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 Un couloir, des souvenirs.... •• Jeroen

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MessageSujet: Un couloir, des souvenirs.... •• Jeroen   Dim 23 Fév 2014 - 14:39



Lundi 13 octobre 2014, après 18h00.


Le week-end était fini, tout allait pour le mieux. Malgré le froid, la pluie et toutes les petites autres choses du quotidien qui auraient pu nuire à son moral le Jaune allait parfaitement bien. Depuis qu'il s'était remis avec sa petite amie tout semblait allait pour le mieux pour lui, bien sûr tout n'était pas rose, c'était difficile de tout recommencer, d'essayer de repartir sur de bonnes bases surtout après ce qui s'était passé, mais ils y arriveraient. Il aimait Caitlyn, elle l'aimait, alors il n'y avait aucune raison que cela ne marche pas n'est-ce pas  ?! Est-ce que c'était trop simple, trop innocent de parler de la sorte peut-être bien, mais au final il s'en fichait bien. Il y croyait dur comme fer, et après c'était un peu son côté "innocent" qui dans un sens avait charmé Twain non  ?! Quoiqu'il en soit, il essayait également de changer, d'évoluer un peu, d'être n peu plus "fort" pour montrer notamment à sa belle Bleue qu'elle pouvait avoir une confiance inébranlable en lui; et puis il fallait bien qu'il devienne disons un peu plus autoritaire rien que pour son rôle de préfet. Ce qui s'était passé avec Tveit quelques jours auparavant montrait qu'il avait encore énormément de chemin à parcourir. Le Bleu était quand même beaucoup plus petit que lui, moins baraqué et.... lui, il avait juste réussi à bafouiller quelques trucs stupides. Il était vraiment nul... ou en tout cas il se sentait comme ça !

Après les cours, Elias s'était décidé à aller prendre un gros bain bien chaud dans la salle de bain des préfets. Autant profiter de ses avantages non ?! Autant lors qu'il n'était pas préfet jamais il n'aurait osé demander à un préfet le mot de passe pour y rentrer, ne voulant pas profiter de privilège qui n'étaient pas siens, autant maintenant qu'il pouvait y entrer "légalement", il en profitait en maximum.  Bref, une bonne demie-heure (à moins que cela soit une heure ?) plus tard, il était sorti de la salle de bain tout propre, tout frais, tout revigoré et les cheveux légèrement humides, cette fois-ci, il avait eu la bonne idée de les sécher en grande partie. Le soucis, c'est qu'il avait oublié sa broche à cheveux dans les dortoirs des Jaunes -boulet-. Avec la main, il essayait de s'arranger sa touffe qui partait pour l'instant un peu dans tous les sens, rebelles après ce séchage !

Le jeune homme sortit rapidement de la salle de bain des préfets et voulu retourner dans la salle commune des Jaunes, mais tout ne se passa pas exactement comme il l'aurait souhaité. En effet,  en tournant un peu rapidement dans le couloir, il se prit de plein fouet quelqu'un... à un tel point que Fletcher finit sur le cul, par terre en regardant avec de grands yeux plus ou moins inquiets le garçon qui se tenait face à lui. Jeroen. Ou un truc comme ça... Il savait qu'il avait été proche des supérieurs, il avait quelque flashs des cachots mais il lui semblait que le Vert était dans les parages, qu'il était plus ou moins proche de sa Caitlyn. Au lieu de se relever, il le regarda encore pendant une bonne dizaine de secondes, toujours bouche bée -et bon Dieu que ça donne l'air stupide-. Après avoir cligné plusieurs fois des yeux en se demandant si ce gars-là était "gentil" ou "méchant". Il finit par bafouiller un petit Heu salut ! Bonjour... Bonsoir. Moment de silence, où Fletch' en profita pour se lever, s'épousseter son petit derrière. En temps normal, il se serait confondu en excuses pour avoir osé heurté quelqu'un et peut-être lui avoir fait mal, mais là... non. A vrai dire étrangement, il ne savait pas sur quel pied danser, il avait même l'air de craindre que l'autre garçon s'en prenne à lui. C'était certainement stupide, d'après ce qu'il avait compris c'était plus ou moins grâce à lui qu'il avait pu sortir de cet enfer en juillet dernier...Pardon. Je.. avec le couloir qui tournait je.. t'avais... pas... vu.. du tout. Instinctivement, il avait serré sa baguette plus fort dans sa main, prêt à attaquer, à se défendre si nécessaire. Dans sa tête des flashs de son séjour aux cachots étaient en train de refaire surface. Il se sentait mal. Il fallait qu'il se ressaisisse. Il tenta alors un petit T'es un ami de ma Caitlyn ?! Oui. Ma. Possession. C'était la sienne. Il ne la partageait pas. Ce n'était pas malin de dire ça de la sorte, Twain était loin d'être un objet, mais... mais... il n'avait pas pu s'en empêcher.[/color][/b][/color][/b]
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MessageSujet: Re: Un couloir, des souvenirs.... •• Jeroen   Jeu 13 Mar 2014 - 22:40

Le lundi est une journée pourrie. De 9h à 16h, les cours sont intéressants, mais à 16h, tout se gâte pour les deux dernières heures de la journée. Histoire de la magie… Il détestait ça. Ce cours-là, c’était de la torture. Deux heures à se tourner les pouces, à entendre sans écouter le bourdonnement régulier de la voix du professeur qui racontait la vie de sorciers aux noms étranges et aux vies pas vraiment passionnantes. Il s’endormit à un moment donné tant il s’ennuyait. Lorsque la fin du cours sonna, il se leva en se frottant les yeux et s’extirpa de cette atmosphère d’ennui palpable avec tous les efforts du monde. Il laissa ses camarades pour aller se rafraichir le visage à l’étage. Une journée pourrie, donc. Il se demandait comment deux heures d’histoire pouvaient détruire tous les bienfaits de six heures de DCFM, de sortilèges et de SACM. Ce n’était plus de la magie, c’est des arts obscurs… Et même cette matière en question risquait d’être passionnante ! Le monde à l’envers. Il referma le robinet et ressortit dans les couloirs. Plus que quelques étages à descendre et il serait enfin tranquille dans sa salle commune, à ne plus avoir à penser à rien.

En arrivant au tournant d’un couloir, Jeroen s’écarta légèrement du mur, réflexe qu’il tâchait d’adopter pour éviter toute collision malencontreuse. Ces derniers temps, les gens avaient la fâcheuse tendance de lui foncer dedans. Mais il sembla que ça ne suffisait toujours pas lorsqu’un élève lui fonça joyeusement dessus, mais cette fois-ci, le choc fut tellement violent que le troll se retrouva sur les fesses. Jeroen encaissa l’impact tant bien que mal, laissant tomber la moitié des livres de cours qu’il avait dans les mains. Bordel ! Ils devraient mettre des ralentisseurs dans les couloirs, ou interdire de courir dans les virages, ça allait causer des morts à force… Il jeta un regard agacé au garçon. Ah, tiens. Elias. LE Elias national. Caitlyn lui en voudrait s’il passait ses nerfs sur son copain, donc ce n’était pas le gars avec qui s’énerver des dangers ambulants qui lui collaient aux basques. Il soupira pour évacuer la tension et ramassa ses livres de cours. Lorsqu’il releva les yeux, le poufsouffle était encore par terre, immobile, le regardant avec des yeux de poisson mort. Le serpentard se redressa en tenant ses livres contre sa poitrine, le regard pas très compatissant. Il s’était quand même fait foncer dessus, il n’allait pas le remercier, d’autant qu’il allait se faire démettre l’épaule à force, plutôt mauvais pour le Quidditch.

- Heu salut ! Bonjour... Bonsoir.
- Bonsoir…

Il ne savait pas trop que répondre d’autre, surtout s’il devait se contenir un peu. Jouer les faux semblants ? Il ne fallait peut-être pas abuser. Sans rien ajouter, il l’observa se relever et s’épousseter le postérieur. Désolé de mettre jeté sur toi avec un tel élan, un peu d’aide, ça va l’épaule, non, bon. Jer’ était prêt à repartir lorsqu’Elias se décida à ouvrir sa petite gueule.

- Pardon. Je… avec le couloir qui tournait je... t'avais... pas... vu... du tout.
- J’avais remarqué… C’est rien. Tout le monde me saute dessus en ce moment.

Rien à voir avec sa dernière entrevue avec Julian bien entendu. Elle, elle avait une dérogation, elle pouvait faire ce qu’elle voulait de lui ou presque, et de toute façon, ce n’était pas comme si elle attendait son autorisation pour lui faire ses petits « coups en traitre », devant public en plus de ça… Cette pensée le remit dans de meilleures dispositions. Il posa son regard sur la baguette braquée dans une position d’attaque. Ça donnait une bonne idée de ce qui se passait dans la petite tête du garçon : après plus de deux mois de réintégration sociale, Jeroen pouvait encore être un ennemi. Comme d’habitude. Ils s’étaient déjà croisés dans les couloirs, et si le serpentard avait ouvert la porte à Cait, il en avait aussi fermées pas mal ; peut-être que le poufsouffle l’avait vu, en bas, dans les cachots, parmi tous les visages qui l’avaient regardé de haut et torturé, lui et sa copine, entre autres choses plus « dérisoires »… c’était toujours aussi frustrant mais compréhensible. Au moins, le garçon n’était pas mauvais, comme les trois quarts des gamins d’ici : Jer’ ne s’était toujours pas fait attaquer malgré les menaces, c’en était une bonne preuve.

