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 It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn

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MessageSujet: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Jeu 3 Oct 2013 - 14:12

Samedi 23 aout 2014 – Début de soirée
It’s the way I’m feeling, I just can’t deny



Sovahnn & Enzo

Voilà, c’est fin. Ces trois semaines sont passées vraiment trop vite et je dois bien le dire, ça ne m’enchante pas vraiment de retrouver ce pays ni même les murs de pierre de cette école mais c’est comme ça. J’aurai aimé rester en Australie, naturellement, mais il y a tellement de pièces dans ce puzzle, tellement d’élément dont on ne peut pas ne pas tenir compte que … c’est comme ça, et c’est pour le mieux. Pour tout le monde. Grand mère n’est plus en état pour surveiller deux grands cons comme nous, même trois parce qu’elle en a gagné un troisième dans la bataille même si celui là est plus sage que les deux autres, et même si je suis certains qu’on pourrait s’occuper de nous même – c’est ça fait trop de même dans la même phrase – elle sera plus tranquille de nous savoir ici, en théorie plus en sécurité. Ça n’est pas le seul problème : Il y a la scolarité, qu’on n’abandonnera pas. Les amis aussi, et c’est une chose non négligeable. Et puis la famille … Très franchement, je ne sais pas si ça a joué dans la balance mais le fait que ça ne passe pas très bien entre la majorité d’entre eux et moi n’a pas du aider. Je garde un souvenir très amer de la réunion qu’on a fait juste un peu avant la pleine lune et je ne me suis pas senti chez moi. On a le même sang mais ça ne colle pas, ça n’a jamais vraiment collé et ça ne collera probablement jamais d’autant plus qu’ils ne savent pas pour Kyle. J’ai préféré lui épargner ça mais ça m’a gonflé de devoir le faire. Ils ne savent pas non plus ce que je suis pour la plus part et j’en ai marre de tous ces secrets, marre de ne pas pouvoir être moi même parce que ça ne rentre pas dans leur putain de case. Ça c’est le côté paternel, quant au côté maternel, aucune nouvelle et c’est sans doute pas plus mal. En ce qui me concerne, ma famille ne compte que trois membres : Grand-Mère, Derek et Kyle. Je ne tiens compte que des Ryans là dedans mais il y a d’autres personnes que je considère comme ma famille et je sais que je vais tous les retrouver ici, à Poudlard. Tous ou presque puisque Jill ne reviendra pas mais à ma connaissance ils seront tous là, ou plutôt toutes. Sovahnn, Elwynn, Ismaelle. Et les autres. Notre vie est ici maintenant, au moins pour l’instant, et sans l’oppression des Supérieurs c’est probablement l’endroit où on sera le mieux.

En arrivant dans le hall on a déjà pu croiser Cameron et Megan. Très honnêtement je ne savais pas s’il reviendrait mais il semble que si. J’ai laissé Kyle au quatrième, non sans la surprise de découvrir les nouveaux dortoirs aménagés pour les Non-Magiciens qui ont décidé de rester au château. Autant le dire, ça ne va pas arranger nos affaires cette histoire de partager un dortoir lui comme moi mais je préfère nettement le savoir dans un endroit comme celui là, bien plus confortable, et puis on est dans une école, pas dans un hôtel. Un jour où l’autre on vivra ensemble et le problème sera réglé, et puis on vient de passer trois semaines ensemble, il y aura d’autres vacances, donc voilà. Ça va le faire. Bref ! Je l’ai donc laissé chez lui et je suis allé ranger mes affaires, rendre sa liberté à Lune, et je me suis dépêché de redescendre tout en gardant ma planche sous le bras avec une idée bien précise en tête. Je suis repassé par le quatrième parce que je n’ai pas pu m’en empêcher – on ne se refait pas – et en arrivant un peu plus bas j’ai reconnu cette silhouette familière bien que légèrement différente de d’habitude.

« Isma ! »

Ismaelle … Gros choc de voir son ventre à vrai dire. J’ai bugué un peu quand elle s’est retourné mais ça ne m’a pas empêché d’aller vers elle le plus naturellement du monde et de la prendre dans mes bras de la même façon d’ailleurs.

« Hey, salut toi. »

Trois semaines c’est rien dans le fond, et on ne peut pas dire que là où j’étais j’ai vraiment pris le temps de penser à ce qui pourrait me manquer ou pas mais je suis vraiment content de la revoir. Elle est un repère pour moi, c’est indéniable.

« Ça me fait plaisir de te revoir Enzo, tu vas bien ? T’as bonne mine en tout cas. Et une vrai dégaine de touriste. »

Tu m’étonnes … C’est vrai que j’ai l’air fin comme ça. Le bermuda et le T-shirt ok, mais la casquette à l’envers – ne me demandez pas d’où ça sort et pourquoi parce que moi même j’en sais rien – la planche de surf sous le bras et les pieds nus … J’suis Australien, merde. J’ai pas envie de me rhabiller et les vacances ne sont pas fini. Il fait un peu plus chaud ici que là bas en plus de ça – forcément c’est l’hiver de l’autre côté de l’équateur. J’ai pas vraiment pu parfaire mon bronzage à Lakes, j’ai même pu dévaler des pentes neigeuses c’est pour dire, donc j’ai bien l’intention de rattraper ça ici mais c’est pas la question.

« Merci, toi aussi. »

C’est beau une femme enceinte, non ?
Elle a pas l’air de mon avis.

« Non, sérieusement, j’suis sincère. Et puis … ça pousse dis donc. Ça se passe bien ? »

Pendant une seconde j’ai eu cet espèce de début de geste, réflexe, appelez ça comme vous voulez, qui m’a poussé à tendre la main vers son ventre dans le but évident de le toucher mais je me suis retenu parce que … je sais pas, c’est étrange, et très personnel en fait. Elle n’a rien dit, n’a eu aucun mouvement de recul. Y a juste eu sa main à elle qui a caressé son ventre et là j’ai vu toute l’affection qu’elle avait déjà pour … ce petit être qui pousse là dedans. Et je pensais pas qu’à 6 mois c’était déjà aussi … gros. Oui, j’ai fait les calculs dans ma tête, j’me sens concerné, ça pose un soucis à quelqu’un ? Mais non je ne m’énerve pas, on se détend.

« Oui, y a des jours plus difficiles que d’autres mais globalement ça se passe bien. Il est pas trop embêtant. »
« Il ? »
« Oui enfin le bébé quoi. Je préfère ne pas savoir à l’avance, ça sera la surprise. »
« T’as une préférence ? »
« Pas vraiment, tant qu’il ou elle est en bonne santé c’est tout ce qui compte. »

Un p’tit mec, comme moi, un sale petit branleur, j’suis sur que t’en rêves. Ouais j’allais la sortir ma connerie mais y a cette grosse boule de poils blanche qui a débarqué et m’a sauté dessus direct.

« Fenrir ! Salut mon pote. J’me demandai où t’étais. »

Et ouais, il m’a fait la fête, moi aussi – pas de commentaire, merci – et mon attention a dérivé pendant quelques secondes mais Ismaelle m’a rappelé à elle et je me suis calmé, posé, et ma main a glissé tranquillement dans le pelage du chien blanc alors qu’il s’asseyait sur mes pieds. Nus, oui.

« Alors, ces vacances ?! »
« C’était génial. Absolument et totalement génial. C’était un peu dur de repartir du coup mais je suis regonflé à bloc. »
« Je vois ça. Tant mieux. Comment va ta grand mère ? »
« Ca va. Je crois que vers la fin elle fatiguait un peu de devoir supporter trois mecs à la maison donc elle nous a foutu dehors mais dans l’ensemble ça va. Et je plaisante. »

Bien sur que non elle ne nous a pas mis dehors , c’était une décision commune. Il faut bien qu’on préserve notre aïeul quand même.

« Toujours aussi insupportable, hein ? »
« On refait pas une équipe qui gagne ! Et puis en trois semaines … Bon ok j’ai eu l’impression que c’était une éternité mais quand même, j’ai pas vraiment eu le temps de changer. Tu m’diras … Chez moi ça peut aller très vite. Enfin bref ! Ca été ici ? J’espère que tu t’épuises pas à la tache hein ? »
« T’en fais pas pour ça. »
« Mouais. »

Suspect

« Bon, j’te laisse tranquille j’vais essayer de toper Sovahnn dans le coin. Normalement elle rentrait aujourd’hui aussi. Mais tu sais parfaitement que tu m’auras dans les pattes rapidement, n’est ce pas ? »
« Oh ça j’en doute pas une seconde. »

J’ai bien l’intention de reprendre mes bonnes habitudes rapidement, désolé ! Là dessus j’ai commencé à tracer la route, stoppant une dernière fois parce que …

« Jolie planche au fait. »
« Merci. Travail d’équipe ! J’ai fait la planche, Kyle a fait le dessin. »

Elle a sourit, un sourire entendu et attendri, un sourire qui en dit long. J’ai souri aussi et j’ai repris ma route, dévalant ainsi les escaliers en prenant bien soin de ne pas abimer mon jouet. Oui un jouet, j’suis un véritable gamin et j’assume. Petit détour par les cuisines pour choper quelques trucs même si j’ai ramené des spécialités australiennes qui sont bien à l’abri dans ma poche, et surtout … une bouteille de Rhum que j’ai mis un peu de temps à trouver en essayant d’éviter les Elfes de maison – qui soit dit en passant ont l’air beaucoup plus détendus mais me font toujours autant flipper. Pas dans le sens où j’ai peur qu’ils me fassent du mal mais plutôt dans le sens où j’ai peur qu’ils SE fassent du mal. Je sais jamais comment me comporter en leur présence et … on s’en fout. C’est assez étrange de pouvoir circuler ici librement, de s’y sentir presque libre d’ailleurs, mais je l’admets pour l’heure je ne laisse pas place à ce genre de réflexion. Je veux simplement retrouver ma keupine. Je lui ai envoyé des nouvelles pendant les vacances et si ses plans n’ont pas changé elle doit être rentrée ou en phase de l’être donc … ça sera la surprise. On verra bien comme on dit, et il se trouve que j’ai rapidement vu parce qu’une fois dans le hall c’est bien elle que j’ai aperçu non loin de la Salle Commune des Jaunes. Je me suis approché, comme d’habitude sans qu’elle ne me voit, et j’ai sifflé. Vous savez, le genre de sifflement de gros lourd qui drague et qui pense qu’il va y arriver de cette façon ? Et bien voilà, c’était ça, agrémenté d’un magnifique .

« Wesh Mad’moiselle, vous êtes charmante. »

Avec ma plus belle tête de con, c’est gratuit. Et là j’ai écarté un de mes bras pour lui montrer la planche, puis l’autre pour lui montrer la bouteille, un petit sourire en coin sur le visage.

« Ca t’dit d’aller taper quelques vagues et refaire le monde en prenant l’apéro ? C’est moi qui régale. »

Restons légers ♪
Et non désolé, j’ai pas de Mikado.
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MessageSujet: Re: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Sam 5 Oct 2013 - 12:26

C’est bête non ? Il s’est passé tellement de choses ici qu’on aurait pu croire qu’on est tous devenus solides face aux agressions. On pourrait croire qu’on est capables d’affronter n’importe quoi, n’importe quelle pression, du moins, simplement, celles d’un quotidien normal. J’étais morte de trouille quand on est sortis, quand on a posé le pied dehors, qu’on s’est tous retrouvés par groupe pour s’en aller d’ici. Les plus jeunes ont été accompagnés, mais je ne fais pas partie des plus jeunes, je suis adulte, je suis forte, solide, responsable, je… je ne suis rien de tout ça. Je n’aurais jamais cru que ça se passerait ainsi, et pourtant, là, sur le point de prendre le portoloin, mon cœur battait la chamade, et je tremblais, là, comme ça, comme une conne. Pas par peur de la magie de cet objet, enfin, du moins pas complètement. Mais après ? Après, qu’est-ce qui allait se passer au juste ? J’ai beau être « grande », je ne savais absolument pas comment j’allais me démerder, mais, question de fierté, j’ai gardé tout ça pour moi. Serre les dents ma fille, tu vas réussir à te démerder, t’es pas plus con qu’une autre.
Pourtant, allez savoir si c’était l’effet du premier voyage avec ce machin diabolique ou juste le stress de tout ce qui allait se passer, j’ai bien cru que tout ce que j’avais pu manger la veille finirait sur l’herbe de la prairie. Je ne sais pas ce que j’espérais. Reconnaître quelque chose, avoir une idée de quoi faire. J’en sais rien. Un sac à dos offert par Takuma, un jean et un t-shirt sur moi, un autre rangé et quelques souvenirs un peu dérisoires comme ça mais qui comptaient énormément. D’un coup, je crois que j’ai réalisé que ma vie, elle se situait à Poudlard et qu’ici, ce ne serait probablement pas mon monde avant longtemps. J’ai frôlé ma baguette à cet instant, elle qui ne m’a jamais semblé être autre chose qu’un sujet de déception, d’insultes s’est avérée d’un coup une source de réconforts.
- Vous me manquez les gars.
Des gens se sont éloignés autour de moi, ils ont rejoint les villes, ont pris les cars ou ont utilisé le magicobus pour la plupart, mais moi, je suis restée là un instant, à fixer la campagne sans trop savoir ce que je devais faire à présent. Il était clair que je ne pouvais pas rester à Poudlard, que je voulais des réponses, mais d’un coup, la solitude et l’incertitude ont pris le dessus. J’étais perdue dans ce monde que j’avais quitté il y a plus de six ans de ça. Qu’est-ce qui m’attendait ici ? Comment arriver jusque ‘chez moi’ et comment me présenter à ma famille ? D’un coup ce dont j’avais rêvé ne semblait rien d’autre qu’un cauchemar.
Il m’a fallu un moment pour me décider à avancer et, déjà, plus personne n’apparaissait du portoloin, alors, j’ai fini par rejoindre la ville, par reconnaître lointainement des lieux, des noms. J’ai galéré à un point assez conséquent. Incroyable comme cet univers me semblait étranger.

Il m’a fallu un bon moment, et, durant ce temps, j’ai retrouvé une grande règle à laquelle je n’avais pas pensé une seconde en quittant Poudlard : l’argent fait vivre le monde. Rappelons le contexte : je me suis tout de même réveillée à moitié nue sur un lit aseptisé, c’est ainsi qu’à recommencé ma vie, ainsi que je me suis relevée après un coup dur qui a tout faillis nous couter. Mais à propos de coût, il s’avère que celui de Poudlard ne s’élève pas bien haut comparé à ces lieux. Il n’aurait pas fallu que je mette plus de temps à les trouver sous peine de me voir claquer la porte au nez et les flics au cul… ahem.

Comment se sent-on quand on retrouve son chez soi ? Quand on retrouve sa famille mais que l’autre vous manque ? Comment on annonce qui on est ? J’ai espéré qu’on me reconnaîtrait lorsque cette porte s’ouvrirait. Ça n’était pas celle de mon enfant, elle avait été changée. Plus aucune marque des griffes du chien, ni de celles du chat. Plus de marques du ballon remplis de conneries qu’on avait explosé sur la porte par erreur avant de se barrer en courant en espérant que personne ne penserait qu’il s’agissait de nous. Grossière erreur.
- Que…
Tadam ! Je ne suis pas morte !
- Maman ?
Ça ne s’est pas exactement passé comme je l’avais imaginé, ce n’était ni mieux, ni pire, mais c’était réel, et rien n'importe plus.


« Wesh Mad’moiselle, vous êtes charmante. »

La jeune femme avait sursauté, ses muscles se contractant d’un coup avant qu’elle ne voit le regard de grand débile qui cherche à faire des conneries de son ami. Elle était revenue à Poudlard et d’un coup, ce lieu qui avait longtemps été une source’ de danger lui semblait surtout ressembler bien plus à son chez soi que le pouvait être la maison de sa mère. La jeune femme avait laissé une bonne partie de ses affaires ici, notamment le balai que le grand con prostré devant elle lui avait offert, pour éviter de se les trimbaler sur des dizaines de miles, et surtout pour ne pas attirer l’attention. Il fallait avouer qu’elle se voyait mal se balader avec un balai sur l’épaule et un chaudron bourré de plumes à son extrémité. Quelque chose lui disait que ça passerait mal. Conclusion, il ne lui restait qu’une valise remplie à ses pieds. Des affaires à elle, cette fois-ci, des souvenirs de son ancienne vie, des lettres, et, dehors, dans un coin, un animal à elle. Welcome back home.

« Enzo ! Putain quel con, tu m’as fait peur ! »

Les deux bras écartés pour lui montrer bouteille et planche, il lui offrit ce sourire qui lui avait tant manqué. Ok, alors pour le coup, autant elle lui en avait voulu, autant l’inquiétude, les expériences légèrement traumatisantes et le fait de se trouver éloignée un moment, le tout avait fait que la jeune femme ne voulait qu’une chose : profiter de lui :hin: =D.

« Ca t’dit d’aller taper quelques vagues et refaire le monde en prenant l’apéro ? C’est moi qui régale. »

Un grand sourire s’afficha sur les lèvres de la jeune femme qui atterrit à la seconde suivante dans les bras de son ami.

« Si c’est toi qui régale, je prend alors ! Allé go ! »

Bordel, tu m’as manqué crétin.

« Et tu sais que tu fais tache habillé comme ça ici ? »

Oui, j’me fous de toi et ça fait un bien fou.
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MessageSujet: Re: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Mar 8 Oct 2013 - 12:27

Les vacances … Je crois que je ne réalise toujours pas vraiment en fait. Enfin oui et non mais je me sens tellement ailleurs que c’est difficile de se dire que tout ça est bien réel, que ça s’est bien passé, pour de vrai et pas seulement dans mes rêves. C’est probablement comme ça pour beaucoup d’entre nous, en tout cas j’imagine, mais pourtant je sais au fond de moi que je ne rêve pas, que je n’ai pas rêvé ces dernières semaines passées là bas, chez moi, dans ma maison, dans mon pays, loin, avec ma famille ou en tout cas mon frère, ma grand-mère et le garçon que j’aime. J’aurai pu dire homme, c’est un choix. Je nous qualifierai plutôt d’adolescent dans la force de l’âge avec tout ce que ça implique. Enfin on s’en fout, c’est quand même mon homme, à moi, rien qu’à moi, et à personne d’autre. Une petite remontée de possessivité Enzo ? Nan, je m’en tape, l’autre n’est plus là et à ma connaissance y a pas d’autre menace dans son entourage, c’était juste … comme ça, parce que j’avais envie. C’est gratuit et totalement inutile mais a priori je fais ce que je veux dans ma tête.
 
