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 Sister, sister ▬ Charleen

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MessageSujet: Sister, sister ▬ Charleen   Lun 18 Nov 2013 - 13:45

Mercredi 17 septembre 2014 – En soirée.
Sister, sister.




Charleen & Riley

Les choses … commencent sérieusement à se gâter … Voilà un peu plus de 15 jours que la rentrée est passée et si certains pensaient que ça seraient plus simple maintenant que le régime de Direction a changé, et bien ils se sont mis le doigt dans l'œil et ce jusqu'à l'os ! Oh bien sur l'ambiance est beaucoup plus vivable, on ne vit plus dans la peur, ça n'est pas ce que je veux dire, mais simplement que la charge de travail est déjà impressionnante. J'adore ça, si j'ai laissé tout ça un peu en flottement en fin d'année – scolaire – dernière, ce début d'année j'attrape le taureau par les cornes et je n'ai pas l'intention de le lâcher ! Tout ça c'est une question de volonté et d'organisation. J'ai toujours été une bosseuse dans l'âme et quand j'ai décidé quelque chose je m'y tiens alors oui, clairement, cette année commence fort mais elle commence bien. Jamie et Lukas sont déjà prévenus, je ne les lâcherai pas d'une semelle et je trouverai toujours du temps pour venir jouer les tyrans avec eux, hors de question qu'ils plantent une deuxième fois leur année. Ils sont intelligents, tous les deux, seulement se sont de vrais tête en l'air, et la motivation leur fait parfois défaut, mais je ne désespère pas de parvenir à en faire quelque chose. De mon côté je n'ai toujours pas été voir Derek pour lui demander ce que j'ai à lui demander et je crois que ma fierté ne se sent pas prête mais on va dire que je me laisse un peu de temps pour trouver une organisation parfaite et après … On verra. Pourquoi lui ? Parce que j'ai mes raisons, et parce que je n'ai pas peur de lui faire du mal alors il est la personne idéale pour ça, non ? Peu importe. Parlant des Ryans, Keza m'a dit qu'elle avait pris Enzo sous son aile, ce à quoi je lui ai répondu qu'elle avait du courage. Non, je plaisante. Enzo peut être adorable et tranquille quand il le veut bien et je crois même qu'il est plus motivé que Jamie et Lukas réunis d'ailleurs et puis avec le départ de Jill et moi qui est déjà pas mal à faire, c'est une bonne chose. Si Kezabel se sent le courage et surtout si elle a le temps alors pourquoi pas. En plus, même si elle ne le dit pas, je sais qu'elle se sent redevable vis à vis de ce qu'il a fait pour nous pendant la Pleine Lune de juillet. Il est clair que nous ne serions plus là sans lui, c'est fort probable en tout cas … Enfin ne parlons pas de choses qui fâchent !

En dehors de tout ça il y a le Quidditch bien sur, et ça me prend également beaucoup de temps. Plus que les années passées. Je ne m'en plains pas, j'adore ça et je suis fière d'être la nouvelle Capitaine des Vert mais il est vrai que ça demande un sacré investissement. La mise en place des sélections, les sélections en elles mêmes, le planning des entrainements, le déroulement des dits entrainements, faire le tampon entre les joueurs qui ne peuvent pas s’encadrer et laisser ses propres états d’âmes de côté, être ferme mais pas tyrannique pour autant … Oui, clairement, c’est du boulot. L’équipe n’a pas foncièrement changé depuis l’année passée, j’ai pris la décision de garder plus ou moins les mêmes personnes puisqu’ils sont à mon sens les meilleurs. Le retour de Ricardo ne sera pas une mince affaire ça je le sais mais si chacun prend sur lui ça devrait le faire et il y a intérêt à ce que ça le fasse. Je peux être la douceur et le calme incarnée mais je n’ai pas peur de m’énerver et de dire les choses clairement quand elles se présentent. Loin de là même ! Et ça ne m’a jamais fait peur de cogner si besoin, même si selon certains ça n’est sans doute pas très féminin. Ce que j’en pense : Si ça ne vous plait pas, c’est pareil. Je ne suis pas d’un naturel stressé, j’ai toujours pris les choses en main tout comme mes responsabilités et je ferais tout ce que je peux pour être la meilleure possible. Après tout, je ne suis pas une Serpentard pour rien. Je n’ai pas peur de l’échec mais ça ne veut pas dire pour autant que j’apprécie de perdre, bien au contraire, et surtout pas en Quidditch. Je vais les faire suer, ils pourront bien me détester s’ils le veulent, j’attends de chacun d’eux qu’ils se dépassent tout comme je le ferai également. Tout le monde à la même enseigne.

Fin de journée, j’ai profité de l’après midi pour m’avancer dans mes devoirs avant l’entrainement, et j’ai pris un peu de temps pour moi après. Après une bonne grosse douche chaude de plusieurs minutes dans les vestiaires je suis rentrée tranquillement au château en flânant un peu dans le parc, mes affaires de Quidditch dans un sac et mon balai sur l’épaule. Ne m’appelez pas, je risquerai de vous l’envoyer en pleine tête en me retournant. L’heure du repas est arrivée, j’ai rejoins Kezabel dans la Grande Salle et on a passé notre repas à raconter des conneries. C’est marrant comme je reprends mes bonnes vieilles habitudes de trainer chez et avec les Jaunes, comme au bon vieux temps. Les choses reprennent leur ancienne place tranquillement mais je n’ai pourtant pas l’impression de faire un pas en arrière, au contraire. En sortant je lui ai claqué un bisou sur la joue et on a repris notre chemin chacune de notre côté. Je lui ai expliqué ce que j’avais en tête et on s’est dit qu’on se recroiserait peut être plus tard puisque j’ai de toute façon prévu de débarquer chez les Jaunes un peu plus tard. C’est effectivement ce que j’ai fait à peine une petite heure plus tard, avec un petit sac en papier kraft dans les mains, légèrement nerveuse. J’ai fait quelques pas dans la Salle Commune, salué quelques visages familiers jusqu’à ce que je vois celui que je cherchais. Petite frimousse entourée d’une belle chevelure blonde. Je ne parle pas de Lukas, vous l’aurez deviné. Un soupir un moment d’hésitation et je me suis lancée. Les mains derrière le dos je me suis approchée d’elle. Elle était installée dans un fauteuil, le nez dans un bouquin et son chat sur les genoux. Il, enfin elle, le chat, a levé la tête, elle, Charleen cette fois, aussi, j’ai souri. Pas franchement convaincue, encore un peu plus nerveuse.

« Salut, j’peux t’embêter quelques minutes ? »

Après un instant de doute je me suis assise près d’elle, dans un autre fauteuil et j’ai caressé la tête de Circé qui comme tous les chats du monde a manifesté son contentement quant à ce geste. Tous les mêmes ! Tss. Enfin bref, on n’est pas vraiment là pour parler des mœurs du chat dans sa globalité.

« Je … »

Tu … ? J’ai clairement l’impression d’être … disons que je me sens très conne à l’heure actuelle, que j’en perdrais presque tous mes moyens et … voilà. Mais quand il faut se lancer … Je ne m’appelle pas Riley Sarah Jenkins pour rien ! Go !

« J’suis pas douée pour les discours je crois, et à vrai dire je ne sais même pas par où commencer mais … Joyeux Anniversaire Charleen. »

Et là, avec ma moue timide accrochée sur le visage, je lui ai tendu un petit paquet cadeau, avec un énorme ruban dessus. Ce qu’il y a dedans ? Une petite peluche, un chat plus précisément, une sorte de sourie en plastique pour son propre chat, Circé, et des friandises dont un Retourneur de temps en guimauve que j’ai trouvé dans une boutique de Glasgow – dans le quartier sorcier évidemment. Le Retourneur en question est une sorte de symbole, un … comment dire ça ? Une métaphore peut être, un message quoi qu’il en soit. Un message qui exprime le fait que certes on ne pourra certainement pas rattraper le temps perdu mais on peut toujours essayer de ne pas gâcher celui qui arrive, et qui passe en ce moment même. Elle aurait bien entendu toutes les raisons du monde de ne pas accepter, de m’envoyer balader même, mais j’espère sincèrement qu’elle ne le fera pas même si elle ne me dois absolument rien.
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MessageSujet: Re: Sister, sister ▬ Charleen   Mer 20 Nov 2013 - 19:54

"Les étoiles sont très jolies mais elles ne peuvent prendre part à aucune action; elles se contentent de regarder sans fin. C'est une punition qu'on leur a imposée pour quelque chose qu'elles ont fait il y a si longtemps qu'elles-mêmes ne se rappellent plus ce que c’était"
@ "Peter-Pan" de James Matthew Barrie


« Joyeux anniversaire ma Chérie ! On espère que nos cadeaux te feront plaisir et que la rentrée n’a pas été trop dure. Tu me manque ma puce, prends bien soin de toi et n’hésite pas à me prévenir aux moindres soucis. On vous fait de gros bisous, à toi et Riley. Prends soin d’elle, parfois ce sont les plus grands qui ont besoin de soutient.
Papa. »

J’ai lu la lettre, l’océan au bord des yeux. Mon regard courrait des mots au deux présents qui se trouvaient sur mon lit. J’avais été réveillée par un gros hibou qui n’avait pas cessé de frapper le carreau de notre dortoir – réveillant par la même occasion la majeure partie des autres filles… - jusqu’à ce que je vienne leur ouvrir la fenêtre et qu’il y dispose un paquet de taille moyenne et un autre plus petit sur mon lit. J’avais attendu que les filles sortent du dortoir avant de les déballés, j’avais du mal à exposer « ma vie » aux autres et quant bien même ce n’était « que » des cadeaux à leurs yeux, pour moi ils représentaient beaucoup. Et je dois avouer que j’ai du m’armer de patience pour ne rien déballer avant qu’elles n’aillent déjeuner, aussi surexcité qu’une petite fille de cinq ans le jour de Noël, mais la neige en moins. J’ai d’abord commencée par le plus gros qui n’était autre qu’un livre très complet sur la faune et la flore du monde magique, comportant des photos animés, des croquis et des explications. Il était doté d’une couverture de cuir noir avec le titre gravé en rouge, tout ça offert par celle que je considérais comme ma deuxième maman. J’étais une petite amoureuse de la nature, mais surtout de l’espèce animale. J’appréciais chaque geste fait de sa part, du plus petit au plus important, y voyant une source de réconfort maternel, celle que j’avais souvent cherché malgré toute la tendresse de papa. J’esquissais un sourire et me promit de lui envoyer un courrier à part pour la remercier.

Mais je crois que celui qui me fit gonfler le plus le cœur -bien que le livre m’avait fait extrêmement plaisir -, ce fut celui de mon père qui se trouvait être un écrin. Quand je l’ai ouvert, je n’ai pas pu retenir mes larmes. J’y sortis une chaine d’argent avec un pendentif ovale. La tête de mon patronus, une chevrette, y était gravée en relief et lorsque j’ouvris le pendentif, je pu y trouver une photo animée de maman, souriant plus que jamais, respirant la vie. Sur l’autre face y était inscrit « Je t’aime, Papa ».

Pour que jamais je ne l’oublie.

