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 Mais j'adore l'abstrait !• Elias

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MessageSujet: Mais j'adore l'abstrait !• Elias   Lun 3 Mar 2014 - 21:47

Mais j'adore l'abstrait ! • Jeudi 9 Octobre
Elias & Mateo


Je crois que le seul cours que j’arrivais à suivre et à apprécier en dehors du Sport, c’était « l’Etude des moldus ». Certes c’était pas toujours très … intéressant, voir pas du tout. On voyait parfois l’étude de certains objets qui fonctionnaient sur moi comme une berceuse MAIS le prof était cool. Super jeune, mais cool. Fallait pas trop le faire chier et il nous le faisait bien comprendre même si c’est pas tellement ça qui m’arrêterais. Seulement, c’était l’un des seuls cours ou nous n’avions pas à faire à la magie et ça, ça m’plaisait bien. Voir beaucoup. Pas d’utilisation de baguette, on prônait l’utilisation des stylos et des cahiers normaux et j’en passe encore. Ca me soulageais et me libérais de ce poids d’être sorcier. Si j’avais eu le choix, j’aurai été un moldu et j’aurai suivi les cours comme n’importe quel autre gamin « normal » et sans pouvoirs. Mais ça c’était sans compter Padré y madré… Bref, ce cours faisait du bien et c’était pas anodin de temps en temps.

Cours finit et j’pensais qu’à une chose : Manger. J’suis grand et maigre mais je mange comme si j’avais trois estomacs à combler. Manche de chemise retroussée, cheveux en bataille qui ne ressemble à rien et pas rasé depuis la veille, je me dirige vers la grande salle où je pars m’installer à la table des Gryffondor pour enfin me rassasier. Je sais que je suis une tête de con et que peu de personne m’apprécie ici. Et je le vis bien, c’est limite si je ne cherche pas à me créer des problèmes tout seul pour qu’on me foute la paix et qu’on ne vienne pas me demander d’être le meilleur copain du monde. De toute manière j’sais pas faire… Enfin quand j’apprécie quelqu’un – du moins, quand ça arrive – en général j’suis plutôt présent. Ni lâche, ni connard. Mais ça, c’est aussi rare que les cours que j’apprécie. Lorsque je pénètre dans la grande salle et que je vois l’innombrable bouffe sur les tables j’ai limite les yeux qui pétillent comme un feu d’artifice et mon estomac qui me danse la polka. Ouais, toi t’as sentie que t’allais être gavé jusqu’à ce que mort s’en suive. Si je porte très peu la magie dans mon cœur froid et fracassé, je dois avouer que je suis plutôt admirateur de ce que fournissent les Efles de maison en boulot dans ce château.  

Je m’assois sans réfléchir à où et à côté de qui, mais tente d’être le plus éloigné possible de la foule et du bruit. Et là, c’est festin de roi à volonté. Et entre deux morceaux de poulet, je sors mon emploi du temps … Prochain cours : Arithmancie. Mon sourire s’élargie. Ensuite, potion ? Bon, je mange, j’vais faire une sieste et j’reviendrais pour Potion. Ouais, ça c’était un programme parfait. Je me resserre en purée et m’éclate les papilles tout en laissant mon regard voguer de table en table. Je suis silencieux et observateur, à contrario je suis impulsif et pas patient du tout. Enfin, ça dépend en faite. Il y a des jours où si l’on me titille les nerfs, je vais feindre l’ignorance, bailler et me casser. D’autre où c’est pas le bon moment et là, je ne réfléchis pas. On peu pas être parfait, sinon c’est moins drôle.

Mes yeux s’arrêtent sur un type qui passe pas mal de temps avec Princesse Ryans. Enfin, il est plutôt carré pour une princesse cela va s’en dire mais j’dis ça uniquement parce qu’il est encore entrain de rouler une galoche à son petit ami bouclé. Je crois que si celui là blanchi encore, je vais pouvoir voir son squelette ou la langue d’Enzo entrain de s’accoupler avec la sienne. Je fronce les sourcils. Eurk. Mon attention se reporte donc sur ce type… Qui étrangement à l’air tout aussi aimable que moi. Même gueule renfrogné, même air je m’en foutiste. Je ne connais encore presque personne ici et peut-être que ça vaut mieux …

« Hey, t’es l’nouveau ? J’peux manger avec toi ? »

Mon regard se lève et croise celui d’un gars que je ne connais pas. Peut-être d’une autre classe, en tout cas il a l’air à peine plus âgé que moi. Belle gueule, allure tranquille, grand avec une tronche sympathique avec son sourire de nigaud :

« Non. »

Silence pesant. Mes paroles vont parfois plus vite que ma pensée, désolé :top:Mais je crois que le type en face de moi à l’air de penser que j’lui sors une blague avec mon sourire de connard en coin.

« Haha très drôle ! Toi au moins t’as de l’humour.
- J’vois pas ce que tu appelle de l’humour dans le « Non » que j’viens de te sortir. Il faut que je te donne la définition ou tu peux aller la chercher tout seul comme un grand garçon ? »

Je regarde ma montre sans écouter un traitre mot de ce qu’il me dit car je suis déjà debout à me tirer de cette salle avant de saisir mon paquet de clope et de me tirer dans les couloirs. Allez, c’est partie pour la petite ballade digestive. J’suis pas là pour faire ami-ami, tout ce que j’voulais c’était qu’on m’oublie putain. Rien de plus, rien de moins.

Je sors et commence mon périple le long de couloirs et escaliers pour rejoindre ma Salle Commune, cigarette se consumant entre mes lèvres et mains dans les poches. Le paisible de ce château était parfois salvateur et mon esprit s’apaise au rythme des pas que je fais pour rejoindre mon dortoir. Sixième étage et je me stoppe au détour d’un virage pour faire face à un mur de brique, vide. Je le fixe un instant avant d’afficher un large sourire. Mon esprit constamment en ébullition était déjà entrain d’échafauder une petite connerie qui deviendra grande très rapidement ! Je dépose mon sac à dos contre le mur… Okay, j’suis une vraie brêle en cours et en magie, mais on dit que très souvent, ce sont les conneries que l’on retient le mieux et lorsque je saisis ma baguette, l’agite et laisse apparaitre un grand jet de peinture vert fluo droit sur le mur… J’me dis que ouais, putain ce genre de connerie je les retiens sans aucun problème.

Un autre jet jaune vient l’accompagner, puis du rouge, du bleue et j’en passe. Je suis entrain de faire de l’abstrait sur ce mur juste pour le plaisir de me défouler. Et puis de voir toute ces couleurs, ça égaie mon après midi ! Ce château est terne, rien à voir avec ceux des ricains où il y avait déjà un peu plus de couleurs. Ici, j’ai l’impression de me retrouver dans un vieux film que mon père adorait avec ce château délabré et ses fantômes qui sont censés vous faire peur. Tout ça, en noir et blanc. Es completamente estúpido. De plus, les vacances en Argentine me manque, le soleil, les gens, la Pampa. Tout me perçait un trou dans le ventre, tout comme le souvenir de Camélia… Son souvenir accéléra mes gestes qui se firent légèrement plus rageur. Puta de vida.

Je mis un certain temps avant de me retourner suite aux pas entendu non loin de moi. Je me stoppe, le souffle court avant de jaugé celui qui venait de me réprimander. Toi aussi t’as l’air malade, non ? Et pas que, c’est limite s’il n’y a pas inscrit à même la peau de son front, que la timidité et lui, c’est pour la vie et ils se sont dit oui dès le berceau. Je fais un signe de tête vers lui

« Uh ? Un problème ? »

Je fais face à ma création mains sur les changes... Une création qui ressemble à un arc-en-ciel complètement défoncé…

« Quoi, t’aime pas mon œuvre d’art ? J’laisse mon talent d’artiste s’exprimer, tu peux pas comprendre. »

Si j’me fou de sa gueule : Oui. Et mon sourire le prouve. Pourtant, il ne bouge pas et reste planté là, limite les bras ballants. Je fronce les sourcils, attendant un mot de sa part mais au moment où sa bouche s’articule …

« Gaspille pas ta salive, j’m’en fou de ce que tu vas me dire. Economise ton énergie pour quelque chose de plus utile, tu veux ? »

J’agite de nouveau ma baguette et laisse fuser un autre jet de couleur orange avant de lui refaire fasse. Un détail m’a sauté aux yeux tout à l’heure quand j’lui parlais ….

