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 Desolation Row - Jakob

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MessageSujet: Desolation Row - Jakob   Lun 18 Fév 2013 - 21:32

Lundi 09 Juin 2014


« Les Troll de Rungstaar nous ont rejeté, mais ceux de Villevieille permettent une ouverture. Dimspear nous apporte son soutien financier et... ah parfait ! Kazuo ! Avez-vous le message des vôtres ? »
« Ils ne sont pas … mouais, ‘pas grave. »

Le regard planté dans celui du directeur, le vampire sortit un papier de la poche de son jean, le tendant sans ajouter mot à celui qui l’avait engagé il y avait maintenant un certain temps. Ce qui se passait ici, ce qui se passait de toute manière en règle générale, il n’en avait pas eu grand-chose à faire avant il y avait quelques temps. Disons qu’à présent, ça n’était pas comme si la vie avait un énorme sens à ses yeux, mais disons qu’il voulait se réveiller, retrouver une conduite plus normale, comprendre les autres, les gens normaux, et, peut être, trouver certaines réponses qui lui échappaient pour l’instant. Le directeur se pencha quelques instants sur le bout de papier, l’examina et en décortiqua en vitesse le contenu. La frustration ne pouvait se lire sur son visage, mais l’immortel, lui, sentait son pouls s’accélérer, il voyait ses muscles se contracter, à peine, mais assez pour que l’afflux de sang y soit plus important. Les êtres de l’ombre posaient des problèmes, plus que les lycanthropes en tout cas, mais moins que d’autres créatures. Déranger le surnaturel est souvent une affaire aisée, le contrôler, c’est une autre histoire. Le regard sombre, il avait reporté son attention sur chacun des membres de la pièce.

« Une envie de changer Yokaï ? »
« Les robes de sorciers ont toujours fait trop efféminé à mon goût. D’autres banalités à échanger ? Vous, la famille, ça va ? Votre frère ? Ou devrais-je parler cousines ? »

Cette fois, la crispation de l’homme qui tenait se château eu l’air de monter d’un cran. Oui, l’Immortel touchait dans le sensible, et ça l’amusait à outrance. Pas que cet homme l’insupportât, à vrai dire, ça ne comptait pas réellement à ses yeux, mais entre eux, il y avait sans arrêt une espèce de jeu du plus fort. Le directeur ne pouvait se montrer faible et angoissé, mais Kazuo savait qu’il y avait bien trop de choses qui le tracassaient pour que ça ne soit pas le cas. Pour ce qui s’agissait de lui, il n’y avait aucun moyen pour qu’il soit utilisé dans quelque chose qu’il refusait et, à partir de là, il n’y avait aucune possibilité pour qu’il accepte l’idée même que quelqu’un se prenne pour supérieur à lui, pour un être ayant le droit de lui donner des ordres. Walters savait qu’il serait une arme redoutable, mais qu’il fallait savoir la manier. Jusque là, il était clair qu’il ne s’en sortait pas si mal même si ses sous-fifres étaient bien souvent moins subtils que lui, mais depuis peu, de nouvelles règles avaient tendance à entrer dans la balance. Il avait besoin de bouger, de voir d’autres horizons, et probablement de penser différemment, et, si l’homme coriace qu’il avait en face de lui s’était intéressé subitement à l’aspect plus moldu qu’il pouvait avoir, c’était simplement parce qu’il savait qu’il y avait quelque chose qui lui échappait. Un jean, une chemise, et son grand manteau de tissu, parfois taché - de toute manière, émaillé et clairement abîmé – qui le suivait partout, le protégeant du soleil lorsque celui-ci venait éclairer le monde.

« Restez à votre place. »
« Avec joie mon Seigneur. Au fait, où en êtes vous de la gestion de ce château ? Un conseil d’ami : pensez restreint avant de trop vous étendre, la fougue ne profite qu’aux plus malins. »

Et rare est celui qui sait se contenir à temps. Un sourire était apparu sur les lèvres du directeur, mais non, Kazuo ne parlait pas de lui, et, amusé, il observait son empire frissonner. Il avait déjà observé des guerres, mais n’y avait jamais réellement prit part, pas comme autre chose que l’arme qui se nourrit du sang de ses ennemis, et celle-ci semblait laisser présager une fin bien houleuse qu’il aurait été sot d’affirmer connaître.

« Les examens sont bien mis en place ? Parfait. Bryar, où en êtes-vous de vos expérimentations ? Ça fait une semaine à présent que j’ai réclamé ce rapport, vous… Yokaï une minute. »

Jusque là, le vampire avait pensé que la conversation ne le regardait plus et qu’il pouvait sortir. Du moins, il en prenait le droit sans vraiment se poser de questions. Etre lui proposait au moins l’avantage d’une certaine liberté arrachée depuis bien longtemps aux autres individus de la pièce. Se retournant, il vit Walters sortir un papier de sous une pile qui siégeait sur le bureau. Un mouvement de menton et l’homme qui possédait tout ici se désintéressait déjà de sa personne. Voyant qu’il ne bougeait pas, un Supérieur, crâne dégarni, favoris et manières légèrement surexposées fit quelques pas pour attraper la photo et la tendre à l’Immortel, prenant bien soin de ne pas croiser son regard.

« Cet homme, je le veux mort avant la fin de la semaine. Pas de témoin, pas de traces. »

Et, déjà, il enchaînait sur un autre sujet, ne cherchant même pas à capter le regard du vampire pour connaitre sa réponse. Elle était toute prête et il le savait. Sans attendre d’y être invité, Kazuo sortit donc de la pièce, entendant son manteau claquer et flotter derrière lui. La nuit avait repris ses droits et, avec elle, un calme un peu plus relatif. Cette école fourmillait sans arrêt, et il semblait s’y passer toujours milles drames en tout genre. Il fut un temps où cela agaçait au plus haut point l’immortel, à présent cette agitation lui était familière et bénéfique, elle l’empêchait de s’assoupir, de sombrer dans l’ennui et, doucement, il s’était mit à s’intéresser à chacune de ces petites vies crépitantes, bourrées de rebondissements, de chagrins et de folies joyeuses. Dès lors que la gargouille qui menait au château du maître des lieux se fut arrêté, Kazuo se sentit serrer les mâchoires. Quelques chose rugissait, dans chacune de ses cellules, jusqu’au plus profond de son être. Que de réactions excessives pour la présence d’un Loup dans un couloir. Quelques pas en avant lui firent quitter la niche qui abritait l’entrée du bureau du directeur, et, sans un bruit, le vampire se détourna du mur pour fixer la silhouette qui ne pouvait ignorer sa présence, là, non loin.

