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 All around me are familiar faces [Rafael]

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MessageSujet: All around me are familiar faces [Rafael]   Dim 20 Oct 2013 - 22:24

Vendredi 19 Septembre – Début de soirée

« Quand nous aurons pris conscience de notre rôle, même le plus effacé, alors seulement nous serons heureux. Alors seulement nous pourrons vivre en paix car ce qui donne un sens à la vie, donne un sens à la mort. » Antoine de Saint-Exupéry

Ethan leva quelques instants les yeux de son livre. Depuis plusieurs jours il était plongé dans Terre des Hommes, un ouvrage français qu’il trouvait saisissant. Dans ce texte, l’auteur sondait l’âme humaine à partir de sa propre expérience. Sa façon de décrire les paysages et les hommes était tout simplement fabuleuse. Ce livre était cruel, il ne faisait que renforcer sa tendance à la solitude. Mais il fallait bien avouer qu’il avait du mal à s’en décrocher. Et puis, cela le changeait des contes et légendes. Si depuis sa première année ici ses lectures avaient pas mal changées, il n’en restait pas moins que les contes restaient ses favoris et que du coup, il avait tendance à en faire des overdoses. Il avait donc parfois besoin de changer de registre et cet auteur avait su l’emmener avec merveille. Il aurait pu passer des heures entières à le lire, prenant bien son temps pour apprécier chaque mot. Mais cette fois, il avait besoin d’un temps d’arrêt. Il réfléchissait. Cette phrase ne cessait de tourner dans l’esprit du Serdaigle. Trouver un sens à sa vie. C’était peut être ce qu’il lui fallait, trouver quelque chose qui saurait le sortir de sa propre tête, qui lui donnerait envie d’avancer et alors la mort ne serait plus aussi terrifiante. Pourtant, rien que d’effleurer l’idée de la mort, un frisson lui parcouru l’échine. Il la redoutait plus que tout après l’avoir vue tant de fois devant lui. Et en même temps, à cause de cette peur, sa vie avait tendance à être fade. Il ne s’en plaignait pas trop, après tout, il aimait lire dans son coin, enfin, il essayait de se convaincre que cela lui convenait parfaitement. Enfin, le sujet n’était pas là. Ethan, qui était assis depuis un bon bout de temps sur le rebord de la fenêtre de sa salle commune, laissa doucement tomber sa tête sur la vitre. Il regarda alors ce qui se passait dehors. C’était le début de soirée et pourtant, la nuit était déjà presque installée. L’inconvénient de l’hiver, il ne faisait pas jour longtemps. D’ailleurs, heureusement que les lumières de la salle s’étaient allumées automatiquement sinon il se serait retrouvé à s’abîmer les yeux sans même s’en rendre compte. Le seul souci, c’était qu’avec toute cette lumière, la vue sur le jardin était un peu altérée. Il devrait se contenter de cela. Ethan poussa alors un léger soupir mais ne cessa pas sa contemplation pour autant. Si de l’extérieur on pouvait avoir l’impression qu’il se contentait d’être là, à contempler le vide, en réalité, son cerveau tournait à plein régime. Il ne cessait de tourner les mots de son livre dans sa tête. Essayant d’en comprendre le sens, de l’appliquer à des personnes qu’il avait pu observer, se demandant aussi, si un jour cela pourrait l’aider. Peut être que dans la pensée de cet auteur il y a avait une clé. Pourtant, il avait beau adoré les mots, trouvait la phrase puissante, tout le reste lui échappait et cela le laissait profondément perplexe.

Après quelques longues minutes de réflexion, Ethan décida de se replonger un peu dans son bouquin. Il n’avait pas fini son chapitre et préférait s’arrêter à des endroits clairs. Une petite manie dont il avait bien du mal à se débarrasser ce qui faisait qu’il se faisait souvent disputer par ses professeurs puisque même si les cours commençaient, il voulait finir son chapitre… Bon depuis le temps il avait appris à être plus discret mais il lui arrivait encore de se faire prendre. Quand enfin il arriva à un endroit qui lui semblait convenable pour stopper sa lecture, il plaça un marque-page dans le bouquin et puis le ferma, le gardant contre lui. Il décida alors de regarder ailleurs. Plutôt que de fixer l’extérieur, il ne pu s’empêcher d’observer les personnes qui se trouvaient là. Comme par réflexe, il avait enfilé sa capuche pour être plus discret et aussi, pour ne pas qu’on le regarde lui. Certains de ses camarades avaient tendance à pouffer en le voyant faire ça, il fallait bien avouer qu’on avait alors l’impression que l’adolescent cherchait à se donner un genre de baroudeur. Mais la vérité était bien plus simple. S’il adorait observer tout le monde, chercher à comprendre les mécanismes, l’idée que quelqu’un puisse faire de même avec lui le rendait complètement fou. Oui il oubliait totalement l’adage qui disait de ne pas faire aux autres ce qu’on ne veut pas qu’on vous fasse. De toute façon, les convenances sociales n’avaient jamais été sa spécialité. Le Serdaigle baladait donc son regard sur l’Assemblée. Il y avait des gens qui étudiaient, d’autres qui discutaient au coin du feu. Ses yeux se posèrent alors sur deux jeunes gens. Dans le lot, il y avait une personne qu’il connaissait et ce fut cette fille qui attira son regard en premier. Rosalyn. D’elle il ne connaissait à peu près que le prénom. Le reste… Le reste il aurait préféré oublier. Il l’avait rencontrée le jour de la grande révolte. Cette nana avait décidé de se planquer dans le même endroit qu’elle, le même placard. Ils étaient restés là, ensemble, à attendre que la situation se calme. Rien qu’à la voir, Ethan se sentait bizarre. Une impression de dégoût. Pas envers cette fille, non surtout qu’elle avait de jolis traits, mais envers lui-même. Indirectement, cette fille lui rappelait sa lâcheté. Sans qu’il ne s’en rende vraiment compte ses poings se crispèrent. Il décida alors de fixer autre chose. Ses yeux se posèrent alors sur la personne avec qui elle était en train de discuter. Un jeune homme qu’il avait déjà aperçu une ou deux fois. A vrai dire, il n’avait jamais vraiment prêté attention à lui, il avait juste remarqué qu’il était plus grand que les autres mais à part ça, rien… En gros, il le connaissait autant que la plupart des gens dans cette pièce.

