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 « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn

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MessageSujet: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Dim 17 Fév 2013 - 21:59



Elias & Caitlyn
« Un soir de juin et un chocolat chaud. »


Samedi 21.06.2014

Le week-end s'annonçait bien. Les oiseaux chantaient quand Caitlyn s'était réveillée ce matin là, et avait constaté qu'elle n'avait pas besoin de se défaire de ses couettes, puisqu'elle ne se trouvait plus dessous. A travers ses baldaquins qu'elle laissait ouverts d'un côté, les rayons du soleil venaient caresser les parcelles non-recouvertes de sa peau. Elle ne dormait qu'en short + débardeur depuis quelques jours et cela lui faisait du bien que de recevoir de la vitamine D dès le matin. Elle sortit de son lit et alla se poster à la fenêtre. Une magnifique vue s'offrit à elle. Cela faisait trois ans, bientôt quatre, qu'elle avait le loisir de contempler ce spectacle quand il lui plaisait, mais elle ne s'en lassait pas. Du haut de la tour ouest dans laquelle se trouvaient les dortoirs ainsi que la salle commune des Ravenclaw, elle pouvait survoler des yeux le parc, la forêt, le lac, le terrain de Quidditch et tous les autres éléments qui contribuaient à la beauté de cette nature. Et pour un bon observateur, ce qu'elle était, il y avait toujours quelque chose à découvrir, qui vous émerveillait, un rien qui pouvait tout faire changer. Elle se détacha presque à regrets du spectacle pour aller rejoindre la salle de bains. Elle n'y rencontra que quelques autres jeunes filles qui avaient l'air d'avoir deux ans de moins qu'elle. Au fond, cela n'avait rien de surprenant, et si en mars elle y aurait rencontré une foule de gens - raison pour laquelle elle n'y serait probablement même pas allée - la majorité avait changé leurs habitudes et était partie travailler, avec les examens qui approchaient. Caitlyn avait la chance, elle, de pouvoir garder son mode de vie, étant à l'aise dans toutes les matières et assez bien organisée pour avoir su réviser et améliorer tout ce qu'il fallait de manière efficace sans bouleverser ses habitudes. Elle n'était de nature pas quelqu'un à faire la grasse mat' jusqu'à plus de huit heures et demie de toute façon, et ne se stressait pas plus que nécessaire. Elle savait que beaucoup se levaient tôt pour rattraper leur retard ou juste pour travailler en vue des examens, c'était pour ça qu'à neuf heures, il n'y avait plus grand monde qui ne fasse rien comme elle. Elle se passa de l'eau froide sur le visage et but de ses mains par la même occasion, puis coiffa ses cheveux de quelques coups de peigne avant de repartir pour se changer. Le week-end avait bien commencé.

Il était environ sept heures du soir et la vie au château reprenait, après une journée des plus calmes et des plus stressées qu'elle n'ait jamais vécues. Elle s'était obligée à rendre visite à la bibliothèque après le déjeuner et y avait découvert une foule de gens en pleines révisions. Elle en avait aidé certains puis était repartie, environ une heure plus tard, pour aller se promener dans le parc. Des petits groupes d'élèves s'étaient formés ça et là dans l'herbe, autour de livre et de parchemins, et des sorts s'échappaient parfois des baguettes dirigées vers le ciel bleu. Elle avait rejoint un groupe d'amis qui s'exerçaient pas loin de la lisière de la forêt interdite et, tout en révisant la DCFM, elles avaient passé une après midi très agréable, se faisant des blagues ou discutant de tout et de rien. Elles étaient ensuite allées manger, à cinq heures, l'heure habituelle du thé. Tout le monde se réunissait dans la grande salle pour le repas, et bien que les révisions stressaient la plupart des élèves, elles n'empêchaient pas de se remplir le ventre de temps à autre. Surtout que, malgré les apparences, bosser, ça creusait.Après une bonne demi-heure passée à discuter et à rire avec ses camarades de table, elle était montée dans la salle commune des bleus, s'était vautrée sur un fauteuil et enfermée dans un bouquin, toujours mode relax. Le feu avait été allumé, déjà, pour chauffer la salle qui, comme le reste du château, restait de température fraîche malgré la saison à cause des pierres dont les murs étaient faits. Les élèves avaient ensuite commencé à affluer, et elle s'était rendu compte de l'heure qu'il était. Elle avait fermé le volume et était sortie, le gardant sous son bras. Un chocolat chaud lui ferait bien plaisir, et il n'était pas encore trop tard pour aller s'en chercher un. Elle avait pris la direction des cuisines. Il était environ sept heures du soir et le château, comme une fourmilière, grouillait de gens, de paroles, de vie.

Après une journée de plus passée le nez dans les fiches de révisions, les élèves sortaient de leurs terroirs et profitaient des quelques temps restants de liberté avant le couvre feu qui n'allait pas tarder. C'était comme si le château se réveillait et Caitlyn, seule, avançait en direction des cuisines. Les elfes s’affairaient encore, certains aux fourneaux, d'autres sur les plans de travail, la majorité rangeant les lieux afin de pouvoir les réutiliser le lendemain.

« Ah, miss Twain ! » s'exclama l'un deux en venant vers elle. « Qu'est ce qui vous ferait plaisir ? Une part de gâteau peut-être ? »

Elle lui sourit.

« Une grosse tasse de chocolat chaud, ce serait possible ? »

« Ah, mais bien sûr, du chocolat chaud, que n'y avais.je pas pensé plus tôt ! C'est vrai que le temps s'y prête bien. »

Elle rit, et il l'accompagna dans son rire. En juin, peu de gens souhaitaient un chocolat chaud... mais elle savait qu'il le l'avait pas dit pour se moquer, qu'il la comprenait. C'était le soir, elle était heureuse, de bonne humeur, et avait un livre dans les bras : quoi de plus éloquent ?
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MessageSujet: Re: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Mer 20 Fév 2013 - 20:23

Samedi matin. Après avoir passé une nuit quasi blanche, Elias s'était endormi sur le matin et très rapidement il s'était fait réveiller par quelques chauds rayons de soleil. Enfouissant sa tête dans son oreiller il n'avait pas du tout envie de se lever... ouais rester au lit toute la journée à réviser sans parler à personne était certainement une très bonne idée. Il n'avait pas envie d'ouvrir la bouche,de participer à des discussions, il n'avait pas envie de voir des gens. La vérité est qu'il n'avait envie de rien, mis à part peut-être de tout abandonner, de tout laisser tomber, de se casser. Ce n'était pas possible malheureusement et c'était fort dommage. Edward avait laissé un fort sentiment de solitude, un goût amer avec tout ce qu'il avait dit. L'Hufflepuff se sentait en temps normal déjà assez nul mais le professeur avait bien enfoncé le couteau dans la plaie, le tournant-retournant dans tous ses sens. Il avait eu ce qu'il voulait, il avait laissé son élève sans dessus-dessous, complètement hagard. Cela pouvait paraître débile, totalement pathétique, totalement faible que quelques paroles puissent mettre le garçon dans cet état... beaucoup avaient vécu pire et n'avaient pas réagi de la sorte. Alors oui, Fletcher n'avait aucune réelle estime pour lui-même, aucun réel égo qui pourrait l'empêcher de faire la tête. Il s'en fichait... Les autres pouvaient bien se moquer de lui, l'emmerder, l'ignorer. Il s'en fichait que personne n'essaye de comprendre son point de vue, ou pourquoi il était comme ça. Bref autrement dit il n'était pas au meilleur de sa forme, il était totalement déprimé, au fond du trou.

Comme il n'avait pas pris de petit déjeuner à midi son ventre commença à crier famine. Plongé dans ses révisions, il tenta d'ignorer les petits gargouillements et quand lorsqu'un de ses camarades de maison lui dit que c'était l'heure d'aller dans la grande salle prendre le repas, il fit un petit de signe de tête comme quoi ils pouvaient y aller sans lui. Comme l'autre sembla insister, Elias prit finalement la parole et souffla doucement Laisse moi tranquille, s'il te plait. Ce n'était pas dit sur un ton méchant, c'était juste une réelle demande. Il avait besoin d'être seul, de se renfermer sur lui-même sans qu'on vienne lui poser de multiples questions... Finalement, peut-être qu'aller faire un tour lui ferait du bien mais... comment dire ça … Il ne voulait pas croiser Doryan. Il ne voulait pas que son meilleur ami se doute de quelque chose, tout comme il faisait tout pour éviter Sam pour ne pas qu'elle se sente coupable de ce qui lui était arrivé avec le professeur de Botanique. Fletcher resta donc sur son lit à réviser jusqu'en milieu d'après midi, heure à laquelle il prit dans ses réserves de chocolat histoire de manger un peu quelque chose. Bref après ce "repas frugal", l'Hufflepuff s'allongea un peu son lit pour se reposer avant de réviser -encore et toujours- et en moins de cinq minutes il tomba dans les bras de Morphée, pour se réveiller quelques heures plus tard. La salle commune était assez silencieuse et lui crevait de faim. Cette fois-ci, il fallait qu'il se mette quelque chose de solide dans l'estomac histoire de ne pas faire de malaise. Se coiffant rapidement en se passant simplement une main dans les cheveux, il se releva et se dirigea directement vers la cuisine. Il resterait sûrement quelque chose à grignoter là-bas et il savait que les elfes de maison seraient ravis de lui servir un petit quelque chose.

Lorsqu'il arriva dans la cuisine, il tomba presque nez à nez avec un elfe de maison en pleine discussion avec une élève. Une Serdaigle. Caitlyn. Instinctivement il se passa de nouveau une main dans les cheveux et il aurait voulu disparaître dans un petit trou de souris pour ne pas que la demoiselle le remarque. "Malheureusement " pour lui son entrée n'était pas passée inaperçue. Heu bonjour... bonsoir... plutôt même. Bien. Bien. Fletcher et sa timidité légendaire round 1. D'ailleurs il était tellement mal à l'aise du fait de la présence de la belle Cait qu'il sentit ses joues s’empourprer. Il inspira d'une façon pas forcément très discrète comme si cela lui coûtait de prendre une bouffée d'air et finalement il arriva à reprendre la parole Je.. suis dé-désolé de dé-déranger... Je peux repasser plus-plus tard, je venais juste chercher quelque.. heu quelque chose à manger. Il se tut quelques secondes histoire d'essayer d'arrêter de bégayer sur certains mots N'importe quoi ça ira... Et pour confirmer qu'il était en train de mourir de faim, son ventre gargouilla de nouveau d'une façon à ce que toute la pièce ou du moins tous ceux proches de lui l'entendent. Ses joues déjà bien rosies rougirent encore un peu plus.... et soudain il fut attiré par la tasse de chocolat chaud qu'avait la Serdaigle dans les mains et il ne put s'empêcher de lui demander T'as froid pour boire ça maintenant ?! Parce que si c'est le cas tu es peut-être malade tu devrais aller à l'infirmerie... Enfin moi je dis ça pour toi, tu dois couver quelque chose, il ne faudrait pas que tu sois malade pour tes examens. Merci Elias pour ce conseil avisé... et totalement ridicule. Le pire dans tout cela c'est qu'il pensait vraiment ce qu'il disait et qu'il n'y avait pas une pointe de sarcasme, d'ironie.
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MessageSujet: Re: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Mer 20 Fév 2013 - 21:42



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« Un soir de juin et un chocolat chaud. »


Samedi 21.06.2014

Elle avait son chocolat chaud. Elle serrait la tasse dans les deux mains, et n'avait même pas besoin de trop l'approcher de son visage pour sentir l'odeur ainsi que la chaleur qui s'en dégageait. Du vrai chocolat, pas comme ceux qu'on recevait dans les automates genre à la piscine ou à d'autres lieux publics... Ah oui, vrai, ici, ça ne leur parlait pas. Les automates, c'était de l'hébreu et la piscine... Bref, en tout cas, elle se comprenait. Elle appréciait cet aspect un peu plus naturel du monde sorcier, moins technicisé, moins électronisé, moins industrialisé. Chez les moldus par contre, elle appréciait le côté moins magique, plus débrouillard. Bref, en gros, c'était une fille plutôt bizarre, naturelle, et assez discrète là dessus pour que personne ne se doute de rien. Son chocolat chaud dans les mains, et son livre sous le bras, elle appréciait la sérénité et le bonheur que lui procurait ce moment. L'elfe lui adressa encore une petite blague qui les fit rire. Ces petits êtres étaient très particuliers, et elle appréciait beaucoup leur compagnie qui la détachait du monde normal, plein de soucis et de stress. Et encore, on pouvait dire qu'elle était de ceux qui souffraient le moins du stress général des examens qui approchaient. Elle connaissait plein de gens en effet, surtout dans sa maison, qui ne sortaient pas le nez de leurs bouquins, et ce n'étaient non pas des livres qu'ils lisaient pour le plaisir, comme celui qu'elle projetait de finir dans la soirée, mais bien des manuels de cours, dont certains apprenaient par cœur chaque page, ce qu'elle regardait d'un œil très critique, ayant toujours privilégié la compréhension avant la connaissance. Dans son cas, la compréhension venait spontanément, et elle savait que c'était un grand avantage qui lui permettait d'échapper plus ou moins aux conditions de révision. Elle était de bonne humeur, donc, assez fatiguée tout de même, mais positivement. Et ce fut là qu'il arriva.