« Au faite, sympa ton pin’s ! »

Monsieur était Préfet. Mais moi aussi tu sais ! Préfet des Connard !
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MessageSujet: Re: Mais j'adore l'abstrait !• Elias   Mer 5 Mar 2014 - 12:32

Jeudi 9 octobre 2014


Le jeudi était la plus grosse journée de la semaine, surtout à cause de ce foutu cours d'astronomie en pleine nuit. Bon, c'était certainement nécessaire, mais il fallait bien avouer que finir à 18h00, le temps de se détendre un peu, de prendre son repas, de faire ses devoirs , il n'y avait guère le temps de réellement se reposer vu que le prochain cours commençait à 22h00. Joie. En vrai, Elias aimait beaucoup ces cours, mais c'est vrai qu'il le trouvait assez mal placé dans le semaine, il aurait certainement mieux valu un jour où les 9eme années finissaient plus tôt histoire de ne pas avoir l'impression d'avoir trop d'informations à gérer dans la même journée. Bien sûr, il savait qu'il ne pouvait rien y faire, alors, il se taisait. Est-ce qu'en toucher un mot au professeur, ou au directeur serait une bonne chose ?! Juste pour voir, s'il n'y avait pas un horaire qui arrangerait tout le monde. Pourquoi est-ce qu'il ne l'avait pas encore fait, et bien tout simplement parce qu'il n'osait pas, il avait peur de dégrader la situation, que Rivers ne soit pas d'accord et n'aime pas sa proposition. Vu ce qui s'était passé à l'examen final l'an dernier, vu comme Logan l’impressionnait, il préférait éviter de le croiser en tête à tête le plus possible... ou du moins ne pas le croiser pour lui demander une telle faveur.

Le repas venait de se terminer depuis peu de temps! Vu que la salle était au 4eme, il décida d'en profiter pour aller faire un tour à la volière pour envoyer une lettre à ses parents avant de rescendre, et alors qu'il était au sixième étage, un petit première année de sa maison l'accosta en lui disant qu'il avait vu quelqu'un "peindre" un mur non loin de là. Hein. Quoi ??? Fletch' regarda le gamin bizarrement, avant d'acquiescer doucement et souffler un petit Merci, j'vais m'en occuper. Il n'était pas franchement rassuré, loin de là même. Rafael, Dylan, vous ne pouvez pas arriver là, maintenant comme par magie ?! Bon allez Fletch', un peu de cran ! On prend son courage à deux et on va punir... cette personne. Il s'était avancé prudemment jusqu'à l'endroit indiqué par le gamin et ce qu'il vit le laissa totalement bouche bée. La tronche du mur. Vert... jaune, rouge, bleu. Oh tiens les couleurs des quatre maisons... Joli... Joli... Bordel, ce type était grand,; baraqué et il avait l'air beaucoup plus âgé que lui. Regard à droite, regard à gauche... Personne d'autres ne semblait là... Personne ne viendrait l'aider ou le soutenir, il allait devoir faire ça seul. Rien que de penser qu'il allait devoir lui expliquer que ça ne se faisait pas et certainement le coller, le rendait malade. Il allait se faire démonter la tête. Bon, il suffisait de trouver une bonne approche non ? En parlant, peut-être que cet hurluberlu comprendrait mieux les choses, et ce qui était certain c'est qu'il n'était pas chez les Jaunes, ni chez les Bleus.

Uh ? Un problème ? Oups repéré. Allez Fletch' dit quelque chose... n'importe quoi... Tu sais que ce que tu viens de faire ce n'est pas autorisé ?! Voilà bien. Garder son calme. Déjà il n'avait pas balbutier et c'était pas mal, alors, on est bien d'accord que ce n'était franchement pas la réprimande du siècle. Quoi, t’aime pas mon œuvre d’art ? J’laisse mon talent d’artiste s’exprimer, tu peux pas comprendre. Regard noir de la part du jaune. Il avait beau ne pas être trop petit du haut de son mètre quatre-vingt, l'autre semblait quand même.... beaucoup plus grand beaucoup plus musclé. Il aurait fallut qu'il réponde quelque chose, mais aucun n'était arrivé à sortir de sa bouche. Allez Elias ! Un petit effort. Gaspille pas ta salive, j’m’en fou de ce que tu vas me dire. Économise ton énergie pour quelque chose de plus utile, tu veux ? Huh ?! Il se foutait de lui là ?! A continuer sa petite activité tranquillement, quasiment en l'ignorant. Sa patience commençait doucement mais sûrement à partir. Il se sentait bouillir, mais n'osait rien faire. La violence, n'était pas quelque chose de bien, parler pouvait aider en beaucoup de façon. Au faite, sympa ton pin’s ! D'accord. Donc là, il le provoquait carrément, certainement, parce qu'il avait remarqué était timide et il voulait se confronter à une autorité. A lui. Il se passa une main dans ses cheveux rapidement, avant de Expelliarmus Oui. Il l'avait désarmé et... il aurait voulu récupérer la baguette pour éviter que ce carnage mural continue... pour être certain de pas se prendre un sort dans la tronche, mais... non. Je.. Je suis désolé... mais il faut que tu arrêtes ça. Enlève toutes ces peintures, promets-moi que tu recommenceras jamais..... et... et on pourra faire comme si j'avais rien vu. Par contre si ça disparaît pas tout de suite, j'vais être obligé de te coller... et d'en référer à un professeur. Parce que-là c'était quand même gros. Elias avait un pas puis un autre, prudemment Comme tu l'as remarqué, je suis préfet, alors … alors... joue pas à ça avec moi, au plus malin, ou ce que tu veux. Tu t'appelles comment et t'es dans quelle maison ?! Il s'était senti viré au blanc.... très blanc, tellement qu'il se sentait mal dans ce rôle-là, il n'avait toujours pas confiance en lui, mais encore une fois il n'avait pas bafouiller ce qui était un progrès... Enfin si Mateo le menaçait, il en serait peut-être autrement.
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MessageSujet: Re: Mais j'adore l'abstrait !• Elias   Mer 12 Mar 2014 - 23:33

Qu’est-ce qu’elle a mon œuvre d’art ? Je la trouve plutôt cool quand je regarde bien. Et puis ça met des couleurs dans les couloirs mec, tu vas pas chialer parce que j’ai voulu égayer Poudlard ? Je le regarde parlé et je me dis que la personne qui nous a collé ça en préfet devait être bien défoncée pour avoir fait ce choix. Aucune assurance dans sa voix, aucune assurance dans sa démarche. Il est presque aussi grand que moi mais à le regarder, il me donne l’impression qu’il pourrait se casser en quatre si quelqu’un venait à lui coller une claque. Si j’étais de mauvaise humeur tout à l’heure, la peinture m’avait bizarrement mit en joie. Et la venue du Lutin venait accentuer cette jovialité ? Hm ? Oui, il me fait penser à un de ses petits lutins que l’on retrouve dans les dessins animés pour noël. Je l’image déjà avec son accoutrement et autant dire que j’ai bien envie d’en rire. Mais avant que je n’ai pu dire quoi que ce soit…

« Expelliarmus ! »

Je regarde ma baguette lamentablement s’échouer quelques mètres plus loin sans que je n’ai pu contre-carrer le sort. T’es franchement pas cool vieux, j’m’éclatais bien moi avec mon morceau de bois et le mur en tableau. Je lui souris, amusé. Si tu savais comme je m’en fou à ce que tu m’enlève ma baguette, elle ne me sert quasi à rien si ce n’est qu’en DFCM. La magie ne me sert que pour les conneries comme mon super tableau coloré. Sinon, elle me dégoûte. Moins je l’utilise et mieux je me porte mais ça tu l’sais pas et à vrai dire, on s’en fou.