Enfin bref, me voilà de retour à Poudlard, pour une nouvelle année scolaire que j’ai bien l’intention de ne pas planter cette fois. J’ai eu des circonstances atténuantes certes, et peut être que ma fierté a été blessé par les commentaires de merde de mon cousin – entre autres – vive la famille, mais même si je sais que je risque de perdre le fil parfois parce que je suis du genre à me disperser rapidement, et que je vais probablement m’ennuyer parfois parce que contrairement aux apparences et à ce que semblent penser certains, je ne suis pas un mauvais élèves. J’ai même plutôt bien réussi certaines épreuves à l’examen et c’est peut être présomptueux de ma part de penser ça mais je pense que mon manque d’affinités avec certains prof n’a pas du pencher en ma faveur concernant les résultats. Je suis pas entrain de dire que c’est injuste – même si pour certains je le pense c’est vrai – mais faut dire aussi que rater une épreuve et me barrer en plein milieu d’une autre … on va dire que j’ai foiré mes chances dès le départ. Qu’est ce que j’aurai du faire ? Les confronter ? Oui, peut être. Peut être que j’aurai du me pointer en EDM et leur faire face mais j’avais tellement la trouille qu’ils recommencent, qu’ils me demandent une nouvelle fois de faire du mal à Kyle ou à n’importe qui d’autre et ce devant tout le monde encore une fois que … J’ai tourné la question longtemps dans ma tête mais j’ai finalement fait le choix de sécher. C’est comme ça, j’assume, et j’ai bien l’intention de profiter à fond de cette dernière semaine de vacances avant de me plonger à fond dans les études. Reste à savoir combien de temps je vais tenir parce que les bonnes résolutions tout le monde sait ce que sait, en général on s’y tient deux jours et puis … mais passons, pour l’instant c’est pas le moment de penser à ça, ni à rien d’autre. Ce soir c’est entre elle et moi, ma Miss-Belle-Au-Bois-Qui-Dort. Je l’avoue j’ai appréhendé un peu sa réaction mais je ne suis pas du genre à tergiverser pendant trois ans quand quelque chose me tient à cœur donc j’ai foncé et advienne que pourra. Ça fait trois semaines qu’on ne s’est pas vu et ça recommençait tout juste à redevenir … comment dire … moins tendu ou froid entre nous avant le coup d’éclat, la mort de Walters et le départ des Sup. Peut être que de son côté c’est encore trop tôt, ce que j’accepterai bien sur, mais qui ne tente rien n’a rien. C’est donc comme ça que j’ai débarqué dans son espace comme un cheveux sur la soupe et quand j’ai vu son sourire j’ai compris. J’ai compris que même si la pilule n’était pas totalement passée, il y avait du mieux et que ma présence n’était pas une agression, bien au contraire. Et je suis toujours aussi doué pour surprendre les gens visiblement, petite satisfaction personnelle. Donc voilà, les bases sont posées, le plan est lancé, c’est à toi de voir maintenant et … Un câlin. Je pense que tu le vois pas à l’heure actuelle mais j’ai le smile jusqu’aux oreilles rien que de sentir ta petite présence contre moi et pardonne moi de ne pas pouvoir te le rendre pour l’instant, j’ai les mains un peu prises on va dire. T’en fais pas, ça sera rendu au centuple dès que j’ai posé tout ça.
 
« Si c’est toi qui régale, je prend alors ! Allé go ! »
 
T’es toujours aussi belle quand tu souris, au passage.
 
« Et tu sais que tu fais tache habillé comme ça ici ? »
 
Celle là fallait bien que je m’y attende, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai attrapé un air détaché en m’observant une seconde avant de raccrocher son regard rieur, moi même un grand sourire sur le visage.
 
« Ouais j’sais mais j’ai décidé de me la jouer Aussie jusqu’au bout et en Australie on vit comme ça, à moitié à poil tout le long de l’année. D’ailleurs je me demande encore pourquoi j’ai mis un T-shirt. »
 
Peut être parce que t’es plus en Australie justement ? Parce qu’il y a des gosses, que c’est une école et pas la plage, etc … Des raisons y en a des tas espèce d’exhib ! Et je porte la main, celle qui tient la bouteille, jusqu’à ma tête pour désigner la casquette que je porte sur la tête et qui va ruiner mon brushing ! Désolé, ça c’est des restes de ma conversation avec Caem mais je ne peux pas nier que mes cheveux … c’est sacré.
 
« Et ça … j’sais pas, une nouvelle lubie, ou alors c’est pour cacher la jungle qu’il y a sur ma tête. Regarde moi ça ! Comme au bon vieux temps ! »
 
Illustration : Enlevage de la casquette et dévoilage de la crinière sauvage. Enfin crinière … n’exagérons pas quand même. Ca reste raisonnable. Et j’te dis ça mais je ne sais même plus si tu m’as connu avec les cheveux plus ou moins longs en fait. Ça fait un an qu’on se connaît – faut fêter ça d’ailleurs et ça tombe bien j’ai ce qu’il faut – et j’arrive pas vraiment à me souvenir si je les avais déjà coupé ou pas à l’époque. Enfin ceci dit ils ont repoussé à chaque fois, ce qui est normal jusqu’à preuve du contraire mais … et puis on s’en fout. Je l’aime ma dégaine de touriste, et j’aime encore plus quand tu te fous de moi jolie blonde, ça m’avait manqué. Et puis au fait, maintenant que Jill n’est plus là, qui va me couper les cheveux ? Non parce que j’aime bien les avoir comme ça mais plus long faut pas déconner non plus. C’est pas gérable même si ça fait une bonne prise. Ben quoi ? :ga:
 
« Enfin bref, ça m’éclate d’avoir l’air d’un vacancier et puis c’est encore les vacances à ce que je sache nan ? Ben voilà. Je fais honneur à l’été ! »
 
Le tout dit en lui mettant la casquette sur sa petite tête à elle. Un coup d’œil rapide à sa valise et …
 
« J’te laisse le temps d’aller poser ça, j’suis pas un tortionnaire, et oublie pas ton maillot, ni ta serviette. D’ailleurs si t’en as une en rab pour moi j’suis preneur, j’ai zappé d’en prendre une et j’crois que j’ai oublié ma tête quelque part entre ici et Lakes. »
 
Probablement sur une vague ou un truc dans le genre.
 
« T’as besoin d’un coup de main pour un truc ? J’pourrais pas monter dans ton dortoir – c’est dommage d’ailleurs – mais si t’as besoin de mes gros bras jusqu’en bas, j’suis ton homme. »
 
Et oui, je suis un parfait gentleman ! Parfois.
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MessageSujet: Re: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Ven 18 Oct 2013 - 12:12

La famille. Quelle notion très abstraite. Une fois chez sa mère, la jeune femme n’avait jamais réussi à se sentir chez elle. Il y avait quelque chose qui clochait par rapport à ce qu’elle avait espéré. Jamais plus rien ne pourrait être pareil puisque ses parents devaient à présent réapprendre à la connaître. Elle n’était plus celle qu’ils avaient quitté, et leur vie n’était plus la même que celle qu’elle avait pu observer en était petite. Elle était une étrangère à présent, et elle déclenchait une certaine déception, frustration chez sa mère, tout simplement parce que celle-ci n’avait pas été là pour la voir se réveiller, qu’elle n’avait pas été là pour l’aider à se construire et qu’aux yeux d’une mère, c’est l’une des pires erreurs que l’on peut faire par rapport à son enfant. Et puis elle… qu’est-ce qu’elle était par rapport à eux ? La jeune femme n’avait jamais osé se lâcher quand elle était avec eux et n’avait pas eu l’occasion de voir son frère qui lui manquait pourtant tellement. A côté de ça, il y avait bien sûr la magie. Même si elle avait voulu aborder un peu le sujet, celui-ci avait été écarté de la situation à vitesse grand V, alors, au bout d’un moment, la belle blonde avait laissé tomber. Elle n’avait pas expliqué ce qui s’était passé ici, n’avait pas parlé de ce qui la blessait, n’avait pas parlé… en fait, elle n’avait jamais abordé ce qui constituait à présent son identité.

Bref, pour ce qui était de sa famille, ils étaient en vie et c’était tout ce qui comptait. Un jour, elle finirait par s’intégrer de nouveau, mais pour l’instant, il fallait l’avouer, elle était contente d’être rentrée chez elle.
Oui, cet endroit avait été le théâtre d’atrocités et elle ne parvenait toujours pas à croire qu’ils avaient réellement déguerpis des lieux, mais, voilà, c’était ici qu’elle s’était construite, ici qu’elle avait noué des liens et là qu’elle trouvait les gens qui la connaissaient, elle, pas la petite fille qu’elle n’était plus depuis l’accident. Ils connaissaient ses pétages de plomb, ses folies, l’anarchie de ses joies et de sa volonté. La petite fille effacée était bien loin, alors comment ses parents auraient pu reconnaître leur enfant au juste ?

Manifestement, si elle n’avait pas à faire le deuil de son père, un tout autre travail l’attendait : celui de tirer un trait sur un passé, une famille et des liens qui ne seraient plus jamais les mêmes.

Mais en attendant, oui, elle était heureuse. Heureuse de retrouver Enzo, de retrouver les autres, et ce, même si ici des choses horribles s’étaient passées, heureuse même si elle pouvait toujours garder de l’amertume face à certaines choses. Enlaçant Enzo avec un grand sourire, elle se disait simplement qu’elle voulait profiter de chaque instant avec ceux qu’elle aimait, de chaque seconde où son cœur battrait, parce qu’il n’y avait rien de plus important.

A part peut être se foutre d’un ami.

« Ouais j’sais mais j’ai décidé de me la jouer Aussie jusqu’au bout et en Australie on vit comme ça, à moitié à poil tout le long de l’année. D’ailleurs je me demande encore pourquoi j’ai mis un T-shirt. »
« Hm… Peut être pour éviter de te retrouver sous la couette à confondre les M avec des B »

Pas que les M d’ailleurs. Ah ! Les joies de la morve au nez ! Vraiment top.

« Et ça … j’sais pas, une nouvelle lubie, ou alors c’est pour cacher la jungle qu’il y a sur ma tête. Regarde moi ça ! Comme au bon vieux temps ! »



« Oh my god … ! … C’est efficace le soleil, t’as utilisé quoi comme fertilisant ? »

Il fallait dire qu’en effet, ça avait bien poussé. Les siens aussi cela dit, mais avec sa crinière, un peu plus ou un peu moins, ça ne se voyait pas réellement. Enfin bref. Il était aussi possible qu’elle n’ait pas fait attention aux cheveux de son ami avant les vacances, ce qui semblait parfaitement plausible. Avec un petit sourire, elle sauta pour les lui ébouriffer durant la fraction de seconde où elle put les atteindre.
« Trop bien =D »

J’peux te faire chier avec ça maintenant .. Quelle erreur as-tu fais là !

« Faut que je me procure des échasses… »

Et avec sa mimique de réflexion parfaitement sérieuse, elle complétait parfaitement la situation. Avec un grand sourire vers son ami, la jeune femme se dit qu’en effet, ça, ça lui avait énormément manqué donc, nan, il était hors de question qu’elle reste loin d’ici. Quitte à être une cible parfaite, autant qu’elle apprenne à se défendre tout en restant dans les pâtes des sorciers dignes de ce nom nan ? Quoi ? C’est une super excuse je trouve moi.

« Enfin bref, ça m’éclate d’avoir l’air d’un vacancier et puis c’est encore les vacances à ce que je sache nan ? Ben voilà. Je fais honneur à l’été ! »
« Je t’en pris, fait honneur. Rapporte-moi un cocktail avec ça et ça sera niquel. J’vais chercher mon bikini »

Elle se voyait bien tient, allongée en train de bronzer sur le lac. Bonjour le rhume après ça. Sovahnn accueillis la casquette du Griffondor avec un petit clin d’œil.

« J’te laisse le temps d’aller poser ça, j’suis pas un tortionnaire, et oublie pas ton maillot, ni ta serviette. D’ailleurs si t’en as une en rab pour moi j’suis preneur, j’ai zappé d’en prendre une et j’crois que j’ai oublié ma tête quelque part entre ici et Lakes. »
« Ah nan, Bikini j’ai dit ! J’ai fait la jeune fille sage et de bonne famille trop longtemps maintenant ! »

T’as pas de bikini, tu le sais ça ? Tous à poouuwaaaaal !!! … Mouais. Les vacances, c’est bon pour le moral !

Et t’es pas capable d’en créer une ? Simple question comme ça. Pas que ton corps sortant de l’eau, tes cheveux rejetés en arrière et l’humidité scintillante sur tes abdos soit une mauvaise idée mais…

« Nan, on va faire sans serviette. »

‘Brutie xD

« T’as besoin d’un coup de main pour un truc ? J’pourrais pas monter dans ton dortoir – c’est dommage d’ailleurs – mais si t’as besoin de mes gros bras jusqu’en bas, j’suis ton homme. »

Un petit sourire de profiteuse fit son apparition sur les lèvres de la jeune femme. Attrapant ses bras, elle les positionna à l’horizontal afin de poser sa valise en travers de ceux-ci.

« ‘Fallait pas l’demander =D  Merciii ! »

Quoi ? Il a proposé !

La jeune femme le força même (enfin… façon de parler hein) à se baisser pour qu’elle lui claque un baiser sur la joue. Il le méritait. Ça changeait de la baffe de la dernière fois au moins, ainsi, ils reprenaient leurs bonnes vieilles habitudes. Ils allèrent donc déposer tout ce joyeux bordel qui signifiait qu’elle avait enfin des affaires à elle et, une fois en haut, la jeune femme se changea, quittant ses fringues ultra-passe-partout-je-n’inquiète-pas-maman pour quelque chose d’un peu plus féminin et rock. Wouh ! Besoin de se dépenser après tout ce temps de calme forcé. Etrange ce que passer de l’ambiance du château à celle de chez sa mère avait pu être perturbant.

« Yahaaaaaaaaaaa ! »

Sautant en bas des marches, la jeune femme n’avait pas quitté son grand sourire.

« Allé, viens te saouler beau brun ! »

Alors qu’ils quittaient la cohue du hall et de ses arrivées massives, la jeune femme se retourna vers le beau brun en question.

« Alors ces vacances, ça a donné quoi ? A part la repousse fulgurante de ta tignasse ? Avoue c’était pour compenser de ne plus pouvoir foutre le bordel dans la mienne Rolling Eyes»

Discussion capillaire, oui, et alors ?
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MessageSujet: Re: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Ven 18 Oct 2013 - 18:04

Me retrouver sous la couette ça c’est pas trop un problème, parce que même si je supporte difficilement de rester en place trop longtemps il n’empêche que comme beaucoup de gens j’adore dormir. Sincèrement, y a des matins où je préfèrerai rester dans mon lit plutôt que d’aller en cours mais ne parlons pas de choses qui fâchent, c’est encore les vacances. Pour ce qui est de choper la crève … Je ne me souviens même pas de la dernière fois où c’est arrivé pour être honnête. Je n’étais déjà pas souvent malade avant d’être mordu, j’ai l’impression que c’est encore plus d’actualité maintenant. Peut être que mon organisme tue les microbes ou un truc comme ça, ou alors je suis simplement plus résistant de nature parce que mes parents m’ont laissé évoluer dehors dès tout petit. Allez savoir ! Enfin voilà, c’est vrai que concernant la masse capillaire qui se trouve actuellement sur ma tête j’ai fait fort et visiblement ça lui plait beaucoup. J’aurai du m’y attendre et après tout c’est simple retour à l’envoyeur vu le nombre de fois où mes mains vont trainer dans ses cheveux pour la décoiffer. Chacun son tour après tout. Donc sans serviette, je note, pas de soucis pour moi et de toute façon c’était juste histoire de dire. La magie nous permet de nous sécher instantanément pour peu qu’on en connaisse le ou les sortilèges et c’est mon cas, disons que c’était juste histoire d’avoir un truc pour se poser comme des grosses loques mais c’est toi qui voit. Et compte pas sur moi pour te servir de matelas !

Et deux secondes plus tard, tout ça parce que j’ai voulu jouer les gentleman, je me retrouve avec une valise dans les bras. Non, rectification, une valise sur les bras, une bouteille dans une main et une planche qui tient par je ne sais quel miracle. Et une Sovahnn tout sourire et manifestement très fière d’elle.

« ‘Fallait pas l’demander =D  Merciii ! »

Rolling Eyes

« Je suis un homme objet … »

Le tout dit en me penchant – obéissant comme garçon je suis – pour qu’elle me claque un bisou sur la joue. Puis on s’est mis en route mais après avoir fait quelques pas je me suis arrêté parce que …

« Vachement pratique, au passage. J’vais juste poser ça si t’y vois pas d’inconvénient. »

Parce que c’est décemment pas gérable de se déplacer avec autant de trucs dans les bras sans qu’il n’y ait de la casse. J’ai donc posé ma planche contre le mur et planqué la bouteille derrière, le tout entouré d’un sort de dissimulation qui ne tromperait personne longtemps mais j’espérai que ça serait suffisant. Si quelqu’un me pique ma planche, ça va barder. Enfin bref, on a donc été récupérer ses affaires – A noter qu’il faut faire une crois dans le calendrier, Sovahnn Dawn Lockwood a enfin des affaires à elle – et comme n’importe quelle fille normalement constituée elle ne voyage pas léger. Oui ça c’était juste pour caser une remarque machiste quelque part, et je sais, c’est gratuit. J’ai porté ce que j’ai pu, jusqu’où j’ai pu, et je l’ai attendu tranquillement dans la Salle Commune des Jaunes. J’ai jeté un rapide coup d’œil mais je n’ai pas aperçu Caem, ni personne de réellement connu d’ailleurs, et finalement mon attention a été toute captée par la tornade blonde qui venait de dévaler les marches de l’escalier.

« Yahaaaaaaaaaaa ! »

Elle s’était changé, et moi … Et bien je l’ai détaillé des pieds à la tête. Normal.

« Ah ouais, là j’te reconnais mieux. Y avait trop de tissus tout à l’heure. »

:ga:

« Allé, viens te saouler beau brun ! »

Et comme je suis un gentil garçon sage et obéissant, j'ai suivi le mouvement encore une fois. Je suis une pauvre victime, exactement. On a donc quitté la Salle Commune des Poufsouffles, en traversant le hall j'ai récupéré ma planche et lui ai tendu la bouteille et on s'est mis en route. Une fois à l'extérieur et loin de toute l'agitation la discussion a repris tandis qu'on marchait d'un pas tranquille en direction du Parc puis de la Forêt.

« Alors ces vacances, ça a donné quoi ? A part la repousse fulgurante de ta tignasse ? Avoue c’était pour compenser de ne plus pouvoir foutre le bordel dans la mienne Rolling Eyes »

Tu vas pas t'en remettre hein ?

« Ben ouais, parce qu’entre Kyle, Derek et ma Grand-Mère on va dire que c’était un peu limité capillairement parlant alors j’me suis sacrifié pour l’équipe. »

...

« Bon j’aurai pu trouver, mais c’est pas pareil. »

Personne n'a une crinière comme la tienne, et puis de toute façon c'est toi et c'est tout. C'est comme ça.

« Et puis ça fait une meilleure prise. »

Non ça je n'en démordrais pas et je pense que ça n'est pas Kyle qui me contredira même si je balance ça chaque fois sur le ton de la plaisanterie. Il aime mes cheveux, qu'est ce que j'y peux ? C'est pas pour lui que je les ai laissé pousser, pas de malentendu, mais on va dire que le fait qu'il apprécie est un plus. Et moi j'ai l'impression de me retrouver, alors tout le monde est content, non ? Ça durera le temps que ça durera mais en attendant c'est comme ça et si ça peut amuser mes amis alors tant mieux.

« Et sinon … hum … Retour aux sources et ça fait un bien incroyable. J’me sens bien, détendu, reposé, et tout ça. On a fait pleins de trucs, on a vu pleins de trucs. Déjà revoir notre Grand-Mère je crois que ça nous a vachement soulagé Derek et moi. Elle est plus toute jeune et le fait de n’avoir que très peu de nouvelles, d’être loin, etc … ça permet pas d’avoir l’esprit tranquille. Elle va bien, ça l’a un peu fatigué d’avoir trois grand – enfin surtout deux – cons à la maison mais elle va bien. J’ai commencé à apprendre à Transplaner, c’est pas encore trop ça mais étrangement Derek a eu suffisamment de patience pour supporter de filer un coup de main à son p’tit frère. J’ai passé la moitié de mon temps dans l’eau, on a été voir les baleines aussi, et le dessin là sur ma planche, c’est Kyle qui l’a fait. C’est la planche que j’avais commencé avec mon père avant l’accident, j’ai enfin pu la finir. »

D’ailleurs avec le recul je me dis que le matériaux aurait du y passer depuis deux ans mais je crois que Grand-Mère l’a entretenu magiquement pour ne pas que ça arrive. C’est une femme pleine de surprises, elle aime bien faire planer le mystère et je crois – non en fait je suis sur – qu’elle serait prête à n’importe quoi pour ses enfants et petit-enfants.

« C’est l’hiver là bas et ma famille a un chalet dans les montagnes du coup on a été y faire un tour aussi. J’me suis payé le luxe de faire quelques descente, ça aurait été con de pas profiter de la neige. »

Jouer sur – et dans – l'océan même s'il fait froid et moche, jouer sur la neige qu'il y ait du soleil ou pas, ma vie ça a toujours été ça avant d'atterrir ici. Et oui, je me doute que j'ai de la chance et que ça n'est pas donné à tout le monde. Ma famille a les moyens, nous on vivait plus ou moins simplement mais je sais que ça n'est pas donné à tout le monde de pouvoir faire ce genre de choses.

