AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Qui a peur du "grand" méchant Bleu ?! •• Charleen

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 1503
Date d'inscription : 28/10/2013
Crédits : Ludies; gif tumblr
Double Compte : Elias & Matthew & Keane & Benjamin & Jonah



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2417-connor-oo-it-s-not-unusual-to-
MessageSujet: Qui a peur du "grand" méchant Bleu ?! •• Charleen   Dim 12 Jan 2014 - 12:21


Vendredi 3 octobre 2014

Vendredi. Bonne journée en perspective ! Les cours de la journée étaient plutôt intéressants, bon mis à part l'histoire de la magie mais c'est la matière qui voulait ça. Il n'avait jamais entendu dire quelqu'un qu'il aimait cette matière parmi toutes ses connaissances. Il fallait être un peu fou pour pouvoir être professeur de cela non ?! Bon, sinon, Défenses Contre les Forces Du Mal. Rien à dire, mis à part qu'il se serait bien passé de voir la tronche de Rivers tout le long des deux heures. Il savait qu'il devait faire profil bas. Vu son statut de pro-supérieur, Connor était loin d'être privilégié et il espérait que le nouveau directeur ne l'avait pas trop à l’œil, et qu'il ne le jugerait pas plus sévèrement lors de prochains examens. Sortilèges ? Rien à dire non plus, mais son petit plaisir de la journée était quand même les Runes anciennes avec Seren. Quelle bonne professeur  -et dans tous les sens du terme- ! Non, il l'adorait vraiment, et le fait qu'ils partagent les mêmes idées sur les nés-moldus y était peut-être pour quelque chose ! Et puis, après ce dernier cours divin, c'était le week-end ! Oui, vraiment le vendredi était une bonne journée !


Il était dix huit heures passées, quand Connor sortit dans le parc, et déambula un peu jusqu'au stade quidditch. Il avait  encore un petit moment avant que l'équipe de Hufflepuff arrive pour l’entraînement, le Bleu pouvait donc profiter des gradins, sans être dérangé par personne. Il avait besoin de prendre l'air, il avait besoin d'être seul, de respirer. Il avait du mal à se refaire à ce nouveau "régime" de la rentrée, que les nés-moldus soient vu comme des sorciers "normaux". Même si revoir sa famille lui avait du bien, Tveit aurait préféré que les supérieurs restent au pouvoir, partager de telles idées en étant sûr de pas se faire renvoyer c'était quand même le pied non ?! Et puis s'ils étaient restés, cela voudrait dire que la bataille du 20 juillet n'aurait pas eu lieu, ou pas dans ces proportions et qu'Elinor serait donc toujours en vie. Sa -feu- petit amie lui manquait, chaque jour en peu plus, il continuait encore et toujours à y penser, ressasser  ce jour-là. Elinor l'obstinait totalement, à un tel point qu'il avait l'impression qu'il allait devenir dingue.

Cela faisait peut-être une dizaine de minutes qu'il était-là, lorsqu'il entendit un petit bruit de pas léger, discret.... Tveit leva alors la tête et remarqua une petite silhouette. Oh tiens Thomson ! Un petit sourire naquit sur les lèvres du Bleu. La petite Jaune avait l'air toujours aussi... elle-même. Fragile. Peureuse. Craintive. Faible... Bref tout ce qu'il détestait. En même temps, quand on atterrissait chez les Hufflepuffs il ne fallait pas s'attendre à grand chose de ces gens-là. Fletcher. Crawley. Harris... Aucun ne valait grand chose. Ouais, pour Tveit, les jaunes étaient juste les "mauvais".  Autrement dit, il voyait en Charleen, l'occasion de se détendre et de s'amuser un peu. Contrairement à Twain qui lui donnait du fil à retordre (mais  c'était savoureux), contrairement à d'autres personnes, il se doutait que la blondinette n'allait pas trop se défendre. Quant à Jenkins, et bien qu'elle vienne si jamais elle apprenait qu'il avait embêté sa geignarde de petite sœur.  Se levant, il se dirigea vers la sang-mêlée avant de prendre la parole Miss Thomson ! Je suis étonné de te voir ici...  seule. Toi qui peur de ton ombre, tu sais que le soleil va bientôt se coucher et qu'après il va faire noir... D'accord, c'était assez nul ce qu'il venait de dire, mais bon, il voulait juste la rabaisser un peu, rien de plus rien de moins. Sourire sur le visage, il s'était approché de la demoiselle. S'il espérait la voir chouiner un peu ? Oui, parce qu'aussi horrible que cela puisse paraître, cela lui remonterait le moral... mais promis, il n'y aurait que des attaques verbales, aucune physique. Alors petite Jaune de quoi es-tu capable ?

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 836
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: Qui a peur du "grand" méchant Bleu ?! •• Charleen   Mer 15 Jan 2014 - 22:51

« Un peu plus de nerfs bordel ! Vous vous croyez où là, à DisneyLand ?! »

Je serre les dents et étouffe un couinement. Mes doigts blanchissent tant ma main se crispe autour de ma baguette. La boule au ventre, j’ai les larmes aux yeux avec pour seule envie de fuir loin de cette salle, de ce cours, de ce professeur maudit. Mr Rivers me terrifiait jusqu’à la moelle. Il était l’archétype de l’Homme qui me tétanisait et lorsqu’ils nous mettaient face à des épouvantard, j’arrivais encore moins à lancer mon sort du Ridiculus. J’étais dans la grande majorité des cours une bonne élève, et je suis sûre que j’aurai pu l’être aussi en Défense Contre les Forces du Mal, mais il suffisait qu’il se trouve dans les parages pour que j’en perde mes moyens. J’étais frustrée et terrifiée. Je répétais les sorts sans cesse pour m’entrainer et je me débrouillais plus bien mais une fois dans cette salle, c’était finit. Tremblement, angoisse de l’échec, de faire un faux pas, de ce faire hurler dessus, de se retrouver face à une difficulté. Bref, la totale. C’était plus fort que moi, la peur s’insinuait vicieusement entre mes veines pour y venir faire trembler mon cœur, le faisant battre à tout rompre, accélérant ma cascade sanguine jusqu’à mon cerveau qui lui, frémissait déjà d’angoisse. Et je serrais les dents, ravalant mes larmes pour ensuite les laisser éclater dans ma chambre, tête dans l’oreiller. J’étais peut-être pathétique, mais je n’arrivais pas à garder un quelconque contrôle avec lui. Et c’était pire depuis qu’il était devenu  Directeur.

J’essaie de me raccrocher à quelque chose de rassurant, comme papa ou même Riley. Mais j’échouais lamentablement… Encore. Je ne veux qu’une chose, la fin du cours. Et lorsque la délivrance sonne enfin, je m’échappe. Non, je fuis. J’attrape mon sac, le jette sur mes épaules et sors de cet endroit le plus vite possible, le rouge au joue, les larmes aux yeux. Je suis furieuse. Furieuse contre moi. Contre Rivers. Contre cette … Faiblesse maladive. Incapable de savoir gérer mes émotions, d’être à ce point émotive. J’accélère le pas, désireuse de fuir le château. J’ai besoin de prendre l’air et d’aller pleurer tout mon saoul ailleurs qu’ici. Je prie secrètement pour ne croiser ni Riley, ni qui que ce soit susceptible de s’inquiéter de mon cas. Pour le coup, je n’ai pas envie. Je ne veux voir personne, juste me laisser aller à mon pathétisme débile. Oui, j’étais fragile, mais je sais aussi que j’peux avoir un caractère de cochon et là pour le coup, je n’avais envie d’aucune douceur. Juste de me haïr dans mon coin durant une petite heure et de retrouver la paix une fois que cette bulle que je me construis chaque jour, m’enveloppe de sa douce chaleur et m’apaise. Haïr Rivers en silence, haïr mon incompétence à gérer mes émotions. Papa me dit que ça me rend encore plus adorable. Mais ça, c’est  juste parce qu’il m’aime et que je suis sa fille. Je sais que c’est une part de moi que je ne pourrais peut-être jamais changer mais j’aimerais au moins savoir garder un minimum de contrôle … face à Rivers.

Mes pas rageur m’emmènent droit vers le terrain de quidditch sans que je n’y fasse réellement attention. Et d’un côté, ça m’arrange. S’il n’y avait pas entrainement, je pourrais m’écrouler sur les gradins et me laisser aller comme je veux. En attendant, tu retiens tout okay ? Pas tant que tu n’es pas isolée et sûre d’être tranquille. Mais plus je pense à mes gestes perdue et désorienté de tout à l’heure lors de l’apprentissage d’un nouveau sort, plus les larmes montent. J’ai du mal à supporter l’échec, ne serait-ce que pour papa qui s’est tué à m’élever seul et à me donner une éducation digne de ce nom. J’peux pas le décevoir avec une sale note, ni avec mon incompétence à lancer un sort parce que je n’arrive pas à me gérer … Je repense à Rose et à ma proposition de prendre des cours supplémentaires. Peut-être que ça m’aiderait. J’en sais trop rien. Je pourrais demander de l’aide, mais je n’ai pas envie. Pas maintenant. J’veux essayer de me débrouiller toute seule pour une fois. Je serre les poings et arrive enfin au stade. Je vais y pleurer un bon coup, rentrer à la salle commune après une bonne douce chaude et m’emmitoufler dans mon pyjama, ma couette, serrant Circé et Liam ma peluche –oui je leur donne des noms, ça me rassurais quand j’étais enfant de me dire qu’ils étaient des êtres vivants…- pour ensuite continuer mon livre « Autre monde », pour m’évader ailleurs. Loin d’ici et me déconnecter de tout ce qu’on a pu connaitre. Malgré la violence parfois présente dans l’histoire, j’aimais voguer avec Matt et Tobias au travers un monde différent du notre, où la nature y avait reprit ses droits.

