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 Raise your glass - Elwynn

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MessageSujet: Raise your glass - Elwynn   Ven 1 Fév 2013 - 8:30

Dimanche 8 Juin

La vie est belle. Oui, ceci est une phrase d’introduction un peu particulière quand on connait Alec, mais, là, réellement, tout allait bien et il voulait en profiter. Il y avait quelques semaines, tout lui semblait sombre et il n’avait fait que s’en prendre à ses proches sans arrêt. Puis Jayden avait réussi à le faire parler, et il s’était fait harceler par un Supérieur, conclusion, tout le travail positif sur son moral qui avait été effectué n’avait finalement pas servis à grand-chose. Mais les choses avaient changé à présent, tout simplement parce que sa sœur vivrait, et que c’était tout ce qui importait. La veille, il avait pu discuter avec elle à travers la cheminée des Poufsouffle : comment ? Ça il n’en savait foutre rien, mais Logan était derrière tout ça, il aurait pu le parier sans problèmes. Il avait encore produit un miracle ce con, et ça foutrait sûrement la merde à un moment ou à un autre, mais, là, honnêtement, Alec voulait simplement profiter d’être heureux. On arrête la psychose, oui, il allait devoir s’occuper du Supérieur qu’il avait trop côtoyé le mois dernier et qui l’avait laissé à l’article de la mort psychologique, mais s’il devenait de nouveau trop menaçant, non, là, il ne voulait pas y penser. C’était un grand sourire qui restait accroché sur son visage depuis hier, et il avait embarqué Mack et Jayden dans une grande danse - un peu étrange, il faut bien l’avouer – quelques minutes auparavant, et le reste, qu’il aille se faire foutre. On n’a pas souvent l’occasion d’être heureux, de le savoir et d’en profiter, donc : fuck.

Un verre à la main, il avait sortis quelques nouvelles conneries, riant avec une fille qu’il ne connaissait absolument pas, observant du coin de l’œil Jayden réussir son coup avec le mec qu’elle avait repéré depuis la veille. Il n’allait pas lui résister très longtemps tient. M’enfin bref. Lui, c’était Sovahnn qu’il avait vu la veille, c’était elle qui l’avait amené jusqu’à sa sœur, et, même s’il savait que c’était Logan qui le lui avait demandé, ça comptait. Et ce qui se passait entre eux et qui finirait par la blesser, il verrait ça plus tard, parce que, là, réellement, il ne voulait pas se prendre la tête là-dessus. Une pause, oui, il y avait le droit non ? Probablement. A son avis, en tout cas, oui, c’était légitime. A cet instant, son regard fut attiré par une nouvelle ravissante créature =D. Oui, bah il est de bonne humeur, que voulez-vous…

La salle était bondée, mais pas encore autant qu’elle ne le serait plus tard, et il était rare de voir cette jeune femme là, ici. D’ailleurs, la dernière fois, on ne pouvait pas dire que ça se soit particulièrement bien passé. Elle avait fini en sale état, Sovahnn s’était occupé d’elle, elle lui avait fait passé le goût de recommencer – bien que de la voir s’éclater comme ça n’était pas exactement une torture pour les yeux… enfin, ce que j’en dis – et lui c’était fait quelques ennemis dans le coin. Mais pas elle. Ok, ils ne s’étaient pas parlés alors qu’il allait mal, tout simplement parce qu’il l’avait évitée, comme beaucoup d’autres. Ses réactions par rapport à Tallulah, Jayden, Sovahnn par exemple laissaient à désirer, et il n’avait pas eu envie de se comporter ainsi avec toutes les personnes qu’il appréciait. Mais à présent, c’était passé. Sautant par-dessus le canapé, passant au passage un bras autour des épaules de la jeune femme, il s’était retrouvé assis à ses côtés avec un large sourire.

