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 « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn

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MessageSujet: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Mer 12 Juin - 17:33



Matthew & Caitlyn
« That's the truth. »


Lundi 07.07.2014

Ils avaient été très peu ce lundi en cours. Et très peu de cours avaient eu lieu. Les examens étaient dans deux jours, et la majorité des gens séchait les cours, ce que la majorité des professeurs comprenait de toute manière. Il leur fallait du temps pour réviser, et les programmes étaient bouclés de toute manière. Dans le cas de Lyn, c'était assez étrange. Elle faisait partie du peu de personnes qui aimaient bien réviser oralement, non pas apprendre en lisant le livre comme elle l'avait fait le long de toute l'année. Elle préférait réviser en compagnie des professeurs, auxquels elle pouvait poser les questions qu'elle voulait, et survoler rapidement ce qu'ils avaient vu d'important dans l'année. Bien sûr, tous les profs n'étaient pas du genre à discuter avec leurs élèves, et surtout les supérieurs étaient très distants. Le seul cours qu'elle décida de sécher fut le cours d'Etude des Moldus, puisque dans ce cas précis, elle n'avait tout bonnement aucune envie de venir passer du temps avec un professeur qu'elle n'aimait pas, et encore moins apprendre des choses en lesquelles elle ne croyait pas. Elle se demanda s'il y avait des élèves qui y étaient quand même allés, et se douta qu'il devait en avoir certains tout de même. Les plus craintifs et influençables d'une part, et les plus ressemblants aux supérieurs d'autre part. Elle-même n'appartenait à aucun de ces deux cas de figure. Pour ce qui concernait les autres cours, elle eut la satisfaction de constater qu'elle se débrouillait très bien, qu'elle n'avait pas de gros trou de mémoire, qu'elle avait de bonnes capacités aussi bien théoriques que pratiques. En botanique, elle était quasiment sûre d'avoir un O, vu comment elle plaisait au professeur et quels efforts elle faisait pour bien se faire voir. Non, elle n'était pas lèche cul. C'était lui qui avait insisté pour faire d'elle une sorte d'assistante, et ils s'étaient vus plusieurs fois depuis ce fameux jour de juin pour travailler la terre et les plantes ensemble. Si elle n'avait pas confiance en lui, et s'il ne la mettait absolument pas à l'aise, elle arrivait toutefois à garder son calme et à prendre plaisir à la botanique que bien d'autres considéraient comme une matière inutile et ennuyeuse. Elle, par cet aspect encore, sortait du lot, et le professeur n'avait vraiment aucune raison de lui donner une mauvaise note. En DCFM, là, elle était moins sûre. Elle savait assez bien se défendre et maniait bien sa baguette - la maîtrisait bien, ou plutôt la comprenait bien, était tout à fait à la même longueur d'onde que le crin d'abraxan contenu dans le bois de noisetier dont elle était faite, et la sentait non seulement dans sa main mais aussi dans son corps et son âme. Mais, et c'était bien là le principe de ce cours, elle ne savait absolument pas à quoi s'attendre, et elle ne pouvait de loin pas prétendre vaincre tous les dangers. Elle espérait avoir au moins un A, quand même, elle n'était pas non plus une chochotte. Enfin, bref, c'était la matière qui lui faisait le plus peur. Pas peur dans le sens premier du terme, mais en gros, c'était pour la DCFM qu'elle avait le plus d'hésitations. Les potions en revanche, elle adorait ça, et pensait avoir une bonne note aussi. L'histoire de la magie, c'était juste de la théorie, pas de raison de rater avec une mémoire comme la sienne. En somme, comme chaque année, aussi bien maintenant dans le monde sorcier, qu'avant, dans le monde moldu, elle pensait bien réussir ses examens. Elle savait que ce n'était de loin pas le cas de tout le monde, et elle avait aidé pas mal de gens qui lui avaient demandé de leur expliquer ou montrer quelque chose qu'ils n'auraient pas compris ou oublié.

Elle était sérieuse non seulement par ses résultats et capacités, mais aussi par son attitude. Tout le monde l'avait toujours considérée comme la petite fille modèle, comme la chouchoue des profs, la miss parfaite de service. Et ça n'avait pas vraiment changé, très récemment elle s'était encore fait appeler miss parfaite. Tout cela n'était en vérité qu'apparence, et sous un caractère ouvert et avenant se cachait une intelligence critique et, dans le contexte dans lequel se trouvait le Château entier, une révolte, une volonté de justice et de liberté. C'était d'ailleurs bien pour cela qu'elle jouait et chantait dans le groupe. Oui, elle faisait partie de ceux qui avaient diffusé, la veille, des chansons contestataires, révolutionnaires presque, dans tout le château, au nez et à la barbe des Supérieurs. Ils n'étaient pas complètement suicidaires pour autant, même si une telle action avait dû avoir été comprise comme telle par une bonne partie de la population de Poudlard, et personne ne savait l'identité de ceux qui avaient chanté. Personne ne savait qu'elle était au piano et avait participé à l'écriture des textes. Pourtant, ses amis savaient bien qu'elle n'était pas du tout d'accord avec le système des supérieurs, et elle l'avait fait savoir bien des fois en prenant la défense de ceux à qui ils s'attaquaient. Elle était parfois descendue aux cachots, mais elle ne comptait pas changer des pensées qu'elle jugeait justes et droites, par une simple faiblesse corporelle, et elle n'allait pas se laisser traumatiser par quoi que ce soit. Elle croyait à la force de l'esprit, à la force de la volonté humaine. Très philosophique, tout ça, mais elle y croyait, et elle ne voulait pas offrir aux supérieurs ce qu'ils voulaient. S'ils avaient réussi à les dominer physiquement, ils ne les auraient pas mentalement, ou du moins bien moins facilement. Bref, elle n'était pas la fille modèle pour laquelle on pouvait la prendre si on ne la connaissait pas, et ne la voyait que dans ses moments calmes. Elle ne l'avait jamais été, au fond. Tout comme elle n'avait jamais été idiote. Elle savait très bien à quoi elle s'exposait, et elle continuerait, tout en faisant bien sûr de son mieux pour pas se mettre en danger inutilement en en disant trop par exemple, mais se battre, et encore là le mot n'était pas approprié puisqu'il n'y avait aucune violence dans ce qu'ils faisaient, pour la justice et la liberté, n'était pas inutile.

Elle était un peu fatiguée encore, n'ayant dormi que cinq heures dans la nuit de samedi à dimanche car ayant du préparer leur petite action avec Ricardo, et que cinq ou six heures à nouveau dans la nuit de dimanche à lundi puisque leur petite action avait généré bien des discussions, discussions qui s'étaient prolongées surtout dans les dortoirs une fois la nuit tombée et donc la surveillance des supérieurs relâchée - ou plutôt seulement devenue moins visible. Elle voulait retourner vers son piano, se détendre un peu, et se rappeler ces moments si excitants qu'elle avait vécus avec ses trois amis ce dimanche. Elle se dirigea donc après les cours vers la salle sur demande. Elle passa d'abord par les toilettes pour permettre aux quelques arpenteurs de couloirs qui ne révisaient pas dans la bibliothèque ou dans leurs salles communes ou encore dehors de quitter les lieux et, ni vue ni connue, du moins de façon naturelle, elle se rendit au septième étage et après avoir passé trois fois devant un mur, une porte lui apparut. C'était la porte à la salle sur demande qui prenait pour elle la forme d'une salle de musique où ils pouvaient répéter sans être entendus ni vus. Elle posa son sac à l'entrée, resta une seconde immobile à regarder le podium devant elle, un sourire se dessinant sur ses lèvres, puis se dirigea vers son piano, ou plutôt son synthé. Elle brancha les câbles, et s'assit au tabouret. Bientôt, ses mains dansaient sur les touches du clavier et une douce mélodie s'échappait de l'instrument. Elle resta assez longtemps à jouer, avant de remarquer que quelque chose se passait juste de l'autre côté du mur, dans ce couloir du septième qu'elle avait arpenté. Car la salle, si on écoutait bien, permettait d'entendre ce qui se passait à l'extérieur. Elle n'avait pas de système de détection du mouvement ni même de la chaleur, mais elle prévenait à sa manière, il fallait juste savoir la comprendre. Elle se dit qu'il vaudrait peut-être mieux qu'elle aille se cacher, même si sans doute elle ne pourrait pas rester cachée très longtemps. Elle eut tout juste le temps de descendre en hâte du podium et d'aller se cacher derrière l'armoire qu'on ouvrait la porte. Une silhouette d'homme, grand et svelte, se dessina en contre jour, mais elle n'arrivait pas à distinguer qui c'était. Il ne lui restait plus qu'à attendre qu'il s'approche. Ce qu'il fit. Un pas après l'autre, Caitlyn reconnaissait un peu plus le jeune homme.

« Matthew ? »

Elle sortit de derrière son placard. A priori, elle n'avait pas grand chose à craindre du jeune homme. Il était bien plus grand et bien plus fort qu'elle physiquement, soit, mais il ne lui avait jamais rien fait, et sachant qui était sa sœur et ce qu'elle, elle n'avait pas hésité à lui faire, c'était relevant. Le truc qui clochait, c'était comment il avait réussi à rentrer dans la salle. Si la salle était occupée, à moins de connaître la fonction qu'elle avait pour celui qui l'occupait, on ne pouvait pas y rentrer. Ce qui voulait dire qu'il avait voulu qu'elle serve de salle de répétition. A moins que ce ne soit un pur hasard ? Elle en doutait, tout de même. Au septième étage, il y avait peu de gens, et ce n'étaient pas des moldus, en général. Elle était méfiante.

« Que... qu'est ce que tu fais là ? »

Elle n'allait tout de même pas demandé si on lui avait dit, ça non, car s'il s'avérait que c'était finalement vraiment qu'un hasard, elle en aurait trop dit. Mais elle était bien curieuse de ce qu'il allait lui dire, et affichait une mine plus fermée et méfiante que d'habitude, à deux mètres de son voisin d'enfance.
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MessageSujet: Re: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Jeu 20 Juin - 20:43

Lundi 7 juillet 2014


Voir Cassie avec l'approche des examens relevait de plus en plus de la mission impossible. Enfin non, c'était un peu exagéré ! La demoiselle se débrouillait toujours pour venir le voir, pour passer un peu de temps avec lui, mais cette heure, ce moment n'était jamais suffisant. De plus après ce qui s'était passé ce week-end, le samedi avec Derek et le dimanche avec Shaun, il avait l'impression d'inquiéter plus sa frangine qu'autre chose. De lui faire du mal en quelque sortes, non pas parce qu'il était méchant ou quelque chose dans ce genre-là, mais plutôt parce qu'en voulant LA protéger, il se mettait dans de mauvaises situations qui finissaient toujours assez mal pour lui. La preuve, le bleu qu'il avait toujours à la pommette -merci Shaun, même si le jaune n'était qu'à moitié fautif pour le coup-.

Et puis la veille au soir, il y avait sa encontre avec Emily, certainement la chose la plus positive qui s'était passée dans son week-end. Parler avec la jeune moldue avait vraiment été quelque chose de... en fait il n'y avait peut-être pas de mots. Au moins avec elle, il ne s'était pas pris la tête, il avait bien rigolé, et finalement ils avaient parlé d'un de leur point en commun: la musique. Et de-là, la jolie demoiselle, lui avait parlé du groupe" secret". C'était certainement suicidaire d'accepter vu son rang, s'ils se faisaient prendre, les moldus seraient certainement  les premiers à en subir les conséquences... et pourtant il n'avait pas su dire non, au contraire cela lui plaisait. Cela lui donnait comme une raison d'exister. Il était là depuis une semaine certes,  il était peut-être moins concerné que ceux qui étaient prisonniers ici depuis des lustres et cela lui avait fait plaisir de voir à quel point l'autre moldue avait su lui faire confiance. Et, elle avait eu raison. Ils ne les trahiraient pas, il ne donnait pas souvent sa parole, mais lorsqu'il la donnait... il tenait parole (ou du moins du mieux qu'il le pouvait). Peut-être que Cassie risquait quelque chose, mais quand elle saurait elle comprendrait, il en était certain. Il savait qu'elle détestait les supérieurs et qu'elle n'hésitait pas à l'ouvrir, alors oui, elle comprendrait, il ne pouvait pas en être autrement !  Le plus dur serait certainement de cacher ça à sa frangine. Il n'avait jamais eut de secret pour elle, même si cela pouvait paraître étrange ils s'étaient toujours tout dit, c'était certainement une des raisons pour laquelle ils savaient qu'ils pouvaient avoir une confiance aveugle l'un envers l'autre. C'était certainement une raison pour laquelle ils étaient si fusionnels, qu'ils se connaissaient par cœur.

En ce lundi, Matthew avait décidé d'aller faire un tour à ce qu'Emily avait appelé la salle sur demande, juste pour voir comment ça marchait. Oui, la curiosité est un vilain défaut, mais en même temps lui dire qu'en passant trois fois devant un mur une salle secrète ou un truc du genre allait s'ouvrir l'étonnait quand même un peu. Alors oui, il voulait juste s'assurer que cela marcherait bien pour lui, histoire qu'il se retrouve pas comme un con... s'il y avait le moindre problème. De cette manière, il pourrait également poser toutes les questions à sa nouvelle amie moldue.
Une fois au septième étage -on passera le passage où il galéra avec les escaliers-, il exécuta tout ce que lui avait dit la demoiselle et …. MAGIE. Une porte s'ouvrit, il entra rapidement. « Matthew ? » Il sursauta légèrement en entendant son prénom, et pour cause jusqu'à ce que Caitlyn sorte de sa cachette et bien, il n'avait vu personne. Il haussa légèrement un sourcil ne semblant franchement pas comprendre ce qu'elle foutait là... en même temps que lui.L heu ouais ?! il se tut quelques secondes, et tenta de ne pas montrer qu'elle venait de le prendre totalement au dépourvu Bonjour Caitlyn ! Tu vas  comment ?! alors qu'il avait juste envie de lui dire "mais punaise qu'est-ce que tu fouts ici ?". Mais non... il avait préféré sortir quelque chose d'une banalité déconcertante ! « Que... qu'est ce que tu fais là ? » Bonne question ! Qu'est-ce qu'il pouvait bien lui répondre ?! Ben...... je sais pas....Heyoh, où elle était passée sa répartie. En fait j'ai entendu dire qu'il y avait cette salle là... et ben je venais juste vérifier... Il se passa une main dans les cheveux avant de lui faire un petit sourire Et... tu me connais... autrement dit tu sais que j'aime la musique.... Il espérait que ce qu'il venait de raconter était crédible, parce qu'au final il n'en savait rien. Alors verdict Twain ?!
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MessageSujet: Re: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Dim 23 Juin - 15:16



Matthew & Caitlyn
« That's the truth. »


Lundi 07.07.2014

Il y avait des choses auxquelles on ne s'attendait vraiment pas, dans la vie. Des retournements soudains de situation, des virages que l'on prend malgré nous, et qui nous surprennent au plus haut point. Ce sont ces choses là qui font en général tout changer, les petits hasards, les petites coïncidences, qui ont de grands effets. Les aléas de la vie, comme on dit, aussi. Une rencontre inattendue, et tout ce qu'on prévoyait est chamboulé. Ce lundi six juillet, Caitlyn ne s'attendait vraiment pas à croiser Matthew dans la salle sur demande alors qu'elle rejouait en cachette les morceaux qu'avec son groupe elle avait composés et diffusés la veille. Des morceaux qui n'avaient absolument pas plu aux supérieurs, et c'était le moindre qu'elle puisse dire. À à peine un jour de l'événement, elle pouvait être sûre de n'avoir pas tout vu encore des réactions des supérieurs. Ils voudraient une revanche, et la prendraient bien un jour où un autre. Mais bien qu'elle en soit consciente, ce n'était pas dans le but d'y penser qu'elle était entrée dans leur salle de répétition improvisée. En fait, elle voulait seulement se détendre un peu. La musique, le son du piano, lui faisait oublier même le pire qui soit, elle se laissait porter par les notes qui s'échappaient de l'instrument, d'en dessous de ses doigts qui caressaient légèrement les touches. Et si elle ne s'attendait pas du tout à avoir de la compagnie, c'était d'autant plus inattendu que celui qui entra dans la salle fut Matthew. Elle ne le reconnut pas tout de suite, il était en contre-jour. De derrière le placard où elle s'était cachée, elle ne put d'abord voir que sa silhouette qui se découpait dans la lumière qui entrait à flots par la porte encore ouverte, mais quand il la referma enfin, elle put reconnaître son voisin d'enfance, qu'elle avait revu la semaine précédente précisément, après trois ans passés dans des mondes complètement différents. C'était un moldu, donc, d'une vingtaine d'années. Au fond elle s'entendait plutôt bien avec lui, du moins ils ne se faisaient pas la gueule, et ne lançaient pas non plus des piques méchantes, même si elle aurait eu toutes les raisons pour le faire. En effet, et il s'en souvenait très bien lui aussi, sa soeur jumelle avait la mauvaise habitude de vider sa colère et de se défouler sur Caitlyn qui était de trois ans sa cadette. Elle ne l'avait d'ailleurs pas perdue et encore maintenant c'était le cas. Mais si au départ Lyn en voulait à Matthew de ne rien faire pour l'aider, elle avait fini par se dire qu'il n'y pouvait rien et qu'au fond il n'était pas méchant. Cela l'avait sans doute bien surpris qu'elle lui parle comme elle lui avait parlé l'autre jour, le lendemain de son arrivée au château. Bon, il était vrai qu'elle avait un peu changé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus, aussi bien physiquement que mentalement, mais sur ce dernier point, au final, pas tant que ça. Elle s'était à la rigueur un peu plus ouverte, et osait plus de choses, mais ce comportement, elle avait déjà commencé à le développer à son entrée au collège, et elle pouvait parier qu'il s'en souvenait encore. Elle ne s'était pas du tout attendue à le revoir dans le monde des magiciens, mais ce lundi sept juillet, c'était pire encore : elle le recroisait dans la salle sur demande alors que la veille elle venait d'y jouer au piano des chansons contestataires que tous les sorciers avaient pu entendre. Cette rencontre pouvait très bien tout foutre en l'air pour leur groupe, il suffisait qu'elle dise quelque chose de compromettant, ou même juste qu'il pose les bonnes questions auxquelles elle ne saurait répondre sans laisser voir qu'elle mentait. Mais tout cela n'était rien face à ce qu'elle allait apprendre plus tard dans la soirée, et dont elle ne se doutait pas du tout. Pour l'instant, elle s'était contentée de sortir de sa cachette qui de toute manière n'aurait pas pu durer éternellement, et de l'interpeller par son prénom.