Elias. Un Poufsouffle de huitième année. Il passa la main dans ses cheveux. Il semblait assez mal en point, et ce constat fit à Caitlyn l'effet d'une douche froide. Déjà qu'en général elle ressentait un peu trop bien ce que les autres ressentaient, alors quand il s'agissait d'Elias Fletcher, c'était... terrible. N'empêche que, dans le même temps, elle éprouvait non seulement de la tristesse inquiète pour lui, mais aussi une sorte de gêne et de... oui, d'attirance. Il fallait se l'avouer, il lui faisait de l'effet. Ses yeux, ses cheveux, son regard, sa manière de rougir lui aussi, et son caractère, tout, en gros. Alors, elle aussi se sentit rougir. Elle n'avait jamais vraiment su aller vers lui, en tout cas à l'intérieur elle se sentait toujours coincée, gênée... Mais il était vrai que, comme pour les autres sentiments ou pensées personnelles, elle savait relativement bien en faire abstraction, le cacher quoi. Elle lui avait déjà parlé quelques fois, même si assez rarement vu le peu d'occasions, et s'était parue assez naturelle de l'extérieur, presque tout comme elle était naturelle avec les autres. N'empêche que là, c'était... différent. Elle baissa le regard sur sa tasse de chocolat et en but une petite gorgée tout en écoutant les premières paroles du Huffle.

« Heu bonjour... bonsoir... plutôt même. »

Elle lui sourit tout en expédiant les quelques mèches rebelles qui étaient descendues sur son visage pendant qu'elle avait bu et lui barraient la vue d'une manière peu élégante.

« Je.. suis dé-désolé de dé-déranger... Je peux repasser plus-plus tard, je venais juste chercher quelque.. heu quelque chose à manger... N'importe quoi ça ira... »

Un gargouillement confirma ses dires, et Caitlyn sourit à nouveau, amusée. L'elfe eut à nouveau une de ces réactions qui savent si bien détendre l'atmosphère, et elle rit, décidément heureuse de se trouver en ces lieux à cette heure là. Elle s'efforça de repousser ses inquiétudes sur l'état de Elias qui décidément avait l'air d'avoir hiberné. Ses cheveux avaient cet air de quelqu'un qui vient de se réveiller, même si du coup il était encore plus craquant, mais ses yeux étaient tout petits, un peu bouffis et un rouges, et ses vêtements tout plissés, si bien qu'elle avait l'impression qu'il avait passé la journée dans son lit. Mais elle savait que parfois, elle en faisait bien trop, et au fond elle se faisait souffrir elle-même, alors elle chassa ces idées de sa tête. Ce fut alors que Elias sembla se débloquer, mais pour dire quelque chose qui, bien que très logique, fut assez drôle.

« T'as froid pour boire ça maintenant ?! Parce que si c'est le cas tu es peut-être malade tu devrais aller à l'infirmerie... Enfin moi je dis ça pour toi, tu dois couver quelque chose, il ne faudrait pas que tu sois malade pour tes examens. »

« Non, non, pas du tout. Je sais pas, j'avais envie d'un chocolat chaud. JE sais que c'est pas trop la saison, mais...»

A son tour de passer une main dans ses cheveux, gênée car à bout de paroles. Du coup, sans vraiment se rendre compte, ses inquiétudes finirent par trouver un moyen de sortir et d'être prononcées.

« Par contre, toi tu ne m'as pas l'air très bien... Peut-être qu'un peu de chocolat te remonterait le moral ? »

Elle ne se doutait pas le moins du monde du fait qu'elle avait vu complètement juste par rapport à son activité d'aujourd'hui ainsi que par rapport à son moral, car finalement elle avait dit ça spontanément et ignorait les causes possibles de ce comportement.
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MessageSujet: Re: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Jeu 21 Fév 2013 - 18:51

Caitlyn. Cela aurait pu tomber sur n'importe qui. Pourquoi elle ?! C'était étrange à chaque fois qu'il se trouvait en sa compagnie; et pourtant ils ne s'étaient presque jamais parlés. Les rares fois où ils s'étaient adressés la parole, il s'était mis à bégayer pitoyablement et à sortir des bêtises encore plus grosses que celles qu'il pouvait dire habituellement. En fait, il réagissait avec la Raven', un peu comme il faisait avec Tallu, c'est à dire d'une manière irraisonnée et il ne comprenait pas pourquoi. Caitlyn n'était elle pas censée être une fille comme une autre ? Si. Ils ne se connaissaient pas, il ne pouvait pas craquer sur elle, c'était une idée stupide ! C'était assez inexplicable comme sensation, et il préféra ne pas s'y attarder... de toute manière ce n'était pas comme si elle était attirée par lui. Il n'était rien pour elle, juste un autre Jaune, peut-être plus timide, plus bizarre que les autres. Quoiqu'il en soit le garçon ne tarda pas à prendre la parole en saluant tous les occupants de la cuisine. Le fait qu'elle lui fasse un sourire et remette ses mèches de cheveux de la sorte en ordre, lui donnait encore plus l'envie de se terrer dans un trou de souris. Comment est-ce qu'il 'était censé réagir à cela ?! C'est donc mal à l'aise et pris au dépourvu par la présence de la belle Raven', qu'il lui avait dit qu'il était désolé de déranger et qu'il venait juste chercher quelque chose à manger, que n'importe quoi ferait l'affaire... Et puis, comme s'il n'avait déjà pas assez honte voilà que son ventre s'était mis à gargouiller d'une manière presque inappropriée à la situation. Dés que Caitlyn se mit à rire, le jeune homme sentit ses joues s’empourprer de honte et il planta son regard au sol. Il avait honte, tellement honte. Tout cette scène avait été totalement ridicule et pathétique ! Pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas être à l'aise avec elle ? Pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas avoir l'aplomb de Doryan ?

C'est lorsque le jeune homme releva la tête pour la regarder de nouveau (parce que oui c'était quand même plus poli de regarder son "interlocuteur"') qu'il remarqua ce qu'elle avait une tasse de chocolat chaud à la main.. ou en tout cas quelque chose qui y ressemblait et y sentait ! Vu la légère fumée que dégageait la tasse, le chocolat venait d'être fait. Cette tasse fut comme un déclic pour Elias qui d'un coup retrouva sa faculté normale à parler et à poser des questions pas forcément des plus perspicaces même si cela partait de la meilleure intention du monde. « Non, non, pas du tout. Je sais pas, j'avais envie d'un chocolat chaud. JE sais que c'est pas trop la saison, mais...» Il pencha légèrement la tête sur le côté, lui fit un petit sourire timide tout en se tripotant nerveusement ses cheveux faisant sans trop le vouloir de petites tresses. Tresses très rapidement défaite lorsqu'il se repassa une main dans sa tignasse. Enfin tu peux faire ce que tu veux... Je ne suis pas là pour te juger... je trouve juste ça étonnant... de boire quelque chose de chaud alors qu'on a pas forcément besoin de se réchauffer, c'est tout... Les paroles qui ne tardèrent pas à suivre le laissèrent un peu plus dubitatif. « Par contre, toi tu ne m'as pas l'air très bien... Peut-être qu'un peu de chocolat te remonterait le moral ? » Il ne savait pas quoi répondre à cela ! Est-ce que cela se voyait qu'il n'était pas bien, ou bien était-ce son allure du jour qui pouvait lui faire croire cela ? Se dandinant d'un pied sur l'autre, il fallut qu'il fasse un réel effort sur lui-même pour lui répliquer doucement Si, tout va bien. Ne t'inquiètes pas ce n'est rien. C'était pas faux, du moins en grande partie. Il n'était pas malade, il n'était pas blessé physiquement alors oui il allait bien... il avait juste une énorme baisse de moral, ce qui signifiait que ce n'était rien, que ce n'était pas bien important.
Néanmoins, elle avait prononcé LE mot. Chocolat. Tous ceux qui connaissaient Elias savaient pertinemment qu'il était totalement fou de chocolat, c'était son péché mignon, et on pouvait presque acheter son pardon avec cette douceur sucrée ! Ce fut donc comme une sorte de déclic, il acquiesça doucement avant de s'avancer et de se poser à moins d'un mètre de la demoiselle en lui dédiant un nouveau petit sourire. Ah oui, je veux bien un peu de chocolat... mais un truc à grignoter aussi, s'vous plait. Il fit un regard de chat potté à l'elfe de maison en guise de remerciements avant de se tourner vers Caitlyn et de lui dire comme pour la rassurer J'ai pas mangé de la journée, j'étais trop dans mes révisions et après, j'me suis endormi.... Cool ta vie Fletcher ! C'est sûr que la Raven devait être ravie de savoir tous ces détails... mais bon, il avait bien vu qu'elle avait l'air assez inquiète et l'explication qu'il venait de lui donner pouvait tout expliquer. S'il ne disait pas à son meilleur ami ce qui c'était passé avec Edward, il n'allait pas en toucher deux mots avec une jeune femme qui lui plaisait mais qu'il ne connaissait presque pas ! Se passant encore une fois une main dans les cheveux, puis se mordillant doucement la lèvre, il reprit la parole pour tenter d'être un bon compagnon de dîner Qu'est-ce que tu fais-là ?! Pourquoi tu ne prends pas ton repas avec tout le monde ? Tu n'es pas obligée de me répondre... Voilà c'était simple mais au moins il ne l'avait pas ignoré... par contre, encore une fois son regard était plus rivé sur le sol qu'autre chose.
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MessageSujet: Re: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Sam 23 Fév 2013 - 23:08



Elias & Caitlyn
« Un soir de juin et un chocolat chaud. »


