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 Panic Station ▬ Keith

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MessageSujet: Panic Station ▬ Keith   Mar 29 Jan 2013 - 21:14

Keith & Cameron.
Mardi 10 Juin 2014.


Relativiser. Voilà ce qu’on a tous fait dimanche après midi alors que pendant l’espace de quelques heures on a eu l’aperçu d’une existence normale. Enfin tous, ceux qui étaient là j’entends, et c’est à dire Jill, Kyle et Enzo. Je crois que ça a fait du bien à tout le monde de pouvoir passer un peu de temps à se marrer comme des cons et à profiter du grand air et du soleil. C’est vrai que je n’ai jamais été un grand fan de la nature mais j’ai appris à m’y faire et à l’apprécier. Il faut dire aussi que question urbanisme y a pas grand chose dans le coin alors les buildings et les avenues aussi larges qu’un fleuve j’ai arrêté de les chercher. Mon quotidien depuis plus d’un an maintenant c’est un gros château de pierre dans lequel on vit à l’ancienne – bordel les mecs, l’électricité ça existe ! – et des étendus de forêt, de flotte et de verdure en tout genre. Ici il n’y a rien qui puisse laisser penser que le monde moderne existe et n’a ne serait-ce déjà existé. Ils ont l’eau courante déjà, c’est pas mal, mais je dois bien le dire, pour le reste ils ne sont clairement pas à la pointe de la technologie. Tout le monde serait bien plus détendu avec une télé par ci, une playstation par là, … Enfin j’sais pas mais c’est quand même une école remplies de gamins qui pour certains ont déjà connu tout ça alors ils pourraient faire un effort Rolling Eyes Ok c’est plus une prison qu’autre chose actuellement mais si j’ai bien tout compris c’était déjà comme ça avant que ces abrutis ne débarquent alors … Faut évoluer avec son temps les gars hein ! La Magie c’est cool, vous faites des supers couleurs avec vos jouets mais franchement … A part les tribus de Pygmés et les Hammish plus personnes ne vit comme ça aujourd’hui. Est ce que ça me manque tout ce confort ? Oui un peu, parfois, même si pour être honnête j’ai jamais été trop accro à ce genre de trucs. J’étais plutôt du genre à trainer dans les rues mais la moto, ou même la voiture, ça me manque. Les bruits des moteurs, des klaxons et même l’odeur des gaz d’échappement ! La ville en fait. Parfois j’ai l’impression qu’ici tout tourne au ralenti. C’est un autre monde, mais ça n’est pas le mien, même si j’ai appris à m’y faire. Plus résigné qu’autre chose.

Enfin bref, on a passé un bon moment. C’était cool de pouvoir discuter un peu avec Jill, parce que c’est vrai qu’on ne se voit pas des masses en ce moment. Elle a beaucoup à faire, je traine avec d’autres personnes et elle aussi, mais ça ne veut pas dire que je ne pense pas à elle ou qu’elle sort de ma vie petit à petit. Une autre qui commence à me faire défaut c’est Riley, et je me rends compte que je ne l’ai pas vu depuis quelques jours. Je ne m’inquiète pas, je sais qu’elle va bien dans la mesure du possible puisqu’on s’est croisés ou aperçu mais on n’a pas passé de moments ensemble depuis … la semaine dernière il me semble. On n’est mardi, ça ne fait donc pas une éternité mais quand même, c’est assez radical. Est ce que ça vient d’elle ? De moi ? Je crois que c’est juste comme ça. C’est ça aussi la vie, les chemins se croisent, circulent en parallèle pendant un moment et puis finissent par s’éloigner. Parfois ils se retrouvent, d’autres non. C’est peut être juste une passade et puis avec les examens qui approchent elle aussi a beaucoup à faire. En réalité je passe plus de temps avec les Moldus qu’avec les Sorciers en ce moment. Je n’ai pas rendu visite à Ismaelle depuis un bail, et Enzo devient presque un étranger lui aussi. Du coup, ça nous a fait du bien à tous les quatre de prendre le temps de passer un moment ensemble. Et quel moment ?! J'ai pas recroisé ni Jill, ni Enzo depuis dimanche mais j'ai passé un peu de temps avec Kyle. Ce type là, Oliver, n'est jamais trop loin mais y a rien à faire, j'accroche pas. Y a un truc qui me dérange chez lui et si je suis plutôt du genre à m'adapter à n'importe quel type de personne, surtout depuis que je suis à Poudlard – nom que je trouve toujours aussi ridicule soit dit en passant – avec lui ça ne veut pas. C'est comme ça, on ne peut pas aimer tout le monde. Une autre que je n'ai pas revu depuis un moment c'est Megan. Il m'est arrivé de la croiser plusieurs fois depuis notre discussion d'il y a quelques semaines mais j'ai cru comprendre qu'elle était elle aussi très prise par ses révisions. Tout ça, ça ne me parle pas vraiment et je dois bien l'avouer, j'ai un peu de mal à comprendre qu'on puisse attacher autant d'importance à sa scolarité, surtout dans un cadre comme celui dans lequel on vit mais … chacun ses moeurs. J'ai lâché l'école il y a des années, et ça ne me manque pas spécialement. J'ai continué d'apprendre d'une manière différente, pas dans les livres mais sur le terrain, à ma manière, à la manière de mes frères. J'évite de trop penser à eux, parce que malgré le temps qui passe ils me manquent toujours autant mais j'ai su trouver une nouvelle famille ici alors même s'ils ne les remplaceront jamais, même si ça n'est pas non plus de la compensation, ça permet de tenir et de continuer à être soi même. Ils ne connaissent pas, ou très peu, le Cameron que j'étais à San Francisco, et d'une certaine façon c'est comme si j'avais deux vies, et deux moi, totalement différents. Soit.

« Alors Cassidy, tu t’ennuies ? »

J'étais entrain de faire le point dans ma tête je crois, de vagabonder en tout cas, quand cette voix pas franchement familière m'a interpellé. J'imagine que j'aurai du le reconnaître, enfin reconnaître sa voix j'entends, mais visiblement mon inconscient a choisi sciemment de le shunter de ma mémoire. Grand bien m'en fasse, ce type est un véritable connard, doublé d'un abruti. C'est quoi son nom déjà ? Ah oui, White. J'aime déjà pas sa gueule d'avance mais depuis que je l'ai vu emmerder Megan et Enzo, c'est encore pire alors je me retourne et lui adresse un large sourire. Il n'est pas seul, évidemment. Ces types là voyagent rarement seuls, c'est comme s'ils avaient toujours besoin de leurs chiens de garde – ou de compagnie question de point de vue – pour se donner plus d'importance. Bandes de naz Rolling Eyes

« Hum, pas vraiment. J’allais au marché là tu vois. Tu veux que j’te ramène quelque chose ? »
« J’sais pas trop, j’vais réfléchir. »
« Dépêche toi, j’crois qu’il y a une date de péremption sur la virilité et j’crois que t’en a bien besoin d’une. Tu devrais te racheter un peu de courage aussi, et pourquoi pas une p’tite touche d’intelligence ? »

Ça il va pas aimer je pense, mais en même temps c'est le but non ? Fais pas cette tête là chéri, si Emily te voyait elle te dirait que tu ressembles à un vieux Picasso froissé (ne me demande pas pourquoi j'mets ça xD), et elle aurait raison. T'as l'air vexé mon bichon …

« Tu te souviens la dernière fois, je t'ai dit que ça allait se payer, et bien c'est le moment. J'espère que tu t'es bien éclaté avec cette pute de Megan (pardon Jess) parce que c'était sans doute la dernière fois que tu prenais ton pied. »

Je ne suis pas un défenseur des opprimés, ni même un preux chevalier qui vient en aide aux demoiselles en détresse ou défend leur honneur mais ça ne m'a pas plus, clairement. Quand j'ai connu Megan, j'ai eu un apriori sur elle dès le départ, mais en creusant un peu ou plutôt en la laissant creuser pour moi parce que je n'ai rien demandé, je me suis rendu compte que tout ça n'était qu'une carapace et elle me l'a confirmé elle même en posant des mots là dessus. J'allais répliquer, sentant mon sang bouillir malgré le calme dont je faisais toujours preuve, quand il y a ce type qui est arrivé. Jamais vu, mais à voir sa gueule, je doutai que ça soit bon signe pour moi. Quatre contre un, le ratio est pas franchement équitable là les gars mais bon, on ne peut pas dire qu'on n'a pas l'habitude, hein ? Vous êtes tellement prévisibles que ça en devient chiant. Surprenez moi un peu ! Aller, faites moi rêver.
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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Mer 6 Fév 2013 - 17:36

Sortir de sa bibliothèque. On ne pouvait pas dire que Keith le faisait souvent. Il était bien dans ce lieu, il se sentait en paix et surtout, il avait assez d’élèves sous la main pour se détendre quand il en avait besoin. D’autant qu’avec l’approche des examens, on pouvait dire qu’il y avait foule, les jeunes se précipitaient pour atteindre tel ou tel bouquin et être sûr d’avoir le temps de tout apprendre. Du coup, l’homme veillait. Il était à l’affût de la moindre erreur, du moindre mouvement brusque, de la moindre parole prononcée trop haut qu’il lui permettrait d’interpeller un jeune et de lui faire subir des remontrances. C’était assez jouissif quelque part. Il était comme le loup dans la bergerie, il avait l’impression d’être dans une cours de récréation, tout était à sa portée, pour lui ce n’était qu’un eu et rien d’autre. D’autant qu’il établissait ses propres règles, que tous les événements s’appliquaient à son humeur. S’il était plutôt calme et qu’il avait envie de rester dans son coin, il lui suffisait de prendre un bouquin et de laisser les autres petits gnomes vaquer à leurs occupations. L’écossais se sentait donc tout à fait libre d’une certaine manière. Il pouvait se comporter à sa guise comme le pire des égoïstes, cela n’avait au fond aucune conséquence néfaste. Alors bien sûr, il n’était pas dupe, il savait que ses collègues le surveillaient un minimum, après tout il était nouveau et ils devaient être sûrs qu’il servirait la cause jusqu’au bout. Mais il ne craignait pas leurs appréciations. Comme à son habitude, il limitait les contacts à ce qui était pleinement professionnel et jusque là, il avait su montrer qu’il cherchait lui aussi à punir les moldus. Apparemment cela leur suffisait amplement. S’il sentait encore des regards sur lui, il faisait comme si de rien n’était, ne changeant pas pour un sou son comportement. Cette technique semblait fonctionner puisqu’on lui fichait la paix. Alors bien sûr, certains le trouvaient étranges, comment un homme pouvait-il accepter avec tant de béatitude une telle solitude et se contenter de vivre dans la haine et la violence ? Car malgré tout, la plupart des Supérieurs, en contre partie de leur ignominie, entretenaient un minimum de relations avec ceux qui partageaient leur système de pensée, ceux qui leur ressemblaient. Lui non. Et il s’en portait très bien. Bien sûr cela était un peu exagéré, Keith n’était pas quelqu’un d’équilibré, du moins s’il l’avait été, il semblait avoir perdu totalement cette spécificité. Mais au fond de lui, il en avait conscience, il assumait presque pleinement l’idée qu’il ne serait plus jamais un homme comme les autres et que la seule chose qui pouvait le soulager de tout ça c’était la violence, l’extériorisation de toute sa haine, de toute cette colère qui lui brûlait chaque jour un peu plus les entrailles. Oui, le bibliothécaire avait l’impression qu’on lui enflammait les organes avec de l’acide. Il sentait souvent cette douleur perçant, difficilement exprimable qui lui coupait le souffle, lui broyait le cœur et lui compressait les poumons. Pour affronter cela, pour se soulager il devait frapper, torturer, malmener. Au moins ici, il avait autant de cobayes que nécessaire. Au moins ici il n’avait pas à se cacher, il n’était pas considéré comme un être malsain. Tant qu’il s’en prenait aux bonnes personnes, tout allait bien. Et il devait bien avouer qu’il avait ses victimes favorites. Ces gens qui avaient provoqué son manque de contrôle, qui avait transformé sa vie en un espèce de chemin sombre, dépourvu de toute lumière. Il n’avait pas de pitié quand ils étaient concernés, il ne se sentait pas coupable de se laisser aller à ses crises de colère en face d’eux. Ils le méritaient au fond. Tous les mêmes, ce petit air prétentieux, cette volonté de tout avoir, cette fourberie inscrite dans leur regard… Rien que d’y penser, les muscles de Keith se crispaient et il ressentait l’envie de fracasser la tête de quelqu’un. Toujours le même schéma. C’était un cercle vicieux, plus il frappait plus il avait envie de frapper. Cela ne s’arrêtait pas et ça ne s’arrêterait sans doute jamais. Mais il l’assumait, il n’avait pas d’autre choix. Son seul souci n’était plus que de trouver la proie idéale, celle qui assouvirait ce besoin d’extériorisation, qui lui permettrait de se sentir bien ne serait-ce que pour quelques courts instants. Oh oui, il rêvait de cette proie qui ressemblerait trait pour trait à celui qui avait tout provoqué, à celui qui avait réduit une vie en miette et qui de ce fait, était responsable de la souffrance de chaque être qui se trouvait sur le chemin de Keith…

C’étaient donc toujours les mêmes pensées qui tournaient dans son esprit, toujours les mêmes envies grandissantes de souffrance. Et à chaque fois qu’il quittait sa bibliothèque ne serait-ce que pour dégourdir un peu les jambes, il ne cessait de scruter les environs. Car s’il avait pas mal de distractions sous la main au milieu des livres, les moldus évitaient en général de se promener dans le coin. S’il voulait du gibier de premier choix, il devait donc accepter de sortir. Mais la chasse n’était pas son activité favorite. Aussi, dans ces moments là il observait, espérant qu’un événement quelconque lui dépose simplement sa victime entre les mains. Cela pouvait paraître assez utopique de croire que cela allait lui tomber dans le bec sans qu’il ait besoin de faire le moindre effort. Et pourtant, la chance semblait s’être tournée vers lui. En effet, alors que l’homme se promenait dans les couloirs dans l’optique de se détendre un peu, il vit au loin une scène qui l’interpella. Trois Supérieurs étaient en train de se heurter verbalement à ce qui ressemblait fortement à un jeune moldu insolant. Intrigué, Keith décida de s’approcher, silencieusement et sans se presser. Alors qu’il arrivait à leur niveau, il entendit la fin de leur petit échange et comprit qu’il avait en face de lui ce qu’il cherchait depuis le début. Sa proie, sa victime idéale se tenait là, juste devant lui. Un jeune homme qui portait sur son visage la même insolence que cet étudiant, le même air sûr de lui. Le bibliothécaire sentit alors que son sang battait plus fort dans ses tempes, qu’une vague d’un sentiment fort et des plus violents était en train de s’emparer de lui. C’était assez particulier et en même temps, l’adrénaline se mêla à tout ça en devenait particulièrement agréable. Oui, il voulait s’occuper de ce type, il devait le récupérer. Ce serait sa proie et cette bande de Supérieurs faibles ne l’auraient pas. Oui, il avait du dédain à cet instant pour ses collègues car ils risquaient de se dresser entre lui et son but et il ne pouvait pas accepter cette idée. Aussi, il s’avança encore un peu, histoire de se trouver entre le moldu et les autres hommes. Son regard se porta d’abord sur ces derniers.