- Matthew ?

Il sursauta. Au moins, elle avait l'avantage de la surprise... même si pour le coup, lui aussi l'avait surprise. Et puis il se demanderait sans doute, tout comme elle, ce qu'elle faisait là. Au pire, elle pouvait toujours lui dire qu'elle avait plus de droits que lui d'être là et qu'il ne devait pas se mêler de ses affaires. Mais il faudrait qu'elle soit prudente sur le ton qu'elle emploierait, car le ton pouvait trahir beaucoup. Comme la dernière fois, lorsqu'il lui avait demandé, presque sur le ton de la plaisanterie, si elle était du genre à donner des conseils aux autres sans en tenir compte soi-même, mais qu'elle s'était sentie tellement menacée - à cause de l'histoire du groupe, encore et toujours - qu'elle avait rétorqué assez sèchement, ce qui n'avait fait que confirmer ses soupçons. Mais si la semaine dernière il ne pouvait pas savoir pour l'histoire du groupe, aujourd'hui c'était bien différent, puisqu'ils avaient diffusé il y avait 24 heures à peine, et que sa présence dans une salle de musique pouvait lui paraître suspecte, surtout après justement cette conversation qu'ils avaient eue à propos de la résistance entre autres la semaine dernière. Bref, mais pour l'instant, il était surpris, presque plus qu'elle encore, et se retourna.

- Heu ouais ?! Bonjour Caitlyn ! Tu vas comment ?!

Elle lui lança un regard suspicieux, elle voyait bien que derrière cette question banale se cachait en fait une envie d'en savoir bien plus. Mais tout d'abord, c'était elle qui voulait savoir ce qu'il foutait là, alors elle ne se gêna pas de lui demander ouvertement.

- Ben...... je sais pas.... En fait j'ai entendu dire qu'il y avait cette salle là... et ben je venais juste vérifier... Et... tu me connais...

Elle n'aurait jamais cru le croiser dans la salle sur demande, mais au fond, si il devait avoir connaissance de son existence, cela ne l'étonnait pas qu'il ait choisi d'en faire une salle de musique. Mais pour le coup, autre chose qui la surprenait, c'était la manière dont il lui avait répondu. Hésitant, se passant une main dans les cheveux, cherchant ses mots, comme pour ne pas trop parler. Elle lui fit un sourire, mais un sourire mal à l'aise, un sourire timide. Elle ne voulait pas trop sourire, elle ne pouvait même pas trop sourire, car trop sourire signifierait comprendre, or, là, elle ne comprenait strictement rien à la situation. Elle était méfiante. Trop méfiante peut-être. C'était sans doute un défaut, mais au fond, elle se disait que mieux valait être trop méfiante, que trop naïve, tête en l'air ou inattentive au point de ne pas voir les dangers et se faire avoir. Elle était suspicieuse, aussi. Qu'est ce qu'il faisait là, en réalité ? Bien sûr qu'elle le connaissait, qu'elle savait que la musique et lui ne faisaient qu'un, qu'il en était totalement dépendant, mais qui avait bien pu lui dire, pour la salle sur demande ? Sa soeur, peut-être ? Oui, sa soeur sans doute. Elle se promit qu'elle lui demanderait. Mais d'abord, elle essayerait de sortir une banalité elle aussi. Il le fallait bien.

- Ben écoute, ouais ça va plutôt bien. La musique, ça détend, ça c'est sûr. Mais tu m'as l'air assez mal en point !

Après le sourire qui s'était étiré sur ses lèvres lorsqu'elle avait mentionné le pouvoir de la musique, elle fronça les sourcils en regardant le bleu très moche qu'il avait sur sa joue et qui donnait l'impression d'y être depuis un certain temps déjà sans vouloir partir. Elle aurait pu s'en douter, il s'était pris des coups, peut-être en avait-il aussi donné mais quoi qu'il en soit dans cette école il n'aurait jamais le dessus, pas avant qu'ils s'y mettent à plusieurs - ce qui était d'ailleurs la raison d'être du groupe.

- Ta sœur ne t'a pas vu dans cet état j'espère.

Bien que Cassie soit sa pire ennemie ou presque, Caitlyn savait combien les jumeaux étaient proches et acceptait ce fait. Bon, la mentionner devant Matthew n'était peut-être pas une très bonne idée, du coup, du moins d'après l'attitude qu'il avait eue lorsqu'ils en avaient parlé la semaine dernière - comme s'il se faisait des reproches - mais elle arrivait plutôt bien à en parler comme si de rien n'était, alors qu'en vérité c'était loin d'être le cas, et elle continuait à l'agresser quand l'envie l'en prenait. Mais bon, c'était ainsi, elle s'était conciliée avec ce fait qu'elle ne comprenait d'ailleurs toujours pas réellement, mais qu'elle ne cherchait désormais ni à comprendre ni à changer. Elle avait d'autres choses plus importantes à faire. Et au fond, elle avait vraiment passé le stade où elle en voulait à Matthew de ne pas intervenir contre sa jumelle, il ne l'avait jamais aidée mais il n'avait jamais non plus soutenu Cassie, c'était ça l'important. Alors, elle ne voyait pas pourquoi elle ne pourrait pas juste parler de sa sœur avec lui comme l'aurait fait n'importe qui d'autre. Mais trêve de plaisanteries, elle passa aux choses plus sérieuses.

- C'est elle qui t'a parlé de cette salle, ta sœur ?

Elle savait que ce n'était pas elle. Elle ne l'aurait jamais envoyé risquer sa vie quelque part au septième étage pour la seule raison de faire un peu de musique. Cassie avait beaucoup de défauts, mais le plus grand était sans doute celui de tenir plus que tout à son frère. Après tout, Caitlyn aussi tenait à son frère Matthew - oui, c'était le même prénom, sans doute raison pour laquelle il lui rappelait aussi fort son passé, en plus du fait qu'il ait été jadis son voisin -, et si il devait la rejoindre à Poudlard, elle savait qu'elle aurait tout fait pour lui épargner toute sorte de souffrance, le protéger des supérieurs par tous les moyens. Quitte à le priver de ses passions, comme Cassie n'hésitait sans doute pas à le faire pour son jumeau. Elle eut un air triste à repenser à sa famille, à son frère de trois ans son cadet. Elle s'empressa de le faire disparaître de son visage, elle ne voulait pas que Matthew la surprenne en proie à de la mélancolie. Heureusement, pour l'instant, son Matthew à elle, était encore bien au chaud avec ses parents dans leur maison à Liverpool. Enfin, jusqu'à preuve du contraire.
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MessageSujet: Re: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Jeu 27 Juin - 18:04

Oui, un grand garçon comme lui avait sursauté lorsqu'on l'avait appelé par son prénom. En même temps c'était plutôt compréhensible non ?! Il était en train de découvrir cet endroit, et alors qu'il pensait être seul un bruit avait surgi de nulle part. Sursauter était une réaction des plus humaines qui plus est ! Encore heureux, qu'il n'avait pas poussé un cri de surprise, non là, oui, il aurait été franchement ridicule ! Allez Lorence, ton honneur est sauf, enfin à peu près ! Il la regardait sans réellement trop comprendre pourquoi elle était là, comment elle avait pu atterrir dans la même salle que lui... si ça se trouve il avait une boulette. Peut-être qu'il avait mal compris un mécanisme qui sait ?! D'un autre côté il connaissait assez bien la Ravenclaw pour savoir qu'elle possédait quelques talents musicaux non négligeables. Est-ce que cela voulait dire qu'elle pouvait faire parti du groupe, où est-ce qu'il était en train de se faire des films ?! Par ailleurs, si elle faisait parti du groupe, il était à peu certain qu'elle ne serait pas des plus heureuses de le voir souvent... et c'était compréhensible. Il pouvait tout à fait convenir que moins elle le voyait, mieux elle se portait. C'était même logique, après tout ce qui lui avait subir Cassie. Quoique. La dernière fois qu'ils s'étaient vus, elle ne semblait pas réellement lui en tenir rigueur. Comment est-ce qu'elle pouvait "oublier", tirer un trait de cette façon sur ce passé assez peu glorieux ?! Il n'en savait rien, mais d'un côté cela l'arrangeait. Même si Twain était loin, très loin, d'être une amie pour l'instant, elle lui avait prouvé à son arrivée ici qu'elle était digne de confiance, peut-être qu'ils finiraient par se trouver plein de points communs et qu'ils s'entendraient. Peut-être, même, qu'un jour elle comprendrait son comportement, celui de sa jumelle et qu'elle pourrait leur pardonner entièrement. L'espoir fait vivre après tout, et ici, l'espoir, les rêves, les illusions étaient des choses qui pouvaient faire tenir.

Rapidement, il avait réussi à glisser deux-trois phrases, pour savoir comment elle allait et il finit par répondre de façon... disons assez..... effacée à sa question sur ce qu'il faisait là. Il ne savait pas trop ce qu'il pouvait lui dire ou pas. Quelque chose lui disait qu'elle faisait certainement parti du groupe, parce qu'au final sinon c'était une coïncidence un peu trop grande... et puis, lors de leur précédente discussion il y avait eu certains moments où il l'avait trouvé sur la défensive comme si elle cachait un grand secret. Quoiqu'il en soit, quoiqu'il puisse bien penser il ne fallait pas qu'il cède à la tentation de lui demander. Non, il devait être discret et ne rien révéler ! Si elle voulait savoir, il faudrait qu'elle pose les bonnes questions, qu'elle montre qui elle était réellement ! En attendant, elle savait qu'il était un garçon curieux, alors le fait qu'il soit venu voir la salle sur demande s'il en avait entendu parlé pouvait paraître toute à fait plausible, il n'y avait pas forcément plus de questions que cela à se poser ! Enfin si. Il avait répondu moins spontanément que d'habitude, comme s'il cherchait ses mots, à ne pas faire d'erreurs, à ne pas en dire trop. Car oui, il avait bel et bien peur de gaffer sans s'en rendre compte et quand on connaissait un peu son caractère une telle crainte était tout à fait compréhensible. Il parlait assez souvent sans réfléchir, alors bon ! L'un et l'autre étaient méfiants alors il n'était pas sortis de l'auberge !

Caitlyn ne tarda pas à répondre à ses questions. Ben écoute, ouais ça va plutôt bien. La musique, ça détend, ça c'est sûr. Mais tu m'as l'air assez mal en point ! De nouveau il s'était passé une main dans les cheveux, il faisait un léger sourire. Pour un peu il croirait presque qu'elle s'inquiétait pour lui. Je vais plutôt bien ! démentit-il avant d'hausser les épaules légèrement. C'est vrai, globalement il allait bien... ce n'était pas un petit bleu visible -plus les autres- qui allaient le foutre KO ou qui allaient le déprimer ! Non. Il en fallait bien plus du moins pour l'instant ! Alors oui, il était toujours d'humeur assez gai, joyeuse, comme d'habitude. T'inquiètes pas pour moi belle Caitlyn, je vais bien ! Regarde, je suis en un seul morceau non ?! Oui, il avait réussi à glisser un rapide compliment dans sa phrase, mais bon, c'est vrai elle était belle, alors pourquoi lui cacher ?! Ce n'était pas comme s'il avait des vues sur elle ! Ta sœur ne t'a pas vu dans cet état j'espère. Il fit une nette grimace à cette phrase. Boarf. Oui bien entendu ce n'était pas franchement quelque chose de très compréhensible, de très explicite ! Mais c'était vraiment le premier son qui lui était venu à l'esprit. Bref; c'était l'heure d'être quand même un peu plus explicite ! Elle a pas vu spécialement celui-ci, mais détendez-vous. C'est qu'un bleu. J'me suis juste pris un poing en pleine tronche, c'est pas la mort non plus. Tu vas me faire un ulcère à force de t'inquiéter j'espère bien ! Ah ! Voilà, son côté de tout prendre à la dérision avait refait surface ! Cassie suffit largement. Je suis un grand garçon, j'ai pas besoin d'être bordé ! Enfin ceci dit, si sa sœur ou alors Riley voulait bien le border il dirait pas non. Surtout Riley d'ailleurs. Il lui sourit avant de rajouter Je suis sérieux Caitlyn quand tu dis que j'ai l'air mal en point, j'ai l'impression d'être un vieux "croulant" à moitié boiteux.... alors bon. Avec un peu de chance cela pourrait la faire sourire un peu... mais franchement ce n'était pas gagné ! Et c'est plus ou moins à ce moment-là qu'elle posa une nouvelle question C'est elle qui t'a parlé de cette salle, ta sœur ? Il secoua doucement la tête. Tu crois vraiment qu'elle m'aurait parlé de cette salle en sachant que j'allais y ramener mon cul en risquant ma vie ?! Non. S Jamais elle n'aurait fait une telle chose ! Il lui sourit avant de prendre un air mystérieux et de lui glisser C'est mon petit doigt qui me l'a dit ! Il est fort n'est-ce pas ?! Non. Il ne dénoncerait pas Emily ! Il ne ferait pas cette erreur, même si d'un côté il faisait assez confiance à la Ravenclaw. Il se passa une main dans les cheveux avant de la regarder dans les yeux, il savait bien que parler de Cassie était un sujet délicat, mais puisque que c'était Twain qui avait mis en premier le sujet sur le tapis.... Tu sais Cassie n'est pas aussi horrible qu'elle n'y parait, elle... on a ... comment dire ça. Disons que les personnalités peuvent se former selon l'enfance et tout ça, et bien c'est le cas. Je ne lui cherche pas d'excuse, juste je la comprends... Et pour ce qui a dû se passer ici, entre vous et bien je sais pas trop mais disons.... Avec elle, on est tous les deux liés, peut-être un peu comme si elle était mon âme-soeur. Séparés, on est plus grand chose l'un sans l'autre. On a beau être deux, au final on est un tout. C'est ridicule de dire ça comme ça, mais c'est vraiment comme cela que je le ressents.... mais... Il s'était tût d'un coup, avant repassé une main dans ses cheveux visiblement gêné et après quelques instants de silence, il avait soufflé à demi-voix Je ne devrais peut-être pas te parler de ça... avec ce qui est arrivé à ta famille. Désolé, c'était vraiment mal venu. Cette fois-ci il avait fait silence total. Il venait de mettre les pieds dans le plat sans vraiment le vouloir et cela le mettait réellement très mal à l'aise !
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MessageSujet: Re: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Ven 28 Juin - 1:14



Matthew & Caitlyn
« That's the truth. »


Lundi 07.07.2014

Tous les deux avaient l'air hésitants, méfiants. Aucun ne savait ce que l'autre faisait là, pourquoi, comment, rien. Ils tournaient tous les deux clairement autour du pot, et il y avait comme un malaise dans l'air. C'était mauvais signe. Cela ne leur ressemblait ni à l'un ni à l'autre. Elle s'était cachée dès qu'elle l'avait entendu rentrer, puis était sortie de sa cachette en l'interpellant. Apparemment sa cachette était efficace, car il avait sursauté en entendant son prénom. Et puis, il lui avait répondu en hésitant et en essayant de se rattraper sur des banalités du genre à lui demander comment elle allait. Mais elle était encore trop sur le choc pour passer à autre chose et elle avait insisté pour savoir ce qu'il faisait là. Sa réponse fut évasive, clairement, et elle décida donc d'oublier pour l'instant, et d'en effet se consacrer à des banalités. Elle allait plutôt bien, elle, mais lui ne semblait pas au meilleur de sa forme, comme elle le lui fit remarquer. Il avait un énorme bleu sur la joue, et sans doute d'autres sur le ventre si elle en croyait son pressentiment. Il s'était battu, c'était évident. Pourtant, il lui dit qu'il allait plutôt bien, lui aussi. Elle leva les yeux au ciel rapidement. Mais bon, après tout, elle aurait fait la même chose à sa place, à savoir minimiser les choses. Car c'était bien ce qu'il faisait, il essayait de lui dire que ce n'était pas grand chose, qu'il n'en tenait pas compte. Que ce n'était pas ça qui allait le tuer. Et en lui assurant qu'il allait bien, il l'avait appelée "belle Caitlyn", elle n'en avait presque pas cru ses oreilles. Comme quoi, lui aussi pouvait l'étonner quand il s'y mettait, et pas seulement l'inverse. Elle avait oublié qu'il ne se gênait pas pour dire ce qu'il pensait, enfin ce qui l'étonnait le plus c'était qu'il lui dise qu'elle était belle à elle, à sa voisine d'enfance, et ennemie jurée de sa sœur jumelle. Mais bon, ça n'en restait pas moins un compliment, et la réaction normale à un compliment, plus que l'étonnement, est de se sentir flattée, et c'était bien ce que Lyn avait ressenti alors. Elle avait rougi, un tout petit peu soit, mais assez pour s'en douter. Restait plus qu'à espérer que Matthew ne le remarquerait pas. Un sourire étira ses lèvres, mais elle reprit comme si de rien n'était, et lui demanda si sa soeur l'avait vu dans cet état, se doutant bien qu'elle n'apprécierait pas. Si elle n'avait pas peur de faire mal aux autres, Lyn en étant la preuve vivante, elle craignait plus que tout qu'on blesse son frère, et c'était réciproque. La belle brune en avait assez vu pour savoir que si on touchait à Cassie, ce ne serait pas sans réaction - brutale, s'entend - de la part de son jumeau. Mais d'après ce qu'il disait, l'inquiétude qu'avait Cassie pour lui, lui était presque un peu lourde, et il ne voulait pas qu'en plus Lyn s'y mette aussi.

- Je suis sérieux Caitlyn quand tu dis que j'ai l'air mal en point, j'ai l'impression d'être un vieux "croulant" à moitié boiteux.... alors bon.