- T'es un ami de ma Caitlyn ?!
- Si on veut, oui. Comment va-t-elle ?

Là, il savait à peu près quoi dire vu qu’il connaissait bien la jeune femme, malgré le peu d’entrevues qu’ils avaient eu ensemble. Caitlyn était l’une des rares personnes à avoir su l’écouter, l’accepter et à lui avoir fait confiance. Il ne l’avait pas beaucoup croisée ces derniers temps, il n’avait pas cherché à lui courir après (manquerait plus qu’elle ait envie de faire la même chose avec lui !) mais avec ce qui lui était arrivé… autant demander à la personne la plus à même de lui répondre, puisqu’il l’avait sous la main et que le sujet venait sous le tapis. Après un instant, il finit par ajouter avec un demi-sourire :

- Tu peux baisser ta garde, tu sais. Les temps ont changé, tu as peu de chances de te faire agresser au détour d’un couloir…

… de lui, en tout cas, il y avait peu à craindre. Jer dégainait rarement sa baguette, et pas pour lancer des sorts sur n’importe qui pour n’importe quelle raison. Depuis que les Supérieurs étaient partis, il tâchait même de la sortir aussi peu que possible dans les couloirs, parce qu’assurément on le prendrait pour une menace. Avoir l’air d’un terroriste pour un lumos, ça donnait trop d’occasions de se faire emmerder, et Jeroen était ce genre de gars à supprimer les occasions de s’attirer des ennuis pour régler les problèmes à la racine. Et qu’on ne vienne pas dire qu’il était la racine du problème ! Il était prêt à se faire traiter de traitre par Elias, prêt à argumenter cette fois-ci, vu que le copain de Cait, ce n’est pas n’importe quel péquenaud incapable de le comprendre ; en tout cas, il ne donnerait aucune matière pour qu’on l’enfonce encore plus…


Dernière édition par Jeroen van Saade le Dim 13 Avr 2014 - 19:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un couloir, des souvenirs.... •• Jeroen   Dim 16 Mar 2014 - 17:17

Il y avait quand même peu de chance de foncer dans quelqu'un au détour d'un couloir. Ce dernier était quand même assez grand pour que pas mal d'étudiants puissent avancer sans se gêner, alors pourquoi est-ce qu'il avait fallu que le jaune fonce dans quelqu'un (à moins que se soit l'inverse ?!). Sous le coup de la surprise et du "choc", le pauvre Fletch avait fini encore une fois les fesses par terre tandis que le mec fasse à lui avait juste fait tomber quelques livres au sol. C'était ridicule, des fois il avait l'impression de ne pas tenir sur ses gambettes. Jeroen, pourquoi est-ce qu'il était tombé sur ce type qui l'intimidait quand même pas mal ?! Surtout avec le regard noir que le Vert était en train de lui jeter. Rapidement, Elias avait salué le type en essayant de faire assez bonne figure. Est-ce qu'il craignait de se prendre un poing dans la tronche ? Peut-être bien. Le plus jeune s'était ensuite relevé, épousseter ke cul, avant de s'excuser, même si au final, c'était également la faute de Jeroen, parce que sinon ce dernier aurait très bien l'éviter s'il avait fait un minimum attention ! Mais ça il s'abstint bien de le dire, et peut-être même de le penser.

J’avais remarqué… C’est rien. Tout le monde me saute dessus en ce moment.

Fletch' haussa en sourcil en se demandant ce qu'il avait bien voulu dire par-là. Tout le monde lui sautait dessus ?! Est-ce qu'il y avait une référence qu'il ne comprenait pas ? A moins qu'il ne fasse référence aux supérieurs, au fait que les gens avaient peut-être du mal à lui faire confiance et qui l'accusaient donc de tous les mots du monde.

C'est à dire ?! osa t-il quand même dire d'une petite voix, avant d'essayer de se reprendre et de dire plus fermement Tu sais que si tu as des problèmes avec d'autres élèves tu peux en parler à ton préfet. Whoaw, merci du conseil Fletch ! C'est sûr que ça va bien l'aider à ce mec ça !

Rapidement, il lui avait demandé si c'était bien un ami de Caitlyn. De SA Caitlyn. Fais gaffe mec, c'est territoire réservé et il peut montrer les dents si on s'approche d'elle avec de mauvaises attention ! Enfin du moins en théorie !

Si on veut, oui. Comment va-t-elle ?
La dernière fois que je l'ai vu, elle allait parfaitement bien ! Mais pourquoi est-ce que tu dis si on veut oui ?! T'es son ami ou pas ? La réponse est simple pourtant... enfin je sais pas moi, tu la considères comme ton amie ou pas ? Il n'y a pas de demie-réponses possible.

En effet pour Fletch c'était soit oui soit non. Ou à la limite, il pouvait juste dire qu'il l'aimait bien mais qu'ils n'étaient que camarade et non pas ami, mais là sa réponse rimait presque avec un "je sais pas trop". Comment est-ce qu'on pouvait ignorer ça ?! Quoiqu'il en soit cela le rendait assez méfiant. Est-ce qu'il devait se méfier de ce garçon ? Il n'en savait toujours rien. Si sa petite amie lui faisait confiance, il pouvait baisser sa garde, mais jusqu'à ce qu'il obtienne une réponse précise il préférait être aux aguets. Et c'est à ce moment-là que Jeroen choisi de reprendre la parole avec un sourire aux lèvres.

Tu peux baisser ta garde, tu sais. Les temps ont changé, tu as peu de temps de te faire agresser au détour d’un couloir…

Le jaune se détendit légèrement à ses paroles, ce n'était pas parce qu'on lui disait ça qu'on n'allait pas l'attaquer par surprise, mais bon c'est vrai que le deuxième argument du Vert était vraiment intelligent. Les temps avaient changé. Respire Fletch, personne va vous attaquer. Le plus jeune des deux avait quand même gardé un souvenir amer des cachots, et même s'il y était allé très rarement vu qu'il était sage et plus ou moins invisible pour les Supérieurs cela l'avait quand même très marqué. Petite nature. Peut-être bien...

Tu sais aussi bien que cela ne signifie pas que l'on peut dormir sur nos deux oreilles, qu'il reste ici quelques personnes pas forcément très nettes. Comme les cousins Tveit. Tout comme certains plaisantins qui aiment bien utiliser leur baguette pour jeter des sorts débiles;... comme avant l'arrivée des supérieurs.

Et ces sorts en question, il s'en était pris quelqu'uns dans la face surtout du temps où ses sœurs étaient encore là. Après jusqu'ici il était une cible de choix; il se laissait faire sans aller se plaindre, sans se venger... alors ceux qui voulaient s'amuser un peu n'avaient aucun soucis à se faire. Regardant quelques instants Jeroen dans les yeux, il ne tarda pas à continuer

Et puis, même si tout le monde a le droit a une seconde chance, et que je suis le premier à le dire, tu peux je pense comprendre pourquoi tu ne m'inspires pas entièrement confiance... Il se tut quelques instants avant de reprendre Enfin si Caitlyn, t'aimes bien c'est forcément que t'es un mec bien. Parce que oui, il avait totalement confiance dans les choix de sa petite amie.


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MessageSujet: Re: Un couloir, des souvenirs.... •• Jeroen   Lun 14 Avr 2014 - 19:10

Au détour d’un couloir, on croise quelqu’un. Ça n’a l’air de rien. En général ce n’est rien d’ailleurs, juste deux corps qui se s’effleurent, se sentent et se quittent sans rien générer comme émotions. C’était plus simple ainsi, lorsque sa présence ne faisait pas de remous inutiles. Il aimait bien susciter une réaction de la part des autres, être au centre de l’attention, ne pas être le gars invisible qui rêvasse sans faire quoi que ce soit pour assouvir son ambition, mais il ne contrôlait plus l’effet qu’il faisait dans l’esprit des autres. Tout lui rappelait sa condition précédente, ses « erreurs » pourtant si mesurées, pensait-il. Il semblait d’ailleurs qu’il se prenait ça en pleine face à chaque fois, et vu l’impact qui augmentait en puissance au fur et à mesure qu’il croisait des personnes qui avaient des choses à lui reprocher, il allait finir blessé autant physiquement que moralement. Un peu d’humour pour calmer tout ça. Bien sûr, son humour n’était pas très clair, il était plus pince sans rire que blagueur avec un sourire bête fiché sur le visage, mais s’il arrivait à se détendre lui-même ça suffisait amplement. Du moins pour commencer, chaque chose en son temps. Déjà, ce serait bien qu’Elias se remette sur ses pattes.

- C'est à dire ?! … Tu sais que si tu as des problèmes avec d'autres élèves tu peux en parler à ton préfet.
- Merci du conseil mais ça va, je gère mes problèmes, je parlais surtout de cette manie générale qu’ont les gens de se foncer dedans ces derniers temps.