« Je.. Je suis désolé... mais il faut que tu arrêtes ça. Enlève toutes ces peintures, promets-moi que tu recommenceras jamais..... et... et on pourra faire comme si j'avais rien vu. Par contre si ça disparaît pas tout de suite, j'vais être obligé de te coller... et d'en référer à un professeur. »

Je le regarde, incrédule. Est-ce que t’es sérieux dans ta réplique là ? Je ne prends pas la peine de ramasser ma baguette, préférant m’adosser contre le mur tout en prenant garde à ne pas me coller de la peinture partout. Mains dans les poches, je ne le lâche pas du regard. Ce type est complètement fascinant question crédibilité et assurance. Le mec s’excuse … C’est quoi ce préfet en carton qu’ils m’ont collés pour me faire une remontrance. Tu peux pas être un peu plus nerveux ? J’sais pas moi, gueule moi dessus, ouvre là au lieu de claquer des genoux. Je pourrais presque entendre ses rotules s’entrechoquer. Oui parce que suffit de regarder sa tronche pour comprendre qu’il ne se sent pas trop à l’aise… pourtant, j’ai pas la gueule d’un psychopathe. Ou peut-être que si. Il avance d’un pas… attention, j’crois que mon p’tit orteil se met à trembler.

Comme tu l'as remarqué, je suis préfet, alors … alors... joue pas à ça avec moi, au plus malin, ou ce que tu veux. Tu t'appelles comment et t'es dans quelle maison ?!
- Noooon j’t’en prie fais pas ça ! Je me mets le visage entre les mains, éclatant en sanglots. J’veux pas … m’faire punir, j’sais pas pourquoi j’ai fait ça ! J’ai besoin qu’on me remarque, j’ai une vie de merde tu comprends ? Mes parents mon rejetés et j’sais pas quoi faire, j’essaie de lancer des appels aux secours mais tout le monde s’en … s’en fou… »

Toujours visage entre les mains, je pleure encore, de tout mon saoul… avant de m’arrêter brusquement et de relever mon visage vers lui, impassible :

« T’es sérieux mec ? T’as vraiment cru que j’allais te prendre au sérieux ? C’est quoi ta crédibilité, tu l’as oublié ce matin en changeant de caleçon ? »

Je croise les bras, ricanant avec moquerie. Je suis probablement insupportable mais pour être honnête je m’en fou. Je sors mon paquet de cigarette de la poche de mon jeans et porte une clope à mes lèvres. Oui tout à fait, je fais comme chez moi.

« Et sinon, pour l’heure de colle, on peut choisir le professeur à qui tu dois en référer ? Parce que j’suis plus pour Stowoway… On peut dire qu’elle donne clairement envie de courir et je n’suis pas contre l’idée qu’elle me réprimande. Ou alors Caldéron. Elle par contre, je veux bien me péter une jambe juste pour qu’elle me soigne. Pas toi ?»

Grand sourire aux lèvres avec un petit haussement de sourcil évocateur. Plus sérieusement Stowoway était vraiment cool comme nana et ça j’le dis pas souvent. Mais elle avait un dynamisme qui me plaisait et puis le sport c’était ce qui me défoulait ici. Après, le fait de savoir si elle m’aimait bien ou non, j’en suis pas certain et clairement, c’est pas important. Tout le monde ici trouve que j’suis un vrai connard et ils ont raison. De toute manière, je tends le bâton pour me faire battre… Après, pour Llanos, autrement dit « Rina »… Une vraie sanguine pour le peu que j’ai pu voir. Je l’ai souvent entendu parler en Espagnol et si j’étais pas un petit con associable je me serais fais un plaisir de venir parler avec elle afin qu’elle me remémore la chaleur de l’Argentine. Mais je préférais rester dans mon coin, là où personne ne pourrait venir me faire chier ou m’assaillir de question à la con, « tu viens d’où », « pourquoi t’es là » et blablabla. Vos gueules tiens.

Je recentre mon attention sur Elias avant de lâcher un ricanement tout en l’imitant :

« Désolé, mais promets moi que tu ne recommenceras pas… »

Je ris de nouveau face à tant de … de rien.

« Honnêtement, tu crois que c’est comme ça que tu vas réussir à rétablir l’ordre lorsqu’un petit connard dans mon genre vient foutre sa merde ? Non. Il va te rire au nez, comme moi je le fais. »

J’inspire une nouvelle bouffée de ma clope avant d’en expulser la fumée. C’est dommage, il avait l’air sympa au fond. Il avait cette gueule qui vous revient bien, de petit gamin paumé que j’aurai presque envie de prendre sous ma coupe pour lui apprendre la vie, la vraie. M’étonnerais même pas qu’il soit encore puceau…

« Si tu veux qu’on te prenne plus au sérieux, il faut que tu te montre plus ferme. Arrête aussi de t’excuser. Pourquoi tu viens t’excuser de faire des remontrances à un p’tit con qui fait des conneries ? Assume un peu ton rôle, si tu t’sens pas capable de le faire alors lâche ton pin’s et donne le à quelqu’un d’autre. Mais si tu veux le garder, montre toi un peu à la hauteur et c’est pas en devenant pâle comme le fantôme du coin que tu y arriveras. »

Et pour le coup j’étais sérieux. Allez savoir ce qu’il me prend de prêcher la bonne parole, à croire que c’est mon tableau qui fait des miracles. Profites-en c’est gratuit aujourd’hui ! C’est con parce qu’il pourrait se servir de mes conseils contre moi mais même ça j’m’en fou. Il pourra me donner des heures de colle à vie qu’ils ne me verront pas dans une putain de salle de classe. Je déteste… non je ne supporte pas l’autorité. Ces prof’ qui vous prennent de haut et vous sermonnent en se croyant tout permis et en pensant indiquer le droit chemin. Connerie.

« Bref, arrête d’être une fiotte et sois un peu un vrai mec. Ouvre là, imposte ton statut même si moi perso, j’m’en fou. Mais peut-être que tu pourras en impressionner d’autre. Après t’en fais ce que tu veux de c’que j’te dis, mais viens pas chialer quand un connard plus… connard que moi, viendra te répondre avec ses phalanges. »

Je finis ma cigarette et l’écrase contre le mur juste derrière moi, toujours avec cet air détaché et ce, le plus naturellement du monde.
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MessageSujet: Re: Mais j'adore l'abstrait !• Elias   Ven 14 Mar 2014 - 11:31

D'accord. On se calme. On prend de l'assurance et... Oups. Il avait lâché un sort sans vraiment le vouloir, mais au moins, le mur ne serait pas plus abîmé.... et étrangement le jaune se sentait assez mal d'avoir jeté ce sort pourtant inoffensif à ce mec qu'il ne connaissait pas. Pourquoi est-ce qu'il avait fait ça alors que la parole était tellement plus efficace -du moins en théorie- pour régler les soucis. Et c'est certainement pour cette raison, que monsieur Fletcher s'excusa avant de lui faire une drôle morale. Voilà, c'était sorti, pas de façon très autoritaire, ce n'était pas tr-s probant mais au moins il ne s'était pas enfoui en prenant les jambes à son coup. Mais l'autre garçon le regardait d'une manière disons... assez étrange. Quoi ? Qu'est-ce qu'il avait dit de mal ? Il avait été gentil, ou est-ce qu'il était le problème ?! Il s'était avancé d'un pas avant de lui demander son nom et sa maison, ça devait un nouveau vu qu'il ne l'avait jamais croisé avant. Alors bien sûr, on ne peut pas connaître tout le monde ici, mais ce type était plus âgé que lui donc il aurait déjà du le voir !