Malgré tout ça, Ethan ne pu s’empêcher de rester fixé sur ces deux là. C’était comme ça, inexplicable. Il lui arrivait de fixer son regard sur des cibles au hasard et de regarder pendant des heures. Rosalyn l’intriguait même si la revoir le mettait mal à l’aise. Quant à l’autre type, il paraissait intéressant. Ce mouvement constant de sa jambe, comme s’il avait du mal à tenir en place. Mais ses traits très doux aussi. Il avait du mal à savoir s’il était plus un hyperactif ou quelqu’un de calme. Cette idée le taraudait alors il observait avec plus d’attention. De là cependant, il ne pouvait rien entendre à leur discussion. Seulement voilà, à force de vouloir les examiner, il en oublia d’être discret. Il finit alors par détourner vivement la date pour fixer le dehors alors que son cœur battait soudainement à toute vitesse. Il ne savait pas si c’était vrai ou une simple illusion de son esprit mais il avait comme la désagréable impression que l’un des deux l’avait surpris en train de les observer. Incapable de regarder de nouveau vers la salle commune pour savoir si tout cela était confirmé, Ethan entreprit de fixer avec encore plus d’attention l’extérieur, attendant d’être sûr que la voie était libre.
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MessageSujet: Re: All around me are familiar faces [Rafael]   Lun 21 Oct 2013 - 14:38

¤ Codage plus tard... ¤

Vendredi 19 Septembre – Début de soirée

La rentrée avait quelque chose d'irréel, presque trop normale après les deux dernières années. Do' était resté avec moi jusqu'au bout, Casey nous avait abandonnés un peu plus tôt, elle était revenue le 23 août, mais nous, on avait profité de notre nouvelle demeure jusqu'au bout. Pour moi, c'était particulièrement étrange d'habiter ailleurs qu'en internat. Bizarre, mais terriblement agréable, d'autant plus que l'homme que j'aimais était resté auprès de moi. Quand on avait remis les pieds ici, je crois que l'un comme l'autre, on ne savait pas trop à quoi s'attendre, ni comment réagir. Je me suis arrêté devant l'entrée de la Grande Salle, sa main dans la mienne, et j'ai fait le tour de cette pièce que je connaissais pourtant par coeur des yeux, comme si c'était la première fois que je posais le regard sur elle. C'est Killian qui m'a sorti de ma torpeur, en poussant sans trop de ménagement Doryan vers la table des rouges.

« Allez allez, toi, tu viens par là. Vous aurez tout le temps de vous papouiller après le couvre-feu... »

Un clin d'oeil, et elle avait embarqué mon Gryffindor avec elle, me laissant seul dans l'ouverture, que je m'étais donc décidé à quitter pour rejoindre ma table avant de me retrouver perdu parmi la foule. J'ai retrouvé mes camarades de Quidditch, je me suis volontairement attardé auprès de Babydoll pour lui demander pour la énième fois si elle allait passer les sélections. Elle n'a pas l'air très en forme, et je ne sais pas trop comment m'y prendre pour la faire sourire à nouveau, alors je m'en suis tenu à notre petite guerre à ce sujet.

« Ca pourra toujours m'occuper l'esprit... »

C'est sans doute la première fois où elle me dit pas simplement « je vais réfléchir » et je sais pas si je dois m'en réjouir au fond...

« Tout à fait. Puis t'auras les deux meilleurs batteurs pour protéger tes arrières ! »

Un clin d'oeil à l'attention de Caitlyn, et j'ai murmuré à l'oreille de la petite bleue que je lui raconterai ce qu'elle savait plus tard, comme promis. Elle a souri, et rien que pour ça, j'étais plutôt content d'être venu près d'elle. J'ai tenu ma promesse d'ailleurs, ne serait-ce que parce qu'elle a participé grandement à l'élaboration du cadeau - et puis juste parce qu'une promesse est une promesse. Ca a au moins eu le mérite de lui tirer un petit sourire attendri, et en ce moment, faut bien avouer que c'est pas du luxe.

Les cours ont repris, Killian m'assure à peu près trois fois par semaine qu'elle va surveiller Do' pour être sûre qu'il foire pas son année, quitte à lui botter les fesses - ce dont je doute assez peu, à vrai dire - et je me rends compte que je passe quasiment autant de temps avec les rouges qu'avec les bleus, à force. Pas comme si ça m'importait réellement, mais je serais pas surpris qu'on m'en fasse la remarque un de ces quatre. Et puis les sélections de Quidditch ont approché, et Rosa m'a demandé de venir voler avec elle, histoire de la mettre en condition. J'en démords toujours pas, c'est un oiseau, elle aussi. Les attrapeuses verte et jaune ont qu'à bien se tenir, si elle entre dans l'équipe. J'avoue, je suis curieux de voir ce que ça donnera quand Riley et la petite Raven vont devoir s'affronter. Parce qu'elle les a passées, les sélections, et y a bien que sur le terrain que je la vois pas se morfondre, alors j'en démords pas : elle a bien fait d'accepter de tenter le coup. D'ailleurs, ça doit faire bizarre à sa soeur chez les rouges.

Quand on voit comment ça se passait au début, il faut bien avouer que nous retrouver comme ce soir, à papoter Quidditch dans la salle commune tous les deux, c'est assez surprenant. J'essaie de la dérider, de lui changer les idées. Parfois ça marche plutôt bien, d'autres moins. En général, ça finit toujours à peu près par ça :

« Raf ?
- Mmmh ?
- Merci... »

Je souris, et lui tapote le dessus du crâne.

« Ah mais non ! Je suis pas un petit chien !
- Je sais. »

Un petit coup de poing dans mon épaule - vu son gabarit, je crains pas vraiment grand chose - et elle sourit. Ca, ça vaut tout l'or du monde. Elle ne parle pas, et je voudrais bien qu'elle vide son sac un de ces quatre, mais tant qu'elle est pas prête à le faire, je peux pas l'y forcer - on a vu ce que ça a donné quand j'ai tenté avec Ever... En attendant, je suis là, et elle le sait. Je sais pas grand chose de ce qui a pu lui arriver l'an dernier, à part qu'elle était là au fameux cours d'Etude des Moldus dont tout le monde a parlé, mais je ne doute pas que ça l'a touchée, quels que soient les liens - ou leur inexistence - qu'elle pouvait avoir avec les deux concernés. Difficile de rester indifférent à ce genre de chose, et ça n'irait de toute façon pas avec le personnage... Et puis je ne sais pas comment ça s'est passé pour elle lors de la révolte. Elle est là, physiquement, elle a l'air en forme, alors je pense qu'elle a réussi à passer entre les sorts, mais de quelle manière, et comment elle l'a vécu, aucune idée. J'ai tenté d'amener le sujet sur le tapis, une fois, elle a simplement répondu qu'elle n'avait pas envie d'en parler pour l'instant, et j'ai fermé ma gueule. J'aurais bien retenté le coup, là, mais son regard s'est posé sur un point un peu plus loin, et elle s'est aussitôt refermée. J'ai suivi la direction vers laquelle elle regardait pour comprendre que le garçon, là-bas, avait le regard rivé sur nous.