« Qu’est-ce qui a bien pu se passer dans ta vie pour que tu réapparaisses dans une soirée comme ça ? Un verre ? »

Oui, le sien, il l’avait fini avant de passer au dessus du dossier du sofa, on s’en doute, sinon la jolie semi-vélane se serait retrouvée trempée de cocktail. Pas sûre qu’elle aurait apprécié des masses. Et, oui, la proposition de verre le faisait sourire. D’un geste, il en avait demandé un à la première personne qui passait à côté, et, étant donné qu’il était en quelque sorte maître de soirée ici, deux verres s’étaient pointés dans la seconde. Oui, avec leurs petites papattes. Hey ! On est à Poudlard oui ou merde ?! Avec un regard sceptique, le jeune homme était resté bugué un instant sur la scène avant de hausser les épaules, d’en prendre un et de proposer le second à Elwynn. Oui ? Nan ? Une gorgée dans son verre.

« T’es rassurée là ? J’ai pas envie de faire le poirier demain matin. »

Allé, j’déconne. Posé à côté d’elle – son bras avait quitté les épaules de la jeune femme quand il s’était penché pour récupérer les cocktails – en tailleurs sur le canapé, il l’avait regardé un instant en souriant. Quoi ? Il faut rire de nos conneries, et des moments qui n’ont pas été simples, sinon on ne s’en sort jamais.

« En plus, tu risquerais de me ressortir des affirmations absurdes qui m’feront flipper. J’suis allé voir Sovahnn après ça. Tu t’étais plantée. Mais plus maintenant. »

Une gorgée ou deux.

« J’sais qu’t’aime avoir raison. »

Nan, cela dit, ça fait chier, mais bon, c’est le cas, et… et il ne voulait pas perdre la jeune femme, donc les choses iraient comme ça irait et puis ils verraient tout les deux bien à ce moment-là.

« M’enfin on verra bien. El’, ça fait longtemps qu’on s’est pas parlés. J’allais pas bien ya quelques temps, et à force d’être agressif, j’me serais probablement pris une tarte en m’approchant de toi, donc j’ai pris peur… »

Et là, ça se voit clairement que c’est une belle blague. Ok, le fond était exact, la peur aussi, mais ça n’était pas d’elle qu’il avait été effrayé, bien sûr. Le connaissant, elle devait s’en douter. Quoi qu’après son petit instant d’éducation de la dernière fois… =D. Bref, ils n’étaient pas exactement proches, mais il y avait quand même quelque chose d’important entre eux. Assez pour qu’il vienne la voir, comme ça, parce qu’il avait envie. Ils étaient du genre à se taper dessus sans arrêt mais à s’apprécier quand même malgré les… turpitudes disons.

« Comment tu vas ? »

Et le pire, c’était qu’il avait sortit le fait qu’il avait été mal quelques temps plus tôt, comme ça, sans problèmes. De toute manière, il fallait qu’il se fasse une raison, c’était devenu tellement évident que même ceux qui ne le connaissaient pas l’avaient probablement remarqué. Enfin, quoi que. Il était considéré comme pas mal de personnes comme un connard de base capable d’agresser n’importe qui juste parce qu’il en avait envie. Non, il avait agressé un peu n’importe qui juste parce qu’il allait particulièrement mal. D’un certain sens, c’était peut être un appel à l’aide. Certains avaient répondus, il ne l’avait simplement pas vu tout de suite. Pour les autres, eh bien, on le considérait de toute manière comme capable de toutes les atrocités, qu’ils pensent ce qu’ils veulent, il n’en avait pas grand-chose à foutre. Maintenant, c’était à la vie d’Elwynn qu’il s’intéressait. Elle n’allait probablement pas tout lui sortir, là, comme ça, mais il pensait qu’elle était entourée, alors qu’elle n’avait peut être pas besoin de lui pour tenir ce rôle. Il y avait Enzo pour ça non ?
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MessageSujet: Re: Raise your glass - Elwynn   Lun 11 Fév 2013 - 21:57




Raise Your Glass


Journée merdique. Semaine merdique. Mois merdique. Pourquoi fallait-il qu’une telle chose me tombe dessus ? Je n’ai qu’une envie: m’enfoncer dans un trou et y rester pour le restant de mes jours. Déperrir jour après jour, le coeur en mille morceaux. Renier mon humanité et demeureur le regard vide, dénué de toute émotion. Juste pouvoir oublier ces derniers jours de ma vie, faire comme si rien n’était jamais arrivé.

Oublier. Renier. Déperrir.

