire que la chance est avec moi car j'aperçois un jeune Serdaigle qui s'apprête à frangir la porte de sa salle commune.

« Hey, attends ! »

Il sursaute, craignant sûrement de voir apparaître une ombre redoutée à une heure si tardive.

« Ce n'est que moi... Désolée si je t'ai fais peur. »

Je lui affiche un sourire le plus rassurant possible.

« Est-ce que tu connais Rosalyn Dawson ? C'est une 7ème année.
- Oui, je suis dans sa classe.
- Ah, parfait. » Je fouille dans mon sac à dos avant de lui tendre les parchemins. « Tu pourrais lui remettre ceci de la part de Charleen, dès ce soir ? »

Il me regarde un peu surprit, puis acquiesce sans rien dire. Je dois avoué que je n'ai pas tardé. Je lui ai accordé un bref sourire et un merci avant de faire aussitôt demi-tour. Bon, Mais plus j'avance, plus je sens que je n'y échapperais pas. Je ne saurais pas expliqué cette sensation sourde et envahissante au creux du ventre mais j'ai l'impression que je n'aurai pas le choix et que les probabilités pour que je puisse me soustraire à cette étape de l'épreuve sont bien maigres. J'y suis presque pourtant, je gravis les étages tour à tour à mesure que l'évidence s'impose. Je le sais, l'occasion est trop belle pour que tout ça ne m'attérisse pas sur le coin de la figure. Tout ce que j'ai à espérer c'est que ça ne soit pas...

Je me stoppe net, quelques pas plus tard Une forte odeur de brûlé m'emplit les narines... mais aussi de chair calcinée. J'ai un haut le cœur, les sueurs froides m'envahissent aussitôt. Je connais cette senteur répugnante qui a mit des mois, voir des années avant de se dissiper de ma mémoire sensorielle. Un hurlement au loin. Puis un deuxième plus près. Je titube. Pas ça... Envoyez moi tout ce que vous voulez sauf ça. Un froid glaciale s'empare de moi, des pieds jusqu'au cerveau. La gorgée nouée, j'ai déjà envie de pleurer.

Je me rattrape au mur frais où j'ai envie de m'y fondre pour ne plus exister. Car ce qui va suivre, je le connais. J'ai une vague idée de ce qui m'attends et aussitôt je ferme les yeux. Je me laisse glisser le long de cette surface de pierre froide. Je devrais lutter et me maintenir debout... Mais je crains trop cette vision, a tel point que la peur me coupe tout courage. Celui dont j'ai fais preuve pour maintenir Adam et Papa hors de l'eau en affrontant ma propre tristesse en silence. Il s'est évanouit aussi vite que l'odeur est arrivé jusqu'à moi. Je sens mes muscles se tendres et mon corps commence doucement à trembler. J'ai les yeux clos, j'aimerais rester plonger dans cette obscurité lisse, sans défaut, jusqu'à la fin. Jusqu'à ce que tout ce dissipe. Pour ne pas avoir à ré-affronter tout ça. Je me roule en boule comme une gamine de 10 ans parce qu'en cet instant, c'est ce que je suis. J'ai froids, terriblement froid. Je rêve d'être lover au fond de mon lit sous cette grosse couette qui nous tient chaud les nuits d'hiver et qui nous donne cette sensation de sécurité.

« Keza... Ma chérie. »

I should have known that it would end this way,
I should have known there was no other way,
Didn't hear your warning
Damn, my heart gone there.
@Foo Fighters - I Should have know

C'est fatale. Un coup de poignard en plein cœur, un bloc de glace droit dans l'estomac.

« Non, non, non, non. »

Je gémis plus de douleur que de peur et me plaque aussitôt la paumes des mains sur les oreilles. Pas ça. Pas ça. Pas ça. J'ai mal au ventre, j'ai l'impression que des dents acérées viennent dévorer mes entrailles puis mon cœur. L'air est saturé d'odeur diverses, toutes aussi insupportables les unes que les autres. Le sang. Le feu. La chair brûlée. La voix s'intensifie aux travers mes mains, elle prend de l'ampleur et c'est comme si une dizaine de couteau me traversaient de part en part. Je veux m'évanouir. Je veux sombrer dans un néant totale, complet, pour ne pas avoir à la regarder, pour ne pas avoir à lui faire face. La nausée est fulgurante. Je devrais lui faire face, me lever et lui crier de partir. Sortir ma baguette et sortir n'importe quel sort tant qu'il me délivre de ce poids qui s'empare un peu plus de moi. Je me crispe plus fort, ramenant mes jambes contre mon thorax.

Quelque chose de léger, de doux... d'extrêmement doux, se pose sur ma joue avant de diffuser une chaleur agréable et réconfortante au travers ma peau. Mes muscles se dénouent aussitôt, la boule au creux de mon ventre avec. Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais ça me fait du bien, me soulage. Comme lorsque nous glissions une brûlure sous l'eau froide. J'ose alors ouvrir mes yeux, timidement …

« Maman.. ! »

Ma voix s'étrangle et mon corps effectue un mouvement de recule violent contre le mur, glissant, trébuchant. Mes jambes poussent sur le sol pour me tenir loin de cette horreur, de cette abomination. Les larmes affluent, la douleur est vive et fatale. J'ai devant moi la représentation funeste de mes pires cauchemars et de ma profonde culpabilité que je me suis évertuée d'enfouir au plus profond de moi afin de mieux survivre au lendemain. Ma mère est là, droite, vivante... Mais surtout calcinée. Les vêtements qu'elle portait en ce jour funeste, ont fondu sur sa peau. Celle-ci apparaît de part et d'autre, brune et brûlée, formant des cloques roses vifs ou rouge sanguines. La moitié de son visage est ravagé par les flammes, ses cheveux n'étant plus qu'une poignée de fines brindilles blondes sur le sommet de son crâne à vif.  

En cet instant précis, je sais que je n'oublierais jamais ce visage, ce corps, cette odeur. Cette vision de pure horreur. En cet instant, je voue une haine totale et complète envers Mr Rivers et son idée de jeu à la con. En cet instant, j'ai envie de disparaître, de vomir, d'hurler, de courir.

« Pourquoi ne t'es-tu pas retourner Kezabel ? Pour n'es-tu pas retrouver dans la maison pour venir m'aider. »

Mon cerveau se bloque, mon souffle n'est plus qu'un lourd sanglot silencieux. Je tremble comme une feuille, j'ai envie de fuir mais je n'y arrive pas. La culpabilité se met à grossir en mon cœur, menaçant d’imploser. J'ai froid et surtout, j'ai peur. Ce n'est pas ma mère, ça ne l'est plus. Pourtant, je reconnais ses yeux, son regard si doux jusqu'à ce que son regard devienne lourd de reproche.

« Je n'ai pas pu, j'ai voulu mais je n'ai pas pu. J'te le jure m'man... 
- Tu ne m'as même pas venger. Tu ne t'es pas rallié aux côtés des rebelles pour lutter contre eux. »

Non. Non. Chut, je t'en supplie. Je le sais que je ne l'ai pas fais mais j'ai fais ce que j'ai pu. J'ai fais ce que je pouvais pour ne pas laisser Adam sans sa grande sœur. Pour ne pas laisser Papa sans sa fille alors qu'il avait déjà perdu la femme qu'il aimait plus que tout.
Ses sanglots me parviennent, m'achèvent. J'espère la venu de n'importe qui pour me faire entendre raison, pour faire disparaître cette horreur.

« Tu n'as rien fais... Rien ! Tu aurais dû te battre ! Au moins me venger ! J'ai honte de toi, Kezabel ! Honte ! »

Je m'agrippe les cheveux, au bord de la crise de nerf. Qu'est-ce que tu fais là. Qu'est-ce que tu FOU LA.

« Va-t-en. CASSE TOI !»