« Y a un souci ? C'est qui ?
- Juste un gars que j'ai croisé... une fois... enfin c'est pas important. »

Elle s'est levée trop subitement, m'a laissé un bisou sur la joue avant de s'éclipser plus vite que quand je la tannais pour qu'elle rentre dans l'équipe, et je dois bien avouer que ça m'intrigue. Ca m'inquiète, même... Ok, je dois avoir un côté un peu trop mère poule, mais j'y peux rien, c'est plus fort que moi. Si bien que je me suis levé - ce qui en soit n'était pas plus mal, parce que j'avais bien besoin de me dégourdir les jambes de toute façon - et je me suis approché de l'adolescent planqué sous sa capuche près de la fenêtre.

« Hey... »

Attirer son attention avant d'être trop près et qu'il se sente agressé. C'est pas mon but, je veux juste comprendre. Je me suis accroupi en face de lui, histoire de pas non plus le toiser de toute ma hauteur, parce que dans le genre je cherche à intimider, ça marcherait pas mal, et encore une fois, c'est pas ce que je veux.

« Hum... Il s'est passé un truc avec Bab... euh... Rosa ou... ? »

Mouais, pour la non-agression, on repassera.

« Je t'agresse pas, hein, je cherche pas non plus à asseoir mon territoire ou quoi que ce soit du genre, c'est juste que d'habitude - enfin avant - c'était face à moi qu'elle prenait la fuite comme ça... Du coup je suis un peu surpris que ça vienne de quelqu'un d'autre... »

Mouais bon, c'est sans doute pas super crédible, mais passons... Je me demande même si c'est quelque chose de vraiment grave - avec tout ce qui est arrivé, c'est pas complètement incohérent - ou si c'est juste que l'un des deux en pince pour l'autre et ose pas l'avouer... Genre comme Charleen qui s'enfuit dès que j'approche. Après tout, ils sont aussi simplement deux ados comme les autres, malgré tout le reste. Et évidemment, je préférerais que ça un truc dans ce genre-là qu'un traumatisme de plus...
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MessageSujet: Re: All around me are familiar faces [Rafael]   Mar 22 Oct 2013 - 17:31

Garder le regard fixe, se concentrer sur sa respiration et attendre que ça passe. Ethan ne pensait qu’à ça. Il se répétait les instructions encore et encore, ces mots tournant en boucle dans sa tête alors qu’il priait pour que personne ne l’ait remarqué. Si Rosalyn l’avait vu en train de le fixer, ça aurait été vraiment difficile à expliquer. Quant à l’autre, il ne le connaissait ni d’Eve ni d’Adam et n’avait donc aucune raison de le dévisager de la sorte. Oui, la confrontation lui paraissait terrible, il se retrouverait là comme une andouille à ne pas savoir quoi répondre, comment justifier son comportement. Alors oui, il n’attendait qu’une chose, qu’assez de temps s’écoule pour qu’il puisse se tourner à nouveau. Mais c’était assez pesant comme situation. Le Serdaigle avait l’impression que le temps passait trop lentement ou plutôt, il n’avait aucune notion du temps et c’était assez désagréable. D’autant que d’ici, il n’entendait pas la conversation des deux jeunes gens et il ne savait donc pas s’ils continuaient sur leur lancée ou s’ils s’étaient arrêtés à cause de lui. En un sens il avait peut être une chance de s’en sortir quand bien même ils auraient remarqué son regard assistant. Après tout, ils pouvaient se contenter de le trouver bizarre et passer à autre chose. Oui, même dans le pire cas il avait l’impression qu’une échappatoire était possible. Mais apparemment, le destin en avait décidé autrement. Tous les mauvais éléments se conjuguèrent et il faillit sursauter lorsqu’il entendit une voix juste à côté de lui. Les nerfs à vifs il se crispa légèrement, comprenant que c’était le type qui venait de lui parler. Comme pour vérifier, Ethan tourna alors lentement la tête pour vérifier sa supposition. Il vit alors le grand type, accroupi à côté de lui qui le regardait. Dès qu’il l’eut identifié, l’adolescent regarda de nouveau par la fenêtre. Non, il ne pouvait pas soutenir son regard, déjà qu’en temps normal c’était dur pour lui mais là, alors qu’il avait été pris en faute, c’était encore plus difficile. D’autant qu’il venait d’aborder un sujet légèrement sensible, ce qu’il pouvait s’être passé en lui et Rosalyn. Sans même lui laisser le temps d’en dire plus, l’adolescent répondit d’une voix basse mais assez froide.

« Non. »

Très éloquent comme réponse. Mais il n’avait vraiment pas envie de s’étendre sur ce sujet et puis, en quoi ça le concernait l’autre d’abord ? Ce n’était pas comme s’ils se connaissaient, non ? Mais apparemment le grand Serdaigle semblait avoir envie de se justifier. Sans tourner la tête vers lui, le jeune homme fut cependant bien obligé d’écouter ce que son camarade avait à lui raconter. Il lui expliqua alors qu’il ne voulait pas l’agresser mais qu’il était étonné que Rosalyn réagisse ainsi face à quelqu’un d’autre que lui. Tiens, il faisait fuir les gens lui ? Vraiment ? Ethan avait bien du mal à le croire. Il avait la tête et la façon de s’exprimer du gentil petit garçon qui a des tonnes d’amis. Mais bref, ce n’était pas le sujet. L’adolescent n’avait nullement envie de lui expliquer qu’ils s’étaient rencontrés dans un placard le jour de le Grande Révolte parce qu’il se cachait comme le dernier des lâches. Et en même temps, il avait la désagréable impression que s’il ne se décidait pas à donner quelques éléments de répondre, l’autre n’allait pas le lâcher et il n’avait pas envie de se retrouver avec quelqu’un sur le dos. Quelqu’un qui on ne savait pas pourquoi avait soudainement décidé de se mêler de sa vie privée. Ethan avait beau tourner la situation dans tous les sens, il ne trouvait aucune échappatoire. Cette situation était définitivement pourrie, il allait devoir apprendre à être un peu plus discret s’il ne voulait pas se retrouver encore dans un cas similaire. Le jeune homme poussa alors un long et profond soupir qui exprimait bien sa lassitude par rapport à tout ça. Bon même si en réalité, sa timidité jouait un rôle très important dans cette histoire mais la question n’était pas là.