Je meurs à petit feu au fur et à mesure que les secondes passent. Je brûle de l’intérieur, comme si mon âme toute mon entière était prise dans un brasier gigantesque. Regarde ce que tu as fait. Regarde ce que tu m’as fait. Mais je ne montre rien, je me contente seulement d’exister, d’être là, sans vraiment l’être. Je suis un fantôme, un esprit errant. La forme est là mais le fond a disparu depuis bien longtemps. Je suis une ruine dont les fondations menacent de s’effondrer à chaque instant, et personne n’est là pour m’aider à soutenir la charge.

S’effondrer. Pleurer. Demeurer. Mourir.

Tu m’as trompé. J’aurais du m’en douter, je n’aurais pas du baisser ma garde. Tu as su t’infiltrer sous cette carapace de fer que je m’étais construite, et aujourd’hui j’en paie les frais. Autant de déceptions, autant de douleur. Jamais plus cela n’arrivera. Jamais plus je ne me laisserai prendre dans les filets d’un mâle un tant soit peu différent des autres. Vous êtes tous les mêmes. Aucune gêne, aucune affection. Juste l’appât du gain et le plaisir. Rien de plus, rien de moins.

Déception. Douleur. Haine.

Pourquoi faut-il que l’amour fasse aussi mal ? Pourquoi faut-il que l’on se laisse enfermer dans des relations qui nous font mal ? Nous connaissons tous la chanson, alors pourquoi nous laissons-nous toujours avoir comme des nouveaux-nés tout juste exposés à la cruauté du monde ? Je m’étais construite une barrière, si forte, si puissante, assez pour ne pas retomber dans les jeux malsains de l’Amour. J’ai déjà donné, j’ai déjà assez souffert. Alors pourquoi s’acharner ?

J’aurais du savoir. J’aurais du lire dans tes yeux, dans chaque parcelle de ton corps que tu n’étais pas le bon, que tu te jouais seulement de moi. Je m’étais promise de ne plus jamais croire au Prince Charmant, de ne plus jamais tomber sous le charme du premier venu qui sache me faire rire et sourire. Je m’étais juré de ne plus être cette enfant naïve et innocente qui refuse de voir le monde en ce monde. J’ai été stupide de croire que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, car rien ne se passe jamais comme l’on croit. La vie se joue de nous et quand on s’en rend compte, il est déjà trop tard. On tombe, et on ne se relève plus jamais.

Pourquoi faut-il que cela soit si dur ?

Je ne veux pas que l’on m’explique les règles, car je ne les ai que trop comprises. Je veux seulement comprendre le but de tout cela ? Arracher le coeur des autres pour mieux le piétiner ensemble, et tout ça sans le moindre remords. Comme un monstre dénué de toute émotion. Montre-moi ton âme, prouve-moi que tu existes et que tu n’es pas qu’une chimère destiné à me faire mal. Prouve-moi que tu tiens à moi, que cela n’était qu’un rêve. Rien n’est arrivé, je suis seulement trop stupide pour apprécier ce que j’ai, n’est-ce pas.

Non, c’est arrivé, et maintenant je sombre dans les profondeurs de mon coeur. Ces profondeurs si ténébreuses et denses comme jamais. Ces ténèbres que j’ignorais posséder au plus profond de moi-même et qui ne demandait qu’à s’éveiller.

Regarde ce que tu as fait. Je ne suis plus que l’ombre de moi-même. La Lumière a cédé aux Ténèbres et il est trop tard pour faire demi-tour. Je ne serai plus jamais la même. Personne ne m’aimera jamais. C’est ancré dans mes gênes, jamais je n’aurai une vie facile. Jamais je ne connaitrai la paix. Et au fond, qu’est-ce que la paix ? Personne ne le sait vraiment. C’est un concept comlètement déroutant concocté par l’esprit humain en manque cruel de bonheur. Un signe d’espoir. La lumière au bout d’un tunnel. Un rêve inaccessible, une quête insatiable. Et je sais aujourd’hui que jamais je ne trouverai la paix. C’est ainsi, je l’ai compris.

Quand je regarde autour de moi, tout n’est qu’une explosion de couleurs fades, dénuées de tout sens commun. Ils ont su trouvé le bonheur, et pas moi. Ils ont su déjouer les pièges tordus que leur avait concocté la vie. Ils ont réussi, pas moi. Même ma mère a su le faire, et ce malgré les inconvénients de son don. Mon don. Elle a su passer outre. Moi non. Ma soeur a carrément su éviter les gènes désastreux de notre ancètre.

C’est comme ça. La vie ne vous ménage pas, et en l’occurence, je crois qu’elle ne m’a pas vraiment ménagé. Qu’est-je fais aux Dieux pour mériter telle chose. Dis-moi Merlin, était-ce écrit dans le ciel, ou suis-je seulement trop faible pour oser défier la fatalité ?

Peut-être était-ce écrit ainsi après tout. Je ne suis pas supposée connaître l’amour, le vrai. Je suis condamnée à me désoler dans la haine et la douleur, tout en m’obstinant toujours et encore à me persuader qu’un jour, je ne serai plus seule. Quelle fausses idées suis-je en train de m’inventer ? Il n’y aura jamais personne dans ma vie car je ne le mérite pas. Je resterai seule à jamais, à déplorer le manque de normalité dans ma vie et dans mes gènes. Et c’est sans doute mieux au fond, je ne suis sans doute pas faite pour cela, l’amour. Je le laisse aux autres, j’en retourne aux rêves et faux-semblants car c’est tout ce qu’il me reste. Les illusions ne font jamais de mal tant qu’elles ne se transforment pas en réalité douloureuse et difficile à digérer. Rester dans un coin, loin de tous, à pleurer toutes les larmes de mon corps jusqu’à cela me soit impossible. Après quoi, je me contenterai de dévisager les murs fades en face de moi, le regard vide et l’âme anéantit à néant. Quant à mon coeur, peut-il encore guérir ? J’en doute. Seul le temps me le dira.

Les flammes dansent devant mes yeux, comparables à des êtres de feu accomplissant une chorégraphie funeste. Elles apparaissent puis s’évaporent, laissant place aux autres. Et bien qu’elles réchauffent mon corps, elles ne suffisent pas à réchauffer et à ranimer ce coeur qui est mien. Si tant est-il qu’il demeure encore un coeur. Plutôt un énorme trou béant, ayant cessé de battre à l’instant où cette révélation fade et dégoutante est apparue à mes oreilles.

Et puis il y a cette mélodie de fond. Ou plutôt ce tintamare assourdissant - les jeunes d’aujourd’hui ne savent vraiment plus apprécier la musique. Ils préférent se ruiner les tympans et se droguer dans un coin. Qu’est-ce qu’on s’amuse !
Elle aussi me donne envie de vomir et me fait tourner la tête comme si j’avais été sur des montagnes russes pendant trois jours d’affilés. Et pendant un bref instant, c’est la seule chose préoccupant mes pensées. Seulement un bref instant. Puis tout me revient en mémoire, à chaque fois plus puissant et plus houleux, laissant sa marque indélébile et marqué au fer rouge dans mon esprit. Ces fantômes là ne me quitteront jamais, que je les oublie délibérément ou non.

Je me trouve dans la Salle Commune des Serpentard, mais je n’ai pas vraiment souvenir de comment j’y suis arrivée. Je sais seulement que je suis là, entourée d’élèves que je fuis comme la peste la plupart du temps. Mais aujourd’hui, rien de tout cela ne m’importe vraiment. Cela fait plusieurs jours que mon cerveau est en mode automatique. Je mange, je vais en cours, je dors. Je suis là physiquement, alors que moralement, je ne suis plus là depuis longtemps. Telle une machine télécommandée.

« Qu’est-ce qui a bien pu se passer dans ta vie pour que tu réapparaisses dans une soirée comme ça ? Un verre ? »

Je tourne la tête et je le vois: Alec. Et pour la première depuis des jours, je parviens à sortir de ce brouillard qu’est devenu mon esprit et reporte mon attention sur lui. Il est assis à côté de moi, aussi nonchalent qu’à son habitude.

« Je sais pas ce que je fais ici pour tout t’avouer. Je errais dans les couloirs et j’ai atterri ici, je me demande même comment on m’a laissé entrer. Mais oui, je veux bien un verre. Ça m'aidera à oublier... »

Oublier quoi, ça c’est mes affaires. Je n’étais pas encore prête à tout raconter, à lui ou à n’importe qui d’autre. J’ai beau considéré Alec comme quelqu’un de proche, je n’ai jamais vu en lui un confident. Notre relation s’en est toujours tenu au niveau du jeu du chat et de la souris. On se tape dessus, mais au fond on s’aime bien. Ni plus ni moins.