Suddenly I know I'm not sleeping
hello I'm still here
all that's left of yesterday.
@Evanescence - Hello

Je sais que tu n'es pas ma mère. Je le sais. JE LE SAIS BORDEL. Je pleure plus que jamais. J'ai mal. J'ai un trou béant à la place du cœur, je suis entrain de sombrer dans un vide violent et douloureux. Je ne sais pas à qui je hurle cet ordre. A cette image de ma mère ou à moi même ? Je dois fuir avant de tomber cinglée. Sa voix continue de m'affubler d'accusation et la vu de ce corps meurtris me heurte plus que jamais. Je ferme les yeux avec force, portant de nouveau mes mains sur les oreilles, mon corps se balançant d'avant en arrière. La fin. Je veux que tout ce finisse. Les sanglots me meurtrissent la gorge et à la seconde où je sens une main se poser sur mon épaule, je hurle, je me débats. Repousse les mains calcinées de ma mère qui tombe en lambeaux de chair au sol. Ne me touche pas. NE ME TOUCHE PAS.

« Eh ! OH ! TOUT VA BIEN ! »

La voix d'un homme m'arrache violemment à ce cauchemars. J'ouvre les yeux, le souffle court et chargé de sanglot.

« Calme toi, tout va bien jeune fille. Elle n'est plus là, elle est partie. »

Je ne connais pas son visage, du moins pas personnellement, mais en cet instant je m'en fou. J'ai envie de me réfugier dans ses bras et c'est ce que je fais. Comme une gamine de 10 ans. Comme une enfant qui a perdue sa mère et qui l'a vu sous son plus horrible jour.
Je me sens furtivement bercer, doucement, tandis que mes larmes s'évacuent avec violence.

« Là.. tout va bien. C'est finit. »

Il a une voix rauque mais apaisante et j'aurai tout donné pour que cet instant dure de longues heures où je pourrais dormir, plonger dans un sommeil sans limite. Mais il finit par me décroché de sa chemise que j'ai humidifié de mes larmes d'enfants. Je le regarde, les yeux hagard. Au travers le reste de mes sanglots, je crois le reconnaître... Un des Gardiens, je crois. Mon esprit est trop confus pour en être certain.

« Ca va aller ? Tu veux que te conduise à l'infirmerie ? »

Infirmerie ? Katherine. Non. Pas ce soir, je ne pourrais rien affronter. Je secoue la tête en signe de négation et c'est lorsque je tente de me relever que je prends conscience d'un corps lourd, tremblant et instable. Je me sens pourtant si … vide.

« Tu es sûre que tu ne veux pas que je te reconduise au moins à ta salle commune ? Tu es de quelle maison ? »

Je suis désorientée, je regarde autour de moi avec l'angoisse profonde de revoir ce corps décharné.

« Pouf..poufsouffle. Je crois que ça devrait aller... Merci »

Non ça n'ira pas, mais je crois que je préfère faire le chemin toute seule. Chose complètement stupide avec ce qu'il venait de se passer.La vérité, c'est que je suis morte de trouille à l'idée de descendre à ma salle commune et de passer la nuit seule. Il me jauge de ses yeux perçants et froids et je me dis que c'est un fascinant contraste lorsqu'il parlait avec cette voix empreinte de douceur et de chaleur. Je m'essuie d'un geste nerveux les dernières larmes qui trempent mes joues, avant de me passer une main sur le visage.

« Tiens. » Je le regarde sortir sa baguette et faire apparaître un morceau de chocolat au creux de ma main. « Mange au moins ça en cours de route, ça te fera du bien. »

Il m'esquisse un sourire. Je crois savoir comment il s'appelle puisque Riley ne cesse pas de fantasmer sur son derrière de mannequin, au même titre que Mr Andrews, mais j'ai l'esprit endoloris, brumeux et surtout dispersé sur des terrains minés de cauchemars.

« Allez, ne tarde pas. Et n'oublie pas : Ca n'était qu'une illusion. Rien de réel »

J'acquiesce et je le regarde partir jusqu'à ce qu'il disparaisse au détour d'un couloir. Le silence revient au fur et à mesure que ses pas ne s'éloignent et la peur vient étreindre mon corps. Je tends ma main face à moi. Elle est tremblante, désaxée, incohérente. Comme moi. Je reste un long moment à la fixer, luttant contre les nouvelles larmes en me répétant inlassablement les paroles de ma « mère ». Elle avait raison. Je n'avais rien fait pour lutter contre les Supérieurs, rien fait pour la venger alors qu'ils lui avaient prit la vie sous nos yeux d'enfants. Alors qu'ils ont prit la vie d'un million d'autre sous notre nez. J'aurai dû me battre, affronter.

C'était du suicide.

Que serait devenue Adam et Papa ? N'aurais-je pas trahis les deux seuls êtres qu'il me restait si j'avais couru tête baisser sans réfléchir ? Le Gardien me l'a dit : Ça n'était qu'une illusion... mais au fond, n'avait-elle pas raison, alors que je m'étais persuadée depuis le début que Maman aurait préféré que je survive du mieux que je pouvais ? J'ai lutté comme je l'ai pu, j'ai agis lorsque je le pouvais... peut-être pas autant que la Résistante, mais j'ai fais... je...

Je lâche un soupire tremblant et engage le pas, les yeux gonflés et rougit. Je ne pourrais pas dormir seule ce soir. Je n'ai pas envie d'une nuit de cauchemar où à chaque fois que je fermerais les yeux, le visage calciné de ma mère me reviendra. Le poids de la culpabilité alourdit mes épaules. J'aurai due la sauver. J'aurais due retourner à la maison quand j'en avais l'occasion...
Je pense à Riley et mon corps décide bien avant moi de me diriger vers sa salle commune. J'ai besoin d'elle. D'une présence sécurisante, familière et chaleureuse. Et elle rassemble toute ces conditions. Je suis trop las, fatiguée et terrorisée pour lutter contre quoi que ce soit.  

Je quitte d'un pas mal assuré l'endroit où je me suis vu perdre la raison, les bras enroulés autour de ma poitrine et c'est après avoir parcourue seulement quelques mètres qu'une nouvelle voix résonnent entre les murs.

« Tu ne veux pas être comme Eux ?! Aussi faible et ridicule, avec tous leurs bons sentiments ?! »
 
Je ralentis le pas... La voix provient du couloir qui permet de descendre mais aussi qui mène à la tour des Gryffondor, se trouvant en perpendiculaire à celui que je traverse en ce moment même. Je suis obligée d'y aller si je veux rejoindre les escaliers pour retrouver Riley, mais la dernière chose dont j'ai envie ce soir c'est de me heurter à d'autre vision ou a une altercation, car en vu du ton emprunter par l'homme, j'ai un furieux doute sur sa capacité à être aimable. Je continue mon chemin, accélérant le pas.

« Ton père  a raison Conny, je te l'ai déjà mille fois. Tu fais trop dans le sentimental.
- Ta gueule Ellie. »

Je ralentis de nouveau. « Ton père », « Connor », « Elie ». Une nouvelle ombre qui, cette fois, vient passer ses griffes sur le cœur d'un autre. D'un type que je ne supporte pas et qui me renvoit la pareille. D'un petit merdeux qui s'est cru malin en venant – selon les dires de Riley – humilié Charleen et la persuadé de son inutilité au sein de la famille de sa sœur. Faible par son sang. Faible par son caractère. Une nouvelle nausée se manifeste suivit d'une rage profonde. Je sais que Riley a été réglé cette histoire avec lui mais je ne peux m'empêcher d'éprouver un profond dégoût à l'idée que Connor ait pu si lâchement abusé de la faiblesse d'une autre, moi qui avait éprouver un semblant de compassion face à la mort de sa petite amie.

Je me sens amer, fatiguée et usée. J'ai les nerfs à vif et je me sens incapable de retenir cette colère qui germe au fur et à mesure que j'avance, finissant par bifurquer là où se trouve Connor face à ce qu'il semble être ses parents et Elinor. A voir ici son visage, je la reconnais enfin. Je me souviens l'avoir croisé quelques fois dans ce château, toujours prête à maltraiter un gamin sans pouvoir ou né-moldu.