Elle rit, cela faisait même un certain temps qu'elle se retenait et ne faisait que sourire, mais il avait de l'humour, c'était incontestable.

- Oui, bon, d'accord d'accord, je veux pas non plus passer pour la mémé.

Mais tout ça n'étaient que banalités, paroles en l'air, et même si cela lui faisait plaisir de lui parler sur ce ton, qu'elle aurait bien voulu savoir qui lui avait offert ce bleu, qu'elle aimait bien prendre de ses nouvelles et juste parler avec lui, au fond ce n'était ni le principal ici, ni quelque chose qui la regardait - pour ce qui concernait la personne qui lui avait offert le bleu. Elle revint donc sur le sujet de départ, à savoir la raison de sa présence, si inattendue, ici. Et pour le coup, ayant parlé de sa sœur juste avant, elle décida de l'inclure dans la conversation en demandant si c'était elle qui lui avait parlé de la salle sur demande, bien qu'elle se doutait très bien que ce ne pouvait être le cas. Cassie n'aurait jamais indiqué un tel endroit à son frère, même connaissant son goût et besoin pour la musique. Elle préférait bien sacrifier les loisirs et l'humeur de son frère, que l'exposer à des dangers bien plus graves, et qui l'entouraient déjà bien assez comme ça, sans qu'en plus il ne se ballade dans le château et n'entre dans des salles magiques. Et en effet, il secoua la tête pour lui confirmer que jamais elle ne l'aurait envoyé ici, pas Cassie. Peut-être allait-il lui dire maintenant ? Après tout, il avait bien vu l'autre fois qu'il pouvait lui faire confiance, non ? Il avait été méfiant au début, quand elle l'avait interpellé lorsqu'il était entré dans la salle de répétition improvisée, mais au fond, il n'avait rien à craindre d'elle, il devait le savoir. Et puis il avait l'air d'avoir perdu toute trace de méfiance lors de leur petite conversation concernant ses quelques blessures et surtout l'énormité qu'en faisaient Cassie et Caitlyn. Il s'était remis à plaisanter, comme il en avait l'habitude, l'avait complimentée par la même occasion et l'avait fait rire par dessus le tout. Mais non, faux espoir, Matthew n'était ni bête ni amnésique, et encore moins du genre à trahir ses amis, même si - et il le savait - il lui arrivait de parler trop parfois. Pour le coup, il prit un air mystérieux, énigmatique, puis lui confia que c'était son petit doigt qui lui avait montré le chemin. Une fois de plus, elle leva les yeux au ciel. Même si au fond, cela lui faisait plaisir qu'il ne veuille dénoncer personne, elle aurait quand même été bien contente de savoir comment il avait eu connaissance de cette salle. Surtout que si la salle sur demande l'avait laissé rentrer, c'était qu'il avait souhaité entrer dans le même environnement que celui dans lequel elle se trouvait déjà, à savoir une salle de répétition. Il avait donc pu rentrer même si elle était déjà à l'intérieur. Et ça, ça voulait dire qu'on lui avait précisément indiqué comment procéder, et que ce n'était donc pas un hasard qu'il se trouve là. Mais le truc, c'était que Caitlyn, elle, se trouvait là pour l'histoire du groupe qui avait chanté des chansons pas très en accord avec les principes et pratiques des supérieurs. Et ça, elle n'avait pas le droit de dire. Elle commençait à se demander si lui aussi n'en faisait pas miraculeusement partie, ce qui expliquerait sa méfiance, sa réticence à lui dire, et sa présence-même ici. Bon, du coup, autre technique.

- Ne me dis pas que tu fais partie de ce groupe de fous ! Tu viens d'arriver il y a à peine une semaine ! T'as bien entendu ce qu'ils ont changé hier aprèm, non ?

Il fallait dire qu'après deux années de prison dans ce château, et entourée de supérieurs, de dangers, de mystères et d'incertitude, elle avait une certaine expérience en le fait de simuler, de feindre. Elle ne laissait pas voir qu'elle, pour sa part, en faisait partie, et pourtant, elle le mentionnait. Elle voyait pas trop comment il pouvait continuer à cacher la vérité. Au cas où, elle rajouta quand même.

- En tout cas, c'est pas moi qui irai le raconter aux Supérieurs, hein.

Ce qui à nouveau ne trahissait rien sur son appartenance au groupe, sur sa performance lors de la diffusion, mais mettait l'accent sur le côté sur lequel elle se trouvait, à savoir le côté de la résistance. D'apparence passive, pour l'instant. Elle espérait vraiment qu'il ne se doutait de rien, et même si oui, le fait qu'elle lui ait posé la question de cette manière, lorsqu'elle avait parlé du groupe, en un sens excluait tout doute, puisqu'elle en parlait comme si elle n'en faisait pas partie. Bref, elle n'allait pas continuer à s'interroger sur ce qu'elle lui avait dit, mais plutôt se concentrer sur ce qu'il allait répondre, ça vaudrait mieux. Au bout d'un moment, il se passa la main dans les cheveux et partit au sujet de sa sœur jumelle. Comme quoi elle n'était pas aussi horrible qu'elle en donnait l'air - ou plutôt qu'elle en donnait l'air à Caitlyn -, que son caractère s'était développé au cours de son enfance, et que même si ça n'excusait rien, il la comprenait quand même. Elle, elle ne la comprenait pas, mais ça c'était pas nouveau. Après tout, elle ne les connaissait ni l'un ni l'autre pas plus que ça, pour ce qui est du privé. Elle ne savait d'eux que le fait qu'elle était son bourreau et que lui ne faisait rien pour l'en empêcher mais rien non plus pour la soutenir. Et elle savait aussi qu'ils entretenaient une relation presque fusionnelle, à laquelle il fit d'ailleurs allusion. Il savait donc que sans elle il n'était pas entier, que même s'ils étaient deux, ils formaient un tout. Elle hochait la tête, pas très vigoureusement, mais juste histoire de lui dire que oui, elle comprenait bien ce qu'il essayait de lui dire. En gros, il avait voulu l'excuser, à sa manière. Elle ne l'avait peut-être pas pardonnée, elle continuait à lui en vouloir, à Cassie, mais il pouvait être rassuré, ce n'était pas à lui qu'elle en voulait, elle savait désormais faire la part des choses, et ce malgré qu'ils soient, comme il dit, un tout. Il s'interrompit tout à coup dans son petit discours argumentatif pour se passer encore une main dans ses bouclettes brunes et elle en fut étonnée. Mais elle n'eut le temps de rien dire, car il reprit aussitôt, et ce pour dire quelque chose qu'elle ne comprit pas, mais alors pas du tout.

- Je ne devrais peut-être pas te parler de ça... avec ce qui est arrivé à ta famille. Désolé, c'était vraiment mal venu.

Et puis plus rien. Silence total. Silence gêné. Elle même ne fit aucun bruit, le temps que son visage change complètement d'expression, adoptant une mine étonnée, avant de prendre enfin la parole.

- Pardon ? Comment ça mal venu ?

Elle le regarda dans les yeux, ses beaux yeux d'un bleu profond, venant y mêler du vert foncé virant sur le brun. Elle fronça les sourcils, aussi, et le fixa intensément.

- Comment ça, ce qui est arrivé à ma famille ?!

Sans s'en rendre vraiment compte, elle avait haussé le ton, presque crié, pour cette dernière question. Quelque chose se passait, là, qu'elle n'embrassait pas tout à fait. Il y avait quelque chose dans l'air qu'elle avait du mal à comprendre dans la globalité. Et ça la stressait.
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MessageSujet: Re: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Ven 28 Juin - 19:19

Bon d'accord, elle avait l'air d'avoir deviné qu'il n'allait pas aussi bien qu'il me prétendait mais bon, ce n'était franchement pas son genre de se plaindre, surtout pour avoir reçu quelques coups. Ce n'était pas bien grave, cela passerait bien aussi bien le bleu que la douleur qui pouvait parfois se faire ressentir, et ce n'était pas ces quelques petits coups qui allaient l'arrêter de vivre bien au contraire ! Minimiser les choses histoire de passer à autre chose semblait donc quelque chose de raisonnable.  Mis à part cela, lorsqu'il l'avait appelé "belle" Caitlyn, il l'avait vu rougir légèrement, mais, il ne fit aucune remarque. Ni gentille, ni sarcastique. Se taire, à ce moment-là semblait la meilleure chose à faire. Quant à la remarque sur sa sœur..... c'était sûr que lorsqu'elle verrait l'état actuel dans lequel se trouvait son jumeau elle voudrait savoir qui lui avait fait ça, et lui avouer n'était pas une bonne idée. Depuis qu'il était ici, sans défense par rapport aux autres sorciers, il avait l'impression que Cassie était devenue assez sur-protectrice, ce qu'il pouvait comprendre, c'était normal. Après tout lui n'avait pas les même armes pour se défendre que les élèves. Mais bon, cela pouvait également assez vite l'agacer ! M'enfin vu comme il avait été protecteur pendant toutes ses années envers elle, c'était en quelque sorte un juste retour de bâton (oui oui le fameux ! ). Il alla même jusqu'à lui dire que dans elle le disait mal en point lui s'imaginait vieux boiteux et compagnie. D'accord, d'accord, cette phrase n'était au final des plus sérieuses, et d'ailleurs Caitlyn ne se priva pas pour rire, ce qui était incontestablement un bon point pour lui. Oui, bon, d'accord d'accord, je veux pas non plus passer pour la mémé. Il haussa un sourcil, avant d'hausser les épaules et de répliquer avec un léger sourire aux lèvres. Pépé, je préfère ! Parce qu'en plus si tu dis mémé, va falloir que je porte des robes ou ce genre de fringue et crois-le si tu veux, ce n'est pas du tout mon genre ! Bon à la limite une fois pour se déguiser pourquoi pas.... mais pas plus. Ceci dit, là n'est pas vraiment le sujet.

Finalement, ils finirent par retomber sur le sujet de départ, à savoir pourquoi et comment est-ce qu'il était entré dans cette salle. Twain voulait un nom, cela se voyait bien, mais non, il ne comptait pas lui donner, du moins pas aussi facilement... Alors la seule parade qu'il trouva   fut de dire que c'était son petit doigt qui lui avait dit. Oui, bien entendu c'était le genre de réponse qui allait exaspérer Caitlyn et il le savait que trop bien, mais bon en même temps c'était toujours mieux que de ne pas répondre, que d'ignorer la question ou bien tout simplement de lui mentir. Là... au final il avait juste voulu être énigmatique pour lui faire comprendre qu'il ne lâcherait pas le morceau aussi facilement ! Autrement dit, vu comme ils étaient assez méfiants l'un et l'autre si aucun des deux ne trouvait une parade, ils risquaient de restés coincés assez longtemps sur le sujet ! Fort heureusement pour eux, super Caitlyn reprit la parole Ne me dis pas que tu fais partie de ce groupe de fous ! Tu viens d'arriver il y a à peine une semaine ! T'as bien entendu ce qu'ils ont changé hier aprèm, non ? Il haussa les épaules, essayant de ne pas montrer à quel point elle avait visé juste. Maintenant, il ne restait plus qu'à déterminer comment il devait répondre.... Continuer à répondre plus ou moins à côté ou tenter de savoir si elle faisait elle aussi parti du groupe de façon à ce qu'ils puissent communiquer avec plus de facilité. Finalement, après quelques secondes de silence, il se dit que parler sans réfléchir, serait peut-être la bonne solution(ou pas). Je suis pas sourd, bien sûr que j'ai entendu... C'était même plutôt sympa. Il y avait du piano non ?! L'instrument qu'elle jouait du temps où elle était Liverpool. Il lui fit un léger sourire,plutôt content de son insinuation, et finalement il ne tarda pas à continuer Explique-moi comment.... en moins d'une semaine on aurait réussi à me faire assez confiance  pour me faire intégrer un tel groupe. Il tourna un peu autour d'elle avant de rajouter D'autant plus, qu'avant hier après-midi, je ne savais même pas que ce genre de chose existait. Il se planta devant elle avant de la regarder dans les yeux et de continuer A ton avis, est-ce qu'en moins de vingt-quatre heures, j'aurais pu réussir une telle chose ?! Et, deuxième question, est-ce que même si c'était le cas, j'aurais été assez fou pour accepter ?! Oui, il avait réussi tout cela, oui, il avait accepté en connaissant parfaitement les risques. Mais  en disant cela  il avait voulu faire en sorte de semer un énorme doute dans l'esprit de la demoiselle, et il espérait avoir réussi. Il voulait que se soit elle qui lui avoue en premier si jamais elle faisait parti du groupe. En tout cas, c'est pas moi qui irai le raconter aux Supérieurs, hein. Il eut un léger rire avant de reprendre Vu  certaines de tes réactions de la dernière fois, j'avais bien cru le comprendre. Autrement dit, tu n'étais franchement pas des plus discrètes meuf.


Un peu plus tard, il avait remis le sujet de Cassie sur le tapis... parce qu'au final il n'aimait pas que l'on voit de façon négative sa jumelle. Cailtyn avait toutes les raisons de la détestait, mais il voulait quand même lui faire comprendre qu'il y avait des raisons pour cela. Que ce n'était pas simplement que des caprices de gamines pourries-gâtées comme on pourrait peut-être le croire au premier abord. C'était certainement des mots vains, mais au moins il aurait essayé de lui faire comprendre. Et puis concernant ce foutu passé, même si lui n'était jamais intervenu en faveur de la plus jeune, même s'il n'était pas vraiment fautif des actions de sa sœur, il avait voulu quand même faire prendre qu'avec Cassie ils n'étaient bien que lorsqu'ils étaient ensemble. Oui, bien sûr qu'il aurait dû intervenir en faveur de Twain. Bien sûr.... mais il ne l'avait pas fait et aujourd'hui, même aujourd'hui il n'était pas certain de le faire. Parce que c'était Cassie, et que s'il était le seul à pouvoir la gérer par moment, elle, elle pouvait le mener par le bout du nez. Il l'aimait presque trop pour trop la contredire, pour lui faire du tord, pour la vexer, pour la blesser. Et puis d'un coup il s'était rendu compte qu'il parlait encore et encore de sa sœur alors que Caitlyn avait perdu son frère quelques mois plutôt et ça... c'était un peu égoïste de sa part, c'est pour cette raison  qu'il lui dit qu'il n'aurait pas du parler de ça à cause de ce qui était arrivé à sa famille et qu'il était désolé. Réellement désolé. Le silence qui s'en suivit fut des plus oppressant mais alors qu'il aurait voir peut-être de la colère ou de la tristesse chez la rave, il fut des plus surpris de voir qu'elle ne semblait pas comprendre ce qu'il venait de dire. Comment était-ce possible ?! Il n'eut pas vraiment le temps de se poser d'autres questions qu'elle avait déjà repris la parole Pardon ? Comment ça mal venu ? Oups. Elle ne savait pas. Il perdit alors presque toute sa contenance en quelque secondes ben heu... Comment est-ce qu'il pouvait lui dire que toutes sa famille était morte depuis des mois et qu'elle n'en savait rien ?! C'était... c'était juste horrible. Comment ça, ce qui est arrivé à ma famille ?! Elle avait haussé le ton, et lui venait de passer nerveusement une main dans les cheveux. Il la fit asseoir, plutôt de force d'ailleurs avant de se mordiller doucement la lèvre. Je... Je pensais que tu savais.... tu... ta famille; ils ont... ils ont été tué.... en janvier. Je pensais que tu étais au courant... je suis... désolé. d'accord il avait été assez brutal en même temps cela ne servait rien de tourner autour du pot. Il n'y avait pas de bonnes manières pour dire quelque chose dans ce genre-là, et encore moins lorsque cette personne qui l'annonce est d'habitude quelqu'un de toujours joyeux en apparence......
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MessageSujet: Re: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Lun 1 Juil - 23:29

Banalités, seulement banalités, des deux côtés, car tous les deux étaient aussi méfiants l'un que l'autre. Alors ils tournaient autour du pot en échangeant des banalités. C'était amusant, oui, il avait de l'humour et elle savait en rendre, mais ce n'étaient que des banalités. Elle s'inquiétait un peu pour lui, pour ses bleus, sa posture quelque peu tendue, son air fatigué. Mais il ne voulait apparemment pas trop mettre l'accent là dessus, et le prenait, comme à son habitude, à la rigolade. Ça marchait bien, il fallait avouer. Elle comprenait bien sa volonté de minimiser le truc, à sa place elle aurait fait pareil. Il interpréta mal sa dernière réplique, mais elle décida de ne pas faire de remarques, ça ne valait pas la peine. Et là n'était pas vraiment le sujet. Elle voulait savoir qu'est ce qu'il faisait ici, comment ça se faisait qu'il avait connaissance de cette salle et de ses fonctionnalités, et comment ça se faisait qu'il avait désiré entrer dans une salle de répétitions pour groupe de rock, un groupe exactement comme celui, dont elle faisait partie, et qui avait diffusé pour la première fois ses chansons réactionnaires la veille. C'était vraiment très suspect, et plus ça allait, plus elle avait l'impression que oui, il pourrait très bien faire parti de ce groupe. Et comme elle n'allait sans doute aucun pas réussir à le lui soutirer en le prenant par le côté, elle décida que la meilleure chose serait d'y aller direct, de viser tout droit, sans cachotteries et sans gêne aucunes. Elle lui parla directement du groupe qui avait joué la veille. Sans pour autant lui donner aucune indication, aucun indice, par rapport au fait qu'elle même y appartenait. Elle voulait seulement voir sa réaction, et ce qu'il allait lui répondre, pour essayer d'avoir une idée. Elle se doutait qu'il continuerait à ne pas vouloir lui avouer aussi simplement que ça, et elle ne se trompait pas, mais à l'expression de son visage et à son haussement d'épaules, elle se douta que s'il n'en faisait vraiment pas partie, du moins avait elle touché une corde sensible et se félicita d'avoir osé. Elle se doutait bien sûr que parallèlement, lui aussi devait avoir de plus en plus de doutes sur son rapport à elle avec le groupe. Mais elle ne voulait pas être la première à l'avouer, même si sans doute ça aurait simplifié les choses. Le truc c'est qu'apparemment lui non plus ne voulait pas l'être. Peut-être que finalement, la stratégie serait en effet de lui avouer qu'elle était la pianiste et troisième chanteuse du groupe ?

