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 Stay away - Jakob

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MessageSujet: Stay away - Jakob   Ven 1 Fév 2013 - 9:45

Dimanche 8 Juin - tôt

« Hm… quel con d’avoir choisi le seul boulot qui m’fais bosser le dimanche… »

Le visage enfouis entre deux coussins, Maxence n’avait strictement aucune envie de se lever, et le fait qu’on soit dimanche n’arrangeait probablement rien là dedans. Pas de réaction de la part d’Ismaelle ? Si ? Non ? D’un autre côté, s’il se sortait un peu plus de sous la couette, il aurait probablement plus de possibilités d’écoute. Se relevant légèrement, il fit tomber sur le côté l’un des coussins qui servaient avant son arrivée à rendre plus confortables les accoudoirs du canapé sur lequel il dormait. Comme la plupart des soirs, c’était en effet dans la chambre d’Ismaelle qu’il dormait. Ça avait été une habitude prise dès son arrivée qu’il avait ensuite perdue avec le rush de blessés qui s’était déroulé dans le château, commençant avec Logan. Après Alec, il avait fallu croire que tout c’était un peu calmé. Et puis, surtout, Takuma était venu l’aider à l’infirmerie. Sérieux, discipliné – contrairement à ce qu’on aurait pu croire – il apprenait vite et lui fournissait une aide précieuse. Ça faisait un moment qu’il était là maintenant, et puisqu’il se pointait tôt, Maxence en avait profité pour laisser un peu tomber les lits de l’infirmerie pour retrouver son bon vieux canapé ici. Depuis qu’Ismaelle lui avait raconté ce qu’il s’était passé, il n’avait dû louper qu’une nuit, mais il était plus rassuré en étant là, et elle aussi puisque c’était elle qui le lui avait demandé à la base. Disons qu’au moins, comme ça, il jouait la couverture parfaite pour le père du bébé hein. Etrange tout ça, nous sommes bien d’accords, mais vu l’ambiance du château, il valait mieux s’habituer assez vite à tout ce qui n’était pas habituel. Ils étaient amis, peut être un peu plus, dans tous les cas, ils étaient très liés, mais n’étaient pas ensembles, bien que ça aurait évité pas mal de complications du genre de Jakob.

« J’suis quasi prêt à parier que Takuma y est déjà. J’fais un maître de stage de merde.. »

Allé, trêve de glandage au lit (enfin, au canapé) : débout ! Comme quoi, ils avaient beau être dans un monde qui avait trouvé des parades efficace aux petits maux du quotidien des moldus, il y avait des choses qui échappaient à la règle. Les gueules de bois et les tronches dans le cul en faisaient partis. Ouh ! Que d’injures dès le matin.

Maxence s’était redressé, se levant finalement en jetant un regard vers le lit d’Ismaelle. Manifestement, il n’y avait pas que lui qui voulait rester sous la couette. Elle n’apparaissait même pas, d’ailleurs, planquée qu’elle était là-dessous. Il fallait dire qu’il faisait froid ce matin là, dans cette chambre. Les vieilles pierres, ça ne protège pas toujours bien des variations parfois étranges du climat. Oui, le jour promettais d’être froid par rapport à la normale de saison, et ils avaient été habitués à mieux ces derniers temps. Il était notamment particulièrement tôt pour que la température puisse remonter. S’étirant, tentant de chasser le sommeil de ses muscles engourdis, Maxence était resté un instant bugué sur le chat qui avait élu domicile sur le matelas de la jeune femme. Et lui il n’avait pas le droit, ah ! Quelle injustice ! Je blague. Non, ce qui l’avait perturbé, c’était surtout la nature du chat en question, c’était celui de Logan. Ça trouve toujours de quoi trouver une couette chaude et de l’attention, ces petites bêtes, et il doutait que Logan soit particulièrement câlin. Qui plus est, sa chambre était de nouveau plus souvent occupée, ce qui avait probablement frustré l’animal. Avec un petit sourire, il s’était préparé dans le noir, et après avoir bu un verre d’eau, il était sortit de la pièce.

L’instant d’après, pourtant, ses muscles se contractaient violemment, et, d’un coup, il était réveillé sans problèmes. Non loin de là, marchant vers lui, se trouvait Jakob. L’enseignant de potions ne l’avait jamais croisé, et jusqu’à il y avait quelques temps, Maxence lui-même n’avait jamais fait très attention à lui. Mais entre temps, il avait su ce qu’Ismaelle éprouvait pour lui, et, surtout, il y avait eu le viol, et on ne pouvait pas exactement dire qu’il soit particulièrement ravi de le voir, surtout dans les environs de la chambre de la jeune femme. Ne pas faire de bêtises ? D’actions inconsidérées envers lui ? Oui… bah ça ne concernait pas une petite conversation non ?

Marchant droit vers lui, l’infirmier avait sentis la rage monter un peu plus à chaque pas. Il revoyait son amie quand elle était arrivée pour lui parler après ça, il voyait sa détresse alors que la pleine lune arrivait. Tout comme là d’ailleurs : mauvais plan. Pourtant, il avait déjà longuement côtoyé les Loups, mais, s’il savait très bien que ça n’était pas une bonne idée, c’était l’ami qui prenait le dessus, et dès qu’il s’agit d’actions guidées par les sentiments, celles-ci sont souvent inconsidérées.