« Faudra que tu viennes un de ces jours. »

Un sourire, un peu plus calme que les autres. Ouais, sincèrement, je suis sure qu'elle te plairait mon île donc c'est quand tu veux, tu seras toujours la bienvenue chez moi.

« C’est passé super vite, mais en même temps 3 semaines c’est court. »

Pas comme mes cheveux, je sais.

« Oh et ma Grand-Mère nous a fait la bonne surprise le premier jour de nous annoncer que le bureau de notre père avait été transformé en chambre d’ami pour l’occasion. T’aurais du voir ma gueule quand j’ai compris que c’était pour Kyle … »

Si là je me marre, ça n'était pas vraiment le cas sur le coup. Derek lui par contre ça l'a beaucoup fait rire, ce que dans le fond je peux comprendre parce que la situation était assez comique malgré tout et peut être que si j'avais pu me voir à ce moment là je me serai plié en deux aussi.

« Enfin tu m’connais, j’sais pas si elle a grillé ou quoi - à mon avis si - mais y a pas beaucoup de nuit qu’on n’a pas passé ensemble. »

Sa chambre, la mienne, peu importe. Pour une fois qu'on pouvait profiter d'un espace sécuritaire, confortable, agréable, familier et j'en passe, ça aurait été tout ce qu'il y a de plus con – et frustrant pour tout un tas de raisons – de ne pas pouvoir en profiter. Et je crois que si elle n'avait pas grillé que je le rejoignais dans sa chambre ou l'inverse elle ne m'aurait pas donné les clés du chalet pour qu'on aille y passer le week end tous les deux en amoureux, sans personne pour nous surveiller.

« Et ma chambre est à côté de celle de Derek. »

:gla:
Ceci dit on a été discret - enfin je crois - et merci la magie.

« Voilà, sinon j’ai vu le reste de ma famille. Oncle, tante, cousins et cousines … C’était pas vraiment le pied, on peut pas dire que ça se soit super bien passé. Kyle est resté à la maison ce jour là, j’me sentais pas de le balancer dans une famille de Sang-Pur aux idées bien arrêtées et tout le monde en a conclu que c’était probablement la meilleure solution alors ... Mais peu importe, ça m’a pas gâché mes vacances et de toute façon je m’en tape, ils comptent pas vraiment pour moi et y a toujours eu un fossé entre nous. »

Leurs idées, leur vison du monde, ne sont pas les miennes. Petit je ne m'en rendais pas vraiment compte mais maintenant ça me saute aux yeux. Je suis pas sur que certains d'entre eux vivraient très bien le fait d'avoir un Lycanthrope amoureux d'un autre garçon, moldu de surcroit, dans la famille. Et pourtant c'est le cas ! Mais ils ne le savent pas et tant mieux. Ça m'a démangé de leur balancer la vérité mais ça aurait été égoïste. Non seulement j'ai trop peur de mettre Kyle en danger, mais en plus ça aurait été une situation délicate pour Grand-Mère et même pour Derek alors j'ai pris sur moi autant que je pouvais. Et puis ça n'a été l'histoire que d'un seul jour, histoire de réunir tout le monde, de sortir le plus faux de mes sourires et de rester évasif sur ce qu'on a bien pu faire pendant deux ans.

« Et sinon la Pleine Lune s’est bien passée. Je l’ai passé en partie avec eux trois et je suis allé courir quand ils sont partis se coucher pour rentrer bien sagement avant que le jour se lève. »

Je nous revoie tous les quatre, enfin non, tous les cinq avec Lune, autour du feu sur la plage, et je ne peux pas aller contre le sourire qui étire mes lèvres. J'en ai aucune envie de toute façon. Je ne m'étais pas senti aussi bien depuis … longtemps et je crois que ces vacances sont arrivées au bon moment. Maintenant c'est au jour le jour et on verra bien comment se passera la vie.

« Et toi ? Raconte moi tout. Comme ça t’as joué les jeunes filles sages et de bonne famille ? C’est bizarre mais j’ai du mal à l’imaginer. Faudra que tu me montres comment tu fais ça. »

Bon les vêtements j'en ai eu un vague aperçu mais quand même ! Et naturellement que je me pose un milliard de question, que j'ai peur d'avoir mis les pieds dans le plat, etc … mais y a qu'en les posant ces questions que je serai fixé alors voilà. Parce que même si j'ai l'air de planer j'ai pas oublié le reste du monde pour autant, et surtout pas toi, ni ce qu'il s'est passé dans ta famille, tes incertitudes, etc ...
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MessageSujet: Re: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Mar 29 Oct 2013 - 20:25

« Je suis un homme objet … »
« Faut bien que tu résolves mes fantasmes comme tu peux hein.. »

D’un autre côté, vu le seul avec qui elle avait pu coucher, elle ne risquait pas trop d’avoir cette satisfaction. Ah ces hommes ! Un monde à part.
Bref, la jeune femme avait embrassé son ami avant de ramasser ses affaires pour se diriger vers sa salle commune. Home sweet home. C’est un comble, mais ça lui allait parfaitement comme ça et, avec un petit sourire, elle se retourna vers Enzo pour l’observer galérer avec tout le bordel qu’il avait dans les bras. T’as l’air fin comme ça..

« Vachement pratique, au passage. J’vais juste poser ça si t’y vois pas d’inconvénient. »
« Dommage, j’trouvais ça pas mal de te voir faire l’astronaute pour marcher. J’t’aurais bien rajouté un œuf en équilibre dans une cuillère que tu tiendrais entre tes dents… juste pour voir. »

Et allé, on est partis pour la marche militaire : un deux, un deux ! Et talon-fesse maintenant ! Oui, ok, j’arrête de délirer, mais ça serait drôle à voir. Et après on fait une course de sac dans la cour dehors. Un peu de fun quoi !
Maintenant que les Supérieurs avaient disparus de l’enceinte du château et que Logan avait pris le contrôle de la bâtisse, oui, la jeune femme était remplie d’un enthousiasme certain qui faisait plaisir à retrouver. Surtout après être restée un trop long moment à ne rien faire. Etre passive et rester gentiment assise… d’accord, enfant, elle le faisait sans trop de problèmes, mais à présent, ce n’était simplement plus possible. Il lui avait semblé être enchaînée au sol à force de ne pouvoir bouger dans tous les sens. A croire qu’elle était plus enfermée chez sa mère qu’à Poudlard. Un nouveau comble, oui. Alors oui, au revoir la petite chemise blanche et le t shirt en dessous pour masquer les formes, le pantalon noir bien propre et lisse et le gilet à la coupe d’un triste lamentable : Enfin le retour à des fringues normales ! Corset noir et jean. Pfou, un peu de féminité bordel. Ok, elle n’en était pas non plus à la robe sexy dans laquelle Enzo l’avait connue, mais il fallait bien avouer que question attirance, habillée ainsi, elle faisait tout de suite plus d’effets. C’était donc avec un grand sourire et une envie de sauter partout que la jeune femme s’était lancée en bas des escaliers pour rejoindre Enzo.

« Ah ouais, là j’te reconnais mieux. Y avait trop de tissus tout à l’heure. »

Petite grimace de « je t’emmerde et va te faire voir : oui, je t’aime », et elle l’avait embarqué avec elle. Une Sovahnn forcée à rester calme pendant trop longtemps est une Sovahnn qui a besoin de reprendre un peu les commandes et de BOUGER.

« Allé, viens te saouler beau brun ! »

Et voilà qu’elle n’avait qu’une envie, c’était retrouver l’air et le beau soleil de dehors alors, se frayant un chemin dans la foule, la jeune femme évita le monde en vitesse pour attirer son ami à l’extérieur où elle sembla dévorer le paysage avec un bien être émerveillé. Comment avaient-ils fait pour faire de cet endroit une prison ?
Reprenant un rythme plus calme, la jeune femme avait alors repris la discussion.

« Alors ces vacances, ça a donné quoi ? A part la repousse fulgurante de ta tignasse ? Avoue c’était pour compenser de ne plus pouvoir foutre le bordel dans la mienne Rolling Eyes»
« Ben ouais, parce qu’entre Kyle, Derek et ma Grand-Mère on va dire que c’était un peu limité capillairement parlant alors j’me suis sacrifié pour l’équipe. »
« Wah… quel courage. J’en suis bouleversée. »

C’est beau ce que tu dis là tu sais ?

« Bon j’aurai pu trouver, mais c’est pas pareil. »

C’est ça, trouver quelque chose avec des poils longs à tripoter pour te faire penser à moi ? Je vais arrêter là cette pensée stérile et dangereuse…

« Et puis ça fait une meilleure prise. »

Éclatant de rire, la jeune femme l’avait fixé l’air de dire « tu ne pouvais pas t’en empêcher hein ? ». Cela dit, il y a en effet quelque chose de relativement érotique là dedans et relativement sympa en situation. Je n’en dirais pas plus pour respecter l’intimité de la belle blonde ici présente.

« Et sinon … hum … Retour aux sources et ça fait un bien incroyable. J’me sens bien, détendu, reposé, et tout ça. On a fait pleins de trucs, on a vu pleins de trucs. Déjà revoir notre Grand-Mère je crois que ça nous a vachement soulagé Derek et moi. Elle est plus toute jeune et le fait de n’avoir que très peu de nouvelles, d’être loin, etc … ça permet pas d’avoir l’esprit tranquille. Elle va bien, ça l’a un peu fatigué d’avoir trois grand – enfin surtout deux – cons à la maison mais elle va bien. J’ai commencé à apprendre à Transplaner, c’est pas encore trop ça mais étrangement Derek a eu suffisamment de patience pour supporter de filer un coup de main à son p’tit frère. J’ai passé la moitié de mon temps dans l’eau, on a été voir les baleines aussi, et le dessin là sur ma planche, c’est Kyle qui l’a fait. C’est la planche que j’avais commencé avec mon père avant l’accident, j’ai enfin pu la finir. »
« Ouais, bien sûr… Sérieux ? La classe ! Que ce soit pour transplaner ou la planche d’ailleurs. C’est sympa ce qu’il a fait, ça rend bien. Et du coup ça va mieux entre Derek et toi ? Enfin, j’veux dire, ça allait mieux mais… les choses se sont un peu posées et stabilisées quoi ? »

Oui, elle n’était pas sûre de vouloir se lancer dans la conversation de ce qu’il avait pu faire avant son père et qu’il continuait à présent. Qu’il s’en soit vu la force et voit ça comme quelque chose de positif, c’était parfait et, réellement, elle en était soulagée pour lui, mais dans un sens, elle savait qu’elle allait se retrouver conne à ne pas savoir quoi dire si elle lançait cette discussion-là et les moments de blancs et de gène, ils viendraient après. Pour l’instant, ils avaient besoin de parler un peu des choses légères et sans grandes implications. Elle du moins.

« C’est l’hiver là bas et ma famille a un chalet dans les montagnes du coup on a été y faire un tour aussi. J’me suis payé le luxe de faire quelques descente, ça aurait été con de pas profiter de la neige. »
« … Tu peux m’expliquer pourquoi j’ai pas squatté dans ta valise ? Tu m’as rendue jalouse, ça y est, c’est fait : bravo. »

Oui, je t’embête mais ça n’est pas complètement faux. Il avait eu une vie là-bas qui contrastait beaucoup avec celle que la jeune femme avait connue ici, ne serais-ce qu’au niveau du climat. Elle était habituée au temps de merde, et ça n’était pas nouveau. Cela expliquait aussi peut être sa capacité à n’être que très peu couverte alors qu’il pleuvait des cordes ou à se balader sous les orages avec un grand sourire de gamine. Enfin, elle était tout de même vite gelée si elle fatiguait un peu, mais la plupart du temps… cette fille est une chaudasse =D Taggle.

« Faudra que tu viennes un de ces jours. »
« Je veux ouais ! »

Attend… les deux frères, le temps chaud, l’océan ou bien la montagne et la glisse ? Je signe quand tu veux alors là !

« C’est passé super vite, mais en même temps 3 semaines c’est court. »
« M’ouaip. Faut dire qu’il y avait du temps à rattraper aussi quoi. »

Quand on est séparés des siens et de son chez soi natal, quand on rentre, il y a tellement de choses à faire, à retrouver qu’on cherche généralement à profiter d’un peu tout et tout le monde avant de repartir.

« Oh et ma Grand-Mère nous a fait la bonne surprise le premier jour de nous annoncer que le bureau de notre père avait été transformé en chambre d’ami pour l’occasion. T’aurais du voir ma gueule quand j’ai compris que c’était pour Kyle … »
« Oh merde ! »

Étouffant un petit rire, la belle Poufsouffle le fixait avec un regard moqueur.

« T’avais pas jugé utile de l’informer du léger petit mini détail qui fait que Kyle et toi êtes ensembles ? C’est Derek qui devait bien se foutre de toi tient. »

Elle imaginait bien la tronche qu’il avait pu tirer à ce moment-là en effet. Surtout par rapport à sa … grand-mère. Ce n’est pas comme s’il y avait dans cette situation un choc de génération mais.. si. En effet, la jeune femme n’avait pas pensé que ça pourrait poser problème, ici et ce, même si ce n’était le cas que depuis peu, ça semblait tellement naturel à ses yeux qu’elle n’y avait même pas songé. Pourtant, avec les problèmes qu’il avait eu, elle aurait dû mais.. non. Il faut croire qu’elle avait cette sale tendance à rester très naïve et innocente parfois.

« Enfin tu m’connais, j’sais pas si elle a grillé ou quoi - à mon avis si - mais y a pas beaucoup de nuit qu’on n’a pas passé ensemble. »
« Bah ouais tu m’étonnes. Hm euh… ça dépend elle est sourde ou idiote ? Parce que sinon j’pense que vous êtes grillé, oui. »

Ça n’était quand même pas bien compliqué à voir et ce, surtout pour quelqu’un qui aimait Enzo comme devait le faire sa grand-mère. Alors il y avait peu de chance qu’elle n’ait pas compris leur petit manège.

« Et ma chambre est à côté de celle de Derek. »

D’un air moqueur, la jeune femme hocha de la tête.

« Tu vas le rendre dingue le pauvre. »

« Voilà, sinon j’ai vu le reste de ma famille. Oncle, tante, cousins et cousines … C’était pas vraiment le pied, on peut pas dire que ça se soit super bien passé. Kyle est resté à la maison ce jour là, j’me sentais pas de le balancer dans une famille de Sang-Pur aux idées bien arrêtées et tout le monde en a conclu que c’était probablement la meilleure solution alors ... Mais peu importe, ça m’a pas gâché mes vacances et de toute façon je m’en tape, ils comptent pas vraiment pour moi et y a toujours eu un fossé entre nous. »
« Ah euh oui en effet, ça aurait fait tâche… »

Je me demande ce que ça ferait si quelqu’un faisait ça chez les Rivers oO.

« C’est bien. Que tu le prennes comme ça j’veux dire. Faut pas s’arrêter à des conneries pareilles. Surtout.. j’sais pas, après tout ça. »

Je pense qu’on n’a simplement pas le temps de s’en faire pour ce que les autres peuvent penser de nous. Autant éviter le conflit si on le peut. Je ne suis pas du genre à fuir, du moins je ne crois pas, mais disons que ça ne sert pas à grand-chose d’allumer les poudres.

Ce n’est pas simple de faire comme si on était quelqu’un d’autre, mais parfois ça vaut mieux. Ce n’est pas pour longtemps, alors autant éviter que tout parte en sucette quand on peut l’éviter. Il fallait dire aussi qu’ils avaient eu de trop beaux exemples dans leur vie de tous les jours au château pour ne pas avoir envie de partir de nouveau dans des débats sans fins. Un peu de calme, même si ça n’était que pour quelques temps, ils en rêvaient probablement tous.

« Et sinon la Pleine Lune s’est bien passée. Je l’ai passé en partie avec eux trois et je suis allé courir quand ils sont partis se coucher pour rentrer bien sagement avant que le jour se lève. »
« Ché bien ! »

Oui, l’air de faciliter un gamin qui c’est bien comporté, c’était exactement l’attitude qu’elle avait prit. D’accord, c’était un peu moqueur, mais il savait bien qu’elle ne prenait pas les choses à la légère, c’était simplement que… la manière dont il avait dit ça faisait un peu toutou tout content de ne pas avoir fait de conneries. Et l’image du Loup en train de courir dehors – les poils dans le veeeeeeent - et de rentrer en trottinant tout content ne pouvait que lui passer par l’esprit. Désolée Enzo, mais quand on tend des perches, il ne faut pas s’étonner qu’il y ait des cons pour aller les attraper.

« Et toi ? Raconte moi tout. Comme ça t’as joué les jeunes filles sages et de bonne famille ? C’est bizarre mais j’ai du mal à l’imaginer. Faudra que tu me montres comment tu fais ça. »
« Alors là tu rêves ! Ou sinon il faudra attendre un bon moment. J’en peux juste plus là. »

S’asseyant en tailleurs, la jeune femme porta la bouteille apportée par son ami pour en boire quelques gorgées.

« Mon père va bien. »

C’était la première chose qu’elle avait à dire, puisque c’était aussi probablement la question que n’osait pas poser Enzo depuis qu’ils s’étaient retrouvés.

« Mes parents ont divorcé après toute cette histoire et mon frère s’est barré à perpet’ avec le super prétexte des études. J’ai pas l’impression que ça soit la réalité et ça m’inquiète mais bon, ils sont tous en vie et c’est déjà pas trop mal en fait. Et ma mère… »

… nouvelles gorgées en laissant passer un petit rire.

« Oh putain c’était ignoble. Elle me voit toujours comme une enfant en fait, forcément, et elle a en tête ce que j’étais et sûrement pas ce qu’on a vécu ici. Du coup j’en ai pas parlé. La lettre de Logan… *hausse les épaules* ‘pas de nouvelles. Conclusion, j’étais une parfaite inconnue, elle n’était même pas sûre d’y croire. »

La jeune femme se mit à jouer avec un brin d’herbe, le décortiquant sans réellement y prendre garde. D’accord, ça n’était pas vraiment fun sur le moment, mais il fallait avouer que de loin, les évènements semblaient un peu plus comiques.

« J’veux dire, c’était génial de la revoir, et de revoir d’autres personnes de la famille, ça m’a vraiment fait plaisir mais… j’étais… j’étais pas chez moi quoi. C’était même pas moi. Ils attendaient tellement je ne sais quoi de moi que j’pouvais juste pas me comporter normalement. Et le plus fort : pas un mot sur la magie. Pas un seul. J’ai essayé de lancer le truc parce que c’est ce qui a tout provoqué et j’me suis récolté le plus beau vent de ma vie. Je euh… j’en sais rien. Elle a peut être décidé d’oublier complètement ça ou de ne plus jamais en parler, mais sans ça j’serais pas en vie, ni celle que j’suis alors… si elle veut pas entendre parler de ça, comment pourrait-elle me comprendre moi ? Enfin bref, j’ai connu mieux quoi. Mais c’était sympa de revoir un peu les lieux et tout… »

Le parc, l’école… Sa mère avait déménagé mais Sovahnn n’avait pas résisté à l’envie de retrouver les endroits qu’elle avait pu fréquenter couramment avant. Ça lui avait rappelé que tout ça n’avait pas été qu’un rêve étrange, qu’elle avait bien eu une vie avant Poudlard et ce, même si tout ça lui semblait bien abstrait.