Et j’ai laissée les larmes s’évacuer parce que ce cadeau représentait pour moi une part de maman, comme si j’allais pouvoir la sentir à mes côtés à chaque instants passés dans ce château, à chaque instant vécus ici et ailleurs, comme si papa lui avait redonné la vie mais sous une autre forme. Celle du souvenir. Il m’avait déjà montré quelques photos, mais le temps fait en sorte que parfois les souvenirs d’enfant les plus important, s’effacent. J’ai longuement contemplée ce sourire qui l’exactitude reproduction du mien que j’étirais en cet instant même, noyé sous les larmes, mais présent tout de même. Je crois y être passé cinq bonnes minutes, comme si la peur de la voir sortir de cette micro boite pour s’enfuir me paralysait. Jusqu’à ce que je ferme le pendentif d’un geste lent, pour sceller ce souvenir qui m’était désormais aussi précieux que ma propre vie. Je me suis préparée à vitesse grand V, j’ai attrapée mon sac à dos et je suis descendu dans la grande salle pour y déjeuner avec Rose, celle que je considérais encore aujourd’hui comme ma meilleure amie et celle en qui j’avais le plus confiance. Et qui dit anniversaire, dit étreinte amourachée de sa part que j’ai accueillis avec un énorme sourire aux lèvres. J’avais pour habitude te le fêter au château avec Rose. De manière simple mais qui me convenait tout à fait. Je n’étais pas une adepte des grandes fêtes qui me faisaient sentir bien trop petite parmi toute cette foule.

Et la journée se déroula sous un soleil éclatant qui me donnait bien plus l’envie d’aller me balader avec Rose plutôt que de rester enfermer en cours… Mais je me suis promise de ne pas décevoir papa. Il m’avait inculqué des valeurs que je respectais et que je suivais moi-même aujourd’hui, mais surtout, il avait déplacé des montagnes pour mon bonheur et pour combler le vide que maman avait laissé. Je savais que parfois on pouvait le trouver strict, peut-être un peu trop de temps en temps, mais jamais il n’est passé un jour sans qu’il ne me prenne dans ses bras et qu’il me dise combien il m’aime. Il représentait tout pour moi et je savais qu’il le faisait pour mon bien. Il me manquait affreusement, chaque jours, mais je m’étais faite la promesse de ne pas le décevoir et de le rendre aussi fier que possible même si cela me poussait à réviser des heures entières pour obtenir les meilleurs résultats possible.

Bref, je n’échappais pas non plus à la flemme de l’adolescence … Quoi qu’il en soit, je n’ai pas vu la journée passée et étant à jour dans mes devoirs, j’avais décidée de passer ma soirée à la Salle Commune pour y lire le livre que Riley m’avait prêté durant les vacances d’été. Vacances qui m’avaient fait un bien fou. Parce que j’avais retrouvée Papa mais aussi parce que Riley s’était jointe à nous. J’avais remarquée ses efforts ses derniers mois et… je sais pas. C’était comme si une partie de moi me poussait à ne pas trop y croire, par peur de me reprendre une grosse claque dans la figure, comme la fois où que nous nous sommes parler pour la première fois. Je ne voulais pas d’une déception pareille, pas une deuxième fois. Puis il y a eu sa présence pendant la semaine de camping et quant bien même nous n’avons pas réellement parlé de tout ça… Nous avons tous passé de très bon moment et ce, de manière presque naturelle. Je ne lui avais pas beaucoup reparlé depuis la rentrée, mise à part des banalités. Pour être honnête, j’étais encore angoissée de lui faire face… J’ai l’air complètement stupide, j’le sais. Mais est-ce qu’on peut réellement me le reprocher ? Elle était tout ce que je n’étais pas. Caractère fort et volcanique, sûre d’elle, fonceuse, courageuse … une personnalité qui souvent, m’effrayait à violemment contraster avec la mienne, même si je savais être bornée parfois et que j’étais de temps à autre très… disons, très caractérielle. J’suis une fille après tout !

J’étais au fond de la salle avec Circé sur les genoux réclamant son lot de caresses habituelles. Cette chatte norvégienne était à mon image : Douce et calme. Je crois que le château aurait pu s’écrouler qu’elle ne bougerait pas un poil de la chaise. Bon, ça c’était tout mon opposé par contre.
J’avais le nez plongé dans « Peter-Pan », racontant l’histoire d’une tribu d’enfant qui ne voulait pas grandir, vivant au Pays Imaginaire. A croire que ce livre était presque fait pour moi… Après tout, qui ici avait réellement hâte de devenir un adulte ? Avec tout ce que ça apporte en lot d’ennui ? Je préférais de loin la magie d’une enfance plutôt qu’au monde brutale des adultes. Je sais que c’est enfantin, mais c’était ma manière à moi de « grandir ». Ma carapace… ma bulle, mon monde. Peut-être était-ce « grâce » à ça que j’avais gardé le sourire malgré toute la souffrance dans laquelle nous avons été plongé.

Mes doigts se mêlaient à la fourrure de Circé, le monde et ses bruits disparaissant au rythme des phrases que je lisais avec avidité, ma tête posée sur ma main.

« Mme Darling eut vent de Peter pour la première fois alors qu'elle était occupée à mettre de l'ordre dans l'esprit de ses enfants. C'est une habitude nocturne de toute bonne mère, de fouiller dans l'esprit de ses enfants dès qu'ils sont endormis et de remettre toute chose d'aplomb pour le lendemain, rangeant à leur place de nombreux objets égarés pendant la journée.
Si vous pouviez rester éveillés (mais c'est impossible, bien sûr), vous verriez comment s'y prend votre maman et trouveriez très intéressant de l'observer à ce moment. Vous la surprendriez à genoux, je pense, se demandant perplexe où diable vous aviez bien pu dénicher ce machin, faisant des découvertes agréables et d'autres qui le sont moins, pressant cette chose contre sa joue comme si c'était aussi doux qu'un petit chat, et faisant vivement disparaitre cette autre de la vue. Quand, le matin, vous rouvrez les yeux, votre méchanceté et les passions mauvaises qui vous accompagnèrent au lit… »



« Salut, j’peux t’embêter quelques minutes ? »

Je sursaute sans que Circé ne bouge d’un millimètre, arrachant mes yeux des pages du livre, mon imagination se faisant la malle par la même occasion. Surprise, j’ai levée les yeux et … je crois que j’ai eu l’air un peu neuneu sur le moment, à buguer la bouche entre-ouverte, laissant flotter un flot de suspens de quelques secondes avant de réussir à articuler une phrase intelligible. Riley se trouvait face à moi et je crois qu’elle était tout aussi perdue que moi. L’effet provoqué lorsqu’elle m’adressait la parole était toujours le même et toujours aussi déconcertant : Je décrochais, je bafouillais, paniquant presque à l’idée de dire un mot de travers qui aurait pu mettre en l’air tout ce qu’on avait réussi à relier, aussi infime soient les liens créés.

« Je.. euh… Oui, excuse-moi. Vas-y, viens t’assoir.»

Stupid girl ! C’est ta sœur, non ? Je referme le livre en y glissant un marque page fait par Kezabel, une Poufsouffle qui était particulièrement douce et agréable, et qui ne se défaisait jamais de ce sourire pétillant.
Je laisse Riley s’installer et fournir quelques caresses à Circé qu’elle accueillait dans un ronronnement de contentement… Les chats j’vous jure. Dormir, caresse, manger… Dormir, caresse, manger. Moi vouloir être chat !

« Je … »

Tu ? Cet instant d’hésitation était à deux doigts de me faire angoisser. Qu’est-ce qu’il y a ? Tu vas me dire qu’en faite tu me déteste pour de bon, c’est ça ? Attends juste demain, je… veux pas avoir ce souvenir d’anniversaire, s’il te plait. Peut-être que j’ai fais un truc qui n’allait pas pendant les vacances ou même après ? Je ne dis rien, j’attends. Accélérant mes caresses sur le dos de Circé. Calme Charleen, elle va pas te bouffer non plus. Mais me dire qu’elle ne me supporte pas, je n’en suis pas à l’abri. Après tout ça a été le cas pendant plusieurs années, non ? Alors pourquoi pas ? La boule au ventre, je sens mon myocarde s’accélérer avec force, me donnant déjà les larmes aux yeux. J’suis trop émotive…

« J’suis pas douée pour les discours je crois, et à vrai dire je ne sais même pas par où commencer mais … Joyeux Anniversaire Charleen. »

Je… quoi ? J’hausse les sourcils, ayant un léger mouvement de recul lorsqu’elle me tend le paquet, affichant une moue tout aussi timide que moi, qui déjà, affichait deux phares cramoisi à la place de mes pommettes. Je suis restée stoïque quelques secondes, n’osant croire à ce qu’il se présentait face à moi. Charleen, wake up, ne reste pas là comme une abrutie à attendre que le temps passe et qu’elle s’en aille. J’attrape le paquet d’un geste délicat, comme si elle m’offrait un cristal taillé par ses soins. J’ai le cœur qui s’emballe comme un fou et égoïstement il hurle de joie à ce qu’elle ait pensée à mon anniversaire. Mais lorsque je défie le nœud et que j’en sors une petite peluche en forme de chat, c’est l’océan qui se présente au bord de mes grands yeux bleus. Et ça n’était pas tout. J’en sortie également une sourie pour Circé qui, cette fois, leva la tête subitement, piquée au vif par la curiosité. Et c’est avec un rire timide que je la fis jouer quelques instants avant de la lui laisser pour qu’elle aille jouer plus loin. Et pour finir, j’y trouva quelques friandises dont un Retourneur de temps en forme de guimauve. Si j’y voyais là, un signe ? Probablement. Un signe que je ne voulais pas trop précipité, ni trop plein d’espoir, comme à mes habitudes, mais un signe tout de même, pour peut-être rattraper le temps perdu ? N’était-ce déjà pas un geste énorme de sa part pour m’avoir offert tout ça ? Et même si la joie fut bien plus importante que je ne l’aurai cru, j’en ressentis une pointe de timidité. J’étais incertaine, les émotions affluaient à vitesse grand V et j’étais partager entre l’envie de pleurer et celle de lui sauter au cou.

« Je… Je sais pas quoi dire. »

Je baisse la tête, serrant la peluche tout contre moi. Je crois que je l’avais déjà élue peluche de l’année et surtout, de ma vie. C’était le premier présent qu’elle me faisait depuis toutes ces années à se connaitre … Je lutte pour ne pas fondre en larme de joie et pour ne pas rougir plus que je ne le faisais déjà, mais d’une main tremblante je viens saisir la sienne après un geste d’hésitation. L’envie furieuse de la prendre contre moi éclatait dans ce petit cœur de gamine que j’étais, j’avais ici même, sous la forme de cette peluche, la concrétisation de mes espoirs. Celle d’avoir peut-être la sœur espérée.
Je serre sa main entre mes doigts, lui offrant un sourire crispé et timide :

« Merci beaucoup Riley… Il est magnifique. Et il vaut bien plus que tous les discours du monde. »

Alerte rouge, alerte rouge. Votre seuil de teinte cramoisie arrive à son paroxysme.
Respire, tu es complètement ridicule là. Je sais… Mais c’était comme un instant « privilégié » entre nous deux. Et c’était pour moi, bien plus qu’intimidant.

« Et merci aussi pour Circé, je crois qu’elle est déjà amoureuse de sa proie immortelle. »

Je ricane bêtement. Et pour cause… elle était déjà entrain de s’amuser comme une folle à s’imaginer être une Lara Croft mais en Chat. Le pire était que j’étais gaga de ce chat… On ne me refera pas je crois.
Je reporte mon attention sur Riley, a qui je lâcha la main d’un air hésitant et timide. J’aurais voulu prolonger se contact pour être honnête, tout simplement parce que je le trouvais rassurant, chaleureux et qu’il me donnait presque confiante en qui j’étais. Il était étrange de se savoir presque « sœur » aux yeux des autres quand on voyait sa crinière brune et la mienne blonde comme les blés. Mais papa m’a apprit que les liens du sang ne font pas tout et Riley venait peut-être de m’en prouver un fragment de part son geste qui était pour moi, complètement inespéré. Je gardais la peluche contre moi, comme si ma vie en dépendait et lui tendit la boite de friandise, prenant soin de garder le Retourneur de temps de côté. J’avais pour projet de le figer avec un sort pour qu’il reste tel quel, y voyant ici un symbole à laquelle j’accordais une grande importance.

« Tu en veux ? Je sais qu’on dit souvent que tout va dans les hanches… Mais c’est mon anniversaire, donc on peut bien se le permettre. »

Sourire toujours intimidée, mais je crois que mon cœur s’est déjà fait la malle pour danser la lambada.
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MessageSujet: Re: Sister, sister ▬ Charleen   Lun 25 Nov 2013 - 22:54

Peter Pan. Je n’ai pas tilté tout de suite mais c’est Peter Pan qu’elle est, ou plutôt était, entrain de lire quand j’ai débarqué comme un cheveu sur la soupe. Ce livre c’est moi qui le lui ai prêté pendant les vacances et ça me fait sourire de la voir avec. Tu l’as ramené ici petit coquine ! T’as bien raison. Ce bouquin m’a été offert par mon père, c’est plutôt évident, puisque Maman n’aurait jamais acheté un compte Moldu. Je ne sais pas vraiment si sa vision des choses à changé sur le sujet et bien qu’elle ne soit pas anti-Moldu – heureusement, elle a quand été amoureuse et marié à mon père pendant des années – je pense simplement que ce monde n’est pas fait pour elle. Peut être qu’elle en a peur, je ne sais pas trop. J’ai essayé d’arrêter de la juger quoi qu’il en soit, et de m’en tenir à notre relation à toutes les deux. Oui une part de moi lui en veut toujours d’avoir voulu m’éloigner de mon père mais elle n’est pas une mauvaise personne et si elle a agit comme ça c’est surement parce qu’elle pensait bien faire. On n’effacera pas le passé, ni ce qu’elle a fait ou dit, ne ce que moi j’ai pu faire ou dire, et je crois que je resterai de toute façon toujours plus proche de mon père que d’elle, c’est comme ça. Je l’aime, c’est ma mère, mais aussi incroyable et horrible que ça puisse paraître, je sais que le fossé entre nous ne sera jamais totalement comblé. Il n’empêche que nos querelles sont derrière nous, je le crois sincèrement, et si chacun prend sur lui il n’y a pas de raisons que ça se passe mal. Les évènements de ces deux dernières années nous ont tous fait réfléchir, elle comme moi, et je pense qu’on a enfin saisi toutes les deux où étaient nos priorités dans tout ça. Quant à Papa, il a toujours été plus ou moins neutre dans cette histoire même s’il en a souffert mais jamais il n’a accablé Maman pour quoi que ce soit. Honnêtement je ne sais pas comment il a fait pour garder son calme mais il est comme ça, et je l’admire. Pour ça et pour plein d’autres choses.

Enfin voilà, les expériences de la vie vous ramènent dans le droit chemin je dirais et voilà pourquoi après mures réflexions, après des semaines voir des mois d’hésitations, je me décide enfin. Si je suis ici, auprès de Charleen, c’est bien sur pour lui souhaiter un joyeux anniversaire et lui offrir les cadeaux que je lui ai acheté pendant les vacances mais aussi pour tenter de réparer les erreurs du passé. Rattraper le temps perdu je doute que ça soit possible mais mettre les choses au clair, et repartir sur de nouvelles bases, voilà l’idée. Etre une grande sœur je sais le faire, alors maintenant que la tempête est passée – une longue tempête je vous l’accord – ça serait dommage de ne pas tenter de mettre ça en pratique. Ce que je fais je le fais parce que j’en ai envie, pas de méprise. Ça n’est pas pour me donner bonne conscience ou quoi, ou qu’est ce. Si j’avais réellement voulu continuer sur ma lancée je l’aurai fait mais ça n’est pas le cas. La famille est une notion importante et même si j’ai voulu rejeter cette évidence pendant des années, Charleen fait partie de la mienne. Elle est la fille de l’homme qui fait battre le cœur de ma mère. Ma demi-sœur, mon beau-père, oui, ma famille. Et puis vous savez ce qu’on dit : On ne choisi pas sa famille. Sur ce coup là je pense avoir eu de la chance, j’aurai pu largement plus mal tomber, et c’est peu de le dire. Fini les conneries, c’est à moi de donner l’exemple et jusqu’ici j’en ai été un bien médiocre. J’ai brillé par mon absence et mon indifférence, par les crises que j’ai pu taper à ma mère, par les ponts que j’ai plus ou moins coupés avec elle, mais malgré tout ça ne m’a pas empêché de la laisser me prendre dans ses bras quand on s’est retrouvées après deux ans de séparation.  

« Je… Je sais pas quoi dire. »

Charleen, toute hésitante, presque tremblante, qui me ramène sur terre. Je ne sais pas trop si je dois sourire ou pas. Je pense que ça lui fait plaisir mais la voir si fragile c'est troublant. Je sais qu'elle est de nature timide, ça j'ai peu m'en rendre compte même à distance et puis on a quand même vécu sous le même toit, mais de savoir – ou en tout cas supposer – que c'est moi qui la met dans cet état, c'est perturbant. Si elle ne sait pas quoi dire, moi non plus, et on se retrouve comme deux courges hésitant à se regarder dans les yeux. J'imagine que c'est touchant, mais ça n'est pas la situation la plus confortable que j'ai pu connaître jusqu'ici. N'allez pas croire que c'est facile pour moi de faire ça, d'aller vers elle comme je le fais. Non seulement il y a la peur d'être rejeté mais aussi celle de casser une routine, une habitude, parce que je sais ce que je perds, entre guillemets, mais pas ce que je gagne ni même si je vais y gagner quelque chose quand bien même ça n'est pas fait dans ce but là évidemment. Elle est là, devant moi, serrant dans ses bras la peluche comme si c'était le plus beau cadeau qu'elle n'est jamais reçu et moi je ne sais pas vraiment comment gérer tout ça. J'espère bien sur lui faire plaisir mais … en réalité je ne savais pas à quoi m'attendre et maintenant que je suis devant le fait accompli, Riley la guerrière se transforme en petite chose qui ne sait pas où se mettre. Pitoyable, dans un sens. Pourtant quand sa main attrape la mienne, et si j'ai eu un geste de recul au début à cause de la surprise, j'oublie un peu toutes ces questions. Je me contente de baisser les yeux et d'esquisser un sourire en observant ce contact. C'est la première fois, et je ne sais pas pourquoi mais je peux presque sentir à quel point l'effort qu'elle a fait pour arriver à faire un pas vers moi est surhumain. Je me surprends à penser que ça aurait du venir de moi, d'ailleurs.

« Merci beaucoup Riley… Il est magnifique. Et il vaut bien plus que tous les discours du monde. »

Et là c'est moi qui ne sait pas quoi dire. J'ouvre la bouche mais rien ne sort alors je la referme et me contente de lui sourire. Parfois ça vaut tous les messages du monde. Et ma main reste dans la sienne, je n'ai pas la moindre intention de me dégager même si ça me fait un peu bizarre. Pas le toucher, mais que ça soit elle. C'est tellement étrange mais ça me plait. Je ne dis pas que je vais devenir la meilleure des soeurs comme ça du jour au lendemain, ni même qu'on sera les meilleures amies du monde, mais on peut toujours essayer non ? Et surtout il faut bien commencer quelque part. Pas après après, autant y aller doucement. Lentement mais surement, comme on dit. Elle rougit, Merlin ! Elle rougit.

« Et merci aussi pour Circé, je crois qu’elle est déjà amoureuse de sa proie immortelle. »

Merci le chat de nous sortir de ça ! Non pas que je ne supporte pas la situation, ça n'est pas du tout ça, simplement c'est évident que l'une comme l'autre on … coince. Oui, on est coincées. Alors regarder le chat jouer avec la souris que je lui ai offert c'est une distraction plus que bienvenue et ce je crois pour nous deux. Pour l'instant ça n'est pas vraiment naturel entre nous mais ça ne m'effraie pas plus que ça. Je dirais que c'est normal, je le pense en tout cas. Le chat donc, Circé de son nom, une magnifique minette écaille de tortue qui comme tous les chats de ce château a déjà probablement eu pour projet de croquer mon pauvre Monkey mais jusqu'ici aucun incident à déplorer. Il gazouille toujours autant !

Sa main lâche la mienne, geste qui m'interpelle et je repose ainsi mon attention sur la petite blonde. Elle me tend la boite pleine de friandise et un nouveau sourire se forme sur mon visage. Ou peut être est-ce le même qui n'a jamais disparu depuis plusieurs minutes.

« Tu en veux ? Je sais qu’on dit souvent que tout va dans les hanches… Mais c’est mon anniversaire, donc on peut bien se le permettre. »

Ah la la, tu ne diras pas ça quand tu auras mon âge ! Je déconne. On a à peine trois ans d'écart et même si ça joue, je ne suis pas encore entrée dans la phase critique où les kilos ne disparaissent pas aussi facilement qu'ils peuvent le faire quand on est jeune. Je suis jeune ! Et très sportive. Je mange comme quatre mais c'est parce que j'en ai besoin pour récupérer toute l'énergie que je passe mon temps à dépenser. Certes, il y a une différence entre manger pour se nourrir et manger par gourmandise mais où va le monde si on ne peut pas se faire plaisir ? La frustration est une mauvaise chose, c'est un fait.

« Merci, c’est gentil. Faut pas que j’abuse sinon je ne pourrais plus décoller de terre avec mon balai mais … comme tu dis c’est jour de fête. »

Alors je me sers, prend un truc au hasard. Goût fraise. Hum, c'est pas mauvais. Fais gaffe à tes hanches ma fille, t'auras l'air fin si tu penches plus d'un côté que de l'autre sur ton balai. Non je ne vais pas devenir une de ces filles obsédées par sa ligne, hors de question. Et puis ça ne se fait pas refuser ce qu'on vous offre. Je n'irai pas jusqu'à me gaver pour autant mais … Riley, stop. Arrête de tourner autour du pot et de te perdre dans tes pensées pour reculer l'échéance. Fonce dans le tas !

« Tu sais, même si je ne suis pas douée pour les discours il y a pas mal de choses que je dois et que j’ai envie de te dire. »

Je me crispe, je le sens, et j'ai sorti ça comme ça, sans préavis, de but en blanc, en regardant la table basse pendant quelques secondes tout en massacrant le pauvre papier du bonbon que je viens de manger, entre mes doigts. Nerveux, tout comme moi. Mes yeux vert vont chercher le bleu des siens avec beaucoup de sérieux, tout en essayant de ne pas avoir l'air trop … dur. Mon but n'est pas de lui faire peur mais pourtant je sais bien que j'ai besoin de me forger une certaine carapace si je veux en venir aux faits et tout laisser sortir. Ne pas s'arrêter, c'est la clé, alors je poursuis sur ma lancée.

« J’ai été la reine des idiotes, pendant des mois et même des années. J’me la suis joué petite fille unique et capricieuse et j’ai tout mélangé. Ton père et toi n’aviez absolument rien à voir avec tout ça et j’aurai du être en mesure de faire la part des choses mais j’étais tellement en colère contre ma mère que ça m’a totalement aveuglée et … j’ai été injuste. »

Et j'en suis pas fière, vraiment pas, mais les choses sont ce qu'elles sont et rien ni personne ne pourra changer ça. D'ailleurs est ce que je changerai quelque chose si j'en avais l'occasion ? Ca va peut être paraître étrange mais je ne pense pas. C'est vrai que j'ai merdé mais dans cette histoire moi aussi j'ai souffert. Certes ça ne les concernait pas, et j'aurai pu faire la part des choses, mais je ne suis qu'un être humain, avec toutes les faiblesses que ça implique.

« Je pense que je vais écrire une lettre à ton père d’ailleurs, je comprendrais qu’il ne veuille pas me pardonner, tout comme toi d’ailleurs parce que bien sur ça n’est pas une obligation, mais au moins les choses seront dites et peut être que je pourrais en parler avec lui de vive voix aux prochaines vacances. »

Des projets d'avenir ? Peut être. Disons que maintenant qu'on est libérés et même si on est de retour dans ce qui a été notre prison pendant deux ans, personnellement j'ai bien l'intention de profiter de la liberté, et de ma famille, aussi souvent que je le peux.

« C’était sympa le camping avec vous trois, vraiment. »

Un sourire timide cette fois, et un changement de conversations ou plutôt une pause, avant de reprendre.

« J’suis vraiment désolée d’avoir ruiné tes espoirs d’avoir une grande sœur et de m’être comportée comme une conne avec toi. Et puis y a tellement de moments où j’aurais du être là pour toi … »

Des exemples j'en ai des tas parce que de près ou de loin j'ai toujours été au courant, plus ou moins. Oui, j'aurai du être là parce que c'était mon rôle mais ça ne s'est pas passé comme ça. Moi qui me suis toujours « vanté » d'être là pour mes amis … La situation était un peu délicate certes mais … et puis merde, la culpabilité n'arrangera rien de toute façon et quand bien même ça serait le cas, j'ai des remords c'est vrai, mais pas vraiment de regret. C'est comme ça et c'est tout. Le passé est le passé.

« Le Retourneur c’est un symbole, bien sur, mais je sais qu’on ne pourra pas rattraper le temps que j’ai gâché. Je veux juste que tu saches que pas mal de choses m’ont fait réfléchir ces derniers mois, et ça faisait un moment que j’avais envie de faire un pas vers toi mais j’osais pas et … je sais, c’est stupide. Là où je veux en venir c’est que … c’est peut être trop tard pour toi, mais si t’as besoin je suis là. Pour tout et n’importe quoi ! Un devoir en retard, une incompréhension en Botanique ou que sais-je encore, une peine de cœur, Circé qui a une griffe cassée, ou même juste comme ça, pour rien, je suis là. Je sais que tu as tes amis et je ne veux remplacer personne, et puis on n'est même pas sures que ça puisse coller entre nous deux, mais peut être qu’on peut apprendre à se connaître un peu mieux, voir ce que ça donne, et peut être que je peux essayer d’être la grande sœur que j’aurai du être dès le premier jour. T’en pense quoi ? »

T’es pas obligé d’accepter, encore une fois, je le comprendrais totalement mais au moins les choses sont dites et si tu décides de me tourner le dos comme moi je l’ai fait dès le départ, jamais je ne t’en voudrais pour ça. Juste retour des choses après tout, je l’ai mérité.

« Et t’as le droit de me passer un savon bien sur. Après tout, ce sont des choses qui se font entre sœurs non ? On peut se tirer les cheveux ou un truc dans le genre. Et si t'as besoin de temps, c'est pas un soucis. J'peux attendre. »

Après … ça passe ou ça casse mais qui ne tente rien n'a rien et oui je compte bien faire une compilation de toutes les expressions pourries que je vais trouver. Non mais sincèrement, rien ne prouve que nos caractères sont compatibles ni même qu'on va devenir proches mais ça comment le savoir sans essayer ? Et oui, je m'enflamme un peu, je sais, et je parle trop ça aussi je le sais, mais … ça fait des années qu'on ne se parle pas, des mois que je me retiens – si on veut – alors voilà. J'suis pas du genre à faire les choses à moitié de toute façon. Fonce dans le tas, sans doute un peu braque, mais je suis comme ça. Malgré tout ça, autant y aller en douceur, je pense.
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MessageSujet: Re: Sister, sister ▬ Charleen   Dim 1 Déc 2013 - 22:42

La scène qui se déroule sous mes yeux est pour moi presque irréelle. Longtemps, j’ai cru que Riley et moi n’étions tout simplement pas faite pour être amie, et encore moins sœurs, bien que j’avais eu échos qu’elle était une personne adorable. J’ai tout d’abord cru être le problème, il suffisait de voir ses regards, de voir la haine qu’elle laissait éclatée un peu plus chaque jour passé à la maison. Et j’ai aussi longtemps été égoïste à croire que tout tournait autour de moi et de mon existence, car ce n’est que récemment que je me suis posée la question de savoir comment Riley avait pu prendre le fait d’un nouveau venu dans la vie de sa mère… De savoir comment elle avait prit le fait de devoir vivre avec une demi-sœur du jour au lendemain mais aussi, de savoir comment elle avait réussir à être ainsi séparée de son père... J’ai trouvée ça injuste. Comment j’aurai réagis si moi on m’interdisait de voir ou de vivre avec Papa ? Je ne l’aurais pas supporté, il était tout pour moi et on ne pouvait décemment pas empêcher un enfant de s’abreuver de son parent. Tout contrastait avec la femme qui avait épousée papa. Elle était d’une douceur incroyable, parfois un peu exigeante mais à aucun moment elle ne m’avait fait vivre l’enfer. Au contraire, elle donnait un second souffle à Papa que je n’avais pas vu si épanouie depuis la mort de Maman. Alors, comment aurais-je pu croire à tant de haine entre Riley et sa mère ? Et pourtant.

Je n’avais jamais osée m’en mêler et même Papa ne le faisait pas. Quand je lui ai demandé pourquoi il ne faisait rien, il m’a répondu que cette querelle leur appartenait, que tout ça devait être gérer par elles et elles seules, qu’il ne pouvait pas se permettre d’y ajouter son grain de sable pour coincer les rouages. Je crois qu’il a essayé d’être proche de Riley, d’essayer de lui montrer qu’il n’était pas là en tant qu’envahisseur de famille, mais je crois que le problème ne venait pas de là. Elle a du … se sentir seule. Et à l’ instant où toutes ces réflexions me parviennent, une boule ventre prit naissance au creux des mes entrailles. Je réfléchis trop, je pense trop. A chaque détail, aux sentiments des autres, à ce qu’ils pensent, ce que j’aurai pu faire. Peut-être aurais-je du discuter avec sa mère à elle ? Je sais ce que c’est de perdre ce lien maternelle et je ne le souhaite à personne, encore moins à Riley. En voyant ça, j’aurai dû aller voir celle qui se trouvait être ma belle-mère et essayer d’arrondir les angles. Mais j’ai entendu dire qu’avec des « Et si », on pourrait refaire le monde. Quoi qu’il se soit passé, Riley était désormais face à moi et même si j’ai longtemps pensée qu’elle me haïssait, tous les doutes s’estompèrent au rythme de ses sourires et de ses mots. Et le fait qu’elle s’est souvenu de mon anniversaire… m’avait énormément touchée, plus qu’elle ne pouvait l’imaginer. Elle venait de faire tomber un à un mes piliers que je voulais solide, prêt à me maintenir debout si jamais je devais me reprendre un autre mur. Je fondais comme neige au soleil… En temps normal je me serais presque détester face à cette naïveté trop présente, mais ici, malgré la volonté de me tenir à distance pour éviter une seconde déception, je n’arrivais pas à lutter contre cette envie de profiter à fond de cet instant et de m’en abreuver.

« Merci, c’est gentil. Faut pas que j’abuse sinon je ne pourrais plus décoller de terre avec mon balai mais … comme tu dis c’est jour de fête. »

Je lui souris et la laisse se servir avant de reposer la boite de friandise dans laquelle je me servis aussi, toujours la peluche serrer contre mon ventre, mes doigts triturant ses oreilles. Je défis le papier …. Goût beurre de cacahuète. Un poil trop sucré, mais on en redemanderait presque.

« Ca serait dommage, je t’ai regardé jouer au quidditch à chacun de tes matchs et t’es super douée… »

Je me suis grillée toute seule. Maintenant elle sait que comme une neuneu, j’ai assisté à chaque match qu’elle faisait, sans en louper un seul… On avait beau ne pas se porter dans le cœur, je vouais tout de même une certaine « admiration » et quoi que je dise, elle restait ma sœur, que je le veuille ou non. J’engloutis un autre bonbon… c’est ça, empêche toi de parler et de dire d’autres conneries aussi grosse que toi, mai surtout, d’autres aveux qui te mette aussi mal à l’aise que possible. Et avale correctement, sinon tu vas t’étouffer bêtement devant elle et cracher ce que tu as mastiqué… Charleen, recentre-toi.

« Tu sais, même si je ne suis pas douée pour les discours il y a pas mal de choses que je dois et que j’ai envie de te dire. »

Pour le coup, si je n’avais pas arrêté de mastiquer mon bonbon – à la menthe cette fois – en la regardant avec mes deux grandes billes bleues, je crois que cette fois je me serais réellement étouffée en avalant de travers… J’avale le bonbon et mon cœur accéléra comme un forcené, me faisant naitre des crampes d’angoisses au creux du ventre. La tournure de cette discussion m’effraie et me déplait. J’ai l’envie furieuse de lui dire de se taire et de ne pas continuer, de lui dire que je ne suis pas prête et que j’ai juste envie que l’on discute de tout et de rien, de faire comme si jamais rien ne s’était passé. Je n’aime pas les trop grandes discussions, de parler des choses qui mettent mal à l’aise, qui font mal ou je ne sais quoi d’autre. Pourtant, je ne dis rien et je la laisse poursuivre, triturant plus fort les oreilles de ma peluche que je serrais un peu plus contre moi. La raison de mon angoisse était simple : Qu’elle me dise qu’elle ne se limiterait qu’autre strict minimum de relation entre elle et moi. Ou qu’elle me dise qu’elle m’en voulait de n’avoir rien fait pour empêcher que tout ce passe mal entre elle et moi, ou entre elle et sa mère. Tout un tas de questions aussi stupides les unes que les autres qui me bourre le crâne et qui me donne la nausée.

Et malgré tout, j’esquisse un sourire crispé et me tourne un peu plus vers elle pour lui montrer que je l’écoute. Jouer le rôle de celle qui gère la crise, je le connais, alors qu’à l’intérieur je suis entrain de faire une réplique presque parfaite de l’attaque de Pearl Harbor. Je suis nerveuse et mes muscles se tendent, ses yeux émeraudes cherchent l’azur de mon regard avant de s’y accrocher et d’y imposer un caractère sérieux et je crois que mon sourire s’affaisse au fur et à mesure.

« J’ai été la reine des idiotes, pendant des mois et même des années. J’me la suis joué petite fille unique et capricieuse et j’ai tout mélangé. Ton père et toi n’aviez absolument rien à voir avec tout ça et j’aurai du être en mesure de faire la part des choses mais j’étais tellement en colère contre ma mère que ça m’a totalement aveuglée et … j’ai été injuste. »

Le nœud se fait plus fort et je m’affaisse un peu plus sur moi-même. J’ai redoutée cette discussion et c’est maintenant que je m’en rends compte. J’ai vécu jusqu’à cette seconde en jouant l’autruche, à me dire que même s’il fallait que l’on en parle, peut-être que nous ferions avec. Je ne la lâche pas du regard, ressentant un volcan de sensations différentes en plein cœur. Peur, joie, reconnaissance de ne pas avoir considérer Papa et moi comme fautifs de tout ça. Au fond, je comprends sa colère envers sa mère… Je crois que j’aurais été tout aussi haineuse si je n’avais pas pu voir papa comme je le souhaitais. Et à l’instant même où ses mots s’achèvent, quelque chose se passe et je ne saurais pas dire quoi. Un truc dans nos regards ou dans sa confession. Tout ce que je peux dire c’est que ses excuses étaient aussi sincères que possible et qu’une peine profonde en ressortait. Je n’suis pas une psychologue, j’ai rien de plus que les autres mais je pouvais sentir cette sensation étrange qui émanait de cette situation que je n’aurais pas cru voir naitre avant de longs mois.

« Je pense que je vais écrire une lettre à ton père d’ailleurs, je comprendrais qu’il ne veuille pas me pardonner, tout comme toi d’ailleurs parce que bien sur ça n’est pas une obligation, mais au moins les choses seront dites et peut être que je pourrais en parler avec lui de vive voix aux prochaines vacances.
- Papa ne t’en veux pas, tu sais. Il disait souvent qu’il te comprenait et que ça ne devait pas être facile pour toi d’avoir ce changement de vie… aussi vite. »

Ma voix tremble mais j’essaie de ne pas y faire attention avant de perdre pieds dans les larmes qui prennent naissance au coin des yeux. Et le fait qu’elle parle des prochaines vacances comme si elle y était déjà, comme si elle venait d’émettre le souhait implicite de recommencer comme cet été, me gonfle le cœur avec l’impression qu’il explosera si elle en dit encore plus.

« C’était sympa le camping avec vous trois, vraiment.
- Oui j’trouve aussi… C’était plutôt cool de ne pas être entourée que d’adultes. Je..j’étais contente que tu viennes. On l’était tous. »

Tu as été la bonne surprise, celle qu’on attendait tous sans réellement le dire, sans réellement se l’avouer. Moi la première. Je crois que tu as manquée à ta mère, plus que tu ne le crois. Ce genre d’histoire est toujours trop compliqué… Mais les faits sont là, nous avons passé de bons moments et nous étions contents qu’elle soit venue.

« J’suis vraiment désolée d’avoir ruiné tes espoirs d’avoir une grande sœur et de m’être comportée comme une conne avec toi. Et puis y a tellement de moments où j’aurais du être là pour toi … »

Le coup fut fatale, le sang à quitté mon visage et je me suis accrochée à la peluche, plus que je ne l’étais. Je pensais que la discussion allait surtout tournée autour de nos parents, de la situation, pas .. de moi, de nous. Je me suis crispée et la salle à entièrement disparue. Seule Riley était présente, entourée d’un flot de couleur sous forme de brume. Sa voix se fait lointaine et je me sens comme déconnectée de la réalité. Et je crois que c’est le cas. Si je lui en ai voulu ? Affreusement. Pas de ne pas avoir été là, mais pour m’avoir rejetée avant même de me connaitre. Et au fil des années, cette haine c’est estompée pour devenir incompréhension et culpabilité. J’me suis dis que j’étais peut-être fautive quelque part ou que je n’avais pas fait ce qu’il fallait. Mais je crois désormais que c’était tout un amalgame de choses que nous ne contrôlions pas forcément. Certains moments, je me disais même que si elle ne voulait pas être une grande sœur, ce n'était pas grave, qu'elle pouvait juste être une amie. Juste être présente... Comme maintenant.

« Le Retourneur c’est un symbole, bien sur, mais je sais qu’on ne pourra pas rattraper le temps que j’ai gâché. Je veux juste que tu saches que pas mal de choses m’ont fait réfléchir ces derniers mois, et ça faisait un moment que j’avais envie de faire un pas vers toi mais j’osais pas et … je sais, c’est stupide. Là où je veux en venir c’est que … c’est peut être trop tard pour toi, mais si t’as besoin je suis là. Pour tout et n’importe quoi ! Un devoir en retard, une incompréhension en Botanique ou que sais-je encore, une peine de cœur, Circé qui a une griffe cassée, ou même juste comme ça, pour rien, je suis là. Je sais que tu as tes amis et je ne veux remplacer personne, et puis on n'est même pas sures que ça puisse coller entre nous deux, mais peut être qu’on peut apprendre à se connaître un peu mieux, voir ce que ça donne, et peut être que je peux essayer d’être la grande sœur que j’aurai du être dès le premier jour. T’en pense quoi ? »

Je n’ai pas pu la retenir. J’ai essayée, tout le long de sa tirade j’ai tentée de ne pas la lâcher, de retenir tout ce qui venait tambouriner avec force contre ma cage thoracique, tout ce qui venait m’engloutir et me désarçonner. Je crois que c’est devenu un de mes plus gros défauts d’être ainsi émotive, à laisser échapper mes larmes sans réussir un temps soit peu de me contenir. Celle qui roule le long de ma joue vient subitement mourir sur ma main, perle salée que j’efface d’un geste sec et vif, ne me faisant pas d’illusion sur le fait qu’elle l’ait vu ou non. J’ai un nœud à l’estomac et je ne prête plus attention à rien si ce n’est que son regard à laquelle je me raccroche comme à une bouée de sauvetage.

« Et t’as le droit de me passer un savon bien sur. Après tout, ce sont des choses qui se font entre sœurs non ? On peut se tirer les cheveux ou un truc dans le genre. Et si t'as besoin de temps, c'est pas un souci. J'peux attendre. »

« Entre sœurs ». Combien de temps avais-je attendu pour que tout cela prenne naissance ? Combien de fois avais-je simplement rêvé d’entendre ces mots, de me sentir considérer comme telle ? Je crois que même si je lui en avais voulu plus que jamais, en cet instant même la seule envie que je possède au creux de mon cœur d’enfant c’est de la serrer contre moi. Juste avoir ce contact, spontanée, sincère. Mais au lieu de ça, je bloque. Les lèvres serrées pour ne pas fondre en larme devant elle, ni devant toute la salle commune. Pour ne pas avoir l’air pathétique de pleurer pour ça… Mais ce « ça », je crois que personne n’a conscience à quel point il m’ait salvateur. A quel point il me rend soudainement plus légère, au point de me demander si tout cela est réel. J’ai recrée cette scène un nombre incalculable de fois les soirs où je n’arrivais pas à m’endormir, me disant qu’un jour arriverait que tout change, que tout s’arrête et que tout s’apaise, que l’on devienne une famille normal au possible. J’ai laissé un long moment de silence, incapable de prononcer le moindre mot, incapable de manifester le moindre geste. Pourtant, c’était un véritable carnaval qui se trouvait au fond du ventre.

Mais maintenant que j’étais devant ce dont j’avais secrètement voulu, je ne savais comment réagir. Mes pulsions me tiraillaient avec violence pendant que mon corps, lui, refusait tout mouvement. Encaissant le choc des sensations, des émotions et des mots. Sais-tu combien de temps ais-je attendu d’entendre ces mots de ta bouche Riley ? Avoir cette sensation que rien n’était grave, que ce n’était ni ma faute, ni la tienne, ni celle de qui que ce soit, juste celle de la vie qui devait faire ce qu’elle devait. Et c’est Circé qui venait se frotter contre mes jambes, la souris dans sa gueule, qui me ramena à la réalité, prenant conscience que ça n’était plus une larme, mais d’autre qui venait s’écraser sur mon jean. Je les essuyais d’un geste presque furieux de me laisser aller comme ça, elle devait me trouver pathétique… Et c’est pas ce qui m’empêcha de passer mes bras autour de son cou et de la serrer contre moi. Croyez-le ou non, mais c’était comme si mon corps décidait de lui-même à agir, selon son besoin, par instinct. Et je me suis laissé aller. Peut importe ceux qui étaient présent, nous n’étions que deux sœurs se prenant dans les bras. Mais pour moi, c’était bien plus que ça. De plus, la salle commune se vidait de plus en plus. Tout ce qui m’importait, c’était se contact, cette chaleur me rappelant la sécurité, un cocon. Et si au début je sentis une légère gêne, je m’abandonnais désormais complètement contre elle, la serrant un peu plus fort, respirant son parfum, m’imprégnant de sa douceur.

Non ça n’est pas trop tard pour moi et je n’ai pas envie d’attendre. Pas quand je t’entends, pas quand je te vois. Pas qu’en j’ai enfin face à moi la sœur dont j’avais rêvé. Sa présence, son soutient, son sourire. Je ne sais pas si je serais moi-même une petite sœur exemplaire, mais je sais déjà que je vais m’évertuer à faire de mon mieux. Je profite en quelques instants avant de m’écarter doucement et timidement.

« Je suis contente de te retrouver… enfin, de te trouver plutôt. D’entendre.. tout ça. Enfin… »

J’hésite. J’ai du mal, je bafouille. Par timidité, par pudeur. Pourtant, j’ai tellement de chose à lui dire, à lui montrer, à lui faire sentir. Je reprends ses mains dans les miennes… Le cœur ayant cette poussée d’adrénaline, je n’hésite presque plus à montrer certain signe « d’affection ». Pour lui montrer surtout que j’étais réceptive à tout ce qu’elle me disait, que rien ne m’échappait. Tout la rancune que j'avais pu accumuler depuis notre arrivée auprès de sa mère venait de s'évanouir, comme si... elle n'avait jamais existé.

« Je suis pas très douée non plus… pour parler de tout ça. Mais j’en pense que c’est une excellente idée. Et j’te promets de faire de mon mieux aussi… pour être la p’tite sœur qu’il te faut. Enfin, j’vais essayer. Même si j’ai moins d’expérience que toi, même si je sais que j’ai l’air un peu pataude parfois, j’serais là si tu as besoin. »

J’esquisse un nouveau sourire, plus vivant, plus illuminé.

« Merci d’avoir changée d’avis. Je crois que tu n’aurais pas pu me faire plus beau cadeau d’anniversaire que… d’être là, de me dire tout ça. J’me sens stupide de te dire tout ça, j’ai pas l’habitude… j’ai même affreusement de mal à te dire tout ce que j’ai dans la tête pour être franche. Et j’ai… Enfin… Je t’en ai voulu au début… -j’agite les mains aussitôt – mais t’inquiète, c’est finit. C’est.. c’est surtout que j’ai cru après que c’était de ma faute. J’me suis sentie égoïste d’arriver dans ta vie, comme ça… Je.. enfin j’voulais que tu saches que j’comprends. Ce que.. tu as pu ressentir. La venu de Papa, la mienne, l’absence de ton père. Tout ça.. bref, j’suis désolée moi aussi. J’aurai peut-être du essayer de faire quelque chose, ou je sais pas. »

Et tu parles, encore et encore. Signe de nervosité, je perds un peu le contrôle de mes mots, et si je continue j’en ai pour dix ans… C’était tout l’un, tout l’autre. Soit je restais prostrée dans mes bafouillages, soit je parlais sans cesse.

« Et t’en fais pas, tu fais déjà… une grande sœur géniale. Ça me fait bizarre de dire ça, mais c’est le cas. »

Et peut-être était-ce l’influence Jenkins, mais une nouvelle poussée d’initiative me prit le cœur en otage. Je ne voulais pas que cet instant ne cesse, je voulais rattraper le temps perdu car, il était possible de le faire, je le sais.

«Je… J’ai quelque chose à te demander. Je sais pas si tu accepteras en tant qu’adulte responsable, mais … Tu veux bien qu’on aille faire un tour sur ton balai ?»

Je rougis de plus belle. Si j’pouvais arrêter aussi de montrer en plein sur mon visage tout ce qui m’intimidait, ça m’arrangerait…

« Je sais que c’est pas autorisé, mais j’me suis dis que ça pourrait être une première activité entre nous, et puis j’ai jamais vu Poudlard vu « du ciel ». Puis il fait encore bon pour un mois de Septembre »

Je ne sais pas ce qu’il me prend, car jamais je n’ai enfreint une quelconque règle, j’étais même plutôt du genre… trouillarde. A ne pas trop oser de peur de me faire prendre. Peut-être était-ce tout simplement la présence de Riley qui me rassurait, me portait un peu plus en avant. Je n’en sais rien, même si je sais que je ne changerais pas du jour au lendemain. Puis, je n’ai pas forcément envie de changer, j’étais comme ça, je n’y pouvais rien et comme disait Papa, c’est ce que nous sommes qui nous rende si particulier.
Et puis tu n’es pas obligée d’accepter, parce que d’un coup j’me sens envahissante. Voir même… Non stop. Tais toi un peu et laisse là agir.

« Enfin, si tu veux hein. J’t’oblige pas, on peut faire ça un autre jour, ou même pas du tout… enfin, tu m’as comprise…j’crois »

Et tu t’enfonce. Je t’avais dis quoi ? Tu parles trop.

Je baisse les yeux sur ma peluche que je serres un peu plus contre moi, si c’était encore possible…
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MessageSujet: Re: Sister, sister ▬ Charleen   Mer 4 Déc 2013 - 20:36

Être une grande sœur, est ce que je suis capable de faire ça ? Est ce que c'est dans mes cordes ? Bien sur et dans le fond je l'ai toujours su. C'est Lukas qui m'a appris que je pouvais l'être, sans le vouloir, parce qu'entre nous tout s'est fait naturellement. Je l'ai rencontré lui avant de la rencontrer elle et on ne peut pas dire que ça se soit très bien passé la première fois que nos routes se sont croisées. C'était il y a six ans, et je le revois encore avec sa bouille de bébé et son air outré de voir une Serpentard chez les Jaunes. Il venait tout juste d'arriver à Poudlard, moi j'y avais déjà pris mes quartiers depuis quelques années, et comme beaucoup il avait tout un tas de préjugés envers ceux de ma maison. Moi je trainais souvent chez les Jaunes, c'était devenu une habitude parce que … j'en sais rien, je m'y sentais bien et c'est tout. Je ne dénigrais pas pour autant ma maison, ni même les autres, mais c'était comme ça et c'est tout. Lui ne l'entendais pas de cette oreille visiblement et il ne s'est pas gêné pour me le faire remarquer ce petit con. J'avais peut être seulement treize ou quatorze ans mais déjà un caractère bien trempé, ça vous pouvez me croire. Il n'empêche que malgré ce démarrage raté on s'est rapidement apprivoisé tous les deux. Il a trouvé en mois un peu d'une figure de grande sœur – la sienne étant décédé quand il était encore très jeune – et moi je l'ai rapidement pris sous mon aile. Je l'ai vu grandir, j'ai toujours été là pour veiller sur lui, et malgré quelques bas il y a plusieurs mois de ça, de silence pendant autant de temps, les choses reprennent leur place tranquillement. Mon petit frère est un ado, il va bien falloir que je m'y fasse tout comme il va bien falloir qu'il se fasse au fait que moi aussi je grandis, avec tout ce que ça implique pour l'un comme pour l'autre. En tout cas c'était vraiment chouette de l'avoir à la maison pendant les vacances et c'est peu dire d'affirmer que lui et Papa se sont bien entendus. C'est même clairement un euphémisme, pas de doute là dessus.

Etre une sœur avec Lukas j’ai donc su le faire et ce de manière tout à fait naturel. Avec Elwynn, on s’est un peu considéré comme tel pendant des années mais à mon sens ça n’avait pas grand-chose à voir. C’était plus une lubie de copines qu’autre chose, comme souvent à l’adolescence. Et aujourd’hui, est ce que je vais être à la hauteur ? J’en ai vraiment envie mais il est tout à fait clair dans ma tête que ça doit se faire naturellement ou pas du tout. Le courant doit passer sans qu’on ait à le forcer et si ça n’est pas le cas alors … Non, ça ne redeviendra pas comme avant mais on ne sera tout simplement pas aussi proches qu’on aurait pu l’espérer l’une comme l’autre. Parce que oui, sincèrement, je l’espère mais on sait tous très bien que si le feeling n’est pas là il est plutôt compliqué de l’instaurer et forcer les choses n’est bien souvent pas une bonne idée ni même une solution. Il faut juste se donner le temps, apprendre à se connaitre, mais ça bien sur c’est uniquement si elle le souhaite parce que jamais je ne la forcerai à quoi que ce soit. Dans le fond, ma vie ne changera pas si elle m’envoie sur les roses. Je continuerai d’exister comme je l’ai toujours fait jusqu’ici et ça ne me rendra probablement pas tant malheureuse que ça. A contrario si elle accepte de me donner une chance et de voir ce qu’on peut faire toutes les deux pour essayer d’être une famille, ça sera clairement du bonus. Ça peut paraitre cruel dit comme ça mais c’est pourtant la vérité. Je n’ai rien à perdre, tout à gagner. Soit je garde ma vie comme elle est, en tenant compte du fait que j’ai un beau-père et une demi-sœur même si je ne suis pas proche d’eux, soit je deviens officiellement une grande sœur et je gagne donc une petite sœur dans la « bataille ». Une chose est sure, j’ai fait un pas vers elle alors maintenant la décision lui appartient.
Cet espèce de silence oppressant m'a semblé durer des heures. Pas un mouvement, pas un bruit, et son visage qui se décompose un peu plus à chaque seconde qui passe … Je ne sais plus sur quel pied danser. Est ce que c'est bon signe ou bien totalement l'inverse ? Je n'ai strictement aucun moyen de le savoir mais voir les larmes rouler sur ses joues et faire rougir ses yeux avant de s'écraser sur ses genoux me donne des frissons des pieds jusqu'à la tête, ou bien de la tête jusqu'aux pieds. Je ne sais plus, plus rien du tout. Combien de fois je t'ai fait pleurer sans même le savoir ? La voilà cette petite voix dans ma tête, la culpabilité qui se fraie un chemin. Tu as été absolument et totalement injuste Riley et …

Les doutes, le malaise, même un peu de culpabilité, tout ça s'évapore en une seconde. Il n'aura suffit que d'un mouvement de sa part, geste qui m'a pris au dépourvu je dois bien l'avouer et c'est d'ailleurs pour ça que je n'ai pas réagis tout de suite quand ses petits bras se sont enroulés autour de mon cou mais une fois revenue sur terre je l'ai à mon tour serré contre moi et j'ai fermé les yeux tout en laissant échapper un soupir tandis que mon cœur se calmait petit à petit. Moment hors du temps, moment de flottement. Je suis câline sans vraiment l'être, disons que je ne suis pas ce qu'on peut appeler un bisounours, mais des instants comme ça ne ressemblent à aucun autre. Je ne bouge pas, je me contente de la laisser prendre le temps qu'il lui faut tout en lui montrant que je suis bien là. Ma tête est posée sur son épaule, mes yeux sont toujours clos, et j'attends que ce soit elle qui brise cette étreinte. Chose qu'elle fini par faire et j'accueille son regard troublé par un sourire bienveillant et tranquille alors que les émotions sont bien présentes en moi. Je n'essaie pas de sauver les apparences, c'est juste … instinctif. Je n'essaie pas non plus d'instaurer une distance entre nous deux, loin de là même, mais c'est comme si je prenais déjà mon rôle de grande sœur à cœur et que je voulais lui montrer qu'elle peut craquer, que je ne la juge pas et que je veille sur elle. Que je suis forte pour deux même si l'occasion ne se prête pas vraiment à ce genre de réflexion. C'est juste comme ça et c'est tout.

« Je suis contente de te retrouver… enfin, de te trouver plutôt. D’entendre.. tout ça. Enfin… »

Et je la sens tellement timide, c'est trop mignon mais à la fois déstabilisant pour moi puisque je ne sais pas trop comment me comporter. Il va falloir un peu de temps pour qu'on s'apprivoise mais une fois le lot d'émotions passé ça sera sans doute plus simple. Pour l'instant je crois que les choses ont juste besoin d'être dites, l'abcès crevé et chaque chose en son temps. Elle attrape mes mains et je la laisse faire sans avoir un seul mouvement de recul. Ça me surprend un peu c'est vrai mais si elle a besoin de ça alors qu'elle le fasse.

« Je suis pas très douée non plus… pour parler de tout ça. Mais j’en pense que c’est une excellente idée. Et j’te promets de faire de mon mieux aussi… pour être la p’tite sœur qu’il te faut. Enfin, j’vais essayer. Même si j’ai moins d’expérience que toi, même si je sais que j’ai l’air un peu pataude parfois, j’serais là si tu as besoin. »

Nouveau sourire, nouvelle grimace ou plutôt plissement de nez. Non je n'ai pas les larmes aux yeux mais ça ne veut bien sur absolument pas dire que je ne ressens rien et pendant quelques secondes je me demande ce qu'elle peut penser de ça. Je ne suis pas quelqu'un qui craque facilement, c'est dans mon caractère. Ça n'est pas pour autant que je suis vide de tout sentiment, bien au contraire. Elle sourit elle aussi, c'est que c'est bon non ?

« Merci d’avoir changée d’avis. Je crois que tu n’aurais pas pu me faire plus beau cadeau d’anniversaire que… d’être là, de me dire tout ça. J’me sens stupide de te dire tout ça, j’ai pas l’habitude… j’ai même affreusement de mal à te dire tout ce que j’ai dans la tête pour être franche. Et j’ai… Enfin… Je t’en ai voulu au début… »

Elle agite ses mains dans un geste défensif et moi j'éclate de rire, comprenant directement où elle veut en venir. Bien sur qu'elle m'en a voulu, j'ai tout fait pour, et j'aurai réellement trouvé ça étrange que ça ne soit pas le cas. C'est bien d'avoir du caractère, même si on ne l'affirme pas toujours.

« Mais t’inquiète, c’est finit. C’est.. c’est surtout que j’ai cru après que c’était de ma faute. J’me suis sentie égoïste d’arriver dans ta vie, comme ça… Je.. enfin j’voulais que tu saches que j’comprends. Ce que.. tu as pu ressentir. La venu de Papa, la mienne, l’absence de ton père. Tout ça.. bref, j’suis désolée moi aussi. J’aurai peut-être du essayer de faire quelque chose, ou je sais pas. »
« Non. Non t’as rien à voir avec tout ça. Rester à ta place et ne pas t’en mêler était la meilleure chose à faire. »

Le tout dit d'un ton calme pour ne pas qu'elle croit que je me braque parce que ça n'est pas du tout le cas mais je pense sincèrement que les choses auraient été encore pire si elle avait tenté de s'en mêlé. Je me connais, et je connais surtout mon sale caractère et mon côté très bornée, j'aurai été capable de lui balancer des horreurs à la figure – pour les regretter la seconde d'après sans jamais le dire – pour la faire fuir loin de moi. Donc oui, c'était mieux comme ça.

« Et t’en fais pas, tu fais déjà… une grande sœur géniale. Ça me fait bizarre de dire ça, mais c’est le cas. »

Et ça me fait bizarre de l'entendre même si j'ai déjà entendu les mots « grande sœur » sortir de la bouche de Lukas. Cette fois il s'agit de Charleen et quand bien nous n'avons pas non plus de lien de sang, quand bien même ça ne relèguera jamais Lukas au second plan, elle est ma sœur de manière disons un peu plus formelle.

« Je… J’ai quelque chose à te demander. Je sais pas si tu accepteras en tant qu’adulte responsable, mais … Tu veux bien qu’on aille faire un tour sur ton balai ? »
« Moi, adulte responsable … Tu viens de me donner un sacré coup de vieux là. »

Et j'éclate de rire à nouveau.

« Je sais que c’est pas autorisé, mais j’me suis dis que ça pourrait être une première activité entre nous, et puis j’ai jamais vu Poudlard vu « du ciel ». Puis il fait encore bon pour un mois de Septembre. Enfin, si tu veux hein. J’t’oblige pas, on peut faire ça un autre jour, ou même pas du tout… enfin, tu m’as comprise…j’crois »

Je la regarde avec un sourire mais ne dit rien. Pour faire clair : je l'observe. Elle, sa gestuelle, ses manies, son langage. J'apprends à la connaître de cette façon à aussi, à retenir certaines mimiques, cette habitude qu'elle a visiblement à baisser les yeux et se raccrocher à quelque chose dès qu'elle se sent mal à l'aise, en l'occurrence la peluche que je lui ai offerte et qu'elle ne semble pas vouloir lâcher. Et puis au moment où je me rends compte que ce fameux silence doit être insupportable pour elle je cherche son regard et plonge mes yeux vert dans le bleu des siens.

« Vas ramasser ça dans ton dortoir si tu veux, je t’attends. »

Je recule un peu et m'installe plus confortablement dans le fauteuil, la laissant analyser ce que je viens de dire. Un oui, c'est bien un oui. Je lui laisse le temps de réaliser et m'amuse de sa réaction. Une minute plus tard elle disparaît dans les escaliers qui mènent à leur dortoir et j'en profite pour attraper Circé qui est restée là avec la souris. Je n'ai jamais été une grande fan des chats mais je dois avouer qu'elle est vraiment belle. La voilà qui tournicote sur mes genoux alors que je lui gratouille la tête puis s'en va plus loin comme … un chat. Je lève les yeux au ciel mais à aucun moment mon sourire ne s'efface. J'observe un peu les alentours, les gens qui se trouvent là. Pas de Keza, pas de Lukas, pas de Casey non plus. Des visages familiers, pour certains, mais pas d'amis proches en tout cas. Tant mieux. J'aime autant que ce moment ne soit rien qu'à nous deux mais Keza aura l'exclusivité rapidement, à n'en pas douter. Peu de temps après la petite Jaune est de retour. Enfin petite … oui elle est un peu plus petite que moi mais pas tant que ça. Ça n'a pas la moindre importance. Je me lève et d'un signe de tête lui fait signe de me suivre. Direction la Salle Commune des Serpentard. Je sais à quel point certains peuvent avoir peur de cet endroit – chose que j'ai toujours trouvé stupide mais passons – alors je reste près d'elle, lui parle, de tout et n'importe quoi et le chemin se fait tranquillement jusqu'à mon dortoir. Et alors que je pousse la porte ...

« Bienvenue dans mon humble demeure ! »

Tout y est, même l'espèce de révérence. Je la laisse entrer et me dirige ensuite vers mon coin, avec mes affaires, mon lit, etc ...

« Comme tu peux le voir, je suis une fille relativement ordonnée … En fait j’ai surtout tout rangé sur un coup de tête y a pas longtemps mais on s’en fout. »

Je hausse les épaules dans un geste amusé tout en lui laissant le temps d'observer l'endroit si elle en a envie. Sur ma table de chevet il n'y a rien de bien transcendant, surtout des bouquins et un réveil magique et ensorcelé, mon lit est fait, mes vêtements sont rangés et dans sa cage Monkey s'agite. Il se met à tourner sur lui même et à gazouiller alors je me penche et l'en sort avant de le porter devant mon visage, posé dans mes mains disposées en coupe. Il a presque la couleur des Gryffondor avec son beau pelage rouge grenade mais même si ça m'a parfois valu des remarques de certains Serpentard outrés, je m'en coutre balance. Je le trouve magnifique.

« Alors Monkey, tu veux dire bonjour à Charleen ? Détends toi, Circé n’est pas là. »

Les boursoufflets et les chats, une grande histoire d'amour … J'ai donc laissé Monkey à Charleen le temps de récupérer mon balai qui est bien à l'abri et surtout bien protégé et puis après s'être posé quelques minutes ici, la lassant jouer avec ma petite boule de poils rouge ...

« On y va ? »

C'est parti pour l'aventure ! Je ne dis pas que je ferais ça tous les jours mais faire voler des personnes à qui je tiens c'est vraiment sympa. Je n'ai jamais réussi avec Cameron, j'ai fini par laisser tomber – pour a peu près tout le concernant d'ailleurs mais c'est comme ça. Les gens vont et viennent, on appelle ça la vie. En tout cas il y a Matthew il y a quelques choses comme deux semaines et c'était vraiment chouette de lui faire découvrir ça, d'autant plus que n'ayant pas de pouvoir il n'a jamais eu l'occasion de voler sur un balai avant ce jour là puisque sa sœur n'a visiblement jamais pensé ou voulu lui faire découvrir cette sensation. Chacun son truc après tout. Charleen connait déjà la sensation du Vol puisqu'elle en a fait en première année comme nous tous mais c'est vrai que c'est une habitude que beaucoup perdent puisqu'on ne poursuit pas cette manière les années suivantes. Je trouve ça un peu dommage d'ailleurs mais soit. Pour ma part c'est une chose que je n'abandonnerai sous aucun prétexte. Quidditch ou pas, compet ou pas, j'aime voler et je le fais régulièrement, même comme ça, sans le moindre but. Ce soir il y a un but et alors qu'on remonte dans le Hall et qu'on se dirige vers la porte je me dis qu'il faut peut être que je la rassure.

« C’est encore ouvert à cette heure là je crois, et puis il fait encore a peu près jour alors autant en profiter. »

Est ce que ça m'aurait empêché de sortir si ça n'était pas le cas ? C'est possible. J'ai fait des progrès mais ma peur du noir n'a pas pour autant disparu. Depuis que les Supérieurs ne sont plus là ça va un peu mieux mais je ne peux pas me sortir totalement de la tête qu'ils peuvent revenir n'importe quand et se balader dans le parc à la tombée de la nuit n'est pas l'idée du siècle mais … on ne va pas s'arrêter de vivre pour autant, n'est ce pas ? Et puis le crépuscule a quelque chose de magique. La luminosité est superbe, les couleurs ressortent de façon différentes, tout comme les ombres. C'est vraiment magnifique et j'ai envie de montrer ça à … ma petite sœur. C'est un peu étrange de dire, ou plutôt de penser ça, mais j'aime bien. Ouais, j'aime bien.

Quelques minutes plus tard nous voilà au beau milieu du Parc et c'est sans surprise qu'on se rend compte que nous ne sommes pas les seuls d'ailleurs. Tout le monde a envie de profiter des derniers jours d'été même si en Écosse la chaleur n'est jamais caniculaire, il faut bien le dire. Les derniers rayons de soleils, ça serait dommage de les rater non ? Enfin bref, un petit tour de magie, mon balai flotte près de moi et je l'enjambe avant de me tourner vers la petite blonde pour l'inviter à en faire de même.

« Tu t’accroche bien et tout se passera bien. J’vais pas aller vite ni très haut au départ et puis on verra comment tu te sens. T’en fais pas, j’ai déjà volé à plusieurs et avec plus lourd que toi. »

Matthew, petite dédicace.

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire nous voilà en lévitation et je la sens qui s'agrippe à moi comme elle s'est probablement agrippé à la peluche tout à l'heure. Ça ne me fait pas mal, évidemment, et si j'ai pu la sentir timide au début je crois que l'altitude lui a bien fait comprendre que ça n'était pas le moment d'avoir peur du contact. Quant à moi, je suis déjà dans mon élément. On va éviter les looping pour ce soir, et pour demain et n'importe quel autre jour d'ailleurs, mais je me permets de prendre quelques liberté après avoir passé quelques minutes à basse altitude. L'intérêt principal du vol c'est de pouvoir voir ce qu'on ne voit pas quand on est sur la terre ferme, voilà pourquoi je l'emmène un peu plus haut, sans jamais m'approcher de la forêt, mais en bordant le Lac jusqu'à ce qu'on s'immobilise. D'un côté le Lac et le soleil couchant, de l'autre le château dans l'ombre et les nombreuses lumières qui commencent à le faire vivre. Je reste silencieuse pendant un instant, totalement fascinée par cette vision presque irréelle tellement elle est belle.

« Je crois que c’est mon point de vue préféré. »

Soupir de bien être, regard légèrement absent.

« T’en pense quoi ? »

Tout ça c'est un peu de moi que je lui fais découvrir en y repensant. Ma chambre, mon balai, le vol, ce point de vue que j'adore, … Le tout sans être vraiment calculé d'ailleurs et je crois que c'est ce qui rend la chose encore plus chouette. Lentement mais surement, et surtout naturellement.

« Il va faire nuit dans très peu de temps, je crois qu'on devrait rentrer mais on recommencera si tu veux. »
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MessageSujet: Re: Sister, sister ▬ Charleen   Dim 22 Déc 2013 - 1:08

Le silence se fait insupportable. Plus les secondes s’écoulent, plus je me dis que j’aurai mieux fait de me taire. Je n’y suis pour rien, quand je suis nerveuse j’ai tendance à trop parler ou à contrario, me taire. Restant horriblement silencieuse, incapable de prononcer un mot. Je sens son regard peser sur mon corps frêle d’ado avec un cœur aussi mou qu’une guimauve. Mes doigts triturent les oreilles du chat en peluche que je tiens entre mes mains. Sentir son « poils » doux sous mes phalanges m’apaise beaucoup. Dans mes grands coups d’angoisse, caresser le pelage de Circée me donnait un certain réconfort, m’abreuvant de cette présence chaleureuse et caline qu’elle m’offrait. Je sais que ça ne vaut pas un contact humain, mais parfois les animaux sont plus à même de vous faire sentir bien qu’un Homme.

Je déglutis, regrettant presque de lui avoir proposé cette sortie. Pourtant, j’le désirais vraiment et puis c’était une belle occasion de passer un moment ensemble. L’occasion était trop belle pour la manquer mais peut-être allais-je trop vite ? Je… j’ai pas l’habitude de tout ça. Pourtant, être sœurs devaient être naturelle, je ne devrais pas chercher mes gestes, ni mes mots mais j’ai trop peur de faire un faux pas. Je ne sais pas ce qu’il se passe dans la tête de Riley mais apparemment rien de désagréable en vu de son sourire… enfin, j’espère ? J’ai envie de la supplier de parler tant mes crampes à l’estomac sous l’effet de l’angoisse deviennent insoutenable. Je déteste la sensation de stress, celle qui vous fait naitre une boule de nerf dans la gorge et qui vous donne une température proche des 40°. Les 40° d’angoisse. Je suis à cran, il faut vraiment que j’apprenne à garder contrôle..

« Vas ramasser ça dans ton dortoir si tu veux, je t’attends.
- Oui tu as raison, c’pas une bonne idée, j’aurai jamai… »

Je m’arrête subitement, stoppant ma précipitation qui lui avait presque coupé la parole. Mes yeux la fixent et ma bouche reste entrouverte, bêtement. Mon cerveau a du mal à assimiler l’information qui vient de lui être donné. Elle venait de me dire oui ?

« Je… tu… »

Il, nous vous elles ? Tu vas tous nous les refaire avant de comprendre ? J’y crois tellement pas que j’ai du mal à l’accepter. J’étais pratiquement persuader que j’allais entendre un « Non, c’est pas raisonnable, peut-être une fois d’accord ? ». J’avais même préparé un discours pour dire que c’était pas grave et que j’comprenais tout en essayant de passer au dessus de ma déception et de ne pas la rendre trop visible. Mais au lieu de ça, elle m’avait dit oui et mon cœur n’en pouvait plus de bonheur. Il était dingue de pensé que j’avais pu lui en vouloir quand elle se présentait tout ce jour devant moi, avec la facette d’une Riley … adorable et souriante. Elle l’avait toujours été, je la croisais parfois dans les couloirs sans qu’elle ne me voit réellement et je l’ai rarement vu sans un sourire aux lèvres.