Je n’ai même pas remarqué ses bras autour de mes épaules, ou encore le fait qu’ils venaient de ‘commander’ deux cocktails. Je ne remarque plus grand chose ces derniers temps à vrai dire.

« T’es rassurée là ? J’ai pas envie de faire le poirier demain matin. »

En d’autres circonstances, j’aurais ris et l’aurais charié. Là, c’est à peine si je souris. Allez quoi merde Elwynn, essaie de coopérer et de te montrer sociable ! C’est pas compliqué nom d’un Botruc !

« En plus, tu risquerais de me ressortir des affirmations absurdes qui m’feront flipper. J’suis allé voir Sovahnn après ça. Tu t’étais plantée. Mais plus maintenant. »

Je l’écoute sans vraiment l’entendre. Réveille toi Elwynn !

« J’sais qu’t’aime avoir raison. »

Oui, beaucoup. Mais ces derniers temps, je commence à me poser des questions sur tout. Et ça me donne encore plus envie de broyer du noir.

« M’enfin on verra bien. El’, ça fait longtemps qu’on s’est pas parlés. J’allais pas bien ya quelques temps, et à force d’être agressif, j’me serais probablement pris une tarte en m’approchant de toi, donc j’ai pris peur… »

Il parvient quand même à me faire rire, pas beaucoup, mais assez pour que j’oublie un instant les raisons pour lesquelles je déprime et ais des envies de meurtres sur un certain Serdaigle.

« Tu sais, ça peut toujours s’arranger... mais je suis sûre que tu en as pas très envie. Moi non plus d’ailleurs. »

Certes, je suis de mauvais poil, mais ce n’est pas une raison pour me défouler sur lui. Il a rien demandé le pauvre. Ok, ça m’empêche pas de le taper en temps normal, mais là, bizarrement, je trouve sa présence réconfortante.

« Comment tu vas ? »


La bonne blague. Comment je suis censée répondre à ça, moi ?

« La routine tu sais, je me suis rendu compte qu’être moi ça craignait et que j’allais probablement finir mes jours comme une vieille fille à broyer du noir et à faire un élevage de Niffleurs. Je devrais peut-être songer à me terrer dans un trou et y rester pour le restant de mes jours. En gros, pas grand chose. Et toi, ça va mieux ? Il s’est passé quoi pour que tu ailles mal ? »

Jouer la carte du sarcasme et de l’ironie en une seule phrase. Tu t’améliores El’, franchement ! Tu vas lui faire peur avec tes bêtises là ! Au moins, je lui ai demandé si ça allait mieux, je suis pas non plus une totale associable !
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MessageSujet: Re: Raise your glass - Elwynn   Sam 16 Fév 2013 - 21:14

Que faire pour ne pas s’écrouler ? Quand on se prend un coup dur dans la gueule, certaines personnes tiennent le choc, d’autres se métamorphosent en quelqu’un d’autre, et, finalement, certains disparaissent, doucement, sans un bruit. La plupart mélangent d’ailleurs les trois, se demandant lequel prendra le dessus au final. Qu’est-ce qui fait qu’on se relève ? Qu’est-ce qui fait que certaines personnes sont plus capables d’encaisser les infortunes que d’autres ? Les gènes ? Le milieu extérieur ? On a tous nos points faibles mais aussi nos qualités, ce qui fera qu’on se montrera fort ou non face à l’adversité, sauf qu’arrivé là… nos qualités se retournent souvent contre nous, et les belles paroles qu’on nous a balancé pour nous dire qu’on tiendra face à la merde internationale qu’est la vie… elles se retrouvent bien souvent balancées au placard. Tout ça parce que… pour avancer, il faut souvent se comporter à l’inverse parfait de ce que nos convictions peuvent bien nous dicter. La loi de la jungle. L’avantage pour Alec était qu’il s’était plus souvent retrouvé dans la situation jungle que dans celle choyée et dorlotée d’un beau foyer, conclusion : pas de bonnes manières inculquées. Wouh ! On lui avait plutôt enseigné ce qui, actuellement, s’apparentait plus à ses défauts. Ces petits détails de son comportement qui agaçaient fortement ses proches. La conclusion, c’était qu’il n’était pas plus fort pour parer les coups durs, au contraire, sans la présence de certains de ses proches, jamais il n’aurait sut sortir de la spirale infernale dans laquelle il s’était coincé seul, en cherchant à venir en aide à sa sœur. Sovahnn était intervenue pour que Logan agisse, et, encore une fois, sans le directeur des Serpentard et enseignant de défense contre les forces du mal, il aurait fini par y passer, et ce, comme beaucoup d’élèves du château. Accepter la normalité… dur. Il était comme bien d’autres : dépendant de quelques personnes. En réalité, nous sommes tous dépendant d’autres, et ce, quoi que l’on fasse, alors disons que ça rattrape un peu. Quoi ? Qui veut devenir ermite dans les Pyrénées, à manger de la glace en faisant griller des marshmallow avec les ours ? Oui, bah voilà, c’est bien ce que je disais. Et avec tout ça, il faut quelqu’un pour fabriquer les bonbons. Ça n’est qu’un détail.

Oui, Alec était de bonne humeur, et abuser des Haribos, c’est mauvais pour la santé. Toujours est-il qu’il avait passé tellement de temps replié sur lui-même et ensuite, tellement de temps à réparer ses erreurs qu’il n’en avait pas passé tant que ça à boire et à discuter avec les premiers venus. Il n’était donc au courant d’aucune rumeurs, si rumeurs il y avait, si ce n’était les quelques unes qui circulaient à son sujet. Il avait fait rompre un beau couple du château et draguait la fille depuis, alors qu’elle ne voulait pas de lui. Il avait fracassé la gueule de plusieurs personnes sans raison, passait ses journées avec les Supérieurs, s’était retrouvé avec le bide ouvert à cause d’un conflit sur lequel personne ne s’accordait et … non, c’était à peu près tout. Disons que tout était relativement approximatif, mais c’était aussi la base même des rumeurs. Sérieusement, il fallait bien avouer qu’au château, à force d’être tous toujours les uns sur les autres, ils se retrouvaient souvent aussi à connaître certains petits détails de la vie de personnes qu’ils connaissaient à peine. Détails sûrement en partie erronés d’ailleurs. Pourtant, là, non, il n’était pas au courant de certaines petites choses qui circulaient peut être et auraient pu arriver à ses oreilles. Si ça avait été le cas, oui, il aurait probablement trouvé la jeune femme plus tôt et aurait moins insisté pour tenter de la détendre et la faire rire. Oui, la drogue pour ça n’est pas un bon plan, c’est bon, on a compris. Il aurait probablement détruit une jolie gueule de plus s’il avait su pourquoi la jolie Elwynn était dans cet état d’ailleurs, mais, ce dimanche-là, ça n’était pas le cas. Pour une fois, il flottait sur son petit nuage, et c’était aussi ce qui avait motivé son insistance à faire comme si Elwynn semblait normale.

Alec n’avait jamais été quelqu’un qui se foutait réellement complètement des autres, disons qu’il focalisait plus son attention sur certains et que sa capacité à leur venir en aide différait selon les personnes. De même, il remarquait bon nombre de choses et ce, sans forcément le mettre en avant. Les personnes qu’il côtoyait ici, même s’il n’était pas là depuis tant de temps qu’eux, étaient des gens qu’il voyait très souvent, même si pour Elwynn, il fallait avouer que ça dépendait un peu des périodes. Toujours était-il qu’il ne pouvait s’empêcher de noter certaines choses, et s’il ne leur en parlait pas toujours, c’était surtout parce qu’il estimait que si quelqu’un avait l’envie – étrange, certes – de venir lui en parler, elle n’avait pas besoin qu’il vienne mettre ça sur le tapis. Passer certaines choses sous silences, ça n’était pas une marque d’indifférence pour lui, mais surtout de la pudeur. On veut tous garder un certain nombre de choses pour nous, sans pour autant que ça soit si grave que ça, mais il y a juste le fait que tout n’a pas à être exposé à la face du monde, et que tout le monde n’est pas un grand bavard.

« Qu’est-ce qui a bien pu se passer dans ta vie pour que tu réapparaisses dans une soirée comme ça ? Un verre ? »
« Je sais pas ce que je fais ici pour tout t’avouer. Je errais dans les couloirs et j’ai atterri ici, je me demande même comment on m’a laissé entrer. Mais oui, je veux bien un verre. Ça m'aidera à oublier... »

Manifestement, ça n’était pas la grande forme. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas se rendre compte d’une telle chose, mais lui et Elwynn n’avaient jamais été du genre confidents, et partir sur un terrain comme ça lui semblait assez inhabituel. C’était donc en tentant de la faire sourire qu’il avait enchaîné avec quelques nouvelles phrases. Déconner, ça, il savait faire, mais de toute évidence, ses débilités profondes ne servaient pas, même si elles avaient tout de même réussi à arracher un sourire à la jeune femme qui semblait être partie dans un monde complètement parallèle. Ou bien elle était droguée, on y revenait.

« M’enfin on verra bien. El’, ça fait longtemps qu’on s’est pas parlés. J’allais pas bien ya quelques temps, et à force d’être agressif, j’me serais probablement pris une tarte en m’approchant de toi, donc j’ai pris peur… »
« Tu sais, ça peut toujours s’arranger... mais je suis sûre que tu en as pas très envie. Moi non plus d’ailleurs. »
« Je vois ça. »

Parler, réellement, des choses qui ne vont pas, ça n’était pas une chose qu’il avait l’habitude de faire même si, à force, ces derniers temps, il avait compris qu’il devait faire des efforts et parler de ce qui blesse. Ça permet de rendre les choses un peu moins douloureuses finalement, ça leur donne une certaine monotonie une fois la claque de la mise en situation réelle dépassée. Dans tous les cas, si entre les deux jeunes gens, ça n’était pas quelque chose qui se faisait couramment, il était tout de même quelqu’un qui savait écouter, même s’il n’y avait personne ici à en avoir conscience. Julian peut être, probablement même. C’était la seule à lui avoir demandé conseil d’ailleurs, il faut bien des exceptions partout.


« Comment tu vas ? »


Mal, oui, merci, pas besoin de me regarder comme ça, c’était une manière de te proposer d’en parler.
Il n’était pas du genre à l’aise pour tout ce qui était discussion sincère, alors, d’accord, il n’agissait pas toujours exactement avec tact et encore moins doigté (=D… non, je ne ferais aucun commentaire), mais même s’il était souvent hésitant face à ce genre de situation, au moins essayait-il de faire quelque chose.

« La routine tu sais, je me suis rendu compte qu’être moi ça craignait et que j’allais probablement finir mes jours comme une vieille fille à broyer du noir et à faire un élevage de Niffleurs. Je devrais peut-être songer à me terrer dans un trou et y rester pour le restant de mes jours. En gros, pas grand chose. Et toi, ça va mieux ? Il s’est passé quoi pour que tu ailles mal ? »
« Meuh c’est magnifique, ton avenir est radieux… … bah moi… comment dire ? La routine. Ma sœur était mourante il y a quelques temps, j’me suis fait opéré pour la sauver, j’ai pas eu de nouvelles, cru qu’elle était morte, déconné sévère, et j’ui ai parlé hier soir. Bref, elle est en vie, ça va mieux, je danse la lambada, et qu’est-ce qu’il s’est passé exactement pour que tu finisses si violemment dépressive ? »

En effet, il l’avait déjà vu en meilleur état, et, de toute évidence, ça ne devait pas aller fort depuis un certain temps.

« Un mec, je suppose, vu le terme ‘vieille fille’ ? Après j’peux, au choix : Défoncer quelques tronches si tu veux, et choix numéro 2, gérer ton élevage. Des nifleurs, ça peut toujours être utile.. »

Avec un petit sourire amical, il dégagea son visage de quelques mèches de cheveux, l’air de dire « ressaisis-toi, c’est probablement pas si grave ». Et, au final, elle n’avait peut être pas eu tant de soutien que ce qu’il pensait. Etrangement, le jeune homme la voyait très entourée, mais il se plantait peut être. Et puis, surtout, il fallait croire que le mois dernier n’avait pas été drôle pour grand monde.
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