« Je l’ai juste croisée une fois. Je la connais pas. Et je lui ai pas fait de mal alors je sais pas pourquoi elle me fuit. De toute façon, je m’en fiche d’elle donc t’as pas de soucis à te faire. »

Les propos d’Ethan étaient assez violents et il en avait conscience. Seulement voilà, quelque part, c’était la pure vérité. Il ne s’intéressait pas particulièrement à Rosalyn, comme il ne s’intéressait pas à grand monde. Elle avait juste été là dans un moment étrange et de fait, ils devaient mutuellement s’associer à un souvenir peu agréable. Après oui il exagérait un peu mais il voulait bien faire passer le message histoire que l’autre type lui lâche la grappe. S’il était ami avec elle, son premier souci était sans doute de s’assurer qu’elle ne soit pas dans une situation délicate, s’il avait la preuve du contraire, il allait peut être le laisser tranquille, non ? Technique d’auto-défense. Encore et toujours il avait recours aux mêmes stratagèmes. Se montrer désagréable pour que les gens ne le cherchent pas trop. Passer pour un sale con d’adolescent, ce qu’il s’avouait être, pour qu’on ne vienne pas troubler sa tranquillité surtout pour lui poser des questions embarrassantes. Décidant d’aller jusqu’au bout de sa méthode, Ethan prit son courage à deux mains et se tourna vers son camarade de maison. Il le regarda en face, pas vraiment droit dans les yeux mais c’était déjà un progrès, au moins il ne regardait plus par la fenêtre.

« On a fini, je peux retourner à ma lecture ? »

La politesse… Ethan apprendrait peut être ce concept un jour, du moins, il renouerait peut être avec lui. S’il n’était jamais insolent envers les professeurs parce que cela risquait de lui attirer des ennuis, envers ses camarades il était moins hésitant. Bon, son calcul n’était peut être pas très malin parce que le type était carrément plus grand que lui et pourrait très facilement lui mettre une raclée. Mais il tablait sur ce qu’il lisait sur son visage, ce côté doux. Il se trompait peut être totalement mais il voulait vraiment mettre fin à cette situation qui, à peine commencée le mettait mal à l’aise et lui donnait envie de partir en courant. Décidément, ce n’était pas maintenant qu’il allait augmenter le nombre de gens avec qui il entretenait une entente cordiale dans ce Château.
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MessageSujet: Re: All around me are familiar faces [Rafael]   Mar 5 Nov 2013 - 0:31

J'ai beau avoir une certaine tendance à protéger tout le monde, il y a quand même des visages que je n'ai manifestement jamais repérés. Il faut dire que je passe aussi énormément de temps dehors ou chez les rouges, et que donc une partie de mes camarades bleus m'est inconnue. Et puis ce garçon, là-bas, sur lequel le regard de Babydoll s'est arrêté un instant, est plus jeune clairement, on n'a donc pas cours ensemble. Et donc, comme je ne sais rien de lui, à la base je n'ai rien pour ou contre lui. Mais l'état dans lequel ça a mis la petite brune... Ca, ça m'inquiète un peu. Alors je suis venu à sa rencontre, et je dois bien avouer que quand je l'ai vu sursauter ainsi, ça m'a fait un peu de peine, quelque part, je suis pas vraiment le genre de gars qui fait peur, si ? Enfin mon ego mis à part, c'est ce qui induit ce type de réaction chez lui qui m'inquiète un peu. D'accord, je le connais pas ce gars, mais n'empêche que le voir autant sur le qui-vive, comme ça, je peux pas m'empêcher de me demander ce qui lui est arrivé pour qu'il en soit... à ça. Ou c'est juste l'âge qui fait que ? J'en sais rien, mais je peux pas m'empêcher de me poser la question, et oui, de m'inquiéter. C'est peut-être déplacé, mais j'ai toujours été comme ça.

Il s'est tourné vers moi, quelques secondes à peine, et a reposé le regard sur la vitre. Euh... Je fais vraiment si peur que ça là ? Non parce qu'au bout d'un moment, ça devient un peu perturbant en fait. Je me suis frotté le menton un instant, lui ai posé la question qui m'intéressait.

« Non. »

Mouais ok. Il se passe rien, y a pas de problème, mais toi tu la fixes pendant deux plombes et elle elle s'enfuit. Pardonne-moi mais j'ai un chouilla du mal à le croire ça, tu vois ? Et ouais, j'entends bien ton profond soupir qui montre bien que ça te saoule que je sois là, mais ça sera pas la première fois que ma présence fait chier quelqu'un au final, et ça me suffit pas vraiment comme réponse. Tu peux être plus explicite, s'il te plaît ?

« Je l’ai juste croisée une fois. Je la connais pas. Et je lui ai pas fait de mal alors je sais pas pourquoi elle me fuit. De toute façon, je m’en fiche d’elle donc t’as pas de soucis à te faire. »

Bon ça ne m'aidait pas vraiment beaucoup à appréhender la situation.

« O... kay... Donc toi et elle vous ne vous connaissez pas, vous vous êtes juste croisés une fois, et tu t'en fiches mais tu la lâches pas du regard et elle, elle s'enfuit dès qu'elle le remarque. »

J'ai l'air dubitatif là ? Par contre, oui je vois que ton ton de voix est assez peu avenant, et peut-être que j'aurais pu juste lâcher l'affaire et me tirer face à ta mauvaise volonté mais... Non.

« On a fini, je peux retourner à ma lecture ?
- A l'orphelinat, t'aurais mangé des paires de claque mon gars, la politesse c'était sacré... Mais retourner à ta lecture, t'es sûr ? T'avais l'air plutôt parti pour observer les alentours. »

Je reste neutre, mais un petit sourire pointe sur mes lèvres. Pas que je veuille vraiment me moquer de lui, loin de là, même, juste que j'ai bien compris son manège.

