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 Carpe diem - Phaedre

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MessageSujet: Carpe diem - Phaedre   Dim 27 Avr 2014 - 16:35

17 Octobre

Au matin, ce jour-là, il s’était passé une chose bien inhabituelle : Alec avait reçu du courrier. Il est en effet quelque chose de troublant dans Poudlard cette année : le courrier le matin. Avec l’arrivée des rapaces nocturnes venait aussi une triste vérité : l’arrivée des lettres distinguait bien facilement les jeunes qui possédaient toujours une famille des autres. Habituellement, il ne recevait rien. Pas qu’il n’ait absolument personne en dehors d’ici. Il y avait… il y avait Jillian et quelques anciennes connaissances. Oui, donc en fait il y avait d’anciennes connaissances et plus grand monde pour songer à lui écrire. Jillian y pensait peut être parfois, mais elle devait être la seule.
Sa sœur ? Sa sœur elle l’aimait, il le savait et en était persuadé, pourtant, voilà, c’était comme ça, ils ne communiquaient pas, ne s’écrivaient pas, et – finalement – ne se parlaient pas. Enfin, c’était comme ça entre eux, et il en était le premier responsable. Toujours était-il que si elle lui avait écrit, c’était pour lui annoncer une mauvaise nouvelle. La maladie l’avait rattrapée ? Toujours était-il qu’un instant, il sentit son monde vaciller lorsqu’il aperçu un hibou familier se diriger droit vers lui. Là, l’estomac retourné, il sentit de nouveau l’angoisse monter dans sa gorge, et cette haine, cette putain de rage qui revenait systématiquement le bouffer, le prendre, l’étouffer. Quand est-ce que ça le lâcherait ? Quand est-ce qu’il apprendrait à passer outre, à pardonner, puisque, dans le fond, c’était de ça qu’il s’agissait. Accepter le fait qu’il était seul, la laisser partir, encore et encore un peu plus loin. Elle n’était pas là pour lui. Elle l’avait été. Elle aurait voulu l’être, mais elle n’avait probablement pas la trempe pour l’être.

Ces jolies choses des filles sans voix
Quand on y touche on brûle ses doigts
Elles sont sur toi et t´en rêves
Elles sont devant moi et j´en crève
Dis moi, est-ce que c´est mieux en bas?

Oui, elle avait eu la trempe de protéger un enfant. Et puis elle l’avait laissé de côté. Elle l’avait laissé aux coups, elle l’avait laissé à la crainte, aux regards, elle l’avait laissé à ses poings, à ses mains, à son putain de sourire. Elle l’avait laissé aux caresses, aux cris, aux rires.

En bas, j´ai retrouvé le père
En bas, j´ai retrouvé la mère
On est tous rongé par les vers
Je ne t´aime pas

Et puis elle s’était éloignée, elle avait trouvé son soleil, la fille de l’air. Elle s’était trouvé un prince, une vie, un but. Et elle s’était mise à rire, à sourire, là-bas, loin de lui, loin de la merde et des drames. Là-bas, loin des bouches cousues par l’étiquette de la noblesse, loin des paupières clauses, des regards fuyants, des ragots et des amalgames.

T´as réussi et t´en es fière
Maintenant t´as l´occasion d´te taire
Tu peux partir
Je ne t´aime pas

Elle l’avait lâché. Et face à ce petit foutu bout de papier qu’il tentait d’enlever de la patte du rapace, il sentait ses doigts trembler un peu plus à chaque seconde. Et dès que l’oiseau fut envolé, son souffle partit au même instant. Il l’imaginait déjà pâle, fébrile, mal. Il l’imaginait déjà froide. Pourquoi toujours imaginer le pire me direz-vous ? Parce qu’il était comme ça, parce qu’il n’avait jamais eu beaucoup de chance et que l’espoir appartenait à une autre race que la sienne. Parce que chez lui, on montait parce qu’on le voulait, on écrasait parce qu’on  le pouvait, mais d’un autre côté, face à la maladie, face à ceux à qui on doit le respect de par l’éducation : on se laisse étouffer. Ou on les brise. Mais s’il pouvait toujours chercher à brûler sa famille, il ne pouvait rien faire contre un amas de cellules à croissance exponentielle incontrôlée et anormale.

