AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Jump To It ▬ Mateo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 17073
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Owen A. Matthews ▬ Elijah C. Leroy



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Jump To It ▬ Mateo   Jeu 20 Mar 2014 - 13:09

Jeudi 16 Octobre 2014 – Fin de journée
Jump to it



Mateo & Enzo

Jeudi, fin de journée, je suis rincée mais de bonne humeur. J’ai passé une partie de la matinée à trainer dehors avec les chiens – entre autres, ce qui me donne encore plus envie d’en avoir un soit dit en passant mais pas ici et puis de toute façon Lune ferait la gueule – et c’était juste génial. Pas que je sois stressé ou quoi que ce soit en ce moment, j’ai même plutôt tendance à me laisser vivre, flotter, mais c’était cool de ne juste penser à rien surtout après ce qu’il s’est passé y a deux jours. Altercation avec le Prof d’EDM … ça m’a rappelé des bons souvenirs tiens mais je crois que le plus mal dans l’histoire c’est lui. J’en ai touché un mot à Kyle le soir même, je lui ai expliqué ce qu’il c’était passé et basta, on n’en parle plus. Je persiste, j’ai plus envie de me prendre la tête avec quoi que ce soit et de toute façon c’est passé.

« Qu'est ce que tu faisais avec la chienne de Victoria au fait ? Tu te lances dans l'élevage ? »
« Exactement ! J'ai trouvé ma vocation ! »

Et pourquoi pas d’ailleurs ? Cameron qui visiblement surveille le moindre de mes faits et gestes encore et toujours comme un papa un peu trop envahissant … mais ça m’amuse et ça fait sourire Kyle et Megan qui sont là aussi.

« J'avais pas cours de 11h à 13h ce matin alors j'ai accompagné Kyle à votre cours et en redescendant j'ai croisé Victoria qui m'a demandé si je pouvais lui garder Maya alors du coup je me suis occupée d'elle jusqu'à ce qu'elle la récupère. Et donc j'ai trainé dehors, Fenrir a débarqué au bout d'un moment et on a fait une teuf entre canidés. »

Tadam ! Hum.

« Bon aller, j'vous laisse moi, j'ai deux ou trois trucs à régler avant notre petite sauterie. Kyle, on se rejoint là bas ! Enzo, surement à demain. »
« Ouaip. Bonne soirée, amusez vous bien ! »
« Merci ! »

Là-dessus il s’en va, Megan part avec lui, ce qui nous laisse seuls mon cher et tendre et moi. On continue de discuter un peu, de tout et de rien, jusqu’à ce qu’il amorce son départ. J’essaie de ne pas prendre mon regard de Loup battu …

« Bon... Il est temps que j'y aille aussi. Bonne soirée et fais de beaux cauchemars. Je t'aime. »
« Oh ben si je rêve de toi ça ne devrait pas être trop compliqué de faire des cauchemars. »

Je lui souris, provocateur, et l’instant d’après il m’embrasse et me coince entre ses bras – on appelle ça un câlin Enzo – chose qui me fait planer un peu parce que soudainement je n’ai plus du tout envie de le lâcher. Pars pas … Voilà ce que je me retiens de lui dire et les pensées que je bloque dans ma tête sont à peu de choses près du genre : Tu vas passer la soirée avec pleins de types – ok ils sont trois – et mêmes pleins de filles – ok elles ne sont que deux – et j’ai pas envie ! Tu restes avec moi. Juste une pulsion possessive, égoïste, et surtout proche du caprice qui ne dure pas bien longtemps puisque je sais à quel point c’est ridicule. Je sais que j’y penserai pendant la soirée, je me connais, mais ça ne va pas me rendre malade pour autant. Il sera avec ses amis, voilà tout ce qui compte, et il en a parfaitement le droit, je suis même très content pour lui. Je me retiens aussi de lui dire que si jamais il en a marre ou qu’il s’ennuie il peut me rejoindre dans mon lit parce que même si j’adorerai ça je préfère qu’il passe la soirée à s’amuser comme un dingue, sans penser à moi … ou presque. Je ne sais pas trop ce que ça va donner leur truc et je connais Kyle, c’est pas vraiment un gros fêtard dans l’âme mais j’espère qu’il y trouvera ce qu’il cherche et qu’il passera un bon moment comme tous les autres d’ailleurs.

« Merci. Toi aussi passe une bonne soirée et peut être que je t’aime aussi mais j’vais y réfléchir et j’te dis ça demain matin. »

Mes mains sur ses hanches, un clin d’œil, un bisou sur sa joue, puis je le laisse partir et le regarde s’éloigner, un léger sourire sur les lèvres en me disant que j’ai de la chance d’avoir ce garçon dans ma vie. Est-ce que je l’aime ? bien sur que je l’aime et chaque jour un peu plus. J’sais pas … je ressens cet élan d’amour là comme ça, presque violemment. Ça fait bientôt deux ans maintenant et pourtant c’est encore plus fort qu’avant, comme si ça grandissait chaque jour de plus en plus, comme si j’étais chaque fois plus amoureux que la veille. Sans lui je ne sais pas où je serais aujourd’hui, sans lui je ne sais pas ce que serait ma vie … Probablement pas grand-chose aussi extrême que ça puisse paraitre. Ce type c’est mon oxygène, c’est mon cœur qui bat là à cent à l’heure, c’est mon existence tout entière.

J'ai besoin de toi comme d'une infirmière,
Que tu me dises que je suis hors de danger
Que mon état va s'améliorer,
Que tu passes ta main dans mes cheveux,
Que tu prennes ma vie pour en faire quelque chose de mieux.
J'ai besoin de toi comme d'une infirmière,
Que tu m'aides à trouver le sommeil,
Qu'on se réveille dans des draps blancs,
Que tu dises que c'était qu'un mauvais rêve,
Que tout ça c'est derrière moi maintenant.


© FAUVE ©

A mon tour je me détourne, je vis ma vie de célibataire pour la soirée, main dans les poches et tête dans la lune, pas mon chat mais toujours l’autre, et déambule dans les couloirs sans idées fixes, sans pensées concrètes. Je soupire, un soupir d’aise, tout va bien. Alors Enzo, tu vas faire quoi de ta soirée ? Hum, j’sais pas. Manger ! Oui, manger. Direction la Grande Salle où je décide d’aller squatter avec Elwynn parce que ça fait longtemps. Je passe faire un bisou à Sovahnn sur le chemin et m’installe donc avec ma Mère-Grand tout en tachant de ne pas trop laisser mon esprit divagué vers le quatrième étage. C’est bon, il n’y a pas que Kyle Jonhson dans la vie … Ou presque. Elle a l’air légèrement absente, son moral n’a pas l’air au top alors j’essaie de la faire rire en faisant le con et même si j’y parviens je sens bien que le cœur n’y est pas vraiment. J’en profite pour lui dire que j’ai discuté avec sa sœur la semaine dernière et que ça s’est bien passé, je lui raconte aussi que je me suis excusé auprès de Charleen, ce genre de trucs. Le repas se termine, je traine un peu à droite à gauche puis remonte dans la Salle Commune pour nourrir Lune qui doit s’impatienter. Quand je redescends du dortoir je vois les gars attablés un peu plus loin, Harper et sa clic, il me fait signe alors je me pointe, on discute un peu et comme tous les jeudis ou presque les bouteilles commencent à sortir. Parait que les soirées étudiantes se passe le jeudi chez les Moldus, soit. Pourquoi pas ? Ca fait un moment que j’ai pas fait le fou alors je me laisse entrainer, prend un verre que je sirote tranquillement en discutant avec les gars non sans avoir une pensée pour Kyle qui risque de grimacer si jamais il monte et me chope entrain de boire mais tant pis. Au pire s’il débarque il fera la tête, et demi tour ou alors il ira se coucher dans mon lit et me tournera le dos – et je m’abstiendrai de faire une blague salasse – toute la nuit mais ça passera.

En tournant la tête je me rends compte que mon grand ami Mateo est dans le coin, assis tout seul dans le même fauteuil où il était le jour où il a eu la brillante idée de me faire cette super blague qui restera gravée dans les anales. Je devrais détester ce type mais il faut croire que je suis trop peace and love pour ça en ce moment alors j’attrape une des bouteilles – du Rhum, comme d’hab – deux verres et je me lève sous le regard étonné des gars auxquels je ne réponds pas. Sur le visage un sourire en coin, je me pointe la bouche en cœur, comme une fleur, et me laisse tomber dans le canapé – à l’emplacement même où je m’étais installé l’autre fois – pose la bouteille sur la table ainsi que les deux verres avant d’y poser également mes pieds et de croiser les mains derrière ma tête tout en m’installant bien confortablement. Mon regard se braque dans le sien, sans une once de défis.

« Pour enterrer la hache de guerre, même si t’as traité mon mec de Princesse, et parce qu’avec le recul j’ai compris que t’avais juste envie de te rincer l’œil. Chose que je peux comprendre quand on voit mon corps de rêve donc je ne te jetterai pas la pierre. »

Provocation ? Pas vraiment, enfin si d’une certaine façon mais d’une bonne façon surtout. Peut être qu’il le prendra mal, peut être qu’il me dira d’aller me faire foutre, peut être même qu’il pensera que c’est une connerie et que j’essaie de me venger … Tout ça ne tient qu’à lui, ça ne changera pas ma vie.


Dernière édition par Enzo Ryans le Ven 4 Avr 2014 - 16:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 977
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Jump To It ▬ Mateo   Jeu 27 Mar 2014 - 22:31

Deux choses m’emmerdent et elles comportent le même syndrome : Celui de la page blanche. D’une part j’ai le devoir de l’autre emmerdeur de Reid dont sa gueule ne me revenait pas du tout et ce, pas parce qu’il disait des choses qui visiblement avait froissé certains d’entres nous mais c’était un … feeling, que je n’avais pas avec lui. Prof de magie Noire... ça promettait. Et pour une fois, j’ai préféré fermer ma gueule plutôt que de faire le malin parce que mine de rien, il imposait un certain « respect » même s’il me cassait littéralement les rotules. J’ai vu un poufsouffle quitter son cours, j’ai vu une de ses camarades de maison prête à casser sa plume face à la manière de faire de Reid et j’en ai vu d’autre faire leur lèche-cul face au nouveau prof. Quoi ? Il m’énerve, c’est tout. Bref, son putain de devoir j’le comprends pas et j’ai pas envie d’le comprendre. Et pourquoi j’me penche sur ça alors que j’suis censé être entrain de bouffer ? Parce qu’à la base je devais effectuer la deuxième chose qui m’emmerde : Écrire à mes parents. Ravaler ma fierté. Prendre des nouvelles. Madre doit se faire un sang d’encre face à ses deux lettres sans réponse mais la rancune était trop présente pour que je ne réussisse à passer au dessus de ça. Ils m’avaient expédié dans ce putain de pays et par la même occasion, dans cette putain d’école. Je repense à Elias qui m’avait dit de quitter ce château si j’m’y faisais tant chier et que personne ne me retiendrait… Imbécile, si tu savais comme je n’attend que ça de me de faire virer ou je n’sais quoi d’autre. Forcément que personne ne me retiendrais si je devais à partir puisque je ne m’étais créé aucunes affinités. Et j’avais veillé à ce que ça ne se produise pas. Aucune attache. Ça ne servait à rien, encore moins avec le connard que j’étais.

Mes yeux se rivent sur la table où des morceaux de parchemins jonchent le bois, parsemé de début d’écriture rayée. Je pousse un profond soupire tout en me passant une main dans les cheveux. Fais chier. Je laisse tomber ce putain de devoir. La lettre ? Je sens un gout amère remonter le long de ma gorge en repensant aux valeurs que je prônais quelques années auparavant, notamment celle de la famille. La disparition de Camélia avait tout fait voler en éclat et je me suis laisser exploser avec, rompant avec tous mes principes. J’étais déjà un petit con, mais pas… comme ça. La culpabilité commence à se pointer et je me lève d’un geste rageur. Putain. Je ramasse d’un geste sec le tas de parchemins et le jette avec fureur au fond de la cheminée sous le regard de quelques Rouges. Je regarde des tentatives de lettre se consumer en quelques secondes, le poing serrer. A quoi bon essayer, qu’est-ce que ça apportera de plus de savoir si tout va bien ici… Tu n’es qu’un putain d’égoïste mon vieux. Oui et je vous emmerde en tout bien tout honneur.

