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 Stay there, come closer ▬ Sovahnn

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MessageSujet: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Mer 15 Mai 2013 - 13:49

Lundi 30 juin 2014 ▬ Fin d’après midi.
Stay there, come closer


Sovahnn & Enzo

« Souhaite moi bonne chance. »

Un sourire. Ma main dans la sienne. Un baiser. Ma main lâche la sienne. Je m’éloigne puis disparaît de son champ de vision alors qu’il n’est déjà plus dans le mien depuis que je lui ai tourné le dos. 48h. c’est le temps qu’il m’a fallu pour réussir à le lâcher bien que je n’ai pas essayé de le faire plus tôt. Pas la moindre envie, juste besoin d’être avec lui, d’exorciser certaines choses parce que je n’aurai pu le faire avec personne d’autre, et parce que je ne voulais pas le faire avec quelqu’un d’autre. C’est comme ça, ça l’a toujours été. Je ne dis pas que ça changera jamais et d’ailleurs j’ai compris que je ne pouvais plus agir comme je l’ai toujours fait en pensant protéger les autres tout en me protégeant moi même. Le résultat « final » a été catastrophique, et il aurait pu être bien pire. Oui je vais faire des efforts et essayer de m’ouvrir, de partager un peu plus, au moins avec certaines personnes. J’en ai envie, disons que ça me fait moins peur. C’est peut être juste une impression mais je sais que je me sens différent, et pour une fois dans le bon sens du terme. J’avais peut être seulement besoin de craquer, de laisser sortir pas mal de choses. Bien sur ça ne se fera pas en un claquement de doigts, ça aussi je le sais bien, et c’est évident que je risque d’avoir besoin d’aide mais je ferai ce qu’il faut. J’ai envie de m’en sortir alors oui je ferai ce qu’il faut pour ça y compris demander de l’aide autour de moi.
Faire le vide, passer à autre chose, encaisser les coups durs, profiter de la vie, essayer de ne plus penser, ressasser tout ça. Faire abstraction des causes et des conséquences. Oublier les morts, les blessures, les douleurs, l’odeur du sang. Ne pas rejeter le passé, mais l’accepter. Tout ça ne se fera pas du jour au lendemain, je le sais, mais je commence déjà à voir les choses d’une autre manière. Il est mort, et il ne reviendra pas : Un problème de moins à gérer et pas des moindres. Je dois revivre la perte de mes parents, revivre mon deuil encore une fois, et j’y arriverai mais il me faudra du temps. Pour ça et pour tout le reste. On a beaucoup discuté avec Kyle et ça m’a permis de faire le point sur pas mal de choses. Je ne suis pas seul, j’en ai toujours eu conscience mais jusqu’ici j’ai parfois agit comme si c’était le cas et je me rends compte que j’ai du faire souffrir pas mal de monde. Je ne peux plus me permettre de continuer comme ça, pour les autres mais aussi pour moi. Oui j’ai envie de prendre soin de moi, et j’ai besoin qu’on prenne soin de moi aussi même ça peut paraître incroyablement égocentrique. Pendant ces deux derniers jours j’ai pris tout ce que je pouvais prendre et si en me réveillant je ne supportai plus qu’on me touche ni qu’on m’approche, cette fois je peux le dire ça n’est plus le cas. Bien au contraire. J’ai besoin de ça, c’a toujours fait partie de moi mais je crois qu’après chaque coup de dur j’ai toujours un moment de flottement ou je ne sais plus vraiment qui je suis et ce que je veux. Je suis un cas, désolé. Je crois qu’on peut le dire, j’ai sans doute passer au moins les trois quart du temps dans ses bras et j’en avais vraiment, vraiment besoin. Lui aussi, et je ne pense pas trop m’avancer ni même parler – enfin penser en l’occurrence – pour lui. On avait besoin de ça tous les deux, de se retrouver, de discuter, de mettre encore une fois certaines choses à plat, de souffler, se reposer, etc … J’ai passé pas mal de temps à dormir – Hallelujah ! Les cauchemars m'ont plus ou moins foutus la paix – aussi et il va sérieusement falloir que je me remette à manger normalement, que je reprenne goût à la nourriture sinon on va finir par pouvoir me faxer. Je sais pas de qui je tiens cette expressions mais elle est restée. J’ai maigri, comme souvent après un … un coup dur, encore une fois. C’est pas très grave étant donné mon gabarit, disons que j’avais de la réserve, mais d’une j’ai 17 ans et de deux Loups à besoin de manger. Traduction : Mon corps n’aime pas spécialement être privé comme j’ai pu le lui infliger pendant au moins deux semaines. Quand j’étais dans le coma c’était différent, et naturellement ils ne m’ont pas laissé mourir de faim mais je dirai que c’était le strict minimum. Parlant de ça, je passerai faire un tour à l’infirmerie dès que possible pour voir Maxence et Takuma. Leur dire merci, peut être leur parler un peu de ce qu’il s’est passé, et leur demander deux ou trois trucs. J’oublie pas tout ce qu’ils ont fait pour moi et je m’en veux d’avoir pris le large comme je l’ai fait sans prévenir mais je sais que je n’aurai pas pu faire autrement. Peut être qu’ils comprendront, peut être pas. Peut être qu’ils m’en voudront, peut être pas. Il n’y a de toute façon qu’un seul moyen de le savoir et je n’ai pas l’intention de jouer les lâches plus longtemps. Aujourd’hui signe le début d’un nouveau départ, encore un, et j’ai une liste impressionnante de choses à faire et de gens à voir. Ça me fait peur, et je ne sais pas si je m’occuperai de tout ça en une seule fois, j’en doute même, mais c’est l’idée.

Enfin pour l’instant le but que je me suis fixé est de renouer avec le côté scolaire de notre vie ici. J’ai pas été en cours depuis bientôt trois semaines, les exam sont dans à peine 10 jours … C’est la merde. Pourtant ça ne me panique pas plus que ça pour la simple et bonne raison que je ne tiens pas à me prendre la tête pour ce sujet. J’ai déjà trop de trucs dans le crane – n’est ce pas Logan – il faut que je me répare et honnêtement ma réussite scolaire n’est pas ma priorité. Pourtant c’est bien en cours que j’ai décidé de me rendre aujourd’hui. On en a longuement parlé avec Kyle, et je sais qu’il a un peu peur de me laisser partir comme ça parce que … Disons que la dernière fois que je me suis retrouvé face à tous les gens de mon année c’était pour le cours d’étude des Moldus et on ne peut pas dire que ça soit un super souvenir. Personnellement je me dis que si je ne les affronte pas tout de suite je ne le ferai jamais et comme on vit tous dans le même endroit … J’ai plus envie de passer mon temps à fuir, les gens, leur regard, plus envie de me cacher. Je sais que tant que les Supérieurs seront là on n’aura jamais une vie totalement normale mais je me prends le luxe de débrancher un peu et de faire comme si j’avais pas d’autres soucis que ceux d’un ado tout ce qu’il y a de plus banale, dans un contexte tout ce qu’il y a de plus banale aussi. Je ne fais pas abstraction totale de Loup, je sais qu’il ne va pas tarder à se réveiller puisque la Lune est croissante et qu’elle sera pleine dans douze jours, mais j’ai perdu trop de temps et d’énergie à vouloir être sur tous les fronts en même temps, tout ça pour qu’en plus ça ne fonctionne pas. Chaque chose en son temps comme on dit et bien sur que j’ai peur de la façon dont je vais bien pouvoir réagir à ce moment là mais on n’y est pas. Concernant les Sup, ils me foutent étrangement la paix et pourtant je ne me cache plus. On ne se cache plus d’ailleurs. On a passé du temps dehors, on a même traversé le Hall main dans la main et même si ça m’a un peu angoissé au départ ça m’a malgré tout fait beaucoup de bien. Tout le monde sait ce que je suis, tout le monde sait avec qui je suis, et ça fait un poids en moins sur les épaules même si la peur de le perdre ne disparaitra jamais. Bien sur qu’on ne va pas commencer à jouer les petits malins et s’exposer n’importe quand aux yeux de n’importe qui mais on va enfin pouvoir vivre cette histoire « normalement » et ça fait du bien de se dire ça.

Arpenter les couloirs, traverser la Salle Commune, faire un tour dans les dortoirs et commencer par faire face à mes voisins de chambre. Première étape. Certains continuent d’avoir peur de moi mais je ne peux pas leur en vouloir. Harper reste fidèle à lui, il agit comme si rien ne s’était passé et je l’en remercie. De toute façon je ne vais pas m’éterniser ici, je suis simplement venu chercher mon uniforme – que j’enfile naturellement – avant de rejoindre le cour d’Histoire de la Magie. Je ne me précipite pas, les autres sont déjà partis quand je quitte les lieux. En chemin j’aperçois Riley et Cameron assis sur des arcades, ils ont l’air concentrés tous les deux et ça me fait sourire mais je ne vais pas vers eux. Une fois devant la porte j’hésite un instant, prend une profonde inspiration comme si ça pouvait me donner du courage et allons-y, hors de question que je me dégonfle. Un pas et me voilà dans la fosse aux lions ! J’exagère, mais y a certains regards que j’ai pas spécialement envie de croiser, autant le dire. Charlie, Stanton, et d’autres. Maël est là, Harper aussi, je vais m’accrocher à ces deux là et tout ira bien. J’ai un peu l’impression d’être une bête de foire mais j’imagine que ça passera, ils trouveront une autre attraction un jour ou l’autre. Monsieurs Andrews est assis sur son bureau, faisant face à la classe. Il m’offre un sourire, sourire que je lui rends.

« Content de te revoir Enzo. Vas t’asseoir, on va commencer les révisions. »

Un signe de tête et je m’exécute. J’ai toujours eu ma place dans le fond, ça ne va certainement pas changer maintenant. Ça n’est pas vraiment un cours mais plus des révisions de dernières minutes, et étant donné que certains ont l’air absent c’est sans doute optionnel mais dans mon cas ça ne peut pas me faire de mal. le temps passe, je me rends compte que j’ai du mal à me concentrer sur le long terme. C’était déjà le cas avant mais cette fois c’est un peu différent. L’enfermement me pose problème aussi mais je tiens le coup. Il n’empêche que je suis soulagé quand il nous relâche mais je ne me précipite pas à l’extérieur pour autant, je suis même le dernier à quitter la salle et quand je passe devant le Prof d’un pas tranquille …

« Comment tu t’sens ? »
« Mieux. Merci. »

Je ne sais pas de quoi il est au courant mais je sais qu’il est quelqu’un de bien et s’il me pose cette question c’est parce qu’il a vraiment envie de connaître la réponse. Il fait parti des adultes avec qui je m’entends le mieux ici, il a ce côté rassurant qui le diffère des autres. Je sais qu’il a pas eu la vie facile et qu’il est passé par certaines choses un peu sombres mais j’en sais rien, sans doute le côté père de famille. Je ne vois pas en lui une figure paternelle de substitution mais il est clairement différent de Logan par exemple. Je crois que j’arrive pas à voir Logan comme un adulte en fait, alors que lui, si. Et y a absolument rien de dégradant là dedans, ni pour l’un, ni pour l’autre.

« T’as raté pas mal de cours, à une semaine des examens ça risque d’être un peu compliqué de rattraper tout ça mais je sais que tu es tout à fait capable quand tu t’en donnes les moyens. »
« Je préfère être honnête avec vous, j’ai pas vraiment la tête complètement à ça et … J’vais essayer de sauver les meubles, mais je ne m’attends pas à un miracle. Dans certaines matières ça peut le faire, dans d’autres je crois pas qu’il faille se faire trop d’illusions. On verra bien, je sais que c’est important mais j’veux pas me prendre la tête avec ça, j’ai … »

Ouais, j’ai besoin de souffler donc clairement je vais essayer mais pas m’épuiser à la tache. Ça c’est sur.

« Je comprends. Écoute, fais ton possible et si tu as besoin d’aide n’hésite pas. Ma porte est ouverte. »
« Merci M’sieur, c’est sympa. J’y manquerai pas. »

Je doute que ça se produise mais l’attention me touche.

Je suis finalement sorti de la salle à mon tour, il était pas loin de midi. On a donc passé une bonne partie de la matinée là dedans … Peu importe. Je pensais faire mon petit bonhomme de chemin, peut être retrouver Kyle pour lui dire que tout c'était bien passé, lui raconter quelques anecdotes sur notre monde qui me serait revenu en mémoire mais quand j'ai vu Maël appuyé contre le mur j'ai compris que j'allais avoir une autre occupation finalement. J'aurai pu esquiver mais dans le fond j'en avais pas vraiment envie. On est pote lui et moi, et depuis le départ c'est finalement un étranger qu'il côtoyait. On a discuté un moment, puis finalement on a déjeuner ensemble. Faut croire qu'on avait un paquet de choses à se dire mais heureusement on n'est pas resté sérieux trop longtemps quand même. Et ça fait du bien. Vraiment. Oui ça fait du bien de retrouver un semblant de vie sociale et j'aurai pas cru dire ça y a quelques jours. Nos chemins ont fini par se séparer, j'ai envoyé mon Patronus à Kyle pour lui dire que tout allait bien puis j'ai été faire un tour dehors. Mes pas m'ont guidé jusqu'à mon spot de surf, en bordure de la Forêt, loin des regards indiscret. Trois semaines que je ne suis pas monté sur une planche, ça ne me manquait pas jusqu'ici mais je reconsidère la chose. Les sorts sont toujours en place, Isma a du venir faire un tour. Les planches sont toujours là elles aussi, bien cachés dans l'arbre. Je me suis assis sur le bord un moment et j'ai regardé le Lac. Il faisait bon, même chaud. C'est agréable de se balader en T-shirt même si finalement c'est quelque chose que je fais régulièrement et ce peu importe la période de l'année. Certains doivent comprendre pourquoi maintenant. Ça n'a pas la moindre espèce d'importance.

J'ai décidé de rester dehors tout l'après midi, de ne pas retourner réviser avec les autres ni même remettre mon nez dans un bouquin. Ça ne me tentait pas du tout de me retrouver enfermé à nouveau alors après un petit détour dans la Forêt, par la clairière où les Licornes se baladent parfois – je ne les ai pas vu cette fois, dommage – je me suis dirigé tranquillement vers les enclos. Personne. Ni Ismaelle, ni Jake. Je n'ai pas eu l'occasion de faire sa connaissance mais de loin il a l'air plus … moins … enfin c'est pas Krumble quoi. J'ai cru comprendre par les bruits de couloirs que c'était le frère d'Aileen. Sans doute un mec bien mais j'imagine que je le découvrirai un de ces jours par moi même, quand j'aurai fini de jouer les sauvages. Et je dois des excuses et des explications à Isma. Je ne me souviens pas vraiment de ce qu'il s'est passé l'autre nuit mais je sais que c'est elle et Jakob – enfin je suppose – qui m'ont ramené à la cabane et depuis j'ai fait le mort. Ça ne fait que deux jours, mais quand même. J'ai beaucoup de choses, et de gens, à rattraper. D'ailleurs, qu'est ce qui a bien pu se passer pour eux pendant la semaine, enfin les semaines, ou je n'étais pas « là » ? Ça n'est pas parce que je me suis renfermé sur moi même après m'être réveillé, coupé du monde un peu avant de tomber dans le coma, et été dans le coma pendant une semaine justement, que j'ai arrêté de penser à eux. Je l'ai voulu, les premiers jours après avoir ouvert les yeux, je ne peux pas le nier mais ça n'est pas dans ma nature. Il n'empêche que je ressens le besoin de penser à moi et ça, ça n'a pas disparu totalement. Est ce que j'espérai voir Ismaelle en arrivant aux enclos ? A vrai dire je ne sais pas trop. Tout ne va pas pouvoir redevenir comme avant du jour au lendemain et c'est étrange mais au final j'ai l'impression que ça a toujours été comme ça, je crois que j'ai plus de mal à aller vers les gens qui me sont le plus proches que vers les autres. Encore un de mes paradoxes, enfin simplement un trait de caractère. Le tout c'est de se lancer, et ça n'est pas l'envie qui manque mais sans doute la peur, et la pudeur. Parlant de peur ...

« Isma … Je voudrai pas avoir l’air de paniquer mais … »

C'est en arrivant pas très loin de BlackCherry et Sinistros que j'ai senti qu'un truc tournait pas rond. Mila et Taska sont venues me faire la fête puis j'ai senti Mila devenir nerveuse. Elle a fini par s'éloigner et avançant vers la cabane j'ai vu que les deux adultes s'agitaient anormalement. La jument laissait échapper des gémissement plaintifs, l'étalon piaffai. J'ai rapidement fait le lien en voyant le ventre gonflé de la femelle. Je crois bien que c'est pour maintenant ...

« Naturellement, y a personne. »

J'ai pas pu m'empêcher d'approcher pourtant. Sinistros a rué un peu, il s'est cabré mais il m'a laissé passer. J'ai posé ma main sur l'encolure de sa compagne, elle tremblait.

« C’est pour maintenant hein ? Ouais c’est pour maintenant. Ok respire, tout va bien se passer. »

Un coup d'œil à gauche, un autre à droite.
Où est ce qu'ils sont tous passés ?!

« On dirait bien que c’est entre toi et moi. Et lui … Relax mec, je vais pas lui faire de mal. Je viens de dire mec à un Sombral. Et je parle tout seul ! »

Comment calmer une femelle prête à mettre bas et son mâle qui à l'air de flipper … au moins autant que moi. D'un côté c'est rassurant, faut croire que ce genre de réaction est commune à toutes les espèces, en tout cas elle n'est pas réservée aux êtres humains. Et pourquoi j'en viens à penser à Ismaelle ?! Ça va vachement m'aider à rester calme ça !

« Doucement ma belle, tu peux le faire. »

Moi aussi, hein ?

« Et merde … »

Oui merde, parce que visiblement ça se présente pas très bien. Ok je suis pas expert mais je pense pas que ça soit normal qu'elle ait l'air de souffrir autant. Enfin si mais … J'me comprends. Et c'est sans doute mal placé mais je remercie Merlin d'avoir fait de moi un garçon. Garçon qui sort avec un autre garçon donc en théorie j'aurai pas à voir souffrir ma moitié si un jour on décide d'avoir des enfants. Attends, minutes, la panique te fait délirer mon pauvre vieux.

BlackCherry s’est couchée devant mes yeux et ma panique a redoublé de volume. Je me suis dit que ça non plus c’était pas normal. Ils sont pas sensé faire les petits debout ? Ou peut être pas. Je sais plus ! Enzo Ryans, ils sont passés où tes cours de Soins Aux Créatures Magiques ? Réponse : C’est pas le moment ! Donc elle s’est couchée, Sinistros a fini par péter un câble je crois et quand je me suis approché d’elle, que j’ai passé ma main sur son ventre, il a lâché un cri strident. Merci pour l’agression auditive, c’est pas comme si j’avais les sens un peu sensible … Suite à ça il a décollé et s’est mis à voler en cercle au dessus de sa compagne. J’ai senti la femelle se crisper sous mes doigts, je lui ai parlé, j’ai essayé de l’encourager, de la rassurer et miracle, Ismaelle est arrivée. Elle n’était pas seule. Ça aurait pu être Jake mais non, c’était Jillian. Je me suis senti un peu con au départ mais dans le feu de l’action, l’adrénaline, je crois qu’on a tous laissé les sujets « épineux » de côté. Notre Prof a pris les choses en mains, Jill et moi on l’a aidé comme on pouvait et finalement, le petit Sombral a vu le jour. C’était … voilà. Je ne veux pas jouer les grands sensibles mais c’était beau, je ne vois pas d’autres mots. Sinistros est venu constater par lui même, Mila aussi, Taska est restée en retrait, toute nerveuse, alors du coup je suis allée la voir un peu. Il a fallu donner un nom à ce nouveau né, on a tous les trois proposé des trucs et c’est finalement Jill qui a eu le dernier mot parce qu’on était tous d’accord malgré la signification de ce nom. Disons que ça sonnait bien et c’était raccord avec le père du petit mâle, parce que oui c’était un mâle, et il s’appellera donc Méphisto. On aurait pu lui trouver un truc plus fun pour contraster avec sa nature de Sombral mais ça lui va comme un gant. C’est une habitude chez Ismaelle de proposer à ces élèves de baptiser les petits qui naissent ici et d’ailleurs si je me souviens bien elle avait demandé à Sova de trouver un nom au petit Abraxan mais Takuma était arrivé et quand Takuma arrive ça peut aller très vite alors du coup c’était tombé à l’eau. Je crois que c’est Andrews qui a finalement trouvé Fly. Hyper original pour un Abraxan, et oui, je sors.

Quand tout ça s’est tassé un peu, quand Isma s’est assuré que le petit et la mère était en bonne santé, j’ai ressenti une petite pointe d’angoisse. Me retrouver face à elle deux c’était un peu étrange et je ne savais pas trop comment me comporter. J’avais pleins de choses à leur dire mais rien ne sortait et puis je crois qu’elles ont décidé pour moi. Si conversation il devait y avoir, ça aurait lieu plus tard. Isma s’est contenté de me sourire, de me dire merci d’avoir été là même si ça n’était pas fait exprès, elle a ébouriffé mes cheveux et est retournée auprès des Sombral. Jill, elle, s’est contenté de m’envoyer une vanne tout en me collant une tape dans le dos après quoi elle m’a prise dans ses bras et je l’ai serré contre moi. On est restés silencieux mais je crois que ce silence était suffisamment éloquent pour nous deux. Quand on s’est finalement détaché l’un de l’autre, elle m’a dit qu’elle devait rentrer pour réviser, j’ai acquiescé mais avant qu’elle parte je lui ai demandé si elle savait où était Sovahnn. Elle m’a dit d’aller jeter un œil vers le stade. Bien sur, quelle question. J’y ai pensé naturellement mais elle pourrait être n’importe où ailleurs. Cela étant je ne suis pas très loin et déjà à l’extérieur donc c’est par là que je vais chercher en premier, c’est évident.