Noooon j’t’en prie fais pas ça ! J’veux pas … m’faire punir, j’sais pas pourquoi j’ai fait ça ! J’ai besoin qu’on me remarque, j’ai une vie de merde tu comprends ? Mes parents mon rejetés et j’sais pas quoi faire, j’essaie de lancer des appels aux secours mais tout le monde s’en … s’en fou…

Hein ? Quoi ? Là le pauvre Jaune était pris au dépourvu, l'autre semblait pleurer... et lui ne comprenait pas du tout pourquoi. A moins qu'il fasse semblant juste pour se moquer de lui. Le temps qu'il réfléchisse, l'autre s'était arrêté de chouiner

T’es sérieux mec ? T’as vraiment cru que j’allais te prendre au sérieux ? C’est quoi ta crédibilité, tu l’as oublié ce matin en changeant de caleçon ?

Heu ?! T'es sérieux toi-même de lui parler comme ça. Elias grimaça un peu, avant de se passer une main dans ses cheveux. Il aurait dû répliquer, il le savait, ce n'était pas en se laissant marcher sur les pieds que la situation allait s'arranger bien au contraire. Mais, qu'est-ce qu'il pouvait bien répondre à des choses aussi "méchante. C'est vrai quoi, il ne faisait que son travail, l'autre redécorait le château... Il resta totalement muet, tandis que l'autre -dont il ne connaissait toujours pas le nom- avait reprit la parole en sortant un paquet de cigarette de la poche de son jean. Il allait vraiment fumer ici ?! Tellement éberlué par l'attitude du plus âgé qu'il resta juste bouche bée.

Et sinon, pour l’heure de colle, on peut choisir le professeur à qui tu dois en référer ? Parce que j’suis plus pour Stowoway… On peut dire qu’elle donne clairement envie de courir et je n’suis pas contre l’idée qu’elle me réprimande. Ou alors Caldéron. Elle par contre, je veux bien me péter une jambe juste pour qu’elle me soigne. Pas toi ?
Heu non... Puis je suis déjà en couple, ça serait vraiment indécent une telle attitude. Il se tut quelques secondes avant de reprendre Et ça sera avec Monsieur Rivers, s'il le veut bien, je pense qu'il sera ravi de savoir pourquoi tu as voulu donner un peu de couleurs à ces murs. Il fallait que Caitlyn soit fière de lui quand il lui raconterait ça, alors il essayait de puiser au fond de lui-même pour retrouver un semblant de confiance en lui, d'assurance ! Et tu pourrais montrer un peu de respect pour les professeurs et la gente féminine en général, ce ne sont pas des objets, pour que tu puisses réaliser tes désirs ou tes fantasmes.

Toi, tu lorgnes un peu trop Caitlyn, tu ne sais pas ce qui t'attends, même si, au final, il semblait plutôt attiré par les femmes plus âgées, ce qui était un bien pour sa Twain. Il se tut quelques secondes, avant de lui montrer sa cigarette du doigt.

Eteints-là, j'te prie, si tu veux aller fumer, tu peux aller dehors... Mais pas à l'intérieur !

Bon, c'était déjà un peu mieux que précédemment, mais si l'autre continuait à l''emmerder, il allait vraiment finir par péter un câble. Il était connu pour être patient, voire même très patient, mais elle avait quand même des limites, surtout face à ce type qui avait de rien en avoir à faire des retenus, de sa maison et compagnie. Bref un gros branleur, beaucoup d'anciens élèves tenaient assez à leur maison, pour éviter de trop la ramener devant les préfets; comme Connor par exemple. Si Elias avait touché un mot à Rafael.... peut-être que Tveit aurait pu faire perdre des points à sa maison, et ça il savait pertinemment que le bouclé ne le voulait pas.

Désolé, mais promets moi que tu ne recommenceras pas…

Fletch s'était décomposé quelques instants face à l'imitation du Rouge et à son rire. Garder son calme. Il fallait qu'il garde son calme. Ce n'était pas hurlant que la situation allait s'arranger.

Honnêtement, tu crois que c’est comme ça que tu vas réussir à rétablir l’ordre lorsqu’un petit connard dans mon genre vient foutre sa merde ? Non. Il va te rire au nez, comme moi je le fais.
Comme tu le fais remarquer, tu es un petit connard, sinon je me serai jamais permis cette formulation... Est-ce qu'en hurlant ça aurait arrangé les choses ?! Non. Tu resterais le même mec qui se fout de tout. Alors, je ne vais pas te faire le plaisir d'hurler... Moque toi de moi si t'en as envie.

Peut-être que comme ça, en ne rentrant dans son jeu, l'autre garçon alors s'ennuyait et laisser tomber, tout nettoyer. C'était un peu du quitte ou double. En le voyant reprendre une nouvelle bouffée de cigarette, Fletch grogna légèrement, et fit sortir de sa baguette un mince filet d'eau qu'il envoya sur la clope... en débordant un peu sur le visage de l'autre garçon. Bon d'accord, il suffirait d'un sort pour la rallumer, mais c'était juste pour le geste.

On ne fume pas dedans. répéta t-il.

Si tu veux qu’on te prenne plus au sérieux, il faut que tu te montre plus ferme. Arrête aussi de t’excuser. Pourquoi tu viens t’excuser de faire des remontrances à un p’tit con qui fait des conneries ? Assume un peu ton rôle, si tu t’sens pas capable de le faire alors lâche ton pin’s et donne le à quelqu’un d’autre. Mais si tu veux le garder, montre toi un peu à la hauteur et c’est pas en devenant pâle comme le fantôme du coin que tu y arriveras.

Duh ?! Pourquoi est-ce qu'il lui donnait des conseils l'autre gus ?! Enfin en tout cas ça ressemblait fortement à des conseils. Là, i n'avait plus l'impression que l'autre se moquait de lui. Et le pire dans tout cela, c'est que ce type avait raison.

J'y travaille. grogna t-il faiblement.

Et il faisait des progrès petit à petit, avec un peu de chance, d'ici la fin d'année.... et bien, il serait un préfet "normal", mais bon ce n'était pas non plus vraiment gagner. Face à des types comme lui, des gens impressionnants... il avait tendance à ne jamais savoir sur quel pied danser.

Mais toi qui a l'air de tout savoir, tu devrais pourtant savoir, qu'être préfet ce n'est pas que réprimander les gens, mais aussi les écouter, les aider, résoudre les problèmes les conflits. Et ça, je sais très bien le faire. On ne peut pas savoir toutes les qualités du monde, le but c'est d'évoluer un peu non ?! Il se tut quelques secondes avant de reprendre Le directeur savait très bien à quoi s'attendre en me nommant préfet. Ou Ismaëlle, bref, la personne qui l'avait choisi.


Bref, arrête d’être une fiotte et sois un peu un vrai mec. Ouvre là, imposte ton statut même si moi perso, j’m’en fou. Mais peut-être que tu pourras en impressionner d’autre. Après t’en fais ce que tu veux de c’que j’te dis, mais viens pas chialer quand un connard plus… connard que moi, viendra te répondre avec ses phalanges.
Je sais très bien ce que je fais. Faux. Totalement Faux !!! Au lieu de jouer les gros durs, tu ferais mieux d'essayer de te faire des amis ici, tu sais, ça peut être utiles. Et si tu t'ennuies, je suppose que tu as toujours des devoirs à faire, ou tu peux aller te défouler... dehors en allant courir. Il se tut quelques secondes avant de reprendre Tu ne m'as toujours pas dit comment tu t'appelais et dans quelle maison tu es. Alors maintenant, s'il te plaît tu vas me donner ces informations, nettoyer ce mur... sinon... t'es bon pour trois heures de colles.