« C’était vraiment bizarre. »
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MessageSujet: Re: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Mer 30 Oct 2013 - 23:44

Un homme objet, un Toy Boy a la disposition de Madame, c'est pas un peu réducteur ? Honnêtement, je m'en fous. Bien sur que je sais que ça n'a absolument rien de sérieux mais justement, elle sourit et sur l'instant c'est vraiment tout ce qui m'importe alors si me coller un oeuf dans la bouche pour me donner l'air encore plus con et me faire galérer peut lui faire plaisir, allons y ! Le seul truc qui m'embêterait c'est d'abimer ma planche. J'y tiens énormément, d'une parce que c'est une planche de surf, de deux parce qu'elle me fait penser à mon père et que sa signature repose dessus d'une manière ou d'une autre. Le dessin de Kyle c'est du bonus, c'est pas un drame, il pourrait m'en refaire un ou même dix, mais … Ouais, cette planche c'est un peu comme ma montre ou ma chaine, j'y tiens désormais comme à la prunelle de mes yeux même si bien évidemment ça ne m'empêchera pas – et d'ailleurs ça ne m'a pas empêché de la tester à Lakes donc dans l'Océan avec de vraies vagues – d'aller faire le con avec sur le Lac. Et ma casquette ?! Disparue, probablement avec mon T-shirt. Celui que je lui ai filé dans les premiers temps où on se connaissait et qu'elle ne m'a jamais rendu. Je sais que tu dors avec Sovahnn, j'en suis sur ! Ou alors tu l'as fait encadré et il est au dessus de ton lit. Et je ne suis pas du tout entrain d'imaginer ce que ça pourrait donner si moi je dormais avec un de ses T-shirt … surtout son bustier là tiens, ça m'irait super bien j'en suis sur. En tout cas, à elle, il lui va super bien et il faudrait être aveugle pour ne pas s'en rendre compte. Toujours aussi sexy la p'tite blonde, de plus en plus femme même. Pas que je sois expert ni même que mon « jugement » ait la moindre valeur mais c'est mon point de vue et je le donne, c'est tout. Enfin oui, d'accord, c'est dans ma tête mais alors ? C'est pareil. On change, on grandi, c'est la vie. Moi aussi j'ai changé et c'est pas parce que j'ai retrouvé mon bordel capillaire d'il y a quelques temps que je suis redevenu le « gringalet » que j'étais à l'époque. Rassurez vous, je passe toujours les portes, enfin au moins en largeur en tout cas.

Nous voilà donc dehors, plus au calme, loin de l'agitation du Hall et des quelques retours de vacances qui continuent d'arriver. Je dois l'admettre, je n'ai pas vraiment fait attention à qui était là ou pas. Les plus important pour moi, je sais déjà s'ils sont là ou pas et s'ils le seront à la rentrée, et autant le dire c'est tout ce qui compte. Plus de Jill, ça fait chier mais on s'y fera et je sais qu'elle me manquera autant qu'elle manquera à Sovahnn mais je crois que pour l'instant on a simplement envie de passer un bon moment, et ce tous les deux. Et c'est ce qu'on fait ! A commencer par mon tour de raconter mes vacances, tout en marchant tranquillement vers le Lac. Elle la bouteille dans la main, et moi « encombrer » par ma planche que je me fais un plaisir de lui montrer. Entre autres.

« Ouais, bien sûr… Sérieux ? La classe ! Que ce soit pour transplaner ou la planche d’ailleurs. C’est sympa ce qu’il a fait, ça rend bien. Et du coup ça va mieux entre Derek et toi ? Enfin, j’veux dire, ça allait mieux mais… les choses se sont un peu posées et stabilisées quoi ? »

Derek et moi ? Vaste sujet. Vaste débat même, si on veut. Un regard vers le Lac, un sourire, serein, avant de reposer mes yeux dans les siens tout en continuant d'avancer paisiblement. Enfin presque, le mot paisible n'est pas vraiment adapté étant donné qu'elle est une véritable pille électrique mais passons.


    « Ouais, ça va carrément mieux. C'était déjà le cas avant qu'on parte mais je crois que ça nous a fait du bien à tous les deux de nous retrouver là bas. Et j'aurais pas cru qu'il accepterait aussi « facilement » la présence de Kyle. Parce qu'autant être honnête, c'était pas franchement gagné au départ mais bon, faut croire qu'on aime le challenge dans la famille. »


Rolling Eyes

« C’est l’hiver là bas et ma famille a un chalet dans les montagnes du coup on a été y faire un tour aussi. J’me suis payé le luxe de faire quelques descente, ça aurait été con de pas profiter de la neige. »
« … Tu peux m’expliquer pourquoi j’ai pas squatté dans ta valise ? Tu m’as rendue jalouse, ça y est, c’est fait : bravo. »

Je bosse pour une agence de voyage en fait, mon rôle c'est d'appâter le client.

« Faudra que tu viennes un de ces jours. »
« Je veux ouais ! »
« C’est passé super vite, mais en même temps 3 semaines c’est court. »
« M’ouaip. Faut dire qu’il y avait du temps à rattraper aussi quoi. »

Deux ans … une broutille ...

« Oh et ma Grand-Mère nous a fait la bonne surprise le premier jour de nous annoncer que le bureau de notre père avait été transformé en chambre d’ami pour l’occasion. T’aurais du voir ma gueule quand j’ai compris que c’était pour Kyle … »
« Oh merde ! »

C'est ça, marre toi !

« T’avais pas jugé utile de l’informer du léger petit mini détail qui fait que Kyle et toi êtes ensembles ? C’est Derek qui devait bien se foutre de toi tient. »

Oui, marre toi parce que c'est quand même un peu drôle même si sur le moment ça ne m'a pas fait rire du tout.


    « J'te confirme qu'il s'est bien foutu de ma gueule mais si, si, elle était au courant. Je l'avais prévenu avant qu'on arrive, idem pour son statut de sang. C'était pas pensable pour moi de lui imposer quoi que ce soit et puis comme de toute façon tout le monde savait … J'avais un peu peur de sa réaction parce qu'elle est un peu … ben c'est l'ancienne école quoi. Si mon Grand-Père était encore en vie Kyle n'aurait jamais passé la porte de la maison ça c'est plutôt clair mais je crois que le fait qu'on soit heureux prend le dessus sur le reste du coup elle accepte. Après, par respect j'évitai les démonstrations d'affection devant elle quoi. Même devant mon frère. »


Même si je dois bien avouer que parfois c'était tentant, juste pour l'emmerder, mon grand frère préféré.

« Enfin tu m’connais, j’sais pas si elle a grillé ou quoi - à mon avis si - mais y a pas beaucoup de nuit qu’on n’a pas passé ensemble. »
« Bah ouais tu m’étonnes. Hm euh… ça dépend elle est sourde ou idiote ? Parce que sinon j’pense que vous êtes grillé, oui. »

    « A ma connaissance ni l'un ni l'autre. »


...

« Et ma chambre est à côté de celle de Derek. »

:gla:

« Tu vas le rendre dingue le pauvre. »

    « Hey, c'est d'bonne guerre hein. Vu le nombre de fois où il m'a fait chier depuis que j'suis né. Et puis de toute façon j'ai toujours pris le temps d'insonoriser magiquement l'endroit avant de … qu'on commence nos parties de scrabble. Enfin j'crois … Y a peut être eu des ratés. »


Grisé par l'ambiance, parfois … Et puis merde, les urgences ça prévient pas hein. Enfin ceci dit j'en sais rien et puis … de toute façon c'est fait.

« Voilà, sinon j’ai vu le reste de ma famille. Oncle, tante, cousins et cousines … C’était pas vraiment le pied, on peut pas dire que ça se soit super bien passé. Kyle est resté à la maison ce jour là, j’me sentais pas de le balancer dans une famille de Sang-Pur aux idées bien arrêtées et tout le monde en a conclu que c’était probablement la meilleure solution alors ... Mais peu importe, ça m’a pas gâché mes vacances et de toute façon je m’en tape, ils comptent pas vraiment pour moi et y a toujours eu un fossé entre nous. »
« Ah euh oui en effet, ça aurait fait tâche… »

Une tâche plutôt sympa de mon point de vue mais probablement pas du leur ça c'est sur … Ahum.

« C’est bien. Que tu le prennes comme ça j’veux dire. Faut pas s’arrêter à des conneries pareilles. Surtout.. j’sais pas, après tout ça. »

Et en réponse à ça, juste un sourire. T'as vu, j'fais des progrès hein ?!

« Et sinon la Pleine Lune s’est bien passée. Je l’ai passé en partie avec eux trois et je suis allé courir quand ils sont partis se coucher pour rentrer bien sagement avant que le jour se lève. »
« Ché bien ! »

Mouais … Tu crois que je le vois pas ton sourire en coin là ?


    « Vas-y, rajoute le, laisse le sortir le brave bête qui te brule les lèvres là ... »


Saloperie ! Je t'aime quand même.

« Et toi ? Raconte moi tout. Comme ça t’as joué les jeunes filles sages et de bonne famille ? C’est bizarre mais j’ai du mal à l’imaginer. Faudra que tu me montres comment tu fais ça. »
« Alors là tu rêves ! Ou sinon il faudra attendre un bon moment. J’en peux juste plus là. »

    « Oh aller ! J'te laisserai me faire des couettes si tu veux. »


Et nous voilà assis dans l'herbe, au bord du Lac. La bouteille dans la main elle attaque déjà et moi je prends le temps de poser précautionneusement ma planche un peu plus loin. Constat : On n'est pas du tout là où je voulais aller mais … on s'en tape en fait. Et j'aurai vraiment aimé te voir en monde petite fille sage moi ! Même avec mes yeux de Loup battu ça fonctionne pas ? Sur ? Et oui, je sais, je prends des risques avec mon histoire de couette parce que clairement, elle ne laissera jamais passer ça aux oubliettes.

« Mon père va bien. »

Reprise du sérieux immédiate. Abcès crevé. Un soupir, de soulagement, puis un sourire. Encore un, et certainement pas le dernier. Sage, j'écoute. C'est son tour de parler et de me raconter les trois dernières semaines qui se sont écoulés. C'est étrange, j'ai tellement de mal à l'imaginer dans un autre cadre que celui ci ...

« Mes parents ont divorcé après toute cette histoire et mon frère s’est barré à perpet’ avec le super prétexte des études. J’ai pas l’impression que ça soit la réalité et ça m’inquiète mais bon, ils sont tous en vie et c’est déjà pas trop mal en fait. Et ma mère… »

Tous en vie, bordel, je sais que c'est pas ma famille mais je suis vraiment heureux pour elle. Y a rien de pire que de vivre dans l'incertitude et c'est ce qu'elle a du faire pendant un sacré paquet de temps, sans parler de son coma. Je me demande vraiment comment elle géré ça, personnellement je crois que j'aurai totalement lâché prise et je me serai effondré.

« Oh putain c’était ignoble. Elle me voit toujours comme une enfant en fait, forcément, et elle a en tête ce que j’étais et sûrement pas ce qu’on a vécu ici. Du coup j’en ai pas parlé. La lettre de Logan… pas de nouvelles. Conclusion, j’étais une parfaite inconnue, elle n’était même pas sûre d’y croire. »

Elles ont été séparées pendant quoi ? Au moins 6 ans ? Pas étonnant que ça soit difficile de se refaire l'une à l'autre. L'une n'a pas vu grandir l'autre, d'ailleurs Sova non plus ne s'est pas vu grandir finalement. Bref, pas simple de trouver ses repères et surtout des repères communs dans ce genre de situation. Enfin j'imagine.

« J’veux dire, c’était génial de la revoir, et de revoir d’autres personnes de la famille, ça m’a vraiment fait plaisir mais… j’étais… j’étais pas chez moi quoi. C’était même pas moi. Ils attendaient tellement je ne sais quoi de moi que j’pouvais juste pas me comporter normalement. Et le plus fort : pas un mot sur la magie. Pas un seul. J’ai essayé de lancer le truc parce que c’est ce qui a tout provoqué et j’me suis récolté le plus beau vent de ma vie. Je euh… j’en sais rien. Elle a peut être décidé d’oublier complètement ça ou de ne plus jamais en parler, mais sans ça j’serais pas en vie, ni celle que j’suis alors… si elle veut pas entendre parler de ça, comment pourrait-elle me comprendre moi ? Enfin bref, j’ai connu mieux quoi. Mais c’était sympa de revoir un peu les lieux et tout… »

C'est ici chez toi, hein ? J'ai eu beau détester cet endroit pendant un bon moment, je crois que c'est un peu chez moi aussi maintenant. J'en sais rien, ils nous ont détruit mais on a construit tellement à côté. Ce château nous a vu grandir, évoluer, encaisser, tomber, nous relever, etc … J'oublierai jamais l'Australie, et je ne renierai jamais ma vie d'avant, mais ici c'est … ça n'est pas rien.

« C’était vraiment bizarre. »

Un instant le silence s'installe. Elle joue avec son brin d'herbe et moi je l'observe. C'est trop … sérieux, non ?

« Quelle chance t'as ... »

Elle relève la tête, pas vraiment sure de comprendre où je veux en venir je crois. Et pour cause ...

« Ouais, quelle chance t'as de pouvoir passer la soirée entière, et peut être même la nuit qui sait, avec le plus chiant des Loup-Garou de la terre pour te faire oublier tout ça. »

La seconde d'après je suis assis à côté d'elle – j'étais en face jusqu'ici – et mon bras entoure ses épaules alors que ma main ébouriffe sa crinière. En plus je pourrais te tenir chaud quand la nuit sera tombée, pratique.

« J'ai la permission de minuit, que j'ai bien l'intention de griller pour passer la nuit dehors – ou dedans peu importe – à faire n'importe quoi. J'en ai marre d'être le p'tit ami parfait, ou le p'tit frère parfait, ou le p'tit fils parfait. J'ai envie d'être le meilleur ami qui emmerde le monde avec sa … ben sa meilleure amie. Ouh t'es ma copine Sovahnn. »

Un gros bisou sur la joue, et ... un coup de langue, parce que je ne peux pas m'en empêcher. C'est mon côté chien fou ça, on ne se refait pas hein.
Permission de minuit … évidemment que c'est des conneries. En redescendant tout à l'heure j'ai dit à Kyle que j'allais essayer de trouver mon amie pour passer la soirée avec elle et à aucun moment je ne lui ai fait comprendre que je repasserai plus tard. Il m'a eu pour lui tout seul ou presque pendant trois semaines, il a lui aussi des amis à retrouver. Chacun chez soi et les Hippogriffes sont bien gardés. Un peu de liberté ! Et j'attrape la bouteille avant de boire à mon tour.

« T'endors pas là d'ssus, j'suis en pleine déshydratation. J'aurai peut être du en prendre une autre d'ailleurs. Au pire on retournera à la source. »

Et la lumière s'allume au plafond.

« Ah mais tiens, j'ai failli oublier ça. Spécialité Australienne. »

Manger c'est tricher, grignoter c'est gérer. Et un paquet dans l'herbe donc, puis un deuxième qui sort de l'autre poche. Une nouvelle gorgée pour bibi, j'ai soif.

« Et ça … j'en sais trop rien, j'ai piqué ça dans les cuisines mais ça m'a l'air mangeable. »

On verra bien si on fini la tête au dessus de la cuvette des toilettes … Ce qui risque d'arriver quand même malgré tout mais peu importe, j'suis un mec super sympa, je te tiendrais les cheveux. Remarque … j'aurai peut être besoin d'un coup de main pour les miens aussi à la réflexion.

« Alors dis moi, tu veux tenter de prendre une vague ou deux avant de plus pouvoir marcher droit ou on remet ça à plus tard ? Parce que le surf en état d'ébriété c'est mort, j'veux pas avoir à te faire du bouche à bouche pour … quoi que … »

:ga:
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MessageSujet: Re: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Mar 19 Nov 2013 - 11:38

C’est con, je sais, mais il faut croire que ce lieu qui aurait dû être celui de nos pires cauchemars ne peut être perçu comme cela par une bonne partie d’entre nous. Logan nous a proposé de partir, de faire autre chose, de retrouver nos familles, d’évoluer loin de ce lieu et ce, pour tous ceux qu’il jugeait majeur. Je sais, je ne fais pas réellement partie de ceux-là, mais Enzo et d’autres auraient pu se faire la malle. La plupart sont revenus pourtant. Jillian est partie, d’accord, et quelques autres avec elle, pour des raisons plus ou moins personnelles. Mais voilà, ici, nous avons vécus des peines affreuses, des angoisses violentes, mais c’est aussi ainsi que l’on s’est tous construits. On ne peut pas simplement tirer un trait sur tout ça et reprendre notre vie comme elle l’était avant. Surtout que, finalement, moi, je n’en ai pas de vie comme elle l’était avant. Il n’y a pas d’avant. Il n’y a qu’un passé lointain auquel je ne peux pas réellement me rattacher. Je ne suis plus cette petite fille, et le retour chez ma mère me l’a prouvé. Ça n’est plus ma vie… c’est simplement affreux de dire une chose pareille, et pourtant, c’est la vérité. Ma famille est ici : désolée mais c’est le cas. Et, enfin, parler des déboires d’Enzo avec son copain par rapport à sa grand-mère et son frère, cette fois-ci, j’ai enfin l’impression que les choses reviennent à la normale, et, étrangement, cette impression n’était clairement pas là dans la maison de mon enfance. Je n’étais ni chez moi, ni à ma place. ce monde est le mien, si cruel qu’il ait pu se montrer. C’est là, avec un ami, posé sur l’herbe sur laquelle je m’étais réfugiée un jour pour encaisser un certain nombre de choses, c’est simplement là que je me sens chez moi. Là j’ai des repères, j’ai des souvenirs, des joies et des peines. Là bas… j’en sais rien. Ça semble appartenir à une autre vie. Pourtant, j’aurais tant aimé que ça se passe comme si… mais des années sont passées et personne ne peut les effacer, même ici. Apercevoir les visages familiers, parler des vacances. Finalement, c’est ça la normalité. Qui aurait cru qu’un jeune préfèrerai retourner à l’école plutôt que glander ? Un comble. Notre comble.

Oui, la jeune femme avait expliqué à son ami ce qu’il s’était passé pendant ses propres vacances. Ça ne lui importait que peu et pourtant une certaine amertume pointait à travers ses propos. Logique.
Pourtant, tout ce qu’elle souhaitait, c’était lâcher un peu de lest par rapport à tout ça, quitte à parler de ce genre de choses qui lui sortaient par les yeux habituellement, type les ragots et autres. Parler, simplement, de tout et de rien, de la galère d’Enzo à côté de son frère, de l’air con qu’il avait dû avoir lorsqu’il avait compris que sa grand-mère n’avait pas imaginé que Kyle pourrait dormir avec lui et plus encore. La pauvre. Choc de générations. Et encore, elle était différentes d’autres personnes de sa famille !

Et, oui, rajouter brave bête me tentait bien.

« Quelle chance t'as ... »
« Hein ? »

Mais qu’est-ce qu’il me raconte lui encore. Enfin, si, elle avait de la chance. Bien sûr, les choses auraient pu être bien pires et, il la connaissait, elle était réellement heureuse d’être en vie et de savoir que ses craintes par rapport à sa famille n’étaient pas justifiées. Simplement… elle s’était tellement bouffée sur les idées de vie et de mort qu’elle n’avait même pas songé aux petits détails secondaires. Mais bon, le soleil avait pointé son nez, il faisait beau, elle avait son ami auprès d’elle et les Supérieurs n’étaient plus là. Qui plus est, Logan devait péter un plomb sous la paperasse de l’école et, après les cours personnels qu’il lui avait donné et les bleus qu’elle y avait récolté, il fallait avouer qu’elle en tirait une pointe de jouissance. Si bon qu’en en deviendrait méchants =D.

« Ouais, quelle chance t'as de pouvoir passer la soirée entière, et peut être même la nuit qui sait, avec le plus chiant des Loup-Garou de la terre pour te faire oublier tout ça. »
« Ah ben oui c’est vrai, quelle chance ! »

Il s’était rapproché d’elle, l’enserrant d’un de ses bras tout en lui ébouriffant les cheveux. Ah, bingo ! Elle se retrouvait de nouveau avec une crinière pas possible en bordel sur le crane. Comme quoi, il n’aura pas fallu longtemps avant que les exigences de sa mère quant à son physique ne s’effacent.

« J'ai la permission de minuit, que j'ai bien l'intention de griller pour passer la nuit dehors – ou dedans peu importe – à faire n'importe quoi. J'en ai marre d'être le p'tit ami parfait, ou le p'tit frère parfait, ou le p'tit fils parfait. J'ai envie d'être le meilleur ami qui emmerde le monde avec sa … ben sa meilleure amie. Ouh t'es ma copine Sovahnn. »
« Oouuh ah ! »

Un beau bisou baveux comme ma grand-mère ! Ok, nan, pas à ce point mais ça aurait pu. Un coup de langue, à vrai dire, ça n’était pas beaucoup mieux. Lui adressant un pseudo regard noir, la jeune femme s’essuya d’un revers de manche avant de lui foutre un coup de poing inoffensif sur l’épaule.