Puis Rivers refait surface… Il me gâche tout. Toujours. La frustration au bord du cœur, je pénètre dans le stade où un silence profond y régnait. Et au moment même où je veux grimper dans les gradins les plus hauts pour y déverser ce qui me fait naitre une boule douloureuse dans la gorge, j’entends un frottement. Sursaut immédiat, ma main droite se crispant sur la lanière de mon sac pendant que ma main gauche vient instinctivement se porter sur ma baguette.

- Miss Thomson ! Je suis étonné de te voir ici...  seule.

Non… tout mais pas ça. Pas ce soir. Je relève la tête et me prends son sourire narquois direct au visage. Je ravale mes larmes, sentant la rage rongé mes entrailles. Je n’avais pas besoin de ça, de lui. Pas maintenant. Je voulais juste rester seule un moment, sans aucun élément perturbateur pour m’ennuyer ou me gifler plus fort le morale…

- Toi qui a peur de ton ombre, tu sais que le soleil va bientôt se coucher et qu'après il va faire noir...

L’agression me piqua au vif. Connor Tveit… Des Serdaigles. Un 8ème année qui m’a prit en grippe depuis déjà quelque temps et qui ne se lasse pas de me balancer des horreurs à la figure dès que l’occasion se présente. Je n’en ai parlé à personne, sauf à Rose à qui j’en ai touché quelques mots, mais c’est tout. Et je ne voulais pas le faire avec Riley… pas parce que j’voulais pas me confier à elle, même si notre relation fraternelle était encore très jeune, mais… peut-être parce que j’me disais qu’elle avait déjà bien a faire avec sa propre vie. Ses cours, les entrainements de Quidditch et puis, elle doit avoir aussi ses soucis. Pas besoin de lui rajouter les miens en plus.

Je baisse aussitôt les yeux, ne voulant pas affronter Connor. La force me manquait pour tenir ce soir alors tout, plutôt que de me mettre à pleurer devant lui. Lorsqu’il commence à s’approcher, descendant doucement vers moi, je tente d’enjamber un banc, trébuchant maladroitement, me rattrapant à celui d’en face. La honte me submerge et me donne le feu aux joues. Je me mord la lèvre, refusant de verser une larme sous la colère d’être si nulle et si… stupide.

« Fiche moi la paix Connor. Si tu veux passer tes nerfs sur moi, choisis un autre jour. »

Voix tremblante, à peine crédible. C’est un brasier qui prend part de mon corps entier, me faisant cogner le cœur comme un fou contre ma poitrine. Je sens le grand brun s’approcher de moi, de manière plus habile, plus légère. J’suis pas pataude, c’est lui qui … m’rends nerveuse. Allez, laisse-moi tranquille. S’il te plait. Et crois-tu vraiment qu’il va entendre tes lamentables pensées ? Sa présence me gêne, elle est lourde, oppressante et dérangeante. Le peu de fois où j’ai eu de la répartie, je me suis faite rabaisser comme une moins que rien, au statut du chiot fragile sur le bord du trottoir sous une pluie battante. Il m’humiliait. Me couvrait de ridicule. Et c’était insupportable.

« Arrête de me suivre. J’t’ai dis de me laisser tranquille, trouve.. toi quelqu’un d’autre si tu veux faire mumuse. »

J’essaie de m’affirmer, mais je sais d’avance qu’il s’en fou et qu’il a plus d’une attaque dans son sac. Malgré le fait d’être en pleine air, j’ai cette sensation d’étouffer, d’être trop petite, d’être trop serrer dans mes vêtements et d’un  geste fébrile, je tente de dézipper mon gilet rose pâle. Ma main tremble et c’est bêtement que je trébuche une seconde fois, laissant cette fois mon sac s’écraser lamentablement sur le sol, trop loin de moi pour que je ne le récupère sans avoir à enjamber deux bancs. Je me mords la lèvre plus fort, lâchant un soupire de lassitude. C’était pas une bonne journée. Non, vraiment pas. Et pour le coup, j’aurai donné n’importe quoi pour ne pas avoir eu la stupide idée de venir ici pour y trouver la tranquillité. Larmes aux yeux, j'ai le cerveau tellement oppresser par la présence de Connor que je n'ai même pas le réflexe de lancer un Accio vers mon sac. Maladroitement, j'enjambe le premier banc, tentant au mieux de l'ignorer.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1503
Date d'inscription : 28/10/2013
Crédits : Ludies; gif tumblr
Double Compte : Elias & Matthew & Keane & Benjamin & Jonah



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2417-connor-oo-it-s-not-unusual-to-
MessageSujet: Re: Qui a peur du "grand" méchant Bleu ?! •• Charleen   Sam 18 Jan 2014 - 12:31

Il y a des journées avec, et des journées sans, et il fallait bien l'avouer qu'aujourd'hui c'était plutôt avec ! Tant mieux, une fois de temps en temps cela ne pouvait pas faire de mal n'est-ce pas ?! Et comme si le destin voulait lui faire un cadeau, bientôt Charleen arriva dans les gradins... et ça c'était un véritable bonheur. Quelqu'un qu'il allait pouvoir embêter, histoire de bien finir sa journée ! Que demande le peuple n'est-ce pas ?! C'était parfait. Bon, bien sûr, il aurait certainement préféré avoir quelqu'un avec un peu plus de répondant, mais bon la Jaune c'était déjà pas mal. Un peu un genre de brebis que l'on donne au loup, une proie inoffensive de premier choix. Ce n'était certes pas très malin d'agir et de penser comme cela, mais Tveit s'en contre fichait. Elle était faible, pathétique et il allait une fois de plus démontrer à quel point ! Le Ravenclaw s'était donc avancé vers elle, sourire sur les lèvres tout en prenant la parole, tout en se moquant plus ou moins gentiment d'elle. Ce n'était  certainement pas très agréable d'entendre de la bouche d'un type qu'on déteste que l'on a peur de tout, mais Connor avait déjà fait bien pire (avec Twain par exemple), alors dans son malheur la plus jeune était certainement un peu chanceuse ! En deux phrases il pouvait déjà apercevoir avec plaisir à quel point  ce qu'il avait dit avait touché la jolie blondinette. En combien de temps est-ce qu'il arriverait à la faire pleurer, ou alors à l'énerver assez pour qu'elle lui réponde enfin quelque chose de plus virulent que des petits "laisse-moi tranquille". Ridicule.

« Fiche moi la paix Connor. Si tu veux passer tes nerfs sur moi, choisis un autre jour. » Oh pauvre petit bichon. Bien sur qu'il va repasser un autre jour, c'est bien son genre d'ailleurs... Cette petite phrase eut certainement l'effet inverse, Tveit eut un bref petit rire avant de se passer une main dans les cheveux. Elle était si risible, si pathétique, et cette phrase  totalement ridicule montrait bien à quel point elle était faible. Le jeune homme haussa finalement les épaules  Tu sais que ce n'est pas en chouinant à moitié que tu arriveras à me convaincre ?! C'est quoi ce ton de voix ? J'ai rien dit, que tu "trembles" déjà ?! J'te fouts la trouille à ce point ?! Est-ce que la situation l'amusait ? Oui. Il aimait tirer cette faiblesse, en jouer encore et encore. Il aimait la rabaisser pour lui faire comprendre à quel point elle était nulle. Ce n'était pas correct, ce n'était pas digne d'un chic type ! Cela tombait  bien, il ne voulait pas être un type "bien". Connor voulait juste continuer à dire ce qu'il pensait tout haut, même si cela ne plaisait, il voulait continuer à appuyer là où ça faisait mal pour montrer à tous les sang-purs non convaincus, que  les nés -moldus étaient faible, et dans le cas de Charleen, vu qu'elle était de sang-mêlée, que c'est son côté "moldu" qui la rendait aussi niaises. Un peu comme pour Fletcher d'ailleurs. L'un ne valait guère mieux que l'autre.