Pourquoi trois ?! Il n'en avait aucune idée, mais il tenait à lui donner une dernière chance avant de le coller. Il n'aimait pas du tout ce système de retenu.

Et tu sais, je connais tous les préfets, la plupart des gens de ton année et des années supérieurs, alors, même si tu ne me dis pas qui tu es, ou si tu ments; je te retrouverai. Alors dis la vérité ça nous simplifiera la vie à toi et à moi.
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MessageSujet: Re: Mais j'adore l'abstrait !• Elias   Jeu 20 Mar 2014 - 21:36

Mais dites-moi, c’est que le petit blondinet est un gentleman dans l’âme. C’est beau, j’en chialerais presque devant tant de magnificence. Ma clope se consume entre mes doigts et j’observe la grande asperge en face de moi. Il est aussi grand et aussi sec que moi mais il a clairement l’air de manger de la blédine tous les matins tant il parait enfantin et à peine sûr de lui. C’est bon, détends toi le fion un peu, t’es pas en Irak avec les mines sur le terrain. Et j’en viens à me demander s’ils sont au courant de ce qu’il se passe dans le monde des moldus. Monde qui m’intéressait bien plus que celui des sorciers. Visiblement, ils avaient tous leur propre guerre si j’écoutais certains élèves ici parler des « Supérieurs ». Putain, Supérieurs, ils pouvaient pas choisir plus originale comme surnom… Je tire sur ma cigarette tout en le laissant me compter mes prochaines aventures chez Mr Rivers. Ouais, celui là avait une vraie gueule de connard et même s’il en imposait je m’en foutais de finir chez lui. Je n’attendais que ça, qu’il prononce juste la phrase : tu es expulsé. L’idée d’une retenu avec lui au lieu de Stowaway m’enchantais beaucoup moins… Au pire, je risquais quoi hein ? Un bon coup de pied au cul et quelques réflexions bien dégueulasse en pleine gueule ? Tant pis, j’étais plus à ça près.

Je continue de regarder le jeune préfet me faire un sermon. La gente féminine, je la respecte crétin ça n’est pas parce que je sous entends que deux profs sont agréable à regarder que je suis un goujat, même si souvent je ne me gênais pas de le faire. Je mettais fille et garçon au même rang. Même traitement pour tout le monde, comme ça pas de jaloux ! Qu’il me considère comme un de ses connards qui utilisent les nanas pour assouvir leurs besoins primaires, me tape sur les nerfs. Je suis peut-être un gros connard sur bien des plans, mais les femmes j’fais gaffe. Et ça, uniquement en mémoire de Camélia. Le préfet à l’air aussi sûr de lui qu’un gamin qui fou pour la première fois les pieds à l’école.

Comme tu le fais remarquer, tu es un petit connard, sinon je me serai jamais permis cette formulation... Est-ce qu'en hurlant ça aurait arrangé les choses ?! Non. Tu resterais le même mec qui se fout de tout. Alors, je ne vais pas te faire le plaisir d'hurler... Moque-toi de moi si t'en as envie.

Oh mais je ne vais pas me gêner, du con. Je ne suis pas un petit connard, je suis Monsieur Connard. Et il vise juste sur un point, c’est qu’il pourra dire tout ce qu’il me veut, je m’en branle. Mais ils ne sont pas tous comme moi ici, tu sais. Sinon ça serait un vrai bordel, crois moi. Mais je crois que ce petit studieux commence à prendre les choses en main car c’est avec un petit coup de baguette qu’il éteint ma clope avec un léger jet d’eau, m’éclaboussant au passage.

Grave erreur. Tu peux m’insulter ou me cogner, mais tu ne touche pas à ma clope. Je me retiens de faire trois pas vers lui et de le saisir par le col pour lui enfoncer mon mégot trempé direct dans la narine, me contentant de me débarrasser de ma cigarette en la jetant à ses pieds, l’air nonchalant. Cherche la merde encore une fois et tu vas la trouver.

Je continue mon petit discours et il s’enflamme. Je vois cette petite étincelle au fond de son regard, celle de l’agacement. Selon lui, le directeur sait ce qu’il fait en le nommant préfet. Je le regarde de la tête au pied, méprisant comme jamais. J’ai envie de rire face à tant de naïveté.

Je sais très bien ce que je fais. Au lieu de jouer les gros durs, tu ferais mieux d'essayer de te faire des amis ici, tu sais, ça peut être utiles. Et si tu t'ennuies, je suppose que tu as toujours des devoirs à faire, ou tu peux aller te défouler... dehors en allant courir. Tu ne m'as toujours pas dit comment tu t'appelais et dans quelle maison tu es. Alors maintenant, s'il te plaît tu vas me donner ces informations, nettoyer ce mur... sinon... t'es bon pour trois heures de colles.

J’éclate de rire. Un rire franc et clair. Ce gosse est incroyablement drôle. Trois heures de colle ? Mais qu’est-ce que j’en ai à foutre sérieusement. Trois heures de ma vie en compagnie d’un pauvre connard de directeur, et après ? Qu’il me fasse ce que bon lui chante, je m’en fou putain, qu’est-ce que tu ne comprends pas la dedans bordel.

« Tu te prends pour qui bordel ? Ma mère ? Epargne moi ta pédagogie de premier de la classe. Tu veux venir me border après mon biberon ou ça ira ? Mes devoirs ne regardent que moi et je fais ce que bon me semble. C’est pas parce que le mini-président que j’ai devant moi me fais une leçon de moral à deux noises que j’vais m’empresser de la suivre. »

Je laisse échapper un rire sec et sarcastique. L’autorité, je lui crache au visage. Je n’ai aucune limite et je me soucis peu de savoir si cette vision plait ou non. Mais je ne manque pas de remarquer la persévérance du jeune préfet pour me donner une chance de m’en sortir et de donner mon nom et maison. Sympa de ta part mon garçon, mais ça ne sera pas nécessaire. Depuis combien de temps occupait-il se poste ? Pas suffisamment à en juger par sa manière de s’y prendre. Quoi qu’il avait quand même quelque chose au fond du bide visiblement. Qu’est-ce qu’on était venu me foutre dans cette école putain…

Et tu sais, je connais tous les préfets, la plupart des gens de ton année et des années supérieurs, alors, même si tu ne me dis pas qui tu es, ou si tu mens; je te retrouverai. Alors dis la vérité ça nous simplifiera la vie à toi et à moi.

J’hausse les sourcils. En croisant les bras, glissant mes mains sous mes aisselles. Okay, et ? La suite ? Il n’y en a pas ? Dommage. J’ai envie de le planter là avec son petit discours et sa petite tenue parfaite. Ce mec transpire la bonne conduite et les bonnes notes aux examens. L’agacement commence à venir faire son petit tour chez moi aussi et j’ai envie de prendre le large, le plantant comme la grande tige qu’il était et ce, sans lui prêter quelconque attention. Je m’approche finalement d’un pas pour me tenir droit face à lui :

« Et ? C’est censé m’impressionner ou m’intimider ? Va leur demander mon prénom et ma maison si ça te chante, mais la personne a qui ca compliquera la vie ici, c’est toi. Pas moi. Parce que de 1) je m’en branle de ce que tu me raconte. Que tu sois préfet, directeur de maison ou autre, je m’en fou. Tu peux passer la nuit à me faire une leçon de moral à la con en me disant que c’est « pas bien » ce que je fais, ça ne changera rien. »

Mon regard se durcit, mon visage avec. Yeux froids, je glisse ma main dans ma poche et saisit de nouveau mon paquet de clope avant de m’en rallumer une juste en face de lui, soufflant légèrement ma fumée au dessus de sa tête.