« Brave bête. »

Tu l’as cherché.

Avec un regard faussement noir, elle s’était essuyée la joue du revers de sa manche. Oui, manifestement, ce genre de débilités sorties d’elle ne savait trop où lui avait réellement manqué. Et le grand con qui lui servait de meilleur ami aussi. Oh elle était sa meilleure amie =D. Ah la la, comme c’est efficace une robe noire sexy aidée par des crétins en pleins préliminaires dans le parc, à la vue de tous les célibataires rageurs. Oui, aucun rapport, je sais.

« Et depuis quand t’es si parfait que ça puis-je savoir ? »

Probablement depuis que tu joue la fille parfaite avec ses cols roulés, ses pulls et ses cheveux tressés. Pauvre crinière, elle n’avait jamais subit autant de coups de brosse, d’élastiques et de produits en tout genre pour la dompter. Et, surtout, elle, à force de rester toute calme dans un con… merde, elle manquait d’exercice.

« T'endors pas là d'ssus, j'suis en pleine déshydratation. J'aurai peut être du en prendre une autre d'ailleurs. Au pire on retournera à la source. »
« Bah ouais ! Pourquoi t’y a pas pensé avant. T’abuse sérieux. Une seule bouteille.. n’importe quoi. Et j’te promets qu’après avoir passé tant de temps le cul sur une chaise, devant la télé ou sagement les jambes croisées et les coudes non posés sur la table… j’risque pas de m’endormir. J’veux bouger. J’comprend enfin mon frère, ça fait peur. »

Mister incapable de rester tranquille (ce qui pourrait faire penser à quelqu’un d’autre cela dit en passant, mais je ne vois vraiment pas qui en fait).

« Tiens, ta bouteille, ‘me regarde pas avec ces yeux de chien battu. »

oO
Là, pour le coup, ça n’était pas fait exprès. Entendant sa propre phrase, la jeune femme avait grimacé avant d’exprimer un petit sourire. Désolée… mais j’aime ton air faussement outré. Bref. Changeons de sujet.

« Ah mais tiens, j'ai failli oublier ça. Spécialité Australienne. »
« Chouette chouette un cadeau ! »

Gamine ><.

Oui, et très fière de l’être. Se redressant d’un bloc, la jeune récupéra le paquet qui venait d’atterrir au sol. Qu’est-ce que cela ? Très bonne question. S’asseyant en tailleurs, Sovahnn avait donc entrepris de l’ouvrir.

« Qui est le con qui a inventé les ouvertures faciles ? »

Question récurrente, oui, je sais. A vrai dire, c’était une question qui continuerait à être posée tant que les ouvertures faciles ne deviendraient pas… attendez vois… FACILES. Qu’elles s’ouvrent déjà, pour commencer. On verra la notion de facilité après à la limite.

« Nan ! J’vais y arriver ! »

Question de fierté. Oui, elle se battait contre un paquet, mais toute bataille vaux la peine d’être gagnée. Non, Sovahnn n’a aucun esprit de compétition ni de fierté sur des sujets inutiles. Ce sachet n’allait pas lui résister longtemps namého ! Conclusion, elle n’était pas loin de tout renverser quand le papier/plastique céda enfin. Quasi rien n’avait touché le sol, c’était déjà bien. Avec un grand sourire de gamine toute contente d’elle, la jeune femme se retourna vers son ami alors qu’il sortait un autre paquet.

« Et ça … j'en sais trop rien, j'ai piqué ça dans les cuisines mais ça m'a l'air mangeable. »
« Si c’est mangeable alors… »

Ce paquet-ci fut plus coopérant. Enfin de la mal bouffe !

« Alors dis moi, tu veux tenter de prendre une vague ou deux avant de plus pouvoir marcher droit ou on remet ça à plus tard ? Parce que le surf en état d'ébriété c'est mort, j'veux pas avoir à te faire du bouche à bouche pour … quoi que … »
« Mh… Tu me fous le doute là du coup… »

Attrapant la bouteille, la jeune femme y but quelques gorgées avant de la reposer et de rire de la situation.

« Bref, ouais, allé, go. J’te dis, j’en peux plus de rester en place. Viens me prouver à quel point j’ai pas de sens de l’équilibre. »

Pour l’attrapeuse de l’équipe de Quidditch de ta maison, c’est plutôt dommage ma grande.

« J’avais déjà essayé gamine… ça a pas été une franche réussite. Allez viens te trouver des nouvelles raisons de te foutre de moi. »

Se redressant sur ses deux pieds, la jeune femme était prête à prouver à quel point elle n’était pas aussi à l’aise sur l’eau que dans l’air. Parce que… elle n’en doutait pas une seule seconde.

« Ô grand sorcier Ryans : te serais-il possible de réchauffer l’eau ? J’doute pas que l’envie de me réchauffer après mes futures nombreuses chutes ne te sois pas passé par le crâne mais… cette phrase est trop compliquée. Allé, à la flotte ! »


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MessageSujet: Re: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Mar 19 Nov 2013 - 23:50

Brave bête … Je savais bien qu’il finirait par sortir celui là. Et si au moins j’avais le droit à une caresse avec ?! Mais non, même pas. Je sais pas moi, des gratouilles sur le ventre ou sur la tête, ça serait cool non ? Au lieu de ça j’ai le droit à un violent coup de poing qui m’a déboité l’épaule, c’est un scandale ! Violence … pas conjugale, amicale on va dire, et je suis outré. J’en fais trop ? Je sais. Il n’empêche que ça m’éclate et que croyez le ou pas mais elle a pris du muscle la p’tite et faut croire que ces trois semaines passées chez sa mère l’ont suffisamment étouffée pour qu’elle y mette au moins un paquet de sa force. De la à dire que j’ai eu mal, faut pas pousser, et quand bien même ça serait le cas ça n’est vraiment pas grave, mais je tenais à le souligner. Et à faire le con, oui, aussi.
Quant à sa question sur ma perfection … deuxième outrage. Mais je suis parfait depuis que je suis né mademoiselle ! Enfin c’est évident quand même. Un regard de chien battu … Troisième outrage ! C’est la Saint Enzo aujourd’hui. Si, si, je vous jure, il existe, vous l’avez devant les yeux. Enfin elle, en l’occurrence. Bref, de tout ça s’en suit un magnifique échange de regards noir et un étalage de nourriture, des démonstrations de forces contre une ouverture soit disant facile et enfin, la récompense ultime, ou pas : A boire et à manger. Sauf qu’à la base on n’est pas vraiment venu là pour ça, enfin si, mais pas que, et le pas que en question nécessite une certaine maitrise de soit alors avant que ça parte trop loin …

« Alors dis moi, tu veux tenter de prendre une vague ou deux avant de plus pouvoir marcher droit ou on remet ça à plus tard ? Parce que le surf en état d'ébriété c'est mort, j'veux pas avoir à te faire du bouche à bouche pour … quoi que … »
« Mh… Tu me fous le doute là du coup… »
« Tss … Vilaine fille. »

Et je trouve que t’as une sacré descente ! Pas que je ne le savais pas déjà mais bon, partie comme t’es, tu vas finir par me coucher et c’est la honte de se faire coucher par une fille ! J’ai tenu bon face à un Russe – oui, je sais, bon est un bien grand mot mais il n’empêche que j’ai réussi à remonter jusqu’à la tour des Gryff dans un état plus que discutable et ça tient du miracle. On passera sous silence tout ce qui a pu être dit et fait pendant cette soirée, au passage – hors de question que je perde la face devant une fille, toute jolie blonde qu’elle soit, et peu importe si c’est une réflexion totalement macho. En plus tu vas tout boire, j’veux mon biberon moi aussi. Aucun sous entendu là dessous, merci, bonsoir. Alors ? Tu picoles ou tu surf ?

« Bref, ouais, allé, go. J’te dis, j’en peux plus de rester en place. Viens me prouver à quel point j’ai pas de sens de l’équilibre. »
« Avec plaisir ! On va jouer sur MON terrain. Oui même avec ça j’suis possessif, et j’le vis bien. »

Et un grand sourire pour la route. Je suis une tête à claque, je sais, mais je crois que je suis en mode pile électrique alors c’est mort, ne me demandez pas de me calmer. D’ailleurs personne ne me le demande, et je ne pense pas que ça viendra d’elle si ça doit venir. J’en sais rien, peut être l’excitation du retour, des retrouvailles, etc … Quant à ma possessivité, je pense qu’elle s’est vraiment énormément calmé depuis quelques temps et ce qu’il y a de plus fort dans tout ça c’est que c’est venu naturellement, je n’ai même pas à forcer. C’est plutôt pas mal, pour tout le monde je pense, y compris pour moi. Il n’empêche que oui, c’est mon terrain, et j’en suis fier. Mon truc à moi, que je ne partage finalement qu’avec très peu de monde et ça me va très bien comme ça.

« J’avais déjà essayé gamine… ça a pas été une franche réussite. Allez viens te trouver des nouvelles raisons de te foutre de moi. »

Comme si j'en avais besoin … Mais une de plus c'est bien aussi ! Faut bien que ça penche aussi de mon côté de la balance parfois, en plus je suis le plus lourd des deux alors c'est logique. Comment ça cette phrase n'a aucun sens ? Je réfute, bien au contraire.

« Ô grand sorcier Ryans : te serais-il possible de réchauffer l’eau ? J’doute pas que l’envie de me réchauffer après mes futures nombreuses chutes ne te sois pas passé par le crâne mais… cette phrase est trop compliquée. Allé, à la flotte ! »

Et la voilà debout, je la regarde d'en bas avec un sourire en coin, prenant bien soin de la détailler des pieds à la tête avant de sauter sur mes jambes à mon tour et de me glisser derrière elle de façon furtive. Mes mains se posent sur sa taille, mon corps se colle contre le sien puis mes bras l'enserre tandis que je laisse trainer mon visage dans son cou. D'un point de vue extérieur, clairement, tout dans cette vision peut porter à confusion mais je m'en tape et royalement en prime. Tout ce qui compte c'est l'instant présent, avec elle, et la connerie que je m'apprête à sortir, et le tout avec une espèce de voix limite suave. Une sorte de murmure en tout cas, là, tout près de son oreille.

« Hum, ouais. Je m’en ferai un plaisir, d’autant plus que j’ai oublié comment était fait le corps d’une fille et j’crois avoir besoin d’un p’tit rappel histoire de cartonner en anatomie. »

Comment ça on n’a pas de cours d’anatomie ? Question d’interprétation c’est tout, et oui, j’ai parfaitement conscience d’avoir l’air d’un gros dégueulasse comme ça mais j'assume. C'est vrai que ça fait peut être limite un peu pervers/allumeuse sur les bords mais … et alors j'ai envie de dire ? C'est Sovahnn, y a pas besoin d'autre explication d'après moi. Elle peut bien me mettre une claque si ça lui chante, je pense pas avoir dépassé les bornes, et je ne crois pas qu'elle va le faire. De toute façon je fini par la lâcher avant de la faire pivoter d'un geste bien calculé, une simple pression de ma main droite sur sa hanche, avant de lui offrir un nouveau sourire extra large, borderline innocent, comme d'hab. Enfin comme souvent en tout cas.

« Bon ! C’est pas ici que ça se passe et de toute façon tu ne vas certainement pas apprendre à surfer là dessus. C’est trop p’tit. Le but c’est quand même que tu t’amuses un peu. Aller, suis-moi. »

Là dessus c'est bien sur ma planche, qui est à ma taille même si j'ai pas mal grandi depuis qu'elle a été commencé mais justement, c'est très bien. On commence par le plus grand pour aller vers le plus petit, c'est comme ça que ça fonctionne. Un instant mes yeux se perdent sur le dessin qui trône désormais fièrement dessus. Un dessin on ne peut plus personnalisé puisqu'il représente mes deux visages, l'Humain – avec ma chaine en argent autour du cou – et le Loup, en symétrie parfaite. La Pleine Lune en fond, et la silhouette de Lune, version chat, en plein milieu de l'astre rond. Le tout dans un ciel noir, avec de super contrastes. Et ses initiales, avec un petit phare dessiné juste à côté ... Je n'arrive pas encore à m'y faire, il est vraiment très doué et je crois que … enfin voilà, ce cadeau m'a énormément touché, tout comme la montre que je lui ai offert – le même jour d'ailleurs – lui a fait très plaisir. Elle ne quitte plus son poignet depuis. Moment d'égarement total et je reviens sur terre en secouant la tête.

« Non, en fait j’ai une meilleure option. »

La planche sous le bras, j'ai pris le temps de remettre dans mes poches les trucs que j'avais ramener pour manger et tout en faisant attention à ce qu'elle ne lâche pas la bouteille je l'ai attrapé de mon autre bras pour la balancer sur mon épaule tel un véritable … quoi déjà ? Homme de … machin là, cromagnon ? Ouais, ça doit être ça. Les Mammouth, tout ça.

« En route femme, et pour l’eau on verra. Si t’es sage. »

...

« Et si j’y arrive surtout. »

Parce que ça ne fait pas vraiment partie de mes compétences à vrai dire.

Après une centaine de mètres fait comme ça, avec le paquet sur l'épaule, j'ai fini par lui rendre sa liberté avant de m'accroupir pour qu'elle puisse grimper sur mes épaules et on s'est remis en route. Chemin habituel, pour moi, en longeant le Lac par la Forêt, tout en faisant bien attention évidemment. Être pieds nus ne me pose aucun soucis et quand bien même ça ferait mal … J'suis un homme, un vrai ! Et puis finalement au bout d'une dizaine de minutes on a fini par arriver à cet endroit que j'affectionne particulièrement et dans lequel je viens me réfugier régulièrement. Enfin avant les vacances c'était le cas en tout cas. Là, je la laisse descendre de son perchoir.

« Et voilà, mon p’tit coin de paradis. Prends conscience que si tu en parles à qui que ce soit je serais obligé de te tuer, toi et tout ceux à qui tu auras divulgué ce secret. »

Bien sur que j'ai l'air hyper menaçant ! Il n'empêche que je tiens vraiment à cet endroit et ok, ça n'est rien qu'un petit spot perdu au milieu de nul part, coincé entre le Lac et la Forêt mais … voilà, c'est un peu chez moi d'une certaine façon. Le calme, la nature, l'élément que j'aime le plus, la solitude la plus part du temps même si y amener parfois les gens que j'apprécie c'est sympa aussi. La preuve.

« Tu me gardes ça deux secondes, s’il te plait ? Merci. »

Ça, c'est ma planche, la vraie et non pas une objet métamorphosé comme je l'utilisais au départ quand j'ai commencé à surfer ici il y a quelques mois et ce jusqu'à mon départ pour Lakes. L'objet en question étant une planche de bois, un morceau de bois quoi, piqué derrière la cabane d'Isma. Je la lui ai donc laissé le temps de faire quelques pas pour finalement sauter, attraper la branche la plus basse d'un arbre et me hisser dans ce dernier pour m'en laisser retomber quelques secondes plus tard avec une nouvelle planche dans les bras. Une planche de bois, plus conséquente, qui a elle aussi été une planche de surf par le passé mais le sortilège s'est estompé depuis. Elle n'a pas servi depuis début juin, il me semble, ça n'est donc pas étonnant. Je me dirige donc vers mon ami et pose l'objet au sol avant de sortir ma baguette et de lui sourire.

« On va voir si j’ai pas trop perdu en 3 semaines parce que pour être honnête j’ai quasiment oublié que j’étais un Sorcier. »

Pas à la maison, évidemment, puisque la Magie était omniprésente, et que moi même je l'utilisais bien sur mais surtout dans le mode et le rythme de vie je crois. Je me suis calqué sur Kyle sans vraiment le faire, disons qu'on vivait simplement normalement et c'était plutôt agréable. Au final, ça n'a pas vraiment changé de mes habitudes, de celles que j'avais là bas avant l'accident. Enfin bref ! Au boulot l'artiste ! Façon de parler. Concentration, formulation, et … ça marche ! Sous nos yeux ce qui était jusqu'ici un vulgaire morceau de bois redevient donc une grande planche de surf et moi je souris pas peu fier de moi autant l'avouer.

« Eh ben voilà ! C’est pas trop mal ! »

J'ai peut être planté mon année mais j'suis pas irrécupérable ! Je me penche, l'attrape et la relève. Elle me dépasse évidemment, aussi bien en hauteur qu'en largeur et heureusement !

« Ceci sera ton jouet, c’est un long board et c’est parfait pour apprendre. Plus c’est long et plus c’est large et … stop, je t’interdis de penser un truc salace … »

J’le vois dans tes yeux tu sais ! Coquine.

« Bref, faut de la surface pour avoir un meilleur équilibre et pour démarrer c’est l’idéal. En plus on tient facilement à deux, même avec ma grande carcasse et mes poignées d’amour. »

Qui sont, je le rappelle, toujours absolument inexistante. Oui, j’y tiens ! Laissez-moi être une pétasse obsédée par sa ligne.

« A poil ! »

Oui parce qu'on ne surf pas tout habillé ! Et désolé, j'ai pas de combinaison. Étant gosse j'en mettais parfois parce que … voilà, il fait parfois froid aussi bien dans l'eau qu'à l'extérieur, mais je peux plus supporter d'avoir un truc aussi serré maintenant. Sinon j'avais mon short et éventuellement un T-shirt en lycra pour éviter les frottements continues. Aujourd'hui ça sera short, alors j'enlève mon T-shirt sans plus de cérémonie, et mon bermuda dans la foulée. Mon short de surf est en dessous, vous l'aurez deviné, j'ai pas pour habitude de me foutre à poil comme ça n'importe où.

« T’y vas toute seule où je t’y balance ? »

Parce que moi j'ai déjà de l'eau jusqu'au genoux ou presque !

« C’est dans la tête, et promis, j’te réchauffe en sortant. La bouteille et moi on te réchauffera. »

Un bras tendu vers elle, et la main dans le prolongement, paume ouverte dans une invitation claire : Attrape là et viens avec moi. En plus l'eau froide ça vivifie ! Et une fois le stade critique de la taille passé – pour elle comme pour moi, soyons sérieux, chez moi ça baisse de volume en plus et c'est pas super glorifiant – nous voilà « posés », les deux planches flottant à côté. Je n'ai pas accroché mon leash à ma cheville pour l'instant, de toute façon il n'y a ni vent ni vague alors ma planche ne risque pas de se barrer.

« Alors, les bases : En fait j’suis un prof à chier on aurait du tester sur le bord d’abord mais peu importe. Je tiens la planche et toi tu testes. Sans vague, pour commencer. Allonge toi et essaies de te mettre debout d’une traite, sans prendre appuie sur tes genoux, juste tes bras et avec l’impulsion de tes pieds. »

Elle s'exécute, et je la regarde faire, je lui donne des conseils, je me moque d'elle – toujours gentiment – je la pousse dans l'eau et elle m'arrose, tente de me couler, etc ...

« On tente avec une vague maintenant ? »

Et crois moi, ça va pas être la même chose mais en même temps, surfer sans prendre de vague … Alors je me prépare, attrape ma baguette qui ne me quitte jamais et reste dans l'eau, à côté de Sovahnn qui est allongé sur la planche tandis que les vagues commencent à se former tranquillement. Des petites pour commencer, ne surtout pas bruler les étapes. Commencer par un deux mètre serait totalement stupide et ça risquerait de lui faire peur et/ou de la dégoûter.

« Lève-toi quand je te le dis, ok. Normalement l’instinct devrait faire le reste. L’idée c’est que dès que t’es bien sur le pic tu te lèves et avec le poids de ton corps, tout en fléchissant bien les genoux pour avoir l’équilibre suffisant, tu suives le mouvement de la vague. Va tout droit au début, les figures, les virages et tout le bordel on verra peut être ça plus tard hein ? En attendant rame dès que je te pousse. »

Et ce que je fais, j'attends qu'une vague se forme et quand j'estime qu'elle est au bon endroit, au bon moment, qu'elle a une belle forme, etc … Je pousse le long board de toute mes forces et encourage mon amie à ramer de toutes ses forces. Elle ne paie pas de mine comme ça avec son petit gabarit mais elle a de la force dans les bras !

« Maintenant ! »

Et c'est parti pour le show ! Des gamelles y en a eu un paquet, ce qui est tout à fait normal. J'ai eu la chance de commencer très jeune et comme pour beaucoup de choses c'est plus simple d'apprendre très tôt. Je crois que si j'avais commencé le surf maintenant ça aurait été une véritable catastrophe parce qu'en plus de ça, un gabarit comme le mien, c'est pas vraiment l'idéal mais j'ai chopé dès tout petit des habitudes, des postures et des réflexes que j'ai su garder en grandissant. Pour Sovahnn ça viendra, je ne m'en fais pas trop, et quand bien même ça n'est pas le cas ça n'est pas grave, mais de toute façon les débuts sont toujours difficiles, un peu comme en snowboard où tu passes la moitié de ta journée le cul par terre. Là t'embrasse la flotte un peu trop souvent mais c'est le jeu. C'est en pratiquant qu'on apprend et qu'on développe des capacités, c'est comme ça.

« J’en prends juste une, histoire de me la péter un peu, et après je monte avec toi et on le fait ensemble. »

Phrase balancer tout en grimpant sur ma planche alors qu'elle revient vers moi, les cheveux dans tous les sens. T'es à croquer comme ça, tu l'sais ? Et comme je suis un véritable flambeur, j'augmente la houle, attend une belle vague et me lance. Juste une, histoire de me dégourdir les pattes, avant de revenir vers elle qui bien évidemment me balance une vanne. Je l'ai bien mérité, je le sais. Il n'empêche que je n'attends pas plus longtemps avant de grimper sur le long board avec elle comme je l'avais fait avec Jill il y a quelques mois et une fois l'avoir gentiment poussé jusqu'au devant de la planche, sans la mettre dans l'eau évidemment, je lui demande de se mettre accroupis devant moi tandis que je m'allonge à l'arrière. Entre temps j'ai calmé un peu la fréquence et la puissance des vagues.

« Sympa le paysage, au passage. »

Ben quoi ? Vous avez vraiment cru que je n'allais pas me rincer l'oeil alors que j'ai devant les yeux un joli p'tit cul ? Faut pas rêver. Et bim, je m'en prends une nouvelle mais ça me fait rire. J'attends une vague, rame encore et encore jusqu'à ce qu'on atteigne le pic et là je lui fais signe de se lever, je me lève en même temps qu'elle et nous voilà entrain de glisser tous les deux sur l'eau, sur la même planche, avant de s'éclater au bout de quelques mètres, incapables de ne pas faire les cons. On l'a refait à plusieurs reprises, et puis au bout de … aucune idée du temps qui a pu passer en réalité, on s'est retrouvé tous les deux allongés sur le dos, chacun sur une planche, à se laisser bercer par l'eau redevenu calme, les yeux rivés vers le ciel.

« Ah putain, ça fait du bien. »

Oui bon ok j’ai surfé juste avant de rentrer c’est à dire un peu plus tôt dans la journée, mais quand même. Le Pacifique c’est quand même un peu plus fun que le Lac Noir mais peu importe, on est bien là quand même. Et ça fait … trois fois quand même. Là dessus j'ai tourné la tête vers elle, avec moi aussi mes cheveux dans tous les sens. Ça fait peut être meilleure prise mais ça n'est pas ce qu'il y a de plus pratique quand ils sont mouillés.

« T’as froid ? »

Le soleil est toujours là mais on est quand même au Royaume Unis, faut pas déconner. Personnellement ça va même si Loup échaudé craint l'eau froide mais ...

« J'ai soif. »

Non ceci ne veut pas dire : J'irai bien taper dans le Ruhm autour d'un feu après avoir tapé la vague. Pas du tout !
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MessageSujet: Re: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Ven 29 Nov 2013 - 18:31

Les doigts posés dans l’herbe, chatouillés par quelques insectes ou bestioles du même genre, le soleil qui effleure la peau, l’air qui s’agite en bise autour de soi. Oui, c’était le pied. Faire les insouciants, ça ne leur arrivait finalement pas si souvent que ça (qui veux-tu convaincre là au juste, peut-on savoir ?) et se retrouver de nouveau ici à lâcher prise faisait un bien fou à la belle blondinette à la crinière presque dressée. Y’a pas à dire, une fois que l’on se sent en relative sécurité quelque part où on a ses repères, on s’y sent tout de suite beaucoup mieux. Il était d’ailleurs assez étonnant de voir comme tout semblait changer à la vitesse de la lumière. Comme si en une semaine, c’était bon, ils ne courraient plus aucun risque et qu’un mois plus tard, il ne restait plus rien de toute cette période. C’était totalement faux, elle le savait et il suffisait d’ouvrir les yeux pour en être conscients, mais, voilà, elle était sortie, puis rentrée et si Logan prenait certaines mesures, il n’empêchait que sans la présence des Supérieurs, les lieux semblaient très différents. Elle ne dirait peut être pas la même chose après la reprise des cours cela dit. Il ne serait pas tendre et les avait déjà prévenu, donc ils ne pouvaient même pas feindre l’effet de surprise.

« Alors dis moi, tu veux tenter de prendre une vague ou deux avant de plus pouvoir marcher droit ou on remet ça à plus tard ? Parce que le surf en état d'ébriété c'est mort, j'veux pas avoir à te faire du bouche à bouche pour … quoi que … »
« Mh… Tu me fous le doute là du coup… »
« Tss … Vilaine fille. »
« Boh ! Tout de suite ! Faut profiter des joies de ce monde, mon jeune ami naïf =D »

… Elle n’avait pas tenu une seconde que déjà, elle riait en s’entendant prononcer ces mots. Ok, jeune ami, à la limite, ça pouvait passer et ce, même si elle retrouvait le statut de cougar d’un coup… mais naïf, non, clairement, ça sonnait tellement faux que ç’en était … à la hauteur de son fou rire. De toute manière, elle n’allait pas tardé à rire pour un peu tout et n’importe quoi (ce qu’elle faisait déjà de base et surtout après avoir été bridée loin de ses amis), alors au point où elle en serait… autant déjà commencer non ? Un peu de sport et ça fera passer les effets de l’alcool !

« Bref, ouais, allé, go. J’te dis, j’en peux plus de rester en place. Viens me prouver à quel point j’ai pas de sens de l’équilibre. »
« Avec plaisir ! On va jouer sur MON terrain. Oui même avec ça j’suis possessif, et j’le vis bien. »
« Ouais tu fais fort pour le coup. »

Oui oui, tous les lieux liquides sont à lui. Tout à fait. Alors il n’avait pas fallu très longtemps pour qu’elle se motive à se redresser, bien décidée à aller faire la con sur une planche de surf. T’as un carapuce ? Nan, c’est con. Tu n’as d’ailleurs probablement aucune idée de ce que ce mot barbare peut désigner. Mais ce n’est qu’un détail, comme toujours. Etirant sa colonne vertébrale en tendant les mains au ciel, la jeune femme avait attendu que son ami se redresse, ne se rendant compte qu’après coup qu’il la fixait avec un petit sourire.

QuOI ? J’ai même pas encore commencé qu’il se fout de moi tient. MAMAN mon meilleur ami sorcier se fout de moi avant que je n’aille surfer sur des vagues magiques créées sur un lac normalement calme à en être morne. Lac froid et planté au milieu d’une propriété qui est en fait une école géante pour sorciers qui se transforme en coin dangereux limite radioactif où pullulent les pancartes d’avertissements pour éloigner les gens comme toi : sans pouvoirs. Pas trop à la mode ces derniers temps dans l’école. Mais bon, ça revient. Bah alors maman ? Tu ne viens pas m’aider ? Pff flémarde !

Enfin, Enzo se redressa, sautant sur ses jambes, s’apprêtant à courir comme un gosse en chopant sa planche jusqu’à aller à l’eau et… pas du tout. Enzo s’était redressé, l’attirant jusqu’à lui en la prenant par les hanches. Ne serais-ce pas du rouge qui pointe sur tes joues ma belle ?
Niiih, pourquoi tu fais ça.

En fait t’es plus facilement déstabilisée que prévue toi ! Il en faut peu pour quelqu’un qui l’embrasse sans en faire un cas. Oui mais…. Ché pas pareil.
Oui, bien sûr, elle sentait la connerie venir, gros comme une maison, c’était clair.

« Hum, ouais. Je m’en ferai un plaisir, d’autant plus que j’ai oublié comment était fait le corps d’une fille et j’crois avoir besoin d’un p’tit rappel histoire de cartonner en anatomie. »

Ça va mieux là. La connerie sortie, tout va mieux. Se tournant vers lui, la jeune femme lui offrit un air parfaitement sceptique avant qu’il ne la fasse pivoter et qu’elle lui offre… une série de pseudo-claques sur le torse. A la manière des filles tapent du bout des doigts en mode hystérique. A part le griffer, ça ne pouvait pas faire grand-chose au final, et griffer à travers le tissu… ça n’était pas gagné. De toute manière, le principe n’était évidemment pas de lui faire mal mais de … de…. Bah en fait, il n’y avait pas vraiment de but recherché, juste de faire la con.

« Tu m’agaaaaaaces. J’ai comme l’impression que tu m’fais tourner en bourrique, c’est fou ça ! »

Dingue !

Et ne fait pas cet air innocent. C’est ça, sourit, t’as raison. T’es chiant. Je t’aime tu sais ?

« Bon ! C’est pas ici que ça se passe et de toute façon tu ne vas certainement pas apprendre à surfer là dessus. C’est trop p’tit. Le but c’est quand même que tu t’amuses un peu. Aller, suis-moi. »
« Boh tu sais ç’qu’on dit, c’est pas une question de taille. »

Hein quoi ? Oui, je suis, tout à fait. Eeeeeeeeeeet… et non.

« Non, en fait j’ai une meilleure option. »
« Tu vas faire le coup du faux départ combien de fois au juste ? »

Il ramasse… c’est cool.

« C’est bien, tu fais le ména…aaaaage ! Ah !! Enzo… lâche moi… lâche-moi-lâche-moi- lâche-moi-lâche-moi- lâche-moi-lâche-moi- lâche-moi-lâche-moi- lâche-moi-lâche-moi- lâche-moi-lâche-moi- lâche-moi-lâche-moi- lâche-moi-lâche-moi- lâche-moi-lâche-moi »

… Ça doit vouloir dire non.
« En route femme, et pour l’eau on verra. Si t’es sage. »

Femme. Femme. FEMME ?! .. Oui, bon, je sais que t’as vérifié mais bon. Oui, je suis féministe. Une fois de temps en temps !

« Et si j’y arrive surtout. »
« Pff quel inconstant ! »

Remarquez comme ce mot sonne comme un autre qui serait une insulte gravissiiiiime.

Enfin, finalement, le jeune homme avait fini par la déposer. Ouf ! Le plancher des vaches. C’est qu’elle a le vertige la pauvre : imaginez ce que c’est que d’être soulevée de la hauteur incroyable et gigantesque d’un Enzo Ryans. Affreux. Vraiment. Surtout pour une joueuse de Quidditch d’ailleurs.

« T’aurais pu me porter jusqu’au bout au moins. C’est où d’ailleurs le bout. »

Après réflexion, ceci est une phrase dont la réponse à double sens pourrait la mettre particulièrement mal à l’aise. Enfin, ça aurait pu s’ils n’avaient pas mit ça déjà au clair. Quoi que. Et, non, elle ne savait pas ce qu’elle voulait. Probablement arrêter d’enfoncer ses cotes dans l’épaule de son ami mais ne pas marcher… tout en ne restant pas inactive. Quelle chieuse ! Le tout en étant perturbée par un instant de rapprochement corporel pseudo sérieux et sans l’être du tout de quelque chose plus affirmé. Ah les filles.
Finalement, le Griffondor l’avait amené jusqu’à un endroit escarpé relativement dur à atteindre et probablement connu de lui seul.

« Et voilà, mon p’tit coin de paradis. Prends conscience que si tu en parles à qui que ce soit je serais obligé de te tuer, toi et tout ceux à qui tu auras divulgué ce secret. »
« … Merde. Mais tu sais pourtant que je ne sais pas garder un secret : j’suis une menteuse de MERDE. »

Une piteuse actrice, vraiment ! Qui n’a gardé aucun secret depuis son réveil ici en fait. Tous divulgués : éparpillés aux quatre coins du globe.

« En plus tu pourrais pas. Regarde moi droit dans les yeux et affirme que tu me tuerais !! »

Clignement des yeux. Oui, je me fous de toi.

« Tu me gardes ça deux secondes, s’il te plait ? Merci. »
« Hein ? Euh oui. »



« Pour ça par contre j’suis sûre que tu pourrais m’esquinter. »

Si elle l’abimait, bien sûr, pas sans raison. Volontairement. Et si elle brouillait la tête de Kyle au passage. Oui ben quoi, ça peut arriver hein !
La jeune femme avait observé son manège attentivement, se demandant bien ce qu’il foutait. Il avait réellement caché ses affaires ici à la Katniss de hunger games qui cache son arc dans un tronc d’arbre ? Quoi ? Je fais de la pub, la sortie était mercredi, merci, bonsoir.
Et, oui, quelques instants plus tard, c’était bien une véritable planche qu’il tenait. La magie : c’est trop cool.

« Eh ben voilà ! C’est pas trop mal ! »
« Tu peux créer tout ce que j’veux à ce petit jeu là ou pas ? … Nan, juste pour savoir. »

Je peux mettre un vibromasseur dans le pot à plumes du directeur ? Quoi ? Hey ! Je vous ai prévenu que je manque de connerie : vrai ou pas ? Oui, bon bah alors il faut assumer ma compagnie maintenant !

« Ceci sera ton jouet, c’est un long board et c’est parfait pour apprendre. Plus c’est long et plus c’est large et … stop, je t’interdis de penser un truc salace … »
« Je ne penserais à… aucun truc salaces à propos de … mon jouet long large et dur. »

Quoi ? C'est dur une planche non ? =D Et, non, cette fois, elle n’avait pas rougit.

« Bref, faut de la surface pour avoir un meilleur équilibre et pour démarrer c’est l’idéal. En plus on tient facilement à deux, même avec ma grande carcasse et mes poignées d’amour. »
« Chouette ! Y jouer à deux c’est beaucoup plus drôle que seule !! »

C’est toi qui m’a lancé j’te rappelle !

« A poil ! »

Riant à pleins poumons de la conversation qu’ils venaient d’avoir, la jeune femme enleva avec difficultés son haut tout d’abord (vous avez déjà tenté de vous dessaper lors d’un énorme fou rire ? Bah c’est pas simple). Son ami, lui, en était déjà au bermuda sous lequel se cachait un short de surf.

« Pff, t’es pas drôle. … N’Hein ? Nan, j’ai rien dit. »

Et au passage, ma fille, t’as pas géré. Ce qu’elle s’était mis n’était pas exactement très pratique car NON, elle ne se baladait pas avec de quoi aller faire du surf. Ça n’était pas de la lingerie ultra sexy avec string et tout le tralala. En fait, des strings, elle n’en portait pas, alors comme ça, ça réglait la question =D. Instant de bug. Shorty et soutien gorge gris féminins. Ok, ça passe.

« Quoi ? Désolée j’avais pas vraiment prévu ça. »

Jean mouillé ? Corset en dentelle mouillé ? => Mort assurée. Ouais, nan, vraiment : mauvais plan. Trèèès mauvais plan. Elle ne pourrait probablement même pas se plier sur la planche en fait, à y réfléchir. Eh bien : va pour les sous-vêtements alors.

« J’assume, j’assume, j’assume, j’assume, j’assume, j’assume. »

C’est mignon comme tu n’assumes pas du tout.

« Tu l’avais prévu hein, avoue ? »

Mouais, je m’en doutais. Ça restera entre nous ok ? Accord implicite.

« J’m’en voudrais que tu sois recalé en anat’ »

C’est ça.

Heureusement, Enzo avait fini par aller à la flotte. De toute manière, ça n’était pas la première fois hein, de nouveau. Et bordel, il fait froid en fait fringuée comme ça. Il y a un petit courant d’air là…

« T’y vas toute seule où je t’y balance ? »
« Nan, je viens ! »
« C’est dans la tête, et promis, j’te réchauffe en sortant. La bouteille et moi on te réchauffera. »

Ne te donne pas cette peine : quelque chose lui disait que s’il le faisait, l’entrée dans l’eau risquait d’être quelque peu violente. Alors que si elle s’en chargeait elle-même, elle pourrait y aller en douceur. La jeune femme se précipita donc dans l’eau, serrant les dents face au froid et se balançant la tête la première dès que le niveau fut assez élevé. Emergeant non loin, la jeune femme dégagea son visage en affichant un grand sourire.

« Toi et la bouteille avez intérêts à être efficaces ! »

Et c’était là que le cours commençait. Retrouvant la planche qu’elle avait lâché en passant sous l’eau, la jeune femme suivit les conseils de son ami, galérant, tombant, se scratchant, se tapant des plaqués merveilleux et des glissés de planche vers l’arrière et l’avant mémorables.

« On tente avec une vague maintenant ? »
« Meuh évidemment ! »

Même pas peur. L’instant suivant, il lui donnait d’autres conseils, elle ramait, se levait quand il le disait ; tombait. Et ainsi de suite.
Tout va bien, aucun problème d’orgueil.
Au bout d’un certain temps, enfin, la jeune femme fini par s’en, sortir un peu mieux. Sain, au moment où on estime remontait, elle dû laisser la vague =O.

« J’en prends juste une, histoire de me la péter un peu, et après je monte avec toi et on le fait ensemble. »
« Bah oui, évidemment, je t’en pris, frime et éblouis moi. »





« Ouais oh là là, pff facile ! »

Je peux en faire autant hein, c’est pas si … mystique que ça.

Bref. Oui, bon, d’accord, elle n’était pas prête d’être réellement à l’aise sur une planche et sûrement pas de s’éclater au point d’Enzo quand il glissait. Quoi que, si, elle savait très bien s’éclater hein ! Surtout en dehors de la planche. Sur l’eau, particulièrement, et sur Enzo quelques fois. Heureusement qu’il n’y avait pas de rochers, elle aurait été capable de les trouver.
Un coup avec Enzo ensuite… enfin, une vague prise avec Enzo ensuite (drôle comme dit comme ça, je les vois comme deux cons en train de discuter avec la vague qui leur pète à la tronche, sortie d’on ne sait où… bref..).

« Sympa le paysage, au passage. »
« Ah ben ouais, tu m’étonnes ! »

Une vague, deux vagues, trois vagues, et les fous rires qui vont avec. Elle en aurait des courbatures le lendemain, c’était certain (et quelques bleus).

« Ah putain, ça fait du bien. »
« Ouaip.. »

D’un coup, elle se sentait exténuée. Le contre coup de l’alcool peut être.

« T’as froid ? »
« Ouaip. »

D’où un manque d’alcool.

« J'ai soif. »
« Ouais ! =D »

Se redressant de sa planche sans se rétamer dans l’eau, la jeune femme s’assit, clignant des yeux pour se réhabituer à la vision. Le soleil imprimé sur sa rétine lui faisait voir le paysage en rouge.
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MessageSujet: Re: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Mar 3 Déc 2013 - 13:26

Parfois je me surprends à penser aux diverses raisons qui font que je suis un p’tit chanceux, et je ne sais pas pourquoi ni comment ça me vient en tête – surtout dans un moment tel que celui-ci mais ça ne prévient pas. PAF ! C’est là, et c’est tout. Ça ne me fait pas déprimer ou quoi ou qu’est-ce, je ne reste pas non plus là-dessus pendant des heures, c’est simplement … un effleurement ou quelque chose dans le genre. Je la regarde elle, je regarde le lac puis le soleil qui se couche tranquillement, je regarde la forêt, j’écoute les petits oiseaux qui chantent, ce genre de trucs et … ouais, je me dis que j’ai de la chance. D’une parce que je devrais être mort, de deux parce que je suis « libre » et qu’avec tout ce que j’ai fait ça tient du miracle parce que oui je ne peux pas m’empêcher de penser que j’aurai du finir dans une cellule à Azkaban ou ailleurs, et de trois parce que je n’ai perdu aucun proche dans la bataille. Celle qui a duré deux ans, j’entends. Il faut dire que j’ai eu mon quota avant que tout ça n’arrive, avec mes parents et mon grand-père, mais je m’estime vraiment chanceux d’avoir toujours dans ma vie ceux qui ici prennent la place de ma famille. Elle en fait partie, évidemment, au même titre que mon frère, Kyle et quelques autres exceptions encore que je garde scotchées à mon cœur même si je les ai bousculé pas mal de fois, et même si je les ai rejeté pas mal de fois aussi. Ils m’ont pardonné, je ne dis pas qu’ils ont oublié mais ils m’ont pardonné, et de ça aussi je m’estime heureux et chanceux. Sova aurait très bien pu décider de ne jamais passer l’éponge, idem pour Jill d’ailleurs et pour pas mal de raison, mais elles l’ont fait toutes les deux. Kyle aurait pu décider de ne pas m’offrir de nouvelle chance et pourtant il l’a fait. Les circonstances étaient un peu particulières et je crois que dans le fond on s’est tous plus ou moins fait souffrir les uns, les autres, sans le vouloir au moins une fois mais le point positif c’est qu’on en a tous tellement pris dans la gueule qu’on sait a peu de choses près où sont nos priorités. Prendre soin des gens qu’on aime et profiter d’eux à fond en fait partie. Pour moi en tout cas. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai sauté sur la jolie blonde à peine arrivé, parce que mine de rien 3 semaines c’est peut être court mais même si j’étais sur mon petit nuage et que le reste du monde n’a pas vraiment eu le temps de me manquer, ça n’est pas pour autant que je n’ai pas pensé à elle. J’ai d’ailleurs pris le temps d’envoyer de mes nouvelles, à elle, à Jill et à Elwynn. Et oui, aussi incroyable que ça puisse paraitre j’ai réussi à lâcher Kyle et ma planche Rolling Eyes

Le calme. Juste … le calme, l’immobilité – parce que oui j’en suis capable parfois – et le bruit de l’eau et du vent. La nature. L’absence de présence humaine en dehors de la sienne. Le calme après l’effervescence, mais probablement la tempête. Elle comme moi sommes parfaitement incapable de rester statique sur le long terme, c’est une science exacte, et en plus de ça on n’est clairement pas là pour même si ça fait du bien après les efforts physiques qu’on vient de fournir parce que sportifs ou pas, ça épuise de faire les cons. On est là comme deux cons sur nos planches, elle sur la mienne et moi sur le longboard histoire de répartir les masses de façon équilibrée, à regarder le ciel ou simplement à fermer les yeux tout en se laissant bercer. Comme deux gosses, ce qu’on a toujours été dans le fond. Le temps semble s’être arrêté et j’ai du mal à me dire qu’il y a encore seulement quelques heures j’étais chez moi, à Lakes, en Australie. Pour l’instant le décalage horaire ne me flingue pas trop mais je ne me fais pas d’illusion. Il y a … 8h de décalage, quelques choses comme ça je crois, donc c’est la nuit là bas et on est déjà demain. C’est assez étrange comme sensation de remonter le temps comme on l’a fait en une fraction de seconde. Ma montre supporte le choc, celles de Kyle et Derek aussi, ceci dit quoi de plus normal puisqu’elles sont ensorcelées toutes les trois. Et d’ailleurs ce qu’il y a de bien avec celle que j’ai offerte à Kyle – parce que j’suis un p’tit ami trop génial – c’est que je peux avoir l’heure de chez moi quand je veux. Enfin quand il est dans les parages bien sur, j’vais pas non plus lui courir après juste pour savoir quelle heure il est à Lakes. Quoi que … C’est une excuse comme une autre finalement, mais disons que ces derniers temps mes mœurs et mes habitudes ont un peu changé et même si certains auront sans doute du mal à le croire, je lui cours moins après. Certaines choses m’ont fait réfléchir, on a traversé – surtout moi en fait – un cap assez difficile après le départ des Supérieurs et je prends un peu plus de distance désormais. Pour me protéger peut être un peu mais surtout parce que c’est mieux comme ça, plus équitable, et ça se fait finalement plus naturellement que je l’aurai pensé alors c’est tout bénef ! Pour nous deux. Ça ne remet absolument pas notre relation en doute, ni même mes sentiments pour lui ou les siens pour moi, mais c’est sans doute beaucoup plus sain comme ça. J’en attends moins de lui, il fait des efforts aussi en étant plus à l’écoute et plus démonstratif surtout, et petit à petit l’oiseau fait son nid comme on dit. Chacun trouve son équilibre personnel et en prime ça renforce celui de notre couple. Il serait peut être temps parce que ça va quand même faire plus d’un an et demi qu’on se connait, presque autant qu’on est ensemble malgré les multiples séparations, mais il faut dire que jusqu’ici on n’a pas vraiment été aidé. Les vacances sont tombées à pic je pense, ça nous a fait beaucoup de bien à tous. Enfin … concernant Derek j’ai un doute, je sais qu’il ne vit pas bien du tout le fait que Jill ne revienne pas au château même si bien sur il ne m’en a pas touché un mot, tout comme je sais que ça n’a effectivement pas été une partie de plaisir tous les jours pour lui de nous avoir – Kyle et moi – sous les yeux pendant trois semaines, quand bien même on faisait attention à ne pas déballer notre affection en public, en tout cas devant lui. Et devant Grand-Mère. Dans la rue, sur la plage, n'importe où ailleurs … rien à foutre ! Et ça fait du bien, tellement de bien …

Le calme donc, mais pas trop longtemps quand même. Le silence c'est moi qui l'est brisé en lui demandant si elle avait froid, chose à laquelle elle a répondu par l'affirmative, et en affirmant que j'avais soif. Vraiment soif oui, et super faim comme toujours après une session dans l'eau, mais surtout envie de faire la fête un p'tit peu même si on ne peut pas vraiment appeler ça une fête. Disons envie de passer un moment fun avec mon amie et aux vues de sa réaction je ne crois pas qu'elle va me contredire ou me faire un sermon du genre : Enzo, sois un gentil garçon. Ne bois pas, ne fume pas, ne baise pas. J'en ai que deux sur les trois, ça va, j'pense pas que j'irai en Enfer ou en tout cas pas pour ça. Nous voilà donc dans l'eau à nouveau, ramenant chacun une planche et quand je la regarde sortir de l'eau devant moi, je ne peux pas m'en empêcher ...

« Bam Chica Wawa ! »

Avec ma belle tête de con, évidemment. Vous conviendrez qu'il y a plus désagréable comme vision qu'une fille en sous-vêtements/maillot de bain, les cheveux mouillés qui lui descendent dans le dos sans pour autant cacher ses fesses, et en prime avec une planche sous le bras. Excusez moi mais ça tient limite du fantasme à ce stade là et je tenais simplement à le souligner, c'est tout. Mater n'est pas tromper et c'est pas parce qu'un mec m'a mis le grappin dessus que je vais arrêter de laisser mes yeux glisser sur les filles. Il le sait, en tout cas je ne m'en cache pas même si évidement en sa présence je ne suis pas entrain de baver sur la moindre paire de jambes que je croise. Je ne vais pas pour autant passer ma soirée à la reluquer, ni même tenter quoi que ce soit. Je sais où est ma place et je m'y plais, d'autant plus que Sovahnn est mon amie et que ça n'ira jamais plus loin entre nous. Là dessus aucun doute, ce qui devait être fait à déjà été fait. Affaire classée. Il n'empêche qu'elle est canon, fin de l'histoire. Moi aussi je me balade à moitié à poil devant elle et c'est pas pour autant qu'elle va me violer. Même si je sais que t'en meurs d'envie jolie blonde, c'est écrit en gros sur ton visage offusqué de féministe qui s'insurge de se faire traiter comme un vulgaire morceau de viande. J'te rappelle que t'as affaire à un Loup donc c'est normal :ga:

Et une fois les deux planches posées sur l’herbe, une fois le coup de baguette donné pour nous faire sécher tous les deux, je n’attends pas une seconde de plus avant de la prendre dans mes bras à nouveau.

« Viens par là p’tite chose, j’passe en mode radiateur. »

Aucun sous entendu là-dessous, aucun jeu non plus, juste un câlin tranquille et tendre alors que mes bras l’enroulent et que ma tête se pose gentiment sur la sienne tandis. Ma peau est chaude malgré la fraicheur ambiante qui se lève alors que le soleil se couche doucement. Encore un de ces moments hors du temps où plus rien n’existe et qui dure le temps qu’il doit durer. Elle fini par s’écarter ou peut être que c’est moi je n’en sais trop rien, quoi qu’il en soit je cherche son regard en penchant la tête alors que mes deux mains sont posées sur chacune de ses épaules.

« Ça va mieux ? »

Elle est trop mignonne, j’suis désolé j’ai pas d’autre terme. Regardez-la avec ses cheveux dans tous les sens et sa bouille de p’tit animal égaré. Oh croyez moi je sais très bien qu’elle n’a rien d’un petit animal égaré, en tout cas la plus part du temps, mais ça nous arrive à tous qu’on le veuille ou non. Une seconde je pense à mes cicatrices là sur mon torse, au niveau de mon cœur, mais cette pensée s’évapore aussi rapidement qu’elle est arrivée. Sovahnn a probablement déjà vu ces marques, je ne sais plus vraiment, mais même si au départ je les ai caché aujourd’hui je ne prends plus cette peine. Elles sont là, elles font partie de ma vie et de mes souvenirs, elles resteront toujours sur ma peau et quelque part – même si ça peut sembler un peu … maso ou un truc du genre – je n’ai pas envie qu’elle disparaisse. Elles ont été faites de sa main, pas volontairement certes mais il m’a marqué tout comme je l’ai marqué en le mordant et aussi cinglé que ça puisse paraitre je crois que ça nous va à tous les deux. De toute façon ça n’est pas comme si on avait vraiment le choix. Quoi que si, avec la magie on a toujours plus ou moins le choix mais vous savez ce qu’on dit : Les cicatrices nous rappellent que le passé est réel. On sait d’où on vient, on sait ce qu’on a traversé pour en arriver là aujourd’hui, et ça aide à relativiser. Peu de gens connaissent leur origine, je tiens à ce que ça reste comme ça. Je l’ai dit à mon frère il y a quelques temps mais en dehors de lui et Logan – merci la Legilimencie – je crois bien que personne d’autre n’est au courant en réalité. Enfin on n’est pas là pour penser au passé, mais bel et bien vivre l’instant présent !

« Si on n’avait pas fait autant de bordel on n’aurait peut être pu pêcher et faire griller des poissons, ça aurait pu être cool. Ceci dit j’sais pas trop si c’est une bonne idée de manger les poissons du Lac ... Bof, après tout c’est surement des poissons comme les autres. »

Enzo Ryans ou l’art de parler pour ne rien dire, exactement ! Et mes yeux se perdent sur le Lac une seconde, peut être deux, un sourire absent se peint sur mon visage. Mon élément. Un Loup qui a un chat, un Loup qui aime l’eau et jouer avec le feu dans tous les sens du terme. Je suis un paradoxe et je compte bien le rester.

« Homme faire feu. Tiens enfile ça, j’vais me la tenter sans Magie histoire de mettre ma virilité à l’épreuve … et probablement la massacrer mais c’est pas grave. »

Elle n’est plus à ça près de toute façon mais ayant acquis une certaine confiance ces derniers temps, je m’en tape. Je sais qui je suis, ce que je vaux, et c’est tout ce qui compte. Disons que je me pose beaucoup – ou un peu – moins de questions qu’avant sur pas mal de sujet et ça aide. Quant au « ça » c’est mon T-shirt, comme quoi j’ai bien fait d’en mettre un quand même, parce que si moi j’ai décidé de rester comme ça – c'est-à-dire à moitié à poil mais surtout en short de surf – tout le monde n’a pas une température corporelle aussi élevée que la mienne.

« J’aurai du prendre un de mes sweat à capuche, t’aurais été bien mieux là dedans. La prochaine fois j’y penserai. Mais ceux là ils s’appellent revient ! »

Pas comme mon T-shirt – celui que j’avais le jour où on a été faire trempette dans la Salle de Bain des Prefets – ou ma casquette. Pas que j’y tienne particulièrement dans le fond, c’est juste des vêtements, mais mes sweat à capuche ont un petit côté sacré qui vient de je ne sais trop où. Ça me fait penser que Kyle en a récupérer quelques uns, ceux que je portais quand j’étais plus jeune et qui lui vont parfaitement bien. Grandir c’est bien mais c’est pas toujours très pratique, surtout quand on le fait aussi rapidement que je l’ai fait. 15 centimètres en un an … C’est rien.

Enfin bref, comme je m’en doutais faire du feu à l’ancienne sans trucs de Non-Magicien pour aider c’est peine perdu donc après avoir fait un p’tit cercle de cailloux et ramassé du bois, j’ai lancé un incendio et le problème était réglé. On va quand même pas risquer de s’énerver pour si peu et ma patience n’était pas toujours ce qui fonctionne le mieux chez moi … C’est mieux comme ça ! En tout cas à partir de là j’ai arrêté de bouger dans tous les sens, j’ai attrapé deux ou trois trucs à grignoter, piquer la bouteille à Sova pour boire moi aussi et je me suis assis derrière elle. Coincée entre deux sources de chaleur, t’es pas bien là ? Le feu devant, et le feu derrière *out*

Une gorgée, ma tête sur son épaule, mes jambes de chaque côté d’elle et son p’tit corps contre le mien, on n’est pas bien là ?

« J’sais pas si t’as été faire un tour au 4ème étage … remarque non, t’as surement pas eu le temps avant que je te kidnappe. Bref, ils ont des beaux dortoirs tous neufs. »

Est-ce que c’est vraiment une bonne nouvelle ? Oui, bien sur. On ne peut pas dire qu’ils vivaient dans le confort jusqu’ici et quand bien même Kyle aurait pu finir par venir squatter la Tour des Gryff définitivement, comme Dakota chez les Serdaigle je crois, je crois qu’on est tous les deux d’accord pour dire que c’est pas mal d’avoir chacun son espace. En tout cas moi je vois les choses comme ça, et oui, j’ai fait des progrès. Le côté coquillage/rocher s’est un peu estompé on va dire même si clairement, je ne saute pas au plafond pour autant et j’ai bien vu que mon cher et tendre faisait un peu la gueule lui aussi en faisant cette découverte. Chacun son espace, ok, mais espace partagé avec d’autres. Pour l’instant j’y pense pas trop encore mais je sais que tôt ou tard ça finira par me titiller qu’il passe ses nuits avec d’autres mecs. Pour l’instant je n’ai absolument aucune idée d’avec qui il va partager son lieu de vie mais il est plutôt clair que si l’autre connard revient, hors de question qu’il dorme dans la même pièce que MON mec. J’ai confiance en Kyle, mais pas en cet espèce de … de … en ce type qui a admis plus ou moins explicitement qu’il craquait sur lui. Bref, on s’en fout. Il n’empêche que oui c’est une bonne nouvelle mais après avoir passé 3 semaines à pouvoir faire ce qu’on voulait, quand on voulait, où on voulait ou presque … ça va faire bizarre. Je dis pas que j’aimais spécialement son ancienne chambre/cellule mais au moins on était tranquilles. Là il va falloir faire avec la proximité des autres et ça risque d’être un peu compliqué mais on s’arrangera.

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MessageSujet: Re: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Lun 16 Déc 2013 - 15:31

Le calme. Oui, en cet instant, flottant sur l’eau, le corps se réchauffant doucement au soleil – maudissant chaque nuage qui pouvait avoir l’audace de passer – c’était en effet ce qui choquait le plus la jeune femme. Le château semblait calme, non pas dénué de bruits ou de monde mais serein. Ce ne devait être qu’une impression illusoire mais pourtant il semblait à la jeune femme que tout le monde arrivait ici avec un poids sur les épaules en moins. Ils avaient tous perdu beaucoup mais, pour ce qui était de certains, ils avaient aussi gagné quelques petits points. Elle, c’était toute une vie qu’elle s’était forgée et, oui, elle était chez elle et ces petites vacances le lui avaient bien prouvé. Oui, le château était serein – du moins à part Logan – et tous semblaient respirer un autre air de sorte que les lieux semblaient eux-mêmes s’être transformés de manière imperceptible. Tout le monde ou presque semblait plus détendu et il était vrai que ça faisait simplement un bien fou. Alors, oui, son retour dans le monde de la magie semblait être de nouveau comme un nouvel éveil. Inspirant profondément, la jeune femme sentis son corps tressaillir à cause de la fraicheur ambiante et, pourtant, le soleil qui cognait doucement contre sa peau lui faisait un bien fou. Il aurait simplement fallu quelques degrés de plus pour que l’instant de glandouille au soleil soit parfait. Pourtant, il fallait bien avouer que, oui, la jeune femme avait froid et les quelques fois où le vent se levait ne manquaient pas de le lui rappeler. Alors elle se redressa, heureuse de bouger lorsqu’Enzo le lui proposa.

Chose non prévue : commencer à sécher puis retourner dans l’eau, ça n’est pas l’idée du siècle quand on a froid. Les mâchoires de la miss se mirent à claquer dès l’instant où ses cheveux trempés touchèrent son dos et elle bloqua sa respiration en entrant de nouveau dans l’eau. Que faut-il faire pour avoir le visuel d’un fantasme, nan mais j’vous le demande ?! Ok, elle exagérait peut être un peu mais d’un coup l’eau lui semblait réellement froide. Et au moins question fantasme, son corps en rajoutait une couche. Ahem, c’était le petit détail débile du rp.

« Bam Chica Wawa ! »
« Fait ton mariol toi. »

C’est ça, fait ta féministe en puissance. En attendant, elle avait été bien heureuse une fois qu’il s’était décidé à user de sa baguette (oh, je vous voie venir vous, oust, mauvaises langues !). Inspirant à fond alors que l’eau séchait sur sa peau, Sovahnn goutait une nouvelle fois la joie et le confort que la magie pouvait apporter quelques fois.

« Viens par là p’tite chose, j’passe en mode radiateur. »

Un instant, son regard avait hésité entre neutre ou blasé. Petite chose. Elle qui se battait depuis son réveil pour avoir l’apparence de quelqu’un sûr de soi, fort et capable de résister à n’importe quelle merde. Sauf qu’elle savait très bien que, comme n’importe qui, il y avait des moments où elle voulait simplement lâcher un peu cette résistance là, laisser le combat de côté et se réfugier dans les bras de quelqu’un de confiance, quelqu’un capable de la protéger. Ce quelqu’un, justement, c’était Enzo. Oui, calée contre sa grande carcasse, sa tête posée contre son torse, les yeux fermés, oui, elle n’était plus qu’une petite chose qui lâchait prise.

« Ça va mieux ? »

Sans ouvrir pour autant les yeux, la jeune femme lui répondit d’un petit soupire. Oui, manifestement, tout va bien là. En trois semaines, elle avait été recouverte d’amour, mais pas de proximité, loin de là. Sa mère l’avait serré dans ses bras plusieurs fois, mais tout ça semblait toujours faux, il y avait encore trop de malaise pour que l’effet escompté ne se réalise. En revanche, là, posée contre son ami, la jeune femme se remplissait de chaleur humaine au calme du lac noir. Retour au peau à peau de l’enfance, presque.

« Si on n’avait pas fait autant de bordel on n’aurait peut être pu pêcher et faire griller des poissons, ça aurait pu être cool. Ceci dit j’sais pas trop si c’est une bonne idée de manger les poissons du Lac ... Bof, après tout c’est surement des poissons comme les autres. »

Une grimace s’était dessinée sur les traits de la jeune femme alors qu’elle imaginait ce qu’on pouvait trouver au fond de ces eaux sombres. Est-ce que c’était réellement une bonne idée ? Grillade de strangulos au menu !

« T’as raison, on aurait pu se faire une sirène.. »

Souriant d’un air entendu à son ami, la jeune femme ne pu s’empêcher de rire doucement. Ils s’étaient donc séparés alors qu’il venait à Enzo l’idée saugrenue de faire un feu. Pourquoi ? Parce que c’est très aromantique, et obligatoire pour faire la fête sur la plage ! Comment ça il n’y a pas de plage ? Wikipédia dit : plage : accumulation sur le bord de mer, sur la rive d'un cours d'eau ou d'un lac de matériaux d'une taille allant des sables fins aux blocs. Donc ; la plage, laissez-moi rêver.