L’instant d’après, il lui foutait un pain.

« Tu ferais mieux de pas t’approcher d’Ismaelle, surtout maintenant. »

Le foudroyant du regard, il avait désigné la porte dont il était sortit quelques instants auparavant. La situation était claire, et… et il n’aurait probablement pas dû faire ça, et encore moins alors qu’ils n’étaient pas bien loin de la jeune femme endormie.

« J’crois pas que t’ais ton mot à dire à propos de ça, mais si t’as quelque chose à dire : pas ici. »

Tu restes loin, et j’suis parfaitement sérieux, c’était ce que tout son organisme semblait lui hurler. Un Loup, ça décrypte sans problèmes ce genre de message, ça tombe bien nan ?
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MessageSujet: Re: Stay away - Jakob   Dim 10 Fév 2013 - 0:16

Maxence & Jakob
« stay away »
CRÉDIT - CSS




Le mois de juin était enfin à nos portes, annonçant davantage la fin de l’année pour tous les étudiants, mais également pour les enseignants. Je ne dirais pas non à de petites vacances méritées, mais quelque chose me disait qu’elles ne seraient peut-être pas aussi tranquilles que je l’espérais. Tout comme les étudiants, je serais confiné à demeurer à Poudlard alors que si j’avais pu, j’aurais probablement retourné chez moi en Allemagne, prendre des nouvelles de ma mère et de mes frères. Rattraper quelques soupers de famille et prendre du bon temps avec eux. Leur raconter à quel point j’aimais ce job et combien je tenais à mes étudiants. Je n’avais plus aucune nouvelle d’eux depuis que j’étais ici et bien que je tentais de prendre contact avec l’unique femme de ma vie, je doutais que mes lettres lui soient vraiment envoyées, bien que je feignais que tout allait bien et que j’étais simplement indisponible cet été pour aller lui rendre visite. Ils (les supérieurs) devaient modifier mes lettres ou alors intercepter mes hiboux avant même qu’ils n’aient le temps de sortir du terrain de l’école. Ou alors les deux. De toute manière, ils n’avaient pas trop le choix puisqu’avec tous les élèves qu’ils retenaient prisonniers ici, plusieurs parents se seraient déjà inquiétés depuis belle lurette. Bien que je sois un adulte, ma mère avait toujours été plus protectrice envers moi qu’avec les autres de la famille. Ça devait dû être au fait de ma longue disparition dans la forêt lorsque j’étais enfant : c’était assez pour marquer une mère à tout jamais. À mon retour à la normalité, si elle avait pu me suivre jusqu’à l’école, elle l’aurait fait. Mais elle avait su faire la part des choses et me laisser aller. Ma disparition nous avais rapproché en quelque sorte et jamais elle ne m’en voulu pour le suicide de mon père alors que je m’étais toujours cru responsable de sa mort. Elle avait dû être extrêmement forte toutes ces années pour devoir élever sept garçons à elle seule. Heureusement, nous étions bien éduqués et respectueux, ce qui lui avait valu de l’aide de notre part. Nous nous étions tous promis de lui rendre la vie la plus facile qui soit. Et en étant enfermé ici pour les mois de vacances, j’avais l’impression de faire tout le contraire de ce pacte de jeunesse. Je savais qu’elle regarderait mon siège vide durant tous les repas, se questionnant sur le comment du pourquoi je n’avais pas pu faire le voyage qui séparait l’Écosse de l’Allemagne alors que son expression serait imprimée de tristesse.
Je devrai continuer à être fort durant ces vacances. Pas seulement pour elle, mais également pour tous ces enfants qui demeuraient prisonnier entre ces murs qui continuaient de les séparer de la réalité et de la liberté. Leur sort était beaucoup plus en péril que le mien et je comptais bien continuer à être là pour eux. Pour les soutenir. Pour les aider.
Pour bien faire les choses.



Dimanche matin.

Je m’étais réveillé à l’aube alors que le sommeil ne semblait plus vouloir de moi. Je restai cependant dans mon lit, fixant le plafond, perdu dans mes pensées. La pleine lune allait bientôt être de nouveau présente dans ma vie et je réfléchis tout bonnement à la précédente. Ma transformation devant Caitlyn et les dommages psychologiques que cela lui avait causé. Heureusement, nous avions fait le point tous les deux et après une bonne petite discussion autour d’une potion de « morphine » ça semblait s’être régler : retour à la case de la normalité. Je repensai également à la nuit qui s’en était suivie, des recherches effectuées par moi et Enzo afin de retrouver Taylor le tyran. Toujours aucune nouvelle de lui, mais je n’allais pas lâcher prise. Je n’avais pas eu l’occasion de reparler avec mon étudiant lycanthrope, peut-être qu’il n’avait plus besoin de mon aide, mais je comptais bien rester vigilant durant la prochaine pleine lune qui venait. Il ne fallait pas lui tourner le dos à celui-là parce qu’il pourrait surgir n’importe quand et je n’avais pas envie qu’il démontre une fois de plus à tout le monde que notre lycanthropie pouvait servir en termes de spectacle. Hors de question. Il nous avait déjà assez humiliés comme ça. Moi, Enzo, Everleigh et tous ceux de notre espèce. Enfin…