« T'as laissé cette petite pute me tuer... Comment t'as pu faire ça ?! »

Je me tiens derrière un Connor abattu, les épaules voûtées. Et en cet instant, je ne peux m'empêcher d'éprouver la satisfaction de le voir lui aussi ainsi humilié. Je sais que c'est certainement due à mon propre traumatisme vécue 5 minutes plutôt et qui, même s'il m'avait parut duré une éternité, m'avait martyrisé à peine plus de quelques minutes, mais c'est quand même là, au creux de moi. Je devrais en avoir honte parce que je ne suis pas le genre de personne à apprécier de voir un être humain se faire martyrisé par la parole ou par les gestes. Quel qu'il soit... Mais ce soir, je pense à ma mère calcinée m'affublant d'atroces accusations qui se révèlent être la réalité. Je pense à celui qui a fait exploser notre maison avec notre mère à l'intérieur. Je repense à tout ceux qui ont envahit notre village, riant à gorge déployée face à l'horreur qu'ils semaient derrière leurs meurtres. Je repense aux odeurs, aux hurlements des familles décimées. Je repense à eux, à tout ces assassins qui sont venus éclater nos vies parce qu'ils pensaient comme Connor : Les molus et né-moldus ne doivent pas vivre ou se mélanger avec nous.

Une haine violente m'attrape à la gorge et me griffe le cœur, le ravage de ses ongles acérés. Voilà ce qu'il mérite. Voilà ce qu'ils méritent tous. Et j'aurai due leur faire payer bien avant ça. Les Supérieurs sont peut-être partis de ce château, mais je suis presque certaines qu'ils continuent de semer la paniquer et la terreur ailleurs et qu'ils reviendront, un jour ou l'autre.

« Je suis désolé. 
- C'est parfois à se demander ce que tu fouts encore avec une baguette... tu n'as même pas été capable de t'en servir pour me venger. »

Sa faiblesse qui m'aurait touchée hier, ne fait que me donner la nausée et de décupler ma haine aujourd'hui. Il n'a que ce qu'il mérite. Des personnes comme lui ont enlevé ma mère de ma vie, ils me l'ont arrachés avec violence, sans pré-avis, sans raison. Comme des … animaux.
Mes bras enserrèrent un peu plus fort ma poitrine, mes mains agrippant le tissu de mon pull avec rage. J'ai froid et je tremble, pourtant je sais que mon corps est en ébullition.

« Alors, qu'est-ce que ça fait de se sentir faible et humilité à son tour, Connor Tveit ? »

Les mots fusent d'entre mes lèvres sans que je ne puisse les retenir. Les tremblements s'accroissent mais je ne bouge pas. J'englobe le Serdaigle et sa famille d'un regard, un sourire mauvais sur les lèvres.

« C'est donc ça ? Ton éducation, celle qui a modulée ta manière de voir les choses. C'est donc ce genre de personne qui poussent des gamins comme toi à devenir des assassins plus tard ? »

Je mélange tout, j'en ai parfaitement conscience mais à aucun moment, je ne me retiens. C'est comme une bombe au creux de moi qui me hurle de la laisser exploser pour de bon, pour laisser échapper le venin et la frustration. Je ne me reconnais pas. Ni dans ma manière de parler, ni dans ma voix, ni dans ma façon de les regarder, lui et sa famille.

« Connor, un assassin ? Il n'a même pas été foutu de me venger de cette salope. »

Elinor rit mais je l'ignore. Je ne veux pas savoir si ce qu'elle dit est vrai. Je ne veux pas savoir si elle a réellement été tuée injustement ou non. De toute manière, ça ne serait que le revers de la médaille, non ? A martyriser ces pauvres enfants pour leur sang, il fallait bien que le sort se retourne contre l'autre camp à un moment donné. Mes pensées sont affreuses, ignobles et je sais que demain je m'en mordrais les doigts. Mais ce soir, je ne suis plus là. Ce n'est plus la Kezabel douce et caractérielle de tous les jours, mais la jeune femme qui s'est vu perdre sa mère et qui a due affronter cette guerre stupide et sanglante sans pouvoir rien faire. Tout ça pour une histoire de sang.

Je sais que je n'aide pas Connor à se débarrasser de ses ombres mais je suis aveuglé. J'ai la sensation de me regarder d'en haut, de voir une autre partie de moi agir sans que je n'en puisse contrôler les mots ou les gestes. Je me regarde être droite, le visage tendu mais … teinté d'une colère et d'un calme froid que je ne me connaissais pas.

« J'ai l'impression que ce soir, le grand Connor Tveit se retrouve à la place des victimes qu'il prends tant plaisir à martyriser parce qu'il les jugent trop faible à cause...de leur sang impur ? C'est ça, non ? »

Je m'avance d'un pas, sans n'avoir ne serait-ce qu'une crainte au fond de moi. Connor pourrait d'un coup de baguette m'envoyer valser à l'autre bout du couloir, mais je m'en fou. Je suis simplement au bord de la crise de nerf, de rage, de haine. J'ai moi même envie de foncer droit sur ses ombres et de les étranglés de mes propres mains. Pour ma mère. Pour tout ce qu'ils nous ont fait, eux et leur semblable. Voilà à quoi mène toute cette histoire, toute cette... merde. Une haine en entraîne une autre, plus monstrueuse. Et ainsi de suite. Voilà pourquoi, je portais de maigres espoirs en l'Humanité lorsque nous avions due apprendre à vivre sans maman...

« Regarde toi Elinor. Sang-pur et même pas fichu de se défendre pour rester en vie. Regarde toi, Connor. Sang-pur et tout aussi faible qu'un sang-mêlé ou qu'un né-moldu. Même après ça, tu continue de croire que l’incapacité des gens à se défendre n'est qu'une question de sang ? »

Je me plante entre Connor et ses Ombres, face au Serdaigle.

« C'est une question de caractère et de personne, tout le monde n'a pas la chance d'avoir une volonté de fer. Il serait temps que tu le comprenne, Connor. »

Si d'autres auraient eu la présence d'esprit de le faire avant toi, peut-être que ma mère serait encore envie aujourd'hui, comme bon nombre de ceux qui sont tombés cet été dans ce château.
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MessageSujet: Re: {EVENT} Will I wake tomorrow from this nightmare ?! •• Kezabel   Mer 4 Juin 2014 - 12:52

Il fallait qu'il se calme absolument sinon ces illusions ne partiraient jamais. Autant si avec un peu de sang-froid, il aurait pu faire d'estomper celle de son père, avec la venue de celle d'Elinor, il était complètement pris au dépourvu. Il ne pouvait pas la canaliser, surtout plus maintenant. Cette vision de sa petite amie en sang le rendait littéralement malade, mais il ne savait même plus s'il voulait la voir disparaître ou pas. Ça faisait trop de bien d'entendre de nouveau sa voix, de pouvoir apercevoir sa silhouette.... le côté négatif, c'est ce qu'elle lui reprochait. Il le savait. Elle lui avait dit, son père lui avait dit, mais étrangement, allez dire ça à Riley, Caitlyn ou à Charleen, jamais une des deux penseraient qu'il était "trop sentimental". Il n'avait pourtant pas le cul entre deux chaises. Il avait été pro-supérieur, du moins sur leur pensées, la méthode, il avait toujours été beaucoup moins fan et c'est pour ça qu'il avait toujours fait à sa manière. C'est pour cela qu'il n'avait jamais participé aux séances de torture, et c'est plus ou moins qu'Elinor ou son père lui reprochaient, ne comprenaient pas. C'était une occasion en or, peut-être la seule qu'il aurait eu dans sa vie. Il n'avait même pas envie de leur répliquer quoi que se soit, de toute façon arguments en béton ou pas, il aurait toujours tord. Tant pis, il ne démordrait pas de sa position, il était bien plus têtu qu'Elinor, que son père. Une vraie tête de linotte quand il s'y mettait... et puis, au pire, ce n'était que quelques reproches, rien de bien grave, il était et ferait tout pour rester le petit chouchou de la famille. Il devait les combattre, les faire disparaître, il ne pouvait pas se payer le luxe que quelqu'un assiste à cette illusion. Allez, un peu de courage, de détermination... et... ça devrait aller. Non, attends, on les fait disparaître comment ces foutus trucs ?!

La voix d'Elinor l'avait alors sorti de ses pensées, en lui demandant carrément comment elle avait pu laissé Caitlyn la tuer. A ce moment là, il se serait presque senti défaillir. C'était injuste. Assez vrai mais injuste, mais il en payait le prix chaque jour depuis 20 juillet. Chaque jour. Il ne se passait pas une journée où il ne pensait pas à son corps dans ses bras et ce sang, tout ce sang qui coulait et qui le rendait malade. Il ne se passait pas une journée, sans qu'il s'en veuille, qu'il se sente coupable. Mais il ne pouvait pas remonter le temps, il ne pouvait plus rien faire pour elle... et même en le remontant, qu'est-ce qu'il aurait pu faire ? Il été trop loin, il y avait trop de monde pour qu'il puisse faire quoique se soit. Il été juste assez près pour assister à la scène sans rien pouvoir y faire. Désolé, c'était la seule chose qu'il était arrivé à dire, tandis qu'elle en rajoutait une petite couche...

Tu sais très bien ce que je pense là-dessus Ellie. A quoi ça servait de les torturait ?! Et ta vengeance tu l'auras, mais à ma manière.

Il avait tout prononcé à demi-voix. Oui, il la vengerait, Caitlyn allait payer. Mais ce n'est pas en se précipitant que ça allait résoudre la situation. Non, il préférait quelque chose de plus équitable, et surtout que Twain s'en veuille d'avoir tué quelqu'un "d'innocent". Sa manière serait plus lente, beaucoup plus lente, il en payerait souvent les pots cassés mais il s'en foutait. Il voulait qu'elle puisse un minimum se défendre, contre à leur dernière altercation. Malgré tout, il avait réussi à avoir ce qu'il voulait.

 Alors, qu'est-ce que ça fait de se sentir faible et humilité à son tour, Connor Tveit ? 

Oh non. Il avait fait volte-face vers la voix, mais il avait déjà reconnu la voix de Kezabel. Il regarda la jaune quelques secondes plus perplexe qu'autre chose. Si ça avait été quelqu'un d'autres, il l'aurait sûrement envoyé bouler... ou autres. Il ne voulait pas qu'on sache ça, mais avec elle c'était... juste étrange. Pour leur dernière "discussion" c'était plutôt bien finie. Alors pourquoi ce revirement de situation ? Il n'avait rien fait de particulier depuis.

Tu ne sais rien Kezabel. se contenta t-il de dire en soufflant doucement.

Faible peut-être bien qu'il aurait préféré se jeter du haut de la volière plutot que de l'avouer mais humilié... non, pas particulièrement. Bien que son père était parti un peu en retrait, c'était surtout la culpabilité vis à vis d'Elinor qui prédominait à présent.

C'est donc ça ? Ton éducation, celle qui a modulée ta manière de voir les choses. C'est donc ce genre de personne qui poussent des gamins comme toi à devenir des assassins plus tard ? 
 Connor, un assassin ? Il n'a même pas été foutu de me venger de cette salope. 

Il jeta un regard noir à Kezabel et s'apprêtait à répliquer mais Ellie avait reprit la parole avant, lui coupant totalement la chique.

Ellie, arrête, s'il te plaît. grogna t-il. L'illusion plus tard bien qu'elle le perturbait un peu trop, elle remuait le couteau dans la plaît. Qu'est-ce qui te prend d'un coup Kezabel ?! Et elle l'a dit. Si tu crois que je suis un assassin, tu te trompes bien sur mon compte.

Il essayait d'avoir son ton calme de d'habitude, mais il tremblait légèrement, plus de rage que d'autres chose. Il savait qu'il n'avait pas répondu pas toute la question de la jaune.

Vous vous trompez tous sur moi.

Ou peut-être pas, mais il avait envie de le dire, comme si ce profond sentiment d'injustice qu'il ressentait-là pouvait s'estomper un peu en disant cela. Il devait rester calme. Ne pas s'énerver, ne pas perdre le contrôle. C'est ce qu'ils attendaient tous. Le moment où il franchirait le point de non retour. Aussi bien d'un côté que de l'autre. C'est ce qu'ils attendaient tous. Certains, pour pouvoir se débarrasser de lui, avec ses antécédents avec les supérieurs, s'il s'en prenait réellement à un élève il ne ferait certainement pas long feu à l'école. Sa famille, c'était un peu plus compliqué. Il n'avait plus vraiment de preuve à fournir, mais ils auraient voulus qu'il soit plus comme eux, comme si torturer des nés-moldus ou des moldus pourrait arranger quelque chose, alors qu'il y avait des manières plus simples, moins violentes qui résoudraient mieux le problème.

 J'ai l'impression que ce soir, le grand Connor Tveit se retrouve à la place des victimes qu'il prends tant plaisir à martyriser parce qu'il les jugent trop faible à cause...de leur sang impur ? C'est ça, non ? 

Il eut un petit rire sarcastique.

Et tu juges ça en ayant entendu deux phrases qui peuvent en plus paraître ambigu. Whoaw, t'es vraiment trop forte.

Ne jamais perdre la face. Tentez de garder l'avantage même si c'était difficile. L'attaquer résoudrait peut-être les problèmes. Un oubliette bien fait et elle ne se rappellerait plus de rien, et les illusions disparaîtraient certainement par la même occasion. Il se passa nerveusement une mains dans les cheveux. Cette fois, il ne savait plus comment réagir. Il était au bord de la crise de nerf. La voir, Elle, faisaient resurgir en force ce qu'il ressentait depuis bien trop longtemps. Tous ses sentiments pour Ellie. Toute la peine qu'il avait du cacher quand elle était morte. Ne pas pleurer. Ne pas se montrer faible. Avec les uns et les autres qui l'asticotaient d'un côté et de l'autre c'était dur, trop dur. Il avait fait sans s'en rendre compte un pas vers le mur, comme si s'adosser à ce dernier l'aiderait à porter sous le poids qu'il ressentait sur ses épaules. Inspirer. Expirer.

Tu ne sais pas comment ça se passait chez moi, chez elle. Tu n'en sais rien. Alors mon éducation elle t'emmerde profondément... Allez et s'il ressortait une des phrases qu'il avait déjà sorti à Riley et peut-être même à elle. Moi au moins, je n'ai rien à cacher, contrairement à d'autres ici qui changent de camps comme de chemise suivant qui est le plus fort.

Le rapport, certes aucun; mais ces gens-là allaient payer aussi un jour où l'autre... d'autant plus que certains d'entre eux avaient torturé des gens pendant la période des supérieurs. Au final, il n'avait même plus d'argument, de vrais arguments pour se défendre contre elle. Il n'en avait peut-être même pas envie... moins il répliquerait, plus vite elle partirait joyeuse de l'avoir eu.... et il pourrait tenter de résoudre son propre problème.

 Regarde toi Elinor. Sang-pur et même pas fichu de se défendre pour rester en vie. Regarde toi, Connor. Sang-pur et tout aussi faible qu'un sang-mêlé ou qu'un né-moldu. Même après ça, tu continue de croire que l’incapacité des gens à se défendre n'est qu'une question de sang ? 

Cette fois, il pointa rapidement sa baguette sur la jeune femme. Furieux.

Ne parle plus jamais d'elle comme ça. Jamais.

Il l'aimait. Il crevait d'amour pour elle. Même morte, il ne laisserait personne l'insulter, sous entendre la moindre chose néfaste sur elle. Oui, Elinor avait des défauts, certainement beaucoup aux yeux de certains, mais même si ça ne se voyait pas ce soir-là, elle était quand elle y mettait du sien, quelqu'un de gentil, d'adorable, de doux. Il l'aimait. Personne ne ternirait sa mémoire.. personne.

Tu voudrais quoi ? Que je te tue là de suite ?! Que je te torture ?! Il avait dit cela sa baguette toujours fixée sur elle. Il eut un léger rire jaune Si je le voulais, je pourrais. Qui sait qui gagnerait ?! Après tout t'as quoi... deux ans de plus que moi, théoriquement tu aurais plus de chance de gagner... Mais il ne faut jamais me sous-estimer. Seulement, je le veux pas. Je ne veux pas rentrer dans ce cercle-là.

Il abaissa sa baguette, avant de continuer en essayant de ne pas entendre l'agacement qui se faisait entendre au niveau des illusions.

Et quand je parle de l'incapacité des gens à se défendre, oui je le pense, et on le sait tous les deux. Il y a juste différentes manières de procéder.

Kezabel s'était mis entre les deux ombres et lui, ce qui était en soit une très mauvaise idée. Est-ce que les ombres pouvaient s'attaquer à quelqu'un qu'à lui ?!

C'est une question de caractère et de personne, tout le monde n'a pas la chance d'avoir une volonté de fer. Il serait temps que tu le comprenne, Connor.

Vrai. Elle disait peut-être vraie, mais il ne voulait pas lui donner raison. Il n'y croyait pas, pas du tout. Il n'y avait pas que ça. Lui, avait toujours vécu dans le monde de la magie, il en connaîtrait toujours plus qu'un vulgaire né-moldu.

Tu ne devrais pas rester au milieu. Maintenant si tu veux bien partir, j'ai un autre problème à régler.

Non, il ne répondrait pas ce qu'elle venait de dire. Et il était un peu angoissé en disant cela. Il n'était pas sûr d'y arriver, pas maintenant qu'elle avait vu tout cela, pas après tout ce qu'elle avait dit.

Tu comptes vraiment me faire disparaître à tout jamais Conny ?!

Il déglutit avec difficulté. Non, il ne pouvait pas faire ça. Il ne pouvait pas se résoudre à le perdre une fois de plus C'était plus fort que lui. Une nouvelle fois, il s'entait la crise de nerf ou d'angoisse se pointer. Elinor s'était approchée en poussant fortement Kezabel sur le côté.

Connor... venge-moi.
Je te le promets.

Il prit ce qui lui restait de détermination à deux mains et regarda sa feu-petite amie dans les yeux avant de souffler doucement dans le but qu'elle soit la seule à l'entendre.

Je t'aime Ellie, tu me manques. Il ne pouvait pas dire quelque chose de plus vrai. Mais maintenant, il faut que tu partes.

Adieu. Sans aucun baiser, juste à un mètre l'un de l'autre. Adieu, sans aucun contact. Sous ses yeux, elle s'estompa. Ne pas pleurer. Rester fort. Surtout que dans un coin, son père l'observait toujours -plus ou moins comme à son habitude- ainsi que Keza. Ne pas pleurer, tout irait mieux demain... ou pas. Ce cauchemar ne finirait jamais, il était juste emprisonné dedans.

Heureuse ?! souffla t-il doucement à l'égard de la jaune.

Elle devait jubiler. Elle avait ce qu'elle voulait.
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MessageSujet: Re: {EVENT} Will I wake tomorrow from this nightmare ?! •• Kezabel   Jeu 12 Juin 2014 - 15:40

Will I wake tomorrow from this nightmare ?!


Connor & Kezabel
Mardi 4 Novembre – Aux alentours de 22h30


Je me sens à la fois vide et trop pleine de colère, de haine et de remords. Je me fou de ses excuses, de ce qu'il me dit, de ce qu'il pense. Les faits sont là. Son racisme conduit à la haine et au meurtre. Que Connor ne soit pas un meurtrier, je m'en fou aussi, il me suffit de repenser à ce que j'ai vu il y a à peine quelques minutes pour sentir un nouveau flot de rage affluer en moi. Il parle, me menace, mais je ne me démonte pas. J'en ai assez d'essayer de comprendre la douleur d'un être aussi raciste et mauvais que Connor. J'ai eu vent par Riley de ce qu'il a dit à Charleen et je n'ai aucun doute de son petit palmarès auprès d'autres victimes. Il aime rabaisser, piailler son dégoût pour les non-magiciens. Il aimait quand ils étaient là, à ramener l'ordre et la droiture dans notre monde... Un goût amer dans la bouche, j'ai envie de lui hurler tout ce que je contiens, ne prêtant pas un seul instant une quelconque considération à la douleur qu'il pouvait ressentir face à Elinor. Est-ce que justice a été faite dans sa mort ? Non, je ne suis pas là pour approuver le décès de qui que ce soit. La baguette de Connor pointé sur moi ne me fit aucun effet. Qu'il me torture, qu'il me tue même, ça ne change rien à ce qu'il se passe. A ce qu'il s'est passé. Ma mère est morte à cause de personne comme lui, à cause de ses petits copains.

Je repense à ma discussion avec Enzo et à ce moment là, je pensais pouvoir gérer la douleur et l'injustice qui ressortait de ce drame, mais après ce que je viens de voir... J'ai l'impression que tout m'échappe, de perdre le contrôle. Je ne me reconnais pas dans cette colère froide et pourtant, c'est bien moi qui le toise de ce regard de glace. Je ne sous-estime pas Connor, loin de là. Mais ce garçon est décidément en manque de confiance en lui pour avoir ce don de toujours tout ramener à sa petite personne. Lui, lui et lui. Moi je suis capable, moi je ne cache rien, moi je pense que. Je serres les poings, je le méprise.

Tu ne devrais pas rester au milieu. Maintenant si tu veux bien partir, j'ai un autre problème à régler.

Je ne bouge pas, je n'ai pas d'ordre à recevoir de sa part. Je reste les bras autour de ma poitrine, regardant Connor droit dans les yeux.

Tu comptes vraiment me faire disparaître à tout jamais Conny ?

Mon corps est fortement bousculé par Elinor. Une illusion était-elle vraiment capable de tant de violence envers un être vivant ? La rage grimpe d'un étage mais je me stabilise et me redresse, le visage crispé de colère. J'assiste à une scène intime et un instant je me sens mal à l'aise. Je ne devrais pas voir ça, ce moment est personnel... et mon cerveau se fatigue à subir cet ascenseur émotionnelle où j'ai l'impression d'être bipolaire. Je ne sais plus où me placer, j'ai mal à la tête et dans chacune de mes terminaisons nerveuses je ressens un douleur sourde. J'ai envie de dormir, j'ai envie d'oublier mais j'ai ce volcan au creux de moi qui hurle à l'explosion.

Il lui murmure des mots que je n'entends pas et que de toute manière, je n'ai pas envie d'entendre. Ce jeu me rend dingue, il m'épuise, nous épuise. Avec ce qu'il s'est passé avec Harry, ma propre illusion et tout ce que j'ai pu voir depuis, je suis juste éreintée. Nous avons tous besoin de repos et ça n'est pas cette semaine que nous le trouverons.

Elinor disparaît mais le père reste. Toujours aussi hautin, toujours aussi froid. Il a les yeux de Connor, ce même regard supérieur insupportable. J'ai presque pitié pour le jeune Serdaigle d'avoir été élevé dans cette ambiance, dans cette éducation plus que retreinte.

« Heureuse ? »

Ses mots me percutent. La soupape explose, le flux se répand et je m'embrase aussitôt. Je suis à deux doigts de la crise de nerfs, à deux doigts de péter les plombs, de pleurer, d'hurler, de devenir folle. Je serres les poings et la mâchoire, mon corps entier se crispe et c'est comme un voile blanc qui s'étale devant mon regard.

« Heureuse ? » Je souffle d'une voix presque inaudible. « Heureuse ? T'es entrain de me demander si je suis HEUREUSE DE VOIR QU'ON TE POUSSE A DETESTER DES ÊTRES HUMAINS FAIT COMME TOI ET MOI ?! »

C'est plus fort que moi, je n'ai pas le temps de retenir quoi que ce soit. Dans un élan poussé par la colère et la douleur, ma main le gifle avec force. Peu m'importe de savoir si c'est trop ou non, peu m'importe de savoir s'il le mérite. Ca sera en l'honneur de tout ceux qu'il a rabaisser dans cette école par pu plaisir de les voir pleurer.

« Est-ce que t'es sérieux Connor ? Mais qu'est-ce que t'as dans le crâne bordel ! T'es entrain de me demander si je suis heureuse de voir que t'as petite copine te demande de venger sa mort ? T'es entrain de me demander si je suis heureuse de voir que l'illusion de ton père te rabaisse comme pas permis ? Mais TU ME PRENDS POUR QUI ! J'suis pas comme toi, comme vous! T'es là à faire le fier chaque jours passer ici à mépriser tout ceux qui sont différent de toi ! Mais tu vois la douleur que tu ressens lorsque tu vois Elinor  et lorsque ton PROPRE PERE te traite de faible ? C'est ce que tu fais subir à tout ceux que tu emmerde ici ! »

Je ne m'arrête plus, la valve est ouverte, je suis entrain de devenir folle. L'image de ma mère s'interpose à chaque mot que je sors et plus je la vois brûlée par les flammes plus j'hurle, plus je le pousse, plus je perds le contrôle de tout ce que j'ai sû garder jusqu'ici. Je ne me reconnais pas, je tremble de partout et surtout, ma vue se brouille de larmes incontrôlable et je me déteste pour ça.

« Y en a ras le bol Connor. Ras le bol de tes répliques à la con, de tes préjuger ! OUI Monsieur Tveit ne se cache de rien et grand bien t'en fasse, t'as au moins le mérite d'être honnête mais tu n'as aucune humanité envers ceux que tu méprise. Méprise les si ça te change mais fais le en silence et fou leur LA PAIX. Ils t'ont rien demandé, ON VOUS A RIEN DEMANDE à toi et tes petits copains ! On va a pas demander de venir foutre votre merde ici pour faire soit disant régner l'ordre, de venir tuer des GAMINS parce qu'ils ne sont pas comme vous d'un sang soit disant pur ! Mais oublie que t'es fais comme eux, comme nous ! »

Il veut répliquer mais je ne lui en laisse pas le temps, je suis à quelques centimètres de lui. La folie se lie dans mes yeux et dans mes traits, j'ai le souffle court, j'ai le cœur prêt à exploser de douleur et mes larmes ne s'arrêtent pas. Des larmes de rage et de rancœur. Et surtout, d'injustice.

« Tu as toi même perdu quelqu'un qui t'ai cher dans cette guerre déclenchée par vos petits copains. Alors qu'est-ce qu'il te faut de plus pour que t'arrête de faire chier ton monde Connor. Qu'est-ce qu'il te faut de plus pour que tu arrête ton manège ? Et viens pas m'sortir ton discours que tu ne fais que dire la vérité et toutes tes conneries. J'ai pas envie de l'entendre parce que ça me gonfle de voir ça, ça me gonfle de voir que tu prends plaisir à les malmener. Ils ont perdus leurs parents, ils ont perdus des frères, des sœurs et parfois la famille entière à cause de tout ça, tu crois que c'est pas suffisant ? Tu crois que ça suffit pas comme fardau à porter tous les jours ? »

Tu crois que ça ne me suffit pas à moi de pleurer TOUS LES JOURS la mort de ma propre mère parce que vous aviez des idées arrêtés et que vous trouviez ça drôle de faire couler le sang de ceux qui sont différents. Une nouvelle vague de colère, j'ai l'impression d'avoir un trop plein, d'avoir une multitude d'abcès à crever et qui m'empoisonne le cœur toujours un peu plus.

« Tu n'étais peut-être pas pour la torture physique mais tu crois que ce que tu fais est mieux ? Tu tortures mentalement ces gamins alors ça revient au même. T'as envie de finir ta vie à Azkaban en suivant le même chemin qu'eux ? En commençant par diffuser des propos haineux et de pourrir la vie de ceux que tu crois indigne ? Et ensuite tu vas faire quoi ? Te faire engrainé par quelqu'un de plus audacieux pour prendre goût au sang versé ? »

Souffle court, je m'arrête, le regard froid et toujours aussi humide. J'efface mes larmes avec rage avant de balayer tous mes propos d'un geste de la main, lâchant un rire sarcastique au bord de l'hystérie.

« De toute manière, qu'est-ce que ça peut me faire hein ? Tu n'en as rien à faire de ce que l'on peut te dire, seul ta petite personne compte. Alors fais ce que tu veux, penses ce que tu veux, mais fou leur la paix comme eux te laisse faire ta petite vie tranquille. Foutez-nous la paix... »

Laissez nous cuver notre douleur et nos pertes en silence, une bonne fois pour toute. Un sanglot douloureux me bloque la gorge mais je ne lâcherais pas prise. Pourtant, mes épaules s'affaissent d'un coup. Comme vidé de toute énergie. Je suis lassée, fatiguée. Je venais de cracher mon venin, celui qui m'induisait le cœur d'une douleur quotidienne qui, jusqu'ici, était relativement bien gérer. Mais tout ça pousse à bout. Ce jeu, ces illusions. Je suis partie dans des explications qui au final n'avait rien à voir avec Elinor, mais de voir Connor me demander si j'étais... Heureuse de le voir si faible ? Qu'il aille au diable. Lui et cette illusion de son père qui, jusqu'ici, contemplait la scène en silence, avec un sourire aux lèvres.

HRP:
 
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Dernière édition par Kezabel E. Hasting le Dim 15 Juin 2014 - 17:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {EVENT} Will I wake tomorrow from this nightmare ?! •• Kezabel   Ven 13 Juin 2014 - 12:42

Il fallait qu'il le fasse, qu'il lui dise au revoir. Il le fallait... comme un dernier adieu. Un adieu qu'il aurait voulu faire autrement, et surtout pas devant quelqu'un. Un adieu avec une illusion était tellement risible. Ce qu'il avait dit était bien, juste suffisant même si cela ne traduisait aucune la détresse psychologique dans laquelle il était. Il ne savait plus trop à qui se fier, où est-ce qu'il en était, il était toujours ce gamin paumé qui ne savait plus trop à quel saint se vouer. Quelle voie devait-il suivre ? Continuer à faire comme il le sentait, faire ce que son père, sa famille lui disait ? Ou bien rentrer dans ce droit chemin que Keza prônait, faire comme certains autres, faire son faux cul pour avoir la paix. A ce moment-là, il n'en savait juste rien. Il était juste fatigué, à bout de nerf, et il voulait juste être seul. Éreinté, il avait finalement lancé un mot à la jaune qui devait se délecter de ce spectacle. Il espérait que cela l'agacerait et qu'elle se casserait en le traitant de connard.... A ce moment-là il aurait mieux fait de fermer sa gueule, parce que qui allait l'attendre était pire que ce qu'il pensait.

« Heureuse ?  Heureuse ? T'es entrain de me demander si je suis HEUREUSE DE VOIR QU'ON TE POUSSE A DETESTER DES ÊTRES HUMAINS FAIT COMME TOI ET MOI ?! 

Il n'avait pas eu le temps de répliquer quoique se soit qu'il s'était pris une gifle magistrale. Réflexe, il se frotta doucement la joue en grognant doucement

Tu frappes plus fort que cette gourdasse de Marlone.

Quant à ce qu'elle venait de dire, il ne voyait absolument pas de quoi elle voulait parler. Elinor ne lui avait jamais dit de détester quelqu'un. Twain, il la haïssait bien assez tout seul... quant aux autres, il était assez grand pour se forger son opinion tout seul. Lui, voulait juste parler du fait qu'elle ait disparu et que ça lui fasse du mal. Juste ça, et rien d'autres.

« Est-ce que t'es sérieux Connor ? Mais qu'est-ce que t'as dans le crâne bordel ! T'es entrain de me demander si je suis heureuse de voir que t'as petite copine te demande de venger sa mort ? T'es entrain de me demander si je suis heureuse de voir que l'illusion de ton père te rabaisse comme pas permis ? Mais TU ME PRENDS POUR QUI ! J'suis pas comme toi, comme vous! T'es là à faire le fier chaque jours passer ici à mépriser tout ceux qui sont différent de toi ! Mais tu vois la douleur que tu ressens lorsque tu vois Elinor  et lorsque ton PROPRE PERE te traite de faible ? C'est ce que tu fais subir à tout ceux que tu emmerde ici ! 

Il a le droit de répondre à ça ?! Non.. Bon tant pis pour plus tard alors... il allait tenter de la laisser finir son speech. Mais encore une fois elle se trompait sur un point, son père ne le rabaissait pas. Ils parlaient tout simplement. Ca arrivait dans toutes les filles qu'on dise qu'on est fier/déçus de ce que l'enfant fait non ?! C'était, pour Tveit, ni plus ni moins que ça. Il fallait qu'il reste stoïque, qu'il reste le plus possible de marbre. Il fallait qu'il reste calme et ne pas péter un plomb. Enfouir, tout enfouir. Tout intégrer, chacune information qu'on lui donnait. T si lui en apparence restait plus ou moins calme, la pauvre Kezabel semblait à bout de nerfs, elle tremblait pleurait... Pour un peu et il lui aurait presque sorti une phrase sympa. Juste presque, parce que déjà il ne pouvait pas en placer une, et en plus vu tout ce qu'elle lui disait, il n'allait pas non plus tenter de la réconforter, ça serait tellement hors propos.

 Y en a ras le bol Connor. Ras le bol de tes répliques à la con, de tes préjuger ! OUI Monsieur Tveit ne se cache de rien et grand bien t'en fasse, t'as au moins le mérite d'être honnête mais tu n'as aucune humanité envers ceux que tu méprise. Méprise les si ça te change mais fais le en silence et fou leur LA PAIX. Ils t'ont rien demandé, ON VOUS A RIEN DEMANDE à toi et tes petits copains ! On va a pas demander de venir foutre votre merde ici pour faire soit disant régner l'ordre, de venir tuer des GAMINS parce qu'ils ne sont pas comme vous d'un sang soit disant pur ! Mais oublie que t'es fais comme eux, comme nous ! »

Cette fois il allait répliquer mais encore une fois elle ne lui en laissa pas le temps. Tu aurais peut-être besoin d'un mouchoir là Hasting, parce que si ça continue tu vas te moucher dans tes habits...

Tu as toi même perdu quelqu'un qui t'ai cher dans cette guerre déclenchée par vos petits copains. Alors qu'est-ce qu'il te faut de plus pour que t'arrête de faire chier ton monde Connor. Qu'est-ce qu'il te faut de plus pour que tu arrête ton manège ? Et viens pas m'sortir ton discours que tu ne fais que dire la vérité et toutes tes conneries. J'ai pas envie de l'entendre parce que ça me gonfle de voir ça, ça me gonfle de voir que tu prends plaisir à les malmener. Ils ont perdus leurs parents, ils ont perdus des frères, des sœurs et parfois la famille entière à cause de tout ça, tu crois que c'est pas suffisant ? Tu crois que ça suffit pas comme fardau à porter tous les jours ? 
Ce ne sont pas mes petits copains. souffla t-il doucement mais de toute quoique je dise, tu ne me croira pas ou ça ne te conviendra donc soit.. mes petits copains.

Il était las, franchement las et ce qu'elle disait l'exaspérait plus qu'autre chose. Sur certains points; elle avait certainement juste dans un sens mais.... mais c'était plus fort que lui. Il ne pouvait pas se taire. Il n'avait jamais su le faire.

 Tu n'étais peut-être pas pour la torture physique mais tu crois que ce que tu fais est mieux ? Tu tortures mentalement ces gamins alors ça revient au même. T'as envie de finir ta vie à Azkaban en suivant le même chemin qu'eux ? En commençant par diffuser des propos haineux et de pourrir la vie de ceux que tu crois indigne ? Et ensuite tu vas faire quoi ? Te faire engrainé par quelqu'un de plus audacieux pour prendre goût au sang versé ? 
C'est bon t'as fini de faire ton hystéro ?! Tu crois vraiment que je suis influençable à ce point Kezabel ? Sérieusement... Si j'avais dû me faire embrigader, tu sais aussi bien que moi, qu'ils auraient réussi. Je ne veux pas tuer et torturer. Personne ne m'obligera à le faire. Personne, pas même ma famille. Il se tut quelques secondes avant de reprendre Mais putain, je parle c'est tout... je... Laisse tomber. Je n'ai pas de compte à te rendre de toute manière... Il la regarda dans les yeux et lui sortit doucement J'ai risqué la vie de mon couple en allant pas dans les cachots avec Elinor, alors je peux te jurer que je ne suis pas un meurtrier ! Je ne finirai pas à Azkaban, et pire, qu'est-ce que ça peut te faire ?! Ca me fera les pieds, ça fera plaisir à tout le monde ici...
 De toute manière, qu'est-ce que ça peut me faire hein ? Tu n'en as rien à faire de ce que l'on peut te dire, seul ta petite personne compte. Alors fais ce que tu veux, penses ce que tu veux, mais fou leur la paix comme eux te laisse faire ta petite vie tranquille. Foutez-nous la paix..

Cette fois ce fut à Connor d'avoir un petit rire sarcastique, mais au final peut-être qu'elle avait raison, peut-être qu'il était temps qu'il fasse une trêve.

Et tu vas te laisser parler comme ça ?!

La voix de son père, par illusion. Il eut une légère grimace mais ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Il n'arrivait plus à garder son calme habituel...

TOI L'ILLUSION TU DEGAGES ET TU ME FOUTS LA PAIX !!! respiration. VOUS ME FAITES TOUS CHIER !

Voilà ça s'était dit. Il lança un regard meurtrier à l'illusion qui ne tarda pas à s'évaporer puis à la jeune femme, avant de commencer à partir rapidement, mais au bout de quelques instants, il avait rebrousser chemin et s'était planté devant Kezabel, avant de lui souffler, cette voix sans crier, mais on pouvait toujours entendre dans le timbre de sa voix son agacement et qu'il était à bout de nerf lui aussi.

Et pour ta gouverne... ce que tu as entendu avec mon père, cette illusion, enfin peut importe. C'est juste une discussion père-fils. Ça ne t'ai jamais arrivé qu'on te dise je suis fier/déçu de toi ?! C'est juste une discussion. Tu ne le connais pas, il ne me rabaissait pas contrairement à ce que tu pouvais croire.

Et il ne disait pas ça que "sauver" son père, il le pensait réellement. Pour lui, son paternel disait juste ce qu'il pensait, même si c'était blessant, ni plus ni moins... et au final, c'était peut-être-là le problème. C'est qu'il n'arrivait pas à distinguer les nuances.... De toute manière quelle importance ? Il adulait ses parents et ces derniers l'adoraient. Ce n'était pas pour une remarque de temps en temps qu'il allait mourir, et, quoique son père faisait c'était pour son bien, pour qu'il devienne fort,. Tout ce que faisait l'homme c'était dans son intérêt. Il en était certain.
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MessageSujet: Re: {EVENT} Will I wake tomorrow from this nightmare ?! •• Kezabel   Dim 15 Juin 2014 - 17:37

Will I wake tomorrow from this nightmare ?!


Connor & Kezabel
Mardi 4 Novembre – Aux alentours de 22h30


Qu'il joue cette fois les petits martyrs, c'est le comble. Oh oui, et si le petit Tveit allait à Azkaban, parce que tout le monde le déteste ici ? Tout le monde en serait content que le petit Connor, lèche botte des Supérieurs, y aille, ça lui fera les pieds hein... Il mériterait une deuxième gifle, bien plus grosse que la première mais au lieu de ça, je me contente de lui répondre d'un ton acerbe et lassé. J'ai les nerfs en vrac et même si avoir vidé mon sac m'a par la même occasion vidée de toute énergie, je sens que la folie me guette. Les images de maman s'interposent toujours en une série de flash et je sais par avance que j'en aurai pour la nuit. La haine, le mépris, la rage, l'injustice et l'incompréhension. Voilà ce qui me donne la nausée maintenant et que Tveit vienne en plus jouer ses petites victimes ? Non, là c'était trop. Il a sûrement été mieux lotie que la majorité d'entre nous ici alors qu'il m'épargne sa petite réplique tragique. Je ne lui souhaite pas Azkaban comme je ne lui souhaitais pas non plus de perdre Elinor, mais il arrive un moment où il faut apprendre à accepter certaines choses comme celles qu'il est intolérable de faire vivre un enfer psychologique à ceux qu'il juge trop faible pour survivre.

J'ai le cœur endoloris, battant comme un diable entre mes côtes et la fatigue m'assomme avec la naissance d'une migraine.

Et tu vas te laisser parler comme ça ?!

Son père en rajoute une couche mais je ne dis rien, ce qu'il dit ne me regarde pas mais il est clair qu'il le pousse à l'acte, à me renvoyer la pareille voir à me balancer un sort pour me faire taire. Parano ? Non, juste lucide. Connor est sous l'emprise totale de son paternel et qu'est-ce que serait prêt à faire un gamin sous cette pression ? Un tas de chose, non ? L'épuisement rend mon jugement sûrement trop avancé mais peut m'importe, j'ai pas envie de jouer les psychologues ce soir. Non, j'ai envie de laisser tomber cette partie de moi pour l'instant, j'en ai juste assez de voir que certains subissent alors que d'autre se la coule douce, tranquillement. Et surtout, la nouvelle rage que je ressens pour la mort de maman m'anime d'une volonté d'exploser que je n'avais pas connu jusqu'ici sauf le jour où j'ai assimilé sa disparition.

TOI L'ILLUSION TU DEGAGES ET TU ME FOUTS LA PAIX !!! VOUS ME FAITES TOUS CHIER !

Je sursaute, surprise par son élan de colère. Je n'étais visiblement pas la seule à être au bord de l'implosion. Son hurlement fut suffisant pour que l'illusion de son père ne disparaisse. Il m'accorde un regard assassin que je soutiens sans aucune difficulté. Essaie quoi que ce soit et je te jure que je te fais payer le double. Menaçante ? Oui.

Mais au lieu de ça, il s'en va, me tournant le dos. Je me redresse et fronce les sourcils. Pas que j'avais envie dans découdre mais connaissant Connor je suis un peu surprise qu'il ne me claque pas une énième phrase au visage puisque Monsieur adore avoir le dernier mot à chaque fois. Il va vraiment être temps que j'aille me coucher... Mais lorsque je le vois se retourner et s'approcher un grand pas vers moi, j'essaie de ne pas avoir le réflexe de porter la main à ma baguette. L'homme est imprévisible, je le sais et Connor n'est pas exclue de cette loi.

Au lieu de ça, il reste planté devant moi, le regard menaçant.

Et pour ta gouverne... ce que tu as entendu avec mon père, cette illusion, enfin peut importe. C'est juste une discussion père-fils. Ça ne t'ai jamais arrivé qu'on te dise je suis fier/déçu de toi ?! C'est juste une discussion. Tu ne le connais pas, il ne me rabaissait pas contrairement à ce que tu pouvais croire.

Je secoue la tête, blasée, lassée. Mes épaules s'affaissent de nouveau. Faire entendre raison à Connor était comme parler à un mur. Il était endoctriné dans une façon de voir les choses qu'une simple discussion ne pourrait rien changer. De toute manière, ça n'était pas mon rôle... Même si j'ai toujours tendance à vouloir tendre la main pour pouvoir apporter mon aide mais je ne suis pas Mère Thérésa. Si Connor ne veut toujours pas apprendre à décider par lui même plutôt que de suivre les opinions que son père lui a inculqué, alors je ne pourrais rien faire de plus. Pas ce soir. Trop de fatigue. Trop de... tout.

« Je crois qu'on va en rester là. Je n'ai plus envie de lutter contre un vent contraire, Connor. Mais si c'est pour toi une manière d'éduquer son enfant à lui parler de cette manière … Alors soit. J'espère juste que … » J'hésite un un instant, puis me ravise. « Laisse tomber. »

J'espère juste que tu ne feras pas subir le même « traitement » et le même lavage de cerveau à tes enfants. Je me retourne sans lui adresser un mot ou un regard, trop épuiser pour continuer de lutter. S'il continue de me parler, je n'entends rien ou plutôt, ne veux rien entendre. Mes pas sont lourd et ma résolution est entière : Je ne pourrais pas dormir seule ce soir. Je me dirige vers la Salle commune des Serpentards avant de percuter que je ne connais pas leur nouveau mot de passe. La fatigue est telle et l'obsession si puissante que je ne parviens plus à avoir peur de ce que je pourrais croiser sur le chemin tant l'illusion de ma maman fut violente. J'arrive devant leur salle commune et m'assoit près du tableau. J'attendrais le temps qu'il faut mais je ne partirais pas d'ici. Le regard hagard, je repasse sans arrêt le film de l'illusion, ses mots, ses gestes, la sensation d’étouffement, les odeurs...

« Qu'est-ce que tu fous plantée là ? »

Je lève les yeux et reviens un instant sur terre, un peu déboussolée. Grande brune, tatouée, l'air hautain et je m'en foutiste, elle pourrait être le double de Vargas, sa jumelle dans ses manières de parler et d'agir. Maxime. Une nouvelle élève arrivée fin Octobre dans la classe de Riley. Je la vois souvent manger avec Mateo au point où j'en suis venu à me demander s'ils ne se connaissaient pas depuis plus longtemps que Poudlard. De toute manière, peut m'importe, ça n'est pas mes affaires.

Je me lève, courbaturée.

« Je voudrais juste entrée dans la salle commune, je connais pas le mot de passe.
Et alors, qu'est-ce que ça peut me foutre ? »

Ah ouais, toi t'as décidément bien choisit ta soirée pour venir m'emmerder avec ton petit caractère de rebelle des bacs à sable. NON JE NE SUIS PAS SUR LES NERFS.

Respire Keza, à fond et contient toute cette haine que tu as envie de lui déverser sur la figure. Mais avant que je n'ai eu le temps de sortir une réplique pour lui dire « gentiment » que je veux juste pour aller retrouver une amie, elle prononce le mot de passe et me laisse entrer à sa suite, allant s'étaler dans un fauteuil, dans un coin de la pièce. Certains élèves planchaient encore sur leurs devoirs, mais ne voyant pas Riley je me souviens subitement qu'elle doit se lever tôt pour l'entrainement de Quiddtich demain. Je connais les lieux quasi-ment par cœur, ayant plusieurs fois suivit Riley ici et c'est en douceur que je pénètre dans son dortoir, me dirigeant discrètement vers son lit. C'est stupide, mais je reste planter devant elle un instant, la regardant dormir en me demandant si c'était finalement une bonne idée. Je sais déjà que je vais passer la nuit à bouger, cauchemarder et que je serais sûrement intenable mais ….

« Psss, la belle aux bois dormant ! » Je la secoue en douceur en chuchotant, et je la vois émerger en douceur. On dirait presque un chaton que l'on dérange dans une course poursuite après une boule de laine.

« Keskisspass ? » Elle me voit, percute et se réveille totalement.« Qu'est-ce qu'il y a ? Ca va pas ? Il est arrivé quelque chose à Charleen ? A Adam ? 
- Oh oh oh calme toi Riley ! Il ne s'est rien passé ! Charleen va bien et Adam aussi. C'est juste que... Je reviens de Magie Noire et j'ai... »

Allez crache le morceau, tu sais qu'elle n'aime pas le suspens. Sauf que mettre des mots sur ça, m'écorche le cœur et la gorge.

« J'ai vu ma mère. »

C'est suffisant, largement suffisant pour qu'elle écarquille les yeux en comprenant de quoi je parlais. Elle se glisse sur le côté et me laisse une place. Je prends rapidement le temps d'enfiler un de ses pyjamas pour venir me glisser sous la couette à côté d'elle. On discute quelques minutes, voir peut-être une heure. Je lui raconte dans les grandes lignes les moments qui ont suivit la sortie de mon cours avec Mr Reid. Elle me rassure, me fait rire et me lâche pour finir que cette fois, je n'ai plutôt pas intérêt de la prendre pour Rina cette nuit ! Quelle idée franchement ! J'avoue encore avoir le doute sur ce qui est vrai ou non, mais peut importe. La discussion se poursuit jusqu'à ce que nous nous endormions et la porte aux cauchemars ne tarde pas à s'ouvrir.

- FIN POUR MOI -


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{EVENT} Will I wake tomorrow from this nightmare ?! •• Kezabel
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