Non parce que de là à tout prendre au premier degré… Toutefois, Jeroen pouvait comprendre que ce n’était pas évident qu’il blaguait, il fallait vraiment bien le connaitre pour savoir vraiment ce qui se cachait derrière ses façons de parler. Et effectivement, il avait parfois « des problèmes avec d’autres élèves » comme Elias le disait si bien, mais par fierté et parce qu’il savait qu’il ne faisait que se prendre les conséquences de ses actes en pleine face, il n’irait pour rien au monde demander à un préfet de venir le protéger. Il savait se débrouiller seul, comme un grand, il n’avait pas peur d’un coup de sang et de mots blessants, l’habitude. Le poufsouffle, lui, avait une certaine innocence, une fragilité dans sa façon d’être et de se tenir face à lui… Certainement plus bavard dans l’intimité qu’en public. Il allait bien avec Caitlyn, il y avait un truc qui faisait qu’ils se ressemblaient sans trop qu’on sache pourquoi. D’ailleurs, comment allait-elle ? Vaste question sans réponse très certaine, il ne pourrait être sûr de son état qu’en l’observant un moment pour vérifier, mais en attendant de la recroiser, il se suffirait des nouvelles de la personne la plus proche d’elle.

- La dernière fois que je l'ai vue, elle allait parfaitement bien ! Mais pourquoi est-ce que tu dis si on veut oui ?! T'es son ami ou pas ? La réponse est simple pourtant... enfin je sais pas moi, tu la considères comme ton amie ou pas ? Il n'y a pas de demies réponses possibles.
- Oui, je la considère comme une amie, pas besoin de prendre ça pour une agression. Je prends rarement des nouvelles des gens dont je ne me soucie pas.

En même temps, s’il s’emportait un peu dès qu’on parlait de Caitlyn, on pouvait facilement hésiter à dire qu’on avait une relation amicale avec elle, même s’il n’y avait rien d’autre. Jeroen mettait cette nervosité sur le compte de sa réputation, mais quelqu’un d’autre aurait peut-être pensé que c’était de la jalousie venant d’un gars un peu paumé. Leur relation était bizarre mais pas à ce point ; le serpentard espérait un peu qu’être ami avec Caitlyn lui permettrait de calmer cette méfiance, et étrangement ça semblait marcher. Cette relation un peu spéciale pouvait lui attirer bien plus de bon que ce qu’il aurait cru au départ. D’un point de vue strictement égoïste, il aurait même intérêt à nouer un peu plus de liens du genre avec de bonnes personnes mais… il trouverait peu de gens aussi ouverts d’esprit que Cait. Et dans tous les cas, est-ce qu’il avait envie de subir d’autres relations avec des élèves moins intelligents simplement pour se faire bien voir ? Non. Décidément non. Mais il n’allait pas non plus faire l’inverse par pur esprit de contradiction, pas dans le cas présent. Il se permit donc de demander au poufsouffle de baisser sa garde avant de se faire mal.

- Tu sais aussi bien que cela ne signifie pas que l'on peut dormir sur nos deux oreilles, qu'il reste ici quelques personnes pas forcément très nettes. Tout comme certains plaisantins qui aiment bien utiliser leur baguette pour jeter des sorts débiles... comme avant l'arrivée des supérieurs.
- Secouer ta baguette devant le nez des gens n’y changera pas grand-chose, tu sais. Apprends plutôt à dégainer rapidement en cas de danger manifeste, tu pourras te reposer le reste du temps. Il y a toujours eu des gens dangereux, quels que soient l’époque et le lieu…

Conseil « d’ami » en quelque sorte. Avoir peur et brandir son bout de bois au moindre bruissement n’était pas une technique de défense très concluante. Il fallait bien entendu être attentif à ce qui les entourait, mais dès que l’on montrait une once de peur, tous les timbrés à des kilomètres à la ronde rappliquaient pour fondre sur cette proie si facile et déjà acquise… Elias était l’exemple même de ces proies faciles que les moins fréquentables aimaient emmerder. Ça n’avait rien d’une insulte, beaucoup de gens faisaient partie de cette catégorie ; il suffisait de descendre aux cachots à une époque et de voir ceux qui étaient là sans aucune raison cohérente. S’il se comportait ainsi avec tous ceux qui étaient menaçants à ses yeux, il avait forcément pas mal de chances de s’attirer quelques ennuis totalement injustes…

Et puis, même si tout le monde a le droit à une seconde chance, et que je suis le premier à le dire, tu peux je pense comprendre pourquoi tu ne m'inspires pas entièrement confiance... Enfin si Caitlyn, t'aimes bien c'est forcément que t'es un mec bien.

Il eut un petit sourire en coin. Il voulait se méfier mais il avait une confiance aveugle en Caitlyn - pire, il suffisait que Jeroen dise qu’il était pote avec sa chérie pour qu’il accepte de le croire… C’était mignon mais pas prudent du tout. Le serpentard était tenté de l’effrayer un peu pour que son interlocuteur apprenne à se méfier, mais les chances que ça marche sur le long terme étaient minimes et il n’avait pas envie de se faire une réputation de petite terreur de cours de récréation, d’autant qu’il risquait de se faire hacher menu par Caitlyn. Pour la serdaigle, il était quelqu’un de bien… il ne savait pas trop si c’était vrai, définir quelqu’un de sa trempe ne pouvait pas être aussi simple que ça. Il était dans l’entre-deux, trop sûr de lui et ambitieux et en même temps attentif aux relations humaines et à la sensibilité innée qui liait les corps les uns aux autres. Une façon un peu poétique de dire qu’il pouvait se soucier de certaines personnes et n’en avoir que faire d’autres, avec tout le naturel du monde. C’est difficile d’être mis dans une case lorsqu’on possède deux facettes aussi radicalement opposées. Mais allez, il aimait bien se dire « bien », il avait des principes qui correspondait à cette notion après tout…

- Je ne me ferais pas confiance non plus si j’étais à ta place… Mais j’aimerais faire table rase sur cette période, je n’ai jamais été fier d’être tombés dans les rangs de ces timbrés. Caitlyn a accepté ça, je pense que c’est pour ça qu’on s’entend bien.

Demande implicite ? Peut-être bien. S’il avait confiance en Caitlyn au point de croire tout ce que disaient ses amis, il laisserait peut-être de côté cet « avant » qui posait tant problème. Il cherchait un peu à utiliser son manque de méfiance, mais le but n’était pas nuisible alors il se permettait d’en jouer sans une once de problèmes de conscience.

- Pas trop de mal ? Tu es pressé ?

HJ:
 
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MessageSujet: Re: Un couloir, des souvenirs.... •• Jeroen   Dim 20 Avr 2014 - 13:08

Si au premier abord, Elias semblait certainement un peu inquiet de se retrouver ainsi face à face avec Jero, cette inquiétude disparut également assez rapidement. A présent le jaune semblait plus intéressé de savoir si tout allait vraiment bien pour le vert vu ce que ce dernier disait. Et c'est d'ailleurs pour cette raison, qu'il avait conseillé au plus âgé d'aller voir un préfet si jamais il avait trop de problèmes. Certes, ce n'était pas forcément une très bonne attitude à avoir, mais après tout, ils étaient un peu là pour ça aussi non ? Aider les autres.

Merci du conseil mais ça va, je gère mes problèmes, je parlais surtout de cette manie générale qu’ont les gens de se foncer dedans ces derniers temps.

Bah bien sûr, comme la plupart des gens de cette école, Jero lui aussi voulait régler ses problèmes tout seul ! C'était à croire que tout le monde avait peur de demander de l'aide, comme si c'était être faible de savoir quand on avait besoin des autres. Non, ce n'était pas une tare, bien au contraire, c'était une précieuse qualité. Les gens qui se débrouillaient trop souvent seuls, pouvaient avoir un égo un peu trop surdimmensionné. Enfin bref ! Après tout chacun son avis sur la question, il n'était personne pour juger, chacun faisait comme bon lui semblait ! Si bien que Fletch' haussa simplement les épaules !

Comme tu veux, mais tu as pas tout à fait tord... L'ambiance est toujours assez tendue depuis la rentrée, mais c'est plutôt normal non ?! Quoi de plus normal que cette méfiance, les uns envers les autres ?! Qui nous dit qu'il n'y a pas des traîtres parmi nous ?!

Contrairement à ce que pouvait penser Jero, le jaune ne parlait pas du tout de lui. C'était plus, disons... une parole générale. Il pouvait très bien il y avoir des personnes qui jouaient un double jeu ! Certaines personnes que l'on pouvait croire inoffensive et qui n'étaient pas mieux que les Tveit ! Elias avait beau être assez naïf, facilement manipulable et trop gentil, il se doutait bien qu'il devait il y avoir quelques personnes ici qui n'appréciaient pas le départ des supérieurs, et ces personnes là étaient potentiellement dangereuse. D'un autre côté ces personnes-là étaient en minorité, et elles risquaient d'avoir la moitié de l'école contre elles si elle l'ouvraient trop. Autant la réputation de Connor -et Melvin- n'était plus à faire, autant, il pouvait il y avoir quelques surprises... Enfin, Fletch' ne voulait pas faire non plus son parano, mais après l'histoire des cachots.... il était devenu encore plus.... plus bizarre dira t-on !

Bientôt la conversation avait viré vers Caitlyn. Si elle allait bien ? Oui... Mais ce que l'Hufflepuff avait du mal à saisir, c'était plutôt pourquoi Jeroen n'arrivait pas à dire si oui ou non, il était ami avec Caitlyn. Ce n'était pas comme si la notion d'amitié était compliqué quand même !

Oui, je la considère comme une amie, pas besoin de prendre ça pour une agression. Je prends rarement des nouvelles des gens dont je ne me soucie pas.
Ce n'était pas une agression, loin de là même, désolé... Mais... c'est juste... juste, disons ta façon de dire les choses qui me laisse parfois un peu perplexe.