Samedi 21.06.2014

Elias. De tous les jeunes sorcier de Poudlard, c'était lui qui était descendu aux cuisines en même temps qu'elle. La probabilité était tellement faible pour qu'elle le croise. Surtout un samedi soir, puisqu'en général il ne faisait pas la fête et qu'en général les samedis soirs étaient pris par des fêtes, et surtout un samedi soir de juin, puisque s'il n'y avait pas de fêtes, c'était que les gens révisaient à fond pour les épreuves qui approchaient à grands pas. La probabilité était quasi-nulle, et pourtant, elle avait été réalisée. Elle n'aurait jamais osé espérer de l'y croiser. Cela arrivait tellement rarement qu'ils se rencontrent, qu'ils se parlent, mais chaque fois il avait sur elle un effet qu'elle avait beaucoup de mal à décrire et à comprendre entièrement. Il avait un an de plus qu'elle et était chez les Huffle, si bien que les peu de fois où elle l'avait rencontré avaient été à la bibliothèque ou dans le parc. Et dans les couloirs, bien sûr. Pour quelqu'un comme Caitlyn, il était difficile de ne pas reconnaître la silhouette d'Elias même en l'apercevant simplement au loin dans la foule, tout comme elle reconnaissait ses amis proches ou encore les autres gens qui l'avaient marquée de quelle manière que ce soit. Il faisait une dizaine de centimètres de plus qu'elle et quand elle le regardait dans les yeux, obligée de lever légèrement la tête, elle se sentait... bizarre, à l'intérieur. Vraiment bizarre. Quelque chose la paralysait presque, c'était... indescriptible. Elle ne comprenait pas. Heureusement, elle était assez douée pour ne pas trop le laisser voir, même si on ne pouvait pas dire qu'elle était aussi naturelle qu'avec ses amis ou juste avec des personnes qui lui étaient indifférentes. Elle se sentait rougir quelque peu à chaque fois, elle avait remarqué aussi qu'elle enroulait plus souvent une mèche de ses cheveux autour de ses doigts. C'était un de ses tics, et il s'accentuait assez quand elle était en compagnie de Elias. Lui, pour sa part, était assez adepte du rougissement, apparemment, et très gêné, dans le genre Je regarde par terre, Je bafouille, Je passe ma main dans mes cheveux... Ce qui la faisait sourire intérieurement, car elle trouvait ça chou, d'une certaine manière.

Ce fut ce qui arriva ce samedi de juin. Comme elle, il était descendu aux cuisines, un peu avant le couvre-feu, et ils s'y était rencontrés. Visiblement, il était affamé, son ventre gargouillait et il n'avait pas l'air bien du tout. Mais le plus flagrant, c'était quand même le fait qu'à nouveau, il avait rougi en la voyant, tout comme elle avait rougi en le voyant. Il avait plusieurs fois passé sa main dans ses cheveux, ses cheveux géniaux, d'une couleur entre le brun, le roux, et le châtain qu'elle adorait. Elle s'en était rendu compte récemment seulement que ses cheveux, elle les aimait bien. Ils lui allaient bien, légèrement plus longs que la normale, et l'air si doux, si léger... Bref, s'était passé la main dans les cheveux dès qu'il était entré dans les cuisines et l'y avait vue. Il avait expliqué qu'il venait se chercher "n'importe quoi" à manger, et que ça pouvait attendre, qu'il pouvait revenir plus tard. Tout en bafouillant un peu. Elle avait bu une gorgée de son chocolat chaud. Car elle, pour sa part, avait déjà été servie, un chocolat chaud n'avait pas mis trop longtemps avant de lui être placé entre les mains, fumant et odorant. Bizarre, en cette saison. C'était sans doute ce que Elias avait pensé et avait demandé si tout allait bien, comme si le fait d'avoir un chocolat chaud en juin témoignait d'une maladie mentale ou physique. Disons que oui, c'était étrange, mais il allait un peu loin. Mais c'était tout de même gentil de sa part de s'inquiéter ainsi pour elle et elle lui sourit tout en le rassurant que non, elle n'avait vraiment rien. Il insista. Et elle, elle retourna le sens de la conversation vers lui, car finalement, elle allait très bien, mais lui ne semblait pas péter la forme.

« Par contre, toi tu ne m'as pas l'air très bien... »

« Si, tout va bien. Ne t'inquiètes pas ce n'est rien. »

Elle n'était pas convaincue.

« Peut-être qu'un peu de chocolat te remonterait le moral ? »

Elle l'avait dit à tout hasard, histoire de ne pas trop l'énerver avec des questions sur ce qui avait bien pu se passer. Et miracle, il sembla revivre, du moins dans son regard, il fit un pas vers elle - et elle sentit une petite tension s'ajouter à celle qu'elle ressentait déjà à l'intérieur d'elle-même - et lui sourit - ce qui augmenta la tension d'un cran - puis il dit :

« Ah oui, je veux bien un peu de chocolat... mais un truc à grignoter aussi, s'vous plait. »

Elle sourit à son tour. Elle était contrainte désormais à lever les yeux pour entretenir le contact visuel, et elle s'adossa donc au mur près duquel ils se trouvaient afin d'y appuyer sa tête, et donc automatiquement la lever vers lui. Elle décida de poser son bouquin sur l'étagère qui se trouvait pas loin, et rebut une gorgée du chocolat chaud qu'elle tenait dans ses mains. A la base, c'était chocolat chaud qu'elle pensait en disant chocolat. Mais bon, Elias semblait enchanté à l'idée de recevoir du vrai chocolat solide et pas chaud, et c'était l'essentiel. Il se justifia.

« J'ai pas mangé de la journée, j'étais trop dans mes révisions et après, j'me suis endormi... Qu'est-ce que tu fais-là ?! Pourquoi tu ne prends pas ton repas avec tout le monde ? Tu n'es pas obligée de me répondre... »

Sa dernière phrase la fit sourire, bien sûr qu'elle allait répondre, elle n'était quand même pas quelqu'un à ignorer, à snober, les autres.

« Je suis seulement venue chercher du chocolat chaud, j'étais en train de lire et je me suis dit que ça passerait bien avec un peu de chocolat chaud, même si la saison ne s'y prête pas trop. »

Non, vraiment, elle n'était pas malade, c'était étonnant mais tout allait bien.

« Et du coup, tu... tu t'en sors avec tes révisions ? Trop de révisions tue les révisions, faudrait pas que t'en fasses une overdose au point d'en oublier de manger, comme aujourd'hui. »

A moins que ce soit pour une toute autre raison qu'il ne soit pas allé dans la salle commune ni pour petit-déjeuner, ni pour déjeuner, ni pour dîner. Elle n'en savait rien. Mais à part ça, elle se trouvait quand même un peu ridicule à lui parler de cours. Elle n'avait vraiment rien de mieux à lui dire, c'était déprimant. Elle aurait tellement voulu lui dire... lui dire quoi ? Qu'il avait de beaux yeux ? De beaux cheveux ? Qu'elle se sentait bien avec lui ? Elle n'y arriverait jamais, aussi fort qu'elle le veuille. Et surtout, que lui disait qu'il ressentait la même chose ? Il était gêné, un peu, soit, mais elle n'était pas la seule en compagnie de laquelle il était gêné, c'était le genre de garçon à s'effacer, à se mettre en retrait, puis à s'obliger de se manifester et donc à le faire en bredouillant. Il n'avait pas l'air très sûr de lui, en gros. Ca pouvait être une qualité que d'être discret, ça changeait des gars qui s'incrustaient partout sans gêne, mais dans le cas de Elias, elle devait avouer qu'il l'était peut-être un peu trop. Et alors, il ne viendrait sans doute pas lui dire quoi que ce soit en rapport avec autre chose que les cours, et elle n'oserait pas non plus, même avec sa spontanéité naturelle, lui affirmer quoi que ce soit alors qu'elle n'était pas sûre. Et ce fut alors, alors qu'elle pensait ça, alors qu'elle se reprochait de ne rien savoir lui dire, ce fut alors qu'elle se rendit compte que finalement, si elle se sentait bizarre mais bien en compagnie d'Elias, c'était qu'elle l'aimait bien.
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MessageSujet: Re: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Lun 25 Fév 2013 - 13:20

Cela était quand même assez étrange comment une seule personne pouvait en mettre une autre dans tous ces états, que cela soit positif ou bien négatif. C'était un peu le cas avec Caitlyn vis à vis du garçon. Il l'aimait bien. Vraiment bien. Il n'y avait qu'à voir comment il était gêné à la moindre phrase qu'un des deux pouvait dire, qu'il rougissait pour un rien, enfin de façon encore pire que d'habitude... Quant à sa façon de lui parler, pour une fois il ne bégayait pas et c'était plutôt une bonne chose. La discussion avait finalement pris forme, et malgré le fait qu'elle lui ait fait comprendre qu'elle voyait bien qu'il n'allait pas, lui préféra la contredire. Il ne se voyait pas lui expliquer ce qui clochait chez lui, parce qu'au final elle ne le connaissait pas assez pour le juger, parce qu'il n'avait pas envie d'en parler, ou d'entendre des arguments tels que ceux de Doryan ou bien Sam. Ses amis étaient vraiment adorables d'essayer de lui remonter le moral, de lui montrer les qualités dont l'Huffly disposait mais... Fletch' n'était pas forcément d'accord avec cela, ils n'étaient pas impartiaux, ils ne voyaient pas les défauts qu'il pouvait aussi avoir et qui étaient bien prédominants sur ses fichues qualités. Enfin bref, pour le garçon c'était loin d'être la joie intérieure, mais la Raven' sut trouver le mot pour la réconforter. Chocolat. C'est vrai qu'en mangeant un peu de ces douceurs sucrées tout semblait aller mieux après. Elle avait su, sans le vouloir, l'attirer dans ses filets; un peu comme un peu attirer un moustique avec la lumière (oui je sais, vive la comparaison). Il lui avait même fait un sourire avant de s'approcher d'elle, de reprendre la parole en disant que oui il voulait bien du chocolat ainsi que quelque chose à manger. Bref, en vraie andouille il n'avait même pas compris que la douce Bleue parlait de chocolat chaud, et non pas de chocolat genre chocogrenouille. Pendant quelques instants il avait suivit le changement de position de son interlocutrice avant de lui expliquer le pourquoi du comment il avait tellement faim. Génial, Cait allait être ravie de connaître ta vie mon petit. Sérieusement, il ne pouvait pas lui dire quelque chose de plus intéressant, de plus utile ?! Hum. Non visiblement son esprit était pour l'instant focaliser sur la nourriture et il n'y avait que ça qui comptait. Ah ! Manger ! « Je suis seulement venue chercher du chocolat chaud, j'étais en train de lire et je me suis dit que ça passerait bien avec un peu de chocolat chaud, même si la saison ne s'y prête pas trop. » A sa réponse Elias lui dédia un grand sourire, un vrai, un grand. Et après s'être passé une main dans les cheveux il s'empressa de répliquer Oh. Tu as le droit de prendre du chocolat chaud quand tu en as envie, c'est juste que cela m'a étonné. C'est bien d'en prendre le matin, ça réveille des fois. Hum. Là ça serait bien d'arrêter de dire des bêtises Mais , t'étais en train de lire quelque part et t'as interrompu ta lecture pour venir jusqu'ici ?! Et recommencer à lire ici... Tu peux réellement te concentrer ? Là ça sent vraiment le ridicule à venir dans un avenir proche. Très proche même. Tu fais comment pour faire deux choses en même temps ? Enfin boire ton chocolat tout en lisant, ça ne doit pas être pratique et tu risques de te tâcher, ou tâcher ton livre... ou alors c'est simplement parce que je suis pas doué, ce qui est aussi probable. Cette phrase pouvait faire peur quand on savait qu'il avait dix-huit ans. Enfin bon, au moins il mettait un peu de légèreté dans la conversation ! Lui faisant un autre sourire, il finit par rajouter un petit je sais que c'est une question franchement pas pertinente, mais, c'était plus fort, il fallait que je te le demande. Quand elle allait retourner en salle des Raven' elle allait avoir des choses à raconter et elle pourrait affirmer que Fletch était vraiment... étrange ! « Et du coup, tu... tu t'en sors avec tes révisions ? Trop de révisions tue les révisions, faudrait pas que t'en fasses une overdose au point d'en oublier de manger, comme aujourd'hui. » Il haussa simplement les épaules pour y répondre et laissa un blanc de quelques secondes avant de finalement reprendre la parole C'est bientôt fini cet enfer des révisions plus que quelques semaines à tenir, mais sinon, oui, je crois m'en sortir plutôt là. Là en fait je peaufine juste les détails... mais c'est le plus long à faire à vrai dire, de se rappeler de minuscules petits détails qui peuvent pourtant tout changer! Il se tut, il n'avait pas préféré reprendre sur le fait qu'il était resté dans son lit toute la journée à réviser parce qu'il n'avait pas le moral.