« Arrête de me suivre. J’t’ai dis de me laisser tranquille, trouve.. toi quelqu’un d’autre si tu veux faire mumuse. » Ouhhh. Je suis terrifié ! Mais, Charleen... si je continue de te suivre, tu vas me faire quoi au juste ?! Te mettre à pleurer, je crois que c'est un don c'est toi pleurer, pour ou rien. Raclement de gorge de la part du garçon, avant qu'il reprenne. Il y a juste un petit soucis, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué... on est que tous les deux ici, je n'ai donc personne pour faire "mumuse" comme tu le dis bien. Et puis je dois avouer que je t'aime bien, t'es marrante comme fille. Oui, oui, il la trouvait vraiment marrante, ou du moins il trouvait drôle les réactions qu'elle voulait avoir à son égard. D'ailleurs, alors qu'elle tentait  d'ouvrir son gilet avec sa petite mimine toute tremblante (pauvre chose fragile), la Jaune avait trébuché et le sac de cette dernière avait ainsi atterri plus loin. Whoaw. Et t'as deux pieds gauche en plus. Et bah dis donc, la génétique n'a vraiment pas été en ta faveur. Il aurait pu s'arrêter en voyant qu'elle avait les larmes aux yeux, mais non...il avait fallu qu'il lui rappelle ça, comme si c'était une évidence.

Charleen essayé à présent d'enjamber le premier banc pour aller récupérer son sac... elle avait avançait sous le regard attentif de Tveit qui ne put s'empêcher de dire A ta place, je  ferais attention... tu risques de tomber en enjambant les bancs, pour peu que que tu te fracasses la tête sur un autre banc... ça serait quand même dommage de mourir pour un sac non ?!  Il l'avait laissé arriver jusqu'au sac et, avant qu'elle ait réussi à le prendre en main, il avait lancé un accio. Quelques instants après il avait le sac en main. Il poussa un long soupir, avant de lever les yeux au ciel. Je ne sais même pas ce que tu fouts ici. En septième année et même pas capable de penser à un sort de première... Quelques secondes de silence, et alors qu'il aurait pu examiner le sac, son contenu ou l'envoyer très loin, l'accrocher à un arbre ou ce genre de connerie, il se contenta de le poser sur le banc devant lui. Ce genre de blague débile, très peu pour lui, ou du moins aujourd'hui il n'y tenait pas tant que ça, il préférait répondre, il préférait juste rabaisser par des répliques, comme ça, n'importe qui -ou presque- était censé pouvoir faire de même avec lui... que l'on soit bon ou non en magie. C'est d'ailleurs plus ou moins pour cette raison qu'il n'avait même pas cherché à la faire tomber lorsqu'elle avait enjambé les bancs. Alors, voyons maintenant ce qu'elle la blondinette avait à répondre à cela ![/color]
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 836
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: Qui a peur du "grand" méchant Bleu ?! •• Charleen   Mar 21 Jan 2014 - 22:14

Tout avait mal débuté et c’était bien partie sur cette lancée. Il enfonce le couteau un peu plus dans la plaie et moi je n’ai qu’une envie c’est de pleurer comme une enfant pour aller ensuite me blottir contre Circée, tentant d’oublier ce pauvre type. La colère me submerge aussi vite que la cruauté de la situation. Ses paroles résonnent encore dans ma tête comme une sorte d’écho perpétuelle qui ne se finira jamais.. « Tu sais que ce n'est pas en chouinant à moitié que tu arriveras à me convaincre ?! C'est quoi ce ton de voix ? J'ai rien dit, que tu "trembles" déjà ?! J'te fouts la trouille à ce point ?! »

Je me fais honte autant que je me fais pitié. Si papa avait été là, il l’aurait accueillit d’un de ses regards froid, bleu acier, qui suffit à clouer le bec à n’importe qui sur cette terre. Mais Papa n’était pas là, ni Riley, ni qui que ce soit pour m’aider à me dépêtrer de Connor. Non, j’étais seule et il fallait que je fasse avec, point. Je lui dis alors d’arrêter de me suivre, qu’il se trouve une autre victime que moi. Il y a je ne sais combien d’élève entre ses murs alors pourquoi est-ce que c’est moi que tu viens chercher hein ? Je ne souhaite pas le malheur à qui que ce soit, mais je sais d’avance que je vais me laisser bouffer par ce crétin parce que la peur va me tétaniser, me paralyser, comme d’habitude. La peur de quoi ? Qu’il ne se mette trop en colère, qu’il me fasse mal. A moi ou même à Riley.

« Ouhhh. Je suis terrifié ! Mais, Charleen... si je continue de te suivre, tu vas me faire quoi au juste ?! Te mettre à pleurer, je crois que c'est un don c'est toi pleurer, pour ou rien. Il y a juste un petit souci, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué... on est que tous les deux ici, je n'ai donc personne pour faire "mumuse" comme tu le dis bien. Et puis je dois avouer que je t'aime bien, t'es marrante comme fille»

J’ai serré les poings, j’ai trébuchée, lamentablement. Je voulais vomir ma colère et la lui jeter en pleine face mais j’en étais incapable. J’avais cette sensation qu’un poids énorme m’appuyait sur les épaules pour me baisser encore et encore, jusqu’à embrasser la terre et me faire sentir  un peu plus petite et soumise à sa pression verbale.

« Whoaw. Et t'as deux pieds gauche en plus. Et bah dis donc, la génétique n'a vraiment pas été en ta faveur. »

C’était trop. L’océan au bord des yeux, j’ai envie de fuir, de lui tourner le dos et de courir loin pour l’oublier et m’oublier. La douleur de ses paroles s’immisce avec violence entre mes côtes pour venir me gifler le cœur avec une force sans nom. Qu’aurait fait Riley dans cette situation ? Elle lui aurait refait son portrait, j’en suis sûre. Mais moi j’en suis incapable parce que je ne vaux rien de ce côté. Je n’ai aucun courage pour quoi que ce soit et tout me donne la nausée. D’un geste fébrile, je glisse une mèche de cheveux qui me brouille la vue en plus des larmes, derrière mon oreille. Ne pas lui répondre. Ne pas lui donner cette satisfaction de me voir répliquer. Sois plus forte que ça, le silence est le meilleur des mépris parait-il. J’enjambe doucement le banc pour aller récupérer mon sac, tâchant de ne pas me ridiculiser un peu plus.

« A ta place, je  ferais attention... tu risques de tomber en enjambant les bancs, pour peu que que tu te fracasses la tête sur un autre banc... ça serait quand même dommage de mourir pour un sac non ?! »

Je m’arrête un instant… les mots me brûlent les lèvres et la gorge. Okay, j’étais une froussarde de première mais j’avais aussi un sacré caractère si je le voulais. Et là, Connor me poussait à l’extrême, à croire que c’est ce qu’il souhaitait. Qu’il aille lui-même enjambé le banc pour se fracasser la tête sur une rambarde… Non. J’suis un monstre de penser comme ça. Mais tu crois que lui ce gêne pour te sortir des immondices pareil? Non bien sûr que non … Et au moment où la formule d’accio me parvient aux oreilles, je me maudis. Avec une violence nouvelle. Je ne suis qu’une débile couplé de la stupidité la plus vraie. Je n’ai même pas été fichu d’y penser, trop perturbé, trop tremblante face à ce type qui me donne la nausée à la seconde même où je croise son regard dans le couloir. Je regarde accablée, mon sac atterrir en douceur dans les mains de Connor.

« Redonne-moi ça Connor. Tu commence à devenir chiant, tu commence à m’taper sur les nerfs et j’en ai marre alors redonne moi mon sac. T’es qu’un gamin ! »

Ma voix monte dans les aigües sous la colère qui se mêle à la panique. Car à  l’instant où mes mots sont sortis de ma bouche sans que je ne puisse les retenir, je les regrette. Encore et toujours… Je serre les poings, serrant les dents à m’en faire mal et je sens cette larme, traitresse de mes émotions, rouler sur ma joue jusqu’à mon menton. Je l’essuie d’un geste rageur. Je m’en veux d’être aussi stupide et faible en cet instant. Je bouillonne, j’ai la sensation qu’un volcan prend naissance au creux de mes tripes, prêt à exploser toute sa rage, venant consumer ma peur.

« Je ne sais même pas ce que tu fouts ici. En septième année et même pas capable de penser à un sort de première... »

Et là, ce n’est pas de la peur qui vient me fouetter avec violence, mais une douleur vive et présente. Je remets le compteur à Zéro dans ma tête. Il est allé trop loin, je suis perfectionniste et je sais ce que je vaux en matière de cours, alors autant dire que sa petite réflexion venait de me blesser dans mon estime de bûcheuse invétérer. Si papa avait été là, je lui aurais fais honte… Non, en réalité, je me serais fais honte à moi-même d’avoir eu l’inintelligence de réagir comme j’aurai du le faire. Je ne suis pas une incapable, j’suis peut-être fragile, naïve et empotée, tout ce que tu veux, mais j’suis pas une incapable. J’ai buché des années pour être à la hauteur et sortir du lot au moins quelque part, pour papa, mais aussi pour maman, avec l’espoir stupide que de là haut, elle pouvait voir à quel point je me battais au quotidien pour qu’elle soit un minimum fière de moi. Je me battais aussi pour faire honneur à l’éducation que papa s’était acharné à me donner.