« Laissez le moi. Je m’en occupe. On m’a prévenu qu’il y avait eu des heurts au troisième étage, ils ont besoin de vous. »

Le mensonge ne posait aucun problème moral au jeune homme. Certainement pas alors qu’une telle occasion se présentait à lui. Ses collègues le regardèrent d’abord intrigués, se demandant s’ils devaient lui faire confiance, s’ils avaient raison de lui faire confiance. Keith ne les quitta pas du regard pendant tout le temps où il réfléchissant, les toisant de son air sombre, froid mais surtout impassible. Après quelques instants et après avoir marmonnés quelques mots, les trois compères décidèrent finalement de débarrasser le plancher. Un léger rictus de satisfaction passa alors sur le visage du bibliothécaire. Très léger, difficilement perceptible pour un œil peu habitué mais il s’était dessiné ce qui était en soit assez rare. Le jeune homme avait bien peu de chance de se trouver sur sa route à ce moment là, sa bonne étoile ne devait plus fonctionner très bien. Keith se décida finalement à se tourner vers sa victime. Il prit le temps de l’observer encore un peu, comme s’il n’avait pas pu jusque là observer avec autant d’attention qui le souhaitait cet être qui s’offrait désormais à lui. Plus il le regardait plus il lui semblait qu’il était parfait. Lui attrapant alors le bras, il le poussa vivement contre le mur et s’approcha jusqu’à ce qu’une faible distance les sépare.

« Je pense qu’on va bien s’amuser tous les deux. Je vais te faire avaler ta fierté, crois moi tu vas payer. »

Keith était peu à peu en train de glisser vers un état second, un état dans lequel il risquait fort de ne plus contrôler grand-chose. Mais quelle importance cela pouvait bien avoir ? Ce n’était pas comme s’il devait se retenir, comme s’il n’avait pas le droit de se laisser aller. Le seul qui pourrait geindre, ce serait ce petit moldu et au final, c’était tout ce qu’il voulait. L’homme sortit alors sa baguette et la pointa sur le torse du type en face de lui, le fixant droit dans les yeux.

« Tu vas me suivre. »

Comme pour être sûr qu’il n’ose pas protester trop fort, Keith envoya un petit courant électrique de sa baguette dans le corps du garçon. Oh oui il allait le suivre et il allait se laisser faire. Enfin, il pouvait toujours essayer de se débattre, cela ne changerait rien, il était piégé.
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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Mar 12 Fév 2013 - 21:33

Avec le temps qui passe on aurait pu penser que j'aurai appris, et que je me serai calmé. C'est le cas, mais je mets un point d'honneur à essayer de ne pas perdre celui que j'étais avant d'atterrir ici. J'ai déjà laissé partir des morceaux de moi même, j'en ai malheureusement un peu trop conscience mais peut être qu'il n'est pas trop tard. Peut être qu'il m'est encore possible de les récupérer par un moyen ou un autre. Ça me manque, et de plus en plus j'en ai bien l'impression. Je me manque. J'aime le Cameron que je peux être avec mes amis, ceux que j'ai ici, mais c'est comme si je me sentais incomplet. Au départ j'ai essayé de compenser en cherchant régulièrement la merde, en ouvrant ma gueule histoire de provoquer des situations où j'aurai à user de mes capacités pour m'en sortir, quelles qu'elles soient. J'ai bien rapidement compris que ça ne fonctionnerait pas mais j'ai persisté parce que c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour rester en vie. Je ne peux pas nier que j'ai parfois sciemment été au devant du danger dans le but de trouver une porte de sortie, même si c'était pour m'extirper de là les deux pieds devant. Mourir, j'en ai pas spécialement envie, disons pas là maintenant tout de suite, mais l'idée m'a traversé l'esprit même si je n'en ai jamais parlé à personne entre ces murs. Pour moi c'est une marque de faiblesse, et je n'en suis vraiment pas fier, mais c'est la seule issue que j'ai trouvé pendant un moment. Aujourd'hui je me suis calmé, je fais un peu plus attention, mais je compte les jours et sincèrement je ne sais pas si c'est ce qu'il y a de mieux. Je me sens comme un oiseau qu'on a mis en cage, un félin qui tourne en rond derrière ses barreaux. Paradoxalement je n'ai pas le sentiment d'avoir déjà frôlé la folie, ce qui n'est pas le cas de nombre de personnes présentes et captives dans l'école. Enfin l'école, la prison je devrai dire. Peut être que c'est le karma, après tout. Quand j'étais en Amérique j'ai fait des choses qui auraient pu me conduire droit en cellule si je m'étais fait choper. J'ai volé, trafiqué, braqué et même tué. Je ne suis pas un ange, loin de là et peut être, surement même, que j'aurai du payer pour ce que j'ai fait dans le passé. Alors c'est ça ma punition ? Devoir subir l'enfermement en plus de ce sentiment d'impuissance qui me colle à la peau depuis plus d'un an. Soit, je n'ai de toute façon pas beaucoup d'autres choix que de l'accepter.

Ça n'est pourtant pas pour ça que je vais commencer à m'écraser devant eux, c'est plutôt clair. Même si je tente d'éviter les conflits, ça fini toujours par revenir, que je le veuille ou pas. Ces types, que ce soit cet abruti de White ou n'importe quels autres élèves dans son genre, que ce soit un des Supérieurs, ça ne change rien pour moi. J'ai arrêté de mettre tous les Sorciers dans le même paniers depuis belle lurette, mais pour ceux là, je suis plutôt catégoriques. J'ai compris que certains sont plus bêtes que méchant et par conséquent potentiellement dangereux mais encore une fois la magie fausse tout. A armes égales ça ne se passerait clairement pas comme ça, mais … on ne joue pas à armes égales, malheureusement. Certains sont réglo, si si, ça existe. Il m'est arrivé plusieurs fois de trouver des mecs avec qui me battre à la seule force de nos points sans qu'aucune baguette ne soit sorti, mais ceux là sont rares, et bien souvent se font rappeler à l'ordre. Je m'étonne parfois d'avoir autant de contrôle sur moi, très honnêtement. Dans mes souvenirs j'étais beaucoup plus impulsif et si j'étais resté le même, j'aurai probablement déjà foncé dans le tas depuis un bail. Je serai mort, c'est presque certain, donc légèrement contre-productif mais j'aurai été fidèle à moi même. J'ai changé, il va bien falloir que je m'y fasse, mais ça fait chier. J'en sais rien, j'ai sans doute gagné en maturité … La blague. Le pire dans tout ça, c'est que c'est vrai.

And I'll take everything,
In this life.
I'll join everyone,
When I die.

Chaque chose en son temps, et c'est pas en me faisant un claquage au cerveau que ça fera avancer tout ce merdier. J'ai autre chose sur le feu, ou plutôt quelqu'un. Ce type à un truc dans le regard que je n'aime, un truc qui me pousse à me méfier de lui : De la folie. C'est exactement ce que j'ai l'impression de percevoir émanant de lui.

« Laissez le moi. Je m’en occupe. On m’a prévenu qu’il y avait eu des heurts au troisième étage, ils ont besoin de vous. »

Une stature droite, un ton impassible, mais si les autres ne le perçoivent pas moi je vois toute l'instabilité qui transparait dans son attitude. J'ai toujours été observateur, et ça m'a déjà sauvé la vie. Sulli m'a toujours répété ça : Analyse, observe, apprend à connaître ton ennemi, à t'immiscer dans sa tête jusqu'à penser comme lui. Pose toi les questions : Qu'est ce qu'il pense ? Qu'est ce qu'il va faire ? Comment il va réagir ? Pas besoin d'être Einstein pour comprendre que désormais c'est entre lui et moi. Pourquoi ? Mystère. Les trois autres finissent par déguerpir mais pour moi comme pour lui c'est comme s'ils n'étaient plus là depuis que nos regards se sont croisés pour ne plus se lâcher. Je garde la tête haute, un air de défis dans le fond du regard, son sourire s'étire, l'adrénaline commence à s'emparer de mon être mais je ne bouge pas d'un millimètre. Il a attrapé mon bras, je l'ai laissé faire, entendant encore une fois la voix de mon frère dans mon esprit. Laisse les te sous-estimer. Laisse les croire qu'ils ont le dessus. J'ai atterri contre le mur, en prenant sur moi pour ne pas défendre ma fierté déjà bafouée mais jamais mon regard n'a quitté le sien. T'es trop près mon pote, j'ai la lame qui me démange. Les types comme toi ne me font pas peur.

« Je pense qu’on va bien s’amuser tous les deux. Je vais te faire avaler ta fierté, crois moi tu vas payer. »

Payer ? Payer quoi ? Mon existence peut être. Le fait d'être un Moldu, ou juste la projection d'un truc que tu peux pas blairer. La métaphore de ta médiocrité ou plutôt son contraire. Une jeunesse qui s'est fait la male. Une rage de vivre que t'as perdu. Pour un peu, j'aurai presque l'impression qu'il perd déjà le contrôle et quand sa baguette sort de sa poche et qu'il la braque contre mon torse, je ne peux réprimer un mouvement de recul. Fais chier ! Si ça avait été un flingue, j'aurai pas réagi comme ça je le sais, mais leur connerie là, c'est autre chose. Tu sais jamais ce qui va sortir. Avec une balle au moins tu sais à quoi t'en tenir.

« Tu vas me suivre. »

Dans tes rêves …

La décharge je l'ai senti, évidemment, et j'ai serré les dents mais aucun son n'est sorti de ma bouche. J'ai gardé la tête haute et pour la première fois depuis le début de ce tête j'ai descellé mes lèvres.

« Payer quoi au juste ? Le fait que ta vie soit tellement merdique que t'en viennes à t'en prendre au premier qui passe et qui a la tête un peu trop haute tout ça pour te donner de l'importance et un sens à ton existence par la même occasion ? »

Un ton acerbe, pas agressif pour autant. J'ai l'air sur de moi, et je le suis. Est ce que j'ai peur ? Bien sur, mais plutôt crever que de le montrer. Ce genre de jeu c'est 50% de bluff, si ce n'est plus. A voir s'il applique les mêmes règles que moi, même si j'en doute. Alors autant enfoncer le couteau un peu plus loin, au sens imagé du terme. Pour l'instant en tout cas.

« Passe ton chemin, j'suis pas un projet d'ordre social alors trouve toi une raison de vivre un peu plus valable et me fais pas chier. J'te suivrai pas, à moins que tu m'y obliges par la magie, mais t'en tirerais aucune satisfaction. Sois un homme au moins une fois dans ta vie l'ami. Te cache pas derrière ton jouet comme tous les autres. »

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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Dim 3 Mar 2013 - 12:56

Keith était en train de coûter à la jouissance du contrôle que l’on peut voir sur un être humain. A vrai dire, s’il ne doutait pas de la future soumission du jeune homme c’était sans nul doute parce qu’il était prêt à utiliser tous les moyens pour qu’il se plie face à lui, pour qu’il se retrouve un genou à terre. S’il avait toujours été un homme d’éthique avant, s’il n’avait jamais voulu transigé à sa morale et essayer d’avoir une ligne de conduite correcte, cette dernière semblait désormais bien plus floue, bien plus difficile à cerner. De toute façon, il savait bien que depuis toujours, ses accès de colère étaient sa faiblesse, que même avant qu’il ne pète définitivement les plombs, il était toujours à la limite dans ces moments là. Seulement il avait appris à se contrôler, il avait su passer cela sous silence, serrer les poings et se contenter de frapper dans les murs. Il avait appris parce qu’il avait toujours eu peur de la blesser, elle, Loreena. Elle avait su le rendre meilleur. Alors bien sûr, cela pouvait ressembler à un mauvais cliché, une série grossière de sitcom où le pauvre mari malheureux ne sait plus se contenir sans sa femme. Et pourtant, cela résumait assez bien la vie de Keith désormais. S’il avait frappé cet étudiant au beau milieu de l’Université c’était bel et bien car le filtre qui servait à le contrôler, à empêcher qu’il fasse des choses difficilement acceptables en société avait pété. Il s’était peu à peu désintégré jusqu’à ne plus rien retenir, jusqu’à devenir poreux au point que le bibliothécaire n’avait plus honte de rien, au point qu’il ne trouve pas cela choquant de s’en prendre à un jeune homme, de le maltraiter et d’être excité à l’idée qu’il allait le faire souffrir, à l’idée qu’il allait peut être réussir à lui faire lâcher un gémissement, une plainte qui lui montrerait qu’il avait définitivement le dessus sur lui, qu’il était définitivement dans une position ascendante. La question qui persistait était tout de même de savoir si sans ce Château, l’homme aurait atteint un tel niveau de violence. Il avait certes en lui tous les germes nécessaires au déploiement d’un vrai psychopathe, il avait la rage et l’envie de faire du mal à ceux qu’ils jugeaient responsables. Cependant est-ce qu’il aurait fait la démarche de torturer quelqu’un tout seul ? Est-ce qu’il aurait été jusqu’à ne ressentir aucun remord ? Car il savait bien qu’il aurait du mal à s’en vouloir. On l’avait embauché ici en lui faisant comprendre qu’il pourrait exprimer sa barbarie, ses pulsions sadiques tant qu’elles étaient dirigés vers les moldus. On lui avait donné le droit de tuer et de maltraiter, on l’avait embauché pour ça… Ce château défiait toute logique et il avait désormais un pouvoir enivrant sur Keith. C’était la tentation du mal qui s’immisçait en lui et il n’avait ni la force ni l’envie d’y résister. Il se complaisait là-dedans d’une manière profondément malsaine mais il se complaisait. D’autant que désormais, il était avide de ce sentiment de puissance, de cette joie qu’il trouvait dans le sadisme. Aussi, il avait été un peu déçu en voyant que le jeune homme en face de lui s’évertuait à résister face à la douleur, à ne pas exprimer la moindre plainte. En effet, alors qu’il venait de lui envoyer une gentille petite décharge, l’adolescent s’était crispé mais sans faire comprendre de manière franche qu’il avait pu ressentir une certaine douleur, même une petite gêne. Il était tombé sur un coriace apparemment. S’il ressentit d’abord une certaine frustration, cette dernière laissa rapidement la place à la satisfaction. Il ressemblait alors de plus en plus à l’autre petit enfoiré, oui les assimiler devenait de plus en plus simple et de fait, le plaisir qu’il tirerait du fait de lui faire du mal ne pourrait qu’en être multiplié. Surtout que le petit moldu semblait être en effet bien coriace. Il venait de riposter par la parole, s’en prenant directement à Keith, cherchant apparemment son point faible. Le bibliothécaire n’avait pas pu s’empêcher de sourire. Un grand sourire malsain, dévoilant ses dents, il ressemblait presque à un prédateur ainsi, à un carnassier avide de chair fraîche, avide de sang. Il continua même en essayant de le pousser à abandonner sa baguette pour se livrer à un combat « plus loyal ». Décidément, il était encore plein d’espoir ce jeune garçon. L’espoir faisait vivre selon certain. Mouais, Keith n’en était pas convaincu et ce fut sans doute pour cela qu’il se mit à rire au nez de l’adolescent de manière outrageante.

« Je n’ai pas besoin de donner un sens à mon existence mon grand. Et crois moi, je ne te rabaisse pas pour flatter mon égo, je te ramène juste à ce que tu es, à ton espèce indigne. Oui je hais les moldus et cela n’a strictement rien à voir avec la vision que j’ai de moi-même. »

Keith avait au moins l’impression d’avoir toujours le dessus. Maintenant il devait avouer une chose, c’était que ce sale gosse avait réussi à le faire parler. En général, il se contentait de se taire, de donner un bon coup et de passer à autre chose. Mais la ressemblance avec l’autre était trop frappante et de fait, il ressentait le besoin de répondre à ses petites révoltes. Se donner une justification ? Non, ce n’était pas réellement ça, il était convaincu du bien fondé de ce qu’il faisait. Alors quoi ? Pour le coup, Keith était un peu dans le flou par rapport à cela. Seulement l’euphorie elle était là, l’envie de s’enivrer de la souffrance de l’autre était difficile à cacher, à dissimuler. Aussi, il préférait se concentrer sur cela et abandonner le reste, abandonner les petites préoccupations d’ordre secondaire. C’est alors que, sans la moindre hésitation, l’homme lança le sort d’impero sur le jeune homme. Non il n’avait pas envie de se battre à la régulière, c’était un peu comme sa façon de répondre à la proposition précédente du jeune homme. Il s’approcha alors de son oreille et glissa quelques mots, sur un ton à la résonance étrangement joyeuse.

« Bien essayé mon grand. Mais on va appliquer mes règles et je suis sûr que tu vas adorer ça… »

Appuyant alors les paroles par le geste, il intima au jeune homme de se mettre en marche et de le suivre. Il cherchait un endroit tranquille, un endroit où il pourrait s’amuser avec lui sans être dérangé toutes les trois secondes. Après avoir ouvert plusieurs portes sans trouver le lieu de ses rêves, il déboucha enfin sur une salle qui lui semblait convenable. D’un geste de la baguette, il intima au jeune homme de placer une chaise au milieu de la salle et de s’asseoir dessus. Keith de son côté verrouilla la porte d’un sort puis mit en place un sort pour insonoriser. Oui il prévoyait que l’adolescent crie mais il n’avait pas envie que tout le monde en profite, c’était pour lui et pour lui seul. Une fois que ce fut fait, il s’approcha du jeune homme, lui demandant de mettre ses mains sur les accoudoirs de la chaise et à l’aide d’un sort les lia par des cordes magiques. Il se plaça ensuite face à l’adolescent, sa baguette tendue vers lui.

« Tu fais si plaisir à voir ainsi… »


Puis, d’un geste de la main, il leva le sort Impero, oui il voulait l’entende crier de sa propre voix et sans qu’il n’ait à lui demander de le faire…
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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Mar 5 Mar 2013 - 18:24

Le jeu du chat et de la souris, mais qui est le chat dans l’histoire ? Et donc qui est la souris ? Il y a une étincelle de folie dans les yeux de ce type, c’est plutôt clair, et quelque chose me dit qu’il va falloir que je m’adapte si je veux m’en sortir sans trop de dommage parce qu’il ne me lâchera pas. Pour s’adapter il faut déjà savoir sur quel terrain on s’avance et pour ça il n’y a rien de plus efficace que le test. Voilà pourquoi j’ai ouvert ma gueule comme ça, pour tâter la température, et pour essayer de lui trouver une faille, quelle qu’elle soit … Il s’est mis à rire, c’est toujours une réaction même si elle m’insupporte. Ce que je viens de dire l’amuse visiblement beaucoup. Soit. Je prends note. J’ai au moins réussi à le faire sortir de sa réserve puisqu’à première vue il n’a pas l’air d’être un type loquace mais c’est simplement une impression. Après tout, c’est bien la première fois que je le vois et que j’ai affaire à lui.

« Je n’ai pas besoin de donner un sens à mon existence mon grand. Et crois moi, je ne te rabaisse pas pour flatter mon égo, je te ramène juste à ce que tu es, à ton espèce indigne. Oui je hais les moldus et cela n’a strictement rien à voir avec la vision que j’ai de moi-même. »

Sur ? Certain ? Si tu le dis. Une espèce indigne … Je me garderai bien de te rappeler que tu es un être humain au même titre que moi parce que ça en reviendrait à admettre qu’on se ressemble et je ne tiens pas spécialement à être mis dans le même panier qu’un type comme toi. Malgré le temps qui passe, malgré le nombre de mes connaissances parmi les sorciers – des gens que j’apprécie beaucoup pour certains – je suis toujours catégorique sur le fait que je n’aime pas la magie et que ce monde n’est pas le mien. Si un jour j’ai l’occasion de partir, je me ferai un plaisir de foutre le camp, de retrouver ma vie d’avant et de tirer un trait sur tout ça. Est ce que je serai prêt à tirer un trait sur les relations que je me suis faite ici ? Même si c’est difficile à admettre je pense que oui. Si je peux je garderai contact, mais soyons honnête, on se dit toujours qu’on va se revoir, s’écrire, s’appeler et puis … le temps passe, les contacts s’estompent. Ils sont ma famille néanmoins, et je n’ai jamais été du genre à laisser tomber ni oublier ma famille. Sincèrement, je ne sais pas et je crois que je n’aurai pas de réponse franche et définitive avant

L’instant d’après, j’ai ressenti un nouveau picotement et en tentant de bouger je me suis rapidement rendu compte que je n’étais plus mettre de mon corps. Je ne sais plus comment ils appellent ce sort, et je m’en fous pas mal, tout ce que je sais c’est que je ne supporte pas qu’on me prive ainsi de ma liberté. Être enfermé ici depuis trop longtemps c’est déjà suffisant il me semble, en terme de privation mais non, à eux ça ne leur suffit jamais. J’ai eu envie de me manifester, naturellement, mais j’ai continué à prendre sur moi. Fierté, que je ne suis pas près d’abandonner. Y compris quand un sale type dans son genre s’approche si près de moi. De toute façon même si je voulais le repousser je ne serai pas en mesure de le faire alors … je ronge mon frein et j’attends que ça passe. C’est tout ce que je peux faire et je n’ai pas l’intention de lui donner la satisfaction de me voir m’énerver et perdre le contrôle, même si à l’intérieur je bouillonne et je fulmine.

« Bien essayé mon grand. Mais on va appliquer mes règles et je suis sûr que tu vas adorer ça… »

Complexe de supériorité évident, aurait peut être dit un psy. T'as déjà pensé à aller consulter ? Si ça te prend un jour, emmène tous tes p'tits camarades avec toi et peut être qu'on vous fera un prix de groupe. De toute façon vous souffrez tous du même symptômes à la base, y a peut être juste quelques déclinaisons différentes. Ah, visiblement on va faire une balade. Chouette ! N'allez pas croire que parce que je fais le malin je prends ça bien et je n'ai pas peur. Ni l'un ni l'autre ne sont vrai et tout aussi réel que le soupire de soulagement que j'ai poussé malgré moi en voyant qu'on ne descendait pas dans les cachots même si dans le fond … qu'est ce que ça change ? Leur magie est partout, c'est pas le lieu qui a de l'importance au final. Sans pouvoir faire quoi que ce soit pour luter contre je me vois aller chercher une chaise et l'installer au milieu de la pièce dans laquelle on vient de rentrer, avant de finalement m'assoir dessus comme un élève sage et discipliné. De son côté, je pense qu'il est entrain de lancer des sorts un peu partout, sans doute pour verrouiller la porte ou insonoriser le bordel. J'en déduis qu'il envisage de me faire crier … C'est bien, c'est bon signe, tout va bien. L'instant d'après mes bras se posaient sur les accoudoirs et des liens les entravaient. Lui était devant moi, l'air pleinement satisfait et si j'avais pu je lui aurai probablement sauté à la figure. C'est sans doute une bonne chose que je ne sois pas maitre de mes mouvements ...

« Tu fais si plaisir à voir ainsi… »

C’est bien, il te suffit de pas grand chose pour être heureux mon grand. T’ira loin dans la vie avec cette mentalité là mais je crois que prendre son pied en matant un mec attaché sur une chaise ça peut soulever quelques questions sur ton état mental et tes hobbies. Enfin ça n’est qu’un point de vue personnel, bien entendu. Reflexe humain j'ai quand même amorcé un mouvement pour reculer, avancer, me dégager, peu importe et je me suis rendu compte qu'il avait levé l'emprise magie qu'il avait sur moi.

Souviens toi Cameron, la vie c’est comme le poker : 50% de bluff, voir plus. La voix de Sullivan me caresse l’esprit, comme souvent dans ce genre de situation. J’ai peur, j’ai mal, mais je repense à tout ce qu’il m’a appris et sa présence m’aide à gérer ce genre de situation. Elle l’a toujours fait. Oui, je parle bien de présence et croyez-moi j’ai bien toute ma tête. Qui plus est, avec le recul, je me dis que si la Magie existe – et elle existe, il serait difficile de faire plus flagrant – pourquoi est ce que ma façon de voir les choses seraient une ineptie par rapport au reste. Je sais qu’il ne m’a jamais abandonné, tout comme je sais qu’un jour on se retrouvera. Chacun sa manière de penser, c’est tout. Je ne juge pas celle des autres, et puis de toute façon tout ça se passe dans ma tête. J’ai donc l’image d’un chaton acculé par un énorme chien, qui gonfle ses poils pour avoir l’air plus impressionnant et ça me ferait presque sourire. Il sait que concrètement il n’a aucune chance de gagner la bataille, pas par la force en tout cas, mais c’est un moyen de se défendre et se préserver tout aussi efficace. Je ne me compare pas à un chaton, mais finalement la situation n’est pas si différente. Dans les faits, je ne peux rien faire pour me libérer et échapper à l’emprise – physique – de ce type qui visiblement à l’air d’avoir un sérieux problème psychologique. D’un autre côté, trouvez-moi un « Supérieur » sain d’esprit dans ce bahut … Pour en revenir au chaton, les seules solutions qui s’offrent à lui pour qu’il s’en sorte sont les suivantes : Prendre la fuite, mais encore faut-il avoir la possibilité de le faire. Se cacher, mais encore faut-il avoir un endroit à disposition. Attendre que son agresseur se lasse et s’en aille, mais … ce ne sont pas des choses qui arrivent souvent. Chez les chiens et les chats peut être mais en l’occurrence chez l’homme, même si ça arrive, c’est plutôt rare. Et à moi, il me reste quoi comme option ? Fuir ? Attaché comme je le suis, ça me semble plutôt compliqué. Me cacher ? Même problème, je peux difficilement me recroqueviller sur moi même jusqu’à disparaître et comme à ma connaissance je ne suis pas une autruche, je ne vais pas non plus essayer de me foutre la tête dans le sol pour avoir l’impression que ça va me sauver les miches. Est ce que c’est pas une légende urbaine ça d’ailleurs ? Bref ! Je suis fait comme un rat alors chaton ou pas tout ce qu’il me reste c’est prendre mon mal en patience, attendre qu’il ait fini de s’amuser et ne lui donner aucune satisfaction. Il veut m’entendre crier, et bien il peut toujours attendre. Il veut me voir me débattre ? Même topo. Je suis là, je sais que je vais sans doute y rester un moment mais si je peux éviter de rentrer dans son jeu je ferai tout ce que je peux. Je prends sur moi, il faut le savoir. Ça n’est pas parce que je me tiens tranquille que je vis bien cette situation, mais c’est le jeu alors je reste là, immobile et silencieux, mes yeux bleus ancrés dans les siens. Je n’irai pas pousser le vice jusqu’à sourire, pas encore. On verra bien lequel des deux craquera en premier et puis de toute façon c’est pas comme si j’avais une urgence, un truc sur le feu, un bus à prendre ou que j’étais en retard au boulot …
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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Lun 11 Mar 2013 - 22:14

Keith commençait déjà à sentir son sang battre fortement dans ses tempes, dans sa nuque. C’était impressionnant comme il pouvait suivre avec précision cette force provoquée par le flux sanguin, le réveil de son myocarde qui jusqu’alors semblait s’être éteint, semblait avoir perdu tout droit de parole. Et pourtant, à l’idée qu’il allait pouvoir faire souffrir ce jeune arrogant, à l’idée que bientôt sa voix allait emplir la pièce, tout s’allumait en lui. L’homme n’était plus, depuis un moment déjà, qu’une épave, qu’un morceau de ce qu’il avait pu être auparavant. Rien en lui ne ressemblait à ce que l’on a coutume de trouver chez un être vivant. Pas un souffle différent de l’autre, pas une émotion, pas un changement de teint, pas un rictus non contrôlé n’osait prendre place sur son visage. Il se rapprochait de plus en plus de la machine, se contentant de vivre pour le fait de vivre, de subvenir à ses besoins primaires et nécessaires. La vie l’avait amoché, détruit et de fait, il n’arrivait plus à fonctionner comme avant. Certaines connexions semblaient s’être défaites de manière plus ou moins définitive et de fait, trouver les raccords, rafistoler le tout était loin d’être une mission facile. D’autant que Keith n’avait nullement envie de se battre pour cela. Il ne cherchait pas à ressentir de nouveau des émotions réellement humaines (hormis la souffrance et la peine qui étaient devenues ses éternelles compagnes). Il n’y voyait pas d’intérêt, non clairement pour lui ce n’était rien de plus qu’une formalité à laquelle il n’avait plus trop envie de se plier. Pourtant, voilà que soudainement, il sentait que la vieille machine rouillée était en train de se mettre en marche. Lorsqu’il avait vu le jeune insolent, il avait senti ce léger bruissement à l’intérieur de lui, le crissement de rouages fatigués qui ont un peu de mal à redémarrer. Et puis, plus le temps passait, plus cette sensation devenait plus vive, plus intense. Le bibliothécaire comprenait que l’idée de le torturait était en train de refaire vivre en lui ce qu’il aurait dans le passé, communément appelé des « émotions positives ». Cela pouvait paraître paradoxale que créer le mal était en soin sa seule façon de reconnecter avec des émotions habituelles et humaines et pourtant il devait bien avouer que c’était clairement le cas. Il ne pouvait pas le nier, d’ailleurs il n’avait même pas envie de le faire. Il n’avait plus rien qui le retenait aux habitudes du monde, à la volonté d’être quelqu’un d’intègre, de normal, capable de réprimer ses pulsions. Loreena n’était plus là pour lui dire qu’il dérailler, pour lui hurler dessus et ensuite le prendre dans ses bras en lui murmurant à l’oreille comment elle l’aimait, celui qu’il était réellement et qu’il devait rester pour elle. Désormais il était seul face à lui-même, face à sa rage, ses pulsions de colère et surtout, cette nouvelle haine grandissant en lui, cette colère qui commençait à le dévorer de l’intérieur tout en lui demandant de tout détruire avec lui, de tout emmener sur son passage. Il plongeait de minute en minute et son esprit ne faisait que l’encourager à le faire. Mais il ne plongerait jamais seul. Oui, ce qui faisait qu’il se sentait vivant en cet instant c’était la simple idée que dans cette descente vers l’horreur il allait entraîner quelqu’un avec lui, quelqu’un qui ressemblait temps au jeune insolent qui avait détruit sa vie. Tout n’en devenait que bien plus jouissif.

Sa baguette représentait alors toutes ses envies. Il sentait bien que grâce à un peu de magie, il allait pouvoir faire battre son cœur bien vite, il allait pouvoir savourer ce moment si particulier. Oui, il allait pouvoir faire crier ce petit enfoiré en l’espace de quelques instants. Ce dernier d’ailleurs semblait plutôt tranquille. Il avait bien sûr essayé en vain de se détacher, de se défaire mais rien de plus. Depuis qu’ils étaient arrivés dans la pièce, le jeune s’était tût, ne semblant se permettre aucune réflexion. C’était peut être sa façon à lui de se protéger, d’éviter d’exprimer trop clairement sa douleur plus tard. Comme s’il se préparait à passer pour un dur à cuir. Mouais, il pouvait faire ce qu’il voulait de toute façon cela ne changerait rien. Keith se décida alors à commencer les hostilités. Il devait montrer à ce morveux à qui il avait à faire et surtout, ce à quoi il devait s’attendre pour la suite des événements. Aussi, d’un geste de la main et en murmurant quelques mots, il mit feu au haut du jeune homme. Juste assez pour que le tissu s’embrase et que les flammes lèchent la peu du jeune homme. Cependant, il cessa le feu rapidement, il n’avait pas envie de l’abîmer trop vite, du moins pas de cette manière, ce n’était pas assez drôle. Mais le principale c’était que son haut était en miette, le gamin était alors à sa merci et surtout, il pourrait voir les plaies se dessiner sur lui, le sang couler et cela avait une saveur toute particulière. Et puis, s’il avait pris soin de maîtriser le feu, il avait quand même fait en sorte qu’il souffre un peu, sinon cela perdait une partie de son intérêt. Une bonne petite mise en jambes. Keith se mit alors à tourner autour de sa proie, il adorait être dans la peau du prédateur, c’était clairement devenu l’une de ses sensations favorites, une saveur toute particulière.

