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 « Une visite qui tombe... bien ? » | Jakob & Caitlyn

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MessageSujet: « Une visite qui tombe... bien ? » | Jakob & Caitlyn   Lun 21 Jan 2013 - 22:12



Jakob & Caitlyn
« Une visite qui tombe...bien ? »


Samedi 24.05.2014

Mai. Fin mai 2014. La fin de l'année scolaire. Et qui dit fin de l'année scolaire, dit examens de fin d'année, justement. C'était ce qui préoccupait les esprits de chacun à Poudlard. On pouvait sentir la tension monter dans les couloirs qui se vidaient plus rapidement encore qu'avant, une fois la nuit tombée. Au contraire, la bibliothèque, elle, était fréquentée comme jamais auparavant et il arrivait même d'y rencontrer des gens que personne n'aurait cru y voir un jour.Oui, tout le monde se sentait concerné par les examens qui approchaient et qui allaient décider si, oui ou non, ils passeraient dans l'année supérieure. Caitlyn, bien sûr, n'échappait pas à cette agitation générale, à la fébrilité des révisions, mais elle regardait son cas comme l'un des meilleurs puisqu'elle était de ceux qui s'en sortaient le mieux. Aucun problème de compréhension ni d'application. C'était un grand avantage, puisque cela lui épargnait des heures de travail.Ce temps dont elle bénéficiait, elle le passait de différentes façons. Il lui arrivait assez souvent de trouver des gens qui organisaient des fêtes, surtout dans les raisons moins sérieuses que l'était celle des Ravenclaw, et à laquelle elle n'appartenait finalement que grâce à son intelligence et sa créativité. Mais lorsqu'elle ne s'amusait pas avec les autres, elle les aidait à comprendre ou apprendre leurs cours, et il fallait avouer qu'elle n'était pas nulle à la tâche. Beaucoup lui en était reconnaissants. Elle le faisait déjà quelquefois avant, pendant l'année, mais plus les examens approchaient, plus le nombre de fêtes diminuait et plus la fréquence de ses "cours de soutien" augmentait.

Toutefois, bien que personne n'avait remarqué un quelconque changement dans son attitude toujours aussi ouverte et de bonne humeur, quelque chose la tracassait et pesait sur sa conscience. Quelques semaines s'étaient écoulées depuis l'événement qui avait tout foutu en l'air et pour lequel elle s'en voulait. Quelques semaines pendant lesquels, à chaque cours e potions, elle baissait les yeux chaque fois que le prof tournait le regard vers elle, et le voyait détourner ce regard dès qu'elle les relevait. Elle ne disait plus grand chose comparé à auparavant, et avait toutes les peines du monde à ne pas exprimer cette tension dans son attitude globale. Heureusement, beaucoup d'élèves étaient eux-aussi plus silencieux, plus attentifs, et participaient moins au cours, et son propre silence passait donc inaperçu. Mais elle savait bien que Hammerschmitt le sentait, l'avait remarqué. Après tout, il remarquait bien plus que la majorité des élèves ne le pensaient. Maintenant, et depuis quelques jours, elle savait. Et non seulement elle savait - ce n'aurait pas été such a big deal - mais elle avait assisté à sa transformation. C'était bien là le problème. Elle avait été là lorsqu'il s'était tordu de douleur par terre, en poussant des grognements de douleur. Étouffait-il des cris ? Cela ne faisait quasiment aucun doute. La pleine lune, impitoyable, l'avait transformé petit à petit, à force de craquement d'os, en une bête, et elle l'avait regardé comme un spectacle. Un spectacle d'horreur. Et dans tout ça, elle ne savait pas s'il lui en voulait plus pour avoir assisté à sa métamorphose qu'il ne s'en voulait à soi-même pour avoir pu la traumatiser... Pour l'avoir traumatisé. Elle en avait rêvé, quelquefois. Très peu souvent, ou du moins pour ce qu'elle se souvenait. Elle oubliait ses rêves la plupart du temps. Mais, trois-quatre fois, elle s'était réveillée la nuit en sursaut sans savoir vraiment ce qu'elle avait vu dans son cauchemar, mais sachant que la pleine lune y apparaissait, qu'elle faisait souffrir. Elle se demandait comment serait sa relation avec l'astre, désormais. Elle avait toujours beaucoup aimé les nuits de pleine lune, tout comme les nuits en général, pour leur calme et leur sérénité. Comment serait-ce maintenant ? Elle ne savait pas. En tout cas, c'était bien la preuve que si Jakob pouvait lui pardonner de savoir sa nature, il ne pouvait faire abstraction du fait qu'elle se trouvait là lors de sa transformation. C'était pour ça qu'il ne lui adressait plus du tout la parole, qu'il évitait tout contact avec elle... et qu'elle faisait de même.

C'était un samedi, vers la fin de l'après-midi, et sans savoir ce qu'elle voulait et où elle allait, elle errait dans le château, comme il lui arrivait souvent de le faire. Sauf que là, elle était décidément que trop absorbée par ses pensées, sans doute amplifiées par les souvenirs que lui procurait l'endroit. Oui, elle se trouvait dans les sous-sols - et non elle n'était pas suicidaire -, là où tout s'était déroulé, là où tout avait commencé. Dans la nuit, elle venait justement d'avoir un de ces rêves. Ce n'était pas le premier, mais elle ne les comptait pas vraiment. C'était frustrant à quel point c'était différent, inattendu. La transformation, bien sûr qu'elle lui avait fait peur, que ses yeux s'étaient agrandis, sa bouche entre-ouverte et sa respiration arrêtée ou accélérée, suivant les moments. Mais elle n'avait pas réagi comme elle aurait pu le faire, c'est à dire en prenant ses jambes à son cou et en criant. Non, si elle avait eu peur, ce n'était finalement que pour le professeur qu'elle voyait souffrir devant ses yeux, et l'instinct de survie, de sa propre sécurité, ne lui avait qu'effleuré l'esprit. Elle ne pensait pas qu'au bout du compte, elle garderait ces images terrifiantes dans la tête plus longtemps qu'un soir. Mais elle s'était trompée. Elle n'était pas plus résistantes que les autres à ce genre d'événements, et en resterait marquée longtemps. Peut-être même jusqu'à la fin de ses jours ? S'il ne se décidait pas à venir lui en parler, lui expliquer comment c'était en réalité, qu'il n'y avait pas de soucis à se faire, du moins pas pour le lycan en question, si elle n'en était pas sûre, alors oui, elle y repenserait toujours.

« Oh, mais qui voilà ! »

Caitlyn tourna le regard vers la direction d'où venait la voix, suave et venimeuse, qui était arrivée à ses oreilles. Elle se trouva face à face avec un homme, grand et maigre, au regard glacial et au sourire malsain.

« Une jolie petite Serdaigle ! » continua-t-il sur sa lancée.

Il la détailla de haut en bas avec ses yeux de fauve gourmands, avides, mais froids tandis qu'elle faisait de même en essayant de garder sa contenance malgré les battements de son coeur. Un sentiment qu'elle n'aimait pas l'envahit, renversant tout sur son passage - et elle s'appliqua à tout reconstruire. La peur. Que lui voulait cette homme, ce Supérieur ?

« Quel dommage que toutes les jolies filles soient des sales sang-de-bourbes ! »

Imperceptible changement dans sa manière de la contempler. Une touche de dégoût, de mépris, dans ses prunelles. Dégoût et mépris que Caitlyn lui rendait en trois fois plus fort par les siennes, de prunelles. Qu'il ose, seulement, qu'il ose la toucher et... Il tendit le bras vers elle et, du revers de ses doigts, il frôla sa joue. Elle eut un mouvement brusque de la tête qui mit fin au contact.

« C'est dommage en effet ! » répondit-elle d'une voix dure mais contenue.

Elle se remit à marcher. Ils s'étaient arrêtés, et elle le contourna donc pour continuer son chemin, en essayant de ne pas trop presser le pas malgré sa hâte à être loin, très loin. Il ne la suivait pas. Du moins, elle n'entendait pas ses pas derrière elle. Peut-être la laisserait-il tranquille ? Trop déçu de son...

« Ah ! »

C'était plus un soupir qu'un cri. Plus précisément encore, c'était le bruit sorti de sa bouche quand tout l'air de ses poumons se vida, pendant qu'une douleur sourde se propageait à l'intérieur de son corps. Elle n'avait rien compris, elle avait volé à une vitesse vertigineuse jusqu'au fond du couloir qui se terminait en T et avait apparemment fait un demi-tour sur elle-même en prime car c'était le haut de son dos qui avait encaissé le choc qui la secoua encore quelques longues secondes une fois retombée sur le sol. Elle eut le loisir de regarder son agresseur se rapprocher lentement mais rapidement à la fois, alors qu'elle réalisait qu'il l'avait attaquée non seulement par derrière, mais aussi d'un sort informulé et que son sourire était devenu cruel en plus de pervers. Il appréciait sa souffrance, voilà pourquoi il marchait à pas lents. Elle avait tout intérêt à la feindre lorsqu'elle se relèverait, et s'appliqua donc - sans trop d'efforts - à faire en sorte de donner l'impression de tituber. Mais une fois debout, elle se mit à courir, se forçant à oublier sa douleur. Fébrilement, elle chercha sa baguette et s'y accrocha fermement. Cette fois, il la suivait, elle l'entendait courir derrière elle puis déraper au tournant.

« PROTEGO ! » hurla-t-elle en se retournant, et elle vit un sort s'écraser contre le puissant bouclier qu'elle avait propulsé derrière elle dans le couloir.

« Expecto patronum ! » fut son prochain sort, et un écureuil s'échappa de sa baguette alors qu'elle évitait ceux de son poursuivant pour prendre la fuite devant elle.

Elle espérait qu'il trouverait rapidement quelqu'un qui puisse lui venir en aide.


Dernière édition par Caitlyn Louise Twain le Mer 30 Jan 2013 - 6:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Une visite qui tombe... bien ? » | Jakob & Caitlyn   Sam 26 Jan 2013 - 22:51

Caitlyn & Jakob
« une visite qui tombe... bien? »
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Bien que la dernière pleine lune avait été quelque peu décevante, ce n’est pas pour autant que j’avais arrêté les recherches de mon côté. J’ignorais si Enzo prenait un peu de répit pour la détente ou pour les études, mais je n’avais pas prit le soin de le consulter : il gérait ses horaires comme il le souhaitait. Après tout, il n’était pas sous ma garde et je n’étais pas son père. N’empêche que je continuais à me faire du souci pour lui et pour le reste de mes élèves et c’était la raison pour laquelle je continuais de faire des rondes à travers tout le château à plusieurs reprises durant la semaine, flairant chaque endroit qui me paraissait suspect. De toute manière, je n’avais plus rien à cacher à mes élèves : bon nombre d’entre eux connaissaient ma véritable identité et donc je pouvais me permettre d’utiliser mon sens le plus aiguisé pour me mettre sur une piste. Voilà neuf jours qui s’étaient écoulés depuis ma dernière nuit lupine et encore une fois, pas la moindre trace de Taylor. Pourtant, je ne perdais pas espoir de le retrouver un jour. D’ailleurs, je continuerai probablement à le chercher jusqu’à temps qu’il soit coincé et que justice soit rendue afin de rétablir la protection d’Enzo et de son entourage. J’étais plutôt du genre patient et tenace donc je n’avais pas peur du temps qu’il pourrait mettre avant de se pointer de nouveau. Tout ce que je savais, c’était qu’il allait le faire un jour ou l’autre. Il semblait assez tenace et stupide pour revenir ici et « terminer » son travail.