Jill a filé, je l’ai regardé partir avec un sourire absent sur les lèvres, un dernier signe à Ismaelle et je me suis mis en route vers le stade. Quelques minutes plus tard j’étais installé dans les gradins, me faisant la réflexion qu’en presque deux ans passés ici c’était la première fois que j’y mettais les pieds. T’as vu ce que tu me fais faire Miss-Belle-Au-Bois-Qui-Dort ? J’avais sa silhouette devant les yeux, petite chose blonde qui filait dans les airs sur son balai, seule. Je ne bougeais pas, je ne savais pas si elle m’avait vu ni même si elle viendrait vers moi si c’était le cas, et encore moins comment elle réagirait. Sovahnn n’est pas Jillian, ça n’est pas Ismaelle, ni Kyle. Ils ont chacun leur façon de gérer. Je n’attends rien de particulier à vrai dire mais j’appréhende. Je n’ai pas peur, j’appréhende, c’est tout. Quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, je suis ici parce que je le veux mais si ça n’est pas son cas, si elle ne veut pas me voir, je comprendrai et je ne m’imposerai pas. Pas pour l’instant. J’ai eu besoin de temps, peut être qu’elle en a besoin aussi.
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Dim 19 Mai 2013 - 8:51

30 Juin


Moi je veux bien m’arrêter si tu veux danser
Moi je veux bien tout quitter si tu veux bien t’approcher.
Mais toi tu penses quoi ?
Tu dis rien.





Là haut, parfois j’oublie, parfois je sens l’allégresse me prendre, me bercer de sa folie. Parfois, je sens que je décolle et que j’oublie à chacune des secondes un peu plus. Parfois je détruis ces barrières qu’ils ont créé, parfois je m’arrache d’ici et je vole, là, plus haut que tout, sans qu’ils ne connaissent ce goût si particulier. La liberté, qu’est-ce que c’est ? Parfois, elle me prend. Parfois, elle me délivre.

Parfois. Mais pas aujourd’hui. Pas hier, ni même avant-hier. Mes chaines s’élèvent en même temps que moi et me fixent au sol, là bas, si bas… J’suis enfermée dans cette angoisse, cette rage, cette peine. Ça n’a plus la même signification. C’est pas grave dans le fond non ? Non. Je vole quand même, même si c’est fade, même si ça n’a pas de sens. Mais voilà. La vie est comme ça. Peut être qu’en montant tout là haut, les nuages gèleront la glace qui me brule. Là haut, peut être qu’ils garderont mes peines, mes inquiétudes. Peut être qu’ils garderont les plaies qui m’assassinent et que je redescendrai au sol, pure et libre.
Mais j’en doute.
Alors je reste là, je fais des cercles comme un vautour, je jette quelques regards vers le bas. J’te vois tu sais. J’vois pas ce qu’il se passe, mais je t’ai reconnu. J’ai tellement rêvé de ta silhouette ces derniers temps que je la reconnaîtrai entre milles. Alors je ferme les yeux, et je monte un peu plus haut quitte à m’en brûler la peau, quitte à geler chaque mèche de mes cheveux. Si je décolle, je m’oublie, si je dévie, je survie. Mais là je fais quoi ? Autre chose. Quoi exactement ? J’en sais rien. C’est comme ça, c’est tout.

Les yeux clos, j’ai fait un piquet, frôlé les brins d’herbe du terrain, et puis je suis remontée tout là haut, pour voler doucement et fixer le domaine. Cet endroit est si beau que ça en devient du gâchis. Parce qu’on se met à le haïr de toute notre force alors qu’il pourrait être tellement plus. Mais non. C’est juste notre belle prison où les gens finissent par mourir. Si Maxence n’était pas là, où est-ce qu’on en serait ? Qui resterait-il pour donner un sens à tout ça ? Est-ce qu’on s’habitue réellement à tout ? Est-ce qu’on peut se relever dans toute situation ou bien est-on sur le point de toucher le fond, de s’approcher des limites, de frôler la folie ? Est-ce qu’on a seulement la moindre chance de s’en sortir ?

J’ai tué un homme bordel. Pas moi réellement, mais j’étais là, et je n’ai rien fait pour l’arrêter. Bien au contraire, le temps de quelques battements de cœur, je l’ai espéré, je l’ai vu agir et j’ai prié pour que tout ça se finisse. Et il est tombé. Alec avec lui finalement, dans un certain sens. Mais il ne laisse personne comprendre ce qui se passe, alors voilà. J’en ai marre. Je ne chercherais pas encore à vous courir après pour vous aider. Si vous ne laissez personne approcher, en quoi j’aurais une chance dites-moi tous les deux ? Bande de cons. Il y a des gens pourtant qui ne cherchent que votre bien être. Mais non. Il faut nous laisser sur le côté, nous larguer et roule, ça passera de toute manière c’est ça ? Avec le temps ça passe. Eh bien, avec le temps ça passe alors. Il y a un moment où, si on n’est pas accepté dans une vie, il faut peut être simplement baisser les bras. Suis-je aussi inutile que ça ? Aussi faible ? J’me pensais plus pugnace que ça. Et te voilà. Juste au moment où je m’efface de ta vie, juste au moment où je n’ai plus l’impression d’être qu’une ombre qu’on aperçoit parfois au loin. Tu es là. Et comment je suis censée réagir ? Tu t’assoies là, sur les gradins, et sans le voir, je sens ton regard me suivre. C’est l’approche que j’attend depuis des jours peut être. Mais j’suis pas sûre que ça soit une bonne idée. Pas maintenant, parce que j’suis pas sûre de pouvoir bien te recevoir. J’ai eu tellement envie de te voir que ça m’en a donné le tournis. A présent, le tournis m’a juste filé la nausée.

Pourtant, je descends. Je sens que c’est une connerie. Non, ne pleure pas. Il est en vie bordel, et c’est la première fois que j’le vois d’aussi près depuis qu’il a retrouvé une certaine mobilité. Mais ça a été pour jouer à cache-cache. Dire que gosse j’étais très douée pour ce jeu. Mais là, j’ai juste pas envie. J’suis juste fatiguée de toutes ces conneries pour reprendre tes paroles. Quoi que non, les tiennes étaient un poil plus agressives. J’en sais rien. J’sais plus. J’ai occulté tout ça en ne pensant plus qu’à te voir te réveiller. Alors j’me retrouve à quelques marches de toi, et j’sais pas quoi dire. J’te fixe comme si j’arrivais à déceler quelque chose, mais dans le fond, ce que je cherche, c’est pas toi, c’est nous. Ce que je cherche, c’est savoir comment faire pour t’aider, mais aussi si j’aurais la force de ne faire même si j’me fais jeter à chaque fois.

« Je vole. T’as vu. Je vole. Je vole mais j’y crois pas, tout comme j’crois pas que tu sois là. Alors dis-moi si t’es revenu parmi nous. Après je verrais si j’suis capable de t’y accepter. »

C’est pas le ton que tu espérais, j’m’en doute. Et j’aurais voulu pouvoir agir différemment, ne pas angoisser à ce point et accepter tout ce qui s’est passé aussi facilement que d’autres. Mais voilà, ça, je peux pas. Je sais que tu voudrais que ça soit simple, qu’on fasse comme si rien ne s’était passé, et moi aussi, j’te le promets, sauf que voilà, il s’est bien passé quelque chose. Je ne pleure pas, je ne tremble pas, j’te regarde juste sans savoir exactement ce que j’espère. Que tout redevienne comme avant, qu’il n’y ait plus de danger et que tu apprennes à gérer tout le reste très probablement. Si c’était le cas, ça irait mieux, mais ça ne l’est pas. Et je sais que j’ai dis que j’étais capable d’accepter de ne pas tout savoir, que j’étais capable d’être là sans t’étouffer, mais ça doit pas être vrai. J’peux pas juste être un fantôme dans ta vie. J’peux pas juste m’effacer sans arrêt alors que j’te vois chuter. Alors tu n’aimeras pas ça, mais je n’agirais pas comme si j’m’en tapais. J’peux pas te voir te foutre en l’air et te faire un grand sourire en te félicitant. Il y a un moment où je ne peux pas être ce genre de conne. Que ça ne te plaise pas ne change rien.

« Je ne te courrais pas après toute ma vie Enzo pour espérer entrevoir rien qu’un truc qui s’appelle le respect. Tu m’as mentis et t’es allé droit te faire tuer bordel. J’doute pas qu’il y ait une bonne raison, mais elle sera jamais assez bonne pour moi. J’dois pas être aussi gentille que les autres, parce que j’accepte pas ça moi tu vois. Bordel j’ai eu si peur pour toi et au final, j’ai même pas le droit à quelques mots pour me rassurer une fois que t’es debout. Je sais, je sais qu’il y a ton côté sauvage, loup et tout le tralala, mais les gens ne peuvent pas tout te pardonner juste pour ça. Tu peux pas te cacher derrière ça à chaque fois que tu fais le con. Je sais très bien que tu souffres et que tu fais beaucoup pour protéger tout le monde et que ce qui s’est passé là bas ne sera pas facile à digérer et… j’le comprend, j’te promet que j’le comprends. Mais j’suis pas comme eux tous, j’peux pas juste te pardonner d’avoir mit ta vie en danger comme ça. C’est pas possible. »

Oui, je t’en veux, bien sûr que je t’en veux. Et t’as des proches très coulant, ça, je l’ai vu. J’aurais été comme ça à un moment, c’est vrai, mais parce que je m’en foutais dans un sens. Ou du moins ça n’avait pas autant d’impact que maintenant. Je ne dis pas qu’ils s’en foutent, au contraire, je sais que c’est faux. Sauf que tu vois, je t’aime, je t’aime énormément, mais moi j’peux pas juste te faire un grand sourire et te prendre dans les bras à chaque fois que tu fais une connerie. Bordel, tu peux pas imaginer la joie qui m’a traversé quand j’ai su que t’étais debout. J’t’ai cherché tu sais ? Pour te serrer contre moi, pour… pour m’assurer que tu allais bien. et puis Takuma m’a dit que ça n’était pas une bonne idée, que je devrais te laisser seul un bon moment, qu’il fallait que tu t’y fasse que… enfin voilà. C’est toi. C’est tout toi. Alors je t’ai laissé seul, je t’ai laissé ta bulle et j’ai attendu, comme une gentille fille obéissante que je suis. Parce que je sais très bien que s’il m’a dit ça c’est qu’en effet, tu avais besoin de temps, et je le respecte. Mais respecter ne veut pas dire pardonner. Je ne peux pas tout te passer juste parce que tu es toi. Ça ne marche pas comme ça, c’est pas possible. Bordel, j’m’en veux, tu peux pas savoir à quel point j’m’en veux non plus de n’avoir pas vu, de n’avoir pas traversé tes barrières d’un coup d’œil pour aller t’aider, je ne sais de quelle manière. J’ai… j’avais d’autres choses en tête, c’est vrai. Mais tu n’aurais pas dû me faire tout ce baratin l’autre jour si c’était pour aller te faire tuer dans la foulée. T’es là, c’est vrai, t’es là. J’sais même pas si tu es toujours toi ou si tu le redeviendras un jour. C’est con à dire ouais, mais là, tout de suite, j’en ai pas la certitude. Je sais que c’est pas facile pour toi, j’le sais. Je sais que tu dois gérer beaucoup de chose et… j’en sais rien, eux, tu débarques, tu dis rien et ça passe, c’est ça le principe ? Bah là ça marche pas. J’t’ai dis que j’le sentais pas, que ça finirait mal et toi tu.. tu m’as rassuré ? Nan mais c’est sérieux ? Tu savais que quelque chose se tramait, je l’ai vu dans tes yeux et ça aussi tu le sais. Tu m’as mentis pour que j’me fasse pas trop de mauvais sangs. Et si j’avais pas eu cette mauvaise impression hein ?? Si t’avais réussi à me rassurer totalement ? J’t’aurais pas vu cette nuit-là. Peut être que Logan y serait allé, oui. Mais il aurait été seul, personne n’aurait été prévenu, et tu y serais peut être passé, mais bordel, tu ne peux pas juste agir comme ça et espérer que ça passe. Ça cassera à un moment, et j’peux pas juste te faire des grands sourires et te prendre dans les bras parce que j’suis soulagée alors que tu te feras peut être tué la semaine prochaine. Faut que tu comprennes, il le faut vraiment avant qu’il y ait un drame. Un autre j’veux dire. Plus grave.

Alors j’te regarde, d’en bas là, mon balai sous le bras, avec des yeux qui doivent te fusiller du regard. Qui aime bien châtie bien non ? Je sais que tu peux très bien mal le prendre, te barrer, ne plus m’adresser la parole, mais j’fais ça pour toi, et pour moi, c’est vrai, parce que mes sentiments restent là et ça fait un mois qu’ils me bousillent là. Je sais que c’est pas ce que tu espérais. Eh bah tu vois, t’as eu tous les autres pour accepter ce qu’il s’est passé. T’avais deux semaines pour que j’te saute dans les bras en pleurant de joie. Entre temps la source s’est tarie et s’est teintée d’amertume.

Tu vois je rêve encore marcher plus vite que mes pas.
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Dim 19 Mai 2013 - 19:39

Je savais qu'avec elle ça ne serait pas pareil. A vrai dire, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre venant des autres mais je savais qu'avec Sovahnn ça serait de toute façon différent. Ça fait un moment déjà qu'on s'éloigne, qu'elle m'en veut, que la rancœur s'installe et ça c'était le coup de grâce. Je sais pas pourquoi elle semble prendre ça beaucoup plus à cœur que les autres, j'en sais rien et à la limite c'est pas le problème. Le problème c'est que je l'ai sans doute fait souffrir plus que les autres justement, parce qu'elle a vécu les choses de façon viscérale, parce que ça se voit dans son regard alors qu'elle vient de se poser devant moi et qu'elle me dévisage. Je n'esquive pas, je la regarde moi aussi droit dans les yeux. Y a cette distance entre nous deux et je sais qu'elle ne sera pas comblée. Elle ne va pas faire comme Kyle et s'effacer pour finalement me prendre dans ses bras quand je commencerai à craquer. Mais je ne vais pas craquer. Elle ne va pas faire comme mon frère et accepter de tirer un trait sur tout ça, faire comme si ça n'était jamais arrivé. Elle ne va pas non plus faire comme Ismaelle et Jillian, simplement me sourire, tout faire passer par un regard, vivre ça avec un recul qu'on pourrait sans doute qualifier de mature même si certains pourraient ne pas comprendre. J'ignore comment ça va se passer à l'avenir, si elles finiront par me poser des questions, mais ce que je sais c'est qu'avec Sovahnn ça ne se passera pas comme ça. Je le savais avant de débarquer ici, et nous y voilà.

« Je vole. T’as vu. Je vole. Je vole mais j’y crois pas, tout comme j’crois pas que tu sois là. Alors dis-moi si t’es revenu parmi nous. Après je verrais si j’suis capable de t’y accepter. »

Y a pas mal d'émotions dans cette voix, dans ce ton qu'elle emploie. J'arrive à en percevoir certaines, mais je me dis que d'autres doivent demeurer bien cachées. Je sens de la rancœur, de l'amertume, un peu de colère. Je les comprends et les accepte toutes. J'ignore simplement ce qu'elle attend de moi, et même si elle attend quelque chose, tout simplement.

« Je ne te courrais pas après toute ma vie Enzo pour espérer entrevoir rien qu’un truc qui s’appelle le respect. Tu m’as mentis et t’es allé droit te faire tuer bordel. J’doute pas qu’il y ait une bonne raison, mais elle sera jamais assez bonne pour moi. J’dois pas être aussi gentille que les autres, parce que j’accepte pas ça moi tu vois. Bordel j’ai eu si peur pour toi et au final, j’ai même pas le droit à quelques mots pour me rassurer une fois que t’es debout. Je sais, je sais qu’il y a ton côté sauvage, loup et tout le tralala, mais les gens ne peuvent pas tout te pardonner juste pour ça. Tu peux pas te cacher derrière ça à chaque fois que tu fais le con. Je sais très bien que tu souffres et que tu fais beaucoup pour protéger tout le monde et que ce qui s’est passé là bas ne sera pas facile à digérer et… j’le comprend, j’te promet que j’le comprends. Mais j’suis pas comme eux tous, j’peux pas juste te pardonner d’avoir mit ta vie en danger comme ça. C’est pas possible. »

Je ne baisserai pas les yeux, je n'abandonnerai pas. Je comprends pas vraiment comment on a fait pour en arriver là, pourquoi spécialement toi et pas les autres ? On se ressemble sur plein de points, on diverge sur certains mais pourquoi avec toi les choses sont devenues à ce point … je ne peux pas dire inextricable mais ça sonne faux. Pourtant rien n'a changé dans ce que je ressens pour toi, et je ne crois pas que ça soit le cas de ton côté non plus mais tout ça c'est juste une accumulation de pas mal de choses et ces derniers évènements ont juste été le coup de grâce. Tu souffres, je le vois, je le sens au plus profond de mes tripes. Je te sens si fragile et j'arrive pas à comprendre pourquoi. J'ai pas envie de faire comme si tout allait bien, je veux comprendre et pas laisser ça se tarir. T'es une des personnes qui comptent le plus pour moi et si aucun d'entre vous ne se ressemble toi c'est encore autre chose. J'en sais rien, peut être les circonstances de notre rencontre, l'évolution des choses, le fait qu'on se soit pris des sacrés claques dans la gueule chacun de notre côté et qu'on n'ait pas su gérer ça ensemble. J'ai beau creuser, je n'arrive pas à comprendre pourquoi c'est différent. Peut être qu'en m'exprimant à mon tour j'arriverai à voir les choses un peu plus clair alors allons y parce qu'il y a tout un tas de choses que j'ai besoin de te dire. Je reste calme, tu vois ? Je ne sais pas à quoi tu t'attendais et en d'autres circonstances j'aurai sans doute pu prendre la mouche et foutre le camp après t'avoir à mon tour lancé un regard assassin mais je n'ai pas bougé d'un millimètre. Je suis là, assis sur un banc et je te regarde.

« Je t'ai pas menti Sovahnn. Je t'ai caché des choses, ça d'accord, mais je t'ai pas menti. Qu'est ce que t'aurais voulu que je te dise ? Qu'un espèce de taré en avait après moi et qu'il menaçait tout mon entourage, qu'il pouvait revenir n'importe quand tout comme jamais ? T'aurais fait quoi ? Hein, dis moi ? Qu'est ce que t'aurais fait Sovahnn ? La réponse est simple : T'aurais foncé dans le tas et c'est toi qui aurait été te faire tuer alors je suis désolé mais à choisir j'ai préféré prendre le risque de gérer ça à ma façon. »

Dans le fond c'est un peu plus compliqué que ça mais dans les faits, je trouve que ça résume assez bien. J'ai ce besoin viscérale de veiller sur les miens, d'encaisser les coups à leur place si je le peux. Je suis comme je suis et je ne changerai pas.

« Tu te sens trahis, j'le sais. T'es déçue, en colère, tu m'en veux et t'as tes raisons. Des raisons tout à fait valables. J'ai été injuste avec toi. Avec les autres aussi mais on s'en fout, ils sont pas là les autres et c'est pas pour parler d'eux que je suis là, mais pour parler de nous. T'es en colère parce que t'as eu peur, et parce que tu t'ai senti abandonnée, mise de côté sans explications, parce que j'ai pas fait un seul pas vers toi après avoir ouvert les yeux. Tu prends ça pour un manque de respect et si tu le ressens comme ça c'est que tu le vis comme ça, tu dois aussi te dire que c'était peut être un manque de confiance envers toi si je ne t'ai pas tout raconté ou au moins fait part de certaines choses et y a peut être du vrai là dedans dans le sens où j'avais peur que tu fasses une connerie. Peut être que j'ai eu tort mais je ne regrette rien et si c'était à refaire je ne changerai rien parce que tout ce qui compte pour moi c'est que vous alliez bien. Ok peut être que tu vas pas bien, en fait c'est même sur et je suis pas certain d'en être la seule cause mais pour l'instant c'est de ça qu'on parle mais t'es vivante. Ça n'aurait peut être pas été le cas si les choses ne s'étaient pas déroulées comme elles l'ont fait. »

Non tu vas pas bien Sova, et ça fait un moment. J'aurai du faire quelque chose, réagir, anticiper, mais je me suis retrouver noyé dans mes propres emmerdes et j'ai pas su faire la part des choses. Je m'en veux, c'est certain, mais culpabiliser n'arrangera rien et je trouve qu'on a suffisamment accumulé dernièrement pour rajouter une couche sur notre conscience qu'est déjà bien assez lourde comme ça à porter.

« Cette nuit là j'ai tué l'homme qui a fait de ma vie un enfer, l'homme qui a fait de moi ce que je suis aujourd'hui et surtout l'homme qui est responsable de la mort de mes parents. C'était une réaction impulsive sur l'instant mais ça mijotait dans ma tête depuis un moment et pour moi y avait pas d'autres solutions. Tu m'en veux de ne pas t'avoir parlé de ça mais même Derek n'était pas au courant. Les seules personnes à le savoir l'ont su par concours de circonstances. Kyle était au courant parce que Taylor – l'autre Loup – s'en ai pris à lui pour m'atteindre. Logan savait qu'un truc tournait pas rond, que ce type me cherchait. Jakob aussi. Eux auraient été en mesure de faire quelque chose et à leur façon ils ont essayé mais c'était entre moi et lui. C'est comme ça que ça a commencé, c'est comme ça que ça devait se finir. C'était peut être stupide mais sur le moment j'ai pas réfléchi, j'ai foncé et c'est tout. Il m'a laissé quasiment pour mort après m'avoir avoué la vérité pour mes parents, juste avant que je me transforme, le Vampire m'a libéré et j'ai foncé. Voilà comment ça c'est passé. On s'est battu, je l'ai tué, j'aurai pu y rester mais c'est pas le cas. Fin de l'histoire. De celle là au moins. »

Non je ne reviendrai pas là dessus, en tout cas pas maintenant.