Maman, papa, tout un torrent d’émotion qui vient me rendre furieuse, rendant mes tremblements incontrôlable. Il parait que ce sont les plus fragiles qui sont parfois les plus « dangereux » sous l’effet d’une violente colère. Et celle-ci prend déjà le dessus avant même que je n’en puisse saisir la moindre goutte. Ma main vient d’un geste vif saisir ma baguette et la brandit droit sur lui :

« Babillum !* »

Et il fit mouche. A la seconde même où Connor tenta de parler, ses paroles furent insensées. Il pouvait aussi bien dire « L’arbre mange gargouille il pomme » que «  imbécile je vert cours » que ça aurait été pareille. Furieuse, je garde ma baguette droit devant moi, prête à riposter à la moindre répliquer, les jointures de ma main blanchit tant je la serrais entre mes doigts. C’était finit, pas ce soir Connor. J’étais fatiguée, hors de moi et blessée dans mon estime. Je ne suis qu’une petite chose fragile qui passe son temps à chouiner et à rester pétrifier, mais j’ai mon caractère et même s’il se manifeste trop peu souvent, il est quand même présent. Et tu en feras les frais, même si je dois m’en mordre les doigts par la suite. A vrai dire, je suis tellement dans une rage intense que je n’en ai même pas conscience et je ne m’inquiète pas des conséquences qui suivront sûrement. Et je sais déjà que lorsque ça m’arrivera, je n’aurais que mes yeux pour pleurer…

« N’essaie pas de parler.  Tu diras toujours des choses stupides et insensées, sortilège ou non. »

Ton froid mais tremblant. Il ne fallait pas non plus trop m’en demander. Je reste bien campé sur mes jambes, le regardant se couvrir de ridicule à s’égosiller comme un abruti tentant de dire quelque chose de compréhensible. Maintenant, je veux partir loin d’ici, avant qu’il ne tente quoi que ce soit, avec que ce p’tit tour ne se retourne contre moi, même si je me dis que pour le coup papa aurait pu être fière de moi. Je sens une pointe de peur percer cette carapace fragile et éphémère que je m’étais construite durant quelques secondes pour me donner le courage de lui lancer ce sort. J’essaie de l’ignorer mais plus elle s’insinue, plus elle me ronge. Je me ressaisis, au moins j’lui ai prouvée que je n’étais pas si nulle que ça, que je savais … Me défendre. J’avais fais la promesse à Rose que nous ferions des efforts pour nous affirmer un minimum mais aussi pour s’entrainer à nous défendre afin que cette fois, nous servions à quelque chose. Ce soir, c’était chose faite. Du moins, à demi…

Je m’apprête à lancer mon « Accio » pour récupérer mon sac et à détaler comme un lapin. Je sais que je devrais rester et affronter ce que je devais affronter. Mais je sais aussi que cette assurance qui était déjà entrain de s’effilocher, ne durera pas et je vais finir morte de trouille, en larme, à genoux sur le sol.

Et à réfléchir à toutes ces bêtises donna de précieuses secondes à Connor pour agir…



* Babillum : Rend insensées les paroles de la personne visée.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1503
Date d'inscription : 28/10/2013
Crédits : Ludies; gif tumblr
Double Compte : Elias & Matthew & Keane & Benjamin & Jonah



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2417-connor-oo-it-s-not-unusual-to-
MessageSujet: Re: Qui a peur du "grand" méchant Bleu ?! •• Charleen   Ven 24 Jan 2014 - 11:31

Il fallait bien l'avouer, cette situation était totalement ridicule... Pourquoi continuer à chercher la demoiselle alors qu'elle n'avait pas de répondant ?! Connor n'avait pas vraiment de réponses. Peut-être parce que cela l'amusait, peut-être parce qu'il espérait qu'enfin, elle allait lui sortir des répliques dignes de ce nom... mais nom. Tout ce qu'elle avait réussi à dire jusqu'à présent amusait plus qu'autre chose le bouclé et d'ailleurs, il ne se gênait pas lui faire bien comprendre... Et puis rapidement, elle avait trébuché augmentant encore une fois l’hilarité du jeune homme. Pauvre fille, vraiment, elle n'avait pas été gâtée par la nature, sauf peut-être physiquement, mais même là, elle ne valait pas sa propre sœur. Qu'est-ce que ça faisait d'être le vilain petit canard de la famille ? Il faudrait qu'un jour il songe à lui poser, mais pas pour l'instant. Non, à présent, il était plutôt captivé par le fait que la Jaune semblait déjà prête à pleurer. Petite nature ! Ce n'était pas possible d'être aussi chouineuse ! Il tenta d'en faire abstraction, et continua donc son petit jeu de provocation en lui signalant qu'elle ferait mieux de faire attention en enjambant les bancs, car, maladroite comme elle est elle risquait de se tuer. Pourquoi faisait-elle cela d'ailleurs ? Pour aller chercher son sac qui s'était "envolé" lorsqu'elle était tombée quelques minutes plus tôt.

Une fois que Charleen fut proche de son bien, Connor lança un petit accio au sac avant de le récupérer. En douceur. Il espérait qu'elle se maudissait à présent... et c'est à ce moment-là que la Hufflepuff retrouva la parole. Redonne-moi ça Connor. Tu commence à devenir chiant, tu commence à m’taper sur les nerfs et j’en ai marre alors redonne moi mon sac. T’es qu’un gamin ! Il grimaça un peu, avant de lui faire un grand sourire, histoire de lui montrer qu'il se fichait bien qu'elle le traite de gamin, ou autres; que cela ne le touchait aucunement. Tu sais que me tuer un tympan en montant dans les aigus c'est pas la solution... Parce que-là tu fais plus hystérique d'autre chose. Et pour un sac c'est bien dommage. Il se tut quelques secondes avant de continuer Et en fait, ça te rend encore plus pathétique. Et j'suis pas un gamin... J'utilise ma baguette, à bon escient, contrairement à toi. Si j'étais un gamin.... ton sac je te l'enverrai dans le saule cogneur. Il ne tarda pas à rajouter qu'en septième c'était quand même inadmissible qu'elle n'arrive pas à penser à un sort tel qu'accio. C'est vrai ça ? Qu'est-ce qu'elle faisait ici si elle ne pratiquait pas de magie en dehors des cours ?! Qu'elle retourne avec les moldus et compagnie, en tout cas ça ferait une tâche en moins dans l'école ! Ce n'était certes pas très malin de dire des choses comme ça, mais il voulait la repousser dans ces derniers retranchements pour voir de quoi elle était capable... Est-ce qu'elle allait enfin lui sortir un sort ou une réplique digne de ce nom ou est-ce qu'elle allait se mettre -encore une fois- à pleurer, telle était la question qu'il se posait pour l'instant.

Babillum ! Hein ?! Quoi ?! Oui, il était assez surpris qu'elle lui ai jeté un sort -et, étonnamment dans le bon sens du terme-... par contre le sort choisi, le laissait quand même quelque peu perplexe. Pourquoi ce sort ?! N’essaie pas de parler.  Tu diras toujours des choses stupides et insensées, sortilège ou non. Non sans blague ?! Il connaissait ce sort, mais il est vrai qu'il ne l'utilisait jamais. Il se mordit violemment la langue pour s'empêcher de répliquer quelque chose immédiatement. Il était clair que la seule chose qu'elle voulait c'est qu'il se taise.... mais... non, ça marchait pas comme ça. Veau roi marche balais! autrement dit "et après c'est moi le gamin". Zen Connor. Zen. Non, il n'allait pas craquer pour si peu, mais s'entendre dire de pareille bêtises ça l'énervait. Se taire était donc la solution. Inspirer. Expirer. Il se contra avant de se jeter le contre-sort de babouille en sortilège informulé. Et... attention test! C'est tout dont ce que tu es capable ?! Et bien, pas très probant.... Petit sourire, devant le regard qu'elle lui lançait. Wingardium Leviosa ! et non, ce sort n'était pas destiné à Charleen, mais juste au sac de cette dernière qu'il fit planer quelques instants juste au dessus d'elle avant de faire en sorte que le contenu du sac se répande aux pieds de la demoiselle.

Enjambant un banc à son tour pour se rapprocher de la demoiselle, il la regarda quelques instants, avant de reprendre la parole Je pense qu'au jeu du sort le plus débile on peut continuer longtemps... mais je dois avouer que tu es plutôt douée. Compliment ? A moitié... Pas vraiment, parce que le mot important était aussi "débile". C'est vraiment la seule chose que tu as trouvé à faire ?! C'est ce que tu comptes à quelqu'un si jamais tu te fais agresser ?! Hum ? Parce que je ne crois pas que ça effraie quand monde. Il se tut quelques secondes. Il voulait juste qu'elle se rende compte à quel point ce sort était ridicule, et que ce n'était pas ainsi qu'elle pourrait éternellement se défendre. Lui, n'était pas spécialement violent, la preuve, elle était toujours entière sans une seule égratignure, lui préférait la rabaisser en parlant... mais d'autres préféraient s'amuser avec des sorts... Et si la jaune n'arrivait pas à répliquer à quelques petites perches sarcastiques et pas sympathiques à entendre, comment est-ce qu'elle réagirait face à des gens violents ?! Elle coulerait c'était sûr et certain. Je suis sûr que tu vois ce que je veux dire, hum ?! A part chouiner tu feras quoi ? Tu n'as aucun répondant.... quant à tes sorts, laisse moi douter un instant de tes capacités... Il se tut quelques secondes avant de reprendre Si tu laisses ton côté faiblard-moldu prendre le dessus, tu serais certainement plus utile chez toi.... sinon, et bien songe à t'endurcir un peu, tu sais répliquer des choses au lieu d'avoir direct les larmes aux yeux. Contrairement aux apparences, c'était là un vrai conseil... le but n'était pas d'être spécialement affreux. Non, il était sûr et certain que c'était son côté moldu qui la rendait ainsi, à un point qu'il en aurait presque mis sa main à couper. Ce n'était pas-là de la mauvaise foie. S'il voulait l'aider ?! D'une certaine façon peut-être. Si elle partait parce qu'elle était trop faible, ça ne serait pas une grande perte; mais si elle s'endurcissait pour devenir une "vraie" sorcière, ça ne pourrait qu'être bénéfique à Charleen -et cela voudrait dire qu'elle aurait laissé son côté moldu de côté-. Compliqué ce qui se passait dans la cervelle de Tveit, non ?!
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 836
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: Qui a peur du "grand" méchant Bleu ?! •• Charleen   Mar 28 Jan 2014 - 20:16