Ce samedi là, j’en avais profité pour terminer mes dernières corrections de devoirs de toutes années confondues. Lorsque je tombai sur la copie de Caitlyn Louise Twain, ma concentration semble avoir disparue d’un seul coup. J’avais revue l’étudiante durant mes cours suite à ma transformation, mais je n’avais pas su comment l’approcher suite à l’événement à laquelle elle avait assisté. Je n’avais pas oublié qu’elle m’avait vu lors de la dernière pleine lune et franchement, je ne savais pas comment gérer tout ça. C’était quelque chose qui me dépassait et ça devait être la même chose de son côté. Et pourtant, je devrais bien lui parler un jour ou l’autre afin que tout revienne à la normal. Elle devait avoir un million de questions à me poser de son côté et moi, je voulais simplement la rassurer, même si j’ignorais encore comment j’allais procéder. C’était peut-être la raison pour laquelle je la laissais filer après mes cours plutôt que de la prendre à part durant quelques minutes le temps que les explications se fassent…
J’avais un peu l’impression que c’était la même chose qui se passait avec Ismaelle, même si la situation était différente. Les points communs étaient le loup et ce dérangement intérieur de ne pas savoir comment aborder le sujet. Plutôt que d’aller les confronter au face à face, je préférais fuir, me disant que le temps réglerait les choses. Sauf que contrairement à l’enseignante, je voyais Caitlyn au moins une fois par semaine, ce qui alimentait mon mal à l’aise intérieur. Je n’aimais pas son regard fuyant qui imposait une terreur et un grand mal aise.
Un jour, j’affronterai mes démons.

Je retrouvai finalement ma concentration, corrigeant la copie de Caitlyn comme n’importe quelle autre. Après avoir vu plusieurs autres copies, je décidai d’aller prendre un bol d’air à l’extérieur durant une heure ou deux. J’en profitai pour me rendre aux abords de la forêt en prenant bien soin d’évité le coin d’Ismaelle afin de trouver une piste ou du moins, des odeurs qui me reviendraient en tête. Particulièrement celles de Taylor. Malheureusement, je ne trouvai rien de satisfaisant et c’est donc penaud que je retournai de nouveau à mon bureau afin de planifier mes derniers plans de cours pour ne pas trop être en retard. Je m’y consacrai une bonne partie de l’après midi et j’y restai concentré jusqu’à temps que j’entendis des voix qui semblaient s’élevées dans le corridor. Je relevai aussitôt les têtes, prêtant une attention particulière à ce qu’il pouvait se dire, mais je n’entendis plus rien. Je restai statique durant quelques secondes avant de finalement me redresser sur mes plans.
Puis soudain, je vis du coin de l’œil une lueur argentée qui semblait traverser ma porte de bureau. Je relevai une fois de plus la tête pour apercevoir un écureuil qui se tenait devant mon bureau et je su aussitôt que quelque chose clochait réellement dans le corridor. Après tout, d’où j’étais situé, il n’était pas rare que j’entende des trucs étranges, mais c’était la première fois qu’un patronus parvenait jusqu’à moi. Probablement un ou une élève en difficulté qui avait utilisé sa forme animale magique afin d’avoir une aide. Du moins, c’était ce que ma logique croyait.

Je ne perdis pas une seconde de plus avant de sortir ma baguette de mon bureau et de me précipité dans le corridor, m’arrêtant sur le seuil de ma porte, tâchant de découvrir de quel côté se trouvait celui ou celle qui appelait à l’aide. Lorsque j’entendis une voix masculine du côté gauche, c’est la direction que je pris au pas de course afin d’arriver le plus tôt possible sur les lieux. Au bout de plusieurs mètres, je découvris un supérieur qui tenait en joue une étudiante qui se protégeait grâce à une bulle invisible sur laquelle les sortilèges de l’homme rebondissaient. Je reconnu presque aussitôt l’élève en question : il s’agissait de Caitlyn.
Sans plus attendre, ni même sans vraiment réfléchir, je pointai ma baguette vers le dos du supérieur.


- Vous n’avez pas schande de vous en prendre à une tochter?

Il se retourna vers moi, me pointant de sa baguette par la même occasion. Il eut un sourire malicieux sur son visage avant de m’adresser la parole à son tour.

- Hammerschmitt le loup garou. Voilà une bonne surprise. Dis, t’as pas quelque chose d’autre à faire comme préparer ta niche?
- Et vous dann? Vous n’avez pas d’autre sache à faire comme aller lécher les fesses de votre chef plutôt que de vous en prendre à une mädel innocente?


Son sourire disparu et il fronça les sourcils, semblant légèrement contrarié.

- Si seulement je pourrais comprendre tout ce que tu baragouines…
- Lâchez l’affaire. Retournez vous mettre en rang comme les autres. Vous n’avez aucune chance gegen moi et vous le savez.


Il abaissa finalement sa baguette et marcha dans ma direction. Je ne le lâchai pas de vue et maintenais mon arme haute, prêt à lancer un sort à n’importe quel moment. Lorsqu’il arriva à ma hauteur, il me lâcha une petite menace avant de s’éloigner définitivement de nous. Je m’approchai de Caitlyn à petits pas mesurés et l’observant de la tête aux pieds afin de voir si elle était blessée.

- Ça va, vous n’avez rien vermissen Twain?

Je regardai à gauche et à droite.

- Vous ne devriez pas ziehen ici, c’est dangereux.
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MessageSujet: Re: « Une visite qui tombe... bien ? » | Jakob & Caitlyn   Jeu 31 Jan 2013 - 21:23



Jakob & Caitlyn
« Une visite qui tombe...bien ? »


Samedi 24.05.2014

Courir. Toujours plus vite, toujours plus loin. Caitlyn paniquait presque à la vue de cet homme, à la pensée de ce qu'il pourrait lui faire. En fait, elle ne paniquait pas presque, elle paniquait vraiment. Elle ne contrôlait pas assez ses réactions réflexives, son instinct de préservation, et ne cherchait plus qu'à s'enfuir, loin de ce danger qu'il représentait. En y réfléchissant bien, elle aurait pu se dire qu'elle avait le potentiel pour lui faire face, qu'elle avait, en possession de sa baguette, la capacité de lui résister seule et de réussir. Mais elle n'avait pas le temps de réfléchir, justement, de se rendre compte que le supérieur pourrait ne pas lui représenter un si important danger qu'il y paraissait, en soi, et qu'avec le niveau qu'elle avait aussi bien en sortilèges qu'en DCFM, elle aurait bien pu lui tenir tête, si pas le vaincre. Et puis, non seulement elle n'avait pas le temps de s'en rendre compte, mais elle savait aussi que le supérieur n'avait aucun scrupule et n'hésiterait pas à utiliser des vices dont elle se savait dépourvue ou du moins incapable. Genre l'attaquer par derrière, ça, elle ne l'aurait jamais fait, aussi détestable que soit son adversaire. Et puis aussi forte qu'elle soit comparée à la majeure partie des filles, ayant toujours entretenu sa condition physique en faisant du sport ou juste des travaux plus ou moins physiques pour lesquelles la majorité des familles de magiciens utilisait la baguette, possibilité qui n'existait pas chez ses grands-parents par exemple, ni pendant ses années collège, elle ne se faisait pas d'illusion sur l'issue un éventuel combat rapproché. Ce qui pourrait facilement arriver si elle venait à se retourner pour lui lancer des sorts qui ne l'empêcheraient pas nécessairement d'avancer jusqu'à arriver à la toucher. Alors, aucun bouclier ne lui servirait plus à rien. Enfin, bien sûr, d'une certaine manière, elle pourrait l'empêcher d'avancer, elle savait lancer des sorts assez puissants et dangereux pour l'obliger à garder ses distances en devant se concentrer sur sa propre défense. Sauf que si elle courait, c'était bien parce qu'à la base, elle était tout près de lui, si bien qu'il lui avait caressé la joue. Et ça, c'était pas nécessairement la chose qu'elle appréciait le plus, surtout de la part d'un adulte, et encore moins si c'était un supérieur.

Plus elle courait, et plus elle ses pensées recommençaient à se mettre en ordre. Elle avait envoyé un bouclier derrière elle, puis son patronus devant elle, par réflexes, bons réflexes certes, mais complètement sans réfléchir, en ne s'en rendant à peine compte. Là, elle pouvait se calmer, du moins à l'intérieur, regarder les choses en face, essayer de diminuer la tension, de se défaire de cette panique qui l'avait assaillie et qui aveuglait tous ses sens, les instincts prenant le dessus. Courir ne servait à rien, si elle ne se dirigeait pas vers la sortie de ce sous-sol. Et là, c'était pas le cas. Elle ne savait à première vue même pas où elle était, c'est pour vous dire. Et quand elle s'orienta enfin, ce fut pour se rendre compte qu'elle n'était vraiment pas près de sortir de là. Alors, il allait falloir se retourner, parce que courir indéfiniment ça ne servirait vraiment à rien, surtout que ça la désavantageait vu qu'elle tournait le dos à son assaillant. Le bouclier ne tiendrait pas longtemps face à l'avalanche de sorts qui s'écrasait dessus, et elle n'aurait aucune précision si elle devait se tourner à chaque fois pour en lancer des nouveaux, sans compter le fait que ça la ralentirait. Bon, au prochain tournant, elle décida qu'elle ferait attention à quand il le passerait pour le prendre par surprise, vu qu'elle avait quand même mis de la distance entre eux. Ce fut ce qu'elle fit, et dès qu'elle l'aperçut en train de déraper légèrement pour tourner, elle actionna sa baguette déjà pointée vers sa direction. Son sort rencontra celui de l'autre, qui en effet sembla assez surpris, mais qui ne se laissa pas décontenancer beaucoup plus. N'empêche qu'il s'était immobilisé et, une fois le coup de la surprise passé, il se mit à la toiser d'une expression mauvaise. Surtout, ne pas prendre peur comme avant. Elle résisterait, elle serait capable de résister assez longtemps, au moins jusqu'à ce que quelqu'un vienne. Elle ne se faisait pas d'illusions, elle n'avait que très peu de chances de pouvoir prendre le dessus et le faire partir ou le toucher assez gravement pour le faire arrêter. Mais elle se faisait assez confiance, ou du moins s'obligeait à se faire confiance, pour ce qui était de savoir se défendre même en des circonstances relativement critiques, et celle-ci n'en faisait pas vraiment partie. S'il y avait eu d'autres Supérieurs dans les parages, ou plutôt accompagnant l'autre car dans les parages il y en avait toujours, là ç'aurait été bien plus délicat, et elle pensait pouvoir affirmer que savoir entretenir son bouclier - comme elle le faisait là au cas-où - était très utile. Bref, en tout cas, elle se forçait à ne pas perdre confiance, à ne pas paniquer à nouveau, devant l'acharnement dont faisait preuve l'autre. Le seul problème, c'était qu'elle avait mal. Elle utilisait toutes ses forces pour se tenir debout et faiblissait très rapidement. Son dos était encore bien secoué par le choc qu'il avait reçu en se heurtant de plein fouet au mur contre lequel l'autre l'avait projeté. Et après une course à pied qui avait multiplié les secousses, elle sentait qu'elle n'en menait vraiment pas large. Comme elle espérait que son patronus ait trouvé de l'aide et qu'il sache la retrouver elle !