« Je sais que tu supportes plus les secrets, et je peux comprendre, mais y a vraiment des choses que j'ai pas envie de partager Sovahnn, je te l'ai déjà expliqué. J'ai plus assez d'une seule main pour compter le nombre de personnes que j'ai tué ou qui sont mortes par ma faute et j'ai pas l'intention de te faire un inventaire détaillé de tout ça parce que parler d'eux c'est remuer la merde, un passé pas si lointain que j'essaie d'oublier. J'ai vécu des sales trucs avant qu'on se rencontre toi et moi, et je sais que je suis pas le seul, mais j'ai pas non plus envie de parler de la première fois que j'ai pris une vie, tout en étant enfermé dans une cage comme un animal de cirque qu'on a regardé massacrer une pauvre innocente. Tout ça ce sont des choses que j'ai rangé dans un coin de ma tête et que j'ai espéré pouvoir garder enfoui parce que ça m'aurait détruit. Je sais bien qu'on résout pas les problèmes comme ça, qu'il faut parler, exorciser, tout comme je sais que ça n'aurait sans doute pas changer la vision que t'as de moi et c'est pas ça qui me faisait peur mais ça fait juste trop mal de ressasser. Tu sais quoi ? Tu m'as jamais reparlé de ton père, ni même de ton frère, alors ok on peut pas dire que j'ai été très présent dans ta vie dernièrement ni même que je t'ai posé beaucoup de questions mais ça veut pas dire pour autant que je m'en fous et que ça ne m'intéresse pas. Je me disais simplement que si tu voulais en parler tu le ferais, et que j'avais pas à mettre mon nez là dedans. Ce que je veux dire c'est que … j'ai dit que je ne voulais pas parler des autres mais tant pis, je savais simplement que tu ne réagirais pas comme eux. C'est pas un jugement, ni même un reproche pour les uns ou pour les autres mais t'es la seule à m'avoir posé des questions Sova, et j'aurai peut être du jouer franc jeu avec toi mais j'ai choisi sciemment de ne pas le faire. Tu l'as senti, et c'est sans doute pour ça que tu m'en veux autant, que contrairement aux autres justement tu n'es pas prête à me pardonner. Je comprends. Sincèrement, je comprends. Je m'imposerai pas tu sais, je défoncerai pas la porte pour avoir le droit d'être accepté de nouveau dans ta vie. J'attendrai, le temps qui faudra. J'attendrai que tu ouvres la porte, ou que tu l'entrouvres, et si c'est pas le moment alors je repartirai sans faire d'histoire, puis je reviendrai, et si c'est toujours pas le bon moment la fois d'après je ferai demi tour à nouveau, et ainsi de suite. »

Parce que que tu le veuilles ou non, même si tu ne veux plus que je fasse partie de ta vie, tu feras toujours partie de la mienne. J'ai pas envie de te perdre mais si c'est comme ça que ça doit se passer alors je l'accepterai. Pour l'instant j'essaie de me reconstruire, et je sais pas si j'aurai la force de me battre pour ce genre de choses en même temps. J'ai besoin de souffler, de faire le vide, de prendre les choses une par une et de recoller les morceaux qui se sont désolidarisé les uns des autres. Pendant deux ans j'ai accumulé et tout à fini par explosé, maintenant il faut que je range tout ça, que je fasse le tri. C'est peut être égoïste mais j'arriverai pas à avancer sans en passer par là.

« Je sais que ça ne sera plus comme avant, qu'on peut plus jouer les gamins insouciants comme on le faisait, que ça ne te va plus et à moi non plus. Je comprendrais que tu ne veuilles plus entendre parler de moi et je le respecterai. J'ai compris pas mal de choses ces derniers temps, et si j'ai eu besoin de m'éloigner comme je l'ai fait c'était en partie parce que je ne suis pas stable, je suis même énormément fragilisé. J'avais peur de vous faire du mal et c'est d'ailleurs ce que j'ai fait mais je voyais pas d'autres solutions. J'ai sans doute pensé qu'à moi sur le moment, quand j'ai foutu le camp de l'infirmerie. Je ne ressentais rien, j'avais juste envie d'être seul, de ne voir personne, de ne m'occuper de personne et de n'avoir rien à gérer. J'ai eu envie de ne penser qu'à ma gueule sans me poser de questions et le premier truc que j'ai fait c'est larguer Kyle en lui disant que nous deux ça ne marcherait jamais, que j'en avais marre d'en prendre pleins la gueule juste pour avoir le droit d'être avec lui, et ça juste après avoir massacré un type qui a eu le malheur de l'ouvrir un peu trop. Alors ouais, je l'admets, j'ai fuit lâchement et au fil des jours mes idées se sont remis en place. Depuis j'essaie de réparer mes conneries, de revenir lentement mais surement parmi le monde des vivants tout en ayant parfaitement conscience que je peux déraper n'importe quand. »

Il se passera quoi si je me lâche sur toi comme je l'ai fait sur lui ? Je suis pas certain que t'arriverais à l'encaisser ni même à me pardonner un jour. Je ne suis déjà pas certain que tu puisses le faire maintenant, alors que mon ton reste calme, presque posé, et que même si mes mots sont maladroits ils sortent du cœur. A vrai dire je n'ai pas vraiment idée de comment tu vas pouvoir prendre tout ça.

« Et tu sais ce qu'il y a de plus drôle, c'est que je ne me suis probablement pas senti aussi humain depuis que ce type m'a mordu. Plus de deux ans. Plus de deux ans que je ne m'étais pas senti aussi humain. J'ai des réactions qui peuvent passer pour animales mais en réalité elles sont foutrement humaines. Je sais même pas où est Loup, ni s'il est encore là, ou bien si on est finalement une seule et même entité maintenant. J'ai l'impression qu'il dort, ou qu'il est resté dans le coma, mais tout ça, toutes mes réactions, la fuite, les pétages de plomb, la violence, c'était Enzo. C'est Enzo. »

Oui, je m'en rends compte maintenant. Je ne me sens pas animal comme ça aurait du être le cas, et je ne sais pas si c'est une bonne chose mais qu'est ce que je peux y faire de toute façon ?

« J'avais besoin de couper les ponts et de me retrouver avec moi même. J'en avais besoin. Maintenant, je comprends que tu ne puisses pas accepter ça, que tu ne te sentes pas capable de me donner une nouvelle chance. Je ne peux pas revenir en arrière et effacer ce qu'il s'est passé, je peux seulement m'excuser de t'avoir blessé, de t'avoir fait peur, de ne pas avoir été là. Ça changera rien ça non plus, mais c'est sincère et t'en feras ce que tu veux. Tu ne me courras pas après, j'ai saisi, mais moi j'vais rester là et si jamais je sens que la porte s'entrouvre j'irai frapper et voir si j'ai le droit d'entrer. J'te l'ai dit. Je peux pas "réparer" ce que j'ai fait mais je peux aller de l'avant et essayer de faire en sorte que ça ne se reproduise pas. »
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Lun 20 Mai 2013 - 15:39

30 Juin


Eh bah non, je ne suis pas comme eux et je ne peux pas être comme eux. C’est peut être un manque de maturité c’est vrai, mais voilà, je ne peux juste pas attendre, te faire les yeux doux, un grand sourire et roule ma poule on n’en parle plus. J’peux pas attendre là bas et te regarder pendant des heures en espérant que tu te réveilles, et j’peux pas juste me dire que c’est pas grave, que le drame est passé et qu’à partir de maintenant, tout ira bien donc pas besoin de revenir dessus. Oui, je reviens dessus et je reviendrai dessus tout le long de ta misérable vie parce qu’il est hors de question que tu prennes ça pour un truc banal. Parce que je refuse que ça se passe comme ça, tout simplement, et parce que si personne ici ne semble le voir, moi, ça me bouffe.
Alors j’me tiens face à toi et j’te balance tout ça, parce que c’est la vérité et que, oui, ça a aussi besoin de sortir. Et puis, c’est comme ça, t’es là, j’ai pas envie de tricher, de te surprotéger ou je ne sais pas quoi du même goût. J’veux juste qu’on soit honnête parce que toute cette histoire me gave, m’inquiète et m’angoisse. Et toi, tu me regarde dans les yeux et tu ne fais pas demi-tour, ce pour quoi je te remercie, parce que non seulement ça ne serait pas passé, mais j’ai peur de ce que ça aurait pu donner. Et j’ai peur de ce que tu peux raconter, tout comme j’avais peur de ma propre réaction, parce que si je t’en veux, c’est que je tiens à toi, sinon je ne réagirais pas comme ça et ça, tu le sais très bien.

« Je t'ai pas menti Sovahnn. Je t'ai caché des choses, ça d'accord, mais je t'ai pas menti. Qu'est ce que t'aurais voulu que je te dise ? Qu'un espèce de taré en avait après moi et qu'il menaçait tout mon entourage, qu'il pouvait revenir n'importe quand tout comme jamais ? T'aurais fait quoi ? Hein, dis moi ? Qu'est ce que t'aurais fait Sovahnn ? La réponse est simple : T'aurais foncé dans le tas et c'est toi qui aurait été te faire tuer alors je suis désolé mais à choisir j'ai préféré prendre le risque de gérer ça à ma façon. »

Oui, j’aurais préféré, et t’en es conscient, c’est d’ailleurs pour ça que t’as rien dit. Conclusion, c’est une impasse. Parce que, oui, j’aurais foncé, tout comme j’ai foncé cette nuit-là, parce que j’suis un peu stupide sur les bords et que si je sais que j’aurais foncé, c’est vrai, tout en étant incapable de faire quoi que ce soit. Mais tu serais resté sur place toi dit moi ? Franchement, j’en doute sévèrement. Alors oui, heureusement que cette nuit-là, il y avait Alec pour me faire les gros yeux et du chantage pour que je fasse demi tour. Il m’aurais ligotée dans le château et foutue dans un placard si j’étais pas rentrée sans sortir de toute manière, j’en suis consciente. Et tu sais quoi ? Si j’avais su les choses plus tôt, j’aurais probablement pas foncé comme ça dans la panique puisque je serais allée prévenir quelqu’un de plus compétent. J’l’aurais accompagné, certes. Quoi que si ça avait été Logan, j’aurais encore fini dans un placard enchaînée, mais bref.

« Tu te sens trahis, j'le sais. T'es déçue, en colère, tu m'en veux et t'as tes raisons. Des raisons tout à fait valables. J'ai été injuste avec toi. Avec les autres aussi mais on s'en fout, ils sont pas là les autres et c'est pas pour parler d'eux que je suis là, mais pour parler de nous. T'es en colère parce que t'as eu peur, et parce que tu t'ai senti abandonnée, mise de côté sans explications, parce que j'ai pas fait un seul pas vers toi après avoir ouvert les yeux. Tu prends ça pour un manque de respect et si tu le ressens comme ça c'est que tu le vis comme ça, tu dois aussi te dire que c'était peut être un manque de confiance envers toi si je ne t'ai pas tout raconté ou au moins fait part de certaines choses et y a peut être du vrai là dedans dans le sens où j'avais peur que tu fasses une connerie. Peut être que j'ai eu tort mais je ne regrette rien et si c'était à refaire je ne changerai rien parce que tout ce qui compte pour moi c'est que vous alliez bien. Ok peut être que tu vas pas bien, en fait c'est même sur et je suis pas certain d'en être la seule cause mais pour l'instant c'est de ça qu'on parle mais t'es vivante. Ça n'aurait peut être pas été le cas si les choses ne s'étaient pas déroulées comme elles l'ont fait. »

Je… si, j’vais bien. J’ai quelques choses à digérer, c’est tout, rien de plus et ça passera à un moment ou un autre. C’est juste le temps de les accepter, et en sachant que tu es en vie, ça ne peut qu’aller mieux. Même si j’t’ai pas vu depuis ton réveil, et même si j’ai cru virer folle à force de retourner tout ça dans mon crâne à longueur de journée. Et tais-toi, toi ! J’aime pas quand t’as raison et que j’ai pas de contre-argument qui n’ait pas déjà été évoqué. Parce que même si c’est vrai, ça change pas le fond de la chose. C’est ce que je dis, on est dans une impasse, parce qu’au final, on voudrait tous les deux protéger l’autre or pour se faire, j’crois qu’on est forcés de se mettre en danger. Conclusion, c’est un beau cul de sac. Et pour le reste, oui, j’ai eu peur, comment veux-tu que ça ait été différent ? T’étais mort Enzo. Tu ne t’es pas vu. Mais t’étais là, étendu, pâle, tu… j’suis désolée mais moi je ne pouvais pas voir ça à longueur de journée. J’pouvais pas rester bloquée sur ta poitrine, chaque seconde un peu plus persuadée qu’elle s’était arrêtée de se soulever. Et non, les choses ne se seraient peut être pas déroulée ainsi. En bien ou en mal, de toute manière, on ne peut le savoir.

« Cette nuit là j'ai tué l'homme qui a fait de ma vie un enfer, l'homme qui a fait de moi ce que je suis aujourd'hui et surtout l'homme qui est responsable de la mort de mes parents. C'était une réaction impulsive sur l'instant mais ça mijotait dans ma tête depuis un moment et pour moi y avait pas d'autres solutions. Tu m'en veux de ne pas t'avoir parlé de ça mais même Derek n'était pas au courant. Les seules personnes à le savoir l'ont su par concours de circonstances. Kyle était au courant parce que Taylor – l'autre Loup – s'en ai pris à lui pour m'atteindre. Logan savait qu'un truc tournait pas rond, que ce type me cherchait. Jakob aussi. Eux auraient été en mesure de faire quelque chose et à leur façon ils ont essayé mais c'était entre moi et lui. C'est comme ça que ça a commencé, c'est comme ça que ça devait se finir. C'était peut être stupide mais sur le moment j'ai pas réfléchi, j'ai foncé et c'est tout. Il m'a laissé quasiment pour mort après m'avoir avoué la vérité pour mes parents, juste avant que je me transforme, le Vampire m'a libéré et j'ai foncé. Voilà comment ça c'est passé. On s'est battu, je l'ai tué, j'aurai pu y rester mais c'est pas le cas. Fin de l'histoire. De celle là au moins. »

Oui, fin de l’histoire. Et je reste bloquée sur ce que t’as dit au début, parce que c’est pas neutre. Parce que j’voudrais te prendre dans mes bras, là, tout de suite mais que je ne bouge pas. On réagit comment à ce genre de trucs ? Ça change rien dans le fond, tout ça est déjà fini. Et pourtant, c’est une claque de plus à se bouffer. Ça fait des semaines que j’évite Jayden parce que je sais que ça non plus, c’est pas censé changer quoi que ce soit. Quoi qu’il s’est passé, quelle que soit la personne qui a tué, ou non, ça ne change rien. Ça ne changera jamais rien, parce que l’issue est là quand même. T’as plus de parents, et moi j’en sais rien. Fin de l’histoire aussi pour le coup. Et ça ne change pas que ça fait mal quand même. Ça rouvre des blessures auxquelles on n’a plus envie de penser. Pourtant, ça n’a apparemment pas grand-chose avec des choix. Et je m’égare. Et comment tu te sens ? Mal, je m’en doute, et j’comprends que t’ais eu besoin de temps. Et du coup, ça instille en moi un sentiment de mal-être, parce que j’ai l’impression que c’est tellement lourd que j’aurais pu te perdre quand tu jouais aux ermites.

« Je sais que tu supportes plus les secrets, et je peux comprendre, mais y a vraiment des choses que j'ai pas envie de partager Sovahnn, je te l'ai déjà expliqué. J'ai plus assez d'une seule main pour compter le nombre de personnes que j'ai tué ou qui sont mortes par ma faute et j'ai pas l'intention de te faire un inventaire détaillé de tout ça parce que parler d'eux c'est remuer la merde, un passé pas si lointain que j'essaie d'oublier. J'ai vécu des sales trucs avant qu'on se rencontre toi et moi, et je sais que je suis pas le seul, mais j'ai pas non plus envie de parler de la première fois que j'ai pris une vie, tout en étant enfermé dans une cage comme un animal de cirque qu'on a regardé massacrer une pauvre innocente. Tout ça ce sont des choses que j'ai rangé dans un coin de ma tête et que j'ai espéré pouvoir garder enfoui parce que ça m'aurait détruit. Je sais bien qu'on résout pas les problèmes comme ça, qu'il faut parler, exorciser, tout comme je sais que ça n'aurait sans doute pas changer la vision que t'as de moi et c'est pas ça qui me faisait peur mais ça fait juste trop mal de ressasser. Tu sais quoi ? Tu m'as jamais reparlé de ton père, ni même de ton frère, alors ok on peut pas dire que j'ai été très présent dans ta vie dernièrement ni même que je t'ai posé beaucoup de questions mais ça veut pas dire pour autant que je m'en fous et que ça ne m'intéresse pas. Je me disais simplement que si tu voulais en parler tu le ferais, et que j'avais pas à mettre mon nez là dedans. Ce que je veux dire c'est que … j'ai dit que je ne voulais pas parler des autres mais tant pis, je savais simplement que tu ne réagirais pas comme eux. C'est pas un jugement, ni même un reproche pour les uns ou pour les autres mais t'es la seule à m'avoir posé des questions Sova, et j'aurai peut être du jouer franc jeu avec toi mais j'ai choisi sciemment de ne pas le faire. Tu l'as senti, et c'est sans doute pour ça que tu m'en veux autant, que contrairement aux autres justement tu n'es pas prête à me pardonner. Je comprends. Sincèrement, je comprends. Je m'imposerai pas tu sais, je défoncerai pas la porte pour avoir le droit d'être accepté de nouveau dans ta vie. J'attendrai, le temps qui faudra. J'attendrai que tu ouvres la porte, ou que tu l'entrouvres, et si c'est pas le moment alors je repartirai sans faire d'histoire, puis je reviendrai, et si c'est toujours pas le bon moment la fois d'après je ferai demi tour à nouveau, et ainsi de suite. »

Je baisse la tête et j’me sens fautive. C’est quoi la logique au juste ? Aucune, très probablement, mais je ne voulais pas te forcer à me raconter ça. J’veux dire, c’est perso, et je le comprends. Je sais que t’es pas forcé de tout me dire, et au contraire, je l’accepte, j’veux pas tout savoir sur toi. J’veux juste pas être la toute dernière à être au courant, et, surtout, oui, je veux le savoir quand t’es en danger. Ça, ça ne changera pas, et t’auras beau dire tout ce que tu veux, ça sera toujours le cas parce que j’peux pas juste me lever un matin et comprendre un qu’un drame est arrivé. Comme ça, plan, dans ta poire. Et je sais qu’on est pas tous doués pour parler de ce qui nous marque ou nous blesse. J’suis pas du genre à m’étendre des masses non plus, tu l’as dit, j’t’ai pas reparlé de mon père, ni de mon frère, et pourtant, il y a eu de l’avancé à ce niveau, étrangement. Et ma mère au fait ? Nan, elle, tu l’aimes pas ? Bref, ça n’a pas d’importance, c’est juste des trucs qui ne sont pas forcément agréables et… et j’ai pas eu l’occasion d’en parler avec qui que ce soit en fait. En plus de ça, j’veux pas qu’à chaque fois qu’on se voit on parle de drames, c’est pas le but non plus, si on faisait ça, on ne s’en sortirait pas. J’veux juste.. j’te l’ai dit la dernière fois, j’veux juste faire partis de ta vie, pas être un truc qui fait juste des allers retours sans trop comprendre ce qui lui arrive. J’veux pas t’étouffer, et j’veux pas que tu te forces à raconter des trucs, surtout si c’est pour remuer le couteau dans la plaie pour rien. J’veux juste pas que tu t’évanouisses dans la nuit un de ces jours. Et honnêtement ? Je retiens plus de manière positive d’avoir été la seule à te faire chier avec mes interrogations.

« Je sais que ça ne sera plus comme avant, qu'on peut plus jouer les gamins insouciants comme on le faisait, que ça ne te va plus et à moi non plus. Je comprendrais que tu ne veuilles plus entendre parler de moi et je le respecterai. J'ai compris pas mal de choses ces derniers temps, et si j'ai eu besoin de m'éloigner comme je l'ai fait c'était en partie parce que je ne suis pas stable, je suis même énormément fragilisé. J'avais peur de vous faire du mal et c'est d'ailleurs ce que j'ai fait mais je voyais pas d'autres solutions. J'ai sans doute pensé qu'à moi sur le moment, quand j'ai foutu le camp de l'infirmerie. Je ne ressentais rien, j'avais juste envie d'être seul, de ne voir personne, de ne m'occuper de personne et de n'avoir rien à gérer. J'ai eu envie de ne penser qu'à ma gueule sans me poser de questions et le premier truc que j'ai fait c'est larguer Kyle en lui disant que nous deux ça ne marcherait jamais, que j'en avais marre d'en prendre pleins la gueule juste pour avoir le droit d'être avec lui, et ça juste après avoir massacré un type qui a eu le malheur de l'ouvrir un peu trop. Alors ouais, je l'admets, j'ai fuit lâchement et au fil des jours mes idées se sont remis en place. Depuis j'essaie de réparer mes conneries, de revenir lentement mais surement parmi le monde des vivants tout en ayant parfaitement conscience que je peux déraper n'importe quand. »

Je relève les yeux en apprenant tout ça. Tu vois, t’as toujours beaucoup à m’apprendre sur ta petite existence bien chargée. Moi qui espérais que tu sois quand même un minimum accompagnée. Mais je sais, j’aurais rien pu faire et tu avais besoin de ce temps. J’le comprends, je sais, j’te jure que c’est vrai. Et je te remercie d’avouer ça, parce que même si c’est salaud de ma part, ça fait plaisir de t’entendre dire que tu t’es conduit de manière égoïste. Oui, t’en avais besoin. Ça change pas les faits. C’est pas réellement un reproche dans le fond, c’est juste comme ça.
Tu peux déraper ? Ça a toujours été le cas Enzo. T’as toujours été instable et mal dans ta peau, et incapable de gérer réellement tout ce qui t’es arrivé. T’as toujours eu des coups de sangs, t’as toujours … tu es instable, et tu es lunatique, et tu le resteras. Tu peux pas éloigner les personnes qui t’aiment à chaque fois que tu sens que c’est un peu plus présent qu’en temps normal. J’comprends que tu veuilles nous préserver aussi, surtout que tu dois te rendre compte que parfois t’as des réactions démesurées et non avenues. Mais si tu t’enfermes au moment où t’as besoin d’aide. Si tu fermes les barrières à chaque fois que tu risques ta peau, ça finira comme c’est prévu, et c’est tout. Est-ce qu’on n’a réellement pas notre mot à dire là dedans ? Est-ce qu’on ne peut réellement faire que regarder de loin un ami se faire tuer ? C’est juste quelque chose que je ne peux pas accepter, désolée. Et je suis désolée que ta relation avec Kyle ait encore fait les frais de cette histoire. Il passera peut être l’éponge, c’est apparemment pas quelque chose qu’il a du mal à faire alors… j’veux dire, il te connait, tout comme on te connait, on sait comment t’es, et, je ne dis pas que si on t’aime, on se doit d’accepter tes dérapages parce que ça n’est pas ce que je pense, mais je crois que lui oui alors.. Bref. Continue. Parce que depuis le début, je ne dis rien. Je ne pleure pas, même si certaines de tes phrases m’en donnent envie, je ne m’énerve pas, je ne fais pas demi tour non plus, et je ne me défend pas par rapport à certains points. J’suis juste là et j’écoute. J’écoute parce que c’est rare, alors ça vaut évidemment le coup. J’ai pas espéré des semaines que tu t’ouvres pour te couper la parole maintenant ou pour oublier d’être attentive. Je prends, c’est tout, ce qui me plait comme ce qui m’agace ou m’insupporte.

« Et tu sais ce qu'il y a de plus drôle, c'est que je ne me suis probablement pas senti aussi humain depuis que ce type m'a mordu. Plus de deux ans. Plus de deux ans que je ne m'étais pas senti aussi humain. J'ai des réactions qui peuvent passer pour animales mais en réalité elles sont foutrement humaines. Je sais même pas où est Loup, ni s'il est encore là, ou bien si on est finalement une seule et même entité maintenant. J'ai l'impression qu'il dort, ou qu'il est resté dans le coma, mais tout ça, toutes mes réactions, la fuite, les pétages de plomb, la violence, c'était Enzo. C'est Enzo. »

Et tu sais quoi ? J’suis contente que tu dises ça, parce que je l’ai toujours espéré, et que quelque part, c’est rassurant que tu t’en rendes compte. Rassurant parce que tout ne peut pas être de la faute de ta lycanthropie et je te l’ai déjà dit me semble-t-il. Je le sais que tout ça, ça vient de toi, tu crois quoi ? Pas besoin de se changer en loup pour avoir ces réactions-là. C’est lié quand même, ça n’est pas ce que je dis, ce que je dis, c’est que tu restes humain et que tu peux te planquer autant que tu veux derrière cette excuse, ça ne marche pas toujours. On est tous injustes un jour ou l’autre, on est tous perturbés, violents ou imprévisibles. Parfois. C’est vrai, je ne subis pas la malédiction qui te brise trop souvent, mais j’peux pas accepter le fait que tout soit toujours de la faut de la lune. Il y en a qui arrivent à gérer, et, ça, c’est une question de personnalité, rien d’autre. T’es comme ça, et je t’aime comme ça, là n’est pas la question. C’est très bien. Tout ça, c’est très bien. Ignoble, mais bien. Parlez de destins, de volonté divine ou de hasard, j’m’en fous. Mais je pense que si tu arrives à prendre ça dans le bon sens, ça pourra t’apporter quelque chose.

« J'avais besoin de couper les ponts et de me retrouver avec moi même. J'en avais besoin. Maintenant, je comprends que tu ne puisses pas accepter ça, que tu ne te sentes pas capable de me donner une nouvelle chance. Je ne peux pas revenir en arrière et effacer ce qu'il s'est passé, je peux seulement m'excuser de t'avoir blessé, de t'avoir fait peur, de ne pas avoir été là. Ça changera rien ça non plus, mais c'est sincère et t'en feras ce que tu veux. Tu ne me courras pas après, j'ai saisi, mais moi j'vais rester là et si jamais je sens que la porte s'entrouvre j'irai frapper et voir si j'ai le droit d'entrer. J'te l'ai dit. Je peux pas "réparer" ce que j'ai fait mais je peux aller de l'avant et essayer de faire en sorte que ça ne se reproduise pas. »

J’me suis approchée, et je l’ai serré dans mes bras. Ou du moins, j’ai essayé, depuis, vous connaissez le principe. Mais voilà, comme ça, c’était pas plus compliqué il faut croire. Et t’es chiant, nan, vraiment, j’te jure, parce qu’on devrait pas, enfin JE ne devrais pas me laisser avoir aussi facilement. Mais voilà, il faut croire que c’était ce que je voulais entendre. T’as parlé, et plus que ça même, parce qu’étrangement, quand tu ouvres les vannes, tu ne le fais pas à moitié. Mais tu le savais hein, que si tu ne le faisais pas, j’t’aurais pas accepté ?

J’me suis dégagée, et je lui ais foutu une tarte sur le côté du crâne. Oui, j’suis comme ça, pas toujours très carrée et droite dans mes actes. Et la tronche que tu tire me fait sourire doucement. Tu croyais quand même pas que t’allais y échapper à celle-là. ‘Fallait bien que ça arrive un jour non ?

« Ça, c’était fourbe et traître, j’te l’accorde, mais c’est pas grave, j’l’assume. Parce qu’un jour, je sais que j’me sentirai con d’avoir cédé à tes déclarations de beau parleur. Et parce que j’me haïrai à ce moment là, et parce que j’suis pas sûre qu’à ce moment-là, je pourrai encore le faire. Donc, ça, c’était par avance, mais pour les semaines passées aussi. Qu’on soit bien clairs, j’te pardonne pas. Et j’te pardonnerai jamais d’avoir fait un coup pareil et d’avoir faillis y passer. J’suis pas aussi calme et mature que les autres tu vois, et j’comprends pas comment ils font, parce que c’est grave, et que même si t’as raison sur certains points et que t’as voulu nous protéger et que… bref. J’ai faillis te perdre cette nuit-là, et j’te pardonnerai jamais ça. Et j’veux pas que t’ai l’impression qu’en deux trois mots couplés de beaux sourires, ça sera réglé, parce que c’est pas le cas. Il faudra bien plus que ça Enzo Ryans ! Amène des petits fours au moins la prochaine fois.
Et tant qu’on parle de prochaine fois, parce que j’te connais, et tu changeras pas, et tu t’attireras encore des emmerdes et t’iras pas non plus appeler à l’aide, et j’te crierai encore dessus comme une nouille. Donc cette prochaine fois, bordel, laisse au moins un foutu mot. J’te demande pas un roman, et j’te demande pas d’aller me courir dans les bras, c’est pas ça. Mais juste trois mots sur un parchemin : « je suis vivant ». Tu vois, c’est pas la lune, sans jeux de mots. Parce que j’crois que t’imagine pas à quel point j’me suis liquéfiée sur place en débarquant à l’infirmerie et en voyant que t’étais plus là. Takuma était parti en courant dans tout le château pour me trouver, et j’sais pas où était passé Maxence, mais dans tous les cas, il était pas là, et j’me suis trouvée face à un lit vide, une infirmerie vide et en train d’osciller entre la certitude que tu t’étais réveillé et l’affreuse sensation que ton corps ornait les poubelles de l’école. Ne me refais jamais ça. »


Mon ton n’est pas agressif, mais pas neutre non plus. J’crois que je fais juste qu’énoncer les choses, mettre les choses à plat pour clarifier les choses. T’es dans ma vie, et tu le resteras grand con, mais n’agis plus comme ça ou j’te promets que je te le ferai regretter.

« J’me battrai, Enzo, pour pas te perdre, et si c’est contre toi que j’dois le faire, alors j’me battrait contre toi. T’es la personne ici qui a le plus d’importance pour moi, c’est con, ça te fais d’la pression mais voilà, c’est comme ça et t’y peux rien. »

Ceci étant bien clair, je retourne te faire chier avec mes câlins, parce que, oui, ça m’a manqué. Et oui, je crois que mes actes et mes paroles ne collent pas tout le temps tout à fait, et ce côté paradoxale ne retire pourtant rien de la véracité de mes dires. Je ne déconne pas, et je pense que tu le sais. Et à part tout ça, comment dire ? Parce que, oui, là, je m’attaque à toi, mais il n’y a pas qu’à toi que j’en veux, bien au contraire d’ailleurs.

« Et j’suis désolée. J’suis tellement désolée de pas avoir été là. Ya quelques jours, Riley m’a raconté pour le mercredi avant la pleine lune. J’étais… j’ai même pas entendu les bruits de couloirs. J’suis désolée. »

Et je suis désolée pour tout ce que tu as raconté, j’aurais tant voulu que t’ais pas à vivre tout ça mais… mais j’vois pas quoi dire, et j’vois pas comment t’apporter quoi que ce soit, alors j’me tais. J’espère juste que tu comprendras la signification de mes silences, parce que je ne vois pas comment exprimer autrement les choses qu’en restant avec toi, là, tout de suite. J’sais pas comment te le dire, mais j’ai jamais fait qu’essayer de t’apporter mon aide.
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Lun 20 Mai 2013 - 18:44

Il paraît qu'on apprend de ses erreurs. Il paraît aussi que les épreuves font grandir. Est ce que tout ça c'est vrai ? Il semblerait. Des claques dans la gueule j'en ai pris un sacré paquet depuis un peu plus de deux ans et je fais volontairement abstraction de ma vie d'avant parce qu'elle était plutôt du genre très tranquille. J'ai eu une enfance de rêve si on met de côté l'image du grand frère insupportable qui prenait un malin plaisir à me faire payer mon droit d'exister. En dehors de ça j'avais vraiment pas à me plaindre. Je suis né dans une famille de Sang Pur et même si pour moi ça ne change rien il se trouve que pour la majorité des autres c'était quelques choses de très important. La notion de famille justement est sans doute plus … pas importante mais développé chez nous. Tout repose beaucoup sur l'image qu'on donne aux autres ça c'est une certitude et je ne me suis jamais senti aussi proche de quelqu'un que depuis que j'ai atterri ici. Si on fait exception de mes parents, bien évidemment. D'un point de vue matériel on n'a jamais manqué de rien. Nos grand-parents étaient riches et ce des deux côtés, nos parents avaient les moyens de vivre confortablement même s'ils n'étaient pas extravagants et dans la démesure. Ils étaient aimants, présents, bref aucune ombre au tableau. Enfin à part Derek encore une fois mais avec le recul et tout ce qu'il s'est passé depuis je sais que ça n'était vraiment rien. Tout ça pour dire donc que les claques, les véritables, j'ai commencé à les prendre il y a deux ans, en mars, et depuis ça n'a pas franchement arrêté. On encaisse parce qu'on n'a pas vraiment le choix, et parce qu'on ne veut pas abandonner, lâcher prise et s'effondrer mais dans le fond on se fissure. J'ai craqué et ce dans beaucoup de sens du terme si ce n'est tous. Mon corps a lâché, mon esprit aussi et j'ai touché le fond. J'y ai pris appuie et aujourd'hui je nage vers la surface pour essayer de retrouver la possibilité de respirer correctement. J'ai beau adorer l'eau et son contact je n'en suis pas pour autant un poisson. J'ai besoin de l'air, besoin d'oxygène, et je ne suis pas capable de l'obtenir comme certaines de ces créatures aquatiques. Toutes ces métaphores sont là pour illustrer la situation, et pour dire qu'effectivement même si je ne suis pas totalement remis, même si je n'encaisserai peut être jamais certaines choses, j'ai l'impression d'avoir fait un pas en avant. Il était temps, j'imagine. On a tous des fantômes, il faut apprendre à vivre avec ou se laisser mourir à petit feu et je ne suis pas passé aussi souvent près de la mort pour la laisser m'avoir aussi facilement. Je suis vivant, et même si parfois j'en n'ai pas vraiment le sentiment, j'ai pas l'intention de baisser les bras. Je veux vivre, je veux continuer à respirer, à aimer, à hurler sous la Lune, à faire avec tout et rien. Je ne me sens pas bien pour autant mais étrangement j'ai connu pire. Avant que tout ça explose j'étais 6 pieds sous terre alors oui j'ai tapé le fond pour remonter après m'être noyé, j'ai creusé pour sortir de la tombe que j'ai laissé creuser et toute cette terre qui m'a enterré vivant. Vivant ! Je suis vivant et je veux le rester. Je le sens cet air qui entre et qui sort de mes poumons, ce cœur qui bat de façon parfois brutale et irrégulière mais qui bat et c'est tout ce qui compte. Je ne pourrai pas effacer le passé, ni les douleurs, je ne pourrais pas chasser les mauvais fantômes et retenir les bons. J'ai aucun impact sur tout ça, mais je veux m'accrocher et j'y arriverai parce que je l'ai décidé. Avec ou sans toi, la décision t'appartient maintenant. Je ne peux pas te demander d'accepter tout ça, de faire comme si rien ne s'était passé et ça n'a jamais été mon intention de toute façon. T'as une place des plus importantes dans ma vie Sovahnn et même si ces derniers mois ça n'a pas été très flagrant c'est pourtant la vérité. Vous avez tous une place importante, une place différente et bien propre à chacun d'entre vous. Vous êtes tous spéciaux à votre manière mais toi tu seras toujours quelque chose que les autres ne sont pas. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais c'est comme ça. Vous n'êtes pas interchangeables, bien sur que non, et j'ai besoin de chacun d'entre vous et toi tu … regardes toi, aucun d'entre eux n'a pris le partie de me fusiller du regard comme tu le fais, et aucun d'entre eux ne m'a mis face à moi même, à mes erreurs, alors que je sais que c'est ce que tu brûles de faire, et que c'est ce que tu vas faire. Je le sens. T'as pas peur de me dire les choses. Les autres non plus, mais il faut croire qu'ils ne les ressentent pas comme toi et c'est tout. Kyle auraient eu toutes les raisons du monde de me haïr, de craquer complètement, mais il ne l'a pas fait. Ça n'est pas dans sa nature, ça n'est pas non plus dans celle de Jillian. Derek lui a toujours préféré gérer les choses de son côté sans vraiment faire part de ses réels ressentis et même si j'ai longtemps nié l'évidence, on se ressemble lui et moi, bien plus qu'on n'aurait été en mesure de l'admettre il y a quelques temps. Aujourd'hui les choses sont différentes. Vous êtes ma famille tous les quatre, je vous aime plus que n'importe qui et n'importe quoi d'autre au monde.

Alors voilà, on en est là toi et moi. Je suis devant toi, je ne bouge pas. J'ai ouvert les vannes et je sais que c'est ce que tu attendais même si je ne sais pas si c'est ce que tu voulais entendre. C'est vrai que je ne suis pas un grand bavard, que je suis plutôt du genre avar de paroles quand il faut parler de moi mais quand je le fais c'est pas à moitié, quand les choses commencent à sortir elles ne semblent plus vouloir s'arrêter. Et toi tu … tu me prends dans tes bras. Est ce que je m'attendais à ça ? A vrai dire je m'attendais à tout comme à rien et dire que je n'avais pas espéré en arriver là au bout du compte serait mentir. Je sais que ça n'est pas aussi simple et je n'ai pas envie que ça le soit, mais en attendant tu es là, contre moi, parce que tu l'as choisi et même si tu m'en veux toujours, t'es là. T'as pas foutu le camp, tu m'as écouté sans broncher, tu m'as regardé droit dans les yeux tout comme les miens ne te lâchaient pas et mon corps se réhabitue à ta présence. Il a plus envie de te laisser partir. Pourtant il le fait, et il accepte cette … tarte que tu viens de me mettre sur le côté du crâne. Je l'ai pas volé, et elle menaçait de tomber depuis un moment mais … Enfin Sovahnn, soit tu m'en colles une direct sur la joue, au pire tu me mets une droite, mais ça ? C'est … j'allais dire personne ne fait pas ça, mais toi si, et je comprends le geste et le message qui va avec tout en me massant légèrement la tête. Va pas croire que tu m'as fait mal, mais c'était pas le but. Je le sais.

« Ça, c’était fourbe et traître, j’te l’accorde, mais c’est pas grave, j’l’assume. Parce qu’un jour, je sais que j’me sentirai con d’avoir cédé à tes déclarations de beau parleur. Et parce que j’me haïrai à ce moment là, et parce que j’suis pas sûre qu’à ce moment-là, je pourrai encore le faire. Donc, ça, c’était par avance, mais pour les semaines passées aussi. Qu’on soit bien clairs, j’te pardonne pas. Et j’te pardonnerai jamais d’avoir fait un coup pareil et d’avoir faillis y passer. J’suis pas aussi calme et mature que les autres tu vois, et j’comprends pas comment ils font, parce que c’est grave, et que même si t’as raison sur certains points et que t’as voulu nous protéger et que… bref. J’ai faillis te perdre cette nuit-là, et j’te pardonnerai jamais ça. Et j’veux pas que t’ai l’impression qu’en deux trois mots couplés de beaux sourires, ça sera réglé, parce que c’est pas le cas. Il faudra bien plus que ça Enzo Ryans ! Amène des petits fours au moins la prochaine fois.
Et tant qu’on parle de prochaine fois, parce que j’te connais, et tu changeras pas, et tu t’attireras encore des emmerdes et t’iras pas non plus appeler à l’aide, et j’te crierai encore dessus comme une nouille. Donc cette prochaine fois, bordel, laisse au moins un foutu mot. J’te demande pas un roman, et j’te demande pas d’aller me courir dans les bras, c’est pas ça. Mais juste trois mots sur un parchemin : « je suis vivant ». Tu vois, c’est pas la lune, sans jeux de mots. Parce que j’crois que t’imagine pas à quel point j’me suis liquéfiée sur place en débarquant à l’infirmerie et en voyant que t’étais plus là. Takuma était parti en courant dans tout le château pour me trouver, et j’sais pas où était passé Maxence, mais dans tous les cas, il était pas là, et j’me suis trouvée face à un lit vide, une infirmerie vide et en train d’osciller entre la certitude que tu t’étais réveillé et l’affreuse sensation que ton corps ornait les poubelles de l’école. Ne me refais jamais ça. »


A mon tour de garder le silence, de l'observer et l'écouter sans rien dire, d'imprimer ses mots, la façon dont elle les prononce, les émotions qui transparaissent dans sa voix, encore un message qu'elle me transmet et que je comprends. Elle ne me pardonne pas, et je ne peux pas lui en vouloir pour ça, mais elle accepte. C'est comme ça que je prends les choses en tout cas. Je ne changerai pas, elle a raison, mais pour être honnête les emmerdes j'ai eu ma dose alors si ça doit arriver à nouveau j'espère bien que ça sera dans longtemps, très longtemps. J'aimerai bien que mes seuls problèmes soient des exams que je vais probablement planter, une crise à la con parce qu'on m'a piqué un objet auquel je tenais, parce que Lune aura fait ses griffes sur le canapé de la Salle Commune, parce que j'aurai mangé un truc qui m'a rendu malade, ou ce genre de conneries sans la moindre importance. J'appuie sur pause un moment. Et je suis désolé de t'avoir fait aussi peur.

« J’me battrai, Enzo, pour pas te perdre, et si c’est contre toi que j’dois le faire, alors j’me battrait contre toi. T’es la personne ici qui a le plus d’importance pour moi, c’est con, ça te fais d’la pression mais voilà, c’est comme ça et t’y peux rien. »

Elle me fait sourire, c'est peut être pas le but mais pourtant c'est le résultat. Un sourire interne parce que sur mon visage rien ne transparait pour l'instant. Je me contente de rester immobile et de la regarder, de lui faire comprendre par le langage de mon corps et celui de mes yeux que je comprends et que j'accepte. Je sais que je ne suis pas toujours facile à vivre et pourtant malgré ça elle est encore là, à me dire qu'elle se battra pour ne pas me perdre et ce même si c'est contre moi. On le sait très bien tous les deux que c'est une possibilité qu'on ne peut pas mettre de côté parce que finalement je suis sans doute mon pire ennemi. Et la voilà de retour dans mes bras. Dans un geste calme mais maitrisé je l'attrape et l'assoie sur mes genoux avant d'enrouler mes bras autour d'elle, absolument pas décidé à la laisser s'éloigner une seconde fois mais je ne la retiendrai pourtant pas si elle fait le moindre mouvement en ce sens.

« Et j’suis désolée. J’suis tellement désolée de pas avoir été là. Ya quelques jours, Riley m’a raconté pour le mercredi avant la pleine lune. J’étais… j’ai même pas entendu les bruits de couloirs. J’suis désolée. »

Je ferme les yeux, je la serre contre moi, je cale ma tête contre la sienne et je fais en sorte de chasser ses images de mes souvenirs. Je ne veux plus penser à ça, à ce jour merdique, à tout ce qu'il a du prendre dans la gueule et moi aussi. Je me suis rarement senti aussi vulnérable que ce jour là et ça n'est pas une chose à laquelle j'aime repenser. Qui plus est c'était le « début » d'une sacré descente, une déferlante même. Le début de ma coupure vis à vis du monde. Le déclencheur de pas mal de choses même si ça remonte à bien plus loin que ça. Et je ne veux pas que tu te sentes désolée pour ça, t'aurais rien pu faire de toute façon, et si tu l'avais su, t'aurais voulu être là sauf que je n'aurai pas été en mesure de laisser approcher et je t'aurai fait encore plus de mal. Crois moi, c'est sans doute mieux comme ça.

« J'ai pas souri. »

C'est tout ce que je trouve à dire après un long silence. Non, je n'ai pas souri. Pendant tout mon discours je n'ai pas souri et je repense à ce qu'elle m'a dit, à mes beaux sourires qui ne pourront pas tout régler. Je me recule sans pour autant la lâcher, juste suffisamment pour pouvoir la regarder et attirer son attention avant de lui offrir le plus beau de mes sourire justement.

« Là je souris. »

Et toi t'as sans doute envie de me tuer parce que c'est pas le moment de rire mais pourtant ...

« Et j'ai déjà hâte que tu me cries dessus comme une nouille mais promis j'te laisserai un mot. »

...

« Je suis aux toilettes. »

Je pense que j'ai le droit d'en prendre une autre. Tu le sais pourtant que je ne prends absolument pas ce que tu viens de dire à la légère, c'est simplement que je pense qu'on a fait le tour. Pour l'instant en tout cas. On a chacun vidé notre cœur et laissé sortir ce qui posait problème. Tout ne va pas se régler aussi facilement pour autant mais je t'ai entendu, tu m'as entendu et je sais pas toi mais je crois qu'on a besoin de souffler un peu tous les deux, non ? En plus de ça, ça me rassure. Je suis encore capable de faire le con et oui, ça me rassure. Je retrouve mes sourires, la légèreté dont je suis capable parfois, souvent même quand tout va bien, et ça fait du bien, tellement de bien.

« Sois pas désolée Sova, surtout pas. Et pardon. Et merci. D'être toi, et de m'accepter comme je suis même si parfois j'te fais hurler. Tu me permets d'apprendre la patience. »

C'est vrai, il n'y a que toi qui te comporte comme ça avec moi. Jill a arrêté de me péter des câbles quand je marchai de travers, peut être parce qu'elle a jugé bon de me laisser faire mes conneries et d'attendre que je m'en rende compte par moi même. Derek n'a jamais été du genre à se mêler de mes affaires ou à m'engueuler quand je tournais pas rond. Kyle lui c'est différent. Il m'a pété des durites bien plus puissantes que les tiennes mais je crois que cette fois l'épuisement prend le pas sur le reste et il a géré tout ça avec le calme olympien dont il est capable de faire preuve la plus part du temps. Toi c'est différent aussi mais d'une manière qui t'ait propre, toi t'as pas peur de ruer dans les brancards et de faire du bruit. T'as pas peur de me blesser, de m'engueuler comme si j'étais un gamin qui fait n'importe quoi, de me mettre face à certaines choses et puis je crois que de toute façon t'es sans doute celle qui en attend le plus de moi parmi tout ceux là. C'est pas un reproche ou quoi que ce soit, et encore une fois pour les uns ou pour les autres – et là je pense surtout à Derek et Jill en fait parce que Kyle c'est encore autre chose – mais ils ont peut être une certaine distance que tu n'as pas, et des émotions qui sont sans doute moins explosives, sans parler de leur propres soucis qui leur ont surement pas mal pris la tête ces derniers temps. Ce qu'il se passe entre eux mais pas seulement. Je ne vais pas faire la liste mais Jill a du faire face à sa maladie, à son retour, quant à Derek il a du passer pas mal de temps à jouer double jeu avec les Supérieurs. En gros, eux ce sont les adultes responsables et nous les deux sales gosses. Ça me va, si toi ça te va. J'ai pas envie que tu changes.

« J'vais pas repartir dans un long discours de beau parleur, ni même te servir mon plus beau sourire pour t'amadouer. J'veux juste que tu saches que je suis là, que j'ai bien l'intention de rester mais que tu sais aussi bien que moi que parfois on contrôle plus rien alors si de temps en temps je m'éloigne, si j'ai besoin de prendre le large, ne m'en veux pas. J'essaierai simplement de faire les choses bien maintenant, et surtout de les dire. »

J'apprends.
Lentement mais surement.

« Et de voir au cas par cas si y a pas une autre solution que prendre la fuite dès que j'ai l'impression de perdre pied. »

Je sais que j'en suis capable. Avec Kyle j'y arrive et même si ça manière de m'aborder, de m'approcher, n'est pas la même que la tienne, pourquoi est ce que ça ne fonctionnerait pas ? D'ailleurs ...

« Je vais te dire ce que j'ai dit à Kyle y a deux jours, a peu de choses près : Je ne peux pas te promettre que je ne te ferai plus jamais de mal, d'une manière ou d'une autre, volontairement ou pas même si en réalité ça n'a jamais été volontaire, mais j'ai besoin de toi dans ma vie. Y a qu'avec vous que j'arriverai à m'en sortir et tenir le cap. Je l'ai toujours su mais j'avais peur, et j'ai toujours peur mais il est temps que j'arrive à sortir de ma bulle et que j'apprenne à vivre comme un être humain normal avec tout ce que ça implique. Je pourrais pas jouer les sauvages toute ma vie, et j'en ai pas envie, et pour ça j'ai besoin de votre aide. T'écouter me crier dessus comme une nouille en fait partie. »

Oui, j'y tiens à ce truc de nouille.

« Et si je peux, je ferai en sorte de pouvoir t'aider en retour quand t'auras besoin de moi. »

Cette fois c'est un sourire tranquille que tu peux voir sur mon visage alors que je replace une mèche de tes cheveux derrière une de tes oreilles comme j'ai souvent l'habitude de le faire. Je l'aime ta crinière sauvage, tu le sais ça hein ? Et te voilà de nouveau contre moi. Nous voilà de nouveau l'un contre l'autre, comme les deux oisillons tombés du nid trop tôt qu'on a toujours été toi et moi. Le silence s'installe, quelques secondes, quelques minutes. C'est juste bon d'être là, avec toi, les yeux fermés, même si au bout d'un moment l'immobilité se brise mais ça n'est pas une mauvaise chose. En plus de ça j'ai pas l'intention de te quitter comme ça, maintenant, si tu m'acceptes encore près de toi.

« Y a un petit Sombral qui vient juste de naitre, tu veux aller le voir ? »
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Jeu 6 Juin 2013 - 12:36

C’est comme ça qu’on fait tous les deux. Comme ça que je te parle et comme ça que je ne t’épargne pas. Je ne vais pas m’amuser à jouer toujours les gentilles pour tes beaux yeux parce que les autres le font. Et, oui, je trouve qu’ils te passent beaucoup de choses, mais, après, ce n’est que mon avis personnel. Ils font ce qu’ils veulent, ils sont grands, et moi aussi selon toute improbabilité, toi avec. Tu restes là, impassible pendant que je débite tout ça, et, voilà, c’est fait. J’ai pas sortis tout ce que j’avais sur le cœur, on ne va pas dire ça, mais disons que l’idée était là. Je suis désolée de ne pas être capable de faire comme si rien ne s’était passé, mais, voilà, c’est comme ça. Je ne suis pas capable de fermer les yeux. Pas capable de te regarder crever en gardant un calme Olympien comme ton homme. Je ne suis pas capable d’échapper à la conversation, ni de te fuir, encore moins de te rejeter. Alors te pardonner.. C’est encore une bien autre histoire. Ça ne veut pas dire que je ne t’accepte pas dans ma vie, juste que, ce coup là, j’te promet que t’as pas intérêt de me le refaire une nouvelle fois. Je sais que ça ne sera pas facile parce que tu as le don de t’attirer les merdes et le don de foncer dans le tas pour t’en créer de nouvelles. Et t’es pas le seul mais là n’est pas la question. J’veux pas passer ma vie à m’inquiéter, mais ça sera le cas quand même, je le sais. Et je finis dans tes bras, c’est le comble. Pourtant, c’est toujours comme ça entre nous je crois. Ce qui nous lie est trop important, trop bizarre pour qu’il puisse se briser comme ça, même si ce qui m’éloigne de toi pourrait être important, même si la colère que je te voue déborde et se brise. J’en sais rien. C’est comme ça, c’est tout.

« J'ai pas souri. »

C’est sérieusement tout ce que tu dis ? T’as pas sourit. Non, tu ne l’as pas fait, mais j’suis sûre que t’as compris l’idée.

« Là je souris. »
« Oh ta gueule. »

C’est pas méchant, c’est juste que tu m’agace, mais que tu me fais sourire en même temps vieux con. Jeune con plutôt. Bref.

« Et j'ai déjà hâte que tu me cries dessus comme une nouille mais promis j'te laisserai un mot. »

… Je sens la connerie venir tient.

« Je suis aux toilettes. »

Vlan, un coup dans les côtes ! Et toc. Et avec ma force de mouche, c’est super crédible. Jordanne et l’autre nippon dont j’ai oublié le nom et qui a disparu depuis des mois ont encore de quoi faire parce que j’suis loin d’être capable de me défendre je crois. En même temps, vu le gabarit... voilà quoi.

« Ça fait quatre mots en plus. »

Enfin voilà. Je crois que c’est le moment où on arrête les discussions trop prises de tête et sérieuses et où on passe simplement à autre chose. Si on reste trop longtemps là-dessus, ça finira étrange et on le sait parfaitement. C’est vrai qu’on n’est pas très doués pour parler des trucs sérieux, même si on a fini par s’améliorer à force de devoir le faire. Parce qu’on ne peut pas faire comme si cette vie n’était réellement qu’un jeu. Parce qu’on peut perdre gros et que je n’accepterai pas que tu sois le point de départ de ces pertes. Continue à faire le con, c’est relativement rassurant. La vie ne s’arrête pas, elle ne peut pas être si fragile. Mais voilà. Et il y a trop de ‘mais’ dans mes pensées. Espèce de défaitiste.

« Sois pas désolée Sova, surtout pas. Et pardon. Et merci. D'être toi, et de m'accepter comme je suis même si parfois j'te fais hurler. Tu me permets d'apprendre la patience. »

Petits sourires.

J’crois que j’ai encore pas mal de boulot, sans vouloir te vexer. J’suis… non, je ne suis pas aussi détachée que certains, je me prends toujours tout en pleine face, et je crois que dans le fond, c’est parce que j’aime ça. J’pense que toutes ces émotions qui me brulent me rendent vivante et je pense que j’ai besoin de tout ça pour survivre. Je ne suis pas assez mature pour me dire que ça passera, que dans le fond, il y a plus grave. Je ne suis pas assez grande pour tout gérer et afficher des grands sourires posés. Pas assez futée pour esquiver le cataclysme, pas assez rusée pour tout laisser tomber. Pas assez préparée pour encaisser.

« J'vais pas repartir dans un long discours de beau parleur, ni même te servir mon plus beau sourire pour t'amadouer. J'veux juste que tu saches que je suis là, que j'ai bien l'intention de rester mais que tu sais aussi bien que moi que parfois on contrôle plus rien alors si de temps en temps je m'éloigne, si j'ai besoin de prendre le large, ne m'en veux pas. J'essaierai simplement de faire les choses bien maintenant, et surtout de les dire. »

Sans vouloir te blesser, je crois que tu as intérêt. Si tu me refais un coup comme ça, j’peux pas te jurer que je serais sans arrêt là. C’est aussi une question de respect, et je ne peux pas supporter d’être mise de côté, pas si ta vie est en jeu. Préviens au moins. Même si ça ne va pas, je suis capable de te laisser de l’espace et tu le sais parfaitement. Je sais que tu ne supporte pas toujours d’être entouré et ça ne me dérange pas, mais je ne veux surtout pas revivre ça un jour. Je ne te demande pas de te comporter en bisounours, même si je sais que tu n’es pas contre les embrassades assez régulièrement. J’te demande pas d’être là, pas de toujours voir quand ça ne va pas, pas d’être parfait, pas d’être adulte, mais juste de ne plus disparaitre sans nouvelles.

« Et de voir au cas par cas si y a pas une autre solution que prendre la fuite dès que j'ai l'impression de perdre pied. »
« Ça pourrait être bien oui. »

Je ne jouerais pas à cache-cache avec chacun d’entre vous. Aucun même en fait quand j’y pense.

« Je vais te dire ce que j'ai dit à Kyle y a deux jours, a peu de choses près : Je ne peux pas te promettre que je ne te ferai plus jamais de mal, d'une manière ou d'une autre, volontairement ou pas même si en réalité ça n'a jamais été volontaire, mais j'ai besoin de toi dans ma vie. Y a qu'avec vous que j'arriverai à m'en sortir et tenir le cap. Je l'ai toujours su mais j'avais peur, et j'ai toujours peur mais il est temps que j'arrive à sortir de ma bulle et que j'apprenne à vivre comme un être humain normal avec tout ce que ça implique. Je pourrais pas jouer les sauvages toute ma vie, et j'en ai pas envie, et pour ça j'ai besoin de votre aide. T'écouter me crier dessus comme une nouille en fait partie. »

Je ne te réponds pas et me contente de te sourire doucement. Que faire d’autre ? Je ne vois pas quoi dire après un truc comme celui-là. Je sais que tu as peur, et moi aussi d’ailleurs, mais le boulot, c’est toi qui dois le faire, et pour ça, l’aide que l’on peut accessoirement t’apporter est dérisoire. J’te l’ai dit, je me battrai contre toi-même si c’est nécessaire, mais tu ne t’évanouiras pas dans ta nature, tu ne disparaitras pas en sauvage, parce qu’on a besoin de toi ici, et que je sais que ça n’est pas ce qu’il te faut de toute manière.

« Et si je peux, je ferai en sorte de pouvoir t'aider en retour quand t'auras besoin de moi. »

Merci.

Et on reste encore là, l’un blottit contre l’autre ; ou bien est-ce l’inverse ? J’crois que j’ai pas envie de te quitter là-dessus, pas envie de te laisser partir alors que j’ai passé des jours et des nuits à devenir folle à l’idée de te voir disparaitre.

« Y a un petit Sombral qui vient juste de naitre, tu veux aller le voir ? »

« Ah bon ? Eh ben go oui. C’était ça que vous faisiez là bas alors. »

Oui, je te regardais de là-haut. Ça fait un peu fantôme d’une amie décédé dit comme ça. C’est flippant. Alors, on se bouge, on descend de là, moi et ton balai sur l’épaule, toi et moi sur l’épaule +out+. Nan nan, c’est une connerie hein.

« Tu te rappelles quand j’ai cherché à faire exploser le château ? Que t’as sans doute manqué de cogner Logan tel que j’te connais. Ben ce jour-là, mon frère m’avait envoyé une lettre. Ya quasi rien dedans, mais sauf si c’est une blague de très mauvais gout, c’est déjà qu’il est en vie… et de toute évidence qu’il a fait ses recherches quant au monde des sorciers vu que le papier est arrivé à la patoune d’une effraie. »


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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Jeu 6 Juin 2013 - 18:48

Je ne suis pas facile à suivre, ni à vivre et ça n’est un scoop pour personnes mais certains en font les frais plus que d’autres ça c’est une evidence. J’ai essayé plusieurs fois de me couper du monde parce que je pensais que c’était la meilleure solution, parce que je ne supportais pas de faire souffrir les gens que j’aime et j’avais juste l’impression que j’étais incapable de faire autrement. Dans le fond je ne suis qu’un gamin, un gamin qui a encore beaucoup à apprendre de la vie même s’il a parfois le sentiment d’en avoir fait le tour. Oui en 17 ans et demi j’ai ressenti l’envie d’en finir plusieurs fois, oui il m’ait arrivé de regretter parfois cette capacité déconcertante que j’ai à m’en sortir à chaque fois, in extremis. J’ai souvent été au devant du danger, j’ai foncé tête baissée sans réfléchir, sans penser aux conséquences et ce peu importe qu’elles soient directes ou bien qu’elles concernent d’autres personnes. Je me suis perdu, souvent, entre plusieurs facette de ma personnalité, je me suis fait avoir par la fascination de ce côté Loup qui m’emporte parfois. L’animosité, l’état sauvage, l’essence brute d’une vie qui m’a parfois semblé plus simple. J’ai souhaité par le passé tirer un trait sur mon humanité, j’ai voulu ne faire plus qu’un avec la bête, et puis chaque fois je suis revenu. Avec ou sans aide, de près ou de loin. C’est à eux que je m’accroche et leur simple présence me suffit mais parfois j’ai simplement besoin de briser tout ça, de m’enfuir et prendre le large. C’est injuste mais c’est moi et je n’ai aucun moyen de savoir si ça changera un jour. Je vais grandir, si on m’en laisse la chance, si je m’en laisse la chance et qui peut prédire comment évolueront les choses ? Faire des efforts je peux m’y engager, faire en sorte d’essayer de ne plus entrainer les autres dans ma déchéance – volontairement ou pas – sans pour autant les mettre de côté, ça aussi je peux le tenter. Changer qui je suis ? C’est peine perdue et je n’en ai pas envie, c’est aussi simple que ça.

Voilà où j’en suis aujourd’hui : J’ai envie de faire un break avec tout ça, les conflits, les emmerdes, les horreurs. J’aimerai juste vivre comme un gosse de mon âge, encaisser les derniers évènements, passer du temps avec les gens que j’aime, pourquoi pas essayer de sauver les meubles en ce qui concerne ma scolarité et pour la suite on verra bien. Vivre au jour le jour, ne pas me projeter, ne pas faire de promesse que je ne pourrai pas tenir avec certitude. Juste … vivre et arrêter de me poser trop de questions, arrêter de prendre peut être les choses autant à cœur. Débrancher. J’ai essayé, plusieurs fois même, mais à chaque fois quelque chose m’a ramené sur le mauvais chemin. Mauvaise volonté de ma part ? Je ne crois pas mais c’est peut être inconscient. Je ne sais pas qu’elle est la solution miracle à tout ça ni même s’il y en a une. Parler ? Passer à autre chose et faire comme si le passé n’avait pas la moindre importance ? Je ne sais pas, mais ce que je sais en revanche c’est que pour l’heure j’ai simplement envie et besoin de recoller les morceaux avec mon amie, prendre le temps d’être avec elle, d’être là pour elle et lui faire comprendre que je sais à quel point elle est là pour moi aussi malgré tout ce qu’elle a subit par ma faute. Elle n’est pas la seule, mais je crois que c’est simplement celle qui à le plus besoin de ses marques de respect et de confiance. Pourquoi les autres ne réagissent pas comme elle ? J’ai dit stop les questions. Les gens sont comme ils sont et leurs réactions aussi. Chaque chose et chaque personne en son temps. Et d’après moi c’est donc le temps de partager quelque chose de neutre avec la jolie blonde, quelque chose de nouveau, qui nous sortira de nos fissures communes et l’éloigner du mal que j’ai pu lui faire depuis quelques temps. D’où ma proposition d’aller voir le petit Sombral. Méphisto. Le fils du diable ? Quand on le voit on sait que non. Alors belle blonde, qu'elle est ta décision ?

« Ah bon ? Eh ben go oui. C’était ça que vous faisiez là bas alors. »

Oui c’était ça et si tu veux tout savoir pendant un moment j’ai bien cru que j’allais devoir gérer ça tout seul. J’ai paniqué, mais étrangement je me sentais près à le faire. Ismaelle et Jill ont débarqué, tant mieux j’imagine, et tout s’est bien passé. Tu nous observais visiblement, enfin nous, disons peut être plus la situation en elle même, là haut perché sur ton balais, ou alors c’était peut être moi – sans vouloir être présomptueux et prétendre que ça ne pouvait être que ça – tout comme je l’ai observé sur ton balai à mon tour quelque temps après jusqu’à ce qu’on en arrive là : Se retrouver tous les deux, discuter, et tenter de régler les choses comme on le peut. Fantôme ? T’aurais pu être un Ange aussi, tu sais. Et je sais, je ne suis pas dans ta tête donc pas sensé rebondir là dessus, mais je le fais quand même.

Alors en route, tu te lèves, moi aussi, tu passes devant et j'en profite même pas pour te mater le derrière, ou peut être que si mais je m'arrange pour que tu me vois faire sinon ça n'a pas le moindre intérêt. J'ai dans l'intention de te choper et te balancer sur les épaules pour descendre et rejoindre les enclos mais tu t'engages sur une autre voie. Une voie qui me fait remettre à plus tard mes plans machiavéliques.

« Tu te rappelles quand j’ai cherché à faire exploser le château ? Que t’as sans doute manqué de cogner Logan tel que j’te connais. Ben ce jour-là, mon frère m’avait envoyé une lettre. Ya quasi rien dedans, mais sauf si c’est une blague de très mauvais gout, c’est déjà qu’il est en vie… et de toute évidence qu’il a fait ses recherches quant au monde des sorciers vu que le papier est arrivé à la patoune d’une effraie. »

Quand elle a cherché à faire exploser le château … Laquelle de fois ? Non ça n’est pas pour faire de l’humour, ou peut être un peu, mais il y en a eu plusieurs. En réalité je me souviens de deux, la première en début d’année et la seconde, celle dont elle parle. Et évidemment à chaque fois rien de tout ça n’était volontaire donc elle n’a pas techniquement cherché à faire exploser le château mais je sais très bien ou elle veut en venir, c’est sa façon à elle de dédramatiser les choses en les tournant à la dérision, d’où ce choix de mots et de formulation. Bref, on va pas passer un quart d’heure à analyser la tournure de chacune des phrases prononcés ici parce qu’il y a bien plus important de toute façon. Son frère.

« Wow, attends … c’est génial. »

Je me suis immobilisé et les yeux écarquillés j'ai tendu un bras vers elle sans trop savoir pourquoi ce geste. Son frère … Je ne connais pas grand chose de lui dans le fond mais ça n'a pas la moindre importance parce que je sais à quel point il est important pour elle. Je l'ai bien vu dans son regard les fois où elle m'a parlé de lui et ayant moi même un frère – même si les relations fraternelles, ou même familiales, ne sont pas toujours simple – je peux me figurer ce qu'elle doit ressentir. Étrangement je n'ai jamais été séparé de Derek et malgré tout un tas de choses je n'ai jamais vraiment souhaité que ça arrive. Si ça devait arriver je le vivrai mal, j'en suis convaincu alors oui je peux prendre mesure de la situation, un peu. Ça fait des années qu'elle n'a eu aucun contact avec lui, ça doit être un énorme choc pour elle et du coup je comprends mieux pourquoi elle a manqué de faire exploser le château ce jour là. J'ignore pourquoi elle ne m'a pas dit pourquoi, peut être que je n'étais pas en mesure d'écouter à cette époque là déjà, peut être qu'elle avait simplement besoin de garder ça pour elle un moment. Pas une seule seconde je ne lui en veux de toute façon.

« J’ai pas manqué de … oui bon, ok, c’est vrai. C’est le mur qui a pris. »

Pourquoi je reviens là dessus au juste ?
Aucune idée.

« Mais on s’en fout c’est pas le sujet. Ton frangin, ben merde, j’suis vraiment trop content pour toi, c’est … Est c’que t’as eu d’autres nouvelles depuis ? Il t’a donné un moyen de le contacter ? Une adresse ? Et … »

Et je m’enflamme un peu, oui, c’est vrai, mais ça me … enfin ça me fait trop plaisir et tout comme elle j’espère que ça n’est pas une mauvaise blague mais si c’est bien réelle alors ça peut être le début de pleins de choses, c'est ...

« Ton père … Il t’a donné des nouvelles de ton, enfin de votre père ? »

Oui je sais que scientifiquement, enfin d’un point de vue filiation ça n’est pas son père mais c’est son père quand même. C’est lui qui l’a élevé, qui a pris soin d’elle toute sa vie, enfin jusqu’à ses 13 ans, lui qu’elle a connu et accepté comme figure paternelle. Et oui, je marche sur des œufs, j’ai hésité à poser cette question parce que je sais à quel point ce sujet est délicat mais je me suis lancé quand même. J’espère de tout mon cœur qu’elle a eu des nouvelles parce qu’il n’y a rien de pire que de vivre dans l’incertitude et pour être entrain de revivre encore une fois la perte de mes parents je sais que c’est important de savoir. J'ai jamais eu à vivre ça, cette fameuse incertitude, mais c'est simplement que si nouvelles il y a et si elles ne sont pas bonnes – ce que je ne souhaite pas évidemment – je pourrais sans doute mieux la comprendre que d'autres mais quoi qu'il en soit, même si ça n'était pas le cas, je serai là.
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Sam 8 Juin 2013 - 22:38

Faire une pause. Je crois qu’au final, ça veut dire arrêter de regarder en arrière, arrêter de se torturer avec ce qui a été, ce qui aurait pu être évité, ce qui aurait pu être transformé, les moments dont on aurait dû profiter mais dont on s’est plaints. Toutes ces petites choses de la vie qui ici ne faisaient qu’être décuplées. Oui, arrêter tout ça ferait sans doute du bien. Vivre les choses simplement, sans se prendre la tête, c’était ce qu’elle avait fait pendant longtemps, ça devait donc encore être faisable. Ce qui avait changé depuis cette époque était, après tout, relativement dérisoire. La vie est fatigante, ça n’est une nouvelle pour personne, elle est éprouvante et dure, elle nous réserve bonnes et mauvaises surprises, nous chahute, nous bouscule, mais c’était aussi ce qu’elle cherchait, elle, en ouvrant les yeux sur ce nouveau monde. Oui, être blessée n’était pas un problème et même si elle se sentait mal, même si elle hurlait, qu’il lui semblait parfois être balloté entre les histoires de chacun, il fallait avouer qu’elle aimait ça dans une certaine mesure. Mais faire une croix sur le passé ? Non, elle n’en était pas capable. Pas capable de faire comme si rien de ce qui s’était passé ces derniers mois, ces dernières semaines même, n’avait eu lieu. Elle n’avait peut être pas assez de recul sur les choses pour l’instant, mais tout restait là, bien présent, comme une claque chaque matin. Oublier ne semblait pas faire partie de ses capacités. Faire comme si ça n’était pas si grave, en revanche, si. Les deux jeunes gens s’était donc redressés, partant doucement vers les enclos d’Ismaelle, et, là, sans trop savoir pourquoi, elle lui avait sorti ce qu’il s’était passé à propos de son frère.

« Wow, attends … c’est génial. »

Un grand sourire. Elle n’avait plus souris à propos de ça depuis l’accident que Logan avait géré pourtant. C’était vrai ça. Tout ça avait rendu les choses comme irréelles, négatives. Pourtant, il n’y avait pas de raisons. Non, elle n’avait donc pas dit ça avec le sourire aux lèvres, pas non plus en tirant la tronche, qu’on soit d’accords, mais juste sur un ton neutre. Est-ce que tout ça était vrai ? Oui, elle connaissait son écriture même si celle-ci avait changé. Bien sûr, il se pouvait que ce soient ses espoirs qui parlent plus que sa raison, mais il lui semblait que ça ne pouvait qu’être vrai. Pourtant, ça avait quasi cessé d’exister dans sa mémoire. Pas tant que ça, sinon, elle n’en aurait pas parlé, mais il y avait eu tellement de choses négatives là derrière qu’elle n’avait peut être pas sut à quoi s’en tenir par rapport à ses propres émotions.

Enzo, lui, s’était arrêté les yeux écarquillés avec un grand sourire. Oui, c’était génial. Oui. Oui c’est vrai ! Un grand sourire avait donc fini par apparaître sur les lèvres de la jeune femme. Elle avait attendu ça pendant tellement de temps que ça semblait à présent improbable. Pourtant, le papier, elle le conservait toujours sous son oreiller, s’en était bien la preuve. Son frère n’avait pas eu que des périodes faciles, mais là, il avait dû dépasser tout ça, pardonner également, recevoir ce qu’elle avait pu envoyer. Ils savaient peut être qu’elle était vivante du coup.

« J’ai pas manqué de … oui bon, ok, c’est vrai. C’est le mur qui a pris. »

Un petit rire avait passé les lèvres de la jeune femme alors qu’elle plongeait son regard moqueur dans le sien.

« J’m’en doutais. »

Ça fait toujours plaisir d’avoir raison. Dommage qu’elle se soit enfuie comme une voleuse ce jour-là, c’était une scène qu’il lui aurait plu de voir.

« Mais on s’en fout c’est pas le sujet. Ton frangin, ben merde, j’suis vraiment trop content pour toi, c’est … Est c’que t’as eu d’autres nouvelles depuis ? Il t’a donné un moyen de le contacter ? Une adresse ? Et … »
« Nan, nan, c’était ... »

Elle n’avait pas eu le temps de finir, voyant que son ami avait encore un truc à rajouter. Mais il était vrai qu’une lettre condensée avec tout ce qu’elle aurait aimé entendre et quelque part où le contacter aurait été bien plus malin. Enfin, il s’agissait de son frère, elle l’aimait, mais il n’avait jamais été très doué pour anticiper ses besoins. C’était un mec quoi… oui, voilà, c’est bien résumé. Oh comme je suis mauvaise langue ! Bref : question qui tue :

« Ton père … Il t’a donné des nouvelles de ton, enfin de votre père ? »
« Hm… »

Ouais, question qui tue. La jeune femme avait détourné le regard un instant, le laissant courir sur le sol verdoyant du parc.

« Non, nan, il n’a dit que quelques mots. J’suis même pas sûre qu’il y ait pensé. Ou bien.. ça se dit peut être pas dans une lettre. Et puis, c’est peut être la première qui passe, c’est possible aussi. »

Non, elle ne savait toujours pas ce qu’il en était de son père. Parce que, oui, il restait son père même si elle ne portait pas ses gènes, ça ne changeait rien. Elle l’avait considéré comme tel pendant trop longtemps, l’avait aimé ainsi, et c’était lui qui l’avait élevé, lui qui s’était levé la nuit, lui qui l’avait calmée, rassurée, engueulée aussi. Bref, il était son père et jamais qui que ce soit d’autre ne pourrait l’être à sa place, affiliation de sang ou non.

« J’ai appris des trucs pourtant à son sujet. Il n’y a qu’à toi que j’en parlerai d’accord ? Alors ne va pas le répéter ou autre, j’veux pas.. enfin, ça n’est pas de sa faute à elle, même si, là, présentement, j’ai du mal à la voir en peinture. »

C’est bien mystérieux tout ça.

« Jayden, tu sais, la fille, la rousse, qui traîne toujours avec Alec.. Elle est amie avec Jordane d’ailleurs. »

Ce mec aime bien les rousses, oui, ça revient. Et, oui, là, elle gagnait du temps pour ne pas prononcer cette foutue phrase tout haut. Qui était Jayden, dans le fond, Enzo devait s’en foutre comme sa première chemise – si tant est qu’il ait déjà eu une chemise +out+ - ce qu’il voulait, lui, c’était savoir de quoi il en retournait exactement. Et, oui, elle était pas mal dans son genre dans les trucs qu’elle ne lui avait pas raconté. D’un autre côté, cette semaine-là avait été éprouvante, il n’avait pas voulu lui raconter certaines choses et, forcément, d’instinct, elle ne lui avait pas dit ce qui la tracassait, elle, et puis, de drames en drames, il avait fini allongé sur un lit aux draps stérilisés, alors, forcément, pour discuter, on a vu mieux.

« C’est son père qui a potentiellement tué le mien. Et elle n’a pas suivi l’affaire, donc je ne sais toujours pas si je n’ai plus qu’un parent ou non. »

Vlan. Dingue comme ça pouvait sonner sec entre ses lèvres. Elle avait dit ça sur un air qui se voulait détaché, mais le timbre de ses mots prouvait bien qu’elle pouvait y faire tout ce qu’elle voulait, ses émotions transparaissaient. Jayden n’avait rien à voir là dedans, elle le savait parfaitement et cherchait à ne pas être affectée par tout ça par rapport à elle, mais il lui faudrait peut être un peu de temps pour que la rancune se tourne vers le vrai fautif. A vrai dire, ce qui la blessait le plus, c’était la frustration de savoir que si la belle rousse s’était ne serais-ce qu’un peu intéressée au devenir de l’homme que son père avait renversé, elle, aurait les réponses qu’elle attendait depuis des lustres. Mais non. Non, elle n’avait pas fait ça.

« Et à part ça, t’as entendu quand je t’ai traité de caniche, quand t’étais out ou pas du tout ? »

Tentative de diversion de conversation assez pourrie, je vous l’accorde, mais dans la rubrique du drôle, c’était tout ce qui lui était venu pour le coup.
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Mar 11 Juin 2013 - 12:42

« Hm… »

Non ça ne me plait pas de lui faire du mal, et ma question, enfin mes questions, n’ont pas été posées dans ce but là mais voir la tristesse se peindre sur les traits de son visage me fait grimacer. C’est dur, et je ne sais pas si j’ai mis les pieds dans le plat ou pas mais histoire d’éviter de tourner autour du pot pendant trois mois j’ai préféré y aller cash. C’est peut être maladroit mais j’ai besoin de savoir pour éviter de commettre des gaffes, et tout simplement parce que ça m’inquiète dans le sens où j’aimerai pouvoir être là si elle a besoin de moi, anticiper ce besoin et simplement savoir à quoi m’en tenir, savoir ce qu’il se passe dans sa vie parce que j’ai laissé ça de côté trop longtemps en me focalisant sur mes petits – tout est relatif – problèmes personnels. Bref la question qui tue, oui, et ton regard qui prend le large un instant.

« Non, nan, il n’a dit que quelques mots. J’suis même pas sûre qu’il y ait pensé. Ou bien.. ça se dit peut être pas dans une lettre. Et puis, c’est peut être la première qui passe, c’est possible aussi. »

Beaucoup d’hypothèses mais aucune réelle réponse et je crois que c’est ça le pire. Ne pas savoir, encore et toujours. Le meilleur moyen de faire fonctionner l’imagination à plein régime et pas dans le bon sens du terme. Juste quelques mots alors, mais c’est déjà énorme ça j’en suis convaincu. C’est dommage pour son père mais au moins elle a renoué un lien avec sa famille et ça laisse présager quelques portes ouvertes. En tout cas je l’espère parce que même si certains pensent le contraire la famille c’est important. On n’a pas tous la chance – question de point de vue – d’avoir de bonnes relations avec son propre sang et pour ma part en dehors de mon frangin et ma grand mère les autres n’existent pas vraiment pour moi, ou en tout cas plus vraiment. Ça fait deux ans, le petit fossé qu’il y avait déjà entre eux et nous à l’époque est devenu plus large avec le temps. La famille Australienne, c’est encore différent, mais la partie Anglaise … Même si c’est la famille de ma mère pour ma part je ne les ai jamais vraiment considéré comme tel. Je ne les connais pas ou peu, et l’aperçu que j’en ai eu ne m’a pas donné bonnes impressions. Quand je repense aux regards pleins de mépris et de dégoût de mon oncle, ça vaccine. Oui, tu as eu un monstre sous ton toit, tu me l’as bien fait sentir mais rassure toi t’es débarrassé et je ne pense pas qu’on se reverra un jour. Quoi qu’il en soit on n’est pas là pour parler de, ni même penser à, ma famille mais la tienne.

« J’ai appris des trucs pourtant à son sujet. Il n’y a qu’à toi que j’en parlerai d’accord ? Alors ne va pas le répéter ou autre, j’veux pas.. enfin, ça n’est pas de sa faute à elle, même si, là, présentement, j’ai du mal à la voir en peinture. »

J’aurai pu me vexer qu’elle me précise de ne pas le répéter aux autres mais ça ne m’a pas effleuré l’esprit. Je suis une personne très secrète, je peux comprendre, et je pense que je suis assez doué pour garder les secrets des autres alors quand ma meilleure amie me demande ça, la réaction la plus naturelle qui me vient est celle de la rassurer en alliant le geste à la parole.

« Tu sais que tu peux me faire confiance Sova. Je n’en parlerai à personne, c’est promis. »

Et le geste en question c’est simplement ce réflexe de la serrer un peu plus contre moi. Je suis quelqu’un pour qui la communication physique compte beaucoup, je n’y peux rien, c’est comme ça et pour le coup je ne pense pas que ça soit un problème dans ce cas de figure. J’en sais rien, ça vient tout seul et je me dis que c’est toujours agréable d’avoir un contact rassurant et affectueux quand ça ne va pas ou quand on aborde un sujet délicat. Donc, tout ça pour en venir où ? Qui est ce que tu as du mal à voir en peinture et surtout que vient faire une autre personne dans cette histoire ? J’ai un peu de mal à comprendre où on va là. Est ce que quelqu’un t’a fait du mal ? A toi ou à ta famille ?

« Jayden, tu sais, la fille, la rousse, qui traîne toujours avec Alec.. Elle est amie avec Jordane d’ailleurs. »

Jayden … La meilleure amie d’Aileen si mes souvenirs sont bons. Encore une fois ceci est de la pure ironie mais sachant que certains n’y sont pas très réceptifs je préfère le préciser bien que de toute façon en théorie personne ne se balade dans ma tête, mais peu importe Rolling Eyes Donc oui, la super copine d’Aileen. Personnellement je ne la connais pas et ça ne me manque pas mais je sais que pas mal de mecs dans le château se retournent sur elle quand il l’a croise et une bonne partie d’entre eux a déjà fini dans son lit. Enfin façon de parler. Elle fait ce qu’elle veut de sa vie j’ai envie de dire, de mon côté j’en ai pas grand chose à carrer. Le fait qu’elle soit proche d’Alec joue peut être dans la balance mais sincèrement je ne crois pas. Elle ne fait pas partie de ma bulle, ni de près ni de loin, c’est tout. Jordane c’est autre chose même si on ne se connaît pas vraiment elle et moi. Ça aurait pu mal se passer vu son lien avec Tallulah mais elle m’a dit elle même qu’elle n’avait rien de spécial contre moi. Tant mieux. On n’est pas amis mais on a des connaissances communes alors autant que ça se passe bien quand on a l’occasion de se croiser. Je ne sais pas grand chose d’elle, et c’est surement réciproque, mais elle m’a l’air d’être une fille sympa. Bref, Jayden.

« C’est son père qui a potentiellement tué le mien. Et elle n’a pas suivi l’affaire, donc je ne sais toujours pas si je n’ai plus qu’un parent ou non. »

Oh … Oui, encore et toujours ce fameux « oh … », je sais. Je ne sais pas quoi dire, ni comment réagir alors je me contente de garder le silence alors que j’enregistre les info qu’on me donne tout en me disant que le monde est petit. En plus de ça, coïncidence assez improbable, on a appris des choses tous les deux sur l’accident de nos parents quasiment en même temps. C’est perturbant mais ses émotions font écho aux miennes et je crois que ça nous aide à mieux nous comprendre. J’aurai préféré que ça ne soit pas le cas évidemment, pour elle comme pour moi, mais c’est comme ça. J’ai l’impression qu’on vient de me mettre une belle claque en pleine figure et avant même d’avoir pris le temps de retomber sur terre et de mettre un peu d’ordre dans tout ça …

« Et à part ça, t’as entendu quand je t’ai traité de caniche, quand t’étais out ou pas du tout ? »

… Le sujet était clos.

« Non ! Espèce de saloperie ! Ça va s’payer ça, non mais oh ! »

Et c’est parti pour les chatouilles. Tu peux toujours essayer de me frapper ou te débattre je ne te lâcherai pas et tu le sais.

« En plus j’ai pas les ch’veux bouclés donc ça marche pas, faut que tu trouves une autre race. Ou pas, d’ailleurs. »

Oui je sais, si j’y crois – qu’elle arrêtera un jour avec ça – c’est que je suis extrêmement naïf. Le coup du caniche c’est pas la première fois qu’il sort et certainement pas la dernière. Est ce que je lui en veux ? C’est vrai que j’ai du mal à supporter l’idée d’être comparé à un chien et autant le dire le caniche ça aide pas, mais quand ça vient d’elle : Non. Pas une seule seconde. Ça me fait même sourire. Si c’était venu de quelqu’un d’autre, d’une personne dont je ne suis pas proche et qui fait ça simplement pour me faire chier dans un but purement négatif, ça ne serait pas la même chose c’est certain. Si ça sortait de la bouche de Logan ? Qui sait … Je dirai que ça dépendrait probablement de mon humeur, et sans doute aussi de la sienne. Je ne pense pas trop prendre de risque en avançant une telle réponse. De toute façon ça arrivera, là dessus aussi il faudrait être naïf pour espérer le contraire mais on s’en fout pas mal là tout de suite.

Je me calme, elle aussi, et c’est repartie pour la route. Je passe mon bras autour de son épaule, la serre contre moi et l’invite à marcher en même temps que moi jusqu’à notre destination de départ. Les enclos. J’en ai d’ailleurs profité pour attraper son balais pour le porter, parce que je suis comme ça, un véritable gentleman. Si ! Ca m’arrive, de temps en temps. J’ai été bien élevé alors entre deux crises de machisme, ça m’arrive.

« Fais moi signe quand t’auras du nouveau. »

Pour ton frère, pour ton père aussi, pour … tout ça, parce que je ne te poserai sans doute de questions de si tôt. Encore une fois ça n’est clairement pas que ça ne m’intéresse pas, c’est simplement que je ne veux pas prendre le risque de remuer le couteau dans la plaie, ou te rendre encore plus triste en ramenant ça sur le tapis si effectivement ces fameuses nouvelles n’arrivent jamais. Ce que je ne souhaite pas même s’il y a encore un de ces proverbes débiles qui dit … qu’est ce qu’il dit déjà ? Ah oui : Pas de nouvelle, bonne nouvelle. Mouais, j’suis pas convaincu et ça me fait penser qu’il faudrait que j’écrire à Grand-Mère parce que ça fait un moment et je doute que Derek ait pris les devants donc elle doit s’inquiéter. J’aime pas qu’elle s’inquiète. Je ne sais pas encore bien ce que je pourrai lui raconter mais rien de tout ce qui s’est passé ces dernières semaines en tout cas, ça c’est certain. Ce qui se passe ici reste ici, en tout cas pour ce genre d’info. Moi non plus je n’ai pas envie de remuer et remettre certaines choses sur le tapis, qui plus est ça serait le meilleur moyen de l’inquiéter encore plus. Hey Grand-Mère tu sais quoi ? J’ai retrouvé le type qui m’a mordu, il a tué Papa et Maman et m’a remis dans le coma. Chouette hein ? La bonne nouvelle c’est qu’il est mort, la mauvaise c’est que j’ai failli y passer que j’en garderai probablement des séquelles toute ma vie. Des séquelles invisibles pour la plus part. Pour ne pas dire tous. Avoir un organisme qui cicatrise vite a ses avantages, malheureusement ça ne fonctionne pas avec le côté … cérébral ? Disons mental de la chose mais peu importe.

« Aller viens, au lieu de raconter des conneries. »

Comment ça c’est moi qui raconte des conneries ? C’est faux, c’est elle qui a balancé cette histoire de … grrrr … caniche. Un caniche. Non mais sérieusement, un caniche ?!

Et c’est reparti pour le show. Un instant je pose le balais contre un battant de bois du stade, attrape la petite blonde et la balance sur mon épaule avant de reprendre le balais et continuer à descendre les marches. Comme si tout était normal. En même temps, ça l’est. En chemin je m’arrête, la laisse descendre pour finalement lui dire de grimper sur mes épaules – je me penche, bien sur – et au bout de quelques minutes nous voilà aux enclos où BlackCherry et Sinistros s’occupe de leur nouveau né. Ismaelle n’a pas l’air d’être là, Jill est repartie plus tôt. Je laisse mon amie descendre de son perchoir avant de tendre le bras devant moi pour lui indiquer où il se trouve parce qu’aux dernières nouvelles, elle ne pouvait pas les voir et tant mieux.

« J’te présente Méphisto. »

Il est tout petit, encore tout tremblant et ses ailes ne sont pas sèches mais il est déjà debout et sa mère le lèche pour le nettoyer, le réchauffer, sans doute créer les premiers liens, etc ... Pendant ce temps là Mila vient laisser trainer son chanfrein contre mon pantalon, peut être dans l’espoir d’y trouver de la nourriture et Taska a déjà fourré son bec dans mes cheveux. J’me laisse faire, comme d’hab. Peut être qu’un jour elle finira par m’ouvrir le crane, allez savoir. Pas grave, j’ai confiance. A force de trainer ici, à force de patience, j’ai fini par créer des liens assez forts avec ces créatures et j’en suis fier. Très heureux aussi. C’est souvent ici que je me réfugie quand la présence de l’Homme devient trop difficile à gérer pour moi.
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Dim 30 Juin 2013 - 20:29

Pourquoi est-ce qu’il se passe ce genre de choses au juste ? Pourquoi est-ce que tout semble toujours compliqué ? Est-ce qu’il ne peut pas y avoir une lueur d’espoir, juste une fois. Juste quelques temps de pause pour qu’on puisse se refaire. Oui, il fallait l’avouer, elle n’était peut être pas au meilleur de sa forme depuis quelque temps et il lui semblait que tout lui tombait toujours sur le coin de la gueule, quoi qu’elle fasse. Il y a des périodes comme ça. C’est vrai, on s’est tous, ou presque, déjà fait cette réflexion qui n’est que le reflet d’un vieil adage : un malheur ne vient jamais seul.

« Tu sais que tu peux me faire confiance Sova. Je n’en parlerai à personne, c’est promis. »

Elle le savait parfaitement, mais c’était une manière de gagner du temps, mais aussi de bien mettre les choses au clair. Non, elle ne voulait pas que qui que ce soit en parle dans le château et, si elle évitait la présence de Jayden depuis qu’elles avaient eu leur petite conversation, ça n’était pas pour que quelqu’un aille la voir derrière son dos. Ça passerait, comme tout le reste et elle arriverait à fermer les yeux là-dessus. La belle rousse n’y était pour rien et elle le savait parfaitement. Elle l’agaçait de base puisqu’elle était proche d’Alec, mais ni l’un ni l’autre ne justifiaient une quelconque réelle animosité. Mais elle ne pouvait tenir cette fille coupable de ce qui avait pu lui arriver de négatif durant sa vie, parce que, oui, tout lui semblait avoir commencé ce fameux jour où elle avait vu les liens familiaux s’écrouler et le camion débouler. Tout avait changé dès lors. Mais elle l’acceptait, c’était juste que depuis peu, tout ce qui s’était passé faisait peut être un peu beaucoup pour être simplement accepté avant de passer à autre chose. Il lui fallait du temps pour digérer tous ces pseudos coups du destin et elle n’en avait jusque là pas précisément bénéficié. Elle avait fait claqué dans l’air ces mots qui la torturaient déjà depuis un moment et, alors, le temps avait semblé se suspendre. Eh oui, elle était bien d’accord, elle s’était posée la même question : comment réagir à un truc pareil. Comment réagir. C’était une question qui se posait souvent ici lui semblait-il. Comment Enzo aurait-il dû réagir aux derniers évènements ? Pas simple. Ce qui leur tombait sur le coin de la poire était trop complexe à gérer, elle en était parfaitement d’accord. ... Bon, bref, c’était sorti, c’était bien déjà, pas besoin de s’éterniser là-dessus des heures non plus, elle n’en avait clairement aucune envie.

« Et à part ça, t’as entendu quand je t’ai traité de caniche, quand t’étais out ou pas du tout ? »
« Non ! Espèce de saloperie ! Ça va s’payer ça, non mais oh ! »
« Me disais aussi que c’était pas normal ce manque de réaction… Merde ! J’ai loupé ma chance, t’étais pu conscient de rien, j’aurais pu en profiter à mort… quelle con je fais. »

Ouais, c’est vrai, grossière erreur. Elle aurait pu… pu… Han mais arrête euh ! Les chatouilles, c’est le mal. Et fourbe qui plus est ! Mais elle préférait ça plutôt que de partir dans d’autres discussions compliquées, lourdes et angoissantes. A vrai dire, ça faisait déjà beaucoup pour la journée là, mieux valait s’en tenir là. Enzo avait décidé de partir sur un ton joyeux, et d’effacer le froid qu’il aurait pu y avoir entre eux. Pour une fois, si ça ne lui semblait pas naturel, il fallait que ça le redevienne vite, parce qu’elle préférait faire les choses ainsi plutôt que de repartir sur une nouvelle note triste. En fait, la jeune femme se rendait compte qu’il ne lui était pas forcément arrivé souvent de sourire depuis les dernières semaines, alors, oui, la situation semblait quelque peu décalée en fait, surtout après le discours qu’elle lui avait tenu quelques minutes plus tôt. Pourtant, d’abord nerveux, son rire était vite devenu sincère. S’ils passaient des heures à s’en vouloir à chaque fois, dans un monde comme celui qu’on leur avait imposé, ils ne pourraient simplement jamais être heureux et profiter. C’était à eux de faire l’effort de ravaler certaines choses pour se contenter du positif.

« En plus j’ai pas les ch’veux bouclés donc ça marche pas, faut que tu trouves une autre race. Ou pas, d’ailleurs. »
« Ouais, mais bon, j’suis pas experte en chiens à poils lisses. Si, ya celui de la belle et le clochard, qui disais toujours « comme disais mon grand père… » … … … et au vu de ta tronche, t’as pas la moindre idée de ce dont je parle.. »

Oui, c’était vrai qu’il ne pouvait pas avoir la référence. Et en plus, elle n’était même pas sûre que le chien dont elle parlait ait en effet les poils lisses… BREF arrêtons de parler de poils, pour le coup, ça pourrait être interprété bizarrement.
En effet, ce genre de pseudo insulte n’en était pas une entre ses lèvres, mais si ça sortait de celles d’un autre, il était clair que ça n’aurait probablement pas le même impact. Pourtant, sur le coup, quand ces mots avaient été prononcés, aucune personne, aussi haineuse qu’elle aurait pu être, n’aurait pu mettre autant de rage et de puissance qu’elle dans ces quelques phrases. Ça n’avait pourtant aucun rapport, mais, alors, toutes les émotions de ces derniers jours étaient sortit dans ces quelques pauvres mots, avec toute la force qu’elle pouvait avoir, comme si cette simple conviction pouvait lui permettre d’ouvrir les yeux. Ça n’avait pas suffit.

« Fais moi signe quand t’auras du nouveau. »
« Ouais. »

D’ici là, il pouvait se passer bien des choses absurdes, elle le sentait. Comme un con détaché qui les libère de leur oppression. Bref, ça ne risquait pas d’arriver.
Se remettant en route, les jeunes gens s’étaient doucement éloignés des gradins du stade de Quidditch pour s’avancer vers les enclos dans lesquels Ismaelle passait la moitié de ses journées.

« Aller viens, au lieu de raconter des conneries. »

oO Quelles conneries ? Ne cherche pas, enfant.

Bientôt, tout deux s’étaient donc approchés d’un petit groupe doté notamment d’une sorte de jeune cheval ailé, collé auprès de sa mère. Enzo le lui désigna justement bien vite.

« J’te présente Méphisto. »
« Oh il est mignon ! … ça fait cruche de gagatiser mais…. Il est mignon *.* »

En mode fille qui parle parfois avec une voix un peu trop aigue quand elle se retrouve avec un bébé en face d’elle. Il faudra peut être m’expliquer un jour quelles hormones ou phénomène étrange provoque ce type de réactions.

« C’est donc ça un sombral ? C’est marrant, j’en avait jamais vu avant. Ils sont là depuis longtemps ? »

Petite naïve..
Et euh... retourne prendre des cours particuliers avec Ismaelle ! C'est pas gagné pour ton exam là.
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Lun 1 Juil 2013 - 13:25

Se faire traiter de caniche … A vrai dire je m’interroge, je me demande si ça ne risque pas de m’arriver un peu plus souvent maintenant que tout le monde ou presque sait ce que je suis vraiment. Je sais que certains ont peur mais ça n’est pas le cas de tous et quand bien, difficile de contrôler ce qui se dit par derrière – et non ceci n’est pas un vilain jeu de mot ou une quelconque allusion sexuelle. Qu’ils parlent, à la limite si je ne les entends pas ça ne me touchera pas même si étant un garçon relativement sensible – si, si. Je vous jure – je sais que ça m’atteindra d’une manière ou d’une autre. Je n’aime pas être le centre de l’attention, en tout cas pas de cette manière là mais c’est comme ça, je n’ai pas le choix donc je vais faire avec et au pire en remettre quelques uns à leur place quand ça deviendra trop lourd. En attendant, quand ça vient de Sova, je ne me formalise pas bien évidemment. Pas plus lorsqu’elle fait référence à des choses que je ne connais pas puisque de toute façon c’est valable dans le sens inverse aussi. Je ne connais pas tout du monde des Sans Pouvoir, elle ne connaît pas tout du monde de la Magie. C’est complémentaire, y a pas de lézard. Autre chose dont elle ne se formalise pas c’est Mila – ce qui est normal puisqu’elle ne la voit pas – et Taska qui sont toujours entrain de me renifler, me trifouiller les cheveux ou que sais-je encore. Quel succès ! Je prends le risque de perdre un œil dans la « bataille » mais c’est pas grave. Donc nous y voilà, Méphisto.

« Oh il est mignon ! … ça fait cruche de gagatiser mais…. Il est mignon *.* »

C’est … flippant. Oui ça fait cruche mais je ne dirai rien parce que je peux être pareil voir pire si tu me mets un chaton sous les yeux donc je vais me contenter de sourire en silence et … attends une seconde, tu le vois ?

« C’est donc ça un sombral ? C’est marrant, j’en avait jamais vu avant. Ils sont là depuis longtemps ? »
« Sova … T’écoute ce que te dis Ismaelle des fois ? »

Mon sourire est bien là, il est sincère, amusé même et je choisi sciemment de mettre de côté certaines choses pour le moment pour me lancer dans des explications qui – je me connais – risquent d’être longues.

« Ils sont là depuis toujours, enfin ils étaient là avant nous en tout cas et … on les étudie en cours … Y a tout à refaire ! »

C’est ça aussi de sécher les cours Mlle Lockwood ! C’est mal ! Très mal ! Comment ça je fais pareil ? C’est faux. Ok, ça m’arrive, mais pas autant qu’elle et ça personne ne pourra me dire le contraire. Est ce que je la réprimande vraiment ? Non, bien sur que non. Elle est majeure et vacciné, je ne suis pas son père, elle fait bien ce qu’elle veut de sa vie et j’ai pas mon mot à dire sur la question. Enfin si, je pourrais en tant qu’ami concerné mais je ne le ferai pas tout simplement parce que c’est lourd, et parce que ça serait un peu l’hôpital qui se fout de la charité. Surtout venant d’un mec qui vient de sécher une semaine entière en plus des deux autres précédente, volontairement ou pas. J’ai des circonstances atténuantes mais pas que.

« Remarque, Isma l’a peut être pas mis au programme des premières années donc si vous vous en tenez à celui là, t’as une excuse valable mais je me dis que si parfois tu m’as vu venir ici et m’occuper d’eux, t’as du me prendre pour un cinglé qui parle tout seul. »

Non parce que sincèrement, quand je vais faire mumuse avec Mila et que je coure et saute partout aux abord de la forêt, même si je fais toujours attention – ou presque – à ce que personne ne me voit, on sait jamais.

« Je crois que j’oublierai jamais la première fois que je les ai vu, et surtout quand on m’a fait comprendre que tout le monde ne les voyait pas. C’était le premier jour où j’ai débarqué ici, à la rentrée de septembre y a deux ans. Ils m’ont tout de suite intrigué alors je me suis approché en descendant des carrioles et y a cette fille qu’est venu me voir, elle avait l’air … j’sais pas trop, pleine de pitié un truc du genre. Elle m’a dit qu’elle était désolée, je lui ai demandé pourquoi avec toute l’amabilité dont j’étais capable à l’époque – hum – et elle m’a expliqué pourquoi on ne pouvait pas tous les voir. Naturellement je l’ai envoyé chier et je me suis barré pour aller bouder dans mon coin et digérer cette nouvelle claque. Une heure après on m’envoyait chez les Gryffondor. »

Et jusqu’à il n’y a encore pas très longtemps je me suis demandé ce que le Choixpeau Magique avait bien pu manger ou boire pour m’envoyer chez les Rouges. Je sais que certains m’auraient bien vu chez les Verts, comme mon frère, mais ceux là ne me connaissent pas vraiment. J’ai ma place chez les Lions, c’est devenu une évidence. Pas parce que je me considère comme courageux mais bien parce que je suis du genre fonceur, j’aime l’adrénaline et je suis – je pense – très loyal envers mes amis, ma famille, etc … Non ? On s’en fout. On s’en fout parce que je ne peux pas réprimer certaines choses plus longtemps donc oui j’affiche mon air sérieux en plissant presque les yeux tout en la dévisageant, une main posé sur le chanfrein de Mila et l’autre sur l’encolure de Taska.

« Est ce que je pose la question ? Est ce que je te demande comment ça se fait que maintenant tu les vois ? Est ce que je m’inquiète ou … pas ? »

Parce que voir quelqu’un mourir ça n’a rien d’amusant ni de banal même si me concernant, je l’admets, ça n’a plus vraiment le même impact maintenant. Jusqu’ici ça n’était pas le cas de Sovahnn alors oui je m’inquiète parce que même si on peut finir par s’y « habituer » la première fois c’est toujours un gros choc, idem pour la deuxième, et même pour toutes mais ça dépend simplement des personnes j’imagine. Ce que je veux dire c’est qu’elle était épargnée et ça n’est plus le cas alors évidemment que je me pose des questions. Qui ? Quand ? Où ? Comment ? Pourquoi ? Peut être que ç’a un rapport avec la nuit où je suis tombé dans les vapes ? Peut être qu’elle a vu Taylor mourir ? Peut être que c’est autre chose, quelqu’un d’autre. Si elle ne veut pas en parler j’accepterai mais ça me travaillera probablement pendant un moment.
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Mar 2 Juil 2013 - 9:34

Ok, en fait, ça n’est pas si mignon que ça comme bestiaux. En fait, ils avaient un côté glauque dans leur physique. Trop maigres et pourtant bien portant, trop… elle n’en savait trop rien. Et pourtant, ils l’attiraient, surtout le petit bout. N’importe quel animal – mammifère du moins – s’avère mignon quand il est petit, c’est un fait. Ou peut être juste une vue de l’esprit, en fait, mais dans tous les cas, oui, cette petite chose encore frêle et paumée dans ce monde trop grand, se rattachant à sa mère, tout perclus d’espoirs et rassuré tant qu’elle se trouvait là, ce petit être était touchant, oui. Et, oui, elle gagatisait comme une nouille, et, oui, à force, on va se demander ce que j’ai avec les nouilles. J’ai faim, et alors ? Il n’empêchait qu’il restait quelque chose d’étrange là dedans. La jeune femme avait fait plusieurs allers retours ici, notamment pendant les cours privés d’Ismaelle et ne les avait, jusque là, jamais vu.

« C’est donc ça un sombral ? C’est marrant, j’en avait jamais vu avant. Ils sont là depuis longtemps ? »
« Sova … T’écoute ce que te dis Ismaelle des fois ? »
« Ben… Oui. J’ai même bouffé tous les bouquins du sujet pour ce qui concerne mon année. Je galère déjà avec celle-là, j’vais pas m’amuser à le la jouer à la Takuma, j’tiendrais pas le choc. »

Ça, c’était clair, mais d’un certain côté, Takuma était légèrement à part par rapport à ça. Et à d’autres choses en fait. Bref, tout ça devait signifier que, non, les sombrals n’étaient pas au programme de la première année. Cela dit, ça ne changeait rien au caractère étrange de leur soudaine apparition, surtout que, vu la réaction d’autres individus du groupe, ils connaissaient Enzo.

« Ils sont là depuis toujours, enfin ils étaient là avant nous en tout cas et … on les étudie en cours … Y a tout à refaire ! »
« Ah.. »

Eh bien si tu le dis. Ça semblait coller pourtant, mais la jeune femme ne voyait définitivement pas pourquoi elle leur serait passée à côté s’ils avaient toujours été là. Ismaelle lui avait fait des cours qui avaient bien duré et elles s’étaient baladé un peu partout dans le domaine, avaient croisé tout un tas de bestioles plus bizarres et fun les unes que les autres que la belle blonde s’était fait un devoir d’apprendre. Elle s’était renseignée, avait parfois creusé un peu le truc et s’était mise à la bourre dans les autres matières à force de bosser celle-ci qui était la seule qu’elle arrivait à gérer un minimum.

« Remarque, Isma l’a peut être pas mis au programme des premières années donc si vous vous en tenez à celui là, t’as une excuse valable mais je me dis que si parfois tu m’as vu venir ici et m’occuper d’eux, t’as du me prendre pour un cinglé qui parle tout seul. »

« Ben, oui, je pense. C’est la jeune matière où j’suis à peu près à jour, donc ça semblerait… bizarre. Et.. pourquoi tu parlais… »

Ok, elle était paumée, mais de toute évidence, ça semblait dire qu’au début, elle n’était pas capable de les voir. Pourquoi pas ? Elle en avait vu trop ici pour s’étonner encore de ce type d’étrangeté. Pourtant, il fallait dire que cette histoire l’intriguait pas mal. Qu’est-ce qui avait changé entre temps pour qu’elle puisse se mettre à les voir si ça n’était pas le cas avant au juste ? Le regard interrogateur qu’elle posait sur Enzo l’avait vu se remettre à parler, à son grand soulagement. Il ne lui avait pas apporté la réponse tout de suite, ce qui, en soi, était déjà étrange. La raison ne devait donc pas être si anodine que ça. Qu’est-ce qu’il s’était passé ces derniers temps pour que ça change la donne ? Honnêtement, trop de choses, trop de possibilités se présentaient à elle.

« Je crois que j’oublierai jamais la première fois que je les ai vu, et surtout quand on m’a fait comprendre que tout le monde ne les voyait pas. C’était le premier jour où j’ai débarqué ici, à la rentrée de septembre y a deux ans. Ils m’ont tout de suite intrigué alors je me suis approché en descendant des carrioles et y a cette fille qu’est venu me voir, elle avait l’air … j’sais pas trop, pleine de pitié un truc du genre. Elle m’a dit qu’elle était désolée, je lui ai demandé pourquoi avec toute l’amabilité dont j’étais capable à l’époque – hum – et elle m’a expliqué pourquoi on ne pouvait pas tous les voir. Naturellement je l’ai envoyé chier et je me suis barré pour aller bouder dans mon coin et digérer cette nouvelle claque. Une heure après on m’envoyait chez les Gryffondor. »
« O-kay… »

On va dire que ça ne la rassurait pas particulièrement plus. À la rentrée de Septembre d’il y avait deux ans, et pour que cette fille ait eu cet air condescendant, il fallait que ça ait un rapport avec les parents de son ami. Génial, merci Sovahnn de retourner le couteau dans la plaie, au passage. Mais si ça avait un rapport avec ses parents à lui, est-ce que ça en avait également avec les siens ?

« Est ce que je pose la question ? Est ce que je te demande comment ça se fait que maintenant tu les vois ? Est ce que je m’inquiète ou … pas ? »
« Euh je… j’suis toujours paumée là en fait, et j’me dis que – sans vouloir paraître insensible à ton propre drame – s’il s’agissait de ce dont j’ai peur, tu n’aurais pas autant tourné autour du pot et tu ne me demanderais pas ça. Rassure moi et dis moi qu’on ne se met pas à les voir parce qu’on a perdu un parent, s’il te plait. »

Oui, c’était ce à quoi elle avait pensé en premier lieu et pas à l’homme qu’elle avait vu décéder le mercredi même où Enzo commençait sa descente aux enfers. A vrai dire, ça aussi, ça lui était venu en tête, mais elle cherchait tellement à l’en éloigner qu’elle ne pouvait pas sciemment se dire que c’était de ça qu’il s’agissait. Pourtant, ça pouvait coller. Enzo avait vu la mort ce jour-là, et, elle, récemment, aussi. Mais chaque nuit, elle cauchemardait de la mort de son père, alors oui, c’était ce à quoi elle avait pensé en premier lieu, et ce, même s’il n’était pas son vrai père et que, peut être que ce genre de choses ne concernait que les histoires de sang et… nan, en fait, c’est improbable. Sauf que les angoisses n’ont rien de rationnel.
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Mar 2 Juil 2013 - 22:57

Encore une fois on aimerait mettre le mauvais de côté mais quoi qu’on fasse il ressurgit, d’une manière ou d’une autre. C’est comme ça, les aléas de la vie. Y a des choses qu’on ne peut pas éviter, qui ressortent à un moment ou un autre tout simplement parce qu’elles ne sont peut être pas faites pour être tues. Pour ma part j’ai accepté depuis longtemps le fait d’être en mesure de voir les Sombrals mais ça n’était pas le cas au début, c’est évident. Ils m’intriguaient, c’était la première fois que je voyais l’une de ces créatures et leur côté effrayant m’a tout de suite tapé dans l’œil. On les juge sans les connaitre, certains les traitent de monstre et en ont peur, peut être que j’y trouve un parallèle, allez savoir. Surement même, en vérité, mais toujours est il que lorsque cette fille m’a expliqué pourquoi je les voyais et pourquoi ça n’était pas le cas de toute le monde, j’ai rapidement déchanté. Ça m’a fait mal, je me suis pris un violent coup de poignard en plein cœur. Début septembre 2012, mes parents étaient morts depuis six mois tout juste et malgré le fait que j’avais visiblement fait mon deuil je n’acceptai toujours pas. Leur disparition, le fait d’être déraciné et sans repère, loin du reste de la famille Ryans, le séjour chez notre oncle et notre tante à Londres qui m’a laissé un goût amer. J’étais pas bien à l’époque, c’est aussi simple que ça. Rien qu’un pauvre gosse en pleine dérive qui avait perdu son sourire et qui ne voulait absolument rien tenter pour le retrouver. Ça a duré quelques mois encore comme ça, jusqu’à ce que je rencontre Kyle et c’est peut être con mais c’est vraiment là que tout à changé. C’est lui qui m’a ramené parmi les vivants la première fois. J’aurai surement fini par y arriver, tout seul ou avec quelqu’un d’autre, mais à ce moment là et de cette façon là, presque « facilement » je reste persuadé qu’il était le seul en mesure de faire ça. Peu importe, ça n’est pas le sujet. Après ma première rencontre avec les Sombrals je suis retourné régulièrement trainer près des enclos, près de la forêt, et j’ai créé des liens avec Mila qui était toute petite à l’époque. Je me suis beaucoup accroché aux créatures pendant cette période de ma vie et aujourd’hui c’est resté. J’ai toujours plus ou moins aimé les animaux mais hormis le chiens de nos Grand Parent je n’ai jamais eu de réel contact avec eux avant d’arriver à Poudlard. Aujourd’hui je me rends compte à quel point je peux être privilégié parce que ce lien qui existe entre certains d’entre eux et moi n’est pas donné à tout le monde. Ils pourraient me fuir étant donné l’aura de prédateur que je balade autour de moi, et certains le font d’ailleurs, mais avec les autres c’est du pur bonheur. Ça me ressource, ça m’apaise. J’ai besoin de ça. Et puis il y a Lune aussi, évidemment. Et ça n’est toujours pas le sujet. Le sujet c’est pourquoi et surtout comment Sovahnn parvient à les voir – les Sombrals – alors que ça n’était pas le cas jusqu’ici. Qu’est ce qu’il s’est passé ? J’ai beau essayer de faire taire les interrogations dans ma tête ça ne fonctionne pas. Je m’inquiète, ce qui est normal, et elle commence à paniquer. Je peux le sentir. Ce qui naturellement ne me plait pas plus et surtout me fait culpabiliser.

« Euh je… j’suis toujours paumée là en fait, et j’me dis que – sans vouloir paraître insensible à ton propre drame – s’il s’agissait de ce dont j’ai peur, tu n’aurais pas autant tourné autour du pot et tu ne me demanderais pas ça. Rassure moi et dis moi qu’on ne se met pas à les voir parce qu’on a perdu un parent, s’il te plait. »

Merde. Oui c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit et ce presque instantanément. J’ai été maladroit et maintenant elle s’imagine que son père est mort. Son père ou n’importe qui d’autre qui lui est proche mais c’est à son père que je pense instinctivement et je pense qu’elle aussi. Elle me parle de mon « propre drame » et c’est une chose qu’on a en commun. La rencontre avec un camion, le coma, la perte – sure de mon côté, hypothétique du sien. Réagit Enzo, bordel !

« Non ! Non, non ! Désolé, je voulais pas te faire paniquer. Excuse moi. Non c’est pas ça. En fait on les voit quand on a vu quelqu’un mourir, proche ou pas. »

Explication rapide et express histoire de faire retomber la pression en urgence et désolé, vraiment désolé, pour l’accélération cardiaque que tu viens de te taper.

« J’suis désolé, j’pensais … Enfin c’est tellement évident pour moi que j’ai tendance à croire que ça l’est pour tout le monde. »

Oui c’est vrai, parfois j’ai tendance à oublier ce genre de détail – qui n’en sont pas au final. Sovahnn a débarqué il y a finalement pas si longtemps que ça et étant donné qu’elle a « dormi » pendant cinq ans, cinq années charnière pour l’apprentissage de la magie, et qu’avant ça elle n’avait pas idée de ce qu’elle était, c’est plutôt évident. Je sais pas, je crois que je pensais simplement qu’avec Ismaelle elles en avaient parlé, ou qu’elle s’était peut être posé des questions sur certaines choses, certains évènements qu’elle ne comprenait pas. Ça n’est pas le cas. La Magie n’est pas une évidence pour tout le monde, et je devrai le savoir pourtant puisque mon cher et tendre n’a pas de pouvoir, mais il faut croire que ma sale caboche fait des raccourcis et que donc obligatoirement, sorcier = calé en magie et sur le monde de la magie en général. Je crois que je n’ai simplement pas mesuré les « lacunes » – et ça n’a rien de péjoratif – de Sova dans le domaine. C’est tout, mais c’est déjà pas mal.

« Qu’est ce qu’il s’est passé Sova ? Je comprendrais que t’aies pas envie de m’en parler mais je ne peux pas ne pas poser la question. »

Qui est ce que tu as vu mourir ?
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Ven 5 Juil 2013 - 11:01

La vie est comme ça, elle ne cesse de se complaire à vous mettre en faute, à vous rappeler vos péchés, vos déceptions, vos angoisses. Mettre certains évènements de côté est une solution de facilité, bien sûr, mais c’est aussi parfois la seule manière qu’on peut trouvé d’accepter ce qu’il s’est produit et d’arriver à passer à autre chose. Parfois, ça ne suffit pas, les blessures restent là, bien encrées jusqu’à ce que quelqu’un cherche à les déloger et alors, elles ressurgissent aussi brulantes qu’au passé. Il n’est pas aisé de faire table rase, ça se saurait. Et certaines choses resteront à jamais à vif. S’il est une manière de les accepter, la jeune femme voulait bien la connaître, parce qu’elle doutait qu’un jour, elle ne penserait simplement plus à tout ce qui avait pu se passer ici et qui la marquait au fer rouge. C’était ainsi, et, ça, souffrir, elle l’acceptait, puisque ça faisait partie de la vie et qu’elle désirait ardemment retrouver l’intégralité de celle-ci. Mais cela comprenait également l’angoisse, et, à cet instant précis, elle la sentait remonter de nouveau, empourprant ses entrailles, décimant son calme, noyant ses résolutions. Oui, elle avait paniqué. Pourtant, Enzo ne lui aurait pas annoncé un truc pareil ainsi, mais, voilà, ce genre de chose ne connait pas de logique. Elle sentait que ça n’avait pas de sens mais cela ne changeait rien, fixant son amie, la jeune femme avait énoncé clairement les choses, se disant qu’ainsi, il irait peut être au but. Bien sûr qu’il irait en fait, c’était plutôt elle qui commençait à réellement s’inquiéter de ce qu’il pourrait lui dire et de vers quoi cette conversation se tournait. Et dire qu’on avait dit qu’on arrêtait avec les drames.

« Non ! Non, non ! Désolé, je voulais pas te faire paniquer. Excuse moi. Non c’est pas ça. En fait on les voit quand on a vu quelqu’un mourir, proche ou pas. »
« Ah.. »

Très constructif.

Déviant le regard, la jeune femme avait sentis un immense soulagement l’envahir. Ça allait. Ça irait. Il ne s’agissait que… Non, ça n’était pas rien, et ça n’était pas quelque chose à quoi elle voulait penser à présent ni autrement, mais c’était toujours mieux que la mort d’un de ses proches. Alors, oui, elle préférait se retrouver confronter à ce qu’il s’était passé ce jour-là plutôt que de devoir songer au fait qu’une personne de sa famille pouvait être décédée. Elle y pensait déjà réellement trop souvent à son goût.

« J’suis désolé, j’pensais … Enfin c’est tellement évident pour moi que j’ai tendance à croire que ça l’est pour tout le monde. »
« C’est pas grave je… j’ai eu peur c’est tout. Et j’écouterai plus en cours maintenant. »

C’est ce qu’on appelle une leçon de vie par l’absurde. Inspirant à fond, la jeune femme prenait conscience que si ce qu’elle craignait s’éteignait doucement, c’était pour laisser place à une autre discussion qu’elle aurait préféré éviter pour des mois encore. Oui, elle avait vu quelqu’un décéder, pas de la pire des manières, et pas la pire victime qu’il soit, mais les faits étaient là et la blessaient depuis. Pourtant, ça n’avait pas été la seule chose qu’elle avait eu à gérer, alors, oui, elle avait tenté de l’enfouir et de chercher à faire comme si rien de tout ça n’avait eu lieu. Honnêtement ? Ça n’avait pas très bien marché.
Et, oui, elle gardait des lacunes dans ce monde qu’il lui faudrait du temps pour combler. La belle blonde n’avait pas forcément les bons réflexes et ne serait jamais aussi à l’aise qu’Enzo par rapport au monde sorcier. Celui-ci avait cessé de l’effrayer, du moins en tant que tel, c’était le cas, mais si elle cherchait à comprendre les choses, elle ne vivait ici que depuis peu. Un enfant a moins de mal à s’adapter à un nouvel environnement et à en apprendre les subtilités, c’est connu, et elle le ressentait sans problème. Mais un gosse n’a normalement pas à faire avec des histoires de disparitions incessantes et de meurtres en règle ou non, alors il fallait bien avouer que les règles changeaient ces derniers temps.

« Qu’est ce qu’il s’est passé Sova ? Je comprendrais que t’aies pas envie de m’en parler mais je ne peux pas ne pas poser la question. »
« Je… »

Nan, en effet, j’ai pas envie d’en parler. Pourtant, c’est là, et maintenant que j’ai l’impression d’être dos au mur, il semblerait que ça veuille sortir.

« Pendant que mon meilleur ami subissait une journée réellement de merde, que lui et son copain étaient exposés au regard des autres et que ces sales cons jouaient la carte de la torture, de mon côté, le père de la copine de Takuma a débarqué pour la tuer, et mon coup d’un… enfin de plusieurs soirs et ami pendant un temps l’a tué. »

Est-ce que j’aurais pu être moins abrupte ? Oui, peut être. J’en sais rien, c’est sorti comme ça. Mal placé, des mots en vraque, un peu trop même parce qu’à vrai dire, cette phrase est foutrement longue, mais on en comprend le sens. On en comprend la frustration. Bref, c’était une foutue journée de merde. Une semaine de merde et, en fait, un mois de merde. On reprend.

« Le père de Dakota a débarqué dans la salle commune, j’sais même pu laquelle. Serdaigle je crois. Takuma a essayé de le gérer, mais il… Il l’aurait pas tué. Il a cherché à le contenir, mais l’autre il.. pff… il était juste taré, il voulait se débarrasser de sa fille parce qu’elle le mettait en danger par rapport à ses chefs je crois. Ça a dégénérer, et ça ne pouvait pas continuer comme ça des heures non plus, alors, j’en sais rien, j’sais pas d’où il sortait et comment il a su, mais d’un coup, Alec était là et il l’a tué. Juste comme ça. Et c’était fini. »

Fermant les yeux un instant, il semblait à la jeune femme qu’elle était encore là bas, avec Dakota derrière le canapé, son regard croisant celui d’Alec l’instant précédant son geste, et puis le corps de cet homme qui s’écroulait, encore et encore.

« On n’en a pas entendu parler. Logan a… géré. Je crois. »

Oui. C’était ce qu’Aileen avait dit en tout cas.

« Et Takuma aussi, pour l’état de la pièce. On… »

Mieux valait que ça se soit passé ainsi, la jeune femme le savait parfaitement, mais ça ne changeait pas grand-chose.
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Sam 6 Juil 2013 - 9:58

La mort : Pour certains un sujet « tabou », pour d'autres simplement une suite logique, quelque chose qui n'a plus vraiment d'importance dès l'instant où elle ne nous touche pas personnellement, où elle ne touche pas les proches, la famille, les amis … La première fois que je l'ai vu c'est toujours flou dans mon esprit. Je ne garde que peu de souvenirs de cette nuit là mais ceux restant sont toujours aussi bien vivaces. D'une manière ou d'une autre j'ai vu mes parents mourir mais je ne m'en rappelle pas vraiment. Le choc a été brutal, la « chute » aussi. Lequel d'entre eux est mort sur le coup ? Je ne vois pas d'autre explication et c'est peut être mieux comme ça. C'est ce qu'on dit les secours, enfin c'est ce que m'a dit ma famille à mon réveil mais est ce que dire la vérité à un gosse qui se réveille après vécu un tel traumatisme, se rajoutant à ça une nouvelle vie à gérer, c'est une réelle bonne idée ? Je n'ai jamais posé la question. Je n'ai jamais demandé si c'était vrai ou pas, je crois que je préférai m'en tenir à ça. Ils sont les premiers être que j'ai vu mourir, le début d'une longue série à présent et je ne sais pas si tout le monde réagit de la même façon mais … on s'y habitue, comme à tous le reste ou presque. Combien de morts j'ai pu voir aujourd'hui ? J'ai arrêté de les compter. Ceux que je compte toujours en revanche sont ceux qui sont mort par mon fait, volontairement ou pas. Je n'oublierai jamais la première fois où j'ai pris une vie malgré l'absence de Tue Loup dans mon organisme cette nuit là. Ça ne sont au final que des flash indistincts, des hurlements, l'odeur du sang et de la peur gravés dans ma mémoire olfactive mais ce qu'il restait d'elle le lendemain, la marre de sang dans laquelle j'ai ouvert les yeux … ça, je ne l'oublierai jamais c'est une certitude. Parfois je la revois dans mes cauchemars, elle me rappelle à son souvenir et oui, c'est vrai, j'ai appris à vivre avec mais j'ai perdu une partie de moi cette fois là et je me suis probablement de nouveau effrité un peu plus à chaque fois que ça s'est produit. Je suis un assassin, rien de ce que je pourrai dire ou faire ne changera ça ni ne réparera mes « erreurs ». J'ai des regrets pour certains, pas pour tous. A l'extérieur je serai déjà probablement entrain de croupir dans une cellule sordide d'Azkaban ou d'une autre prison, ailleurs. Ici on ne joue pas avec les mêmes règles, c'est tout.

Sovahnn n'en est pas là, et j'espère bien qu'elle ne le sera jamais, mais c'est indéniable : Elle a vu la mort. Où ? Quand ? Comment ? Qui ? Pourquoi ? J'aimerai le savoir même si dans le fond ça ne changera rien au fait. Est ce qu'elle va me répondre ? Je n'en sais rien, la décision lui appartient et elle sait qu'elle a le choix. Jamais je ne lui tirerai les vers du nez. Sauf si je sens que ça fini par la ronger. En parler n'arrange pas les choses mais parfois ça soulage. Pour en avoir fait l'expérience, en ce qui me concerne, ça m'a libéré d'un peu de poids par le passé. Aujourd'hui ça n'est plus aussi tabou pour moi que ça aurait pu l'être. La différence étant – je l'espère – que dans mon cas j'en suis l'auteur. Dis moi que ça n'est pas ce qu'il se passe pour toi Sova, s'il te plait … Voir mourir quelqu'un c'est une chose, le tuer soit même en est une autre et les conséquences sont bien loin d'être les mêmes. Je me souviens encore d'Ever le jour où j'ai su ce qu'elle avait fait à la bibliothécaire de l'époque. Personne ne devrait avoir à en passer par là. Dans notre cas c'est un peu à part puisque c'est dans notre nature mais ...

« Je… »

Tu ...

« Pendant que mon meilleur ami subissait une journée réellement de merde, que lui et son copain étaient exposés au regard des autres et que ces sales cons jouaient la carte de la torture, de mon côté, le père de la copine de Takuma a débarqué pour la tuer, et mon coup d’un… enfin de plusieurs soirs et ami pendant un temps l’a tué. »

J'ai pris ces mots comme une véritable claque en plein visage, comme un coup de poing dans le ventre. Réellement. Non naturellement je n'ai pas oublié ce jour de juin qui a probablement accéléré ma descentes aux Enfers mais n'en n'ayant pas entendu parlé depuis, j'avais réussi à l'occulter plus ou moins de mon esprit. J'ignorai qu'elle était au courant mais … qui ne l'est pas dans cette école ? Le lendemain certaines info en avait déjà fait le tour. Est ce que je lui en aurai parlé moi même ? Je ne crois pas. Je n'ai évoqué ça avec personne. Pas eu le temps, certes, mais quand bien même. Peut être avec le temps justement, qui sait. J'ai serré les poings par réflexe, et fermé les yeux quelques secondes tandis que le reste de ses mots se frayaient un chemin jusqu'à mes oreilles et mon cerveau afin qu'il puisse les analyser. Tout n'est pas très clair mais ce que je retiens surtout c'est que ça n'est pas elle qui est à l'origine de cette fameuse mort lui permettant de voir les Sombrals aujourd'hui. Ça sort comme ça peu, je comprends.

« Le père de Dakota a débarqué dans la salle commune, j’sais même pu laquelle. Serdaigle je crois. Takuma a essayé de le gérer, mais il… Il l’aurait pas tué. Il a cherché à le contenir, mais l’autre il.. pff… il était juste taré, il voulait se débarrasser de sa fille parce qu’elle le mettait en danger par rapport à ses chefs je crois. Ça a dégénérer, et ça ne pouvait pas continuer comme ça des heures non plus, alors, j’en sais rien, j’sais pas d’où il sortait et comment il a su, mais d’un coup, Alec était là et il l’a tué. Juste comme ça. Et c’était fini. »

C'était fini, et c'est tout. Il y a toujours une sorte de calme immobile et silencieux après, c'est assez étrange quand on y pense. Comme si le temps et le monde s'arrêtaient le temps que le corps se vident définitivement de toute trace de vie. Comme si on prenait le temps d'encaisser, d'apprécier même parfois. Tu es mort, je t'ai tué, et tu m'en voies ravi. Je doute que ça se soit passé comme ça pour elle mais ...

« On n’en a pas entendu parler. Logan a… géré. Je crois. »

Tu sais Logan, tu devrais penser à monter ton entreprise de nettoyage … Et je ne devrai pas prendre tout ça avec autant de légèreté.

« Et Takuma aussi, pour l’état de la pièce. On… »

Je n'ai pas réfléchi une seconde de plus et je l'ai serré contre moi, l'enroulant de mes bras avant de poser ma tête sur la sienne après avoir déposé un baiser dans ses cheveux encore et toujours dans tous les sens.

« J’suis désolé. »

Je sais, c’est pas de ma faute, mais c’est une façon de parler.

On ne devrait pas avoir à vivre ce genre de choses mais on n'a pas vraiment le choix et je préfère ne rien rajouter puisque … Je ne sais pas, je me sens loin, totalement détaché de ça. Je ne peux pas me mettre à ta place parce que je n'arrive pas à ressentir à nouveau tout ce que ça a pu provoquer chez toi. Jamais je n'ai regretté d'avoir tué certaines de ces ordures et ce que j'ai dit à Kyle le jour où je lui ai demandé brutalement de foutre le camp de ma vie n'était pas des cracks. Ça ne me fait plus rien. Je ne peux décemment pas te dire ça. Je ne veux pas que tu me vois comme un monstre sans aucune pitié, je ne veux pas que tu aies peur de moi. Je sais que tu penseras et diras le contraire mais je préfère m'en tenir à ça et puis de toute façon, qu'est ce que je pourrais bien dire ? Je n'étais pas là, ça n'est pas mon histoire. Tout ce que je peux faire c'est être là maintenant, et te laisser évacuer ça, t'aider à le faire. Si tu en as envie. Te faire penser à autre chose si tu veux. Peu importe. Ce que tu veux.

« Comment va Dakota ? »

Non je ne la connais pas et si on fait abstraction du fait qu’on ait des connaissances communes absolument rien ne me rattache à cette fille mais malgré le fait que ce type m’avait tout l’air d’être un sacré enfoiré, elle a quand même perdu son père et c’est pas rien, peu importe ce qu’on en pense. C’est mon point de vue en tout cas, tout le monde n’est pas obligé d’avoir le même, mais cette question est venue spontanément de toute façon.

« Et les autres ? »

Takuma, Alec même si … Bref.

« Toi ? »
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MessageSujet: Re: Stay there, come closer ▬ Sovahnn   Mar 16 Juil 2013 - 15:42

La mort n’avait rien d’un sujet tabou pour Sovahnn, en revanche, c’était quelque chose qui continuait à l’angoisser plus qu’elle voulait bien l’avouer. Oui, elle continuait à y penser chaque jour, restait sur ses gardes, imaginait sans arrêt ce qu’elle ferait si sa famille n’était plus à présent. Bien sûr. Et comment cela aurait-il pu en être autrement au juste ? Pourtant, une sale sensation restait bien présente dans l’esprit de la jeune femme. Quelque part, si elle les perdait, rien ne changerait par rapport à ce qu’il se passait actuellement. Non ? Ce devrait être rassurant je suppose. Elle s’était formé sa propre famille, ses propres proches. Des gens qui seraient là, normalement pour elle. Des personnes qui l’aimaient pour ce qu’elle était. Du moins normalement. Et qui, normalement ne disparaitraient pas tous. Sérieusement, il lui semblait que son réveil s’apparentait à une nouvelle naissance, or elle n’avait aucune envie de tirer un trait sur celle d’avant, et, pourtant, à force de rester ici, la jeune femme commençait à avoir l’impression que tout ce qu’elle avait vécus auparavant pouvait n’être qu’un beau rêve illusoire. Que rien de tout ça n’avait existé. C’était stupide pourtant non ? La douleur et l’inquiétude étaient là. La lettre qu’elle avait reçue de son frère également. Bref, une partie d’elle semblait penser que tout ça était faux, et cette sensation l’angoissait. Mais ce ne devait être qu’une manière de se protéger à sa manière. Et puis, avant son accident, elle avait peut être tout simplement trop abusé des films stressants et son inconscient les utilisaient maintenant. Bref, tout ça n’avait pas réellement d’importance de toute manière à présent puisque le sujet principal était également celui qui la torturait depuis des jours maintenant mais qu’elle essayait d’éloigner le plus possible d’elle. Si peu de temps et, déjà, elle rompait la promesse qu’elle avait fait à Takuma et aux autres. Mais ici, l’histoire ne pouvait être la même qu’à l’extérieur puisque les règles avaient changées et que, pour gagner, mieux valait utiliser les nouvelles comme se plaisait à le répéter Logan. Et puis, surtout, elle ne parlait pas à son meilleur ami dans un contexte habituel. Elle parlait à son meilleur ami qui en avait à présent trop vu pour réagir comme une personne classique. Car oui, bien sûr, elle avait confiance en lui. Alors, en effet, contrairement à ce qu’elle avait fait depuis les faits, la jeune femme avait parlé, comme ça, comme si c’était naturel et qu’elle parlait du beau temps. Un beau temps fortement anxiogène cela dit. Et elle avait tout déballé alors que, lui, la laissait faire, probablement à raison puisque, s’il l’avait interrompu, Sovahnn n’aurait probablement pas repris.

« J’suis désolé. »
« C’est… c’est comme ça. »

C’est gentil de ta part de t’inquiéter ? D’être là ? De me prendre dans tes bras ? De me rassurer ? Bah non, c’est forcément pas ça qui avait été énoncé. Juste : c’est comme ça. Sous entendu : de toute manière, c’est fait, il n’y a pas possibilité de revenir en arrière, ni d’y faire quoi que ce soit. Il faut juste que ça passe. Il n’y a rien à dire de plus.

Lorsqu’il l’avait serré contre lui, la jeune femme s’était contractée. Ça n’était pas le genre de réactions qu’elle avait habituellement, surtout avec Enzo, pourtant il subsistait trop de choses négatives là pour que… non, en fait, elle ne savait pas trop pourquoi cette réaction non contrôlée. Elle n’avait pas refusé son étreinte juste… elle ne s’y était pas abandonnée. Trop tôt peut être, simplement.
Inspirant à fond, la jeune femme s’était redressée, adressant un faible petit sourire à Enzo. Encore une fois, il n’y a pas de bonnes manières de réagir aux choses qui leur tombaient sur le coin de la poire, ils cherchaient juste à le faire à leur manière et à faire en sorte que ça ne soit pas d’une manière trop mauvaise. En fait, ainsi, ça serait déjà beaucoup.

« Comment va Dakota ? »
« Mal. »

Elle venait de perdre son père et ne savait pas réellement comment elle devait y réagir, elle non plus. Elle plus que tout autre en fait. La jeune femme n’avait pas passé énormément de temps avec elle depuis tout ça. À vrai dire, elle n’avait pas passé de temps avec grand monde et ça n’était probablement pas une bonne idée. Mais, voilà, elle avait besoin de ça aussi. Il y avait trop de gens dans cette école et l’impression d’être bien enfermée se faisait plus ressentir en ce moment qu’en temps normal pour la jeune femme. Bref, elle devrait prendre sur elle et redevenir sociable, ne serais-ce que pour être là pour ses amis qui n’allaient pas mieux.

« Et les autres ? »
« Mal. »

Lui, il faisait comme si rien n’était arrivé, gérait plus de choses que d’ordinaire et semblait justement se plonger le plus possible dans des pseudo-obligations qui distrayaient son attention. Il était sans arrêt à droite et à gauche, toujours présent pour tout le monde, toujours le sourire aux lèvres. Mais non, il n’allait pas bien. Il ne le pouvait pas, en fait, tout simplement. Seulement, il préférait se concentrer sur autre chose, détourner son attention, et agir dans l’intérêt des autres. Bref, bien. Très bien même. Sous ses airs de gamins, finalement, c’était peut être le plus mature d’eux tous, se disait la jeune femme.

« Toi ? »
« Mal. »

Comme ça c’est bien résumé.

« Nan mais.. Enfin, si, j’sais pas pourquoi je dis non. J’peux juste rien y faire. J’ai besoin de temps, et pas d’en parler pendant des plombes, donc si on pouvait changer de sujet, ça m’arrangerait. J’en ai ma claque des drames, j’veux juste… passer à autre chose, parler de trucs normaux. »

Fuir ? Luter ? L’éternel choix.

Mais ce fut ce qu’ils firent : se comporter comme si rien n’était arrivé.

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