« Veau roi marche balais! »

J’écrase un léger rire. Ca t’apprendra à faire le beau comme ça… Et même si j’aime pas rendre ridicule les gens, cette fois je n’en tire aucune culpabilité. Je me souviens de ma conversation avec Riley l’avant-veille où j’avais manifestée un peu plus de courage que d’habitude, me souvenant aussi la gifle que j’avais déjà collé à Enzo … Si j’étais capable de ça, j’étais capable de me défendre. Et Connor à plus d’un tour dans son sac car j’avais oubliée un léger détail : Dès la 7ème année, nous apprenions les sorts informulés et il a été assez malin pour se lancer le contre-sort et retrouver des paroles intelligibles …

« C'est tout dont ce que tu es capable ?! Et bien, pas très probant.... »

Je serres les poings et les dents car avant que je ne puisse agir mon sac se retrouve projeté au dessus de moi… et là … choc à mes pieds. Tout le contenu s’y déverse, mes parchemins devenant couvert d’encre, ainsi que certains de mes livres, regardant ma fiole d’encre noire s’éclater lamentablement dessus. Si Connor avait réussit à me mettre en colère tout à l’heure, j’étais à présent furieuse. La rage fut tellement intense que je ne sentis pas tout de suite les larmes rouler sur mes joues. Cette fois ce n’était pas des pleures de peur ou de malaise, mais des larmes de colère pure et dure. J’étais une émotive instable alors il fallait bien se douter que lorsque je commençais à m’énerver, les larmes venaient presque aussitôt, n’arrivant pas à les contrôler. Je l’entends s’approcher et plus je le sens, plus la haine s’intensifie. Il est détestable, arrogant, méchant et stupide. Je ne comprends pas ce qu’il fou dans ce château, ni pourquoi il est revenu si c’est juste pour foutre les autres mal. Il me sort par les yeux et cette sensation s’accroit de seconde en seconde.

« Je pense qu'au jeu du sort le plus débile on peut continuer longtemps... mais je dois avouer que tu es plutôt douée.
- Au sort le plus débile peut-être, mais à la personne la plus stupide t’es le roi. »

Les mots fusent comme des flèches et je ne peux rien retenir sous peine de ressentir une douleur affreuse dans le creux de la gorge. A la seconde même où ma voix s’animait, ma vue se brouillait devant tant de haine cumulée. Ma baguette toujours serrée entre mes doigts blanchis, je prenais sur moi un maximum pour ne pas lui hurler dessus et m’enfuir en courant. Tout plutôt que de voir sa sale tête en face de moi. Si Riley me voyait, je crois qu’elle ne me reconnaitrait pas. J’ai l’air d’une furie mais je m’en fiche, j’ai l’impression qu’il respire tout l’oxygène exprès pour que j’étouffe juste devant lui. Regardez-le avec son grand sourire …

« C'est vraiment la seule chose que tu as trouvé à faire ?! C'est ce que tu comptes faire à quelqu'un si jamais tu te fais agresser ?! Hum ? Parce que je ne crois pas que ça effraie grand monde. »

Cette fois les mots restent bloqués… Je sens une pointe douloureuse s’insinuer droit dans le cœur. Il a raison. Ici, il ne m’avait fait aucun mal… mais si jamais je tombais sur quelqu’un de plus dangereux et violent ? Est-ce que je serais capable de riposter et de me défendre correctement ? Je sais que non, parce que je vais ressentir de nouveau cette peur froide monter des pieds jusqu’à ma tête, me glaçant l’échine et me courbant d’angoisse. Et je vais rester tétaniser… sans rien pouvoir faire. Les larmes affluent mais aucun sanglot ne sort d’entre mes lèvres.

Imbécile. Crétin. J’te déteste. Parle si tu veux, je ne t’écoute plus. Tu n’existe plus. Et c’est d’ailleurs pour ça que la phrase suivante ne ressemble qu’à une bouillit de mot. Du yaourt. Oui voilà, tu parles le yaourt et je ne te comprends pas désolée. Hum ? Non toujours pas, ce que tu dis ne ressemble à rien…

« Si tu laisses ton côté faiblard-moldu prendre le dessus, tu serais certainement plus utile chez toi.... sinon, et bien songe à t'endurcir un peu, tu sais répliquer des choses au lieu d'avoir direct les larmes aux yeux. »

Je braque mon regard sur lui avec une violence nouvelle. Côté « faiblard-moldu »… Tout se stoppe l’espace de quelques secondes. L’insulte, je ne la prenais pas pour moi, mais pour ma mère. C’était d’elle que j’héritais mon côté moldu et craché sur cette part de moi c’était craché sur l’esprit de ma mère. Et la colère ne fut que l’image du Volcan qui engloutissait Pompei : Dévastateur. Mon sang bouillonnait, mon esprit était ravagé par toutes ces sensations prêtes à me rendre folle de rage. Je le hais, lui , ses mots, son visage, tout ce qui peut se rapprocher de Connor me révulse et me dégoute. Sa phrase se répercute comme un écho et se transforme un en million de couteau qui vienne me transpercer la peau jusqu’au plus profond de mon corps, sentant une douleur vicieuse et insupportable. Tremblante, la vue brouillée, je ne contrôle plus rien et encore moins les gestes de mon corps :

« MUTISMUS ! »

C’est un cri du cœur et Connor se retrouve bloqué d’un coup sec. Et ce, pendant cinq secondes. Cinq petites secondes où je décide de lancer un autre sort. Pas de violence, je ne me rabaisserais jamais à son niveau, mais j’ai cru comprendre que toi et tes cheveux, c’était une grande histoire d’amour, non ? Alors très bien mon cher et tendre Connor, redonnons un peu de valeur à ta tignasse que je rêve d’arracher de mes propres mains pour avoir insulté ma mère défunte. Tu ne la connais pas, tu ne connais rien de moi. Et te voilà, fier comme un coq à te pavaner avec tes réflexions débiles.

« Cheveux-drus ! »

Moulinet agile du poignet et ses cheveux poussent à une vitesse fulgurante. Tes petites bouclettes deviennent plus longues, plus lourde et deviennent surtout désordonnées, la longueur s’étend à présent jusque tes hanches, tes genoux puis tes chevilles. Et ça n’en finit pas et lorsque je juge qu’ils ont atteint une taille suffisante – c'est-à-dire de quoi te faire une traine de marier – je les stop d’’un nouveau mouvement de poignet.

« T’es aussi stupide que tout à l’heure. Et tu l’seras toujours. Tu sais rien Connor, t’es qu’un mec étroit d’esprit qui n’y connait rien. Tu fais le beau, le mec intelligent qui sait tout sur tout mais vu la petitesse de ton esprit, t’es surtout bête comme tes pieds. »

Les mots fusent comme des balles, plus rien ne me stop car plus je pense à sa réflexion plus j’y vois l’image de ma mère souillée.

« Et si vraiment mon côté « faiblard-moldu» comme tu dis me rend moins forte que toi, alors j’préfère ça que de me payer ta tête, d’être aussi mauvaise que toi et d’être si seul. Parce que pour être aussi mauvais, c’est que tu ne dois pas avoir grand monde à tes côtés. T’es juste un corps bouffé par la solitude qui s’ennuie tellement qu’il n’a que pour occupation de blesser les autres. »

Je ne me reconnais plus, je ne retiens plus rien, j’ai juste maman au creux de ma tête, morte. C’est tout et c’est suffisant. J’ai la sensation d’être spectatrice de ce qu’il se passe, la seule chose que je sens c’est ce feu incandescent au fond de mes tripes, celui qui me fait dire toutes ces choses que je vais regretter d’ici peu par peur, par angoisse. Mais j’devrais pas. C’est l’honneur de maman que je défends…

« Alors continue si ça t’enchante, mais ça te donnera pas plus d’importance. »

Le souffle court, je me recule d’un pas et contemple le fruit de mes gestes. Je tremble mais tente du mieux que je peux de contenir les soubresauts de mes mains en serrant les points et en serrant la mâchoire. Mon esprit à l’envers, le regard sombre et le visage crispé, j’ai l’impression d’être comme cette fois où j’ai giflé Enzo. Méconnaissable. Ce n’était pas la petite Charleen d’il y a quelques minutes, mais belle et bien une gamine qui tente de défendre l’esprit mort de sa mère.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1503
Date d'inscription : 28/10/2013
Crédits : Ludies; gif tumblr
Double Compte : Elias & Matthew & Keane & Benjamin & Jonah



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2417-connor-oo-it-s-not-unusual-to-
MessageSujet: Re: Qui a peur du "grand" méchant Bleu ?! •• Charleen   Jeu 30 Jan 2014 - 16:27

A la naïveté de certaine personne aurait presque été mignonne à voir... Oui, il est vrai qu'il s'était laissé allé en parlant alors qu'il était sous l'influence du sort. Voir le sourire s'afficher sur le visage de la jaune ne lui avait guère fait plaisir... mais il s'était vite vengé en contrant ledit sort, et en se "moquant" ensuite de la demoiselle. Il avait ensuite déversé le contenu du sac de la demoiselle à ses pieds... mais il avait oublié quelque chose, un tout petit détail. L'encre. L'encre qui venait de s'écouler sur les parchemins et les livres de la demoiselle. Oups. Ça par contre ce n'était vraiment pas volontaire, à un tel point qu'il avait presque manqué s'excuser pour ça avant de se raviser. Encre. Parchemin. Tâches. Argh. Il avait du mal à détacher son regard de là-bas, comme si les tâches l'hypnotisaient totalement et il dut se faire violence, pour réussir à s'en détacher, à ne plus y penser... mais cela l'avait stressé, rendu nerveux. Merde. Il n'avait pas voulu bousiller des devoirs de la sorte. Zen. Rester tranquille. Ce n'était pas le moment qu'une crise se pointe... Il plongea alors son regard dans celui de la demoiselle dont le visage était plein de larmes. Est-ce qu'il se sentait fautif ? Ouais, mais il s'en fichait, la seule chose qu'il regrettait réellement c'était pour les bouquins et les devoirs qu'elle allait peut-être devoir refaire, mais c'était tout. S'excuser était certaine de mise, mais il ne voyait pas comment faire alors tant pis, il vivrait très bien avec ça sur la conscience... Au pire il aurait Jenkins sur le dos, mais ce n'était pas bien grave.

Le Ravenclaw s'était finalement rapproché d'elle avant de reprendre la parole, en lui disant qu'elle était douée au jeu du sort le plus débile. Au sort le plus débile peut-être, mais à la personne la plus stupide t’es le roi. Il eut un léger rire. Est-ce que c'était vraiment censé le vexer ou le blesser ? En tout cas, ça ne marchait, parce que cette rengaine, il l'entendait souvent, et au final cela ne le touchait que peu. Je suis censé me mettre à pleurer là ? Ou me mettre à genoux pour implorer ton pardon ? Tête à claques, le retour. Néanmoins, il rajouta TRES rapidement Pour l'encre c'était pas voulu. En quelque sortes, c'était une excuse... même si là c'était assez difficile à cerner. Malgré tout la demoiselle avait toujours les doigts très serrés sur sa baguette ce qui signifiait très certainement qu'elle comptait le ré-attaquer s'il continuait à être aussi méprisant. Le soucis, c'est qu'il ne comptait pas s'en arrêter là, et il continua donc en la vannant sur le fait que ce genre de sort effrayer personne. Ça aurait pu être pris comme un conseil d'amis, si Connor ne l'avait pas dit avec son ton éternellement sarcastique. Comme si ce n'était pas suffisant, il continua sur sa brillante lancée en parlant de son côté moldu et du fait qu'il fallait qu'elle s'endurcisse.

Là, il était allé un peu loin, mais il pensait ce qu'il disait, tant pis si cela avait heurté l'égo de la demoiselle. Il n'était plus à ça près. Vu le regard qu'elle lui avait lancé, il se douta qu'elle allait lui lancer un sort, mais avant qu'il soit arriver à la désarmer. MUTISMUS ! Bien jouée blondinette. Sur ce coup-là tu avais gagné. Il ne pouvait que s'avouer vaincu. Cheveux-drus ! Pardon ?! PARDON ??? Jeu du sort le plus débile c'était gagné aussi par la Huffly. En quelques secondes ses cheveux avaient poussés... énormément... énormément... Grognement. Et cette fois au lieu de défaire le sort, ce qui aurait plus intelligent il voulu foutre une bonne paire de claque à Charleen, même si la violence physique ne lui ressemblait... Malheureusement pour lui, il avait oublié un petit détail. Heu, pardon un détail de taille -et un peu bouclé- sa nouvelle chevelure digne de Rayponce -en plus brun et plus bouclé-... Et patrata. Devinez qui venait de se prendre lamentablement les pieds dans les cheveux qui qui s'était étalé comme une merde sur le sol ? Et oui Tveit. En personne. Il jura, mais aucun son ne sorti de sa bouche, et dans sa chute sa tête tronche avait heurté un banc. Une bosse, une... avec même un peu de sang qui coulait vu qu'il s'était ouvert le front. Aoutch. Elle n'allait rien perdre pour attendre l'autre. Néanmoins, il prit le temps de s'asseoir à même le sol T’es aussi stupide que tout à l’heure. Et tu l’seras toujours. Tu sais rien Connor, t’es qu’un mec étroit d’esprit qui n’y connait rien. Tu fais le beau, le mec intelligent qui sait tout sur tout mais vu la petitesse de ton esprit, t’es surtout bête comme tes pieds.Non, là, il était plus stupide vu la situation. Étroit d'esprit ? Il avait juste sa vision des choses, totalement différentes des autres, voilà la vérité. Et oui, il était intelligent... ou au moins pour les cours... pour le reste, cela dépendait encore une fois de la vision des choses. Et si vraiment mon côté « faiblard-moldu» comme tu dis me rend moins forte que toi, alors j’préfère ça que de me payer ta tête, d’être aussi mauvaise que toi et d’être si seul. Parce que pour être aussi mauvais, c’est que tu ne dois pas avoir grand monde à tes côtés. T’es juste un corps bouffé par la solitude qui s’ennuie tellement qu’il n’a que pour occupation de blesser les autres. Il n'avait pas eu le temps de répliquer qu'elle avait déjà enchaîné avec ça. Bien. Bien, elle faisait des progrès, comme quoi quand on la poussait à bout, elle pouvait faire quelque chose de pas trop mal... Bien que les sorts étaient quand même totalement stupides. Et... oui, là en l’occurrence il s'ennuyait, mais ce n'était pas tout le temps le cas. C'est vrai que là, les contre arguments seraient peut-être un peu plus difficile à sortir qu'habituellement, d'autant plus que la demoiselle continuait à parler. Alors continue si ça t’enchante, mais ça te donnera pas plus d’importance. Dommage cette phrase avait gâché un peu tout le reste. D'ailleurs, un léger sourire s'était affiché sur le visage du garçon. D'un coup de baguette, il fit le contre-sort du premier sort, puis du deuxième. Et bah tu vois quand tu veux que tu peux répliquer ! C'est bien je suis fier de toi. sarcastique et ironique, lui ? Jamais. Bon d'accord, il l'était beaucoup, mais il y avait quand même dedans une part quasi indécelable de vérité. D'accord c'était bien joué, il ne pouvait pas lui enlever ça... Au contraire, il était plutôt agréablement surpris. Par contre niveau sorts... Je pense que tu aurais pu choisir mieux. NON. Plus jamais de cheveux aussi longs que cela, il allait déjà en faire des cauchemars pendant des semaines... Erk. Heureusement, maintenant ses petites bouclettes courtes et naturelles étaient revenues ! Restant assis au sol, il la regarda quelques secondes avant de reprendre la parole Contrairement à ce que tu as l'air de croire j'ai des amis, ils se comptent peut-être sur les doigts d'une main, mais j'en ai, et je sais que je peux compter sur eux en toute circonstances. Contrairement à certains ici, je ne fais pas une course à la popularité. On m'aime pas, et bien tant pis, j'en ai rien à faire! Je ne vais pas changer pour des gens comme toi. Je préfère être détesté mais jouer franc-jeu, qu'être un des petits hypocrites qui te sert peut-être d'amis. Il se tut quelques secondes avant de rajouter, sourire aux lèvres Et ce n'est pas de ma faute si ma vision des choses te blesse ! Il avait préféré passé le passage sur lequel il était bête et compagnie, car étant chez les Raven, cela ne servait à rien qu'il démontre qu'il n'était pas si bête qu'elle le prétendait... quant au fait d'être étroit d'esprit, là, elle avait peut-être raison.