« De 2) ne t’avise plus jamais de toucher à mes clopes. Clair ? Et concernant le choix de Rivers quant à ta nomination au poste du préfet, garde en tête que l’erreur est humaine. »

Sourire en coin. Je me foutais de blesser ou pas, ça m’importe peu. Je me souviens qu’avant la mort de Camélia, il m’arrivait parfois d’être aussi con. Mais jamais méchant et mauvais. Mais la vie l’a quittée et tout ce que j’avais de bon en moi avec. C’était aussi simple que ça. Elle avait emportée tout ça avec elle, dans sa tombe. Je jauge de nouveau Elias, avant de me reculer et de montrer mon œuvre d’un geste de la main :

« Tu veux que je nettoie ? T’as qu’à le faire toi-même, un coup de baguette et c’est terminé. C’est dommage, j’trouve que ça égaie un peu votre château, on se croirait dans un institut pour dépressif. »

Et c’est déjà un peu le cas si j’en crois ce qu’on me raconte avec ce qu’il s’est passé l’année dernière. Si j’avais été le Mateo d’il y a 6 ans, j’aurai pu avoir de la compassion mais à l’heure actuelle, je m’en foutais. Tout était terminé alors à quoi bon s’étaler encore plus sur le sujet ? D’un pas las, je me dirige vers ma baguette et la ramasse. Clope aux lèvres, je l’observe un instant, la faisant rouler entre mes doigts. Je me mets face au mur, comme si je voulais réparer ma connerie et effacer toute la peinture que j’ai étalée dessus. Je sens déjà le regard du Préfet dans mon dos qui doit peut-être être satisfait de voir que je l’écoute comme un gamin bien sage et obéissant. Je reste planté devant quelques secondes, contemplant la peinture s’écoulant sur les briques… Hum. Je tire une nouvelle fois sur ma cigarette et j’effectue un moulinet avec ma baguette. La peinture bouge et semble se résorber mais à la seconde où l’on croit qu’elle disparait, elle bouge de nouveau et forme un visage que je reconnais aussitôt. Mon sourire s’étend de plus belle. Je contemple mon œuvre avant d’y ajouter une belle moustache noire. Je me retourne et mes yeux vont du préfet à son portrait. C’était complètement ressemblant.

« J’t’ai rajouté une moustache, comme ça au moins t’as l’air d’un homme. »

Sourire sarcastique. Je range ma baguette dans ma poche et effectue une révérence. Je prends un malin plaisir à me foutre de sa gueule. Je n’avais rien demandé et encore moins à ce qu’il vienne me couper mon délire de peinture contemporain. Il avait le choix de me laisser faire ma connerie et de ne pas m’importuner, ou de venir me faire chier comme il l’a fait. Maintenant assume.
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MessageSujet: Re: Mais j'adore l'abstrait !• Elias   Dim 23 Mar 2014 - 15:33

Il essayait vraiment de bien faire. Il essayait de se montrer plus ferme, mais punaise que c'était dur ! Ce n'était vraiment pas fait pour lui et pourtant il n'avait guère le choix ! Ça ne pouvait que lui faire du bien, de montrer qu'il avait quand même un peu de caractère et qu'il n'était pas forcément que le petit jaune trop gentil qui aimait trop aide les autres au point de s'en oublier. Elias avait alors choisi la technique du "de toute façon que j'hurle ou pas ça ne changera je préfère rester calme". Le soucis, c'est que Mateo semblait toujours aussi sur-excité. Lui il fallait vraiment qu'il arrête le café, c'était mauvais pour sa santé ! Et d'ailleurs la clope aussi c'est mauvais pour la santé, on ne fume pas à l'intérieur, et c'est donc pour cette raison que Fletch l'avait éteinte grâce à sa baguette. Grave erreur, très certainement mais il s'en fichait bien, sa patience diminuait à vue d'oeil et disons que l'autre n’obéisse pas aux règles et se montre aussi.... "méchant" avec lui commençait vraiment à l'agacer. Problème cigarette, on va dire régler... Le plus jeune n'avait pas tarder à reprendre la parole en lui donnant des conseils pour aller se dégourdir les jambes ou s'occuper l'esprit, ainsi, il ferait moins de bêtises. Malheureusement, Mateo se contenta d'exploser de rire. Heu ok.... Il n'y avait rien de comique dans ce qu'il venait de dire pourtant. Elias soupira, il commençait vraiment à être à bout. Ce gars était juste un mec méprisant qui ne respectait visiblement personne ! Comment est-ce qu'il pouvait s'en sortir seul hein ?!

Tu te prends pour qui bordel ? Ma mère ? Epargne moi ta pédagogie de premier de la classe. Tu veux venir me border après mon biberon ou ça ira ? Mes devoirs ne regardent que moi et je fais ce que bon me semble. C’est pas parce que le mini-président que j’ai devant moi me fais une leçon de moral à deux noises que j’vais m’empresser de la suivre.

Il aurait dû s'y attendre venant d'un type comme ça, rien ni personne ne devait l'impressionner. Il ne savait plus quoi dire ou faire, vu que le moindre de ses mots était tourné en dérision, et cela le fatiguait énormément. Après quelques secondes de silence, Elias avait finalement fini par directions

Tu te crois meilleur que tout le monde ou quoi, pour agir de la sorte ?! Il eut un petit rire amer. Tu ne vaux pas mieux que toutes ces personnes que tu méprises, en fait non tu es même pire, parce que tu ne respectes rien ni personne. C'est triste pour toi,, d'être si seul à ce point... Au point que pour montrer que l'on existe on doive rabaisser les autres. Il haussa les épaules avant de souffler. Mes sœurs aussi agissent comme ça aussi parfois et pourtant je les aime. Essaye un peu de t'ouvrir aux autres, même si tu penses que c'est ridicule, même si pour toi cela n'est qu'une leçon de moral à deux balles. Tu te trompes totalement.

Un jour, il tomberait sur plus fort que lui, et ce jour, et bien, il passerait certainement n mauvais quart d'heure, et vu qu'il est désagréable avec tout le monde, personne ne viendrait le plaindre. Même Tveit, devait avoir plus d'amis c'est pour dire ! D'accord, cette comparaison était un peu foireuse, et au fond il le savait bien, mais Connor (ou Melvin) étaient très loin d'être populaires et pourtant ils avaient toujours quelqu'un qui les soutenaient. Elias tenta autre chose, en lui disant qu'il connaissait tous les préfets, qu'il finirait bien par savoir qui il était. La plupart des autres préfets étaient des camarades, et ce n'était pas certains qu'ils apprécient d'apprendre que Mateo avait été odieux avec lui. Ce n'était pas un chantage, il ne comptait pas lui rendre la vie impossible, il voulait juste que l'autre ait conscience qu'avoir des amis, ici, était la chose la plus bénéfique !


Et ? C’est censé m’impressionner ou m’intimider ? Va leur demander mon prénom et ma maison si ça te chante, mais la personne a qui ca compliquera la vie ici, c’est toi. Pas moi. Parce que de 1) je m’en branle de ce que tu me raconte. Que tu sois préfet, directeur de maison ou autre, je m’en fou. Tu peux passer la nuit à me faire une leçon de moral à la con en me disant que c’est « pas bien » ce que je fais, ça ne changera rien.

Il n'y avait plus rien à répondre à cela, ce comportement désemparait tellement le préfet. L'autre semblait se foutre de tout, de tout le monde... Alors comment le raisonner ?! Le pire dans tout cela était quand même quand le plus âgé avait reprit une cigarette et s'était remis à fumer en lui envoyant toute cette délicieuse odeur dessus. Inspirer. Expirer. Zen Fletch, zen. Le Jaune foudroya l'autre du regard. Ca y ait, il allait bientôt s'énerver... enfin peut-être.

De 2) ne t’avise plus jamais de toucher à mes clopes. Clair ? Et concernant le choix de Rivers quant à ta nomination au poste du préfet, garde en tête que l’erreur est humaine.
Il savait très bien ce qu'il faisait. Il nous connaît quand même bien, tu pourrais lui montrer un peu de respect, avec tout ce qu'il fait pour l'école ! certes le directeur lui faisait un peu peur, mais Elias savait que c'était un excellent professeur, et il avait énormément pour cette école depuis le départ des supérieurs. Tu me feras quoi si je touche à ta clope ?!

Non pour l'instant il ne comptait pas lui enlever du bec, il préférait d'abord entendre la sentence... Il ne tenait pas spécialement à se faire défenestrer ou se faire pousser dans les escaliers pour une simple clope, parce que oui, ce type lui faisait si froid dans le dos qu'il était certain qu'il était capable du pire.

Tu veux que je nettoie ? T’as qu’à le faire toi-même, un coup de baguette et c’est terminé. C’est dommage, j’trouve que ça égaie un peu votre château, on se croirait dans un institut pour dépressif.
Si t'es pas content tu peux aussi partir, personne ne te retiens ici tu sais. Si c'est pour faire du mal aux autres, être désagréable, dégrader les locaux, je pense que tout le monde s'accordera à dire qu'on a pas besoin de toi.

Ce ne lui ressemblait pas de juger... Au fond de lui, il avait envie de lui demander ce qui n'allait pas, pourquoi est-ce qu'il était devenu comme ça. Chaque personne avait une partie bonne en lui et il suffisait certainement de la trouver chez Mateo pour arranger la situation.... mais ça, il ne pouvait pas le dire devant le Rouge. Peut-être qu'il mènerait sa petite enquête.... pour savoir s'il y avait une manière ou une autre pour qu'il soit plus gentil, moins méprisant.
Contre toute attente, l'autre récupéra finalement sa baguette et sembla vouloir nettoyer ses bêtises. Bien que dubitatif, Elias se dit que ce qu'il venait de dire lui avait peut-être fait comme un électrochoc, mais il se rendit compte trop vite qu'il s'était trompé... Lourdement trompé. Il resta sans voix devant le changement de la peinture, tandis que le plus âgé enfonça le clou encore un peu plus profond en disant:


J’t’ai rajouté une moustache, comme ça au moins t’as l’air d’un homme.

Il sentait les larmes lui monter aux yeux tellement il était énervé, désemparé. L'attitude de Mateo le rendait fou de rage. Il bouillonnait intérieurement. Un sort plus tard, il avait nettoyé le mur. Il s'approcha du provocateur et en le regardant dans les yeux il lui souffla doucement.

Maintenant éteins cette cigarette, sinon, je le ferai moi-même.

Il avait envie de lui faire bouffer sa cigarette, mais non, malgré tout il n'était pas violent, et cela ne résoudrait rien à la situation. Essayant de garder son calme, il se passa nerveusement une main dans les cheveux avant de décider de changer de méthode. Il lui tendit la main avant de lui dire comme s'ils venaient juste de se rencontrer.

Elias Fletcher. Préfet des Poufsouffles. Et tu es ?! Il attendit quelques secondes avant de continuer On est peut-être parti sur de mauvaises bases tous les deux... On peut toujours tout effacer et recommencer de zéro si tu veux bien.

Il ne savait pas où il allait exactement en prenant ce tournant, mais, peut-être que l'autre comprendrait enfin qu'il n'était pas son ennemi et qu'il cesserait son petit jeu, du moins, il fallait vraiment l'espérer. Au moins le mur était propre, c'était déjà pas mal, même si c'était lui qui s'était payé cette "corvée"....
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MessageSujet: Re: Mais j'adore l'abstrait !• Elias   Dim 30 Mar 2014 - 18:44

Les mêmes discours qui s’établissent et le même je m’en foutiste qui règne au fond de moi. Et je crois que c’est ça le plus énervant pour eux, c’est de faire face à un mec qui se fou de tout, impassible et qui se prend pour le Roi des Cons. Et le plus amusant c’est de tous les regarder tomber les pieds droit dans cette supercherie. C’est là que tu peux constater que l’être humain ne se fit qu’à la première impression puisque je suis déjà cataloguer dans une tranche bien précise de personnes. Mais ils ne savent rien, ils ne connaissent rien de ce qu’il se passe là dedans, dans mon crâne où tout à péter du jour au lendemain jusqu’à parfois, devenir dingue. Qu’ils pensent ce qu’ils veulent de moi, je m’en fou, j’ai autre chose à foutre que de me focaliser sur la manière dont je suis vu ici. Qu’est-ce que ça changerait réellement d’être apprécié ? Je n’ai pas envie de perdre mon temps, cette haine permanente n’est pas compatible avec eux et s’ils ne savent pas voir au delà, ça n’est pas mon problème.

Le préfet me sort tout un discours sur le fait que je me crois meilleur que le monde, que je ne vaux pas mieux que ceux que je méprise et que je suis si seul que pour montrer que j’existe, je perds mon temps à venir emmerder les plus faible. J’ai envie de lui rire au nez pour sa psychologie à deux balles. C’est beau d’essayer de comprendre ou de balancer toute cette merde à la figure, mais soit déjà un peu honnête avec toi même et après tu pourras parler des autres, non ? Ce type devant moi n’a pratiquement aucune assurance et j’ai pitié de lui. Si je croyais encore en dieu, je prierais pour lui, pour qu’il puisse avoir au creux du bide un peu plus de rage que maintenant. Mais Dieu n’existe pas, il a foutu le camp à la première occasion, dès qu’il a vu que les Hommes n’étaient que leurs propres assassins faisant confiance à leur cruauté plutôt qu’à leur foi, l’utilisant comme piètre excuse pour devenir conquérant. Je ne suis plus celui que j’étais, lui aussi il a foutu le camp quand il a vu que tout n’était qu’un putain de mensonge illusoire. Chacun ses croyances.

Si t'es pas content tu peux aussi partir, personne ne te retiens ici tu sais. Si c'est pour faire du mal aux autres, être désagréable, dégrader les locaux, je pense que tout le monde s'accordera à dire qu'on a pas besoin de toi.

… Et je m’accorde avec les autres pour dire qu’ils ont raison et que je n’ai pas besoin d’eux. Mr le Préfet ce veut blessant et il pourrait presque y arriver. J’ai dis « presque ». Crois moi que si je pouvais partir, je le ferais. Mais pour quoi faire, imbécile. Ici je suis nourris, loger et blanchit alors que demander de plus ? Et pendant que je repense à sa phrase, je lui refais son portrait sur le mur du couloir, avec une petite moustache en prime tout en lui signalant qu’ici au moins, il avait l’air d’être un homme. Mais lorsque je me retourne, je vois les larmes lui monter aux yeux. Mais attends, c’est moi ou tu vas te mettre à chialer comme un gamin contrarié ? Putain, où est ta force de caractère nom de Dieu ! Je le vois lever sa baguette et je m’attends à me prendre un bon sort dans la gueule mais c’est le mur qui se voit nettoyer en quelques secondes. J’ai envie de lui dire « Tu vois, c’était pas si compliqué. » mais je m’abstiens lorsque je le vois s’approcher de moi, rageur et provocateur. Je ne cille pas, fumant toujours ma clope avec tranquillité. Si tu veux me donner un coup, vas-y, je saurais te le rendre ou peut-être pas, mais peu m’importe je l’aurai bien cherché je suppose. Ses yeux se font froids, les miens se froncent et j’attends.

Maintenant éteins cette cigarette, sinon, je le ferai moi-même.
- Ah et comment? En chialant dessus?

