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 It's time to begin, isn't it ? ▬ Megan

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MessageSujet: It's time to begin, isn't it ? ▬ Megan   Ven 27 Déc 2013 - 18:41

Samedi 20 septembre 2014 – Fin d'après midi
It's time to begin, isn't it?



Megan & Cameron

Qui de sensé fait ses devoirs un samedi en fin d’après midi ? Personne. Y a juste deux tarés – on est trois dans la pièce mais je sais pas pourquoi, le p’tit bouclé là, j’suis pas certain qu’il soit vraiment entrain de bosser parce que ça doit faire une bonne demi heure qu’il n'a pas décroché un mot et il est trop concentré pour être entrain de voir un truc de cours mais passons. Donc je disais y a juste deux tarés pour faire ça. Enzo, qui est allongé sur le ventre et de tout son long sur le lit de Kyle, les pieds en l’air au niveau de la tête du lit et sa propre tête vers les pieds du fameux lit en question, ses bouquins et parchemins devant lui, avec son Jules assis à côté la tête dans les nuages, et moi sur mon propre pieu à quelques mètres avec tout mon bazar aussi. Si les gars de Mission me voyaient ils se foutraient bien de ma gueule mais ils ne sont pas là et j’ai arrêté de me poser des questions. Je fais mes devoirs, oui, et alors ? Ce truc va finir par me rendre dingue soit dit en passant. Des cours de potions … non mais sérieusement ? J’aime bien Hammerschmitt même si je ne comprends que la moitié de ce qu’il dit mais sa matière … Si je me tiens à carreau dans son cours c’est uniquement parce qu’il m’a sauvé la peau, c’est tout, et non c’est pas vrai mais peu importe. Enfin c’est pas vrai que je fais ça uniquement pour ça, parce qu’il m’a vraiment sauvé la peau. Il fait parti de ces visages qu’on aime bien croiser en général, enfin pour ma part c’est le cas, pas comme cet enfoiré de Bibliothécaire … Qu’est ce que ce type fait encore là, sérieusement ? Enfin bref, c'est plus fort que moi, je lâche un gros soupir tout en laissant dégringoler mon bouquin sur le sol par inadvertance avant de me pencher pour le récupérer et de fouiller les pages pour retomber sur la bonne. Tout ça en râlant bien évidemment.

« J’comprends rien à ce truc. »
« C’est pas compliqué, attends. »
« C’est pas compliqué, c’est pas compliqué … Pour toi forcément ça l’est pas mais rien que le nom de ce truc là, j’suis même pas capable de le prononcer. »

Je désespère et je me dis qu'avoir des problèmes aussi cons c'est finalement … comment dire ça … j'en sais rien, c'est comme si je découvrais ou redécouvrais ce que c'est que d'avoir une vie normale. Chose assez étrange. Je lève les yeux, Enzo est déjà là et il s'assoit à côté de moi alors je me pousse pour lui faire une place. Il attrape mon livre et commence à pointer du doigts plusieurs illustrations tout en tachant de m'éclairer. Aussi étrange que ça puisse paraître je n'en perds pas une miette, comme quoi on est capable d'être sérieux quand on veut, même si on ne le fait pas exprès.

« Laisse moi voir. Déjà ça et ça, tu pars du principe que c’est pas compatible sinon tu risques de faire exploser tout le château. »
« T’es sérieux là ou … ? »
« J’exagère peut être un peu. Bref ! Pour obtenir cette potion là, tu dois mélanger ça, ce truc moche là, et ça mais rien d’autre et surtout pas ça. »
« Ok. »

J'ai l'air septique ? Peut être. Avouez qu'il y a quand même de quoi l'être, non ? Apprendre à faire une potion magique c'est juste totalement surréaliste mais étrangement je m'y habitue et familiarise plus facilement que je n'aurai pu le croire. Il n'empêche que l'école n'a jamais été mon truc et ça n'est probablement pas aujourd'hui que ça va changer.

« Et tu peux me dire à quoi ça va nous servir de savoir ça ? »
« Vieux, c’est pas à moi qui faut poser cette question. C’est pas parce que j’suis Sorcier et que je me tape ce cours depuis 6 ans que ça me passionne tu sais. »
« Hum … Pas faux. Bon, merci. »

Et le voilà qui s'éloigne et qui retourne s'affaler sur le lit de Kyle. Kyle qui … n'a toujours pas bougé d'un millimètre j'ai bien l'impression. Ce mec me fascine, je crois qu'une bombe pourrait bien exploser au milieu de la pièce qu'il ne réagirait pas plus. Bref ! Concentration ! Et je m'y remets, j'essaie de me rentrer dans le crane toutes ces informations mais au bout d'une minute je suis à deux doigts de m'arracher les cheveux.

« J’crois qu’on est entrain d’le perdre. »
« Ça m’gave. »

J'abandonne, au moins pour l'instant. J'ai … Un regard par la fenêtre et chose improbable ou pas vu la distance et la hauteur, je distingue une silhouette qui m'est familière et qui s'éloigne vers le Lac. Megan. Un instant je l'observe en silence. Il n'y a pas un bruit dans le dortoir mais quand bien même ça serait le cas je crois que je n'entendrais rien.

« J’vais prendre l’air. »

Ça me prend comme ça, comme une envie de pisser dirait certains. Je repousse mes affaires en les laissant en bordel sur mon lit et une fois mes deux pieds sur le sol j'enfile mes chaussures et attrape mon sweat avant de foutre le camp sans plus de cérémonie, abandonnant les garçons derrière moi après un vague signe de la main. La conversation que j'ai eu avec Emily et Kyle ici même il y a environ une semaine me revient en mémoire et je me dis que j'ai suffisamment pris mon temps comme ça. Je ne sais absolument pas dans quoi je m'engage, je ne sais même pas si je vais vraiment aller jusqu'à elle, ni même ce que je vais lui dire mais je suis mon instinct et mes impulsions … jusqu'à ce que je percute quelqu'un de plein fouet. Ce quelqu'un en question je ne m'attendais pas vraiment à le, ou plutôt la, voir. Riley. Un instant c'est comme avant, puis ça s'essouffle. Je perds pas mon but de vue alors j'abrège la conversation en me disant que quitte à jouer carte sur table, à aller de l'avant, autant le faire avec tout le monde et après un clin d'oeil amical je reprends ma route, traverse le Hall et rejoins l'extérieur. Les mains dans les poches, j'avance d'un pas rapide histoire d'essayer de la retrouver parce que ce Parc est foutrement grand et je ne parle pas de la forêt. Je prends la direction qu'elle m'a semblé prendre mais ne l'aperçois toujours pas. Peut être qu'elle est rentrée et qu'on s'est croisé, c'est possible. Pourtant au bout de quelques minutes je fini par la trouver et quand mes yeux se posent sur elle, à distance, je m'arrête et l'observe. Plus trop certains. On a passé les vacances ensemble, entre nous deux ça a pris une tournure bizarre et en rentrant ici j'ai plus ou moins coupé les ponts. Je m'en veux mais j'en avais besoin seulement elle … Disons que je ne suis peut être plus la bienvenue dans son espace vital. Un soupir, je me dis que ça serait totalement lâche de ma part de faire demi tour maintenant alors je prends mon courage à demain et franchi la distance qui nous sépare d'un pas en apparence tranquille puis une fois près d'elle ...

« Salut. »

Distance, parce que je ne veux pas m'imposer mais d'un autre côté je ne suis pas venu jusqu'ici pour faire demi tour.

« Je peux ? »
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it ? ▬ Megan   Mer 1 Jan 2014 - 20:00

Cameron & Megan
« it's time to begin, isn't it? »




La vie d’étudiante reprenait doucement son cours et je n’y échappais pas, me plongeant déjà dans mes bouquins pour ne pas en perdre une miette. Dans certaines matières, celles dans lesquels je me sentais le plus à l’aise je prenais de l’avance par pur plaisir, mais aussi pour éventuellement être disponible ou mieux informée si jamais je décidais encore de me mettre en binôme pour certaines études. J’avais beaucoup aimé l’expérience avec Jillian et même si j’étais déçue de ne pas pouvoir répéter nos séances je gardais en tête l’idée de peut-être retrouvé un partenaire (ou une) vers la fin de l’année afin de me donner plus de chances de réussite. J’avais toujours été assidue en matière de scolarité, mais cette année je me trouvais encore plus acharnée que d’habitude, comme si j’avais peur que les événements de l’année dernière me retombent dessus. Mais pas que : les matières étaient réellement intéressantes et puis cela me faisait passer le temps d’une bonne manière. Je sortais quelques fois pour fumer ou prendre une pause avant de retourner dans mon petit coin de la bibliothèque en priant pour ne pas voir la tronche de Derek dans mon champ de vision. Je voyais bien qu’il s’emmerdait et qu’il était seul, mais moi, j’avais d’autres chats à fouetter comme les potions, les sortilèges et les défenses contre les forces du mal. C’est ainsi dire que je ne faisais pas beaucoup de sociable, plus par choix que par manque d’amis, puisque je fuyais presque Derek. Il parlait encore des filles de notre classe et celles dans l’école en général et j’en avais eu assez qu’il ne veuille pas changer de sujet et du coup, je m’étais éloignée. Je n’avais toujours pas de nouvelles de Cameron, mais je savais que ce dernier devait bien être occupé par ses nouvelles études que lui infligeait l’école en plus de se remettre de notre voyage qui, je savais, avait été plutôt éprouvant pour lui. Aussi, au début du mois, comme je l’avais prévu, j’avais passé mon anniversaire seule, vieillissant d’un an et me rendant ainsi mondialement majeure dans le monde des moldus. Ce jour là (la date du 4), bien que j’aie des classes, je me glissai en douce dans les cuisines en soirée, question de m’offrir une petite dose de sucré sur lequel trônait une simple et unique chandelle (merci les elfes!) que je dégustai en solitude. J’avais également reçu une carte de mon père que je m’empressai de détruire avant même d’avoir lu le contenu, me doutant bien de ce qu’il pouvait raconter à l’intérieur. Autrement, il n’y avait rien eu d’autre puisque personne (peut-être mis à part les profs à cause de nos dossiers personnels) ne connaissait ma date de naissance.

C’était mieux comme ça. Je n’aurais pas eu envie d’avoir des mauvais coups.



La fin de septembre approchait déjà à grands pas et bientôt, la météo deviendrait plus fraîche, emportant le soleil avec elle pour laisser place à l’éternel brouillard accompagné d’une légère bruine pour rendre le tout bien humide. Des choses dont j’avais horreur, bien que j’aie grandi avec ce genre de météo. Il me restait donc un peu de temps pour profiter encore de quelques rayons de la planète chaude avant de revenir blanche comme un fantôme. C’est pourquoi, en ce samedi, je délaissai les livres, décidant de me rendre à l’extérieur pour ma pause habituelle. Seulement, là, j’avais envie d’éternisé la chose, me disant que je pouvais bien me le permettre après avoir autant bossé ces derniers temps. Je fermai donc doucement tout ce qui était ouvert devant moi avant de les ranger dans mon sac et de me diriger vers la salle commune des jaunes. J’y trouvai d’ailleurs Lukas qui m’arrêta au passage, me demandant certaines explications en botanique. Me souvenant très bien de ces plantes particulières, je pris quelques minutes pour éclairer sa lanterne.

- Anh… Hum okay je comprends maintenant. Merci Megan.
- De rien! Ça me fait plaisir de pouvoir t’aider et de te voir avec un livre ouvert qui soit de ton année.


Je faisais bien sûr allusion à la fois où il avait versé du philtre d’amour à une certaine Gryffondor et à voir son expression, je voyais bien qu’il comprenait de quoi je parlais.

- M’ouais… Bah j’ai pas le choix hein… Si je veux être en septième l’année prochaine. Pas envie de pourrir en sixième toute ma vie!
- C’est la bonne attitude! Aller, bonne chance pour le reste!


Je lui caressai l’épaule de manière amicale avant d’aller déposer mon sac dans le dortoir des filles et de repasser dans la salle pour me rendre à l’extérieur. Heureusement pour moi, le soleil n’avait pas encore totalement disparu même s’il était beaucoup moins fort. Instinctivement, je sortis une cigarette de ma poche avant de me mettre à la consommer, me relaxant aussitôt alors que je marchais de manière aléatoire dans le parc, me cherchant une place tranquille où m’asseoir. J’errai durant quelques minutes avant de finalement poser mes fesses sur le gazon tout en prenant une nouvelle bouffée de cancer. Je fumais beaucoup moins qu’avant, mes livres me tenant grandement occupée. Mes matières à réviser m’enlevaient l’idée de tabac de la tête, ce qui n’était peut-être pas une mauvaise chose. Le départ des supérieurs me rendait beaucoup moins nerveuse qu’avant alors du coup, la cigarette me semblait secondaire dans ma vie.
Bref, je me tenais là tranquille, la tête vide et les yeux fermés et jamais je ne l’entendis s’approcher de moi.


- Salut.

Mes paupières s’ouvrirent aussitôt en reconnaissant la voix et je retournai légèrement la tête pour le voir là, debout, à peut-être un mètre de moi. Mon cœur s’affola et mon visage s’illumina d’un sourire que je n’aurais pu dissimuler malgré toute ma bonne volonté.

- Hey!

Si j’étais heureuse de le voir?
J’étais sur un petit nuage.
J’attendais ça depuis la fin des vacances.


- Je peux ?
- Mais je t’en prie, viens!


De ma main libre, je tapotai légèrement l’herbe à mes côtés pour l’inciter à venir s’asseoir à côté de moi. Il me semblait distant, peut-être même légèrement gêné, mais moi, je ne l’étais pas. J’avais attendu qu’il fasse les premiers pas et maintenant qu’il était revenu vers moi, je n’avais pas l’intention de le laisser partir sans avoir un minimum de ses nouvelles. J’avais envie de tout savoir et de tout connaître.

- Alors, content d’être de retour sur les bancs d’école?

J’avais balancé ma phrase au hasard, ne désirant pas que le silence s’installe entre nous dès le départ.
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it ? ▬ Megan   Lun 6 Jan 2014 - 20:31

Regardez moi, j'ai grandi dans un environnement hostile où je risquais ma peau quasiment tous les jours mais c'est ici, dans un cadre « sécuritaire » et … Cadré justement, que je me sens le plus perdu et probablement le plus fragile. C'est étrange de se rendre compte qu'on a des préoccupations du type scolaire ou … sentimental ? Amical ? Peu importe et … qu'on ne sait pas vraiment comment les gérer. J'ai perdu beaucoup de mes repères dernièrement et je sais qu'il faut que je m'en trouve des nouveaux mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Je m'accroche à des trucs, certains me paraissent plus simple que d'autres et quelques part je sais que ça me fait du bien de pouvoir souffler mais je n'ai tout simplement pas l'habitude de tout ça et redevenir un gosse quand t'as toujours ou presque eu d'autres trucs en tête c'est … étrange. Je ne me considérais pas forcément comme un adulte, ni plus mature que les autres mais … Si, je ne peux pas le nier, il y a une part de ça. Pour la plus part des personnes présentes dans ce château la vie a été totalement différente de la mienne et bien sur je fais abstraction des deux années passées ici sous le joug de ces crétins autoproclamés Supérieurs. Ici on a tous vécu la même galère mais je ne peux décemment pas comparer mon histoire et mon existence toute entière à celle d'un gamin de 16 piges qui jusqu'ici rentrait chez lui pour toutes les vacances scolaires et n'avait que pour seule préoccupation et surtout seul problème,  la manière d'annoncer à ses parents sa dernière mauvaise note.
C'est peut être ingrat de ma part, et présomptueux, mais c'est comme ça. Je ne suis pas comme la majeure partie des personnes présentes dans l'enceinte de Poudlard, en tout cas je ne l'étais pas jusqu'ici, et le but c'est justement de le devenir ? Intérieurement je grimace même si une petite voix dans ma tête me dit que c'est la meilleure chose à faire. Je suis occupé, j'apprends des trucs qui a priori pourraient me servir quand bien même ils me font râler mais quand on sait ce qui nous attend peut être dehors et même si je sais me défendre ou disparaître si besoin parce que j'ai appris à le faire tout jeune, c'est surement pas quantité négligeable. Je suis avec des gens que  j'ai appris à aimer comme ma propre famille même si je n'oublie pas pour autant ceux que j'ai laissé derrière moi et que je n'ai pas été capable de retourner voir … Faire autant de route pour ça … Parfois je me regarde dans la glace et j'ai envie de m'en coller une mais je sais que ça ne changera absolument rien. Peut être dans le futur mais à ce moment là je n'étais pas capable d'aller vers eux et je sais que ça aurait été une connerie de le faire.

Aujourd'hui c'est ici que je suis, essayant d'avancer malgré tout, et peut être que c'est aussi par elle que ça doit passer. J'en sais trop rien. J'avance dans l'inconnu, dans le flou artistique le plus total, alors qui vivra verra non ? C'est pas ce qu'on dit ? Et ça commence par annoncer ma présence, tâter la température et voir si elle m'accepte dans son espace vital. Chose que je ne mérite probablement pas mais qui ne tente à n'a rien … tant qu'on est dans les proverbes à la con. Est ce que j'appréhende sa réaction ? Ça serait mentir que de prétendre le contraire mais je n'en suis pas pour autant entrain de faire des castagnettes avec les genoux. Et pourquoi je pense à Emily, Kyle ou même Enzo ?! Sortez de ma tête tous les trois. Sales gosses. Et elle … elle sourit, c'est plutôt bon signe d'après ce que j'en sais du langage corporel Rolling Eyes

« Mais je t’en prie, viens! »
« Merci. »

Sans attendre je m'exécute et commence à regarder le Lac, machinalement. Les genoux légèrement pliés, les bras sur les genoux, j'adopte une posture décontractée mais en réalité je ne le suis pas tant que ça. Je me répète peut être mais j'avance dans l'inconnu et si jusqu'ici ça ne m'avait jamais vraiment fait peur aujourd'hui ça n'est plus le cas. Pas pour cet inconnu là. Cependant avant même que le silence ne s'installe elle le brise et intérieurement je la remercie parce que je ne sais pas si j'en aurais été capable.

« Alors, content d’être de retour sur les bancs d’école? »

C'est peut être con mais ça me détend. Ça me détourne surtout de mon attention focalisée sur quelque chose que je n'arrive pas à gérer. J'écrase un rire et passe ma main droite dans mes cheveux avant de la reposer dans l'autre tout en levant les yeux au ciel.

« M'en parle pas ... »

Les bancs de l'école … Que j'ai quitté depuis des années et qui ne m'avaient pas vraiment manqué.

« J'étais justement entrain de bosser là, avec Kyle et Enzo, enfin surtout avec Enzo Rolling Eyes et j'ai cru que j'allais péter un câble. C'est vraiment pas évident de reprendre le rythme scolaire, surtout avec des trucs de votre monde mais … aussi bizarre que ça puisse paraître je crois que ça me fait du bien d'avoir un cadre. »

Je la regarde et ne fuit pas ses yeux. Ça n'a jamais été mon genre de toute façon et je savais très bien qu'en venant jusqu'ici je ne ferais pas demi tour. Je ne sais pas ce qu'il va se passer mais qu'importe, j'ai fait ce que j'aurai probablement du faire depuis des semaines, c'est à dire un pas vers elle. Il n'y a pas de but bien précis à ça, c'est juste … comme ça. Parler de tout et de rien moi ça me va, et de voir qu'elle n'a pas l'air de m'en vouloir ou en tout cas pas au point de m'envoyer balader et me dire de dégager, c'est un point non négligeable.

« J'sais pas si c'est de ça que j'avais besoin mais en tout cas je pense sincèrement que ça m'est bénéfique, d'une certaine façon. »

Nouveau coup d'œil sur le Lac avant de reposer mes yeux sur elle.

« Et toi ça va ? La rentrée s'est bien passée ? »

Et là je ne sais pas bien ce qu'il se passe mais c'est comme si soudainement tout ça n'avait pas de sens. On vit au même endroit, on a passé trois semaines ensemble cet été et depuis qu'on est rentré : Rien. Ou presque. Et moi je débarque comme ça, comme si rien ne s'était passé ? Je sens une soudaine vague de colère contre moi même m'envahir, serre les poings une seconde avant de me frotter le visage pour finalement me concentrer.

« J'suis désolé Megan. »

Ouais, c'est quand même le moins que tu puisses faire tu penses pas ? Je crois que je ne suis pas doué pour … ça. Mais qu'est ce que c'est « ça » au juste ? J'en sais rien. S'excuser tout le monde en est capable, c'est pas sorcier, c'est même une chose qui devrait être naturelle.

« Je … C'qui s'est passé là bas … J'avais besoin de prendre du recul et de m'isoler. »

Un peu, pas complètement, et pourtant je me suis tenu à l'écart d'elle. Pourquoi ? Peut être parce qu'elle était là bas avec moi et que je l'associe à ses souvenirs un peu trop violent ? Oui, c'est possible, mais si ça n'était pas que ça ? Et je ne sais pas pourquoi mais en cet instant j'ai une pensée pour Jillian. Si elle était là elle se paierait ma tête mais elle saurait me dire ce que j'ai besoin – et non pas envie – d'entendre je pense. Elle saurait me secouer, me pousser pour que je me lance et brise la glace. Ça n'est jamais vraiment arrivé parce que la situation ne s'est jamais présenté mais j'ai l'intime conviction que c'est ce qu'elle aurait fait. Pourquoi elle et pas les autres ? J'en sais rien. C'est peut être une question d'âge, de vision des choses, aucune idée. C'est comme ça et c'est tout. Un instant je laisse le silence planer, et celui d'après, mes yeux bleus dans les siens, un soupir ...

« On en est où toi et moi ? »

Non ça n'est pas de la lâcheté, je crois que je suis vraiment paumé. Tout ça c'est pas une évidence pour moi et j'aimerai savoir ce qu'il se passe dans ta tête à toi parce que dans la mienne c'est le bordel.
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it ? ▬ Megan   Sam 11 Jan 2014 - 20:50

Même si j’avais eu un peu de répits durant les vacances, je ne m’en accordais pas beaucoup depuis que j’étais de retour au château : m’occuper l’esprit me semblait être plus important que de perdre mon temps de gauche à droite. De toute manière, mis à part Derek que j’ignorais de manière volontaire, je n’avais pas réellement d’amis avec qui discuter. J’avais perdu Emily de vue depuis que nous étions de retour. J’avais un petit contact avec Riley, mais depuis la fois où nous avions bu ensemble au cours d’une soirée durant la dernière année scolaire, nous n’avions pas eu l’occasion de recommencer. Je la croisais dans les corridors et dans la grande salle, nous nous envoyions la main ou échangions un sourire, mais c’était tout. J’avais plus de contact avec Lukas, sans doute juste parce qu’il était de ma maison et qu’il avait visiblement décidé de prendre les choses en main concernant ses études. Tant mieux pour lui, s’il avait fini par trouver une motivation qui lui permettait d’avancer et d’arrêter d’en rester au même point. J’avais conscience que nous n’étions pas tous intéressés par les études et que peut-être pour certains, c’était pire quand il n’y avait pas d’avenir tout tracé. De mon côté, je préférais ne pas prendre de chance et donner tout ce que j’avais maintenant, quitte à avoir un diplôme et de bons résultats en main qui pourraient m’ouvrir plusieurs portes. Enfin bref, concernant la liste d’amis, pour l’instant, elle s’arrêtait là. Ces dernières années, quand je jouais à celle que je n’étais pas, autant avouer que je m’étais mise quelques personnes à dos, voir même plusieurs et sans, sans réellement d’explication. Parce que j’ouvrais mes jambes à ceux qui le voulaient bien, on me regardait de haut, on me jugeait, on chuchotait des saloperies dans mon dos... Je n’avais pas laissé ces mauvaises langues m’atteindre, mais maintenant j’en souffrais un peu. J’avais beau être entrain de justement me donner du répit, je trouvais dommage de le faire seule. J’aurais voulu discuter avec quelqu’un du dernier cours de botanique ou encore de la nouvelle situation qui planait sur l’école. J’aurais voulu me changer les idées plutôt que de simplement faire le vide dans ma tête et écouter l’écho des clapotis de l’eau du lac. J’aurais voulu sourire, rire de tout et de n’importe quoi comme je savais parfois le faire.
Et si…

Il était là, à côté de moi, comme par magie.
Cameron était apparu non loin de ma personne et ce fut toute une surprise pour moi, alors que je n’avais presque plus d’espoir de pouvoir lui reparler un jour. Je ne savais pas s’il m’avait simplement évité, mais je ne l’avais plus beaucoup vu depuis que nous étions de retour ici. Sans doute un choix de sa part, un choix que j’avais respecté sans poser de question puisque de toute manière, ce n’était pas de mes affaires. Au départ, je m’étais demandé si j’étais la fautive, mais après m’être souvenu de certains de ses comportements lorsque nous étions en terrain américain, je m’étais dis que ça provenait sans doute de là. Un blocage ou encore une envie d’être seul pour repenser à tout ça. Revoir sa « famille » n’avait pas été facile et renouer le contact avec elle encore moins. Je ne pouvais pas me mettre à sa place, mais je comprenais bien qu’il y avait un mal aise. Et avec l’annonce des classes, ça n’avait pas du l’enchanter en plus de lui donner du boulot et donc, une conséquence de plus au fait qu’il ne venait plus me voir. À l’intérieur je me sentais blessée, mais à quoi bon? Il était un ami avec lequel je me sentais très proche, sans doute le seul en qui j’avais une totale confiance dans tout ce grand bazar, mais je ne pouvais pas lui demander d’être constamment avec moi s’il ne le désirait pas. N’empêche que nos petits entraînements me manquaient. Ces petites rencontres presque hebdomadaires me permettaient de me mettre en forme en plus de le voir plus souvent. Est-ce qu’il y en aurait encore? Pour le moment, je n’avais pas le cœur à demander : je voulais simplement profiter du temps qu’il voulait bien m’accorder, même si ce n’était que trente secondes.

Le silence ne devait pas s’installer entre nous, parce que je savais d’avance que je le perdrais. N’étant pas une grande bavarde de nature, ça allait peut-être un peu me compliquer la vie, mais tant pis. Il prit place à mes côtés et toujours en souriant, je lui parlai d’école au hasard, lui demandant comment cela se passait de son côté.


- M'en parle pas ... J'étais justement entrain de bosser là, avec Kyle et Enzo, enfin surtout avec Enzo et j'ai cru que j'allais péter un câble. C'est vraiment pas évident de reprendre le rythme scolaire, surtout avec des trucs de votre monde mais … aussi bizarre que ça puisse paraître je crois que ça me fait du bien d'avoir un cadre.

Ses yeux se plantèrent dans les miens et mon cœur parti en vrille. Je ne laissai pourtant rien paraître de cela, ne faisant qu’élargir mon sourire, m’imaginant bien les trois garçons avec des livres ouverts devant eux. Je ne m’étais jamais demandé quel genre d’élève aurait pu être Cameron, mais je me doutais bien qu’il devait être de ceux qui préférait le travail manuel plutôt qu’intellectuel. Quoi qu’il en soit, j’étais heureuse de savoir qu’il appréciait le tout, bien qu’il était loin de ce à quoi il était habitué. S’il parvenait à être heureux dans cette nouvelle formule, c’était tout ce qui comptait pour moi.

- J'sais pas si c'est de ça que j'avais besoin mais en tout cas je pense sincèrement que ça m'est bénéfique, d'une certaine façon.

J’hochai doucement la tête, comprenant parfaitement ce qu’il voulait dire par là.
Je me souvenais bien que lors de notre dernier entraînement (soit le 20 juillet), il me disait à quel point il était fatigué du monde magique. Qu’il se laissait vivre, mais qu’il se sentait mort à l’intérieur, sans doute à cause du manque d’activité, à cause de ses « frères » et de son pays qui lui manquaient et tout le reste. Maintenant, les choses avaient changé probablement à cause des vacances, mais aussi à cause qu’il avait décidé de revenir à Poudlard. Il aurait pu faire comme d’autres et resté en Amérique, mais il avait voulu revenir ici et moi, j’avais été soulagé, car sincèrement, j’étais certaine que j’allais le perdre. Qu’il allait retourner dans son monde et définitivement tourner le dos à toute cette magie qui semblait lui pourrir la vie et ce, depuis le début. Qu’il allait peut-être garder un contact avec Kyle et Emily puisqu’ils appartenaient un peu au même monde (même si c’était différent pour Ems) et qu’il allait jeter les autres aux oubliettes, dont moi : simplement qu’un souvenir d’un passé pas si lointain. Mais Cameron semblait plus attaché à cet endroit et aux gens qu’il avait connu que je le pensais. Du moins, c’était l’impression qu’il me donnait.
Ses yeux se perdirent un instant sur le lac avant de revenir vers moi.


- Et toi ça va ? La rentrée s'est bien passée ?
- Pour le moment tout baigne. Je suis tellement décidée que j’ai même décidé de…


Je m’interrompis en voyant son air se changer soudainement. Mon sourire s’effaça alors que je le regardai se frotter le visage d’une manière agressive. Je me crispai presque aussitôt, me demandant ce qui lui prenait.

- J'suis désolé Megan.

J’affichai un air légèrement inquiet.

- Ça ne va pas…?

Pourtant, tout semblait aller si bien il y à peine quelques secondes…

- Je … C'qui s'est passé là bas … J'avais besoin de prendre du recul et de m'isoler.

Je baissai les yeux vers les brins d’herbe en prenant une nouvelle bouffée de nicotine.
Bien sûr. Sans doute tenait-il à expliquer son comportement qu’il avait adopté à mon égard depuis que nous étions ici, mais je n’en n’avais pas besoin. Il était là, il avait décidé de revenir vers moi et c’était tout ce qui comptait à mes yeux.


- Je sais. Je comprends, ne t’inquiète pas, fis-je en recrachant doucement la fumée. Je ne t’en veux pas du tout.

Je levai les yeux vers lui et un sourire amical étira mes lèvres.
Je savais qu’il pouvait avoir parfois de la difficulté à mettre des mots sur certaines choses et je n’avais pas envie de le voir mal à l’aise pour si peu. Pourquoi gâcher nos retrouvailles avec ce genre de casse tête? La journée était belle, j’étais de bonne humeur et je ne voulais qu’une seule chose et c’était de rire avec lui. Rigoler comme on réussissait à le faire quand il m’apprenait à être plus forte.


- On en est où toi et moi ?

Une nouvelle surprise s’afficha dans mon expression dès que les mots franchirent ses lèvres et mon sourire disparu de nouveau pour laisser place à une bouche légèrement entrouverte, vide de parole.
Une question à laquelle je ne m’étais pas attendu, une question à laquelle je n’avais aucune réponse à fournir parce qu’à mon sens, il n’y en avait pas. Oui nous nous étions embrassés durant le 20 juillet, oui nous nous étions tenus par la main à quelques reprises durant les vacances, un geste qui ne semblait calculé ni d’un côté, ni de l’autre, un geste qui était devenu presque naturel tant les choses que nous avions vécus nous avait dépassé. Sans doute un simple besoin naturel que de savoir que l’autre était là, que nous n’étions pas seuls en dépit de tout, que nous avions réussi à survivre au pire et que nous n’allions pas nous abandonner. Des moments qui m’avaient fait rêvasser durant longtemps, même jusqu’à notre retour et au-delà, mais que je m’étais empressée de mettre tout ça dans un coin de ma tête pour ne pas me faire trop souffrir. Je tenais énormément à lui et il le savait parce que je lui avais dit de vive voix en plus de l’avoir embrassé. Geste et paroles que je trouvais suffisants, mais s’il n’avait pas compris le double sens, je ne pouvais rien faire de plus parce que je n’arrivais pas à faire plus justement. Je bloquais complètement, tout comme je mourrais d’envie d’être plus qu’une simple amie à ses yeux. Mais j’avais si peur que les terribles mots viennent tout gâcher entre nous que je préférais me taire, me disant que j’en avais déjà trop fait et que je pouvais m’estimer chanceuse qu’il ne m’ait pas chassé complètement de sa vie. Par le fait même, je n’avais jamais exprimé des sentiments aussi profonds à quelqu’un et donc, j’ignorais comment faire, hormis ce que j’avais déjà fait.

J’avais peur.
Je me sentais soudainement prise au piège et je ne savais pas quoi faire. Comme une petite souris perdue dans un labyrinthe. Je continuais pourtant de le regarder dans les yeux et j’étais certaine qu’à présent, il était capable de lire la panique dans les miens. Comme un lapin surpris sur la route par une voiture qui savait que d’une seconde à l’autre, il allait être mort. Je ne savais pas quels mots allaient être les bons et quels mots allaient lui faire prendre la fuite. J’aurais voulu que cette question, que cette étrange relation, que mes mots et mon geste du 20 juillet n’aient jamais eu lieu et que nous revenions à ceux que nous étions avant. La fille qui donnait des coups de pied un peu trop hauts et le garçon dévoué à lui apprendre à se battre correctement sans baguette. Une relation simple et pas compliquée, qui impliquait seulement des rêves stupides de la fille.
J’aurais voulu que les choses n’aient jamais été aussi loin entre nous et pourtant, j’en avais tellement rêvé…

Mon cœur s’affolait encore plus au fur et à mesure que le silence se prolongeait. Je devais répondre quelque chose et je le savais, mais j’ignorais la bonne réponse.
Quelle était la bonne? Quelle était la mauvaise?


- Je ne sais pas.

J’avais fini par détourner mon regard vers le lac, tentant de me calmer. Parce si j’avais l’air calme à l’extérieur, c’était le bordel à l’intérieur et ce, partout dans mon corps. Je tirai une nouvelle fois sur ma cigarette, une bouffée plus grande que les autres, comme si je tentais de me purifier avec le tabac consumé. Je réfléchissais à toute allure, cherchant quelque chose d’autre à rajouter. Lui déballer tout? Je n’osais pas, je ne voulais pas. Lui dire simplement ce que je pensais? J’avais l’impression que ça revenait au même.
D’un souffle calme, je fis sortir de nouveau la fumée entre mes lèvres.


- Je ne sais pas, mais je sais que je tiens énormément à toi et je te l’ai déjà dit d’ailleurs. Tu es mon ami et t’es le seul dans ce château qui en connaît le plus sur moi. Je te fais confiance, je t’ai toujours fait confiance. Peut-être aveuglément, mais jusqu’ici, je n’ai pas eu à me plaindre.

Du bout de l’index, je tapotai l’extrémité de ma cigarette afin d’en faire tomber la cendre qui tomba parmi le gazon.

- Je me sens bien avec toi, vraiment. Je ne te l’ai pas dit, mais je suis vraiment contente que tu m’aies traîné avec toi sur ta terre natale. Je n’étais jamais allée en Amérique avant et j’ai trouvé ça génial. Ça m’a fait énormément de bien de sortir ici, de voir et de connaître autre chose et si tu ne m’aurais pas invité, je ne serais pas retourné voir mon père et j’aurais sans doute passé mon été encore enfermée entre ces murs. J’en avais de besoin. De partir d’ici je veux dire. Peut-être que tu l’as senti et que c’est pour ça que tu as décidé de m’inviter et je t’en remercie. C’était super et je recommencerais ça n’importe quand.

Je regardai la cendre se confondre lentement avec la terre, poussée légèrement par le vent.
Je savais que je ne répondais pas directement à la question qu’il me posait, mais je n’avais pas de réponse. À la place, je lui donnais plutôt mes impressions et ça le faisait fuir et bien… Tant pis. Je ne pouvais rien faire de mieux, rien faire de plus. Peut-être étais-je finalement une handicapée du sentiment, mais… Les choses étaient ce qu’elles étaient.


- C’est d’ailleurs ce que j’aime avec toi… Je veux dire… Le fait que tu réussisses à me comprendre sans que forcément je le dise à voix haute. C’est peut-être un instinct ou peut-être que tu ne le fais pas exprès, mais en tout cas, avec moi, c’est efficace. J’aime aussi passer du temps avec toi parce que ça fait changement de Derek qui me fait que des commentaires sur des nanas… Si avant il me parlait juste de Jillian, maintenant qu’elle est partie c’est… Le bordel. Toi tu me fais rire, t’arrives à me faire oublier mes soucis, mes cauchemars. Tu me rends plus forte et pas qu’en technique de combat : je retrouve un équilibre mental grâce à toi. J’ai évolué depuis que t’es entré dans ma vie et je me sens tellement mieux si tu savais… La vraie Megan est là et je l’apprécie beaucoup plus que l’ancienne. Et si tu n’avais pas été là, je ne sais pas comment j’aurais pu pour la faire sortir parce que personne à part toi ne s’est rendu compte que j’étais en détresse.

Je fini par lever les yeux vers lui de nouveau, tout en tapotant une nouvelle fois ma cigarette.

- Je ne sais pas où en est, mais une chose est certaine, c’est que je ne veux pas perdre ton amitié. Parce qu’elle est chère à mes yeux et que sans toi, depuis le début de l’année… Ça fait à peine un mois, mais si tu savais comment je me suis sentie vide… Comment je me suis senti seule. Je ne t’en blâme pas d’ailleurs, tu n’es pas responsable de ça, mais je dois t’avouer que ton absence m’a pesé. Et que nos séances d’entraînement me manquent.

Je lui fis un petit sourire, le cœur toujours bien battant, ignorant si j’avais répondu correctement.
Allait-il fuir ou allait-il rester?
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it ? ▬ Megan   Mer 15 Jan 2014 - 22:17

Elle comprend, bien sur qu’elle comprend. A vrai dire je ne sais pas vraiment ce qu’elle pense comprendre mais je crois que c’est probablement assez fidèle à la réalité. J’avais besoin de prendre le large, le temps de reprendre mes esprits, et je n’avais pas de place pour le reste. Ça m’a pris du temps et j’en suis sincèrement désolé mais je ne pouvais, et ne voulais pas peut être, faire autrement. En revenant ici il a fallu que j’encaisse pas mal de choses, pas mal de changements, et ça n’a pas été chose facile. Aujourd’hui ça n’est pas terminé mais j’en ai assez de lambiner et ruminer dans mon coin et je sais pertinemment que quand on veut aller de l’avant il faut s’en donner les moyens. Ma vie a changé, du tout au tout, et je dois faire avec. C’est peut être une opportunité, celle de tout recommencer depuis le départ ou presque – sans oublier d’où je viens et qui je suis pour autant – et ce avec tout ce que ça implique. Il y a deux ans j’étais membre d’une grande famille un peu spéciale, je vivais à 100 à l’heure et à 100%. Une autre vie, un autre monde. Aujourd’hui je me retrouve élève dans une école de magie avec des amis totalement différent de ceux que je côtoyais jusque là et … avec Megan.
J’ai posé la question qui tue et je sens bien le malaise … Est-ce que je m’en veux ? Oui et non. Je pense qu’elle méritait d’être posée cette question, non ? J’en sais trop rien. C’est tellement le bordel dans ma tête, j’y comprends rien et je suis totalement largué. Cette situation me dépasse et c’est comme si je n’avais simplement pas envie d’y être seul. Je suis capable d’affronter pas mal de trucs mais ça … ça je ne sais pas faire. Et je me sens con, mais tellement con, pas du tout à l’aise ni dans mon élément. Jusqu’ici j’ai toujours fuit ce genre de trucs mais aujourd’hui c’est pas le cas. Pourquoi ? Pourquoi elle ? Qu’est ce qu’elle a de plus que les autres ? Est-ce que c’est simplement parce que moi j’ai changé ? Depuis le début je crois qu’avec elle ça n’a jamais été comme … avec personne d’autre en réalité, et je pense aussi qu’on a évolué et changé en même temps. Peut être que ça a joué, j’en sais trop rien, mais ne me demandez pas de mettre des mots là-dessus en tout cas. J’en suis incapable, et j’en ai pas envie de toute façon. Tout ce que je sais c’est que dans ma tête c’est le boxon, et j’aimerai bien savoir comment ça se passe dans la sienne. Voilà comment rendre un mec vulnérable … On déteste ça, évidemment. Dans la grande majorité en tout cas.

« Je ne sais pas. »

Elle ne sait pas. Je reste là, assez con, et pendant une seconde ou deux je crois que mon cerveau n’est plus alimenté :roll:On a l’air de deux crétins là toi et moi, visiblement dans le même état l’un et l’autre. C’est peut être con et égoïste mais quelque part ça me rassure.

« Je ne sais pas, mais je sais que je tiens énormément à toi et je te l’ai déjà dit d’ailleurs. Tu es mon ami et t’es le seul dans ce château qui en connaît le plus sur moi. Je te fais confiance, je t’ai toujours fait confiance. Peut-être aveuglément, mais jusqu’ici, je n’ai pas eu à me plaindre. »

Elle regarde le Lac, moi c’est elle que je regarde. Oui elle me l’a déjà dit mais je crois que mon cerveau atrophié de mâle homo sapiens ne l’a pas imprimé, ou a refusé de l’imprimer … Mais je n’en doute pas une seule seconde, c’est simplement que j’ai du mal à « l’accepter » je crois. Est-ce que moi je tiens à elle ? Bien sur. Est-ce que je serais capable d’employer des mots clairs pour le dire ? Non. Je tiens à elle tout comme je tiens à Ems, Kyle, Jill et quelques autres. Oui je tiens à elle de la même façon, et sans doute d’une autre un peu différente même si c’est difficile à admettre, même si je fais un blocage là-dessus.

« Je me sens bien avec toi, vraiment. Je ne te l’ai pas dit, mais je suis vraiment contente que tu m’aies traîné avec toi sur ta terre natale. Je n’étais jamais allée en Amérique avant et j’ai trouvé ça génial. Ça m’a fait énormément de bien de sortir ici, de voir et de connaître autre chose et si tu ne m’aurais pas invité, je ne serais pas retourné voir mon père et j’aurais sans doute passé mon été encore enfermée entre ces murs. J’en avais de besoin. De partir d’ici je veux dire. Peut-être que tu l’as senti et que c’est pour ça que tu as décidé de m’inviter et je t’en remercie. C’était super et je recommencerais ça n’importe quand. »

J’esquisse un léger sourire cette fois, sans pouvoir réellement décrire ce que je ressens mais ça me fait plaisir de lui avoir permis de changer d’air parce que même si ça été dur pour moi là bas on avait tous besoin de retrouver un semblant de liberté. Ça été dur à San Francisco, certes, mais même si j’avais la tête un peu ailleurs le reste a été un vrai bonheur. Notre road trip, puis les retrouvailles à Edeimbourg avec ma Tigresse. Elles s’entendent bien, ça aussi c’est peut être con mais ça me fait plaisir. De ce périple je n’ai gardé qu’un seul souvenir, une nouvelle marque sur ma peau, un nouveau tatouage. Liberté. Tout un symbole à mon sens.

« C’est d’ailleurs ce que j’aime avec toi… Je veux dire… Le fait que tu réussisses à me comprendre sans que forcément je le dise à voix haute. C’est peut-être un instinct ou peut-être que tu ne le fais pas exprès, mais en tout cas, avec moi, c’est efficace. J’aime aussi passer du temps avec toi parce que ça fait changement de Derek qui me fait que des commentaires sur des nanas… Si avant il me parlait juste de Jillian, maintenant qu’elle est partie c’est… Le bordel. Toi tu me fais rire, t’arrives à me faire oublier mes soucis, mes cauchemars. Tu me rends plus forte et pas qu’en technique de combat : je retrouve un équilibre mental grâce à toi. J’ai évolué depuis que t’es entré dans ma vie et je me sens tellement mieux si tu savais… La vraie Megan est là et je l’apprécie beaucoup plus que l’ancienne. Et si tu n’avais pas été là, je ne sais pas comment j’aurais pu pour la faire sortir parce que personne à part toi ne s’est rendu compte que j’étais en détresse. »

Une grimace à l’évocation de Derek, une autre à celle de Jill mais évidemment pas pour les mêmes raisons. Vieux réflexe, désolé Ryans. Pour le reste … c’est vraie qu’elle n’a plus grand-chose à voir avec la Megan que j’ai rencontré au tout départ mais comme elle le souligne, celle là n’était pas la véritable Megan Blackwood. Est-ce que j’ai une part de responsabilité dans les changements opérés chez elle ? Pour ma part je ne m’avancerai pas à dire une chose pareille mais elle a l’air de le penser sincèrement. Ça me touche, réellement, mais encore une fois je ne suis pas capable de l’exprimer alors je me contente de garder mon sourire, de l’élargir peut être un peu. J’ai beau faire le guignol et me prendre pour Dieu parfois ça n’est pas pour autant que je n’ai aucune humilité, bien au contraire. Ne vous attendez quand même pas à me voir rougir mais … oui, ça me touche. Si j’ai pu l’aider alors tant mieux. Elle aussi m’a aidé, par sa présence, par nos discussions, ce genre de choses. Elle m’a permis de trouver un but, d’affronter certaines choses, etc … Je suis indépendant, ça c’est une certitude, mais je sais aussi le reconnaitre quand je dois quelque chose à quelqu’un. Peut être que je devrais le lui dire histoire qu’on soit à égalité sur l’échelle de la gêne mais … J’y arrive pas. Je ne trouve pas de mots assez singuliers pour exprimer tout ça alors je préfère me taire en espérant qu’elle le devine ou en tout cas en ait conscience. Et ça y est, elle me regarde à nouveau. Je ne fuis pas.

« Je ne sais pas où en est, mais une chose est certaine, c’est que je ne veux pas perdre ton amitié. Parce qu’elle est chère à mes yeux et que sans toi, depuis le début de l’année… Ça fait à peine un mois, mais si tu savais comment je me suis sentie vide… Comment je me suis senti seule. Je ne t’en blâme pas d’ailleurs, tu n’es pas responsable de ça, mais je dois t’avouer que ton absence m’a pesé. Et que nos séances d’entraînement me manquent. »

Encore un soupir, j’encaisse. Je sais qu’elle le pense quand elle dit ne pas me blâmer pour mon éloignement depuis notre retour au château mais intérieurement – même si je n’en montre pas grand-chose – moi je me blâme. Je m’en veux d’avoir mis les personnes a qui je tiens de côté comme je l’ai fait mais je ne regrette pas pour autant. Est-ce que tout ce qu’elle vient de m’avouer m’angoisse ? Un peu, je dois bien l’admettre, mais ça ne me donne pas envie de fuir pour autant parce que je la connais suffisamment maintenant je pense pour savoir qu’en aucun cas elle n’a pour but de me mettre la pression et que peu importe ma réaction elle s’en contentera. Elle n’attend pas de moi que je change, je le sais. Ça ne m’empêche pas de laisser planer un peu le silence puis finalement de laisser échapper un rire un peu gêné tout en baissant la tête une seconde pour finalement scruter le Lac à mon tour.

« J’me sens tellement con si tu savais … »

Et je continue de me marrer nerveusement quelques secondes encore avant de chercher de nouveau son attention visuelle.

« J’suis pas doué pour ces trucs là, et le pire dans tout ça c’est que je sais que t’attends rien de moi, que je me colle la pression tout seul, et du coup je sais encore moins comment réagir et gérer la situation. »

Je te demander en mariage ? Comment on fait ? Ok trêve de plaisanterie. J’arrive pas à mettre de mots là-dessus c’est clair et je ne sais pas vraiment ce que je veux ni où on en est, tout comme elle, mais …

« J’suis certain d’au moins une chose : Tu ne perdras pas mon amitié. Et j’espère ne pas perdre la tienne non plus. »

Peut être qu’en nous ça n’ira jamais plus loin, peut être pas, mais on a au moins ça et à mon sens c’est plus important que tout le reste. J’en sais trop rien mais je crois que là-dessus on est assez sur la même longueur d’onde.

« Pour le reste … j’crois qu’exprimer ce que je ressens ça n’est pas mon fort mais jusqu’ici chaque fois que je sentais qu’un truc pas clair se passait dans ma tête, que je m’attachais ou un truc du genre, je prenais mes clics et mes clacs sans même parfois m’en rendre compte. Là c’est pas le cas. Peut être que j’ai pu en donner l’impression mais j’avais juste besoin de prendre un peu de recul je crois. »

Et ça n’avait rien à voir avec elle de toute façon. Elle a été logée à la même enseigne que les autres, plus ou moins. Peut être avec un degré au dessus par rapport à certaines choses mais j’ai fait un pas vers elle aujourd’hui, et elle ne m’a pas rejeté. On est sur la bonne pente non ? Je pense à Jillian, je pense à Riley … C’est marrant mais avant d’arriver ici jamais je ne m’étais « encombré » de ce genre d’émotions et jamais je n’avais été habité par le moindre doute. J’ai eu mon lot d’expérience mais jamais d’attaches simplement parce que ça ne m’intéressait pas et aussi parce que je peux très bien vivre sans. Ça ne me manque pas, ça n’est pas quelque chose après quoi je cours et puis de toute façon je suis du genre à vivre au jour le jour alors à mon sens ça n’est pas compatible. Peut être que ça changera, je ne dis pas le contraire, mais pour l’instant c’est comme ça que je ressens les choses. Disons que même si ça peut avoir l’air du contraire ici, et quelque part c’est le cas d’une certaine façon, je ne me pose pas plus de questions que ça. Il n’empêche qu’effectivement je me suis éloignée de Jill, puis de Riley, mais pas de Megan. Ça veut dire ce que ça veut dire, j’ai pas envie de décortiquer tout ça.

« Ça veut pas dire que j’y vois plus clair aujourd’hui ceci dit mais bon … j’suis là. Oui c’est un immense honneur que je te fais. Je ne brille pas par ma présence avec n’importe qui. »

Et un grand sourire, un !

« Pas taper. »

Oui je fais le con mais je crois qu’on a tous les deux besoins de se détendre un peu là, non ? D’ailleurs … Sans prévenir je me lève, une idée ayant germé dans ma tête en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Je lui tends la main pour l’inviter à se lever avant de joindre la parole aux gestes.

« Viens avec moi. »

Je vois bien que ça l’intrigue mais elle l’a dit, elle me fait confiance non ? Alors je nous guide d’un pas décidé vers l’intérieur du château, sans lâcher le morceau sur mes intentions, toujours en gardant le sourire aux lèvres et en prenant mon pied à laisser planer le doute. C’est mal Cameron ! Je sais. Nous voilà à l’intérieur, on ne grimpe pas d’étage mais je l’entraine dans un dédale de couloir jusqu’à atterrir devant une porte qu’elle connait peut être déjà. Pour ma part je l’ai découvert il n’y a pas très longtemps. Le Club de Duel, je crois qu’ils appellent ça comme ça.

« Tu t’es entrainé un peu depuis notre retour au château ? »

J’ouvre la porte et l’invite à y entrer, l’endroit est vide. Tant mieux. Dans un coin on peut apercevoir du matériel d’entrainement, pour apprendre à viser les bons endroits, etc … Self Defense, d’accord, mais donner un bon coup dans un sac de temps en temps, gratuitement, ça ne fait pas de mal.

« C’est le paradis hein ? »

J’attrape sa main dans un geste naturel et sans me poser de questions encore une fois et c’est comme un gamin que je nous conduis jusque dans le fond de cet endroit, vers le fameux matériel en question. Nos entrainements te manquent ? Et bien voilà, c’est reparti, si ça te dit. Deux secondes après j’ai déjà donné plusieurs coups dans un des mannequins.

« Dis, je pense à un truc. Je me doute que tu dois déjà avoir beaucoup à faire avec tes cours et tout ça et que t’as peut être pas envie d’avoir un emmerdeur dans les pattes quand tu bosses mais ça te dirait qu’on se retrouve pour réviser ou faire nos devoirs ensemble parfois ? J’te demande pas de m’aider hein, juste … tu sais … qu’on passe un peu de temps ensemble. J’te foutrai la paix, ou t’auras le droit de m’envoyer un livre en pleine tête si je deviens trop chiant. »

Ben quoi ? Non je ne suis pas entrain de lui demander de m’aider à comprendre le charabia Sorcier, même s’il est possible que je lui demande des trucs parfois histoire de m’éclairer un peu comme je l’ai fait avec Enzo tout à l’heure – enfin c’est plutôt lui qui l’a fait spontanément d’ailleurs – mais c’est vraiment pas l’idée principale de ma démarche. Et je trouve que c’est vraiment plus simple quand on est détendus, non ?
Et puis je commence à la chercher, à la pousser, à la tester pour voir ce qu’elle a dans le ventre. Aller vas-y, énerve toi, essaie de me frapper qu’on rigole un peu. Je sais ce qu’elle vaut et par conséquent je sais ce que je risque, croyez moi. Je ne la sous-estime pas. Surtout pas ses jambes d’ailleurs, espèce de Ninja. Puis je sais pas vraiment ce qu’il se passe mais je me retrouve à lui bloquer les bras et à la coincer contre moi pour ne pas qu’elle m’atteigne en se débâtant, sans lui faire mal évidemment. Nos regards se croisent un instant, et je ne réfléchis pas. Mes yeux bleus s’ancrent dans les siens. Nos visages sont très proches l'un de l'autre.

« Au jour le jour ? »

On se pose pas de questions, on se laisse aller et on voit ce qu’il se passe ?
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it ? ▬ Megan   Ven 7 Fév 2014 - 23:44

C’était bien connu : quand je voulais quelque chose, je faisais tout pour l’obtenir. Même si pour ça je devais passer par les pires merdes, affronter la planète entière ou me battre contre moi-même, j’encaissais et je me concentrais sur l’objectif final en me disant que la bataille en valait la peine. Dès la première fois que j’avais aperçue Cameron, je m’étais aussitôt dit que je voulais l’avoir. Je ne le considérais pas comme une chose, loin de là, mais quelque chose m’attirait vers lui, un peu comme une sorte d’aimant et je souhaitais me rapprocher davantage de lui, peu importe ce que cela pourrait me coûter. Ça m’avait valu cher finalement puisque pour mon obstination, j’avais passé les pires mois de toute mon existence pendant lesquels j’étais enfermée dans les cachots moisis. Mais d’un autre côté, cette volonté de vouloir être plus près de lui m’avait permis de faire ressortir ma véritable personnalité et de faire, en quelque sorte, la paix avec mon passé. Mais au final, toutes ces expériences et ces changements avaient été bénéfiques sur ma personne (même ces longs instants durant lesquels j’étais enfermée, puisqu’ils m’avaient permis de réfléchir davantage sur ma situation) puisque j’avais finalement eu ce que je souhaitais, c’est-à-dire devenir une sorte d’amie pour lui. Bien sûr j’espérais toujours et encore plus, mais je ne poussais pas ma chance trop loin sans pour autant baisser les bras car, mon obstination était toujours là même après tout ce temps. Ça devait bien faire deux ans et même un peu plus que je le côtoyais de manière plus ou moins régulière et je ne pouvais être que fière de l’évolution de notre relation qui avait été bien au-delà de mes espérances de départ. J’étais déjà très satisfaite de ce que j’avais et donc je restais stable avec lui, profitant à fond de notre amitié. Bon, il y avait bien eu une ou deux complications durant notre relation, dont ces fameux baisers échangés en temps de guerre et ce moment de flottement qu’avait été les vacances d’été durant lesquels on s’était comportés comme si de rien ne s’était passé. Aujourd’hui, il me demandait où nous en étions rendu et bien que j’ignorais quoi lui répondre (je ne voulais pas non plus lui dire que je le voulais carrément parce que je me doutais qu’il allait me fuir, ce qui était absolument pas souhaitable), je préférai lui ouvrir une seconde fois mon cœur, lui révélant le fond de ma pensée de manière sincère. Oui j’aimais être près de lui et je chérissais ce que nous partagions même si c’était parfois dans le flou. Je tenais à notre amitié et encore plus à lui et ça, ça avait été clair dans mon esprit dès le départ et il le savait désormais.

Cela faisait quelques secondes que je venais de m’exprimer à ce propos et le silence s’interposait entre nous une nouvelle fois. J’ignorais quoi rajouter de plus alors que j’appréhendais toujours une réaction de sa part, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Dans ce genre de situation, je me sentais toujours un peu sur le qui-vive sans trop savoir pourquoi.
Il se met finalement à rire et intérieurement je me détends un peu.


- J’me sens tellement con si tu savais …

Je lui répondis par un simple sourire pendant qu’il se marrait toujours.
D’une part je comprenais tout à fait ce qu’il voulait dire parce que je me sentais exactement comme lui. Si avant je n’avais jamais eu de difficulté à approcher un garçon, avec lui c’était tout le contraire. On aurait dit une pauvre fille cachée dans l’ombre qui bave sur le mec inaccessible et je n’aimais pas me sentir dans ce rôle stupide, sachant que j’étais beaucoup plus en possession de mes moyens que ça habituellement. Sauf que Cameron n’était pas n’importe qui à mes yeux, ce qui venait compliquer les choses. Ou peut-être était-ce simplement moi qui amplifiais le tout de manière exagéré…
Nos yeux se rencontrèrent.


- J’suis pas doué pour ces trucs là, et le pire dans tout ça c’est que je sais que t’attends rien de moi, que je me colle la pression tout seul, et du coup je sais encore moins comment réagir et gérer la situation. J’suis certain d’au moins une chose : Tu ne perdras pas mon amitié. Et j’espère ne pas perdre la tienne non plus.

Mon sourire s’élargit à l’idée de savoir que notre amitié allait tenir bon.

- Pour le reste … j’crois qu’exprimer ce que je ressens ça n’est pas mon fort mais jusqu’ici chaque fois que je sentais qu’un truc pas clair se passait dans ma tête, que je m’attachais ou un truc du genre, je prenais mes clics et mes clacs sans même parfois m’en rendre compte. Là c’est pas le cas. Peut être que j’ai pu en donner l’impression mais j’avais juste besoin de prendre un peu de recul je crois.

J’hochai doucement la tête.
En quelque part, j’étais contente de savoir que j’étais en quelque sorte une exception pour lui puisqu’en effet, il n’avait jamais fuit et ce, même si j’ai cru à maintes reprises que je le perdrais. Il était toujours resté près de moi, enfin jusqu’au retour des vacances, mais je me doutais que ce n’était pas dû à cause de moi.


- Ça veut pas dire que j’y vois plus clair aujourd’hui ceci dit mais bon … j’suis là. Oui c’est un immense honneur que je te fais. Je ne brille pas par ma présence avec n’importe qui.

Je ne pu m’empêcher de rigoler en secouant légèrement la tête. Il n’avait pas changé : son humour avait tenu bon durant ces semaines d’absence, ce qui était bon signe. C’était tellement quelque chose que j’aimais chez lui et ça aurait été dommage qu’il le perdre. Ça et son sarcasme.

- Pas taper.

Mettant le mégot dans ma bouche afin de le tenir avec mes dents, je levai mes deux mains ouvertes vers lui, comme pour lui signifier que je n’avais pas l’intention de lui faire violence suite à sa petite plaisanterie. Peut-être que ça devait agacer certains ce genre d’humour, mais moi, ça me faisait bien rigoler. Et puis ça détendait un peu l’atmosphère. Ce n’était pas qu’elle était tendue, mais mine de rien, les silences qui s’étaient interposés entre nous m’avaient paru lourds à cause de tous ces aveux et de nos cœurs mis à nus.
Et moi je suis beaucoup trop romantique.

Il se leva d’un coup sec, me surprenant légèrement par le fait même. Je tirai finalement sur ma cigarette qui commençait à être dangereusement consumée avec l’une de mes mains tandis qu’il me tendait la sienne.


- Viens avec moi.

Je le regardai en silence durant quelques secondes, comme si j’hésitais à me lever à mon tour. Mais bien sûr, ma curiosité l’emporta sur tout le reste et je retirai une bonne fois pour toutes ma clope d’entre mes lèvres, l’écrasai sur le sol sans douceur et je pris finalement la main que Cameron me tendait avant de me mettre sur mes jambes. Nous commençâmes à marcher en silence en direction du château. J’ignorais totalement où il me conduisait, mais il semblait bien décidé quant au chemin qu’il empruntait, preuve qu’il savait parfaitement où il m’emmenait.

- On va où? finis-je par demander.

Bien entendu, il ne me répondit pas, continuant à faire planer le doute au-dessus de ma tête. Cependant, il me fit un petit sourire amusé auquel je répondis aussitôt. Nous entrâmes dans le château et je continuai de le suivre jusque dans le fond d’un corridor situé au rez-de-chaussée. Il s’arrêta finalement devant une porte et un vague souvenir de cet endroit me traversa l’esprit, me disant que même si je n’étais pas venue ici depuis un moment, je savais de quoi il s’agissait.
Seulement, je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus.


- Tu t’es entrainé un peu depuis notre retour au château ?
- Pour être franche… Non pas du tout.


Un geste de sa part et la porte s’ouvrit finalement, offrant une pièce que j’avais totalement oublié, mais qui me frappa de plein fouet : le club de duel, bien sûr.
Il me fit signe d’entrer et je m’exécutai avant de regarder partout autour de moi, redécouvrant cet endroit. Des matériaux en tout genre se trouvaient à notre disposition afin de nous entraîner, ce qui allait être bien mieux qu’un simple sac vide. Fallait dire que je n’avais jamais songé à cette salle pour nos entraînements, mais avec Cameron qui avait certaines restrictions auparavant, la salle du troisième était plus sécuritaire. Mais maintenant, avec les supérieurs partis, nous pouvions nous offrir plus de liberté et mon petit doigt me disait que le club de duel allait devenir notre repère par excellence.


- C’est le paradis hein ?
- C’est clair! C’est vraiment une bonne idée que tu as eu là.


Parce que sincèrement, je n’y aurais jamais pensé.
Sa main glissa dans la mienne et je le suivis tandis qu’il nous conduisait vers le fond de la pièce, là où se trouvait tous les matériaux qui pouvaient nous être utiles. Je commençais à peine à faire l’inventaire de ce qu’il s’y trouvait (mentalement), qu’il me lâchait déjà pour se mettre à tabasser un pauvre mannequin qui n’avait rien demandé. Cette petite scène me refit penser à cette fois où je l’avais surpris frappant comme un déchaîné sur un sac vide et je souris de nouveau à ce bon souvenir.


- Dis, je pense à un truc. Je me doute que tu dois déjà avoir beaucoup à faire avec tes cours et tout ça et que t’as peut être pas envie d’avoir un emmerdeur dans les pattes quand tu bosses mais ça te dirait qu’on se retrouve pour réviser ou faire nos devoirs ensemble parfois ? J’te demande pas de m’aider hein, juste … tu sais … qu’on passe un peu de temps ensemble. J’te foutrai la paix, ou t’auras le droit de m’envoyer un livre en pleine tête si je deviens trop chiant.

J’éclatai de rire pour une seconde fois avant d’hocher la tête.

- Mais oui on pourra, ça ne me dérange absolument pas. Et ça ne me dérange pas non plus de t’aider si tu veux. Je suis l’une des meilleures de ma classe. Ce n’est pas pour me vanter, mais… C’est comme ça.

J’eus un léger haussement d’épaules avec un petit sourire amusé, toute fière de mon sarcasme. Après il était vrai que j’étais plutôt douée en études et que ce que devait avoir Cameron devait être pour première année, peut-être même en-dessous alors ça allait être facile pour moi de pouvoir répondre à ses questions lorsqu’il en aurait. Et… Sa petite demande me touchait réellement. Il souhaitait renouer avec moi, je le voyais bien et ça me plaisait énormément tout ça. On pourrait encore passer du temps ensemble, comme on le faisait avant, avec d’autres points communs que seulement apprendre à se battre et à se mettre en forme.
Ça me faisait énormément plaisir.

Sans crier gare, il eut certains gestes dans ma direction, me poussant aussitôt à vouloir me défendre contre ses petites agressions amicales. Je tentai d’aiguiser mes vieux réflexes, laissant mes jambes sur le sol avant de risquer de lui déboîter la mâchoire par mégarde, ne faisant donc qu’aller mes bras d’avant en arrière, tout dépendamment de ce qu’il faisait à mon endroit. Ne prenant pas vraiment ses attaques au sérieux, je rigolais en même temps, incapable de ne voir rien d’autre qu’un jeu. Deux amis qui s’amusent et se taquinent comme n’importe quels autres.
Son manège dura quelques minutes avant qu’il ne m’attrape définitivement les bras et qu’il ne me bloque contre lui, m’emprisonnant en quelque sorte dans ses bras à lui. On se calme presque instantanément et tandis que je tentai de retrouver mon souffle, mes yeux se perdirent dans les siens. Nos visages se trouvaient si près l’un de l’autre que je parvenais sans difficulté à sentir son souffle chaud sur ma peau.

Moment de flottement.


- Au jour le jour ?

Le temps me semblait suspendu, comme si soudainement toute l’énergie que j’avais ressentie quelques secondes plus tôt s’était envolée comme par enchantement. Parce que je n’avais plus envie de me battre, plus envie de lutter. Contre lui, contre moi, contre mes sentiments que je n’avais pas parvenu à exprimer clairement, contre mes peurs, contre le jugement que je croyais qu’il aurait… Mon problème était que je réfléchissais beaucoup trop, que j’étais constamment dans ma tête : voilà ce qui m’empêchait d’avancer, d’aller plus loin. Avec les autres c’était facile : c’était qu’une histoire d’un soir et voilà c’était terminé. Une petite branlette, pas de sentiments cachés, le cœur et la tête vides, un petit plaisir de cinq minutes et hop aux poubelles. Mais ici, la situation était largement différente et tout d’un coup, c’était comme si j’y voyais plus clair.
Je devais arrêter de me battre contre tout et me laisser aller pour une fois. Peut-être que j’allais le regretter, mais je savais que si je ne le faisais pas, je le regretterais encore plus.

Je gardai le silence durant quelques secondes. Non pas que je cherchais la réponse à sa question, mais que je profitais simplement de l’instant présent. Ce moment magique qui n’avait pas forcément besoin de mots pour donner l’illusion d’un rêve, je n’avais pas envie de le briser tout de suite. Je me contentai simplement de ne pas lâcher ses magnifiques yeux tout en fermant ma petite voix dans ma tête qui était trop présente à mon goût.


- Au jour le jour , répondis-je finalement.

Je lui offris un petit sourire amical avant de baisser mes yeux sur ses lèvres, tout comme j’avais pu le faire autrefois. J’avais, encore une fois, terriblement envie de l’embrasser. Ma petite voix m’aurait dit de ne pas le faire, de me contenter de me dégager et de lui proposer de recommencer nos entraînements tout de suite. Cependant, mon cœur et mon corps me hurlaient de le faire, presque comme si ma vie en dépendait. Et puisque j’avais finalement tourné le dos à ma tête qui me réprimandait sans cesse, c’était le moment idéal.
C’est pourquoi, sans un avertissement de plus, je fermai les yeux à mesure que ma bouche s’approchait de la sienne jusqu’à temps qu’elle en prenne possession. Tranquillement, je le senti qu’il lâchait doucement prise sur ma personne et lorsque je fus en mesure d’avoir la possession de mes bras, je les passai autour de lui avant de le presser légèrement contre moi pour mieux sentir son corps. Je fis abstraction de la chaleur soudaine qui me montait aux joues (fallait dire que ça faisait un moment que je ne m’étais pas retrouvée aussi près d’un mec) et j’approfondissais mon baiser avec assurance, comme si tout ceci était normal.
Mais pourquoi ça ne le serait pas? Deux êtres humains ont le droit de s’embrasser, non?

Je ne pensais à rien d’autre sauf sur ce que j’étais entrain de faire à ce moment là : je profitais de l’instant présent comme s’il s’agissait du dernier. Et pour la peine, je raffermis ma prise autour de lui, faisant monter l’une de mes mains sur sa nuque comme si j’avais peur que tout s’arrête d’un seul coup, car je savais que c’était possible. Sauf que moi, je n’avais pas envie que ça s’arrête. En fait, je souhaitais que ça aille beaucoup plus loin, trop loin sans doute, mais je me laissais clairement guider mes hormones féminines qui ne voulaient qu’une seule et unique personne : lui.
Au bout de quelques secondes, je m’abaissai légèrement sans le lâcher, l’invitant à fléchir des genoux à son tour pour qu’il me suive. C’était à mon tour de le guider, même si contrairement à lui, j’ignorais encore quel chemin emprunter. En fait je le savais parfaitement, mais j’ignorais s’il me suivrait en tout confiance comme moi j’avais pu le faire. La situation était différente, certes, mais…
Lorsque nous fûmes suffisamment bas, c’est-à-dire à ras le sol, je fis encore plus pression de mon corps contre le sien jusqu’à temps qu’il s’étende sur le dos. Mes bras le libérèrent et je posai mes deux mains à plat contre son torse avant de me positionner à califourchon sur lui tout en continuant de l’embrasser. Je quittai finalement ses lèvres pour descendre les miennes sur sa mâchoire et finalement sur son cou, laissant des baisers sur chaque morceau de peau sur laquelle elles s’attardaient. Mes mains descendirent doucement le long du haut de son corps pour se glisser en dessous de son vêtement au niveau de ses hanches d’une manière douce.

Mon corps bouillait et mon cœur s’enflammait.
Mais allais-je trop loin ou…?

Je remontai lentement mes lèvres jusqu’à son oreille et je lui murmurai :


- J’arrête ou je continue…?

Parce que si toi t’en as pas envie…
C’est pas moi qui va te violer hein…




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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it ? ▬ Megan   Mar 11 Fév 2014 - 17:56

Situation normale, hein ? Oui, situation normale. Ou presque. En réalité pour moi elle ne l’est pas du tout parce que je suis carrément hors de ma zone de confort même si pour l’instant j’arrive à peu près à gérer. J’ai 22 ans et j’ai l’impression de découvrir la vie ou en tout cas une certaine forme de vie. Non pas celle d’une autre planète ! Même si dans le fond on en n’est pas si loin parce que je me sens légèrement comme un extraterrestre ou plutôt … un handicapé. Rien de péjoratif là dedans, c’est juste que je suis un gros benêt qui ne sait absolument pas où il fout les pieds et qui à la trouille comme le gamin de 5 ans qu’il a été fut un temps. Tout ça pour un truc … Je ne peux pas dire insignifiant parce que ça n’est pas le cas mais soyons sérieux, ça n’est rien comparé à tout ce qu’on a tous pu vivre que ce soit ici ou ailleurs et puis quand je regarde certains, ça semble tellement naturel … Pourquoi pour moi ça ne l’est pas du tout ? J’ai l’impression que ma confiance en moi s’effrite petit à petit et je déteste ça, je me sentirais plus à l’aise dans une course poursuite avec les flics ou même à deux doigts de me faire coincer par les gars d’un gang rival … Vous pensez peut être que j’exagère mais ça n’est pas le cas, aussi ridicule que ça puisse paraitre. Des filles j’en ai connu, aussi bien ici qu’à l’extérieur, mais si au sein de ce château il ne s’est jamais rien passé à San Francisco ça n’était pas la même chose. Je n’ai jamais été de ceux qui courent après les filles et qui sont obsédés par tout ce que ça peut engendrer, je ne me suis jamais attaché, je n’ai jamais eu d’histoire à proprement parlé, juste des échanges de bons procédés. Depuis que j’ai débarqué dans ce merdier je me suis retrouvé trois fois troublé par la gente féminine et si jusqu’ici j’ai toujours pris la fuite avant que ça n’aille trop loin dans ma tête, aujourd’hui ça n’est pas vraiment le cas. Je tourne autour du pot, je change de sujet de conversation, etc … mais que ça se voit ou pas j’ai fait un énorme pas en avant.
Je ne peux pas m’envisager dans le rôle du petit ami, c’est au dessus de mes forces. Je sais que ma vie a changé du tout au tout et qu’elle va peut être encore une fois prendre un nouveau tournant mais là-dessus je suis dans le flou artistique le plus total et ça me met dans des états que je n’apprécie pas du tout. Je sais qu’il ne me suffirait de pas grand-chose pour débloquer tout ça mais mettre des mots là-dessus … J’aimerai pouvoir dire que j’apprécierai que ça soit plus simple mais ça serait mentir parce qu’au fond de moi une partie de mon être a toujours envie de fuir, de garder ma liberté quand bien même je sais que ça n’est pas le but de Megan de m’emprisonner de quelque manière que ce soit. Je sais aussi que c’est probablement juste un cap à passer mais je n’arrive pas à me faire à l’idée et à l’imprimer dans ma petite cervelle de moineau. Bordel, qu’est ce qui cloche chez moi ?  

« Au jour le jour. »

Respire Cameron, la pression tu te la colle tout seul comme un grand alors arrête un peu tes conneries, débranche, et profite un peu de la vie parce que à ce rythme là elle va te passer sous le nez à une vitesse folle et t’auras rien fait, rien vu, rien vécu.

L’instant d’après tout à basculé. Ses yeux ne quittaient pas les miens et le peu d’assurance qui me restait se faisait gentiment la malle à mesure que son visage se rapprochait du mien mais je n’ai pas eu un seul mouvement de recul alors quand elle m’a embrassé j’ai laissé faire. Pas franchement actif au départ, je me suis pourtant détendu au fur et à mesure, rentrant pleinement dans ce jeu qui au final n’en était pas un. Un baiser, et pas le premier entre nous deux. Rien d’extraordinaire au final et non je ne dis pas ça pour minimiser la chose. Un contact physique qui se raffermi, ses bras qui m’enserrent, sa présence la contre moi et la chaleur qui semble naitre entre nous deux. Depuis combien de temps je n’ai pas ressenti ça ? Un long, très long moment … Sa main s’accroche à ma nuque, les miennes se posent sur ses hanches et glissent dans son dos. Je la sens bien plus à l’aise que moi mais pourtant je continue de me laisser aller. Je n’en suis pas à mon coup d’essai, je sais comment sont faites les femmes, je sais comment m’y prendre même si ça fait longtemps, mais cette fois c’est différent parce qu’il n’y a pas que le physique qui rentre en ligne de compte. Je la sens brulante, nier que ça me fait de l’effet serait une pure connerie et j’ai l’impression que mon corps se réveille d’un interminable sommeil, comme si j’avais été cryogénisé pendant des années ou quelque chose dans ce style là. Tout s’enchaine assez rapidement, elle ne me laisse aucune possibilité de me remettre à penser et quelque part tant mieux mais … où est ce qu’on va comme ça ? Qu’est ce qu’on est entrain de faire ? Tu veux peut être un dessin Cassidy ?
Comment est ce qu’on est arrivé par terre ? Aucune idée. Tout ce que je sais c’est qu’on ne se lâche pas d’un millimètre et avant même que j’ai l’opportunité de me rendre compte que je me retrouve allongé par terre, elle est déjà là, sur moi, m’embrassant à nouveau sans faire face à la moindre résistance de ma part. Pourquoi est ce que je résisterai au juste ? Quand elle rend liberté à mes lèvres et commence à descendre ses baisers jusque dans mon cou je fixe le plafond. Respiration rapide, rythme cardiaque qui s’affole, chaleur dans tout le corps, elle me fait un effet pas possible et essayer de le cacher – même ça n’a jamais été mon intention – est une cause perdue. Quand ses mains glissent sous mes vêtements je comprends qu’on passe un stade auquel je n’avais honnêtement jamais pensé jusqu’ici. Traitez-moi de menteur si vous voulez mais c’est pourtant la vérité. Il y a bien assez d’allumés par les hormones dans ce château, et je n’en ai jamais fait partie. Peut être que je suis bizarre, ou pas normal, mais c’est comme ça. En attendant même si elles hibernaient jusqu’ici, ça n’est plus le cas mais quand ce murmure parvient jusqu’à mes oreilles …

« J’arrête ou je continue…? »

Je bloque. Je ne me contracte pas, je ne me dégage pas non plus, je redescends simplement un peu sur terre et après quelques secondes de silence le plus total, d’absence de réaction même, alors que mes mains se trouvent sur ses cuisses, je lâche un soupir comme pour reprendre vraiment mes esprits.

« Attends … »

Je me redresse légèrement, m’appuyant sur mes coudes tout en la laissant là où elle est mes yeux cherchent les siens. Je dois avoir l’air sérieux, presque grave, alors j’essaie d’adoucir un peu ça parce que la dernière chose que je souhaite c’est la blesser, qu’elle se sente rejeter ou quoi que ce soit dans ce genre là.

« Je … C’est pas que j’en ai pas envie, loin de là même, mais … Pas ici, pas … comme ça. Je trouve ça … glauque. »

Les choses sont dites. C’est vrai que je n’y pensais pas vraiment jusqu’ici, ayant la tête et le corps totalement ailleurs et accaparé par notre échange mais quand je jette un coup d’œil autour de nous je n’aime pas ce que je vois. N’importe qui peut rentrer n’importe quand, on est par terre, et même si je ne suis pas vraiment un romantique dans l’âme – en tout cas je ne crois pas – et ça n'est pas non plus une question de confort parce qu'il m'est déjà arrivé de faire bien pire mais je n’ai simplement pas envie de ça, pas comme ça. Elle n’est pas n’importe qui, nous deux ça n’est pas n’importe quoi et peu importe ce que c’est, alors non, je n’ai pas envie de justement faire n’importe quoi ou en tout cas n’importe comment.

« Et puis on a le temps, non ? »

T’as peur ? La ferme.

« Viens avec moi. »

Oui, encore une fois. Je la laisse se dégager de moi avant de sauter sur mes pieds et de fermer les yeux quelques secondes histoire de me calmer un peu parce que … comment dire … même si j’ai un côté moine je ne suis pas insensible pour autant. Megan est une fille magnifique et la façon dont elle a pris les choses en main m’a fait grimper rapidement dans les hautes sphères. Dès que je me sens suffisamment en contrôle de moi-même j’attrape sa main et lui sourit tout en me disant qu’elle ne doit pas savoir sur quel pied danser, qu’elle doit aussi penser que peut être je ma mène en bateau, que j’ai peur, etc … Je me déteste, mais en même temps j’assume totalement ce que j’ai fait. Faire ça à l’arrache comme ça … Non. Je  ne sais pas où on va tous les deux et peut être qu’un jour ça nous arrivera de de faire ce genre de choses n’importe où mais pas aujourd’hui, c’est tout. Lorsqu’on quitte le rez de chaussée je n’ai pas vraiment d’idée précise en tête mais ma main ne lâche jamais la sienne et peu importe si ceux qu’on croise s’en rendent compte. Quatrième étage, la porte de notre dortoir est ouverte, les gars sont probablement encore dedans. Je lâche finalement la main de la Jaune, passe en premier et frappe par mesure de précaution – avec ces deux là on ne sait jamais sur quoi tomber – mais ils n’ont pas bougé d’un millimètre, sages comme deux images. Kyle a le nez sur son parchemin et Enzo le sien dans ses bouquins, toujours affalés sur le lit de mon compatriote.

« Re. »

C’est le Loup qui lève la tête en premier alors que je fais signe à Megan d’entrer à son tour.

« Re. Salut Megan, tu vas bien ? »

Est-ce que je savais que ces deux là se connaissaient ? Peut être bien. Aucune importance. Kyle lui en tout cas était là lors de la conversation avec Emily ici même il y a peu de temps et je ne sais pas s’il se passe quoi que ce soit dans sa tête mais … peu importe. Pourquoi est ce que je l’ai amené ici d’ailleurs ? J’en sais rien, j’ai suivi mon instinct et c’est tout.

« J’voulais montrer à Megan l’endroit où on crèche maintenant, ça dérange pas ? »

A l’adresse des deux garçons mais je remarque bien le sourire en coin du Rouge …

« Lui je sais pas mais moi non, en même temps j’suis pas chez moi alors c’est pas comme si j’avais mon mot à dire mais de toute façon … »

A peine une seconde plus tard il referme son livre dans un claquement sourd et se laisse rouler sur le côté pour atterrir finalement sur ses pieds, enfile ses chaussures et contourne le lit pour se rendre près de Kyle à qui il prend des mains parchemins, plume, etc …

« Pose ça toi, on va prendre l’air. J’ai le cerveau qui commence à fumer et des fourmis partout dans les jambes. Toi tu vas choper une crampe j’sais pas où à rester aussi immobile. Et c’est pas négociable. En fait t’as carrément pas le choix. »

Et hop, le Non-Magicien se retrouve sur l’épaule de son Australien comme un sac à patates, ils traversent la pièce comme ça et en nous passant devant …

« Salut ! »

Pouf, ils ne sont déjà plus là …

« Euh … okay. »

Un instant je bug sur la porte, celui d’après je retrouve la terre ferme et souris à Megan avant de désigner la pièce d’un signe de tête.

« Bienvenue dans mon nouveau chez moi. »

Là je commence à marcher un peu dans la pièce, passe devant les lits de Matthew et Drew avant de me diriger vers le mien devant lequel je m’arrête avant de me retourner vers elle.

« J’le partage avec Kyle, Matthew et Drew. On est trois Américains là dedans, qui aurait pu croire ça. »

Cameron … on s’en tape. C’est vrai, on s’en contre balance et c’est d’ailleurs pour ça que cette fois c’est moi qui me suis rapprocher d’elle pour l’embrasser, ce sans prévenir et de manière un peu moins douce qu’elle tout à l’heure. Elle est si petite … Je ne suis pas un géant mais il n’empêche que je suis plutôt grand comme garçon mais ça non plus ça n’a pas le moindre intérêt.

Rp supprimé le 02.03.15

« J’ai pas envie de te voir avec un autre. »

Clairement, ça sort de nulle part. Je ne pense pas être d’un naturel jaloux ni possessif, j’ai toujours gardé un œil protecteur sur Jill ou Riley vis-à-vis de Derek pour l’une et Matthew pour l’autre mais je n’ai jamais réellement ressenti de jalousie et je doute que ça arrive maintenant parce qu’autant le dire ça me soulerait mais il n’empêche que je n’ai vraiment pas envie de la voir avec un autre, c’est un fait. En attendant, est ce que c'est pas ma manière à moi de lui faire comprendre, et à moi même par la même occasion, que peut être nous deux ... Disons qu'on pourrait peut être tenter un truc ou j'sais pas ... Et puis merde. Hop, un oreiller sur la tronche, comme ça au moins même si je parle elle ne m’entendra pas et avec un peu de chance moi non plus. Tais-toi Cameron, tais-toi. Chut.

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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it ? ▬ Megan   Ven 28 Fév 2014 - 20:05

En prenant la décision d’éteindre la petite voix dans ma tête qui me dictait toujours comment me comporter, quoi dire et quoi faire, je savais que je me plongeais dans un risque. Une direction incertaine qui pouvait conduire à bien des choses, mais je savais que je devais tout de même prendre ce chemin. C’était comme si je me disais que c’était maintenant ou jamais. Que si je ne le faisais pas maintenant, je ne trouverai jamais le courage de me lancer et je resterais ainsi enfermée dans un cercle vicieux pendant x nombre de temps. C’est donc pourquoi j’avais prit l’incitative de pousser les choses à un niveau auquel nous n’avions jamais encore été tous les deux, même si mon cœur battait déjà de peur quant au futur rejet qu’il pourrait y avoir. Pourtant, il n’y eut rien de la sorte car à aucun moment Cameron ne me repoussa. Même pas aux baisers, même pas aux caresses : à rien du tout ce qui, tout naturellement, me redonna une certaine confiance en moi tout en me rappelant d’anciens souvenirs. Pas ceux que j’avais pu vivre dans les cachots (et heureusement), mais plutôt ceux dans le temps pas si lointain où j’exploitais mon corps à des fins plus pratiques qu’autre chose afin de me donner une image quelconque. Combien de garçons m’avaient passé dessus? Dis comme ça, ça sonnait presque dégueulasse, mais c’était pourtant la vérité. Un fait que j’assumais pleinement, même s’il restait un peu dans l’ombre. Malgré toutes les rumeurs, j’avais su restée discrète dans mes actions, faisant bien attention de ne pas être aux yeux de tous et d’exiger un certain silence de la part de mes partenaires, ce qui était parfois biaisé. Certains s’étaient vantés ou du moins avaient raconté le truc à leurs amis, mais d’autres s’étaient montrés respectueux et avaient accepté ma condition. Bien que chaque fois était différente de la précédente, certains d’entre eux étaient revenus me voir plus d’une fois, comme White par exemple. Ou encore Derek, mais lui restait toujours un cas à part pour moi. À  noter que nous n’avions plus ce genre « d’activités » depuis un sacré bout de temps déjà, car les choses avaient été mis à plat entre nous, nous évitant ainsi de retomber dans de vilains patterns. Mais bon bref, ce genre de sensation de nouveauté, de désir (parce que même si je pouvais tomber sur n’importe qui, il y en avait quelques uns qui parvenaient à m’allumer), de folie du moment et j’en passe, ça ne s’oubliait pas totalement. De toute manière, ce qu’il se passait avec Cameron était complètement différent puisque j’éprouvais de réelles émotions pour lui : ce n’était pas juste un moment de plaisir comme un autre.

Et même s’il ne disait rien et qu’il se laissait faire, je parvenais tout de même à sentir que je ne le laissais pas indifférent. Peut-être était-ce l’expérience que je possédais ou juste mon instinct féminin, mais je savais que mon petit manège lui plaisait bien. N’empêche que je lui demandai tout de même si je devais continuer ou m’arrêter là, une simple question de respect aussi.
Questionnement qui laisse d’ailleurs planer le doute et le silence, me poussant à relever légèrement la tête et à le regarder. Je me demandais vraiment si je venais de faire une véritable erreur, lorsqu’un petit soupir s’échappa entre ses lèvres.


- Attends …

Je redressai mon corps pendant qu’il faisait pareil de son côté.
Je commençais à sentir l’inquiétude s’emparer de mes sens encore bouillants, mais je tâchai de ne rien laisser paraître pour ne pas le mettre mal à l’aise. Je ne savais pas trop où l’on s’en allait maintenant, mais j’étais prête à entendre ce qu’il avait à me dire.


- Je … C’est pas que j’en ai pas envie, loin de là même, mais … Pas ici, pas … comme ça. Je trouve ça … glauque.

Je restai statique durant une seconde ou deux, le temps d’assimiler ce qu’il venait de me dire et je relâchai toute la pression que je maintenais prisonnière au creux de mon ventre.
Puis, je pouffai de rire.


- Ouais c’est vrai, t’as raison.

L’endroit était plutôt étrangement choisi, mais je n’avais pas vraiment réfléchit avant de passer à l’acte. Le confort était également négligé, mais encore une fois, ce n’était pas quelque chose qui m’était passé par la tête, ayant agis uniquement sous l’impulsion du moment. Après, lors d’anciennes expériences, j’avais fait pas mal d’endroits étranges alors pour moi le club de duel n’avait rien de très étonnant. Par contre, au vue de notre situation et des sentiments que nous partagions, le sol de cette pièce n’avait rien de très glamour et c’était encore moins romantique. La discrétion pouvait également se passer de commentaires, ce qui était un point de plus à accorder à Cameron quant à son qualificatif de l’endroit.

- Et puis on a le temps, non ?

J’avais retrouvé rapidement mon sérieux, mais cette phrase me fit complètement redescendre sur terre. En l’espace d’une seconde, mon corps avait retrouvé un semblant de température normale et mes idées perverses qui avaient traversés mon esprit pendant que j’avais pris possession de sa peau n’étaient plus.
Je finis quand même par lui faire un sourire et par hocher la tête. S’il n’en n’avait pas envie tout de suite, ça ne me posait pas de problème : c’était même pour ça que je lui avais posé la question et je m’étais attendu à toutes éventualités.


- Viens avec moi.

Légèrement surprise et prise au dépourvu par cette phrase que j’entendais pour une deuxième fois en peu de temps, je me levai afin de lui laisser de l’espace. Aucune idée de ce qui allait se passer désormais, mais il semblait me réserver une autre surprise. Sa main dans la mienne, je me laissai une fois de plus guider par lui tandis que nous sortions de l’endroit. Direction les escaliers afin de se rendre sur le quatrième étage. Comme toujours, une drôle de sensation me parcourait l’échine, ayant certains mauvais souvenirs qui me revenaient en mémoire à chaque fois que je posais le pied ici, mais je tâchai d’en faire abstraction puisque je ne craignais plus rien. Contrairement à avant, nous avions maintenant le droit de venir ici comme bon nous semblait. Les règles du jeu avaient changés et j’en avais bien conscience, mais n’empêche que de me retrouver ici me faisait toujours aussi bizarre. Je me laissai conduire jusqu’à une porte ouverte et ce fut à ce moment qu’il me lâcha la main pour frapper des petits coups contre l’entrée de bois avant d’entrer dans la pièce.

- Re.

Il me fit signe de venir le retrouver, ce que je fis avant de voir Enzo et Kyle qui se trouvaient déjà là, semblant étudier. Le frère de mon meilleur ami releva la tête de son bouquin avant de s’adresser à moi.

- Re. Salut Megan, tu vas bien ?
- Salut Enzo. Oui ça va et toi?


Je lui offris un petit sourire bienveillant.
Ça faisait une éternité que je ne l’avais pas croisé celui là et il me semblait en pleine forme, ce qui était une bonne nouvelle.


- J’voulais montrer à Megan l’endroit où on crèche maintenant, ça dérange pas ?
- Lui je sais pas mais moi non, en même temps j’suis pas chez moi alors c’est pas comme si j’avais mon mot à dire mais de toute façon …


Mes yeux s’alternaient entre les deux (soit Cameron et Enzo), me demandant si Cameron m’avait emmené ici pour continuer ce que nous avions commencé où s’il était juste sincère vis-à-vis de ses intentions. De son côté, Enzo s’était activé sans demander son reste, se relevant d’une manière assez rapide avant de déranger la concentration de Kyle qui n’avait pas bougé d’un poil depuis le début en lui arrachant ce qu’il avait dans les mains.

- Hey attends j’ai pas fini!
- Pose ça toi, on va prendre l’air. J’ai le cerveau qui commence à fumer et des fourmis partout dans les jambes. Toi tu vas choper une crampe j’sais pas où à rester aussi immobile. Et c’est pas négociable. En fait t’as carrément pas le choix.


Une seconde plus tard, Kyle se retrouvait sur l’épaule d’Enzo qui avait décidé de le trimballer comme s’il s’agissait d’un gamin. Cette vision me fit sourire et ce fut à ce moment là que le non-magicien se rendit compte de notre présence.

- T’es là depuis quand Cameron…? Ses yeux se posèrent sur moi. Et salut je suis…
- Salut !


Ils étaient déjà sortis de la chambre et nous deux, on reste scotchés, surpris qu’ils aient levé les voiles aussi vite. Il était clair qu’Enzo avait compris des sous-entendus dans la requête de Cameron et mine de rien, les mecs se comprennent toujours. Si on clamait souvent que la gente féminine avait une sorte de langage codé, c’était également le cas de la gente masculine : je venais d’en avoir la preuve.
Je regardai de nouveau mon ami qui fit pareil avant de me sourire et de désigner l’endroit d’un petit signe de tête.


- Bienvenue dans mon nouveau chez moi.

Il s’activa, faisant quelques pas dans la chambre pendant que je regardais le décor autour de moi. L’endroit ressemblait un peu à nos dortoirs avec les lits disposés ça et là (il y en avait quatre en tout), des objets qui traînaient et une décoration simpliste, voir même inexistante. Bah après tout, je me doutais que je me trouvais dans une chambre de mecs donc il n’y avait pas de quoi s’étonner.

- Ça l’air douillet, fis-je après avoir bien regardé autour.

Il s’était arrêté devant l’un des lits pour se retourner vers moi.

- J’le partage avec Kyle, Matthew et Drew. On est trois Américains là dedans, qui aurait pu croire ça.

J’eus un petit rire.

- C’est vrai que c’est assez drôle quand on y pense.

Sans prévenir il s’était rapproché de moi et j’avais aussitôt retrouvé mon sérieux tandis que mon cœur battait soudainement la chamade un peu comme si je voyais ce qu’il s’en venait.


PRIVATE





STOP PRIVATE


- J’ai pas envie de te voir avec un autre.

Cette phrase trop mignonne me fit ouvrir les paupières d’une traite.
Fallait dire que je ne m’attendais pas à ce genre de… réflexion? d’ordre? N’empêche qu’elle me faisait sourire et posait un petit baume sur mon cœur qui se remettait de nouveau à battre à un rythme plus rapide que d’habitude. Dès que je posai mes yeux sur lui, il se cacha le visage à l’aide d’un oreiller, sans doute lui-même surpris (et peut-être un peu honteux) de s’être laisser aller d’une manière aussi facile et naturelle. Je me redressai légèrement, me positionnant sur mes coudes avant de lui arracher l’oreiller qui lui servait de cachette pour pouvoir le voir de nouveau. Mes yeux se posèrent dans les siens.


- Je n’ai pas l’intention d’aller voir ailleurs , lui soufflai-je avant de déposer un bisou sur le bout de son nez.

Ça n’avait jamais été mes intentions et puis… Maintenant que nous avions franchi une étape de plus, il était hors de question que je le laisse tomber. Je n’allais pas trouver mieux que lui dans ce château ni même nulle part ailleurs : Cameron était fait pour moi. Ça m’était toujours apparu comme étant une évidence et maintenant ce l’était davantage.
Je nous voyais bien tous les deux.


- Mais… Sache que je n’ai pas plus envie de te voir avec une autre.

Je voulais l’exclusivité parce que je pouvais être exigeante, mais surtout jalouse à quelques égards. Je n’avais pas aimé lorsque Jillian m’avait dit qu’elle et Cameron étaient amis donc… Bon fallait dire que je ne l’a supportais pas tout court à l’époque, sans doute qu’aujourd’hui ce serait différent, mais n’empêche que ça briserait mon cœur que de le trouver intime avec une autre fille. Ce que nous venions de partager était important pour moi et je n’avais pas l’intention de classer ce souvenir avec mes autres expériences antérieures qui n’avait, de toute manière, rien de semblable.
Je me recouchai finalement à ses côtés avant de le serrer encore contre moi, profitant de sa présence comme je le pouvais. Les autres pouvaient arriver à tout moment, mais pour l’instant, cela me passait un peu par-dessus la tête.


- Tu sais que t’as vraiment pas été subtile tantôt? T’as vue le sourire d’Enzo? C’est clair qu’il s’est douté de quelque chose!

J’eus un petit rire, m’imaginant les scénarios qu’avait du avoir le plus jeune Ryans en tête. Même s’il ne voulait pas trop d’admettre, lui et son frère avaient plusieurs choses en commun, dont celle là.
Nous continuâmes de discuter un peu avant que je ne quitte finalement (parce que toute bonne chose à une fin) et que nous nous donnâmes un autre rendez-vous concernant les entraînements, mais aussi les études qu’il avait mentionné. Donc une fois cela fait, je m’habillai et repris ma baguette que je rangeai avant de l’embrasser de nouveau et de le laisser dans sa chambre.

Dois-je préciser que j’eus un large sourire sur mon visage durant le reste de la journée…?
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MessageSujet: Re: It's time to begin, isn't it ? ▬ Megan   Dim 2 Mar 2014 - 22:13

Honnêtement, je ne crois pas avoir déjà pensé qu'on en arriverait là un jour elle et moi. Il faut dire que je suis Champion toute catégorie pour éviter de penser à ce genre de trucs qui impliquent une fille, des sentiments ou autres émotions du style, et moi. Pourquoi ? J'en sais trop rien, parce que j'ai pas l'habitude je crois et que jusqu'ici ça me faisait totalement flipper donc je prenais mes jambes à mon coup avant que ça n'aille trop loin. Je parle du côté émotionnel là, pas le côté physique. Celui là ne me fait pas peur, c'est simplement que contrairement à certains ça vire pas à l'obsession chez moi. La preuve, j'ai vécu comme un moine pendant des mois et ça ne m'a jamais vraiment manqué. Peut être que je ne suis pas normal, peut être que j'ai été construit à l'envers ou quelque chose comme ça, mais personnellement je m'en tape. Tout ce que je vois c'est qu'aujourd'hui j'ai franchi un grand pas – encore une fois je ne parle pas du côté physique – et je crois que je n'aurai pas été capable de le faire avec une autre fille que Megan. Peut être que j'attendais la bonne comme une Princesse qui attend son Preux Chevalier ou son Prince … C'est ça, je suis une Princesse … Enfin bref, ça été laborieux j'en conviens mais le résultat est là – et non je ne parle toujours pas du physique !

Je me sens con, c'est un fait, mais je me sens bien. Elle est là, contre moi, et tout est naturel excepté les mots qui sortent de ma bouche sans que je ne puisse visiblement les contrôler. Je ne veux pas la voir avec un autre, ça aussi c'est un fait, et je m'en rends compte maintenant mais je ne pensais pas qu'un tel truc sortirait de ma bouche et ça me surprend. Je me cache, je l'entends rire, elle enlève le coussin qui trône sur ma tête et je la laisse faire, souriant quand mon regard croise le sien.

« Je n’ai pas l’intention d’aller voir ailleurs »

Mon premier réflexe : Tu n'as pas de compte à me rendre. Le deuxième ? Je suis rassuré. C'est peut être con et j'avoue avoir du mal à m'y faire mais oui je suis rassuré. Je ne vais pas changer ça je le sais bien mais c'est simplement un nouveau facteur qui entre en ligne de compte dans mon quotidien il me semble et comme pour toute nouveauté il va falloir que je m'y fasse. Tranquillement, y a pas d'urgence. Je ne vais pas l'attacher pour l'empêcher de vivre sa vie et la garder que pour moi, manquerait plus que ça. Non, clairement ça n'est pas ma façon de voir les choses et elle fera ce qu'elle veut quand elle veut, avec qui elle veut. Idem pour moi d'ailleurs. Encore un réflexe, je ferme les yeux quand son visage se rapproche du mien et un sourire en coin étire mes lèvres alors qu'elle m'embrasse le nez.

« Mais… Sache que je n’ai pas plus envie de te voir avec une autre. »

Visiblement on est sur la même longueur d'onde mais dans le fond ça ne m'étonne pas du tout. C'est … oui c'est naturel et c'est tout. Mettre des mots là dessus ? Hors de question et là dessus je crois qu'on sera tous les deux d'accord aussi. Ça risquerait de tout gâcher je crois. J'en sais rien, il me semble qu'on se compren très bien comme ça et puis … Au jour le jour, voilà ce qu'on s'est dit. Je ne veux pas la voir avec un autre et elle n'a pas l'intention d'aller voir ailleurs. Elle n'a pas envie de me voir avec une autre et ça tombe bien, j'en ai pas envie. Est ce que je dois lui dire ? En cet instant parler me paraît tellement inutile en fait … Aller voir à droite et à gauche c'est pas mon truc et je crois que dans le fond ça ne l'a jamais été. J'ai été un ado moi aussi, et j'ai eu mon lot d'expérience sans attaches mais … Non, ça n'a jamais fait partie de mes habitudes. Je pense qu'elle le sait, ou qu'elle le sent. Et ce qu'elle a besoin que je le dise ? J'ai l'impression que si j'ouvre la bouche maintenant ça gâchera tout alors je me contente de lui sourire, d'un de ces sourires entendu, pendant qu'une de mes mains la caresse doucement et tranquillement. Elle se recouche et se blotit contre moi, je reporte mon attention sur le plafond en poussant un soupire d'aise alors ses bras me serrent.

« Tu sais que t’as vraiment pas été subtile tantôt? T’as vue le sourire d’Enzo? C’est clair qu’il s’est douté de quelque chose! »
« Hey mais y avait aucune motivation de ce style dans ma démarche, j'voulais vraiment te montrer l'endroit où je dors et c'est vrai ! »

Le pire c'est que oui, c'est vrai. Je vous l'ai dit, ce genre de trucs n'a jamais été une obsession chez moi et bien sur qu'elle ne m'a pas laissé indifférent dans la salle où on était juste avant mais si je nous ai fait monter ici ça n'était pas dans le but de finir ce qu'on avait commencé. Réellement. Pas que j'en avais pas envie, c'est pas ça, juste que … J'en sais rien, c'est comme ça et c'est tout. Pas de méprise, je ne me braque pas pour autant et ça me fait même rire. Ça la fait rire aussi donc tout va bien.

« Pas d'ma faute s'il est obsédé celui là. »

...

« Ou alors il a vu un truc que même moi j'ai pas vu venir. »

Haussement d'épaule. Ça n'a de toute façon pas la moindre importance. En ce qui me concerne j'ai juste fait ce que j'avais envie de faire quand j'en avais envie et c'est tout. J'ai suivi le moment, je l'ai pris comme il venait. J'ai jamais dit aux gars de dégager et c'est évident que je ne regrette pas qu'ils l'aient fait mais … Enfin bref, on s'en tape. Ça sert à rien d'analyser tout ça. On est juste bien là, tous les deux, et c'est tout ce qui compte.

D'ailleurs on est resté un petit moment à discuter tranquillement comme ça, dans mon lit. A rire, à parler de tout et de rien, etc … Et puis au bout d'un moment elle a fini par se lever et se rhabiller. Je n'ai pas essayé de la retenir. Comme je l'ai dit, et je le pense, elle fait ce qu'elle veut quand elle veut. Je me suis contenté de la regarder faire tout en décidant avec elle de nos prochains entrainements, et de quand on pourrait se voir pour bosser éventuellement, etc … Pas d'obligation, on se verra quand on aura envie de se voir. Elle a ramassé sa baguette, l'a rangé assez rapidement – geste qui m'a fait sourire – puis s'est penché vers moi qui n'avait toujours pas bougé, pour m'embrasser.

« A plus tard. »

Je l'ai regardé partir, et une fois la porte fermée j'ai croisé mes mains derrières ma tête tout en fixant le plafond d'un air absent, le sourire toujours accroché au visage.

Spoiler:
 

Je ne sais pas vraiment combien de temps j'ai pu passer comme ça, sans me préoccuper de rien y compris du risque que quelqu'un entre dans le dortoir. Au bout d'un moment je me suis relevé, rhabillé et j'ai quitté la chambre à mon tour, déambulant dans les couloirs sans trop faire attention où j'allais. C'est finalement dehors que j'ai atterri et quelques minutes plus tard je rejoignais les gars qui trainaient près des enclos. Enzo était dedans, entrain de caresser une petite Hippogriffe et Kyle était appuyé à la barrière. Ils semblaient discuter mais j'ai rapidement capté le sourire du plus jeune alors que j'avançais vers eux. J'ai pas réussi à me retenir de sourire et j'aurai pu me coller une droite pour ça parce que j'ai rapidement compris qu'il ne passerait pas à côté de ça.

« Toi, t'as le sourire de l'amour. »
« Ah putain … J'le savais ! Je le savais que tu m'ferais chier Ryans. La ferme. »
« Si tu l'savais pourquoi t'es là alors ? »
« J'sais pas … Parc'que … Parc'que j'voulais trainer avec mon pote East Coast, voilà. »

Et il se marre ce petit con. Sauf que … question crédibilité j'ai du boulot. Et sa tête de sale gosse sur de lui … Je la lui ferai bouffer quand il est comme ça. Kyle lui reste calme, comme à son habitude. Ce qui n'est pas un mal parce que ça temporise un peu le bordel qu'on peut mettre Enzo et moi.

« En attendant ton pote East Coast il serait resté là haut dans sa bulle si j'avais pas été là et t'aurais été comme un con avec la demoiselle alors tu peux m'dire merci. »

Hey doucement, j'veux pas assister à une scène de ménage moi hein.

« Je t'aime chéri, le prends pas mal hein. Tu planes, c'est un fait. »

Ni à des réconciliations un peu trop enthousiastes … Parce que je vous connais !

« Bon ça va, on peut parler d'autre chose ? »
« Bien sur. On peut parler Potions si tu veux. »
« Tu t'fous de ma gueule là ou ... »
« Oui, complètement. »

Qu'est ce que je disais ? Tête à claque.

« Un basket, ça vous tente ? »
« Moi ça m'va. »

Nos deux regards se braquent sur Kyle en même temps, il n'a pas l'air contre, c'est cool.

« Alors en route ! »

D'un bond le Gryff nous rejoins de l'autre côté de la barrière et nous voilà tous les trois partis vers le Stade de Quidditch ou se trouve l'espace qu'on – enfin qu'ils, que ce soit lui, Riley ou je ne sais qui encore – transforme pour jouer.

« Lover ... »

Je savais qu'il ne laisserait pas tomber aussi facilement, c'était trop beau pour être vrai.

« Aïeuh ! »

Il vient de se prendre une claque derrière la tête mais continue de se marrer. Ça sera le dernier pic de sa part et je sais que ça n'a rien à voir avec le fait que je l'ai frappé, c'est simplement qu'il connait les limites malgré sa capacité déconcertante à faire tourner en bourrique n'importe qui. Enfin bref, cette journée se termine décidément très bien et la boucler par une partie de basket avec deux potes après avoir passé un bon moment – pas que pour le physique, oui, j'y tiens – avec une fille super c'est franchement agréable. Elle est pas belle la vie ?
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It's time to begin, isn't it ? ▬ Megan
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