Il s'emportait parfois un peu rapidement quand on parlait de la Bleue c'est tout simplement parce qu'il avait peur pour elle, peur qu'il lui arrive quelque chose... Et puis, il était facilement jaloux, même si aujourd'hui cela n'entrait pas trop en compte. Ce n'était pas comme si c'était Matthew qui lui avait posé la question. Là oui, il y aurait eu certainement de la jalousie dans l'air. Allez Fletch' ! On se détend un coup, on respire, on inspire.. Et tout ira mieux dans le meilleur des mondes, 'est-ce pas ?!

Secouer ta baguette devant le nez des gens n’y changera pas grand-chose, tu sais. Apprends plutôt à dégainer rapidement en cas de danger manifeste, tu pourras te reposer le reste du temps. Il y a toujours eu des gens dangereux, quels que soient l’époque et le lieu…

Ce qu'il disait là, était quand même plutôt censé !

Je suis totalement stupide, je sais bien qu'il y a des gens dangereux partout dans ce monde soupira Elias Mais normalement, je ne "secoue pas ma baguette" comme tu dis. Tu m'as juste surpris j'ai cru que j'allais me faire agresser... ou quelque chose comme ça.

Bah oui, il ne fallait pas oublier que la qualité première de Fletcher n'était pas le courage, loin de là même. Il savait qu'il était une proie facile, il savait qu'il avait la réputation d'être trop, et peut-être un peu peureux sur les bords, mais il s'en fichait bien. Il avait ses amis, beaucoup d'amis, des tas de gens sur qui il pouvait compter en cas de soucis, et ça, pour lui c'était bien plus important que tout. Cette amitié avec les autres....
Et oui, si Caitlyn faisait confiance au Vert, Fletch' savait qu'il ne lui ferait aucun mal, qu'il pouvait avoir confiance en lui aussi. Et si la Bleue avait fait une erreur de jugement ?! C'était possible après tout, elle n'était pas infaillible... mais cette idée là, Elias avait préféré la cacher dans un petit coin de son esprit, il ne voulait pas y penser. Jero, avait le droit à une autre chance, surtout après ce qu'il avait fait pour eux ! Alors oui, lui était prêt à lui faire confiance, c'était aussi simple que cela... même si dans le fond c'était un peu stupide.

Je ne me ferais pas confiance non plus si j’étais à ta place… Mais j’aimerais faire table rase sur cette période, je n’ai jamais été fier d’être tombés dans les rangs de ces timbrés. Caitlyn a accepté ça, je pense que c’est pour ça qu’on s’entend bien.
Hum possible, je ne sais pas...

De nouveau Fletch haussa les épaules. Après tout Caitlyn, l'aimait alors qu'il n'avait rien d'extraordinaire, alors c'était plutôt dans une certaine logioque des choses qu'elle accepte ce qu'était Jero.

Tu l'as sauvé aussi non ?! Ça peut pas mal aider... enfin, je pense, je suis pas dans sa tête !

Fletch se tut quelques instants, avant de reprendre à nouveau, d'un ton un peu plus méfiant. Bon peut-être que Jero avait juste dit ça comme ça, mais quand même cela l'intriguait assez fortement !

Pourquoi est-ce que tu ne te ferais pas confiance par contre ?!


Et puis, ils en étaient finalement arrivés à un autre point, tout autre !

Pas trop de mal ? Tu es pressé ?
Non ça va merci, je crois que je suis entier...

Temps de silence. Pressé ?! Non, il ne l'était pas spécialement... et nouvelle fois la parano de Fletch lui jouait des tours. Est-ce que c'était une question parfaitement anodine, ou bien alors est-ce le vert avait une idée derrière la tête ?! Elias n'aurait su le dire !! Se passant une main nerveusement dans la touffe qui lui servait de cheveux, il avait finalement répondu

No... non, je ne suis pas spécialement pressé.... pourquoi cette question ?! Tu... tu veux me faire quelque chose ?!

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MessageSujet: Re: Un couloir, des souvenirs.... •• Jeroen   Dim 18 Mai 2014 - 20:14

Lundi 13 octobre darkorange 18h, quelque part au 5ème étage

Allez. On se calme, on respire, la situation est sous contrôle. Ils ne se connaissaient pas beaucoup, mais quelque part ils étaient liés par Caitlyn, et plus précisément par des liens positifs avec elle : ça instillait plus facilement un lien positif. Quoique. Même si indirectement, Jeroen avait d’ailleurs participé à la libération du petit ami de la jeune femme, il représentait toujours l’horreur des Supérieurs pour une frange de la population de cette école. Elle se réduisait, certes, au fur et à mesure que les élèves tiraient des traits au crayon sur ce qu’ils avaient vécu, mais ceux qui avaient le plus souffert et ceux qu’il avait touché personnellement n’oubliaient pas. Elias n’avait certainement rien oublié, il n’avait tellement rien demandé lorsque les Supérieurs lui étaient tombé dessus qu’il avait dû être violemment marqué par ce qui s’était passé en bas. Sans parler de ce qui était arrivé à Caitlyn. Elle, si elle avait croisé Jeroen dans d’autres circonstances, n’aurait peut-être pas défoulé sa rage sur des arbres… Les circonstances, toujours les circonstances. Ça joue beaucoup dans une relation, et ça créait parfois des amitiés totalement inédites et incongrues, mais jamais malvenues.

- Comme tu veux, mais tu as pas tout à fait tort... L'ambiance est toujours assez tendue depuis la rentrée, mais c'est plutôt normal non ?! Quoi de plus normal que cette méfiance, les uns envers les autres ?! Qui nous dit qu'il n'y a pas des traîtres parmi nous ?!
- C’est normal de se méfier, mais il y a une manière de faire. Au bout d’un moment, on finit par croupir dans cette méfiance si on ne réussit pas à en faire un moteur d’action ou à l’oublier… Niveau ambiance, ça devient vite lourd pour tout le monde, aussi.

Pour lui, surtout. Sa méfiance, il en avait toujours fait quelque chose d’intelligent. Il analysait constamment les autres mais ne montrait rien, il gardait ça pour lui et ça devait être franchement reposant pour les autres. Il avait certainement décidé, un jour, de se taire sur ce qu’il pensait, juste pour compenser avec la fatigue que les ardeurs à critiquer des autres faisaient poindre en lui. Oui, l’énervement général le fatiguait. L’adrénaline doit être utilisée à bon escient, pas pour jouer les kékés de foire ou attiser la haine dans le vide, sans raisons. A la limite, il était d’accord pour qu’on soit méfiant envers lui et qu’on l’évite, mais s’ils pouvaient se contenter de le mettre de côté au lieu de lui cracher dans le dos, ça l’arrangerait. Se plaindre de ça à un préfet, c’était moyennement crédible, et vu le niveau de QI de la plupart des gens dont le serpentard aurait à se plaindre, il avait peu d’espoirs quant à des changements de mentalité…

En parlant de traitres… ça, Jeroen cherchait. Récemment, plusieurs éléments à problèmes étaient partis, ce qui laissait le champ libre à d’autres pour s’épanouir dans leurs petites magouilles. Cody, c’était un cas spécial que l’étudiant surveillait depuis qu’il était venu de lui-même délivrer un message de la part des Supérieurs - rien que ça, ça attise la méfiance non ? Mais il n’en avait rien dit, à personne. Il avait hésité à envoyer un message à son père pour lui demander des informations sur l’énergumène, mais il n’était pas sûr que son courrier n’était pas lu à Londres - son père lui demandait constamment de rester méfiant avec ce qui se passait au Ministère, à raison -, et en règle général, il n’était pas sûr que ça serve à quelque chose pour comprendre un personnage si complexe. Dire à tout le monde que le gars étaient dangereux, c’était comme si un loup criait au loup dans une bergerie où sa présence n’était déjà pas très désirée. Il se dit qu’il devrait quand même se forcer à aller voir Rivers un jour. Le directeur le connaissait un peu, et il était l’une des rares personnes qui seraient en capacité de comprendre le fond du problème…

Bref. Elias, Cait, toute cette histoire de couloir et de se percuter, c’était tout ce sur quoi il devait se concentrer. Ami ou non ? Une question tellement vaste qui demandait une réponse tellement tranchée… Ça l’embêtait, mais il fallait bien se plier aux conventions et admettre leur « amitié ».

- Ce n'était pas une agression, loin de là même, désolé... Mais... c'est juste... juste, disons ta façon de dire les choses qui me laisse parfois un peu perplexe.
- Pardon. Une habitude, dit-il en souriant.

Il pouvait comprendre ça, mais le gus ne changerait pas de sitôt. Ça faisait partie du personnage, ce côté secret, caché, car en dévoiler trop ou donner une réponse trop précise sur ce qu’il avait dans la tête pouvait mettre un sacré bordel dans la tête des curieux. Jeroen n’était pas un homme qu’il fallait chercher à tout prix à comprendre : il y avait beaucoup trop de contrastes en lui, trop de choses qui l’éloignaient du commun des Hommes… S’il avait déjà cédé des années auparavant et découvert quelques facettes de lui-même, il avait appris à ne pas recommencer en grandissant, sous peine de s’attirer des ennuis. Il tâchait donc de retenir tout ça au fond de lui, bien caché des regards qui jugent et profitent, mais surtout des regards qui ne comprennent pas. S’il fallait dire qu’il avait Caitlyn comme amie pour garder sa tranquillité, alors soit. Il ne pouvait d’ailleurs pas dire qu’ils n’étaient pas amis, mais ce mot lui semblait tellement réducteur… Range-moi ces neurones bouillonnants, personne n’y comprend rien à ce que tu ressens de toute façon.

