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 Fireflies ~ Riley

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MessageSujet: Fireflies ~ Riley    Jeu 17 Oct 2013 - 3:21

Fireflies – 1er Septembre, fin d’après midi
.

Riley & Kezabel

La rentrée. Le mouvement. La reprise des cours. Mais surtout, les retrouvailles avec ceux que j’aime. J’ai pu apercevoir au détour d’un couloir Caem que je n’ai osée salué suite à cette prise de tête avec sa copine. J’avais également fait la connaissance de Sullivan ce matin même, une autre Serpentard. Nous sentions tous cette légèreté qui flottait ici à présent, même si beaucoup d’esprit avait du mal à ne pas revenir sur le passé et à ne pas ressentir ce malaise constant, il fallait avoué qu’il était bon de savoir que nous pouvions nous balader librement, sans risquer quoi que ce soit. Je suis une grande fan du silence, mais je ne peux pas nier que le brouhaha du Hall ne me fait pas du bien, au contraire. Il m’aide à ne pas entendre ce silence qui régnait au cimetière, à ne pas me souvenir de manière constante de cette pierre tombale.

Nous étions déjà en pleine après midi, nous avions retrouvé des anciens professeurs, comme des nouveaux. J’avais également pu revoir mes complices des Poufsouffle avec qui j’échangeais quelques anecdotes de vacances sans évoquer la visite rendue à ma mère. Mais celle que je guettais entre tous et toutes : Phaedre. Bien que nous avions changé de Directeur et que Mr Rivers tenait à tout prix à ce qu’un ordre sain règne ici, rien n’excluait à ce que Phaedre ne m’empoigne encore dans ses griffes de menace. Un frisson me parcoure … Non, je ne risquais plus rien. Les Supérieurs n’étaient plus ici, elle n’avait plus ce même pouvoir sur moi. Et même si la crainte profonde que je puisse me trompée restait bien campé en moi, je ne la laisserais pas me gâcher mon année et encore moins, mon jour de rentrée. Non, là tout ce qui m’importe c’est de réussir ma onzième et dernière scolarité ici. Pour faire quoi ? Je ne sais pas encore, je sais qu’il fallait que j’y réfléchisse sérieusement. Mais pour le moment, ça n’était pas l’heure.

Je me dépêchais, arpentant un couloir pour assister à la dernière heure de cours de la journée : Sortilèges, lorsque j’entendis quelqu’un m’alpaguer. Je me retourne et c’est avec un grand sourire franc que j’ai accueillis Riley droit dans mes bras. Bon sang que c’était bon de la revoir. Elle m’avait terriblement manquée. Lorsque j’avais reçu sa carte, j’en avais été plus que ravie. Riley avait été LA bonne surprise de mon année scolaire. Je crois que ni elle, ni moi n’oublieront cette soirée dans la forêt interdite où j’avais eu cette prétention de la juger parce qu’elle était une Serpentard. Encore aujourd’hui, je me dis que j’ai été une vraie crétine… Disons que j’étais pas dans la meilleure passe qui soit, mais ça n’excusait pas tout. Bref, quoi qu’il en soit, nous avions finit par sympathiser… Bon en même temps, aucunes raisons à ce que nous nous tirions les cheveux lorsqu’une Acromentule venait à vous poursuivre pour faire de vous son petit encas nocturne ! Quoi qu’il en soit, tout c’était fait naturellement entre nous, confidence, rire, blague vaseuse. Bref, deux bonnes copines qui ne cherchent aucunes complications. C’était un point commun que nous avions, je pense. Enfin bref, jusqu’ici tout ce passait très bien et j’espérais à ce que nous continuons sur cette voie.


« Tu m'as manqué. T'as reçu ma carte ? Fais-moi penser la prochaine fois à te convaincre de prendre un portable et surtout à te donner mon numéro.
- Toi aussi Riley ! Oui, je l’ai bien reçu et merci d’ailleurs, ça m’a fait vraiment fait plaisir.
- J'ai un max de trucs à te raconter, on se retrouve après les cours ?
- Okay ça marche ! Je te rejoints ici »

Je prends sa main dans la mienne, un grand sourire aux lèvres. Voilà qui redonne du peps’ ! Je ne lui ai pas dit que pour le portable… J’en avais déjà un. Je me rend compte qu’avec Riley il y a un tas de détail que nous avons passé à la trappe, comme deux imbéciles.
Je la regarde partir avant de me diriger de mon côté vers mon cours qui, d’ailleurs, se passa à une vitesse vertigineuse, sans anicroche. Il faut dire que la majorité des cerveaux ici présent étaient loin d’ici. Le mien se trouvait entre ma baguette et le sort que je devais appliqué, et la plage où j’avais réussi avec l’aide de ma tante de faire prendre l’eau à mon frère qui en avait été ébahis de bonheur. Quel grand dadet avec ses blagues vaseuses… A croire que c’était de famille. Je lui écrirais un courrier ce soir, pour lui dire que tout va bien et surtout qu’ils me manquent, lui et papa. J’avais déjà prévue de les rejoindre pour Noël où nous allions passé quelques jours dans un chalet, en montagne. Et voilà, adieu Kezabel qui est déjà partie sur les pistes de Skis. Et oh, reviens là. Tu vas pas commencer à vaguer je ne sais où, t’as des cours à suivre. C’est ta dernière année, alors hors de question de la foirée.  Je me concentre réellement cette fois, m’appliquant du mieux que je pouvais à exercer le sortilège demandé qui, je l’avoue, n’étais pas très concluant… Ca n’était que le début. Je ne me faisais pas trop de soucis, quand je m’y mets réellement je peux très bien m’en sortir.

Fin des cours. Première journée évincée ! J’empoigne mon sac et déboutonne un peu ma chemise, nous étions peut-être en Septembre mais la chaleur d’été était encore présente. Comme convenue, je suis montée à l’étage pour rejoindre Riley devant la classe d’Etudes des non-magiciens où les derniers élèves en sortaient. Je pouvais la voir d’ici entrain de ranger quelques affaires… A croire qu’elle prenait son temps pour être la dernière à sortir ? Peut-être avait-elle quelque chose à dire au nouveau prof. De ce que j’avais entendu c’était un sacré beau gosse et surtout, un gros charmeur. Nous voilà bien avec un mec comme lui… Ca nous changera de l’autre cinglé qui occupait le poste précédemment. J’espère juste que ses méthodes… divergent. Si Rivers l’a choisit, c’est qu’il doit être réglo. Je faisais confiance au Directeur, même si je ne le connaissais pas plus que ça, mais je me dis qu’avec les deux dernières années  que nous avons vécue, il avait du faire un sacré ménage parmi l’équipe pédagogique. Et puis que Mister Etude des Moldus soit beau gosse ou non, ça m’importait peu. Tout ce que je souhaitais c’était qu’il fasse son cours de manière … humaine. Et à en voir certains visages sortant de cette salle, il avait l’air sur la bonne voie.

Je m’appuya sur le mur à côté de la porte et déposa mon sac au sol, attendant patiemment Riley. Instinctivement je portai ma main à mon pendentif que je fis jouer entre mes doigts. C’était sûrement stupide mais il m’apportait réconfort, comme si ma mère n’était pas loin de moi. Son prénom y était gravé de manière gracieuse, en italique… Tout à son image. Cinq minutes s’écoulent, puis dix… Je sais pas ce qu’elle fait avec ce prof… mais la question mérite d’être posée je pense ! A moins qu’elle ne le connaisse ? C’était pas impossible… Le monde est sacrément petit. Je sors un bouquin de mon sac. Un auteur moldu que j’avais découvert cet été grâce à Adam. Maxime Chattam… Et je dois dire que question goût littéraire, il faisait de très bon choix. J’avais dévoré en deux semaines un de ses trilogies, pour en entamer une nouvelle, ce jour. Bon, il ne traitait pas des sujets des plus joyeux, mais il faut dire que cette histoire de Profiler était quelque peu captivante… tellement captivante que je ne l’entendis pas arrivée entre deux dialogues entre Joshua et Juliette…

La porte claque et je sursaute, faisant tomber maladroite mon livre et essayant de le rattraper comme une demeurée pour le laisser choir sur le sol… Main sur le cœur, je retiens un fou rire, le myocarde battant la chamade :

« Bordel, tu m’as foutu une peur bleue.  J’étais tellement captivée que j’aurai pu croire que c’était ce fou psychopathe venant me séquestrer ! »

Je ramasse le livre avant de le désigner et de le ranger dans mon sac. Je reporte mon attention sur Riley qui était à la fois… penaude et surexcité. N’importe qui aurait pu voir au fond de ses prunelles qu’elle venait de découvrir quelque chose qui la faisait doucement rire autant que cela la perturbait. Et lorsque je vois ce grand sourire sur ses lèvres, les miennes s’étirèrent à leur tour. Entre femmes on se comprend… D’ailleurs, en parlant de femme, je trouvais Riley comme… « Métamorphosée ». Bon, je parle pas non plus d’un changement radicale ! Mais son regard laissait voir une maturité gagnée, voir une assurance féminine. Je sais pas, elle rayonnait et c’était sûrement due aux vacances passées, mais j’avais cette sensation qu’un quelque chose de nouveau était né en elle, au creux de son cœur de jeune femme. Quoi qu’il en soit, elle respirait la tranquillité et la paix et sa présence me fit un bien fou. C’était un plaisir à chaque fois que de passer du temps avec elle.

« Oh toi… t’as quelque chose à me raconter ! »

Je vous dis, ce regard ne trompe pas ! J’enfourche mon sac sur l’épaule avant de lui attraper la main pour traverser le couloir et s’isoler de cette salle de cours où je mettrais ma main au feu que tout c’était joué là dedans. Mais quoi ? Je n’en ai pas la moindre idée !
Je me tourne vers elle, un grand sourire aux lèvres :

« Alors, dis moi tout ! Tes vacances se sont bien passées ? J’suis vraiment contente de te revoir, je suis sûre qu’on a un tas de chose à se dire. »

Surtout toi ! Non en faite, je mens. Moi aussi j’ai un tas de choses à te dire, mais je pense que ça sera beaucoup moins joyeux que ce que tu as à me confier… Si bien sur, je dois te raconter le bonheur de retrouver mon frère et mon père, de te raconter les milles et unes bêtises de mon cadet et j’en passe. Mais je dois aussi te parler de ce point noir que j’ai tant de fois voulu te confier sans pour autant y parvenir. BREF, nous verrons ça plus tard ! Nous avons tout le temps devant nous ! L’important c’était de savoir d’où provenait cet amusement que je pouvais voir s’inscrire dans chaque trait qui formait ce sourire satisfait. Et puis bon sang, c’était agréable pouvoir discuter entre copine !
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MessageSujet: Re: Fireflies ~ Riley    Jeu 17 Oct 2013 - 17:11

Lundi 1er Septembre 2014 – fin d'après midi
Fireflies



Kezabel & Riley

Le moins que l'on puisse dire c'est que la vie est pleine de surprise. Qu'elles étaient les probabilités pour que nous routes se croisent à nouveau et surtout ici ? A mon avis pas très élevées mais pourtant … Tadam ! Il est là, je suis là, et voilà. Y a pas grand chose à dire de plus, peut être que je ne réalise pas encore trop mais je ne peux pas m'empêcher de penser que de toute façon ça ne changera pas grand chose à ma vie ni à la sienne. J'ignore totalement comment va évoluer notre relation à l'intérieur du château ni même si elle va le faire en réalité. Nous deux cet été c'était sympa mais la vie, la vraie, elle recommence et je ne sais pas vraiment si on a notre place parmi elle. On verra bien, je crois qu'on va se contenter de faire comme ce qu'on a toujours fait – et c'est plutôt étrange de dire les choses comme ça quand on sait le peu de temps qu'on a passé ensemble finalement – vivre et laisser vivre, prendre les choses comme elles viennent, ne pas se poser de questions, etc …

Je ne crois pas qu'il s'inquiète réellement de ça mais il est plutôt évident que je ne vais pas lui sauter au cou et être trop familière avec lui. En présence d'autres personnes je garderai mes distances, et personne n'a besoin de savoir ce qu'on a vécu ensemble il y a … tout juste une dizaine de jours en fait mais peu importe. Ça ne regarde que nous deux. Rah … je dois bien l'admettre, c'est un peu bizarre quand même, mais peu importe, j'ai donné rencard à Keza et … ah, ben la voilà. Ben, jette pas ton livre enfin !

« Bordel, tu m’as foutu une peur bleue.  J’étais tellement captivée que j’aurai pu croire que c’était ce fou psychopathe venant me séquestrer ! »
« Qui te dit que c'est pas la cas ? »

Je bouge mes sourcils de manière frénétiques accompagnant ce mouvement d'un rictus pervers comme si j'étais moi même ce psychopathe en question et tend les bras tel un zombie en poussant une sorte de … bruit désagréable pour illustre tout ça avant de finalement reprendre mon sérieux. Chose que je n'aurai peut être pas du faire … Elle m'observe, de la tête au pied, et sans trop savoir pourquoi j'ai l'impression d'avoir quelque chose d'écrit en gros sur le front. Dans son regard c'est comme si elle avait compris quelque chose instinctivement.