Je regarde mon planning : heure de trou. Très bien, ça m’arrange. Je suis monté dans mon dortoir pour enfiler un short et un sweat avant de filer droit dans le parc pour aller courir. Me vider la tête et le cœur de tout sentiment étranger à mon être. Ou plutôt, devenu étranger. Je ne veux pas les ressentir de nouveau, préférant de loin cette sensation de me foutre de tout et de vivre ainsi de manière plus légère. J’ai couru une bonne demi-heure avant de remonter au dortoir prendre une douche, constatant que cette sensation de malaise restait au fond de la gorge. Je déteste ça. Ca me fou en rogne, de mauvaise humeur. Non, c’est pas toujours le cas alors on se passera de vos commentaires inutiles.

Cours de potion, Hammerschmitt était un des profs que j’appréciais relativement. Pas prise de tête, il était plutôt sympa et peut-être que c’était son accent d’ailleurs qui faisait que je l’aimais bien. Toi aussi t’es qu’un putain d’étranger à cette école. Ridicule. Il y en a un tas d’étranger ici, comme moi. Mais je m’en fou de savoir d’où ils viennent et pourquoi. T’façon c’est pas mon jour, j’ai jamais eu l’envie de m’intéresser aux autres alors aujourd’hui, encore moins. Et pourquoi est-ce que j’ai la sensation que ce foutu chapelet me crame la peau chaque fois que j’ai une pensée de ce genre ? C’est dans ta tête Mateo… Et ce que je raconte, c’est du grand n’importe quoi. Ce que je fais, c’est du grand n’importe quoi. Je sens leur regard se poser sur moi souvent, pour ceux qui me connaisse un minimum, qui sait les petites conneries que j’ai faites aux autres. Ils me regardent et me jugent parce que je ne rentre pas dans la norme du gentil petit garçon et surtout parce que je leur claque les vérités dans la face. C’est toujours dur d’avaler la réalité. Elle fait toujours mal, comme si tu digérais une boule pleine d’épine.

Je n’arrivais pas à me détacher de cette sensation de culpabilité. L’image de mes parents s’immiscent chaque jours au creux des mes pensées pour me rappeler ce que j’étais entrain de leur faire subir. Par mon comportement, par mes mots et maintenant par mon silence et mon amertume. Est-ce qu’ils méritaient ça. Peut-être que non. Mais elle n’était plus là et ça, ça changeait toute la donne. Les revoir eux était me rappeler tout ce qu’il s’était passé. Ce que j’avais fais et la perte de ma sœur. Insoutenable et indescriptible. J’étais là à faire le grand con, celui qui contrôlait absolument tout et qui avait la parfaite maitrise de sa vie et de ces sensations. En réalité j’étais une bombe à retardement et le jour où tout mon édifice finira par se casser la gueule pour de bon, je ne pourrais plus rien contrôler. En attendant, j’avance et fonce dans le tas avec une amabilité digne d’une porte de prison d’Azkaban.

Qu’est-ce que la vérité ? J’étais assis face au feu crépitant de la salle commune. Nous étions en fin de soirée et je ne calculais pas le monde qui s’animait autour de moi, mes yeux accaparés par les flammes dansantes, captivantes. La réalité c’est que j’ai perdu le contrôle à la seconde où j’ai su que Camélia n’aurait aucune chance de survit. J’ai pété les plombs et j’ai laissé échappé toute cette rancœur, toute cette haine et tout ce que j’avais de plus mauvais en moi… pour donner celui que j’étais aujourd’hui.

« … Je me suis mis à déconner complètement...
Y a quelque chose qui a sauté là-dedans, je sais pas…
Je pense que c'est parce qu'inconsciemment… j'ai eu l'impression de perdre le contrôle…
De perdre le contrôle sur toutes les choses dans lesquelles j'étais impliqué… sur tous les éléments de ma vie…
Ça m'a plongé dans un état de colère… absolument indescriptible… c'était… insoutenable… »

© FAUVE – Requin-Tigre


J’avais malgré tout ce faible espoir lorsqu’elle était encore en vie, celui que la magie pourrait peut-être arrangée les choses. Mais rien. Du vide et le néant. Désormais, chaque battement de cœur me donnait la sensation qu’ils étaient dans un bac de glace pilé et qu’a chaque pulsion, une entaille se formait. Un vide, un creux béant se formait un peu plus chaque jours. Et je devenais de plus en plus con et ça, je ne m’en souciais pas. Je laissais faire, c’était tellement simple que je ne voyais aucune raison d’arrêter. Je les emmerde tous, ils ne sont pas importants et ils ne le seront jamais. Avant tout ça, j’étais apparemment un gamin agréable et qui adorait avoir tout pleins de copains… Je ris. Ironie du sort. J’étais désormais le plus associable qui soit. Je n’arrivais pas à taire ce feu qui m’embrasait les entrailles que part l’ignorance et le mépris. Et entre eux deux, j’y étais bien.

J’affale mon corps contre le dossier, ne détachant pas mon regard du feu qui crépite toujours avec autant d’ardeur. J’essaie de faire le vide et de ne penser à rien, de loger un néant, de penser à un trou noir de l’Univers pour qu’aucun parasite ne vienne se loger dans mes pensées. Pourtant, je les entends. Rire, s’esclaffer face à une blague. J’entends les verres s’entrechoquer, le liquide alcoolisé les remplir. Je n’y prête pas attention, parce que je m’en fou. Ils n’existent pas et je n’ai aucune envie de me mélanger à eux même si je dois avouer qu’une bonne cuite ne me ferait pas de mal.

Quelque chose entre dans mon champ de vision et m’extirpe de ma profonde pensée. Une bouteille sur la table, puis deux verres. Et surtout, ce fameux Ryans qui s’installe, à l’aise, un sourire en coin. J’hausse les sourcils… c’était bien la dernière personne que je m’attendais à voir ici. Du moins, en face de moi, pieds sur la table et mains croisés derrière la tête. Avec la blague que je lui avais faite, j’étais loin de me dire qu’il reviendrait me parler vu comment il l’avait prit. D’ailleurs, j’avais jugé que ce petit con n’avait aucun humour et d’ailleurs c’était bien dommage, parce qu’il avait une gueule sympathique. Même si au final il m’avait fait chier avec ses petits airs de prude et de Monsieur Premier de la classe. Quoi qu’il en soit, je reste plutôt… surprit. Mes yeux vont de la bouteille de rhum à lui, et inversement.

« Pour enterrer la hache de guerre, même si t’as traité mon mec de Princesse, et parce qu’avec le recul j’ai compris que t’avais juste envie de te rincer l’œil. Chose que je peux comprendre quand on voit mon corps de rêve donc je ne te jetterai pas la pierre. »

Moment de silence et je laisse échapper un petit rire qui n’est même pas moqueur. Mais ne rêve pas trop l’ami, si tu crois que je ne me méfie pas de ce que tu as pu foutre dans cette bouteille, tu te fou un doigt dans l’œil. Après la « farce » de l’autre fois, j’étais clairement en droit de m’attendre à des représailles. Ryans montre quelques traits d’humour et regagne quelques points dans la jauge du mec capable de se décoincer un peu.

« Si tu savais… Je rêve de toi toutes les nuits. J’ai même une photo de toi au dessus de mon lit pour « m’aider » à mieux dormir. »

Petit clin d’œil aguicheur avec un petit mouvement de lèvre en cul de poule, avant de rire de nouveau. Eh, me regardez pas comme ça ! moi j’lui en voulais de rien du tout c’est lui qui avait fait la gueule parce qu’il n’avait pas compris un seul trait de mon humour. Bon okay, sur le coup il m’a tapé sur les nerfs et je l’ai pris pour un petit branleur coincé avec un balai dans le derrière… Mais au final, j’voulais le faire chier juste parce que l’occasion s’est présenté, rien de plus. Je garde quand même un air calme et serein, et surtout pas trop confiant. Parce que je ne sais pas ce qu’il vient réellement foutre ici et que je n’ai confiance en personne, encore moins en ceux que j’ai fais chier. Je m’appuie sur mes avants bras qui sont eux même posés sur mes cuisses, en désignant du doigt la bouteille de rhum :

« Dis donc garçon, c’est que tu n’es pas si coincé que ça finalement… t’as eu l’autorisation de ta princesse ou tu enfreins les règles simplement pour te faire punir ? En tout bien tout honneur, ça va de soi ! »

Ne va pas t’imaginer quoi que ce soit de salasse, c’est pas du tout mon genre. A toi de le croire ou non… J’attrape la bouteille de rhum sans demander mon reste. Elle était là et c’était sûrement pas pour se faire reluquer, mais plutôt pour être vider de son contenu. La liqueur est une bien belle femme, mais elle est mieux au fond de mon estomac. Je me serre un verre et lui remplit le sien – Il y en avait deux, j’suppose donc que c’est pour trinqué et non pour faire boire un copain imaginaire – avant de le lever à son intention :

« Honnêtement… je sais pas si j’dois vraiment boire ce breuvage que tu m’offre. Qui me dit que tu m’as pas fais une sale crasse pour te venger hein ? Que tu ne m’as pas mit un laxatif ou un truc du genre… J’suis peut-être un connard, mais j’suis méfiant et loin d’être naïf. »

Rien de méchant, je protège juste mes arrières et c’était peu de le dire si Ryans s’était mit en tête de mettre une substance étrange pour me faire passer de longues heures sur le trône. Et ça ne serait sûrement pas pour être Roi. Je jette un œil furtif à ses copains derrière moi… La fratrie amicale je connais, merci. Je sais également que si jamais un sale coup m’a été fait, ils seraient sûrement de mèche. Je ne suis pas paranoïaque, juste méfiant j’le répète. Je regarde Enzo au travers le liquide qui modifie ses traits et le rend tout brouillon. Je ne sais pas si je dois croire en sa soudaine tentative de fraternisé avec celui qui devrait être son ennemi mais je ne peux pas cacher que le liquide me fait de l'oeil.

«Et si tu bois avec moi, j'te fais un paris que tu tiendras pas l'alcool… Tu sais pas ce que tu risque ! T'es avec une Princesse, donc je suis sûr de rien. »

Provocation? Jamais ! Un peu d'accord, mais sans aucunes mauvaises pensées, ni méchancetés. Et ça, putain c'est une grande première non?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 17073
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Owen A. Matthews ▬ Elijah C. Leroy



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: Jump To It ▬ Mateo   Ven 4 Avr 2014 - 18:40

Fut un temps je crois que je n’aurai pas autant pris sur moi que je l’ai fait la dernière fois, et j’aurai probablement pourri la vie de ce type après lui avoir cassé la gueule sans plus de cérémonie. Peut être que c’est lui qui m’aurait cassé la gueule au final mais ça n’a pas la moindre importance, ça se serait mal fini d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui, et d’autant plus avec ce qu’il s’est passé depuis une semaine, je n’ai pas envie de repartir dans ce genre de conflits stériles et sans fin juste parce que la face de monsieur ne me revient pas et réciproquement. Je sais que je prends un risque en faisant ce que je suis entrain de faire, je sais qu’il peut décider de m’envoyer chier, me cogner ou que sais-je encore mais pourtant je tente quand même. Pourquoi ? Aucune idée. Je ne suis pas du genre à aller vers les gens, en tout cas je ne l’étais pas, mais … la vérité c’est que je suis irrésistiblement attiré vers lui et que je n’ai qu’une envie, lui sauter dessus et profiter de son corps … :ga:
Regardez-moi, je suis le p’tit malin qui ne pense pas un mot de ce qu’il … pense, justement. Je pourrais jouer sur ce terrain là, lui faire croire qu’il me plait histoire de lui foutre la trouille comme je l’ai déjà fait avec Takuma par exemple mais je ne le connais pas, je ne sais pas du tout comment il pourrait réagir et je crois qu’au fond de moi j’ai trop peur qu’il prenne ça vraiment au sérieux et qu’il m’annonce que c’est réciproque. Grande gueule, oui, j’avoue. Je fais le malin mais il y a encore certaines choses qui sont délicates et j’ai brisé suffisamment de cœur comme ça. C’est d’un présomptueux ça Enzo Ryans ! Je sais. On va dire que l’épisode Charleen de samedi dernier m’a vacciné et que même si je suis désormais plus à l’aise par rapport à certaines choses faut pas déconner non plus. Donc non, je débarque juste, presque en terrain conquis mais après tout c’est chez moi ici et je dois bien l’admettre, il y a surement une petite part de territorialité dans la démarche. On ne se refait pas. Bref ! Il n’empêche que je suis sincère quand je parle d’enterrer la hache de guerre et puis je ne réfléchie simplement pas plus que ça. J’ai simplement envie de me détendre et de ne penser à rien de spécial. Reste à savoir s’il fera partie du processus ou pas mais ça, ça le regarde effectivement. J’me dis juste qu’on est des mecs et que ce genre de trucs, rester bloquer sur une connerie, c’est typiquement féminin – Enzo, c’est mal. Je m’en tamponne, elles me gonflent – alors autant partager le verre de la paix, ça n’a jamais fait de mal à personne et à voir sa gueule quelque chose me dit que ça lui ferait même du bien. Pas que je passe mon temps à l’observer, en réalité je l’avais même presque zappé, mais j’ai bien remarqué qu’il était souvent tout seul avec ses grands airs et franchement ce soir il n’a pas vraiment l’air dans son assiette alors je sais que je prends un risque mais tant pis ! Je suis un aventurier Cool

Alors, suspense … Monsieur va-t-il se dérider et rire à ma super entrée ?