- Je suis totalement stupide, je sais bien qu'il y a des gens dangereux partout dans ce monde. Mais normalement, je ne "secoue pas ma baguette" comme tu dis. Tu m'as juste surpris j'ai cru que j'allais me faire agresser... ou quelque chose comme ça.
- Je comprends. Ça finira bien par se calmer un peu.

Pas de « calme-toi, je ne te veux aucun mal », étrangement. Ça, s’il commençait à trop le répéter, ça finirait par avoir l’air suspect. Non, il disait juste que cette nervosité finirait par passer un jour. Il ne savait pas qu’il avait encore quelques ennuis de temps à autre avec des énergumènes dangereux mais un peu limités, mais qu’importe, on finit par oublier si on évite de faire l’autruche et de faire comme s’il ne s’était rien passé. Evitez la névrose et tout se passera bien.

Hum possible, je ne sais pas... Tu l'as sauvé aussi non ?! Ça peut pas mal aider... enfin, je pense, je suis pas dans sa tête ! Pourquoi est-ce que tu ne te ferais pas confiance par contre ?!

Pour rien, pour rien… N’était-il pas adorable ce petit serpentard ? Altruiste, sympathique, ouvert aux autres, toujours prêt à aider, une vraie gueule d’amour. Rien qu’à voir sa tête, on avait envie d’aller lui faire des papouilles et d’en faire son copain pour la vie. Ou pas. Sans avoir l’air antipathique, Jeroen savait qu’il restait un serpentard dans toute sa splendeur, et qu’il renvoyait forcément une image un peu hautaine et sérieuse. Et non, face à un gars de sa trempe, il n’avait pas envie de faire ami-ami : pas la place pour deux égos et deux QI de la même taille dans une même pièce.

- Parce que j’ai conscience de l’image que j’ai renvoyée ces dernières années, et quoi qu’on en dise, je n’apprécie pas forcément les gens qui ressemblent à ce que j’étais… mais c’est un peu compliqué. Un dialogue avec moi-même serait un peu houleux dirons-nous.

Voilà. On résumé vite fait l’idée, et on n’en dit pas plus. Ça avait peut-être l’air intéressant comme histoire, mais au fond, c’était chiant à mourir à raconter, et c’était entre lui et lui, point.

- Pas trop de mal ? Tu es pressé ?
- Non ça va merci, je crois que je suis entier... Instant de latence. No... non, je ne suis pas spécialement pressé.... pourquoi cette question ?! Tu... tu veux me faire quelque chose ?!

Holà ! Tout doux ! Jeroen ne put s’empêcher de pouffer et leva les yeux au ciel. Il y avait du boulot avec ce petit-là.

- Non, bien sûr que non ! Que voudrais-tu que je te fasse ? Caitlyn me mettrait en miettes si je te touchais. Et je n’ai rien contre les discussions-café et cetera, mais on n’en est peut-être pas là, hum ? Je demandais juste, parce que tu avais l’air pressé tout à l’heure et que je ne voudrais pas te retenir si tu as des choses à faire.

Restons terre-à-terre. Il reprit un air un peu plus sérieux.

- Tu t’es un peu remis des événements, sinon ?

Sous-entendu, avait-il eu d’autres soucis avant ou après l’épisode des cachots ? Jeroen demandait par simple curiosité. Il ne l’avait pas revu en bas depuis ce jour-là, mais il préférait être sûr que l’avoir fait sortir ne lui avait pas attiré plus d’ennuis, comme il l’avait déjà vérifié de loin avec Caitlyn.
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MessageSujet: Re: Un couloir, des souvenirs.... •• Jeroen   Mar 20 Mai 2014 - 14:08

Oui, se méfier dans des temps comme ceux-là était la chose la plus normale pour le Jaune. Un peu parano, il se disait qu'il y avait encore peut-être des traitres, ou des gens qui n'hésiteraient pas à le faire. Des sangs-purs qui pensaient comme les supérieurs. Il se méfiait d'eux comme pas possible, mais ce n'étaient peut-être pas les pires, parce que pour certains on savait très bien ce qu'ils valaient, ce qu'ils pensaient. Non, le pire étaient ceux qui se cachaient, ceux que l'on pensait inoffensif alors qu'ils étaient totalement le contraire... et Jeroen ne semblait que partiellement d'accord avec lui.

C’est normal de se méfier, mais il y a une manière de faire. Au bout d’un moment, on finit par croupir dans cette méfiance si on ne réussit pas à en faire un moteur d’action ou à l’oublier… Niveau ambiance, ça devient vite lourd pour tout le monde, aussi.

Hum. Pas faux. C'était même plutôt véridique. Mais l'ambiance au château, bien que la méfiance régnait toujours pas mal n'était pas si lourde que ça... Enfin du moins il ne trouvait pas. Après, il est vrai qu'il vivait un peu dans son monde et que la réalité telle qu'il la voyait n'était pas forcément comme elle l'était. Son esprit avait toujours tendance à embellir certains aspects de la nature humaine, alors peut-être que là aussi c'était le cas. C'était possible non ?!

Possible, mais après ce qui s'est passé ici pendant deux ans, tu ne peux pas forcément gérer comme il se doit cette méfiance. On sait généralement à quoi s'en tenir avec beaucoup de personnes, mais avec les nouveaux.. avec... avec ceux qui ont changé de camps ?!

Oui, l'autre garçon faisait parti de ces gens-là, et il le savait pertinemment... Justement, Jero' disait cela peut-être parce qu'il n'arrivait pas assez à se mettre à leur place. Il était avec eux, pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Comment est-ce qu'il pouvait réellement savoir ce que vivait les autres ?! C'était peut-être trop simple, trop biaisé comme réaction, mais Fletch' s'en fichait bien. Bref, certainement qu'il valait mieux arrêter les frais ici. Parler de traîtrise en face de Jero, alors qu'il avait sauvé Cait ce n'était pas très intelligent de sa part, d'autant plus que dans un sens il était redevable au Vert d'avoir aidé sa petite amie.

Et bientôt le jaune s'était retrouvé à expliquer que s'il avait brandi sa baguette devant le nez de Jeroen c'était juste parce qu'il avait été surpris -ou plutôt qu'il avait eu peur- mais surpris était un mot qui faisait un peu moins froussard. Certes, la réputation de Fletch' sur ce sujet-là n'était plus vraiment à faire mais ce n'était pas la peine d'en rajouter une couche, d'autant plus maintenant qu'il était préfet.

Je comprends. Ça finira bien par se calmer un peu.
Si tu le dis...

Et de là, ils en étaient retournés au cas "Jero", à la confiance qu'il inspirait ou pas. Fletch avait beaucoup de mal à comprendre pourquoi le vert ne se ferait pas lui-même confiance. Il avait l'impression que quelque chose lui échappait totalement mais quoi.

Parce que j’ai conscience de l’image que j’ai renvoyée ces dernières années, et quoi qu’on en dise, je n’apprécie pas forcément les gens qui ressemblent à ce que j’étais… mais c’est un peu compliqué. Un dialogue avec moi-même serait un peu houleux dirons-nous.
Si tu ne les appréciais pas... pourquoi est-ce que tu les suivais ?! Il se tut quelques secondes, le temps d'une courte réflexion et finalement il continua ce dialogue avec toi-même serait... ou était peut-être houleux, mais je trouve que c'est quand même nécessaire vu ce qui s'est passé ici Jeroen. On ne parle pas d'une petite remise en question, mais de choses affreuses qui se sont passées !!

Oui, dire que c'était compliqué de dialoguer avec soi-même c'était une excuse un peu simple pour Fletch'. Vraiment ce mec était toujours un mystère pour lui, malgré le fait qu'ils parlent à présent depuis un petit moment. Il avait l'impression que le Slytherin était un peu hors normes dans ses propos, dans sa façon de faire et de penser. Ils n'étaient pas du tout sur la même longueur d'onde. Et c'est ainsi que quand le plus âgé lui demanda s'il n'était pas pressé le Jaune s'effraya un peu. S'il avait mal pris ce qu'il venait de lui dire et qu'il voulait lui régler son compte ?! Mais Non... la seule chose que fit son interlocuteur fut de pouffer un peu provoquant par la même occasion une grimace chez Elias.

Non, bien sûr que non ! Que voudrais-tu que je te fasse ? Caitlyn me mettrait en miettes si je te touchais. Et je n’ai rien contre les discussions-café et cetera, mais on n’en est peut-être pas là, hum ? Je demandais juste, parce que tu avais l’air pressé tout à l’heure et que je ne voudrais pas te retenir si tu as des choses à faire.
Donc, tu ne mets pas un miettes pour ne pas avoir de soucis avec Caitlyn ?! il cligna une ou deux fois des yeux, éberlué lui-même par ce qu'il venait de dire. Désolé... C'est pas ce que je voulais... C'est que... que comment dire. Il fit de nouveau une petite grimace avant de reprendre avec plus ou moins de facilité C'est juste que je peux me défendre tout seul, sans Caitlyn.