« Rectification d'ailleurs : des gens aux alentours ? »

Oui je pose la question, je suis intrigué. Qu'est-ce que tu vois, pour le coup, quand tu dévisages les gens comme ça ? Et non tu vois, j'ai pas trop l'intention de bouger tout de suite. Je vois bien que tu me regardes pas vraiment dans les yeux, que t'es pas à l'aise du tout que je sois venu te voir. Je m'explique pas tout, et ça m'intrigue, c'est le mot, clairement. Et comme je suis un putain de curieux, non, j'ai pas vraiment envie de rester sur ma faim. Bon, je finirai ptêt par me lasser de me faire envoyer bouler, mais pour l'instant, c'est pas le cas. Des options, y en a pas mal pour expliquer ce malaise entre les deux plus jeunes, mais je crois pas qu'il y ait vraiment de béguin d'un côté ou de l'autre. Enfin de son côté j'en sais trop rien à vrai dire, il le cache ptêt très bien, mais une chose est sûre, je crois quand même que si c'était ça, mon attrapeuse aurait été moins gênée que ça a été le cas à l'instant. Même en mettant ça de côté, il peut s'être passé plein de choses, il peut y avoir plein d'explications et j'aimerais bien en avoir une... en entier. Alors je lâche pas - encore - l'affaire. Puis je crois qu'il y a eu pas mal de mes « petits frères » qui ont eu ce genre de comportement, et faut croire que de savoir que je ne vivrai plus là-bas avec eux, ça crée un peu de nostalgie quand même... Et en parlant des bonnes soeurs et de la politesse qui leur était sacrée...

« Je m'appelle Rafael... Rafael Paley. Et toi ? »

J'ai tendu une main entre nous, un peu dans l'attente. A vrai dire, je suis pas sûr du tout qu'il la serre jamais, mais allez, tu peux bien me dire ton nom, non ? Paraît que ça se fait de se présenter quand on parle avec quelqu'un... Même si on a pas trop envie de taper la discut' comme c'est ton cas...
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MessageSujet: Re: All around me are familiar faces [Rafael]   Jeu 14 Nov 2013 - 22:26

Alors lui, il avait franchement l’air coriace. Ethan s’en sortait plutôt bien en temps normal avec sa méthode du gamin insupportable qui traite tout le monde comme de la merde. Mais c’était fois, cela ne semblait clairement pas suffisant. Il aurait du s’en douter dès le début après tout. Lorsqu’il l’avait observé, il avait bien vu ce mélange entre le calme et l’énergie. Ce genre de caractères, à force de les observer, il savait à quoi s’en tenir. Ces gens là, ont sans doute du mal à lâcher prise, avec une certaine douceur d’ailleurs ce qui les rend en général profondément insupportable. Son camarade de maison semblait être une parfaite illustration de tout ça. Alors qu’Ethan avait pris sur lui pour prononcer plus qu’un seul mot et lui donner une petite explication, l’autre n’était toujours pas satisfait. En plus il avait une légère tendance à exagérer quand même. Ok, c’était vrai que le jeune Serdaigle avait regardé la demoiselle un peu plus longtemps que la normale mais c’était aussi parce que le grand dadet à côté avait aussi attiré son attention. Quant au fait que Rosa ait décidé de s’enfuir, ça il ne pouvait pas s’en douter. Et ça avait une explication rationnelle surtout qui n’avait rien à voir avec lui. Leur histoire c’était celle de la lâcheté. Leur seul point commun c’était de ne pas avoir voulu prendre part aux combats, d’avoir voulu rester dans leur coin et attendre que tout cela se passe. Si le jeune homme n’était pas fier de son comportement, il l’assumait dans un certain sens mais il n’avait clairement pas envie d’endosser tout ça pour sa camarade. Non, alors elle pouvait s’enfuir, c’était pas son problème. L’adolescent avait donc eu cruellement envie de massacrer son camarade et de lui faire comprendre qu’il ferait mieux de s’occuper de ses affaires. Mais non, il n’avait pas le cran nécessaire pour lui dire ses quatre vérités. Ethan avait donc joué la sagesse en lui demandant simplement de dégager sans plus s’appesantir sur le sujet. Déjà, ça avait été assez difficile pour lui de tourner la tête, on ne pouvait pas trop lui en demander. Mais voilà, l’autre type n’était pas prêt à en démordre. Voilà qu’il lui faisait comprendre que là d’où il venait, un tel comportement ne serait pas passé. Et alors ? Ils étaient à Poudlard, Ethan avait toujours agi ainsi et il s’en sortait très bien, il n’avait pas besoin de ses conseils. Mais ce qui l’agaça par-dessus tout ce fut cette façon qu’il eut de parler du fait qu’il observait les alentours. Mais merde ! Il ne pouvait pas vivre en paix ? Il n’allait jamais chercher des noises à personne, il se contentait de mener sa vie dans son coin mais ce n’était pas suffisant pour avoir la paix ? L’adolescent était en train de bouillir. Ses poings se crispèrent mais pourtant, c’était toujours la même chose, ses pensées restèrent bien enfouies au fond de lui et il n’intervint qu’après quelques secondes de silence, comme s’il avait besoin de ce laps de temps pour oser ouvrir la bouche.

« Je fais ce que je veux, cela ne regarde personne. Et oui j’ai regardé autour de moi mais j’ai lu aussi, il te faut un résumé pour que tu me crois et me laisses tranquille ? »

Son ton était toujours froid mais il n’avait pas réellement haussé le ton. Si on sentait bien l’agacement et l’envie de se sortir de cette situation dans le ton de sa voix, il n’en restait pas moins qu’il contenait encore sa colère. Il voulait juste être tranquille. S’il se mettait à hurler dans la salle commune, toute l’attention serait tournée vers lui et ce serait pire qu’un cauchemar. Non il devait réussir à se sortir de ce faux pas sans craquer. Seulement cela ne serait sans doute pas évident puisque l’autre ne semblait pas décidé à partir. Bien au contraire, voilà qu’il se mettait à jouer le petit jeu des présentations. Rafael. Cool. Ça n’allait pas changer sa vie de connaitre son prénom et son nom de famille. Clairement, il s’en contrefichait comme de la couleur de ses chaussettes mais l’autre semblait bien décidé à mettre les formes. Il lui tendit même sa main. Bug total dans le cerveau d’Ethan. Il n’avait aucune idée de ce qu’il devait faire. Il n’avait nullement envie de lui montrer le moindre signe de sympathie, ça risquait de l’encourager. De l’autre, s’il était clairement impoli, il restait aussi de s’en prendre plein la tronche. Bref il était clairement dans une impasse et il détestait ça. Comme pour gagner du temps, se ressaisir, le jeune homme décida de se redresser légèrement. Il devait agir maintenant… L’adolescent craqua donc et tendit sa main vers Rafael. Il la lui serra mais sans grande conviction et fit tout pour se dérober au plus vite à ce contact. Il détestait ça, il était mal à l’aise, une fois de plus.