« Homme faire feu. Tiens enfile ça, j’vais me la tenter sans Magie histoire de mettre ma virilité à l’épreuve … et probablement la massacrer mais c’est pas grave. »
« Hm hm… je veux voir ça. Enzo Ryans fait Koh Lanta, ça va être beau. … C’est une émission télé où des cons décident d’aller survivre sur une île déserte. »

Oui, parce que les explications, ça ne fait pas de mal. Surtout que, vous savez quoi ? Trois semaines dans une famille qu’on a quitté depuis longtemps et qui vous croyait morte jusque là, le boulot de maman et l’absence de papa, ainsi que la désertion du grand frère, ça aboutit… à la télé, oui, c’est ça. Glissant une jambe sous elle, la jeune femme attrapa le haut pour l’enfiler. Ce n’était pas une mauvaise idée : un peu de chaleur dans ce monde de brutes maintenant que le radiateur s’est fait la malle. Oui, d’accord, celui-là, elle le rendrait (peut être à contre cœur) mais il fallait avouer que l’autre, elle y était étrangement attachée. Tout ça pouvait peut être paraitre étrange, elle l’admettait mais voilà, c’était comme ça et leur manière à eux d’être proches. Il n’y avait rien de dissimulé là-dessous pourtant, aucune inquiétude à avoir, c’était simplement.. leur truc à eux.

« J’aurai du prendre un de mes sweat à capuche, t’aurais été bien mieux là dedans. La prochaine fois j’y penserai. Mais ceux là ils s’appellent revient ! »
« Oui oh : tout d’suite ! J’y peux rien s’il est juste top pour traîner. Enfin, si t’y tient vraiment, j’te le rend hein.. mais il faudra me passer sur le corps ! … »

Réfléchi à ce que tu dis..

« … ou me battre au Quidditch tient =D »

Ça au moins, c’est pas fait, t’as raison. Lâchant un petit … euh… comment appeler ça ? Un ronronnement mélangé à un gémissement le tout déclenché par un frisson dû au froid ; oui, c’est assez imagé. La jeune femme émit donc ce bruit étrange avant de se décider à se rapprocher du feu qu’Enzo venait de lancer.

« Homme fort ! Mais homme triche ! Méchant homme. »

Quoi ? Quitte à faire la totale question homme des cavernes hein !
Sovahnn sourit donc une nouvelle fois quand il revint vers elle, plutôt bien contente de la douce chaleur qui réchauffait les lieux. Tendant les bras devant elle, elle s’étira en lâchant un bâillement contenu depuis un moment déjà. Oui eh bien le décalage entre … l’Angleterre et l’Ecosse est plus important que celui qui sépare… le Royaume Unis de l’Australie : c’est bien connu. Si je suis douée en Géographie, pourquoi vous dites ça ?

« J’sais pas si t’as été faire un tour au 4ème étage … remarque non, t’as surement pas eu le temps avant que je te kidnappe. Bref, ils ont des beaux dortoirs tous neufs. »
« Hm pas vraiment non. C’est ça, t’as tout compris, ya une espèce de… grand ours australien qui m’a pris en otage pour m’empêcher d’aller spécifiquement voir le quatrième étage. Donc Logan s’est lancé dans le réaménagement et la déco d’intérieur ? Dis-moi qu’il a peint les murs en rose : fais-moi rêver ! »

Ça irait tellement dans le style du château tient. Et Logan en salopette en train de peindre… rien que cette vision vendait du rêve mais bon, il ne fallait probablement pas trop y compter.

« Nan mais il bosse, c’est plutôt cool… traduction, il faut l’éviter, il doit être d’une humeur de chien pour changer. Par contre, vous, question intimité, ça sera pas l’top. »

Le retour aux sources. Après il ne faut pas s’étonner qu’on croise des choses étranges au fil des couloirs hein ! Logan était plutôt bien placé pour le savoir pourtant, il aurait pu faire quelque chose pour y remédier.

« J’ai vu qu’il a supprimé les uniformes obligatoires déjà, alors quelque chose me dit que s’il s’écoutait, il penserait aux pauvres couples du château… et aux autres. »

Soyons honnêtes un peu.

« C’est quoi tes plans pour cette année ? Tu continues sur ta lancée de petite fille sage et modèle comme chez ta mère ou tu reprends le n’import nawak général ? »

D’un petit rire, la jeune femme s’était retournée pour le fixer un instant.

« Les bonnes vieilles habitudes c’est bien aussi. J’essaie d’être meilleure question cours… et quelque chose me dit que les cours particulier avec mOsieur le grand Rivers.. sont foutus, et ça, c’est couillon. Pas que j’aime particulièrement ses manières et l’état dans lequel je fini après ses leçons mais… bah au moins je dors bien. Nan, je verrais bien. Et… la petite fille sage… je l’ai été bien assez avant de me taper un bus et trois semaines : c’était déjà trop. Nan je vais… déjà, arrêter de perdre contact avec mes proches, ça ne ferait pas de mal et… m’allier avec Takuma pour faire des conneries et apprendre à Dakota les bons côtés de la magie : les côtés funs ! =D Tu viens avec nous ? On choisira nos victimes à la courte paille. »

Sans paille.

« Et file moi ça. »

Une gorgée d’alcool parce qu’un petit trou Normand, ça fait du bien par où ça passe et ça aide à digérer.

« Ah et faut que j’me trouve une remplaçante à Jillian pour mes discussions de filles. Parce qu’en fait… c’est vachement sympa comme truc. Ok, ya Aileen, mais si on commence à parler mecs… j’suis pas totalement sûre d’assumer de savoir des choses en plus sur Logan, j’en sais déjà trop. Imagine si un jour il squatte mon esprit… oo’»
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MessageSujet: Re: It’s the way I’m feeling, I just can’t deny ▬ Sovahnn   Lun 16 Déc 2013 - 22:57

Oui, petite chose. C'est pas la peine de prendre tes grands airs de demoiselle offusquée – même si c'est pas exactement ce que tu fais – face à moi c'est bien ce que tu es. C'est affectif et tu le sais très bien, tout comme tu sais très bien que je sais parfaitement ce que tu vaux et que tu n'as rien d'une petite chose fragile mais qu'on le veuille ou non, y a tous un moment où on laisse tomber le masque et où on redevient juste un gamin qu'à pas spécialement envie ou besoin d'essayer d'être quelque chose d'autre ou de paraître plus fort. Dis moi que t'es pas bien là dans mes bras. Dis moi que tu préfèrerais que je te traite comme une femme forte et que je te laisse te démerder toute seule pour te sécher ou que je ne te démontre pas mon affection comme je le fais parce que c'est se montrer faible que de faire ça. Dis moi que t'aime pas quand je fais le mariole. Et dis moi que t'aime pas ça te foutre de ma gueule en me balançant une vanne sur les sirènes. Tu la vu ma belle grimace hein ? Celle qui veut clairement dire : Je t'emmerde. Mais avec le sourire, parce que c'est drôle, c'est vrai. Dis moi que tu rêves pas de me voir sur un balai, ou plutôt me revoir, juste pour le plaisir de te marrer tout en sachant que je ne le prendrai pas mal parce que même si j'ai un sale caractère je sais faire la part des choses. Dis moi toutes ces choses là et on saura parfaitement toi comme moi que ce sont de gros mensonges. Parce que je suis comme ça, et parce que tu m'aimes comme ça. Et parce que c'est réciproque.

En tout cas la chaleur, le calme et l'effort s'en mêlent. Si elle s'étire et montre des signes de fatigue, de mon côté je commence à être plus long à la détente mais la conversation ne s’évanouit pas pour autant.

« J’sais pas si t’as été faire un tour au 4ème étage … remarque non, t’as surement pas eu le temps avant que je te kidnappe. Bref, ils ont des beaux dortoirs tous neufs. »
« Hm pas vraiment non. C’est ça, t’as tout compris, ya une espèce de… grand ours australien qui m’a pris en otage pour m’empêcher d’aller spécifiquement voir le quatrième étage. Donc Logan s’est lancé dans le réaménagement et la déco d’intérieur ? Dis-moi qu’il a peint les murs en rose : fais-moi rêver ! »
« Ouais, avec des étoiles aussi. »

So … gay.

« Hey … Loup, pas Ours. Froisse pas mon côté prédateur, il est susceptible. »

Oui, uniquement celui là, bien sur.

« Nan mais il bosse, c’est plutôt cool… traduction, il faut l’éviter, il doit être d’une humeur de chien pour changer. Par contre, vous, question intimité, ça sera pas l’top. »
« Ça c'est sur qu'y eu un boulot monstre de fait, c'est impressionnant. Enfin j'ai pas trop eu l'occasion de tout voir parce que j'ai simplement fait l'aller-retour entre le Hall, le quatrième et la tour des Gryff, mais rien que ça déjà … J'sais pas s'il reste des trucs à faire mais vu que les cours sont que dans une semaine, y a peut être moyen de filer un coup de main. »

Moi ça me gène pas d'aller enfiler des fringues qui craignent pas grand chose pour aller refaire la peinture ou une connerie dans le genre. Je suis même certains que ça pourrait être fun ! Quand à son humeur de chien, je ne ferai pas de commentaire.

« J’ai vu qu’il a supprimé les uniformes obligatoires déjà, alors quelque chose me dit que s’il s’écoutait, il penserait aux pauvres couples du château… et aux autres. »
« Bah on s'arrangera, à la base c'est quand même une école ici hein, pas un hôtel. Et de l'intimité on en a eu pendant 3 semaines, on va dire que … que rien du tout mais bref, en ce qui me concerne j'ai de l'imagination. Pis ça pimentera le truc si ça se trouve ! Et pour les uniformes, ça c'est plutôt cool ! Tu crois que ça le fait si je me pointe comme ça en cours ? »

En … short, et c'est tout. Roh aller, faut les décoincer un peu ces British ! Dis celui qui n'aurait jamais osé faire ça seulement quelques mois auparavant. Ouais, je crois bien que ma pudeur s'est légèrement fait la malle mais c'est pas le sujet.

« C’est quoi tes plans pour cette année ? Tu continues sur ta lancée de petite fille sage et modèle comme chez ta mère ou tu reprends le n’import nawak général ? »

Oui, c'est pour quoi ? Fais gaffe, j'vais te croquer.

« Les bonnes vieilles habitudes c’est bien aussi. J’essaie d’être meilleure question cours… et quelque chose me dit que les cours particulier avec mOsieur le grand Rivers.. sont foutus, et ça, c’est couillon. Pas que j’aime particulièrement ses manières et l’état dans lequel je fini après ses leçons mais… bah au moins je dors bien. Nan, je verrais bien. Et… la petite fille sage… je l’ai été bien assez avant de me taper un bus et trois semaines : c’était déjà trop. Nan je vais… déjà, arrêter de perdre contact avec mes proches, ça ne ferait pas de mal et… m’allier avec Takuma pour faire des conneries et apprendre à Dakota les bons côtés de la magie : les côtés funs ! =D Tu viens avec nous ? On choisira nos victimes à la courte paille. »

Est ce que je me vexe ? Peut être. Peut être pas. Non, je ne me vexe pas, j'assimile les faits tels qu'ils sont. C'est avec Takuma qu'elle bosse, c'est avec lui qu'elle fait des conneries. Je lui ai proposé mon aide mais le Bleu est probablement plus efficace que moi. J'imagine que je suis mal placé pour en redire quoi que ce soit, que c'est sans doute moi qui me suit éloigné de tout le monde même si elle en a fait de même, mais ouais, y a ce sentiment qu'on peut pas rejeter et qui est là quand même. Je dirai pas qu'il fait mal mais il grattouille, comme une piqure de moustique. Ça ne m'empêche pas de sourire pour autant. C'est pas de la jalousie, juste … ouais, une piqure de moustique qui s'estompe finalement assez rapidement. J'ai jamais vraiment fait partie de toute leur petite bande, ça a toujours été comme ça, je vois pas bien pourquoi ça changerait maintenant. Aileen, Takuma, Jordane fut un temps il me semble, et Dakota, même Alec parfois ? Je sais pas trop. Je m'entends très bien avec les deux premiers, la troisième me tolère malgré ce que j'ai fait à sa copine et la dernière … On ne peut pas dire qu'on se connaisse. C'est la copine de Takuma et ça s'arrête là pour moi. Quant à Alec, joker. A vrai dire je l'avais complètement oublié mais si j'ai pu le détester cordialement pendant un moment je crois que tout ça c'est passé. Il est ce qu'il est, je suis ce que je suis, et c'est tout. Enfin bref, tout ce petit groupe passe beaucoup de temps ensemble alors c'est normal que des liens forts ce soient tissés. Ça ne m'empêche pas d'être de la partie de temps en temps et le reste du temps je le passe soit seul, soit avec d'autres personnes. Plus souvent seul en réalité mais c'est dans mon tempérament. Maintenant que Jill n'est plus là, qu'Elwynn s'est éloignée elle aussi, que mon frère est dans une phase ou ma présence n'est pas … comment dire … j'suis pas la personne qu'il a le plus envie de voir je crois bien, Maël qu'est plus là non plus … Mon pauvre Enzo, t'as pas d'ami. C'est faux, soit dit en passant.

« J'en suis, même si j'ai décidé d'être un minimum sérieux cette année. C'est probablement en partie de la fierté mal placée mais j'veux réussir, et le faire bien. Pour moi mais aussi pour faire fermer leur gueule à ceux qui me prennent pour un con. M'enfin on s'en fout, j'aurai toujours le temps pour faire des conneries. »

Donc ouais, on fera comme ça. Je vais bosser comme un cinglé parce que je suis déterminé, et le reste du temps je le passerai à faire le con sur mes planches, aux enclos pour filer un coup de main et trainer avec les Créatures, à jouer avec Fenrir, à m'occuper de Lune évidemment, à passer du temps avec Kyle, et à trainer avec les gens que j'apprécie quand ça se présentera ou en allant moi même à leur rencontre quand j'aurai envie de les voir et tant pis si je me prends une porte dans la gueule. On en a tous trop chier pour se formaliser pour des trucs aussi con. J'suis heureux et je compte bien le rester alors je prends la vie, et les gens, comme ça vient et je me prends pas la tête. C'est une nouvelle année qui commence, ou qui va commencer, alors autant qu'elle démarre sur de bonnes bases et dans la bonne humeur, et c'est peut être justement l'occasion de fortifier des liens déjà existant ou d'en créer d'autres. Même si … En créer des nouveaux on verra peut être plus tard, ou pas du tout. J'aime bien garder le côté unique et exceptionnel des gens que je côtoie, ça m'intéresse pas de connaître pleins de monde.

« Et file moi ça. »

Hein ?
Ah.

« Alcoolique. »

Rolling Eyes

« Ah et faut que j’me trouve une remplaçante à Jillian pour mes discussions de filles. Parce qu’en fait… c’est vachement sympa comme truc. Ok, ya Aileen, mais si on commence à parler mecs… j’suis pas totalement sûre d’assumer de savoir des choses en plus sur Logan, j’en sais déjà trop. Imagine si un jour il squatte mon esprit… oo’»
« J'te le conseille pas. Et à lui non plus d'ailleurs ! »

Merlin sait ce qui peut bien se passer dans ta tête ! Quant au reste, ben … comme toute intrusion non désirée, ça fait mal. Et j'ai bien conscience du double sens un poil limite de cette phrase mais tant pis, c'est trop tard, elle a déjà traversé mon esprit.

« Et sinon j'peux toujours me faire des couettes … »

Ben quoi ?

« Ok, je sors. »

Nan mais c'est bon, j'ai compris. Y a des choses, des sujets, que les filles ont besoin et n'abordent qu'entre elles. Y a pas de lézard. Nous aussi on a nos discussions de mecs. C'est cool.

« Ben c'est sur qu'avoir une discussion par hibou interposé c'est pas ce qu'il y a de plus simple. Tu peux pas faire ça avec Dakota justement ? Vous avez l'air plutôt proches nan ? »

...

« Et ça veut dire que j'ai pas le droit de te parler de mes histoires moi ? Parce que j'suis pas une fille ? J'me voyais déjà entrain de te raconter comment j'prends soin de mes cheveux, et tout ça. Et puis parler mec ça j'peux le faire aussi. Ben, enfin … Mouais. Et a qui j'me confie si jamais j'ai une panne ? Ou au contraire si on s'est envoyé en l'air toute la nuit – façon de parler, c'est anatomiquement/biologiquement/etc … pas faisable mais t'as compris – et que j'ai envie de le crier sur tous les toits ? Ou si mon p'tit cœur sensible a mal ? »

Comme en juillet, et pourtant j'en ai parlé à personne. Faut dire aussi qu'on est partis peu de temps après et que j'étais en pleine phase de digestion, dira-t-on. Enfin personne, si, j'en ai parlé à Kyle et encore heureux mais je me comprends. Ceci dit j'espère vraiment que ça n'arrivera plus ou en tout cas pas de si tôt mais c'est pas comme si être avec quelqu'un signifie vivre sur un petit nuage en permanence, soyons réaliste. Y aura forcément des jours où on s'engueulera, probablement pour des conneries, mais il n'empêche que c'est statistique. En parler à mon frère ? La blague … Nan, je ne suis déjà pas d'un naturel très … comment dire … disons que me confier c'est pas toujours une évidence mais c'est clairement pas lui que j'irai voir, en tout cas pas en ce moment et surtout pas pour ça. Et regarde moi ça cet air de Loup battu … Oui j'ai envie de rire et ça se voit, je sais !

« J'irai emmerder Caem, c'est pas très grave. »

Et on recommencera à parler de cul comme deux perdus et deux alcooliques que nous sommes ! C'était franchement drôle cette soirée. A refaire. Parler de cul, ouais, ou de trucs dans le genre. Je sais que je pourrais me confier à lui sur certains trucs, d'autant plus parce qu'il s'y connait aussi en trucs de mecs ou plutôt entre mecs, et parce que malgré lui il m'a aidé à passer un certain cap qui me bloquait totalement : L'acceptation du regard des gens. Parce que c'est bien joli de le vouloir, et de le prétendre, mais dans les faits c'est pas toujours aussi simple. Non j'ai pas super bien vécu qu'on me mette dans des cases ou qu'on me colle des putains d'étiquettes, mais aujourd'hui tout ça me passe au dessus de la tête ou presque. J'ai arrêté d'essayer de me définir, c'est beaucoup plus simple comme ça, et ce qu'en pense les autres … Je m'en tape. Traite moi de gay ! On pari que je ne m'énerve même plus ? Ça n'a pas été une phase facile ça non plus mais je suis passé au travers, comme pour tout le reste. Enfin bref, sans parler de cul – parce qu'il n'y a pas que ça dans la vie, je vous assure – c'est une chose, mais je sais que si un jour ça ne va vraiment pas, pour une raison ou une autre, et que je ressens le besoin d'en parler, d'évacuer, de me changer les idées, etc … Il y a certaines personnes vers qui je me dirigerai plus facilement que d'autres. Quand bien même je lui ai caché pleins de choses, Sovahnn est l'une de ces personnes là mais pour l'instant tout va bien non ? Et même si je ne peux pas lui raconter à quel point ma vie sentimentale est géniale – souvent, mais pas toujours, comme tout le monde – parce que je sais que c'est … pas son truc, ben on peut parler d'autres choses. En attendant moi aussi j'ai soif alors redonne moi ça … et hop ! Une gorgée, ou deux, et pourquoi pas trois ? Quatre c'est bien aussi …

« Ou Takuma d'ailleurs ! J'suis sur qu'il sera ravi, on se comprend plutôt pas mal sur certains point lui et moi et en plus il me doit une séance de psy alors voilà, j'ai trouvé ma prochaine victime. »

Et j'ai pas du tout la tête qui commence à tourner, non. Pour ça j'ai besoin d'encore quelques rasades. J'aurai du prendre des verres, on aurait pu se faire des shooter. Remarque … j'suis capable de changer une planche de bois en planche de surf, y a surement moyen de faire quelque chose.
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