Il était un grand garçon, il ne voulait pas dépendre de sa petite amie, il ne voulait pas que se soit elle qui le protège. Ça devait être le contraire. C'était lui le mec, c'était lui le plus âgé... c'était à lui de la défendre et que l'on sous entende souvent que ça serait Caitlyn qui frapperait si on le touchait et bien d'un côté c'était un peu vexant.... même si c'était vrai. Il baissa les yeux jusqu'à ce que l'autre reprenne la parole

Tu t’es un peu remis des événements, sinon ?
La réponse la plus franche et la plus honnête qu'il aurai pu lui fournir était non. Il ne s'en était pas réellement remis. Déjà pas courageux, il était devenait encore plus disons un peu trouillard, et parano. Et c'était sans compter quelques cauchemars toujours présents; bref ce n'était pas la joie, mais il ne se voyait pas dire cela à un inconnu. Il se passa une main dans les cheveux avant de répliquer en essayant de prendre une voix assurée.

Ce... Disons que ce n'est pas forcément simple tous les jours, mais comme on le disait tout à l'heure, ça passera avec le temps. Il faut qu'on se fasse à l'idée que tout est bel et bien fini ! On sait tous qu'oublier ne sera pas possible. Il lui fit un vague sourire Et sinon.. non je ne suis pas pressé... enfin peut-être que si, je ne me rappelle plus ce que j'allais faire. Mais bref, je ne vais pas trop tarder quand même. Il y eut de nouveau quelques instants de silence, avant qu'il lui demande Tu penses qu'un jour tu pourras vraiment retrouver ta place... enfin disons comme avant qu'ils arrivent ?!

Il n'en était pas sûr mais Jero était certainement mis à l'écart...
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MessageSujet: Re: Un couloir, des souvenirs.... •• Jeroen   Dim 1 Juin 2014 - 17:19

Ce n’était pas qu’il n’était pas d’accord avec la méfiance générale, loin de là. Toutefois, il tâchait de porter un regard extérieur sur ce qui se passait autour de lui, et il se rendait bien compte que se méfier sans se faire du mal à soi-même d’une manière ou d’une autre, c’était tout un art. Non pas qu’il était artiste dans le domaine : il se défendait bien, mais il avait encore un peu de travail à faire sur lui-même quand ça touchait à un certain serpentard… Parce que oui, il fallait toujours garder une certaine méfiance pour ces timbrés qui se planquaient le mieux derrière un sang pas totalement pur ou un calme impérial. Sauf que ces gens-là, ils étaient partout, ils se cachaient et sortaient toujours au mauvais moment. Se mettre en condition de stress constant juste pour ne pas se faire avoir, tout le monde n’en était pas capable. Il fallait qu’ils fassent avec leurs capacités physiques et mentales…

- Possible, mais après ce qui s'est passé ici pendant deux ans, tu ne peux pas forcément gérer comme il se doit cette méfiance. On sait généralement à quoi s'en tenir avec beaucoup de personnes, mais avec les nouveaux… avec... avec ceux qui ont changé de camps ?!
- On attend. On observe. Ça fait deux ans que je fais ça : il faut y aller doucement si tu veux débusquer les plus dangereux. Pour les autres, beaucoup de gamins n’avaient rien à faire avec les Supérieurs… Il y avait beaucoup d’esprits faibles dans le tas, et rares sont ceux qui, comme moi, supportent qu’on les traite de traitres à longueur de journée. La méfiance peut faire mal à tout le monde…

Beaucoup de merdeux embrigadés, de gamins paumés, de cerveaux lavés à coup de violence et de propos haineux. C’est facile de faire sienne une mentalité dans laquelle on baigne quotidiennement, aussi horrible soit-elle. C’est plus simple, plus sécuritaire de se plier à la loi du plus fort, d’écouter et d’obéir. Jeroen lui-même avait trouvé cela presque trop simple, de suivre les ordres. Sans double-jeu à maintenir, il se serait presque ennuyé… Mais il comprenait, encore une fois, qu’Elias soit méfiant. Il ne le blâmait d’ailleurs pas de parler de traitrise, il fallait bien appeler un chat un chat. Il en avait trahi, des gens. Il l’assumait entièrement, même s’il avait trahi sa propre mère et sa sœur en acceptant de faire du mal à des moldus. Il devait assumer… Si c’était des personnes comme Elias ou sa petite amie qui lui rappelaient ça… ça allait.

- Si tu ne les appréciais pas... pourquoi est-ce que tu les suivais ?! Ce dialogue avec toi-même serait... ou était peut-être houleux, mais je trouve que c'est quand même nécessaire vu ce qui s'est passé ici Jeroen. On ne parle pas d'une petite remise en question, mais de choses affreuses qui se sont passées !!

Il jeta un regard en arrière pour éviter les yeux inquisiteurs du jeune homme. Des choses affreuses. Oui, il en avait fait des choses affreuses. Mais ce qu’Elias ne comprenait pas, c’est que ce n’était pas une remise en question. Tout avait été très clair dès le début pour le serpentard. Il n’avait jamais pensé comme les Supérieurs, il les avait toujours méprisés au plus haut point... et il les avait suivis quand même. D’ailleurs, il s’attendait dès le départ à ce rejet post-évènements, même s’il aurait espéré que ça se passe mieux. Comment expliquer à un esprit innocent qu’il n’avait aucun scrupule à faire du mal à autrui juste pour avoir une situation ? la sécurité ? la tranquillité ? Comment expliquer cela sans avoir l'air d'un dingue prêt à tuer père et mère pour son bonheur personnel - ce qui n'était clairement pas le cas puisqu'il avait fait tout ça aussi pour les protéger à sa manière... De toute façon, s’il n’avait pas fait de mal à ses victimes, d’autres l’auraient fait à sa place. Il préférait le faire, même sans y prendre aucun plaisir, plutôt que laisser des pauvres gosses y perdre la santé mentale. Toujours les pauvres gamins embrigadés alors qu’ils n'avaient clairement pas les défenses pour supporter de devoir obéir à des monstres sans morale...

Ils ne réfléchissaient pas de la même façon. Jeroen pensait à lui, puis justifiait ses actes en pensant aux autres mais d'une manière très large. Sur le long terme. Il était plus intelligent que les autres donc se devait d'agir comme tel. Se sauvegarder, pour pouvoir être en capacité de protéger les autres à sa manière... Non, quand on est de ceux qui ne réfléchissent pas à chaque effet probable de nos actes, il est difficile de comprendre un esprit basé sur les probabilités et un instinct de conservation surdéveloppé. Et il devrait s'expliquer ? S'il ne l'avait pas encore fait, c'est bien parce qu'il doutait de l'effectivité de la chose. Et qu'il préférait économiser sa salive : la plupart des élèves ici ne voulaient même pas l'entendre se justifier. Une petite exception ?

- Pour ne pas avoir des ennuis à longueur de temps. A devoir se battre pour sa survie, on n'a plus trop le temps de se concentrer sur les faiblesses de l'ennemi... et ça m'a permis de protéger un peu certaines personnes. Des amis qui avaient déjà rejoints les rangs avant moi, pour différentes raisons, des pauvres gosses influençables qu'ils ont pris sous leur aile... ou ma famille. Ils sont dehors aussi, éviter de faire du grabuge ici me permettait en quelque sorte de ne pas attirer l’attention sur eux dehors.

Dans les grandes lignes. Il se renfrogna, n’avait pas très envie de s’étaler sur le sujet alors que Caitlyn avait appris la mort de ses parents… Un lien avec ses petites rébellions ici ? Peut-être, peut-être pas. Jeroen lui-même n’était pas capable de dire si ce qu’il avait fait - ou non - avait eu une influence au-dehors. Tout ce qu’il savait, c’est qu’ils se tenaient tous sur le fil du rasoir… Son père contrôlait la situation, il lui faisait confiance, mais les Supérieurs étaient tellement imprévisibles… Ne venait-il pas de dire que s’inquiéter pour rien n’en valait pas la peine ? Ouais, bon. C’était dur de faire abstraction de ça quand on mettait constamment le sujet sur le tapis… Bref.

- Donc, tu ne mets pas en miettes pour ne pas avoir de soucis avec Caitlyn ?! Désolé... C'est pas ce que je voulais... C'est que... que comment dire. C'est juste que je peux me défendre tout seul, sans Caitlyn.

Il se retint de rire cette fois-ci, et sourit simplement.

- Pardon. Loin de moi l’idée de remettre en question ta capacité à te défendre, j’ai juste été marqué par le caractère fort de Caitlyn.

Fort, dans le sens haut en couleur, pas forcément capacité à tenir contre la pression… Elle était beaucoup plus ouverte et vive d’esprit qu’Elias. Ce n’était pas négatif, non, ça devait même bien fonctionner entre eux si elle le tirait vers le haut et qu’il la calmait un peu… Mais Jeroen n’était pas dans leur couple, il ne les avait jamais vus ensemble dans leur intimité, donc il ne faisait que se baser sur des observations. Tant qu’ils étaient heureux, la façon dont ils filaient leur parfait amour lui importait peu, en fait. Il ramena le sujet sur les événements et la façon dont le jeune homme vivait ça après coup. Parce que c’est important de prendre la température tant que les risques restaient si élevés…

- Ce... Disons que ce n'est pas forcément simple tous les jours, mais comme on le disait tout à l'heure, ça passera avec le temps. Il faut qu'on se fasse à l'idée que tout est bel et bien fini ! On sait tous qu'oublier ne sera pas possible. Et sinon… non je ne suis pas pressé... enfin peut-être que si, je ne me rappelle plus ce que j'allais faire. Mais bref, je ne vais pas trop tarder quand même.
- Fais attention à toi et à ceux que tu aimes. Je pense qu’il n’y a pas meilleur conseil à suivre en attendant.

Vis ta vie, mais comme si tout allait bien, profite de l’instant présent… Ça semblait tellement dérisoire, tellement illusoire. Pourtant il conseillait ça sans problème. Il fallait s’imprégner sur calme et des rires pour savoir pour quoi ils devraient à nouveau se battre. Bientôt. Quand, il n’en savait rien, mais l’horreur n’attendrait pas qu’ils se soient totalement remis pour reprendre le boulot de destruction. Profite.

- Tu penses qu'un jour tu pourras vraiment retrouver ta place... enfin disons comme avant qu'ils arrivent ?!

Jeroen sourit simplement.

- Non. Je n’y compte pas vraiment, en fait. Dans deux ans, je partirai en université, loin d’ici certainement. D’ici-là… je compte juste me faire oublier. J’ai tenu deux ans dans l’ombre, alors je peux le refaire. Il y a des choses qui marquent beaucoup trop les esprits pour espérer les effacer d’un coup de baguette. J’aurais bien aimé que tout soit comme avant, évidemment, mais ce serait contre-productif et il faut savoir assumer ses actes.

D’autant qu’il ne savait pas encore s’il regrettait ce qui s’était passé ou s’il était toujours aussi sûr de son bon droit… Ça s’embrouillait un peu dans sa tête ces dernières semaines. A force d’entendre dire qu’il était un monstre, il pourrait finir par l’assimiler, même s’il faisait ce qu’il pouvait pour ne pas entendre. Parce que qu’importe ce qu’il pensait, qu’importe ce que les autres disaient, il devrait vivre avec ses actes, et ce jusqu’à la fin de sa vie. Autant accepter tout de suite cet état de fait pour arrêter de reculer, non ? Laisser couler ces deux années restantes et partir reprendre tout à zéro dans une université à l’autre bout du monde lorsque tout se sera calmé à Londres… Ça sonnait bien.
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MessageSujet: Re: Un couloir, des souvenirs.... •• Jeroen   Jeu 5 Juin 2014 - 14:00

On attend. On observe. Ça fait deux ans que je fais ça : il faut y aller doucement si tu veux débusquer les plus dangereux. Pour les autres, beaucoup de gamins n’avaient rien à faire avec les Supérieurs… Il y avait beaucoup d’esprits faibles dans le tas, et rares sont ceux qui, comme moi, supportent qu’on les traite de traitres à longueur de journée. La méfiance peut faire mal à tout le monde…
Je ne veux débusquer personne, Jeroen. Je veux juste la paix et la tranquillité à Poudlard, comme beaucoup ici. Il se tut quelques instants avant de répliquer Et les gamins qui ont été tué et maltraité par les pro-supérieurs, par certains de ces même gamins qu'on traite de traître; tu en fais quoi ?! Bien sûr que la méfiance peut faire du mal partout, mais personne n'a jamais demandé à personne de les soutenir. Je ne suis pas un héros, loin de là. Je ne suis pas courageux, ou autres, je suis peut-être comme la plupart de ces gamins que tu trouves faibles d'esprits, et pourtant je ne me suis jamais rangé de leur côté. Des excuses, peut-être que certains en avaient... mais Elias avait bien du mal à les comprendre. Quant aux gens qui prônent toujours leur côté pro-supérieur, tu en fais quoi ?!

Là, ils partaient dans un vaste débat et vu leur différence de camps, ils ne seraient certainement jamais d'accord. Mais rejoindre le camp le plus fort juste pour avoir la paix et ne pas vouloir de répercussion derrière c'était un peu simple. Trop simple. Elias avait beau être gentil, compréhensif et large d'esprit, sur ce point-là il avait un peu de mal... après, il ne serait pas forcément méchant ou désobligeant avec ces personnes. Il discutait bien volonté avec le Vert, c'est juste qu'il considérait qu’ils n’étaient pas du tout sur la même longueur d'onde. Comme il venait de lui dire, Fletch' se considérait, à tord ou à raison comme un faible et pourtant personne ne pourrait lui faire ce genre de lavage de cerveau... peut-être que pendant ces deux ans il avait un peu rasé les murs, peut-être qu'il avait été plus "neutre" qu'il ne l'aurait du, mais jamais il avait du mal à la moindre personne pour protéger sa petite personne. Un autre point qu'il avait du mal à saisir pourquoi est-ce qu'on suivait ce genre de type si on ne les supportait pas ?! Même si la réponse était au final évidente, il aurait bien voulu l'entendre de la bouche du vert.

Pour ne pas avoir des ennuis à longueur de temps. A devoir se battre pour sa survie, on n'a plus trop le temps de se concentrer sur les faiblesses de l'ennemi... et ça m'a permis de protéger un peu certaines personnes. Des amis qui avaient déjà rejoints les rangs avant moi, pour différentes raisons, des pauvres gosses influençables qu'ils ont pris sous leur aile... ou ma famille. Ils sont dehors aussi, éviter de faire du grabuge ici me permettait en quelque sorte de ne pas attirer l’attention sur eux dehors.

Ce n'était pas faux, mais ça sonnait aussi comme un propos un poil égoïste. Pour moi, pour ne pas avoir d'ennuis. Pour cette tranquillité il était prêt à faire du mal aux autres et ça donnait au Jaune l'envie de vomir. Ils étaient tellement différent. Lui, il était plutôt du genre à ce que le bonheur des autres passent avant le sien... alors oui, ce genre de discours passait vraiment très mal. Néanmoins, il se passa une main dans sa tignasse tout en regardant l'autre garçon, en cherchant une vraie réponse, pas de simples accusations sans trop de fondement.

Mais tu as torturé combien de personnes pour ta propre survie ?! Bien sûr si tu as pu en aider certain , dont Caitlyn, ce dont je te serais éternellement reconnaissance, c'est vraiment quelque chose de bien... mais... mais la vérité c'est que je n'arrive pas à comprendre.

Autant être franc, de toute façon si le vert était aussi observateur que ça, il devait déjà le savoir, il devait déjà se douter de la réponse. Contrairement à ce qu'auraient fait d'autres personnes, il n'y avait même pas de réelles accusations dans les paroles du plus jeune, il voulait juste savoir, comprendre un point de vue totalement différent du sien, de ceux qu'ils côtoyaient. Parce oui, il ne fallait pas se leurrer, ses amis étaient tous des "résistants" des gens qui pour la plupart avaient fini aux cachots pour l'avoir trop ouvert. Il n'avait que peu côtoyé des gens comme Jero. Et puis les deux jeunes gens étaient finalement partis sur le caractère de la demoiselle Twain. Il n''aimait pas qu'on sous entende qu'il ne pouvait pas se défendre seul. Il le pouvait très certainement, c'est juste qu'il n'aimait pas la violence, et qu'il pensait sincèrement que les paroles valaient bien mieux que des actes.

Pardon. Loin de moi l’idée de remettre en question ta capacité à te défendre, j’ai juste été marqué par le caractère fort de Caitlyn.
[color=tomato] Oui, je sais, des fois, on est un peu le jour et la nuit tous les deux, mais après tout, on se complète plutôt bien au final.[b][color=tomato]

Et ils s'aimaient, et c'était certainement la chose la plus importante. Quant au fait de comment il vivait la situation depuis la rentrée.... Compliqué. C'était certainement le mot prédominant pour la plupart. Après ce qu'ils avaient vécu, rien n'était simple, rien.

Fais attention à toi et à ceux que tu aimes. Je pense qu’il n’y a pas meilleur conseil à suivre en attendant.
[b]Ne t'inquiètes pas, c'est déjà ce que je fais...
Il lui fit un petit sourire, avant de rajouter Et puis en tant que préfet, je crois bien, que je dois même faire attention à tout le monde... pas qu'à ceux que j'aime; ca serait vraiment injuste pour les autres.

Tout le monde avait droit à la même protection, la même considération, même s'il est vrai qu'on a tous plus de facilités à protéger ses amis qu'un être lambda.

Non. Je n’y compte pas vraiment, en fait. Dans deux ans, je partirai en université, loin d’ici certainement. D’ici-là… je compte juste me faire oublier. J’ai tenu deux ans dans l’ombre, alors je peux le refaire. Il y a des choses qui marquent beaucoup trop les esprits pour espérer les effacer d’un coup de baguette. J’aurais bien aimé que tout soit comme avant, évidemment, mais ce serait contre-productif et il faut savoir assumer ses actes.
J'espère que la situation s'arrangera pour toi quand même pendant tes deux dernières années, mais tu as raison sur un point, ça ne sert à rien de brusquer les gens, et assumer c'est certainement la meilleure des choses à faire.

Il ne savait pas trop quoi dire d'autres, alors avant de dire une grosse connerie, peut-être qu'il était temps qu'il y aille. Ils avaient bien fait le tour de sujet. Il avait enfin pu le remercier pour ce qu'il avait fait pour la bleue en juillet. Nouveau léger sourire sur son visage.

Je vais te laisser vaquer à tes occupations ! On se recroisera certainement bientôt... et puis si jamais un jour tu as besoin de parler, je pense que tu sauras où me trouver ça ne doit pas être bien difficile !
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MessageSujet: Re: Un couloir, des souvenirs.... •• Jeroen   Lun 16 Juin 2014 - 11:31

Attendre. Laisser faire les choses, en silence, assis devant le trou du lapin avec un collet, en espérant que ce sera le bon trou, celui par lequel le lapin sortira en premier. Et il finira bien par sortir, le lapin, ce n’est pas une bête qui peut vivre terrée indéfiniment, et puis s’il sort il ne se rendra même pas compte qu’il vient de tomber dans un piège, il n’en aura pas le temps. On attend, donc, en observant les voisins essayer d’enfumer les galeries à coup de brindilles sèches ne dégageant qu’un peu de chaleur, et susceptibles d’attirer d’autres bêtes ne craignant pas les flammes. Attendre…

- Je ne veux débusquer personne, Jeroen. Je veux juste la paix et la tranquillité à Poudlard, comme beaucoup ici. Et les gamins qui ont été tués et maltraités par les pro-supérieurs, par certains de ces même gamins qu'on traite de traîtres ; tu en fais quoi ?! Bien sûr que la méfiance peut faire du mal partout, mais personne n'a jamais demandé à personne de les soutenir. Je ne suis pas un héros, loin de là. Je ne suis pas courageux, ou autre, je suis peut-être comme la plupart de ces gamins que tu trouves faibles d'esprits, et pourtant je ne me suis jamais rangé de leur côté. Quant aux gens qui prônent toujours leur côté pro-supérieur, tu en fais quoi ?!
- Les illuminés, on les laisse ruminer dans leur coin, ça ne vaut pas la peine de leur prêter de l’attention. Quant aux autres… on réagit tous d’une manière différente à l’oppression, et la force d’esprit n’est pas la seule donnée qui entre en compte. C’est ce qui fait que la guerre est complexe. Si, pour sauver une personne qui t’est chère, on te demandait d’en blesser une autre, un inconnu, qu’est-ce que tu ferais ?

Il ne prenait pas l’exemple plus simple où Elias lui-même se ferait blesser : les résistants d’ici avaient des tendances un peu trop suicidaires pour que ce soit parlant. Oh, bien entendu, ils avaient le droit de préférer souffrir à la place des autres si ça les amusait, mais ils se foutaient bien de ce que Jeroen en disait. Et pourtant, il en avait des choses à redire sur cette méthode qui avait fait pas mal de dégâts sur ceux qui se faisaient un peu remarquer et, surtout, dans leur entourage proche ou non. Donc, reformuler la question : si on te demandait de frapper le dernier des inconnus pour sauver Cait, qu’est-ce que tu ferais ? Il haussa les épaules. Sa question n’attendait pas réellement de réponse, le débat durerait trop longtemps.

- Il n’y a pas de réponse universelle à cette question. Ça dépend de la sensibilité de chacun, de son vécu, des enjeux et de ce que l’on est prêt à sacrifier pour ce qui nous semble juste, ou plus supportable. Tu pourras même taper « effet de masse » sur Internet, si ça t’amuse.

Internet, typiquement moldu : eh oui, il connaissait et suivait leur mode de vie depuis son plus jeune âge, comme quoi il ne suffit pas d’être haineux des moldus pour faire du mal à autrui. Pour sa part, il avait sacrifié sa fierté en allant à l’encontre de son respect pour ceux qui se battaient, et il avait même fait semblant de ne jamais avoir eu ni mère ni sœur pour ne pas être rattaché à leur monde. C’était comme avoir sacrifié deux ans de sa vie et une partie de son âme. Question perception, il avait plus mal à sa fierté que honte de ses actes, mais comme il le disait, c’était une question de priorités et d’importance que l’on porte aux choses. Tant que sa famille n’apprenait pas ce qu’il avait fait, tant qu’il n’était pas renié, il se foutait bien du reste. De plus, il n’avait jamais donné la mort, s’arrangeant toujours pour faire craquer « ses » victimes avant qu’un timbré de Supérieur ait envie de les tuer parce qu’ils pleuraient trop ou ne parlaient pas assez. Exemple flagrant de l’importance qu’il donnait à la vie des autres, sorciers, moldus, crétins, rebelles à la noix, qu’importe. Ils étaient vivants et c’était important à ses yeux de savoir qu’ils rentreraient chez eux un jour. Alors oui, ça faisait mal, oui certains auraient préféré mourir que souffrir comme ça avait pu être le cas, mais encore une fois, il n’avait pas honte de ce qu’il avait fait. Des familles avaient retrouvé leurs merdeux vivants grâce à ça. Et le serpentard avait même le tact de ne demander aucune reconnaissance ou gratitude… Il n’était pas si mauvais, non ?

- Mais tu as torturé combien de personnes pour ta propre survie ?! Bien sûr si tu as pu en aider certains, dont Caitlyn, ce dont je te serais éternellement reconnaissant, c'est vraiment quelque chose de bien... mais... mais la vérité c'est que je n'arrive pas à comprendre.

Jeroen se referma. Cette question, on la lui avait déjà posée, parfois. Il n’avait pas le compte exact, il ne savait pas s’il fallait compter plusieurs fois une même personne abonnée aux cachots, mais il avait retenu les visages… Il aurait donc pu répondre un ordre d’idées. Sur deux ans… une bonne cinquantaine peut-être ? Pourtant, Elias voulait-il réellement connaitre ce chiffre maudit ? Tiré hors de son contexte, quelques blessés parmi une multitude d’atrocités, qu’est-ce que c’était, au fond ? Écouterait-il s’il disait que chaque élève, chaque moldu abimé par ses soins l’aurait été deux fois plus par certains de ses « camarades » de l’époque ? Non. De plus, il n’avait pas aidé (au sens habituel du terme) assez de personnes pour contrebalancer le nombre de personnes qu’il avait laissé croupir dans les cachots. Il sortait perdant de toute façon.

- Tu n’as pas besoin de comprendre. Ni de savoir. Je ne répondrai pas à ta question.

Son ton était sans appel, légèrement froid malgré ses efforts pour ne pas l’envoyer balader trop violemment. Même si Elias doutait et voulait comprendre, il y avait des choses que le serpentard ne disait pas, et on pouvait les lui demander avec les yeux doux et plein de bons sentiments qu’il se tairait comme une tombe. A moins qu’on le mette sous Veritaserum ; et encore, il y avait des techniques pour y réchapper, il s’était renseigné après que Rivers se soit amusé avec… Sauf qu’Elias n’avait pas de Veritaserum sous la main et demandait ça avec beaucoup trop d’innocences pour mesurer l’impact de la réponse. Il y avait une limite à ce que Jeroen pouvait assumer. Il avait fait du mal mais un chiffre, une simple donnée numérique, ça ne valait rien, ça ne prenait pas en compte l’intention et le contexte propre à chaque rencontre…

Parlons de choses plus légères. Caitlyn avait un effet fédérateur, un truc de dingue. Jeroen était content de l’avoir de son côté, mais il avait intérêt de continuer à rester discret avant qu’elle ait des soucis à cause de lui. En attendant, tout ce qu’il pouvait faire, c’était réorienter la réflexion du poufsouffle sur un sujet qui obnubilerait ses pensées, autre que le palmarès sombre de Jeroen.

- Oui, je sais, des fois, on est un peu le jour et la nuit tous les deux, mais après tout, on se complète plutôt bien au final.

C’est bien. Reste innocent, garde des priorités légères, ça vaut mieux pour toi. Une trop grande conscience du monde et de la nature humaine rend souvent les gens malheureux…

Ne t'inquiète pas, c'est déjà ce que je fais... Et puis en tant que préfet, je crois bien, que je dois même faire attention à tout le monde... pas qu'à ceux que j'aime ; ça serait vraiment injuste pour les autres.

Il hocha la tête. C’était exactement ça. Pas que lui-même avait besoin d’aide, il pouvait se débrouiller tout seul, mais des tas de gamins avaient besoin d’un soutien, même les anciens pro-Supérieurs. Ils avaient droit à une nouvelle chance, et Rivers la leur avait donnée en les laissant rester à Poudlard, il fallait respecter ça. Quant à lui…

- J'espère que la situation s'arrangera pour toi quand même pendant tes deux dernières années, mais tu as raison sur un point, ça ne sert à rien de brusquer les gens, et assumer c'est certainement la meilleure des choses à faire.
- Ouais. On verra bien.

Mais il avait peu d’espoirs. Il ne faisait déjà pas l’unanimité auparavant, alors maintenant qu’il était casé dans le mauvais camp, il avait peu de chances d’en sortir. A moins d’attendre et de disparaitre par la grande porte, et non comme un voleur coupable… Elias devrait plutôt s’inquiéter pour sa pomme. Apprendre à se défendre et à défendre Cait, parce que ce monde n’était pas rose et ne le serait certainement jamais.

- Je vais te laisser vaquer à tes occupations ! On se recroisera certainement bientôt... et puis si jamais un jour tu as besoin de parler, je pense que tu sauras où me trouver ça ne doit pas être bien difficile !
- Merci, mais comme je te le disais, je préfère observer que papoter de ma vie. Et toi, apprends à te battre, tu en auras besoin bien assez tôt.

Un peu trop tôt, même… Les paroles de Cody lui revinrent en tête. « Tiens-toi prêt. » Il ne savait pas quand, mais « ça » allait revenir et ils avaient intérêt d’être prêts, sinon ça risquait d’être une hécatombe après la défaite mal digérée des Supérieurs… Il réajusta ses livres dans ses bras. Vivement qu’il puisse se poser et arrêter de penser cinq minutes à ce qui allait leur tomber dessus très prochainement. Ensuite il pourrait repartir en chasse...
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