- Je suis pas sourd, bien sûr que j'ai entendu... C'était même plutôt sympa. Il y avait du piano non ?!

Ah, en effet, il se débrouillait plutôt bien pour lui retourner les mêmes questions, il était loin d'être idiot, et encore plus loin de se laisser marcher sur les orteils. Elle eut un sourire, elle aussi. En soi elle était gêné mais elle pensait - espérait - que son sourire ne le trahissait pas tant que ça, surtout parce qu'il ne dura pas très longtemps avant qu'elle ne lui réponde, ce qui était quand même un bon point pour elle, parce qu'hésiter c'est déjà à moitié répondre.

- Si. Et il était même plutôt pas mal, le niveau du pianiste, tu trouves pas ? Enfin, on l'entendait surtout quand les guitares ne jouaient pas...

Cette fois, c'était un retour de bâton. Enfin pas de bâton, elle n'aimait pas cette expression, ça évoquait de la violence qu'elle ne souhaitait pas à son voisin d'enfance, mais en gros, cette fois-ci, l'allusion était clairement à l'instrument de Matthew. Elle ne pouvait pas prétendre savoir qu'il manquait une basse si elle partait du principe qu'elle n'était pas dans le groupe, donc elle ne mentionna pas ce détail, mais elle savait bien qu'il savait en jouer et que ça aurait très bien été possible que quelqu'un lui en ait parlé. Bon, elle n'attendait pas vraiment de réponse de sa part, elle savait qu'hier, il n'en faisait pas partie. Il finit par lui dire autre chose.

- Explique-moi comment.... en moins d'une semaine on aurait réussi à me faire assez confiance  pour me faire intégrer un tel groupe... D'autant plus, qu'avant hier après-midi, je ne savais même pas que ce genre de chose existait.

Elle le vit faire un pas, puis un autre, la contournant par derrière. Elle resta immobile, se laissa faire, il réussissait quand même assez bien à l'intimider. Pas physiquement, s'entend, elle pourrait très bien avoir le dessus sur lui si elle le voulait, en utilisant sa baguette, et comme elle ne le ferait sans doute pas par souci d'équité, elle savait que même les mains nues elle n'avait pas peur de lui. Il y avait très peu de gens dont elle avait peur. En réalité, elle avait peur de certaines réactions, certaines conséquences, mais elle n'avait pas réellement peur des personnes en elles-mêmes. N'empêche que, s'il voulait paraître énigmatique, il y arrivait à très bien. Elle était curieuse de nature, très curieuse - trop curieuse - et là, il avait vraiment réussi à semer le doute chez elle. Mais ce n'était pas fini, il revint devant elle pour planter ses yeux dans les siens et enchaîner, de cette voix stressante, tendue, qu'il avait, et qui faisait battre son coeur plus vite, et sa respiration s’accélérer un peu, comme si elle jouait sa vie, alors qu'il s'agissait juste de savoir si oui ou non il était un nouveau bassiste pour son groupe.

- À ton avis, est-ce qu'en moins de vingt-quatre heures, j'aurais pu réussir une telle chose ?! Et, deuxième question, est-ce que même si c'était le cas, j'aurais été assez fou pour accepter ?!

Ce fut à son tour de passer une main dans ses cheveux, ses longs cheveux bruns qui ondulaient dans son dos, comme quoi il n'était pas le seul à avoir ce tic, bien qu'elle ne le faisait manifestement pas aussi souvent que lui. Elle se surprit même à mordiller un peu sa lèvre, et arrêta tout de suite, se trouvant ridicule. Bien sûr qu'il l'avait décontenancée un peu, bien sûr qu'il avait posé exactement les questions qu'elle se posait et qui justement faisaient pencher la balance contre le fait qu'il soit part du groupe. Mais peut-être qu'en y répondant, justement, elle arriverait-elle même à la bonne conclusion ?

- Eh bien... en moins de vingt-quatre heures... je suppose qu'il suffit de tomber sur les bonnes personnes, ça ne m'étonnerait pas qu'il y ait des moldus dans ce groupe de rebelles... Tu as peut-être sympathisé avec un d'eux ? Tu lui as sauvé la vie en te prenant le gros bleu que t'as sur ta joue, et il aurait profité de l'occasion pour t'en parler, puisqu'ils avaient besoin, disons, d'une deuxième guitare ?

Elle imaginait des scénarios seulement pour lui dire que rien n'était impossible, et finissait par s'en convaincre elle-même. Elle était d'ailleurs bien étonnée qu'elle ait su ne pas tomber dans les trous béants que formaient les évocations de la basse manquante ou de Emily - car c'était bien à Emily qu'elle pensait en mentionnant des moldus, bien qu'elle ne soit pas vraiment moldue mais cracmolle. Bref, mais au fond, ça lui ressemblait bien de lui parler de leur groupe, tant qu'il réussissait à gagner sa confiance. Et c'était tout à fait possible. Elle se mit elle aussi à marcher, mais pour sa part, elle ne choisit pas de le contourner, son but n'était pas à ce moment là de le mettre mal à l'aise, mais plutôt de répondre à ses questions ouvertement, de lui montrer le cours de ses pensées. Elle enchaîna donc, après quelques petites secondes de silence.

- T'as aucune raison de te mettre du côté des supérieurs, bien au contraire... Et puis au fond, tu l'as dit toi-même, tu ferais tout pour la musique, donc ce groupe, ce serait l'occasion idéale, pour toi...

Elle se retourna, une fois parvenue à l'armoire derrière laquelle elle s'était cachée, après avoir marché lentement tout droit dans sa direction, laissant Matthew planté derrière comme elle l'avait été lorsqu'il lui avait tourné autour.

- En fait, tu as toutes les raisons d'accepter...

Elle finit par lui dire aussi qu'elle n'allait pas le rapporter aux supérieurs, au cas où il n'aurait pas compris, mais il lui rétorqua que oui, il avait bien compris, elle avait été assez claire sur ce point là apparemment lors de leur dernière entrevue. Tant mieux, elle n'allait pas cacher ses opinions, quitte à être un peu pas discrète quelquefois, comme il semblait l'insinuer.

- Vu certaines de tes réactions de la dernière fois, j'avais bien cru le comprendre.

Elle sourit en baissant les paupières cette fois. Puis, elle releva ses yeux pour les planter bien droit dans ceux du jeune homme, et lui demanda.

- Alors, qu'est ce que tu caches ?

Silence quelques secondes.

- Je vois bien que tu caches quelque chose. Moi aussi je cache des choses, je sais. Sauf que moi, c'est normal que je sois dans cette salle, alors que toi, non. Alors peut-être qu'on cache la même chose, mais... pourquoi tu ne me le dirais pas ?

Au final, elle lui avait demandé si c'était sa soeur qui lui avait parlé de la salle sur demande, et il avait sauté sur l'occasion pour essayer de la remonter un tant soit peu dans l'esprit de sa victime de toujours, de celle sur laquelle Cassie Lorence ne faisait que se défouler depuis toujours, celle que la petite Lyn de trois ans sa cadette avait toujours considéré comme son bourreau, sans jamais comprendre les motifs qui la poussaient à lui faire mal de la sorte. Apparemment, Matthew essayait de lui faire comprendre que le passé, l'enfance, avaient eu un impact sur sa personnalité, et que même si ça ne l'excusait pas, ça pouvait expliquer certaines choses. Bon, d'accord, mais en soi, grâce à Cassie, Caitlyn n'avait pas non plus eu une enfance parfaite et pourtant elle n'était pas devenue une grosse... rebelle ? Ah, finalement, si. Mais pas dans le même sens. Pas contre ceux qui ne lui avaient rien fait. Bref, poursuivant sa petite tirade, Matthew se mit ensuite à lui expliquer les raisons, en gros, qui l'avaient poussé à ne pas intervenir pour aider la petite Caitlyn à l'époque, et pourquoi sans doute il n'interviendrait même pas aujourd'hui la belle jeune femme qu'elle était devenue, restant malgré tout trois ans plus jeune que Cassie, et donc, au moins jusqu'à ses vingt-et-un ans, plus faible qu'elle, moins compétente. Les deux jumeaux étaient inséparables, le lien qui les unissait incassable, ils étaient deux moitiés d'un tout... Il finit par se rendre compte qu'à trop parler de sa sœur, il lui rappellerait douloureusement son frère, et c'était le cas... sauf qu'en réalité, elle ne se doutait pas du tout à quel point ce serait douloureux. Matthew avait hésité, bafouillé, en passant - bien sûr - la main dans ses bouclettes, lorsqu'elle avait posé sa première question, puis elle avait insisté, haussant le ton sans faire exprès, et commençant presque à paniquer, pendant que son voisin d'enfance avait l'air d'être tout sauf à l'aise.

- Je... Je pensais que tu savais.... tu... ta famille ; ils ont... ils ont été tués...

- QUOI ?

- ... en janvier. Je pensais que tu étais au courant... je suis... désolé.

- NAN ! NAAAAAAAAN ! Je te crois pas, espèce de menteur, je ne te crois pas !

Ce fut alors que les larmes lui vinrent aux yeux et en l'espace d'une seconde elle eut les joues mouillées. Ses mains se serrèrent en des poings qu'elle projeta devant elle. Elle sentit sous ses doigts un corps chaud, elle venait de frapper Matthew sans le vouloir et sans même pouvoir dire quelle avait été sa force. Elle se retourna, et en quelques pas elle fut près de l'armoire de départ qu'elle se mit à rouer de coups.

- C'est pas vrai ! Ils sont pas... ! Ils ont pas... ! Tu mens !

La porte sortit de ses gonds et elle arrêta de frapper pour se laisser aller, le visage contre le bois froid et odorant, à pleurer, les cheveux en bataille devant son visage, cachant ses yeux et se collant à ses joues pleines d'eau salée.

- C'est pas vrai...

Elle n'avait plus hurlé, cette fois. Ce n'était qu'une petite plainte entre deux hoquets qui la secouaient régulièrement, alors qu'elle avait porté ses mains à son visage pour le cacher dedans. Elle se laissa descendre le long de l'armoire dont une porte était désormais posée à même le sol. Elle resta ainsi, repliée sur elle même, accroupie, le dos rond et les cheveux servant de rideaux devant elle. Cela faisait longtemps, si longtemps qu'elle n'avait pas réellement pleuré. Si longtemps que personne ne l'avait réellement vue pleurer. Bien sûr, elle avait laissé couler quelques larmes chez Logan Rivers en mai, et quelques unes devant Jakob Hammerschmitt. Après son entrevue avec Edward Wallenstein elle avait aussi beaucoup pleuré, mais seule, dans un champ d'herbes hautes. Aujourd'hui, c'était différent. Il était là, mais elle s'en foutait royalement, elle aurait pu faire la même chose dans le couloir du rez de chaussée. Elle voulait pleurer toutes les larmes de son corps, elle était juste tellement triste, et tellement en colère aussi. Ses parents. Ses parents et son frère, sa famille ! Tués, tous, en janvier. Elle n'était même pas au courant. Ils avaient été assassinés, Matthew n'avait même pas besoin de lui dire qui l'avait fait. C'étaient eux, les supérieurs, ces gros connards de supérieurs qui ne pensaient qu'à eux et à leur sang de merde, ils avaient réussi à lui prendre ce qui lui restait de plus cher et ce qu'elle espérait retrouver un jour, après avoir souffert n'importe quoi tant qu'eux ne souffraient pas, après avoir enduré un enfer en espérant qu'eux ne l'endurent pas. Elle avait trouvé des amis, des loisirs, des distractions, ici, malgré toutes les horreurs qu'elle côtoyait quotidiennement, elle avait réussi à trouver des points positifs à sa vie en captivité ici avec les autres prisonniers de Poudlard en se disant qu'un jour elle rentrerait et que tout serait mieux. Ils lui avaient tout pris, ils avaient réussi à lui enlever la dernière étincelle de vie, de joie, d'espoir, qui lui restait. Plus jamais elle ne rirait avec son père, plus jamais il ne la prendrait dans ses bras, plus jamais sa mère ne lui ferait de bisou ni ne lui raconterait une histoire, plus jamais elle n'irait chercher son jeune frère, Matthew lui aussi, à l'école, plus jamais elle ne jouerait au foot avec lui. Elle avait presque oublié déjà, comment elle vivait avec sa famille, et tout lui revenait maintenant, alors qu'en fait tout était parti. Et elle pleurait, elle se rendit compte qu'elle gémissait même, enfin, c'était quelque chose entre le cri de détresse et le gémissement. Elle avait du mal à respirer, aussi, et pour avoir un peu d'oxygène afin de ne pas s'évanouir et de pouvoir continuer à crier faiblement, elle essayait de calmer les hoquets qui continuaient impitoyablement à la secouer en inspirant profondément une fois de temps en temps. Elle avait perdu la notion du temps, à vrai dire elle n'en avait plus rien à faire à cet instant. Elle se dirigeait par ses sens, et pour le coup, elle n'avait plus envie de pleurer, les larmes ne coulaient plus de toute manière, et elle ne faisait que continuer à être secouée. Les gémissements s'espacèrent, elles les y força, s'espacèrent puis s'estompèrent. Il fallait qu'elle se relève, qu'elle rince son visage, rejette ses cheveux en arrière. Mais d'un autre côté, elle ne voulait pas, elle voulait juste rester là, s'allonger sur le sol froid, et ne plus bouger. Un instant, elle réussit à convaincre les muscles de ses jambes de se tendre, tandis que ses mains commençaient à descendre le long de ses joues pour les essuyer, mais finalement, elle ne se leva pas, au contraire, s'allongea sur le sol, froid comme déjà dit. Tant pis pour la forme, elle voulait pas paraître normale pour une fois, elle voulait pas paraître joyeuse alors qu'elle ne l'était pas. Et puis, elle avait besoin de se refroidir les esprits pour se calmer, alors, elle étendit ses jambes et ses mains le long de son corps et resta ainsi, les yeux ouverts, rouges mais plus ou moins secs, les larmes ne coulant que peu fréquemment le long de ses joues. Elle ne voulait pas parler. Pas encore. Qu'on lui laisse le temps pour s'en remettre.
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MessageSujet: Re: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Jeu 4 Juil - 21:14

Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien se dire avant de retourner à la question principale ?! Pas grand chose, si ce n'est que des choses banales, des formalités. Elle semblait s'inquiéter pour lui, de son état, mais c'était rien; ou du moins pas grand chose.... De toute manière, il n'avouerait rien de ce qui s'était réellement passé la veille, et les jours précédents. Peut-être par orgueil, parce qu'il ne voulait pas qu'elle le voit comme un être chétif, faible... Peut-être pour ne pas l'inquiéter, elle avait déjà à sauver à sa peau, à penser à ses amis, ce n'était pas la peine qu'elle se fasse également du mouron pour lui. Oui, il allait bien ou du moins c'est ce qu'il comptait faire croire, c'était encore et toujours le même jeu. Tout minimiser. Mentir. Faire croire que tout allait bien, alors que c'était parfois l'inverse. Rester le bout en train, le mec rigolo. Oui, c'était certainement ça le plus important. Il aimait faire rire les gens -les provoquer aussi-. Il aimait passer pour le mec qui avait pas mal d'humour. Il aimait que les gens l'apprécient.... Il ne voulait pas être plaint, qu'on s'intéresse à lui parce qu'il était faible ou autres. Alors oui, son comportement était sa manière de se défendre, sa carapace, et ce depuis toujours. Avec son père c'était déjà ainsi, et ici, cela serait également visiblement le cas. Le jeu ne changerait pas aussi facilement, au contraire, il se complexifiait, car il était fortement désavantagé dans ces lieux. Quoiqu'il en soit sa tactique avait bel et bien marché, en effet Caitlyn ne sembla pas vouloir insister sur les bleus de Matthew.

Finalement le sujet principal,c'est à dire ce que l'un et l'autre faisait ici, s'ils faisaient partis de ce groupe revint assez rapidement sur le tapis. Après avoir tourné un peu autour du pot, la demoiselle lui parla directement du groupe qui avait joué la veille... et il saisit l'occasion pour dire qu'il avait entendu sur dans le morceau il y avait du piano. Instrument que Twain savait parfaitement maîtriser. Elle lui répondit assez rapidement Si. Et il était même plutôt pas mal, le niveau du pianiste, tu trouves pas ? Enfin, on l'entendait surtout quand les guitares ne jouaient pas... A son tour, il eut un petit sourire.... Il avait envie de lui répondre quelque chose de faux juste pour voir sa réaction, lui dire que non le niveau du pianiste n'était pas bon, même s'il pensait le contraire. Il ne voulait pas spécialement la voir sortir de ses gongs, mais en entendant ses paroles peu flatteuses, elle aurait certainement tiqué, eut une expression qui l'aurait trahi. Finalement il s'abstint et choisit un autre axe de réponse Humhuum..... C'est vrai, mais en même temps, on trouve plus facilement des guitaristes que des pianistes si je ne me trompe pas. Genre, sur internet, des covers il y en a cent fois plus à la guitare.... qu'au piano... et je dis ça mais c'est au bas mot. Autrement dit il y a plus de chance que se soit toi que moi qui fasse parti de ce groupe avec cet argument d'instrument. Les deux jeunes gens étaient loin d'être sortis de l'auberge s'ils continuaient ainsi. Parce que oui, l'un et l'autre ne semblait pas vouloir dire ce qu'ils avaient sur le cœur. L'un comme l'autre cachait quelque chose et c'était évident vu leur façon de répondre ! Et d'ailleurs pour la convaincre qu'il n'y était pour rien il lui répondit tout naturellement qu'en moins d'une semaine il était difficile de faire assez confiance à quelqu'un pour le faire entrer dans un groupe à visée révolutionnaire. Il argumenta même, qu'il ne savait pas qu'il y avait des gens opposés aux supérieurs avant la veille. Ce qui était vrai, même s'il doutait qu'il y avait des opposants !