« Vous n’avez pas Schande de vous en prendre à une Tochter ? »

Coup de bol ? A première vue, oui. Une silhouette se détacha de l'ombre derrière le supérieur. Caitlyn reconnut Jakob Hammerschmitt, son professeur de potions. Fallait dire que même s'il était assez loin et que l'obscurité ne lui permettait pas de voir ses traits en détail, son accent et sa manière de parler le trahirait toujours. Elle eut un soupir interne de soulagement. La partie était gagnée, elle le savait. M. Hammerschmitt était un sorcier redoutable, et il était évident que les supérieurs le craignaient. Sa lycanthropie y était sans doute pour quelque chose, aussi. Il ne fallait toutefois aucunement baisser ses gardes, et Caitlyn décida de renforcer son bouclier, encore une fois, pour ne finir par s'occuper que de celui-ci au cas-où, l'ennemi s'étant retourné vers Jakob qui pointait sa baguette sur lui. Ce serait vraiment bête si un supérieur arrivait par derrière et elle n'était pas prête si bien qu'elle se recevrait un autre sort, peut-être bien pire que celui qui l'avait propulsée contre le mur auparavant. Et puis, Jakob n'aurait sûrement pas que ça à faire que de s'occuper d'elle si plusieurs supérieurs se ramenaient. Il fallait lui protéger le dos, mais pour ce faire, il fallait se protéger soi-même. C'était une chose à laquelle on ne pensait que très rarement que de garantir sa propre sécurité avant celle des autres. Pour avoir souvent pris l'avion ayant vécu comme une moldue, elle avait toujours trouvé ça très judicieux ce que disaient les hôtesses de l'air. D'abord mettre son propre masque à oxygène avant d'aider les autres avec le leur. Parce que ce n'était pas en tombant dans les pommes qu'on allait les aider. Bref, bien sûr, ce n'était pas toujours valable, et dans la hâte, il n'était pas toujours recommandé de penser un peu trop à soi-même. Mais il fallait savoir évaluer les risques, et se demander s'il était judicieux de se mettre en mauvaise posture en voulant aider quelqu'un, le contraignant ainsi à nous tirer de cette mauvaise posture et ne l'aidant donc pas du tout. Caitlyn prit donc soin à se créer un Protégo assez puissant afin de pouvoir regarder en toute sécurité ce qu'il se passait et intervenir si M. Hammerschmitt avait besoin d'elle. Pour l'instant, celui-ci échangeait quelques mots avec le supérieur :

« Hammerschmitt le loup-garou. Voilà une bonne surprise. Dis, t’as pas quelque chose d’autre à faire comme préparer ta niche ? »

« Et vous dann ? Vous n’avez pas d’autre sache à faire comme aller lécher les fesses de votre chef plutôt que de vous en prendre à une Mädel innocente ? »

« Si seulement je pourrais comprendre tout ce que tu baragouines… »

« Lâchez l’affaire. Retournez vous mettre en rang comme les autres. Vous n’avez aucune chance gegen moi et vous le savez. »

Le supérieur abaissa sa baguette. La partie était gagnée. Il finit par s'éloigner. Une fois de plus, Caitlyn soupira de soulagement. Cette fois, elle ne le cacha pas, même si elle resta assez discrète. Elle pouvait baisser la garde, lâcher son bouclier, enfin. Elle avait l'impression, ou du moins le souhaitait très fort, que tout était revenu à la normale. elle avait toujours cette confiance sans bornes en son professeur de potions. Vu ce à quoi elle avait assisté quelques jours auparavant, elle aurait pu être plus réticente, hésitante, à cesser ainsi de se protéger. Mais finalement, malgré les cauchemars que ça lui avait procuré et malgré la distance que ça avait mis entre la Raven et son professeur, elle n'avait jamais cessé de lui faire confiance. Et puis là, elle n'avait vraiment pas la force d'y repenser, la seule chose qu'elle voulait maintenant, c'était de revenir au calme, limite de rentrer dans son lit et de s'endormir, n'importe quoi pour oublier et pour se calmer. La voix du professeur, heureusement, avait toujours autant le don de la réconforter, grave et posée, pas trop forte mais quand même plus qu'un murmure.

« Ça va, vous n’avez rien vermissen Twain ? »

Il n'était pas quelqu'un à s'imposer par la force ni par le ton, quand il ne le devait pas, et elle aimait beaucoup cette manière de penser et d'agir, de se faire respecter sans faire peur, sans faire mal.

« Tout va bien, merci. Merci beaucoup ! »

Elle non plus ne parlait pas très fort. Elle lui sourit. Elle ne put cependant s'empêcher de penser à ce qui s'était passé. Elle voulait continuer cette relation de confiance quelle avait avec son professeur, surtout qu'il semblait lui-aussi lui accorder sa confiance, mais elle revoyait dans sa tête les événements de cette fameuse nuit de pleine lune.

« Vous ne devriez pas ziehen ici, c’est dangereux. »

Ah, ça oui, c'était clair. Dit de sa bouche, après ce qui s'était passé, ça sonnait bizarrement aux oreilles de la jeune brune, qui bien que sachant peut-être même mieux que tout le monde combien le professeur était bon et protecteur, savait aussi qu'il pouvait représenter pour elle un plus grand danger que l'incident qu'elle venait de vivre. Elle s'en voulait de spontanément penser à ça, de devoir retenir une ironie plus que mal placée et surtout causant du tort à Jakob. Bien sûr, elle ne le ressentait pas comme ça, et encore une fois elle se rappela que si elle avait eu peur, ce n'était pas pour elle, mais pour lui, et de lui, de son apparence. Et bien sûr malgré l'ironie qu'elle retenait en soi, elle ne songeait nullement à comparer aux fous-furieux qui, pas loin de là, détenaient des moldus ou autres victimes de leurs discriminations et qui traînaient bien plus dans le coin que dans le reste du château. Elle ne répondit pas. Ça aurait été pour dire quoi ? Pour se justifier ? Lui raconter que ses pensées l'avaient menée jusqu'à là et que ces pensées le concernaient, en partie, lui ? Non. Elle n'aurait pu qu'être d'accord avec lui, de toute façon, et à rien ne servait de dire un "oui" en hochant plus ou moins vigoureusement la tête. Elle se rendit compte qu'elle le fixait, même s'il n'y avait rien de déstabilisant dans son regard, mais elle finit par détourner son regard. Elle ne devrait pas traîner par là, elle le savait, alors, il fallait qu'elle parte. C'était bien ce qu'il avait voulu dire, n'est ce pas ? Elle espérait juste qu'il ne remarquerait pas qu'elle était prête à s'écrouler tellement elle avait mal au dos. En fait, elle l'avait oublié pendant la course, n'ayant songé plus qu'à sortir de là et semer le supérieur. Mais dès qu'elle s'était arrêtée, la douleur s'était refaite sentir et avait encore augmenté avec l'arrivée du professeur, son esprit ne devant plus se concentrer sur autre chose. La meilleure chose à faire maintenant, serait de retourner dans son dortoir et s'allonger sur son lit, bien à plat, pour voir si ça irait mieux au repos, et dans le cas contraire, aller demander à M. Wargrave l'infirmier de regarder ça et de faire quelque chose. Elle se mit à avancer aux côtés de son professeur. Mais plus elle y pensait, plus elle avait l'impression qu'aller s'étendre dans son lit devrait attendre. Maintenant que quelque chose avait à nouveau fini par les réunir, elle doutait qu'il soit judicieux de laisser passer l'occasion. Le professeur tout comme l'élève avaient besoin de s'expliquer, aussi bien pour expliquer que pour recevoir des explications. Ils devaient se parler, c'était inévitable.
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MessageSujet: Re: « Une visite qui tombe... bien ? » | Jakob & Caitlyn   Jeu 7 Fév 2013 - 23:25

Absolument dégoûtant.
Comment des hommes pouvaient-ils s’en prendre à des enfants? Pourquoi des sorciers s’attaquaient-ils à des moldus sans aucune pitié? Voilà deux questions auxquelles je n’aurais probablement aucune réponse. Pourtant, c’est ce qu’il se produisait tous les jours ici à Poudlard. Bien que je m’efforçais de me trouver du bon côté de la barrière, il était difficile de toujours faire front à ses hommes qui n’avaient aucun scrupule : ils étaient beaucoup plus nombreux que nous en plus de recruter quelques étudiants qui les vénéraient comme des Dieux. Les autres élèves se contentaient de subir, se défendant du mieux qu’ils le pouvaient lorsque le ciel leur tombait sur la tête, mais ils ne constituaient pas une armée en soit. Je ne me considérais pas comme tel, encore moins comme un rebelle. Je me battais simplement pour la bonne cause, celle qui se voulait être juste même si entre ces murs elle ne semblait pas avoir de l’importance. Je savais pourtant que ça en faisait une lorsque je trouvais des étudiants comme Caitlyn qui se retrouvait désarmée face à son assaillant. Un homme plus vieux qu’elle, donc plus fort, mais également plus expérimenté en termes de magie. Je n’avais pas hésité une seule seconde avant d’intervenir, ayant bien plus envie de foutre une baffe monumentale au supérieur que de le laisser déguerpir comme si de rien n’était. Mais je tentais de faire le moins de violence possible : il y en avait déjà assez comme ça, même si celle que je lui aurais infligé aurait eu une bonne excuse.

Maintenant il n’était plus là. Maintenant elle était hors de danger.
Depuis combien de temps s’amusait-il à lui lancer des sorts? Elle n’avait pas l’air mal en point, mais certaines personnes étaient excellentes pour feindre que tout allait bien alors qu’en réalité ce n’était pas le cas. Je m’inquiétai de son état, mais je m’inquiétai également de notre position. Si ça se trouvait, ce salopard avec des amis cachés dans tous les coins qui allait nous assaillir d’un instant à l’autre. J’avais peut-être l’air paranoïaque à regarder de gauche à droite de manière constante, mais les épreuves m’avaient appris à redoubler de vigilance. Mais j’arrêtai mon petit manège rapidement, question de ne pas faire peur à Caitlyn davantage.


- Tout va bien, merci. Merci beaucoup !

Sa voix faible me mit la puce à l’oreille : j’étais arrivé trop tard. Pas assez pour qu’il ait le temps de la tuer, mais assez pour lui faire du mal. Raison de plus pour déguerpir et la mettre à l’abri. J’avais peut-être une ou deux idées de potion qui pourraient lui être bénéfique et la remettre sur pied le temps de se rendre à l’infirmerie.
Elle ne dit rien à ma dernière affirmation, mais se mit tout de même en route à mes côtés. Je me devais de l’amener à l’abri avant que l’autre ne se décide de revenir pour terminer le travail. Sans trop réfléchir, je nous conduisis jusqu’à mon bureau, marchant d’un pas lent puisque Caitlyn ne semblait pas pouvoir aller trop vite et parce que je continuai d’être attentif aux alentours. Mais je n’entendis rien de suspect, ne vit rien et aucune odeur hormis la mienne et celle de mon étudiante ne semblait faire irruption.

Nous entrâmes donc dans mon bureau et j’offris à Caitlyn un siège avant de me diriger vers mes armoires qui étaient remplis d’ingrédients.


- Etwas me dit que vous ne m’avez pas tout dit… Visiblement vous souffrez et comme la mehrheit des jeunes de cette école, vous ne vous laisserez pas führen à l’infirmerie alors je vais vous donner quelque chose qui devrait vous soulagez un peu. Vous déciderez si vous devez rendre besuchen à l’infirmier ou non.