Maintenant, il allait falloir trouver quelque chose à dire, et quelque chose de plus intelligent que ce qu'il avait pu bien sortir auparavant ! Fort heureusement un des elfes de maison revint avec un sandwich, Elias était tellement heureux de manger qu'il fit une énorme accolade au petit être. Croquant dans son repas il ne reprit donc pas la parole et se contenta d'observer Caitlyn timidement. La demoiselle était en train de boire son chocolat et lorsqu'elle eut fini, elle avait au coin de la lèvre quelques restants de mousse. Dans un élan de... générosité, spontanéité, il lui enleva délicatement avec un doigt avant de se rendre compte de ce qu'il venait de faire. Son teint redevint instantanément rouge pivoine et il se mit à paniquer. Il avait peur de la réaction de la Raven après cet "affront" Je.. Je .. je suis .. vrai-vraiment dé-solé Cait... Je ne sais pas ce- ce qui m'a pris. Il avait débité cette phrase avec une rapidité hallucinante, et oui, bingo, il s'était même remis à bégayer. Je crois que- que je ferais mieux de partir. Je suis vraiment dé-désolé. J'espère que je ne t'ai pas fait mal. Oui c'est sûr il aurait au moins pu lui casser une dent en lui frôlant les lèvres avec un doigt.. mais Elias avait bel et bien perdu tous ses moyens et que je n'ai pas heurté ta sensibilité. Non. Aucun commentaire pour cette phrase, elle se suffit à elle-même.
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MessageSujet: Re: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Mer 27 Fév 2013 - 22:06



Elias & Caitlyn
« Un soir de juin et un chocolat chaud. »


Samedi 21.06.2014

Il y a des choses, des fois, auxquelles on ne s'attend pas le moins du monde, et qui nous font énormément plaisir, qui nous donnent envie de chanter, de danser, de rire et de faire des câlins un peu à tout le monde. Ce sont souvent des petites choses, les petits plaisirs de la vie, comme on dit, qui nous touchent le plus, qui ont le don de tout changer en nous, en notre conception du monde et de notre entourage, notre humeur aussi... Bref, on ne s'y attend vraiment pas et c'est ça qui rend la chose sans doute encore plus belle, plus magique... dans le sens enfantin et féerique du terme, s'entend. Car qualifier quelque chose de magique à Poudlard où tout l'est, ce n'est pas très pertinent. Mais dans sa tête, Caitlyn est encore celle qui vivait dans un monde moldu pendant quatorze longues années et pour qui la magie n'était pas quelque chose de normal. C'est trop facile, avec, tout est trop facile, et on est privé du sentiment de satisfaction qu'on ressent en général après avoir fourni des efforts pour arriver à quelque chose. À force de tout pouvoir avoir tout de suite, on ne se rend même plus compte de la signification de chaque petite chose, et pourtant, elle en a une parfois bien plus grande que ce que l'on pense. Les choses les plus évidentes parfois peuvent tout faire changer si elles cessent de l'être, et bien souvent, les magiciens n'y pensent même pas. D'un certain côté, la magie fait disparaître la magie. Trop de magie tue la magie. Bon d'accord, je me tais. Non, mais en gros, aussi bizarre que ça puisse paraître, aux yeux de la jeune Raven, il est vrai que l'utilisation de la magie rend les choses moins romantiques, et c'est sans doute pour ça qu'elle est venue chercher une tasse de chocolat chaud aux cuisines et en a interrompu sa lecture, car elle voulait la rendre plus confortable, plus... Bref. C'est très excitant, la magie, ça oui, mais n'empêche que Caitlyn sait très bien apprécier les petits instants de simplicité et de sérénité qui bien souvent font plus plaisir que tous les artifices qu'il lui est possible de faire apparaître. Le seul chocolat, qu'elle aurait bu à petites gorgées ou tenu contre son ventre en lisant, l'aurait mise dans une humeur des plus agréables, mais en aucun cas elle ne s'était attendue à rencontrer aux cuisines celui qu'elle y avait rencontré. Et tout de suite, elle avait vu son existence s'illuminer encore plus que quand elle avait pu sentir l'odeur du chocolat qui lui parvenait par le doux fumet qui s'échappait de sa grosse tasse. Ce moment là, elle aurait voulu l'éterniser. Elle aurait voulu ne pas cesser d'inspirer pleinement cette odeur, et ne pas cesser de regarder Elias dans les yeux, ses yeux marron clair, pleins d'étincelles bizarres, comme l'étaient sans doute ceux, verts, de Caitlyn. Elle aurait voulu ne pas quitter ce sourire qui était né sur ses lèvres, ni cette proximité avec le Huffle qui s'était approché d'elle quand elle s'était appuyée contre un bout de mur. Elle se sentait bien, là, devant lui, à le regarder par en bas, tout en humant et buvant parfois un peu de son chocolat. Elle aurait pu y passer la nuit. Elle ne savait pas vraiment à quoi c'était dû, mais elle aimait bien la compagnie du jeune homme. Elle sentait sa gêne, et elle mesurait bien la sienne aussi, mais elle savait en faire abstraction quasi-totalement pour ne ressentir plus que la sérénité et le bonheur que lui procurait l'instant.

Bien sûr, entre-temps, il y avait une discussion. Relativement bateau, la discussion. Mais bon, c'était pas ça l'important, et elle ne s'en rendait quasiment pas compte, tellement elle était contente de pouvoir lui parler. Il lui racontait comment il avait révisé dans son lit sans manger, elle lui racontait comment elle lisait puis était venue chercher un chocolat chaud, il s'étonnait et s'inquiétait pour elle à cause de ça, et elle s'inquiétait pour lui. Normal. Finalement, beaucoup de blabla pour rien, mais ça prouvait bien que ce ne sont pas les paroles ni les discussions qui font la beauté d'un moment, mais bien les personnes qui parlent, qui discutent. Elias avait beau bafouiller un peu et rougir beaucoup, elle ne le remarquait presque pas, en fait, car elle était bien trop occupée à essayer de ne pas bafouiller elle-même, et à s'empêcher de trop rougir, et quand elle faisait autre chose, c'était le regarder dans les yeux ou du moins en face. Il finit par lui assurer qu'elle avait le droit de prendre un chocolat chaud quand elle le voulait, même si ce n'était pas la saison, sans que ça ne veuille dire qu'elle soit malade, ce qu'elle lui certifiait, soit dit en passant, depuis le début. C'était comme prendre une glace en hiver. Elle l'avait fait, quelques fois, à Liverpool avec ses amies. Quand elle en avait trop marre du reste, quand elle voulait rendre sa vie plus douce, plus sucrée, et quand du chocolat tout seul ne suffirait pas car trop lourd. C'était un petit retour aux temps chauds, un petit changement d'habitudes pour sortir des préjugés de la vie. D'autres le compareraient sans doute au fait de s'habiller comme à la plage alors qu'il faisait moins dix degrés, voire moins encore. Ça, par contre, elle n'appréciait pas nécessairement. Porter des mini-jupes et des collants transparents en dessous en hiver, c'était vouloir faire son intéressante, et c'était pas trop son truc non plus. Faut pas non plus abuser, et aller contre le bon-sens. Contre le sens commun, d'accord, mais si c'est pour nous rendre malade dans le seul but de ressortir de la masse un jour, non merci. Bref, en tout cas, boire un chocolat chaud en été, cela ne la dérangeait pas trop. Surtout en lisant, blottie dans un fauteuil confortable. Et ça, Elias sembla enfin l'assimiler, et il manifesta son étonnement comme quoi c'était pas normal qu'elle sache faire plusieurs choses en même temps, à savoir lire et boire un chocolat chaud. Elle continua à rire, ou plutôt se remit à rire car elle avait arrêté pendant qu'il parlait, mais était restée dans un état d'esprit joyeux et relativement badin, décontracté - tout en sentant son cœur battre la chamade dans sa poitrine. Elle savait que ça pouvait le vexer, car il y avait matière de croire qu'elle riait de lui. Finalement, c'était le cas, mais elle voyait bien qu'il n'était pas près de le prendre trop mal et qu'il avait l'air aussi heureux qu'elle d'être ici, malgré toute sa gêne. C'était bizarre, oui, mais elle se disait que s'il n'appréciait pas sa présence, il aurait pu partir tout de suite, choper quelque chose accessoirement si vraiment il avait faim et quitter les lieux sous un prétexte quelconque. Ce n'était pas ça qui manquait, les prétextes, entre la fatigue, le couvre-feu, les révisions, et les Sups, il aurait eu matière à s'inventer une excuse et partir, s'il n'avait vraiment pas souhaité rester ici. Mais ça n'avait pas été le cas, et elle pouvait donc supposer qu'il était content de pouvoir passer quelques temps avec elle. Bien sûre, ç'aurait été avec qui que ce soit d'autre, il aurait été tout aussi content, tant que ce n'était pas quelqu'un qu'il n'aime pas, mais voilà, elle doutait qu'il puisse se vexer à cause du fait qu'elle rie, et c'était pour cela qu'elle continuait. Elle finit par se replonger dans son chocolat chaud, histoire de se donner une contenance, puis s'enquit sur l'avancée de ses révisions.

« C'est bientôt fini cet enfer des révisions plus que quelques semaines à tenir, mais sinon, oui, je crois m'en sortir plutôt là. Là en fait je peaufine juste les détails... mais c'est le plus long à faire à vrai dire, de se rappeler de minuscules petits détails qui peuvent pourtant tout changer ! »

« Ah ça, oui, faut aimer le détail. Mais c'est bientôt la fin, et je suis sûre que tu réussiras. »

Elle ne savait même pas vraiment pourquoi elle lui disait ça, elle ne voulait ni le réconforter ni le flatter, c'était en quelques sortes sorti tout seul, mais ce n'était pas non plus quelque chose d'automatique et par conséquent dénué d'intérêt. Non, c'était - comme d'habitude, chez elle - quelque chose de spontané, et elle y croyait, au fond, même si ça pouvait paraître un peu bateau, tout comme le début de la discussion d'ailleurs. Car finalement, lui aussi parlait spontanément, bien qu'en bafouillant, et c'était bien ça qui la faisait rire. Car elle trouvait ça drôle. Drôle, pas ridicule. Elle s'amusait, elle ne se moquait pas. Et elle espérait bien qu'il l'avait compris. Sinon, ce serait vraiment trop dommage. Une soirée comme ça, en juin, avec du chocolat chaud, et en compagnie de Elias, seule, car faisant abstraction des elfes, c'était vraiment quelque chose à ne pas gâcher, et elle s'en voudrait à mort si elle venait à apprendre que son rire l'avait vexé de quelle manière que ce soit. Tout comme elle s'en voudrait si il prenait sa dernière réponse comme un automatisme. Mais ça, fallait pas se faire trop d'illusions, c'était ce qui arriverait sûrement, alors elle se prépara à ne pas en faire tout un plat et à assumer tout simplement. Elle n'avait pas trop le choix de toute façon. Nouvelle gorgée de chocolat chaud. Les elfes avaient apporté un big sandwich au Huffle qui l'entama avec appétit après l'avoir accueilli avec enthousiasme. Elle sourit, les lèvres encore à moitié dans sa tasse, avant de reprendre celle-ci de ses deux mains et l'abaisser. Elias mâchait tranquillement, et lui aussi avait abaissé légèrement la hauteur de son repas. Ce fut alors qu'elle sentit un petit courant d'air, vit un mouvement rapide, puis tout se passa comme au ralenti, du moins dans son esprit. L'instant d'après, il rougissait comme une pivoine, alors qu'elle devait ressembler à une tomate. Elle avait senti un contact sur le coin de ses lèvres, c'était le doigt du jeune homme qui s'y était déposé et avait prélevé doucement le peu de mousse qui y était resté après sa dernière gorgée de chocolat. Son cœur s'était mis à battre plus fort encore et menaçait de transpercer sa poitrine. Leurs regards se croisèrent. Elle vit ses lèvres à lui bouger à une vitesse hallucinante, entendit un désolé mais ne comprit rien d'autre à ce qu'il lui disait, et ce n'était pas sa faute, c'était elle qui n'écoutait pas, qui n'arrivait pas à l'écouter. Tageuleetembrassemoi ! Sans plus rien contrôler, ses yeux toujours plongés dans les siens, elle se décolla du mur, se mit sur ses pointes, leva la tête et de ses lèvres qu'il avait essuyées, elle frôla celles d'Elias. Puis elle lui fit un baiser.
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MessageSujet: Re: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Ven 1 Mar 2013 - 13:05

Elle rougissait elle aussi, c'était mignon à voir... Pour les elfes de maison cela devait être une petite distraction, deux jeunes sorciers qui "jouaient" presque au jeu de celui qui aurait le teint le plus rouge. Rapidement l'Hufflepuff avait commis un autre impair en quelque sorte, lorsqu'il lui avait demandé comment elle faisait pour réussir à faire deux choses en même temps... et voilà qu'elle riait, riait. Il aurait put le prendre mal, très mal même, d'ailleurs si ça avait été quelqu'un que Caitlyn, il aurait certainement été vexé comme un pou ! Mais là, il était complètement sous le charme de son rire, délicat, si parfait et... Hum. Pardon, là il divaguait complètement, il allait falloir qu'il se ressaisisse et vite ! Ce n'était pas le moment de se laisser distraire, surtout pas par une aussi jolie demoiselle que la Raven... C'était un coup à souffrir, encore une fois, à cause d'une fille. De toute manière, elle était si belle, certainement si intelligente qu'elle n'en avait que faire de lui. C'était un peu comme si une vélane, une déesse, une sirène, se mettait en couple avec un troll, ou un scrout à pétard. Bon, d'accord c'était vraiment une comparaison peu flatteuse pour le sorcier, mais il voyait ça un peu dans ce genre-là. Elle était trop bien pour lui, et puis de toute manière, avec sa timidité et tout le reste, jamais il ne saurait la rendre heureuse. Or, un tel rayon de soleil méritait le bonheur, et rien d'autres. Mis à part tout cela, tout ce fouillis dans ses ressentis, promis, il n'était pas amoureux ! C'était ridicule de penser cela (humhum). Bientôt Fletch lui avait parlé de ses révisions et tout ça... mais que c'était bientôt fini; et tant mieux ! Enfin néanmoins même s'il ne l'avait pas encore dit, continuerait quand même de "travailler" pendant les vacances. Il ne comptait pas se reposer sur ses lauriers. Ah ça, oui, faut aimer le détail. Mais c'est bientôt la fin, et je suis sûre que tu réussiras. Il lui dédia un petit sourire, sûrement qu'il réussirait, il n'y avait aucune raison qu'il rate, mais son but c'était d'être bon, ou très bon (bon il ne se faisait pas d'illusions exceller ne serait pas pour lui). Juste réussir, non merci. Se passant une main dans les cheveux, il ne tarda quand même pas à répliquer Merci, c'est gentil. Whoaw, ça c'était phrase des plus perspicaces Fletcher. Allez, il fallait qu'il trouve autre chose à dire ! Quant au détail, c'est quand même mieux quand il n'y en a pas trop... mais encore... Mais cessons de parler de cela... Tu n'as rien à dire de plus intéressant ?! Allez pitié Caitlyn, il faut que tu dises quelque chose sur quoi il pouvait réellement rebondir, quitte à passer pour un parfait abruti. Oui, il en était à un tel point de nervosité, qu'il préférait encore raconter n'importe quoi plutôt que de la regarder dans le blanc des yeux avec un silence mortuaire.

Peu de temps après les elfes de maison avaient apporté au garçon un énorme sandwich et il s'était empressé de croquer dedans ! Après quelques bouchés -et un petit silence quasi-religieux-, il s'était rendu compte que sa comparse avait un peu de mousse sur les lèvres et il eut un geste des plus inadapté, inopportun. Et voilà, c'était plus ou au moins le retour au point de départ, sauf qu'à présent il devait avoir le visage rouge écarlate tellement il se sentait mal de ce qu'il avait fait. C'est vrai ce n'était pas bien grave, il n'y avait pas mort d'homme mais pour Fletch c'était vraiment plus que dépassé ce qu'il venait de faire là... Il se confondit en excuses, plus ou moins réussies et attendit une réponse de la jeune sorcière... mais elle là presque comme une statue de marbre, c'était à croire qu'à cause de cet effleurement elle était comme figée ! Et voilà, il avait tout gâché, encore une fois ! Maintenant elle devait être choquée, et elle allait partir, ou lui sommer de dégager d'ici de suite, qu'elle ne voulait plus le voir... et tout ça pour un simple geste, un simple réflexe. Se passant une main dans les cheveux, Elias ne tarda pas à souffler de nouveau un petit Désolé Espérant que cela ferait sortir la Raven de sa torpeur... et d'un coup, avant même qu'il ne comprenne ce qu'il se passe, elle s'approcha de lui. Rapidement, très rapidement, trop rapidement. C'était à son tour d'être comme figé, allez il fallait se dire qu'un gifle s'était vite passée ! Mais ce fut pas le contact d'une main avec sa joue, mais non, ce bien plus doux, bien plus tendre. Lèvres contre lèvres, ce qu'on appelle plus habituellement un baiser. A partir de là, ce fut au tour d'Elias d'être comme figé pendant la dizaine de secondes qui suivit. Il avait l'impression que son cerveau tellement il se posait de questions. Pourquoi ce baiser ? Pourquoi lui ? Lui qui venait de se ridiculiser totalement face à Cait, lui qui disait si "subtilement" à Tallulah qu'elle était un peu jaune, lui qui s'était totalement laissé déboussolé et démoralisé par le professeur de Botanique. Pourquoi ? C'était incompréhensible pour lui. Il ne voyait pas ce qu'elle pouvait lui trouver de si formidable pour métier ce baiser. Au moins avec elle, il était à peu près certain qu'elle n'avait pas fait cela pour se moquer de lui et c'était déjà un bon très positif ! Pour-pourquoi ?! Ah tiens ! Voilà le bégaiement qui refaisait surface. Et si jusque là il avait eu une réaction à peu près normale, voilà le naturel qui revint bientôt au galop! En effet, il se "réveilla" d'un coup et se mit à reculer rapidement de plusieurs pas comme s'il prenait peur de ce que tout cela voulait dire, seulement, il s'entrava dans quelque chose et finit d'une manière assez violente les fesses au sol. Voulant amortir sa chute, il avait mis ses mains.... Et Outch. Tout en se massant doucement son poignet droit douloureux, il releva la tête vers Caitlyn. Au lieu de se relever, il resta par terre, cherchant une explication décente à son comportement pour la pauvre Raven'. Je... Je... m'y attendais pas du tout. bafouilla t-il honteux Ce-Ce n'est pas contre toi... j'ai.. J'ai allez mon petit Elias tu peux arriver à le dire je n'ai juste pas l'habitude. Une nouvelle fois ses joues prirent un ton assez rouge et ses yeux se rivèrent de nouveau au sol. Gêné par cet aveux. Se relevant, il préféra garder les yeux baissés ne sachant pas vraiment quoi faire. Quelle action aurait été de mise dans une telle situation ? Pas partir en courant en tout cas, ni la plaquer contre un mur et l'embrasser sauvagement... Non... Non ! Ce n'était pas du tout son style -surtout la dernière solution d'ailleurs-. Finalement il releva le regard vers la jeune sorcière et pour se faire pardonner de son comportement pathétique, sans nom il lui déposa un petit baiser sur la joue. Oui sur la joue, pas sur les lèvres, il s'en sentait bien incapable, cela voulait dire bien trop de choses. Il ne se rendait absolument pas compte que la Raven pouvait le prendre mal... Se frottant toujours son poignet, il fit un effort surhumain pour reprendre encore la parole, et pour plaisanter souffla Décidément, je crois que le destin veut que je ne mange pas aujourd'hui... C'était censé être un trait d'humour du fait que la fin de son sandwich avait fini au sol, il s'empressa d'ailleurs de le ramasser. Bon, il fallait espérer que cette "note d'humour" détendrait un peu l'atmosphère. Oui Caitlyn, par un simple baiser tu ne sais pas du tout dans quoi tu t'engages... Bon courage jeune Ravenclaw.
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MessageSujet: Re: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Lun 4 Mar 2013 - 21:10



Elias & Caitlyn
« Un soir de juin et un chocolat chaud. »


Samedi 21.06.2014

Le baiser ne dura pas très longtemps, mais assez pour permettre à Caitlyn de fermer les yeux un instant, de tout oublier, de se plonger dans une vague d'émotions qui l'assurèrent de ses sentiments envers Elias. Oui, elle l'aimait, et elle voulait qu'il l'aime en retour. Seulement, il n'en avait aucunement l'air, de l'aimer en retour. Il perdait ses moyens, ça oui, mais c'était sans doute car il n'avait pas envie qu'elle se rapproche trop et ne savait pas trop comment s'y prendre pour le lui dire. Et comme elle venait de le faire tout de même, justement, il était resté de marbre, immobile, et même s'il ne li avait ps résisté, elle craignait de comprendre la situation, de comprendre que finalement, elle n'était rien pour lui, et qu'elle ne venait que de se ridiculiser, rien d'autre. Elle ne s'était pas trop approchée, ne l'avait pas touché autrement qu'avec ses lèvres, et recula donc, mettant fin au contact pourtant si doux et si agréable qu'elle aurait tellement voulu prolonger encore, si seulement il avait manifesté cette même envie, ne serait ce qu'un peu, qu'un tout petit peu. Un seul signe aurait suffi, un seul mouvement de ses mains autour de sa taille par exemple... Au lieu de quoi, il resta là, immobile comme une statue, et rougit à nouveau une fois qu'elle se fut éloignée, pendant qu'elle sentait la même réaction avoir lieu en elle. Elle aurait bien voulu disparaître, finalement, avec ou sans chocolat chaud, mais surtout vite. Sauf qu'elle ne pouvait pas, qu'il lui barrait l'accès à la sortie et que de toute façon, ce serait encore plus ridicule. Pourquoi, pourquoi avait-elle réagi comme ça ? Et comment avait-elle pu croire que ça changerait quoi que ce soit que de faire ça, de l'embrasser ? Elle baissa les yeux, et manifestement aussi la tête, car des mèches de ses cheveux lui descendirent à nouveau le long du visage, comme au départ. Mais cette fois-ci, elle ne les chassa pas. Chocolat chaud. Heureusement qu'elle avait encore sa tasse dans les mains. Elle la porta à ses lèvres et le goût du breuvage vint effacer celui du jeune Hufflepuff. Mais il n'en effacerait jamais le souvenir. Et Elias qui restait là, toujours sans bouger, la regardant de ces yeux incrédules. Il devait sans doute s'empêcher de lui dire quelque chose de désobligeant. Elle n'avait même pas envie d'entendre. Mais elle savait qu'elle devait rester, qu'elle devait boire la tasse jusqu'au fond. Et non pas celle qu'elle tenait dans les mains. Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon la jeune femme serait enterrée depuis bien longtemps. Surtout avec sa posture du moment, faussement concentrée sur son chocolat chaud dont elle ne buvait même pas mais pour lequel elle baissait tout de même la tête, en attendait que quelque chose vienne la sauver. Pourquoi avait-elle fait ça ? Et pourquoi ne se reprenait-elle pas en main ? Cela ne lui ressemblait pas du tout.

Elle fut tirée de sa torpeur gênée par Elias qui, enfin, reprit parole, et ce pour bafouiller un « Pour-pourquoi ?! » surpris. Et bientôt, elle n'eut plus à lever la tête pour le regarder en face, il se retrouva par terre. Elle ne sut pas comment il avait réussi à faire ça, elle ne le saurait sans doute jamais. Il était tombé à la renverse et se massait à présent le poignet, toujours par terre, tout en levant vers elle un regard... Désolé ? Honteux ? Surpris ? Sans doute un peu des trois en même temps.

« Je... Je... m'y attendais pas du tout. Ce-Ce n'est pas contre toi... j'ai.. je n'ai juste pas l'habitude. »

« Je... je... »

Je rien. Tais toi. C'est aussi simple que ça. Tu voudrais lui dire quoi, hein ? Que tu l'aimes ? Alors que lui essaye par tous ses moyens de te faire comprendre que c'est pas réciproque ? Arrête de te ridiculiser, empoigne ton livre et vas-t'en. Enfin, pas encore, attends quand même qu'il ait dit quelque chose, tu veux pas le laisser en pan, quand même, ce serait encore pire ! Lui, il aurait le droit de s'en aller, s'il le voudrait, et tu l'aurais mérité. Mais toi, tu dois rester là, attendre qu'il te dise la vérité, et ensuite, brisée, partir. Voilà ce qui t'attend, voilà ce que tu vas faire, tu n'as pas le choix. Elle arrêta donc de parler, et l'observa se relever. Elle avait envie de pleurer, et en même temps de se foutre des claques. Quelle conne, non mais vraiment. Et alors se passa quelque chose à quoi elle ne s'attendait pas du tout. Il releva les yeux qu'il avait tenus baissés et qui attirèrent rapidement à eux ceux de la demoiselle, il rapprocha sa tête vers la sienne, puis il déposa un petit bisou, tout doux, sur sa joue. Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu ne me dis pas tout de suite que tu ne me veux pas ? Tu empires les choses, là, de toute façon ! Et pourtant, ça la flattait. Ça l'émouvait à un point inimaginable. Il lui avait fait un petit bisou sur la joue, sans rien dire. D'ailleurs, tout avait été silencieux, à croire que les elfes avaient disparu. Les elfes ? Mais oui, ils étaient tout de même dans la cuisine ? Pourquoi n'entendaient-ils aucun bruit de vaisselle ? Elle réalisa qu'ils étaient tous en train de les regarder, leurs gros yeux braqués sur eux et les bouches parfois entrouvertes, et leur tira un petit sourire gêné. En tout cas, le lieux était parfaitement choisi pour ce genre de choses : reculé, isolé, secret et romantique. Parfait !

« Décidément, je crois que le destin veut que je ne mange pas aujourd'hui... »

Que répondre à ce genre de choses ? Son sourire s'était étiré tout de suite, elle appréciait le fait qu'il réussisse à blaguer, ça avait détendu l'atmosphère et les elfes commencèrent progressivement à se remettre au travail. Eh oui, c'était la fin de la pause, fin du spectacle, désolée. Il ramassa son sandwiche. Et alors, ce fut à son tour de se rapprocher vers lui et de déposer un bisou sur sa joue à lui. Que fais-tu ? Mais qu'est ce que tu fais encore ? On avait pas dit stop ? On avait pas dit que c'était ridicule, inutile, vain, insensé ? Pourquoi tu recommences ? Mais elle recommençait parce qu'elle n'arrivait pas à arrêter, parce qu'elle suivait totalement ses instincts, ses envies. Elle le regardait désormais avec des yeux pleins d'espoir et de malice, c'était devenu comme un petit jeu, et peut-être en oublierait-il le baiser, le vrai, le ridicule. À nouveau, il y avait un sourire sur ses lèvres. Elias, elle t'aime, ne le vois-tu pas, ne le sens-tu donc pas ? Aime la en retour, tu verras, tu ne regretteras pas !
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MessageSujet: Re: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Mer 6 Mar 2013 - 17:02

Reprenons-en au baiser. Ça avait été aussi indescriptible que parfait, inattendu. Il aurait aimé le revivre encore et encore, ou bien alors que cet instant ne s'arrête jamais. Alors oui, il aurait pu l'embrasser en retour mais non, ça n'était pas du tout dans les options du jeune Huffly, et d'ailleurs il le fit bien voir entre ses paroles, ses actes, sa façon d'agir. Un baiser, un simple baiser. Ce n'était quand même pas difficile à donner et pourtant cela semblait totalement hors d'atteinte ! Un baiser c'était si lourd de sens, cela impliquait tellement... et puis, il ne savait pas ce que la belle Raven avait dans la tête en l'embrassant. Peut-être était-ce un moment de folie passagère ?! Peut-être même qu'elle regrettait ! Il lui avait demandé pourquoi avant de lui avouer qu'il ne s'y était pas du tout attendu parce qu'il n'avait pas. l'habitude. L’aveu suprême. Le comble du pathétisme, de la honte. Oui, il n'avait pas l'habitude que des filles s'intéressent à lui, autrement que par amitié; a dix huit ans il y avait peut-être de quoi avoir honte ?! Il n'en savait rien, il était perdu, totalement perdu et la "réponse" de sa belle le laissa quelques peu perplexe, plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà. Elle venait juste de dire "je"... sans rien rajouter. Les secondes avaient beau passer, rien n'arrivait, pas d'explications, rien sur quoi rebondir. Qu'est-ce qu'elle voulait bien dire ? Peut-être que c'était dur à entendre et qu'elle n'osait pas de peur de le blesser, ce qui serait méchant vu la situation actuelle dans laquelle il se trouvait. Peut-être qu'elle voulait lui dire qu'il embrassait mal, ou peut-être alors voulait simplement dire qu'elle l'aimait. Peut-être... Il y avait tellement de solutions que cela lui en faisait presque tourner la tête ! Finalement comme solution intermédiaire, il lui avait déposé un baiser sur la joue de la demoiselle. Voilà comme ça il avait fait quelque chose, et quelque chose qui lui plaisait énormément. Il aimait l'odeur de la demoiselle, avoir un contact avec sa peau, cette dernière était si douce... C'est un peu comme s'il avait oublié qu'ils se trouvaient au milieu de la cuisine entourés d'elfes de maisons, de toute manière il s'en fichait, il savait qu'eux au moins ne jugeraient pas trop ce qui était en train de se passer-là. Au contraire c'étaient de petits êtres très compatissants et serviables...

Devant ce silence radio, Elias avait finir par tenter une note d'humour, espérant décoincer la situation, mais mis à part un sourire rien n'avait réellement changé. Bon, il fallait bien avouer que ce sourire lui mettait du baume au cœur mais quand même ! Il avait besoin qu'elle se mette à parler, qu'ils dialoguent, mais comment lui demander cela sans passer pour un parfait abruti ?! Allez Fletch', il fallait faire quelque chose maintenant, sans trop réfléchir, il lui prit doucement la main avant de souffler Suis-moi. en lui dédiant un nouveau sourire, etc cette fois-ci, il avait même osé la regarder dans les yeux. On va s'installer dans un endroit où on sera seul... j'aurais bien proposé ma salle commune, mais il y a trop de monde... Alors en fait je sais pas ou o peut aller.. Non, il ne voulait pas s'isoler pour lui faire des avances ou des propositions indécentes. Il voulait juste être au calme, juste en tête à tête... de cette manière s'il se prenait un vent ou s'humilier il n'y aurait que Caitlyn pour le voir. Se passant sa main libre dans les cheveux, il finit par reprendre la parole et lui demande d'une voix presque suppliante Cait—lyn. S'il te plaît. Dis quelque chose, là c'est dur de parler tout seul... Il se tut quelques secondes avant de reprendre et de prendre son courage à deux mains avant de souffler N'importe quoi. S'il te plaît... faisons un semblant de conversation... où.. où je crois que je vais devenir dingue à cause de ce silence. Voilà, ça c'était dit, mais d'un autre côté il savait que c'était en parti de sa faute. C'était lui qui était arrivé et qui n'avait jamais su quoi dire, c'était lui qui agissait stupidement depuis le début.

Finalement, il lui avait lâché la main assez brutalement Désolé... Je sais pas ce qui m'a pris. Je.. Je ferais peut-être mieux de partir... et voilà, Elias qui paniquait le retour. Il se sentait totalement dépassé par les événements, par tout ce qui était en train de se passer. Il avait essayé de prendre sur lui, de montrer qu'il pouvait agir comme n'importe quel mec mais cela ressemblait plus à un epic fail qu'autre chose. Il n'était pas fait pour agir comme ça, il était bien trop timide et peu sûr de lui. Se mordillant nerveusement la lèvre il attendit une nouvelle fois tout penaud ce qu'elle allait bien pouvoir lui dire. Elle allait penser qu'il n'était pas seul dans sa tête vu le changement de comportement qu'il avait eu plusieurs fois en quelques minutes et d'un côté elle n'aurait pas tord. Maintenant, elle allait certainement le détester. Il s'était grillé et tout seul. Malgré tout il était resté à sa place et n'avait pas bougé d'un cheveu , il n'avait même pas esquissé un geste pour partir et espérait que Cait enfin se mettrait à parler. Réellement parler, même des choses les plus banales. Il espérait qu'elle allait lui dire qu'il pouvait rester. Il espérait qu'elle lui expliquerait pourquoi elle l'embrasser.
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MessageSujet: Re: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Jeu 7 Mar 2013 - 0:18



Elias & Caitlyn
« Un soir de juin et un chocolat chaud. »


Samedi 21.06.2014

Pourquoi lui faisait-il cet effet là ? Pourquoi avec lui n'arrivait-elle pas à être comme elle était avec les autres, spontanée, naturelle, bavarde ? On ne pouvait pas dire qu'elle manquait de spontanéité, ça non, elle riait à ses blagues, elle l'embrassait, sur la bouche ou sur la joue. Mais elle ne parlait pas, et ça, c'était frustrant. Frustrant pour elle, car elle ne se connaissait pas ainsi, elle n'avait jamais eu trop de mal à parler aux gens, à sortir des trucs inutiles mais qui souvent comblaient les blancs et de manière inaperçue, car elle ne les forçait pas à sortir. Mais surtout frustrant pour lui, car il se retrouvait tout seul à devoir essayer de se trouver une contenance, à se creuser la cervelle pour maintenir un semblant de conversation. Et elle lui en était énormément reconnaissante, de cet effort qu'il faisait. C'était comme si les rôles étaient inversés. Mais alors totalement. C'était lui qui parlait, lui qui passait pourtant pour quelqu'un de discret voire de renfermé, alors qu'elle, si ouverte et enjouée en général, se contentait de répondre, et ce parfois seulement, à ce qu'il lui disait, ou alors elle s'enfermait dans son chocolat chaud et gardait le silence. Mais ça ne se limitait pas à là. Les rôles s'étaient inversés aussi dans le sens où c'était en général le garçon qui embrassait la fille, et bien qu'elle n'ait rien compris sur le moment, que ça lui soit venu tout seul, comme ça, sur un coup de tête, cela lui faisait finalement quand même bizarre que de se dire qu'elle avait fait le premier pas, en quelques sortes, alors que dans les habitudes, c'était plutôt aux garçons de faire ça. Et lui le garçon en était tombé par terre après avoir rougi, le genre de réactions qu'aurait pu avoir celle qu'on aurait embrassée. En retour, il avait déposé délicatement un petit bisou sur sa joue, et l'avait fait fondre à l'intérieur. C'était vraiment trop chou, et ça apaisait un peu ses craintes, car finalement il n'avait pas beaucoup donné l'air d'éprouver les sentiments qu'elle s'avouait enfin ressentir pour lui, et c'en était presque déprimant. Bien sûr qu'il rougissait, et qu'elle aussi, mais ça ne voulait pas nécessairement dire qu'il l'aimait comme elle l'aimait, ça pouvait tout simplement être de la gêne de se voire faites des avances devant les elfes ou tout court d'ailleurs, ça pouvait aussi être de la pitié et de la crainte en anticipation de la réponse négative qu'il lui faudrait fournir à ses avances justement... Elle ne pouvait s'empêcher d'avoir une once de doute dans cette vague d'émotions qui la submergeaient, d'avoir une ombre dans la lumière qui l'éblouissait. Et grâce à ce petit bisou, l'ombre avait diminué en surface, pour laisser place à de l'espoir, de l'espoir que, peut-être, lui aussi l'appréciait. Elle lui avait alors, à nouveau sur un coup de tête, sur une impulsion, offert un bisou sur la joue en retour.

Et ce fut là qu'il prit sa main, sans qu'elle ne s'y attende, sans qu'elle ne comprenne, tellement c'était allé vite. Et pourtant, ce n'était pas un mouvement brusque, loin de là, c'était même très délicat, la manière dont il lui avait pris la main. Sa peau était chaud, le contact avec lui agréable, il avait une main de mec, bien plus grosse que la sienne - qui était déjà assez grande, sans doute parce qu'elle avait longtemps joué du piano - ferme mais douce à la fois. Elle eut un infime mouvement de surprise, se raidit par réflexe, mais lui accorda sa confiance tout de suite après et, laissant sa tasse de reste de chocolat qui commençait à ne plus être très chaud de toute façon, elle se laissa entraîner à sa suite. Ils sortirent des cuisines. Quand il lui avait dit de la suivre, il l'avait regardée dans les yeux, et elle s'était sentie y plonger, y plonger sans fin, ils étaient juste tellement beaux et posés, sereins, elle ne pouvait que faire confiance, se livrer totalement à lui, le suivre à jamais. Il voulait qu'ils s'installent quelque part où ils seraient seuls, et elle ne pouvait qu'être d'accord. Il aurait voulu proposer sa salle commune, mais ça ne correspondait pas à ce critère, il y avait trop de gens. Elle n'était pas souvent allée dans la salle commune des Huffle, mais elle concevait bien que ça ne devait pas être très différent des autres salles communes à ce moment là de la soirée, avec tous les élèves de toutes les années en vrac sur les canapés, fauteuils, poufs et un peu partout dans la pièce. Très confortables, les canapés, et très agréable la chaleur de l'âtre, mais s'ils voulaient un endroit où ils seraient seuls, ce n'était en effet pas très adapté. Même si, au fond, elle l'aurait suivi n'importe où à ce moment là, et que ce soit dans une salle blindée ou pas, cela ne l'aurait pas gênée si elle y avait été avec lui, s'il avait continué à la tenir par la main, s'il l'avait encore une fois regardée dans les yeux comme précédemment, et si finalement ils s'étaient embrassés à nouveau. Mais il était apparemment à court d'idées et il se passa la main libre dans ses cheveux, de sa manière si craquante et si innocente en même temps.

« Cait-lyn. S'il te plaît. Dis quelque chose, là c'est dur de parler tout seul... N'importe quoi. S'il te plaît... faisons un semblant de conversation... où.. où je crois que je vais devenir dingue à cause de ce silence. »

« Je... je suis désolée... »

Ahm, mais encore ? Il te demande de parler, tu vas quand même pas t'excuser et te taire à nouveau ? Non seulement c'est ridicule, mais en plus c'est vexant, tu ne peux pas lui faire ça ! Elle enchaîna donc tout de suite :

« Je suis particulièrement peu bavarde aujourd'hui, je sais pas ce qu'il m'arrive, c'est pas toujours comme ça, tu sais. »

Petite pause, tout de même, faut bien respirer. Puis elle reprit.

« Je crois que c'est à cause de la saison, il fait chaud, il fait bon, ya pas besoin de parler beaucoup pour se sentir bien... Ca ne te fait pas cet effet là des fois, toi, les saisons ? »

Ils avançaient toujours, elle ne savait pas trop où ils allaient, ils avaient ralenti et se contentaient de marcher, dans les sous-sols, la main dans la main, en parlant. Mais brusquement, il s'arrêta, et tout en lui lâchant la main d'un coup, il se positionna à nouveau face à elle, pour lui dire d'un air mal assuré :

Désolé... Je sais pas ce qui m'a pris. Je.. Je ferais peut-être mieux de partir...

Partir ? Mais... pourquoi ? Non, ne me laisse pas toute seule ! Qu'est ce qui te prend ? Elle ne comprenait pas, tout à coup il voulait partir, alors qu'avant il semblait vouloir se poser quelque part avec elle, seuls, tranquilles...

« Mais non, ne pars pas, regarde, là, c'est un coin parfait pour nous, il n'y a personne autour... »

Elle désignait des yeux et du menton une petite salle sans porte qui donnait sur le couloir dans lequel ils se trouvaient. Ce fut à son tour de lui prendre la main, et franchir avec lui les quelques mètres qui les séparaient de l'entrée dans la petite salle sombre qu'elle n'avait jamais vue avant.

« Viens, assieds toi avec moi... »

Elle se blottit contre lui, la tête sur son épaule, sa main toujours dans la sienne posée sur ses genoux, et ferma un instant les yeux. Il y avait une odeur de renfermée et d'humidité, de moisi, dans l'air, mais elle ne sentait que la sienne. Il sentait bon, elle aimait le parfum de ses habits, de ses cheveux... Elle finit par les rouvrir. Elle se laissait complètement guider par ses émotions, elle ne réfléchissait plus à rien. Finalement, c'était la meilleure chose à faire, car à force de trop réfléchir, de trop hésiter, de trop se projeter, on finissait par se priver de choses qui nous font plaisir, et ça, c'était vraiment dommage. Elle ne voulait pas gâcher ce moment qu'elle trouvait si parfait par une peur irrationnelle du ridicule. Alors, elle s'entendit parler.

« Je t'aime, Elias. Ça fait si longtemps, et je viens de m'en rendre compte. Ça fait si longtemps que quelque chose se bloque en moi à chaque fois que je te voix, que je te parle. Je t'aime, ça fait si longtemps que je rêve de te dire ça. Je n'ai jamais su comment m'y prendre. L'autre fois, à la bibliothèque, t'étais si... »

Inaccessible. Tu es tellement inaccessible. T'as cette manie de faire battre mon cœur et de bousculer mes pensées. Je sais pas pourquoi, je ne comprends pas, mais je ne cherche pas à comprendre, je ne veux plus comprendre. Ce que je sais maintenant me suffit. Je t'aime.
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MessageSujet: Re: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Lun 11 Mar 2013 - 16:37

Il fallait qu'elle parle, qu'elle dise des choses. Elias avait l'impression que les rôles étaient inversés, que c'était lui le mec bavard tandis qu'elle était la demoiselle introvertie... alors que non. Non ! Normalement la belle était quelqu'un de "connue" pour savoir tenir une discussion, il avait déjà entendu dire qu'elle était comme une brise d'air frais dans un désert. Délicieuse, parfaite. Elle l'avait embrassé et en retour lui, la seule chose dont il avait été capable c'était de lui déposer un baiser sur la joue. Un baiser, un "vrai" baiser voulait dire trop de choses, il ne pouvait pas, il n'y arrivait pas. Tout comme il lui était impossible de lui avouer ce qu'il ressentait là parce qu'au final même si c'était certainement de l'amour il n'en était pas certain. Il n'en savait rien. Elle affolait son cœur. Elle arrivait à le rendre encore plus timide. Elle arrivait à le faire rougir comme seule Tallu jusque-là -ou presque- avait réussi à le faire. Cela aurait pu s'arrêter-là mais non, elle lui avait déposé un autre baiser sur la joue en retour comme si... Comme si quoi d'ailleurs ?! Ah oui, comme si c'était un nouveau jeu qui s'offrait à eux. Comme si maintenant, il devait lui en redonnait un pour ne pas qu'elle se sente délaissée. Oui, c'est certainement comme cela qu'il aurait dû réagir, mais là encore, il eut une réaction des plus inattendues qui l'étonna lui-même ! En effet Fletcher avait pris Caitlyn par la main, doucement, délicatement et il l'avait entraîné hors de la cuisine. Il lui avait dis de le suivre, en lui souriant, en la regardant dans les yeux; il lui avait même rajouté qu'il voulait un endroit calme, où ils pourraient se retrouver en tête à tête. Oui, il lui avait dit tout cela... et venant d'Elias cela semblait vraiment invraisemblable, c'était comme si une entité avait pris très brièvement le contrôle de son esprit, lui faisant dire tout ce qu'il pensait tout bas. Il avait cherché un endroit où ils seraient bien, d'instinct la salle commune des Huffly lui était venue en tête. C'était sa maison, un endroit où il se sentait à l'aise mais il y avait trop de monde, alors mieux valait oublier. Pour le coup, il n'avait pas su quoi répliquer, il ne savait plus où allait. Tout revenait confus dans son esprit, comme si son moment de bravoure avait été très vite fini.... Néanmoins, après s'être passé une main dans les cheveux il avait tout de même essayé un dernier recours. Il voulait qu'elle parle, il en avait besoin. Il avait alors pris le parti de lui demander de dire quelques mots. Cela pourrait paraître ridicule à la Raven tant pis, il avait préféré jouer cartes sur table. Et là... miracle. Je... je suis désolée... Non, là il n'attendait pas des excuses, il avait besoin de quelque chose de moins... disons superficiel, quelque chose sur laquelle il pourrait tenter de s'appuyer -enfin si jamais il arrivait à reprendre la parole comme avant !-. Heureusement, elle eut tôt fait de continuer Je suis particulièrement peu bavarde aujourd'hui, je sais pas ce qu'il m'arrive, c'est pas toujours comme ça, tu sais. Je crois que c'est à cause de la saison, il fait chaud, il fait bon, ya pas besoin de parler beaucoup pour se sentir bien... Ca ne te fait pas cet effet là des fois, toi, les saisons ? Ah bien voilà ! Il acquiesça doucement tout en essayant de trouver quoi répliquer. Heu... non... Enfin je ne crois pas... Il haussa les épaules avant de continuer Enfin, je ne vois pas trop ce que les saisons viennent faire là.. Tu veux dire que l'été t'es plutôt muette et pas l'hivers ?! Je ne suis pas certain de tout saisir... désolé. Tout en parlant, les deux élèves avaient un peu avancé, ils étaient toujours main dans la main, presque comme un petit couple.