« Ethan Llewellyn. »

Pas un mot de plus, cela ne servait à rien. Voilà, le Serdaigle s’était présenté, maintenant Rafael allait peut être se décider à le laisser tranquille ? Après tout, il avait obtenu ce qu’il voulait. Surtout que le jeune homme n’avait même pas été très agressif en déclinant son identité. Pire encore, il avait baissé la voix, comme s’il cherchait à s’effacer, à se fondre complètement dans le décor. Tout son corps montrait son mal être, son envie de fuir. Il avait de plus en plus de mal à rester tranquillement assis sur son rebord de fenêtre. D’ailleurs, cela ne servait plus à rien de rester là comme une andouille. Ethan se leva donc rapidement et se retrouva alors juste en face de Rafael qui jusque là était accroupi. S’il se redressait, il allait se prendre une sacré baffe dans la tête parce qu’il était plutôt du genre gringalet et il n’avait pas envie de se retrouver à devoir le regarder en levant la tête. Non, ce serait encore plus désagréable que le reste. Alors oui, il devait s’échapper et tout de suite, c’était la meilleure chose à faire, il n’avait plus aucun doute là-dessus.

« Maintenant t’as mon nom, tu peux me retrouver à ta guise. Mais si ça te dérange pas, je vais aller dans mon dortoir pour plus de calme. »

Autant dire, tu me déranges et j’ai envie d’être seul parce que tu me fais me sentir super mal.
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MessageSujet: Re: All around me are familiar faces [Rafael]   Mer 4 Déc 2013 - 0:33

Il faut croire que je peux être assez tête de mule par moments. Et peut-être aussi que me focaliser sur lui m'évite de penser à certains autres événements, bon, passons. Il faut dire surtout que je suis d'un naturel particulièrement curieux et que piquer cette curiosité, ça donne... bah à peu près ça. Difficile pour moi d'en rester là, de lâcher le morceau. Non tout ça m'intrigue - et pire, m'amuse même - et je fais le parallèle avec certains de mes « petits frères » tellement facilement que... bah oui, je suis touché, c'est con, mais c'est comme ça. Manifestement, c'est pas réciproque, parce que j'ai pas besoin de mots pour voir comment il réagit, corporellement. Les poings qui se crispent, la mâhcoire serrée. S'il pouvait fusiller du regard, je crois que je serais mort sur le coup.

« Je fais ce que je veux, cela ne regarde personne. Et oui j’ai regardé autour de moi mais j’ai lu aussi, il te faut un résumé pour que tu me crois et me laisses tranquille ? »

Vous voulez que je vous dise à quoi il me fait penser, là, maintenant tout de suite ? A ces petits roquets qui grognent derrière leur grille, mais dès qu'on ouvre le passage et qu'on s'approche, ils filent se terrer dans un coin. Alors oui, ça me fait sourire plus qu'autre chose, même si je m'efforce de pas me foutre ouvertement de sa gueule parce que c'était pas le but du tout, ni vraiment mon genre en fait. C'est juste que cette façon de répondre est tellement... Bah oui, je vois mes petits frères ados capricieux réagir comme ça, et même si la plupart a sans doute oublié l'existence du grand surprotecteur avec le temps, moi je pense encore souvent à eux. Je sais que je ne vivrais plus jamais à l'orphelinat, ça ne m'empêche pas de songer à retourner voir les soeurs aux prochaines vacances. Je serai toujours attaché à cet endroit, c'est indéniable. Et à certains préceptes, donc, de leur éducation, comme le fait que la plus élémentaire des politesses quand on s'adressait à quelqu'un, c'était de commencer par se présenter. Petite entorse à présent réparée. Je ne m'attendais pas vraiment à ce que ça semble poser un cas de conscience aussi important chez mon interlocuteur, et encore moins à ce que lui me sorte ce nom-là. Si la poignée de main n'a pas l'air de le mettre à l'aise - j'ai rarement eu droit à ce genre de main molle, en tout cas pas à ce point, si bien que je n'insiste clairement pas et que je me fais moi-même violence pour ne pas la lui broyer - le patronyme qu'il énonce me met à peu près dans le même état, même si je fais mon possible pour rester neutre.

« Ethan Llewellyn. »

J'ai eu un moment de bug, évidemment, tandis que lui semble vouloir s'effacer, se fondre dans la fenêtre derrière lui. Ok, nous voilà bien. Ethan, donc, s'est levé, manifestement désireux de s'en aller et moi j'ai juste levé la tête pour croiser encore son regard, légèrement perturbé.

« Maintenant t’as mon nom, tu peux me retrouver à ta guise. Mais si ça te dérange pas, je vais aller dans mon dortoir pour plus de calme.
- Juste... avant que tu partes, dis-moi... Llewellyn, c'est un nom si répandu que ça au Pays de Galles ?  »

Une main dans mes cheveux, je ferme les yeux un instant. Ca, je m'y attendais juste absolument pas, mais je m'engueule mentalement parce que ça ne doit être qu'une coïncidence.

« C'est juste que Llewellyn... C'est le nom de mon père biologique... Enfin ça doit te faire une belle jambe, laisse tomber. Enfin... »

Je me suis levé à mon tour, pas vraiment super à l'aise pour le compte, ce qui fait qu'on doit tous les deux avoir l'air particulièrement ridicule. N'empêche que le doute plane dans mon cerveau et que je déteste ça. J'ai déjà eu bien assez de flou artistique dans ma relation amoureuse ces derniers temps, même si on a fini par crever l'abcès il y a quelques jours, j'ai pas spécialement envie de garder des zones nébuleuses en plus là-dessus. Jusque-là, j'étais juste l'orphelin et ça allait très bien, au moins les choses étaient claires. Quand les soeurs m'ont expliqué que c'était par ma mère que j'étais sorcier si elles en croyaient la lettre de mon père, ça m'est un peu passé au-dessus. La lettre en question, elle était à l'orphelinat, et puis je l'ai récupérée l'année de l'arrivée des Supérieurs. Je n'en ai retenu que le nom écrit dessus, sans plus. De toute façon, il ne voulait rien savoir de moi, et je n'avais pas vraiment l'intention de changer quoi que ce soit à ma vie, à mes habitudes... Sauf que depuis... Il s'était passé beaucoup trop de choses et peut-être qu'au fond, j'ai envie de savoir, de comprendre, de connaître cette famille que j'aurais pu, peut-être même que j'aurais dû avoir, alors...

« Doit pas y avoir qu'un seul Llewellyn... Et ils s'appellent sans doute pas tous Joshua non plus... Hum... Je te laisse tranquille, ouais... »

Deuxième passage de main dans les cheveux, et je vais aller tenter de calmer mes nerfs un peu trop à fleur de peau pour absolument rien - ou en tout cas, pour de fausses idées, c'est comme ça que je le vois - un peu plus loin... Ailleurs... Loin... Sauf que sans le savoir encore, je viens de lâcher une véritable bombe...