Connor s'était finalement levé, avait fait craquer les os de son cou.... et... s'était approché de Charleen pour lui tapoter gentiment la tête, puis la joue. Brave fifille. Tu fais des progrès.... Il se tut quelques secondes avant de rajouter doucement à l'oreille Dis-moi, tu aurais fait quoi, si je m'étais fracassé le crâne contre le banc... Autrement dit, s'il s'était tué durant la chute. Il se recula d'un pas, lui faisant un doux sourire tout en plongeant son regard dans celui de la demoiselle;. Expelliarmus. et rapidement il avait ajouté Accio baguette Et tada. Il avait la baguette de la Jaune dans les mains. Baguette qu'il garda quelques secondes avant de lui relancer. Si j'étais aussi mauvais que tu disais... Tu te serais retrouvée sans baguette et à l'infirmerie, non ?! Ce ne sont que des paroles Charleen... Juste un point de vue, le mien. Rien de plus. Rien de moins.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 836
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: Qui a peur du "grand" méchant Bleu ?! •• Charleen   Ven 14 Fév 2014 - 20:53

J’aurai pu rire aux éclats de le voir s’écraser lamentablement entre les bancs lorsqu’il s’est prit les pieds dans sa longue chevelure soyeuse mais je n’en fais rien, je dois quand même avouer ressentir une angoisse sourde cogner entre mes côtes lorsque je vois qu’il s’est ouvert le front. Ma première réaction serait de m’affoler et de demander si tout va bien, mais lorsque je sens mon corps faire un pas en avant je me stoppe aussitôt. Non, hors de question de lui donner satisfaction… La honte m’enveloppe. Deviendrais-je aussi mauvaise que lui. Je serre les dents, fixant les gouttes de sang. La peur se glisse lentement mais sûrement entre mes os…
Il parait que la roue tourne toujours et un jour ça sera ton tour Connor. Je n’ai pas hésité à le rembarrer tout simplement parce que ma mère on n’y touche pas, que ça soit par la penser ou par les paroles. Je ne supporte pas que l’on manque de respect … et encore moins aux défunts. Et puis, c’était ma maman qui était moldu, elle qui m’avait donné ce côté non magique et j’en étais fière. Et s’il n’était pas content je m’en foutais. Il me poussait à bout et se jouait de mon côté fragile d’enfant. A mes yeux Connor n’était qu’un lâche, un mec qui n’avait que pour but de faire du mal tant il s’ennuyait dans son existence. Un lâche qui savait frapper là où ça fait mal. Ma main agrippait ma baguette, mon corps entier tremblait de colère et de douleur, j’avais pour envie de fuir loin. Partout tant que je n’étais pas avec lui. La nuit commençait à tomber et la fraicheur venait s’insinuer autour de nous pour bientôt pénétrer nos vêtements. J’veux rentrer, j’veux qu’il me foute la paix. J’veux aller m’blottir contre Circée ou même contre Riley. Mais cette dernière idée n’était pas bonne tout simplement parce que je sais que je n’pourrais pas cacher ce qui ne va pas. Et j’ai pas envie de l’ennuyer avec des choses aussi stupides parce que je ne sais pas me défendre toute seule… Non, j’avais pas à lui imposer ça même si je sais que j’pouvais avoir une confiance aveugle en elle.

Je le regarde lancer les contres-sorts, mon esprit aux aguets d’une attaque à venir. Connaissant Connor, il n’en restera pas là.

« Et bah tu vois quand tu veux que tu peux répliquer ! C'est bien je suis fier de toi. »

Je fronce les sourcils, partagé entre la surprise et l’indignation. Soit il se foutait clairement de moi… soit il était sérieux. C’était quoi ce p’tit jeu.

« Par contre niveau sorts... Je pense que tu aurais pu choisir mieux.
- C’est sur, mais j’ai pas envie de me retrouver au même niveau de débilité que toi. »

Ca fuse, comme une lance droit dans le cœur. J’aurai du la fermer, encore une fois. Je prends des risques et l’adrénaline qui parcoure mes veines ne me fait pas du bien. Au contraire, elle me tétanise. Elle me fait tremble, elle me donne mal au ventre et me fait pleurer comme une enfant. La peur d’avoir un retour douloureux dans la face me rend malade. J’sais pas de quoi il est capable et c’est ce qui est le plus terrifiant.

« Contrairement à ce que tu as l'air de croire j'ai des amis, ils se comptent peut-être sur les doigts d'une main, mais j'en ai, et je sais que je peux compter sur eux en toute circonstances. Contrairement à certains ici, je ne fais pas une course à la popularité. On m'aime pas, et bien tant pis, j'en ai rien à faire! Je ne vais pas changer pour des gens comme toi. Je préfère être détesté mais jouer franc-jeu, qu'être un des petits hypocrites qui te sert peut-être d'amis. »

Il parle, je ne l’entends plus. Il ne sait rien de moi et il peut bien dire ce qu’il veut, je sais que ceux que j’ai à mes côtés sont loin d’être des hypocrites. Je peux entièrement compter sur Rosa par exemple et ça j’le sais. Il y a aussi Elias avec qui je m’entends bien. Ils ne sont pas faux, ils ne portent pas de masque et sont sincère avec moi, j’en suis persuadée. Comme Riley. Ma sœur, peut-être pas de mon sang mais plus les jours passent plus le besoin de l’avoir dans ma vie se fait sentir. Je laisse les choses se faire seules, sans rien brusquer et ce que j’y découvre me rend cette vie bien plus ensoleillée. Je lève les yeux au ciel, exaspérer par ses répliques acerbes. Faire du mal, là est sa seule motivation.

Il se lève, craque les os de son cou et à la seconde même où sa main vient tapoter ma tête, un long frisson de dégoût et de crainte me parcoure l’échine, si bien que je rentre ma tête dans les épaules, craintive. « Brave fifille… » Je m’écarte violemment. Je ne suis pas un animal. Je ne suis pas un chien a qui on donne le sucre en récompense d’une bonne action. Le brasier revient de front pour me gonfler de nouveau les nerfs à bloque. Pour qui il me prend bon sang.

« Dis-moi, tu aurais fait quoi, si je m'étais fracassé le crâne contre le banc... »

Je me recule d’un pas, ses murmures me glacent le sang et me donne la nausée. Un nouveau frisson de dégoût vient me crisper. Qu’est-ce qu’il cherche ? J’en sais rien, j’en ai marre, mes nerfs vont lâchés. J’imagine sans peine son crane ouvert sur le sol, le sang s’étalant jusque mes pieds. Mon corps tremble violement, une boule d’angoisse nait au creux de mon ventre et mes muscles se tétanisent face à cette vision. Et si effectivement, il s’était éclaté le visage sur le banc… Et ce serait tué sur le coup ? La peur m’angoisse. Mon sang se glace et les larmes viennent perler au bord de mes yeux… la seconde d’après je me retrouvais sans baguette, sans même bouger le p’tit doigt, n’osant plus effectuer un seul sort qui pourrait mal tourner. Et pourtant, tout ça devient ridicule. Même la peur qui glisse dans mes veines l’est tout autant. Mais c’est plus fort que moi, j’aurai pu le tuer et cette idée m’angoisse avec force.

Il me redonne ma baguette que je tente de rattraper d’un geste maladroit avant qu’elle ne vienne s’écraser sur le sol. Je me mords la lèvre pour ne pas pleurer. J’ai envie de m’oublier. D’oublier aussi les gouttes de sang coulant sur son front qui aurait pu devenir une marre à mes pieds si nous avions eu plus de malchance.

« Si j'étais aussi mauvais que tu disais... Tu te serais retrouvée sans baguette et à l'infirmerie, non ?! Ce ne sont que des paroles Charleen... Juste un point de vue, le mien. Rien de plus. Rien de moins. »

Des paroles. Juste des paroles. Mais je sais pertinemment que parfois les mots sont aussi blessants qu’une lame de couteau entre les côtes lorsque l’on sait toucher là où ça fait mal. Je l’ai vu tant de fois lorsque les Supérieurs insultaient les non-magiciens, les réduisant à l’état d’animaux uniquement à cause des mots. Alors qu’il ne me vienne pas me donner de leçon… Puis l’image de son corps en sang s’étale devant mes yeux. C’est pas le moment Charleen, vraiment pas le moment. Pas face à lui, ne fait pas de crise de ce genre avec lui sinon il te dévorera comme un monstre dévore les rêves d’un enfant.

Je me baisse, ramasse ma baguette d’une main plus que tremblante. Je n’ose répondre de peur qu’il sente cette fragilité que je possède résonner dans l’écho de ma voix. Pourtant, une force inconnue me bouscule les mots dans la bouche avant que je ne les vomisse. »

« Que des paroles ? Des mots que tu choisis avec soin Connor et ça, dans l’ultime but de blesser. Tu aimes ça, blesser les gens. Les rabaisser, les faire se sentir mal. Ca t’amuse mais c’est tout ce que tu as au fond, ni plus ni moins. »

Je me baisse de nouveau pour ramasser mes affaires et essayer d’enlever le surplus d’encre avec un sort murmuré d’une voix tremblante. Mes livres en sont imbibés mais je n’en tiens pas compte. Tout plutôt que de me retrouver une seconde de plus ici.