Je n’allais pas la forcer puisque j’étais moi-même assez réticent à me retrouver dans ce genre d’endroit où tout me semblait désespéré. Voir des gens souffrir sur un lit n’était pas quelque chose que j’appréciais particulièrement. De plus, le premier endroit qui m’avait accueillit après mes années d’absences du monde civilisé était justement un hôpital. M’être retrouvé enfermé entre quatre murs blancs alors que j’avais passé quelques temps dans la nature la plus complète avait été un choc pour moi. Probablement que je ne m’en remettrai jamais et c’était une raison de plus pour détester ce genre d’endroit. Les odeurs étaient à lever le cœur, ça sentait la mort et le sang à tout bout de champ, les gens qui travaillaient là était la majorité du temps stressés et angoissés, n’apportant en aucun cas le repos à leurs patients. À l’école il s’agissait plus d’une infirmerie, mais ça demeurait du pareil au même pour moi : c’était une salle d’hôpital à défaut d’avoir la bâtisse au grand complet. Quoi qu’il en soit, jamais je ne forçais un étudiant à y aller s’il ne le souhaitait pas, ce n’était pas mon genre. Par contre, je pouvais peut-être lui apporter un coup de pouce en suggérant une potion maison, comme j’étais entrain de préparer à Caitlyn. J’ignorais où elle avait mal, mais celle que je concoctais était assez simple et agissait comme un antidouleur simultané. Un peu comme de la morphine. Celle là, je ne l’avais pas apprise dans mes livres, ni à l’école : c’était Iwein qui me l’avait apprise en cas de nécessité. Si j’avais rechigné à l’apprendre (celle du tue-loup était déjà assez compliquée comme ça), je n’avais pas eu envie d’en connaître d’autre. Mais à force de la pratiquer et même de l’utiliser, elle s’était avérée importante, voir peut-être même vitale dans certains cas. Elle était gravée dans ma mémoire à présent.
Je m’exécutai donc sans souci, aillant allumer mon brûleur et déposer un chaudron rempli d’eau par-dessus. Je sorti les ingrédients qu’il me fallait, les étalant sur la table avant d’en couper certains et de les jeter dans mon récipient.

Ça tombait bien que Caitlyn soit là.
Si nous nous évitions en classes, il était temps que nous reparlions de cette dernière pleine lune à laquelle elle avait assisté. Je voulais que cette relation de confiance que nous avions établie entre nous revienne à la normale et qu’elle cesse d’être effrayée par moi. Elle avait beau ne pas le dire ou ne pas le démontrer, je savais intérieurement qu’elle avait peur. Et c’était normal : n’importe qui qui assiste à une transformation pour la première fois à la peur de sa vie. C’est quelque chose de terrifiant, d’angoissant, d’inattendu également. On ignore si la personne sera en mesure de se contrôler lorsqu’elle sera devenue cette grosse bête. Heureusement pour elle, je n’avais pas eu ce problème.
Sauf pour une fois… Mais bref, passons.

Je relevai les yeux vers elle alors que je brassai doucement ma mixture.


- Je voudrais m’excuser pour l’autre abend. Celle de la pleine lune. J’aurais préféré que tu n’assistes pas à ma transformation parce que je sais à quel punkt ça peut être traumatisant comme expérience et puis pour moi c’est etwas de très… Personnel disons.

Je me retournai pour sortir un verre d’une armoire avant de revenir près de mon chaudron et d’ajouter encore quelques ingrédients dans l’eau bouillante. Puis j’ajoutai à l’adresse de Caitlyn :

- J’aimerais que l’on en parle. Si tu as des fragen, des peurs… Peu importe. Je ne suis pas là pour te richter et je ne le ferai pas. Je veux simplement que ça revienne…Normal.

Il y a un truc étrange de chaque côté et je n’aime pas ça.
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MessageSujet: Re: « Une visite qui tombe... bien ? » | Jakob & Caitlyn   Sam 9 Fév 2013 - 19:56



Jakob & Caitlyn
« Une visite qui tombe...bien ? »


Samedi 24.05.2014

Elle aurait pu s'en douter, ce fut dans son bureau que le professeur de potions la conduisit. Il marchait lentement et semblait attentif aux alentours, et elle lui en était reconnaissante. Elle le suivait, restant à sa hauteur et s'efforçant de se tenir droite pour ne pas qu'il remarque quoi que ce soit. Sauf qu'apparemment c'était raté. Ça aussi, elle aurait pu s'en douter. À rien ne servait de vouloir cacher quelque chose à Jakob Hammerschmitt. Car dès qu'il rentrèrent dans le bureau, celui-là même où elle avait été ce soir de pleine lune il y avait environ deux semaines - il la fit s'asseoir sur un siège et il se dirigea relativement rapidement vers une armoire qu'il ouvrit et de laquelle il se mit à sortir différentes choses. Elle comprit bien vite qu'il s'apprêtait à préparer une potion. Elle l'observait à moitié, alors que lui revenaient en tête toutes les images de ce qui s'était passé à ce même endroit quelques jours plus tôt, plus vivantes et réalistes que jamais. Elle ne comprenait pas tout à fait, même dans les rêves dont elle se souvenait il ne lui avait pas semblé qu'elles soient si frappantes, si vraies. Peut-être avait-elle perdu une partie de ses sens après ce qu'elle venait de vivre dans le couloir, et était plus facilement atteignable par ses peurs ? Elle aimait pas cette pensée, elle n'aimait pas la seule pensée d'avoir peur de quelqu'un qui lui inspirait tellement confiance, avec lequel elle s'était tellement bien entendue pendant plusieurs années. C'était un professeur hors du commun, et elle savait que si elle avait besoin du soutien de quelqu'un, elle pourrait s'adresser à lui. Alors, c'était ridicule d'avoir peur. Et pourtant, c'était le cas. Elle se força à se concentrer sur le professeur lui-même plutôt que de se laisser assaillir par les souvenirs que lui rappelait le lieu. Il avait l'air normal, décontracté, entièrement à l'aise entre les flacons et autres ustensiles que renfermaient ses placards. Il savait parfaitement ce qu'il cherchait et ses mains attrapaient les ingrédients les uns après les autres, sans hésitation. Il ne lui accorda pas un regard pendant qu'il les choisissait, et elle ne s'en étonna pas. Elle retrouvait devant ses yeux le Jakob Hammerschmitt qu'elle avait toujours connu, sûr de lui, sûr de ce qu'il faisait, de ce qu'il voulait, et silencieux pendant qu'il s'affairait. C'était tous ces traits de caractère qui la mettaient à l'aise quand en sa présence, alors que d'autres gens le considéraient comme bizarre et renfermé. Tout en préparant son mélange dont elle se doutait qu'il était fait pour elle, pour soulager sa douleur, le professeur lui parlait.

« Etwas me dit que vous ne m’avez pas tout dit… Visiblement vous souffrez et comme la mehrheit des jeunes de cette école, vous ne vous laisserez pas führen à l’infirmerie alors je vais vous donner quelque chose qui devrait vous soulagez un peu. Vous déciderez si vous devez rendre besuchen à l’infirmier ou non. »

Voilà quelque chose qui confirmait tout ce qu'elle avait pensé à l'instant. Il n'était pas dupe, savait qu'elle n'allait pas très bien, et voulait l'aider. Bien sûr, la meilleure manière pour lui de l'aider était bien celle de lui préparer une potion. Elle lui sourit, tout en se demandant si son sourire n'était pas un peu faible.

« Encore merci, c'est très gentil de votre part. »

Elle n'avait pas grand chose d'autre à dire que de répéter ses remerciements. En fait, si, elle avait plein de choses à lui dire, elle voulait tout lui expliquer ce qu'elle ressentait, les images qu'elle voyait en ce moment, les rêves qu'elle avait eus, son regard fuyants, ou plutôt leurs regards fuyants, le malaise qui s'était instauré et pourtant la confiance qui continuait, peut-être même plus forte qu'avant... mais elle n'avait pas de mots à mettre dessus. Ou était-ce seulement parce qu'elle n'osait pas ? Elle aurait tellement voulu que tout revienne à la normale. Mais au lieu de rajouter quoi que ce soit, elle se contenta donc de le regarder préparer sa potion en essayant d'en mémoriser les étapes. Elle ne se souvenait pas d'avoir lu ce genre de recette dans aucun livre de potions, et il le la leur avait pas apprise. Elle se demandait ce qu'elle pourrait bien avoir comme effets. Mais là aussi elle lui ferait confiance et elle la boirait quand elle serait prête. Elle verrait alors l'action qu'elle aurait sur son corps. Mais d'ores et déjà elle se doutait que mémoriser la recette lui serait utile, surtout qu'elle n'avait pas l'air très difficile. Il avait fini d'ajouter tous les ingrédients et se mit à mélanger le liquide. Il pouvait lever les yeux vers elle à présent, ce qu'il fit, en reprenant la parole.

« Je voudrais m’excuser pour l’autre abend. Celle de la pleine lune. J’aurais préféré que tu n’assistes pas à ma transformation parce que je sais à quel punkt ça peut être traumatisant comme expérience et puis pour moi c’est etwas de très… Personnel disons. »

Blocage, comme depuis le début. Elle avait beau vouloir de tout son cœur briser ce silence qui s'était instauré entre elle et son professeur, cette barrière qui était montée et qu'il lui était impossible de franchir, cette espèce de tabou, elle n'arrivait pas. Alors, il y eut encore un silence. En tout cas, une chose était sûre, elle appréciait ce qu'il venait de lui dire, même si elle ne parvenait pas à l'exprimer. Elle était reconnaissante qu'il soit à même de le faire, lui, si elle n'en était pas capable. Il contrôlait bien plus tout ce qui était émotions, on aurait dit, et pour cause, il était bien plus âgé. Les années d'expérience et de maîtrise de soi-même se lisaient partout dans son comportement. Alors, il se releva sans plus insister et se dirigea vers une autre armoire de laquelle il sortit un verre avant de retourner près de la potion pour y rajouter un dernier ingrédient et continuer à la mélanger sous les yeux attentifs de Caitlyn. Oui, cela avait été traumatisant, comme expérience, et elle n'y pouvait rien. Elle ne voulait pas rester sous l'emprise de cette peur dévastatrice et incontrôlable, mais justement, elle n'arrivait pas à la contrôler. Elle savait aussi que cela n'avait pas non plus dû être facile pour le lycan en question, elle se doutait bien qu'une transformation n'était pas quelque chose à faire en public. Elle voudrait bien lui poser des questions dessus, lui demander... lui demander quoi ? Elle ne savait pas elle-même ce qu'elle lui voulait. En fait, ce qu'elle savait, c'était qu'elle en avait marre de tout ça. Et apparemment, le professeur aussi, car il l’encouragea.

« J’aimerais que l’on en parle. Si tu as des fragen, des peurs… Peu importe. Je ne suis pas là pour te richter et je ne le ferai pas. Je veux simplement que ça revienne…Normal. »

« Moi aussi... »

soupira-t-elle alors. Enfin. Maintenant, elle pouvait enchaîner.