Dernière édition par Rafael A. Paley le Sam 11 Jan 2014 - 1:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: All around me are familiar faces [Rafael]   Dim 5 Jan 2014 - 15:20

La tranquillité. Ethan n’aspirait qu’à ça depuis toujours. C’était tout ce qu’il demandait, qu’on lui foute la paix. Il pensait qu’après la chute des Supérieurs ce serait encore plus facile pour lui de se faire oublier. Après tout, ses petits camarades pourraient de nouveau profiter de leur vie et il n’y aurait personne pour aller s’occuper de ses agissements. Il ne serait plus une menace ou un ennemi pour qui que ce soit, tout le monde se ficherait de ce qu’il pense et il pourrait enfin être tranquille. Oui, il était persuadé que tout allait se passer ainsi. Mais apparemment le Serdaigle s’était fourvoyé. Il avait suffit d’un regard, d’un putain de regard en trop et voilà qu’il se retrouvait avec quelqu’un sur son dos. Un coriace en plus. Il allait devoir se méfier. Lui qui aimait tant observer les gens pour s’imaginer leur vie allait devoir être encore plus discret, redoubler d’ingéniosité s’il ne voulait pas se retrouver encore et encore dans des situations délicates. En parlant de ça, il fallait qu’il trouve une solution pour que cette Rosalyn ne soit pas aussi pour elle une source de soucis. Enfin, chaque chose en son temps. Ethan prévoyait déjà de se sortir de ce mauvais pas et il y était presque. Il avait réussi à trouver une échappatoire ou du moins à se créer une issu de secours et il n’avait nullement l’intention de laisser passer cette occasion. Il avait donc fait une petite concession en donnant son nom puis se dirigea l’air serein vers son dortoir. Il allait être tranquille, il allait pouvoir retrouver son bouquin, son esprit et oublier tout le reste. Enfin de la solitude… Du repos. Mais voilà, le jeune homme fut coupé dans son élan. Alors qu’il pensait que le débat était clos Rafael le stoppa lui demandant si son nom de famille était répandu au Pays de Galle. L’adolescent ne pu s’empêcher d’arrêter son pas sans même trop savoir pourquoi. Qu’est-ce que cela pouvait bien lui faire ? C’était tout à fait absurde comme question ! Son aîné ne s’arrêta cependant pas là, lui expliquant que si son nom attirait son attention s’était tout simplement parce que c’était celui de son père biologique. Ethan haussa alors les épaules. Ce ne serait pas la première fois que deux personnes ayant le même nom de famille se croisent, cela n’avait aucune importance. Et le jeune homme n’avait nullement envie de se perdre dans de telles considérations, la vie de cet inconnu ne l’intéressait pas. Alors il allait répondre à sa question et se tirer, comme il cherchait à le faire depuis le début.

« Oui c’est un nom de famille courant. »

Pas besoin d’ajouter des détails, il n’allait pas non plus lui faire l’étymologie de son nom de famille, surtout que c’était le genre de choses auxquelles il ne s’était jamais vraiment intéressé. Bref, il n’aspirait qu’à la tranquillité et il ne voyait pas pourquoi Rafael semblait soudain s’acharner alors qu’il semblait avoir alors très bien compris jusqu’alors qu’Ethan n’était pas vraiment du genre bavard. Mais bon, maintenant qu’il avait la réponse à sa question à la con, sa conscience serait peut être enfin en paix. Le Serdaigle avait donc continué son petit bout de chemin vers son dortoir. Il s’apprêtait à se couper du monde, à se mettre en mode autiste et à ne même plus écouter ce qui pourrait bien se dire. Seulement voilà, il n’avait pas encore eu le temps de passer en mode sourd que Rafael en remettait une couche. Ethan était tellement décidé à partir qu’à la base, il s’apprêtait à tout ignorer. Mais il ne pu pas réellement le faire. Lorsqu’il entendit le prénom Joshua il s’arrêta net. C’était quoi ce délire ? S’il suivait bien les propos de Rafael, son père biologique s’appelait Joshua Llewellyn. Exactement comme son père. Ce devait être une simple coïncidence et rien de plus. C’était tout simplement impossible. Il connaissait son père, il savait qu’il n‘avait pas eu de vie avant sa mère et lui, qu’il était un bon père et un bon mari même si leurs relations n’étaient pas au beau fixe. Oui, une simple coïncidence et rien de plus. Pourtant, le jeune homme se retourna et posa son regard sur le jeune homme qui venait se relever. Il se mit à le scruter. Sans vraiment s’en rendre compte il était en train de chercher des points communs entre eux, de voir s’il n’y avait pas une ressemblance physique qui aurait du lui sauter aux yeux dès le début… C’était complètement absurde, il était en train de déconner grave là. Il se devait de reprendre le dessus parce que ça en devenait presque inquiétant là…

« Il y a en beaucoup des Joshua Llewellyn. Le prénom autant que le nom est répandu. Alors ne te fais pas de films. »

A qui était destiné cette dernière partie de phrase ? Ethan n’était pas sûr de s’adresser complètement à Rafael. Peut être essayait-il aussi de se convaincre lui-même que tout ça n’était qu’une mauvaise farce, une coïncidence qui ne faisait que retarder une fois de plus son moment de tranquillité. Et puis, si ça se trouve, son aîné était tout simplement en train de le mener en bateau, n’étant pas réellement le gentil garçon qu’il semblait être… Oui c’était tout à fait probable. Cela ne servait à rien de se monter le chou et la meilleure chose qu’il avait à faire c’était encore et toujours de rejoindre son dortoir et d’oublier cette conversation totalement absurde. Pourtant… Pourtant même s’il était persuadé de nager en plein délire, il ne pouvait s’empêcher d’être attiré, il ne pouvait empêcher sa curiosité de s’éveiller. Indéniablement, il avait envie de savoir ce qui se cachait derrière tout ça. Et en même temps, il avait la certitude que, quelque soit la réponse, quoi qu’il se cache derrière tout ça, ça n’aurait rien de bon et que cela ne ferait que l’empêcher d’avoir la paix. Il devait fuir avant que ce ne soit trop tard. Sa curiosité était décidément en train de devenir terriblement dangereuse.