« J’espère que tu n’as pas de petit rendez-vous de prévu car ça risque de durer longtemps… »

Keith avait volontairement accentué le dernier mot, s’étant arrêté juste le temps de le prononcer. Lui qui en temps normal était si discret, peu bavard se permettait désormais de s’exprimer à volonté. Il n’avait pas de frein, il ne craignait pas d’être emmerdé, pris dans une discussion qu’il ne souhaitait pas. Comme il avait cette agréable sensation de tout contrôler dans cette pièce, il n’avait pas peur d’agir comme il le souhaitait, il n’avait pas peur de s’exprimer, il ne craignait nullement d’être importuné. Prendre les commandes. Le bibliothécaire retourna alors face à sa victime. Il prit le temps de l’observer, d’enregistrer chaque détail de ce type face à lui, offert à sa bonne volonté. Son visage et celui de l’autre enfoiré ne cessait de se mêler dans sa tête et cela n’accentuait que son envie de lui faire du mal, de le torturer jusqu’à ce qu’il hurle, jusqu’à ce qu’il implore sa pitié. Pour ça, il devait continuer, il devait traduire son sadisme en acte. Aussi, Keith pointa de nouveau sa baguette sur le jeune homme et à l’aide d’un Diffindo il fit une large entaille sur le torse du jeune homme, partant de son épaule droite vers sa hanche gauche. Ne souhaitant pas s’arrêter là, il continua ensuite mais avec de plus petites plaies cette fois, à plusieurs endroits. Il s’amusait à varier les profondeurs aussi. Au fur et à mesure que les marques se dessinaient sur le corps du jeune homme et que le sang commençait à recouvrir sa peau, un joli sourire apparaissait sur le visage du bibliothécaire. Décidément, c’était clairement jouissif pour lui. Il s’arrêta cependant soudainement pour contempler son œuvre, pour prendre le temps d’observer ce magnifique dessin.

« Tu es bien mieux comme ça. Oui, ça reflète bien mieux la pourriture que tu es à l’intérieur… »

Ce sang reflétait en effet bien l’image que Keith avait de ce jeune homme. Il le voyait comme un être mauvais, sombre qui ne pouvait apporter que des choses néfastes, que le désespoir. Il était ce type qui avait ruiné sa vie et il voulait donc le saigner à blanc mais lentement bien sûr. Cela ne devait pas aller trop vite, il devait pouvoir en profiter…
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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Jeu 14 Mar 2013 - 12:48

J’ai une faculté déconcertante à me foutre dans la merde, c’est un fait avéré et établit depuis des années. Ça n’a pas changé en arrivant là même si je me suis calmé ces derniers temps. Il faut dire que ça va un temps mais il faut savoir faire des pauses si on veut se préserver. Je ne suis pas un surhomme, j’ai des faiblesses, comme tout le monde donc non, même si j’aimerai – quoi que – je ne suis pas indestructible. Il se trouve que pour cette fois, je n’ai pas cherché ce qui me tombe dessus. J’étais simplement tranquille dans un coin du château, à refaire le monde dans ma tête, et puis ces abrutis se sont pointés et ont commencé à me faire chier. Naturellement je suis entré dans leur jeu, plus ou moins, parce que calmé ou pas je peux difficilement rester stoïque quand on me provoque. Enfin disons que ça dépend des circonstances et surtout de la ou les personnes que j’ai en face de moi. Les autres gus là, je me serai fait un plaisir de les faire tourner en bourrique mais j’ai rapidement compris qu’avec ce gars là, ça ne se jouerait pas dans la même cour, ni avec les mêmes règles. Ce matin en me levant je n’ai pas pensé une seule seconde que la journée pourrait se passer comme ça, ni même qu’elle pourrait être la dernière. Oui il m’arrive parfois de tourner et retourner ça dans ma tête, d’y songer, de songer à la mort et de l’accepter mais étrangement, alors que je me retrouve maintenant assis et ligoté sur cette chaise au beau milieu d’une pièce quelconque, ça ne me vient pas à l’esprit d’accepter mon sort. J’ignore ce qu’il va faire de moi mais j’ai néanmoins la certitude qu’il voit en moi quelque chose qu’il ne supporte pas et qu’il entend bien me le faire payer. Peu importe ce que c’est. Est ce que je dois ce privilège à mon simple statut de Moldu ou est ce que c’est bien plus profond que ça ? Difficile à dire mais avec le temps et l’expérience j’ai pu me rendre compte que la lueur n’est pas la même dans le regard en fonction de ce qu’il se passe réellement à l’intérieur. Ce type là ne tourne pas rond, et à voir son sourire alors que je garde le silence, je sais que je risque de passer un sacré mauvais quart d’heure. Est ce que j’ai peur ? Oui, évidemment, mais je ne le montre pas et c’est plus une question d’instinct que de fierté dans le cas présent. Je suis très attaché à la fierté, c’est ancré en moi et ça n’en sortira jamais, mais mon instinct de survie est surement plus fort encore et tant mieux. Ça n’est pas pour autant qu’il me verra le supplier ou qu’il m’entendra crier si je peux m’en empêcher. Je ne verserai pas l’ombre d’une larme non plus si je peux éviter ça, mais je ferai tout ce que je peux pour encaisser tout en ne lui donnant aucune satisfaction. On en revient toujours au chat et à la souris : Si la « proie » - a noter que je déteste cette comparaison mais passons – ne réagit pas, le prédateur se lassera plus vite. Lui ce qu’il veut c’est de l’action, des cris, des larmes, du sang. Un truc qui le fasse vibrer, ça j’en suis presque sur. Et je n’ai pas l’intention de lui donner tout ça. Même s’il peut tirer mes ficelles, je ne serai jamais son pantin. Pas vivant en tout cas.

J’aurai du m’attendre à ce que ça commence, mais la magie n’étant pas mon crédo et ayant toujours été habitué à d’autres formes de « torture » je ne l’ai pas anticipé, ni vu venir. Quand mon T-shirt s’est embrasé je n’ai pas pu m’empêcher de paniquer et si j’avais eu plus de liberté de mouvement je crois que je me serai lamentablement cassé la gueule. Sans pour autant pouvoir me détacher de cette putain de chaise, c’est plutôt clair vu à quel point les liens étaient serrés et me brulaient la peau, mais j’aurai néanmoins sans aucun doute fini ma course sur le sol. Ça n’est pas arrivé, et malheureusement je n’ai pas pu m’empêcher de crier. Un cri de surprise, c’est tout. Pour le reste j’ai serré les dents mais la douleur, la brulure qui s’est emparé de tout le haut de mon corps m’a fait l’effet d’une chute dans un volcan en fusion, même si bien sur je ne connais pas ce point de comparaison. On imagine, c’est tout. J’ai eu mal, c’est aussi simple que ça, mais ça s’est arrêté aussi vite que ça n’est venu. Les flammes, en tout cas, parce que la douleur elle, est bien restée la garce. Et bien que je n’ai jamais été du genre grand pudique, c’est toujours un grand moment de vulnérabilité que de se retrouver sans la barrière du tissus. Mon vêtement a volé en cendre et je me suis retrouvé torse nu face à mon geôlier, chose que je n’ai pas du tout apprécié mais j’ai continué de serrer les dents sans jamais le lâcher du regard. Il avait ainsi pleine vision sur mes nombreuses cicatrices et mes tatouages. Lorsqu’il s’est mis à tourner autour de moi, j’ai clairement eu une envie de meurtre. Je me connais, ma patience n’est pas légendaire même si elle est à l’épreuve des balles. Le problème ici, c’est que justement il n’y a pas de balles. Ça je saurai le gérer, la magie, non.

« J’espère que tu n’as pas de petit rendez-vous de prévu car ça risque de durer longtemps… »

Si, j'ai rencard avec mon banquier, pauvre con.

Il s’est arrêté pour prononcer ces quelques mots, et j’ai fermé les yeux l’espace d’une seconde. Se sentir captif n’a jamais été une partie de plaisir et l’impuissance détruit un homme. Je ne veux pas en arriver là mais j’ai beau chercher, je ne vois aucun moyen pour me sortir de ce traquenard. Une aide extérieure, oui peut être même si ma fierté – encore et toujours – en prendrait un coup, mais personne ne sait que je suis là et le hasard ne fait pas toujours bien les choses. tout ce que je peux faire pour l’instant c’est me recentrer sur moi même, l’ignorer et me focaliser sur autre chose. Mon frère, en l’occurrence. Oui c’est à lui que je pense, c’est toujours à lui que je pense en cas de coup dur et ça m’aide.

La douleur physique est quelque chose que je peux me venter de supporter assez bien, mais même si j’aime la péter et me prendre pour dieu, je ne fais pas le poids face à ça. Oui je vais tenir, un temps, mais si ça n’est pas la souffrance qui me tue ça sera le manque de sang. J’ai essayé de ne pas hurler quand il a pointé sa baguette sur moi et que ma peau s’est déchirée de mon épaule droite à ma hanche gauche, j’ai essayé de continuer à serrer les mâchoires, et les poings, mais la douleur était trop forte. Rapidement je me suis retrouvé essoufflé et impuissant, je n’ai pu que contempler l’ampleur des dégâts. J’étais en sang, et lui s’amusait comme un petit fou à me faire des plaies ici et là grâce à son précieux jouet. Un instant j’ai penché la tête en arrière, pour essayer de faire abstraction, mais il a rapidement attiré mon attention à nouveau.

« Tu es bien mieux comme ça. Oui, ça reflète bien mieux la pourriture que tu es à l’intérieur… »

Regarde. Regarde ton œuvre et régale-toi, enfoiré. J’ai grincé des dents, baissé la tête une seconde, essayé de me défaire de mes liens mais ça n’en faisait que d’autant plus mal alors j’ai relevé les yeux vers lui et c’est un sourire que je lui ai adressé cette fois.

« J’ignorai qu’on était aussi intime toi et moi. Puisque t’as l’air de si bien me connaître, enfin de connaître la pourriture que je suis, dis-moi ce qui se passe dans ma tête là, maintenant, tout de suite ? Enfin selon toi, t’as le droit à l’erreur bien sur. »

Sarcasme, encore et toujours. Je souffre le martyr, je ne tiendrai surement pas longtemps comme ça et je ne peux pas t’atteindre physiquement, mais j’ai encore des armes à disposition malgré tout.

« J’me d’mande bien ce qui a pu se passer dans ta vie pour que t’en arrive là … Laisse moi deviner, ta femme s’est barré avec ton meilleur pote ? T’étais le p’tit dernier de la famille, le vilain petit canard et tes parents t’ont jamais aimé autant qu’ils ont aimé tes frères et sœur ? T’étais le bouc émissaire de l’école et tu finissais la tête dans la cuvette des chiottes tous les matins ? Ou dans la benne à ordures, chacun son truc. Enfin j’te cherche des excuses là, mais si ça se trouve t’es simplement taré de naissance et complètement con. »


J’ai la rage et la haine au creux du ventre. Prie pour que mes liens ne se brise pas, et imprime toi dans le crane que j’ai la rancune facile, que la vengeance est un plat qui se mange froid et que je ne te lâcherai pas si tu as le malheur de me laisser vivre.
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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Lun 25 Mar 2013 - 16:13

Le cri de sa victime. Keith s’en délectait. Ce simple son avait accéléré son rythme cardiaque et une poussée d’adrénaline. Alors bien sûr, ce n’était pas un cri déchirant, un hurlement, un appel au secours mais il se plaisait à dire que c’était plutôt un bon début. Quand bien même il se doutait, il ressentait bien que cette manifestation sonore venait plus de la surprise, cela le rendait joyeux. La partie s’annonçait alors bien plus distrayante. L’autre avait beau faire le malin, chercher à lui prouver qu’il était un dur à cuir et qu’il n’allait pas se laisser impressionner si facilement, l’homme sentait qu’il pouvait gagner, qu’il pouvait lui faire ravaler sa fierté en lui prouvant qu’il ne pouvait rien contre lui. Oui le bibliothécaire n’aspirait qu’à le ramener à son rang, en faire un véritable rampant, dans tous les sens du terme et contempler son œuvre avec délectation. Inscrire ce moment dans sa mémoire pour pouvoir le ressortir lors des accès de colère, se rappeler la sensation de puissance et de justice qui l’avait parcouru en cet instant. Car certes, si Keith était totalement déconnecté, si sa moralité semblait avoir pris un tournant des plus étranges, il n’en restait pas moins qu’il était convaincu que l’horreur était nécessaire, que son action avait un fond de justice. Sa colère puisait sa source dans les ignominies que les jeunes hommes comme celui en face de lui pouvaient commettre. Alors s’il était en train de devenir mi-homme mi-bête, si son humanité semblait s’être envolée avec la lucidité de sa femme, il se devait d’agir ainsi, il se devait de faire le sale boulot à la place de toutes ces mijaurées juste capables de se plaindre de la situation. Il était le bourreau, il avait le mauvais rôle mais il s’en contentait, pire, il en était même fier. Il l’avait très bien compris à la vue du sang. Auparavant, il n’avait jamais été sanguinaire, s’il n’était pas ragoûtée par ce fluide, il ne l’avait jamais particulièrement apprécié. Et pourtant, ce jour-là, il lui semblait parfait. C’était pour lui l’incarnation de ses désirs, l’incarnation de cette purge qu’il était entrain d’opérer. Il voulait rééquilibrer la balance, faire couler le sang de ce jeune homme pour tout ce que sa femme avait ressenti, pour chacune de ses larmes, chacun de ses cris, chaque parcelle de son esprit qui avait préféré prendre la fuite plutôt que d’affronter plus longtemps la douleur. Ce jeune homme était presque en train de devenir son œuvre d’art. Une pièce unique qu’il pourrait exposer, montrant ainsi toute la colère mais aussi la possibilité de vengeance qu’il représentait, au-delà d’une rémission qui semblait lui glisser des mains chaque jour un peu plus. Jubilation, plaisir. Rien de plus. Le gosse résistait pourtant, il le voyait bien serrer les dents, retenir avec ce qu’il devait voir comme du courage, les plaintes et les cris. Un peu de défi dans tout ça. Keith allait devoir forcer un peu la dose, continuer dans sa lancée quitte à s’épuiser en abusant des sorts. Tant pis, s’il savait qu’il n’était pas surhumain, il se sentait envahi par une telle énergie, par une telle détermination qu’il ne s’arrêterait pas tant qu’il ne serait pas pleinement satisfait même si cela signifiait qu’il allait finir essoufflé et épuisé.

Seulement, dans tout cela, Keith en avait presque oublié le fait que malgré sa bassesse, cette petite chose pouvait avoir une volonté propre voire même, un peu de mordant. Alors bien sûr il lui avait parlé, il l’avait provoqué mais sans vraiment envisager qu’il puisse répondre, se manifester d’une quelconque façon que ce soit. Aussi, lorsqu’il entendit sa voix s’élever, l’homme fut clairement surpris. Cependant, il effaça la surprise bien vite. Ce n’était pas étonnant qu’il réponde, cela correspondait bien à l’image qu’il avait de ce jeune homme, au type sombre qu’il représentait à lui seule. Ce genre de rampants avaient l’habitude d’ouvrir grand la bouche, de brasser sans cesse de l’air pour paraître farouche, solide. Cela ne prenait pas trop avec Keith, il n’allait pas se laisser impression par trois mots. Cependant, ce qui pouvait être dangereux pour ce jeune homme c’était la colère qu’il pouvait éveiller. Car oui, il pouvait arriver à son but, énerver Keith, lui faire péter un plomb. Sauf que dans ce cas, sa violence serait décuplée, son envie de tout casser serait bien brutale et si pour lui cela signifierait du plaisir en moins, cela signifierait peut être pour l’autre des dégâts bien plus importants. Enfin, pour le moment le jeune homme se contentait de jouer aux devinettes, insistant sur le fait que le bibliothécaire prétendait savoir exactement qui il était. Il se contenta d’ailleurs d’un haussement sourcil, comme si sa question lui paraissait des plus stupides, comme s’ils étaient tous les deux face à une évidence que seulement l’un acceptait de voir. Aussi ce fût sur un ton plat, presque las que l’homme entreprit de répondre de manière rapide à sa proie.

« Je me fiche de ce qui se trame dans ton esprit. L’important c’est ce qui domine en toi, cette vilénie, cette prétention qui n’est que malsaine, qui ne produit que de mauvaises choses. »

La pitié qui se fout de la charité, c’était sans doute ce qui pouvait émaner de ces propos. Et pourtant, Keith était convaincu de ce qu’il venait de dire, c’était sans doute pour cela qu’il avait parlé si calmement, si lentement. Il venait simplement d’évoquer une évidence, il n’y avait alors pas besoin de débattre, de chercher à prouver son point de vue d’une quelconque manière puisque, pour lui, rien ne pouvait contredire cela. Cependant, alors qu’il venait tout juste d’asséner ce qu’il voyait comme la vérité, le jeune homme reprit la parole. Il le trouvait bien bavard. Surtout que pour ce qu’il avait à dire, il aurait mieux fait de se taire. Mais Keith devait bien lui reconnaître une chose, cette façon désespérée de se débattre avait un côté franchement amusant. D’ailleurs, aussi surprenant que cela puisse paraître, le bibliothécaire éclata de rire. Cela faisait bien longtemps qu’il ne s’était pas exprimé ainsi, un long rire, sonore, vif. Et pourtant, ce rire n’avait rien de joyeux, il cachait quelque chose de sombre, de pervers qui n’annonçait rien de bon. Qui ne faisait que montrer encore une fois que son esprit était en train de sombrer de plus en plus dans l’irréel, dans l’absurde sans que cela ne lui pose aucun problème de conscience.

Alors que son hilarité était en train de se calmer, Keith s’approcha lentement de sa victime. Il posa ses mains sur les accoudoirs et se pencha vers le jeune homme, le regardant droit dans les yeux. Son visage était redevenu froid. Dans ses yeux, c’était un combat constant entre l’excitation et sa froideur habituel, ce côté austère qui a une époque lui donnait un air sage et qui désormais, semblait s’accorder avec sa colère, cette violence dont il était clairement capable.

« Ne cherche pas à me comprendre, tu n’y arriveras pas. Et quand bien même tu découvrirais quelque chose, je crois que cela serait bien plus dangereux pour toi que ça ne me ferait de mal. Alors tais-toi si tu ne veux pas que je m’énerve. J’ai bien du mal à contrôler ma colère. »

Keith ne pouvait pas cacher qu’il y avait quelque chose à l’origine de ce déchaînement de violence, que cela n’était pas que naturel. Cependant, il n’aimait pas en parler et surtout, il détestait entendre quelqu’un parler de sa femme. Il avait l’impression qu’elle était constamment souillée dans la bouche des autres. Aussi, celui qui s’engageait dans cette voix, s’exposait à bien des souffrances. Keith recula finalement. Il pointa alors sa baguette vers le jeune homme et soigna ses blessures, du moins il les referma pour stopper l’écoulement de sang. Il n’avait pas envie qu’il se vide bêtement de ce fluide vital, ce n’était pas très intéressant. Puis, il lança un sort de strangulation. Cela devait être douloureux de sentir l’air manquer, de sentir ses poumons brûler comme s’ils allaient exploser. Cependant il ne voulait pas non plus le laisser partir comme ça. Le bibliothécaire insista donc pour qu’il souffre, pour qu’il se sente partir, pour qu’il n’ait qu’une envie, que tout cela cesse. Mais il brisa finalement le sort pour qu’il reprenne son souffle. Du moins juste quelques instants. Puis, il fit de nouveau quelques entailles sur le torse offert du jeune homme, encore maculé de sang. S’il aimait varier les plaisirs, lui faire mal de différentes façon, il devait bien avouer qu’il adorait voir le sang, que cela lui procurait un bonheur tout particulier auquel il n’avait pas envie de renoncer. Qu’il continue à se débattre s’il en avait envie, il était foutu. Keith n’allait certainement pas le tuer, non il n’avait pas envie de renoncer à la possibilité de le faire souffrir encore et encore, de lui administrer une lente et douloureuse punition. Mais il n’avait pas envie de l’épargner. Il voulait lui faire mal mais aussi le détruire mentalement, faire de sa détermination une simple bouillie.
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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Mar 26 Mar 2013 - 21:01

Injustice. Impuissance. Ce sont des choses que je ressens en ce moment même. Injustice, oui, j'insiste. C'est vrai, je n'ai pas toujours été un ange mais ce type là n'a – à ma connaissance en tout cas – rien à me reprocher si ce n'est d'être, et je cite, membre d'une « espèce indigne » doublé d'une pourriture de l'intérieur. Je ne sais pas, j'ai le sentiment que ça n'est pas vraiment moi qu'il voit quand il me regarde mais il a l'air tellement fou – et pas dans le bon sens du terme – qu'il est peut être simplement entrain de s'amuser avec le premier qui passe. Après tout, ces types là ont toujours bien fait comprendre qu'ils n'avaient pas besoin de raisons ni d'excuses pour traiter les autres comme de la merde. Les Sorciers ne sont pas épargnés mais pour nous autres les Moldus, c'est encore pire. Je m'étonne parfois d'être encore en vie d'ailleurs. Au même titre qu'Emily ou Kyle. Je crois bien qu'on est les plus anciens présent ici et on en a vu défiler un sacré paquet de visages. C'est aussi pour ça que je ne prends plus vraiment la peine de prendre des nouveaux sous mon aile, comme une sorte de résignation. Ils sont peu à survivre et quand bien même, la moitié n'ont plus toute leur tête. Je ne sais pas ce qu'on est tous les trois : Des chanceux ? Il y a obligatoirement une part de ça. D'ailleurs, je ne vois pas d'autres explications. Kyle aurait pu mourir 100 fois depuis qu'il est là et après tout ce qu'il a encaissé mais il s'accroche à la vie. J'ai rarement vu ça d'ailleurs. Il a énormément de cran, il m'impressionne. Il paie pas de mine comme ça, quand on le regarde, mais il est bien plus fort et résistant qu'il n'en a l'air. Et Emily ? C'est la même. Je ne suis probablement pas au courant de la moitié de ce qu'elle a du vivre mais elle a toujours le sourire quand on se voit et je crois que c'est sa plus grande force. Oh bien sur il lui arrive de ne pas réussir ou de ne pas avoir envie de faire semblant tout simplement, mais elle fini toujours par retrouver son visage de Tigresse tôt ou tard. Elle aussi m'impressionne. Et moi dans tout ça ? Je tiens encore, c'est un fait, et pourtant je n'ai pas l'impression d'essayer de me raccrocher à quoi que ce soit, si ce n'est eux, pour survivre.

Si je suis encore en vie c'est à mon sens 50% de chance et 40% d'aides extérieures. La liste s'allonge et non ça ne plait pas à ma fierté mais j'ai appris à m'y faire. Évidemment que ça froisse quand c'est une fille qui sauve ton cul, mais c'est comme ça. J'ai longtemps cru que ma fierté valait plus que tout le reste y compris ma vie, aujourd'hui mon état d'esprit a quelque peu changé mais tout dépend des circonstances. Accepter l'aide d'une personne tel que Jordane ou Megan et j'en passe, c'est une chose. M'écraser devant cet enfoiré, c'en est une autre et ça n'arrivera pas. Je ne le supplierai pas, ni de me laisser, ni de m'achever. Et les 10% qui restent, c'est à moi que je les dois. Je sais ce que je vaux et je sais aussi que je suis capable d'encaisser beaucoup de choses, de même que je suis capable de me sortir de situations d'apparences totalement improbables. J'ai vécu 15 ans avec la rue et ses dangers, j'ai survécu à pas mal de blessures et de coup fourrés, et c'est vrai mes frangins étaient là pour assurer mes arrières et moi les leurs mais quand on crève, on crève seul. Aucun de nous tous n'a pu sauver Sullivan et pourtant on était nombreux présents ce jour là quand il s'est écroulé. La vie là bas, la vie ici, ce sont deux choses bien distinctes que je ne peux pas comparer, de toute façon.

Marre toi mon pote, tout ça, ça ne dure qu'un temps. Qu'est ce qui se passera une fois que t'auras fini de t'amuser avec moi ? Rien. Absolument rien. Au pire tu te sentiras bien pendant quelques heures, et puis tu te rendras compte que finalement, c'était éphémère. Alors peut être que tu te trouveras un autre cobaye à emmerder mais j'en doute. Je le vois à ta façon de me regarder. C'est moi, et c'est pas un autre malgré ce que t'essaies de me faire croire avec tes beaux discours.

L'instant d'après il se calme, retrouve cette froideur apparente qui n'est pas convaincante pour moi. Il est instable et ça je l'ai vu dès le départ. Il se cache derrière un mur qu'il espère solide mais il s'effrite et il ne s'en rend même pas compte. Stupide. Et fou. Complètement. Il pense avoir un contrôle qu'il n'a sans doute jamais eu. C'est en tout cas comme ça que je le perçois alors que mes forces commencent à se faire la mal. Le sang continue de couler, ma peau me brûle et mes poignets se déchirent lentement mais surement sous leurs entraves. J'ai mal, mais je n'en montre rien. Autant que je le peux en tout cas. Le voilà penché sur moi, ses yeux dans les miens. Près. Trop près. J'hésite à lui mettre un coup de tête mais son petit discours m'intéresse.

« Ne cherche pas à me comprendre, tu n’y arriveras pas. Et quand bien même tu découvrirais quelque chose, je crois que cela serait bien plus dangereux pour toi que ça ne me ferait de mal. Alors tais-toi si tu ne veux pas que je m’énerve. J’ai bien du mal à contrôler ma colère. »
« Je vois ça. »

J'ai touché un point sensible, mais je ne sais pas lequel. Peu importe, j'ai au moins un semblant de satisfaction et ne t'attend pas à ce que je lâche l'affaire, à ce que je te lâche toi. Et moi je ne m'attendais pas à ce qu'il referme les blessures qu'il m'avait infligé. Ça n'a pas atténué la douleur, loin de là, mais au moins je n'avais plus l'impression de me vider de mon sang. J'aurai du me dire que c'était reculer pour mieux sauter mais la magie ne cessera jamais de me surprendre. La vérité, c'est que tout ce qu'il m'a fait jusqu'à maintenant, un simple être humain aurait tout aussi bien pu le faire avec ses propres mains. Me saigner comme un porc avec une lame … A vrai dire, je l'ai déjà fait par le passé. L'arme blanche, c'est mon grand truc. J'ai toujours une lame sur moi, et ce depuis que je suis tout gosse. Ça et mon 9mm avant qu'on m'envoie ici. J'imagine qu'il n'aurait pas fonctionné entre ces de toute façon. En attendant je suis là, impuissant, entrain de chercher de l'air que je n'arrive pas à trouver. Ma tête commence à se dire qu'elle a peut être envie d'arrêter de luter, elle me tourne, et puis tout s'arrête. Réflexe humain, je prends une grand inspiration, puis expire. Mon souffle est saccadé, mon rythme cardiaque affolé. Lui s'amuse, moi je perds patience et à nouveau des marques ensanglantés se forment sur ma peau qui se déchire. Je hurle, je ne peux pas m'en empêcher. Fait chier.

Un instant ma tête tombe, lourde, et je ferme les yeux. Le silence s'installe. J'ai juste besoin d'un peu de répit. Quand je la relève mes yeux cherchent les siens et finalement les trouve. Un sourire, c'est bien un sourire qui se dessine sur mes lèvres.

« Y a vraiment un truc qui a du mal tourner dans ta vie, et tu l'as dit toi même, on risque d'être coincés longtemps ici tous les deux donc j'ai tout mon temps pour essayer de trouver le fond de ton problème. J'suis sur que tu me remercieras après, tu verras. »

Un violent goût de sang dans ma bouche m'oblige à cracher.
Je me ressaisi. Tant bien que mal.

« Ma gueule te revient pas, ça j'ai bien compris. Ok j'suis un Moldu, mais j'crois pas que ça vienne juste de ça. Nan à mon avis c'est plus profond. J'te rappelle quelqu'un, ça se voit à ta façon de me regarder. Ou alors t'as les nerfs parce que je suis tout ce que tu ne seras jamais. Regarde toi, tu fais pitié a essayer de prétendre que t'es un type fort, que t'as le contrôle. Évidemment que tu l'as, mais y a pas franchement de mérite à avoir. T'es juste une merde incapable de faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui l'est pas. J'sais pas ce que tu cherches mais tu l'trouveras pas ici et c'est pas en t'acharnant sur moi que tu retrouveras ce que t'as perdu ou que tu trouveras simplement ce que tu cherches. »

Regard assassin, plein de mépris.
Un ton glacial.

« Tu m'fais pitié. »

Vas-y, torture moi si ça te fait plaisir, tues-moi, j'peux rien y faire de toute façon. Crois pas que je baisse les bras seulement je sais reconnaître quand je suis dans une position inextricable. La magie fausse tous les calculs et les probabilités, elle l'a toujours fait, et contrairement à ce que pensent encore certains sorciers, on ne se bat pas à armes égales. Personne n'arrivera à me sortir ça de la tête.
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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Dim 21 Avr 2013 - 19:25

Il n’y avait aucun doute, Keith avait à faire à une tête de mule, un sale gosse qui cherchait à tout prix à avoir le dernier mot, à inverser les rôles alors que pour le bibliothécaire tout était évident, il était en position de force et l’autre avait beau chercher à se débattre, sortir les griffes et faire comme s’il était sauvage cela ne changerait rien. Il était en position de faiblesse et il se ferait dévorer tout cru avant même de comprendre ce qui était en train de lui arriver. Oui, c’était bien ce qu’il comptait lui faire subir et il n’était pas du genre à renoncer facilement. Sa détermination dans ce genre de cas n’avait d’égal que son sadisme ce qui n’annonçait rien de bon pour la personne en face de lui. D’autant que rien ne pouvait l’arrêter à part sa bonne volonté. Autant dire qu’il y avait peu de chances pour qu’ils s’arrêtent pour ménager sa victime. Alors certes, il n’avait pas envie de le tuer et devait donc faire attention à ne pas le détruire trop vite. Pour autant, il voulait lui faire payer son insolence, lui faire avaler sa langue. Ce gosse répondait à chacun de ses propos comme s’il cherchait le bâton pour se faire battre. Ce n’était pas très malin puisqu’il ne faisait qu’attiser la colère de l’homme mais ce dernier n’avait aucune pitié. Ce mec le cherchait, faisait tout pour le rendre fou et refusait de faire tête basse, il en paierait donc les conséquences. La strangulation puis de nouvelles plaies sur ce torse qui li était offert, non Keith n’avait aucune pitié. Il ne pensait qu’à son plaisir mais aussi à cette vengeance qu’il caressait du bout des doigts, qu’il sentait de plus en plus proche de minutes en minutes. Il savait bien que ce plaisir n’était qu’éphémère et qu’il serait dans l’obligation de recommencer au bout d’un moment. Il savait bien que sa soif était intarissable mais ce n’était pas pour autant qu’il allait refuser le plaisir de l’apaiser ne serait-ce que temporairement. Il en avait besoin de cette accalmie, de ce moment de calme dans son cœur. Car oui, même si c’était la colère qui semblait dominer le bibliothécaire en cet instant, s’il ne semblait être porté que par sa folie meurtrière, il sentait surtout le calme s’approcher. Il sentait surtout un immense soulagement poindre le bout de son nez. Chaque jour était devenu un calvaire depuis qu’elle avait quitté son propre corps, depuis qu’elle avait été emportée par une lame meurtrière. Il devait soulager sa peine et pour cela, il devait en faire souffrir un autre, il devait faire pleurer des larmes de sang sur le corps de quelqu’un pour que l’hémorragie de son cœur se calme un peu, pour que le flot ralentisse, juste le temps nécessaire pour qu’il reprenne son souffle, pour que son corps reprenne des forces ne serait-ce que pour survire quelques jours de plus. Une vie de lutte, c’était sa sentence. Mais il ne partirait pas seul, non il ne sombrerait pas seul dans l’horreur de la souffrance.

Le silence qui venait de s’installer entre les deux hommes permit à Keith de sentir toute la force de ce soulagement qui s’approchait à grands pas. Cependant, c’était sans compter sur le besoin de l’autre gosse de l’ouvrir en permanence, de manifester encore et encore sa présence. C’était sans compter sur cet enfoiré qui voulait tout faire foirer, qui voulait lui ôter son plaisir en ruinant la beauté du moment par d’inutiles paroles. D’autant que, non seulement ce sale gosse était bruyant mais en plus il était prétentieux comme ce n’était pas permis. Il prétendait pouvoir comprendre Keith ? Il prétendait pouvoir le sonder et saisir la raison de son esprit torturé et tortueux ? Il pouvait bien essayer, cela lui était égal, il n’y parviendrait pas. Mais même si l’homme cherchait à se détacher de tout ça, ce sourire insolent l’énervait. Comment pouvait-il encore être aussi insolent ? Comment pouvait-il encore étirer ses lèvres ? Ce n’était pas possible. Qu’il parle, mais qu’il se cache derrière cette déformation de la bouche… Un étrange frisson parcouru alors le corps de l’homme. Il se revit mettre son poing dans la figure de celui qui avait détruit deux vies, il se revoyait être mis à l’écart, être tiré de force. Il revoyait l’air fier de ce gamin qui se croyait intouchable. Les images se mélangeaient dans sa tête, entre souvenir et instant présent, il avait bien du mal à faire la part des choses, là-dessus le gosse avait raison. Non ça n’allait pas dans sa tête, oui il avait un sacré problème mais personne ne pouvait comprendre comme personne ne pourrait jamais le soigner. Il était condamné. Mais voilà, l’autre ne semblait clairement pas de cet avis. Il se sentait obligé d’enchaîner, d’enfoncer le clou en étalant sa pseudo analyse, en étalant ce qu’il pensait avoir compris de lui. Cet enfoiré était parti sur la bonne voie. Lorsqu’il évoqua la possibilité qu’il rappelle quelqu’un à l’esprit de Keith, ce dernier ne bougea pas, ne crispa aucun muscle, se contentant de le regarder droit dans les yeux, totalement inexpressif. Non il ne ploierait pas devant ce type, c’était totalement hors de question. Heureusement, la tâche lui fut facilitée puisque le jeune changea de direction. Il s’embarqua alors dans une théorie absurde et mégalo comme quoi le bibliothécaire pouvait ressentir une certaine jalousie. C’était assez drôle comme théorie. Quant à sa certaine absence de contrôle, il s’en fichait. Le sorcier l’avait toujours su, il avait un problème avec sa colère, il avait un jour appris à la maîtriser mais maintenant il n’en avait plus envie, il se fichait donc de ce que l’on pouvait penser de lui à ce sujet. Oui clairement, ça n’avait aucune importance à ses yeux. Il assumait cette rage qui lui permettait de vivre, cette rage qui lui permettait d’avancer encore et encore et de ne pas se laisser mourir dans un coin, de ne pas se noyer l’âme dans une bouteille de whisky.

« Je n’ai jamais contrôlé et je ne contrôlerai jamais ma colère mais tu sais quoi… Je m’en fous royalement. Oh je n’ai pas honte de ce que je suis et je n’ai certainement pas envie d’être un rampant comme toi. Et crois moi, je n’ai pas besoin d’un égo surdimensionné pour avancer ce qui ne m’empêche pas de penser que je vaudrai toujours mieux que toi. »

Si Keith avait répondu avec un air sûr de lui, s’il ne se démontait nullement face à ce gamin, il y avait une chose qu’il devait avouer : ce type le faisait parler plus que nécessaire. En temps normal, l’homme se contentait de quelques mots, il évitait de s’étendre en palabre parce qu’il n’aimait pas ça, parce que ce n’était jamais nécessaire. Mais ce gamin le poussait à se justifier en un sens. Il refusait de voir cela car ce serait l’aveu d’une légère fissure dans sa carapace, ce serait l’aveu d’un pouvoir même infime de ce type et ça il ne pouvait l’accepter. Ce gamin était tout ce qu’il méprisait et il ne pouvait donc rien lui connaître, rien lui concéder, il ne pouvait que le regarder de haut, nier tout ce qui le rendait humain pour mieux pouvoir le piétiner par la suite. Mais apparemment la relation était réciproque. Puisque le gosse en rajouta une couche, exprimant de la manière la plus claire possible son mépris à l’égard de Keith. Ce dernier eut envie de rire à ces mots. Qu’il lui marche dessus, quelle importance ? Il n’avait plus d’égo, sa fierté c’était sa femme, l’amour qu’il pouvait avoir pour lui-même passait par cet amour qu’elle lui rendait. Sans elle il se sentait défait, il se sentait déchet mais toujours supérieurs à certaines espèces, à certains rampants comme lui. Alors qu’il appuie, qu’il lui crache à la figure même si cela l’amusait, cela n’aurait pas d’impact car il n’y avait plus rien à détruire. Levant sa baguette, Keith fit une légère entaille au niveau de la gorge du gamin, pas trop profonde car il ne voulait pas le tuer, pas trop large, juste pour le marquer, juste pour lui montrer sa supériorité.


« Parle autant que tu veux, méprise moi si cela t’amuse. Je n’en ai strictement rien à foutre. »


Comme pour ponctuer sa phrase il s’approcha du jeune homme. Puis, pointant son avant bras avec sa baguette il y grava dans la chair un K, la première lettre de son prénom, pour que cet enfoiré ce rappelle de ce moment, pour qu’il se rappelle qu’il lui appartenait, qu’il était sa chose et qu’il pouvait venir à tout moment s’amuser avec lui si cela lui disait.
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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Lun 22 Avr 2013 - 19:46

Situation de merde, autant l’admettre. J’ai beau jouer les gros durs, je ne suis pas un surhomme. Oui j’ai mal, oui je hurle et j’extériorise ma douleur parce que je n’arrive pas à faire autrement, et ça me fait chier. Royalement même. J’ai toujours mis un point d’honneur a ne pas laisser transparaitre la moindre trace de faiblesse, qu’elle soit physique ou mentale d’ailleurs, mais cette fois je ne peux pas faire autrement. Est ce que je vais me mettre à pleurer ? Non. Aucune chance. Ça n’est pas comme ça que j’extériorise de toute manière. Non moi je casse, je frappe à la rigueur, ce genre de truc. Avant quand ça n’allait pas j’allais provoquer la merde où je pouvais, j’allais faire chier les fils à papa, leur faire peur, ce genre de conneries. Ou bien j’allais frapper dans un sac, tirer avec mon flingue dans un terrain vague jusqu’à ce que quelqu’un prévienne les flics et que les sirènes m’apprennent qu’il était temps de dégager. Vous êtes vraiment trop con les gars, quand on veut prendre quelqu’un en flag, faut pas l’avertir en arrivant. Vous en bagnoles et moi à pied ? Aucune chance de me rattraper. Ici il n’y a pas de sirènes, pas de voiture, juste des crétins avec un putain de morceau de bois qui peuvent t’immobiliser rien qu’avec un seul mot.

Je suis donc, si on en croit mon nouveau meilleur ami ici présent, un rampant. Soit, je crois bien que c’est la première fois qu’on me la fait celle là. On s’habitue à se faire traiter de tous les noms ici et si au début je me formalisais et je prenais la mouche, ça n’est plus cas. Qu’ils m’insultent s’ils le veulent, ça ne m’atteint plus. Se faire traiter d’insecte, d’animal de compagnie, ce genre de truc, ouais c’est con mais on s’habitue. S’ils se sentent supérieurs à moi alors tant mieux, de mon côté je sais que ça n’est pas le cas. La plus part ne sont que des guignols qui se font tellement chier dans leur vie qu’ils ont décidé un jour de devenir les plus cons de la planète. Le racisme, pourquoi pas, chacun son truc. Je dois bien le dire, quand j’ai débarqué ici, je vouais une haine sans faille aux sorciers, ce qui en revenait au même finalement. Désormais j’arrive plus facilement à faire la part des choses et à accepter les gens comme ils sont. Avec ou sans magie. C’est comme la couleur de peau ou l’orientation sexuelle – a peu de choses près – ça ne change pas qui tu es. Lui est un con par exemple, avec ou sans magie, et il devrait avoir honte d’être ce qu’il est mais bien sur ce point de vue n’engage que moi. Si j’ai encore la force de m’en amuser, c’est simplement parce que mon cerveau s’est mis en mode veille, parce que très honnêtement, je suis furieux. J’ai mal, j’ai perdu déjà pas mal de sang et même s’il m’a refermé avant de me rouvrir, je me sens de plus en plus faible. Ma peau me brule, mon cœur ralenti, j’ai l’impression que je vais finir par perdre connaissance et Dieu sait ce qui pourrait m’arriver si c’est le cas alors je continue de luter, mais si je sais parfaitement que c’est ce qu’il attend. Il veut me voir me battre jusqu’au dernier souffle pour avoir encore plus de mérite. C’est bien, sois fier de toi, mais ça n’arrivera pas. Ou peut être que si. A vrai dire, je ne vois pas comment je pourrais me sortir de là, et même s’il fini par me détacher, je crois que je n’ai plus suffisamment de force pour me débattre ou essayer de lui faire payer ce qu'il est entrain de me faire. Si je m'en sors, je me vengerai, ça c'est une certitude. Encore faut il que je m'en sorte, oui, je sais.

Est ce que je vois ma vie défiler devant mes yeux ? Non. Ça n'est pas pour autant que je ne suis pas entrain de crever. La mort, je l'ai frôlé à plusieurs reprise et ça n'est pas pour autant que j'ai revécu toute mon enfance ou ce genre de truc. Je ne peux pas nier en revanche que c'est toujours à la même personne que je pense dans ce genre de circonstances et que son visage m'apparait plus clairement que les autres, plus clairement que d'habitude aussi. J'imagine que c'est simplement une réaction biologique du corps, un peu comme des hallucinations à cause de l'état de faiblesse ou un truc dans le genre. Peu importe. Pour l'intant je suis toujours bien vivant. Tellement vivant que je ressens encore bien trop la douleur et lorsqu'il s'amuse à me couper une nouvelle fois, à la gorge pour changer, je ne peux retenir un nouveau cri de douleur. La tête levée vers le haut, les yeux fermés mais rivés sur le plafond. Réflexe stupide qui ne fait qu'ouvrir un peu plus la plaie. Cette fois, honnêtement, j'ai bien cru qu'il allait m'avoir en m'égorgeant, mais non. Il s'est contenté de me marquer encore une fois, suffisamment pour me faire mal, pas assez pour me tuer, ou en tout cas pas rapidement.

« Parle autant que tu veux, méprise moi si cela t’amuse. Je n’en ai strictement rien à foutre. »

Tu m'en diras tant, mais tu vois j'en suis pas si convaincu que ça. Ça t'énerve que j'ouvre ma grande gueule et que je touche à des points sensibles même si tu fais ce que tu peux pour me montrer que t'es un gros dur que rien n'atteint. Tu t'amuses bien avec moi, et je peux rien y faire, mais j'ai au moins la satisfaction de t'emmerder jusqu'à la fin, connard.

Oui j'ai encore la force de penser, mais parler devient plus compliqué. Je suis à peine conscient, et je n'arrive même plus à tenir ma tête. J'ai pas envie d'abandonner mais y a cette putain de fatigue qui se pointe et j'ai l'impression de ne plus pouvoir luter contre. Il ne va pas s'arrêter là, je le sens, et d'ailleurs déjà sa baguette est braquée vers moi. Nouvelle déchirure, nouveau cri de douleur, il a ce qu'il veut. Il me grave, comme du bétail, ni plus ni moins. Comme une sorte de sursaut venu de je ne sais où j'ai essayé de bouger, de me dégager, mais tout ce que j'ai réussi à faire c'est me maltraiter plus qu'il n'était entrai de le faire. Mes poignets étaient en sang, rongés par les cordes. Mon torse était recouvert de sang, ainsi que ma gorge. Mes cheveux étaient trempés de sueur. Bref, c'était pas le Club Med. Et contre toute attente, c'est à ce moment là que la porte s'est ouverte, pour laisser entrer un autre homme, sans doute un Supérieur, qui m'a dévisagé alors que je lui lançais un regard assassin tout en serrant les dents, puis il a détourné totalement son attention de moi pour la porter sur son collègue. N'arrivant plus à tenir ma tête, j'ai tout relâché.

« McEwen, c’est le bordel à la bibliothèque. Laisse le là, tu reviendras t’amuser avec plus tard mais faut que t’y aille, je crois que ta chère collègue est complètement dépassée. Et puis c’est pas comme s’il pouvait aller bien loin de toute façon. »

McEwen. Bibliothèque. Un nom, un endroit où je peux le trouver. Reste tranquille mon pote, je suis peut être totalement hors service mais ces mots là sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd … Ce qui s'est passé ensuite ? Je ne sais pas. Je crois que j'ai sombré. Mort ? Vivant ? Est ce qu'il m'a achevé ? Ça aurait pu, mais j'ai fini par rouvrir les yeux. Lentement. La tête me tournait dangereusement, je ne voyais pas vraiment très clair mais j'ai senti une présence et j'ai encore une fois eu ce réflexe d'avoir un geste brusque pour me dégager. Réflexe qui m'a fait serrer les dents, encore une fois, puis étouffer un nouveau cri de douleur. J'ai senti une main se poster sur ma peau, et j'ai recommencé à m'agiter sachant pertinemment que ça me ferait mal mais au moins j'ai eu la confirmation que j'étais encore en vie. Bonne chose ? Mauvaise chose ? Peu importe, il n'y a pas de doute possible de toute façon puisqu'on ne peut décemment pas avoir aussi mal quand on est mort. Ça serait contre-productif, c'est sensé être une délivrance, pas une punition. Pas une douloureuse en tout cas. Tu souffres avant, et pendant, mais pas après. C'est le deal. En tout cas j'ai fini par la reconnaître et tout ce que j'ai trouvé à faire c'est de grogner en secouant la tête.

« Emily … Va t’en. »

Le désespoir fait croire des choses absurdes du genre : Elle va m'écouter. Naturellement que non, sinon ça se serait pas elle. Et je ne suis pas désespéré, juste à moitié mort.

« Fous le camp, reste pas là ! »

Deuxième tentative, deuxième échec. S'il revient et qu'il s'en prend à elle je ne me le pardonnerai jamais. Il n'a plus l'air d'être là donc j'en conclue qu'il s'est barré avec son pote mais il va revenir, je le sais. Et elle, comment est ce qu'elle a fait pour savoir que j'étais là. Le hasard ? Puis c'est quoi ce truc là … Je rêve. Dites moi que je rêve … Dites moi que je n'ai pas un gros K gravé sur la peau. Le premier truc que je trouve à dire, après un « enfoiré » plus grommelé qu'autre chose, c'est :

« Je peux pas garder ce truc de merde, Kyle va croire que je lui voue un culte et il va prendre la grosse tête. »

Peut être que je commence à délirer, mais c’est clairement le genre de conneries que je sors en permanence, et toujours avec un air très sérieux. Oui madame. Il n'empêche que je n'aime pas que tu me vois comme ça petite sœur ...
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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Mar 30 Avr 2013 - 17:38

Le plaisir sadique s’approchait de son paroxysme. Le fait d’apposer ainsi sa marque représentation pour Keith un plaisir tout particulier. Un long frisson lui avait parcouru l’échine alors qu’il comprenait, qu’il saisissait qu’il était enfin un véritable prédateur. Qu’ici, désormais, il ne serait plus simplement un des Supérieurs, un de ceux que l’on regarde de travers mais un vrai prédateur, un homme craint que l’on évite et que l’on est pourtant parfois obligé de croiser. Il voyait déjà les regards que sa présence engendreraient, il anticipait déjà la peur des élèves, le sentiment de jouissance totale quand il se sentirait en position de force. Oui cette marque était le signe de son entrée dans la cour des grands, de son passage dans un jeu bien plus sérieux mais aussi bien plus agréable. Il allait enfin pouvoir profiter pleinement de son statut mais surtout, engendrer lui-même la peur. Il en avait marre d’être craint tout simplement parce que les autres aussi l’étaient. Non, il voulait aussi être craint pour sa propre personne, il voulait pouvoir s’affirmer, se venger par ses propres moyens. Sa colère n’avait cessé de grandir ces dernières semaines, le besoin de l’exprimer aussi et c’était pour cela qu’il voulait s’affirmer par lui-même. Keith était en train de bouillir alors qu’il voyait bien que l’autre lâchait un peu prise. Il voyait bien que sa victime était en train de perdre le contrôle, que sa force l’abandonnait. Il sentait un sentiment de puissance l’envahir à cette idée. Ce mec qui ne cessait de protester était en train de plier, de céder face à lui bien qu’il tente encore et encore de résister pour se montrer fort. Allez craque mon grand, tu n’as plus rien à prouver. Ces mots ne cessaient de se répéter ne boucle dans l’esprit du bibliothécaire, il voulait enfin avoir pleinement le dessus. La victoire lui semblait si proche, l’aboutissement de toute cette petite séance, le sadisme élevé au plus haut point… Seulement…. Seulement alors qu’il se sentait prêt à atteindre ce stade, le charme sadique des lieux fut rompu. Un de ses collègues pénétra dans la pièce et le stoppa net dans son petit délire. Apparemment, son idiote de collègue était décidément incapable de tenir la bibliothèque seule plus de trente secondes. Cela avait clairement le don de l’énerver. Cette incapable venait de gâcher tout son plaisir. Un long soupir passa les lèvres de Keith. Son collègue avait raison, bien sûr, ce n’était pas comme si ce sale gosse allait pouvoir s’échapper comme ça mais cela le fichait en rogne de ce dire qu’il devait s’arrêter contre sa volonté. Il jeta alors un dernier regard à sa victime avant de se tourner vers son collègue et de lui répondre sur un ton plus ou moins agressif.

« Bien. Mais la prochaine fois, fais comprendre à cette incapable que je ne suis pas là pour réparer ses erreurs. Je suis bibliothécaire, pas sa bonniche à cette crétine. »

Son collègue n’y était pour rien pour le coup, mais le problème avec Keith c’était que l’énerver c’était s’exposer à un danger. Il se fichait de qui allait payer sa mauvaise humeur. Il aurait bien eut envie de la passer sur le sale gosse mais il n’avait pas le temps. Il lança alors un sort sur ce dernier pour refermer les plaies, sauf celle à la gorge et celle sur son bras, pour ne pas qu’il se vide de son sang pendant son absence. Puis, il finit signe à son collègue et ils se dirigèrent tous les deux vers la bibliothèque, autant pour calmer les élèves turbulents que pour remettre à sa place cette idiote et lui faire comprendre qu’elle ferait mieux de bien faire son boulot. La pauvre risquait fort de se prendre la tempête, Keith n’avait pas eu droit à l’assouvissement complet de ses pulsions sadiques et la frustration ne faisait qu’empirer son besoin de violence associait à ses sombres colères. Oh oui, elle serait en quelque sorte sa prochaine victime même si son collègue risquait de l’empêcher d’être violent et qu’il devrait se contenter des mots avant de pouvoir s’en prendre physiquement à elle… Ce ne serait qu’une question de temps.


~~~~~ ~~~~~

Les choses commençaient à prendre une tournure étrange pour Emily. Sa vie lui semblait bien différente désormais, surtout grâce au groupe. Ils commençaient à faire des répétitions, l’ensemble prenait peu à peu forme et elle ne cessait d’y penser. La musique avait toujours été son exutoire, sa façon de s’exprimer, mais maintenant, cela devenait son outil de révolte. Alors bien sûr, ils savaient tous que si à un moment ils se montraient au grand jour, qui était au final le but de toute leur aventure, les conséquences risquaient fort d’être rudes. Ils risquaient tous gros, chaque membre même si certains étaient plus timides que d’autres, comme Casey. Aussi, cela poussait la demoiselle à se poser des questions parfois. Elle se sentait un peu responsable d’entraîner les autres là-dedans. Ce sentiment de culpabilité prenait parfois le dessus sur le plaisir qu’elle ressentait à jouer et à chanter mais elle finissait toujours par reprendre le dessus. Parce qu’elle se battait, parce qu’elle ne cessait de se convaincre que le jeu en valait la chandelle. Mais c’était difficile d’imaginer ses camarades blessés, de les voir en mauvaise état en partie à cause d’elle. Après tout, c’était elle qui avait proposé cette idée saugrenue pour la première fois à Ricardo, qui avait lancé l’engrenage. Alors c’était toujours la même rengaine, pour chasser ces images de sa tête, toutes ces mauvaises pensées, elle allait se promener dans le Château. Pour beaucoup, cette activité qui était depuis toujours celle préférée d’Emily depuis son arrivée ici, était dangereuse. Après tout, chacun savait qu’errer dans les couloirs c’était s’exposer à la colère d’un Supérieur, au détour d’un couloir. Ems avait choisi de prendre ce risque parce qu’elle refusait la vie en captivité, parce qu’elle n’en pouvait plus d’être un animal en cage. Comme lorsqu’elle s’énervait sur son micro en exprimant toute sa rage, elle voulait marcher la tête haute et montrer à chacun qu’elle ne voulait pas céder à cette pression, qu’elle ne voulait plus être soumise. Bref, elle voulait appliquer la révolte qu’elle ne faisait que chanter même si cela devait passer par de simples petits gestes quotidiens. C’était sa façon à elle de vivre, son moyen d’avancer. Emily se sentait enfin respirer lors de ces petites balades, aussi absurde que cela pouvait paraître. Cependant, tout ne se passait pas toujours comme prévu, même lorsqu’elle n’envisageait que se détendre. Au final, parfois, ses envies de détentes se transformaient en véritable cauchemar…

Emily marchait au hasard, comme à son habitude. Elle errait au premier étage, déambulant comme bon lui semblait, souriant aux élèves à l’air triste. Mais bientôt, son attention fut attirée par deux Supérieurs. Elle les reconnaissait assez facilement, question d’habitude, après tout, elle faisait partie des rares sans pouvoirs à avoir tenu aussi longtemps ici. Ils sortaient tous deux d’une pièce, l’air renfrogné de l’un lui faisait facilement comprendre qu’il avait été interrompu dans une quelconque activité. La curiosité de la jeune femme avait été piquée au vif, comme toujours, il fallait qu’elle aille fourrer son nez un peu partout, elle voulait comprendre ce qui pouvait bien se tramer dans cette pièce. La cracmolle attendit donc juste assez de temps pour que les deux Supérieurs soient assez loin, histoire qu’ils ne la surprennent pas. Puis, lentement elle s’approcha, vérifia que personne ne la regardait puis entra en fermant la porte derrière elle. Seulement, à peine ses yeux se posèrent-ils sur le centre de la salle qu’elle plaqua sa main sur sa bouche pour retenir un cri. Emily sentit alors que tous ses membres tremblaient, elle était là, incapable de bouger, incapable de réagir à contempler Cameron, inconscient, couvert de sang. Son cœur battait à une allure folle. Elle sentit alors des larmes, qu’elle ne pouvait pas retenir. Elle secoua la tête, chercha à réagir de toutes ses forces mais tout ce qu’elle parvenait à faire c’était pleurer. La peur, l’horreur était en train de la paralyser sur place. Mais elle devait réagir, il le fallait, elle ne pouvait pas le laisser comme ça. Après quelques instants, elle parvint enfin à reprendre le contrôle sur ses muscles et à enclencher la marche. Si elle n’avait pas réussit à arrêter le flot de liquide salé sur ses joues, elle pu enfin s’approcher de lui. Ou plutôt se ruer vers lui. Elle commença alors à s’en prendre à ses liens, cherchant à les défaire. Les nœuds avaient été faits par la magie mais elle pouvait les défaire, même si pour cela elle devait s’écorcher les mains. Mais alors qu’elle s’acharnait, elle entendit enfin sa voix. Cet imbécile lui demande de partir, elle ne répondit pas, non, elle continuait de se battre avec les liens. Mais une deuxième fois il prit la parole, pour la même raison, lui demandant une nouvelle fois de partir. Cette fois, le sang d’Ems ne fit qu’un tour et sa voix s’éleva, de manière bien plus sonore que ce à quoi elle s’attendait d’ailleurs.

« Ta gueule ! »

Ca au moins, c’était fait. Il croyait vraiment qu’elle allait partir ? Il croyait vraiment qu’elle pouvait le laisser à moitié mort ? S’il n’était pas si mal en point, elle lui aurait sans doute mit une torgnole depuis longtemps. Emily continua donc de s’acharner sur les cordes qui retenaient ses poignets et elle parvint enfin à définir le premier nœud d’une des cordes. Elle commença donc à libérer son bras gauche lorsque Cameron reprit la parole mais cette fois, avec plus d’humour. Ems n’avait pas remarqué que l’autre enfoiré l’avait en plus marqué. Sa colère grandissait ce qui n’améliorait pas ses tremblements. Les larmes continuaient à couler même si cela faisait bien longtemps qu’elle ne s’en préoccupait plus. Elle passa alors à la deuxième corde, ne répondait même pas à son ami. Elle devait se concentrer, elle tremblait tellement que défaire les liens devenait de plus en plus difficile. Elle s’arrêta alors quelques secondes pour respirer avant de se remettre à l’œuvre, tout en lâchant quelques mots à l’adresse de Cameron.

« J’espère pour toi que t’as rien provoqué et que tout ça, c’est vraiment pas de ta faute parce que sinon, je te jure qu’à peine rétabli, c’est moi qui te trucide… »

Au moins, c’était clair. Emily n’était pas du genre à faire dans la finesse et certainement pas dans le cas présent. Elle avait l’estomac à l’envers et la peur ne la quittait pas. Elle parvint enfin à défaire le second lien et elle se releva alors. Son regard se posa de nouveau sur le torse de Cameron, maculé de sang et elle du une nouvelle fois plaquer sa main sur sa bouche pour étouffer un sanglot. Elle ne voulait pas se montrer faible, elle devait l’aider mais le voir comme ça lui faisait perdre tous ses moyens. Elle ferma alors les yeux, comme si elle ne pouvait pas supporter cette vue plus de quelques secondes. Puis enfin, elle parvint à reprendre ses esprits ou du moins, à respirer assez pour prendre la parole et mettre ses idées au clair afin de trouver une solution à la situation actuelle.

« Si je te sers d’appui, tu penses pouvoir marcher ? »

Pour aller où ? Emily n’en savait encore trop rien, peut être pouvait elle essayer de trouver Takuma, après tout, il l’avait déjà aidée. Elle allait trouver une solution, elle en était sûre… De toute façon, elle n’avait pas trop le choix…
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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Mer 1 Mai 2013 - 18:37

Ta gueule ? Vraiment ? Elle vient de me dire ta gueule ou j'hallucine ? A vrai dire ça serait tout à fait possible mais de toute façon ça n'a pas la moindre importance. Non je ne veux pas qu'elle reste ici mais je sais pertinemment qu'elle ne m'écoutera pas. Elle ne m'abandonnera pas, tout comme jamais je ne l'aurai abandonné si je l'avais trouvé dans cet état et cette position délicate. Il n'empêche que je suis en colère, et j'aimerai la savoir ailleurs. Oui j'aurai aimé qu'elle ne franchisse jamais le seuil de cette porte. Je me serai débrouillé autrement, et dans le pire des cas je n'en serai peut être jamais ressorti mais au moins j'aurai eu la certitude qu'elle n'était pas mêlée à tout ça et qu'elle ne risquait pas sa vie. Qu'elle m'engueule comme ça, ça ne m'étonne pas d'elle et bien sur que non je ne lui en veux pas du tout. Elle pleure, et ça ne me plait pas. Je sais que ce sont des larmes dues à la peur et non pas à une douleur physique, mais il n'empêche que ça ne me plait pas.

Quand les deux autres sont parti, McEwen – puisque c'est le nom de l'enfoiré qui m'a mis dans cette position et ça je ne suis pas près de l'oublier – a refermé la majorité de plaies qu'il m'a fait, mais bien entendu il m'a quand laissé de quoi souffrir même si pour être honnête, j'ai l'impression de ne plus rien ressentir tellement mon corps a pris cher. Je crois que je saigne encore à la gorge, et sur l'intérieur de l'avant bras gauche, là où il a jugé bon de me marquer comme du bétail au fer rouge, s'assurant par là j'imagine que je me souviendrai de lui, ou peut être pour faire de moi sa propriété. Ce mec est un cinglé. J'en ai vu un sacré paquet de tarés dans ma vie, et d'autant plus depuis qu'on m'a enfermé dans ce merdier, mais je dois dire que celui là en tient une sacré couche. Je crois que je n'ai même plus la force d'être en colère à vrai dire, j'ai juste … envie de dormir, de fermer les yeux, de tout lâcher parce que je n'ai finalement plus la force de rien. Il m'a brulé en même temps que mon T-shirt et j'en ressens encore les picotements. Je crois que j'ai du sang a peu près partout sur mes vêtements et sur ma peau, pas étonnant qu'elle panique. Si j'ai bien tout capté à ce qu'il se passait, je crois qu'elle a eu un moment de blocage total et moi je me suis dit : Mais qu'est ce que tu fous là ?! Deux secondes après elle se précipitait vers moi et s'acharnait comme une furie sur les liens qui me maintiennent. A vrai dire, étant donné qu'ils ont été créés par magie, j'ai cru qu'elle n'y arriverait pas mais Emily n'a pas gagné son surnom de Tigresse pour rien. Elle m'a libéré d'un, et je n'ai pas pu retenir une sorte de grognement en sentant la chair de mes poignet à vif.

« J’espère pour toi que t’as rien provoqué et que tout ça, c’est vraiment pas de ta faute parce que sinon, je te jure qu’à peine rétabli, c’est moi qui te trucide… »

Si ça ne t'ennuie pas trop, on aura cette conversation plus tard.

Est ce que je lui en veux pour cette réaction un peu vive et légèrement accusatrice ? Non, évidemment que non. C'est vrai que cette fois je n'ai pas cherché mais ça aurait très bien pu être le cas et elle comme moi le savons très bien. Peut être que je me suis légèrement calmé ces derniers temps mais je ne changerai jamais vraiment complètement. Elle a finalement réussi à me libérer du deuxième et même topo, j'ai du serrer les dents pour ne pas hurler quand la corde déjà incrustée dans ma chair a emporté une partie de celle ci avec elle. Emily s'est relevé, moi j'ai laissé tomber ma tête en avant, fermant les yeux avec force, comme si ça pouvait atténuer un peu la douleur. Je suis un dur au mal, et je n'ai pas l'habitude de me plaindre mais là il me semble difficile de cacher la souffrance. Je suis tellement focalisé là dessus que je n'arrive même pas à ressentir la moindre trace de fureur, et j'imagine que c'est surement une bonne chose. La vengeance est un plat qui se mange froid, ça je le sais parfaitement, alors pour l'heure … Disons, chaque chose en son temps. Inutile de lui donner encore plus de raison de s'inquiéter qu'elle ne le fait déjà. Je ne me le pardonnerai pas.

« Si je te sers d’appui, tu penses pouvoir marcher ? »

Bonne question. Est ce que je sens encore mes membres ? Est ce que je ne risque pas de m'écrouler sur le sol si je tente de me lever ? Je ne mets pas en doute les capacités physique d'Emily, mais je fais plusieurs tête de plus qu'elle et même si je ne suis pas épais comme gars il n'empêche que je suis plus lourd qu'elle, et d'autant plus que je dois actuellement être un poids presque mort.

« Oui. Je pense. »

Je n'en suis pas certain mais je pense et comme pour illustrer ça je tends mes jambes devant moi, tout en restant assis, et les fait bouger une à une. Pas violemment, pas brusquement, mais suffisamment pour appréhender les capacités qui me sont toujours à portée de main. Elles répondent bien, reste maintenant à savoir si elles seront en mesure de supporter le poids de mon corps.

« Il a pas touché à mes jambes, ça devrait le faire. »

Et c'est comme si le simple fait de parler était un supplice. Je déteste me sentir dans un tel état de faiblesse, je déteste dépendre qui que ce soit, et j'ai du mal à supporter qu'elle me voit comme ça, ou même qu'elle se retrouve mêlée à ça même s'il ne l'a pas vu. Enfin j'espère … Il faut bouger, vite, avant qu'il ne revienne, avant qu'il s'ennuie un peu trop de moi et que le calme soit revenu à la bibliothèque probablement par la force.

J'ai puisé dans ce que je pense être mes dernières forces, et même si ça m'a coûté de le faire j'ai abdiqué, je me suis appuyer sur ma petite soeur sans rechigner. Me mettre debout n'a clairement pas été une partie de plaisir, c'est comme si toutes mes blessures – bien qu'elles n'existaient plus, en tout cas d'un point de vue visuel – se rouvraient en même temps. Ma peau me tirait, me brulait, et encore une fois j'ai serré les dents. Effectivement mes jambes m'ont porté et tant mieux, mais de là à partir en courant si besoin … non, pas d'illusion. Alors on est sorti dans le couloir, on a rasé les murs, on a pris des passages où en temps normal il n'y a jamais personne et après un an passés ici on les connait plutôt bien. C'est pas qu'une question de fierté, certes j'ai pas envie qu'on me voit dans cet état mais c'est aussi et surtout pour éviter d'attirer l'attention sur elle. Monter les marches ? Un vrai bonheur. Je crois que je n'ai jamais mis autant de temps à monter trois étages. Oui, trois, parce que c'est vers le quatrième que je lui ai demandé de nous emmener. Demander de l'aide ? A qui ? A un Sorcier ? J'ai eu ma dose de magie pour aujourd'hui et elle l'a compris je crois. Elle n'a pas insisté en tout cas. Ça n'est pas dans ma chambre que j'ai voulu aller, mais dans la Salle de Bains de notre étage et une fois devant les miroirs j'ai pu constater l'ampleur des dégâts. J'avais clairement l'air d'un mort vivant. Je me suis observé en silence quelques secondes avant de me retourner vers elle, tremblant aussi bien d'épuisement que de colère finalement. Colère qui c'était réveillée en voyant de plus près la marque que cet enfoiré m'avait laissé sur le bras. J'ai tâché de faire taire tout ça, le temps de lui offrir un sourire même s'il n'était sans doute pas franchement convainquant.

« Merci. »

J'te prendrai bien dans mes bras mais je risque de te mettre du sang partout.

« J'ai pas la force de monter jusqu'au 7ème mais il faudrait désinfecter les plaies. »

Note à moi même : Faire une rasia à l'infirmerie et planquer ça dans nos piaules en cas de besoin. Je n'ai pas eu besoin d'un mot de plus, elle m'a fait jurer de ne pas bouger d'ici, de me planquer dans un coin et j'ai obéis. Elle a filé là haut. J'ai attendu deux minutes caché derrière une porte de chiottes et puis j'ai craqué. Ça été plus fort que moi. Je suis retourné devant les miroirs, j'ai attrapé la lame que je garde toujours sur moi et … je me suis entaillé le bras, à l'emplacement exact où il m'a marqué. J'ai prolongé les plaies, les aie déformé, jusqu'à ce que ça ne ressemble plus à rien de précis, et surtout pas à une lettre.

« Hors de question que je te laisse me marquer comme du bétail espèce d'enfoiré. »

Oui j'ai eu mal, et oui je suis allé profond pour être sur que ça marcherait suffisamment pour déformer complètement la marque d'origine et non, pas une seule seconde je n'ai regretté ce geste. Emily ne comprendrait surement pas, ou peut être que si, mais j'aurai surement le droit à un sacré savon. Une fois satisfait j'ai ouvert un robinet et laissé mon avant bras sous l'eau, jusqu'à ce qu'elle arrive. Prêt à faire face.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Panic Station ▬ Keith   Ven 3 Mai 2013 - 13:59

Emily fut légèrement rassurée lorsque Cameron déclara qu’il pensait pouvoir marcher avec son aide. Cela ne voulait certes pas dire qu’il était au top de sa forme, elle le vit bien lorsqu’il se mit à bouger doucement les jambes pour tester leur disponibilité. Il était loin d’être dans son état normal, d’être aussi fort qu’à l’accoutumée. Ce type l’avait bien endommagé et si jamais elle le trouvait, elle le réduirait en charpie. Alors bien sûr, s’il avait réussit à réduire son grand frère à cet état, elle doutait bien de pouvoir faire quelque chose contre lui. Cependant, sa colère était telle à cet instant qu’elle aurait été capable de foncer dans le tas sans plus réfléchir. Heureusement, l’homme qui avait osé le torturer ne se pointa pas sinon ça aurait été un véritable carnage et très certainement pas à l’avantage de la jeune femme. Enfin, cette dernière aurait tout le temps de planifié sa vengeance plus tard. Pour le moment elle devait se concentrer sur Cameron et sur le fait de le sortir de là le plus vite possible. Elle lui laissa donc le temps de vérifier ses jambes et de se mettre debout seul. Elle le connaissait, il avait sa fierté, il n’aimait pas avoir besoin des autres, d’autant qu’elle était la plus jeune, qu’il s’était toujours placé en protecteur et qu’il devait avoir du mal à envisager l’inverse. Aussi, malgré sa colère, bien qu’elle soit clairement à fleur de peau, elle ne dit rien, lui laissant le temps nécessaire. Il accepta finalement son aide puisqu’il finit par s’appuyer sur elle. Ems aurait très bien pu le charrier, juste histoire de mettre une pointe d’humour dans tout ça mais elle n’en avait même plus envie. Un goût amer dans la bouche, elle se remettait très lentement du choc de voir Cameron ainsi et du coup, elle n’avait toujours pas retrouvé son entrain habituel. Elle marchait donc en silence, s’assurant juste qu’il tenait le coup et surtout qu’il n’hésite pas à s’appuyer franchement sur elle. Si elle avait envisagé de l’emmener à l’infirmerie, elle recula face à son refus. Elle le comprenait tout à fait pour le coup, si certains côtés de sa fierté la rendaient folle, pour d’autres choses elle ne pouvait que comprendre. Les deux jeunes gens se dirigèrent donc vers les salles de bains de leur étage. Heureusement, ils ne croisèrent pas grand monde dans les couloirs. Le trajet fut plutôt tranquille, Emily se concentrait sur chacun de ses pas, veillant à ne pas faire mal à Cameron. Finalement, ils arrivèrent à destination. Elle le laissa s’observer dans le miroir. Lorsqu’il la remercia, Ems parvint enfin à sortir de l’étrange état dans lequel elle était plongée depuis un moment déjà. Elle lui adressa alors un sourire qui, s’il n’était pas aussi brillant que ceux qu’elle lui servait d’habitude, montrait au moins qu’elle se remettait un peu.

« De rien… J’ai toujours su que t’avais besoin d’une nounou pour surveiller tes arrières ! »

Alors qu’elle avait dit cela sur le ton de la rigolade, sa petite discussion avec Alec lui revint en mémoire. Emily se souvenait très rien de ce qu’elle lui avait demandé et elle se rendait compte combien au final, il ne pouvait presque rien faire pour Cameron. En même temps, si réagir ainsi était raisonnable, elle ne pouvait s’empêcher de penser de manière absurde et d’en vouloir un peu à Alec. Elle était persuadé qu’il aurait pu mieux faire, qu’il aurait dû être dans les parages pour le protéger même si cela paraissait au final totalement absurde. Enfin, ce n’était clairement pas le moment de se préoccuper de tout ça. Elle hocha donc de la tête alors que Cameron parla de désinfecter ses plais et elle se rendit à l’infirmerie en vitesse. Alec était toujours présent dans son esprit. Elle n’arrivait toujours pas à se décider sur le sentiment qu’elle devait conserver à son égard, si elle devait continuer à s’aveugler bêtement avec de la colère. Une fois devant l’infirmerie cependant elle décida d’arrêter de penser à tout cela. D’un coup d’œil rapide elle regarda s’il y avait quelqu’un. Apparemment personne. Elle se rua à l’intérieur, récupéra ce qui ressemblait le plus à du désinfectant et des bandages ainsi que quelques bouts de tissus et fila en vitesse. Heureusement qu’elle connaissait un minimum l’univers magique parce que décidément, leurs produits de soin n’avaient rien à voir avec ceux des moldus. Les bras bien chargés, Ems essaya un maximum de planquer ce qu’elle avait dérobé pour ne pas trop attiré l’attention sur elle. Puis, elle descendit les escaliers le plus vite possible afin de rejoindre Cameron.

« SALE CON ! »

C’était sorti tout seul, comme le flacon qui vola en direction de Cameron et heureusement ne se brisa pas en touchant le sol. Elle avait crié, plus fort qu’elle n’aurait du, son visage était empli de rage. Elle le laissait deux minutes tout seul et cet espèce d’abruti en profitait pour se charcuter littéralement le bras ? Ses nerfs craquaient pour le coup. Si elle avait résisté un minimum à la pression qui l’envahissait depuis tout à l’heure, le barrage céda d’un coup. Ses membres tremblaient mais plus à cause de la peur, non à cause de la colère. Elle s’approcha alors de Cameron et sans même réfléchir lui décocha un magnifique crocher du droit en pleine figure. Malheureusement cela ne la calma pas et, dans un éclair de lucidité, elle s’éloigna de Cameron pour aller frapper dans un mur. Elle allait le tuer, vraiment.

« Tu joues à quoi merde ? T’aurais pu t’ouvrir une artère espèce de demeuré ! C’est quoi ton but ? Crever tout de suite ? Parce que je peux m’en occuper si tu veux ! ... Tu fais chier Cameron ! »

Emily se fichait éperdument des raisons qu’il pouvait évoquer, de la justification de son acte. Oui, tout cela n’avait pas d’importance. Ce qu’elle retenait c’était que cet imbécile aurait pu se tuer, aurait pu aggraver son cas. Il était déjà assez faible, faire couler du sang dans cette situation était sans doute la chose la plus absurde qu’il ait pu faire jusque là. La fatigue, l’épuisement même ne faisait qu’accentuer sa colère. C’était comme si toute la pression qu’elle avait pu accumulée jusque là, toutes les émotions négatives qu’elle avait dissimulée avec de l’espoir et un sourire permanent étaient en train de lui retomber dessus. D’un geste de rage, elle lança à Cameron tout ce qu’elle avait chopé à l’infirmerie pour qu’il se soigne. Elle avait besoin de se calmer, si elle ne se pardonnerait pas de ne pas l’aider, elle lui en voulait vraiment pour le coup. Après quelques minutes, elle reprit tout de même ses esprits et sans un mot, elle s’approcha lui prit tout et entreprit de lui bander convenablement le bras et de désinfecter les plaies. S’il ouvrait la bouche, elle lui servirait un regard assassin. Une fois que ce fut fait, elle ramassa tout ce qu’il restait et enfoui ça dans ses poches, ça lui servirait sans doute plus tard. Elle prit ensuite le bras de Cameron et le fit passer au-dessus de ses épaules, il s’appuierait sur elle et la suivrait qu’il le veuille ou non. Ems se mit donc en route, entraînant son grand frère avec elle. Ils arrivèrent bientôt au niveau de leurs cellules, elle se dirigea vers celle de Cameron et le fit s’asseoir sur son lit. Elle ne partit cependant pas tout de suite, prenant quelques instants pour le regarder dans les yeux avant de se décider à parler.

« Il fallait que je te parle de quelque chose. Je me suis engagée dans quelque chose. Un truc qui sera peut être dangereux. Mais tu m’en empêcheras pas, c’est ma décision…. »

Si Emily était toujours en colère, elle avait repris le contrôle d’elle-même. Cependant, elle n’était plus rieuse, elle n’avait pas envie de déconner. Elle était même très sérieuse, trop peut être. La jeune femme poussa alors un long soupir et se rapprocha de Cameron.

« T’es qu’un sale con. Mais t’es la personne à qui je tiens le plus. J’vais pas faire dans le sentimentalisme, c’est pas mon genre. Mais je t’interdis de crever. Je t’interdis de te faire du mal juste parce que t’as un peu trop de fierté mal placée. T’as pas le droit de m’abandonner, tu me l’as promis. »

Exprimer ses sentiments, ce n’était pas forcément la spécialité d’Emily, surtout vis-à-vis de Cameron. Ils étaient tous les deux en permanence en train de faire les fiers mais cette fois, elle avait eut vraiment peur, elle avait besoin qu’il comprenne. Elle avait besoin de lui rappeler qu’elle ne le laisserait jamais tomber mais que lui non plus ne devait pas le faire. Qu’il devait rester en vie.

« Et maintenant, repose toi. »

Oui oui, elle lui donnait aussi des ordres.
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