« De toute manière, je me fou de ce que tu dis. Je sais ce que je vaux et je n’ai pas besoin qu’un prétentieux dans ton genre ne vienne me faire la morale. Quand je regarde ta manière de faire, je sais que … je perds mon temps à t’écouter. Alors crois ce que tu veux et … j’espère que ta bêtise s’est un peu évacuer avec les quelques gouttes de ton sang mais je ne me fais pas trop d’espoir. »

Et je viens me plaindre qu’il m’en rajoute une couche à chaque fois. Peut-être que si je me taisais, il me ficherait la paix. Seulement, ce brasier qui me consume me pousse toujours plus à l’ouvrir, chose que je regretterais amèrement, j’en suis certaine. Je ferme mon sac d’un geste que je veux tranquille et stable mais je bute sur la fermeture éclaire. Respire un coup, ne pleure pas. Pas maintenant. Je terminer de zipper puis balance mon sac sur le dos avant de lui faire face, baguette à la main. Je sais qu’il veut que je m’énerve, que je hurle qu’il n’est qu’un pauvre idiot, qu’il ne vaut rien… Mais j’en suis incapable. Les nerfs et la peur de tout à l’heure me rendent tremblante et je frôle le pathétique. J’ai parfois l’impression que mes sentiments sont comme les feux d’artifices à partir et éclater dans tous les sens.

« Maintenant, j’en ai assez de tes âneries et de tes détritus qui sort d’entre tes lèvres. Et laisse-moi tranquille pour de bon. »

D’un coup de talon, je fais demi-tour jusqu’à ce que je sente ses mots venir me percer le corps entier comme un milliard de couteaux.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1503
Date d'inscription : 28/10/2013
Crédits : Ludies; gif tumblr
Double Compte : Elias & Matthew & Keane & Benjamin & Jonah



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2417-connor-oo-it-s-not-unusual-to-
MessageSujet: Re: Qui a peur du "grand" méchant Bleu ?! •• Charleen   Sam 15 Fév 2014 - 18:37

Le fait de s'être montré "ridicule" le rendait peut-être un peu plus hargneux... ou pas. Il n'aurait sû le définir lui-même, après tout, s'il avait réfléchi un instant avant de vouloir se "venger", il ne se serait entravé. C'était donc quand même en grande partie d e sa propre faute et il le savait pertinemment; La chute. Le sang. La légère douleur à la tête qui s'en suivrait certainement par une migraine, une broutille, il n'allait pas se mettre à chouiner pour si peu... Non, par contre il voyait bien que cela mettait assez mal à l'aise la petite jaune et il n'allait pas hésiter à jouer là-dessus ! Pourquoi s'en priver n'est-ce pas ?! Un ou deux contre-sorts plus tard, il reporta son attention sur Charleen, en lui disant qu'il était fier d'elle parce qu'elle arrivait enfin à répliquer, même si elle aurait pu mieux choisir ses sorts. Ironie, peut-être un peu, mais il y avait un fond de vrai. C’est sur, mais j’ai pas envie de me retrouver au même niveau de débilité que toi. Comme simple réponse, il lui dédia juste un petit sourire sarcastique, avant de souffler doucement Je pense plutôt que c'est parce que tu ne sais pas faire ou que tu as peur d'échouer lamentablement vu ton niveau. Ou sinon parce qu'elle était faible, il y avait tellement de solutions possible qu'il avait préféré, pour une fois ne sortir qu'une seule et unique théorie.

Connor voyait bien qu'à chacune de ses phrases le malaise de la demoiselle grandissait et il en retirait, il faut l'avouer, une certaine satisfaction... mais il ne comptait nullement s'en tirait ainsi. Il en profita pour lui expliquait qu'il avait peut-être peu d'amis, mais que les quelques qu'il avait il pouvait compter sur eux... Bref son discours qu'il aimait sortir et disant que lui au moins n'était pas hypocrite et disait ce qu'il pensait. Combien de personnes pouvaient trouver la jeune Jaune pathétique et nulle sans rien lui dire ? Certainement un bon nombre... Mais lui, il ne voyait pas trop pourquoi il se tairait. Autant affronter la réalité, dire les choses telles qu'elles sont, telles qu'on les voit, quitte à blesser. La diplomatie n'a jamais forcément apporter la force... Suite à son petit speech, le jeune homme s'était finalement levé avant de faire craquer les os de son cou, avant d'aller tapoter "gentiment" la tête de la blonde en lui faisant bien comprendre ainsi qu'elle était plus ou moins une moins que rien pour lui; quelqu'un sans importance ! Oui ce n'est pas gentil, ni fair play mais si elle avait voulu, elle aurait pu lui balancer une patate magistrale dans la tronche, elle ne l'avait pas fait, elle ne pouvait que s'en prendre à elle. Ce qui l'amusait c'était de toujours provoquer des situations où les autres pouvaient répondre, répliquer quelque chose.... Si ça n'allait que d'un côté ce n'était pas drôle ma foi ! Tveit avait rapidement reprit la parole en lui demandant ce qu'elle aurait fait s'il s'était tué ou blessé gravement en se cognant la tête contre le banc. Il avait bien compris que la petite dame était pacifiste, qu'elle ne ferait pas de mal à une mouche, que rien que la vue du sang la crispait, alors il savait qu'il visait plus ou moins juste en lui demandant cela... sur le ton le plus naturel qu'il soit -oupas-. Alors Thomson ? Elle se recula d'un pas, le dégoût qui pouvait se lire sur son visage "enfantin", amusait le garçon plus qu'autre chose... Il avait visé si juste que rapidement elle sembla au bord des larmes. Il avait gagné. Ce n'avait pas bien été difficile en plus, elle était si fragile....

Quelques secondes plus tard, il s'amuse à lui "voler" sa baguette à l'aide d'un accio. Là, il avait le complet pouvoir de la situation, il aurait pu lui envoyer n"importe quel sort, elle ne pouvait pas se défendre... mais au lieu de faire cela, il lui redonna son bien -qui tomba sur le sol à cause de la maladresse de la blondinette- tout en lui expliquant qu'il lui donnait juste son point de vue, que ce n'étaient que des paroles. Juste cela.... Il le pensait vraiment, ce n'était pas une excuse bidon, mais ça... ça avait l'air d'échapper totalement à la plus jeune. Que des paroles ? Des mots que tu choisis avec soin Connor et ça, dans l’ultime but de blesser. Tu aimes ça, blesser les gens. Les rabaisser, les faire se sentir mal. Ca t’amuse mais c’est tout ce que tu as au fond, ni plus ni moins. Un petit sourire s'afficha sur son visage. Ah tiens donc, elle pouvait toujours parler, pendant un instant, il avait cru que toute cette histoire l'avait rendu totalement muette. Dans ce qu'elle disait, elle n'avait pas tout à fait tord, il choisissait ses mots avec soin, enfin du moins généralement. Et oui, c'est vrai que cela l'amusait.... Il ne pouvait pas le nier, et d'ailleurs, il ne le fit même pas. Il la laissa ramasser ses affaires sans rien répliquer. Il voulait juste la laisser faire De toute manière, je me fou de ce que tu dis. Je sais ce que je vaux et je n’ai pas besoin qu’un prétentieux dans ton genre ne vienne me faire la morale. Quand je regarde ta manière de faire, je sais que … je perds mon temps à t’écouter. Alors crois ce que tu veux et … j’espère que ta bêtise s’est un peu évacuer avec les quelques gouttes de ton sang mais je ne me fais pas trop d’espoir. Il se retint, tant bien que mal d'exploser de rire à cette dernière phrase. Pfiout, c'est fou ce qu'elle était drôle ! Tu sais ce que tu vaux, c'est pour ça que tu prends si à cœur ce que je dis, parce que tu sais que c'est vrai, ou du moins une partie ! Enfoncer le couteau dans la plaie ?! Tout à fait ! Tu as raison, je choisis mes mots avec soins, mais rien ne t'empêche toi... ou quelqu'un d'autres de faire pareil n'est-ce pas ?! Je n'ai pas de sang sur les mains, n'importe qui peut me répondre. C'est un fait. Peut-être qu'il se répétait un peu-là, mais c'était histoire qu'elle comprenne bien la situation. Maintenant, j’en ai assez de tes âneries et de tes détritus qui sort d’entre tes lèvres. Et laisse-moi tranquille pour de bon. Elle fit demi-tour et commença à s'éloigner. Il la regarda faire, attendit quelques secondes, avant de lui lancer, se doutant qu'elle ne reviendrait pas sur ses pas Et si ta sœur avait de toi. Est-ce que tu la regarderais mourir sans rien faire ?!Tu es tellement bonne à rien que tu serais incapable de la sauver et ce n'est pas avec trois petits sorts débiles que tu y arriverais, tu sais. Il se tut quelques instants avant de reprendre Enfin bon, on ne peut pas s'attendre à quelque chose de mieux et de fabuleux venant de quelqu'un faible et pathétique comme toi. Et sur ces bons mots, il retourna s'asseoir sur un banc laissa la demoiselle partir....

FIN POUR MOI
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Qui a peur du "grand" méchant Bleu ?! •• Charleen   

Revenir en haut Aller en bas
 
Qui a peur du "grand" méchant Bleu ?! •• Charleen
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Qui a peur du grand méchant loup, méchant loup, grand loup noir ~ (Alex Inuka)
» Le Grand Méchant Loup. [Isy]
» Qui a peur du grand méchant loup, c'est pas nous...
» Qui a peur du grand méchant Ligre ? =D [CLOSED]
» Qui a peur du grand méchant loup ? [PW Dhnymos]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Hogwarts' Outside :: Le Stade de Quidditch. :: ─ Les Gradins.-
Sauter vers: