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 Open arms - Jordane

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MessageSujet: Open arms - Jordane   Mar 19 Nov 2013 - 0:31

~ Open arms ~
Mardi 9 septembre 2014
Jordane Suzie Brooks && Ricardo Queiros Lopes
« Si tu passes cette porte, c'est fini. »

J'avais voulu lui répondre, lui rappeler « gentiment » que si ça avait été l'autre lionne, elle serait partie, elle aussi, quitte à me laisser lui en plan et en rogne, mais je n'avais même pas pu en placer une qu'elle avait déjà vidé les lieux. Résultat : je m'étais retrouvé comme un con dans la pièce vide, avais serré les poings avant d'en coller un dans un mur, puis tourné les talons. Julian avait besoin de moi, et ça n'était pas n'importe qui. D'autant que je connaissais suffisamment bien la rouquine pour comprendre qu'un tel appel à l'aide, c'était on ne peut plus important : pas son genre de jouer les victimes pour attirer l'attention, bien au contraire. Alors non, clairement, je ne la laisserais pas tomber. Et qu'Eno me demande de choisir en gros entre elle - auprès de sa famille - et une de mes meilleures - et rares - amies, c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase, clairement. Je ne me souvenais pas qu'elle était si égoïste. Ou j'avais oublié. Ou j'avais changé. En tout état de cause, ça m'insupportait, et puisque c'était « fini », plus rien ne me retenait en Ecosse, n'est-ce pas ?

J'avais soutenu Julian, comme je le pouvais. Ca n'était pas vraiment mon fort de discuter, d'argumenter pour la rallier à ma cause non plus. N'empêche que j'avais réussi à la faire revenir à la raison, au moins pour qu'elle termine sa scolarité. Moi, je n'en avais rien à carrer qu'elle ne soit pas sang-pur, j'avais toujours trouvé ça con de distinguer les gens comme ça. Mais même si ça me passait au-dessus, j'imaginais pas mal que pour elle qui avait prôné la pureté du sang, réaliser qu'elle était tout ce qu'elle considérait comme abject était sans le moindre doute particulièrement déstabilisant.

« Ju... Ca changera jamais rien pour moi, et tu le sais. Ce qui compte, c'est pas ton sang, c'est qui t'es, toi, réellement. Et je te considérerais pas comme une de mes meilleures amies si t'étais pas quelqu'un de formidable. Tu vas quand même pas insinuer que j'ai tort, hein ? »

Moui, c'était pourri de partir dans cette optique-là, mais après tout, tous les moyens étaient bon pour parvenir à mes fins. D'autant qu'au fond, ça ne faisait de mal à personne. Et que ça avait fini par marcher. Pour le coup depuis qu'on était là, revenus à Poudlard, je passais le plus clair de mon temps avec mes potes verts, et même le soir du premier repas, je n'avais guère fait plus que lancer un ou deux coups d'oeil à la table des rouges, assez noirs d'ailleurs. La lionne avait tiqué, mais n'avait pas vraiment réagi, et de toute façon, son attention avait été vite accaparée par l'annonce des nouveaux professeurs.

« Bordel... »

Erwan. Ce connard était notre prof maintenant. Autant dire que je pouvais clairement noter que cette matière serait foireuse toute l'année. D'une parce que je ne me faisais aucune illusion quant à la façon dont je serais noté - on ne s'était jamais supportés, ça ne risquait pas de changer maintenant - et de deux parce que je ne me gênerais clairement pas pour lui en foutre dans la tronche quand l'occasion se présenterait - ce qui risquait fort de m'attirer des ennuis, mais ça, je m'en foutais éperdument.

Quelques jours après, d'ailleurs, pour ne rien arranger, je le surprenais en train de bécoter Enola, passais volontairement à côté d'eux l'air mauvais, en évoquant l'éthique du corps professoral qui se perdait et je me barrais sans un regard en arrière. Pourquoi étais-je revenu la voir, fin avril, déjà ? Elle avait disparu, était revenue pour m'en foutre plein la gueule parce que j'avais parlé à Adrianna, on s'était retrouvés pour que quelques semaines après, elle me pète une durite parce que j'aidais mes amies... Au final, ça n'avait servi à rien. Quelques jours sympa au milieu de tellement d'engueulades, ça ne valait pas le coup d'avoir mis ma fierté de côté et là, clairement, je regrettais d'être venu lui montrer ce putain de pendentif et lui dire que je l'aimais encore. Aujourd'hui, à vrai dire, il était clair que ça n'était plus le cas. Passer de l'amour à la haine, ça n'était manifestement pas si difficile.

Et je n'aurais pas cru que j'aurais pu si facilement me laisser aller comme ça. A vrai dire, quand j'avais essayé de « me venger » avec Abby, ça n'avait pas été concluant, bien loin de là. Comme quoi les choses avaient réellement changé. J'avais assisté à une fête un peu par hasard, bu quelques verres, puis étais sorti fumer une clope, et là, j'étais tombé sur Jordane. Que je ne connaissais à vrai dire que de vue jusque-là, à peine, et malgré mon asociabilité notoire, on avait fini par passer la nuit ensemble. Et, aussi étrange que ça puisse paraître, à aucun moment, je n'avais pensé à Enola et Erwan, à une vengeance contre eux ou un truc dans le genre. Non, tout ce que j'avais vu, c'était une très jolie fille qui ne me laissait clairement pas indifférent, avec qui j'avais échangé plus que des mots - faut dire que ce n'était pas vraiment mon fort non plus - et auprès de laquelle je m'étais réveillé. Plus étonnant encore, je n'attendais rien de plus de sa part, apparemment elle non plus, et je ne regrettais rien non plus. Rien à voir avec la coucherie foirée avec la batteuse quoi...

Je n'avais même pas ressenti le besoin de parler de tout ça - bon, encore une fois, parler n'a jamais été mon fort - les choses s'étaient faites comme ça, point. Je ne repoussais même pas vraiment la conversation, ne l'évitais pas elle non plus, je suis quand même pas goujat à ce point, et même pas du tout au fond, juste que nos routes ne s'étaient pas vraiment recroisées, c'était tout. Et là, contre toute attente, je sortais de la Grande Salle à une heure plus que matinale pour lui tomber dessus. Sourire.

« Salut ma belle ! Tu vas bien ? »

Ouais questions banales, small talk de base. Les relations humaines, ça n'était pas trop mon truc, et je ne savais pas trop ce que la jeune femme pensait de tout ça au fond, puisque donc, on n'en avait pas reparlé. Mais ça n'était pas dans mon idée de lui tourner le dos, de faire comme s'il n'y avait rien eu ou quoi. J'aviserai juste en fonction de sa réaction à elle. Tout ce que je savais, c'était que là maintenant, à la base, je m'étais dit que je retournerais m'entraîner à voler un peu - histoire de faire taire ma trouille, même si ça ne marchait jamais vraiment, je faisais juste avec, autant que possible -, mais que je laisserais facilement ça de côté pour passer un peu de temps avec elle si elle le souhaitait, avant de commencer les cours. Des gens cool - au moins un peu - avec la tête de con que je pouvais être parfois - bon d'accord, souvent - il n'y en avait pas vraiment quarante, alors je pouvais bien faire un effort pour ne pas tous les faire fuir de suite, hein...


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MessageSujet: Re: Open arms - Jordane   Dim 8 Déc 2013 - 22:21

Et si ma vie avait été différente ? Et si j’étais née dans une toute autre famille ou que ma mère n’avait pas rencontré au détour d’un chemin un homme issu du milieu dont il venait. Et quoi ? Il était malade ? Il a eu une vie de merde avec un père qui le cognait, une mère qui l’habillait en singe savant, qu’en sais-je moi merde ?
« T’as tué ma mère sale merdeux. »
C’était sur cette phrase qu’elle s’était réveillée ce matin-là. Une phrase qui avait résonné dans tout le dortoir et, pourtant, personne ne lui en avait parlé. Elle s’était éclipsée bien vite et était à présent posée dans le parc, inspirant à fond. Respiration abdominale, monsieur le yogi… ça ne marche pas. Oui, il avait peut être eu une vie de merde. Et bordel, son crâne avait explosé à l’impact de la balle qu’elle avait tiré. Etait-ce seulement lui ? Et pourquoi tout refoulait maintenant au juste ? Elle s’était retrouvée dans un environnement impossible pendant près d’un an, et ce n’était que maintenant que… merde fait chier. Sans savoir pourquoi, juste avant les vacances, elle s’était retrouvée prise entre deux feux. Deux fois. Les deux fois, elle avait eu envie de tuer.

Si Jordane avait pu hurler sans attirer l’attention, elle l’aurait probablement fait. Mais un cri montant du parc, il fallait l’avouer : ça aurait probablement fait suspect. Et pourtant, se massant les tempes, la jeune femme serrait les dents. Sa sœur lui avait à peine parlé pendant qu’elle était rentrée. Elles qui avaient pu se rapprocher pendant un moment était de nouveau de parfaites étrangères l’une pour l’autre. Son père…. C’était son père et la hargne qu’elle éprouvait pour ce qui s’était passé lors de son enfance ne la laissait pas accepter les changements aussi facilement. D’accord, elle lui faisait confiance et ça allait mieux entre eux, et pourtant, malgré tout ce qu’elle pouvait dire pour s’en assurer, absolument tout ce qu’il pouvait bien faire l’agaçait au plus haut point. Elle n’était pas d’accord avec sa manière d’aborder l’éducation, pas d’accord avec son côté laxiste, pas d’accord pour qu’il élève la voix, pas d’accord pour qu’il sorte, ou qu’il laisse sortir la miss, et encore moins d’accord avec sa manière de cuire des œufs. Bref. Ça n’était probablement pas la base du problème.

Ce qui posait souci, dans tout ça, finalement, c’était elle. Juste elle. Elle avait beau essayer de faire comme si totu allait bien, ça n’était pas le cas merde ! Non, ça ne pourrait pas être le cas parce qu’elle devenait quelqu’un qu’elle ne souhaitait pas être. Elle ne pouvait pas être une pauvre victime, une pauvre chose en danger, morte de trouille pour ce qu’elle pouvait bien subir. Elle ne pouvait pas trembler de peur d’être attaquée, alors, elle répliquait. Oui, Jordane prenait tout en main, sa vie, son être, son existence, son apparence et sa force physique et psychologique. Elle prenait en main son espérance de vie…. Oui, mais en faisant ça, qu’est-ce qu’elle devenait au juste ? Si Takuma n’avait pas été là et Alec après lui, l’homme, elle l’aurait tué. Elle l’aurait tué non pas parce qu’il était dangereux et qu’il méritait de disparaitre pour la sécurité de tous et donc la sienne, non, elle l’aurait tué parce qu’il lui faisait peur, parce qu’elle paniquait. Merde, elle était effrayée par le fait d’être mise dans une position qu’elle avait pu vivre de nombreuses fois dans ses rêves, se mettant à la place de sa mère. Comment pouvait-on faire ça bordel ? Comment pouvait-on se lever un matin, attaquer quelqu’un, connu ou non, aimé, respecté ou non, et le tuer. Comme ça, des coups, de la violence, de la rage et des cris et puis, plus rien. Une famille orpheline, bravo, bien joué. Comment peut-on en son âme et conscience décider d’agir ainsi ? Et est-ce qu’elle, elle ne devenait pas pareil ? L’angoisse la prenait de nouveau et elle recommençait.

Inspirant à fond, la jeune femme s’était mise à courir, de retour pour son entrainement quotidien. Footing, renforcement musculaire, coups dans le vide, révision  des prises, étirements, et on recommence le tout. C’était la tétanie qui parlait, cette putain de paralysie qui l’avait pris plus d’une fois alors qu’elle se trouvait en situation de danger. Une vraie petite sourie atonique face à sa menace. Elle se serait laissée bouffée pour un peu et ce, sans même se débattre. Bordel, mais elle valait mieux que ça, mais à quel prix ? Oui, c’était la rage qui parlait, la rage qui la faisait avancer, qui la maintenait en vie, en mouvements. La rage d’haïr ceux qui les avaient détruites, elle, sa sœur, la voisine même, pauvre petite chose qui était arrivée chez elle, en larme, tremblante. Cette enfant, si elle n’avait pas su s’échapper se serait retrouvée seule. Toute sa famille serait probablement morte. Mais non, la jeune fille qu’elle avait croisée était trop pétrie de rage pour ne faire qu’appeler la police. La jeune fille s’était pointée, elle avait angoissé, n’avait pas bougé, on lui avait rit au nez et elle avait même loupé son premier tir pour frapper le père de l’enfant en plein abdomen. Le second coup avait tué l’agresseur. Oui, bien. Enfin : bien, non, ça, ça n’était pas encore prouvé et, chaque jour, la jeune femme en question, Jordane, se levait avec un avis différent sur la question. Mais rien ne prouvait que cet homme-là était celui qui avait assassiné sa mère. Quelles étaient les statistiques pour que ce ne soit pas lui ? Non, la probabilité était trop faible. Oui, mais si ça n’était tout de même pas le cas ? Elle avait vécus trop de choses ici pour être en sécurité et pourtant, c’était cette peur presque irrationnelle de l’enfant qu’elle avait été qui revenait. Et Poudlard était devenu un véritable temple de la vengeance. Un jour, Walters reviendrait pour venger son frère, l’ancien directeur. Un jour, la riposte viendrait.

Et alors, pourquoi était-elle toujours là ? Est-ce qu’elle cherchait véritablement la merde ? Est-ce qu’elle cherchait à se mettre en danger, toujours, pour arriver à se trouver ? Est-ce qu’elle ne se complaisait que dans le malheur ou était-ce simplement sa manière à elle de se trouver une raison d’être ? Est-ce qu’elle ne se stabilisait que dans cette putain de situation bringuebalante ?!

Expirant doucement sous la douche brûlante de la salle commune des Serdaigles. Besoin de contrôle, besoin de connaissances : comme si ça la protègerait de quoi que ce soit. Pour ça, il faudrait qu’elle soit plus forte que tout le reste.

En sortant, la serviette enroulée autour d’elle, la jeune femme se dit qu’elle avait besoin de respirer. Non pas de prendre l’air puisqu’elle en revenait, mais probablement tout simplement d’avoir des contacts humains. Il lui semblait n’avoir finalement parlé qu’à peu de personnes depuis son retour. Pourtant, la plupart étaient là. Pas Cléo ni son père. Pas ceux qui savaient réellement qui elle était, finalement, ceux avec qui elle avait besoin de parler en cet instant.
Peut être était-ce Alec qui lui ressemblait le plus finalement. Pourtant, non, quelque chose l’empêchait d’aller se rapprocher de lui pour parler de telles choses. Ce n’était simplement.. pas dans leur nature, ni à l’un, ni à l’autre.

Ce fut donc les cheveux encore trempés, quasi rouge de ce fait, que la jeune femme dévala une nouvelle fois les escaliers pour rejoindre cette fois-ci la grande salle. Peu étaient levés, encore, mais elle pourrait déjà prendre quelque chose pour manger un morceau. Ce fut en cet instant qu’elle tomba nez à nez avec Ricardo.

« Salut ma belle ! Tu vas bien ? »


Grand sourire : tout va bien. Apparemment, le principe, c’était de se la jouer détendu et ça lui allait parfaitement. Etrangement, cette situation qui aurait pu peser plus lourd encore sur ses … fortes épaules (elle risque de m’étrangler si je dis le contraire) lui faisait surtout du bien. Les deux jeunes gens s’étaient adonnés au pécher de la luxure, et ça, au moins, elle connaissait. Il ne l’évitait pas et ce, même s’ils ne s’étaient plus réellement croisés depuis et, étrangement, ça lui faisait un bien fou. Un peu de social, parfois, ça ne fait pas de mal.

« Hey ! Salut, déjà debout ? Ça va ouais. Et toi ? »

Ah, les mensonges prononcés de manière parfaitement éhontée face à cette question, il faudrait les lister tient.

« Tu.. t’as déjà avalé quelque chose ? J’me sens un peu seule ces derniers temps alors un peu de compagnie, ça m’inspirerait pas mal. Enfin, si entre nous ça va. J’veux dire… »

Non, en fait, elle ne savait pas exactement ce qu’elle voulait dire, mais il devait avoir compris l’idée.
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MessageSujet: Re: Open arms - Jordane   Sam 4 Jan 2014 - 16:42

~ Open arms ~
Mardi 9 septembre 2014
Jordane Suzie Brooks && Ricardo Queiros Lopes
Vous imaginez bien que j'ai absolument aucune foutue idée de ce qu'elle a traversé, de ce qui lui passe par le crâne ces jours-ci. Au final, on ne se connaît vraiment pas. Faut dire que je sui spas vraiment du genre à induire les confidences des autres non plus, même sur l'oreiller tiens, ni à vraiment en donner. Ca m'a un peu surpris d'avoir été jusque-là, comme ça, sans état d'âme, mais je prends les choses comme elles viennent, finalement. C'est pas comme si j'avais beaucoup d'autre option, et puis au fond, c'est un peu toujours ce que j'ai fait. S'il n'y avait pas eu Emily, quand bien même je n'ai jamais été du côté des Supérieurs bien que je n'ouvrisse pas ma gueule, je n'aurais sans doute jamais fait partie de ce groupe. Des concours de circonstance, faut croire que c'est de ça que la vie est faite. La mienne en tout cas. J'ai pas trop recroisé la route de la cracmolle, pourtant, et je me demande si elle est revenue. Des autres membres du groupe, j'en ai croisés, Casey m'a presque sauté dessus une fois dans le hall s'arrêtant à peine dans son élan parce qu'elle sait que c'est pas trop mon truc, mais à vrai dire, elle doit faire partie des exceptions à la sacro-sainte règle qui veut que je garde mes distances avec tout le monde. Faut dire que la petite blonde a quand même un côté affectueux assez communicatif, ouais, même pour moi, c'est dire. En tous les cas, elle avait l'air d'être plutôt en forme, et après le souvenir que j'en ai, tétanisée lorsque ça a dérapé le jour du concert, je trouve ça rassurant. La vie continue, il faut croire, quoi qu'il se passe, tant qu'on peut encore expulser l'air de nos poumons et inspirer à nouveau.

Et puisque la vie continue, les relations qu'on a avec les gens qui en ont, à un moment ou à un autre, fait partie, que ce soit pour le moins bref ou sur la longueur, continuent d'évoluer, on fini toujours par les recroiser, d'une manière ou d'une autre. Quitte à ce soit pour que ça se transforme en haine tenace, et oui, je pense à une certaine rouge, mais passons. Là, c'est la route d'une bleue que je croise, ses cheveux rouges dégoulinant encore, signe évident qu'elle est au sortir de sa douche. Matinale, dites donc, je pensais pas croiser grand monde à vrai dire. Mais puisqu'elle est là, oui, jouons-là détendu. Après tout, il n'y avait pas de malaise, si ?

« Hey ! Salut, déjà debout ? Ça va ouais. Et toi ? »

Apparemment non, pas de malaise clair, et ça me va très bien comme ça.

« Faut croire qu'on est deux lève-tôt. Ca peut aller, on reprend doucement les petites habitudes, dirons-nous. »

Ce qui est plutôt vrai, même si des nuages noirs, il en restait encore. Comme de ne pas savoir avant ce week-end si j'arriverai à être encore assez convaincant sur mon balai, par exemple. Comme de voir le prof de métamorphose s'afficher plus ou moins discrètement avec Enola. Comme de continuer à m'inquiéter pour Ju', et de craindre un peu beaucoup que Sean subisse des représailles pour son attitude pro-Sup... Mais après ce qu'on vient de vivre, c'est pas grand chose, n'est-ce pas ?

« Tu.. t’as déjà avalé quelque chose ? J’me sens un peu seule ces derniers temps alors un peu de compagnie, ça m’inspirerait pas mal. Enfin, si entre nous ça va. J’veux dire…
- Pourquoi ça n'irait pas ? »

Ouais, j'ai compris l'idée. Mais à vrai dire, tant que toi ça va, moi je le vis plutôt bien, hein. C'est pas comme si ça avait été un moment désagréable non plus, ni comme si j'avais des comptes à rendre à qui que ce soit à présent. Bon, techniquement, le petit déj' est derrière moi, mais je peux bien te tenir compagnie et reprendre un café, ça va pas me tuer. Et j'irai voler ce soir, ou entre deux cours. C'est pas les occasions qui manquent.

« Après toi... »

J'ai poussé la porte de la grande salle devant elle, la laissant passer en premier. Y a des fois où je suis pas qu'un rustre, si, si, je vous jure... Paraît que ma maman m'a plutôt bien élevé, même si j'ai un caractère de cochon...


Dernière édition par Ricardo Queiros Lopes le Lun 7 Avr 2014 - 20:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Open arms - Jordane   Dim 2 Fév 2014 - 20:24

« Hey ! Salut, déjà debout ? Ça va ouais. Et toi ? »

« Faut croire qu'on est deux lève-tôt. Ca peut aller, on reprend doucement les petites habitudes, dirons-nous. »


Oui, on reprend nos petites habitudes. Il est drôle de voir à quel point cette petite phrase pouvait sembler lourde de sens ici alors qu’elle n’aurait eu qu’une signification classique autre part. Ils venaient tous d’intégrer de nouveau les lieux et il fallait dire que si tout semblait différent ici grâce au boulot de Logan et de ses acolytes, le passé ne risquait pas de s’effacer de ci-tôt. Tous ici avaient leurs gamelles et chacun d’eux continuait de trainer un certain nombre de casseroles, de souvenirs plus ou moins douloureux. Tous s’inquiétaient pour quelqu’un, que ce soit dans le château ou au dehors et, si tout avait été pensé de telle sorte à faciliter la vie de tout le monde, personne n’était réellement rassuré. Ils faisaient semblant, bien évidemment, mais trop de questions restaient en suspens. Trop de rancœurs, de blessures, demeuraient toujours. Et, là, la jeune femme n’avait en tête que les sentiments que chacun pouvait éprouver avec lui-même, mais il y avait nombre d’histoires qui s’étaient tissées durant le règne des Supérieurs. A présent, si les choses semblaient se calmer, il restait cependant énormément en arrière plan. Alors, comme ça, on pourrait presque croire qu’ils avaient vécus une nouvelle rentrée scolaire comme, sûrement, beaucoup d’autres pour ceux qui avaient fait toutes leurs études à Poudlard. Mais voilà, certains regards avaient changés. Jordane n’avait fait que croiser Alec et Jayden, alors qu’elle passait ses après midis avec eux fut un temps. Et pour ce qui était de Takuma, Sovahnn et les autres… encore pire. La réaction qu’elle avait eu face à eux quand ils avaient été en danger… non, elle n’était pas capable de l’assumer, pas prête à en parler et ne voulait simplement pas se trouver face à quelqu’un qui l’avait vue ainsi. Et pourtant, c’était fait, comme probablement pour beaucoup de gens ici. Non, elle ne s’en voulait pas d’avoir été lâche, pas dans le sens le plus classique du terme. Pourtant, c’était bien de la couardise qui l’avait poussée à attaquer sans plus réfléchir que ça. Et Alec… elle n’était même pas allée prendre de ses nouvelles. Il les avait sortis de la merde, c’était clair. Mais à quel prix ? Comment se sentirait-elle au juste si elle avait agit comme elle l’avait prévu ? Comme lui. Elle avait déjà le sang d’un homme sur les mains, deux, ce serait probablement trop pour sa conscience.
Un instant, la jeune femme songea à Logan. Ils avaient été « proches » tous les deux il fut un temps. Ils s’étaient côtoyés en tout cas. Et, malgré l’apparence froide qu’il pouvait revêtir, la jeune femme savait qu’il n’était pas tout à fait aussi insensible que ça. Loin de là. Elle lui avait déjà secoué les puces et avait compris quelles étaient ses cordes sensibles, et celles-ci n’avaient rien de celles que revêtaient un marionnettiste pervers et manipulateur. C’était comme ça. Point. Il le lui dirait probablement s’il lui arrivait la folie d’aller chercher à lui parler, alors autant ne pas tenter le coup. Chacun sa croix comme on dit. De toute manière, face à l’homme, la jeune femme restait souvent bien trop décontenancée et dominée pour apprécier leurs rapports. C’est très agaçant de perdre ses mots face à quelqu’un, surtout lorsqu’on est une femme qui se pense à peu près indépendante, libre et forte, notamment face aux hommes. Oui, son petit côté féministe en prenait souvent un coup quand elle était auprès de lui.

Bon, cela dit, il fallait qu’elle laisse certaines choses de côté. Il lui semblait que cela faisait des mois qu’elle s’isolait et il était vrai que voir Ricardo débarquer avait quelque chose de réconfortant. Comment ils en étaient arrivés là au juste ? À ne pas vraiment se connaître pour finir franchement intimes et finalement se perdre de vue la seconde d’après et se voir finalement d’une manière relativement détendue, comme deux amis ? Bof, aucune idée, mais ça lui convenait parfaitement. Après tout, elle n’avait jamais été très pointue sur les relations hommes/femmes et aimait bien se foutre des convenances. Qu’ils deviennent bons amis à présent, ça lui allait parfaitement.

« Tu.. t’as déjà avalé quelque chose ? J’me sens un peu seule ces derniers temps alors un peu de compagnie, ça m’inspirerait pas mal. Enfin, si entre nous ça va. J’veux dire…

- Pourquoi ça n'irait pas ? »

« Aucune idée, pour le plaisir de te faire y penser. »

La jeune femme le fixa un instant.

« Aucun rosissement de joues.. t’es pas drôle. »

Lui adressant un grand sourire, la jeune femme lui emboita le pas et le remercia d’un signe de tête quand il lui ouvrit la porte.

« Quel galant homme.. »

Quelques instants plus tard, les deux jeunes gens s’assirent à une table où la jeune femme se servit rapidement un thé et attrapa un bout de pain et des croissants. L’un d’eux coincé entre les lèvres, Jordane se rendit compte qu’elle s’était à moitié jetée dessus.

« C’est mes origines qui ressortent, désolée. »

Eh oui, elle était en partie française. Si si, je vous jure. La majeure partie de ses études, elle les avait d’ailleurs passées à Beauxbâton.

« Dis moi, on n’a jamais… j’sais pas, vraiment parlé tous les deux. Tu comptes reprendre le Quidditch ? Enfin les sélections sont peut être déjà passées, j’en sais rien. J’ai une amie qui est accro pourtant, mais on n’en a pas parlé. Sovahnn, attrapeuse à Poufsouffle. Petite à la crinière blonde speed toujours à courir partout. »

D’où le fait que ses cheveux ressemblent plus à une crinière qu’à autre chose d’ailleurs. La bonne humeur de la jeune femme lui manquait, finalement. Les jours de déconne avec tout le monde aussi. Ce fut avec cette pensée en tête que la jeune femme aperçu Alec, non loin de là, derrière Ricardo. Le jeune homme, les cheveux ébouriffés – probablement par Mack – arrivait en trainant les pieds, cherchant du regard un endroit où se mettre avant que son… harem ne le rejoigne. Pas de trace des filles. Elles ne tarderaient probablement pas. Quoi ? Il n’aurait sut se lever sans les réveiller, elle ne le croyait pas.
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MessageSujet: Re: Open arms - Jordane   Lun 7 Avr 2014 - 20:04

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Mardi 9 septembre 2014
Jordane Suzie Brooks && Ricardo Queiros Lopes
Ca n'était peut-être pas la chose la plus évidente à faire, il fallait bien l'avouer, que de reprendre une vie normale après tout ce qu'on avait vécu, mais c'était tout ce qu'il y avait à faire, pourtant. Réapprendre à vivre, après l'horreur et le combat. Pas le choix. J'ai jamais été du genre à me laisser faire – quoi que j'en laisse penser en surface – alors je compte bien reprendre, effectivement, des activités normales, mais je conçois tout à fait que ça ne soit pas si évident pour tout le monde. Pourtant, je suis agréablement surpris, concernant les personnes les plus proches de moi. J'aurais pas imaginé voir Casey reparaître avec ce grand sourire, sauter dans mes bras comme dans ceux d'à peu près tout le monde, et affirmer clairement qu'elle réussirait son année, que ça allait être du gâteau, maintenant. Du groupe, elle était clairement la plus fragile, pourtant, j'ai le sentiment que quelque chose a changé, sans que je sache trop quoi. Pourtant je sais, on sait tous, que ça n'est pas terminé. Difficile de faire abstraction de tout ça, complètement : dehors, les Supérieurs attendent très certainement leur vengeance, et ils ont déjà la main-mise sur pas mal de choses, il faudrait être parfaitement naïf pour ne pas s'en douter. Ce n'était qu'une bataille, la guerre est loin d'être terminée, et pourtant, on souffle. Il le faut, on risquerait de devenir fous, je crois, sinon.

N'empêche que sans toutefois se voiler la face, sans oublier tout ce qu'il s'est passé, parce que rien ne l'effacera, en attendant, revivre, c'est nécessaire. Ou réapprendre à vivre, plutôt. Peut-être que c'est pour ça qu'on en est arrivés là, Jordane et moi, à passer une nuit dans les bras l'un de l'autre alors que jusque-là, on ne s'était pas même adressé la parole, il me semble. J'en sais rien, et j'ai clairement pris le parti de ne pas me poser de question à ce sujet. On a passé un bon moment, c'est une très jolie fille d'ailleurs, et j'ai pas une once de regret au sujet de ce qu'il s'est passé alors... tout va bien, non ? C'est à peu près ce qui me traverse l'esprit quand elle me demande si ça va entre nous, ce que j'entends quand je lui réponds et sa réplique me fait sourire.

« Aucune idée, pour le plaisir de te faire y penser... Aucun rosissement de joues... t’es pas drôle.
- Je crois en effet que les rois de l'humour, c'était la porte à côté... »

Un pouce pointé derrière moi, l'air de rien. J'ai jamais été le mec le plus drôle de la terre, faut bien avouer. Ni le plus timide du monde. Je m'étends pas sur grand chose, je parle pas beaucoup en général, mais avant de me mettre réellement dans l'embarras, faut y aller. Ca, c'était manifestement pas assez fort pour me faire monter le rouge aux joues, ma belle, désolé... Mais va, prenons donc ce petit déj' ensemble, j'ai pas vraiment d'impératif. Une porte ouverte devant elle, et je hausse un peu les épaules à sa remarque.

« Quel galant homme...
- J'ai été bien éduqué, faut croire... »

A vrai dire, le premier qui sous-entendrait le contraire – et donc attaquerait plus ou moins directement ma mère – se prendrait très certainement mon poing dans la gueule. Je sais que je peux être une vraie tête de con, mais ça... disons que c'est et que ça restera toujours, je crois, un sujet sensible...

« C’est mes origines qui ressortent, désolée.
- Pas de quoi être désolée... Et bon app'. Française donc ? Brooks ne sonne pas très frenchy, marrant... Et c'est pas une critique, hein, je suis bien censé être à moitié britannique, alors... »

J'avoue, la voir se jeter sur les croissants et en enfourner un comme ça, direct, ça me fait sourire à nouveau, et je me frotte légèrement le menton en la regardant faire un instant. Les petits déj français, j'ai pas trop été coutumier – ou en tout cas, pas celui de leurs viennoiseries. Cela dit, du peu que j'en sais, leur pain perdu qui ressemble pas mal à nos rabanadas, et les croque-monsieur sont des petits cousins de nos torradas, sauf qu'ils nous servent de petit déj' et non de repas complet... Et là, j'ai beau avoir déjà mangé, j'ai étrangement furieusement envie de pasteis de Belem et de qeijadas...

« Dis moi, on n’a jamais… j’sais pas, vraiment parlé tous les deux. Tu comptes reprendre le Quidditch ? Enfin les sélections sont peut être déjà passées, j’en sais rien. J’ai une amie qui est accro pourtant, mais on n’en a pas parlé. Sovahnn, attrapeuse à Poufsouffle. Petite à la crinière blonde speed toujours à courir partout.
- C'est un projet en effet. Si je me fais pas botter le cul par Jenkins... Disons qu'on est pas vraiment les meilleurs amis du monde. Comme avec certains autres membres de l'équipe, d'ailleurs, peut-être bien la majeure partie, même, en fait... On dira que je suis pas le mec le plus sociable du monde... Fin bref, les sélections sont à la fin de la semaine. »

Un instant de silence, comme je faisais le point sur Sovahnn (parce qu'à défaut d'avoir joué l'an dernier, vous imaginez bien que j'ai suivi la saison malgré tout), et que son regard accrochait sans doute l'arrivée de quelqu'un. Mauvaise idée, cependant que de chercher à voir de qui il pouvait s'agir, un café supplémentaire dans les mains. Lui. Définitivement, ce mec me sort par les yeux, et pourtant, objectivement, je dois bien pouvoir trouver des gens que j'ai plus de raisons de détester. Mais j'y peux rien, ça reste le mec qui s'est tapé Eno et qui a torturé Ems. Je peux pas le voir en peinture, et instantanément, mon regard se fait glacé, et je le reporte sur la table entre Jordane et moi. Y a des gens comme ça, qu'on supporte pas de façon épidermique. Bon en ce qui me concerne, ça peut concerner beaucoup de monde, d'accord. Mais je crois que lui, il a la palme...
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MessageSujet: Re: Open arms - Jordane   Lun 7 Avr 2014 - 22:40

Pas facile d’être humains, et jeunes de surcroit, dans ce chaos. Plongés, étouffés, ils cherchaient pourtant pour la plupart à sortir la tête de l’eau, à profiter de ce repos qui leur était offert. Oui, respirer un peu faisait du bien et même si la jeune femme n’était clairement pas la plus sociale de tous, elle savait qu’elle aussi avait besoin de ça. Besoin de se détacher l’esprit de tout ce qui s’était passé l’année précédente. Les années précédentes plutôt. Non, ils n’avaient pas vécus des choses faciles, aucun d’eux. Certains s’étaient repliés sur eux-mêmes, d’autres au contraire, s’étaient fourrés dans des conneries pas possibles. Chacun gère comme il le peut. Si, à son arrivée, la jeune femme s’était ralliée à un groupe d’amis, elle s’était clairement isolée depuis le drame qui s’était passé avec le père de Dakota. Ils étaient tous là ou presque à cet instant. Ils avaient tous vu comme elle avait perdu pied, comme elle s’était protégée en attaquant, encore et encore, bien assez décidée à tuer plutôt que se faire avoir. Takuma avait pourtant cherché à gérer les choses différemment. Il était le second concerné par cette histoire pourtant, et il devait s’en vouloir énormément puisqu’après tout, sans lui, rien ne se serait passé. Pourtant, jusqu’à la fin, il avait cherché d’autres solutions. Elle, elle s’était contentée de cogner, comme une con dépourvue de cerveau.

Comment ça aurait fini tout ça ? Si Alec n’était pas arrivé pour endosser ce fardeau là ? Parce que, oui, c’était un fardeau, tout comme il n’était pas un  héro, pas plus qu’elle. Et c’était justement parce qu’elle avait tué un homme qu’elle savait qu’il ne pouvait pas se sentir bien, pas s’il était l’homme qu’elle croyait. Planqué derrière ses airs, elle l’avait vu, angoissé, brisé, épuisé. Elle était avec Takuma quand ils avaient regardé les marques sur le corps d’Emily. Il était capable de bien plus et ça, elle le savait très bien. Il l’avait amochée, mais blessée le moins possible. Il l’avait recouverte de terre, avait créé des illusions autour de sa peau, mais finalement, elle voulait le croire, il avait fait au mieux. Après tout, de quoi était-il menacé, lui, lorsqu’on le lui avait ordonné ? Personne ne lui avait demandé après tout. Elle avait entre-aperçu ses tourments, l’avait vu se rendre malade après Emily, après Watterson. Qu’importe l’image qu’il donnait de lui, elle avait aussi confiance en Jayden, et maintenant Mack. Cette dernière savait des choses qu’ils ignoraient tous à propos du Serpentard. Et l’amour qu’elle lui portait était profond, quoi qu’il soit.

Pourtant, si la jeune femme n’avait pas encore pu se retrouver de nouveau entourée de Dakota, Takuma, Aileen et les autres, elle n’avait pas su affronter Alec non plus. Il était pourtant peut être le plus à même de la comprendre. Quoi qu’il y avait sans doute d’autres personnes ici dans son cas. Mais, de fait, il avait été également son ami. Avant qu’il ne lui brise le coude lors de l’urgence Emily disons. Après, ça avait été différent. Un peu lointains tout en faisant comme s’il n’y avait rien de bien grave. Il faut bien faire comme on peut non ?

- Je crois en effet que les rois de l'humour, c'était la porte à côté... »

« Ah, zut, c’est pourtant une bonne arme. »

T’en as pas marre de tout prendre comme moyen de défense ?
Honnêtement ? Si. Mais c’est nécessaire.

« Quel galant homme...
- J'ai été bien éduqué, faut croire... »

« Apparemment. »

L’éducation, c’est important ! Un peu de galanterie ne fait surtout pas de mal dans ce monde de brutes. Oui, les Rivers, c’est à vous que je fais référence. Pas comme si elle avait été plutôt mal entourée question hommes mais il fallait avouer qu’elle n’avait pas eu la palme. D’ailleurs, si on y réfléchissait, il y avait sans doutes quelques belles séances de psy à en sortir. Un père absent, puis des aventures désastreuses et les seuls hommes de ces dernières années qui sont restés plus de trois jours dans sa vie ont été… eh bien : les deux Rivers finalement. Ce qui en soit… est moche. Et court. En effet, une thérapie serait probablement de mise. Avec tout ce qui s’était passé… ils feraient un tir groupé. Réduction des séances pour tout Poudlard, ça le fait non ? Allé, Logan, soit cool, tu nous dois bien ça.
*Mini intervention de Logan qui ne peut s’empêcher de se taire : Nan mais comment ça JE vous dois bien ça ????*

« C’est mes origines qui ressortent, désolée.
- Pas de quoi être désolée... Et bon app'. Française donc ? Brooks ne sonne pas très frenchy, marrant... Et c'est pas une critique, hein, je suis bien censé être à moitié britannique, alors... »

« Merci ! Oui, j’ai pris le nom de mon père. Enfin, normal, jusque là. C’est ma mère qui était française, j’y ai vécus jusqu’à peu. »

Oui, elle était affamée. A vrai dire, la jeune femme ne s’en était pas rendue compte jusque là, mais, puisqu’elle évitait le monde, finalement, elle s’était aussi un peu trop privée de manger, et puisqu’en réalité, elle était plutôt du genre gourmande, il fallait croire que ça ressortait.

« Dis moi, on n’a jamais… j’sais pas, vraiment parlé tous les deux. Tu comptes reprendre le Quidditch ? Enfin les sélections sont peut être déjà passées, j’en sais rien. J’ai une amie qui est accro pourtant, mais on n’en a pas parlé. Sovahnn, attrapeuse à Poufsouffle. Petite à la crinière blonde speed toujours à courir partout.

Qui a passé un certain temps à faire des conneries chez les Serpentards, cela dit.

- C'est un projet en effet. Si je me fais pas botter le cul par Jenkins... Disons qu'on est pas vraiment les meilleurs amis du monde. Comme avec certains autres membres de l'équipe, d'ailleurs, peut-être bien la majeure partie, même, en fait... On dira que je suis pas le mec le plus sociable du monde... Fin bref, les sélections sont à la fin de la semaine. »

« Ah ? J’sais pas, j’suis pas trop… adepte des commérages. J’préfère éviter d’entrer dans les embrouilles des autres. J’ai bien dit j’essaye. Et tu le sens bien ? »

Enfin, après, ça ne demandait peut être pas trop d’entraînements avant d’aller à des sélections, mais elle en doutait fortement. Surtout en voyant comment, mine de rien, Sovahnn donnait le maximum d’elle-même chaque soir et chaque matin. C’était à cet instant que, bien sûr, Alec était apparu dans son champ de vision, puis dans celui de son compagnon de petit déjeuné. Voyant le regard glacial de Ricardo se reporter vers elle, la jeune femme en fit de même en espérant que le fouteur de merde qu’elle connaissait bien se retiendrait de faire son malin.

Sauf que justement, il ne perdait que très rarement d’occasions de faire son intéressant. Enfin, disons qu’il recommençait à mettre en avant cette mauvaise habitude depuis qu’il allait mieux. Elle est salvatrice Elwynn, dis moi Alec ? Ok, c’était un coup bas : pensé, seulement.

« Et donc tu sais ce qui se dit sur ceux qui ont leur chan.. »

‘Pas le temps. La jeune femme sentis des mains assurées passer dans son dos et contre son cou, ramenant sa tête en arrière. A l’instant où il allait l’embrasser, la jeune femme lui décocha un coup de coude dans le foie. Oui, pile là où il avait été opéré il y avait encore peu. Assez longtemps pour que ça ne soit pas dangereux grâce à la magie et aux compositions de Maxence.. mais clairement pas assez pour l’empêcher de lâcher un petit gémissement en s’éloignant.

« T’es vraiment un sale gosse fouteur de merde. »
« Et t’as décidément clairement décidé de me tuer. »
« Ça c’est parce que t’es craquant quand tu douilles. »

D’un doigt, elle avait attrapé sa chemise, l’avait tiré à lui pour lui claquer un baiser fugace sur les lèvres avant de le repousser de nouveau, de le pousser gentiment pour qu’il se retourne en lui claquant les fesses au passage. Instant de blanc.

« C’est dingue comme j’ai la sale impression d’être pris pour un objet. »
« Mais tout le monde ici te manipule, tu crois quoi ? »

Ce qu’il y avait d’étrange dans cet échange, c’était qu’il était finalement dépourvu d’animosité. C’était un jeu entre eux, un jeu qui avait repris, et qui effaçait doucement les évènements des derniers mois. Un retour aux normes entre eux. Ça ne se voyait probablement pas, comme ça, mais le regard pétillant de la jeune femme et son ton léger voulaient simplement dire que, de son côté, c’était pardonné, et, le petit sourire amusé du garçon lui transmettait qu’il avait comprit le message.

« Tu veux vraiment pas dégager avant de provoquer un autre carnage ? C’est ta belle gueule qui a été abîmée la dernière fois. »

Petit regard de la part d’Alec vers l’autre Serpentard. Il n’y avait pas que sa gueule à en avoir prit, mais il ne fit pas de commentaires, haussa des épaules et s’éloigna vers son autre rousse à côté de qui Mack riait déjà aux éclats.

Mine de rien, le long de l’échange, Jordane avait posé une main sur le bras de Ricardo, histoire de… histoire d’espérer que ça lui suffirait à garder sa rage pour lui. Elle ne l’enleva qu’une fois Alec éloigné.

« Part pas en vrille s’t’euplais’. J’suis pas très attentive aux commères mais pas sourde non plus. Ça va ? J’veux dire, c’est pas mes oignons, et j’suis amie avec Alec, même si ça a été un peu chaotique après un épisode assez glauque dans les cachots mais… enfin ce qu’il y a entre vous, ça ne concerne pas seulement Enola si ? »

Histoire de se donner une contenance, de meubler, ou bien d’essayer de ne pas faire fuir Ricardo, la jeune femme lui servit un verre de jus de fruit. Pourquoi ça ? Parce que le café était trop loin et que, de toute manière, elle ne savait pas quelle était sa boisson-chaude-drogue. Le jus de fruit, logiquement, ça passe chez tout le monde. Oui, ça parait con dit comme ça mais bon.
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MessageSujet: Re: Open arms - Jordane   Ven 20 Juin 2014 - 0:48

~ Open arms ~
Mardi 9 septembre 2014
Jordane Suzie Brooks && Ricardo Queiros Lopes
Attention, danger. Je sais rien de son passé, et je sais pas grand chose de sa vie au final, dans l'absolu autant que sentimental. Au fond ça me regarde pas, si elle veut me raconter quelque chose, je prends, d'autant qu'il y a aucun risque que les confidences soient répétées à qui que ce soit - pas comme si y avait beaucoup de monde à qui je pourrais les cafter, et de même si c'était le cas, j'ai pas l'intention de commencer à trahir des secrets maintenant, c'est pas vraiment mon genre - mais j'ai jamais forcé les choses de ce côté-là, et je compte pas non plus commencer aujourd'hui. Mais si je savais à qui elle pensait à cet instant, clairement, je serais beaucoup moins détendu qu'à l'heure actuelle. Limite je prendrais la porte sans plus d'explications, peut-être. Manquerait plus que j'entende « l'incident Emily » et ça serait sans doute l'explosion direct. Fort heureusement, c'était ma mère la legilimens, pas moi. Ou peut-être qu'au moins j'aurais compris ce qu'il s'était passé, ou au moins eu un aperçu de ce qui avait pu se passer de l'autre côté du miroir. Je dis pas que je serais devenu pote avec le gars en question - faut pas déconner - mais peut-être que j'aurais arrêté de juste le détester cordialement.

Pour l'heure, la conversation se poursuit tranquillement, l'air de rien. J'ai souri à la mention de l'humour comme arme, conscient que ça pouvait servir de moyen de défense pour dissimuler certaines choses, mais qu'à mon sens, ça restait assez inutile la plupart du temps. De même quant à la galanterie. Mama serait fière, je crois, et quelque part, ça me fait un peu plaisir. On n'a jamais été très démonstratifs, ma mère et moi - surtout moi - et on n'a pas toujours non plus été en bons termes, mais elle a toujours été ma seule famille - la seule qui comptait en tout cas. Je me surprends à espérer qu'elle me voit, quelque part, encore, et qu'elle est, donc, effectivement un minimum fière de son asocial caractériel de fils. Manifestement, on a tous des petites choses qui restent de nos familles quels que soient les liens qu'on ait eus avec eux.

« Merci ! Oui, j’ai pris le nom de mon père. Enfin, normal, jusque là. C’est ma mère qui était française, j’y ai vécu jusqu’à peu.
- Vive les expat'... »

Nouveau sourire léger, à la voir se jeter sur les croissants. Je suis là depuis un bail maintenant, mais ça m'a pas empêché de revenir au Portugal régulièrement les dernières années, pas toujours par gaieté de coeur d'ailleurs. Cette année, encore moins, mais quoi que j'en dise, c'était tout de même agréable de revoir certains lieux de mon enfance, juste parce que ça a rappelé certains souvenirs. Je dis pas que j'y retournerai aux prochaines vacances, mais je dis pas non plus que je ne le ferai absolument pas. Tout comme je dis pas que j'ai aucune chance samedi, mais je dis pas que c'est dans la poche non plus. Loin de là. Je pense que c'est un secret pour personne que je suis pas le mec le plus aimé du monde, même de l'équipe, et c'est pas tout pour la cohésion de groupe, tout ça...

« Ah ? J’sais pas, j’suis pas trop… adepte des commérages. J’préfère éviter d’entrer dans les embrouilles des autres. J’ai bien dit j’essaye. Et tu le sens bien ?
- C'est déjà pas mal d'essayer, c'est pas forcément le cas de tout le monde... Et disons que je fais ce qu'il faut pour, mais ça va aussi dépendre de la concurrence. Et de ce que Riley recherche surtout. Si c'est un élément fédérateur pour l'équipe, je suis cuit. A moins que la façon de fédérer tout le monde soit d'avoir une tête de turc que tout le monde veut frapper, mais je crois que ça, ils s'en chargent déjà chez les tiens. »

Ouais parce que j'ai beau avoir raccroché mon balai pendant un an, je me suis tenu informé quand même. Et j'ai suivi les matchs, surtout, tous en fait. Je risquais pas de louper ça, pour rien au monde. Et c'est pas difficile de voir comme les autres bleus peuvent pas saquer leur gardien. Ils sont bons, cela dit, c'est déjà pas mal. Passer outre les inimitiés pour donner le meilleur de soi sur le terrain, c'est fort. Est-ce que ça marchera pour moi ? J'ai plus qu'à espérer en fait...

Et en parlant d'inimitié... Elle l'a sans doute vu avant moi, mais dès que je l'ai aperçu, clairement, je me suis crispé. Aussitôt mon regard est devenu aussi glacé qu'il a jamais pu l'être et forcément, Jordane s'en est rendu compte.

« Et donc tu sais ce qui se dit sur ceux qui ont leur chan... »

Joli effort pour détourner l'attention, mais ça ne marche pas, certainement pas maintenant que mon cher camarade vert a les mains sur toi ma jolie. Et moi je bouge pas d'un pouce, les yeux rivés sur Jordane pour pas fusiller littéralement Rivers du regard.

« T’es vraiment un sale gosse fouteur de merde.
- Et t’as décidément clairement décidé de me tuer. »

Non ça, ça serait plutôt moi.

« Ça c’est parce que t’es craquant quand tu douilles. »

Je peux grimacer là maintenant ou...? Je suis prêt à me lever et à vider les lieux quand elle l'embrasse et lui tape sur les fesses. Ok, là, c'est trop pour moi.

« C’est dingue comme j’ai la sale impression d’être pris pour un objet.
- Mais tout le monde ici te manipule, tu crois quoi ? »

Je crois que si la main de la miss s'était pas posée sur mon bras, il y a longtemps que je me serais barré.

« Tu veux vraiment pas dégager avant de provoquer un autre carnage ? C’est ta belle gueule qui a été abîmée la dernière fois. »

Ouais pas que la sienne et là, je grimace vraiment. La mienne, je m'en contrefous - même si elle a aussi été pas mal amochée, c'est un fait. Celle de Julian, beaucoup moins. Rien à battre qu'il le prenne autrement, que n'importe qui pense n'importe quoi de ma réaction, n'empêche que même si elle a pardonné, moi je m'en veux toujours de l'avoir cogné, quand bien même ça n'était pas volontaire. N'empêche que je suis soulagé qu'il se casse, j'ai absolument pas envie de remettre vraiment ça sur le tapis, encore moins de voir sa gueule satisfaite.

« Part pas en vrille s’t’euplais’. J’suis pas très attentive aux commères mais pas sourde non plus. Ça va ? J’veux dire, c’est pas mes oignons, et j’suis amie avec Alec, même si ça a été un peu chaotique après un épisode assez glauque dans les cachots mais… enfin ce qu’il y a entre vous, ça ne concerne pas seulement Enola si ?
- Difficile de pas en avoir entendu parler en même temps... »

Elle m'a servi un jus de fruit, et je la remercie d'un signe de tête, joue avec plus qu'autre chose un petit moment avant de me décider à reprendre la parole.

« Nope. »

Je n'ai vraiment pas envie d'en parler, et certainement pas d'impliquer Ems mais... Effectivement, ça n'est pas que ce qu'il s'est passé avec Enola. Ca a clairement joué, je vais pas dire le contraire, surtout qu'à ce moment-là, j'espérais encore pouvoir la récupérer quelque part, mais s'il n'y avait pas eu Emily, peut-être que ça n'en serait pas arrivé là. Et je ne sais pas trop pourquoi, mais j'ai pas vraiment envie de laisser la bleue se faire de (fausses sans doute) idées sur moi, si bien que je me décide à donner quelques bribes d'explications. Mais de là à ce que je donne des détails, y a aucun risque, faut pas déconner.

« Disons qu'on est pas vraiment du même bord... et que j'aime pas trop qu'on touche aux gens que j'aime bien. »

Et comme si ça pouvait clore le sujet - la blague - je vide le verre qu'elle vient de me servir, puis lance un dernier regard glacé en direction des autres serpentards là-bas.
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MessageSujet: Re: Open arms - Jordane   Mar 1 Juil 2014 - 10:18

Le passé. Notre passé à tous. Finalement, Jordane n’avait pas l’impression de savoir grand-chose sur grand monde et finissait par se dire qu’elle ne devait pas être particulièrement sociale pour ne jamais penser à poser des questions basiques. D’un autre côté, elle possédait elle-même des aspects de son enfance qu’elle préférait ne pas voir ressurgir. Ils étaient enfouis et ça lui convenait parfaitement ainsi. Peut être que poser des questions lui faisait simplement peur ? Après tout, elle était bien placée pour savoir qu’un simple « t’as des nouvelles de tes parents ? » pouvait taper là où ça fait mal : tout simplement. Elle n’avait envie de bousculer personne, peut être pour que ça ne lui revienne pas en pleine figure, c’était un fait. Mais, finalement, il fallait avouer qu’elle restait quelqu’un de très éloigné de l’univers des autres.

Et ça la bouffait.

Bien sûr que ça la bouffait d’ailleurs. La jeune femme était loin d’être quelqu’un de superficiel et pourtant, les seuls moments où elle était proche des autres, c’était quand elle faisait la con, qu’elle buvait, qu’elle discutait de conneries en riant ou qu’elle chauffait des mecs type Alec simplement pour… pour quoi d’ailleurs ? Parce que son comportement à lui l’attirait autant qu’il l’exaspérait et qu’ainsi, elle était proche de lui sans vraiment l’être ? Sans vraiment lui donner ce qu’il voulait clairement aussi peut être. Sans lui faire l’honneur de lui donner les mêmes occasions qu’à son cousin. Parce que ça mettait une barrière face à quelqu’un qui pouvait la comprendre et qu’elle pouvait comprendre. Quelqu’un d’autodestructeur, de dangereux dans ce qu’il était capable de véhiculer. Quelqu’un qui avait probablement trop dans le crâne pour être capable de vivre avec et qui risquait systématiquement d’entraîner les autres dans sa débâcle sans même s’en apercevoir avant qu’il ne soit trop tard. Le genre de personnes qu’elle pouvait être. Mais du coup, elle s’éloignait aussi des personnes qui l’entouraient et de qui elle pourrait être proche. Jayden ; il lui semblait tout simplement l’abandonner par crainte de ce qu’elle pourrait découvrir ou de ce qu’elle devrait dire si elle lui parlait. Mack, elle ne la connaissait finalement pas à force d’avoir cessé de passer du temps avec le petit groupe. Sovahnn… Sovahnn, ça faisait si longtemps qu’elles avaient interrompu leurs conneries entre filles. Le rire de la jeune femme lui manquait, ses acrobaties en vol aussi. C’était peut être pour ça que le sujet du Quidditch lui était venu tout naturellement alors qu’elle n’en raffolait pourtant pas à la base.

« Ah ? J’sais pas, j’suis pas trop… adepte des commérages. J’préfère éviter d’entrer dans les embrouilles des autres. J’ai bien dit j’essaye. Et tu le sens bien ?
- C'est déjà pas mal d'essayer, c'est pas forcément le cas de tout le monde... Et disons que je fais ce qu'il faut pour, mais ça va aussi dépendre de la concurrence. Et de ce que Riley recherche surtout. Si c'est un élément fédérateur pour l'équipe, je suis cuit. A moins que la façon de fédérer tout le monde soit d'avoir une tête de turc que tout le monde veut frapper, mais je crois que ça, ils s'en chargent déjà chez les tiens. »

« Ah ? »

Les lèvres de la jeune femme se fendirent en une grimace. Elle n’avait pas spécialement la notion de ce qu’il se passait dans son équipe et ne savait pas que Ricardo était à ce point peu apprécié parmi les membres de l’équipe éventuelle de sa maison. Quand à ce qu’il se passait dans la sienne : non, clairement, elle n’en savait rien du tout. Tout ce qu’elle savait du Quidditch au sein du château lui venait de Sovahnn et, la plupart du temps, la jeune femme lui parlait plutôt de son équipe à elle.
De toute manière, la conversation n’avait pas vraiment pu aller plus loin puisque, malgré les tentatives de distraction de la jeune femme, un indésirable avait fini par pointer le bout de son nez. S’il ne la dérangeait pas particulièrement puisqu’ils restaient plus ou moins des amis malgré ce qui avait pu se passer dans les cachots, et notamment grâce aux interprétations de Takuma sur les blessures d’Emilie, elle savait qu’il ne risquait pas trop d’être le bienvenu à cette table. Certaines paroles de Sovahnn avaient aidé aussi à ce qu’elle tolère certaines choses tout comme la jolie blonde le faisait malgré les blessures qu’il lui avait infligé volontairement ou non. Mais ici, il n’y avait pas qu’elle et Ricardo ne risquait pas de l’accepter comme elle le faisait. L’histoire qui subsistait derrière tout ça était bien différente. Oui, mais, lui, il s’en foutait. Il était curieux, à tous les coups et donc se comportait en fouteur de merde : pour changer ! Sérieusement, quel chieur…

Elle n’avait pas modifié sa manière d’être quant à lui pour autant. Cependant, elle sentait comme une marmite sur le point de déborder juste en face d’elle et se doutait que tout ça allait finir.

- Mais tout le monde ici te manipule, tu crois quoi ? »


Elle ou lui ? Lui sûrement. Et le regard neutre mais appuyé par un petit sourire en coin qu’il avait envoyé à Ricardo voulait tout dire. Si, il le savait. Sauf que dans la situation actuelle, ça devrait rester comme ça. Et, si, il savait aussi que ça avait été. Sauf que pour éviter qu’il n’y ait des morts, il avait dû faire du mal. Et l’une des premières blessées avait été Emily. Le problème des toiles de manipulations qui se tissent autour des gens, c’est que pour s’en dépêtrer… c’est coton. Elle était par exemple parfaitement consciente qu’il était en première ligne si quelque chose déconnait ici puisqu’il était l’une des personnes que le directeur appréciait le plus et que c’était probablement pour ça aussi qu’il s’était retrouvé plusieurs fois dans des situations inextricables. Jayden n’avait jamais rien eu. Mack non plus. Pourquoi ils ne s’en étaient pas pris à elles puisqu’il était clair qu’il y était attaché ? Ça, elle n’en savait rien, mais la réponse ne lui plairait sûrement pas de toute manière. Son propre jeu était dangereux, maintenant qu’elle y pensait. Sur deux plans différents.
Grimaçant pour différentes raisons, la jeune femme ordonna à Alec de s’éloigner, ce qu’il fit en souriant tout en se massant. Oui, elle aimait ça, lui faire mal. C’était peut être parce qu’il le cherchait un peu aussi. Et peut être aussi un poil pour se rassurer, elle. Après tout, elle était capable de se défendre non ? Elle lui avait bien brisé un coude ce jour-là, avec Emily. Oui, mais ça ne voulait rien dire.

Eloignant ses craintes récurrentes, la jeune femme, la main posée sur celle de son voisin de table, avait cherché à l’apaiser un peu.

« Part pas en vrille s’t’euplais’. J’suis pas très attentive aux commères mais pas sourde non plus. Ça va ? J’veux dire, c’est pas mes oignons, et j’suis amie avec Alec, même si ça a été un peu chaotique après un épisode assez glauque dans les cachots mais… enfin ce qu’il y a entre vous, ça ne concerne pas seulement Enola si ?
- Difficile de pas en avoir entendu parler en même temps... »

« J’ai entendu parler de votre altercation. Pas des cachots, je tiens à le préciser. Ça, personne n’en parle. Pas à ma connaissance en tous cas. »

D’un autre côté, solitaire comme elle l’était, ça ne voulait peut être rien dire.
Observant le Serpentard jouer avec son verre de jus d’orange, la jeune femme attendait toujours une réponse, se demandant s’il n’allait pas juste partir sans autre forme de procès. Elle était très douée pour toujours s’approcher de deux clans opposés en simultané et se disait que ça finirait par lui bouffer les seuls contacts qu’il lui restait encore. Situation de merde, j’vous jure. Surtout qu’elle les appréciait tous les deux après tout. Cependant, elle avait plus vu Alec évoluer au quotidien. C’était d’ailleurs ce qui avait fait qu’elle avait accepté de passer à autre chose après l’épisode d’Emily.

« Nope. »


Rien de plus ? Si ? Oui ? Non. Bon, et si on passait à autre chose là aussi ? La jeune femme était sur le point de tenter de relancer la conversation quand il avait ajouté une dernière chose.

« Disons qu'on est pas vraiment du même bord... et que j'aime pas trop qu'on touche aux gens que j'aime bien. »


Un petit sourire ironique se dessina sur les lèvres de la jolie rousse.

« Moui, sans vouloir te vexer, au contraire, je pense que vous êtes exactement du même côté et que c’est strictement pour protéger des gens que, lui, aime bien qu’il a agit ainsi. Cela dit, moi j’aime bien Emily pour le coup, donc je comprends. C’est moi qui ai ouvert la porte ce jour-là. On était trois, puis deux à avoir agit à ce moment-là. On ne s’est pas re-parlé depuis. Dis, elle n’a rien eu de plus de Leur part ? J’veux dire, on avait monté un truc un peu tiré par les cheveux pour qu’il n’y ait aucun soupçon ni sur l’un ni sur l’autre. Elle n’a pas plus été emmerdée, rassure moi ? »

Oui, je sais, ça fait un choc. Tu tentais de ne pas parler d’elle pour éviter que son nom ne soit connu et PAF en fait, elle sait. Le monde est petit quand on est impliqué dans des merdes de tout genre.

« Tu vois le Serdaigle derrière ? Petit, asiatique, avec des tatouages partout, qui doit sûrement faire des conneries ? Entouré par une brune et deux blondes ? C’est lui qui l’a soignée. J’me dis que ça peut être bon à savoir. »

Takuma en effet riait avec les jeunes femmes qui l’entouraient. Jouant à faire des sculptures avec la nourriture comme le gros gamin qu’il semblait systématiquement être. Les apparences sont trompeuses, oui. Et arrête de jouer avec la nourriture merde !
Oui, elle se disait que maintenant qu’Ils n’étaient plus là, elle pouvait peut être se permettre de divulguer ce genre d’informations. Après tout, les non dits, ça n’était pas bon non plus. Sans réellement se retourner, son regard se dirigea alors tout naturellement vers Alec.
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MessageSujet: Re: Open arms - Jordane   Dim 14 Sep 2014 - 15:59

~ Open arms ~
Mardi 9 septembre 2014
Jordane Suzie Brooks && Ricardo Queiros Lopes
On a sans doute tous des éléments de notre passé qu'on a occultés, ou qu'on n'a jamais su. Pour ce qui me concerne, ça a surtout rapport avec mon père, je pense. Pour Julian, ça a été son "statut de sang" qui lui importait tellement à la base. Et pour les autres ? J'en ai aucune foutue idée, mais c'est pas comme si je posais beaucoup de questions non plus. A personne, en général, pas même à la plupart de mes proches, alors ça n'a pas été le cas non plus pour la rouquine face à moi. Est-ce que je devrais ? J'en sais rien, je voudrais pas qu'on me tire les vers du nez, j'estime que j'ai pas à le faire non plus de mon côté. J'ai jamais été un grand bavard, je pense pas que je changerai vraiment un jour. Ca m'empêche pas d'être quand même capable de discuter avec les gens que j'apprécie, ou qui m'intéressent d'une manière ou d'une autre, mais ça limite, c'est un fait. En revanche, évidemment, quand c'est le sujet du Quidditch qui est abordé, c'est beaucoup plus facile de m'intégrer dans la conversation, la preuve. Même si c'est pour constater que je pars pas vraiment gagnant en ce qui concerne ma réintégration dans l'équipe. Je me suis jamais voilé la face à ce sujet, cela dit, j'ai pas l'intention de commencer maintenant non plus.

« Ah ?
- Disons que pour quelqu'un qui observe pas mal le jeu des équipes, leur cohésion, tout ça, il est assez évident que la tête de turc chez les bleus, c'est votre gardien. Il est bon à son poste, même putain de bon, mais c'est clair que personne peut le piffer. »

Dommage que la conversation ne soit pas restée aussi bon enfant... Pas du fait de Jordane, clairement, non, mais de l'intrusion d'une personne que je n'ai absolument aucune envie de côtoyer. Je me contiens, mais clairement, c'est pas vraiment facile et si la main de la Raven ne s'était pas posée sur mon bras, sans doute que j'aurais vidé les lieux - histoire de pas en venir encore aux mains parce que c'est plus fort que moi, aussi crétin cela soit-il, et risqué pour les rousses entre nous au passage. Elle l'a fait partir, fort heureusement - surtout pour moi, sans doute.

« J’ai entendu parler de votre altercation. Pas des cachots, je tiens à le préciser. Ça, personne n’en parle. Pas à ma connaissance en tous cas.
- Sans grande surprise, évidemment. »

J'ai haussé les épaules. C'est pas surprenant en soi, je suis pas sûr que grand monde a vraiment envie de parler de ce qu'il s'y passait, ni si les autres ont vraiment envie de l'entendre. Cela étant, je me retrouve comme un con quand elle se décide à répondre à mes explications plutôt... laconiques. J'ai pas forcément envie de m'étendre sur le sujet, et au final Emily va bien maintenant, je me dis que c'est ce qui compte. J'imaginais évidemment pas ce qu'elle allait me révéler.

« Moui, sans vouloir te vexer, au contraire, je pense que vous êtes exactement du même côté et que c’est strictement pour protéger des gens que, lui, aime bien, qu’il a agi ainsi. »

J'ai plissé les yeux, attendant la suite. Parce que là, j'avoue que je ne la suis pas du tout. Enfin, si, je suis bien une chose : elle est clairement en train d'annoncer que je me plante sur toute la ligne, et forcément, ça ne me fait pas trop plaisir. Mais tout orgueilleux que je suis, j'en suis pas à être de mauvaise foi à ce point. Ca m'arrive, d'accord, mais... Je vais d'abord entendre ce qu'elle a à dire, on verra le reste après.

« Cela dit, moi j’aime bien Emily pour le coup, donc je comprends. C’est moi qui ai ouvert la porte ce jour-là. On était trois, puis deux à avoir agi à ce moment-là. On ne s’est pas re-parlé depuis. Dis, elle n’a rien eu de plus de leur part ? J’veux dire, on avait monté un truc un peu tiré par les cheveux pour qu’il n’y ait aucun soupçon ni sur l’un ni sur l’autre. Elle n’a pas plus été emmerdée, rassure-moi ? »

Je suis pas le type le plus expressif du monde, clairement, bien loin de là, même. Mais je pense que ma surprise est assez difficile à masquer, là. Déjà, elle a très bien compris de qui je parlais. En plus, elle était là ce jour-là. Et je sens bien qu'on va pas en rester là, mais elle a posé une question, alors je me fais un devoir d'y répondre - autant que je peux, c'est-à-dire à peine.

« Pas à ma connaissance. Elle est toujours entière, aux dernières nouvelles. »

J'ai pas inspecté son corps dans les moindres détails, cela étant, et elle assez douée pour se cacher, elle aussi, je crois.

« Tu vois le Serdaigle derrière ? Petit, asiatique, avec des tatouages partout, qui doit sûrement faire des conneries ? Entouré par une brune et deux blondes ? C’est lui qui l’a soignée. J’me dis que ça peut être bon à savoir... »

En effet. D'une part parce que même si j'irais sans doute pas le voir exprès pour ça, intérieurement, je remerciais l'asiat' pour ce qu'il avait fait, et d'autre part parce que... Ben tout ça, ça met en lumière des choses que je soupçonnais pas vraiment. Enfin si, que certains aient porté des masques tout du long, j'en doute pas un instant. 'Semblerait que j'en connaisse quelques-uns, même. Mais que lui en fasse partie, ça me sidère, en effet. Et peut-être qu'en théorie, je lui devrais des excuses. Est-ce que je les lui présenterai jamais ? J'en doute. Déjà, je vais tenter de plus vouloir lui sauter à la gorge à chaque fois que je vais le croiser - et vu qu'on partage la même salle commune, ça risque d'arriver une paire de fois - c'est une belle avancée, non ? Parce qu'au fond, si j'avais dû agir de la sorte, à savoir torturer un ou une inconnu(e) pour protéger quelqu'un que j'aime, est-ce que j'aurais reculé ? Je crois pas. Je crois que je l'aurais fait, en tâchant de minimiser les choses pour la pauvre victime qu'a rien demandé. Quant à l'épisode Enola... Je dirais qu'il y a prescription, à force...

« Soit. J'essaierai de pas lui foutre mon poing dans la tronche la prochaine fois. Ca évitera sans doute à mes potes rouquines d'avoir des têtes de dommages collatéraux, c'est pas forcément plus mal... »

J'ai pas vraiment envie de m'étendre sur le sujet et le rictus amer sur mes lèvres est sans doute assez éloquent. Je suis toujours pas fier du coup que Ju' s'est pris, je le serais jamais. Je sais même pas si j'arriverai à en rire un jour. Alors on va éviter de renouveler l'expérience, hein...
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MessageSujet: Re: Open arms - Jordane   Ven 10 Oct 2014 - 17:00

Chacun gère à sa manière des situations compliquées ou /et douloureuses. C’est une chose de savoir ça, s’en est réellement une autre que d’accepter certaines conduites et, ça, Jordane en était parfaitement consciente. C’était peut-être puisque, justement, elle n’avait pas toujours des conduites exemplaires face au danger qu’elle avait décidé de pardonner à Alec et de se remettre à le voir. Mais il était clair qu’il n’avait pas bien agit cette fois-là et qu’il aurait pu se démerder autrement ^pour éviter la casse. Surtout quand, par le mot casse, on sous-entendait la torture de quelqu’un. Il l’avait bien chahuté ce soir-là, elle en était bien consciente puisqu’elle était sur place et avait tenté d’aider un peu, dans la mesure de ses capacités. Mais voilà, elle n’avait pu s’empêcher de penser que vu le niveau que pouvait avoir Alec en matière de magie, notamment destinée à faire mal… Emily s’en était très bien sortie. De plus, Takuma avait ajouté à son trouble en expliquant qu’il était persuadé qu’un grand nombre des blessures qu’elle affichait sur son corps étaient en réalité factice. Elle avait bien été traînée dans la boue et égratignée de partout mais les traces de brûlures, de strangulation et même certains chocs n’étaient en fait que de la poudre aux yeux. En revanche, si son but avait réellement été de ne faire qu’une mascarade derrière cette séance, il avait foiré dans les règles quand même. Puisque s’il avait la capacité de faire ce genre de choses, elle savait qu’il pouvait clairement faire mieux. Alors, oui, il avait craqué et pété un plomb en beauté et c’était affreux que ça soit tombé sur une humaine, et surtout une qui n’avait strictement rien fait pour mériter un tel traitement. Mais disons qu’il avait essayé, et pour ça, elle pouvait lui accorder un certain crédit et, au moins, le bénéfice du doute.
Elle, elle n’avait même pas essayé de trouver un autre moyen, elle avait simplement cherché à tuer, là, comme ça, à la moindre agression violente. Et ça, c’était intolérable.

Enfin bref, elle savait que ça n’était pas une situation très simple mais elle estimait qu’il méritait au moins que quelqu’un le défende un peu. Toujours sarcastique et souriant, il semblait se contrefoutre des rumeurs qui courraient sur lui, des coups qu’il se prenait soudainement ou des remarques blessantes. Bon, elle avait probablement simplement trop bon cœur, mais quelque chose lui disait qu’il méritait au moins un peu mieux que ça. Après tout, s’il s’était réellement retrouvé menacé par les Supérieurs, avec le risque que ses proches se retrouvent dans une situation ingérable… ses actes pouvaient devenir compréhensibles non ? De plus, Sovahnn lui avait dit qu’il était suivi H24 par un Supérieur durant cette période-là, qu’il s’était fortement renfermé, qu’il avait quasiment totalement cessé de dormir et qu’il avait été harcelé ET qu’il avait traversé une épreuve difficile dont elle refusait catégoriquement de lui parler pour le protéger. Cool, merci. Dans tous les cas, en ajoutant ces éléments les uns aux autres, elle avait fini par se dire que, oui, il avait peut-être le droit à l’erreur lui aussi, et de foiré une fois ou deux. Ok, il aurait pu faire les choses autrement mais, sous la pression, avec l’angoisse que ses proches se retrouvent sur la potence, est-ce qu’elle aurait réellement fait mieux ? Est-ce qu’il avait finalement la capacité de faire mieux ? Après tout, elle présumait peut-être de ses capacités, il avait peut-être utilisé tout ce qu’il connaissait de sortilèges factices. Bref.

Enfin, malgré tout, elle s’était surtout inquiété pour Emily puisqu’elle n’avait pas eu l’occasion de la revoir après ça alors qu’elle lui avait tout de même proposé de passer un peu de temps toutes les deux. Elle avait beau dire, son côté ermite la rattrapait toujours et, si la volonté était là, elle ne pensait finalement jamais à aller voir certaines personnes tant qu’elle ne se retrouvait pas nez-à-nez avec eux. Comme pour Ricardo d’ailleurs.

« Pas à ma connaissance. Elle est toujours entière, aux dernières nouvelles. »


Bien. Très bien même. Soulagée, la jeune femme hocha de la tête avec un petit sourire. C’était déjà ça.

« Il faudra que j’aille la voir. Je lui avais dit que je le ferais et… et on est en septembre et je ne l’ai toujours pas fait. Si tu la vois avant moi, fait-lui un coucou de ma part. »

En supposant qu’elle se souvienne d’elle.
Enfin bref, si on concluait sur le sujet actuel ?

« Soit. J'essaierai de pas lui foutre mon poing dans la tronche la prochaine fois. Ca évitera sans doute à mes potes rouquines d'avoir des têtes de dommages collatéraux, c'est pas forcément plus mal... »


Oui, le coup que Julian s’était pris, elle l’avait apprit il n’y avait pas si longtemps que ça mais n’avait pas fait le lien entre les deux évènements. Ou… plutôt, elle ne s’était pas particulièrement concentrée sur la question et donc ça lui était passé largement au dessus du crâne comme un peu tout ce qui ressemblait de près ou de loin à des ragots.
Préférant ne pas enfoncer le clou, elle s’était contentée de pincer les lèvres, saisissant l’une de ses mèches de cheveux pour la fixer d’un air circonspect.

« Ouais, fait ça ! Bonne idée. »

Quoi que si un poing arrivait droit sur elle, il fallait probablement plus s’inquiéter pour son agresseur que pour elle vu les reflexes acérés qu’elle pouvait avoir… et qui ne s’avéraient pas toujours parfaitement volontaires (d’où le terme reflexe d’ailleurs).

« Enfin bref, après, tu fais ce que tu veux, j’ui ai bien pété le bras ce soir-là. Alors… »

=D Oui, je sais Alec, tu vas me haïr pour ça. Vlan la virilité xD !

« C’est bon pour l’humilité de se prendre quelques coups une fois de temps en temps :=D: et ça par contre, il en a besoin. »

Dans le genre insupportable de confiance en soi, il était pas mal souvent. Eh oui, comme quoi, Jordane était loin de la vérité.

Les deux jeunes gens avaient fini par switcher à différentes autres sujets lors de ce petit déjeuner un peu agité et s’étaient finalement décidés à se séparer pour vaquer à leurs occupations. Traduire : La belle rousse avait fini par se motiver pour aller en cours à peu près à l’heure et plus ou moins volontairement.

- Fini pour moi -
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MessageSujet: Re: Open arms - Jordane   Mar 11 Nov 2014 - 12:27

~ Open arms ~
Mardi 9 septembre 2014
Jordane Suzie Brooks && Ricardo Queiros Lopes
Ce que Jordane tente de mettre en lumière me fait réfléchir, évidemment, mais de là à ce que je passe l'éponge complètement... Il y a encore de la marge. Le bénéfice du doute, cependant, je veux bien le lui accorder. Il aurait pu faire pire, après tout, c'est un fait que je peux pas trop nier. Je le connais pas vraiment, mais on sait quand même assez rapidement dans une maison qui sont vraiment moins bons, et qui sont les personnes plutôt douées avec leur baguette. Et clairement, il fait partie de la deuxième catégorie. Si même un type comme moi qui écoute assez peu les racontars le sait... C'est que c'est assez révélateur. Et de se retrouver face à la rouquine - y a un autre mot pour des cheveux rouges comme les siens ? -, là, à écouter sa défense, ça me laisse songeur. Elle s'inquiète d'ailleurs vraiment pour Ems, je suis pas un pro quand il s'agit de comprendre les sentiments des autres - ça se saurait - mais c'est plutôt évident, si bien que, même laconiquement, je réponds à sa question quant à l'état de santé de la cracmolle... Enfin de ce que j'en sais, toujours, parce que je la vois pas tous le jours non plus, et que l'été est passé, loin d'ici. Je la vois pas encore tous les jours, en tout cas, même si j'ignore encore que je vais avoir une charmante surprise dans pas très longtemps...

« Il faudra que j’aille la voir. Je lui avais dit que je le ferais et… et on est en septembre et je ne l’ai toujours pas fait. Si tu la vois avant moi, fait-lui un coucou de ma part.
- Bien sûr... »

Je concède donc à la Raven face à moi le fait que... je vais tenter de me tenir face à mon camarade Slytherin. Ca évitera à tout le monde des emmerdes, il paraît. Et à moi en particulier, parce que j'ai quand même pas fini en parfait état ce jour-là non plus. En fait, autant qu'on continue à s'éviter, l'un et l'autre - en même temps, rouquines exceptées, on n'a pas tellement le même cercle d'amis - ça vaudra mieux pour tout le monde, n'est-ce pas ?

« Ouais, fais ça ! Bonne idée. »

Un petit sourire pas très radieux de ma part sur ces mots, et je la regarde observer attentivement une mèche de ses cheveux carmins, comme si c'était la chose la plus fascinante au monde.

« Enfin bref, après, tu fais ce que tu veux, j’ui ai bien pété le bras ce soir-là. Alors… »

Ok, là, j'éclate de rire. Après tout ce qu'on vient d'échanger, tu me sors ça naturellement... Et tu dis ça avec tellement de nonchalance en plus en regardant ta tignasse ! Je peux vraiment pas rester complètement stoïque.

« C’est bon pour l’humilité de se prendre quelques coups une fois de temps en temps et ça par contre, il en a besoin. »

J'ai levé les deux mains, comme si je me déchargeais de toute responsabilité à cet instant.

« Ah ça, c'est pas moi qui le dis ! »

Et je vais pas trop la ramener, parce que je pense objectivement qu'on pourrait vraiment me le foutre aussi dans la gueule. A vrai dire, je le connais pas ce type, finalement. Juste qu'il a torturé Ems et couché avec Enola. Juste qu'il était censément du côté des Supérieurs à la base mais... Au fond, qu'est-ce que j'en sais ? Je vais pas la ramener sur le fait de pas montrer clairement son jeu, je suis resté en retrait pendant deux ans, jusqu'à ce qu'on lance le groupe alors...

On a laissé ces sujets-là de côté, on a continué à discuter de tout et de rien pendant un petit moment, le temps qu'elle finisse son petit déj, que je reprenne un café, et puis il a bien fallu qu'on se bouge. L'heure de début des cours approchait et personnellement, j'avais pas l'intention d'arriver en retard dès le début de l'année, et a priori, elle non plus. Je l'ai laissée sur le pas de la grande porte, remonter vers son dortoir je suppose, et j'ai été me fumer une clope - sale habitude qu'il faudra que je perde un jour, si je veux pas cracher mes poumons sur le terrain, tiens - avant de redescendre prendre quelques affaires pour les prochains cours et de me rendre en salle de classe comme la plupart de mes petits camarades, avec dans un petit coin de ma tête la promesse plus ou moins faite à la bleue : je vais tâcher de rester calme face à Rivers... au moins tant qu'il se passe rien d'autre qui me fasse sortir de mes gonds.
¤ Terminé ¤
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