D'un coup, ce fut comme si l'Huffly réalisait ce qu'il était en train de faire, ce que cela impliquait. Il s'était légèrement raidit, lui avait lâché la main avant de s'excuser pour la énième fois avant de lui dire qu'il ferait mieux de partir. Il avait honte, tellement honte de son comportement... mais ce qu'il avait fait le troublait également. Fletch' avait du mal à comprendre tout ce qui se passait dans sa tête. Tout était bien trop confus. Dans un certain sens cela lui faisait un peu peur, perdre la tête par amour c'était ça ?! Réagir d'une façon insensée ?! D'un autre côté, ce doux contact avec Caitlyn lui avait plu. Énormément plut... et il lui aurait volontiers reprit la main s'il en avait eu le courage.. mais non, monsieur trouvait cela un peu trop inopportun, inadapté à la situation. Pauvre petit Huffly tout perturbé (presque au point de ne plus savoir où il habitait) à cause cause de la magnifique Raven. Mais non, ne pars pas, regarde, là, c'est un coin parfait pour nous, il n'y a personne autour... par coin parfait elle avait désigné une petite salle qui n'avait pas de porte et qui donnait sur le couloir. Salle vide, d'ailleurs c’était à peine s'il avait déjà remarqué son existence ! Toujours aussi perdu, il n'avait rien répliqué ! Dire qu'il l'avait embêté pour qu'elle parle plus et que maintenant c'était à son tour de ne presque pas ouvrir la bouche ! Alors elle lui avait prit la main et l'avait emmené dans la salle. Lorsque le contact entre leurs mains se fit, le cœur du garçon s'accéléra légèrement et pour une fois il n'avait pas rougi. Suivant les directions de Caitlyn, il s'était assis, elle s'était blottit contre lui, avait posé la tête contre son épaule... et là il se sentait défaillir. C'était un étrange mélange entre un bien-être du à la présence de la demoiselle, et à un mal-être avec les contacts, le fait qu'il ne contrôlait plus rien à la situation, et qu'il ne savait même pas comment réagir. Il avait vraiment l'impression qu'il allait tomber dans les pommes. Il n'avait pas l'habitude d'être si proche avec demoiselle, ou du moins pas si proche avec une fille qui semblait s'intéresser à lui, une fille qui n'était pas une de ses amies. Respirer. Il devait tenter de calmer les battements affolés de son cœur. Il ne devait pas se laissait aller ! Il devait tenter de retrouver le contrôle de la situation.

Heureusement qu'ils étaient seuls, sinon, Elias aurait certainement été sujet à de nombreuses moqueries, tant il lui semblait être ridicule, tant il ne savait pas comment réagir. Au bout de quelques longues de secondes (peut-être même dizaine de secondes), il l'avait finalement enlacé assez maladroitement, ne sachant toujours pas quoi dire, ni quoi faire de plus. Si ça se trouve la demoiselle allait trouver ce geste déplacé ? Il n'en savait rien, et c'est avec une assez grande angoisse qu'il la vit rouvrir la bouche. Je t'aime, Elias. Elle avait continué de parlé, mais c'est comme s'il n'entendait pas le reste ou à moitié. Il avait bien compris qu'elle avait dit que ça faisait longtemps... Son cerveau c'était donc principalement arrêté à son je t'aime et ne semblait pas vouloir redémarrer, même son cœur avait raté un ou deux battements. C'était comme si le temps s'était arrêté. Fletch avait bien du mal à sortir de cette torpeur qui venait de l’envahir, à reprendre une respiration normale. Heu. Qu'est-ce qu'il devait dire là ? Il voulait juste disparaître. Entièrement disparaître tellement il se sentait à la fois mal et comblé. Comblé parce qu'enfin quelqu'un lui disait et cela prouvait d'une certaine manière qu'il pouvait être considérait autrement que juste comme un bon copain. Mal parce que... là, il n'aurait pas su l'expliquer. Mer-Merci. Whaow. Là c'était du haut levé ! Mais il avait repris assez rapidement la parole Cait... Je... Je... Tu.. ça me touche beaucoup. Voilà qu'il s'était remis à bafouiller, à ne plus savoir comment parler. Mais je... je sais pas quoi... trop te... heu.. répondre. Il se tut quelques secondes, se passa nerveusement une main dans les cheveux avant de se mordiller la lèvre. Je... Je crois... que je t'aime.... bien... beaucoup même... très beaucoup même. Très beaucoup, c'était une très jolie association n'est-ce pas ? Bref, ne pas faire attention aux fautes de langages et amis poètes ne jamais côtoyer Elias. Je.. c'est..; confus.. je crois... Tu. Je.. enfin tu vois ?! Pauvre Caitlyn, si elle était arrivée à comprendre quoi que se soit là-dedans elle avait bien de la chance !

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MessageSujet: Re: « Un soir de juin et un chocolat chaud. » | Elias && Caitlyn   Dim 24 Mar 2013 - 12:08



Elias & Caitlyn
« Un soir de juin et un chocolat chaud. »


Samedi 21.06.2014

Qu'avait-elle fait ? Qu'est ce qui l'avait prise ? Elle ne comprenait plus rien, tout lui échappait, elle ne se sentait plus. Elle s'était retrouvée blottie contre Elias, tous les deux assis dans une petite salle du sous-sol, pas loin des cuisines mais seuls, et elle s'écoutait lui déballer tout ce qu'elle avait à dire, sans chercher à se retenir, tout à fait sincèrement et honnêtement. Et elle n'avait même pas conscience de l'effet que ça pouvait avoir. Elle ne contrôlait plus rien, se laissait totalement aller. Si elle n'avait été ne serait-ce qu'un peu en possession de ses esprits, elle se serait vite rendu compte qu'elle faisait n'importe quoi, que c'était ridicule, mais non, elle ne le voyait pas. Ca devait être un peu comme Elias quelque peu auparavant. Elle avait bien senti qu'il ne pensait plus ses actes, et que s'il l'avait prise par la main et entraînée dans le couloir à la recherche d'un endroit où ils seraient seuls. Elle appréciait le contact de sa main, et sa présence à côté d'elle. Mais il avait fini par se rendre compte de la possible signification de tous ces gestes et attitudes, et avait changé du tout au tout, redevant celui qu'il était, c'est à dire perdant son assurance et sa volonté. Il avait même lâché sa main, et c'était sans doute ça qui avait provoqué le changement en Caitlyn. Elle avait eu peur de le perdre à nouveau, et de ne plus jamais se retrouver en sa compagnie de la même manière que maintenant. Et du coup, c'était elle qui avait fini par l'emmener à sa suite dans une petite salle vide, comme il avait voulu le faire, s'y était assise avec lui et lui avait tout déballé, entre autres le fait qu'elle l'aimait. Elle ne voulait pas arrêter de parler, elle aurait voulu lui raconter ses sentiments pendant toute la nuit, car elle savait que si elle s'arrêtait, tout disparaîtrait.

C'était complètement l'inverse de la situation à peine quelques minutes auparavant, où il avait été contraint de lui demander de parler, car elle ne disait rien, se contentait de sourire en guise de réponses. Du coup, elle s'était excusée, elle comprenait tout à fait qu'il lui en veuille de ne pas participer à une conversation qu'il essayait d'enclencher. Et puis, elle lui avait donné, pour se justifier, l'excuse des saisons. Ele ne savait pas si c'était vrai, mais elle avait l'impression que les saisons influençaient son comportement, et en cette soirée de juin, elle n'avait pas senti le besoin de parler. Un autre soir, elle pourrait tout aussi bien faire des blagues avec ses amis, certes, mais là, elle n'était pas d'humeur bavarde, apparemment. Il n'avait pas eu l'air de comprendre, et cela n'avait rien d'étonnant, car après tout, elle non plus. Et, en ce sens là, heureusement pour eux qu'ils se soient arrêtés et qu'il lui ait lâché la main, car de toute manière, ils n'auraient à nouveau rien eu à se dire et elle s'en serait voulue, puisque c'était elle qui ne parlait pas. Et pourtant, elle avait tant à lui dire ! Du coup, elle s'était mise à parler. À parler beaucoup, et pour dire des choses sans même les avoir pensées auparavant. Les mots sortaient de sa bouche tout seuls. Elle s'arrêta. Tout disparut. Elle ouvrit les yeux et réalisa ce qu'elle avait fait, ce qu'elle avait dit, et ce que tout cela pouvait signifier. Ce que tout cela signifiait. Tout avait disparu en elle, les illusions, l'assurance... Ce fut une grosse prise de conscience et, bien qu'elle ne pouvait s'empêcher d'aimer ça, d'aimer le contact du Hufflepuf, d'aimer son odeur et sa chaleur, et surtout d'aimer une des perspectives possibles qui venaient de s'ouvrir à eux après, elle se rendait compte qu'elle s'était comportée n'importe comment, qu'elle avait totalement perdu le contrôle, et que ça n'avait servi qu'à affoler le pauvre Elias qui n'avait rien demandé et encore moins attendu de tel. Elle ne bougea pas pour autant, mais sentait son coeur battre la chamade désormais, alors qu'elle essayait de calmer sa respiration qui se serait voulue plus rapide et saccadée.

« Mer-Merci. »

Plus un souffle. Elle n'osait pas reprendre la parole. Il venait de lui dire merci. Comment devait-elle le prendre ? Elle avait peur, tout à coup. Peur de lui, de ses réactions, de ses jugements. Peur de ne plus jamais pouvoir croiser son regard après ça s'il ne le prenait pas de la bonne façon, s'il ne voyait en elle qu'une idiote, qu'une gamine. Peur pour elle, aussi. Elle n'avait pas souvent fait l'expérience de ce sentiment, en général elle n'avait pas trop peur pour elle-même. Niveau instinct de préservation, ça laissait à désirer, chez elle. Étonnamment posée en toutes circonstances, elle savait plutôt bien garder la tête froide, du moins en apparence, et si elle sentait qu'elle n'y arrivait pas, elle se forçait, se faisait entendre raison à elle-même. Là, elle n'avait pas su le faire, et maintenant qu'elle avait enfin repris conscience d'elle-même, elle n'avait d'autre choix qu'à avoir peur. Et d'attendre qu'Elias reprenne la parole, ce qu'il fit.

« Cait... Je... Je... Tu.. ça me touche beaucoup. Mais je... je sais pas quoi... trop te... heu.. répondre. »

« Ow... »

« Je... Je crois... que je t'aime.... bien... beaucoup même... très beaucoup même. Je.. c'est..; confus.. je crois... Tu. Je.. enfin tu vois ?! »

« Heu... ouais, je vois. T'inquiètes. »

Elle voyait. Elle avait compris. Elle avait été conne, s'était fait des illusions, c'était tout. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à partir, et ce le plus vite possible, tout en restant le plus normale possible. Elle se leva donc doucement, et se rendit compte qu'elle luttait pour retenir une larme. Voilà, c'était la fin, elle avait tout raté. C'était nul, vraiment nul. Elle le regarda et lui sourit tout de même, d'un sourire gêné mais qui se voulait réconfortant, pour que vraiment il ne s'inquiète pas, et surtout pour qu'il oublie tout ce qui venait de se passer. Il ne s'était rien passé, au final, mais elle s'était comportée en totale idiote et la seule chose qu'elle voulait maintenant, c'était disparaître. Oui, elle avait beaucoup alterné d'humeurs, en cette soirée de juin. Maintenant, c'était la fin.
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