Cette petite récapitulation de faits me ramena précisément à la nuit de pleine lune où j’avais perdu tout contrôle. Pas celle que j’avais passée près de Rivers qui m’avait donné un bon coup de main, mais plutôt celle d’ensuite. Ce n’était pas la nuit en tant que telle, mais bien le matin, lors de ma transformation de loup à humain. Près d’Ismaelle... Bien que ça fasse un moment et que nous nous évitions tous les deux (j’étais certain qu’elle le faisait aussi de son côté), je me disais qu’il était peut-être temps de prendre les choses en main. Il s’était écoulé quelques mois déjà et bien que je me sentais toujours aussi mal pour ce que j’avais fait, je savais que je devais être celui qui doit faire les premiers pas puisqu’elle n’avait absolument rien à ce reprocher : j’étais l’unique fautif. J’avais envie que cette histoire se règle avant les vacances parce que ça traînait depuis trop longtemps déjà. Probablement qu’elle ne me pardonnerait pas et que notre relation amicale ne se poursuivrait pas, mais je ne lui en voudrais pas puisqu’à sa place, je réagirais certainement de la même façon. Mais lui présenter mes excuses était la moindre des choses et je me sentais obligé de le faire, même si ça n’enlèverait aucun poids sur ma conscience.
Et pourquoi pas aujourd’hui? Rien de prévu de toute manière hormis peut-être jeter un coup d’œil sur les futures révisions qui débuteraient sous peu. Le matin était le moment idéal. Des mes souvenirs, elle était assez matinale pour s’occuper de ses animaux et avant que je ne change d’idée… Parce que bien entendu, j’appréhendais sa réaction. Je m’attendais à n’importe quoi, mais repousser sans cesse l’idée ne ferait qu’accroître cette « peur ».

Je me levai donc, bien décidé d’aller présenter mes excuses à Ismaelle. Pas de discours écrit, pas de texte à retenir… La spontanéité démontrait plus d’honnêteté selon moi. Les mots réfléchis à l’avance seraient moins crédible à mon sens. L’honnêteté était probablement la seule bonne chose que je pouvais lui offrir.
Je m’habillai rapidement avant de finalement quitter mes quartiers et d’escalader les escaliers qui me séparaient du sixième étage. C’était le calme plat à cette heure-ci : une autre bonne raison pour moi de m’y prendre aussi tôt. Si notre conversation devait avoir lieu dans les corridors, aussi bien qu’il n’y ait pas un chat. Aussi bien avouer que je n’étais pas fier de tout ça, mais aussi que ça ne regardait personne.

Enfin…

Ça c’était jusqu’à temps que j’arrive finalement à l’étage désiré pendant que je rassemblais tout mon courage à deux mains et que je vis un homme qui se tenait près de la porte de chambre d’Ismaelle. Au début, je ne fis pas trop attention à lui, réfléchissant plutôt aux paroles qui pourraient sortir de ma bouche d’une seconde à l’autre, du moins lorsque l’enseignante m’ouvrirait sa porte. Mais lorsqu’il se mit à marcher dans ma direction, j’eus comme une drôle de sensation, un mauvais présage. J’avais systématiquement ralenti le pas alors que le sien semblait s’être accélérer. Et sans un mot échangé d’un côté comme de l’autre, je reçu un bon coup de poing au visage, me déstabilisant aussi bien physiquement que mentalement : je m’étais arrêté net.

Je repris de la contenance aussitôt alors que le loup s’éveillait déjà en moi. Je ne pu empêcher un grognement s’échapper de ma gorge alors que je dévisageai l’inconnu qui venait de me violenter.


- Tu ferais mieux de pas t’approcher d’Ismaelle, surtout maintenant.

Ses yeux semblaient jeter des éclairs tellement il était en colère. Il avait pointé la porte de l’enseignante et j’avais suivi du regard son mouvement avant de reporter mes iris sur lui.

- J’crois pas que t’ais ton mot à dire à propos de ça, mais si t’as quelque chose à dire : pas ici.

Mon petit doigt me disait qu’il n’y avait plus que moi et Ismaelle au courant de cette histoire : elle s’était visiblement confiée à quelqu’un. À cet homme en l’occurrence. Je ne lui en voulais pas le moindrement du monde puisqu’après tout, j’étais le grand méchant loup de cette histoire et elle, l’innocente victime et qu’elle avait eu besoin de se raccrocher à quelqu’un pour passer au travers de cette épreuve. Cependant, ce que j’aimais moins, c’était d’avoir une avalanche de colère et un coup au visage un dimanche matin par un homme dont je ne connaissais même pas le nom ni le statut. Il voulait la protéger, mais il ne se mêlait pas de ses affaires et ça, je le supportais mal. Le loup encore plus.
Mais je devais faire preuve d’humanité et surtout, tout faire pour garder mon calme avant que tout ceci ne tourne au carnage. C’est pourquoi je demeurai statique durant quelques secondes, dévisageant toujours mon interlocuteur en le fixant droit dans les yeux. Il ne baissait pourtant pas les siens et le mâle alpha en moi détestait ça. Je fronçai finalement les sourcils.


- Je ne sais pas qui vous êtes, mais je verstehen ce que vous faites. Vous voulez la protéger et c’est tout à votre ehren. Cependant, je vous conseille de garder vos hände dans vos poches la prochaine fois parce que même si j’ai l’air docile présentement, il se pourrait que je réponde à votre gewalt et je n’ai pas envie que ça se produise. Pour votre gut, mais aussi pour le mien.

Nous sommes adultes, donc majeurs et vaccinés. Il y a moyen de discuter sans en venir aux poings. Quelque chose me dit que tu n’es pas un supérieur et c’est déjà une bonne chose. Nous sommes du même clan et même si ce que j’ai pu faire à cette femme pourrait servir de preuve du contraire, je me trouve quand même du bon côté. C’était une erreur, une grave erreur et j’ignore ce qu’elle a pu te dire à mon sujet, mais ce n’était pas intentionnel, ni même contrôlé. Le problème, c’est que je n’ai pas à me justifier devant toi. C’est peut-être ton amie, voir même ta petite amie j’en sais rien, mais je ne te dois rien malgré tout. Mes excuses sont pour elle et exclusivement réserver à elle. Hors de question que je me serve de toi comme un hibou parce qu’il te manque quelques plumes mon gars.

- Je ne suis pas à pour lui faire du mal ou tourner le fer dans la wunde. Je venais la voir einfach pour m’excuser parce qu’il est temps que ça se regieren entre nous. Et d’après ce que je sais, ça ne vous implique pas. Donc, je vous prierai, herr, de libérer les lieux. Je dois parler à Ismaelle et en privé.

Je le contournai finalement, bien décidé et aller présenter mes excuses à l’enseignante, malgré son avertissement de ne pas m’approcher.
Il n’était personne pour me dire quoi faire.

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MessageSujet: Re: Stay away - Jakob   Dim 17 Fév 2013 - 11:54

Que de violence dès le matin. Il était tôt encore, et, dans tous les cas, ce genre de manière d’agir ne lui ressemblait pas tant que ça. Il fallait croire que les manières de faire de Logan commençaient à déteindre sur lui. Mais il ne s’agissait pas de n’importe quoi et ça n’était pas quelque chose qui pouvait se régler grâce à la parole. En réalité, il ne connaissait pas cet homme, Jakob n’était pas quelqu’un qui traînait beaucoup parmi les autres et ça, Maxence pouvait le comprendre, surtout que des Loups, il en avait côtoyé quelques uns. Mais là n’était pas la question. S’il avait sut plus de choses sur lui, bien sûr, peut être aurait-il été plus enclin à lui offrir le bénéfice du doute, mais en attendant, ça n’était pas le cas, et il n’avait pas directement foncé chez lui pour lui en coller une et le menacer, ce qui, en soit, était déjà pas mal. Non, il ne pouvait accepter une chose pareille, surtout qu’elle touchait quelqu’un qu’il portait en haute estime. En parallèle de ça, il savait à quoi cet homme ressemblait, tout simplement parce qu’il avait une idée de qui était qui dans ce château de barge, puisqu’il passait son temps à s’occuper de tout le monde et à courir dans tout le château histoire d’être sur tous les fronts. Contrairement à Jakob, Maxence avait toujours été sociable, mais ses airs calmes et réfléchis ne changeaient en rien certaines réactions plus animales qu’il n’avait pourtant pas en règle générale. Là, il protégeait une amie chère, et il n’y avait pas moyen pour qu’il baisse les yeux et laisse cet homme faire. Bien sûr, il était peut être là par hasard ou pour venir lui présenter des excuses, ou n’importe quoi d’autre d’ailleurs, mais ça ne changeait rien aux faits. Ismaelle avait été blessée, naturellement, et il lui avait fallu un bon moment avant qu’elle arrive à dépasser tout ça, et ça n’était probablement pas fait, loin de là même, mais elle prenait sur elle. Ce genre d’agression laisse toujours des marques, mais elle ne s’en sortait pas mal et était loin de la femme angoissée qu’il avait retrouvé il y avait quelques temps. Elle lui avait demandé d’être là, et c’était ce qu’il faisait, d’autant plus lorsque la pleine lune approchait. Systématiquement, il passait les deux jours qui l’encadraient, avec elle, étant moins présent pour le coup à l’infirmerie. Takuma était là maintenant, et tant qu’il n’y avait pas d’urgence, l’adulte savait que le jeune homme saurait se dépatouiller seul. Ça faisait un moment qu’il étudiait tout ça et, il n’y avait pas de doutes là-dessus, il apprenait vite. Lui-même ne lâchait plus certains livres, notamment pour ce qui était de l’accouchement. Oui, il s’y prenait à l’avance, mais dans leur cas, c’était probablement mieux ainsi. Il y avait peu de chances que la situation s’améliore d’ici que le travail commence et il doutait sérieusement d’être à la hauteur si quoi que ce soit se passait mal. Ça faisait également un certain temps qu’il épluchait les ouvrages qu’il trouvait sur ce qui concernait la lycanthropie à travers les générations, mais là-dessus, il savait qu’il faudrait s’en remettre au hasard, point final. Disons qu’il cherchait juste des infos, à tout hasard, pour essayer de limiter les dégâts si dégâts il y avait.

En effet, il n’était donc pas allé chercher plus loin. En voyant Jakob se pointer ici, comme une fleur, l’infirmier pourtant si calme d’ordinaire s’était retrouvé en quelques secondes sur son collègue, son poing filant directement en plein visage. Quelques phrases pour expliquer le tout et il le fixait brillant de colère. Bien sûr, Ismaelle avait fini par avoir le besoin de se confier, tout simplement parce qu’elle avait eu beaucoup à gérer en même temps et qu’elle avait peut être eu aussi besoin de quelqu’un pour la seconder. D’accord, elle ne supportait pas ça, se sentir assister, et c’était pour ça que pour l’instant, il n’insistait pas. D’ici quelques mois, la situation serait bien différente, et Takuma avait intérêt à se mettre à la page d’ici là, parce que son mentor risquait de faire des beaux footings entre le parc et le sixième étage. L’investissement dans un balai serait probablement à entrevoir d’ailleurs. Mais pour l’instant, la question n’était pas là mais simplement à soutenir le regard dur du prof de potions. L’infirmier se sentait comme… comme le jeune mâle en train de revendiquer un territoire qui est loin de lui être acquis, une sensation tout droit venue du côté animal qui ressortait là, au fond des pupilles de l’enseignant, et qui lui faisait sentir que, quelque part, il n’était pas à sa place. Sauf que, justement, si, et s’il y avait bien quelque chose qu’il avait déjà affronté plusieurs fois, c’était ce regard-là.

- Je ne sais pas qui vous êtes, mais je verstehen ce que vous faites. Vous voulez la protéger et c’est tout à votre ehren. Cependant, je vous conseille de garder vos hände dans vos poches la prochaine fois parce que même si j’ai l’air docile présentement, il se pourrait que je réponde à votre gewalt et je n’ai pas envie que ça se produise. Pour votre gut, mais aussi pour le mien.
« Docile, c’est pas exactement le terme que j’aurais employé. »

Lui, il y avait autre chose qu’il lui aurait bien dit de garder dans sa poche tient. Quoi qu’imaginé comme ça, c’est étrange. Oui, il y avait probablement moyen de discuter, mais là, présentement, ça n’était pas le bon moment, tout simplement parce qu’il s’approchait là, en tant que danger, et c’était ainsi que Maxence le voyait. Loin d’Ismaelle, oui, maintenant qu’il avait un peu évacué de rage, il y aurait probablement moyen, tout simplement parce qu’il savait ce que la jeune femme avait pu éprouver – ou éprouvait – pour lui. Ça changeait la donne et il le savait parfaitement, tout simplement parce qu’il lui faisait confiance. Et pourtant, ça ne changeait rien aux faits, et, compte tenu du jour de la semaine, là, l’infirmier trouvait le lycanthrope beaucoup trop proche de son amie.

- Je ne suis pas à pour lui faire du mal ou tourner le fer dans la wunde. Je venais la voir einfach pour m’excuser parce qu’il est temps que ça se regieren entre nous. Et d’après ce que je sais, ça ne vous implique pas. Donc, je vous prierai, herr, de libérer les lieux. Je dois parler à Ismaelle et en privé.

Trop de mots allemands tuent les mots allemands. Maxence avait l’impression de regarder France 3, le matin, avec comme programme les Schtroumf. Bref, il venait la voir pour s’excuser, c’est bien ça, très bien même, mais un autre moment, dans d’autres circonstances, et un peu plus tard surtout, aurait été parfait. Pour le reste, si, ça l’impliquait, tout simplement parce qu’elle était son amie, parce qu’elle comptait sur lui et qu’elle portait un enfant dans son ventre, qui était celui de l’homme qui se trouvait juste en face de lui et… que cet enfant, pour l’instant, était de manière officielle le sien, le temps qu’elle apprenne à gérer tout ça. L’un dans l’autre, ça faisait beaucoup de non-dits puisque, de toute évidence, l’enseignant n’était pas conscient de ce tout petit détail. Elle devait lui dire, oui, mais pour ça aurait-il fallu qu’elle ait le courage d’aller lui parler, et de toute évidence, ça n’avait pas été le cas. Et, oui, ça le concernait puisque, présentement, s’ils ne trouvaient personne de plus qualifier, ça serait à lui de la faire accoucher. Logan, de l’aide ? Quoi ? Il avait bien réussi à faire sortir Jillian, alors pourquoi pas Ismaelle.

L’enseignant l’avait contourné et… Nan mais ça va pas ? Bonjour, je suis invisible, merci, bonsoir.

« Hey ! Alors de un, ce que j’ai dit reste valable, et ensuite, je ‘libèrerais les lieux’ quand je l’aurais décidé, je ne pense pas être en mesure de recevoir des ordres ici. Maintenant, Ismaelle dort, et elle a besoin de repos, donc celui qui va faire demi-tour ici, ça n’est pas moi, et qui plus est, il est hors de question que je vous laisse lui parler en privé. Ici, le con, c’est toi. »

Du « vous », on repasse au « tu », et ça marquait justement la rudesse de cette phrase.

« Il va falloir l’intégrer. Que ça n’ait pas été volontaire, d’accord, j’suis prêt à le concevoir parce que j’suis pas tombé de la dernière pluie, mais, surtout, on n’est pas à une date que je trouve acceptable pour la laisser avec vous. Vous vous expliquerez, oui, mais un autre jour. Parce que là, les blablas sur le fait de se contrôler, j’les accepte pas et aucune jolie phrase ne changera ça. »

La lune était dans moins d’une semaine, et d’après ce qu’il en savait, ça n’était pas forcément le top. Il était peut être capable de se contrôler la plupart du temps, d’accord, mais ça avait trop dérapé pour que Maxence fasse comme s’il ne s’était rien passé et qu’il pouvait lui faire confiance. Et, oui, l’envie de lui claquer qu’il n’avait pas laissé que des blessures dans son sillage le titillait fortement, mais Ismaelle lui avait dit de ne pas faire de conneries, et il s’en tenait là.

« J’suis celui qui répare tes conneries, rien que pour ça, t’as le devoir de prendre en compte ce que j’peux bien raconter. Et là, t’es pas à ta place. »

Il ne lui avait pas couru après, ne l’avait pas intercepté, mais il espérait que l’homme serait assez intelligent pour se rendre compte qu’il y avait un moment où il serait forcé de prendre en compte les autres, et qu’il ne pouvait se considérer comme seul.

« Mets-toi à sa place, à partir de là, tu grilleras que si tu dois lui parler, c’est à une distance respectable de la pleine lune, dans un lieu peut être éloigné pour pouvoir parler en paix, mais probablement en plein air, dans tous les cas, sûrement pas dans un endroit où elle est enfermée entre quatre mur. Ya certains détails à respecter quand on veut s’excuser, surtout après un tel drame, et se pointer sur un coup de tête sans considération aucune n’en fait pas partie. »
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MessageSujet: Re: Stay away - Jakob   Dim 24 Fév 2013 - 23:11

Il n’y avait aucun doute : ce coup de poing était mérité. Seulement, je l’aurais peut-être mieux prit s’il était venu d’Ismaelle et non pas d’un homme que je ne connaissais pas. Et maintenant que j’avais bien vu son visage, il ne me semblait pas si inconnu que ça. Peut-être qu’il ne faisait pas parti du cadre des enseignants, mais une chose était certaine : il n’était pas du côté des supérieurs, ce qui était en fait une bonne chose. Ça n’empêchait pas que je n’appréciais pas trop qu’il ne se mêle pas de ce qu’il le regarde, bien que je me doute qu’il avait été mêlé à cette histoire un peu à son insu. Qu’elle ait voulu le prendre pour se confier c’était une chose, mais que lui réplique à sa place à elle, s’en était une autre. Elle était capable de se défendre par elle-même et de régler aussi ses histoires comme une adulte. Là, j’avais l’impression de retourner des années en arrière alors que des bandes de jeunes se dressaient contre moi à cause de conneries inventées. Le contexte était tout autre ici, j’en étais conscient, n’empêche que je n’aimais pas ce genre de « conspiration ». Nous étions adultes et donc capables de discuter sans y inclure la violence. En particulier lorsque l’histoire nous concernait plus ou moins.
C’était sans doute la raison pour laquelle je l’avais simplement contourné et avait poursuivit ma route vers la chambre d’Ismaelle malgré l’avertissement qu’il m’avait donné. J’ignorais si je devais le prendre comme une menace, mais malgré son poing d’enfer, il ne me faisait absolument pas peur. De plus, je voulais que cette histoire se règle une bonne fois pour toutes. J’avais des excuses à formuler et elle avait sans doute quelque chose à me dire de son côté. Je m’attendais à tout et à rien : elle pouvait aussi bien se démontrer aussi violente que l’autre ou bien simplement m’ignorer ou avoir d’autres réactions. J’étais prêt à tout encaisser, mais au moins que ça se règle…

Oui j’étais prêt, mais ça c’était avant qu’il m’interpelle de nouveau.
Bien entendu, je n’allais pas me débarrasser de lui simplement en lui tournant le dos…


- Hey ! Alors de un, ce que j’ai dit reste valable, et ensuite, je ‘libèrerais les lieux’ quand je l’aurais décidé, je ne pense pas être en mesure de recevoir des ordres ici. Maintenant, Ismaelle dort, et elle a besoin de repos, donc celui qui va faire demi-tour ici, ça n’est pas moi, et qui plus est, il est hors de question que je vous laisse lui parler en privé. Ici, le con, c’est toi.

Je m’étais arrêté aussitôt en poussant un petit soupir, sans pour autant me retourner vers lui. Il me manquait de nouveau de respect et franchement, je n’appréciais pas vraiment. Le fait qu’il se décide de me tutoyer n’aidait pas la chose, surtout pas en me traitant de con.

- Il va falloir l’intégrer. Que ça n’ait pas été volontaire, d’accord, j’suis prêt à le concevoir parce que j’suis pas tombé de la dernière pluie, mais, surtout, on n’est pas à une date que je trouve acceptable pour la laisser avec vous. Vous vous expliquerez, oui, mais un autre jour. Parce que là, les blablas sur le fait de se contrôler, j’les accepte pas et aucune jolie phrase ne changera ça.

Là il apportait un point auquel je n’avais pas du tout réfléchi…
La pleine lune était bientôt. Très bientôt même. C’était peut-être même pourquoi mon instinct m’avait conduit ici. Loup s’était emparé quelques secondes de moi afin que je me présente à elle pour lui faire des excuses. J’avais choisi ce matin alors que j’aurais pu prendre n’importe quelle autre journée durant le mois. Là il n’y avait pas de doute : j’avais merdé et s’il ne me l’avait pas directement dis, je n’aurais jamais fait le lien.
Je n’avais pas l’intention de me dérober en disant n’importe quoi. Ou en faisant n’importe quoi d’ailleurs. C’est sans doute les raisons qui m’ont poussé à lui faire face avant de faire quelques pas vers lui, m’éloignant de la porte d’Ismaelle.


- J’suis celui qui répare tes conneries, rien que pour ça, t’as le devoir de prendre en compte ce que j’peux bien raconter. Et là, t’es pas à ta place.

Celui qui répare mes conneries… Eh bien au moins en voilà un qui est un Saint. Je savais que ce que j’avais fait était mal, je m’en vouais toujours d’ailleurs et je continuerai à m’en vouloir même lorsque mes excuses seraient enfin formulées, mais le problème, c’était qu’il me traitait comme de la merde. Comme un gros monstre mangeur d’enfants. Du moins, c’était comme ça que je percevais ses paroles et autant dire que je n’appréciais pas réellement. Mais à part garder mon calme et agir en adulte responsable, je ne pouvais rien faire de plus. Pas envie de me justifier, de me battre ou quoi que ce soit d’autre. M’abaisser n’avait jamais été mon fort, me faire dire quoi faire non plus et pourtant, je n’avais aucun choix hormis l’écouter.

- Mets-toi à sa place, à partir de là, tu grilleras que si tu dois lui parler, c’est à une distance respectable de la pleine lune, dans un lieu peut être éloigné pour pouvoir parler en paix, mais probablement en plein air, dans tous les cas, sûrement pas dans un endroit où elle est enfermée entre quatre mur. Ya certains détails à respecter quand on veut s’excuser, surtout après un tel drame, et se pointer sur un coup de tête sans considération aucune n’en fait pas partie.

Bon génial.
Parce qu’en plus d’être un Saint, ce mec là s’y connaissait en relation humaine.
Certains détails à respecter quand on veut s’excuser… Ouais, merci. Moi j’étais le con qui s’était pointé à l’improviste sans avoir calculé son coup. Ouais ça paraît que tu ne connais pas tant les lycanthropes que ça ptit gars. T’as bien du cran de me parler comme ça. Moi je suis un gentil toutou, il ne t’arrivera rien, mais si d’autres t’entendaient parler, les baguettes seraient déjà sorties des poches, crois-moi.

Je n’étais peut-être pas aussi « habile » que lui dans les relations humaines puisque les seules que j’avais ou presque étaient avec quelques étudiants et je comprenais mieux pourquoi maintenant. Les jeunes n’essayaient pas de m’éduquer aux choses de la vie : ils se contentaient de m’écouter et de me poser des questions. Et ça me suffisait amplement. Les relations entre adultes étaient beaucoup trop compliquées pour rien. Et à le voir lui, je comprenais maintenant pourquoi je passais autant de temps enfermé dans mes quartiers plutôt que de me mêler aux autres. Trop de règlements pour rien, trop de chichi et de lala pour se prendre la tête. Le monde des adultes était chiant et inintéressant, voilà. Surtout quand on se fait donner la morale par un autre probablement plus jeune que soi. À vu d’œil je me disais qu’il avait probablement dans la vingtaine, mais il n’avait pas franchi le seuil de la trentaine. Il n’abordait ni rides, ni cheveux blanc et avait un visage somme toute assez enfantin malgré quelques poils rudes autour de sa bouche et sur ses joues.

Après être revenu suffisamment près de lui je m’étais arrêté en le fixant. Encore là je devais être un con, mais puisqu’il n’y comprenait visiblement rien à la deuxième nature qui s’était éveillée en moi, il ignorait sans doute que c’était mon instinct d’alpha qui souhaitait qu’il baisse les yeux devant moi. L’humain s’en foutait, mais pas le loup.
Quoi qu’il en soit, il ne voulait pas que je m’éternise ici : soit. De toute manière, je n’avais rien à lui dire à lui.


- Perfekt j’ai compris le message. Je prends bonne beachten que je dois lui parler à une distance respectable de la pleine lune et dans un lieu plus éloigné, soit à l’extérieur. Danke pour cette petite leçon de morale, j’en avais bien de besoin.

Sarcasme bien entendu.
Désolé, mais je me suis assez fait piler sur les pieds dans la vie, hors de question que je te laisse me monter sur la tête.

Je le dévisageai encore durant quelques secondes, me foutant bien qu’il me prenne pour un débile, un monstre, un animal ou je ne sais quoi encore. Si t’as pas envie que le loup t’attaque, fais gaffe. T’as bien fait en t’occuper d’Ismaelle, elle en avait sans aucun doute besoin et j’aurais peut-être pu te remercier si je ne me sentais pas aussi de mauvais poil maintenant, mais je vais m’abstenir pour cette fois. Ça te donnerait trop l’idée de me rabaisser davantage et de te montrer supérieur à moi. Je vais t’épargner ça. Quoi qu’il en soit, le fait que tu sois impliqué dans tout ça ne te donne pas le droit de me parler comme si j’étais un gamin et de me prendre pour un con. Tu as sa version des faits, tu n’as pas la mienne. De ce qui m’a en quelque sorte « poussé » à commettre cet acte horrible, de comment je me suis senti par la suite et comment je me sens encore aujourd’hui. De toute manière tu t’en fous et moi je n’ai rien à te rendre. Et ça se termine là.

Je passai finalement à côté de lui de nouveau, dans le sens contraire : par où j’étais arrivé.
Et sincèrement, j’espérais qu’il ne me courait pas après ou qu’il ne recommencerait pas à jouer à l’adulte parce que franchement… J’en avais déjà marre de lui.

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MessageSujet: Re: Stay away - Jakob   Ven 15 Mar 2013 - 11:44

Ça n’irait jamais, clairement. A la base, l’infirmier éprouvait plutôt de la sympathie quand à Jakob, il savait qui il était, ce qu’Ismaelle éprouvait pour lui, mais depuis la fameuse pleine lune, il ne pouvait se résoudre à rester complètement en dehors des histoires de ses deux collègues. Quoi qu’on en dise, il était impliqué, tout simplement de manière sentimentale. De plus, l’identité, quoi que fausse, qu’il portait par rapport à l’enfant d’Ismaelle mettait une dimension de plus qu’il ne savait comment gérer lorsqu’il se trouvait face à Jakob. Bien sûr, celui-ci ne se rendait pas compte de cette portée de son acte puisqu’il n’était pas au courant mais l’infirmier avait la sale impression que, justement, il ne prenait pas les choses dans leur réelle mesure. Oui, Ismaelle savait s’en sortir plutôt bien, mieux que d’autres en tout cas, mais ça n’était pas quelque chose qui… ça ne se règlerait pas avec quelques excuses, se serait encré en elle, d’autant plus que le fruit de ce viol, elle aurait à l’élever. Elle continuerait à s’en vouloir parce qu’elle s’était probablement pensé capable de se défendre et que, là, ça n’avait pas été le cas, et sa confiance en les autres resterait effrité bien longtemps, d’ailleurs, quoi qu’elle fasse, cela resterait présent. Non, Maxence n’avait pas l’impression que l’autre se rendait compte de la réalité des choses et c’était ce qui le rendait fou, entre autre, et, non, il ne se prenait pas pour un adulte. Déjà, il en était un, l’armée s’était chargée de s’en assurer, et ensuite, s’il agissait comme ça, c’était que face à l’idée de cogner, il préférait la discussion. Oui, là, ça ne semblait peut être pas évident puisque sa rage l’avait emporté, mais en temps normal, le fait de cogner n’était pas vraiment dans ses habitudes et, de toute manière, face à Jakob, ça n’aurait pas eu la moindre efficacité. Là, il faisait demi-tour et c’était bien tout ce que voulait Maxence. Qu’ils aient une conversation, oui, et encore, s’il pouvait être dans les parages pour intervenir en cas de problème, ça changerait probablement la donne. Pour le reste, non, il ne voulait pas qu’ils parlent à présent, tout simplement parce qu’en premier, il connaissait les Loups et Jakob ne serait pas totalement dans son état normal pour l’instant, et ensuite, il connaissait Ismaelle aussi et elle était de plus en plus à fleur de peau quand la pleine Lune approchait. Mieux valait penser que c’était bien les angoisses de l’agression qui ressortaient à chaque fois et non la possibilité que le bébé ait hérité de la lycanthropie de son père et qu’ainsi, il influe sur elle.

Les livres ne semblaient trop évoquer ce genre de comportements, et encore moins aussi tôt, ce qui rassurait sensiblement Maxence, mais il n’oubliait pourtant pas cette possibilité, tout comme Ismaelle, très probablement. Bref, non, il n’était pas quelqu’un du genre moralisateur, mais protecteur, ça ne faisait aucun doute. Maintenant, qu’il pense ce qu’il voulait, ça n’avait pas la moindre importance, tant qu’Isma restait en sécurité.

- Perfekt j’ai compris le message. Je prends bonne beachten que je dois lui parler à une distance respectable de la pleine lune et dans un lieu plus éloigné, soit à l’extérieur. Danke pour cette petite leçon de morale, j’en avais bien de besoin.
« Mais de rien. »

Le sarcasme appelle le sarcasme..

Clairement, entre les deux hommes, ça ne serait jamais la joie. Quand une femme est impliquée, ça ne l’est jamais non ? Bref, une réaction puérile d’après Maxence, comme quoi, chacun avait tendance à considérer l’autre comme agissant en enfant. Ils n’étaient probablement simplement pas faits pour s’apprécier, tout simplement. Dans tous les cas, voyant l’homme s’éloigner, Maxence s’était détendu doucement avant de faire demi-tour, oubliant l’idée de retrouver son travail tout de suite. Takuma s’en sortait bien, ça n’était pas le problème, et s’il y avait une urgence, le jeune homme était capable de le prévenir grâce à un patronus, alors Maxence était retourné dans la chambre de sa collègue et amie... et mère de son enfant. Cette « idée » le faisait sourire tant qu’elle lui faisait un pincement au cœur, mais bon, les choses étaient ainsi, les changer était impossible alors autant ne pas s’acharner à y penser. Fenrir, aux aguets, l’avait rejoint dès qu’il eu passé la porte, les oreilles en arrière, conscient que quelque chose clochait.

« Ça va, t’en fais pas. »

Rien qu’un murmure et il s’était assis en tailleur, flattant l’animal de quelques caresses tout en observant Ismaelle émerger de son sommeil. Clairement, à force, ses allers retours avaient eu raison de la fatigue de celle-ci. Se penchant vers le chien, Maxence lui avait accordé un grand baiser sur le front, en profitant pour retrouver sa contenance, cachant ses inquiétudes et remballant ses ressentis.

« J’t’ai réveillé, désolé. Bien dormi ? »

- Topic fini-

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