Matthew avait ensuite fait un pas, faisant le tour de la demoiselle, comme s'il voulait la stressait, comme s'il voulait lui montrer que même s'il n'était pas en position de force, cette discussion ne le stressait nullement, comme s'il n'avait rien à se reprocher. Il savait que ce genre d'attitude pouvait légèrement intimider les autres. Lorence n'était pas spécialement grand, ni imposant mais quand même. Par ailleurs, l'un comme l'autre savait se battre à mains nus, et ils avaient vus ce dont ils étaient capables (pauvre Thomas). Est-ce qu'il frapperait une fille pour se défendre ?! Oui sans hésiter. Ce n'était certainement pas quelque chose de glorieux, mais tant pis. Avec cette attitude, avec ses dires, il espérait avoir semer le doute dans l'esprit de la demoiselle. Et finalement, il l'avait regardé dans les yeux sans plus bouger et lui demanda comment en moins de 24h00 il aurait pu intégrer un groupe en étant newbie à Poudlard. C'était vrai en y songeant Emily avait eu confiance en lui trop vite. Heureusement pour la demoiselle, il n'était pas un méchant, il aimait réellement la musique, mais elle aurait pu mal tomber. Faire confiance à quelqu'un aussi vite pouvait être lourd de conséquences, et ils en avaient conscience tous les deux. C'est pour cela qu'il avait tenté de jouer sur ce terrain-là. La demoiselle avait alors passé une main dans les cheveux, et elle reprit la parole Eh bien... en moins de vingt-quatre heures... je suppose qu'il suffit de tomber sur les bonnes personnes, ça ne m'étonnerait pas qu'il y ait des moldus dans ce groupe de rebelles... Tu as peut-être sympathisé avec un d'eux ? Tu lui as sauvé la vie en te prenant le gros bleu que t'as sur ta joue, et il aurait profité de l'occasion pour t'en parler, puisqu'ils avaient besoin, disons, d'une deuxième guitare ? Elle avait raison. Tellement raison. Néanmoins, il arriva à faire une bouille qui semblait assez perplexe et dubitative à ses dires, il se passa -encore une fois- une main dans les cheveux, avant de finalement hausser les épaules et de se remettre à sourire. Tu as dis toi-même, qu'il y avait plusieurs guitares.... alors pourquoi est-ce qu'ils en auraient besoin d'une autre ?! Il se tut quelques secondes avant de reprendre Peut-être bien, que j'ai sympathisé avec d'autres moldus... mais même si c'était le cas, même si j'avais parlé de ma passion pour la musique, en sachant que cela fait quoi... on va dire une semaine que je suis ici, ne serait-ce pas une réaction un peu précipité. Sait-on jamais, j'aurais pu être un espion, j'aurais pu être manipulé ?! Il se fit craquer rapidement les doigts et reprit en soupirant légèrement Toi tu rencontres un inconnu au coin sombre d'un château, tu vois qu'il aime la musique.... si tu fais parti de ce groupe, c'est sûr que la première idée que tu as c'est de l'inviter à participer à ce groupe ?! C'est sûr c'est très logique ! Désolé Emily, mais là, il n'avait pas le choix. sérieusement Caitlyn, faire attention, c'est certainement le mot de rigueur ici ! Alors franchement c'est improbable ?! Alors performance de comédien ?! Tu lui mettrais combien sur dix Twain ?!

Si la logique de Matthew était d'un assez implacable, il en était de même pour celle de la ravenclaw, et malheureusement pour lui, il en fit assez rapidement les frais. T'as aucune raison de te mettre du côté des supérieurs, bien au contraire... Et puis au fond, tu l'as dit toi-même, tu ferais tout pour la musique, donc ce groupe, ce serait l'occasion idéale, pour toi... Ahaha. Bien trouvé. [color=indigo]- En fait, tu as toutes les raisons d'accepter...Sur ce coup-là, il n'avait pas trop de quoi répondre. Quelques secondes passèrent et il finit par reprendre la parole C'est vrai que j'ai dit ça.... mais, propose-le moi, et peut-être que j'accepterai... d'en faire parti de ton groupe. Avec un peu de chance, ainsi, elle se trahirait.... et il lui il avait tenté de s'innocenter de la sorte, de lui faire que oui ça le tentait mais que non, il n'en faisait pas encore parti. Il tarda même à rajouter, qu'il savait qu'elle aussi n'aimait pas les supérieurs et qu'elle n'était franchement pas discrète à ce propos. Une nouvelle fois ils se regardèrent dans les yeux. Une nouvelle fois, elle le prit un peu au dépourvu (chacun son tour, comme ça pas de jaloux) Alors, qu'est ce que tu caches ? Genre tu crois qu'il va cracher le morceau comme ça. La bonne blague. Je vois bien que tu caches quelque chose. Moi aussi je cache des choses, je sais. Sauf que moi, c'est normal que je sois dans cette salle, alors que toi, non. Alors peut-être qu'on cache la même chose, mais... pourquoi tu ne me le dirais pas ? Leur petit jeu était franchement devenu ridicule. Ils avaient compris l'un comme l'autre la vérité mais ils ne voulaient toujours pas l'avouer, à ce rythme là.... ils n'étaient pas sortis de l'auberge. Alors oui, Matthew aurait pu tout lui dire, mais il n'avait pas encore envie d'être le premier, d'être celui qui trahirait ce secret. Honneur aux dames, belle Caitlyn. lui répliqua t-il avec un petit sourire charmeur comme il savait si bien les faire. Il s'approcha même d'elle, au point d'être presque collé à elle et lui murmura doucement à l'oreille Et à ce que je sache, je ne suis pas encore une fille ! Ahaha ! D'accord, la réflexion était nulle et il aurait pu se taire, mais ça avait vraiment été plus fort que lui.

Caitlyn lui avait finalement demandé si c'était elle qui avait parlé de la salle sur demande, il lui avait dit que non, et lui avait même expliqué les raisons.... Matthew en avait alors profité pour lui montrer que sa sœur avait des circonstances atténuantes même si Caitlyn ne pouvait pas en quoi elles consistaient. Il détestait l'idée qu'on haïsse sa moitié, alors... il pouvait toujours tenter. Rapidement il avait réalisé que parler famille avec Twain n'était pas forcément la meilleure des choses à faire. Il s'était excusé, elle n'avait pas semblé comprendre. Elle ne semblait pas comprendre, il dut alors lui annoncer la mort de sa famille. Cash. Il n'avait pas trouvé de manière diplomatique de lui dire. Il n'y avait pas de bonne façon de dire à quelqu'un que les gens qu'on aime sont morts. NAN ! NAAAAAAAAN ! Je te crois pas, espèce de menteur, je ne te crois pas ! Elle s'était mise à pleurer, réaction plus qu'appropriée, mais ce qu'il n'avait pas vu venir c'est le point qui atterri non loin de son autre bleu sur la paumette. Il la regarda un instant avec une totale incompréhension dans le regard. Pourquoi ?! Qu'est-ce qu'il avait bon dieu, pour que tout le monde lui foute son poing sur la tronche. Bien sûr, au fond, il comprenait que c'était sa manière de se défendre... mais quand même. Il baissa les yeux ne sachant pas du tout comment réagir face au désarroi de la Bleue; Il n'y avait rien qu'il puisse dire ou faire qui puisse lui remonter le moral, alors peut-être qu'il valait mieux qu'il se taise et se fasse oublier -pour une fois-. Elle s'était rapidement éloigné de lui et avait frappé une armoire qui se trouvait non loin d'eux. Encore une fois, il prit parti de ne pas intervenir? Il préférait que se soit le meuble qui les coups que lui. C'est pas vrai ! Ils sont pas... ! Ils ont pas... ! Tu mens ! Il secoua doucement la tête avant de se passer une main dans les cheveux Je suis désolé Caitlyn..... mais non.. Qu'est-ce qu'il pouvait bien dire d'autres ?! Il n'avait pas de preuves... Quoique. C'est pas vrai... La demoiselle s'était assise, repliée sur elle-même, à pleurer.

De longues de très longues minutes étaient passées, sans qu'il intervienne. Il n'avait pas osé l'approcher, il avait préféré qu'elle se "vide" se colère, tristesse et désarroi du moment. Quand elle sembla commencer à se calmer, il s'approcha doucement d'elle. Il ne savait pas quoi dire, ni comment réagir. Si quelqu'un, un jour lui annonçait la mort de Cassie, il ne savait pas comment il réagirait, certainement beaucoup plus mal qu'elle. Certainement qu'il se jetterait du haut de la tour des.. Ravenclaw. Il ne voulait pas vivre sans elle, il ne pouvait pas vivre sans elle. Alors certes, les liens gémellaires et familiaux sont un peu différents mais pas tant que ça au final ! Finalement il s’était avancé jusqu'à elle, s'était agenouillé pour lui faire face, pour être à sa hauteur et il la pris, certainement assez maladroitement dans ses bras. Il n'avait franchement pas l'habitude de consoler les gentes dames... alors bon. Il fallait qu'il dise quelque chose, n'importe quoi -de pas trop stupide- mais quelque chose Tu... On devrait sortir. Tu devrais aller te rafraîchir le visage.... et aller te reposer un peu. Conseils débiles mais franchement il ne savait pas quoi dire d'autres. Allez il fallait trouver autre chose.... il se passa une main dans les cheveux avant de lui souffler doucement à l'oreille. C'est Emily. Totalement hors-sujet en cet instant, mais il venait effectivement d'avoué que c'était sa pote moldu qui avait "vendu" la mèche pour le groupe. Il espérait ainsi, qu'elle retrouverait un semblant de consistance. Certes, il ne s'attendait pas à la voir sourire ou autre, mais c'était la seule idée qu'il avait eu.

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MessageSujet: Re: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Jeu 11 Juil - 14:32

Tourner autour du pot. C'était ce qu'ils faisaient depuis le début. Ils tournaient autour du pot en regardant l'autre dans les yeux et en lui tendant des petits pièges pour qu'il tombe dedans. Dans les pièges, mais par la même occasion aussi dans le pot. C'en était presque ridicule, on aurait dit deux prédateurs en train de se tourner autour pour savoir qui attaquerait le premier et donnerait ainsi l'avantage à l'autre car serait le plus vulnérable. Au final, la stratégie était certainement de surprendre l'autre, sinon, ils ne s'en sortiraient pas. L'un comme l'autre étaient du genre à prolonger l'instant à l'infini, juste pour ne pas se trahir et trahir les siens. Ca pouvait durer éternellement. C'était louable, admirable, certes, mais c'était aussi passablement ridicule, pathétique. Comme s'ils n'avaient depuis le temps pas assez confiance l'un en l'autre. Ils ne se connaissaient pas vraiment, du moins n'étaient ni bons amis ni autrement proches, mais avec le temps qu'ils avaient vécu l'un à côté de l'autre, ils savaient tous deux que l'autre était quelqu'un de digne de confiance. C'était inexplicable, ils ne s'étaient jamais vraiment parlés, ils se connaissaient juste de vue, mais à force, à force de se voir, à force de remarquer les réactions de l'autre, ils savaient comment il se comporterait, ils savaient comment il réagirait, et ils savaient qu'ils pouvaient lui faire confiance, à l'autre. Et puis, il y avait ce jour, une semaine auparavant. Elle lui avait expliqué sans trop le ménager de quoi il en retournait dans cette école, qu'il risquait de se faire tuer s'il se faisait trop remarquer, non seulement car il n'avait aucun moyen de se défendre, mais par dessus tout parce que c'était justement des gens sans défenses, sans capacités magiques, comme lui, qu'ils détestaient. Ils, les supérieurs. Ils avaient déjà tué et torturé tellement de monde, elle ne voulait pas que lui aussi soit leur victime plus qu'il ne l'était déjà par sa simple présence ici. Il avait pu voir que malgré l'attitude de sa soeur jumelle envers elle, Lyn ne le considérait pas de la même manière qu'elle considérait Cassie, et ce même s'il n'avait rien fait pour la protéger quand Cassie s'en prenait à elle. Bien sûr qu'elle l'avait détesté pour les moments où il était resté adossé à un mur à la regarder s'en prendre plein la gueule. Elle ne comprenait pas pourquoi il n'agissait pas, n'empêchait pas sa soeur de lui faire mal ni ne l'encourageait ou l'aidait, mais elle avait fini par s'y faire, se dire que c'était son problème avec elle, qu'elle n'avait rien à faire dans leurs relations fraternelles, et qu'au fond, il ne lui avait jamais rien fait, donc elle n'avait pas à lui en vouloir. Et puis, elle avait fini par se sentir proche de lui, sans doute par le temps, car malgré elle, elle en était arrivée à le connaître plutôt bien. Elle n'aurait pas vraiment pu le décrire en détail, mais elle savait à peu près comment se comporter avec lui et surtout elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance. Et lui ? Lui aussi il savait qu'il pouvait lui faire confiance. Après tout, elle s'était proposée pour aller voir Cassie, qui était sa pire ennemie, son bourreau depuis toujours, juste pour lui porter un mot de sa part. Non, il n'avait aucune raison de douter de ses intentions. Si quelqu'un avait le droit de douter, c'était bien elle. Et ce n'était pas le cas. Alors, pourquoi tourner autour du pot ? Pourquoi aller et venir d'un instrument à l'autre, piano-guitare puis guitare-piano ? Ils voulaient voir l'autre se trahir. Et c'était bien pour cette raison que Matt avait comparé la quantité de guitaristes avec la quantité de pianistes. Trouver un guitariste était décidément plus facile que trouver un pianiste, ce qui clairement signifiait qu'elle avait plus de chance d'être la pianiste du groupe qu'ils avaient entendu jouer que lui d'en être un guitariste.

- Ah oui, internet ! Ca fait tellement longtemps que j'ai pas fait une recherche sur google !

Petit souffle de mélancholie ? Oui, évidemment, et cela n'avait rien d'étonnant. Deux ans qu'ils étaient contraints à rester dans ce foutu château, qui ne serait pas aussi foutu s'il n'était pas dirigé par des gens qui se croyaient les meilleurs du monde et qui plaçaient les sorciers au dessus des autres. Et pour rester au pouvoir, ils n'avaient eu d'autre choix que de bloquer les entrées et sorties de l'école. Cela faisait deux ans que Lyn n'avait pu voir sa famille, ses amis, ni même sa ville natale. Liverpool. Elle se promit qu'une fois cette conversation ridicule terminée, elle demanderait à Matthew, son voisin d'enfance, qu'est ce qui avait changé depuis son départ, et surtout, comment allait le reste des Twain. Elle ne se doutait pas que, depuis six mois, elle était orpheline. Et surtout, elle ne se doutait pas de quelle manière elle allait enfin l'apprendre. Mais bon, entre-temps, il fallait qu'elle réponde quelque chose à ce têtu à bouclettes qui affichait un petit sourire provocateur et qui en plus se mit à lui tourner autour pour l'intimider. Et il fallait avouer qu'il avait atteint l'effet voulu. Non, bien sûr qu'elle n'avait pas peur de lui, bien sûr qu'elle ne voulait aucunement crier ni partir en courant. Mais c'était vrai que c'était stressant que d'avoir quelqu'un qui fait un tour autour de vous en parlant, en argumantant, contre vous. Mais bon, dès qu'il fut revenu devant elle, la pression qui était montée en elle s'estompa rapidement, elle n'était pas quelqu'un à se laisser intimider aussi facilement, elle connaissait ses capacités et ses limites, et savait se défendre. Elle n'avait rien à craindre de lui, en tout cas pas physiquement, et puis s'il voulait jouer à ce jeu là, elle aussi pourrait le faire. Elle se mit donc à répondre à ses questions par rapport à sa trop récente arrivée qui exclurait la possibilité d'intégrer aussi rapidement et facilement un groupe aussi secret qu'était le sien. En fait, s'il était dans le groupe, c'était seulement depuis la veille au soir, car dans l'après-midi encore, ils n'avaient pas de bassiste. S'il était là pour s'entraîner, c'était seulement parce qu'entre la fin du concert et son entrée dans la salle sur demande, quelqu'un lui avait parlé du groupe. Ça s'était fait très vite, trop vite. Mais il ne savait pas qu'elle savait qu'il n'y était pas le dimanche lors de la diffusion, et elle devait faire comme s'il y était dès le début pour écarter les soupçons de sa part. Si il voyait qu'elle le considérait comme le nouveau bassiste alors qu'il n'y avait pas de basse la veille, il comprendrait qu'elle en faisait partie, du groupe. Non, elle devait vraiment faire comme si elle n'avait pas joué le dimanche et croyait que lui oui. Heuresement, il lui simplifia la tâche en disant qu'il n'avait pas connaissance du groupe avant leur concert, justement. Faisant comme si elle se parlait à elle-même, mais, en réalité, répondant directement aux questions qu'il avait posées, elle lui tourna le dos, et se mit à s'éloigner de lui lentement tout en parlant, pour contre-argumenter. Oui, c'étiat un petit jeu, gagnerait celui qui tiendrait le plus longtemps face à la pression qui montait, perdrait celui qui se trahirait en premier et trahirait ses amis.

- C'est vrai que j'ai dit ça.... mais, propose-le moi, et peut-être que j'accepterai... d'en faire parti de ton groupe.

Petit sourire. C'était clairement une attaque contre elle, une attaque très puissante, en réponse à celle qu'elle lui avait jeté juste avant, lui disant qu'il aurait toutes les raisons d'accepter. L'hésitation qui suivit lui servirait sans doute de preuve, ou au moins d'indice, mais au fond, elle se rendit compte que lui aussi s'était trahi.

- Mon groupe ? Comment tu pourrais savoir qui fait partie du groupe sans en faire partie toi-même ?

Elle le rassura qu'il pouvait lui dire, qu'elle ne serait pas celle qui le rapporterait aux supérieurs, et pour lui répondre, il lui dit qu'il savait qu'elle était contre les supérieurs. Elle le lui avait bien fait comprendre la semaine dernière, le lendemain de son arrivée ici, quand il l'avait interpellée dans le couloir alors qu'il cherchait sa soeur, complètement perdu dans cet univers nouveau et inapproprié pour lui. Oui, c'est vrai qu'elle n'avait pas été très discrète. Mais bon, au fond, malgré les conseils qu'elle donnait aux autres, elle devenait de moins en moins discrète avec le temps qui avançait. Les nerfs en train de lâcher, diraient certains. Mais en soi, ce n'était aucunement une affaire de nerfs, la question n'était pas de réussir à tenir le coup ou la pression, non, la question était de voir jusqu'à quel point on serait capable d'accepter les atrocités qui avaient lieu ici, et Lyn, de loin pas la première, faisait certainement partie des 25 premiers pourcents d'élèves qui n'acceptaient plus le comportement des supérieurs, qui comptait s'opposer à ce qu'elle trouvait injuste et inacceptable. Et puis d'un coup, changement d'attitude de sa part. Elle en avait marre. C'était vraiment, mais vraiment ridicule. Alors, de manière très directe, elle lui demanda qu'est ce qu'il cachait, lui disant qu'elle avait compris – et lui sans doute aussi – que chacun d'eux cachait quelque chose, et que c'était à lui d'avouer en premier car il était celui qui n'avait aucune raison de se trouver là. Mais apparemment, il n'avait toujours pas envie d'être le premier à parler, et il eut un petit sourire charmeur avant de répliquer :

- Honneur aux dames, belle Caitlyn.

Elle vit puis même sentit se rapprocher d'elle jusqu'à n'y avoir entre eux que quelques centimètres pour lui murmurer à l'oreille

- Et à ce que je sache, je ne suis pas encore une fille !

Elle leva les yeux au ciel, c'était de plus en plus ridicule. Mais ce n'était pas ce genre de conversation qu'elle allait mépriser, non, elle ne méprisait que les gens qui la dégoûtaient et Matthew n'en faisait pas partie. Elle avait plutôt envie de rire tout en se tapant le front de la paume de sa main et de mettre de l'ordre dans tout ce charabia, de prendre les choses en main, quoi, de dire stop, de passer aux choses sérieuses. Sauf que... non, avec Matthew, c'était difficilement possible de passer à des choses sérieuses. Rien de méchant, hein, mais lui-même disait qu'il était plutôt du genre à faire rire les autres que d'être assis calmement  devant un bureau en costard-cravatte. Non, décidément, Matthew et sérieux, ça n'allait pas ensemble. Et après tout, elle non plus ne passait pas pour la fille calme et posée, même si elle savait très bien l'être si besoin. Elle avait d'excellents résultats, soit, mais ses amis la considéraient plutôt comme une fille drôle et vive. Bref, apparemment, pas moyen de sortir de cette boucle, alors, elle décida de faire appel à un sujet sensible, aussi bien pour lui qui voulait la protéger par dessus tout, que pour elle qui essayait de l'éviter du mieux qu'elle pouvait engénéral : Cassie. Elle demanda si c'était Cassie qui lui avait parlé de la salle, bien qu'elle savait que la réponse serait négative ; Cassie aimait bien trop son jumeau pour l'exposer au danger de se promener à travers les étages. Lyn n'en doutait pas, son ennemie de toujours aimait tellement son jumeau qu'elle serait prête à sacrifier ses loisirs et sa bonne humeur pour le garder en vie. Et puis, Matthew était aussi étroitement attaché à sa soeur, si bien qu'il se mit à essayer d'expliquer à la plus jeune que si l'attitude de Cassie envers elle n'était aucunement excusable, il y avait eu dans leur enfance quelque chose qui expliquerait son comportement. Et puis il s'étendait sur leurs liens fusionnels, encore et encore. Elle ne lui en voulait pas vraiment, même si son frère à elle, nommé Matthew lui aussi, lui manquait de plus en plus alors qu'elle écoutait, mais il finit par s'interrompre et s'excuser. S'excuser ? Elle ne comprenait pas, bien que les scénarios les plus horribles commençaient déjà à se dessiner dans son esprit. Elle ne voulait pas comprendre, et pourtant elle voulait savoir. Alors, il le lui dit. Il lui dit que cela faisait six mois que ses parents et son frère étaient morts. Morts assassinés. C'était un meurtre, elle le comprit tout de suite au fond d'elle, alors que de l'extérieur elle ne voulait pas l'accepter et traitait son voisin de menteur en projetant son poing au hasard devant elle. Elle l'avait frappé, elle ne savait pas où puisque ses yeux en une fraction de seconde s'étaient emplis de larmes qui la fraction de seconde suivante s'étaient mises à couler comme un torrent sur ses joues, mais elle savait qu'elle l'avait frappé lui, alors qu'en soi il ne le méritait pas du tout, encore moins que de se faire traiter de menteur. Il fallait qu'elle se calme, elle le savait, mais comment se calmer alors que sa famille était morte sans raison et sans qu'elle ne le sache ? Elle eut assez de présence d'esprit pour se détourner et ses prochains coups, ce fut l'armoire qui se les reçut. Elle n'arrivait pas à se calmer, elle ne savait pas combien de temps elle passa à se meurtrir les mains en les projetant dans le bois de l'armoire, elle ne savait pas combien de temps les larmes coulèrent sur ses joues, elle ne savait même pas ce qu'elle lui dit, elle ne sentait plus que son désespoir, son énorme tristesse, et une colère, une haine, comme elle n'en avait encore jamais ressentie. La porte de l'armoire sortit de ses gonds alors qu'elle commençait à avoir vraiment très mal aux poings qui, sans répit, venaient se fracasser contre le bois dur du meuble. Et puis tout à coup, il y eut un

- Je suis désolé, Caitlyn... mais non.

Non quoi ? Quoi non ? Ah, elle avait encore dû lui dire qu'il mentait. Il ne mentait pas. Ses parents étaient morts, ses parents étaient assassinés, et elle n'était même pas venue à leur enterrement. C'était dégoûtant. C'était... c'était... Elle se laissa glisser par terre le long de l'armoire, puis remonta les genoux contre sa poitrine et les entoura de ses mains pour continuer à pleurer passivement. Elle était secouée de hoquets, et l'espace d'une seconde peut-être elle eut une pensée pour Matthew qui, le pauvre, avait dû lui annoncer ça et ne savait sans doute pas trop quoi faire ni quoi dire, mais elle fut bien vite recouverte par les souvenirs de ses parents, et surtout la triste colère qui avait le dessus en elle. Et puis elle finit par s'allonger, sur le sol dur et froid de la salle sur demande dans laquelle ils se trouvaient tous les deux. Elle ne le prenait même plus en compte, en fait. Elle gardait les yeux ouverts mais regardait le plafond et ne voyait rien en réalité. Elle ne bougeait plus, elle ne voulait pas encore bouger, il fallait qu'elle se calme. Combien de temps avait-elle bien pu crier, pleurer, frapper ? Combien de temps s'était-elle donnée en spectacle ? Elle s'en foutait royalement. Elle ne voulait plus rien savoir, plus rien entendre, plus rien dire. Mais quand il bougea, elle ne put pas ne pas s'en apercevoir. Elle ne pouvait pas ne pas le voir s'approcher d'elle, puis s'agenouiller à côté d'elle alors qu'elle était étendue par terre, les cheveux en bataille et les yeux rouges, mais les bras calmement le long du corps et les jambes étendues. Et puis malgré tout, malgré le fait qu'elle se croie incapable de faire quoi que ce soit de sensé, elle se releva sans s'aider de ses mains pour s'asseoir, mais ses yeux ne changèrent pas de direction, et elle regardait maintenant vers la sortie de la salle. Il la prit dans ses bras, mais elle ne bougea pas. C'était une sorte de carapace qui venait de se former autour d'elle. Une carapace d'immobilité et de silence. Une carapace de passivité. Avait-elle encore envie de vivre, alors que tout le monde, toute sa famille était partie ? Elle ne se posait pas vraiment la question, en fait. Mais peut-être qu'inconsciemment, c'était déjà la pensée de la vengeance qui la poussait à ne pas se laisser aller. Et puis, elle n'était pas vraiment seule. Rien que là, elle voyait bien que Matthew ne comptait pas l'abandonner, et il y avait ses amis, ses professeurs, et surtout, il y avait Elias. À qui le dirait-elle ? À qui pourrait-elle le dire ? Dans l'immédiat, à personne. Elle ne savait pas combien de temps elle aurait besoin avant de pouvoir en parler aux autres. Mais en tout cas, pas encore. Elias le saurait, il faudrait bien qu'il le sache. Mais pas tout de suite. Et puis ses amis, peut-être après, un jour sans doute, ils finiraient bien par savoir. Elle le dirait à certains, lorsqu'elle pourrait le faire de manière désinvolte, lorsqu'elle serait certaine de ne pas se laisser submerger par la colère et la tristesse à l'évocation de sa famille. Quand son statut d'orpheline serait quelque chose de normal pour elle, elle le dirait aux autres, mais pas avant. À nouveau, elle s'était perdue, dans ses pensées peut-être, mais plutôt dans ses sentiments, et elle n'aurait pas pu dire combien de temps s'était écoulé quand il prit la parole à nouveau.

- Tu... On devrait sortir. Tu devrais aller te rafraîchir le visage.... et aller te reposer un peu.

Elle secoua la tête. Non, elle ne voulait pas sortir, elle ne voulait pas se reposer un peu. C'était totalement idiot, tout en elle lui criait d'aller se terrer sous ses couettes, de tirer les baldaquins et de fermer les yeux. Mais elle ne voulait pas,  c'était physique, presque, c'était comme si elle se trouvait maintenant devant la tombe de ses parents, puisque c'était ici et à l'instant même qu'elle avait appris leur mort, et c'était là qu'elle voulait donc se recueillir, faire son deuil en quelques sortes. Elle ne voulait pas quitter la salle. Avait-elle peur ? Peut-être bien. Peur de l'extérieur, ou peur de soi-même quand elle sortirait ? Peur de blesser les autres, ou peur de la pitié qu'ils lui offriraient mais dont elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas de leur compassion, elle ne voulait pas de leurs regards attristés ni de leurs chuchottements gênés, elle ne voulait pas de leurs mouvements silencieux et hésitants à aller lui témoigner de leur condoléances. Même lui, Matthew, elle ne voulait pas qu'il la serre dans ses bras, mais elle ne voulait pas non plus le blesser, le vexer, le mettre encore plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà par le simple fait d'avoir dû le lui annoncer, et c'était la raison pour laquelle elle ne bougeait pas, ni même des yeux, pendant qu'il la tenait dans ses bras. C'était gentil, en soi. Et elle était une fille conne de ne ne pas lui rendre son câlin et pleurer sur son épaule, surtout qu'il n'avait vraiment pas un physique repoussant, au contraire. Mais c'était comme ça. Elle n'avait jamais été comme les autres, toujours un peu garçon manqué, directe, brusque parfois, il avait très bien pu le constater. Lui en voulait-il, aujourd'hui, d'être aussi dure, ou la connaissait-il assez pour l'accepter comme elle était, tout comme elle l'acceptait lui comme il était ? Elle finit par attirer encore une fois ses genous contre sa poitrine et les entourer de ses mains, et emprisonner ainsi le bras droit de son voisin entre le bas et le haut de son corps, avant de lui barrer même la sortie par le haut en posant son menton sur ses genous. S'il voulait arrêter le câlin, il devrait tirer sa main horizontalement. Bien sûr, elle le laisserait s'extraire, en fait, c'était vexant, certes, mais elle faisait comme s'il n'était pas là. Alors que paradoxalement, ce qu'elle souhaitait le plus au monde, c'était pencher sa tête et la poser contre son épaule, contre son torse, ou contre quoi que ce soit d'autre qui lui appartienne, se laisser aller, fermer les yeux, et laisser couler d'autres larmes. Voir s'endormir dans ses bras. Peut-être qu'elle le ferait s'ils restaient assez longtemps dans cette salle. Elle sentit sa main gauche se détacher de son dos pour passer dans ses bouclettes, puis il lui dit à l'oreille.

- C'est Emily.

Hors sujet. Complètement. En fait, elle n'en avait plus rien à faire. Même si à l'intérieur, ça la fit sourire. Mais de l'extérieur elle resta toujours aussi immobile qu'avant. Pourtant, lentement, elle commença à se dire que c'était injuste envres lui de réagir ainsi, que c'était gênant pour lui, qu'il devait vraiment se sentir très mal à cause d'elle, et qu'elle n'avait aucun droit de lui faire payer sa souffrance, de passer sur lui sa colère, sa mauvaise humeur, aussi souvent que l'ait fait sa propre seur sur elle. Les minutes passèrent, et elle se détendait, intérieurement, essayait de se convaincre qu'il fallait qu'elle dise quelque chose, qu'elle brise ce silence gênant. À nouveau, elle ne sut combiende temps s'écoula avant qu'elle ne reprenne la parole.

- Le... L'en... L'enterrement, c'était quand ?

Elle avait eu du mal à prononcer le mot, mais une fois qu'il était sorti de ses lèvres, la suite avait suivi très rapidement. Mais ce n'était pas tout. Il fallait qu'elle sache.

- Ils ont quelle place au cimetière ? A quelle distance de l'arbre ? Et leur... leur t... leur tombe, elle est... belle ?

Elle n'avait même pas posé la question, elle faisait comme si c'était évident et certain qu'ils aient retrouvé et enterré les corps, alors qu'en fait, pas du tout, ils pouvaient très bien ne rien avoir fait pour les trois habitants de Liverpool qu'étaient ses parents et son frère. Et alors, ce serait d'autant plus difficile pour Matthew de le lui annoncer.

- Je... je suis vraiment désolée. T'avais pas à me dire ça, et encore moins à y assister.
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MessageSujet: Re: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Dim 14 Juil - 19:35

Ah oui, internet ! Ca fait tellement longtemps que j'ai pas fait une recherche sur google ! Matthew eut un petit sourire en attendant ça. Cait avait l'air légèrement nostalgique en disant ça. Tu peux faire tellement de choses plus cool que des recherches internet avec ta baguette ! Ne prend pas cet air de petit oisillon triste. On ne fera guère attention au surnom qui lui était subitement venu tout seul, c’était plutôt mignon et drôle d'ailleurs non ?! C'est vrai que c'était un peu sorti de nulle part mais après tout, elle devait avoir l'habitude qu'il dise des choses de ce genre, des choses qui n'avaient au final pas grand sens. Il ne voulait pas avouer qu'Emily lui avait proposé d'être dans ce groupe clandestin. Il ne voulait pas lui dire tant qu'elle ne lui avait pas dit qu'elle aussi elle en faisait parti, tant qu'il n'était pas sûr qu'il ne serait pas trahi. Certes, il savait que la jeune fille était quelqu'un de droit et qu'elle n'était pas du genre à faire du mal aux siens, mais sait-on jamais, dans ce monde de fou.... Il était quelqu'un de très buté, quelqu'un qui aimait parler et qui suivant les situations savait plus ou moins bien utiliser les mots à son avantage, il était sarcastique, provocateur, alors il espérait pouvoir avoir le dernier mot. Il avait tourné un peu autour d'elle dans l'espoir de la déstabiliser mais ça n'avait franchement pas eu l'effet escompté. Ce petit jeu allait continuer encore longtemps, et ça serait à celui qui poserait la meilleure question de façon à ce que l'autre se trahisse. Il tenta alors quelque chose à tout hasard, il lui dit qu'elle n'avait cas lui proposer de faire parti du groupe et qu'il accepterait. C'était un peu comme une grosse perche tendue, elle n'allait certainement pas tomber dans le panneau mais elle allait certainement tiquer, ou faire/dire quelque chose qui allait la trahir. Le temps de silence qui s'en suivit, fit comprendre à Matthew Mon groupe ? Comment tu pourrais savoir qui fait partie du groupe sans en faire partie toi-même ? Il haussa les épaules. Hum.... Parce que ton temps de réponse était inhabituel Twain ! Et que tu as l'air moins sûre de toi que précédemment..... comme si j'avais touché juste. Et si tu fais parti du groupe et que j'en faisais parti aussi, tu le saurais et on aurait pas cette discussion. Donc vu que tu en fais parti, je n'en fais pas parti. Logiquement implacable. Bonjour le raisonnement assez foireux, mais il fallait espérait que la demoiselle ait quand même réussi à suivre ce qu'il avait dit. Elle lui avait ensuite dit qu'elle savait qu'il cachait quelque chose, comme elle. Alors il lui avait dit qu'elle avait cas avouer en premier. Honneur aux dames. Il lui avait sourit, comme s'il avait voulu la charmer, puis il avait sorti encore une connerie, ou deux, comme d'habitude, comme s'il voulait détendre l’atmosphère.

Atmosphère qui n'avait pas tardé à changer lorsqu'il lui parla de la mort de ses parents, ou plutôt qu'il lui annonça. Comment est-ce qu'il aurait pu deviner que depuis six mois elle était demeurée dans l'ignorance ?! La réaction ne se fit pas attendre. Elle s'était mise à pleurer, elle lui avait crié dessus, elle lui avait même mis un pain en pleine tronche. Il n'avait pas bronché. Elle s'était levée pour aller frapper contre l'armoire, avant de "retomber" sur le sol, de pleurer, encore et encore. Il devait lui confirmer, lui dire que si, sa famille était belle et bien morte, que ce n'était pas un rêve, une mauvaise plaisanterie. A un moment donné, il arriva à placer cette phrase. Et puis un bon nombre de temps se passa, où il la laissa... "seule", ne sachant pas quoi dire ou faire pour la réconforter. Aucun mot, aucun geste ne suffirait de toute manière... Il attendit, des minutes et des minutes avant de finalement s'approcher d'elle pour la prendre dans ses bras, se doutant que son étreinte n'était franchement la bienvenue, qu'elle n'était d'aucune utilité. Au moins, il aurait essayé quelque chose. Et puis là encore, il y avait eu un long et pesant silence. Jusqu'à ce qu'il dise qu'elle devrait sortir, aller se reposer et compagnie. Elle secoua la tête, elle ne semblait pas du tout d'accord avec cette perspective. Il n'insista pas, ce n'était franchement pas la peine de la forcer, de la contrarier, au contraire il risquait de la braquer contre lui s'il agissait de la sorte. Encore une fois il y avait eu un silence, il avait l'impression qu'elle l'ignorait totalement, mais là encore il ne pouvait pas lui en tenir rigueur, c'était certainement normal après tout ce qu'elle venait d'apprendre. Il aurait voulu la faire sourire ne serait-ce qu'un petit peu, c'est certainement pour cela qu'il avoua que c'était Emily qui lui avait dit pour la salle, qu'elle avait gagné, mais là encore il avait tout faux, elle n'avait pas réagi. Il ne savait vraiment plus quoi faire, il ne voyait pas d'autres issues que d'attendre qu'elle se sente un peu mieux, ce qui pouvait encore durer un long moment !

Le... L'en... L'enterrement, c'était quand ? Plusieurs minutes étaient encore passées avant qu'elle ne lui dise cela. Et là, la discussion le mit franchement très mal à l'aise, il ne savait plus comment répondre aux questions qui allaient suivre, sans la blesser d'avantage. Heu... Je... Je crois que c'était une semaine après.... Il n'était pas sûr, de rien. Ils ont quelle place au cimetière ? A quelle distance de l'arbre ? Et leur... leur t... leur tombe, elle est... belle ? Là encore les mots lui manquaient totalement Je... je ne sais pas Caitlyn. Je ne vais pas dans ce genre d'endroit. Pourquoi, tout simplement parce qu'il y avait la tombe de sa mère là-bas, et qu'étrangement, même s'il ne l'avait jamais connu, c'était ce genre d'endroit où il n'avait pas à mettre les pieds. Avec la mort de sa mère, son père avait totalement changé, la suite de sa vie on la connaît. Et puis sa famille, il ne la connaissait pas, le jour de l'enterrement il bossait..... Est-ce qu'il pouvait dire sa à la Ravenclaw ?! Il n'en était pas certain. Il avait peur qu'elle le prenne mal, mais en même temps, elle avait droit de savoir la vérité. Je... je travaillais ce jour-là, je peux pas t'informer plus. Désolé. Voilà, il se sentait inutile, voire même presque inhumain. Il était un mauvais voisin, un mauvais gamin (d'après son paternel). Il déglutit doucement avant d'ajouter Ta maison a presque explosé Caitlyn, ça a failli foutre le feu à d'autres, les corps ont pas été retrouvé à ce que je sache. Non, il n'était pas diplomate, mais il n'y avait pas d'autres façons de l'annoncer, ce n'était franchement pas le moment de tourner autour du pot. Je... je suis vraiment désolée. T'avais pas à me dire ça, et encore moins à y assister. Et à ça, qu'est-ce qu'il pouvait bien y répondre ?! Il n'avait pas de mots. Il n'avait jamais été très doué pour réconforter les autres, alors dans ce genre de situation, c'était certainement encore pire. Il y eut de nouveau un silence, mais cette fois-ci c'est Matthew qui l'instaura. Finalement, après de longs moments d'hésitations, il finit par reprendre la parole Tu n'as pas être désolé, ou à t'excuser Caitlyn sauf peut-être pour le coup, mais bon, ça c'était une autre histoire. c'est.... Il se coupa. Il allait dire c'est pas grave mais ce n'était franchement pas le moment de sortir de genre de phrases, alors, il préféra un petit Je peux comprendre. Mais maintenant, tu devrais vraiment aller prendre l'air, et te reposer. Il se tut quelques secondes. Rester ici ne changera rien.... et... enfin je sais que sortir non plus, mais te mettre dans on lit tu seras mieux installée déjà... et.. Et... rien. Il n'y avait rien d'autres à dire. Combler la conversation était franchement assez nul de sa part.
S'il avait envie de partir ?! Là, oui. Il détestait cette ambiance macabre, mais il ne pouvait pas la laisser seul, alors, jusqu'à ce qu'elle décide de bouger, il essaierait d'être là.
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MessageSujet: Re: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Mer 17 Juil - 10:10

- Tu peux faire tellement de choses plus cool que des recherches internet avec ta baguette ! Ne prend pas cet air de petit oisillon triste.

Oisillon triste ? La comparaison la fit rire. Ce n'était peut-être pas l'effet attendu, mais après tout, Matthew devait être habitué. Si elle se souvenait bien, il était le bout-en-train, le clown, de sa bande, jadis, et il n'avait pas l'air d'avoir beaucoup changé depuis. Ça faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas vu – enfin, avant la semaine dernière, s'entend – et ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas surfé sur internet. Elle n'était pas à proprement parler une geek, mais elle aimait bien son ordinateur qu'elle avait dû laisser dans sa chambre en partant pour Poudlard. Bien sûr qu'elle avait hâte de voir Poudlard, les escaliers qui n'en faisaient qu'à leur tête, les portraits qui bougeaient, le ciel étoilé de la grande salle à manger, et toutes les autres choses qui appartenaient au monde magique et que l'on ne pouvait pas voir autrement. Ses parents lui en avaient beaucoup parlé. Ils étaient à serdaigle tous les deux, lorsqu'ils apprenaient la magie. Ils étaient brillants, à ce qu'elle avait pu comprendre. Ce qui parfois pouvait paraître paradoxal puisqu'elle avait vu d'elle-même qu'ils étaient très tête en l'air, ne lui faisaient aucune remarque, ne s'inquiétaient pas pour elle lorsqu'elle rentrait tard... c'étaient des parents vraiment très cool, et au fond, ça correspondait bien à leurs capacités intellectuelles. C'était comme Einstein. Un savant fou. Eux, c'était un peu atténué, mais le principe était le même. La vraie vie, ils la prenaient comme elle venait, et ne s'occupaient pas de grand chose. Au contraire quand il s'agissait de faire des recherches, de travailler, elle ne connaissait pas plus rigoureux et plus compétent qu'eux. En tout cas, de tout ce qu'elle pouvait regretter de sa vie antérieure – la musique, l'électricité, la mécanique – c'était eux qui lui manquaient le plus. En évoquant internet, elle avait sans doute dû inconsciemment penser à sa famille, et donc tirer une tête bizarre, nostalgique, et c'était sans doute la raison pour laquelle Matthew l'avait comparé à un oisillon triste.

- Bah, ya plein de choses que les sorciers ne savent pas faire avec la baguette, tu sais. Regarde les instruments, par exemple. Si je n'avais pas été élevée dans le monde moldu, je n'aurais jamais su jouer du piano. Tu préférerais changer ta guitare contre une baguette, toi ?

Elle connaissait la réponse. Matthew sans guitare ? Impossible.

- Et je suis pas un oisillon triste

rajouta-t-elle en riant. Puis elle tendit le bras vers sa tête et caressa – ébourriffa – ses bouclettes. Mais non, elle se retint, et ne le compara pas à un petit agneau. Non seulement ce serait idiot, mais en plus ce ne serait même pas vraiment drôle puisqu'il devait sans doute avoir entendu cette comparaison nombre de fois. Mais c'était tentant. Le petit interlude amusant terminé, ils en revinrent au sujet principal, à savoir leur appartenance au groupe qui avait chanté la veille et qui n'aurait pas pu le faire sans se trouver dans la salle dans laquelle elle se trouvait lorsqu'il y était entré à son tour. L'un et l'autre étaient têtus, déterminés à ne pas se laisser avoir par les questions de l'autre, qui étaient très bien posées à chaque fois. Ça commençait même à tourner au ridicule, surtout que, l'un aussi bien que l'autre, ils savaient qu'ils pouvaient se faire confiance et qu'ils ne risquaient rien en avouant leur secret à l'autre, dont ils commençaient en plus réciproquement à se douter qu'il avait le même secret. Mais, pour Lyn du moins, c'était tout une question de principes. Tout d'abord, elle ne comptait pas trahir les autres membres du groupe. De plus, elle ne voulait pas céder aux questions de Matthew et ainsi montrer qu'elle était, en quelques sortes, plus faible que lui. Et puis enfin, c'était sa présence à lui qui était le plus suspecte ici, sans compter le fait qu'il y était rentré après elle. Alors, à ses yeux, tout justifiait qu'elle ne soit pas la première à avouer. Quant à Matthew, elle ne savait pas trop qu'est ce qui se passait dans sa tête, si vraiment il voulait se montrer digne de confiance, ou s'il prenait plutôt le tout pour un simple jeu. En tout cas, il en avait l'air. Il finit par opter pour une technique plus directe, à savoir celle de lui dire que si elle lui proposait d'intégrer son groupe, il accepterait peut-être. Elle s'en voulut pour la petite hésitation que ça lui prit avant de lui répondre. Hésitation qui ne passa pas inaperçue.

- Hum.... Parce que ton temps de réponse était inhabituel Twain ! Et que tu as l'air moins sûre de toi que précédemment..... comme si j'avais touché juste. Et si tu fais parti du groupe et que j'en faisais parti aussi, tu le saurais et on aurait pas cette discussion. Donc vu que tu en fais parti, je n'en fais pas parti. Logiquement implacable.

Elle leva les yeux au ciel mais sourit. Et ce n'était pas un sourire genre t'as gagné, mais bien un sourire moqueur.

- Logiquement implacable... Mais bien sûr ! Je dirais plutôt, si j'étais dans le groupe, on n'aurait pas cette discussion. Or, on a cette discussion. Donc je ne suis pas dans le groupe et je veux simplement savoir si tu y es ou pas parce que je n'ai pas d'autre manière de le savoir que de te le demander. Que dis-tu de cette logique, Mattie ?

Regard pétillant de malice et clairement ironique. Non, Matthew n'était pas le seul à savoir manier les mots. Peut-être qu'au fond, ils se ressemblaient bien plus qu'ils ne le pensaient ? Tout comme lui si on touchait à sa soeur, elle pêtait un cable lorsqu'on s'en prenait à ses proches. Tout comme lui lorsqu'il était avec ses mis, elle distribuait le rire et la bonne humeur. La seule chose qu'elle ne savait pas, c'était comment il réagissait face à la tristesse, au désespoir des autres. Et elle était destinée à le découvrir bientôt. En effet, lorsqu'elle décida de découvrir l'identité de celui qui lui avait parlé de cette salle, plutôt que de chercher à savoir si oui ou non il faisait parti du groupe, et mentionna donc sa soeur jumelle, il décida qu'il essayaerait de lui expliquer que si Cassie la traîtait comme elle le faisait, c'était explicable par son enfance, par ce qu'elle avait vécu. Bien sûr que cela n'excusait rien, mais peut-être qu'ainsi, Lyn comprendrait. Ils étaient très proches, Cassie et lui, fusionels, et la vie ne valait rien aux yeux du jeune homme s'il était séparé de sa moitié. Mais ce n'était peut-être pas la chose à dire, vu ce qui était arrivé à la famille de Caitlyn. Pardon ? Sa famille ? Qu'était-il arrivé à sa famille ? Lyn n'en vroyait pas ses oreilles, ne voulait rien entendre, et craignait le pire. Elle vit l'expression de son voisin d'enfance changer du tout au tout, puis il lui annonca que ses parents étaient morts en janvier, ainsi que son frère. Aucun des deux ne s'attendait à ce qui suivit. Elle se mit à pleurer, à crier, à frapper. Matthew se reçut un coup sans rien comprendre sans doute, et le peu de clairvoyance qui restait à Lyn lui enjoignit de se décaller en direction de l'armoire afin de la bourrer de coups plutôt que le pauvre jeune homme qui ne devait pas trop savoir quoi faire ni quoi dire. Mais comme elle le traitait de menteur, ne voulait pas croire à ce qu'il venait de lui dire, ou plutôt ne voulant pas l'entendre, car elle savait qu'au fond c'était vrai, il finit par lui affirmer qu'il ne mentait pas. Une fois sa première colère passée – l'armoire avait pris sans broncher les coups qu'elle avait propulsés devant elle – il ne lui resta que sa tristesse, son désespoir. Son désespoir dévastateur, qui ne laissa en elle qu'une plaine vide, plate. Elle voulait fermer les yeux, fermer les oreilles aussi, pour ne plus rien voir ni entendre. Elle se laissa tomber par terre, puis s'allongea sur le sol froid. Un long silence s'ensuivit, un silence lourd, mais elle n'avait pas pour l'instant le loisir de penser à Matthew, à comment il devait être mal à l'aise. Les excuses viendraient plus tard. Pour l'instant, il n'y avait qu'elle et sa douleur dans l'âme. Mais bientôt, le jeune homme se manifesta, il vint se positionner près d'elle, et finit par la prendre dans ses bras. Elle n'était pas seule. C'était ce qu'il tentait de lui faire comprendre. Elle n'était pas seule, il était là, et même s'ils ne se connaissaient pas plus que ça, même s'ils ne s'étaient jamais vraiment parlé, elle comptait pour lui et il n'aimait pas la voir dans cet état là. Elle n'était pas seule, il y avait des gens autour d'elle, des amis, des amours... Elle n'était pas seule, et pourtant, elle se sentait complètement abandonnée par tout le monde. Et puis, elle ne voulait pas qu'on vienne la voir. Elle voulait être seule, en fait, elle voulait qu'on la laisse tranquille, et surtout, par dessus tout, elle ne voulait pas qu'on aie pitié d'elle, qu'on vienne vers elle avec les yeux de chien battu, en craignant de faire un faux pas... C'était pour ça qu'elle ne voulait pas sortir, qu'elle ne voulait pas se raffraîchir le visage, qu'elle ne voulait ni prendre l'air ni aller se terrer sous ses couettes. Elle voulait être seule, ici. Avec lui s'il y tenait, mais elle ne comptait pas l'obliger. Mais avant qu'il décide de partir, si c'était ça qu'il voulait faire, il fallait qu'elle sache. Il fallait qu'elle sache quand avait été l'enterrement, où est ce qu'était la tombe... Il ne savait pas trop, ses réponses étaient imprécises ou évasives. C'était normal, il n'avait jamais vraiment été proche de sa famille, d'ailleurs c'était réciproque. Il pensait que l'enterrement avait été une semaine après l'événement. Quant à la place dans le cimetière, il n'en avait aucune idée, car il n'y avait pas assisté. Il travaillait ce jour là.

- En fait, il n'y avait personne, c'est ça ? Ils sont partis seuls ! J'étais pas là ! J'étais pas là pour leur dire au revoir ! Je...

Et c'était reparti, elle se remit à pleurer, les larmes coulèrent comme un torrent sur ses joues tandis qu'elle cachait son visage de ses mains. C'était dégueulasse, c'était vraiment dégueulasse. Elle n'en revenait pas qu'elle n'avait pas pu être là pour l'enterrement de sa famille. C'était cruel, c'était inhumain !

- Ta maison a presque explosé Caitlyn, ça a failli foutre le feu à d'autres, les corps ont pas été retrouvé à ce que je sache.

Elle se força à respirer, à calmer ses pleurs qui à nouveau commençaient à la secouer de hoquets. Essuyant au passage ses joues humides, elle enleva ses mains de son visage pour découvrir des yeux certes rouges, mais déterminés à se calmer. Il fallait qu'elle se calme. Au fond elle était reconnaissante à Matthew au moins pour le peu qu'il avait pu lui dire. Et elle s'excusa, car il ce n'aurait vraiment pas dû être lui qui le fasse, qui le lui dise, qui le lui annonce. Il ne devrait pas non plus être là avec elle, il n'était pas à l'aise et c'était sa faute.

- Tu n'as pas à être désoléé, ou à t'excuser Caitlyn, c'est...

- Je n'avais pas à te traiter de menteur et encore moins à te frapper. J'ai... j'ai visé où ?

Elle tourna la tête vers lui. Elle se sentait vraiment mal, maintenant, pour ce qu'elle avait fait ; elle avait agi complètement aveuglée par ce qu'elle venait d'apprendre.

- Je peux comprendre. Mais maintenant, tu devrais vraiment aller prendre l'air, et te reposer.

Elle ignora son conseil. Elle n'avait pas la tête à lui dire que non, elle ne voulait pas sortir de là, pas aller prendre l'air ni se reposer. Pas encore.

- Tu vois, c'est ça les supérieurs. C'est ça Poudlard depuis deux ans ! Tu comprends maintenant pourquoi je voulais que tu te fasses discret ? Et tu comprends maintenant dans quoi tu t'engages avec ce groupe ?!

Oui, il avait fini par lui avouer que Ems lui avait parlé du groupe. Sous-entendu qu'il avait accepté de tenir lieu de bassiste dans le groupe, et que c'était pour cela qu'il était rentré dans la salle de répétition qu'elle avait dû lui décrire.

- Juste pour te dire, le groupe est né en mai. Et hier, c'était la première fois qu'on diffusait. Ils n'avaient aucune raison de faire ça, aucune tu comprends ?! Je leur avais rien fait ! Personne ne leur a rien fait. Toi ni Cassie non plus, enfin je crois pas, et pourtant t'es là. Et t'es loin d'être le seul. C'est des fous, des cons ! Mais j'en ai assez. J'en ai trop vu, trop vécu. Ca suffit, je m'en fous, ils sont allés trop loin.

Je m'en fous, j'ai plus aucune raison de me retenir, de ne pas me rebeller contre eux, de ne pas protester, de ne pas provoquer. Bien sûr, je ne trahirai pas le groupe, ça non, mais sinon, je n'hésiterai plus, je n'ai plus aucune raison de me faire discrète à présent. Enfin si, Elias... Elias est une bonne raison pour que je ne fasse pas de conneries. Et puis il faudra que je lui dise, mais là maintenant tout de suite, je n'ai envie de voir personne, même pas lui.

- Rester ici ne changera rien.... et... enfin je sais que sortir non plus, mais te mettre dans on lit tu seras mieux installée déjà... et...

- Je ne vais nulle part, okay ?!

Pour le coup, c'était un peu trop sec, et elle s'en voulut. Elle se mordit la lèvre passant ses mains dans ses cheveux pour les coincer derrière ses oreilles.

- Je suis désolée...

Elle s'aida de ses mains pour se relever.

- Je... je t'oblige pas à rester avec moi si tu veux pas... mais je pense que je vais rester ici un certain temps. Ça vaudra mieux pour tout le monde je crois.

Pour elle, pour ses amis, pour les supérieurs... Pour toute l'école, quoi. Elle n'était pas encore prête pour sortir, c'était trop tôt.
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MessageSujet: Re: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Ven 19 Juil - 17:06

Bah, ya plein de choses que les sorciers ne savent pas faire avec la baguette, tu sais. Regarde les instruments, par exemple. Si je n'avais pas été élevée dans le monde moldu, je n'aurais jamais su jouer du piano. Tu préférerais changer ta guitare contre une baguette, toi ? Il fronça un peu les sourcils. C'est vrai que présenté comme ça, ce n'était qu'à moitié réjouissant... mais il trouva quand même à répondre Mais tu sais jouer des instruments, et tu as une baguette. Autrement dit, tu ne peux pas vraiment comprendre ce qu'on peut ressentir dans ces cas-là. Il se tut quelques avant de reprendre Et si, j'avais vécu que dans le monde magique, je n'aurais pas eu forcément connaissance des instruments de musique, donc ça ne m'aurait pas manqué. Tes arguments ce sont pas vraiment recevables ce coup-ci Caitlyn. Le pire, c'est que-là, il ne faisait même pas preuve de mauvaise foie, il le pensait réellement. Sa comparaison n’avait pas lieu d'être et c'est pour ça qu'il lui avait fait remarquer.

Ils avaient ensuite joué un long moment au jeu du chat de la souris, ils prenait le moindre mot "ambigu" de l'autre histoire de tenter de le tourner en sa faveur, malheureusement, jusqu'ici aucun des deux n'avait réussi à avoir le dernier mot. C'était surenchère sur surenchère. Logiquement implacable... Mais bien sûr ! Je dirais plutôt, si j'étais dans le groupe, on n'aurait pas cette discussion. Or, on a cette discussion. Donc je ne suis pas dans le groupe et je veux simplement savoir si tu y es ou pas parce que je n'ai pas d'autre manière de le savoir que de te le demander. Que dis-tu de cette logique, Mattie ? Il leva un sourcil, avant de soupirer excédé. A ce train là ils y étaient encore dans trois jours, mais il ne voulait pas céder non plus. ça veut dire que soi que tu dises, je suis intimement convaincu que tu fais parti de ce groupe, et ce, même si tu ne veux pas l'avouer, trop de choses jouent contre toi... dont ton temps de réponse sur certaines répliques, ton regard parfois aussi. Donc au lieu de continuer à en parler pendant, on va faire comme si tu m'avais affirmé que tu en faisais parti. Non, contrairement aux apparences il n'était pas spécialement énervé, il n'avait pas perdu son sang froid. Disons plutôt qu'il voulait lui montrer qu'il ne changerait pas d'avis et donc que la discussion était en quelque sorte close de son côté.

Cette discussion tourna bientôt au drame, il dut en effet lui expliquer la mort de ses parents, lui confirmer plusieurs fois. Elle l'avait même frappé en cours de route avant de décider de s'en prendre plutôt à une armoire, et lorsque Twain s'était enfin un peu calmée, il était allé le prendre dans ses bras comme si cela pouvait être une maigre consolation. Quand elle voulu avoir plus de détails, comme l'enterrement ou la tombe, il ne peut en donner. Il ne mettait peu (pour ne pas dire jamais) les pieds dans un cimetière, il ne connaissait pas la famille de Caitlyn alors voilà. En fait, il n'y avait personne, c'est ça ? Ils sont partis seuls ! J'étais pas là ! J'étais pas là pour leur dire au revoir ! Je..., cette fois-ci il répliqua presque du tac au tac Tu n'y es pour rien ! Son ton ne permettait pas qu'on lui réponde après. C'était plus qu'une affirmation. Il ne tarda pas à lui dire que sa maison avait explosé, et que le quartier aurait pu finir en flamme. Il était certainement assez dur dans ses mots mais il n'y pouvait rien. Il ne savait pas comment être diplomatique, encore moins dans ce genre de situations, alors bon, aller droit au but était certainement la meilleure des solutions, autant pour lui que pour elle. Elle avait besoin de savoir, elle devait savoir, et pas juste entendre ces informations à demi-mots. Oui, certainement que cela la blesserait mais au moins, elle savait tout ce que lui disposait comme informations. De maigres informations, mais elles étaient quand même assez précieuse vu la période actuelle, vu que cela serait les seules qu'il pourrait avoir. Il lui dit de ne pas s’excuser, ce à quoi elle répondit Je n'avais pas à te traiter de menteur et encore moins à te frapper. J'ai... j'ai visé où ? Il haussa les épaules, mais désigna quand même sa pauvre joue. Là, c'pas pas bien grave, j'suis plus à un bleu près, et puis tu frappes comme une fillette, sans vouloir t'offenser. Minimiser la situation le retour, mais c'est vrai qu'elle tapait moins froid sur Derek Ryans par exemple. Mais j'te l'ai dit c'est pas grave ! Et il rajouta même qu'il pouvait comprendre, avant de lui conseiller d'aller prendre l'air et de se reposer. C'était selon lui un conseil avisé, qui ferait réellement du bien à la Ravenclaw, mais en plus cela lui permettrait à lui de se sortir de cette situation assez inconfortable. Il lui avait même dit pour le groupe. Tu vois, c'est ça les supérieurs. C'est ça Poudlard depuis deux ans ! Tu comprends maintenant pourquoi je voulais que tu te fasses discret ? Et tu comprends maintenant dans quoi tu t'engages avec ce groupe ?! Il eut un petit sourire avant de souffler Tu te rends compte que tu viens de m'avouer à demi-mots que tu en faisais aussi parti ?! Il se tut quelques instants avant de reprendre Je suis pas totalement stupide, merde ! Oui, j'ai totalement conscience dans quoi je m'engage ! Tu crois quoi, que je suis stupide au point de ne pas voir la portée que cela peut avoir ?! C'est vrai  qu'à la fin de ce genre de choses pouvaient être blessant. Ce n'est pas parce qu'il prenait tout à légère qu'il ne comprenait pas, qu'il était inconscient !

Juste pour te dire, le groupe est né en mai. Et hier, c'était la première fois qu'on diffusait. Ils n'avaient aucune raison de faire ça, aucune tu comprends ?! Je leur avais rien fait ! Personne ne leur a rien fait. Toi ni Cassie non plus, enfin je crois pas, et pourtant t'es là. Et t'es loin d'être le seul. C'est des fous, des cons ! Mais j'en ai assez. J'en ai trop vu, trop vécu. Ca suffit, je m'en fous, ils sont allés trop loin. Il laissa quelques secondes passer avant de rajouter Tu devrais te calmer, parce que là je suis certain que tu vas me faire un malaise. Alors inspire-expire. Voilà. Et je suis là, je suis là, c'est pas dramatique, au moins je peux voir ma sœur. Il haussa les épaules avant de continuer Je vois tout à fait ce que tu veux dire Cait, mais.... toute seule tu ne pourras rien faire. Je suppose qu'ils sont bien plus puissants que toi, non ?! Alors ne tente rien de stupide même si tu en crèves d'envie; ca serait regrettable qu'il t'arrive quelque chose... et... et je suppose que ta famille ne voudrait pas que tu risques ta vie pour eux. C'était peut-être étrange de dire cela, mais c'était ainsi, ils étaient morts, rien ne pourrait changer cette situation, il fallait que Caitlyn prenne soin d'elle.... C'est ce qu'il essayait de lui faire comprendre mais il était quand même assez maladroit dans ses paroles. Matthew avait laissé passer quelques secondes, et finalement il avait repris la parole, disant que rester ici ne changerait rien mais qu'il fallait qu'elle s'installe mieux. Je ne vais nulle part, okay ?! et voilà, encore une fois, elle l'avait presque agressé verbalement vu la sécheresse de son ton. Inspira pour ne pas lui faire une réplique cinglante mais ce n'était pas le moment. Je suis désolée... Elle se releva tandis que lui resta à terre. Cette fois-ci il ne dit pas que ce n'était pas grave, parce que sa patience était presque toute écoulée. Je... je t'oblige pas à rester avec moi si tu veux pas... mais je pense que je vais rester ici un certain temps. Ça vaudra mieux pour tout le monde je crois. Il se passa une main dans les cheveux ne sachant pas trop répliquer. C'est vrai, il avait envie de partir mais en même temps il ne se sentait pas trop de la laisser seule dans cet état-là. Lorence se leva cherchant toujours ce qu'il pouvait bien dire Je... je crois que je vais te laisser, tu sais où me trouver si tu as besoin. C'était certainement mieux ainsi, parce qu'il se sentait prêt à péter un câble à son tour et  ça ne serait pas du tout bénéfique pour la jeune fille. Courage Caitlyn. Et sur ces mots, il tourna les talons et commença à se diriger vers la porte de sortie.
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MessageSujet: Re: « That's the truth. » | Matthew && Caitlyn   Lun 22 Juil - 14:35

- Mais tu sais jouer des instruments, et tu as une baguette. Et si, j'avais vécu que dans le monde magique, je n'aurais pas eu forcément connaissance des instruments de musique, donc ça ne m'aurait pas manqué. Tes arguments ce sont pas vraiment recevables ce coup-ci Caitlyn.

Arguments ? Il parlait comme s'ils étaient en train de se disputer. Mais ce n'était pas le cas, pas encore. Ils n'avaient pour l'instant que discuté relativement tranquillement, comme si de rien n'était. La dispute était encore à venir. Mais ça ils ne le savaient pas encore. En tout cas, pour le coup, Lyn décida de ne rien dire, elle se contenta de lui sourire en haussant les épaules. À la base, son but était de découvrir comment cela se faisait qu'il se trouvait là. Parce qu'en tant que moldu qui n'était arrivé qu'une semaine auparavant, il n'était pas censé connaître l'existence de cette salle et encore moins ses fonctions. S'il était rentré là quand elle s'y trouvait, c'était qu'il était passé devant trois fois en pensant au même genre de salle qu'elle. Et si elle se trouvait là parce qu'elle avait voulu rejouer les morceaux que le groupe avait diffusé dans tout le château au nez et à la barbe des supérieurs, lui, il devait sans doute avoir eu connaissance du groupe par quelqu'un d'autre et être là dans le même but qu'elle. Ce fut alors que commença la bataille verbale, chacun essayant de garder au mieux son secret devant l'autre en essayant de faire en sorte que l'autre se trahisse le premier. Il savait s'y prendre, avec les mots, et il était loin d'être bête. L'un comme l'autre étaient têtus comme des mules, fidèles, loyaux, mais ça commençait à tourner au ridicule.

- Ça veut dire que soi que tu dises, je suis intimement convaincu que tu fais parti de ce groupe, et ce, même si tu ne veux pas l'avouer, trop de choses jouent contre toi... dont ton temps de réponse sur certaines répliques, ton regard parfois aussi. Donc au lieu de continuer à en parler pendant, on va faire comme si tu m'avais affirmé que tu en faisais parti.

Il avait poussé un soupir exaspéré avant de dire ça. Autant dire qu'elle aussi commençait à en avoir marre. Elle leva les yeux au ciel.

- Tu sais quoi, pense ce que tu veux, tu verras bien à votre prochaine répétition. Ou alors tu peux demander à celui qui t'en a parlé.

Sous-entendu : fin de la conversation. Ou plutôt fin de cette conversation. Car ils se mirent ensuite à parler famille. En effet, Lyn avait demandé à Matthew si c'était Cassie, sa soeur jumelle qui se trouvait à Ravenclaw, qui lui avait parlé de la salle. C'était une question idiote, elle savait bien que Cassie n'aurait jamais fait une telle chose, elle aurait tout fait pour protéger son frère, et lui indiquer l'existence et les fonctions de la salle sur demande n'en faisaient certainement pas partie. En plus, elle savait bien que Cassie ne faisait pas partie du groupe, vu qu'elle s'y trouvait elle-même. Mais c'était une stratégie comme une autre pour essayer de lui faire avouer. Pourtant, les événements prirent une toute autre tournure. Il entreprit de lui expliquer que le caractère de Cassie était sans doue au moins en partie du à son passé, à son enfance privée, puis il se mit à lui décrire sa relation avec Cassie, comme quoi ils étaient inséparables, qu'ils avaient besoin l'un de l'autre... Il était vrai qu'à l'entendre raconter sa vie avec sa soeur ainsi, Lyn eut une pensée pour son frère à elle. Bien que n'étant pas des jumeaux, ils s'aimaient beaucoup et il lui manquait. Mais quand Matthew se mit à s'excuser de parler ainsi de sa famille avec elle, elle comprit que ce n'était pas par pure politesse. Et en effet, il lui appit que ses parents étaient morts six mois auparvant. Elle eu une réaction tout à fait inattendue mais tout à fait normale, à savoir qu'elle se mit à pleurer, lui crier qu'il mentait et qu'elle ne le croyait pas, le frapper puis frapper une armoire jusqu'à sortir un battant de la porte de ses gonds. Elle finit par s'allonger par terre, ce fut le calme après la tempête. Matthew vint la serrer dans ses bras, mais même si au fond ça lui fit plaisir, de l'extérieur elle resta froide, blasée. Elle voulait savoir, personne ne lui avait rien dit et elle avait envie de connaître les détails. Mais son voisin d'enfance n'était pas particulièrement proche de sa famille et il ne put lui donner que quelques informations de base. Elle ne pouvait pas lui en vouloir pour ça, d'ailleurs il se trouvait à cause d'elle dans une situation plutôt désagréable, et elle s'en excusa. Il n'avait pas à lui annoncer la mort de ses parents, ni à supporter les conséquences de cette nouvelle. Elle l'avait frappé près de là où il avait déjà un autre bleu, et malgré ce qu'il lui affirma, elle doutait que son coup ait étéf faible. Mais elle n'insista pas. En revanche, elle insista sur la haine qu'elle ressentait pour les supérieurs à cet instant, lui demandant si désormais, il avait compris comment était Poudlard depuis deux ans déjà, s'il avait compris pourquoi la semaine dernière elle lui avait conseillé de ne pas se faire trop remarquer, et surtout s'il avait compris dans quoi il s'engageait en intégrant le groupe grâce à Emily.

- Tu te rends compte que tu viens de m'avouer à demi-mots que tu en faisais aussi parti ?! Je suis pas totalement stupide, merde ! Oui, j'ai totalement conscience dans quoi je m'engage ! Tu crois quoi, que je suis stupide au point de ne pas voir la portée que cela peut avoir ?!

Il en avait visiblement marre, et elle ne pouvait pas lui en vouloir. En d'autres circonstances, elle lui aurait sans doute rétorqué quelque chose de méchant, vu comme il l'avait attaquée verbalement, mais au fond, ce qui lui importait à l'instant, c'était les Supérieurs et sa famille. Ce n'était certes pas très gentil envers celui qui s'efforçait de rester avec elle dans ce moment de détresse et qui essayait de le lui rendre le plus supportable possible, mais c'était la réalité, elle n'avait pas le loisir de s'intéresser au fait qu'elle puisse le blesser. Si elle était restée relativement calme depuis le moment où elle s'était allongée par terre, elle sentait que la colère, la rage, la fureur reprenait le dessus en elle, et elle s'enflamma réellement lorsqu'elle reprit la parole. Elle avait besoin de le dire. Les Supérieurs, c'étaient des connards, vraiment. Elle ne leur avait rien fait, elle n'avait pas provoqué, même pas vraiment résisté, et pourtant ils avaient assassiné sa famille, ils avaient fait exploser sa maison. Le groupe n'était même pas vraiment né quand ses parents étaient morts. Ils ne faisaient ça que par plaisir de faire mal, ils étaient cruels et elle en avait marre, vraiment marre, de ce qu'ils faisaient dans ce château. Elle en avait trop vu, trop vécu. Elle n'avait plus aucune raison de se retenir de leur faire comprendre ce qu'elle pensait d'eux.

- Tu devrais te calmer, parce que là je suis certain que tu vas me faire un malaise. Alors inspire-expire. Voilà. Et je suis là, je suis là, c'est pas dramatique, au moins je peux voir ma sœur. Je vois tout à fait ce que tu veux dire Cait, mais.... toute seule tu ne pourras rien faire. Je suppose qu'ils sont bien plus puissants que toi, non ?! Alors ne tente rien de stupide même si tu en crèves d'envie; ca serait regrettable qu'il t'arrive quelque chose... et... et je suppose que ta famille ne voudrait pas que tu risques ta vie pour eux.

Elle obéit, inspira et expira pour se calmer, c'était vrai qu'avec cet état d'esprit elle ne ferait que se jeter dans la gueule du loup stupidement. Cela la touchait qu'il veuille l'empêcher de faire des conneries. Il avait raison, il fallait qu'elle se calme, c'était ce qu'elle essayait de faire depuis le début. Sauf qu'elle n'y arrivait pas très bien, elle était tout sauf stable, et sans doute ne le serait-elle pas avant un certain temps. Alors, quand il lui conseilla à plusieurs reprises d'aller prendre l'air ou d'aller se reposer, elle ne put s'empêcher de perdre à nouveau son calme pour lui dire, d'un ton bien trop sec, qu'elle ne voulait aller nulle part. Passant d'un extrême à l'autre – et Matthew entre les deux, essayant de rester à peu près calme, de ne pas perdre patience, de ne pas lui en vouloir car elle venait d'apprendre la mort de sa famille et que c'était donc tout à fait compréhensible – elle s'excusa aussitôt, puis, comme pour se donner une contenance, elle se releva, avant d'expliquer d'une voix contenue qu'elle aimerait mieux rester là et qu'en plus ce serait mieux pour tout le monde, précisant bien qu'elle ne l'obligeait aucunement à rester avec elle, il en avait déjà fait bien assez pour elle et elle lui était reconnaissante pour avoir été là. Il se leva à son tour, en profita pour réfléchir à la décision qu'il prendrait, puis lui répondit qu'il allait donc la laisser là. Il prit soin de lui assurer qu'il serait là pour elle si elle en avait besoin et qu'elle savait le chercher.

- Courage Caitlyn.

Furent ses derniers mots avant qu'il ne tourne les talons et se dirige vers la porte.

- Merci Matthew...

Elle sourit faiblement, mais sincèrement, en le regardant s'éloigner puis lentement rejoignit la scène pour aller prendre place sur le tabouret devant le clavier et commencer à jouer. Elle ne l'entendit même pas fermer la porte derrière lui.

FIN
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« That's the truth. » | Matthew && Caitlyn
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