« Et puis de toute façon mon père n’appartient pas au monde des sorciers alors ça sert à rien de te monter la tête. »

Oui, il ne cessait de répéter à Rafael qu’il devait arrêter de chercher midi à quatorze heures pourtant c’était bien ce qu’il était en train de faire, cherchant désespérant de quoi justifier le fait que tout cela ne serait qu’une terrible coïncidence. Il n‘avait d’ailleurs plus que ce mot à l’esprit. Ethan se crispa alors. Il faisait n’importe quoi. Les poings serrés il réussit finalement à se détourner de Rafael, envisageant cette fois de retourner dans son dortoir. Il allait y arriver, après tout, il n’avait que quelques mètres à faire…
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MessageSujet: Re: All around me are familiar faces [Rafael]   Dim 5 Jan 2014 - 18:22

C'est bien la dernière chose que j'aurais pu imaginer : que les choses tournent ainsi. Je devrais commencer à devenir superstitieux ou bien ? Le 13, ça a manifestement pas été le meilleur jour du mois, et le vendredi suivant n'est pas mieux. J'ai ramassé Doryan dans cette autre salle bizarre aux sous-sols, le week-end dernier, et là je me retrouve à pas trop savoir quoi faire devant un gars dont le père porte le même nom que le mien. Coïncidence ? Une part de moi se raisonne et se dit que oui, sans le moindre doute, ça ne peut être que ça, mais n'empêche qu'une autre part se pose un milliard de questions. J'ai sans doute pas un masque super neutre à présent, et y a de quoi. Ne pas sauter aux conclusions, c'est ce que je m'efforce de faire, mais n'empêche que c'est... perturbant. Ethan allait partir, j'aurais peut-être dû fermer ma gueule et le laisser faire. La curiosité est un vilain défaut, je sais bien, mais ça a toujours été, et là, c'est pire encore parce que ça me touche particulièrement. Donc non, j'ai pas fermé ma gueule. J'ai posé la question la plus neutre que je pouvais concernant son nom de famille, mais là encore, j'ai pas pu m'empêcher d'expliquer le pourquoi du comment parce que... il faut bien avouer que ça doit tomber un peu à plat. Qu'est-ce qu'on s'en fout dans l'absolu de la popularité du nom Llewellyn ? Sauf que pour moi, c'est pas juste un nom en l'air, et ça change tout. Et je suis presque surpris que ça l'arrête dans son élan, mais au moins, j'ai une réponse.

« Oui c’est un nom de famille courant. »

Bon... Coïncidence, donc, tout simplement. Te monte pas le bourrichon tout seul, Raf, ça n'a aucun sens. Même avec un prénom identique, au final, ça veut rien dire, n'est-ce pas ? Et puis regardez-le. On a quoi deux, trois ans d'écart ? Mon père aurait donc tiré un trait sur son passé et refait sa vie aussi vite ? Euh... Mouais, je me prononcerai peut-être pas trop sur le sujet en fait, on voit comme je suis capable de tomber fou amoureux en très peu de temps, qui dit que ça n'est pas aussi son cas ? Nan mais arrête Raf, tu te fais des films pour rien là... Et... Mon regard a de nouveau croisé celui d'Ethan, un peu trop fixé sur moi. C'est moi où je suis plus le seul à me poser des questions à présent ? Faut dire que... c'est pas comme s'il avait été un petit blond aux yeux noirs, par exemple... Mêmes yeux bleus, mêmes cheveux châtains... putain Raf, on a dit stop, recommence pas.

« Il y a en beaucoup des Joshua Llewellyn. Le prénom autant que le nom est répandu. Alors ne te fais pas de films.
- T'as sans doute raison... »

Ca se sent très certainement que je suis pas du tout serein avec ce sujet, mais qu'est-ce que j'y peux ?

« Et puis de toute façon mon père n’appartient pas au monde des sorciers alors ça sert à rien de te monter la tête. »

Un rictus amer, une main dans mes cheveux, embarrassé, et je lâche un soupir.

« Ca c'est pas vraiment un argument valable, par contre... Du peu que j'en sais, c'est un peu la raison pour laquelle j'ai fini dans un orphelinat catholique tout ce qu'il y a de plus non-sorcier quand ma mère est morte en me mettant au monde... Mais comme tu dis, y en a beaucoup qui portent ce nom, hein ? »

Oui voilà. Y en a beaucoup, sans doute autant chez les sorciers que chez les non-sorciers, et je suis en train de péter un câble pour rien. Ca n'empêche qu'il est pas obligé de savoir que contrairement à ce qu'on croit ici, je ne suis pas né-moldu, puisque ma mère était sorcière, ça ne changerait rien à l'affaire, de toute façon. Un détail de l'histoire. Miss Paley est morte en couches, son fils a été laissé à l'orphelinat catholique, et un inconnu - puisque je n'ai pas été reconnu - a été assez charitable pour laisser une certaine somme d'argent et des instructions pour que je ne manque de rien. Fin de l'histoire. Je l'ai laissé remonter à son dortoir, sans trop réaliser que finalement, ça le touchait presque autant que moi, et après quelques minutes pour lui laisser la paix, j'ai regagné le mien, pour ouvrir ma malle et en sortir les rares souvenirs que je peux avoir, que j'avais montrés à Killian, il y a quelques mois. Cette lettre, c'est lui qui l'a écrite, il y a 19 ans. Je l'ai lue rapidement quand Soeur Suzanne me l'a tendue en même temps que celle de Poudlard, et puis je l'ai un peu oubliée, au moins pendant mes premières années. C'était réellement un inconnu, il pouvait bien être mon père au sens le plus strictement biologique, il n'avait jamais été là, et comme il le soulignait, il s'opposait à tout contact. Je n'étais pas son fils, juste une bonne oeuvre, en gros. Quand j'ai plus pu revenir à l'orphelinat, la lettre est ressortie de la malle où je l'avais finalement mise lors du dernier retour ici, pourtant, avec le bonnet de bébé et les photos des autres orphelins, que je considérais comme ma famille, avant d'y retourner, parce que je n'avais toujours pas vraiment l'intention de changer cet état de fait : ma famille, c'était l'orphelinat, point. Mais était-ce finalement réellement ma seule famille ? J'ai beau me répéter que je ne dois pas me faire de film, je ne peux pas m'empêcher de me poser la question. Dans le dortoir d'à côté, il y a Ethan, et je sais que chaque regard que je vais pouvoir poser sur lui à l'avenir va réveiller cette question : et si c'était pourtant bien le cas, s'il était réellement mon demi-frère ? Qu'est-ce qui aurait empêché Joshua Llewellyn de refaire sa vie ? Rien, évidemment. Rien n'empêche qu'il ait fait son deuil, et rencontré une autre femme. Peut-être une sorcière, peut-être pas d'ailleurs, ça ne change rien, et qu'ils aient eu un enfant ensemble. Un fils qu'il aurait vraiment désiré, cette fois. Avec une femme toujours en vie...
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