« Oh toi… t’as quelque chose à me raconter ! »

Bingo ! Les femmes ont un sixième sens pour ça et c'est qu'elle commence de toute façon à bien me connaître. Qu'est ce qui a fait qu'elle a senti qu'un truc « clochait » ? Peut être que je garde un truc dans le regard, peut être que je ne peux pas m'empêcher de garder un semblant de sourire, peut être que j'ai l'air pensive, j'en sais trop rien mais une chose est sure, si je dois en parler à quelqu'un ça sera à elle et ça tombe bien parce que cette fin d'après midi nous appartient. Les devoirs … ça attendra ou dans le « pire » des cas on les fera ensemble mais de toute façon c'est assez light pour l'instant. Premier jour oblige.

« Hum … ça s'pourrait bien effectivement. »

C'est donc avec un air mystérieux que je lui ai répondu, affichant deux secondes plus tard un large sourire et cette manie de danser d'un pied sur l'autre comme une gamine hystérique. J'ai l'impression d'avoir 15 ans, mais en soi c'était seulement il y a 4 ans hein … Mouais, bon.

« Wow ! »

La voilà qui m'attrape la main et m'entraine un peu plus loin. Je crois qu'on est bien parties pour une discussion entre filles et ça tombe très bien ! Je suis d'autant plus heureuse d'avoir fait la connaissance de cette fille parce qu'avec elle et grâce à elle je retrouve cette sensation de pouvoir partager quelque chose avec quelqu'un, et surtout avec une amie. Avant j'avais Elwynn mais la vie suit son cours et parfois les chemins se séparent. J'ai des copines, certes, mais je sens qu'avec Kezabel il y a quelque chose. Je ne saurais pas vraiment le décrire mais cette fille me comprend, de plus elle a toute ma confiance. J'en sais rien, c'est comme ça, c'est naturel. Le lien s'est installé et renforcé au fil des semaines et même après un mois sans se voir, c'est comme si on s'était quitté la veille. Rien n'a changé. Au fond, avant de partir, ça ne faisait que peu de temps qu'on s'était officiellement rencontré et dans des circonstances étranges, mais le feeling est là ou ne l'est pas, et avec Kezabel il l'a été très rapidement. Je ne peux pas dire instantanément, et le contexte a sans doute beaucoup joué dans l'évolution de notre relation mais si le courant passe si bien entre nous c'est qu'il y a une raison. Nous sommes compatibles. Et la voilà qui juge sans doute que nous sommes assez loin et suffisamment tranquille, la voilà qui se retourne vers moi avec un grand sourire sur le visage.

« Alors, dis moi tout ! Tes vacances se sont bien passées ? J’suis vraiment contente de te revoir, je suis sûre qu’on a un tas de chose à se dire. »
« Oh ça oui, j'en doute pas une seconde. »

Et je me marre, comme une écervelée presque. Je retombe droit dans l'adolescence alors que je jouais les femmes fatales il n'y a pas si longtemps. Et bien vous savez quoi ? Ça fait un bien pas possible de n'être qu'une fille parmi tant d'autre, totalement hystéro à l'idée de raconter ses petites histoires à son amie. Alors je m'assoie sur un petit muret, sous les arcades, et l'invite à en faire de même. N'ayant plus la patience de faire durer le suspens plus longtemps je me lance.

« Les vacances c'était le pied, ça fait tellement de bien de sortir d'ici et de revoir tout le monde. Je crois que rien n'aurait pu me rendre plus heureuse que de me retrouver dans les bras de mon père. Et puis, ça peut peut être paraître étrange mais j'ai eu l'impression d'être partie la veille, comme si … comme si tout ce qui s'est passé ces deux dernières années n'avait jamais existé. »

C'est toujours un peu délicat d'aborder ce sujet, la captivité, tout ce que ça peut remuer en nous, mais en parler avec quelqu'un qui l'a vécu aussi c'est autre chose. Cependant je n'ai aucunement l'intention de m'appesantir sur le sujet, on n'est clairement pas là pour parler de ça.

« Lukas était avec moi, il a passé toutes les vacances chez mon père et c'était plutôt cool. Sinon, j'ai vadrouillé entre sa maison et celle de ma mère et la dernière semaine on a été camper : Elle, son Jules, Charleen et moi. C'était un peu étrange mais sympa. C'est pas encore trop ça avec la frangine mais je fais des efforts. Idem avec ma mère. »

J'ai raconté à la Poufsouffle l'histoire du divorce que j'ai mal digéré, l'éloignement de mon père instauré par ma mère et qui m'a beaucoup fait souffrir, ma relation un peu tendue avec Charleen et son père. Pas en profondeur mais disons qu'elle connait les bases mais là encore on n'est pas là pour parler de ça.

« Et sinon … j'ai vécu un truc un peu spécial cet été, et totalement indépendant de tout le reste. Tout ça grâce ou à cause de toi parce que c'est en flânant pour trouver la carte postale la plus jolie possible pour te l'envoyer que j'ai fait la connaissance d'un phénomène plutôt hors normes. »

Oui, oui, je parle bien de toi Dim !

« Bon, ok, j'arrête de tourner autour du pot. En fait le jour où je me suis mise en quête de la fameuse carte postale, j'étais tellement dans la lune ou simplement concentrée dans mes recherches que j'ai percuté quelqu'un. Un homme, un garçon, un mâle, pour être plus exacte, et tu me connais je fais rarement les choses à moitié. A ce moment là je mangeais une glace et … elle a fini sur son T-shirt. Mais bien comme il faut, il en avait partout ! Et moi j'étais morte de rire naturellement. »

D'ailleurs en y repensant, en revisualisant la scène dans ma tête, je ne peux pas m'empêcher de me marrer à nouveau.

« Et là je sais pas ce qu'il m'a pris, j'ai fait la chose la plus inconsciente de ma vie, et j'ai suivi un inconnu. Je sais, c'est n'importe quoi. »

Quand j'y repense … C'est vrai que c'était totalement stupide et j'ai eu de la chance de tomber sur lui je crois. Ça aurait pu être n'importe quel malade, ou même un Supérieur, et quand bien même j'y ai pensé à aucun moment je n'ai réellement pensé à faire demi-tour. Jeu dangereux dans lequel j'ai plongé tête baissée. Je ne regrette pas mais je me dis qu'à y réfléchir, je ne recommencerai sans doute pas deux fois. C'était vraiment pas raisonnable.

« Je sais pas vraiment ce qu'il s'est passé mais y a eu une sorte de feeling immédiat entre nous et on s'est mis à plaisanter tout de suite. Il m'a dit que pour me faire pardonner je devais lui payer un verre et … voilà. On est resté des heures à discuter, de tout, de rien, puis on s'est revu quelques jours plus tard. Je lui ai fait visiter le coin, on a été au ciné, au resto, même au zoo ! Et ce qui est bizarre c'est que c'était simple tu vois, pas vraiment ambiguë, juste deux potes qui ont l'impression de se connaître depuis un bail et qui délirent bien ensemble. »

Oui, au départ … Et tu dois bien capter à la façon dont je me mords la lèvre de manière un peu gênée que l'histoire ne s'arrête pas là et surtout quelle direction elle a pris.

« Jusqu'au jour où je l'ai suivi jusque dans sa chambre d'hôtel ... »

:gla:

« Me frappe pas ! Je sais que c'était complètement débile mais ... »

Mais … voilà. Ce qui est fait est fait de toute façon.

« Enfin bref, on a juste regardé un film, et puis j'sais pas, ça a fini en bataille de polochon. On se marrait comme deux gamins et là j'ai pas compris. Lui non plus je crois. On s'est regardé droit dans les yeux et on a commencé à s'embrasser. Une chose en entrainant une autre on a fini sous les draps et … voilà. Ç'a été comme ça jusqu'à ce que nos chemin se séparent. C'était … improbable. J'ai pas vraiment de mots pour décrire ça. J'te passe les détails mais j'avais jamais rien vécu de comparable. Je pense qu'on peut appeler ça une expérience. »

Oui, peut être même une leçon de vie mais je trouve les mots un peu fort.

« On s'était dit pas de promesses, tu vois. Pas d'attache, pas de sentiment, c'était juste comme ça. On a passé de bons moments mais on savait très bien tous les deux que ça serait éphémère même si je dois bien le dire, on était plutôt compatibles. Enfin en tout cas dans ma tête ça a toujours été très clair et je m'en suis tenu au deal, lui aussi, donc tout va bien dans le meilleur des mondes. On s'est protégés bien sur ! Et puis donc on s'est dit adieu. De manière brève, quand même, pour éviter la larmichette au coin de l'œil, tu vois le genre. Personnellement j'ai jamais été une grande fan des au revoir. Donc voilà, une belle aventure sans lendemain. Un gars que je ne reverrai jamais. »

En théorie. Moment de silence. Suspens.

« Jusqu'à ce que je me rende compte tout à l'heure qu'il est à l'école ... »

Mais devine ce qui est le plus drôle dans tout ça ?

« Et que c'est un Prof, accessoirement. »

Oops.
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MessageSujet: Re: Fireflies ~ Riley    Mer 23 Oct 2013 - 14:13

Les copines se retrouvent et ont un tas de choses à se dire ! J’pensais pas que te revoir me ferait autant plaisir. Et pour info, faire le zombie te va bien, j’suis même sûr qu’on pourrait refaire un remake d’un de ces films qu’ils n’arrêtent pas de nous sortir chaque années, du vue et du revue mais qu’on va quand même voir au ciné, parce qu’on a pas besoin de réfléchir en regardant ce genre de truc. Ouais, on serait là dans ce couloir, les bras tendu devant à pousser des râles gazouilleur, aspirant à dévorer deux ou trois élèves. J’prends les cuisses et j’te laisse le ventre !

Revoir Riley me donnait une joie au cœur vivant et sincère, je ne saurais expliquer pourquoi nous nous entendions si bien en vue de notre première rencontre. Mais c’était comme ça, point et de toute manière, j’ai pas envie de chercher à savoir. Elle était là, j’avais quelqu’un sur qui compter pour parler ou même tout simplement pour redevenir petite gamine hystérique, ou même pour raconter des conneries. Et ça, c’était important de pouvoir partager des moments autres que du sérieux. Lorsque nous sommes assez loin et tranquille, je l’assaille de questions, piétinant sur place, les mains jointes :

« Alors, dis moi tout ! Tes vacances se sont bien passées ? J’suis vraiment contente de te revoir, je suis sûre qu’on a un tas de chose à se dire. »
« Oh ça oui, j'en doute pas une seconde. »

Allez crapule ! Fais pas durer le suspense ! J’ai l’air d’une ado pré pubère ? J’m’en fou, au contraire il était juste plaisant de pouvoir se laisser aller quelques secondes ou quelques minutes, à ne pas se dire que l’on sera ridicule ou que l’on risque d’être jugé. Non, elle et moi c’était du naturel à 100%. Comme les produits bios ! Nous sommes bonnes pour la santé ! Elle se marre et moi avec. Un flot d’adrénaline du bienêtre s’écoule le long de mes veines et je m’en abreuve avec avidité. Cette légèreté est tout simplement vivifiante et même si ceux qui passe nous prennent pour des hystériques devant son groupes de Boy’z Band préféré et bien tant pis. On s’en fiche complètement. J’voulais juste oublier un instant ce rôle responsable que je devais endosser, pour mon père et aussi pour Adam. J’voulais juste être une femme avec son amie, qui discute de truc qui peuvent paraitre débile et insignifiant aux yeux des autres, mais qui sont important pour nous. Je sais, c’est peut-être égoïste… mais j’en avais besoin. Et puis, avec Riley tout était simplifié, j’avais pas à jouer un double rôle. Je pouvais juste être moi sans risquer quoi que ce soit. Pas que je faisais semblant avec les autres hein ! Mais parfois, nous avons tendance à nous brider ne serait-ce qu’un peu. Ici, je laissais libre cours à tout, sans retenue.

Elle m’invite à m’assoir à côté d’elle, chose que j’exécute en laissant mon sac à mes pieds et en balançant mes jambes dans le faible vide qui me séparait du sol :

« Les vacances c'était le pied, ça fait tellement de bien de sortir d'ici et de revoir tout le monde. Je crois que rien n'aurait pu me rendre plus heureuse que de me retrouver dans les bras de mon père. Et puis, ça peut peut-être paraitre étrange mais j'ai eu l'impression d'être partie la veille, comme si … comme si tout ce qui s'est passé ces deux dernières années n'avait jamais existé. »

Tâche noire du tableau. Ni elle, ni moi n’avions envie de nous souvenir de l’horreur vécue ses deux dernières années, en tout cas, pas maintenant.