« j’me dépêche… attends moi hein ? »

Je bafouille, j’attrape tous mes cadeaux d’une maladresse presque déconcertante. La joie est tellement intense que mes gestes se font précipités et désordonnés. Mon livre m’échappe des mains, et quand je me baisse pour le ramasser, je me relève trop vite et me cogne la tête contre la table avec force … J’étouffe un ultime juron et je serre les dents pour ne pas pleurer de honte en m’échappant précipitamment. Je me sens rougir comme une pivoine, me maudissant d’être aussi stupide et maladroite ! Bordel ma tête … Arrivé dans la chambre, je lâche mes affaires et je … chouine en me tenant le sommet du crâne de mes deux mains, sautillant sur place. J’ai mal, j’ai mal, j’ai mal… C’est une douleur qui vous saisit la gorge et qui vous donne les larmes aux yeux tellement elle est piquante. Stupide idiote ! Je frissonne le temps que ça passe. Je viens de m’infliger la honte ultime devant ma propre sœur. J’suis sûre qu’elle doit être encore entrain de rire de ma bêtise. Je me masse la bosse naissante qui prend forme sur ma tête tout en me maudissant. J’inspire un bon coup, tentant de faire disparaitre la douleur sous mes doigts, souffrance qui s’apaise pendant que je dépose correctement mes affaires sur mon lit et je m’échappe après m’être assuré d’avoir une bouille présentable.

Je descend avec prudence les escaliers – autant éviter une chute supplémentaire et humiliante.. ; - et constate qu’elle est toujours là. Si j’en ai douté ? Une fraction de seconde je l’avoue, je n’étais à l’abri de rien et même si je la savais sincère avec tout le discours de tout à l’heure, c’était dans mes habitudes de ne pas rester sur mes acquis… A contrario, je faisais rapidement confiance. Mais là, j’avais trop à perdre. Disons que le fait qu’elle revienne comme ça et qu’elle me redonne un soupçon d’espoir à ce que ça se repasse bien entre nous, me laisse aussi le risque d’être profondément blesser si jamais elle venait à changer d’avis.

Cha… stop, tout va bien se passer. J’effectue une petite caresse sur la tête de Circé avant de la suivre dans les couloirs où nous parlons comme si de rien n’était, de tout et de rien. Et j’y prends un plaisir particulier… c’était comme si … tout était naturel et normal. Et c’est ce que c’était non ? Je lui raconte un peu comment se passe mes cours, mais aussi ma vie dans le château et elle aussi. Bref, une conversation simple mais plaisante où je prends plaisir à rire à ses bêtises et aux miennes. Nous nous apprivoisons et j’y prends goût… peut-être trop vite ? Peu importe. Nous arrivons enfin dans son dortoir où elle me montre « son humble demeure ». Je n’arrive pas à m’extraire de ce sourire qui étire mes lèvres et sans réellement m’en rendre compte, je m’imprègne de son univers. Des livres, un réveil, je crois même apercevoir un poster animé d’une équipe de quidditch, mais vu que je n’y connais pas grand-chose, j’pourrais pas dire de quel camp il s’agit. Un gazouillement me fait sursauter, je tourne la tête et là … la magie opère :

« T’as un boursoufleeeeet ! Il est trop mignooon ! »

Extase totale. Je viens de tomber amoureuse de cette petite boule rouge grenade avec un pelage qui me donne envie de plonger mon nez dedans et de lui faire des papouilles des heures durant. Mes yeux brillent comme une enfant de cinq ans. J’suis une grande amoureuse des animaux, c’est pas un secret. Et j’ai sûrement l’air d’une enfant avec mes yeux qui pétilles mais peu importe, ce boursouflet est juste à croquer.

« Alors Monkey, tu veux dire bonjour à Charleen ? Détends toi, Circé n’est pas là.
- Il est vraiment trop trop choupinet ! Dis, j’peux l’avoir un peu ? Promis, j’y prends soin, j’fais attention. »

Charleen qui rajeunit de 10 ans… pas jolie a voir, mais ça serait presque mignon ! Je laisse Riley faire ce qu’elle a faire, tandis que je gazouille moi-même avec Monkey. J’crois qu’on s’aime bien lui et moi. Il faut dire qu’il est absolument adorable. Je lui chatouille son pelage en ricanant bêtement, mon sourire se refusant de se détacher de mon visage tant le bonheur fut présent et complet. Cette soirée s’annonçait bien mieux que je ne l’aurai cru.

« On y va ? »

Je dépose Monkey dans sa cage en lui accordant une dernière caresse puis j’emboite le pas à Riley qui portait son balai en main. Je l’avais vu à l’œuvre tellement de fois au quidditch que l’idée de voler avec elle ne m’effrayait pas outre mesure. Elle savait ce qu’elle faisait, et j’dois dire que je ressentais au creux du ventre une forme nouvelle d’excitation, moi qui avais pour habitude de toujours me tenir tranquille. Mais faire quelque chose de nouveau avec sa sœur avait un goût différent de sensation. Et puis ça faisait longtemps que je ne suis pas monté sur un balai… Mais si jamais un prof nous voyait ? J’ai peut-être été un peu bête de proposer ça avec les nouvelles règles imposées suite au départ des Supérieurs. J’voulais pas lui attirer d’ennuie, pas pour notre première « vraie » soirée entre fille, entre sœur. C’était stupide de ma part de faire ça, et puis peut-être qu’elle l’avait fait uniquement pour me faire plaisir. Je n’en savais rien et maintenant qu’on entre dans le Hall j’me sens fébrile. S’il y a deux secondes j’étais enthousiaste, là j’me sens maintenant très mal parce que les règles je les suis au pied de la lettre, sans aucun écart pour de pas décevoir papa mais surtout parce que …. Parce que j’ai trop peur de me faire prendre, trop peur des réprimandassions. C’est stupide, vivre dangereusement je connais pas. Et j’crois que j’me suis laissé transporter par l’euphorie de l’avoir enfin face à moi, sans aucune once de conflit. J’ai été trop vite…

« C’est encore ouvert à cette heure là je crois, et puis il fait encore a peu près jour alors autant en profiter. »

Je lève mes yeux sur elle… j’suis pas sûre et pas rassurée pour autant.

« C’est juste que j’veux pas qu’on s’attire des problèmes… Mais j’te fais confiance. »

Oui, c’est le cas et de manière imperceptible, je me rapproche d’elle comme pour y trouver une source de réconfort et d’assurance. Ne me prenez pas pour une idiote mais … j’me sentirais presque « revivre », plus légère. Si tout continuait sur cette voix alors j’avais peut-être une chance de retrouver…. Ou plutôt de trouver une grande sœur dans tout ça. Grande sœur. Sœur. Frangine. Complicité. J’connaissais déjà ça avec Rose, nous étions amies depuis des années maintenant et je la considérais depuis bien longtemps comme ma sœur… Mais Riley s’était différent. C’était la famille, nos deux parents unis par un amour qui nous a toutes les deux dépassées, autant être honnête.
Mes pas foulent le parc et j’inspire avec ferveur l’air frais de ce début de soirée… Et c’était comme si toutes mes tensions se dénouaient les unes après les autres. Riley, le crépuscule, la tranquillité … Tout un cocktail de calme et de bien être. Je la regarde enjamber son balai et écoute ses recommandations en ricanant à sa dernière remarque.

« Tu sais j’suis tellement maladroite que ça pourrait alourdir mon poids tellement j’en tiens une bonne couche. »

J’enjambe à mon tour le balai de Riley … J’espère que j’vais produire aucune catastrophe comme je sais si bien le faire. Et pendant que j’bavarde avec mon moi intérieur, je me fais surprendre par la lévitation. Je laisse échapper un cri de surprise en m’accrochant à Riley comme un mort se raccroche à la vie. Mon dieu faite que j’ne tombe pas, que je ne me casse rien, qu’elle ne perde pas le contrôle, qu’une tempête ne surgisse pas de nulle part exprès pour nous faire tomber… Tu dérailles. Si j’avais eu un instant d’hésitation pour la prendre dans mes bras tout à l’heure, là j’y pense pas, j’pense juste à la peur ultime qui tambourine mon cœur et à la serrer contre moi, ma joue plaqué à son omoplate, les yeux fermés dans une grimace horrible avant de demander d'une voix angoissée et fluette :

« On va pas mourir hein ? »

Mais non on va pas mourir ! Après un effort ultime et plusieurs respirations contrôlés, j’ose enfin ouvrir les yeux et là, c’est l’émerveillement. Je ne prêtais plus attention au vide sous mes pieds, mes yeux étaient trop concentrés sur l’horizon qui s’étendait mais surtout sur le spectacle de couleur que le crépuscule nous offrait sur l’école, le par cet la foret interdite. Je n’ose pas rompre le silence de peur d’y perdre toute la beauté de cette vision. Si j’avais su dessiner, j’aurais ancré ce spectacle dans mon crane pour le retranscrire sur un grand tableau où j’y mélangerais de multiples couleurs aussi chaude les unes que les autres. Mes bras toujours autour de la taille de Riley, je la serre un peu plus contre moi, porté par cette magie, par cette ambiance de légèreté, ce moment partagé. Doucement, je repose ma tête sur son omoplate, regardant l’horizon, un sourire en coin.

« Je crois que c’est mon point de vue préféré. T’en pense quoi ? »

Je continue de fixer toutes ces couleurs qui me plongent dans ma bulle d’enfant où rien n’est créé pour te faire du mal, mais seulement pour te faire rêver.

« Ca t’embête de le partager ? »

Je souris dans son dos, complètement apaisée, l’ivresse me gorgeant le cœur.

« C’est vraiment magnifique, reposant et … apaisant. J’pourrais rester des heures à regarder sans rien dire, ni rien faire. Juste m’oublier dans toutes ces couleurs. J’suis vraiment contente de partager ça avec toi… »

Le cœur s’allège, le naturelle prend cette fois sa place et je me serre un peu plus. Je n’aurais pas cru y trouver un réconfort si rapidement. Mais là, j’ai pas envie de réfléchir. Je suis juste bien, point. Tout se fait dans l’ordre des choses, sans aucun calcul, sans aucun plan prévu à l’avance. Tout est dicté par nos cœurs qui ne font que s’exprimer entre eux.

« Il va faire nuit dans très peu de temps, je crois qu'on devrait rentrer mais on recommencera si tu veux.
- Oui, j’veux bien. Puis c’est cool de passer du temps avec toi. »

Sourire intimidé, dernier coup d’œil à l’horizon qui décline pour laisser place à la nuit et nous descendons sur la terre ferme ou mes pieds – bien que j’ai passé un merveilleux moment – me font savoir qu’ils ne sont pas mécontent de retrouver le sol. Nous reprenons le chemin du retour, tout en discutant comme tout à l’heure, lui délivrant mes impressions sur le « vol » et lui demandant comment lui était venu l’envie de faire du quidditch. En une soirée, j’avais l’impression que « rien » ne s’était passé. Comme si … Nous venions de passer des jours à nous parler, à nous comprendre. J’avais cet élan de vouloir tout savoir sur elle – de manière mesuré, ca va de soi -, me surprenant à être presque à l’aise. Une fois arrivée devant la porte des Jaunes et avant qu’elle ne la franchisse, je lui attrape la main, arborant de nouveau cet air timide qui me caractérise. Parce que j’ai toujours du mal à avouer ce que j’ai sur le cœur, même si je sais être une grande sensible. J’ai quand même toujours peur de la réaction de l’autre :

« Merci pour cette soirée Riley. J’m’attendais pas à ce que ça se passe si bien pour être honnête … Mais j’ai vraiment passée un super bon moment. »

Toujours ce sourire et je la prends dans mes bras, ma tête posée sur son épaule, m’imprégnant de cette sécurité qu’elle dégageait à présent :

« J’espère qu’on recommencera. En tout cas, je suis partante si jamais … tu veux qu’on continue à se connaitre un peu plus. »

Je la lâche enfin et après avoir laisser échappé un ricanement nerveux, je la suis dans la salle commune où nous partons rejoindre cette fameuse Kezabel qui a l’air d’être une amie proche de Riley en vu de leur étreinte et de leur blagues – vaseuses mais qui me fait rire quand même – qu’elles s’échangent. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, Riley m’a proposé de rester un peu avec elles deux. Et pour tout dire… je n’avais plus ressentis cette sensation d’avoir une vraie famille complète depuis ... trop longtemps.
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