Des menaces ? J’écrase un sourire avant de souffler ma cigarette vers le plafond, attardant mon regard sur la fumée qui se veut voluptueuse avant de le reporter sur lui. Je le regarder se passer une main nerveuse dans ses cheveux avant … de me tendre la main.

Elias Fletcher. Préfet des Poufsouffles. Et tu es ?! On est peut-être parti sur de mauvaises bases tous les deux... On peut toujours tout effacer et recommencer de zéro si tu veux bien.

Ce mec venait de nettoyer ma connerie, faire face à un des grands connards de cette école et il trouvait encore la force de vouloir me connaître ? Chapeau mon brave, t’as de la patience on dirait ou peut-être tout simplement pas de fierté ni de caractère pour vouloir agir comme ça. Quelqu’un de plus censé et de doux dirait certainement qu’Elias cherche juste à me connaître et à être sympa et il n’aura sûrement pas tord. Je finis ma cigarette, la jette au sol et l’écrase du bout de ma basket tout en glissant les mains dans mes poches. J’avais un choix qui se présentait à moi : Me calmer et sympathiser avec lui, ainsi m’en faire un « copain »… ou être égal à moi même, m’en foutre et me tirer. Et autant être honnête à dire que c’est bien la deuxième option qui me tente le plus. Je regarde sa main tendue, laissant écouler quelques secondes.

« Tu sais que c’est pas pour autant que je ferais des efforts et que je ne serais plus un connard ? »

Oui, on est partie sur de mauvaises bases mais l’envie de repartir sur quelque chose de plus sain ne me tente pas plus que ça même si au fond ce mec ne m’a rien fait – a part foutre en l’air tout mon art ! – et surtout, rien demandé. Ca n’était pas mon genre à vrai dire et rien que l’idée de faire un geste de sympathie me bloque. Si lui avait la capacité à passer d’un état à un autre, ça n’était pas le cas pour moi. Je soupire, toujours les mains dans les poches, voyant la sienne s’abaisser un peu.

« Merci pour ta morale, je tâcherais de ne pas y réfléchir. Ca sert à rien de sympathiser avec moi, t’as bien vu que j’étais méprisant et que « je me crois au dessus de tous ». Donc te donne pas cette peine, j’ai mieux à faire. »

J’ai absolument conscience que je venais une nouvelle fois de déplacer un pion sur l’échiquier du grand connard en chef et que je venais tout simplement de recaler un mec qui était prêt à vouloir mettre de côté mon comportement de merdeux pour repartir de zéro. Mais je le répète, ça n’était pas mon genre, en tout cas plus maintenant. L’idée même de sympathiser avec quelqu’un ici me filait la gerbe. J’aurai pu me dire que quitte à passer encore quelques années ici, je pourrais faire les efforts nécessaires pour rendre le séjour plus agréable mais l’envie n’était pas là. C’était comme ça. J’étais pas sociable, je détestais le genre humain pour plusieurs raisons et je n’y changerais rien. Camélia devait m’insulter dans notre langue, de là haut. J’hausse les épaules avant de lui tapoter la sienne d’un geste léger et presque sympa :

« Allez gamin, va te moucher et prendre ton biberon, ça va être l’heure. Tu reviendras me faire la leçon quand tu auras plus de cojones. »

Petit sourire mesquin, je tourne les talons et effectue un geste de la main en guise de salut, me dirigeant vers ma salle commune. Je sais qu’il va sûrement avoir de travers celui que j’étais mais tant pis, j’étais pas là pour me faire des copains. Pour moi Poudlard c’était comme être en taule mais en mieux. Finir mes années, trouver un job et me tirer loin sans que l’on vienne me faire chier. Et si j’étais là à continuer de trimer en cours, c’était pas pour les beaux yeux de ma tante ou de mes parents, mais bien pour Elle. Quant à Elias, une partie de moi viendrait presque me souffler que j’ai été un peu trop dur, mais ce sentiment ne fit son apparition qu’une poignet de seconde… Il en verrait sûrement des pires durant ses années ici.


- RP TERMINE POUR MOI -

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Mais j'adore l'abstrait !• Elias   Lun 31 Mar 2014 - 14:00

Ca ne ressemblait à Elias d'être blessant de cette façon, mais il était agacé. Vraiment agacé, l'autre le repoussait sur ses retranchement hors, le garçon détestait ça. C'était si simple de s'en prendre à plus vulnérable, à plus fragile. Ce type était juste un lâche en quelque sortes, qui profitait de la faiblesse des uns, de la jeunesse des autres pour faire sa loi. Il le dégoûtait au plus haut point ! Fletch en avait marre et il avait juste envie de clore cette situation, c'est pour cela qu'il effaça de lui-même le dessin. Il ne pouvait pas laisser ça là... Et puis... Non la technique d'essayer de se montrer impressionnant ne marchant pas, le jeune sorcier avait finalement essayé de changer totalement d'attitude. Il prit sur lui pour retrouver un semblant de calme et décida de repartir sur de bonnes bases. Il se présenta et lui tendit finalement la main. De toute manière il n'avait plus grand chose à perdre, à cause de ce mec le peu de fierté qu'il avait avait déjà fait la malle depuis bien longtemps. Il avait eu beau ne pas se laisser faire, c'était un échec assez cuisant. Il n'avait aucune autorité sur les autres et il n'en aurait certainement jamais. Il était fait pour les écouter, les aider à résoudre des problèmes. Punir et compagnie, il fallait croire que malgré tous les efforts qu'il pouvait fournir, il n'y arriverait jamais....

« Tu sais que c’est pas pour autant que je ferais des efforts et que je ne serais plus un connard ? »
Je le sais, et alors ?!

Il avait réussi à répliquer cela en le regardant bien dans les yeux, le soucis c'est que si l'autre demandait de plus amples explications Fletch' serait certainement bien incapable de lui dire avec exactitude. Tout le monde gagnait à être connu, écouté et si Mateo agissait de la sorte c'est qu'il y avait bien une raison !

Merci pour ta morale, je tâcherais de ne pas y réfléchir. Ca sert à rien de sympathiser avec moi, t’as bien vu que j’étais méprisant et que « je me crois au dessus de tous ». Donc te donne pas cette peine, j’ai mieux à faire.
Tout le monde a besoin d'un minimum d'amis, quelqu'un sur qui compter en cas d'ennuis... et je suis à peu près certain que tu fais aussi parti de ces personnes, même si tu ne veux pas te l'avouer !
« Allez gamin, va te moucher et prendre ton biberon, ça va être l’heure. Tu reviendras me faire la leçon quand tu auras plus de cojones. »

Et l'autre était parti comme ça... comme si c'était tout à fait normal de se barrer après avoir dit ce genre de choses. Sérieusement, ils ne pouvaient même pas finir cette discussion normalement ?! Pourquoi ? Qu'est-ce que cachait ce type, et surtout comment est-ce qu'il s'appelait ?! Il allait falloir qu'il en parle un peu autour de lui. De nouveaux élèves aussi âgés, il n'y en avait pas trente six mille non plus, Fletch se dit qu'il de devrait pas avoir trop de mal à trouver ce qu'il cherchait; En attendant, il allait vraiment falloir qu'il continue à travailler sur lui. Être plus ferme, plus autoritaire... Mais là, il était dépité du rendu. Il faisait des efforts pour pas grand chose, tout le monde s'en foutait, tout le monde le voyait toujours comme le gentil petit Elias, tout mignon, tout timide. En soit, c'était vrai, il était toujours comme ça, et comme il l'avait dit à Doryan, une réputation quelque qu'elle soit, ne change pas comme ça... Les mois à venir risquaient d'être lons, très longs pour corriger le tir !

-FIN POUR MOI -
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Mais j'adore l'abstrait !• Elias
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