Alors le temps s’était suspendu ce matin là. Pâle quelques instants, il avait totalement déconnecté du monde. Et tout le monde s’en foutait. Tous, sauf Mack qui avait arrêté son repas pour le fixer sans mot dire. Elle attendait le verdict, tout comme lui. Elle attendait de savoir si Janie allait bien ou non. Elle attendait qu’il explose, qu’il s’écroule, qu’il enrage. Elle attendait, simplement.
Elle attendait pour rien.

Ce matin-là, il avait rit de bon cœur en retournant l’enveloppe : ses parents. Oui, il aurait pu rester estomaqué. A vrai dire, il aurait même pu lire, rien que pour la curiosité de recevoir de leurs nouvelles, même si ça n’était que pour le déshériter ou il ne savait quoi d’autre. Non, il n’avait même pas envie de savoir ce qu’ils lui voulaient. Il avait rit, l’avait laissé de côté, avant mangé puis l’avait lâché dans une poubelle sans y jeter ne serais-ce qu’un dernier coup d’œil. S’il y avait pensé durant la journée, il ne l’avouait pas, et, dès le soir, il lâchait prise, il oubliait les cours, les conneries, la famille : TGIF !

Ainsi, bouteille en main, une fille par la taille, il en était là, à rire, à déconner, à oublier tout ce qui le méritait. Il oubliait famille et emmerdes, meurtres et maladies, proches éloignés et ennemis à proximité. On lâche, on passe à autre chose tant que c’est possible et on en profite un peu, parce que, merde, en tant qu’organisateur de soirée, il avait prit des vacances depuis trop longtemps. Et en temps que bourreau des cœurs… nan, il n’avait pas pris de vacances, mais pour ça, il n’avait pas besoin d’excuses. Ainsi, il était à peine minuit qu’il marchait dans les couloirs, bouteille à la main, en train de participer à des jeux parfaitement débiles. Comme cramer le couvre-feu de son cousin, cela dit en passant. Pourtant, il y a des jours où les jeux d’alcool, après avoir jouer au huis clos en guerre, c’est surtout pas si mal, et particulièrement divertissant.

Ainsi, marchant à l’envers, il en était à lancer un défit quand au détour d’un couloir, son dos vint cogner quelqu’un. L’instant suivant, il se retournait pour faire face à Phaedre Hunt. Enseignante qui n’arrivait pas à lui enseigner grand-chose puisqu’il se foutait grandement de la matière qu’elle professait. Et accessoirement, quelqu’un qui avait assez tendance à faire fuir si on ne voulait pas se trouver dans une position passablement désagréable, paraissait-il.
Comme de fait, alors qu’il lui faisait un grand sourire, jetant un coup d’œil derrière lui, il ne put que s’apercevoir qu’il était brutalement seul dans le couloir face à elle.

« … Bande de lâches. PLEUTRES ! COUARDS !! »

Mécréants ?

Ok, bref.

« Ah lala. L’abandon : c’est moche. »



« Une gorgée ? »

=D Quoi ? Toujours rester dans le positif. Eh puis, s’il avait pensé à partir en agitant les bras et en courant comme un écervelé, il préférait tout de même garder un minimum de contenance. Takuma était plus doué que lui pour ce genre d’excentricités. Lui, il préférait de loin faire boire une prof. Potentiellement cinglée, qui plus est : beaucoup plus drôle question fin de soirée, soyons honnêtes !

« Allé, sincèrement, c’est plus sympa que de partir dans des punitions, un bras de fer pas possible qui n’en finira jamais : parce que j’suis du genre fier et entêté et que j’pense pas être le seul ici. »

Et une barrière prof-élève de brisée de plus ou de moins… clairement, on n’est plus à ça prêt.
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MessageSujet: Re: Carpe diem - Phaedre   Sam 24 Mai 2014 - 21:40

Main sur la tempe, le professeur de divination s’efforce de rester concentrée sur les copies qu’elle corrige. Elle trouve ses élèves foutrement cons, ça l’agace. Son discours est toujours clair et concis ( quand Elizaveta maitrise la situation ) quoiqu’un peu théâtralisé, mais ils ne retiennent rien. Certains dorment, d’autre font semblant d’écouter au risque de se retrouver sous ses griffes. Son petit jeu préféré est de trouver chaque fois une façon différent et surtout désagréable de réveiller les dormeurs. De l’eau, du bruit, un membre changé en celui d’un animal, piqures de moustiques répétées, feu aux baskets, etc… Tout ce qui l’amuse. On la craint et c’est bien mieux ainsi, et surtout à raison. Phædre est une sorcière puissante, enfermée, elle a eu le loisir de perfectionner sa magie. Vingt-six ans. Vingt-six putain d’années avant que tout le cirque de sa mère s’arrête. Tout ce temps et cette jeunesse gâchés. Phædre est toujours bouillante de colère, rien qu’à cette superficielle idée. Elle n’a rien vécu de ce qu’elle aurait du, la voilà trentenaire désormais et sans aucun souvenirs heureux de ses vingt, vingt-et-un et vingt-cinq ans. Elle en veut terriblement à sa mère qui, même à travers la mort arrive à la hanter, et à lui jeter le mauvais œil. Phædre et son troisième ( œil ) sait qu’elle n’est jamais bien loin, figée dans les coins de la pièce, derrière les portes ou dans son lit. On se croirait dans Shining. Tout ça pour continuer de resserrer son emprise sur elle. Mais il est arrivée, l’enfant illégitime, prince dans les contes de fée ou ici, de Grimm. La sorcière en veut également à son père, si lâche face à Elena. Pourquoi n’avait-il pas emmené Phædre avec lui, ils auraient pu vivre avec Dimitri et sa mère. La brune aurait peut-être appris à l’aimer, cette femme. Dimitri n’aurait pas été seul, construit avec un père, et Phædre se serait peut-être retrouvée saine d’esprit, sans ce double distrait et pataud de sa personnalité. Elle aurait surement vécu autrement, ne serait pas devenue si aigrie et … tarée. Pas besoin de refuge dans la magie ou la divination, ne serait pas professeur à Poudlard, pas de torture, pas de gosses, rien de ce qui est présentement. Elizaveta et Phædre auraient peut-être saisi plus tôt la main tendue de Dimitri. Frère retrouvé, vingt-quatre ans et déjà trop de poids sur les épaules. Elena, l’inconnue pour lui a tout de même réussit à régir son existence.

La brune souffle et interrompt le court de ses pensées. Elle entoure le « T » qu’elle vient d’apposer sévèrement sur la copie d’un élève. L’a-t-elle réellement lue ? Le professeur ne s’en souvient plus et abandonne la partie, range sa plume histoire de ne pas tâcher les précieux parchemins de ses cours et se recule pour s’adosser contre son fauteuil. Un long soupir s’échappe de ses lèvres. Phædre ne sait pas trop sur quel pied danser, quel sentiment doit-elle ressentir après cette journée. Quel regard porter sur l’échange qu’elle a eu avec son frère. Il lui a offert quelque chose, ce tissu chaud posé sur le dossier d’un autre fauteuil. Phædre ne peut pas dire que ça ne l’a pas touchée quand l’idée de lui offrir quelque chose ne lui a même traversé l’esprit. Et puis, à part son père ( et les amants qu’elle a pu avoir mais c’est une autre histoire ), jamais personne, pas même sa mère ne s’est dévouée pour lui apporter quelque chose. Pour la première fois de sa vie Phædre a connu une situation de gêne face à un cadeau, sincère et naturel. Une première pour la trentenaire.

La brune attrape le tissu, et prend une décision aussi subite qu’inutile, et se lève sans prendre la peine de ranger derrière elle. Sa baguette dans la poche de sa cape, objet sans lequel elle ne sort jamais, la main sur la poignée elle inspecte une dernière fois le lieu pour vérifier qu’elle n’a rien oublié et s’enfuit dans les couloirs de Poudlard. Sortir un peu lui fera du bien, discuter avec les fantômes ou les tableaux, c’est un truc qu’elle fait souvent. Etrangement, ça ne choque plus personne de la voir discuter à moitié toute seule, statique dans les couloirs, lorsque Phædre reprend le contrôle et bug un temps en général incroyablement long.
Son regard se porte d’ailleurs sur les images mouvantes accrochées au mur et, chaque fois, leur adresse un signe de tête qui lui est rendu. C’est comme ça, si aucun vivant ne l’aime, les morts, eux, ne font pas de sa folie un cas. Sans comprendre et même capter pourquoi elle en est arrivée là, le professeur se retrouve au troisième étage et continue de errer. On pourrait croire qu’elle fait sa ronde de nuit pour surveiller mais il n’en est rien. Elle marche encore un certain temps, absorbée par ses pensées, jusqu'à ce qu’un objet non-identifié vienne la percuter en pleine marche. Elle effectue deux-trois pas en arrière pour se stabiliser et finit par comprendre que l’objet est une personne, qu’elle reconnaît assez rapidement après un rapide coup d’œil mental dans son répertoire de physionomie.

Des pas s’éloignent rapidement du Rivers et elle-même. Phædre sait parfaitement pourquoi personne ne reste dans son sillage, et en joue d’ailleurs. Lorsque l’élève qui a dépassé le couvre-feu, d’ailleurs, se retourne, ses amis ne sont plus là. Un fin sourire s’étire sur les lèvres du professeur.

« … Bande de lâches. PLEUTRES ! COUARDS !! »

La brune hausse un sourcil.

« Ah lala. L’abandon : c’est moche. »

Ça, elle le sait, assurément. La brune se réarrange tranquillement sans se soucier plus que ça de l’élève. Elle époussète sa cape, la replace correctement sur ses épaules, se stabilise sur ses deux pieds et finis par croiser ses mains sur son ventre, l’une au-dessus de l’autre. Son regard posé sur le petit malin, la brune reste impassible avec pour seule expression, l’unique sourire qu’elle arbore en tout temps. Discret, mais presque moqueur.

« Une gorgée ? »

Le brun lui tend la bouteille qu’il tient tandis que celle-ci ne bouge toujours pas. Il pense faire son malin, ainsi, et effectivement le professeur a envie de rire.

« Allé, sincèrement, c’est plus sympa que de partir dans des punitions, un bras de fer pas possible qui n’en finira jamais : parce que j’suis du genre fier et entêté et que j’pense pas être le seul ici. »

D’un geste tranquille, elle attrape la bouteille et la garde contre elle. Son regard reste cuisant dans celui de son élève. Elle sait parfaitement qui il est, et également qu’il n’est pas le meilleur de sa classe. Il est même du genre à ne rien écouter, et Phædre n’oublie pas ce genre de détail.

« Si je comprends bien, très cher, vous êtes en train de vous balader hors du couvre-feu, avec une bouteille d’alcool dans les mains et en plus vous tentez de soudoyer votre professeur en lui proposant une sorte de pot de vin ? »

La brune lâche un rire presque méprisant. Ironique. Typique de ce professeur peu agréable à vivre.

« Vous pensez sincèrement que je vais accepter ceci sans broncher ? Sachez rétablir la place qu’il vous revient, Mr. Rivers. Elève. Cette punition serait beaucoup plus appréciable pour moi que pour vous, ça je peux vous l’assurer. »

Phædre sait qu’il le sait, lui aussi, justement, qu’une punition dans le bureau de Mlle Hunt est carrément un calvaire. Mais il ne semble pas s’arrêter à cette proposition, ce garçon est d’un genre revêche. Elle lui adresse ce même sourire, puis fait mine de réfléchir avant de reprendre une dernière fois la parole.

« Donnez moi une seule bonne, très bonne raison de vous laisser tranquille et peut-être que j’envisagerais ceci. Oh, et merci pour le présent. »

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MessageSujet: Re: Carpe diem - Phaedre   Dim 22 Juin 2014 - 19:13

Et si j’étais fatigué ? Et si à force de courir, de cogner, de ferrailler sans arrêt, j’avais simplement envie de rester là et voir si les coups qui pleuvent seraient capables de m’anéantir ? Et si, lacéré, je n’avais cessé de me briser à force de tirer sur mes chaines ?

Avec un grand sourire, Alec avait levé une nouvelle fois sa bouteille, tout heureux de lâcher prise, tout heureux d’oublier, de tout laisser derrière. Mais rien ne s’efface, rien ne reste au loin puisque ses démons resteraient toujours penchés, sardoniques, par-dessus son épaule. Il ne serait jamais autre chose qu’un incapable, il ne serait jamais autre chose qu’un con à se battre contre lui-même, à haïr ses faiblesses sans pouvoir s’en séparer sous peine de tomber. Ça n’avait jamais été rien d’autre que ça. Il s’échappait quelques secondes des ténèbres pour se retourner finalement et voir que ce répit n’avait jamais été qu’illusions. Non, il n’y avait rien derrière lui, personnes. Bien sûr qu’ils n’étaient que des lâches. Lui aussi aurait été couard s’il avait pu partir.
Une seconde, il s’était revu dans le bureau du directeur, face aux hommes morts, face au sang sur le bras de Logan. Une seconde, il l’avait vu hésiter. Une seconde, il l’avait vu devoir faire face, décider, plonger sans aucun espoir de retrouver l’air un jour.
Une seconde, il avait été loin de regard glacial de son enseignante. Rien qu’une.

Ensuite, il souriait, il déconnait, il proposait. Sait-on jamais. Non, manifestement, il n’avait aucune chance de s’en sortir car pas un détail dans l’apparence hostile du beau cyborg que la femme semblait être. La femme de fer ressuscitée. Peut-être Logan devrait-il lui donner les reines ? Thatcher avait sut prendre de lourdes décisions après tout. Peut être avait-il une solution pour éviter d’avoir à les appliquer. Quoi qu’il était trop galant homme (lol) pour refiler le fardeau à qui que ce soit. Bref : pas cool. Négociation ?

« Si je comprends bien, très cher, vous êtes en train de vous balader hors du couvre-feu, avec une bouteille d’alcool dans les mains et en plus vous tentez de soudoyer votre professeur en lui proposant une sorte de pot de vin ? »
« Hm, c’est en effet à peu près bien résumé. »

Non, il ne perdait pas son aplomb. D’ailleurs, il lui en avait toujours fallu beaucoup pour perdre contenance, et si son grand sourire avait laissé place à un petit sourire en coin, son regard n’en finissait pas de pétiller. Sale gosse. Oui, le rire que l’enseignante avait lâché aurait pu lui correspondre après tout. Lui-aussi était méprisant. Parfois envers d’autres, souvent envers lui-même. Personne n’était simplement capable de déceler certaines nuances.

« Vous pensez sincèrement que je vais accepter ceci sans broncher ? Sachez rétablir la place qu’il vous revient, Mr. Rivers. Elève. Cette punition serait beaucoup plus appréciable pour moi que pour vous, ça je peux vous l’assurer. »

Il n’avait pas répondu mais son sourire n’avait pu s’empêcher de pointer un peu plus.
Comme beaucoup de punitions « très chère ».

Non, sérieusement, il en avait entendu parler, bien entendu, mais ce n’était pas pour ça qu’il changeait d’attitude envers elle. D’ailleurs, il semblait étonnant qu’il n’ait jamais eu le droit à quoi que ce soit. Traitement de faveur ? Clairement pas. D’ailleurs, il n’y avait que pour les aspects négatifs qu’on se souvenait que son nom de famille l’associait au directeur. Lui-même n’aurait jamais été contre le sens d’un de ses collègues par rapport à une sanction que dont son cousin aurait écopé. Il aurait simplement durcit la punition. Le connaissant, il en était bien capable.

« Donnez moi une seule bonne, très bonne raison de vous laisser tranquille et peut-être que j’envisagerais ceci. Oh, et merci pour le présent. »
« Oh mais de rien ! C’est un véritable plaisir de se faire arnaquer. C’est d’ailleurs une grande constante de ma vie. Non : concrètement, je n’ai pas de raisons valables. »

Il haussa les épaules d’un air parfaitement détendu.

« J’ai passé une très mauvaise journée, ajoutée à une très mauvaise année. Je lâche prise trois seconde, et je ne m’excuserais pas pour ça.
Maintenant, je doute que la sanction soit très utile, je suis du genre buté comme type. A savoir que vous punirez ; que ça n’aura pas grand impact, donc vous forcerez ; ce qui n’aura pas plus d’efficacité à moins que vous finissiez par me briser, chose dont je doute : j’ai un peu d’expérience sur le sujet.
Conclusion, ça va finir en spirale infernale qui vous prendra finalement tout votre temps, et vous vous entêterez ; tout comme moi, ce qui aboutira à un bras de fer insupportable et parfaitement stérile. »


Et j'en suis saoulé d'avance : à la votre !
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MessageSujet: Re: Carpe diem - Phaedre   Lun 25 Aoû 2014 - 23:12


« Donnez moi une seule bonne, très bonne raison de vous laisser tranquille et peut-être que j’envisagerais ceci. Oh, et merci pour le présent. »
« Oh mais de rien ! C’est un véritable plaisir de se faire arnaquer. C’est d’ailleurs une grande constante de ma vie. Non : concrètement, je n’ai pas de raisons valables. »

Phædre lève un sourcil et constate non sans tiquer l’effronterie de l’élève. Ses sourcils se froncent en contraste total avec toujours ce même fin sourire qu’elle arbore sans fléchir. Elle n’a pas envie de jouer au jeu du chat et de la souris, la nuit dans le château avec un élève qui se croit au-dessus de tout, et peut-être d’elle, ce qui clairement lui déplait. Il est Serpentard : elle ne lui enlèvera donc pas de points, ça lui ferait trop mal au cœur de porter atteinte à cette maison qu’elle a habitée. La plus chère, quand les autres maisons – et surtout Poufsouffle, seigneur, ces Poufsouffles ! – s’attirent ses foudres. Mais elle n’hésitera pas à lui filer quelques heures de colle pas du tout gratuites, histoire qu’il vienne ranger un peu sa réserve de boule de cristal, les os gravés et laver les tasses de thé. Ça pourrait lui apprendre à redescendre un peu de son piédestal.

Mais c’est un Rivers, et Phædre le sait pertinemment pour les avoir côtoyé dans sa jeunesse. Merci Mère.

Détendu, pas le moins du monde stressé par sa présence hors du couvre-feu dans les couloirs et donc, par le fait qu’il est en faute, Alec hausse les épaules. Et se lance dans un monologue presque interminable sur tout et rien. Cette raison qu’elle lui a demandée ? Elle n’écoute pas. A moitié. Seule la conclusion parvient à se frayer un chemin dans sa tête et l’adulte laisse une longue suspension, les ongles tintant sur le verre de la bouteille qu’il ne récupèrera pas. Ce n’est même pas un alcool digne d’elle, une liqueur amère. Promenade interdite au clair de lune, alcool prohibé, ce garçon enchaine les entraves au règlement sans même s’en soucier et c’est peut-être ce qui agace le plus le professeur. Malgré qu’elle-même n’ait pas tout à fait conscience de la totalité des lois de Poudlard. Mais elle est prof et qui plus est, Hunt, alors peu lui importe quant aux règles de vie. Sauf pour les élèves. Aucune justice, ça c’est sur, mais personne n’ira lui chercher des poux, la sorcière est puissante et désagréable en prime. Peut-être est-ce ce deuxième trait de ses personnalités qui décourage les uns et les autres.
Seul Dimitri, par la force d’un frère voulant récupérer son sang, s’est forcé à passer au-delà, a cherché plus loin que l’apparence et l’image que Phædre voulait donner.

Phædre soupire, puis reprend son sourire habituel, teinté d’ironie, jamais agréable. Un sourire que l’on ne veut pas voir peint sur les lèvres de l’interlocuteur. Qui a dit qu’un sourire était toujours le bienvenue ? Cette personne n’avait pas rencontré le professeur de divination de Poudlard, pour sur.

« Mr. Rivers. Mauvaise journée ou pas, vous devriez rester à votre place et, au-delà de vos entraves au règlement vous devriez également savoir qu’arborer et utiliser un air si désinvolte en face d’un professeur qui, sachez-le, se contrefiche clairement de vos états d’âme, est plus déplacé encore que la faute commise. »

Ses lèvres se plissent dans un rictus encore plus méprisant, aussi têtu soit-il, elle le sera encore plus. Phædre n’a aucune limite, sauf peut-être celle que son esprit fractionné lui impose quand bon lui semble et sans préavis. L’homme n’est pas sans faiblesse, et même si celle-ci est très bien cachée certains ont l’œil pour les démasquer. Le troisième œil. Phædre n’ira pas lire ce qu’il se passe chez le jeune homme en face d’elle, ni même farfouiller pour trouver ce qui l’intéresserait, le petit point d’accroche, pour la faille, l’entaille, sur laquelle appuyer pour faire fléchir et plier les genoux de douleur. Ça ne l’intéresse pas et peut-être que Dimitri n’est pas étranger à ces incessantes remises en question, à cette chute d’Elizaveta la fervente fille du soleil. Mais là n’est pas la question.

« Par conséquent, je vous attribue deux heures de colles, que vous ferez avec moi bien évidemment, en fin de soirée, avant la fin du mois. Je vous ferais parvenir la date plus tard. Soyez conscient de votre chance d’être à Serpentard Mr. Rivers, autrement je vous aurais enlevé quelques points, mais peut-être que ceci ne vous dérangerait pas. Et vous emmener chez votre cousin aurait pu être une solution mais elle ne me convient pas. »

La brune brandit la bouteille et lui adresse un sourire.

« Oh, et je garde ça. Merci bien. »

Sur ces mots, la brune tourne les talons, et effectue quelques pas avant de se retourner une dernière fois.

« Rentrez dans votre dortoir, Rivers. Vous n’avez rien à faire ici. »

Ton froid, glacial. Ultime échange autrement ce dernier devra connaître le caractère spécialement désagréable et porté sur la souffrance de mlle Hunt.
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MessageSujet: Re: Carpe diem - Phaedre   Dim 14 Sep 2014 - 19:51

Faire tomber un Rivers de son piédestal ? Une très grande entreprise ça ma très chère amie.
Soyons honnête, c’était quelque chose de potentiellement compliqué, ce dans quoi elle s’engageait là. Alec était typiquement le genre de gamin qui pouvait lui donner du fil à retordre, aussi froide et impressionnante soit-elle, il en avait vu d’autres. Il en avait même tellement vu d’autres qu’il n’était pas sûr d’être capable, en ce jour précis de s’écraser sans un petit regard complice. Il avait trop souffert durant cette dernière année, il s’était trop tut, il avait trop cherché à fuir certaines choses et en avait affronté trop d’autres en parallèle que, réellement, là, la situation se dessinait d’ors et déjà comme bouchée.
Non. Il était dans une situation où, clairement, il savait que si elle allait dans son sens, ça irait, mais où, si ça n’était pas le cas, ils allaient dans le mur. Toute l’année, il l’avait passé à éviter de trop se mettre en ligne de mire. Toute l’année, il avait pris les coups en espérant que certaines personnes passent entre les mailles du filet. Ça avait été le cas, mais pas tout à fait. A présent, il savait qu’il était sur la ligne de front, comme son cousin. Il l’avait sut à l’instant où il l’avait suivit, à l’instant où, pour la seconde fois en un mois, il avait prit une vie. A présent, s’ils revenaient – et ils reviendraient – il ferait partit des têtes à abattre. Ses années de vie réduisaient à vitesse grand V depuis son arrivée ici et il y avait des instants où, non, il ne voulait pas être sérieux, il ne voulait pas penser qu’il était simplement un élève qui attend d’avoir ses cours pour obtenir un diplôme et finir avec un bon travail à la sortie de cette période assommante. Non, parce qu’il ne pouvait pas résonner comme ça. Et qu’à vrai dire, d’une manière générale, il n’appréciait pas vraiment qu’on le menace, d’une manière ou d’une autre. Un défaut des Rivers ça. D’aucun dirait qu’il avait un problème avec l’autorité. C’était probablement vrai.

« Mr. Rivers. Mauvaise journée ou pas, vous devriez rester à votre place et, au-delà de vos entraves au règlement vous devriez également savoir qu’arborer et utiliser un air si désinvolte en face d’un professeur qui, sachez-le, se contrefiche clairement de vos états d’âme, est plus déplacé encore que la faute commise. »
« Quel serait l’utilité d’un tel air autrement ? »

Oui, il y avait des jours où il était plus enclin à se laisser faire ou à obéir que d’autres. Il avait déjà écopé d’un certain nombre de punitions de la part de l’enseignante, notamment à force de discuter pendant ses cours durant une certaine période. Des soucis à régler plus importants que des astres probablement déjà morts depuis des décennies. Navré madame. Mais voilà, si elle n’avait rien à foutre de ses états d’âme, ceux-ci étaient tout de même présents, qu’elle veule en tenir compte ou non. Il l’avait prévenu, si ça partait dans ce sens, ils étaient prêts pour un bras de fer. Eh bien soit.
Parce que, non. Non, il ne s’écraserait pas, parce qu’il lui fallait surtout apprendre à faire face et tenir tête. Après tout, c’était un apprentissage probablement plus instructif que d’apprendre à respecter ses ainés. Logan serait du moins de cet avis. Mais, non, honnêtement, là, ce qui se passait, c’était qu’il était un garçon entêté avec un sale passé, un présent potentiellement déplorable et un futur navrant… et avec un besoin viscéral de reprendre le contrôle, de cesser de se faire balloter de pars en pars. Sinon… Il n’avait peut être pas totalement réglé son adolescence et sa tendance à la contradiction chronique. Et à l’insolence maladive.

« Par conséquent, je vous attribue deux heures de colles, que vous ferez avec moi bien évidemment, en fin de soirée, avant la fin du mois. Je vous ferais parvenir la date plus tard. Soyez conscient de votre chance d’être à Serpentard Mr. Rivers, autrement je vous aurais enlevé quelques points, mais peut-être que ceci ne vous dérangerait pas. Et vous emmener chez votre cousin aurait pu être une solution mais elle ne me convient pas. »
« Il ne serait pas convenable de le déranger à une heure aussi tardive. »

Cela dit, ces derniers temps, n’importe quelle heure revenait à une heure particulièrement tardive.

« C’est vrai que j’ai une chance réellement… terrifiante. »

Cousin du directeur qui avait tué l’un des membres les plus éminents d’une organisation terroriste potentiellement à échelle planétaire. Chanceux. C’est le terme.

« Oh, et je garde ça. Merci bien. »
« Un grand cru. Bonne délectation. »

Quel est le sous-entendu ?
Qu’elle me pique mon bien !
Ah.

« Rentrez dans votre dortoir, Rivers. Vous n’avez rien à faire ici. »

Un petit sourire amusé face au ton froid et glacial.

« Bonne nuit Mlle. Hunt. »

Il rentra.
Le mois s’acheva sans qu’il ne se présente aux heures de colle convenues.

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