« Lukas était avec moi, il a passé toutes les vacances chez mon père et c'était plutôt cool. Sinon, j'ai vadrouillé entre sa maison et celle de ma mère et la dernière semaine on a été camper : Elle, son Jules, Charleen et moi. C'était un peu étrange mais sympa. C'est pas encore trop ça avec la frangine mais je fais des efforts. Idem avec ma mère. »

Ah ! Déjà c’était une bonne chose d’entendre qu’ils avaient passés, Lukas et elle, les vacances ensemble ! Car si mes souvenirs sont bons, il y avait apparemment quelque chose de différent entre eux, comme une fracture. Je l’écoute, la fixant de mes yeux noisette, lui offrant toute mon attention. Elle m’avait également parlé de ce divorce mais aussi de la souffrance qu’elle en avait ressentie. Je pouvais un tant soit peu comprendre que d’être obligé de jongler entre son père et sa mère n’était pas évident. Et puis, elle était tellement proche de son père qu’elle avait réellement mal vécu cet éloignement forcé. Il était bon d’entendre qu’à ce jour, les choses étaient plus claires et détendus. Nous avions chacune nos douleurs et même si elle n’y avait pas été dans les détails, il suffisait parfois d’un rictus pour comprendre l’ampleur de la souffrance. Et puis, je n’avais pas voulu insister. C’était aussi un détail entre elle et moi que j’appréciais : Si elle avait envie de m’en parler, elle le ferait quand elle sera prête. Et puis elle savait que je serais là pour l’écouter.

« Bon jusqu’ici, tout va bien ! C’est cool si toi et Lukas avez pu vous retrouver durant ces vacances et j’suis contente de voir qu’avec ta mère ça se passe mieux. C’est important au fond, une meilleure entente. »

Comme c’est important d’avoir sa mère auprès de soi. Occulte.

« Et sinon … j'ai vécu un truc un peu spécial cet été, et totalement indépendant de tout le reste. Tout ça grâce ou à cause de toi parce que c'est en flânant pour trouver la carte postale la plus jolie possible pour te l'envoyer que j'ai fait la connaissance d'un phénomène plutôt hors normes. »

Et c’est là, que nous passons à l’étape numéro 2 : La raison pour laquelle tu m’affiche ce sourire béat depuis tout à l’heure. Sourire béat que j’affiche aussi comme une déluré parce que je sens le truc arrivé. Regardez-moi comment elle est trop mignonne ! Je l’imagine d’ici, les sourcils froncés, entrain de chercher une carte à la hauteur de ses espoirs. Adorable.

« Vu le sourire béat et les yeux pétillants que tu m’affiche depuis tout à l’heure… je dirais plutôt « grâce » à moi ! »

Et je m’évente de la main, comme si j’avais une importance hautement placée, prenant un air de pimbêche avant d’éclater de rire. Pas une pour rattraper l’autre !

« Allez accouche Riley! »

Petit coup de coude dans les bras. Roooh me fait pas mariner comme ça c’est pas cool ! Je balance mes jambes un peu plus vite, sautillant sur mon derrière, toujours assise sur le muret. Sa propre excitation est communicative et je sens un millions de fourmis galoper partout dans mes membres, ne pouvant m’empêcher de sourire aussi niaisement qu’elle. Allez dis-moi c’est quoi ou qui ! Un extraterrestre ? Un chat volant ? Un homme à deux têtes ? Quelle imagination Keza, peut-être devrais-tu écrire des contes pour enfants…

« Bon, ok, j'arrête de tourner autour du pot. En fait le jour où je me suis mise en quête de la fameuse carte postale, j'étais tellement dans la lune ou simplement concentrée dans mes recherches que j'ai percuté quelqu'un. Un homme, un garçon, un mâle, pour être plus exacte, et tu me connais je fais rarement les choses à moitié. A ce moment-là je mangeais une glace et … elle a fini sur son T-shirt. Mais bien comme il faut, il en avait partout ! Et moi j'étais morte de rire naturellement. »

Et j’éclate de rire avec elle parce que je l’imaginais sans peine le regarder avec un air « Ooops, bavure » et de se foutre littéralement de lui. Pas méchamment hein, mais parce que Riley avait le rire facile, chose tout à fait agréable. Encore heureux que ça n’a pas terminé dans son caleçon, j’suis pas tellement sure que tu aurais à ce point rigoler :gla:

« Et là je sais pas ce qu'il m'a pris, j'ai fait la chose la plus inconsciente de ma vie, et j'ai suivi un inconnu. Je sais, c'est n'importe quoi. Je sais pas vraiment ce qu'il s'est passé mais y a eu une sorte de feeling immédiat entre nous et on s'est mis à plaisanter tout de suite. Il m'a dit que pour me faire pardonner je devais lui payer un verre et … voilà. On est resté des heures à discuter, de tout, de rien, puis on s'est revu quelques jours plus tard. Je lui ai fait visiter le coin, on a été au ciné, au resto, même au zoo ! Et ce qui est bizarre c'est que c'était simple tu vois, pas vraiment ambigüe, juste deux potes qui ont l'impression de se connaitre depuis un bail et qui délirent bien ensemble. »

Wow … mes yeux deviennent ronds comme des billes. Riley Jenkins a suivit un inconnu comme ca dans la rue … W.T.F ! Bon, force était de constater que ce mec n’avait rien de dangereux puisqu’elle était encore là, entière et bien vivante ! J’me dis qu’il a vraiment fallut qu’un sacré truc ce passe entre eux pour qu’elle accepte de le suivre ! Mais après tout, il fallait bien que jeunesse se fasse ! Non vraiment… Riley bordel ! J’ai à la fois envie de rire et de lui gronder dessus en disant que ça n’était pas bien … Mais j’ai pas envie. Cette fille a vécu un truc qui lui a visiblement plut et elle en a profité à fond. Pouvons-nous vraiment lui reprocher ça après tout ce que nous avions vécu ici ? Non, je ne pense pas. Bien au contraire.

« Jusqu'au jour où je l'ai suivi jusque dans sa chambre d'hôtel ...
- HEIN ?! Nooooooon !
- Me frappe pas ! Je sais que c'était complètement débile mais ...
- Mais t'es complèèètement dingue ! »

Merde alors.

Et… Ouais, merde alors.

Et ce qui s’échappe de mes lèvres n’est pas une engueulade, mais bien un éclat de rire pur et simple. Profond et sincère. Elle était en tout point surprenant et c’est ce que j’aimais chez elle. Limite, on pourrait faire une pub avec nous : Vous voulez une vie différente et mouvementée ? Avec Riley et Kezabel, finit la monotonie ! Bonjour la vie !

Reviens sur terre. Elle l’a suivit dans sa chambre d’hôtel… J’ai plus dix ans, j’ai très vite compris le schéma. Et je rigole de plus belle et il résonnait comme un rire d’enthousiasme et d’excitation de vraies gamines qui se racontent leurs amourettes. Putain, ça fait du bien. J’me sens légère comme un pétale de rose. Un sourire énorme sur les lèvres, j’attends la suite avec avidité… Quoi ? Non roh ça va je ne fais pas la maquerelle. Riley est… Elle est mon amie. Et c’est peut-être stupide, mais partager tout ça avec elle faisait un bien fou et resserrait les liens. J’aime ce naturel. Nous savons nos limites, nous savons parler de choses sérieuses, mais de se laisser aller ne faisait pas de mal.

« Enfin bref, on a juste regardé un film, et puis j'sais pas, ça a fini en bataille de polochon.
-Hinhin… Et c’était vous deux les polochons ? »

Mon sourire ressemblait à celui-ci oui :gla:

« On se marrait comme deux gamins et là j'ai pas compris. Lui non plus je crois. On s'est regardé droit dans les yeux et on a commencé à s'embrasser… »

Direct, je descends du muret pour me mettre en face d’elle, mes mains sur ses genoux, sautillant d’un pied sur l’autre avec une tête d’une « Dimoipaksèpavrè ! ». La vaaache ! Allez, balance le morceau, j’peux le voir dans ton regard toute la bestialité que vous avez dégagé tous les deux. HAHA ! Sacré Riley !

« Une chose en entrainant une autre on a fini sous les draps et … voilà. Ça été comme ça jusqu'à ce que nos chemin se séparent. C'était … improbable. J'ai pas vraiment de mots pour décrire ça. J'te passe les détails mais j'avais jamais rien vécu de comparable. Je pense qu'on peut appeler ça une expérience. »

BINGO.
Et je reste béate devant son histoire. C’était bête mais elle avait quelque chose de magique, deux inconnus se rencontrent et BIM, c’est le choc des âmes. Je trouve ça complètement incroyable et son histoire était digne d’un film à l’eau de rose mais en mieux. Un regard, un sourire et c’est le « coup de foudre ». Ou presque ?

« On s'était dit pas de promesses, tu vois. Pas d'attache, pas de sentiment, c'était juste comme ça. On a passé de bons moments mais on savait très bien tous les deux que ça serait éphémère même si je dois bien le dire, on était plutôt compatibles. Enfin en tout cas dans ma tête ça a toujours été très clair et je m'en suis tenu au deal, lui aussi, donc tout va bien dans le meilleur des mondes. On s'est protégés bien sur ! Et puis donc on s'est dit adieu. De manière brève, quand même, pour éviter la larmichette au coin de l'œil, tu vois le genre. Personnellement j'ai jamais été une grande fan des au revoir. Donc voilà, une belle aventure sans lendemain. Un gars que je ne reverrai jamais. »

Toujours mes mains posées sur ses genoux, je continue de la regarder avec un sourire aux lèvres. C’était juste… trop mignon. Un peu de bonheur dans ce monde de brute ne faisait pas de mal. Je sais qu’avec du recul, ce soir en me couchant, je vais me dire qu’elle a prit un risque énorme à faire ça. Après tout elle ne le connaissait que depuis peu et en plus de manière complètement aléatoire… Mais comment voulez-vous la réprimander lorsque vous voyez cette petite étincelle au fond de son regard ? Et puis après tout, ca n’était visiblement pas que pour profiter d’elle, bien au contraire et de la voir ainsi aussi apaisée était plaisant à voir. Mais on dirait que tu n’as pas finit les confidences … Je vois ce petit sourire en coin qui laisse présager un dernier aveu.

« Jusqu'à ce que je me rende compte tout à l'heure qu'il est à l'école ... »

Je recul d’un pas prête à lui demander qui c’était et dans quelle classe il était, jusqu’à ce que…

« Et que c'est un Prof, accessoirement. »



Votre interlocuteur est actuellement décédé, merci de repasser ultérieurement.

Plus sérieusement ? Je reste un instant sans rien dire, les mains écartées devant moi, la bouche entrouverte. Mince alors… Wow. Attends.

« T’es entrain de me dire que tu as rencontrée un mec par hasard, dans les rues de Glasgow. Que tu as partagés des moments avec et que tu as… ravagé une paire de draps – ou plusieurs, peu importe !- avec ce type qui se révèle être prof ici ? »

Le chemin se fait dans ma tête mais surtout, l’ampleur de la situation. Le pire c’est même pas le fait qu’elle ait couché avec un prof qui me sidère le plus… Mais plutôt l’histoire, la situation. Non mais combien de chance avait-elle de rencontrer un mec tout à fait par hasard pour qu’il se révèle être ici cette année en tant que prof ?

« Oh mon dieu..… » Et j’éclate de rire.

Pourquoi ? Parce que là tout de suite la première chose à laquelle je pense c’est LEURS TETES lorsqu’ils ont dû se revoir dans cette salle de classe. Je me passe une main dans les cheveux, complètement morte de rire.

« J’aurais TELLEMENT voulu être là pour voir votre tête à TOUS LES DEUX ! Ca a dû être sacrément comique bon sang ! »

Et je l’entraine dans mon fou rire. Parce qu’après tout, qu’est-ce que ça peut faire qu’elle ait couchée avec ? Pendant les vacances, il n’était plus prof et puis elle n’était pas censée le savoir non ? BON OKAY, ça reste un truc complètement fou en soi !

« J’en reviens pas bon sang, c’est complètement dingue ! Combien de chance tu avais pour qu’il se retrouve ici, sérieusement ? »

Une sur un million probablement ! Et j’ai une dizaine de question qui me vient en tête. J’avoue que je m’attendais à presque tout, sauf à ça. Et puis là, autant dire que le monde était vraiment petit. La situation était absolument comique et épique. Raison de plus pour ne pas oublier cette rencontre et puis, à te voir, elle t’avait été bénéfique sur tous les plans et ça, c’était agréable. Avec les deux années que nous venions de vivre, un petit coup de pulsion ne faisait pas de mal. Et puis elle n’était pas non plus complètement inconsciente et je reste certaine que si elle n’avait pas sentie un truc particulier avec lui, elle n’aurait jamais sautée le pas, même si en général ce sont les plus dingues qui se cachent le plus derrière le masque du type cool. Je reviens m’assoir près d’elle, toujours ce même sourire aux lèvres.

« J’suis soufflée… Et du coup ? Ca a donné quoi quand vous vous êtes revus tout à l’heure ? Vous comptez faire quoi ?»

Je ris de nouveau, j’aurai aimé être un animagus et devenir une petite sourie rien que pour vous voir tiens !

« Il a l'air cool comme mec ! D'ailleurs, j’me posais une question… En toute franchise, ça avait l’air de vachement bien collé entre vous, un truc hyper simple et sans prise de tête. Comme tu dis, il y avait une certaine compatibilité … Ça ne vous a pas traversé l’esprit d’essayer un quelque chose ?»

Je sais que je suis de nature franche et cash, mais je sais aussi qu’avec Riley je pouvais parler de tout et de rire, comme à une vraie amie. Deux bonnes copines qui se racontent leurs vies, des âneries, des anecdotes, allongées sur les canapés de la salle commune de Serpentard ou de Pouffsouffle, mangeant quelques chocolats… Ca, c’était bien nous. Une aisance qui nous faisait un bien fou quand nous avions dû parfois jouer un double jeu pour complaire à certains.


« Je trouve ça tellement fou… C’est comme si il y avait un truc qui vous liait pour que vous vous retrouviez par un pur hasard ici ! Quoi qu’il en soit, c’est juste énorme comme situation et pour être franche, tu es rayonnante depuis que tu es rentrée des vacances, même si je me doute que ça ne soit pas QUE grâce à lui. »

Je lui offre un nouveau sourire. J’étais sincère, elle respirait le bien être. Une nouvelle aisance, une nouvelle liberté. Et je ne serais pas surprise que ce soit le cas pour beaucoup d’entre nous, même si la douleur était encore palpable. Quoi qu’il en soit, je ne m’étais pas sentie aussi bien depuis longtemps, sans compter la période où j’ai retrouvé ma famille. On discutait avec un tel naturel, une telle simplicité … Non vraiment, j’étais contente de l’avoir trouvée par un pur hasard de circonstances. Un peu comme elle et ce prof là. En plus, de ce que j’ai entendu dire… il était plutôt beau gosse :ga:

Même si ça paraissait un peu glauque comme ça, j’étais contente d’avoir eu cette punition… Bon, j’aurais préféré la connaitre en d’autres circonstances mais peut-être que notre lien ne serait pas pareil. Peut-être que nous n’aurions pas eu cette même complicité facile. Quoi qu’il en soit, nous étions là, elle et moi, à parler de la vie, tout simplement. Et je crois que nos regards parlaient pour nous… Nous nous sentions enfin « nous même ».
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MessageSujet: Re: Fireflies ~ Riley    Mer 30 Oct 2013 - 9:18

We don't have to worry bout nothing,
Cause we got the fire, and we're burning one hell of a something.
They gonna see us from outer space,
Light it up, like we're the stars of the human race.

Juste … Le bonheur d'être en la présence d'une personne à qui on tient énormément. Le bonheur de retrouver des marques qu'on avait cru oublier, perdues pour toujours dans les limbes du néant. Le bonheur d'avoir pu laisser sortir tout un tas de chose en présence d'une personne inattendue. Ça fait du bien, d'être là, avec eux. Avec eux et sans les autres, sans ces monstres qui ont brisé trop de jeunes vies. Être là et ne pas penser à ça, se concentrer et se consacrer à l'instant présent. Et l'instant présent c'est elle et moi, ici, et maintenant. Kezabel et Riley contre le monde ! Indestructibles ! Et ce pauvre monde, il n'a rien fait. Il n'empêche qu'on est là, comme deux gamines hystériques, à se raconter nos vacances et … c'est un truc tout con mais qui rempli mon cœur de tellement de joie qu'il me semble pouvoir exploser. Ce qui serait très con et contre-productif mais peu importe, c'est métaphorique tout ça. Je me savais curieuse, fille avec tout ce que ça implique, mais je crois que c'est la première fois que je me lance dans un tel discours. Pour cause, c'est la première fois que je vis une expérience telle que celle que j'ai partagé avec Dimitri, et la première fois que je me rends compte que mon aventure de quelques semaines est en réalité mon prof mais peu importe. Ce que je veux dire c'est qu'il m'est déjà arrivé bien sur de rentrer dans ce genre de délire, avec Elwynn à l'époque notamment, mais je ne crois pas m'être autant livrée et lancée dans un tel débalage sur ma vie privée. Il faut dire aussi que je n'ai pas un énorme palmarès en terme de relation mais je crois simplement que je me sens peut être plus ouverte et surtout plus sure de moi qu'avant. J'avais plutôt tendance à écouter, à motiver les gens pour qu'ils me parlent et me racontent leurs aventures diverses et variées mais aujourd'hui on peut le dire : C'est mon heure de gloire. Ok dis  comme ça, ça peut paraître un peu présomptueux mais ça ne l'est pas du tout. J'ai juste envie de partager avec mon amie cette histoire hors du commun qui m'est arrivée et je crois que c'est tout ce qu'il y a de plus normal. Je la vois, là, devant moi, impatiente comme pas permis ! Ça contraste tellement avec notre premier contact et j'ai l'impression que tout est allé très vite entre nous mais c'est tellement naturel qu'on ne se pose absolument aucune question, ni l'une, ni l'autre. Et c'est vraiment agréable d'avoir quelqu'un comme elle dans son entourage, croyez moi. Je ne sais pas si elle a vraiment idée de tout ce qu'elle peut m'apporter mais maintenant qu'on s'est trouvées j'ai bien l'intention de ne pas la laisser repartir. J'ai laissé faire trop de fois, avec trop de monde, mais de toute façon j'ai le sentiment que ça n'arrivera pas, qu'elle ne m'abandonnera pas. Petite Riley a peur de l'abandon maintenant ? Non, le noir ça suffit déjà comme ça. Là dessus aussi j'ai fait des progrès d'ailleurs, mais je crois avoir vraiment gagné en terme de confiance en moi ces derniers temps et j'en suis vraiment heureuse.

Enfin voilà, je me suis lancé sans trop de mal – pour ne pas dire aucun – dans ce récit presque improbable et tout en y mettant la ou plutôt les formes. Suspens, point de suspension, regard, mystère et tout ce qui va avec. Bien sur je n’ai pas pu m’empêcher de rire, et de sourire, agrémentant tout ça d’un langage corporel assez riche auquel Kezabel a parfaitement bien répondu. Non mais sérieusement, regardez-la ! Elle ne tient pas en place, elle réagit à tout ou presque, c’est juste … magique. Tellement simple et tellement magique. Qui aurait pu croire que tant de normalité nous apporterait autant ? Tout ce qui ont vécu ici ces deux dernières années je pense, sans trop vouloir m’avancer. Et cet instant de bug absolument magistral quand j’ai lâché ma dernière bombe … Elle bloque totalement et moi je me mords la lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire tant la situation me rend hystérique. J’attends qu’elle réagisse, d’une manière ou d’une autre, et c’est ce qu’elle fait au bout de quelques secondes.

« T’es entrain de me dire que tu as rencontrée un mec par hasard, dans les rues de Glasgow. Que tu as partagés des moments avec et que tu as… ravagé une paire de draps – ou plusieurs, peu importe !- avec ce type qui se révèle être prof ici ? »

Son air est encore sérieux mais je me doute bien que ça ne va pas durer. Il faut simplement le temps que toutes les informations montent jusqu’à son cerveau. Et Merlin sait si y en a du chemin à faire ! Espèce de blonde va. Bien sur que oui c’est affectif, bande de nouille. En plus elle est plutôt châtain donc y a encore de l’espoir.

« C'est … a peu près ça oui. En fait c'est complètement ça. »

Si je me mets à me ronger les ongles ça fait trop ? Pourtant c’est ce que je fais alors que mes jambes s’agitent et que mes pieds tapent sur le sol à intervalles régulières, nerveux. Une bonne nervosité cela étant.

« Et ouais, plusieurs. »

Riley ! Vilaine dépravée ! On se passera bien de ce genre de détails ! Ou pas. Non mais oh ! Si je ne peux pas en rajouter une couche avec elle, avec qui est ce que je le fais ? Lukas ? Laissez-moi rire, il tournerait de l’œil à la première allusion. Jamie ? Il serait capable de faire la gueule. Je l’adore, mais il a un p’tit côté possessif parfois qui ressort et qui, clairement, ne devra pas le faire trop souvent. Cameron ? Je ne crois pas que ce soit le genre de sujet qu’on en vienne à aborder ensemble, honnêtement, sans parler du fait qu’on ne peut pas prétendre avoir eu beaucoup de contact depuis quelques temps. Matthew ? Euh … Joker. Non, il n’y a qu’elle, elle est la seule dont je me sente suffisamment proche pour évoquer une chose comme celle ci et pour en plaisanter aussi ouvertement. On a baisé comme des fous, pleins de fois, et j’ai pas honte de le dire ! Voilà. Oh remarque, avec Rafael ça passerait bien aussi je pense. Surement même.

« Oh mon dieu..… »
« Tu peux m'appeler simplement Riley tu sais, je t'en voudrais pas. »

Ben quoi ? Mais non je ne suis pas entrain de prendre la grosse tête, promis. J’ai juste un sens de l’humour absolument irrésistible, c’est tout.

« J’aurais TELLEMENT voulu être là pour voir votre tête à TOUS LES DEUX ! Ca a dû être sacrément comique bon sang ! »

Elle se marre, encore et encore, et elle m’entraine avec elle. Nous voici deux folles en plein fou rire, légèrement à l’écart, et plus rien d’autre au monde existe. Bordel ce que ça fait du bien ! Puis entre deux éclats, après m’être essuyé les yeux brièvement …

« Ben … comique … je sais pas trop. Je crois qu'on a bien bugué tous les deux surtout mais de l'extérieur, et en étant au courant, j'imagine que ça devait l'être ouais. »

Ça nous a beaucoup fait rire tous les deux aussi, après coup, c’est certain, mais sur le moment c’était quand même un peu étrange il faut bien le dire. Sans parler de sa petite mise en scène et de la mienne. Un partout, match nul. Et la voilà assise de nouveau à côté de moi, le sourire qui s’imprime sur nos deux visages ne s’estompe pas et quelque chose me dit qu’il n’est pas près de le faire.

« J’en reviens pas bon sang, c’est complètement dingue ! Combien de chance tu avais pour qu’il se retrouve ici, sérieusement ? »
« Oh a peu près une sur 3 milliard je dirais. »
« J’suis soufflée… Et du coup ? Ca a donné quoi quand vous vous êtes revus tout à l’heure ? Vous comptez faire quoi ?»
« Beuh ... »

T’en as d’autres des questions comme ça ?

« Il a l'air cool comme mec ! D'ailleurs, j’me posais une question… En toute franchise, ça avait l’air de vachement bien collé entre vous, un truc hyper simple et sans prise de tête. Comme tu dis, il y avait une certaine compatibilité … Ça ne vous a pas traversé l’esprit d’essayer un quelque chose ?»
« Euh ... »

Mais … mais … mais stop ! Que quelqu’un arrête cette fille sur le champ, elle est entrain de délirer. C’est un danger pour elle même et surtout pour les autres !

« Je trouve ça tellement fou… C’est comme si il y avait un truc qui vous liait pour que vous vous retrouviez par un pur hasard ici ! Quoi qu’il en soit, c’est juste énorme comme situation et pour être franche, tu es rayonnante depuis que tu es rentrée des vacances, même si je me doute que ça ne soit pas QUE grâce à lui. »
« Merci ! »

Enfin ça c'était avant que j'imprime vraiment ce qu'elle venait de dire et une fois que mon égo a cessé de se faire caresser dans le sens du poil.

« Hey doucement madame, si je t'écoute dans deux jours j'suis habillée comme une meringue et coincée devant l'autel. CA VA PAS LA TËTE ?! »

A mon tour de me lever, de mettre le bazar dans mes cheveux en y passant ma main plusieurs fois. Nerveuse ? Non, surtout morte de rire en imaginant la scène. Moi, en mariée, et Dim … S’il entendait Kezabel je crois qu’il serait déjà sur le rebord de la fenêtre, prêt à se jeter dans le vide. Et moi, est ce qu’à un moment ou un autre j’ai pu envisager quelque chose avec lui ? Non, sincèrement je ne crois pas. Il a beau être une personne adorable, quelqu’un que j’apprécie beaucoup et qui deviendra peut être un véritable ami si ça n’est pas déjà le cas mais pour le reste, on a passé de supers moments et je crois qu’on est tous les deux d’accord pour dire et penser que c’était juste comme ça. Alors je me calme un peu, m’immobilise et ancre mes yeux verts dans ceux de mon amie. Je dois avoir l’air d’une folle avec ma crinière dans tous les sens mais peu importe. Je suis sur que ça me rend sexy en plus. Et oui ! J’ai décidé de me lancer des fleurs aujourd’hui donc si quelqu’un à un commentaire à faire qu’il parle maintenant ou se taise à jamais ! Ben oui, tant qu’à faire, autant rester dans le thème du mariage non ?

« Y a pas de coup du destin là dedans, juste le hasard, et … il va rien se passer je pense. Je saurais pas te dire pourquoi mais je le sens. Lui et moi c'était bien à l'extérieur mais c'est fini. Ici il est mon Prof et moi son élève, et quand bien même j'ai beaucoup d'affection pour lui, honnêtement je nous vois pas reprendre. Et puis on a été plutôt clair l'un avec l'autre, pas d'attachement. Pas dans le sens amoureux du terme en tout cas. »

DIMITRI JE T’AIME !!!! Fais moi un enfant et oublies toutes les autres. Je veux être la seule et unique dans ta vie, dans tes bras et dans ton cœur ! Je suis sure que même sans le savoir, sans l’entendre – et pour cause c’est dans ma tête – tu le sens et te crispes à distance.

« Puis j'sais pas, j'me vois pas faire des galipettes avec un Prof j'crois … Ok j'ai fantasmé sur Andrews toute l'année dernière mais seulement parce que je le savais inaccessible. »

D’ailleurs je suis super triste qu’il soit partie. Non seulement parce que je ne pourrais plus mater son joli postérieur caché sous ses pantalons, mais aussi parce que l’Histoire de la Magie est une de mes matières préférées et que j’adorai sa façon de nous l’enseigner. Bien sur que je suis tout à fait objective voyons, jamais aucun mâle n’a su troubler mon jugement et ça n’est certainement pas aujourd’hui que ça va commencer. Ce qu’il en pense lui dans le fond je ne sais pas trop, ça reste un mec et parfois ils ne pensent pas avec autre chose que ce qu’ils ont dans le futal mais … ça ne change rien au fait que je sais qu’il est quelqu’un de bien. Même si ça reste un mec, là dessus je ne dérogerais pas ! Comment est ce qu’il réagirait si je venais vers lui avec l’intention plus qu’explicite de remettre le couvert ? Je sais que je peux me montrer persuasive quand je veux, je l’ai appris il n’y a pas très longtemps d’ailleurs. Enfin toujours est il que …

« Je crois que les retours en arrière c’est pas mon truc. La page est tournée, point. »

Une belle page, et personne n’a dit que le mot fin était écrit sur la suivante. L’histoire va peut être continuer mais de manière différente, c’est tout. On ne se connaît pas depuis longtemps c’est vrai mais tout comme avec Keza je me sens proche de lui. La preuve, c’est à lui que je me suis confié concernant certains de mes ressentis, et ça m’a touché qu’il s’inquiète, qu’il me pose des questions tout simplement. C’est peut être bête mais pour moi ça signifie beaucoup. Et je trouve que ça devient un peu trop sérieux par ici ! Donc me voilà suspicieuse, faussement outrée, les mains sur les hanches.

« Et même pas tu me demande qui c'est ! T'es pas curieuse ou quoi ? »

NAMEOH ! Intéresse-toi à ma vie un peu, elle est tellement passionnante. Riley, la ferme. Non ! Tu ne veux pas savoir qui a détourné ce charmant petit minois innocent pendant des jours et des jours ? Hum ?

« J'vais te le dire, parce que même si c'est un secret … Fuck, j'ai envie de te le dire et je sais que de toute façon tu garderas ça pour toi. J'ai confiance. »

Inutile de le préciser je pense mais je le fais quand même.

« Enfin remarque, t'as peut être déjà deviné … Bref, … »

Là je me penche vers elle, pose ma main près de son oreille et murmure à son attention :

« C'est Dimitri, le nouveau Prof d'EDM. »

Et hop, aussitôt dit, je me redresse et me pavane devant elle.

« Et ouais, je sais, il est pas dégueu ... »

Et c’est reparti pour des éclats de rire, comme deux poules dans une basse-cour. On se chamaille, se chahute, on s’amuse comme deux ado puis au bout d’un moment on se calme à nouveau. Je me rassoie près d’elle et pose ma main sur la sienne, pour jouer avec. Oui, je joue avec la main de ma copine, et alors ? Ceux qui n’ont pas de vie seraient capable de nous traiter de lesbiennes mais si ça peut leur faire plaisir je veux bien lui rouler une pelle, ça me pose aucun soucis.

« Bon, et toi, tes vacances ? On va pas passer la journée à parler de moi et de mes histoires de fesses. »

Les tiennes ont été sages ? *out*
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MessageSujet: Re: Fireflies ~ Riley    Mer 6 Nov 2013 - 18:16

Je ne sais pas si Riley se rend compte à quel point sa présence me fait un bien fou. Je me sens légère et surtout … moi-même. Je ne suis pas quelqu’un qui dupe mon entourage, si ce n’est que je cache souvent mon « mal être » par mes sourires, mais cette fois je n’sais pas… Avec elle, tout devient simple et spontanée. Je n’ai pas besoin de me dire que peut-être j’en fais trop ou pas assez, qu’elle le prendrait mal, ce qu’elle va penser de moi. Non, tout ça ne me vient même pas à l’esprit. Tout ce dont j’ai envie c’est de la serrer dans mes bras et de lui dire qu’elle m’a terriblement manquée, mais aussi de continuer à discuter avec elle des heures entières. J’avais trouvée en Riley une véritable amie, mais aussi une confidente et ce, pour tout et rien. Je dois avouée que jamais je n’aurais pensée possible qu’elle et moi puissions nous entendre mais maintenant elle est là, et c’est tant mieux. Et je crois que  j’ai pas envie de la laisser partir, elle me redonne le sourire et j’espère un peu au fond de moi que je lui provoque la même source de joie intense que d’avoir une amie auprès de soit.

En plus de ça, nous sommes sur la même longueur d’onde. Même blagues vaseuses qui nous fait ricaner comme deux demeurées mais heureuse de l’être. Bon, faut avouer que nous n’abordons pas non plus un sujet très commun… Hum. Coucher avec son prof, c’est pas tellement tous les jours que ça arrive, surtout le fait de lui rentrer dedans par un PUR hasard dans sa ville natale ! La conversation est animée et j’aime ça. J’aime quand on se lâche et que nous ne pensons plus à rien et surtout pas l’imagine que l’on donne de soi.

« Hey doucement madame, si je t'écoute dans deux jours j'suis habillée comme une meringue et coincée devant l'autel. CA VA PAS LA TÊTE ?!
-Ah non, moi c’est Mademoiselle ! Mais peut-être qu’effectivement ça sera bientôt madame pour toi !»

Et on dirait qu’elle venait d’être prise d’une crise de folie à se lever et à se secouer les cheveux comme une folle. Moi en attendant, je ris comme ça n’est pas permis. Riley en mariée… Etant dessinatrice, le croquis qui n’est autre qu’une grosse caricature, se met en place automatiquement dans ma tête. Oh ouais…

« Oh je vois parfaitement ta tenue de mariée… Grosse robe rose bonbon, avec de gros nœud ici et là, dis-je en riant et en montrant du doigt son ventre et le bas de son dos. Puis une jolie traine avec des papillons pour faire croire que tu vas prendre ton envol vers le paradis avec ton amoureux de prof ! »

Qu’est-ce que… oui, j’raconte que des conneries. Je crois que c’est le syndrome Jenkins ! Help me !
Et je ricane encore en me tenant au rebord du muret. Je me savais joyeuse et diseuse de bonne connerie et non de bonne aventure… Mais je crois qu’avec Riley, c’est pire. Pas que je le regrette, bien au contraire. Je ne me suis jamais sentie si bien et quant bien même j’ai l’air stupide, et bien je m’en fou. Ayons l’air débile, ça nous rendra que plus intéressante et plus sublime ! Oui, nous avons un charisme de femme fatale, ne voyez vous pas ? Un jour, il faudrait qu’on se déguise en n’importe quoi… Kezabel, serais-tu déranger ? Oui, complètement !

« Y a pas de coup du destin là dedans, juste le hasard, et … il va rien se passer je pense. Je saurais pas te dire pourquoi mais je le sens. Lui et moi c'était bien à l'extérieur mais c'est fini. Ici il est mon Prof et moi son élève, et quand bien même j'ai beaucoup d'affection pour lui, honnêtement je nous vois pas reprendre. Et puis on a été plutôt clair l'un avec l'autre, pas d'attachement. Pas dans le sens amoureux du terme en tout cas. »

Hum… Bien à l’extérieur c’est vite dit… Si j’t’écoute, à l’intérieur, c’était pas mal non plus

« Puis j'sais pas, j'me vois pas faire des galipettes avec un Prof j'crois … Ok j'ai fantasmé sur Andrews toute l'année dernière mais seulement parce que je le savais inaccessible. »

Aaaaah Mr Andrews et sa paire de fesses absolument ravissante ! Ne me regardez pas comme ça, on a toutes – ou presque- fantasmer sur lui ! Faut dire qu’il avait les arguments pour faire parler ce Monsieur…

« C’est normal, c’est toujours quand ils sont inapprochable, qu’ils sont le plus désirable. Ca te donne un challenge ! Oui, je me suis reconvertie en psychologue et je fais des études comportementales ! »

Je m’évente une nouvelle fois avec ma main. Personne ne peut nous arrêter je crois… La machine est lancée !

« Je crois que les retours en arrière c’est pas mon truc. La page est tournée, point. »

Je lui souris, si c’est vraiment ce qu’elle voulait alors soit ! Même si au fond… Enfin, je ne suis pas dupe sur le fait que ces deux là remettront un jour le couvert. Pourquoi ? Il suffit d’un moment de faiblesse et PAF ça fait des chocapics ! Ils ne s’aiment pas d’amour et d’eau fraiche et c’est une évidence, même si Riley à l’air absolument heureuse. Mais ils se plaisent et il suffit d’un moment presque « intime », d’un coup de blues ou autre et c’est terminé. Ou alors, il ne se passera strictement rien. Cette éventualité n’est pas impossible non plus. Après tout, qui les empêche de rester bons amis ? Certainement pas moi … Et puis quoi qu’il se passe, elle sait que je serais oreille attentive à ses mésaventures ! Ca ne sera pas les aventures de Riri, fifi et loulou mais les mésaventures de RIRI ET KEZA, tindintiiindiiiin ! Okay, j’me calme.

Et avant même que ne puisse en placer une, la voilà faussement outrée – t’es presque une bonne comédienne !- , les mains sur les hanches, à planter son regard au creux du mien :

« Et même pas tu me demande qui c'est ! T'es pas curieuse ou quoi ?
- Riley … t’as vraiment que j’étais réellement blonde?! Et d’ailleurs, justement j’veux TOUT savoir ! La position, son endurance et la taille !"

:gla:

Je lui offre mon plus beau sourire. Parce que tu crois que j’ai pas vu tes petits yeux tout pétillants quand tu es sortie de cette salle … Ah moins que je ne fasse complètement fausse route ? Et là pour le coup, oui je me pose la question !

« J'vais te le dire, parce que même si c'est un secret … Fuck, j'ai envie de te le dire et je sais que de toute façon tu garderas ça pour toi. J'ai confiance. Enfin remarque, t'as peut être déjà deviné … Bref … »

Je fronce les sourcils face à tout ce mystère. Je sais que je ne le montre pas, mais cette intention me touche. Je sais, c’est complètement bête mais le fait qu’elle se confie à moi comme ça comme le premier soir où nous avons discuté me fait vraiment plaisir. Je me sens… Importante à ses yeux. Je sais que ça fait terriblement égoïste mais j’ai tellement eu l’impression de ne servir à rien ses quatre dernières années qu’en cet instant je me sens revivre. Je me suis tant de fois battue pour tenter de relever mon père de cette dépression qui n’en finit pas due à la mort de maman que j’en ai finis par me dire que ni moi, ni qui que ce soit ne réussirait à lui redonner goût à cette vie devenue un peu trop terne. Mais là, d’être avec elle à parler de tout et de rien me donne la sensation que tout pourrait aller de nouveau mieux. Et puis il ne fallait pas se leurrer, le fait d’être enfin libre dans cette école qui était notre deuxième maison faisait un bien fou. De retrouver nos amis, même nos connaissances avec qui nous avions passé du bon temps faisait du bien.

Un sourire complice aux lèvres, je la laisse se pencher vers mon oreille pour enfin me révéler l’aman mystère …

« C'est Dimitri, le nouveau Prof d'EDM.
- Non mais t’es sérieuse …
- Et ouais, je sais, il est pas dégueu ... »

Et la voilà qu’elle se pavane et moi je ris de plus belle. Oui, j'avais déjà vu la p'tite bouille de ce prof pendant le repas je crois et si c'est vraiment celui que j'crois, j'ai envie de dire...

« Bordel, tu ne te tape pas les plus moches ! Bon en même temps, vu ton gabarie, faut dire qu’il peut en dire de même de son côté. J’espère que t’as tout donné ! Qu’il garde ton p’tit boul en tête de liste ! »

Je te fixe… j’te vois venir là avec ton p’tit sourire de femme flattée !

« T-t-t-t-t, arrête de te pavaner, tu pourras plus passer les portes après ! »

Et de nouveaux des rires. J’aimerais que ça ne s’arrête jamais.

« Eh n’empêche que… Tu pourrais le soudoyer ! Oui fixe moi ce regard diabolique que j’emploi. Un p’tit regard aguicheur, ton p’tit mordillement de lèvre et BAM, il t’exonère de devoirs mouhahaha »

Bah quoi, fallait bien profiter de ce que l’on avait non ?

« Bon c’est pas le tout, mais le bébé c’est pour quand ? J’serais tata au moins ? T’inquiète, je vais lui faire une éducation d’enfer en tenant un journal intime de toutes les bêtises que t’auras faite ! »

Et ça n’en finit pas, on continue de se chamailler comme deux grands enfants et je m’abandonne à tout ça sans réfléchir et surtout, sans retenu. Les bêtises fusent aussi vite qu’un sort et on s’y plait et bon sang, que ça fait du bien. Ce moment de complicité plus qu’évident était vraiment vivifiant. Et ouais, comme les shampooings pour nos beauuux cheveux de déesses ! Et oui, fallait ce qu’il fallait !
Et après avoir épuisé notre taux d’âneries juvéniles, le calme revient et nous cessons doucement de rire avec pour ma part, toujours ce sourire un peu perdu qui flotte sur mes lèvres, tout simplement parce que j’étais bien. Elle revient s’installer à mes côtés et je la laisse jouer avec ma main et ce geste ne me gêne pas. Pourtant il pourrait, moi qui me posais des questions sur mon orientation sexuelle… Chose que je n’avais abordée avec personne d’ailleurs, pas même à Riley. Pas par manque d’envie, mais tout simplement parce que l’occasion ne c’est pas présenté et j’allais tout de même pas amener ça comme ça, en pleine conversation. Je repense au baiser de Jayden et je me sens troublée une fraction de seconde. Dire que je n’ai pas aimée serait entièrement faux… Tout ça pour dire que je ne savais plus trop où j’en étais mais que bizarrement Riley pouvait bien me tripoter la main comme elle voulait, ce geste ne provoquait aucun malaise chez moi tant nous étions naturelles et spontanées entre nous.

« Bon, et toi, tes vacances ? On va pas passer la journée à parler de moi et de mes histoires de fesses.»

Je lève les yeux vers Riley et je sens mon sourire s’estomper l’espace de quelques courtes secondes. Oui, les vacances… j’étais tellement prise dans ce tourbillon de folie que j’en avais oubliée les miennes. Et je me retrouve dans un dilemme affreux. Est-ce que je dois lui parler de maman ? Je sais que j’l’ai pas fais plutôt et je ne saurais pas dire pourquoi, mais j’ai peur de tout gâcher si j’me ramène avec mes évènements dramatiques. Enfin, j’voulais pas lui donner la sensation de me plaindre parce que c’était pas le cas mais elle avait eu le soin de se confier à moi, et je lui devais la pareil, pas pour donner le change mais parce que c’était mon amie… voir, ma meilleure amie aujourd’hui. Et entre meilleures amies, on se confie sans  gêne, parce que justement, on pouvait parler de tout, non ?

Pour une raison inexpliquée, une boule au ventre prenait naissance au creux des intestins et je m’en voulais déjà de gâcher ce moment si … détendu. Mais je ne me leurrais plus : Il fallait que j’en parle à quelqu’un. Ne pas parler de maman me donnait la sensation qu’elle mourrait un peu plus de jour en jour, une deuxième fois. Riley était la personne à qui je voulais en parler, réellement. Toujours ce léger sourire, j’attrape sa main qui joue avec la mienne, pour en faire de même et triturer ses doigts, mon regard baisser sur ceux-ci.

« C’était génial, j’ai été dans la maison de campagne de ma tante retrouver mon père et Adam, mon frère. On a été à la plage, on a été pique-niqué et on a fait les abrutis, comme d’habitude ! C’était vraiment… j’sais pas, ça m’a fait un bien fou de les retrouver ! »

Je me suis clairement senti revivre même. Et puis de se retrouver  dans un autre lieu que le château où nous avions passé deux années à être séquestré était reposant et faisait office d’un vrai bol d’air frais.
Je plonge mon regard dans le sien en haussant un sourcil avec l’air d’un « ouais ouaiiis j’te connais »

« Bon, j’peux pas me venter d’avoir pu profiter d’un super beau gosse et d’une belle paire de fesse pour aller souiller les draps d’un hôtel … MAIS c’était cool quand même ! Puis Adam n’arrête pas de grandir ! »

Et s’il n’était pas en fauteuil roulant, j’suis sûre qu’il ferait bien deux têtes de plus que moi sans difficulté.

« Puis j’ai moi aussi été voir ma mère… Enfin, pas dans les même circonstances en faite. »

C’est sortie tout seul et je crois que c’est ce qu’il fallait que je fasse, laissez les mots sortir tel quel, sans chercher à atténuer la chose, sans chercher à me dissimuler derrière ce mur qui m’a tant de fois servi de cache pour ne rien montrer. C’était Riley, elle avait toute ma confiance et mon amitié. Je sais… qu’elle ne jugera rien.

« Je sais qu’on a jamais abordée le sujet et que je t’en ai jamais parlé mais c’est quelque chose que j’ai du mal à « dévoiler ». Surtout avec tout ce qu’il s’est passé ici, j’me disais que c’était vraiment mal venu pour venir me lamenter sur mon sort comme une pauvre gourde. »

Oui, je ricane. Sûrement plus à cause de la nervosité qu’autre chose.

« Tu sais, ce qu’on a connu ici. Les supérieurs, les pertes et tout ça… Disons que j’l’ai connu avant vous, d'une certaine manière. Des hommes ont envahit mon village il y a quatre ans et ils ont … tués tout ceux qu’ils trouvaient, dans les maisons, dans la rue. Je ne pourrais pas te dire qui ils étaient... Si c'était déjà des Supérieurs ou non. Je n'ai jamais su...  »

Je plante mon regard dans celui de Riley sans siller. Je ne pleurerais pas, pas aujourd’hui. Enfin j’crois. Non, c’est trop con, tu peux pas faire ça après avoir autant rigoler avec. Je continue de jouer avec sa main que je triture nerveusement, sans pour autant lui faire du mal avant de reporter mon regard sur celles-ci.

« Bref. Elle a essayée de nous protéger en nous sortant de la maison parce qu’ils sont entré par la porte de derrière. Mon père étant moldu s’est dit qu’il serait plus efficace en nous sortant de la maison plutôt que de gêner ma mère qui a essayer de repousser cet homme de chez nous. »

Je m’arrête un instant. Je pouvais encore sentir le parfum du souffre, de la chair brûlée. Je pouvais encore entendre au loin les hurlements des enfants, des femmes, des hommes, se faisant massacrer par dizaine sans aucun remord par ses hommes sans âmes. Mon regard perdu droit devant moi, je n’ai rien vu venir. Je n’ai pas sentis cette perle salée roulée jusqu’à ma lèvre pour être suivis d’une deuxième. C’était comme si… Je n’étais pas moi. Comme si ses larmes sortaient avant même que je ne les sente venir. J’avais cette sensation de revoir ce film devant mes yeux, mes mains toujours accrochées à celle de Riley comme un port d’attache, comme une bouée de sauvetage… Comme elle s’était accrochée à moi lorsqu’elle s’était abandonné un bon coup aux larmes.

Je revois encore chaque détails, j’entends encore chaque bruit de nos pas précipités pour quitter les lieux avant de subir un quelconque sort.

« J’ai… voulu l’aider. Mais mon père nous avait déjà sortis sur le perron avant que je ne puisse brandir ma baguette. Un homme est arrivé et à tout fait exploser… ma mère n’a pas eu le temps de sortir. »

La guerre, je l’ai connu. Bien avant l’invasion des Supérieurs. Bien avant cette séquestration… j’avais déjà eu un avant goût de tout ça. De toute cette injustice, de ce sang versé, de ces vies sacrifiées. Et je crois que je serre ses mains un peu plus fort. Je crois que je respire à peine… je n’en sais rien. Tout ce que je revois, c’est le corps de ma mère, dos à moi au fond de la maison, brandissant sa baguette, puis un souffle ravageur, puissant et destructeur. L’explosion qui à tout anéantis, notre maison mais surtout sa vie. Mais aussi la mobilité des jambes d’Adam et la joie de vivre de mon père.

Et c’est là que je reviens à la réalité, me rendant compte qu’en clignant des yeux c’était deux rivières qui s’écoulaient sur mes joues. Parce que cela faisait quatre ans mais son absence était toujours béante en moi.
Imbécile.

« J’suis désolée, c’est trop con. On était entrain de ricaner comme deux idiotes et j’ai tout gâché avec cette histoire. »

J’essuie mes larmes avec un soupçon de rage contre moi même, en ricanant bêtement. Je m’en voulais déjà d’avoir ouvert les valves, j’aurais jamais due en parler, pas comme ça. Maintenant, qu’allait-elle pensée ? Que j’étais qu’une petite idiote à raconter ses histoires de drame familiale à tout le monde pour se faire bien voir ? Et pourtant…

« J’en ai jamais parlé à personne. Enfin, il n’y a que Maxence qui est au courant, celui qui travaille à l’infirmerie, il était là quand ça s’est passé, c’est lui et son « armée » qui nous ont débarrassé d'eux. »

Je lui accorde un regard avec un sourire furtif. La culpabilité est déjà grandissante parce que je n’ai jamais baissé ma garde si ce n’est devant Phaedre et encore, elle avait sut usée de moyens peu fair-play. J’avais toujours su garder ce sourire, cette double face pour ne pas laisser entrevoir ce que je prenais sur moi pour maintenant papa debout et de garder Adam encore souriant. Tu vois Riley, je crois que c’est ça une vraie amitié… Lorsque le masque tombe et que j’en sens un soulagement plus que profond.
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MessageSujet: Re: Fireflies ~ Riley    Lun 11 Nov 2013 - 12:32

L'amitié, ça n'est pas un feu de bois, la la la … Qu'est ce que c'est l'amitié d'ailleurs ? Un truc éternel ou éphémère ? Quelque chose de solide, de réel, ou juste un truc qu'on a inventé pour se rassurer et parce que l'être humain n'est pas fait pour – et n'est de toute façon pas capable de – vivre tout seul ? Pour moi c'est une chose pour laquelle on ne doit simplement pas se poser de questions. Ça doit être naturel, évident, avec des hauts et des bas évidemment puisqu'on n'a pas tous les mêmes caractères et que certains ne sont pas fait pour s'accorder malgré tous les efforts fait des deux – ou plus – côtés mais là où je veux en venir c'est que dès l'instant où vous vous sentez vous même avec une personne, dès l'instant où vous sentez que vous  n'avez pas à changer pour lui ou elle, et qu'il ou elle ressent la même chose, et que vos chemins sont les mêmes au moins pendant quelques temps et peut être pour toujours alors il faut en profiter. On est jeunes, on change, on vit des choses qui nous transforment et certaines relations ne résistent pas à tout ça parce que c'est comme ça. Si je relativise comme ça aujourd'hui c'est parce que justement je sais de quoi je parle sur le sujet. J'ai laissé des gens que j'aimais s'éloigner de moi, certains sont revenus plus ou moins même si je sais que ça ne sera plus vraiment pareil, et d'autres sont partis à jamais. Ils ne sortent pas de mon décors parce qu'on vit tous au même endroit mais c'est à peine si on se voit encore. Ça m'a rendu triste, ça n'est plus le cas, et aujourd'hui je profite de l'instant présent en prenant ce que les gens me donnent sans en attendre plus. C'est un peu plus « complexe » que ça mais c'est a peu de choses près l'idée. Ce qu'il se passe entre Kezabel et moi, je ne m'y attendais pas du tout. Je crois qu'elle est arrivée à une période charnière de mon existence dans le sens où tout foutait un peu le camp et ce qu'on a vécu nous a beaucoup rapproché mais il n'y a pas que ça. Je crois que ça été l'élément déclencheur mais ça aurait très bien pu ne pas coller donc, clairement, ça ne se résume pas qu'à ça. Le hasard, le destin, qualifiez ça comme vous le voulez, toujours est-il qu'il se passe quelque chose de fort entre nous et je ne m'emballe pas pour autant, personne ne sait combien de temps cette amitié marchera de cette façon, mais je profite de chaque instant que je peux passer avec elle. Aujourd'hui c'est la rentrée, les esprits sont beaucoup plus détendus qu'ils ne l'ont été pendant deux ans, je suis heureuse de me retrouver avec elle, à lui raconter mes vacances, heureuse de nous voir rire comme deux gamines attardés qui … soufflent. On souffle, tous. On évacue la pression depuis un mois et demi. Certains le vivent mieux que d'autres c'est certains, et jamais rien n'effacera ce qu'on a vécu mais je crois que personnellement ma vision de la vie a pas mal changé et ce – je pense – dans le bon sens. Je ne dis pas que je n'ai plus peur, que je souris du matin jusqu'au soir et que je prends les choses comme elles viennent, non, je ne suis pas un robot et heureusement. Les émotions sont toujours là bien sur mais je crois que je ne m'encombre plus de certaines choses qui aujourd'hui me paraissent … futiles. Ouais, quelque chose dans ce goût là.

En bref ! Toujours est-il que j'ai largué ma bombe même si évidemment elle n'a pas eu besoin de ça pour comprendre. D'une : Que je « cachais » un truc. Et de deux : Que le fameux Prof en question, c'était Dim. C'est vrai que c'est plus qu'évident puisque c'est de sa classe que je suis sorti et que mon sourire en disait long mais … peu importe, grisée par l'ambiance, voilà comment tout ça c'est exprimé. Et donc après avoir raconté ma vie plus ou moins en long, en large et en travers, j'ai naturellement – enfin pour moi c'est naturel en tout cas – retourné la question à Kezabel puisque non, on ne va certainement pas parler que de moi. Je ne m'attendais à rien de spécial c'est vrai, même si au fond de moi la bécasse avide de potins aurait surement aimé entendre une histoire aussi farfelu que la mienne mais simplement savoir ce qu'elle a fait pendant ces trois semaines, ça m'intéresse.

Pourtant … à l'instant même où j'ai terminé ma phrase j'ai compris que j'avais fait une boulette. Enfin une boulette … Je me comprends. Ça n'est pas vraiment le terme approprié puisque dans le fond ça n'était qu'une question anodine démontrant mon intérêt pour elle mais parfois on met les pieds dans le plat sans le vouloir, y compris avec des choses qui peuvent paraître aussi insignifiantes. Elle baisse les yeux et joue avec mes doigts comme j'étais entrain de le faire mais son langage corporel contraste énormément avec le mien et je ne peux pas m'empêcher de froncer les sourcils. Par parce que je suis contrarié, mais bien parce que je m'inquiète. Qu'est ce qui a bien pu se passer pour que aborder ce sujet là soit aussi … comment dire … douloureux ? Le mot est peut être un peu fort mais on ne peut pas dire qu'elle soit entrain de prendre son pied et quand bien même son sourire est toujours là, l'ambiance s'est alourdis. Même un aveugle pourrait le voir. Lui en vouloir ? Pas une seule seconde cette pensée ne me traverse l'esprit. Je me contente simplement d'être là, de garder le silence et d'attendre qu'elle prenne sa décision. Soit elle me parle, elle me raconte, soit elle ne le fait pas, mais quoi qu'il en soit ma présence lui est implicitement accordée. Le choix lui appartient, c'est tout. J'ai mis sans le vouloir le doigt sur quelque chose qui la dérange, je comprendrais qu'elle ait envie de fuir ou simplement d'être seule. Je préfèrerai que ça ne soit pas le cas, mais j'accepterai c'est évident.

« C’était génial, j’ai été dans la maison de campagne de ma tante retrouver mon père et Adam, mon frère. On a été à la plage, on a été pique-niqué et on a fait les abrutis, comme d’habitude ! C’était vraiment… j’sais pas, ça m’a fait un bien fou de les retrouver ! »

Je ne sais pas grand chose sur la famille de Kezabel mais ça ne m'empêche pas de visualiser. Je n'ai pas de petit frère mais j'ai Lukas et même si on s'est un peu éloignés l'un de l'autre depuis quelques mois on a eu cette complicité qu'elle semble avoir avec Adam alors oui je peux l'imaginer tout comme je peux imaginer ce que ça a du lui procurer comme bonheur de revoir son père. Ma vie familiale a eu beau connaître des hauts et des bas, je n'échangerai tout ça pour rien au monde. J'ai la chance d'avoir encore mes deux parents et quand bien même ils ne sont plus ensemble, j'ai enfin pris conscience que mes blocages étaient stupides même si je ne plierai jamais sur le fait que je n'ai pas tous les torts dans cette histoire. Peu importe, il y a certaines situations qui font réfléchir et pour ça aussi j'ai envie d'aller de l'avant.

« Bon, j’peux pas me venter d’avoir pu profiter d’un super beau gosse et d’une belle paire de fesse pour aller souiller les draps d’un hôtel … MAIS c’était cool quand même ! Puis Adam n’arrête pas de grandir ! »

Hey ! Souiller … non mais c'est quoi ce choix de mot ? Je suis outrée ! Rien à redire pour la partie beau gosse et belle paire de fesses en l'occurrence et je ne sais pas pourquoi mais je sens que Dim adorerait entendre ça. Enfin bref, ma seule réaction, une grimace et un coup de coude, avant de rattacher pleinement mon attention sur l'image de son frère bien que je ne l'ai jamais vu. Pas même en photo.

« Puis j’ai moi aussi été voir ma mère… Enfin, pas dans les même circonstances en faite. »

Encore une fois mon instinct a tiré la sonnette d'alarme et j'ai senti que c'était peut être de là que venait le malaise. Sa mère … Je me rends compte qu'elle ne m'en a que très rarement parlé. De mon côté je suis resté relativement évasive aussi dans le sens où on avait bien souvent d'autres sujets de conversation à aborder et qu'on n'a pas vraiment beaucoup eu le temps de faire vraiment connaissance quand on y repense puisque les Supérieurs ont dégagé seulement … une semaine après notre rencontre et qu'après ça on est parti rapidement dans nos familles, mais je sens bien qu'un truc cloche et que ça n'a pas la même teneur que mes petit soucis familiaux/caprices de gamines. Je la sens tendue et honnêtement je ne sais pas trop à quoi m'attendre. La situation n'est pas très confortable pour moi et je me doute que c'est encore pire pour elle mais elle semble avoir envie et surtout besoin de parler – en tout cas je le perçois comme ça – alors à aucun moment je ne l'interrompt.

« Je sais qu’on a jamais abordée le sujet et que je t’en ai jamais parlé mais c’est quelque chose que j’ai du mal à « dévoiler ». Surtout avec tout ce qu’il s’est passé ici, j’me disais que c’était vraiment mal venu pour venir me lamenter sur mon sort comme une pauvre gourde. »

Elle rit. Pas d'un rire enjoué, loin de là, mais plutôt de ce genre de rire qui essaient de masquer une autre émotion. Un rire nerveux, rempli de malaise. Moi je ne réagis toujours pas mais les questions commencent à prendre forme dans ma tête et sont de plus en plus nombreuses. La première en tête de liste : Où est ce que tu veux en venir ? Et son regard s'accroche au mien, je me prends une grande claque dans la figure en y lisant toutes ces choses qu'elle n'a pourtant pas encore exprimé. Parfois le silence et le regard sont suffisant pour comprendre la teneur des émotions. Les mots, disons que c'est du bonus même si parfois ils peuvent également tout gâcher.

« Tu sais, ce qu’on a connu ici. Les supérieurs, les pertes et tout ça… Disons que j’l’ai connu avant vous, d'une certaine manière. Des hommes ont envahit mon village il y a quatre ans et ils ont … tués tout ceux qu’ils trouvaient, dans les maisons, dans la rue. Je ne pourrais pas te dire qui ils étaient... Si c'était déjà des Supérieurs ou non. Je n'ai jamais su... »

Je crois … je crois que c'est à ce moment là qu'on se rend compte à quel point on peut vivre dans une bulle. Je suis sous le choc et c'est rien de le dire. Une telle confession c'est … J'en sais rien, c'est assez difficile à encaisser dans le sens où le côté nombriliste qui réside en chacun de nous me fait penser que pendant qu'elle et sa famille se faisait attaquer j'étais probablement entrain d'envoyer balader ma mère pour une raison complètement stupide. Oui, c'est con de penser à ça, comme ça, mais ça n'est pas comme si ça pouvait se contrôler à vrai dire. Alors je pense à ça, puis au reste, à elle, à ce qu'elle vient de dire.

« Bref. Elle a essayée de nous protéger en nous sortant de la maison parce qu’ils sont entré par la porte de derrière. Mon père étant moldu s’est dit qu’il serait plus efficace en nous sortant de la maison plutôt que de gêner ma mère qui a essayer de repousser cet homme de chez nous. »

Elle s'éloigne, loin, dans ses souvenirs. Les larmes roulent sur ses joues. Je suis immobile.

« J’ai… voulu l’aider. Mais mon père nous avait déjà sortis sur le perron avant que je ne puisse brandir ma baguette. Un homme est arrivé et à tout fait exploser… ma mère n’a pas eu le temps de sortir. »

Ses souvenirs, sa douleur, et pourtant les émotions me transpercent de part en part. Une fois encore je visualise la scène dans ma tête mais très égoïstement j'aurai aimé ne pas le faire et ça serait mentir que de prétendre le contraire. Tant de souffrance, tant de violence … Si mon imagination parvient à mettre des images là dessus j'imagine que c'est en grande partie à cause de ce qu'il s'est passé ici pendant deux ans mais surtout le 20 juillet. Date qu'aucun d'entre nous n'oubliera, ça c'est une certitude, et ça fait mal de se dire qu'elle a vécu ça avant d'arriver ici, qu'elle a donc du le revivre une seconde fois et que cette journée a du remuer en elle des sentiments dont elle se serait surement passé. Les odeurs, les bruits. La peur, partout, les cris, les blessés et pire, les morts. C'est ...

« J’suis désolée, c’est trop con. On était entrain de ricaner comme deux idiotes et j’ai tout gâché avec cette histoire. »

J'ouvre la bouche, rien ne sort. Trop tôt, peut être. Laisse moi juste le temps d'ingérer, de digérer, de …

« J’en ai jamais parlé à personne. Enfin, il n’y a que Maxence qui est au courant, celui qui travaille à l’infirmerie, il était là quand ça s’est passé, c’est lui et son « armée » qui nous a débarrassé d'eux. »

Maxence ? Mon cerveau s'embrouille à mesure qu'il semble en arriver à une conclusion malheureusement défaitiste : L'être humain est une véritable plaie. On dit que l'Homme est un Loup pour l'Homme et même si d'après moi un Loup est beaucoup moins mauvais qu'un Homme, je crois que ce proverbe est sans doute un peu trop réaliste. Et puis sans préavis, après quelques longues secondes de silence ...

« Tu m'as pourris mon groove ! »

Faux air offusqué, main sur les hanches, sourcils froncés avec la ride du lion bien en évidence. Pourquoi je réagis comme ça ? Parce que mon instinct me dicte de le faire et que j'ai pour habitude de le suivre et de lui faire confiance. J'espère qu'elle comprendra que je ne prends pas ce qu'elle vient de me dire à la légère mais quelque que chose me dit qu'essayer de lui rendre son sourire en faisant le clown est plus … disons … peut être pas approprié mais je crois que c'est la bonne chose à faire. Alors je me déride, laisse retomber mes bras et récupère sa main avant de lui offrir un sourire plus calme, mais pas vraiment compatissant pour autant. J'entends par là que je n'ai pas la moindre intention de la prendre en pitié, parce que je sais que ça n'aidera pas. Et je ne crois pas que ce soit ce qu'elle attend de moi de toute façon.

« Honnêtement, je ne sais pas quoi te dire. J'ai pas envie de partir dans une litanie d'une heure en te disant que je comprends, que je peux me mettre à ta place, etc … parce que c'est pas le cas. Je ne pourrais jamais partager ce que tu as vécu mais je veux que tu imprimes bien un truc : Ne pense pas une seule seconde que je pourrais t'en vouloir pour ça, pour ne pas m'avoir parlé de ça. D'accord ? »

J'ai l'air calme, presque sereine, mais bien sur que dans le fond ça me touche et me perturbe. Il faudrait être insensible pour que ça ne soit pas le cas et je ne pense pas que ça soit mon cas. J'ai un cœur, et a priori il fonctionne bien. Et non, pas une seconde je lui en veux. Après tout, on ne se connait pas depuis très longtemps et je peux imaginer à quel point aborder un sujet tel que celui ci doit être délicat et difficile. Les faits en eux même sont atroces, le résultat l'est d'autant plus. Elle a perdu sa mère, et rien ni personne ne peut remplacer une maman. Alors non, c'est vrai, je ne pourrais jamais ressentir ce qu'elle doit ressentir et encore une fois tant mieux, mais je peux être là. Oui, ça je peux faire. Ça et lui faire un gros câlin, d'ailleurs c'est ce que je fais. Je la serre contre moi un instant puis la relâche toujours en lui offrant un sourire.

« On a tous nos jardins secrets tu sais, et quand bien même tu aurais attendu plus longtemps encore, ou même si tu ne me l'avais jamais dit, ça me va. Y a pas de malaise. Néanmoins je te remercie de me faire suffisamment confiance pour aborder le sujet, ça me touche vraiment. »

Ça n'est surement pas le moment de faire une crise de nombrilisme et dans le fond ça n'est pas vraiment ça, mais bien sur que ça me touche qu'elle se confie à moi et pas à un ou une autre. J'ai l'impression de compter, d'être quelqu'un d'important pour elle, et quand bien même j'avais déjà cette sensation ça ne fait que la renforcer. Une amie, une vraie, voilà ce qu'elle est pour moi et si j'avais un tel secret je crois qu'elle serait elle aussi la personne a qui je le confirai. Je sais pas, une intuition.

« J'veux pas que tu crois que ça m'indiffère parce que je ne fais pas de commentaires sur ce que tu viens de me dire hein ? J'en ferai si c'est ce que tu veux mais … Aussi désolée que je sois pour tout ce que tu as vécu, et pour ta maman, je ne pourrais rien y changer alors j'ai pas envie de remuer le fer dans la plaie et parler pour ne rien dire. »

...

« En revanche ce que je peux faire c'est t'aider à te changer les idées, ça c'est dans mes cordes et c'est ce que je fais de mieux. Donc si t'es d'accord, j'ai un stock de cochonneries caloriques qui attendent gentiment dans ma valise qu'on vienne le manger. Ça te tente ? On se gave, on va faire un tour dehors histoire de profiter un peu du soleil et parfaire notre superbe bronzage et si ça se trouve on croisera quelques belles paires de fesses au passage, pour le plaisir des yeux. »

Pour la troisième partie, honnêtement, je m'en moque pas mal et je crois qu'elle aussi mais c'était pour rebondir sur une boutade et puis l'idée c'est simplement de passer un moment entre copine, essayer de lui rendre son sourire et de lui changer les idées tout en lui montrant que je suis là pour elle.

« Et ne t'excuse surtout pas, c'est un ordre. »

A quoi ça sert les amis si on ne peut pas leur dire ce qu'on a sur le cœur, quitte à casser une certaine ambiance qui s'était installée.
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MessageSujet: Re: Fireflies ~ Riley    Jeu 14 Nov 2013 - 19:44

Au loin l’écho des hurlements, celui des pleures, des suppliques. L’homme prêt à tout pour échapper à la mort, à celui de ses enfants. Prêt à se donner, à faire n’importe quoi pour sa survie. J’aurais donnée ma vie pour la sienne et pour qu’Adam puisse courir pour toujours. L’odeur du souffre, des chairs brûlées, du sang … tout un cocktail de senteur me donnant la nausée, mais surtout restant plaquée à mes parois nasales. Elle ne me quittait presque jamais. Plus un traumatisme qu’une réelle odeur. Vivre avec ce plomb dans le cœur, on s’y fait. Parce que nous n’avons pas le choix. Pas le choix que d’affronter cette déchirure profonde, criante et sanglante. Celle qui vous ferait tomber à genoux, pliant sous le poids d’une douleur que nous ne voulons pas assumer. Plus ressentir. A supplié un dieu qui n’existait pas avant pour toi, pour qu’il t’achève là et maintenant. Que l’on t’arrache le myocarde. Tu veux parfois simplement oublier, lâcher prise. Te laisser aller à un sommeil sans fond et surtout, sans fin. Un sommeil apaisant où le monde cessera sa danse folle vers l’avenir, celui que tu refuse ou que tu crains. Un sommeil où le temps se suspendra, où les secondes ne seront plus ses grains de sable venant parfois, bloqué les rouages de ta vie.

Puisqu’un détail, un seul, peut tout changer d’une vie. Un effet papillon fatal qui modifie toute une trajectoire d’existence. La mienne à basculer sans même que je ne puisse une seule seconde imaginer que cela m’arriverait. Avouez le, vous-même vous n’imaginez pas ou alors très peu, qu’un jour votre vie peut tourner en un réel cauchemar. Une seule seconde suffit pour que votre ciel ne devienne sombre à pleurer. Dans mes instants d’insouciance et d’enfance, je pensais qu’une maman était immortelle. Jamais elle ne mourrait, ça n’était pas possible. Ma chaire et mon sang, elle m’avait donnée la vie, on ne pouvait décemment pas la lui prendre à elle. Que ça soit elle ou mon père, ou même Adam. On y pense pas, c’est comme ça, parce que nous sommes nombriliste et parce que toutes ces horreurs vu à la télé, entendu à la radio ou lu dans le journal… n’arrive qu’aux autres.

Pourquoi après tout, une troupe de malade mentale viendrait décimer ma famille plutôt qu’une autre ? Pourtant, ils l’ont fait, non ? Comme un psychopathe à décider de tuer cette femme parce qu’elle se trouvait là à la seconde où sa pulsion meurtrière a fait surface. Là au mauvais endroit, au mauvais moment.
Mais là, c’était tout un village qui avait prit feu sous nos yeux. Tant de vie évincée comme une vulgaire poussière que vous essuyer d’un coup de chiffon sur votre meuble. Ma mère était morte. Elle était partie. On me l’avait enlevé. Et cette rage au creux du cœur, constante, latente, finira un jour par exploser quelque part en moi. Cette haine n’était qu’un poison… Et pourtant, devais-je avoir encore foi en l’humanité ? Je n’y arrivais plus. Je gardais au fond de moi cette douceur inculqué par maman, mais j’ai vu de quoi était capable l’homme dans son horreur. Je sens mes doigts accroché la pierre du muret, comme si je m’accrochais à la vie. Je le sens encore ce vide. Cette abysse. Et toi Adam, mon frère chéri… Comment arrives-tu à vivre tout ça en affrontant le malheur de papa à longueur de temps. Je me sens si égoïste de rester ici … pardonne moi.


Bientôt quatre ans. Il serait temps de tourner la page, d’avancer. C’était comme un million de bras me clouant au sol.

« Tu m'as pourris mon groove ! »

La voix de Riley me recentre ici, dans ce château. Dans cette réalité. Absence de deux secondes, peut-être plus où j’ai eu l’impression que mon cerveau n’était qu’un volcan en fusion. Riley. Peut-être était-ce toi qui me faisais encore avoir l’étincelle d’un espoir qu’un homme pouvait ne pas éprouver un geste d’inhumanité ? Et c’est quand j’entends ce genre de phrase à laquelle on ne s’y attend pas dans ce type de situation que je me dis que cette année sera sûrement meilleure. En tout cas, elle ne pouvait pas être pire que les 4 dernières vécues. Mais je sais aussi que plus ça ira, mieux j’allais gérer tout ça. Enfin, jusqu’ici, je l’ai toujours fais en silence et avec brio mais je sentais que ces derniers temps, je lâchais un peu plus prise en ce qui concernait maman. Légitime ? Etait-ce simplement une accumulation ? Sûrement.

Je lui ai tout raconté, ou presque. En tout cas, le plus gros. Sovhann est au courant par la force des choses, de même que Maxence. Mais l’aveu que j’ai fais à Riley est volontaire. Je voulais lui en parler à elle… Pourtant, il y a deux mois, jamais je n’aurais cru le faire avec qui que ce soit et encore moins avec elle. Mais ici, c’est mon cœur qui s’est entre-ouvert pour lui laisser le « loisir » d’y lire quelques fragments d’un passé que je tentais de noyer sous les cours, les amis, un quotidien. Riley était mon amie et je souhaitais partager certaines choses avec elle. Et quand bien même je ne m’attendais pas du tout à ce genre de réponse de sa part, je ne m’en offusque même pas pour la simple et bonne raison qu’à la base, je ne m’attendais à rien de spécial et que si il devait y avoir une réaction, j’aurais tout accepter sauf de la pitié. Je voulais juste m’ouvrir à elle, pas me morfondre.

Et croyez-le ou non, j’ai envie de rire face à sa bouille de clown ambulant.

« Honnêtement, je ne sais pas quoi te dire. J'ai pas envie de partir dans une litanie d'une heure en te disant que je comprends, que je peux me mettre à ta place, etc … parce que c'est pas le cas. Je ne pourrais jamais partager ce que tu as vécu mais je veux que tu imprimes bien un truc : Ne pense pas une seule seconde que je pourrais t'en vouloir pour ça, pour ne pas m'avoir parlé de ça. D'accord ? »

J’esquisse un sourire avant d’acquiescer. Tu n’aurais pas pu mieux dire. Et lorsqu’elle me prend dans ses bras, j’avoue rester un instant pantois, surprise par son élan. Pourtant, nous étions toutes les deux de nature plutôt affective l’une envers l’autre. Mais j’étais comme déconnectée… Décrochée de cette réalité étrange qui nous broyait les cerveaux. Cela ne dure qu’une seconde avant que mes bras n’enroule son torse et que j’aille perde mon visage sur son épaule, l’espace d’un instant où tous mes nœuds se détendent, se dispersent pour un je ne sais où. La sérénité revient par infusion dans le cœur, adoucissant cette douleur sourde au creux de ma poitrine. C’est là que nous prenons conscience qu’une amie est d’une importance presque vitale.

« On a tous nos jardins secrets tu sais, et quand bien même tu aurais attendu plus longtemps encore, ou même si tu ne me l'avais jamais dit, ça me va. Y a pas de malaise. Néanmoins je te remercie de me faire suffisamment confiance pour aborder le sujet, ça me touche vraiment.
- Tu es mon amie Riley et je tiens à toi. Et s’il y a une personne en qui j’ai confiance ici, c’est bien toi.»

Et quand bien même cela fait peu de temps que nous nous côtoyons réellement, je m’en fou. La vie a fait que nous nous sommes retrouvés dans une merde sans nom toutes les deux et que nous nous sommes soudés. Pourquoi chercher à comprendre plus loin ?

« J'veux pas que tu crois que ça m'indiffère parce que je ne fais pas de commentaires sur ce que tu viens de me dire hein ? J'en ferai si c'est ce que tu veux mais … Aussi désolée que je sois pour tout ce que tu as vécu, et pour ta maman, je ne pourrais rien y changer alors j'ai pas envie de remuer le fer dans la plaie et parler pour ne rien dire. En revanche ce que je peux faire c'est t'aider à te changer les idées, ça c'est dans mes cordes et c'est ce que je fais de mieux. Donc si t'es d'accord, j'ai un stock de cochonneries caloriques qui attendent gentiment dans ma valise qu'on vienne le manger. Ça te tente ? On se gave, on va faire un tour dehors histoire de profiter un peu du soleil et parfaire notre superbe bronzage et si ça se trouve on croisera quelques belles paires de fesses au passage, pour le plaisir des yeux.»

Larmes séchées, j’écrase un rire sincère. Je n’en attendais pas mieux d’elle, bien qu’au fond je n’attende rien de précis. Mais ses mots me vont droit au cœur et me redonne un élan de vie qui s’était échappé durant quelques courtes minutes. Je la fixe un instant, sourire aux lèvres, ressentant au creux de mon être une vague de chaleur agréable. La vie. La confiance. Maman, tu me manques.

« Et ne t'excuse surtout pas, c'est un ordre. »

J’arque un sourcil avant de descendre du muret et de me mettre au garde à vous, de manière un peu brouillon mais on s’en fou, j’suis pas un vrai soldat :

« Chef, oui Chef ! »

Tourner la douleur à la dérision, ça me va. Disons qu’en cet instant même, c’est ce qu’il me fallait. Vider mon sac, avoir une oreille de confiance à l’écoute et cette même oreille être une amie sur qui compter pour nous remonter le moral.

« J’espère que t’as LE stock parce que j’suis une gourmande hors pair ! Et concernant les paires de fesses… Si tu veux, je prendrais celle de ton Dimitrinounet d’amour en photo pour te les afficher au dessus de ton lit ! »

J’éclate d’un rire taquin. Toi, t’as pas fini d’en entendre parler, sois-en sûre !
Je m’approche d’elle, la serre dans mes bras avant de lui murmurer :

« Merci d’être ce que tu es Riley Jenkins »

Puis, bras dessus, bras dessous, je la laisse m’entrainer dans les couloirs en chantant la marche nuptiale à tue-tête, comme deux imbéciles de copine, heureuse à l’idée de se goinfrer de cochonneries en tout genre. Faudrait pas que ça soit récurrent, j’voudrais pas voir naitre une bouée sur mes hanches pour cet été. Quoi que, ça fait un bon élément de sauvetage en cas de noyade…
D’une main distraite, j’effleure mon pendentif du bout des doigts.
Je sais que tu seras toujours là quelque part.


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