« Le mâle alfa qui rôde… »

C’était un ton amusé qui avait teinté ses paroles, un gentil sourire venu se moquer des anciennes rengaines, lourdes de souvenirs, qui brodaient les relations entre Loup et Vampire depuis la nuit des temps.
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MessageSujet: Re: Desolation Row - Jakob   Ven 15 Mar 2013 - 2:41

Kazuo & Jakob
« desolation row »
CRÉDIT - CSS



La pleine lune approchait à grands pas et comme souvent, j’avais un excédent d’énergie. Bien entendu, je faisais tout pour ne pas que ça paraisse en classe, même si quelques élèves devaient faire abstraction à la règle et se douter de quelque chose. Puisque les beaux jours de juin étaient arrivés, le dimanche, après ma petite conversation avec l’homme qui me bloquait l’entrée de la chambre d’Ismaelle, je m’étais offert une petite course extérieure. Un trop plein d’énergie et une certaine colère a évacuée. Je n’avais pas aimé me faire traiter de con et qu’on me parle comme si j’étais un gamin. Conversation qui m’avait fait comprendre pourquoi je m’étais éloigné du monde des adultes pour me rapprocher davantage des étudiants. Dit comme ça, ça pourrait faire penser à de la pédophilie, mais ce n’était vraiment pas le cas. Je vous jure qu’aucune intention mal saine ou impure ne m’est entrée par l’esprit. Cependant, ces jeunes avaient des choses beaucoup plus intéressante à dire que les adultes. Enfin, pour revenir à ce petit bol d’air, cette course s’était éternisée tellement je sentais le besoin de pouvoir m’évader un peu pendant une heure ou deux et faire le point sur tout ce qui allait arriver. D’abord, après que je su que je ne pourrai pas parler Ismaelle avant au moins la pleine lune et surement un bout de temps après, mes pensées se recentrèrent sur Taylor. Je n’avais toujours pas de nouvelles d’Enzo, mais je ne comptais pas lâcher l’affaire. Et intérieurement, je souhaitais que ce pourrit se présente enfin à l’école et que son histoire soit réglée une bonne fois pour toutes. Mais en même temps, j’avais des doutes. Pourquoi le mois de juin et pas celui de mai? Il avait été sérieusement blessé la dernière fois, mais il avait du se remettre de ses blessures depuis. Donc que faisait-il? Reprenait-il des forces afin de venir nous combattre en meilleure forme? Quoi qu’il en soit, je savais que je devais dresser un plan contre lui avec ou sans l’aide d’Enzo, le principal intéressé de l’histoire. Je n’avais pas envie qu’il soit impliqué là-dedans, bien qu’il l’était malgré lui. Si quelqu’un devait tuer Taylor, ce serait moi. Hors de question que mon étudiant se retrouve encore avec du sang sur les mains, même s’il voudrait obtenir vengeance. Ça n’allait pas lui ramener ceux qu’il avait perdu et probablement que ça lui donnerait des cauchemars.
Bref… Autant avouer que cette longue course ne m’avait pas permis de m’évader tant que ça, au contraire : les problèmes me semblaient davantage présents. Le temps pressait.



Lundi matin.
Une autre semaine débutait et on se rapprochait de plus en plus de la fin de l’année scolaire… Enfin la fin… Pas tout à fait puisque j’avais appris que les cours se poursuivaient cet été. Je pensais que ce serait des vacances, mais finalement, je devrai reprendre mon titre d’enseignant aussitôt que les grades seront faits. Je n’étais pas du tout emballé à cette idée (les étudiants non plus d’ailleurs), mais je n’avais aucun choix et surtout, aucun droit. Je me fondais dans le moule, sans pour autant me joindre aux convictions des supérieurs. Tant qu’on ne me demandait pas de me joindre à leur sordide rituel, ça pouvait aller. N’empêche, ils auraient pu nous libérer un peu même si nous restions prisonniers du château : un peu de répit aurait fait du bien à tout le monde. Bah mes impressions n’allaient rien changer à la situation de toute manière : on faisait à leur tête et puis c’est tout. C’était le seul moyen d’être tranquille. Au moins pour un petit bout de temps.

Je passai donc ma journée à faire des révisions à mes classes du lundi, revenant sur la matière que nous avions vu en début d’année jusqu’au milieu. Je passai rapidement sur certains détails et prenais un peu plus mon temps sur ce qui se trouverait dans l’examen, envoyant ainsi un petit signal aux étudiants les plus attentifs. Je ne voulais pas leur donner des réponses, mais seulement des pistes de la matière la plus importante à revérifier et à comprendre si ce n’était pas déjà le cas. Certains profs se faisaient un plaisir de voir ces jeunes souffrir en leur foutant la pression, se plaisant à les voir se concentrer sur des éléments au hasard, mais je n’étais pas de ceux-là. Je voulais qu’ils aient toutes les chances de réussir et de passer à un niveau supérieur. Certains avaient plus de difficultés et je les avais suivis une bonne partie de l’année afin qu’ils soient aptes et prêts à passer aux choses sérieuses de la fin d’année. La majorité avait fait un excellent travail, d’autres avaient éprouvés plus de difficultés, mais je restais confiant pour l’ensemble d’entre eux. Autrement… Les bouchées doubles seraient mises l’année prochaine s’il y avait un redoublement.

Le soir venu, après le souper, je m’enfermai dans mon bureau comme à ma bonne habitude et je commençai à vérifier que j’avais tous les ingrédients requis qui allaient me servir durant les examens. Si certains travaux allaient être sous forme de questionnaires, d’autres seraient plus pratiques et je devais m’assurer d’en avoir suffisamment pour tout le monde parce que sinon… Ce n’était pas gagné d’avance. Du coup, je m’installai devant mes armoires, plume et parchemin à la main afin de noter ce qu’il me manquait. Faire l’inventaire de tous mes produits et ingrédients me prit une bonne heure. Par la suite, je comptabilisai le tout et calculai les parts que devaient avoir chacun de mes étudiants pour bien réussir leurs tests, ce qui me prit une heure de plus. J’écrivis le tout proprement sur un nouveau parchemin et pris la décision de monter au cinquième étage afin de faire tout de suite mes provisions. S’il n’y en aurait pas assez au moins, j’aurais le temps de commander avant qu’il ne soit trop tard. Je rangeai donc ma liste avant de quitter mon bureau et de m’engouffrer dans les escaliers.
Hélas, comme à leur bonne habitude, je grimpai à peine deux étages qu’ils m’arrêtèrent à un endroit totalement différent de là où je voulais arrêter. Je poussai un petit soupir et décidai d’entrer dans le couloir du deuxième étage, croyant que je pourrais peut-être trouver un raccourci qui me mènerait au cinquième. Alors que je me rapprochais du bureau du directeur, je ne pu m’empêcher d’avoir un petit grondement au fond de la gorge. Je détestais particulièrement cet étage pour cet endroit en particulier. Cet homme me faisait horreur, lui et ses hommes de main qui ne savaient que foutre le bordel autour d’eux. Je détestais ses idéologies qui remontaient au Moyen-âge. Il se prenait pour le Roi du monde de la magie et apparemment, il comptait régner encore longtemps sur son trône duquel croulait des innocents en dessous. Si j’avais l’intention de passer rapidement devant cette gargouille qui me rappelait des mauvais souvenirs, je m’arrêtai soudainement, alors que j’étais à deux ou trois mètres de l’animal de pierre lorsque je l’entendis pivoter.

Mais ce n’était pas uniquement à cause du bruit si j’avais arrêté tout mouvement : une odeur plus que désagréable vient chatouiller mes narines et aussitôt, je passai en mode méfiance. Je n’en n’avais pas souvent senti, mais je me souvenais de mauvaises expériences lié à ce parfum si particulier.
Je vis finalement l’être à qui appartenait l’effluve : un vampire. Qui sortait justement du bureau de Walters. Il s’approcha lentement et je ne bougeai toujours pas d’un poil. Il eut même un sourire.


- Le mâle alfa qui rôde…

Ton amusé, presque moqueur. Si lui avait envie de rire, ce n’était pas mon cas. Comme tous les lycanthropes de ce monde, j’avais en horreur ces êtres dénués de vie et de chaleur. C’était la première fois que je le rencontrais et pourtant, j’éprouvais déjà une haine sans nom à son égard, même s’il n’avait rien fait. Sa simple attitude nonchalante faisait grimper un soupçon de colère en moi. Je me l’imaginais déjà entrain de mordre le cou de pauvres victimes effrayées alors qu’il aspirait toute la vie qu’ils avaient en eux. Maintenant, c’était un soupçon de dégoût que j’avais en bouche, bien que j’aie déjà eu du sang humain sur ma langue. Mais justement : ce goût me répugnait et pour lui c’était toute la différence.

Je me résignai à faire un pas ou deux dans sa direction, les sourcils froncés : je n’entendais pas à rire de mon côté.


- Je ne suis pas le nur apparemment.

Je marquai une petite pause.

- Comment va notre teuer directeur?
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MessageSujet: Re: Desolation Row - Jakob   Ven 15 Mar 2013 - 10:57

La chasse à l’Homme, une traque, un exercice plein de minutie, de patience, de précision. Son job. Sauf que toute cette histoire commençait à sérieusement lui taper sur le système. Oui, il était un animal, il n’irait pas renier ça, mais il faut aussi se souvenir que n’importe que Homme en est un, et que, par conséquent, si on accordait un certain crédit à la réciproque, il était probablement autant Homo sapiens que n’importe quel autre ici. Mort, et un peu particulier, certes, mais depuis peu, il se raccrochait à certaines choses qu’il avait jusque là éloigné de lui. Par dépit et ennuis, le vampire s’était intéressé à tout ce qui pouvait bien se passer dans le château, il s’était nourrit en quelque sortes de la détresse, des sentiments humain de tous ceux qui l’entouraient. Durant des mois, le vampire s’était simplement souvenu de petites choses habituels que sa nature, que son passé avaient enfouis, croyait-il, à jamais. La présence d’Esha dans son existence lui avait permis de garder à l’esprit certaines choses comme l’humour, tout bêtement, mais ici, par curiosité, il s’était rattaché à l’humanité telle qu’elle est tous les jours. Et c’est douloureux, tout ça avait fait ressurgir en lui des plaies qu’il avait probablement ensevelies depuis bien longtemps et qui, toutes anciennes qu’elles soient, le perturbaient à présent probablement plus encore qu’à l’époque où elles étaient apparues dans sa conscience. Il lui avait fallu du temps, c’était vrai, mais comme l’avait dit celui qui, en quelque sorte, l’avait créé, il avait à présent fait le tour de la question et sa « vie » telle qu’il se l’était forgée ne lui convenait plus. Le monstre se taisait depuis un temps pour laisser place, peut être, à l’adulte qui aurait pu exister si on n’avait pas brisé l’enfant. Il ne pourrait jamais oublier, ça semblait évident, mais à côté de ça, ayant l’éternité, il avait également tout le temps d’évoluer et de se remettre en question. Pendant longtemps, il s’était forgé une identité, comblant certains manques, mais à présent, c’était d’autre chose dont il avait besoin, et ça, c’était chacun de ces humains qui le lui apprenaient, doucement, jours après jours après leurs infectes émotions qui, pourtant, éveillaient quelque chose en lui. Leurs histoires lui permettaient de découvrir une vie qu’il n’avait pas pu avoir, et alors, par procuration, il se remettait à éprouver ce qu’on lui avait arraché. L’Homme est un animal curieux de nature, et c’est ce qui lui a permit de découvrir et donc, d’exister, que serait-il alors s’il se contentait du peu qu’il avait réussi à se construire sans rechercher autre chose à côté ? Quelque chose qui lui permettrait de remplir l’espace vide, de combler la coquille. Le goût du sang ne passait pas, celui du meurtre, si. Pour l’instant, il recherchait autre chose et n’avait aucune envie de suivre des ordres et ça, le directeur l’avait bien compris. Il n’avait plus aucun contrôle et Esha elle-même ne les aidait pas comme elle devait le faire. Dans leurs esprits, elle était la seule à qui il accordait de l’importance et donc, qu’il écoutait. La menacer n’aurait aucun impact sur un monstre tel que lui et il valait mieux qu’ils pensent ainsi puisqu’à présent, le vampire savait qu’il réagirait différemment. Elle était celle qui le reliait à son humanité, celle qui le reliait à une possibilité d’avenir. Il avait tellement enfouis ses sentiments, depuis tout gosse, c’était tellement réfugier dans les batailles incessantes pour se prouver qu’il était capable de quelque chose, qu’il n’avait besoin de personne pour survivre qu’il n’avait cessé de se forger en temps de guerre mais, soudain, il lui semblait qu’il manquait quelque chose dans l’équation. Pour ça, il avait besoin des humains autour de lui. Et pour ça, il ne pouvait transformer la jeune femme, un point qui venait s’ajouter à ses convictions profondes. Oui, parce qu’il en avait, même si ça n’était pas forcément évident au premier coup d’œil. Toujours était-il qu’il n’irait pas tuer ce type, il n’avait pas que ça à foutre pour l’instant. Il verrait ensuite.

De toute manière, son attention avait changé de trajectoire, attirée par une odeur canine. Tout ça est insultant, mais les choses étaient ainsi. Voyant le Loup à l’autre bout du couloir, c’était avec un petit sourire que Kazuo s’était approché. Non, il ne cherchait pas la merde, mais il fallait avouer que de sentir dès cet instant la tension qui emplissait les veines du lycan avait de quoi le faire sourire.

- Je ne suis pas le nur apparemment.
« La marche, c’est bon pour le cœur. »

L’humour, très important. C’était bien la seule chose qui lui restait réellement de son humanité perdue, jamais retrouvée et peut être jamais réellement possédée, alors il fallait bien qu’il s’y accroche un peu. Sans elle, quel être livide et pâlichon ferait-il. Bon, tout le monde n’avait apparemment pas le même que lui, et il souriait d’autant plus en voyant sensiblement le même regard dans les prunelles de cet homme que dans celles d’Enzo, la dernière fois. Il s’était toujours contre-foutu de cette histoire de guéguerre entre race mais il fallait croire que c’était inscrit au plus profond des lycanthropes : vampire = grognements. Comme c’est triste. Pourtant, le coup de bon pour le cœur n’était pas si mal non ? Le sien n’avait probablement plus grand-chose à faire de telles facéties à présent, mais c’était tout ce qui faisait la blague. Ah quel dommage.

- Comment va notre teuer directeur?
« Mal, il parait que les Loups ne savent plus se tenir ces derniers temps. »

En réalité, bien entendu, le directeur ne lui avait jamais rien dit sur le sujet, et il savait que les vampires eux-mêmes étaient sur la sellette. Walters avait voulu se forger des alliés chez les créatures humanoïdes, mais il semblait qu’il était incapable de les contrôler comme il l’aurait voulu. Ainsi, il était dorénavant le seul immortel du château. Les autres étaient plus faciles à atteindre, fallait-il penser, puisque, s’ils avaient voulu lui faire comprendre plusieurs fois qui était les chefs ici, il y avait fort à penser que, jusque là, leurs tentatives se soient soldées par un échec. Chaque fois, les sous-fifres en étaient à baisser un peu plus les yeux. Bien sûr, il ne s’en était pas toujours bien sortis, lui, mais l’évidence était à souligner : lui était toujours là, les autres… moins. En réalité, les informations qu’il avait ne lui avaient en aucun cas été délivrées de manière volontaire. Il était la personnalisation parfaite de l’expression « les murs ont des oreilles ». Tout l’avantage comme l’inconvénient de posséder son ouïe. Et, oui, il le provoquait peut être un peu. Un instant, l’être de la nuit était resté immobile, écoutant deux bruits de pas encore ténus dans les escaliers, derrière lui, donc devant Jakob. Quelques temps plus tard, deux jeunes avaient aboutit dans le couloir, deux qu’il connaissait d’ailleurs, Sovahnn, probablement l’élève la plus médiocre du cours de potion, amie proche du Louveteau, et Takuma, probablement l’un des meilleurs du cours de potion sans pour autant le montrer, et petit ami de la moldue que le vampire avait un peu titillé dans la cachots il y avait déjà quelques mois de ça. Sans casser le rythme de leur marche, le nippon avait fait demi tour en voyant les deux « hommes », attrapant Sovahnn par le bras, la forçant à le suivre. Elle, aurait plutôt sauté à la gorge du vampire si elle l’avait pu, mais voilà, ça n’était pas l’idée du siècle et elle le savait parfaitement, son cœur, lui, pourtant, se préparait déjà à l’attaque. Pourtant, elle suivit son ami, se penchant vers lui pour lui chuchoter :

« Tu crois pas qu’il faudrait… »

Aller chercher de l’aide ? Oh, ma présence ne signifie pas forcément danger imminent jeune fille, c’est vexant. Ou non d’ailleurs.

« Non. Ce sont deux adultes capables d’agir en tant que tel. Dont un très vieux, donc très sage. »
« Bien sûr.. »

Il aurait probablement eu la même réaction et la même voix mi-sarcastique, mi-blasée qu’elle s’il avait dû répondre à un tel pseudo-constat. Cela dit, la réflexion de Takuma avait tout de l’ironie, déjà.

« Comment va ta petite amie moldue ? »

Pas très sympa, oui, mais il n’était pas précisément décrit comme quelqu’un de très agréable à vivre. Souvenez-vous, il n’était rien d’autre qu’un animal, un monstre, un meurtrier appréciant la violence et le désespoir, autant ne pas déroger à cette réalité de trop, l’inverse semblerait louche.

« Non. »

Cette fois, c’était elle qui le rattrapait et l’embarquait loin en lui intimant de se calmer. Leurs deux cœurs, eux, battaient comme s’ils avaient… une meute de loup au train. Haha. Chacun avait quelque chose pour ne pas l’apprécier, mais si elle savait qu’elle ne faisait pas le poids, lui, en revanche, avait une sale tendance à être trop sûr de ses capacités en magie.

« Jamais elle n’aura ses examens si le Louveteau venait à se faire tuer d’ici quatre jours. Ça serait désolant. »

Petit rire.

« Il ne sert à rien de me regarder comme ça, je ne fais que suivre vos petites histoires de loin. »
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MessageSujet: Re: Desolation Row - Jakob   Sam 23 Mar 2013 - 22:51

Les vampires et les loups-garous étaient incapables de se mélanger entre eux. Ils étaient pires que chien et chat, puisque certaines de ses bêtes parvenaient, au bout de quelques temps de cohabitation, à pouvoir développer une certaine amitié. Mais apparemment, les « morts vivants » et les loups ne pouvaient pas s’accorder entre eux et ça avait toujours été ainsi. Je n’avais jamais compris pourquoi et étrangement, je ne me penchais pas sur le sujet. Je me contentais simplement de me laisser guider par mes instincts naturels qui me soufflaient à l’oreille de demeurer sur mes gardes, principalement avec ses créatures. De plus, leur odeur était d’une répugnance… Les poubelles sentaient bons à côté de ses macchabés. Quoi qu’il en soit, ça faisait un bon moment que je n’avais pas croisé la route d’un sanguinaire aux canines pointues, grand bien m’en fasse. J’en avais croisé quelques uns à Durmstrang durant mes études, puisque deux ou trois élèves faisaient partis de cette race, mais il y avait également un professeur qui s’amusait à me donner de maigres notes dans son cours par simple racisme. Autant avouer que ma relation avec les élèves en question n’était pas mieux non plus : ils m’avaient repéré assez tôt pour me mener la vie dure. Je gardais donc un mauvais souvenir de ces créatures et c’était peut-être la raison pour laquelle je ne cherchais pas plus loin concernant nos relations tendues. C’était l’histoire de nos ancêtres, dans la nature alors aussi bien obéir aux instincts primitifs. Peut-être était-ce mal de tous les mettre dans le même panier, mais…

Celui qui se trouvait en face de moi ne m’inspirait pas confiance. Déjà, le fait qu’il sorte directement du bureau de Walters ne me disait rien de bon. De plus, il avait tout d’un supérieur. Jugement rapide? Peut-être pas. Je savais que le directeur tentait d’avoir le plus de créatures sombres de son côté, question de donner un peu « d’effets » à son équipe d’hommes de main. C’était d’ailleurs pourquoi il m’avait engagé : il croyait que, tout bêtement, je me joindrais à lui sans poser de question, prenant le rôle et la responsabilité de devenir son petit chien de poche qui obéirait au doigt et à l’œil, assurant ainsi un carnage chez les étudiants et les moldus prisonniers Tout naturellement, j’avais refusé puisque c’était contre mes principes et d’ailleurs, ce petit ajout n’avait pas été mentionné dans l’emploi de base, ce qui me laissait donc le loisir d’accepter ou pas. Depuis, un froid glacial avait soufflé sur notre relation déjà tendue : aussitôt que je l’avais vu, cet homme ne m’inspirait pas confiance et avec raison. Il avait tenté de me dissuader de nouveau en s’en prenant à mes réserves de tue-loup, mais je n’étais pas revenu sur ma décision : jamais je ne l’aurais fait. Il aurait fallu qu’il me foute à la porte parce que jamais je n’aurais accepté un tel rôle. Un peu après, il m’avait enfin foutu la paix et après avoir appris l’existence de Taylor dans le château, j’avais compris : il avait trouvé de quoi se satisfaire maintenant avec ce loup gris qui lui, avait une toute autre idée derrière la tête. N’empêche que durant son séjour ici, il avait dû se faire plaisir en agissant comme un véritable phénomène de foire, ne ratant pas d’abaisser notre « race » en plus de s’en prendre directement à un étudiant, soit Enzo. Lui aussi avait des idées plus que dérangeantes et c’était sans doute ce qui avait plu à Walters, bien qu’il n’était probablement pas au courant de ses petites magouilles. Et pour en revenir à celui qui se trouvait à quelques mètres de moi, même s’il n’était pas un lycanthrope, il possédait quand même un petit plus que la magie en elle-même. Il restait une créature et donc, il gagnait déjà le cœur de Walters. J’imaginais qu’il était plus âgé que ne le laissait paraître la réalité puisqu’ils avaient cette capacité de conserver l’apparence qu’ils avaient au moment de leur transformation, ce qui lui donnait donc par conséquent, plus d’expérience et plus de force. Deux autres points obtenus par le directeur.
Et donc, selon mes suppositions, en plus du fait qu’il provenait directement du bureau du maître du château, il était un supérieur.

Je lui avais parlé du directeur, ne sachant pas trop sur quoi le relancer. Mais une chose était certaine : je n’avais pas l’intention de m’éterniser avec lui. Je détestais la présence des vampires et qui plus est, je devais absolument aller chercher ce dont j’avais de besoin dans la remise du cinquième étage. Quoi qu’il en soit, je me foutais royalement de comment allait Walters : tant que je savais qu’il respirait toujours, ce n’était pas bon signe.
Pour tout le monde.


- Mal, il parait que les Loups ne savent plus se tenir ces derniers temps.

Encore une plaisanterie de sa part? Peut-être parlait-il de Taylor…
Je n’appréciai pas sa remarque, quelle soit vraie ou pas et je fronçai davantage les sourcils, démontrant que moi, je n’avais pas envie de rire. Je me contre foutait bien d’avoir l’air d’un antisociable (ce que j’étais à la base) ou de quelqu’un qui était dépourvu du sens de l’humour, mais face à un vampire, je ne voulais surtout pas embarquer dans son jeu, quel qu’il soit. Ce serait lui donner raison, lui donner du pouvoir et ça, je me le refusais catégoriquement.

Et alors que je m’apprêtais à lui ouvrir la bouche pour lui souhaiter une « bonne soirée », je sentis l’odeur de deux étudiants dont je ne distinguai pas vraiment les parfums, mais qui ne m’étaient quand même pas inconnus. Je fixai l’escalier qui se trouvait derrière le macchabé dans lequel je distinguai des bruits de pas qui venaient vers nous. Au bout de quelques secondes, je vis apparaître Sovahnn Lockwood et Takuma Hayato qui semblèrent surpris de nous voir dans le corridor. Je serrai la mâchoire, observant de nouveau mon « nouvel ami » à l’affut de ses moindres gestes. Car d’un rapide mouvement il pourrait les mettre tous les deux à terre et je n’allais certainement pas le laisser faire sans réagir en retour.


- Tu crois pas qu’il faudrait…
- Non. Ce sont deux adultes capables d’agir en tant que tel. Dont un très vieux, donc très sage.
- Bien sûr..
- Comment va ta petite amie moldue ?


Donc, ce vampire connaissait ces deux élèves, du moins Takuma. Il eut une vive réaction à la dernière phrase prononcé par le supérieur, mais son amie l’empêchant de faire quoi que ce soit, l’entraîna plus loin. Intérieurement, je fus plus que soulagé qu’ils ne soient plus là. S’ils leur étaient arrivés un truc, ça aurait pu faire un gros carnage et ça ne me tentait pas spécialement d’entrer en guerre ici là et maintenant.
Je ne relâchai cependant pas mon attention de lui, le regardant toujours comme s’il allait faire quelque chose à mon intention d’une seconde à l’autre.


- Jamais elle n’aura ses examens si le Louveteau venait à se faire tuer d’ici quatre jours. Ça serait désolant.

Il éclata de rire et moi, je dus avoir l’air un peu confus devant ce qu’il venait de dire.
Louveteau… Il parlait d’Enzo là? Oui bien entendu. Il devait savoir pour l’histoire de Taylor, ses intentions et tout le reste. Donc… Est-ce que cela annonçait un réel retour du loup gris? Venait-il de menacer directement Enzo en face de moi?
J’eus un grondement.


- Il ne sert à rien de me regarder comme ça, je ne fais que suivre vos petites histoires de loin.

Espèce de sale suceur de sang…
Qu’est-ce que je pouvais les haïr ceux-là… En particulier lui qui se tenait en face de moi parce qu’en plus, il avait eu l’idée de s’aligner avec le pire des emmerdeurs plutôt que de se tenir loin de tout ça. Mais non, il avait fallu qu’il mette ses horribles canines à l’attaque, question de pouvoir soulager sa soif de cadavre ambulant…

La colère montait d’un cran en moi, alors que je prenais ses paroles comme une… Insulte. Il venait comme ça, tout bonnement, en guise de plaisanterie, menacer et insulter un de mes étudiants, un jeune protégé qui plus est, devant moi. Chose que je ne prenais absolument pas. Il suivait nos « petites histoires de loin ». Ah oui, bien sûr. Il n’avait que ça à faire dans ses journées où il s’enfermait dans un endroit sombre et poisseux pour ne pas cuire devant le soleil. Il me donnait la nausée.
Je serrai les poings et desserrai un peu la mâchoire, question de pouvoir être en mesure de parler un minimum.


- Gut, gut, sind Sie interessiert in unseren Geschichten weit ... Natürlich können Sie trauen sich nicht zu nahe kommen, weil Sie wäre Angst vor dir bekommen, nicht wahr?

Tiens, juste dans ma langue maternelle. S’il était assez « vieux et éduqué », peut-être comprendrait-il ce que tout ce que je disais signifiait. Si ce n’était pas le cas, tant pis pour lui. Moi, ça me donnait une raison supplémentaire pour me défouler, pour déferler cette vague de colère qui me montait à la tête. Je n’étais peut-être pas très tendre, mais il le méritait.

- Sie sollten sich schämen Ihrer "Beruf", Sir. Sie wissen nicht, dass Walters ist mit dir, weil du ein Freak in seinen Augen sind? Oder vielleicht das ist, was Sie wirklich wollen, weil Sie frisches Blut muss ... Als der junge Muggel Freund Hayato.

J’ignorais depuis combien de temps il était ici puisqu’avant ce soir, je n’avais pas eu connaissance de sa présence au château. Mais peu importe le nombre de temps… Combien de victimes avait-il déjà fait souffrir? Combien de litres de sang frais Walters avait-il donné à cette créature pour la faire vivre davantage et lui apporter plus de terreur dans les corridors la nuit? Je n’osais pas l’imaginer.

- Aber das ist, was Sie Menschen verletzt wollen, nicht wahr? Sehen Sie die letzten Schimmer des Lebens in ihren Augen ... appeurés Ich bemitleide Sie Blutsauger. Und übrigens, nicht immer bedrohen ein Student vor mir, oder es wird schief gehen, ist das klar? Enzo ist nicht ein "cub" ist ein Student wie andere, die eine außergewöhnliche Leistung im Gegensatz zu einigen, die in den Körper sind kalt und muffig ist.

Une bonne chose de faite. Et je ne plaisantais pas concernant les menaces. Je serais prêt à lui sauter dessus maintenant, mais comme je le disais plus tôt : inutile de débuter une guerre maintenant. Une simple mise en garde suffira pour signifier que ce qu’il m’avait dit n’était pas passé dans l’oreille d’un sourd et que s’il voulait avoir de l’action, il en aurait avec moi.

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Maintenant que ça c’est dit, je peux aller au cinquième maintenant?

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MessageSujet: Re: Desolation Row - Jakob   Dim 24 Mar 2013 - 10:57

Les vampires et les Loups garous, c’est toujours étonnant de voir la réaction qu’il pouvait provoquer chez eux lorsqu’il en approchait. Il y avait là quelque chose d’étrangement… jouissif. Que de violentes réactions pour sa simple présence. Il faut se détendre les gars, sérieusement. A vrai dire, il en avait bien un qui échappait à ce genre de comportements, Taylor, oui, en effet, il le connaissait, mais ça n’était pas précisément pour lui plaire. Pour le coup, c’était lui qui aurait plus eu une tendance naturelle vers la haine de cet individu, mais, voilà, il ne voyait pas l’intérêt d’entrer dans de tels conflits stériles. S’il avait le malheur de s’approcher de lui, oui, il le tuerait sans attendre. Il s’était pris à des personnes auquel… disons qu’il était lié à elles et prenait d’un mauvais œil leur mort. Oui, c’est froid dit comme ça, mais il doutait avoir une quelconque légitimité sur elles, alors préférait rester… à sa place disons. Clairement, il n’avait pas été « élevé » comme les autres vampires, son créateur ne l’avait pas pris sous son aile, celui qui l’avait suivit quand il n’était qu’un gosse, humain qui plus est, ne lui avait pas donné ces informations, et, partant du principe qu’il avait voué une haine complète à l’humanité sous ses moindres formes, il n’avait pas d’utilité à traiter les lycans différemment. Ils puaient. Point. C’était à peu près tout ce qu’il pouvait retenir d’eux. Les actes de Taylor également, oui, mais il n’avait pas été le premier à tuer, et c’était dans un climat de guerre que Kazuo s’était élevé, alors quelques meurtres de plus ou de moins..

Oui, c’est affreux, immonde et immoral, mais c’est comme ça, si dur que ça soit, peut-être, à encaisser, il y a certaines périodes qui ne souffrent pas l’empathie. Partant de là, on ne pouvait s’étonner de voir ce qu’il était devenu. Bouffi de rage, il avait tué avant même d’en ressentir le besoin vital. Là-dessus, il était un monstre et n’irait pas déroger sur ce point, il était en tout et pour tout parfaitement légitime. Sauf que ça, le Loup, là, n’en savait rien. Et il fallait bien dire que l’effet de ses paroles sur lui avait de quoi faire sourire l’immortel. Son cœur s’affolait, sa tyroïde lui balançait déjà des flux d’hormones en tout genre, et le voilà prêt à attaquer sans réellement savoir pourquoi. Quelques paroles déplacées ? Quel … que dire ? Quel monstre voudrait tuer pour ça ? Un partout, balle au centre. Non, vraiment, le comportement du lycan l’amusait parce qu’il le trouvait ridicule, à côté, et surtout affreusement illégitime. Pourtant une pointe de rage avait déjà pointé le bout de son nez et, après le départ des deux jeunes humains, elle n’avait fait que lui revenir en pleine face. Lorsque Jakob s’était remis à parler, c’était en Allemand qu’il l’avait fait. Une carte plutôt mal jouée quand on savait que Kazuo avait fait partis des victimes de la seconde guerre. Un parmi d’autres, un petit traumatisé, oui, mais celui-là était immortel, et justement, il renouait avec les sentiments après avoir cherché à s’en protéger pendant des années. Bien sûr, il comprenait, tout comme il était capable de parler un certain nombre de langues, à présent, ayant pas mal voyagé. Mais voilà, celle-ci avait tellement de consonances négatives qu’elle cherchait presque à réveiller son vieux cœur glacé.

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« Ce n’est pas précisément ce que je dirais. »

Non, il n’avait pas répondu dans la langue de l’autre, trop conscient de l’amertume qu’elle faisait naître chez lui. Comme quoi, il avait beau eu vouloir tuer ce petit être qu’il avait été, il avait eu beau cacher les faiblesses, enterrer les blessures, elles n’en étaient pas moins capables de ressurgir. Un autre de son espèce lui avait dit un jour qu’il ne savait pourquoi il se comportait parfois de façon étonnante, qu’il avait bien oublié qui il était avant mais que, jamais, la haine ne s’était éteinte. La peine se transformait en rage, et elle leur permettait d’avancer, voilà tout. Est-ce qu’avec le temps, il serait capable de ne plus seulement se souvenir de ce qui avait fait ce qu’il était ? Est-ce que les siècles, en passant, emporteraient avec eux les souvenirs d’un passé révolu ? Il l’avait forgé pourtant, et la mémoire se souvient de ce qui la marque. Son corps n’était pas en décomposition, son cerveau était toujours là, ses neurones, son cortex préfrontal et son amygdale aussi. Il ne lui semblait pas pouvoir oublier ce qui semblait l’avoir marqué jusque dans sa chair. Ah ! Mais attendez voir : cette période l’avait réellement marqué jusque dans ses muscles, ses os.

Alors, le vampire s'aperçu que ses crocs avaient fait leur apparition. Ses prunelles devaient porter des reflets irisés de rouge également, et tout ça signifiait une chose importante : il devait se calmer. Jamais jusque là il n’avait cherché à se battre, et même si le loup ne lui portait pas le même jugement, il n’avait pas à perdre le contrôle pour si peu. L’Allemand en face de lui n’avait probablement qu’un vingt-cinquième de gènes en commun avec ceux qui… voir moins même. Bref, céder à ce genre de délires gratuits ne servait absolument à rien, surtout qu’il n’était plus censé être blessé par tout ce qui s’était passé à cette période. Comme quoi, la mort ne corrige finalement pas grand-chose aux anciens ressentis. Alors quand on faisait entrer en compte les guerres entre espèces..

- Sie sollten sich schämen Ihrer "Beruf", Sir. Sie wissen nicht, dass Walters ist mit dir, weil du ein Freak in seinen Augen sind? Oder vielleicht das ist, was Sie wirklich wollen, weil Sie frisches Blut muss ... Als der junge Muggel Freund Hayato.

Il ne répondit que par un grand sourire. Répéter que ça n’était pas précisément ce qu’il pensait serait quelque peu redondant. Walters ne le prenait pas pour une bête de foire, non, mais comme une arme, ça, il en avait pleine conscience. Tout comme le directeur savait parfaitement qu’il jouait gros dans cette histoire et qu’il risquait de perdre le contrôle à tout moment. A vrai dire, il l’avait déjà perdu, mais ça, il valait mieux qu’il ne s’en rende pas réellement compte. C’était Esha qui se trouverait en pleine ligne de mire s’il savait qu’il ne gérait absolument pas le vampire. Celui-ci avait déjà eu quelques exemples : il était le seul de sa race encore présent, et ça n’était pas pour rien. Une petite mise en garde bien placée, mais comment la mort ferait-elle peur à un cadavre ? Grande question qui méritait réflexion puisqu’en réalité, sur la plupart de ses condisciples, elle avait un impact d’autant plus grand.

- Aber das ist, was Sie Menschen verletzt wollen, nicht wahr? Sehen Sie die letzten Schimmer des Lebens in ihren Augen ... appeurés Ich bemitleide Sie Blutsauger. Und übrigens, nicht immer bedrohen ein Student vor mir, oder es wird schief gehen, ist das klar? Enzo ist nicht ein "cub" ist ein Student wie andere, die eine außergewöhnliche Leistung im Gegensatz zu einigen, die in den Körper sind kalt und muffig ist.
« Ohow ! »

Que de violence. A présent il avait retrouvé son apparence habituelle et souriait largement, amusé par une telle agression.

- Und versuchen zu mischen, was Sie zu sehen. Wir haben unsere Geschichten, Sie haben Ihre und es ist so.
« Un allemand raciste, c’est d’une originalité tordante. »

Son regard était braqué droit dans celui qui lui faisait face et qui montait sur ses grands chevaux avec une vitesse relativement phénoménale.

« J’ai dit qu’il était en danger, pas que cela soit de mon fait. Et il reste un jeune Loup, donc un louveteau : CQFD. Pour le reste, qui dit que je ne suis pas un Homme comme les autres ? Au détail près qu’un jour, quelqu’un sortis de nulle part m’a tué. Il ne sert à rien de froncer la lèvre supérieur de dégout ainsi, n’importe quel Loup a goûté avec un insupportable plaisir la saveur du sang. Ne plus s’en délecter une fois redevenu humain n’y change rien. Il est étonnant de voir à quel point nos deux races peuvent se ressembler et provoquer pourtant toujours autant d’émules chez l’autre. Je plains les quelques gosses immortels qui étaient dans cette école il y a encore quelques temps. Ils devaient être bien reçus, comme vous dites, avec vous. »

Oui, il défendait ceux de son espèce - ou de sa race, plutôt, le terme était plus approprié – ce qui lui prouvait bien qu’il avait changé depuis quelques temps.

« Cela dit, ça ne s’applique pas à moi. J’ai tué, je ne m’en défais pas, et par goût, qui plus est, en grande majorité grâce à vos ancêtres d’ailleurs. Mais je n’ais tué aucun de vos précieux élèves, ni même de non sorciers ici. Vous avez une capacité à partir en cacahuètes assez désolante. »

Non, il n’apprécierait pas, mais d’un autre côté, il n’appréciait pas grand-chose. Il n’empêchait qu’il avait toujours trouvé amusant la façon avec laquelle il déclenchait la haine chez les lycans sans avoir seulement l’impression de le chercher. Enzo, il l’avait empêché de tuer une amie, et ensuite, avait empêché que celle-ci lui fasse la peau, il n’y avait réellement pas matière à s’en insurger à son opinion, mais les Loups et les Immortels avaient décidément une manière d’apprivoiser la vie (haha) très différente. Pourtant ils se ressemblaient plus que fortement. La seule différence était que, eux, blessaient pour se nourrir, et quand ça n’était pas le cas, ils ne se contrôlaient pas. Les Loups ne se contrôlaient pas, mais ne se nourrissaient pas, eux. Leur violence n’était pas vitale. Pourtant, de l’avis de tous, les vampires restaient les grands méchants. Attirants, oui, mais monstrueux tout autant. L’avantage était qu’ils ne faisaient pas peur tant que l’ignorance planait sur eux : en dehors de la pleine lune, à part certains détails, ils étaient comme n’importe qui, et l’humain craint la différence. Mais entre eux ? Non, réellement, le vampire ne comprenait pas cette haine qui s’était formée jusqu’intuitivement chez les deux races. Bref, il n’avait probablement plus rien à faire ici. Faisant demi-tour, il s’arrêta une fraction de seconde pour se retourner vers Jakob.

« Ah ! Et vous n’avez décidément aucun humour. »

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MessageSujet: Re: Desolation Row - Jakob   Lun 1 Avr 2013 - 6:06

Peut-être que je m’étais laissé emporté trop rapidement. Peut-être avais-je réagi un peu fortement. Peut-être aussi que ça avait justement été l’intention de départ du vampire qui se tenait devant moi que de réussir à réveiller la colère en moi. Après tout, d’après le peu que je savais de ces créatures, elles aimaient « jouer » avec leurs ennemis ou leurs proies et ce, de toutes les manières possibles. Du moins, c’était le cas de ceux qui se trouvaient à Durmstrang donc peut-être que celui-ci n’était pas différent des autres. Aucune idée et franchement, je n’avais pas envie d’en savoir davantage. Tout ce que je souhaitais, c’était de me rendre au cinquième étage sans déclencher une troisième guerre mondiale devant le bureau de Walters. La discussion (enfin si on pouvait appeler ça comme ça) avait prit une drôle de tournure qui éveillait les instincts les plus primitifs en moi et ça ne me plaisait pas. Mais lorsque l’on s’en prenait à ma race ou à des gens qui me tenaient à cœur, ça ne pouvait pas le faire et je ne pouvais pas m’empêcher d’être aussi… Méchant à certains égards. Ce vampire semblait me prendre pour un idiot donc… Aussi bien lui prouver qu’il avait tord. En allemand en plus parce que c’était bien connu : les vampires, bien que d’apparence assez jeune (du moins pour certains), étaient en réalité beaucoup plus âgés que ne le laissait paraître leur physique. Dans leurs nombreux temps libres, ils avaient donc le loisir de voyager et de pouvoir agrémenter leur culture générale avec des langues étrangères par exemple. S’il ne connaissait pas l’allemand, alors tant pis, mais quelque chose me disait qu’il le saisissait très bien.

- Ce n’est pas précisément ce que je dirais.

Cette phrase confirma mes dires et ce fut davantage flagrant lorsqu’il dévoila ses crocs. Il n’avait pas peur de nous, les lycanthropes et pourtant, il semblait sur la défensive ou je ne sais quoi. Enfin, il était mieux de rester loin de « nos petites histoires » comme il le disait si bien. On ne se mêlait pas de ce qu’il se passait dans son monde et donc, il était mieux qu’il se range de son côté. La tension était si palpable entre nos deux races qui ne manqueraient plus que l’on en vienne à la violence pour rajouter un peu plus de noirceur à ce château qui baignait déjà trop dans l’obscurité. Quant à la suite de mon petit monologue, il me répondit par un large sourire. Bien sûr qu’il savait ce qu’avait Walters derrière la tête et ça n’avait pas l’air de le déranger tant que ça. Probablement qu’il le nourrissait donc pour le reste, il s’en foutait pas mal. Il avait probablement déjà perdu toute sa famille et ceux qu’il aimait donc plus rien ne comptait. Il avait probablement enfermé son cœur et ses émotions dans de la pierre, question de ne créer aucun lien susceptible de conduire à quelque chose de positif qu’il regretterait par la suite à cause de la mort évidente d’un mortel. Du coup, c’était un énorme buffet sur deux pattes qu’il trouvait dans ce château bondé d’étudiants qui ne pourraient rien faire s’il les attaquait trop rapidement et sans prévenir.
Désolant, mais surtout, vraiment dégoutant.

Je ne pus m’empêcher de l’insulter au passage en plus de le menacer de laisser Enzo en dehors de tout ça. Question de démontrer que je ne rigolais pas, bien que lui semblait toujours se marrer en face de moi. J’aimerais bien savoir ce qu’il y a de si drôle parce que franchement, rien ne me fait marrer.


- Un allemand raciste, c’est d’une originalité tordante.

Comme si on était encore dans le temps d’Hitler…

- J’ai dit qu’il était en danger, pas que cela soit de mon fait. Et il reste un jeune Loup, donc un louveteau : CQFD. Pour le reste, qui dit que je ne suis pas un Homme comme les autres ? Au détail près qu’un jour, quelqu’un sortis de nulle part m’a tué. Il ne sert à rien de froncer la lèvre supérieur de dégout ainsi, n’importe quel Loup a goûté avec un insupportable plaisir la saveur du sang. Ne plus s’en délecter une fois redevenu humain n’y change rien. Il est étonnant de voir à quel point nos deux races peuvent se ressembler et provoquer pourtant toujours autant d’émules chez l’autre. Je plains les quelques gosses immortels qui étaient dans cette école il y a encore quelques temps. Ils devaient être bien reçus, comme vous dites, avec vous.

Décidément, il ne semblait avoir aucune idée que bien que nos races avaient quelques similitudes et différences, les individus n’étaient pas toujours sur la même longueur d’ondes. Certaines lycanthropes appréciaient le sang humain sous forme animale et bien que ça ne soit pas dans mes valeurs personnelles, je ne pouvais rien faire pour empêcher ça. Soit l’individu ne maîtrisait pas l’animal ou qu’il agissait de manière délibérée pour faire du mal ou simplement pour… Jouer au vampire. De mon côté, ça ne me plaisait pas du tout et j’avais plutôt des mauvais souvenirs concernant le sang humain. Peut-être me plaçait-il dans le même tas que ces êtres immoraux et je n’allais pas me défendre sur ce point. Je savais qui j’étais et je n’avais pas besoin de prouver quoi que ce soit à quiconque.

- Cela dit, ça ne s’applique pas à moi. J’ai tué, je ne m’en défais pas, et par goût, qui plus est, en grande majorité grâce à vos ancêtres d’ailleurs. Mais je n’ais tué aucun de vos précieux élèves, ni même de non sorciers ici. Vous avez une capacité à partir en cacahuètes assez désolante.

Ah oui? Non mais sérieusement comment aurais-je fais pour connaître ses détails? Je lis dans les pensées ou je vois le passé des gens? Sérieusement…
Quant à lui, il devrait savoir qu’on ne rigole pas avec les lycans. Si j’étais parti en « cacahuètes » c’était parce que je m’étais senti menacé et que j’avais défendu mes propos.

Mes yeux ne le quittaient toujours pas alors qu’il faisait demi tour. Il fit un pas avant de se retourner de nouveau vers moi.


- Ah ! Et vous n’avez décidément aucun humour.

Et vous en avez trop et surtout pas de la bonne manière mon cher…

- Ich habe vielleicht einen Sinn für Humor, aber ich habe andere Stärken.

Comme un cœur qui bat par exemple...
Mais je m’abstiendrai de la dire celle là. Assez d’insultes pour ce soir, inutile d’en rajouter davantage, surtout qu’il s’apprêtait à partir. J’avais des choses à faire de mon côté et je me doutais bien que c’était pareil pour lui. Sans doute Walters venait-il de donner une nouvelle mission à son suceur de sang et qu’il devait se dépêcher à exécuter les ordres sans quoi il n’aurait pas sa dose quotidienne du liquide rouge. De toute façon, je m’en fous.

Je le regardai partir et je restai statique quelques secondes, observant toujours le chemin qu’il avait décidé d’emprunter comme si je m’attendais à ce qu’il rapplique ce qui était, bien entendu, complètement stupide. Loup semblait vouloir faire à sa tête et c’était normal puisque la pleine lune approchait à grands pas. Mais je décidai que l’homme allait reprendre de tout et fis finalement demi tour moi aussi, question de regagner les escaliers. Tant pis pour le soi disant raccourci que je pourrais trouver, je préférai ne plus être sur cet étage de malheur. Je n’avais pas croisé Walters et c’était déjà bien. J’y avais rencontré quelque d’autre cependant et j’espérais que nos routes n’allaient pas se croiser de si tôt. Quelque chose me disait qu’on ne serait jamais sur la même longueur d’onde lui et moi.

Tout ça, c’est une vieille histoire de races qui ni lui, ni moi n’avons l’intention de changer je crois.



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MessageSujet: Re: Desolation Row - Jakob   Lun 1 Avr 2013 - 14:50

Oui, d’après Kazuo, l’autre s’était définitivement laissé emporter bien vite et sans aucune raison. Quelle idée de s’énerver aussi vite, après tout, il ne faisait que le prévenir qu’une légère merdouille risquait de se dérouler d’ici peu, et que l’une de ses élèves risquait de se foirer totalement à ses examens, ce qui ne le regardait absolument pas, mais s’il faisait réellement attention à faire les choses dans les normes de la société, son existence même risquait d’en pâtir. Non, vraiment, cet homme avait le don pour tout faire dans le mélodramatique paranoïaque, mais ça n’était qu’un détail et, à vrai dire, la situation l’amusait, même si ses instincts primaires grognaient sur la présence même de cet homme devant lui. À vrai dire, ça n’était pas sa nature qui le faisait réagir, mais les jugements immédiats qu’il avait sur lui sans le connaître, doublé à sa nationalité, le tout n’avait rien pour lui plaire. Non, on n’est plus à cette période, mais le simple fait qu’il s’énerve sur lui, le juge sur sa race, avait tendance à faire ressortir des sentiments enfouis. Et, si, vois-tu, c’est la définition même du racisme, et celle-ci ne change pas, quelque soit les époques. Oui, bien sûr, il lui restait quelques blessures qui avaient une sale tendance à ressortir depuis quelques temps, lui montrant bien qu’il avait laissé tombé la facilité de n’être qu’un vampire au cœur de glace, mais, clairement, il savait également que quelle qu’ait été la peur qu’il pouvait ressentir enfant face à tout ce qui se passait autour de lui, il était à présent protégé contre tout ça, et c’était ce à quoi il s’était employé depuis tout jeune, avant même d’être transformé en l’être de nuit qu’il était à présent. Laissant le lycan derrière lui, Kazuo n’avait pas pu s’empêcher de lui lancer une dernière constatation.

- Ah ! Et vous n’avez décidément aucun humour.

Et la réponse du Loup l’avait fait sourire un peu plus.

- Ich habe vielleicht einen Sinn für Humor, aber ich habe andere Stärken.

Grand bien t’en fasse.

« Mais j’en suis ravis pour vous. »

Oui, l’affirmation le faisait sourire, parce qu’elle n’avait finalement pas de sens à son avis. Tout le monde a des atouts et des défauts, évidemment. Cela faisait déjà un instant que le vampire sentait quelqu’un arriver et, quelques secondes plus tard, Logan Rivers, l’enseignant de défense contre les forces du mal faisait son apparition. Un homme qui apparaissait bien souvent dans les souvenirs qu’il récupérait ici et là, et qu’il lui semblait bien connaître grâce à … grâce à qui déjà ?
Tout en cherchant dans ses souvenirs qui en savait autant sur lui lorsqu’il l’avait mordue, l’être des ténèbres vit l’homme avancer, et son cœur accélérer en passant à ses côtés. Il savait qui il était, et cela avait le don de l’inquiéter : sage décision et…. L’instant suivant, l’homme se retournait et lui foutait une droite aussi violente qu’il le pouvait. Lui, tressaillit à peine, mais il senti les phalanges de l’enseignant craquer sous le coup. Tout le désavantage de cogner un immortel, c’était justement pour cela entre autre, que la plupart des personnes censées sur cette terre ne faisaient PAS de pareilles choses ! Ok, il était tellement éberlué qu’il n’avait même pas songé à l’attaquer ou quoi que ce soit, en fait, s’en était drôle tellement s’était imprévu.

« Ça… j’crois qu’on me l’a jamais fait. »

Un simple humain, conscient de sa nature en plus. Nan, vraiment, dans le genre inhabituel, c’était pas mal.

« Quitte à accepter d’être avec quelqu’un, fallait que j’aille jusqu’au bout, ça me démange depuis un moment. »
Tilt !« La brune ! »
« Bingo ! Tu t’approches d’elle, j’te fais la peau. Voilà, c’était tout. Bonne journée ! »

O… kay…

Le tout avec un ton parfaitement détendu, comme si tout était normal. En réalité, il ne paraissait même pas tant énervé que ça, peut être même amusé ou.. serein, bref, la sensation qui se dégageait de cet homme était relativement étonnante. Aileen, voilà, il y était, l’année dernière, ou avant, enfin, un jour, elle s’était trouvée face à lui, ils avaient couchés ensembles, elle l’avait sauvé, dans quel ordre, il ne s’en souvenait plus, toujours était-il qu’elle avait déjà cet homme dans la peau sans même réellement le savoir à ce moment-là. Haussant des épaules, le vampire s’était éloigné, nullement affecté, mais sachant qu’il n’accepterait pas ça une seconde fois. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres en entendant Logan bouger doucement ses doigts en s’éloignant : discret, mais pas assez, il s’était probablement fait un mal de chien mais ne le montrait pas. Clairement, le seul avantage qu’il trouvait à être ici, était la nature même des gens, leurs personnalités le faisaient sourire, lui apportaient quelque chose qu’il ne comprenait pas. Dans le fond, ça n’était pas de leurs sangs qu’il ne nourrissait mais de leur humanité. Ça, Walters ne lui en avait pas parlé, et il ne devait pas se douter de ce qu’il se passait.

« Jakob.. »

D’un signe de tête, Logan avait salué son collègue. Il l’avait aidé un jour où celui-ci n’avait pas eu de potions sur le coude. Oui, tout se sait pour un vampire, surtout ce qui se passe la nuit. Kazuo, d’ailleurs, avait disparu parmi les vieilles pierres du château, les deux autres firent de même.

- Topic fini -


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