« Moi aussi je voudrais que tout redevienne comme avant... je sais pas, je crois que j'ai peur, mais je sais pas de quoi. Je ne comprends pas ce qui se passe, sur le coup je ne crois pas avoir eu peur autrement que pour vous, et pourtant, après-coup... je pense que j'ai fait des cauchemars chaque nuit, mais je ne me souviens que de quelques uns. Je suis désolée de vous dire ça, je... c'est pas de vous que j'ai peur. C'est pas normal, je ne contrôle plus rien. »

La preuve, elle ne contrôlait même plus le flux de ses propres paroles, elle racontait tout et n'importe quoi, elle se demandait si il arrivait à comprendre ce qu'elle racontait. Car non seulement elle s'emmêlait dans ce qu'elle disait, mais en plus elle parlait assez vite, et il n'était pas anglais. Bref. Ce fut alors qu'elle se décida à lui demander ce qui peut-être ferait changer les choses. Si elle avait peur, si elle était frustrée, c'était peut-être parce qu'elle ne savait pas ce qui se passait, qu'elle ne comprenait pas. Alors, même si ce n'était pas la meilleure chose à lui demander, il l'avait dit lui même que c'était un domaine très personnel, elle fit :

« C'est comment ? Comment arrivez vous à tenir, ça doit vous faire tellement mal ! Et comment l'êtes vous devenu ? »

Peut-être qu'en en sachant plus sur lui et sur le lycantropisme, ses peurs seraient écartées, ses peurs nées du non-savoir et du doute. Elle voulait tellement qu'elle arrête d'avoir des réactions insensées et que tout s'arrange.
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MessageSujet: Re: « Une visite qui tombe... bien ? » | Jakob & Caitlyn   Ven 15 Fév 2013 - 23:38

Il était temps de mettre les choses au clair entre moi et mon étudiante. Les circonstances avaient voulu qu’elle assiste à une transformation lupine et depuis ce temps, un froid s’était créé entre nos deux. Je n’aimais pas cette sensation, mais je n’avais pas été capable de l’approcher plus tôt. Bien que j’étais l’adulte entre nous deux, professeur de surcroit, j’aurais peut-être du faire preuve de sang froid, mais je n’y étais pas parvenu. J’étais celui qui s’était trouvé en état de gêne et de vulnérabilité : elle m’avait quand même vu passer de ma forme humaine à ma forme animale. De son côté, elle avait dû éprouver une peur terrible, un choc que je pourrais même qualifier d’extrême. Bien que je ne m’étais jamais regarder dans un miroir lors du processus, j’avais eu la chance d’entre voir les transformations de mon créateur à quelques reprises. Bien que j’étais incapable de le regarder jusqu’à la toute fin à cause de la douleur qui me forçait à fermer les yeux sur le monde, je me souvenais de ces visions d’horreurs qui venaient me hanter jusque dans mes cauchemars. Sauf qu’à la place de voir Iwein, c’était mon corps que je voyais entrain de se métamorphoser en cet énorme loup couleur chocolat. Je m’éveillai bien souvent en paniquer et complètement terroriser par ma propre personne. Je n’eus d’autre choix que d’accepter celui que j’étais devenu puisque je ne pouvais pas séparer ce « monstre » de moi. C’était peut-même ainsi qu’elle me voyait désormais : tel un monstre. Mon corps dont les vêtements déchirés recouvrent à peine ma peau dont de longs poils drus ont poussés. Mon nez et ma bouche qui ne semblent plus que former un tout alors que ses énormes canines me transperçaient les gencives. Ses griffes qui m’ouvraient le bout des doigts en deux alors que des oreilles pointues sortaient de mes cheveux. Un monstre : une bête de foire.
Quoi qu’il en soit, je n’avais pas l’intention de la blâmer pour quoi que ce soit. Bien que je lui aie ordonné de partir ce soir là avant que la parole ne me manque, elle s’était pétrifiée sur place, partagée entre l’envie de m’aider et cette peur qui lui interdisait de faire un pas dans la direction contraire. Je ne lui en voulais pas non plus de ces regards jetés en classe et cette manière de m’éviter : je l’avais d’ailleurs fait de mon côté. Je ne lui en voulais pas de ne pas être venue me voir pour en discuter : je devais être celui qui faisait les premiers pas. Parce que c’était moi l’adulte, le plus responsable des deux.

C’était pourquoi je le faisais maintenant. Je voulais que cette histoire se règle une bonne fois pour toutes.


- Moi aussi... Moi aussi je voudrais que tout redevienne comme avant... je sais pas, je crois que j'ai peur, mais je sais pas de quoi. Je ne comprends pas ce qui se passe, sur le coup je ne crois pas avoir eu peur autrement que pour vous, et pourtant, après-coup... je pense que j'ai fait des cauchemars chaque nuit, mais je ne me souviens que de quelques uns. Je suis désolée de vous dire ça, je... c'est pas de vous que j'ai peur. C'est pas normal, je ne contrôle plus rien.

Je relevai les yeux vers elle et j’eus plein de compassion pour mon étudiante qui, visiblement, ne savait plus où elle en était. Ça me rappelait ce petit garçon effrayé que j’étais à l’époque alors qu’il venait de découvrir que sa vie ne serait plus jamais la même après la morsure infligée par un gros loup sombre. Cependant, le fait qu’elle avoue avoir un peur pour moi me flatta. J’avais bien vu sur le coup qu’elle avait essayé de m’aider, mais j’ignorais qu’elle avait eu peur pour l’humain que j’étais. Il fallait avouer que même si j’avais tenté de retenir ces petits cris de douleur que je poussais à chaque pleine lune, mes intentions s’étaient avérées totalement inutiles : la souffrance faisait partie du rituel et même si elle s’atténuait un peu avec le temps à cause du corps et de l’esprit qui s’habituaient, il n’en reste pas moins que la sensation était désagréable. C’est probablement ce qui avait dû l’alertée.

Ayant terminer d’ajouter des ingrédients à mon chaudron, je sorti une louche d’un tiroir que je trempai dans le liquide avant de verser le contenu attrapé dans le verre. J’éteignis le feu et me dirigeai vers Caitlyn avec la potion promise.


- C'est comment ? Comment arrivez vous à tenir, ça doit vous faire tellement mal ! Et comment l'êtes vous devenu ?

Je ne fus pas surpris d’entendre ces questions sortirent de sa bouche. Elle nageait dans l’inconnu et c’était probablement ce qui alimentait sa peur. On avait beau lire tous les bouquins parlant de lycanthropie, rencontrer un lycanthrope dans la vraie vie c’était complètement autre chose. Chacun avait sa manière de composer avec son don et les personnalités n’étaient jamais réellement exploitées dans les livres. Je repensais à Taylor qui lui profitait de son loup pour se donner de la puissance et s’offrir en spectacle. Je pensais à Enzo qui tentait encore de pouvoir différencier son loup de l’humain qui semblaient soit se faire la guerre, soit s’accorder ensemble : il était encore trop jeune et donc instable. Et il y avait moi qui tentais le plus que possible d’offrir mon loup au service de la justice et du bon fonctionnement des choses. Ici ça s’avérait assez utile compte tenu de la situation dans laquelle baignait cette école.
Bref, Caitlyn avait droit à des réponses, car ses questionnements étaient justifiés. Je voulais que cette peur la quitte afin qu’elle puisse voir les choses sous un autre angle.

J’arrivai près d’elle et lui tendit le verre.


- Faites attention, le inhalt est chaud. Et le goût est assez arm, mais vous devriez voir une différence d’ici quelques minutes.

Je lui fis un petit sourire avant de me tirer une chaise et de m’asseoir en face d’elle. Je n’avais pas envie que le bureau nous sépare. Ce n’était pas vraiment une conversation de professeur à élève, mais plutôt quelque chose d’amical, de plus intime. Je n’avais pas souvent l’occasion de parler de ma lycanthropie à mes étudiants hormis peut-être ceux qui possédaient aussi ce talent, mais ça me faisait toujours plaisir de pouvoir partager un peu mes expériences. Si ça les intéressait réellement et qu’ils pouvaient voir les choses différemment après une bonne discussion, ça m’allait. Je détestais ces faux mythes, ces spéculations, ces préjugés et les mauvaises langues qui disaient n’importe quoi sur les loups-garous. Nous n’étions pas que des bêtes sanguinaires qui se transformons en bête velue une fois par mois : nous étions aussi des humains dont la majorité étaient si effrayés par eux-mêmes qu’ils refusaient de se regarder dans la glace le matin.
Si mes réponses pouvaient apporter des changements dans l’esprit de Caitlyn, j’étais prêt à contribuer.


- Le corps mensch est tellement complexe qu’il en est fascinant. Il est capable de subir de multiples douleurs et même une transformation sans jamais flancher. Il est vrai que lorsque je me change en wolf une souffrance sans nom me parcoure des pieds à la tête, mais tout comme mon corps, j’encaisse le blasen. Je dois t’avouer que ma toute erste transformation a été la pire de toutes. Autant en termes de douleur que de angst. Voir et subir tout ça c’était… Vraiment terrifiant. Mais avec le temps, les sachen s’améliorent. La chose reste la même, mais le corps s’est de plus en plus habitué. Ça fait immer mal, mais disons que c’est beaucoup moins pire qu’au départ. Mais je crois que ce qui m’aide à tenir le plus c’est… Le wolf. Même si ça fait mal, j’ai hâte à chaque transformation. Hâte de retrouver mon freund à quatre pattes qui me donne une force et une liberté que person d’autre ne pourrait m’offrir. Lui et moi nous formons un alle en permanence, mais prendre sa forme une fois par mois est un honneur pour moi. Je sais que ça peut paraître très seltsam, mais je crois que c’est ce que pense chaque lycanthrope au fond de lui même si au départ ce n’est pas forcément une évidence.

Je voulais lui faire voir que ce « monstre » n’en n’était pas un. Il était moi et j’étais lui : nous nous complétions depuis des années déjà. Je voulais lui démontrer que même si ces images étaient terrifiantes, il y avait quelque chose de beau qui s’en dégageait. L’union de deux êtres complètement différents dont les costumes s’inter-changeaient. Le loup n’était pas mon ennemi contrairement à ce que j’avais pu croire au départ. Il était vrai que lorsqu’il n’était pas contrôlé il était difficile de s’entendre avec lui, mais une fois que ce cap était passé, je n’avais pas envie qu’il me quitte.

- Il m’est difficile d’expliquer la relation que j’entretiens avec le tier puisque nos coexistons dans le même corps, mais c’est quelque sache de formidable. Nous nous complétons, nous nous comprenons… Il est certain que lorsque le tue-loup n’est pas prit régulièrement ou de la gut manière ça peut entraîner de graves conséquences, car le wolf ne doit jamais avoir le dessus sur mensch. Mais ça s’apprend et même si ça prend du zeit, on y parvient tous. Et une fois ce cap franchi, il ne reste plus qu’à s’apprivoiser l’un l’autre. C’est une autre paire de manche qui peut encore une fois prendre du zeit, mais si l’on reste centré sur l’objectif, on y arrive.

Je marquai une pause alors que j’en venais à ma morsure. Je ne voulais pas trop entrer dans les détails et c’est avec cette pensée en tête que je repris :

- Et comme je le suis devenu… En fait quand j’étais kind, nous avions cette tradition familiale qui consistait à aller à la chasse entre « hommes » une fois par année. On allait dans les holz mon père et mes frères dans les bois pour tout un week-end. Et un soir, un peu avant que le sonne se couche, j’étais parti à la recherche de branches pour alimenter notre feuer. Malheureusement, je me suis éloigné un peu trop de notre lager et je n’ai pas vu le falle à ours qui était dissimulé sous un tas de feuilles mortes. Mon pied s’est prit dedans, le falle s’est refermé sur ma cheville, me maintenant prisonnier. Au bout de quelques zeit, j’avais perdu beaucoup de sang et la pleine lune s’était levée. Puis il y a eu cet énorme wolf sombre qui s’est approché de moi et qui m’a libéré du piège d’un simple coup de pfote. Une seconde plus tard, il s’est retrouvé sur moi, ses crocs ont mordu mon épaule droite et ce fut… Le trou schwarz par la suite.

Je portais d’ailleurs encore les cicatrices de ma morsure et celle du piège à ours autour de ma cheville gauche. Ce n’était plus que des fragments blancs sur ma peau, mais elles me rappelaient le soir où ma vie avait basculée pour toujours. À l’instant où je m’étais rendu compte qu’il s’agissait d’un loup-garou et non d’un loup ordinaire, j’avais eu la peur de ma vie. Aujourd’hui ces souvenirs me faisaient sourire même si à l’époque j’étais certain que mon petit monde s’était effondré. Ça avait été ma réalité pour un certain temps et puis tout était revenu à la normale par la suite. Enfin… En partie. Le petit Jakob perdu dans les bois n’avait plus jamais été le même et ce n’était pas uniquement à cause du loup, mais bien de cette coupure du monde durant trop longtemps. Mais bon, je m’en étais plutôt bien sorti. Qui aurait cru que le petit Hammerschmitt qui avait longtemps fait la une des journaux de l’Allemagne serait professeur de potions un jour?

- Cet mann m’a mordu pour me sauver la vie, il me l’a expliqué par la suite. J’avais perdu trop de blut, j’étais devenu trop faible et c’est le seul moyen qu’il a trouvé pour me maintenir en leben. Et tu sais, il y a plusieurs lycanthropes qui sont comme ich, mordu par un « sauveteur ». Si le wolf est contrôlé, c’est donc mensch qui se cache sous la forme animale, ce qui peut expliquer des comportements typiquement… Mensch.

Je lui fis un sourire. Je craignais que ma petite histoire lui fasse davantage peur, mais je n’avais pas envie de lui mentir sur les raisons de ma transformation. À quoi bon? Chaque histoire avait sa partie d’horreur (celle de la morsure) et la mienne s’était passée ainsi. De la manière dont je l’avais raconté, Iwein passait pour mon sauveur, même si en réalité, il m’avait sauvé pour d’autres raisons que celle de simplement faire vivre un enfant. C’étaient les détails que je gardais pour moi.
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MessageSujet: Re: « Une visite qui tombe... bien ? » | Jakob & Caitlyn   Sam 16 Fév 2013 - 20:45



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« Une visite qui tombe...bien ? »


Samedi 24.05.2014

Cela faisait des jours et des jours qu'elle attendait ce moment, elle s'en rendit compte. Des jours entiers pendant lesquels l'impression qu'il l'évitait le plus possible n'arrêtait pas de la perturber, presque plus encore que les cauchemars qu'il lui avait procurés. Il la fuyait du regard, ne lui parlait qu'indirectement, ne faisait rien pour se rapprocher d'elle, et c'était réciproque. Instinctivement, Caitlyn et son professeur de Potions avaient mis de la distance entre eux après l'événement qui sans doute resterait gravé dans leurs mémoires pour toute leur vie. Grâce à l'incident avec le Supérieur, dont - il fallait bien se l'avouer - elle n'était pas sortie indemne, ils avaient été rassemblés. Et elle s'en félicitait, elle était heureuse en quelques sortes qu'il l'ait emmenée dans son bureau, là où tout avait commencé, car elle n'en pouvait plus de cette situation de froideur et de distance. Même pendant le chemin dans les couloirs du sous-sol, ils s'étaient gardés de croiser les regards l'un de l'autre, et n'avaient en somme pas échangé beaucoup de paroles. Elle voulait que tout revienne à la normale, et elle sentait que ce jour était arrivé, car lui aussi voulait manifestement que ça s'arrange. Elle ne pouvait pas réellement le blâmer pour ce qui se passait, et au fond elle ne lui en voulait pas, car elle savait que pour lui non plus la présence de Caitlyn lors de sa transformation n'avait pas été agréable. Elle n'arrivait pas à dire dans quelle mesure ça l'avait gêné, mais elle en s'imaginant à sa place, elle pouvait dire que ça ne l'étonnait pas qu'il soit resté distant pendant les jours qui avaient suivi l'incident. Mais était-ce vraiment la peine ? S'il avait mis les choses au clair le lendemain même, s'il l'avait obligée à rester avec lui après un cours de potions, qu'elle le veuille ou pas, pour avoir une conversation avec elle, ne s'en seraient-ils pas sortis mieux et surtout plus rapidement, au lieu de souffrir chacun de son côté et d'hésiter sans jamais parvenir à se décider ? Tant pis, on ne refaisait pas le passé de toute façon, et s'ils n'avaient pas eu l'occasion ou le courage de se confronter l'un à l'autre plus tôt, la vie avait fait les choses et ils pouvaient le faire maintenant. Apparemment, le professeur voulait en effet lui aussi mettre les choses au clair et avait plus de forces que Caitlyn pour le faire, ce qui lui permit de commencer la discussion, en même temps qu'il se concentrait sur une potion. Elle en suivait la préparation et les mots sortirent tous seuls de sa bouche, incontrôlés, tellement ça faisait longtemps qu'ils avaient besoin d'être dits. Cela eut de l'effet sur le professeur qui leva les yeux de sa préparation pour la regarder, compatissant. Elle soutint ce regard, ses yeux verts contenaient toute l'énergie que son corps n'était pas capable de fournir après ce qui s'était passé dans le couloir, ils se plantèrent dans ceux couleur chocolat du professeur. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle ressentait, mais il y avait de l'espoir dans son regard qui se fit intense et insistant, son cœur battait la chamade et sa respiration s'accéléra légèrement tout en restant discrète comme à son habitude. Elle voulait maintenant savoir comment c'était, comprendre ce qu'il vivait et pourquoi. Il s'approcha d'elle. Il tenait un verre rempli du breuvage qu'il venait de préparer et le lui tendit.

« Faites attention, le inhalt est chaud. Et le goût est assez arm, mais vous devriez voir une différence d’ici quelques minutes. »

Il lui sourit. Le premier pas avait manifestement été fait et le seul fait qu'ils aient parlé, qu'il ait exprimé son souhait de l'aider et qu'elle se soit ouverte sur ses peurs, avait porté ses fruits. Ils pouvaient maintenant se regarder dans les yeux et se sourire, ce qu'elle fit avant de se forcer à avaler le liquide encore fumant qui en effet n'avait aucun goût et qu'elle aurait voulu recracher tout de suite tellement ça lui était inconfortable. Elle eut donc une grimace mais la chassa tout de suite de son visage tandis que le professeur approchait une chaise et de s'asseyait en face d'elle, ignorant le bureau.

« Le corps mensch est tellement complexe qu’il en est fascinant. Il est capable de subir de multiples douleurs et même une transformation sans jamais flancher. Il est vrai que lorsque je me change en wolf une souffrance sans nom me parcoure des pieds à la tête, mais tout comme mon corps, j’encaisse le blasen. Je dois t’avouer que ma toute erste transformation a été la pire de toutes. Autant en termes de douleur que de angst. Voir et subir tout ça c’était… Vraiment terrifiant. Mais avec le temps, les sachen s’améliorent. La chose reste la même, mais le corps s’est de plus en plus habitué. Ça fait immer mal, mais disons que c’est beaucoup moins pire qu’au départ. Mais je crois que ce qui m’aide à tenir le plus c’est… Le wolf. Même si ça fait mal, j’ai hâte à chaque transformation. Hâte de retrouver mon freund à quatre pattes qui me donne une force et une liberté que personne d’autre ne pourrait m’offrir. Lui et moi nous formons un alle en permanence, mais prendre sa forme une fois par mois est un honneur pour moi. Je sais que ça peut paraître très seltsam, mais je crois que c’est ce que pense chaque lycanthrope au fond de lui même si au départ ce n’est pas forcément une évidence. »

Le loup n'était donc pas un... ennemi, pour l'humain. Ce qu'il lui disait là le lui prouvait. Et quand elle pensait "pour l'humain" ce n'était pas à elle où à n'importe quel autre élève qu'elle pensait, mais bien à l'homme qui chaque mois prenait la forme d'un loup dans des souffrances qui avaient l'air atroces. Ils se complétaient, elle l'avait bien compris. Et il le lui confirma.

« Il m’est difficile d’expliquer la relation que j’entretiens avec le tier puisque nos coexistons dans le même corps, mais c’est quelque sache de formidable. Nous nous complétons, nous nous comprenons… Il est certain que lorsque le tue-loup n’est pas prit régulièrement ou de la gut manière ça peut entraîner de graves conséquences, car le wolf ne doit jamais avoir le dessus sur mensch. Mais ça s’apprend et même si ça prend du zeit, on y parvient tous. Et une fois ce cap franchi, il ne reste plus qu’à s’apprivoiser l’un l’autre. C’est une autre paire de manche qui peut encore une fois prendre du zeit, mais si l’on reste centré sur l’objectif, on y arrive. »

Plus il parlait, plus elle comprenait, et plus elle avait l'impression que tout s'arrangeait. Sa douleur dans le dos avait disparu, aussi, du moins s'était atténuée. Mais ce qui avait fait la plus grosse différence n'était pas l'évolution physique mais bien l'évolution morale que ces quelques minutes avaient vue s'accomplir. Le fait qu'il lui parle ainsi de son don la mettait encore plus en confiance qu'avant, elle n'était même pas sûre de comprendre vraiment ce qu'il lui racontait puisqu'elle ne l'avait jamais expérimenté, mais ça la rassurait, d'une manière ou d'une autre, et elle lui était infiniment reconnaissante de lui parler de ça. Mais c'était pas encore fini, et il le savait, alors il reprit.

« Et comme je le suis devenu… En fait quand j’étais kind, nous avions cette tradition familiale qui consistait à aller à la chasse entre « hommes » une fois par année. On allait dans les holz mon père et mes frères dans les bois pour tout un week-end. Et un soir, un peu avant que le sonne se couche, j’étais parti à la recherche de branches pour alimenter notre feuer. Malheureusement, je me suis éloigné un peu trop de notre lager et je n’ai pas vu le falle à ours qui était dissimulé sous un tas de feuilles mortes. Mon pied s’est prit dedans, le falle s’est refermé sur ma cheville, me maintenant prisonnier. Au bout de quelques zeit, j’avais perdu beaucoup de sang et la pleine lune s’était levée. Puis il y a eu cet énorme wolf sombre qui s’est approché de moi et qui m’a libéré du piège d’un simple coup de pfote. Une seconde plus tard, il s’est retrouvé sur moi, ses crocs ont mordu mon épaule droite et ce fut… Le trou schwarz par la suite. »

Caitlyn ne respirait presque plus, elle était pendue aux lèvres de son professeur et revivait presque avec lui tout ce qu'il lui racontait là. Elle imaginait comment ça aurait été si elle s'était retrouvée dans son cas, fillette perdue dans les bois, blessée, puis confrontée à un loup gigantesque qui serait venu la mordre sans qu'elle ne puisse résister. Elle ne savait pas comment il avait fait pour se défaire de ces images, pour accepter le changement qui s'était fait en lui. Mais elle n'avait pas eu à vivre ça et, si tout irait bien, elle n'aurait pas à le vivre dans le futur non plus. L'essentiel était que le professeur avait survécu et que désormais il était comme il était, digne de confiance dans tous les cas, même en pleine transformation. Elle savait qu'elle ne risquait rien avec lui. Ou plutôt elle savait qu'elle n'avait rien à craindre de sa part, car il était vrai qu'elle ne pouvait pas se considérer hors d'atteinte dans ce château, même accompagnée par un homme comme Jakob Hammerschmitt.

« Cet mann m’a mordu pour me sauver la vie, il me l’a expliqué par la suite. J’avais perdu trop de blut, j’étais devenu trop faible et c’est le seul moyen qu’il a trouvé pour me maintenir en leben. Et tu sais, il y a plusieurs lycanthropes qui sont comme ich, mordu par un « sauveteur ». Si le wolf est contrôlé, c’est donc mensch qui se cache sous la forme animale, ce qui peut expliquer des comportements typiquement… Mensch. »

Fin de l'histoire. Caitlyn devait avouer que dans son esprit, c'était plus clair. Elle ne saurait jamais comment c'était vraiment que de vivre une transformation chaque mois, et finalement elle ne pouvait qu'en être heureuse, car ce n'était pas son souhait que de vivre le martyr. Mais elle sentait que quelque chose s'était débloqué pour eux deux, et que non seulement la situation allait, si ce n'était pas déjà fait, revenir à la normale, mais en plus leur relation serait d'autant plus... profonde. Elle n'arrivait pas à qualifier ce qui l'unissait au professeur, mais elle savait que c'était très positif. Ce n'était pas une simple relation de prof à élève, non c'était différent. Et c'était bien. N'empêche que maintenant, elle ne savait pas quoi dire. Il venait de lui raconter sa vie, en gros, et il lui sourit. Elle lui rendit le sourire.

« La potion a marché. Merci. »

Double-sens sur ce dernier mot. Elle espérait qu'il comprendrait qu'elle ne le remerciait pas autant pour l'avoir aidée que pour avoir accepté de mettre les choses au clair entre eux. Elle se sentait bien, là maintenant, dans ce bureau qui commençait à lui paraître familier. Son sourire s'étira légèrement. Serait-ce la fin de ses craintes, de ses cauchemars, de sa peur ? Une conversation avait-elle le pouvoir de remédier aussi rapidement à ce genre de traumatisme ? Etait-ce normal ? Elle n'en savait rien. Elle passa une main dans ses cheveux. Une petite pique dans le dos lui rappela que malgré le soulagement que lui avait procuré la potion, elle n'était pas intacte, mais elle l'ignora.

« Je ne suis pas sûre que je puisse oublier, mais je crois que j'avais besoin qu'on m'explique. Et je voudrais m'excuser à mon tour, puisque finalement, si tout ça s'est passé, c'est... »

C'est à cause de moi, aurait-elle voulu dire. Mais elle se sentit ridicule à ce moment là. Elle ne voulait pas passer pour la fille qui fait semblant de tout remettre sur elle pour ensuite être détrompée, genre "C'est tout de ma faute" - "Mais non, t'inquiètes pas". Et c'était bien ce qui allait se passer, elle le sentait bien. Le professeur ne serait pas d'accord de l'accuser elle et ça partirait dans un petit échange ridicule.

« Bref, je suis désolée de ne pas vous avoir laissé d'autre choix que de vous... transformer devant moi. »

Car finalement, c'était vrai. Il avait eu beau cent fois vouloir la faire partir, le lui avoir dit plusieurs fois alors qu'en temps normal il ne se serait pas épuisé à parler alors qu'il se pliait déjà de douleur sous l'action de la lune, mais elle n'avait pas bougé, était restée dans ce bureau, paralysée par la curiosité d'un côté mais aussi et surtout la peur de ce qui se passait et de ce qui allait se passer. Si elle avait été plus logique, raisonnable, elle serait déguerpie tout de suite. Mais ça n'avait pas été le cas, et il avait été contraint à se métamorphoser en sa présence. Elle comprenait que ça lui ait été très inconfortable et en était désolée. Mais ce qui était fait était fait, et désormais, il semblait avoir oublié sa gêne tout comme elle avait, elle l'espérait, oublié ses peurs.
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MessageSujet: Re: « Une visite qui tombe... bien ? » | Jakob & Caitlyn   Ven 22 Fév 2013 - 4:57

Je venais de dévoiler comment j’étais devenu lycanthrope à Caitlyn. Phrases qui remontaient jusqu’à mon passé, à cette enfance perdue à cause d’un simple égarement en forêt. Longtemps je m’en étais voulu de m’être éloigné du campement de mon père parce que j’avais vraiment eu l’impression d’avoir perdu mon temps à passer toutes ces années parmi les arbres. Le pire était sans doute de ne plus avoir de nouvelles de ma famille qui était, à l’époque, très importante pour moi. Je savais que j’étais une bouche de moins à nourrir, mais que mes parents mettaient tous les efforts qu’ils pouvaient de leur côté afin de me retrouver. Ne plus avoir mes frères à mes côtés, ne plus devoir jeter un coup d’œil fréquent à Ulrike afin de m’assure qu’il ne faisait pas trop de conneries, ne plus aider ma mère à préparer les repas ou m’asseoir devant la télévision avec mon père… Ça avait été difficile à accepter. Difficile de s’habituer à leur absence alors que je vivais dans une maison où il faisait bon vivre, même si c’était bruyant en quasi permanence. Nous n’avions pas beaucoup d’argent, mais le bonheur était perceptible dans toutes les pièces. Nos parents nous aimaient et faisait leur possible pour que nous ne manquions de rien. Comment de larmes avais-je versé alors que j’avais perdu tout espoir? Plus le temps avançait et moins je voyais une lumière au bout de ce tunnel sombre qu’était cette forêt. Au bout d’un certain moment, je croyais fermement que l’on ne me retrouverait jamais et que je finirais par devenir une bête sauvage que l’on serait incapable de traiter. Ce fût pire lorsque je me séparai d’Iwein. Mais je n’eus pas le choix : je préférai devenir sauvage que fou. Et c’était à ce moment là, à force d’errer seul dans cette forêt qui me semblait sans fin, que j’éprouvai pour la première fois le sentiment d’abandon qui prenait aujourd’hui la forme de mon épouvantard. Et des soupçons s’étaient immiscés dans ma tête : pourquoi ne m’avaient-ils pas entendu lorsque j’appelai à l’aide quand j’étais prisonnier du piège à ours? Je m’étais alors persuadé qu’ils avaient trouvé la manière de se débarrasser de moi parce que… En fait, je n’avais jamais trouvé de raison, mais n’empêche que l’idée restait tout de même là. Au retour de la réalité, j’avais découvert que tous mes scénarios étaient faux. Surtout lorsque j’appris que mon père avait fini par se suicider deux ans après ma disparation, se sentant responsable de mon sort. À ce moment là, je m’en étais voulu d’avoir eu des pensées si mauvaises à son encontre. Et même si à cet instant ça ne m’était pas apparu comme étant une évidence, je savais que je voulais être quelqu’un de bien. Un homme avec une carrière respectable et qui tenterait toujours d’aider son prochain. Parce que j’étais persuadé que c’était ce que mon père aurait souhaité. Peut-être était-il mort en croyant que je l’attendais au paradis, mais puisque ce n’était pas le cas, aussi bien faire quelque chose de moi. C’est d’ailleurs pourquoi je ne cédai donc pas à Durmstrang, lorsque les enseignants tentèrent tant bien que mal à m’attirer dans leurs plans que je considérais comme étant diaboliques. Ils s’intéressaient grandement à cette bête qui sommeillait en moi, mais je n’allais pas leur donner cette « opportunité ». J’avais appris à me débrouiller seul avec ce loup, mais surtout, je m’étais interdit de l’utiliser à mauvais usage comme eux le souhaitait. Devenir une bête de foire, un monstre contrôlé me révulsait, me répugnait. Et avec le temps qui avait passé, les expériences qui avaient entrées en ligne de compte, je savais qu’à Poudlard je pouvais peut-être faire une différence. J’avais tenu tête à Walters lorsqu’il voulu me recruter dans son équipe de débiles mentaux qui font souffrir de pauvres innocents et des enfants et si j’avais cru sur le coup que je ne pourrais plus avoir ce poste d’enseignant, j’avais été surpris d’apprendre que j’avais tord. Le directeur avait décidé de mon garder dans son école, mais pour combien de temps? Il m’avait également envoyé une menace en me débarrassant de mes tue-loup, mais je gardai le cap. Maintenant que j’étais ici, il était hors de question que je laisse tomber.

Et Caitlyn faisait parti d’eux. Elle faisait parti de ceux et celles qui se retrouvaient prisonniers ici parce que des hommes l’avaient décidés. Je ne voulais pas la laisser tomber. Je n’avais pas envie qu’elle ait peur de moi, pour moi et encore moins qu’elle soit effrayé par mon loup. C’était pourquoi je m’étais laissé aller aussi facilement en lui racontant ma petite histoire. Anecdotes qu’elle n’aurait jamais découvertes dans un livre spécialisé sur les lycanthropes. Étrangement, j’étais persuadé que la manière de devenir loup ou du moins l’histoire entourant ce changement radicale pouvait être une « conséquence » à celui que l’on était, aux choix que l’on faisait. C’était une théorie comme une autre, mais dans mon cas, elle était plausible. Si mon père n’avait pas été mort, mon destin aurait probablement était tout autre, mais… J’étais plutôt fier de celui que j’étais devenu malgré une grave erreur (Ismaelle) et j’étais certain qu’il l’était tout autant de là-haut.

Mon discours était terminé et elle m’avait écouté attentivement. J’ignorais si j’avais fais une différence, mais je l’espérais de tout cœur. Autrement, j’allais persévérer jusqu’à temps que l’on obtienne l’effet désiré.
Elle répondit à mon sourire et du coup, je me sentis un peu moins angoissé quant à sa première réaction.


- La potion a marché. Merci.
- Nichts.


Je crus saisir que son « merci » avait un double sens. Elle ne me remerciait pas simplement à cause de la potion, mais aussi pour ce que je venais de lui offrir. Intérieurement, je poussai un petit soupir de soulagement, heureux qu’elle soit aussi ouverte à ce que j’avais pu vivre dans le passé. Je n’avais pas toujours bien supporté mon loup ou cette transformation, mais avec le temps j’avais fini par m’y faire. Et ce que j’avais voulu qu’elle comprenne, c’est qu’il n’y avait pas de mal à ça. Que si pour moi avoir un loup en coexistence était devenu une normalité, qu’elle n’avait pas à en avoir peur puisque nous étions le même être. Une fois par mois j’avais sa peau sur le dos et le reste du temps, c’était l’homme qui occupait physiquement toute la place. La transformation n’était pas quelque chose de beau à voir, mais il faisait parti du processus naturel et on ne pouvait rien contre ça.

- Je ne suis pas sûre que je puisse oublier, mais je crois que j'avais besoin qu'on m'explique. Et je voudrais m'excuser à mon tour, puisque finalement, si tout ça s'est passé, c'est... Bref, je suis désolée de ne pas vous avoir laissé d'autre choix que de vous... transformer devant moi.

J’arrivais à lire la culpabilité dans ses yeux. Ses excuses étaient sincères, mais étaient-elles justifiées? À mon sens, non. Ce n’était pas de sa faute et je voulais qu’elle le sache.

- Vermissen Twain… Ne soyez pas désolée, vous auriez tort de l’être. Votre réaction à été parfaitement mensch et je suis certain que si nos rôles auraient été inversés, j’aurai agit de la même façon. Votre instinct à plutôt été de me sparen et c’est très honorable et courageux de votre part malgré cette peur, cette terror qui vous habitait. Vous avez été paralysé par cette angst, c’est elle qui vous a empêché de vous enfuir. Et à aucun moment, ni à cet instant, ni maintenant, je vous en veux. Il est wahr que je vous ai évité ces derniers temps, je l’avoue, mais… Ce n’est pas… Ce que vous croyez.

La transformation d’humain et loup et inversement était une étape importante et cruciale à tout point de vue. Mais ça, elle n’était probablement pas au courant et je souhaitais pousser la leçon plus loin. Peut-être qu’elle ne pourrait pas oublier ces horribles visions, mais peut-être que ça la permettrait de devenir un peu plus confiante si l’occasion de présentait de nouveau.

- Laissez-moi-vous expliquer. La transformation est quelque chose de très… Personal. Notre corps se gefunden métamorphosé et dans ces cas là, il nous est impossible de faire quoi que ce soit. On se retrouve en quelque sorte paralysé et c’est l’instant où nous sommes le plus vulnérable au gefahr. Et on sait aussi que nous ne sommes pas très schön à voir et bon… Un peu comme vous, je n’aime pas avoir un taste au milieu de la figure…

J’eus un petit rire.

- Bon ce n’est peut-être pas un bon beispiel puisque ça ne se compare pas vraiment en fait, mais je crois que vous comprenez ce que je veux dire. Disons einfach que nous ne sommes pas sous notre meilleur jour, en plus d’être à la forme la plus gering. Et bon pour être franc… Disons que la nacktheit fait aussi parti du processus et puisque j’ignorais ce que vous aviez vu…

Je m’arrêtai avant que la gêne s’empare de mes sens. Tout ceci était ridicule. Elle n'avait probablement même pas eu le temps de se rendre compte que mes vêtements s’étaient déchirés alors que ses poils bruns me sortaient par tous les pores de la peau. N’empêche que sur le coup, j’avais eu envie de porter mes mains à mon entre jambe, mais c’était totalement inutile. La douleur et tout le reste m’en aurait empêché.
Je m’éclaircissais la gorge.


- Enfin, vous comprenez. Quoi qu’il en soit, je veux simplement que vous n’aillez pas angst de tout cela. C’est un phénomène natürlich chez moi et il n’y a rien qui peut changer ça. Si ça peut vous aidez, sachez que je suis heureux d’avoir ce wolf avec moi. Avec lui, je ne me suis nie senti seul. Il agit comme une sorte schutzengel pour moi.

Pas toujours en réalité.
Mais j’ai plus souvent été heureux de l’avoir à mes côtés.


- Je comprends que vous ne pourrez sans doute jamais vergessen cette expérience, mais… Au moins… Halten que ce n’était pas quelque chose d’horrible, mais simplement… La natur qui suivait son court.
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MessageSujet: Re: « Une visite qui tombe... bien ? » | Jakob & Caitlyn   Dim 24 Fév 2013 - 20:02



Jakob & Caitlyn
« Une visite qui tombe...bien ? »


Samedi 24.05.2014

Maintenant, Caitlyn était désolée pour son professeur de potions. Elle l'était déjà auparavant, mais là, c'était différent. Alors qu'au départ, elle se sentait vraiment mal par rapport à comment elle l'avait vu se tordre dans tous les sens sous l'effet de la souffrance, maintenant, en plus de ça, elle s'en voulait d'avoir assisté à sa transformation, car elle comprenait davantage que ça avait dû lui compliquer encore l'affaire que de savoir quelqu'un à ses côtés. Pourtant, il avait été d'accord de tout lui réexpliquer, de s'ouvrir à elle sur son passé, sa transformation, et surtout ses sentiments par rapport à sa double-nature, par rapport au loup qui vivait en lui... Elle concevait bien que ça n'avait pas dû être facile pour lui, qui déjà en temps normal n'était pas très bavard, car assez réservé, calme et posé sur tout ce qu'il disait, et n'en dévoilant que peu sur sa personnalité. Elle avait l'impression qu'il ne faisait pas du tout partie de ces gens qui s'étendent sur leur life à tout bout de champ, même si au final elle ne le connaissait qu'en tant que professeur, et ne pas en savoir beaucoup sur lui était normal. Après tout, elle ne savait pas grand chose des autres professeurs non plus. Mais rien que leur manière de faire cours en disait pas mal sur leur manière d'être, et c'était pour ça qu'elle avait l'impression que ce n'était pas tous les jours que Jakob Hammerschmitt racontait ce genre de choses à quelqu'un, mineur ou pas d'ailleurs. Bref, n'empêche que maintenant, de tous les élèves qu'il y avait dans le château, elle faisait partie de ceux qui en savaient beaucoup sur lui, et c'était que dire. Mais en même temps de lui en être reconnaissante, elle s'en voulait aussi pour l'avoir en quelques sortes obligé à le lui dire, à sacrifier son silence et ses secrets pour elle à cause d'un simple hasard, ou plutôt d'un simple coup de malchance. Elle arrivait très bien à comprendre qu'il ne l'avait fait que sous contrainte, elle-même, si elle avait été à sa place, aurait préféré tout taire. Car même si elle était très spontanée, avenante et ouverte, elle ne parlait que très peu d'elle-même et de ses sentiments. C'était paradoxal, mais c'était comme ça. Du coup, elle s'excusa, sincèrement.

« Vermissen Twain… Ne soyez pas désolée, vous auriez tort de l’être. Votre réaction à été parfaitement mensch et je suis certain que si nos rôles auraient été inversés, j’aurai agit de la même façon. Votre instinct à plutôt été de me sparen et c’est très honorable et courageux de votre part malgré cette peur, cette terror qui vous habitait. Vous avez été paralysé par cette angst, c’est elle qui vous a empêché de vous enfuir. Et à aucun moment, ni à cet instant, ni maintenant, je vous en veux. »

C'était vraiment trop gentil de sa part ! Elle ressentait pour lui tellement de gratitude, et une sorte d'admiration. Elle ne dit rien, elle ne voulait pas briser cette sérénité qu'il y avait en elle et partout autour d'eux. Surtout qu'entre-temps, il continuait :

« Il est wahr que je vous ai évité ces derniers temps, je l’avoue, mais… Ce n’est pas… Ce que vous croyez. Laissez-moi-vous expliquer. La transformation est quelque chose de très… Personal. Notre corps se gefunden métamorphosé et dans ces cas là, il nous est impossible de faire quoi que ce soit. On se retrouve en quelque sorte paralysé et c’est l’instant où nous sommes le plus vulnérable au gefahr. Et on sait aussi que nous ne sommes pas très schön à voir et bon… Un peu comme vous, je n’aime pas avoir un taste au milieu de la figure… »

Elle rit légèrement, la comparaison était plutôt drôle. Entre le fait de se transformer un loup chaque mois et la présence d'un bouton sur le visage, il y avait quand même une grande différence. Elle comprenait ce que le professeur disait même si il insérait des mots allemands dans ses phrases, pour avoir appris cette langue quand elle était au collège moldu. Elle imaginait bien que beaucoup des interlocuteurs du professeur devaient parfois se demander ce qu'il pouvait bien leur raconter, et elle doutait que quelqu'un de normal aurait compris la comparaison qu'il venait de faire. Mais elle, ses problèmes d'expression lui plaisaient, en quelques sortes. Elle regrettait ses cours de langues, tout comme elle regrettait ses cours de musique. Et devoir faire un effort pour se rappeler de la signification des mots étrangers qu'il insérait dans ses phrases était en quelques sortes une manière de se souvenir de ce qu'elle avait appris, de ne pas finir tout à fait HS, de ne pas tout perdre ce qu'elle savait. Ce serait vraiment trop dommage. Surtout qu'ici, elle n'avait que peu de possibilités d'entretenir son niveau en langues. Pour la musique, elle avait déjà trouvé une alternative, et puis ça ne se perd pas aussi facilement, ou du moins ça se retrouve vite. Mais les langues, il faut pratiquer, parler ou lire, sinon ça s'en va. Sauf qu'à Poudlard, peu de gens ne parlaient des langues étrangères, et il était difficile de trouver des livres étrangers. A part dans la salle sur demande, parfois.

Bref, elle était heureuse d'être là avec son professeur de potions, tout s'arrangeait, tout redevenait comme avant. Il avait ri lui aussi, et il enchaîna :

« Bon ce n’est peut-être pas un bon beispiel puisque ça ne se compare pas vraiment en fait, mais je crois que vous comprenez ce que je veux dire. Disons einfach que nous ne sommes pas sous notre meilleur jour, en plus d’être à la forme la plus gering. Et bon pour être franc… Disons que la nacktheit fait aussi parti du processus et puisque j’ignorais ce que vous aviez vu… »

Oh, non, il n'était pas obligé de lui dire ça tout de même ! Pourquoi le lui faisait-il remarquer ? Elle ne se serait même pas rendu compte, s'il n'y avait pas fait allusion. Enfin... bien sûr qu'au fond elle se doutait que se transformer était quelque chose de très intime, vu que les vêtements avaient été déchirés dans le processus, et bien sûr qu'elle les avait vus se déchirer. Mais au final, elle avait été bien plus perturbé par le fait qu'elle sente presque sa douleur dans toute la salle et au fond de son cœur pour se concentrer sur quoi que ce soit d'autre. Et maintenant, c'était sa gêne qu'elle sentait, et elle aussi était très gênée pour lui alors qu'elle réalisait que décidément ça n'avait pas été simple du tout pour lui. En plus de la douleur, il y avait sa présence qui provoquait deux choses : l'envie de la protéger, aussi bien physiquement que moralement, et l'envie de se cacher d'elle. Comment elle s'en voulait, à cet instant là, d'y avoir assisté ! Elle n'avait fait que compliquer la tâche aux deux. C'était tellement embarrassant qu'elle aurait voulu disparaître à ce moment là. Lui aussi avait l'air très gêné. Pourtant, elle ne dit rien, elle ne savait pas comment répondre. Elle espérait que ses yeux s'étaient chargés de transmettre le message pour elle. Il s'éclaircit la gorge.

« Enfin, vous comprenez. Quoi qu’il en soit, je veux simplement que vous n’ayez pas angst de tout cela. C’est un phénomène natürlich chez moi et il n’y a rien qui peut changer ça. Si ça peut vous aidez, sachez que je suis heureux d’avoir ce wolf avec moi. Avec lui, je ne me suis nie senti seul. Il agit comme une sorte schutzengel pour moi. Je comprends que vous ne pourrez sans doute jamais vergessen cette expérience, mais… Au moins… Halten que ce n’était pas quelque chose d’horrible, mais simplement… La natur qui suivait son court. »

Il voulait décidément l'aider, l'aider à sortir de cette torpeur qu'il avait provoquée, non seulement involontairement, mais malgré lui, en elle. Il ne voulait pas qu'elle ait peur, et c'était presque comme s'il s'en voulait de ce qui s'était passé, même s'il restait très posé et ne le manifestait pas. En tout cas, le message était passé, elle comprenait qu'être mi-homme mi-loup faisait partie de sa nature et qu'il s'y était fait, qu'il avait accepté de partager son existence avec son Loup et que finalement, s'il devait s'en trouver dépourvu, il le vivrait très douloureusement, sans doute encore plus que le processus inverse qu'il avait dû endurer après sa transformation. L'animal couleur chocolat qu'elle avait vu naître le 14 mai était belle et bien une part de son existence. Une sorte de schutzengel, il avait dit. Un ange gardien, pour la traduction. Oui, elle imaginait bien que même sous forme de Loup, il restait celui qu'il était. Un gardien, de l'ordre s'entend. Une personne attentionnée et prête à se battre pour des principes justes, droits. Un peu comme Logan, au fond, mais complètement différent dans le même temps, de par son caractère, ses manières, ses idéaux... Mais elle était rassurée en réalisant une fois de plus qu'il y avait tout de même dans le château des personnes sur lesquelles elle pourrait compter si jamais, des personnes droites et justes, des personnes de confiance.

« Je ne pense pas avoir vu quoi que ce soit d'autre que votre souffrance, et au fond, c'est ça qui m'a sans doute fait le plus peur. En tout cas, vous pouvez me faire confiance là dessus, je ne viendrai pas une seconde fois assister à ce genre de choses. »

Oui, elle essayait de blaguer malgré tout, même si, il fallait l'avouer, ce n'était vraiment pas réussi. Mais comment lui dire merci ? Comment exprimer cette reconnaissance, cette gratitude, qui la remplissait toute entière ? Elle doutait que les mots ne suffisent pour ce faire, et de toute façon, elle ne ferait que répéter remerciements après remerciements, puisqu'elle lui en avait déjà adressés. C'était sans doute la fin, la fin pour ce jour là. Elle ne pouvait pas rester indéfiniment dans le bureau non plus, aussi bien qu'elle s'y sente. Elle se leva donc et alla poser le verre qu'elle tenait toujours à la main sur la table qui se trouvait près du chaudron dans lequel il avait préparé la potion. Elle se retourna ensuite et lui adressa un sourire.

« Merci encore pour tout ! »

Le fait qu'il l'ait tirée des mains du Sup, le fait qu'il ait guéri sa douleur dans le dos, le fait qu'il lui ait expliqué ce qui concernait son Loup, et simplement le fait qu'il soit là, et qu'elle se sente si bien maintenant, comme si tous ses soucis s'étaient volatilisés. Elle se dirigea vers la porte puis sortit, avec un dernier regard. Elle avait envie de danser, de chanter, maintenant. Sauf que, même si la douleur était partie, elle doutait que son dos n'ait rien eu. Il aurait besoin de repos et elle devrait peut-être même aller rendre visite à l'infirmerie. Mais tant pis, elle était de trop bonne humeur pour ne pas en profiter, et alors, une fois sortie des sous-sols, elle se dirigea dehors et se promena en sautant d'un pied à l'autre et en pirouettant quelquefois, tout en chantant sa joie.
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