« Si tu savais… Je rêve de toi toutes les nuits. J’ai même une photo de toi au dessus de mon lit pour « m’aider » à mieux dormir. »

Et bien oui manifestement ! Mesdames, Messieurs, c’est une victoire ! Touch down pour Enzo Amazing Ryans ! Mon pauvre vieux, ça s’arrange vraiment pas chez toi … Regardez moi cette allumeuse, au passage. Et oui ça va, je sais qu’il plaisante Rolling Eyes

« J'le savais. D'ailleurs désolé de devoir te briser le cœur mais t'es pas le seul à faire ça. »

Tant qu’à faire, autant pousser l’absurde le plus loin possible. J’me sens en forme là, ouaip, une forme olympique même. Quant à lui je le sens relativement méfiant, ce qui dans le fond est assez logique mais je note quand même qu’il est intrigué voir attiré par cette bouteille que j’ai posé sur la table. Amateur de Rhum le nouveau ? Peut être que j’ai tapé dans le mile encore une fois. Et NON ! Je n’arrêterai pas de me lancer des fleurs, c’est comme ça. Remontage de l’estime de soi, point barre. Je suis merveilleux, trop canon, hyper drôle, et j’en passe.

« Dis donc garçon, c’est que tu n’es pas si coincé que ça finalement… t’as eu l’autorisation de ta princesse ou tu enfreins les règles simplement pour te faire punir ? En tout bien tout honneur, ça va de soi ! »
« Me lance pas sur ce terrain là … »

Sourire en coin de ma part, très entendu, limite lubrique. J’en rajoute des caisses et ça me hérisse toujours autant le poil qu’il le traite de Princesse mais ne nous fâchons pas, restons civilisés ou presque. Je le regarde attraper la bouteille et le laisse gérer. Il rempli un verre, puis deux, mais je sens toujours sa réticence et sa méfiance.

« Honnêtement… je sais pas si j’dois vraiment boire ce breuvage que tu m’offre. Qui me dit que tu m’as pas fais une sale crasse pour te venger hein ? Que tu ne m’as pas mit un laxatif ou un truc du genre… J’suis peut-être un connard, mais j’suis méfiant et loin d’être naïf. »
« Y a rien qui peut te prouver le contraire, mais ce genre de blague c'est pas mon truc. Ça je pense que t'as du t'en rendre compte. Donc pas de revanche ou en tout cas pas de cette manière là. J'suis plus du genre à attaquer frontalement plutôt que faire mes coups en douce, chacun son truc. »

Non ça n’est pas une attaque personnelle même si ça pourrait y ressembler. C’est juste la vérité, quand j’ai un truc à dire ou à faire, je le fais en face de la personne concernée et ça a toujours plus ou moins été le cas. Je le vois jeter un coup d’œil vers les gars, peut être pour s’assurer qu’il n’est pas surveillé ou un truc du genre. Aucune réaction de mon côté, les mains toujours derrière la tête je le laisse faire alors qu’il me regarde à travers le liquide translucide contenu dans un des deux verres.

« Et si tu bois avec moi, j'te fais un paris que tu tiendras pas l'alcool… Tu sais pas ce que tu risque ! T'es avec une Princesse, donc je suis sûr de rien. »
« Alors là mon pote, de deux choses l'une : J'suis pas capable de résister à ce genre de défis. »

Je me redresse, laisse mes jambes retomber sur le sol, pose mes coudes sur mes cuisse et me penche vers la table en plantant mon regard dans le sien.

« Ensuite, faut que tu saches que je pars avec une longueur d'avance étant donné que la nature – plus ou moins – à fait de moi un être humain pas tout à fait comme les autres. »

La nature, mon cul oui. De tout ça il comprendra ce qu’il voudra mais il est vrai que la Lycanthropie permet de résister assez efficacement à certaines choses et l’alcool en fait partie. C’est une question d’organisme, je n’y peux pas grand-chose, mais ça ne m’empêche pas d’être capable de me mettre minable quand même et je sais que certains humains tout à fait normaux ont une descente beaucoup plus efficace que la mienne.
Sans prévenir j’attrape le verre qu’il a dans la main et le porte à ma bouche avant de le descendre en plusieurs gorgées, non sans faire de pause pour grimacer à cause de la brûlure de l’alcool pur dans l’œsophage, je le repose sur la table, attrape le second et fais la même chose. Un instant je penche la tête, coince l’arrête de mon nez entre deux doigts histoire d’encaisser le choc parce que mine de rien c’est assez violent et puis relève finalement les yeux vers lui tout en me raclant la gorge qui me brûle encore un peu. C’est totalement stupide ce que tu viens de faire là Enzo, t’en as conscience au moins ? Oui, totalement. Bon … ok. Tu gères.

« Voilà, comme ça tu ne pourras pas m’accuser de tricher et en prime tu vois bien que j’ai rien mis dedans. »

L’auto-sabotage non plus c’est pas mon truc, je ne me serais pas enfilé ces deux verres comme ça si j’avais été mettre quoi que ce soit dedans. Je sais que j’ai parfois un gros grain mais quand même, je suis pas totalement débile et maso non plus. J’ai les yeux qui me piquent, c’est un fait, mais je tends l’index vers lui après avoir secoué la tête comme si ça pouvait changer quelques choses aux effets que provoquent déjà chez moi ces deux descentes plutôt rapides.

« Et mon mec n'est pas une Princesse, loin de là même. Te fies pas aux apparences, c'est probablement moi le plus Princesse des deux. »

T'es au courant que t'es entrain de te descendre tout seul là, Enzo ? Oui, oui, parfaitement au courant. L'intérêt de le faire soi même c'est que ça casse l'effet si ce sont les autres qui veulent s'y coller. J'ai appris, faut pas croire. Alors vas-y, traite moi de Princesse si ça te chante mais oublies un peu Kyle tu veux.

« D'ailleurs c'est pas toi qui m'a piqué mon diadème ? »

Le tout dit d’un air totalement sérieux, remplissant les deux verres à nouveau avant de lui en tendre un.

« A quoi tu veux trinquer ? J'te laisse l'honneur du premier. »

Enfin du premier ... ça dépend pour qui.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 977
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Jump To It ▬ Mateo   Sam 12 Avr 2014 - 10:28

J’sais pas comment on en arrive là, à se regarder droit dans les yeux, un sourire aux lèvres. Je sais pas comment j’ai fais pour ne pas le renvoyer chier en vu de l’état dans laquelle je m’étais mis toute la journée avec cette histoire de courrier pour mes parents mais aussi parce que j’étais à la base un sacré associable. Et quand je n’étais pas d’humeur, je n’hésitais pas à renvoyer chier et ce, de manière cinglante. Pourtant ici, je reste … aimable. Voir taquin. Faut croire qu’Enzo est arrivé au bon moment mais surtout avec la meilleure réconciliation qu’il soit : L’alcool. Le Rhum, la boisson des pirates. J’ai regardé la pièce, il était seul. Enfin presque. Sa bande de copain était en retrait, regardant leur pote du coin de l’œil. Ils doivent sûrement se demander ce qui le pousse à venir fraterniser avec l’ennemi quand celui-ci l’a obligé a descendre dans la salle commune à poil, une tenture autour de la taille. J’ai pas un humour de merde, ce sont les autres qui ne le comprennent pas. Quand à savoir si je m’en étais pris à lui parce que je le détestais, je ne pourrais pas dire ça. J’avais la gueule de bois, je m’étais trompé de dortoir et j’ai pris son lit pour le mien. Simple concours de circonstances ! C’était tombé sur lui comme ça aurait pu tomber sur un autre. Bref, je ne vais pas faire une thèse sur le pourquoi du comment mais juste pour dire que j’ai rien contre ce mec. En plus, il a l’air d’être aussi branleur que moi.

Je vois bien qu’il tique lorsque j’appelle son copain « Princesse » mais moi ça m’fait marrer. Rien de méchant en soi, j’ai aucune raison de l’être ici. En plus de ça, ce mec m’offre de l’humour… J’en demandais pas tant tu sais, tu vas me foutre la larme à l’œil si tu continue. J’ai presque envie de le féliciter de s’être décoincé un peu. Il avait quoi… 16 ans, 17 ans ? Dans ces eaux là et il avait l’air aussi aigrie qu’un Papi dans son rocking-chair sur palier de sa vieille maison, avec son chat, son gros gilet effilé et son journal. Je parle de la dernière fois où je l’ai fais chier, pas de là maintenant parce qu’en cet instant, j’ai plus l’impression d’avoir un ado prêt à passer un très bon moment … alcoolisé. Le doute qui s’installait tout à l’heure sur le fait qu’il ait pu foutre quelque chose dans la bouteille ne dissipe pas. Après tout, il avait toutes les raisons de me faire subir le revers de la médaille. Je garde mon verre dans la main, toujours hésitant à le boire d’une traite. Qui me dit qu’il m’a pas foutu un truc bien dégueulasse pour me donner des oreilles d’Elfes ou de me donner une grosse poitrine l’espace de quelques minutes ou quelques heures ? Je m’apprête à tout, je me dis qu’il est peut-être bien plus malin que je ne le croyais… A vrai dire, je l’aurai cherché. Quoi qu’il en soit, je me laisse prendre au jeu et le met au défi. Toi Mlle Castafiore, tu ne tiendras pas l’alcool !

« Alors là mon pote, de deux choses l'une : J'suis pas capable de résister à ce genre de défis. »

Je souris de plus belle. Voilà qui est sacrément intéressant. Je me pense un peu plus, soutenant son regard, mes lèvres exprimant tout mon amusement sincère.

« Ensuite, faut que tu saches que je pars avec une longueur d'avance étant donné que la nature – plus ou moins – à fait de moi un être humain pas tout à fait comme les autres. »

Cette fois je fronce les sourcils. Je comprends quedal à ce qu’il me raconte… Mes yeux le jaugent, cherchant le détail qui pourrait me mettre sur la voie mais avant que je n’ai pu lui demander de quoi il me parlait, je le vois saisir mon verre et là… J’ouvre grand les yeux, un grand sourire aux lèvres lorsque je vois Enzo boire d’une traite mon verre, non sans faire la grimace mais ça, j’peux le comprendre. Il le repose sur la table avec un tintement sonore avant de saisir son propre verre et d’en faire de même. Il garde la tête penché, se pince le nez comme pour ne pas cracher ce qu’il venait d’avaler avant de replanter son regard dans le mien. Je l’osculte du regard. Pas d’oreille d’elfes, pas de grosse poitrine… Ok mec, le message est clair. J’te laisse pas dix secondes avant que l’alcool ne te monte direct au cerveau mon grand !

« Voilà, comme ça tu ne pourras pas m’accuser de tricher et en prime tu vois bien que j’ai rien mis dedans. »

J’éclate de rire face à son « audace ». Finalement, j’crois que je pourrais peut-être bien t’aimer toi, pour de vrai. Il vient d’ingurgiter deux descentes franche d’alcool pure et ses yeux brillent déjà. Pas qu’il soit bourré, parce que si son cerveau à l’air d’encaisser plutôt bien le choc, le reste du corps lui, peut-être un peu moi. Il secoue la tête. C’est ça, essaie de te remettre un peu d’ordre là dedans !

« Et mon mec n'est pas une Princesse, loin de là même. Te fies pas aux apparences, c'est probablement moi le plus Princesse des deux. »

Sourire bien plus franc.

« Pas la peine de me le préciser. Il a suffit de t’entendre chanter sous cette douche pour comprendre que t’as une voix de biatch des magazines quand tu monte dans les aigües ! »

Mes tympans ont encore mal !

« D'ailleurs c'est pas toi qui m'a piqué mon diadème ? »

Je prends un air désolé et penaud, me posant la main sur le cœur tout en secouant la tête.

« Si c’est moi, avec ton sceptre aussi. Tu comprends, quand j’ai vu que tu prenais des bains de pétales de roses et de lavande, j’me suis dis qu’il fallait te donner un coup d’main vieux, pour reprendre ta dignité et de retrouver le vrai mec qui est en toi ! »

Attention, n’allez pas croire que c’est une attaque. Je prolonge juste cet instant de connerie et de délire plutôt… étrange. Tout cela a été dit d’une voix chaleureuse, taquine et enjouée. Je l’ai pointé du doigt pour accentuer mes mots, un grand sourire aux lèvres. En réalité, je m’en tape si c’est une vraie princesse ou non et si c’est son délire, il fait bien ce qu’il veut. Je ne fais que suivre Enzo dans son petit jeu qui au passage, est plus sympa que je ne l’aurai pensé.

Je le vois remplir nos deux verres à nouveau, avant de m’en tendre un :

« A quoi tu veux trinquer ? J'te laisse l'honneur du premier. »

Avec les descentes que tu nous a faite, l’honneur du premier est un peu foutu pour moi mais ça, je m’en fou aussi. Par contre… j’suis pas le genre de mec à laisser « un copain » dans son délire et puis, j’suis vachement Fair-play en vrai. C’est pourquoi je lui prends son verre des mains avant de le lever à son attention :

« On trinque d’abord à cette soirée où tu retrouveras ta paire ! »

Paire de quoi, à toi de te faire ton idée. Je bois d’une traite son verre et ce, tout en grimaçant. Ouais ça arrache la gueule, mais ça fait du bien par là où ça passe. Je sens déjà la brûlure réchauffer tout mon œsophage et j’me dis que ca va devenir agréable à la longue. Je le repose sur la table avant de fermer un œil et de secouer la tête. J’suis habitué à boire mais j’suis pas un surhomme non plus.

« Et ensuite… Trinquons à cette soirée pleine de défis ! »

Les jeux sont lancés tandis que je bois cul-sec mon propre verre tout en grimaçant une nouvelle fois. Je sens l’alcool s’écouler lourdement dans mon estomac où il est entrain de m’insulter de lui faire subir pareille souffrance. Tinquiète, tu diras plus ça quand tu seras aussi bourré que moi. Oui, je parle à mon estomac visiblement. Je sens une vague de chaleur me gifler le cerveau et je secoue la tête avec force :

« Bouaaaaah ! Voilà ! »

Je claque le verre sur la table, tout sourire.

« On est quitte désormais. A égalité. Maintenant, on va voir qui tiens le mieux ici malgré ton super pouvoir. Parce que c’est ça que t’as non ? »

Je plante mon regard dans le sien, les yeux piquants. Allez, faite pas les mecs là, deux descentes comme ça fouette toujours un peu la gueule. Surtout quand c’était du liquide pur comme celui-ci. Je me penche vers la table où je resserre nos verres, lui tendant le sien. Cette fois, chacun sa boisson, pigé ?

« Alors, c’est quoi ce truc que t’as en plus et qui fait de toi un humain pas comme les autres ? T’as deux estomacs comme les vaches ? Non attends, laisse moi deviné… »

Je me prends le menton entre les doigts, réfléchissant un peu tout en me grattant la peau. Mes yeux sont perdus dans le vague.

« Hum… Madré de Dios! T’es un vampire ? Tu sens rien parce que t’es déjà mort ? En faite c'est ça ! Tu veux me bourrer la gueule pour assaisonner mon sang et t’en faire un petit apéro ! »

Qui a dit que je ne pouvais pas être sympa ? L’alcool déride bien des visages et des caractères. Le mien est réservé, je le sais mais à l’heure actuelle, bizarrement je ne réfléchis pas ou plus. Non, je ne suis pas déjà pompette mais les deux descentes que l’on s’est fait tous les deux nous aide peut-être un peu à nous relaxer, je dois bien l’avouer.
Je tiens toujours mon verre dans la main, attendant avant de le boire de nouveau cul sec. Mon sang paraît plus chaud que d’habitude. A croire que mon côté argentin ressort ici ce soir.

« Ou alors t’as simplemente un troisième tétons ou un orteils en plus. Mais j’vois pas en quoi ça peut t’aider à mieux encaisser l’alcool… »

Je pince les lèvres, réfléchissant toujours. Imaginer Enzo avec ce genre d’anomalie est plutôt amusant. Un homme avec un troisième tétons…

« Au moins, ton mec aura de quoi s’amuser si jamais c’est ça. »

Je pointe le centre de son torse du doigt, signifiant que je lui parlais bel et bien d’avoir un troisième sein.

Je garde mon verre, attendant sa révélation pour trinquer de nouveau. Je crois que l’on va se retrouver saouls en un temps record mais tant pis. La vie m’offre l’occasion de boire à outrance avec un mec qui s’avère être vachement plus intéressant que je ne l’aurais cru, alors je la saisis sans lui demander son avis, comme elle m’a prise ma sœur sans rien me demander. Chacun son tour, ordure.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 17073
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Owen A. Matthews ▬ Elijah C. Leroy



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: Jump To It ▬ Mateo   Ven 18 Avr 2014 - 8:37

Il me prend pour un con. Il me prend aussi pour un gamin et pour une pédale. Est-ce que je m’en formalise ? Non. Qu’il pense ce qu’il veut de moi je m’en cogne, enfin presque, parce que oui c’est vrai il y a toujours des petits détails qui font que j’ai du mal à digérer certaines choses, certains mots ou certains regards, mais je fais avec parce que de toute façon je n’ai pas bien le choix sinon je passerai mon temps à me battre et j’ai autre chose à faire de ma vie que de passer mon temps à régler des comptes qui finalement n’ont pas la moindre importance. En réalité il glisse simplement sur la même pente que j’ai moi-même emprunté le premier alors je serais bien le dernier des crétins de m’énerver parce qu’il suit simplement mon délire d’auto-dérision. Je me traite de Princesse, faut pas que je m’attende à autre chose de la part des gens en faisant ça et j’en ai conscience mais je crois que ma virilité n’est pas tout à fait d’accord avec ce raisonnement … Enfin passons ! J’ai à peine terminé sa phrase qu’il me prend déjà mon verre des mains.

« On trinque d’abord à cette soirée où tu retrouveras ta paire ! »
« J’ai mis des chaussettes aujourd’hui, regarde ! »

Et je remonte le bas de mon pantalon pour lui montrer le bout de tissus blanc qui entoure ma cheville et descend autour de mon pied … Merci, j’ai compris à quoi il faisait allusion questions paires mais ne comptez pas sur moi pour baisser mon caleçon histoire de lui prouver qu’elles sont toujours bien à leur place et quand on me connait on sait que je prends sur moi pour ne pas sortir une connerie bien plus … comment dire ça … pleine de sous-entendus douteux, des allusions sexuelles en gros parce que c’est bien connu que je suis un pervers, un obsédé, etc … Bandes de frustrés, j’aime juste les bonnes choses et vous feriez bien d’en faire autant et de vous détendre un peu. Enfin bref si je me retiens comme ça c’est simplement par respect pour Kyle mais ça n’est pas dit que je ne craque pas plus tard dans la soirée si jamais l’alcool et ses effets prennent le pas sur mon contrôle et ma raison. Je dois déjà avoir les yeux qui brillent sacrément d’ailleurs …

Enfin bref ! Il s’en tape royalement de mes chaussettes, ça tombe bien moi aussi, et le voilà entrain de répéter mon schéma à savoir boire un verre quasiment cul-sec. Alors quoi, t’as quelque chose à prouver ? Peu importe, le voir faire ça me fait sourire et d’autant plus quand je le vois attraper l’autre verre pour lui faire suivre le même chemin à savoir celui de son œsophage.

« Et ensuite… Trinquons à cette soirée pleine de défis ! »
« C’est ça, à ton tour de faire un strip-tease ! »

De l’alcool, des défis, la Salle Commune des Rouge. Comment ne pas penser à cette soirée mémorable – même si on en a tous les deux oublié au moins la moitié – avec Jillian il y a quelques mois. Des mois … Et oui, des mois. Ça commence à faire un paquet de temps tout ça maintenant et j’ai cette étrange impression partagée qui me colle au cœur : C’est comme si c’était hier mais d’un autre côté tout ça me semble tellement loin. On s’est quitté le 29 juillet et on ne s’est pas revu depuis, pour ça aussi ça fait donc des mois et ça fait chier mais c’est comme ça. On s’habitue, la vie continue, je rencontre de nouvelles personnes mais jamais aucune d’entre elles ne remplacera cette folle furieuse. Ni dans ma vie, ni dans mon cœur, ni dans ma tête. Toujours est-il que ça n’est pas avec elle que je suis ce soir et il est hors de question que je me retrouve demain matin, allongé par terre et collé contre lui, à moitié à poil tous les deux. Je doute qu’il apprécie et moi non plus alors encore une fois ça tombe bien.

« Bouaaaaah ! Voilà ! »

C’est bien ! Homo Sapiens totalement stupide. Je parle de lui comme de moi là, qu’on soit bien d’accord, mais clairement on en est là, à jouer les gros durs ni plus ni moins. Ça n’est pas un combat de coqs parce qu’on ne se bat pas à proprement parlé mais c’est un peu quand même à qui sera le plus fort malgré tout. Du défis, un peu de compétition, mais pas d’animosité pour autant, en tout cas pas pour l’instant et de mon côté je ne tiens pas spécialement à ce que ça change. Enfin le plus fort … le plus con penserait sans doute certains. Qui sera le plus minable ? Qui va le plus se détruire l’intérieur en ingurgitant de l’alcool pur le plus rapidement possible et en quantité non négligeable ? Et qui s’en tape royalement et a juste envie de s’amuser surtout ? Qui a peur du Grand Méchant Loup ?

« On est quitte désormais. A égalité. Maintenant, on va voir qui tiens le mieux ici malgré ton super pouvoir. Parce que c’est ça que t’as non ? »
« Euh … J’aurai pas dit ça comme ça en fait. »

Un super pouvoir ? Ouais, j’ai planqué ma cape et mes collants ultra moulant sous mon oreiller et je vole aux secours des demoiselles en détresse dès que le signal s’enclenche ! La blague. Un super pouvoir … Quand je vois ses yeux qui luisent sans doute autant que les miens j’éclate de rire mais je retourne assez rapidement dans ma tête, concentré sur sa question. Des supers pouvoirs … Non, un super pouvoir … un super pouvoir qui me casse en mile morceaux deux fois par mois mais qui me rend plus fort néanmoins, qui aiguise mes sens, etc … ça n’est pas rien. Peut être que je vais investir dans un costume de super héros alors. Super Lycan, ça sonne bien non ? Plutôt crever ! J’suis pas un Super-Héros, le Enzo Super-Héros c’est le personnage que dessinait Kyle quand il était gamin. Quelle chance il avait de rencontrer un Enzo un jour et d’en tomber irrésistiblement – j’insiste bien sur ce mot, oui, oui – amoureux ? Le hasard est vraiment étrange des fois, ou le destin si on y croit. Personnellement je n’ai pas d’avis tranché sur la question.
Bref ! Revenons à nos moutons ! Moutons … Frisés … Bouclettes … KYLE ! Stop. Il me tend mon verre, je l’attrape plus par réflexe qu’autre chose.

« Alors, c’est quoi ce truc que t’as en plus et qui fait de toi un humain pas comme les autres ? T’as deux estomacs comme les vaches ? Non attends, laisse moi deviné… »
« Ok. »

C’est réellement pratique d’avoir deux estomacs ? Un pour l’alcool, un pour le reste ! Hum. Bref. Qu’est ce qui m’a pris de mettre ça sur le tapis au juste ? Encore une histoire de fierté probablement, j’ai du me dire que s’il l’apprenait plus tard par quelqu’un d’autre il me traiterait de tricheur ou je ne sais pas quoi. De toute façon ça fait tellement longtemps que je n’ai pas bu que c’est comme si j’étais novice. Enfin longtemps … Ca doit faire deux mois, un truc comme ça. Oui c’est ça, c’était avec Sova au bord du Lac le jour où on est rentrés de vacances et depuis c’est régime sec ! J’ai juste bu quelques gorgées avec Alec l’autre soir sur le toit mais pas de quoi fouetter un chat et qui a inventé cette expression au juste ? Fouetter un chat … Le premier qui se tente à fouetter le mien il va passer un sale quart d’heure. Enzo, tu t’égares. Certes.

« Hum… Madré de Dios! T’es un vampire ? Tu sens rien parce que t’es déjà mort ? En faite c'est ça ! Tu veux me bourrer la gueule pour assaisonner mon sang et t’en faire un petit apéro ! »
« Hey ! Ne m’insulte pas s’il te plait ! »

Je l’admets, c’est sorti tout seul et c’est très mal Enzo. Très, très mal. T’es le premier à prôner la tolérance et regarde moi ça ! Ceci était un réflexe purement Lupin, je n’ai rien contre les Vampires et si je suis toujours en vie c’est d’ailleurs grâce à l’un d’entre eux. Sans parler de Jun Ki avec qui je m’entendais plutôt bien avant qu’il ne disparaisse et ce même si on ne se connaissait qu’à peine. On a tué un Supérieur ensemble, ça soude ce genre de choses … Ahum. Enfin bref, c’est pas pour autant que j’ai envie qu’on me balance dans la case Vampire ! Je suis chaud bouillant, bien vivant et tout bronzé la plus part du temps ! J’adore le soleil ! En plus les Vampires ça sent la mort ! Mais sinon … Madré de Dios ? Il vient d’où celui là, on dirait Rina quand il parle. En moins féminin, oui, si vous voulez.

« Ou alors t’as simplemente un troisième tétons ou un orteils en plus. Mais j’vois pas en quoi ça peut t’aider à mieux encaisser l’alcool… »

Tu vas chercher ça où au juste ?

« Au moins, ton mec aura de quoi s’amuser si jamais c’est ça. »

Il pointe mon torse du doigt et dans un reste automatique je baisse la tête et observe mon T-shirt comme si j’allais y trouver quelque chose. Une excroissance en plein milieu ? Bien sur que non. Je passe une main sur mon torse, toutes les occasions sont bonnes pour se toucher… Je déconne, ça va ! C’est juste un réflexe ça aussi. Je relève donc la tête, un sourire en coin sur les lèvres, et capte de nouveau le regard de mon cher camarade de Maison.

« Mon mec a déjà suffisamment de quoi s’amuser, t’en fais pas pour ça. En plus tu l’aurais déjà vu si c’était ça – que ce soit le téton ou l’orteil d’ailleurs – étant donné ta super blague de l’autre jour et mon p’tit défilé automne/hiver pour la nouvelle collection Godric Gryffondor. »

Enzo Ryans, modèle et mannequin de défilé, on aura tout vu ! Chéri, t’es sur que tu veux pas me dessiner tout nu ? Mouais, je comprends, t’y arriverai pas en fait. T’aurais trop envie de me sauter dessus dès l’instant où je fais sauter le tissu. Enzo … Quoi ? Il n’est pas là tu sais et puis de toute façon il ne lit pas dans les pensées alors … Rah mais qu’est ce que vous êtes rabat-joies ! Fallait pas me parler de s’amuser là aussi !

« J’vais essayer de te mettre sur la voie … »

Concentration, on se recentre, même si je me dis qu’il a peut être déjà deviné mais peu importe.

« Déjà d’une, j’vais pas te boire, là-dessus tu peux être tranquille et peu importe la manière. »

Tu interpréteras cette phrase comme tu le veux

« Je sens vachement bien les choses, au contraire, et je suis bien en vie. Mon cœur n’a aucun problème pour battre, il est même super actif. »

Et ses battements sont très rapides et totalement irréguliers. Peut être que je te ferais sentir si t’es sage même si tu dois t’en foutre comme de l’an 40 et je sais, ça n’est pas la peine de venir me plaindre si on me prend encore pour une bête de foire alors que je suis moi-même entrain de me mettre en avant par rapport à ma différence.

« J’ai ma p’tite période du mois, comme les filles. Sautes d’humeur, les hormones qui font des loopings, etc … »

Et avant que tu partes dans tes délires : Je pisse debout, ma paire se porte à merveille, idem pour ma dignité et le vrai mec qui est en moi … Ouais, nan, j’aime pas cette formulation.

« Si tu trouves, peut être que t’as déjà trouvé, c’est à moi de te poser une question. Si tu trouves pas tu bois cul-sec les deux verres. »

Quoi ? On n’est pas là pour enfiler des perles il me semble.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 977
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Jump To It ▬ Mateo   Dim 27 Avr 2014 - 0:11

Je pensais pas qu’un jour je me retrouverais assis là, à enquiller des verres avec Ryans, celui que j’ai fais chier il y a peu. Le feu crépite dans la cheminée, quelques gars sont encore là à ricaner et à manger deux trois trucs et moi j’suis face à Enzo avec deux verres d’alcool cul sec droit dans l’estomac, à jouer aux devinettes avec lui. Putain, la blague. Ca aurait pu être le type qui m’énerve et me tape sur les nerfs avec ses airs vieillots de gamin qui ne sait plus s’amuser, comme ça aurait pu être le genre de mec avec qui j’aurais très bien pu m’entendre quand il est dans ce genre d’état d’esprit. Mateo ne s’entend avec personne. Ou plutôt, il n’en a pas envie. Les gens m’emmerdent depuis que Camélia s’est tiré dans un autre monde, sans moi, par ma faute. Parce que mon putain de corps n’a pas foutu d’être suffisamment solide pour la maintenir en vie. Depuis, le monde est devenue une ordure à l’état pure et je ne me privais pas de le faire savoir, de le montrer. Sauf que ce soir, c’était moment « détente ». Même si j’étais un petit con au mauvais caractère, j’étais parfois blagueur et joueur. C’était rare, mais ça arrivait. Et Enzo était arrivé au bon moment, sans parler du liquide alcoolisé devant moi. Ma tentative d’écrire une lettre à mes parents ce matin était déjà gentiment entrain de s’effacer de ma mémoire. Non, j’étais pas encore saoul, loin de là. Mais si je pouvais l’espace d’une soirée zapper ce qu’il s’était passé dans ma chienne de vie alors ça m’arrangerait.

Bref, ça ne m’aide pas à résoudre l’énigme ultime. Celle de savoir quel super pouvoir nous cache ce grand gaillard. Et comme un con, il regard sur son torse comme si un troisième téton allait apparaitre. Je souris.

« Mon mec a déjà suffisamment de quoi s’amuser, t’en fais pas pour ça. En plus tu l’aurais déjà vu si c’était ça – que ce soit le téton ou l’orteil d’ailleurs – étant donné ta super blague de l’autre jour et mon p’tit défilé automne/hiver pour la nouvelle collection Godric Gryffondor.
- Désolée mais t’étais mon meilleur modèle pour leur faire découvrir la tente en velours d’Asie que j’ai fais importer exprès. »

Toujours un sourire aux lèvres, je rentre clairement dans son petit jeu de connerie sans me formaliser de cette fameuse blague que je lui avais faite. D’ailleurs, il a eu du mal à la digérer celle-ci… Enfin, pas tant que ça puisqu’il se retrouvait déjà actuellement devant moi à boire des verres. Susceptible sur le coup, mais si rancunier que ça finalement. Non, j’vais pas me reconvertir en créateur de mode, faut pas rêver. J’m’imagine une seconde avec un mètre autour du coup, un crayon derrière l’oreille entrain de scruter les fringues que j’aurais dessiné pour Enzo. Ouais, t’as la classe dans ma tête, mec.

« J’vais essayer de te mettre sur la voie … »

Curieux et concentré, je me penche en avant, les deux bras sur mes genoux, comme s’il allait me faire LA confidencia.

« Déjà d’une, j’vais pas te boire, là-dessus tu peux être tranquille et peu importe la manière. »

Je me retiens de lui dire qu’il avait déjà son biberon personnel mais je me ravise et serre les dents pour pas sortir ma connerie. Faudrait pas le choquer le pauvre garçon.

« Je sens vachement bien les choses, au contraire, et je suis bien en vie. Mon cœur n’a aucun problème pour battre, il est même super actif. »

… Okay. Si c’est censé m’aider c’est pour le moment pas trop le cas. A moins qu’il soit un hyperactif … C’est pas un pouvoir ça, c’est même carrément à chier.

« J’ai ma p’tite période du mois, comme les filles. Sautes d’humeur, les hormones qui font des loopings, etc … »

Euh… Attends deux secondes là. Il est entrain d’me dire que c’est un trans’ là ? Ou peut-être un hermaphrodite… Ouah. Ca serait quand même vachement énorme comme truc. Même si dans le fond j’m’en tape de ce qu’il est hein mais bon, ça fait un peu bizarre. Quoi que, j’ai quand même du mal à y croire. Je l’ai vu torse nu et aucune trace de cicatrice était présente pour signifier qu’il s’était enlever des nibards.

« Si tu trouves, peut être que t’as déjà trouvé, c’est à moi de te poser une question. Si tu trouves pas tu bois cul-sec les deux verres. »

Je hausse les sourcils, intéressé. C’est qu’il ne manque pas de ressource celui-là. Je jauge la bouteille d’alcool avant de reporter mon regard sur lui, en croisant mes mains, mes bras toujours appuyés sur mes genoux.

« Okay, deal. »

Je tends la main comme pour sceller ce « pacte » afin que lui et moi nous nous y tenions. Pas de coup bas ou de tricherie, là-dessus j’pense que j’peux être tranquille. Il n’a pas l’air de ce genre là, sinon il se serait déjà venger d’une manière ou d’une autre. Je me gratte la tête un instant, réfléchissant à ses indices, une moue de réflexion sur le visage.

« Hum… »

Bon, il me dit qu’il est bel et bien vivant, que son cœur bat de manière hyperactif. Il sent vachement bien les choses, il a sa petite période du mois – sautes d’humeur, d’hormones etc…

« T’es un trans’ ou un hermaphrodite ? Après j’sais pas hein, si t’es comme ça moi j’m’en tape mais c’est pas tellement un super pouvoir j’trouve… Ca serait même carrément naze ! »

Ouais j’démordais pas de cette idée parce que j’voyais vraiment pas ce que ça pouvait être d’autre. Et quand j’vois sa gueule j’me dis que j’ai complètement foiré mon coup. Il me remplit les deux verres qu’il fait glisser jusque moi. Mes yeux vont des récipients à Enzo, je pousse un soupire avant de boire cul sec les deux verres face à moi. Je grimace une première fois, puis une deuxième en claquant le dernier verre sur la table. L’alcool me brûle l’œsophage et je sens déjà mes joues devenir brasier.

« Putain, j’vais vite me retrouver complètement bourré à cette allure ! »

Tu crois pas si bien dire… Je me masse les tempes en essayant de me concentrer. C’est pas que j’tiens pas l’alcool mais si j’me trompe encore une fois j’vais m’enquiller deux nouveaux verres. Et j’trouverais ça dommage d’être mort alors qu’on commence tout juste à s’amuser. J’ai de la ressource mais j’suis pas superman non plus. Puisque de toute façon, c’est lui Superman.

Je rassemble de nouveau toutes les données. C’est pas un vampire parce qu’il est vivant. Okay… ?

Pourquoi ca serait genre une fois par mois son truc ? Changement d’humeurs etc… Oublie pas qu’on est dans une école de sorciers et que t’es loin du monde moldu mon vieux. Tout est possible après tout. Je fouille dans les recoins de mon imagination et ce qui serait le plus plausible. Qu’est-ce qui pourrait lui arriver une fois par mois ? Je regarde la pièce, comme si ça allait m’inspirer. Mes yeux se posent sur la fenêtre donnant sur un ciel clair, parsemé de quelques nuages mais surtout une lune brillante… Putain… Qué tonto!*

Mon regard se braque sur Enzo, la bouche entrouverte :

« Cago en Diez**! T’es un Loup-Garou ? Genre tu passe de ça … Je le montre du doigt. A un truc poilu et géant ? »

Merde alors. J’imagine soudainement Enzo entrain de se transformer en ce géant poilu et assoiffé de sang. Tout concorde. La « résistance » à l’alcool, un cœur bien en vie, une manifestation une fois par mois avec un changement d’humeur… Eh bah putain. Si j’avais su que je rencontrerais un loup garou un jour ! Je me laisse tomber dans le fond du canapé, un sourire aux lèvres.

« C’est quand même vachement plus cool que d’avoir un troisième tétons ! Et comment ça t’es arrivé ? T’es aussi touffu en bas que lorsque tu te transforme ? »

Je ricane, amusé. Il peut bien être mi-Lycan, mi-hippogriffe que j’m’en tape royalement. Il n’empêche que ça n’est pas rien non plus. J’irais même jusqu’à dire que c’est impressionnant. N’importe qui pourrait se trouver être un peu intimidé de se dire que ce mec devant vous peut, pendant une belle nuit de pleine lune, vous arracher la tête d’un coup de patte géante. Je me passe une main dans les cheveux, puis sur la nuque, laissant entrevoir mon tatouage sur la tranche de ma main. « Smile ». Un vieux souvenir. Douloureux, mais présent, qui me restait désormais gravé sur la peau pour toujours. Et ça n’était pas le seul. Mes deux avant bras portaient aussi deux dessins ancrés, tout aussi significatif. Un autre ornait ma clavicule gauche. Le seul qui n’avait aucune signification était ce foutu chat avec un pétard dans la bouche, juste en dessous du « Smile », inscrit sur le poignet. Tatouage fait lorsque j’étais complètement bourré, un stupide parie avec des potes… bref.

Je m’étire de tout mon long avant de reprendre ma position, écoutant attentivement Enzo.

« T’es Super-Garou alors, mais sans les collants et la culotte flashy. Tu gère ça comment, tes transformations ? J’doute que tu fasses ça en plein couloirs comme si tu roulais une pelle à ton copain. »

Je ris de nouveau, sentant mes yeux picoter un peu. En temps normal quatre verres m’auraient juste donné un peu chaud, mais lorsque ces mêmes verres étaient prit cul-sec… L’effet était quand même légèrement différent. Je me passe une main sur le visage avant de lancer :

« Allez, à toi pour la question. Selon c’que tu m’demande j’te donne des indications. Tu vises juste, je détails. Tu vises à côté : deux verres cul sec.. PLUS un gage qui sera… »

Je me passe une main sur le menton, faisant mine de réfléchir jusqu’à ce qu’un sourire taquin prenne naissance sur mes lèvres.

« Qui sera de pousser la chansonnette… désolé, mais j’me remets pas de l’autre fois. Tu comprends, j’suis presque ton plus grand fan et sûrement le premier ! Je me garde le droit de choisir la chanson ! »

Voir le seul en vu de la voix de crécelle qu’il avait lorsqu’il chantait…



*Quel idiot
** Nom de Dieu !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 17073
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Owen A. Matthews ▬ Elijah C. Leroy



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: Jump To It ▬ Mateo   Mer 30 Avr 2014 - 18:07

Un jeu à boire, un nouveau. Why not ? Avec Jill on avait testé l’action ou vérité – typiquement un truc de gonzesse ce machin mais je ne peux pas dire que ça ne soit pas drôle et instructif même si ça m’a valu de simuler un orgasme féminin en pleine Salle Commune au beau milieu de la nuit jusqu’à en réveiller certains. Ça n’arrivera pas avec Mateo, on n’est pas assez intime, mais quand l’alcool coule plus personne ne peut être sur de rien. Dans la limite du raisonnable bien sur ! Ce qui me fait rire c’est qu’il a l’air surpris d’une telle … audace ? de ma part. Qu’est ce que tu crois au juste ? Que je suis rien qu’un pauvre type qui ne sait pas s’amuser ? C’est vrai que ces derniers temps j’ai pas fait grand-chose, que j’ai été plutôt du genre ultra sérieux et que sa blague ne m’a pas fait rire, mais je n’oublie pas pour autant le sale gosse qui sommeille en moi et visiblement ce soir il a envie de sortir et faire la fête. Ça tombe bien, je n’ai pas l’intention de le lui interdire et ce gars là à l’air parfait pour ce genre de truc.

« Okay, deal. »

Il me tend la main, je la serre, le pacte est scellé et nos deux sourires d’abrutis en disent long je crois. Je ne sais pas bien ce qu’il me prend d’être aussi ouvert sur la question et je n’ai pas la moindre idée de la façon dont il va réagir mais je n’ai pas envie de me brider, ni de réfléchir ou de me prendre la tête. En tout cas ça me fait rire de le voir chercher comme ça et non il n’aura pas d’autres indices.

« Hum… »

Oui ? Vas-y, fais moi rêver !

« T’es un trans’ ou un hermaphrodite ? Après j’sais pas hein, si t’es comme ça moi j’m’en tape mais c’est pas tellement un super pouvoir j’trouve… Ca serait même carrément naze ! »

J’éclate de rire, c’est plus fort que moi. Où est ce qu’il va chercher tout ça, sérieusement ?

« T'as des idées un peu spéciales et pour le moins originales … mais non c'est pas ça. »

Entre deux éclats de rire je prends le temps de remplir les deux verres en mode shooter et les pousse sur la table jusque vers lui. Aller, bois ! Et c’est ce qu’il fait, avec une bonne descente en plus de ça. Admiratif, moi ? Pas vraiment même si je salue le geste et la capacité à encaisser. Amusé et plutôt content d’être là par contre ça oui. Entre nous deux c’est assez mal partie mais je crois que j’ai bien fait d’essayer d’enterrer la hache de guerre. Je ne dis pas qu’on va devenir pote pour autant mais je pense que quelque part il est tombé au bon endroit et au bon moment.

« Putain, j’vais vite me retrouver complètement bourré à cette allure ! »

PS : C’est pas moi Superman, c’est mon mec. NB de l’auteur : C’est comme ça que Cameron appelle Kyle Wink

Le revoilà en pleine concertation avec lui-même, de mon côté je me laisse retomber dans le fond du canapé comme un sac et m’acclimate aux petits frissons provoqué par le Rhum qui me réveillent et m’endorment à la fois. Quand je le vois regarder dehors, vers le ciel, à travers la fenêtre, je me dis qu’il vient surement d’avoir un début d’illumination et quand sa tête se tourne et ses yeux se braquent sur moi les derniers doutes s’évaporent. Il a trouvé.

« Cago en Diez**! T’es un Loup-Garou ? Genre tu passe de ça … »

On ne pointe pas les gens du doigt, c’est mal !

« A un truc poilu et géant ? »

Un peu minimaliste mais ...

« C'est ça. Je prends au moins 50 bons kilos si ce n'est plus et pas mal de poils en rab. »

Il sourit, il a même l’air plutôt calme donc a priori il prend bien la chose. Est-ce que j’avais peur de sa réaction ? Oui et non. Cette vérité peut avoir plusieurs impact sur les gens, ça va de la peur au dégoût en passant par la fascination mais il y a ceux qui s’en tapent, qui sont juste un peu « secoué » de l’apprendre mais qui passe rapidement à autre chose en ne voyant que la personne qu’ils ont en face d’eux. A première vue, Mateo semble faire partie de cette catégorie là.

« C’est quand même vachement plus cool que d’avoir un troisième tétons ! Et comment ça t’es arrivé ? T’es aussi touffu en bas que lorsque tu te transforme ? »

Questions balancés à la volée et sans me laisser le temps d’en placer une alors qu’il s’empaffe lui aussi dans son fauteuil. J’éclate à nouveau de rire en entendant sa dernière phrase avant d’y ajouter ma sauce.

« Écoute, si tu veux à ce point là me voir à poil fallait mater en douce quand j'étais sous ma douche hein. »

Ou alors je baisse mon fut et j’te montre mais … non. Je crois que toi comme moi on n’a pas vraiment envie que ça arrive donc on va laisser planer un peu le mystère sur ma pilosité.

« T’es Super-Garou alors, mais sans les collants et la culotte flashy. Tu gère ça comment, tes transformations ? J’doute que tu fasses ça en plein couloirs comme si tu roulais une pelle à ton copain. »
« Hey mais t'as pas fini avec ça ? Ça va, c'est pas comme si on faisait des p'tits en pleine Salle Commune ou dans la Grande Salle non plus ... »

Ok juste avant la dernière Pleine Lune, la semaine dernière en fait, c'était peut être un peu border line mais ça va, y a pire que nous franchement et non je ne nierai pas le fait que ça m’ait déjà traversé l’esprit, on ne se refait pas. Et je note qu’il est passé du statut de Princesse à celui de Copain, j’apprécie ! Je ne me braque pas, cette répartie est sortie avec le sourire et le ton plutôt enjoué. Ça ne m’embête pas qu’il me charrie avec ça parce que je sais que dans le fond ça ne le gène pas vraiment ou en tout cas je ne le ressens pas comme ça. Oui je l’ai pris pour un gros con la première fois qu’on a échangé mais je ne pense pas qu’il soit du genre à juger les gens par rapport à leur orientation sexuelle ou ce genre de conneries.

« Et puis on a été obligé de se cacher pendant des lustres alors maintenant que c'est plus le cas, on se lâche un peu c'est vrai. Désolé pour tes p'tits yeux sensibles. »

Et désolé de raconter ma life, au passage. Par contre pour le reste …

« Et m'en veux pas mais je préfère rester assez vague sur … tout ça, ma particularité, ce que ça implique, comment je gère ... C'est un peu mon jardin secret tu vois. »

Et aussi une question d'instinct de survie et de préservation, certes, mais c'est comme ça. Je n’en parle déjà qu’à très peu de monde alors ne t’attends pas à ce que je me livre à toi alors qu’on ne se connait pas ou peu. Sans offense. Je pense que ça peut simplement se comprendre en fait.

« Allez, à toi pour la question. Selon c’que tu m’demande j’te donne des indications. Tu vises juste, je détails. Tu vises à côté : deux verres cul sec.. PLUS un gage qui sera… »
« Oh putain … »
« Qui sera de pousser la chansonnette… désolé, mais j’me remets pas de l’autre fois. Tu comprends, j’suis presque ton plus grand fan et sûrement le premier ! Je me garde le droit de choisir la chanson ! »
« Ouais ben bon courage parce que des chansons j'en connais pas des masses et à mon avis t'es bien le seul fan que j'ai. Même mon chat ne me supporte pas dans ces moments là. »

Mais moi je m'en tape ! Si j'ai envie de chanter sous ma douche je le fais et si ça ne plait pas c'est pareil ! Les « La ferme Ryans ! » je ne les entends même plus mais si vous voulez savoir, pour que j'en arrive à chanter sous ma douche comme ça c'est parce que je me sens bien donc je dirais que c'est plutôt une bonne chose et tant pis pour les oreilles des autres. En attendant je marche pleinement dans ce petit jeu et mon sourire ne semble pas décidé à se barrer.

« Ok alors moi ce qui m'intrigue c'est ta nationalité. T'as un putain d'accent et t'es comme le Prof de Potion, tu places des mots dans une autre langue toutes les deux phrases. »

Sauf que c’est un peu plus mélodieux que l’Allemand ton truc là.

« Rina est Espagnole et elle a le même accent que toi donc j'vais la jouer facile et j'vais dire que t'es Espagnol. »

Fail total. J’aurai du m’y attendre mais peut être qu’au fond de moi j’avais juste envie d’une excuse pour picoler … Enfin il aurait quand même pu être Espagnol ! C’est pas très loin après tout ! Enzo, j’te rappelle que tu viens d’Australie et que ton petit ami vient d’Amérique, tout comme son meilleur pote, alors ça ne veut strictement rien dire. Mouais, c’est pas faux.

« Et merde ... »

Quand on joue on s’expose à perdre, c’est comme ça. J’assume. Les deux verres sont donc remplis par mon comparse qui me les glisse avec un grand sourire entendu. Un instant je le regarde droit dans les yeux, plein de défit, et celui d’après j’attrape un des deux verre, le bois cul sec et le repose sur la table avec absolument aucune délicatesse – fais gaffe à pas le casser quand même – et recommence avec le deuxième.

« Ah putain ! »

Ça brûle, ça monte, ça pique mais bordel ça fait du bien par où ça passe. Je le sens bien que je commence à me détendre de plus en plus et j’ai cette envie de rire qui me colle au train. Je n’étais pas tendu en débarquant ici, juste un peu jaloux peut être de savoir mon mâle avec d’autres mâles mais comme tous les soirs ou presque finalement donc rien de bien méchant et c’était plus pour la forme qu’autre chose, mais quand bien même je sens la différence. Je me pose quelques secondes, histoire d’encaisser le « choc » et puis finalement tend un bras vers lui.

« Attends, donne moi un deuxième essai avant le supplice parce que c'est pas fairplay et en plus de ça j'suis pas hyper calé en géographie. »

Le supplice en question n’est autre que mon show case à venir parce que non je ne me défilerais pas. Je récupère mon bras et grimace en tentant à nouveau, vraiment pas sur de moi.

« Mexicain ? »

Mauvaise pioche !

« Rah ! »

Et je frappe un grand coup sur l’accoudoir du canapé. Doucement l’animal, tu vas te calmer oui ? Désolé, réflexe :gla:

« Bon, je m'incline. Bouche toi les oreilles mais c'est moi qui choisi et c'est pas négociable. »

Et je ne sais pas trop d’où me viens cette illumination soudaine mais je me lève, pose une main sur mon cœur et tend le bras vers la cheminée avec dans ma main un verre que je viens de remplir puis les mots sortent d’eux même.

« Australians all let us rejoice, For we are young and free ; We've golden soil and wealth for toil, Our home is girt by sea ; Our land abounds in Nature's gifts Of beauty rich and rare ; In history's page, let every stage Advance Australia fair ! In joyful strains then let us sing, Advance Australia fair ! »

Le cœur y est, je suis à fond ! C’est un véritable massacre et je pense que j’étais à deux doigts de me prendre un truc en pleine tête par les gars un peu plus loin ou simplement des gens qui passent mais malgré le fou rire qui s’est pointé j’ai réussi à finir au moins le premier couplet de l’Hymne National Australien. Comment je connais ce truc ? C’est aussi un secret que j’emporterai jusque dans la tombe et je me laisse choir dans le canapé après avoir bu le verre d’une nouvelle traite.

« Voilà, j'ai fait honte à ma patrie. Maintenant crache la tienne. »

Puis comme ça, de but en blanc, alors que j’essuie une larme au coin de mon œil droit …

« Il est cool ton tatouage. »

Smile. Oui, j’ai de bons yeux.

« J’sais pas si je pourrais en avoir un jour, à cause de la Lycanthropie. Vu que les transformations font cicatriser je sais pas si ça reste … C’est dommage parce que je comptais me faire tatouer un gros cœur sur l’épaule avec écrit Kyle Forever dedans. »

Merlin quelle horreur ! Jamais de la vie un truc pareil n’atterrira sur ma peau mais j’avais juste envie de balancer une énorme connerie, encore une. Si un jour je capte que je peux avoir un tatouage et qu’il ne disparaitra pas à la transformation d’après, si l’envie me prends aussi, ça n’est certainement pas ce que je ferais. De toute façon je n’ai pas besoin de ça pour déclarer ma flamme ou prouver que je l’aime – et qu’il est à moi ou que je suis à lui – et des marques qui me font penser à lui j’en ai déjà sur la peau. Idem pour lui d’ailleurs. Bref, c’est pas le sujet.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 977
Date d'inscription : 20/02/2014
Crédits : AILAHOZ
Double Compte : Kezabel, Charleen, William, Ora, Dimitri, James, Leiv & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2616-mateo-e-vargas-o-forget-your-r
MessageSujet: Re: Jump To It ▬ Mateo   Sam 17 Mai 2014 - 19:43

Putain, j’ai un loup garou en face de moi ! Un vrai quoi, un mec qui se transforme chaque pleine lune en une grosse bestiole poilue. J’aurai jamais cru en croiser un, un jour. Dis comme ça, on aurait tendance à croire que j’parle d’une bête de foire hyper rare, mais c’est pas ça que je sous-entends. Juste que ça n’est pas tous les jours que l’on croise un mec capable de se transformer en Loup, c’est tout. Ça aurait pu m’faire flipper car rien ne me garantit que ce type n’est pas violent. Okay, on passe un moment super sympa mais il n’a pas ma confiance pour autant. Non, pour l’avoir il y a un très très long chemin à faire. Mais, ça n’est pas trop la question… Pour le moment, j’suis en train de jouer aux devinettes avec lui et je dois bien avouer que ça fait un bien fou. J’ai peut-être 22 ans mais je ne suis jamais contre une bonne soirée. Enfin, je l’étais. Je suis devenu plus récalcitrant depuis quelques temps mais bizarrement, je n’ai pas eu envie de le renvoyer chier ce soir.  
 
Quoi qu’il en soit, on se retrouve avec de bons verres dans l’estomac et l’alcool commence à nous embrumer les esprits. En tout cas, pour moi. Je ne suis pas bourré, loin de là mais là, je suis bien. Léger et surtout, je ne pense à rien de mauvais. Maintenant que j’ai trouvé la réponse à sa question, c’est à son tour et cette fois, j’y inclus un gage : celui de chanter quelque chose, s’il se trompe dans sa réponse. Je sens que je vais déjà me marrer et je repense à ce petit enregistrement que je contiens dans mon MP3. Je souris comme un benêt.
 
« Ok alors moi ce qui m'intrigue c'est ta nationalité. T'as un putain d'accent et t'es comme le Prof de Potion, tu places des mots dans une autre langue toutes les deux phrases. »
 
Ah ça, je n’y suis pour rien. Pourtant je n’ai pas vécu le peu de vie que j’ai en Argentine, mais mon père insistait pour que nous parlions couramment la langue entre nous et puis je rendais très souvent visite à mes grands-parents, surtout pendant les vacances. L’espagnol est une langue que je chérie, elle me rappel beaucoup de chose, peut-être parfois un peu trop.
 
« Rina est Espagnole et elle a le même accent que toi donc j'vais la jouer facile et j'vais dire que t'es Espagnol. »
 
Rina ? Ce prénom m’est familier… Je crois que c’est comme ça qu’il surnomme la jeune femme qui nous donne des cours de Médecine Simplifiée. Une Espagnol dans l’âme mais aussi dans le corps. J’ai l’œil et croyez moi que cette femme a tous les atouts nécessaire pour vous faire parler. Plus de la moitié des mecs ici bavaient devant sa manière de bouger et de nous expliquer certaines choses, moi le premier. Je ne peux décemment pas rester indifférent face à tant de charme ! D’ailleurs, si elle veut un cobaye moi j’suis preneur hein. Pète-moi la jambe sans problème… Mat’, j’crois que t’es bourré. Non, moi j’crois que j’suis juste bien.  
 
Et avec tout ça, j’en oublie Enzo ! Enzo qui s’est lamentablement planté ! Comment ça j’suis Espagnol … tsss
 
«T’aurai pu être un peu plus original mon vieux ! 
-          Et merde ... »
 
J’affiche un grand sourire tout en remplissant les deux verres. Allez mon grand, cul sec ! Il plante son regard dans le mien et j’vois bien qu’il est déterminé à boire sa punition. Et de un… il grimace mais ne se laisse pas le temps d’encaisser et enchaine avec le deuxième…
 
« Ah putain ! 
-Ca commence à piquer hein ! »
 
Fais pas trop le malin Vargas, tu verras quand viendra ton tour… Eh oh, dans mon pays nous sommes habitués aux descentes de Tequila !
Je le contemple avachis sur le canapé, amusé plus que jamais. De plus, autant dire que la chaleur de la cheminée n’aide pas à avoir les idées claires, bien au contraire.
 
« Attends, donne moi un deuxième essai avant le supplice parce que c'est pas fairplay et en plus de ça j'suis pas hyper calé en géographie. »
 
Sourire en coin, regard plein de mystère, je tends les bras pour l’inviter à énoncer sa deuxième tentative. Il me parle de fairplay mais qui a dit que je l’étais hein ? Il doit surtout avoir la trouille de chanter à tue-tête devant tout le monde. Enfin, la trouille… Je ne pense pas que ça soit ça en fait. On s’en fou en vrai, non ? Alors champagne. Je ne pense pas que le fait d’être calé en géographie soit réellement aidant pour trouver d’où je viens. Attention, la sentence va tomber…
 
Mexique.
 
« HAHA ! Pas loin, mais c’est pas ça ! »
 
Il rage et frappe avec force l’accoudoir. Un instant je me dis qu’il va le défoncer mais finalement non. Parce que j’me dis que s’il garde en captivité une bestiole dans ce grand corps, la force doit aller avec, non ? Pour être honnête, je suis plus que curieux de voir tout ce que cela peut engendrer sur un corps humain de devoir se transformer en loup géant chaque mois. Ok, c’est l’alcool qui me rend curieux parce qu’en temps normal je m’en branle. Puis j’l’aime bien finalement.
 
Je le regarde se lever, la main sur le cœur et là… Putain de bordel, c’est un MASSACRE ! Un tel bordel que je me mets progressivement à rire. D’abord c’est un petit ricanement puis ça devient vite une crise de fou rire. Je l’écoute chanter et je sens une boule se former au creux de mon ventre à rire comme ça. Je sens des larmes montées tant le spectacle est hilarant.Parce que l'alcool le rend tout aussi drôle. Sa voix déraille complètement, partant des aiguës aux graves. Je sens que les mecs au fond de la salle ont beaucoup moins de patience que moi à l'écouter chanter à tue-tête comme ça en vue des regards qu'ils posent sur Enzo. D'ailleurs, ce dernier est sur le point de se taper un fou rire aussi gros que le mien. La chanson se termine, le massacre aussi et je ressens presque un soulagement au creux des tympans. Putain.. quel phénomène. Puis c'était quoi ça ? J'ai cru entendre Australia ? Ce mec est d'Australie ? Merde, un loup garou qui a vécu parmi les Kangourous. Il a du s'en envoyer plein la panse.

Je l'applaudis tout de même, autant pour sa performance mais aussi par son courage ! Le ridicule ne tue pas, sinon je crois qu'il serait déjà mort à l'heure qu'il est.

« Voilà, j'ai fait honte à ma patrie. Maintenant crache la tienne. »

Je lève une main pour lui intimer d'attendre quelques secondes, le temps de reprendre mon souffle. J'suis à peine entrain de me remettre de ce fou rire et je m'essuie moi même quelques larmes.

« Il est cool ton tatouage. »

Mon rire s'évanouit doucement en petit hoquet lorsque je tourne le côté de ma main vers moi. « Smile ». Les souvenirs affluent subitement. « Sourire ». Pour Camélia, lorsque je ne pouvais pas rentrer dans sa chambre. Je me collais à la vitre et y collait mon tatouage dessus pour qu'elle le voit. Ca fonctionnait à tous les coups.

« J’sais pas si je pourrais en avoir un jour, à cause de la Lycanthropie. Vu que les transformations font cicatriser je sais pas si ça reste … C’est dommage parce que je comptais me faire tatouer un gros cœur sur l’épaule avec écrit Kyle Forever dedans. »

Il m'extirpe de mes pensées et je fronce les sourcils avant de laisser échapper un ricanement face à cette image. J'imagine un Enzo tout musclé, la bouche en cul de poule, montrant ses biceps avec ce tatouage horrible qui orne sa peau. Je ris une nouvelle fois en me frottant les yeux.

« T'aurai vraiment l'air con mon pauvre ami. J'espère que tu y ajoutera des petites fleurs autour ? »

Tellement anticuado...

« J'suis Argentin en faite... On parle Espagnol chez nous et j'pense que c'est aussi caliente là bas qu'en Espagne. D'ailleurs, j'ai l'mal du pays j'crois. Vous êtes super froid ici et vous faite toujours la gueule. »

Le pays me manque, la langue aussi. Tout me manque là bas. L'ambiance, mes grands-parents, la chaleur. Bref, j'vais arrêter là sinon j'vais partir dans un bad trop con et c'est pas le moment. J'ai pas envie, pas maintenant. J'suis là tranquillement entrain de boire des verres avec un Super Loup qui se révèle être plutôt sympa. Que demande le peuple ?

« Tu sais, c'est pas les seuls tatouages que j'ai... mais on est pas assez intime pour que j'te les montre ! »

Sauf s'il est sage et qu'il répond bien à toutes les devinettes, peut-être qu'il gagnera le droit d'en voir d'autre. J'esquisse un nouveau sourire et je crois que l'alcool continue de faire son petit chemin là où il faut puisque je sens mes membres légers et presque mous. J'émets un petit ricanement venu de nul part. Je crois qu'à ce stade, je n'ai plus très envie de comprendre le pourquoi du comment.

« Tu veux que j't'apprenne l'espagnol ? »

C'est venu d'un coup, comme ça. Venu de nul part. Je me penche en avant, toujours les coudes appuyés sur mes genoux. Je verse de l'alcool dans chacun des verres avant de reprendre.

« Cette langue est réputé pour être très sexy tu sais, ça marche à tous les coups pour enflammer quelqu'un. Regarde Katherine... Cette nana te parle et t'as envie d'écouter tout ce qu'elle te dit même si c'est pour te raconter qu'elle a mangé une pomme au p'tit dej. J't'assure que dans le feu de l'action, ça pimente un peu le truc. J't'apprends quelques mots pour te rendre encore plus sexy face à ton mec et tu verras que tu m'remercieras. »

Je suis bon prince, hein ? L'espagnol est réputé pour être l'une des langues les plus attirante, sexy et charmeuse. Ca n'est pas pour rien... Comment croyez-vous que je berne les petites nanas dans ces couloirs. Je ne dis pas que ça marche pour toutes, mais la majorité tombe dans le panneau. A mon plus grand plaisir, même si au final je me comporte comme un vrai connard. Que voulez-vous, je ne peux pas être parfait !

« Avant ça, je dois deviner un truc sur toi... Je sais que t'es Australien, que t'es un Super Loup-Garou et que tu préfère danser la Salsa avec un mec. »

J'imite la danse une main en l'air, l'autre sur le ventre en bougeant le bassin de manière exagérée, un regard de petite pute sur le visage. J'éclate de nouveau de rire... Putain, faut que j'arrête de boire avec ce mec, ça me va pas. N'empêche qu'on a fait ça une bonne partie de la soirée.. je dirais même une bonne partie de la nuit en faite. A raconter des conneries, à boire comme des trous. Je lui ai même appris quelques mots dans ma langue qu'il a répété avec un accent à chier mais c'est pas grave, c'était plutôt hilarant. J'me souviens pratiquement de tout, surtout d'être monté en titubant dans le dortoir avec Enzo, bras dessus dessous entrain de gueuler à tue tête une chanson qu'on a inventé et qui ne veut absolument rien dire. J'ai récolé un « Vargas, tu m'casse les maracas ! » et lui un « Ryans, t'es une vraie petite petasse ». Ouais ça rime moins, mais on s'en fou parce qu'on était bourré.

- FIN POUR MOI -


*Ringard
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 17073
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Owen A. Matthews ▬ Elijah C. Leroy



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: Jump To It ▬ Mateo   Lun 19 Mai 2014 - 0:02

Méfie toi, ne parle pas trop, garde tes distances et reste sur tes gardes. Pourtant c'est bien rien de tout ça qui se passe ce soir mais plutôt comme si je relâchais la pression sans me poser aucune question. Je bois sans modération avec un type que je ne connais pas et avec qui ça aurait très bien pu coincer sévèrement mais pourtant tout se passe bien et c'est loin d'être désagréable. Ces derniers temps on ne peut pas dire que mon quotidien brille par le contact avec les autres ni par le débordement d'activité alors certes j'avais besoin de souffler mais au bout d'un moment … Je n'ai jamais été quelqu'un qui aime et surtout est capable de rester en place trop longtemps. Tout gosse j'étais certes dans mon coin mais je n'en restais pas moins immobile pour autant et ça n'est très certainement pas maintenant que ça va changer. J'ai pris le temps de prendre du recul, chose qui m'a vraisemblablement éloigné des autres par la même occasion mais c'est comme ça. Oui Kyle est le point central de mon univers et sans aucun doute la personne avec qui je passe le plus de temps mais ça ne veut pas dire pour autant qu'il est le seul à exister pour moi seulement … Et puis merde, on s'en tape de tout ça. Ça n'est pas avec Kyle que je suis, ni même avec un ami proche ou même un pote, un copain ou que sais-je encore mais simplement avec un presque inconnu et le courant passe plutôt bien. Je me soucierai des conséquences demain, ça me paraît assez bien comme raisonnement.

Voilà comment je me retrouve à presque totalement baisser ma garde et à sortir des conneries plus grosses que moi si tant est que ça soit possible. Non mais sérieusement, je sais que j'ai tendance à être complètement niais parfois quand il s'agit de mon mec mais d'une je ne montre cette facette de moi qu'à très peu de gens et de deux … Faut quand même pas déconner ! Donc non ça n'arrivera jamais ce truc de tatouage mais ça n'empêche pas d'en rire, en tout cas moi ça me fait rire même si je pourrais presque l'entendre soupirer de désespoir à distance quand bien même il ne peut pas m'entendre. Je sais, j'te soule et j'suis un crétin, mais tu m'aimes ! Bref.

« T'aurai vraiment l'air con mon pauvre ami. J'espère que tu y ajoutera des petites fleurs autour ? »
« Oui, évidemment. Autant pousser le vice jusqu'au bout quand même. »

Et j'ai bien entendu l'air le plus sérieux du monde en balançant cette ineptie. Des fleurs … On aura tout vu.

« J'suis Argentin en faite... On parle Espagnol chez nous et j'pense que c'est aussi caliente là bas qu'en Espagne. D'ailleurs, j'ai l'mal du pays j'crois. Vous êtes super froid ici et vous faite toujours la gueule. »
« Hey, t'es gentil mais me range pas dans la case Brittish. J'suis pas d'ici non plus et chez moi il fait probablement tout aussi chaud que chez toi. »

Non mais oh ! Ne m'insulte pas s'il te plait ! Bien sur que non je ne m'énerve pas vraiment mais je n'en reste pas moins chauvin et même si je suis revenu ici, clairement, le Royaume Unis ça ne sera jamais chez moi. J'ai fait énormément de progrès là dessus depuis qu'on m'a balancé dans ce pays mais je crois que je ne m'y ferai jamais vraiment. Je ne dis pas que je retournerai obligatoirement en Australie – et je le pense vraiment – mais sincèrement ça m'emmerderait de devoir passer le restant de mes jours ici. C'est gris, moche, humide, et j'en passe. J'veux du soleil et l'Océan moi ! Mais on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie, hein ?

« Et personnellement j'suis plutôt du genre chaud aussi. »

Ca c'était totalement gratuit, je vous l'accorde. Il n'empêche que c'est une vérité et je n'y peux rien. Oui je suis chaud au sens imagé du terme, ça va j'ai compris que j'étais un obsédé, mais c'est surtout que je suis réellement chaud, physiquement parlant ou plutôt épidermiquement parlant.

« Tu sais, c'est pas les seuls tatouages que j'ai... mais on est pas assez intime pour que j'te les montre ! »
« M'en veux pas mais ça me va très bien si on en reste là hein. »

Sans offense, t'es pas vraiment mon genre :gla:Ok ça va, je plaisante et je ne peux juste pas m'empêcher de la ramener mais ça c'est pas nouveau. Enfin quand je dis que je plaisante, je m'entends, parce qu'il n'est vraiment pas mon genre, sans doute trop masculin ou pas assez Kyle surtout, mais on s'en tape de tout ça parce que ça n'a absolument rien à voir. Je peux comprendre, les tatouages c'est en principe quelque chose de personnel il me semble et on ne se connait pas alors c'est juste logique et ça ne me vexe pas du tout.

« Tu veux que j't'apprenne l'espagnol ? »
« Euh ... »

Si moi je bugue, ça ne semble pas du tout le déranger puisqu'il est déjà entrain de remplir nos deux verres à nouveau. T'en as d'autres des comme ça ? Apprendre l'espagnol … J'avoue que l'idée d'apprendre une autre langue ne m'a – je crois – jamais effleuré l'esprit.

« Cette langue est réputé pour être très sexy tu sais, ça marche à tous les coups pour enflammer quelqu'un. Regarde Katherine... Cette nana te parle et t'as envie d'écouter tout ce qu'elle te dit même si c'est pour te raconter qu'elle a mangé une pomme au p'tit dej. J't'assure que dans le feu de l'action, ça pimente un peu le truc. J't'apprends quelques mots pour te rendre encore plus sexy face à ton mec et tu verras que tu m'remercieras. »

Ok, je vois le genre. J'écrase un nouveau rire, esquisse un sourire et me laisse retomber dans le fond du canapé en faisant une sorte de grimace sans aucun sens. Pimenter le truc … Faut pas me dire des choses comme ça à moi … Je pars tout de suite dans mes grands délires mais ...

« J'avoue que concernant Rina t'as pas tort mais … J'sais pas si … Peu importe. »

Fin de phrase non prononcée et balayée d'un geste de la main. Ce que j'allais dire c'est que je ne sais pas si Kyle serait très réceptif à ce genre de trucs en fait. J'ai même un peu peur qu'il m'éclate de rire au visage pour être tout à fait honnête … Mais ça peut être tout l'un ou tout l'autre, j'imagine que ça dépend de l'humeur du jour et de la situation, de toute façon je ne doute pas de ma capacité à inverser la vapeur si jamais la pression redescend d'un coup à cause de ça. Bien souvent je n'ai de toute façon pas besoin de mots et il trouve toujours un moyen de me faire taire alors tout va bien dans le meilleur des mondes. Non je ne me lance pas des fleurs, ça n'est pas ce que je veux dire, mais peu importe ! Notre vie privée ne regarde que nous de toute façon.

« M'enfin j'ai mes propres arguments tu sais, pas besoin d'être latino pour embraser … les choses. »

La chaleur ardente, les pulsions sauvages et animales du Loup, l'accent Australien peut aussi faire son petit effet s'il est employé au bon moment et de la bonne manière, jeux de mains jeux de vilains et je vais me taire parce que ça va commencer à me donner des idées et c'est pas le bon moment. Est ce qu'on peut changer de sujet ?

« Avant ça, je dois deviner un truc sur toi... Je sais que t'es Australien, que t'es un Super Loup-Garou et que tu préfère danser la Salsa avec un mec. »

On change de sujet j'ai dit ! J'ai chaud ...

« Ouaip ! Juste un, les autres j'y touche pas. »

Oui malgré tout ce temps passé c'est comme si je ressentais encore le besoin de préciser ça même si je sais pertinemment que ça n'a pas le moindre intérêt mais on ne se refait pas. C'est juste … c'est comme ça et c'est tout : Lui et pas un autre. Lui et personne d'autre. Les autres mâles ne m'ont jamais attiré, j'invente rien de toute façon. Pour le reste oui je suis Australien, et oui je suis un Loup-Garou. Super j'en sais rien, mais un Loup-Garou en tout cas.

« Compare pas ça à de la danse là, j'danse comme un pied ! »

J'essaie de bouger mon bassin comme il l'a fait mais c'est naturellement un échec total et j'éclate de rire comme un con devant le ridicule de cette situation. Mon truc à moi c'est la glisse, pas la danse – ni le chant, oui je sais – alors chacun son truc et ça ne m'empêche pas de savoir bouger le bassin correctement quand il faut. Enzo ! Ben quoi ? C'est vrai. Chut.

Je l'admets, le reste de la soirée est un peu flou et je pense que je n'en garderai pas tous les souvenirs mais ce que je retiens c'est qu'on s'est bien marré et quand on s'est finalement décidé à rejoindre nos dortoirs respectifs comme deux ivrognes ...

« Bue … Buenas Noches ! Ouais, c'est ça ! Bue … Bonne nuit. »

Je vois double, y a deux portes, laquelle je prends pour aller me coucher ?

▬ Fini ▬
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Jump To It ▬ Mateo   

Revenir en haut Aller en bas
 
Jump To It ▬ Mateo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» FINLEY JUDAS LEVY-EYNSFORD ⊱ ❝ you jump I jump, remember ? ❞
» Jump Pro Series
» Classement Weekly Shonen Jump
» bastogne la bastos le reportage en images
» photos bastogne 2009.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Hogwarts' Inside :: Les Tours. :: Tour des Gryffondors : Salle Commune-
Sauter vers: